Archive pour le Tag 'tour'

Guinée: Condé élu au premier tour

Guinée: Condé élu au premier tour

 

D’après des résultats provisoires, M. Condé l’emporte avec plus de 2,4 millions des voix sur environ 3,9 millions d’exprimés, distançant son principal challenger, Cellou Dalein Diallo (environ 1,2 million de suffrages).

Douze candidats en tout étaient en lice. Les dix autres se partagent les miettes électorales.

L’éventualité d’un troisième mandat consécutif de M. Condé, 82 ans, a provoqué pendant un an une contestation dans laquelle des dizaines de civils ont été tués, faisant craindre une éruption autour du vote, dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes.

Tour de France : des poches de sérum physiologique !

Tour de France : des poches de sérum physiologique !

Mathieu Téoran, secrétaire général de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) , s’explique sur France Info à propos « l’enquête préliminaire concernant le tour de France. Reste en effet qu’on peut s’interroger sur la présence de poches de sérum physiologique!

 

Le sérum physiologique, à quoi cela sert-il précisément ?

Mathieu Téoran : Dans le domaine sportif, cela a été pas mal utilisé à des fins d’hydratation ou de récupération, et parfois associé à du glucose et des vitamines. Mais il a été inscrit sur la liste des produits interdits par l’Agence mondiale antidopage (AMA), notamment parce que cela permet de masquer l’usage de certaines méthodes de dopage sanguin en particulier. Il diminue le taux d’hématocrite [volume de globules rouges], en diluant le sang. Vous augmentez le volume sanguin total, et donc le ratio entre le nombre de globules rouges et le volume total de sang va diminuer. Or, ce ratio est utilisé dans le cadre du passeport biologique pour essayer de détecter, par exemple, la prise d’EPO. Mais le sérum physiologique, on ne va pas le tester, le détecter directement. Justement, il faut le saisir. Il faut avoir des témoignages, des aveux, etc. Des échanges de courriers, par exemple. Le sérum physiologique, comme son nom l’indique, se trouve déjà dans le sang.

C’est pour cela que cette méthode-là est difficile à repérer ?

Oui, c’est un peu la difficulté de cette méthode là. Il y a d’autres méthodes interdites, telles que les transfusions sanguines. Là, ça, c’est établi : la moindre goutte de sang transfusé constitue une violation des règles antidopage. Ce n’est pas le cas pour le sérum physiologique ou pour autre liquide. Ce sont les perfusions intraveineuses de plus de 100 millilitres par périodes de douze heures qui sont interdites et qui constituent en France, en plus, une infraction pénale sur la base de laquelle l’enquête a été engagée. Oui, c’est la difficulté. Il ne suffit pas de saisir des poches de plus de 100 millilitres pour établir la violation. C’est aussi une vieille pratique.

À ce stade, est ce que Nairo Quintana peut tout de même continuer à courir ?

Mise à part la question morale, la question de la pression des médias, etc, c’est un peu la difficulté de l’exercice judiciaire. L’enquête préliminaire, quand bien même elle aurait des éléments assez flagrants, ne permet pas de prendre des mesures sportives immédiates rapides pour écarter des sportifs qui auraient fauté. Je n’ai pas d’information particulière, mais de façon générale, il faut que la justice transmette les preuves. Elle n’est pas toujours disposée à le faire, il y a le secret de l’enquête – même si, en France, les dispositions légales permettent d’échanger des informations avec l’Agence française de lutte contre le dopage. Mais l’autorité judiciaire est parfois lente et dans ce cas, on est démunis.

L’enquête vise pour l’instant le médecin, le kiné de Nairo Quintana, qui n’est pas salarié de l’équipe. Est ce que c’est une pratique qui peut poser problème en termes de transparence ?

Oui, l’enquête judiciaire, sur ce qui a été saisi, c’est une chose, elle suit son cours. Mais c’est vrai que pour une agence antidopage, ça nous intéresse beaucoup, la manière de gérer l’entourage dans l’équipe. Nous, on a un travail de renseignements, d’enquête très ouverte sur l’entourage des sportifs. Il y a par exemple une liste de personnes auxquelles les sportifs n’ont pas le droit d’avoir recours comme soigneur ou encadrant parce qu’ils ont été condamnés pour dopage. Il y a aussi des personnes pour lesquelles on peut avoir suspicion. Et donc, on essaye d’enquêter.

La difficulté en France, c’est que les pouvoirs d’enquête des agences antidopage sont très restreints.Mathieu Téoran (AFLD)à franceinfo

C’est tout à fait possible que l’équipe d’un coureur ne soit pas au courant d’un dopage. L’équipe maîtrise moins ce qui se passe autour du sportif, les canaux d’information habituels ne fonctionnent pas et toutes les formes d’opacité profitent à la fraude potentielle.

L’Union cycliste internationale considère qu’en Colombie, les produits interdits sont plus facilement accessibles. L’harmonisation des règles au niveau mondial peut-elle poser problème ?

Plus que l’harmonisation des règles, c’est la mise en œuvre de ces règles qui posent question. Il y a des moyens très inégaux qui sont créés selon les pays dans la lutte contre le dopage. Il existe encore des zones où les capacités antidopage doivent être renforcées, construites. Et c’est toute la question de la gouvernance autour de la lutte antidopage, dans un pays – la Colombie – qui n’est pas immunisé contre les dérives qu’on peut connaître en matière de gouvernance, de corruption.

Tour de France : soupçons de dopage ?

Tour de France : soupçons de dopage ?

 

 

L’utilisation d’une «méthode pouvant être qualifiée de dopante à justifier l’ouverture d’une enquête qui mettrait en cause, t plusieurs coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic, dont le Colombien Dayer Quintana, le frère de Nairo, et des membres de l’équipe médicale, a été menée. Au-delà de ce soupçon se pose des interrogations évoquées récemment plusieurs personnalités dans le journal 20 minutes.

La surprenante victoire de Tadej Pogacar sur le Tour de France et, plus globalement, les performances globales élevées des coureurs lors de cette édition 2020 ont semé le trouble dans certains esprits français qui voit là le retour du spectre du dopage. Ce fut le cas à deux reprises chez nos confrères de Ouest-France où, après la première sortie de Romain Feuillu qui expliquait « qu’il y a anguille sous roche » au vu des performances hallucinantes de Wout Van Aert avec l’équipe Jumbo-Visma, c’est au tour de  Stéphane Heulot, maillot jaune sur le Tour 1996, de faire part de ses doutes quant à la probité de certains coureurs.

« Honnêtement, je ne regarde plus le Tour depuis dimanche et la montée du Grand-Colombier (victoire de Tadej Pogacar), confie-t-il. Je n’y arrive plus, en fait… Il y a des choses assez faciles à évaluer, quand même, en termes de performance. J’ai du mal à comprendre comment un coureur de 75 kg peut monter à une vitesse folle un col et maintenir sa montée ensuite. En termes de vitesse ascensionnelle, on a vu des trucs qui n’étaient pas possibles, non plus, pour certains… »

Celui-ci, qui n’hésite pas à soupçonner à la fois « du dopage chimique, mais aussi électrique », avoue avoir « envie de vomir ». « Ça me dégoûte », lâche-t-il avant de s’arrêter plus longuement sur le cas de Mauro Gianetti, son équipier à la Française des Jeux en 1998 et actuel manager de Tadej Pogacar au sein de l’équipe EAU Emirates, qui a plusieurs fois trempé dans des affaires de dopage.

« Que des personnes comme ça, ou comme d’autres, soient encore dans le cyclisme aujourd’hui, c’est impensable. C’est une vraie faute. À mon sens, on ne pourra jamais changer le système si l’on ne change pas les hommes, souffle Stéphane Heulot. Le dopage sera là tant que des gens seront indéboulonnables. C’est comme si demain, Al Capone était ministre de la Justice… (…) Non, ce n’est pas possible… Heureusement, des mecs ont changé, plein de mecs ont changé, mais il y a encore des tricheurs malheureusement, et il faut en avoir conscience. »

Interrogé après sa victoire au sujet des doutes qui entoure sa victoire, le Slovène explique que le dopage « va à l’encontre de tout ce en quoi je crois ». « Je sais que le dopage met la santé des sportifs en danger, j’ai toujours été au fait de cela. Je dirais que nous n’avons rien à cacher aujourd’hui et je pense que le cyclisme, malgré ce climat de suspicion, est un sport qui fait beaucoup contre le dopage. En vérité, cela me désole que les gens doutent de mes performances. Ma seule défense, c’est d’avoir ma conscience pour moi », a-t-il conclu. »

Jadot, l’écolo candidat en 2022, défend le tour de France !

Jadot, l’écolo candidat en 2022,  défend le tour de France !

 

Yannick Jadot qui vient de subir un revers politique lors de la dernière réunion nationale des verts prend exactement le parti inverse de la ligne majoritaire d’EELV concernant en particulier le tour de France et l’insécurité. Le différend politique entre la direction d’Europe écologie les Verts et Yannick Jadot porte sur la désignation du candidat. Ce dernies souhaitait un vote avant la fin de l’année des militants sur sa personne. mais  direction d’Europe écologie les Verts a décidé d’attendre les élections départementales et régionales de mars. Du coup Yannick Jadot s’est désolidarisé des positions abracadabrantes des verts plusieurs sujets. Nombre de maires  nouvellement élus notamment celui de Lyon ou encore celui de Nantes avait considéré le tour de France comme trop polluants, trop coûteux et trop machiste. Très récemment, Jacques Boutault. ‘élu EELV de Paris a considéré sur CNews que la Grande Boucle était un spectacle de «types hyperdopés» destiné à des gens «qui restent dans leur canapé».  «Je ne supporte pas cette façon d’insulter les Français, d’insulter les classes populaires. Il y a là un mépris de classe qui est absolument insupportable», a-t-il fustigé Jadot  sur France Info.

Ce qui s’affrontent en réalité au sein d’Europe écologie les Verts,  c’est non seulement la perspective du choix du candidat mais aussi des questions idéologiques clairement libérales, tolérantes et social-démocrate tandis que la direction d’EELV et nombre de maires nouvellement élus se situent  sur une ligne gauchiste, moralisatrice et sectaire.

«Moi qui adore le Tour de France, j’étais sur place quand j’étais gamin, j’y allais, j’emmenais mes enfants et je le regarde régulièrement sur mon canapé, un peu avachi, je ne supporte pas ce mépris», a poursuivi Yannick Jadot. Et d’envoyer un signal à ses camarades écologistes dans la perspective de 2022 : «Ce n’est pas en insultant (les Français) qu’on les rassemble, ce n’est pas en les méprisant qu’on les mobilise».

 

Société -Les maires écolos contre le Tour de France

Société -Les maires écolos contre le Tour de France

 

A priori, le tour de France sert la cause du vélo, c’est même l’événement mondial de la bicyclette. Un événement diffusé partout tellement il prend un caractère international. Bien entendu tout n’est pas parfait et totalement vert dans cet énorme événement supporté par des sponsors qui délivrent une pub considérée par les écolos comme des déchets et qui polluent avec leurs véhicules publicitaires.

 

Après le maire de Nantes qui a refusé que le tour passe par sa ville c’est au tour du nouveau maire écolo de Lyon de s’attaquer à l’événement populaire. On ne peut sans doute contester que le tour génère comme toute activité humaine certaine pollution;  reste que cette attaque d’une manifestation très populaire et mondialement appréciée est pour le moins inopportune. Les nouveaux maires écolos semblent avoir la tête qui enfle un peu en prenant des mesures ou en tenant des propos complètement démesurés et à côté de la plaque des urgences écologiques.

Il faudrait d’abord rappeler que ces maires écolos n’ont triomphé que dans quelques villes et en raison surtout de l’énorme abstention qui a permis aux bobos de peser lourdement dans l’élection. Ensuite, il faudrait que les écolos radicaux prennent conscience que certaines activités génèrent de l’emploi et qu’il est nécessaire bien évidemment d’engager une politique écologique mais sans pour autant sacrifier l’emploi.  La vérité c’est que ces nouveaux maires écolos tombent dans le piège médiatique en s’attaquant à des problèmes accessoires mais à l’impact important auprès de l’opinion.

 

Le maire de Lyon S’interroge donc sur « l’empreinte écologique du Tour » assurant que l’épreuve « n’était pas écoresponsable ».  »Combien de véhicules à moteur thermique circulent pour faire courir ces coureurs à vélo ? Combien de déchets engendrés ? », a-t-il demandé. Pour Grégory Doucet, il n’est « plus acceptable d’avoir des grandes manifestations sportives dont la première priorité n’est pas de se poser la question de leur empreinte ».

« Tous les petits objets, les goodies, les machins qui sont jetés par la caravane doivent maintenant être repensés pour être durables ou ne pas être jetés du tout », a poursuivi le maire de Lyon.

 

Ces mots trouvent un écho particulier alors que la 14e étape du Tour de France doit arriver samedi à Lyon. « Le Tour coûte à la Ville un peu plus de 600 000 euros. L’ardoise n’est pas anodine, a-t-il commenté. Et de prévenir : « La Ville poura être à nouveau candidate à accueillir la Grande Boucle quand elle aura démontré qu’elle peut évoluer. »  »Je veux des garanties que les événements que l’on accueille dans notre ville se montrent responsables à l’égard de la planète. Tant que l’on n’aura pas creusé ce sujet-là, le dossier ne va pas revenir sur ma table », a-t-il assuré. Ce qui n’empêchera pas l’intéressé sans doute d’assister au match de foot ou de se faire représenter quand le Paris-Saint-Germain viendra à Nantes !

 

 

Le Tour de France : la nouvelle victime des écolos

Le Tour de France : la nouvelle victime des écolos

Il est clair que les écolos en mal existentiel sur le plan politique national (en désaccord sur les orientations, les alliances ou les candidats pour 2022) ont choisi le très médiatique tour de France pour légitimer un radicalisme fondamental ridicule. Certes on ne peut nier que l’écologie fait partie désormais des préoccupations majeures de notre société. Une politique volontariste dans ce domaine est nécessaire mais elle s’inscrira forcément dans le temps pour organiser les évolutions structurelles. Les attaques anecdotiques visant le tour de France démontrent que les écolos sont à côté de la plaque des enjeux majeurs. D’autant que le tour de France constitue aussi une formidable promotion du vélo au plan mondial.

 

L’ancien coureur Pascal Chanteur, désormais président de l’Union nationale des cyclistes professionnels (UNCP) répond critiques écolos

 

Comment réagissez-vous aux propos du maire de Lyon ?

Pascal Chanteur : Certaines personnes se permettent de critiquer en méconnaissant le sujet. Monsieur Doucet met d’abord en évidence le « machisme » de l’épreuve, en rappelant qu’il n’existe pas l’équivalent chez les femmes. Il faut lui rappeler que le Tour de France a fait partie des premières épreuves sportives à organiser un Tour féminin. Il a existé de 1984 à 1989. Pourquoi cette épreuve a disparu ? Cela s’explique par les contraintes financières, il était difficile pour ASO de trouver les fonds. Les collectivités, que ce soit les régions ou les municipalités, ainsi que les partenaires privés, ne s’impliquaient pas suffisamment. Mais le problème a été pris à bras le corps, tout le monde le réclame [l’épreuve devrait faire son retour à partir de 2022]. Quant à l’écologie, l’épreuve fait énormément.

 

Quelles sont les mesures mises en place pour réduire l’impact écologique de la course ?

Tout d’abord, les coureurs font attention, notamment à l’endroit où ils jettent les bidons, qui sont biodégradables. Ils le font dans une zone dédiée et s’ils manquent au règlement, ils doivent s’acquitter d’une amende. Du personnel d’ASO est également chargé de nettoyer la zone après le passage du peloton. La plupart des voitures sont désormais hybrides et la voiture numéro 1 de l’organisation, celle de Christian Prud’homme, est totalement électrique. Mais il faut savoir que la course a ses contraintes.

Les maires écolos contre le Tour de France !

Les maires écolos contre Tour de France

 

A priori, le tour de France sert la cause du vélo, c’est même l’événement mondial de la bicyclette. Un événement diffusé partout tellement il prend un caractère international. Bien entendu tout n’est pas parfait et totalement vert dans cet énorme événement supporté par des sponsors qui délivrent une pub considérée par les écolos comme des déchets et qui polluent avec leurs véhicules publicitaires.

 

Après le maire de Nantes qui a refusé que le tour passe par sa ville c’est au tour du nouveau maire écolo de Lyon de s’attaquer à l’événement populaire. On ne peut sans doute contester que le tour génère comme toute activité humaine certaine pollution;  reste que cette attaque d’une manifestation très populaire et mondialement appréciée est pour le moins inopportune. Les nouveaux maires écolos semblent avoir la tête qui enfle un peu en prenant des mesures ou en tenant des propos complètement démesurés et à côté de la plaque des urgences écologiques.

Il faudrait d’abord rappeler que ces maires écolos n’ont triomphé que dans quelques villes et en raison surtout de l’énorme abstention qui a permis aux bobos de peser lourdement dans l’élection. Ensuite, il faudrait que les écolos radicaux prennent conscience que certaines activités génèrent de l’emploi et qu’il est nécessaire bien évidemment d’engager une politique écologique mais sans pour autant sacrifier l’emploi.  La vérité c’est que ces nouveaux maires écolos tombent dans le piège médiatique en s’attaquant à des problèmes accessoires mais à l’impact important auprès de l’opinion.

 

Le maire de Lyon S’interroge donc sur « l’empreinte écologique du Tour » assurant que l’épreuve « n’était pas écoresponsable ».  »Combien de véhicules à moteur thermique circulent pour faire courir ces coureurs à vélo ? Combien de déchets engendrés ? », a-t-il demandé. Pour Grégory Doucet, il n’est « plus acceptable d’avoir des grandes manifestations sportives dont la première priorité n’est pas de se poser la question de leur empreinte ».

« Tous les petits objets, les goodies, les machins qui sont jetés par la caravane doivent maintenant être repensés pour être durables ou ne pas être jetés du tout », a poursuivi le maire de Lyon.

 

Ces mots trouvent un écho particulier alors que la 14e étape du Tour de France doit arriver samedi à Lyon. « Le Tour coûte à la Ville un peu plus de 600 000 euros. L’ardoise n’est pas anodine, a-t-il commenté. Et de prévenir : « La Ville poura être à nouveau candidate à accueillir la Grande Boucle quand elle aura démontré qu’elle peut évoluer. »  »Je veux des garanties que les événements que l’on accueille dans notre ville se montrent responsables à l’égard de la planète. Tant que l’on n’aura pas creusé ce sujet-là, le dossier ne va pas revenir sur ma table », a-t-il assuré. Ce qui n’empêchera pas l’intéressé sans doute d’assister au match de foot ou de se faire représenter quand le Paris-Saint-Germain viendra à Nantes !

 

 

Castex : un tour de France qui va user le Premier ministre

ron au premier degré concernant la communication gouvernementale. Il agit en effet comme un représentant de commerce qui  irait vendre sa politique chaque jour dans toute la France. Ainsi en un mois, il avait effectué déjà une vingtaine de déplacements.  Le risque, c’est effectivement qu’il finisse par lasser  l’opinion avec cette agitation médiatique un peu névrotique. Cela d’autant plus que le premier Ministre n’a pas encore marqué de son empreinte le contenu de son action et qu’il se  contente surtout de commenter les orientations décidées par l’Élysée.

Le message est clair, il faut montrer à tout prix que le gouvernement est près du terrain, des territoires, des événements quotidiens. Un exercice qui peut s’avérer dangereux quand en fait ces déplacements n’apportent aucune solution précise aux problématiques posées. C’est le cas notamment jusqu’à maintenant en matière de sécurité. À la rentrée, le contexte va encore se complexifier car on va assister à une vague de faillites et de licenciements. On sait ce que valent les promesses des responsables d’un gouvernement quand ils se rendent dans une entreprise en difficulté. Des promesses qui ne valent que l’instant médiatique mais qui six mois ou un an après sont oubliées.

D’une certaine façon, Castex remplace à lui tout seul l’événement du tour de France classique reporté à plus tard. Le problème c’est qu’apparaissent clairement ses limites. Il n’est pas l’homme de la théorisation, ni de la vision stratégique. Ils parle  de ce qu’il voit mais ne voit pas très loin. Son langage est simple, compréhensible mais souvent aussi proche du simplisme. Castex est un peu l’envers du miroir de Macron qui se perd lui dans les considérations ésotériques. Castex veut paraître concret et remplace peut-être le vide du contenu par un activisme de façade permanent. Le Premier ministre veut être  l’homme de terrain et des territoires. Deux concepts finalement assez vides de sens chez les politiques quand on sait que le terrain se limite souvent soit à une visite dans les préfectures, soit à une petite promenade rapide et très protégée ailleurs. Quant au mot territoire, c’est un subterfuge pour ne plus employer le mot province, pire rural. Bref, beaucoup d’agitations qui vont finir par fatiguer l’opinion publique avec l’émergence des vrais enjeux autour de la croissance et du chômage voire du pouvoir d’achat.

Municipales : abstention record au second tour

Municipales : abstention record au second tour

 

 

 

Pour Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP, invité d’Europe 1 vendredi matin, le second tour des élections municipales devrait être marqué par une forte abstention, trois mois après la tenue contestée du premier tour, et ce malgré un protocole sanitaire spécifique. 

Plus de trois mois après la tenue contestée du premier tour le 15 mars, le second tour des élections municipales doit se tenir dimanche. Mais les Français seront-ils au rendez-vous des urnes, alors que le premier tour avait été marqué par dégringolade de la participation (44,3% au premier tour) ? Rien n’est moins sûr, à en croire Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP, invité vendredi d’Europe 1, pour qui ces derniers « n’ont pas la tête aux élections ».

« Le premier tour avait été marqué par une abstention spectaculaire, en hausse de près de 20 points par rapport aux municipales de 2014″, rappelle le sondeur. Une abstention record qui s’expliquait alors notamment par le contexte de l’épidémie de coronavirus. « La peur était déjà très palpable dans la population », indique Jérôme Fourquet, notant que cette peur « est encore en partie présente aujourd’hui ». C’est pourquoi, anticipe-t-il, « une partie des électeurs qui s’étaient détournés des urnes il y a trois mois vont réitérer ce comportement ». « À l’IFOP, les chiffres nous indiquent qu’on aurait peut-être dans les communes concernées une abstention qui pourrait grappiller 3-4 points supplémentaires par rapport au 15 mars », poursuit l’invité d’Europe 1.

Selon lui, la peur du virus ne sera pas la seule explication de cette forte abstention à venir. « Il y a un désintérêt manifeste qui s’explique par ce calendrier hors-norme », analyse-t-il, avec « plus de trois mois entre le premier et le deuxième tour ».

Second tour des municipales : nouveaux risques sanitaires … et abstention ?

Second tour des municipales : nouveaux risques sanitaires … et abstention ?

Il est clair que le premier tour des élections municipales s’est effectué dans la précipitation. Le gouvernement s’est d’ailleurs abrité derrière le parapluie du conseil scientifique. Une décision qui n’était pas forcément opportune. Pour preuve le lendemain le confinement généralisé a été décrété. À un jour d’écart, qu’elle était l’urgence !  Au total ce scrutin  a pu favoriser la diffusion du virus en outre la participation a été particulièrement ridicule puisque inférieure à 45 % le 15 mars. Et cela risque d’être pire ce dimanche. .

Scientifiquement il n’a pas été prouvé que le scrutin avait accéléré la diffusion du virus mais le contraire non plus car aucune sérieux étude sérieuse n’a été menée à ce propos .  Plusieurs assesseurs et élus, souvent très impliqués dans la campagne électorale, avaient été victimes du virus après le premier tour. L’opposition s’est également interrogée sur le maintien du scrutin alors qu’Edouard Philippe avait décidé d’obliger tous les bars et les restaurants à fermer le 14 mars au soir. Le 16 mars, au lendemain du premier tour, Emmanuel Macron finira par annoncer un confinement généralisé.

Une autre étude de trois chercheurs en économie – Simone Bertoli, Lucas Guichard et Francesca Marchetta – estime, elle, que l’organisation du premier tour des municipales a accentué la propagation du coronavirus chez les plus âgés. « Les résultats révèlent qu’un taux de participation plus élevé est associé à un nombre de décès significativement plus élevé chez les personnes âgées dans les cinq semaines suivant les élections », affirment ces trois chercheurs. Interrogé par La Montagne, Simone Bertoli reconnaît toutefois que c’est toute la campagne du premier tour qui explique le résultat de l’étude, pas seulement le jour du vote : « Ce jour, les gestes barrières ont été davantage respectés dans les bureaux de vote. Dans les jours précédents, il y avait moins de respect : il y a eu une réunion le 11 mars dans ma commune, avec chips et cacahuètes, des gens qui se serraient la main, etc. », note-t-il. Du coup pour ne pas subir de critiques sur le rôle des élections par rapport à l’éventuel diffusion du virus le gouvernement a pris un certain nombre de dispositions. Des dispositions pas forcément inutiles mais qui concerneront encore moins de monde puisque le taux de participation risque d’être particulièrement ridicule. encore inférieur premier tour dans nombre de villes. Il faut dire que la stratégie des alliances notamment avec slalom de la république en marche entre les différents partis ne facilite pas la lecture politique de ce scrutin. Notons cependant que la légitimité juridique de ce second tour ne sera pas inférieure à celle de certain scrutin délice unique endetté élu avec seulement 25 % des inscrits. Des participations qui posent de sérieuses questions non pas sur la légitimité juridique mais sur la légitimité politique de cette consultation locale. Les mesures prises par le gouvernement :

 

  • Un maximum de trois électeurs est autorisé à l’intérieur du bureau de vote.
  • Du savon ou du gel hydroalcoolique doit être mis à disposition dans tous les lieux de vote.
  • La carte électorale ne sera pas estampillée au moment du vote afin d’éviter la propagation du virus.
  • Le port d’un masque sera obligatoire pour les électeurs.
  • Le gouvernement a adapté et simplifié la procédure des procurations.

Municipales : 55% des Français contre un second tour en juin et 66 % mécontents de la gestion de la crise

Municipales : 55% des Français contre un second tour en juin et  66 % mécontents de la gestion de la crise

Selon le sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV et diffusé ce mercredi, 55% des personnes interrogées s’opposent à ce choix de calendrier.

Cette proportion de Français a indiqué se sentir proche de l’affirmation suivante: « Défavorable car il est trop tôt par rapport au risque lié au coronavirus ». Inversement, ils sont 44% à se dire favorables, en arguant que le déconfinement de la population a commencé.

Le premier tour des municipales s’était tenu le 15 mars dernier, deux jours avant le confinement instauré en raison de l’épidémie.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 20 mai 2020.

Sur une thématique politique également, 66% des personnes interrogées pour les besoins de l’enquête d’opinion ont indiqué estimer que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 avait été mal gérée par l’exécutif, jugeant que des problèmes auraient pu être évités.

33% répondent a contrario que « la crise a été gérée du mieux possible étant donné les circonstances ».

Outre les interrogations à l’égard de l’action d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe pendant la crise, l’opinion plus générale au sujet des deux hommes semble plus favorable au Premier ministre qu’au chef de l’Etat.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 20 mai 2020.Sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV, sur un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les personnes ont été interrogées par Internet les 19 et 20 mai 2020.

Second tour des municipales : imbroglio politique et scientifique

Second tour des municipales : imbroglio politique et scientifique

Le conseil scientifique se montre très circonspect sur les conditions d’organisation d’un second tour des élections municipales. Il exige notamment des mesures draconiennes en matière d’hygiène et craint surtout les effets de la campagne électorale par rapport au respect des mesures barrière. On notera toutefois une contradiction puisque lors du premier tour, officiellement le même conseil scientifique avait considéré que le scrutin ne présentait aucun danger sur le plan sanitaire alors que dès le lendemain été décidé le confinement général.

Une étude récente plus ou moins pertinente tend à démontrer que l’organisation de ce premier tour n’a eu aucun effet sur l’accroissement de la pandémie. On s’est fié pour cela sur les chiffres des infectés passant notamment l’hôpital. Une étude discutable car il aurait fallu comparer un échantillon de personnes ayant voté avec un échantillon de personnes s’étant abstenu pour éventuellement constater des variations dans la diffusion de la maladie. À trop vouloir prouver, on ne prouve rien.

 D’ailleurs la question comporte sans doute des dimensions scientifiques mais surtout politiques. La république en marche a du mal à se remettre de la claque reçue lors de ces élections et souhaiterait bien un report à la rentrée. Le problème c’est qu’un report à la rentrée pourrait justifier juridiquement de refaire le premier et le deuxième tour. Le pouvoir espère qu’à la rentrée le contexte politique lui sera plus favorable. À l’inverse l’opposition voudrait capitaliser sur les succès indéniables engrangés lors du premier tour.

 

Secteur aérien : ATR réduit à son tour sa production d’appareils

Secteur aérien : ATR réduit à son tour sa production d’appareils

 

Comme la plupart des constructeurs aériens, ATR est évidemment touché par les conséquences de la crise sanitaire qui a paralysé presque totalement les compagnies pendant plusieurs semaines. Des compagnies qui vont rencontrer de très graves difficultés et seront donc amenés à différer voire à annuler certaines commandes. Les conséquences seront économiques mais évidemment aussi sociales et le secteur pourrait enregistrer une baisse d’effectifs assez rapides de 10 à 20 %. Le constructeur d’avions turbopropulseurs ATR est devenu lundi la dernière entreprise en date du secteur aéronautique à se préparer à une réduction de sa production en raison de la crise du coronavirus.

Stefano Bortoli, le directeur général d’ATR, coentreprise entre Airbus et l’italien Leonardo, a déclaré à Reuters qu’une décision sur l’ampleur de la réduction serait prise dans les prochaines semaines.

Avant même l’apparition de l’épidémie, les livraisons d’ATR avaient reculé à 68 appareils en 2019, contre 76 en 2018 et au plus bas depuis 2012. Le groupe a cependant vendu 79 appareils l’an dernier contre 52 en 2018.

Stefano Bortoli n’a pas souhaité communiquer sur les objectifs du groupe en termes de livraison cette année, mais a dit qu’ATR réduirait sa production comme d’autres constructeurs pour faire face à une baisse de la demande.

“Bien sûr, nous allons réduire; nous verrons plus tard à quelle hauteur”, a-t-il déclaré.

Premier tour des municipales : Macron tire le parapluie du comité scientifique

Premier tour des municipales : Macron tire le parapluie du comité scientifique

 

Il y a quelque chose de surréaliste dans les propos de Macron qui tente de justifier l’irresponsable décision d’organiser le premier tour des élections municipales. Pour cela,  il tire le parapluie du comité scientifique

«Si le Conseil scientifique m’avait dit que les maintenir mettrait la santé des Français en danger, je ne les aurais pas maintenus», révèle Emmanuel Macron dans le Point  à propos des élections municipales. 

Et bizarrement le comité scientifique dès le lendemain des élections présidentielles aurait conseillé un confinement généralisé. La vérité c’est qu’il y a longtemps que le comité scientifique, composée pour une grande part de chapeaux  à plumes, est instrumentalisé par le pouvoir politique pour cacher ses hésitations et ses contradictions.

La décision ou non d’organiser des élections ne relève pas de la responsabilité d’un comité scientifique surtout à quelques jours près.

«Si le Conseil scientifique m’avait dit que les maintenir mettrait la santé des Français en danger, je ne les aurais pas maintenues. J’assume totalement la décision. Si le Conseil scientifique nous éclaire par des avis, il y a tout au long de cette crise un ordre politique et un ordre scientifique. Les choix politiques sont faits par le pouvoir démocratique», affirme-t-il. Le problème ,c’est que Macon ne saurait représenter le pouvoir démocratique. Juridiquement sa représentativité ne peut être discuté mais politiquement il est depuis longtemps très minoritaire dans le pays et ne peut donc se référer à ce pseudo pouvoir démocratique. Et d’ajouter en toute mauvaise foi que les Français contaminés ce jour-là l’ont été davantage dans les bars que dans les bureaux de vote ! Un curieux argumentaire, pas très élégant en plus !

Municipales : l’appel de maires et de candidats pour annuler le premier tour des élections

Municipales : l’appel de maires et de candidats pour annuler le premier tour des élections

50 maires et candidats signent une tribune initiée par Renaud George, le maire (LREM) de Saint-Germain-au-Mont-d’Or (Rhône) et directeur de campagne de Gérard Collomb. Ils estiment qu’il faut revoter partout. Y compris dans les communes où une liste a dépassé les 50% le 15 mars dernier. «Que s’est-il passé le 15 mars dernier ? Un vol, tout simplement!», assurent ces élus, dont beaucoup ont été battus dès le premier tour. «Cette abstention aura marqué le scrutin car elle n’était pas libre. C’était une abstention  »contrainte »», plaident-ils.

Un avis que ne partage pas le premier ministre. Edouard Philippe a ouvert jeudi la porte à un nouveau scrutin en octobre dans les seules communes où était nécessaire un second tour.

 

TOUR DE FRANCE: À HUIS CLOS, nouveau dérapage de la ministre des sports

TOUR DE FRANCE: À  HUIS CLOS, nouveau dérapage de la ministre des sports

On se demande ce n’est  n’est pas pour des motifs existentiels que la ministre des sports- qui doit sans doute s’ennuyer dans le contexte actuel- a envisagé un tour de France éventuellement à huis clos. Pour la ministre de , il faudrait éviter  de rassembler les foules sur le parcours. Elle oublie cependant que l’organisation du tour provoque le rassemblement de centaines de centaines voire de milliers de personnes  non seulement de coureurs mais aussi d’équipe technique, de journalistes, de personnalités  et de sponsors.. En matière de confinement on fait mieux!

« Le modèle économique du Tour de France ne repose pas sur de la billetterie mais sur les droits TV et la retransmission média. (…) Tout le monde a compris les bénéfices de rester chez soi et donc de privilégier plutôt le spectacle télévisé que le spectacle en live. Finalement, ce ne serait pas si pénalisant puisqu’on pourrait le suivre à la télévision », a pourtant déclaré la membre du gouvernement sur l’antenne de France Bleu.

Il est toutefois « encore trop tôt pour se prononcer » sur cette éventualité de fermer le parcours au public, mais aussi sur le maintien de l’épreuve. La ministre assure pour le moment que « tous les scénarios » sont « à l’étude » avec l’organisateur ASO. 

Maintien du premier tour des municipales: c’était criminel

Maintien du premier tour des municipales: c’était criminel

 

 

À juste titre, un médecin généraliste dénonce sur Europe 1 le caractère criminel de la décision du Premier ministre d’avoir organisé le premier tour des élections municipales. Un acte totalement irresponsable d’après lui dans la mesure où le rassemblement des électeurs à transformé les bureaux de vote en salle de contamination;  cela , en pleine explosion du nombre de cas de coronavirus.

 

Alors que l’épidémie gagnait du terrain la semaine précédant l’

élection, avec plus de 700 cas par jour en moyenne, le gouvernement a décidé de ne pas reporter le scrutin, s’appuyant sur les recommandations du Conseil scientifique.  »C’est irresponsable », s’emporte Bertrand Legrand. « On voit que le nombre de personnes atteintes ne fait qu’augmenter. Ces élections ont été une catastrophe en termes épidémiologiques, c’est criminel de les avoir maintenues. »

 

Une semaine plus tard, les élections municipales paraissent bien loin face aux 860 morts que dénombre la France lundi soir. « Vous entendez très peu la colère des médecins, parce qu’on a autre chose à faire et qu’on est là pour soigner nos patients », poursuit Bertrand Legrand.

Le praticien nordiste évoque la pénurie d’équipements, qui rend son travail de plus en plus compliqué : « Le fait de ne pas avoir de masques, j’ai eu une dotation de 50 masques et une entreprise du BTP m’a livré cinq combinaisons pour que je puisse aller faire les soins palliatifs à domicile… On est dans un pays qui ne respecte même pas le simple fait que le médecin puisse donner les derniers soins à domicile. C’est vraiment honteux », dénonce-t-il. « Les patients qu’on n’hospitalisera pas, on ne peut même plus rentrer chez eux si on n’a pas de combinaisons. Je me retrouve avec un patient, c’est sa mère de 80 ans qui s’occupe de lui, il en a 50, les deux vont être contaminés. Vous n’imaginez même pas. »

Municipales : second tour encore plus ridicule ?

Municipales : second tour encore plus ridicule ?

 

De toute évidence, le pouvoir en place a montré toute son incohérence ridicule à l’occasion du premier tour des élections municipales. D’un côté, il n’a cessé de dramatiser la situation sanitaire et même de nourrir un sentiment de panique alors que depuis le but de la crise, sa gestion est surtout caractérisée par des contradictions incompréhensibles. Dernière contradiction, l’orientation vers un confinement et en même temps l’invitation à se rendre aux urnes. Un mot d’ordre complètement incompréhensible. Se pose la question de la légitimité des élections avec seulement 44 % de votants. Il faudra évidemment un second tour pour les candidats qui n’ont pas obtenu la majorité premier. Le problème, c’est que ce second tour pose évidemment des difficultés juridiques et politiques. Parmi celles-ci il faut signaler que la crise sanitaire risque de simplifier encore dimanche. L’abstention risque  d’être pire que celle du premier tour.

Dimanche, avant même l’ouverture des bureaux, Dominique Bussereau avait estimé que les chiffres de la participation allaient être le «juge de paix» pour le gouvernement. Alors qu’il avait été «solidaire» de la position de François Baroin favorable au maintien des élections municipales, le président de l’Assemblée des départements de France avait pris acte de l’évolution de la gestion de la crise, annoncée samedi soir par Edouard Philippe. «Sera-t-il en mesure de le maintenir en fonction de l’évolution de la situation sanitaire?», s’interrogeait alors l’ex-ministre, sans ignorer les nombreuses questions politiques et juridiques que susciterait inévitablement un report du second tour.

Dominique Bussereau était «solidaire» de la position de François Baroin concernant le maintien des élections municipales. Il considère, dimanche matin, qu’il n’est plus possible d’arrêter la machine. Mais au lendemain des nouvelles mesures annoncées par Edouard Philippe, le président de l’Assemblée des départements de France estime que le niveau de l’abstention dans les bureaux de vote au soir du premier tour sera le «juge de paix» pour le gouvernement.

«Bien évidemment, confie-t-il, il y a une dichotomie entre la gravité des mesures annoncées samedi soir par le premier ministre et le maintien des élections. Mais ce matin, les bureaux sont ouverts, il fait beau, l’abstention sera plus forte que prévu et la question qui se pose désormais au gouvernement est celle du second tour. Sera-t-il en mesure de le maintenir en fonction de l’évolution de la situation sanitaire ?»

 

Si plusieurs présidents de région se sont exprimés en faveur d’une annulation du scrutin, le président de l’ADF n’est pas en mesure de formuler une position générale au nom des présidents de collectivités départementales. «L’Assemblée des départements de France joue à fond le jeu des mesures sanitaires parce que nous sommes concernés, au premier chef, pour l’assistance aux personnes âgées, handicapées, mineurs non accompagnés etc. À ce jour, il n’y a pas de prise de position politique de l’ADF», précise Dominique Bussereau.

Brexit: le tour de passe passe de Johnson se précise

Brexit: le tour de passe passe de Johnson se précise

 

Alternativement Boris Johnson souffle le chaud et le froid sur les perspectives du Brexit ; la vérité c’est qu’il se prépare à habiller toute solution à son profit. Dun coté, il ne cesse d’affirmer auprès de son électorat que le brexit sans accord est le plus vraisemblable, d’un autre il fait semblant de négocier pour faire porter l’éventuel chapeau de l’échec à l’union européenne ; Il veut apparaitre comme le nouveau Churchill, celui qui ne rompt pas mais acceptera un nouveau délai voire l’accord de Theresa May a peine modifié en le transformant en victoire. Du coup, la déclaration commune de L’Irlande et du premier ministre britannique apparaît come une convergence très ambigüe car les deux ne visent pas le même objectif. L’Irlande en effet veut à tout prix demeurer dans l’union tandis que que Johnson s’en moque totalement du moment où il conserve la pouvoir et surtout le renforce avec de nouvelle élections. Entre  le Premier ministre britannique et son homologue irlandais c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin.

Les deux dirigeants ont pourtant dit «continuer de croire qu’un accord est dans l’intérêt de tous». C’est surtout du côté irlandais que la tonalité était nouvelle. Alors qu’il se montrait jusqu’ici très pessimiste sur les chances d’arriver à un compromis, le taoiseach (nom donné au chef du gouvernement) a jugé un accord «possible d’ici à la fin octobre», convenant que c’était le réel souhait de Londres. Il a toutefois rappelé qu’il restait des «problèmes à régler». Une sortie de crise reste encore très aléatoire dans un délai aussi court mais le ton contrastait avec les échanges glaciaux de ces derniers temps.

Les deux chefs de gouvernement n’ont pas donné de détails concrets sur la manière d’arriver à un compromis autour de l’épineuse question de la frontière irlandaise, sur laquelle achoppent tous les projets d’accord. Depuis les dernières propositions de Boris Johnson, des points «problématiques» demeurent pour Dublin et Bruxelles. Il s’agit notamment du retour de contrôles douaniers entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande et du droit de veto que Londres souhaite accorder au parlement nord-irlandais.

La discussion va se poursuivre à Bruxelles, où le ministre britannique du Brexit Steve Barclay doit rencontrer ce vendredi matin le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier. Emmanuel Macron a une fois de plus mis la pression sur Londres en rappelant que le Brexit était une «crise intérieure britannique, pas européenne».Pas sûr cependant que l’Allemagne soit aussi décidée que Macron à pousser le royaume uni dehors.

Faute d’accord le 19 octobre, une loi récemment adoptée par le Parlement britannique impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. Cette période verrait des élections anticipées, auxquelles tous les partis se préparent. Un «deal» de dernière minute serait une surprise mais permettrait à Boris Johnson de tenir sa promesse d’une sortie au 31 octobre. Il reste à savoir s’il obtiendrait une majorité à Westminster pour faire accepter l’accord, ses opposants n’ayant guère envie de lui faire ce cadeau

Fiscalité locale : tour de passe-passe de l’État avec les communes et les départements

Fiscalité locale : tour de passe-passe de l’État avec les communes et les départements

 

Du fait de la suppression de la taxe d’habitation, les pouvoirs publics ont été conduits à faire un tour de passe-passe en supprimant les revenus de la taxe foncière au département afin de les attribuer aux communes. Des communes très mécontentes de l’insuffisance de compensation de la taxe d’habitation. Du fait de la suppression de la ressource de la taxe foncière, une partie de TVA pourrait être attribuée départements mais le problème est de savoir quelle sera le montant de cette part attribuée.

Pour l’heure, pour compenser ce qui représente, en moyenne, 20% des recettes annuelles des conseils départementaux, le gouvernement a prévu de leur attribuer une fraction de TVA.

« Nous discutons avec les cabinets ministériels et Bercy, mais nous ne voyons rien venir », a regretté Dominique Bussereau, président de la Charente-Maritime. « A ce jour, rien n’est inscrit sur la compensation. »

Outre la taxe foncière, le budget des départements est, notamment, alimenté par une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE, ex-taxe professionnelle, Ndlr), que les intercommunalités et métropoles auraient aimé récupérer… Mais aussi des dotations de l’Etat ou encore de l’emprunt. Ce qui fait dire au patron de l’ADF qu’il a « de vraies inquiétudes sur [leur] autonomie financière ».

Selon les calculs de l’assemblée des départements de France, la suppression de la taxe foncière va engendrer un manque à gagner global de 14,5 milliards d’euros.

« Si une crise économique survient, les recettes liées à TVA diminuent alors que le recours au RSA augmente », estime Dominique Bussereau. « Et que fait-on si deux collèges flambent ? Ou après une crise climatique ? Nous n’avons pas de réponses… »

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