Archive pour le Tag 'diplomatique'

Politique : le vaccin, nouvelle arme diplomatique de la Chine

Politique : le vaccin,  nouvelle arme diplomatique de la Chine 

Un article du Wall Street Journal évoque la nouvelle arme diplomatique de la Chine avec sa diffusion massive de vaccins notamment dans les pays pauvres.

Un vaste terminal de fret récemment ouvert à l’aéroport d’Addis-Abeba (Ethiopie) est au cœur du réseau d’approvisionnement tentaculaire mis en place par la Chine pour accélérer la livraison de ses vaccins contre le coronavirus – et accroître dans le même temps son influence dans les pays en développement.

A l’une des extrémités du terminal se trouve une chambre froide de la taille d’un terrain de football destinée à accueillir les flacons de vaccins fabriqués par les laboratoires pharmaceutiques publics chinois. A l’autre extrémité, une salle de contrôle remplie d’écrans d’ordinateurs héberge des techniciens chinois et éthiopiens qui ont pour mission de surveiller la température de chaque lot de vaccins.

Cette semaine, plus d’un million de doses de nouveaux vaccins chinois contre la Covid-19 passeront par le terminal, ont expliqué des responsables d’Ethiopian Airlines. Des milliers de doses y ont déjà transité, ont précisé ces sources ainsi que des responsables du gouvernement. D’autres cargaisons de vaccins sont attendues dans le cadre d’un partenariat entre le géant chinois des technologies, Alibaba Group Holding, et la compagnie aérienne éthiopienne publique, ont affirmé des responsables de celle-ci.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué que la Chine s’employait à fournir des vaccins à plus de 60 pays, et que 20 d’entre eux les utilisaient déjà. Il a précisé qu’en Afrique, la Chine avait envoyé des doses en Guinée équatoriale, au Zimbabwe et en Sierra Leone, et que seize autres pays devraient suivre

L’enjeu pour la Chine relève du « soft power » : il s’agit de s’assurer les bonnes grâces des responsables politiques des pays en développement qui ont besoin de vaccins à bas coût, et de jouir du prestige d’avoir été le pays capable de s’ériger en gardien de la santé publique mondiale.

Depuis des mois, le gouvernement chinois ainsi que les entreprises publiques et privées jettent les bases d’une offensive vaccinale allant de l’Afrique au Moyen-Orient, en passant par l’Amérique latine. Tous ces acteurs ont mis en place une chaîne d’approvisionnement permettant le contrôle de la température des vaccins depuis les sites de fabrication jusqu’à leur distribution – et de prolonger par la même occasion la « route de la soie sanitaire », selon l’appellation utilisée par Pékin.

« La Chine a là une réelle opportunité gagnant-gagnant si elle s’y prend bien », estime Ray Yip, expert en santé publique et ancien directeur de l’antenne chinoise de la fondation de Bill et Melinda Gates. A l’heure où les Etats-Unis et l’Europe se concentrent sur leurs propres populations, la Chine peut se présenter comme un « chevalier blanc », observe-t-il.

L’administration Trump avait accordé la priorité à la constitution de stocks de vaccins pour un usage national, refusant de participer à l’initiative multilatérale Covax, soutenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et visant à fournir suffisamment de doses pour vacciner 20 % de la population des pays en développement d’ici à la fin 2021. L’équipe Biden a annoncé une contribution de 4 milliards de dollars en faveur de Covax, la moitié de la somme devant être déboursée immédiatement.

Dès le mois de juin, le président Xi Jinping avait affirmé que l’Afrique bénéficierait des vaccins chinois. Son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, qui s’est rendu dans cinq pays africains en janvier, avait déclaré à l’occasion du Nouvel An que la distribution de vaccins en Afrique constituait une priorité pour Pékin cette année.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué que la Chine s’employait à fournir des vaccins à plus de 60 pays, et que 20 d’entre eux les utilisaient déjà. Il a précisé qu’en Afrique, la Chine avait envoyé des doses en Guinée équatoriale, au Zimbabwe et en Sierra Leone, et que seize autres pays devraient suivre.

L’Afrique compte certains des endroits du monde les plus difficiles à desservir, nombre de pays ne disposant pas des infrastructures adéquates pour prendre livraison des vaccins et les transporter. Les deux vaccins à ARN messager développés par des entreprises occidentales et en cours d’utilisation, dont des études ont montré qu’ils étaient efficaces à plus de 90 %, nécessitent d’être stockés à des températures extrêmement basses. Selon de nouvelles recherches publiées ce mois-ci, l’un des deux, commercialisé par Pfizer et BioNTech, pourrait être conservé dans des congélateurs ordinaires plutôt que dans des « super-congélateurs ».

Trois vaccins mis au point en Chine, respectivement par Sinopharm, Sinovac Biotech et CanSino Biologics, et fondé sur des méthodes de fabrication plus classiques, peuvent être stockés dans des systèmes de réfrigération conventionnels et sont donc plus faciles à acheminer dans les pays en développement.

D’après les essais cliniques, l’efficacité des vaccins chinois est comprise entre 50,4 % et 86 % – 50 % environ au-dessus du seuil jugé nécessaire par l’OMS pour assurer une protection de la population. Néanmoins, les fabricants chinois ont communiqué peu de données quant à la manière dont leurs chercheurs ont évalué l’efficacité des vaccins. De nombreux experts en santé publique s’interrogent sur les données chinoises et ont lancé des mises en garde contre une utilisation trop précoce, notamment chez les populations âgées.

L’an dernier, les essais de Sinovac au Brésil ont été suspendus, avant d’être repris, après l’annonce selon laquelle un participant s’était suicidé. Depuis lors, aucun cas grave d’effet secondaire du vaccin n’a été rapporté.

Une porte-parole de CanSino n’a pas souhaité apporter de commentaire. Sinovac et Sinopharm n’ont pas répondu à une demande de commentaire. Le président de Sinopharm a affirmé dans un entretien à un journal du Parti communiste chinois qu’aucun effet secondaire grave n’avait été observé chez les patients vaccinés.

Diplomatie vaccinale

Selon certains analystes politiques, la Chine pourrait avoir fait des promesses difficiles à tenir dans un domaine où elle manque d’expérience. La survenue d’un problème sur un vaccin pourrait avoir un impact démesuré sur sa réputation. De son côté, Pékin n’a pour l’instant vacciné que 3 % des 1,4 milliard d’habitants que compte le pays, et les analystes affirment que les fabricants chinois atteignent leurs limites en termes de production.

En outre, la diplomatie vaccinale n’est pas une garantie de succès pour Pékin qui, en matière d’affaires étrangères, recourt aujourd’hui à des « loups combattants », des diplomates qui s’expriment sur les réseaux sociaux en attaquant leurs adversaires, petits et grands. Pour bien des capitales, Pékin gâche ainsi les résultats des initiatives lancées au début de la pandémie, lorsqu’elle cherchait à redorer son blason en distribuant des masques et d’autres équipements de protection personnelle.

Les premières livraisons de vaccins et les engagements pris par la Chine témoignent des relations que Pékin a nouées à travers le monde, notamment dans les pays concernés par sa nouvelle Route de la soie, un projet d’infrastructures qui se chiffre en milliers de milliards de dollars, et d’autres investissements allant de centrales hydrauliques à l’extraction minière

Mais « ceux qui bénéficient du vaccin chinois auront une autre image de la Chine », affirme Peng Nian, chercheur au National Institute for South China Sea Studies, un think tank chinois soutenu par l’Etat. « Ce type d’objectif est difficile à atteindre au travers de grands projets de construction, ou d’accords bilatéraux », souligne le chercheur.

Les premières livraisons de vaccins et les engagements pris par la Chine témoignent des relations que Pékin a nouées à travers le monde, notamment dans les pays concernés par sa nouvelle Route de la soie, un projet d’infrastructures qui se chiffre en milliers de milliards de dollars, et d’autres investissements allant de centrales hydrauliques à l’extraction minière. Les pays bénéficiant des vaccins chinois ont exprimé leur soutien aux intérêts de la Chine dans le monde.

Plus d’une douzaine de pays ont approuvé l’utilisation de ces vaccins et certains responsables européens ont indiqué qu’ils étaient prêts à l’envisager. Des doses ont notamment été livrées au Maroc, en Turquie et en Egypte. Parmi les chefs d’Etat ou de gouvernement s’étant fait injecter en public l’un des vaccins chinois figurent l’émir de Dubaï, Mohammed bin Rashid al Maktoum, le président indonésien, Joko Widodo, ou encore le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Les fabricants de vaccins chinois ont signé des contrats prévoyant la fourniture de plus de 500 millions de doses à l’étranger, selon la société de recherche Gavekal Dragonomics. L’Indonésie arrive en première place, avec 125 millions de doses du vaccin Sinovac, selon Gavekal Dragonomics.

Les Etats-Unis de leur côté ont commandé 600 millions de doses des vaccins Pfizer et Moderna, et ont signé des contrats avec d’autres laboratoires dont les vaccins doivent encore être autorisés.

Le 7 janvier, les Seychelles ont commencé à vacciner leurs résidents à l’aide de 50 000 doses du laboratoire Sinopharm données par les Emirats arabes unis, a indiqué le ministère de la Santé – une quantité suffisante pour vacciner la moitié de la population de cette nation de l’Océan indien stratégiquement positionnée, où Pékin cherche depuis des années à déjouer les efforts de l’Inde pour y établir une base militaire. Le 15 février, le Zimbabwe a reçu un don de 200 000 doses du vaccin Sinopharm de la part de la Chine, selon un tweet publié par le ministère de la santé. Le Sénégal avait lui aussi reçu 200 000 doses début février, selon un communiqué en ligne du ministère sénégalais de la Santé.

Chaîne du froid

Les premiers vaccins chinois transitant par le terminal de fret à Addis-Abeba étaient notamment adressés à l’Ouganda, ont indiqué des responsables éthiopiens et ougandais. Quelque 70 tonnes de vaccins Sinovac et Sinopharm sont arrivées à l’aéroport d’Entebbe la dernière semaine de décembre et étaient destinées aux travailleurs d’une zone industrielle du nord de Kampala, ainsi qu’à certains hauts responsables ougandais, selon des sources gouvernementales, des médecins et une note interne au ministère ougandais de la Santé que le Wall Street Journal a pu consulter.

A Kampala, sur le site de SinoAfrica Medicines & Health, filiale du conglomérat public chinois Northern International Group, des gardes de sécurité privés munis de scanner pour contrôler la température surveillent un entrepôt récemment reconverti, en compagnie d’agents de police armés.

Derrière une clôture de 3 mètres de haut, SinoAfrica stocke les vaccins chinois dans des bâtiments maintenus à la température requise avant leur distribution en Ouganda et à travers l’Afrique orientale. Des camions de livraison frigorifiques attendent d’être chargés. Dans les prochains jours, ils commenceront à distribuer les vaccins à l’intérieur et en dehors de la capitale.

L’Ethiopie est un pilier de la chaîne du froid chinoise en Afrique. En décembre, des responsables chinois et éthiopiens ont lancé les travaux de construction du siège des centres africains de contrôle et de prévention des maladies à Addis-Abeba, un bâtiment de 90 000 mètres carrés largement financé par la Chine et construit par des entreprises chinoises.

La Chine avait pu tester sa chaîne du froid en Éthiopie au début de la pandémie. Dans le cadre d’un accord conclu l’année dernière entre le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, et le fondateur d’Alibaba, Jack Ma, Ethiopian Airlines avait distribué plus de 14 millions de masques chirurgicaux, gants et autres articles de protection personnelle fabriqués en Chine et donnés aux pays africains par les fondations de Jack Ma et d’Alibaba.

Ethiopian Airlines avait travaillé avec la division logistique d’Alibaba pour livrer à l’aide de ses avions un premier lot de matériels chinois à 52 des 54 pays d’Afrique en sept jours seulement, selon la compagnie.

Dans des pays à court d’argent comme le Zimbabwe, le Nigeria et le Soudan, où le personnel médical en première ligne travaille souvent pendant des mois sans être payé, les dons de M. Ma ont été accueillis avec reconnaissance. Des ministres de divers gouvernements africains étaient présents sur le tarmac pour assister au déchargement des équipements de protection. La télévision chinoise d’Etat avait diffusé une vidéo montrant le premier avion d’Ethiopian Airlines décollant de l’aéroport de Canton et communiquant avec le personnel de la tour de contrôle. « Merci à la Chine », déclarait le pilote. Et le contrôleur aérien répondait : « Longue vie à l’amitié sino-africaine ! »

La presse internationale avait salué l’initiative de M. Ma et de Pékin – alors que la Chine s’était vu reprocher pendant des semaines d’être à l’origine de la pandémie. Le partenariat s’étant révélé un succès, M. Ahmed a ensuite encouragé Ethiopian Airlines à approfondir ses relations avec les entreprises chinoises. La compagnie aérienne a ainsi réorienté son activité de transport de passagers, en perte de vitesse, en faveur du fret et de la logistique.

Début décembre, elle s’est associée avec Alibaba dans le transport de vaccins en vue d’effectuer des livraisons bihebdomadaires dans les pays d’Afrique et d’autres régions du monde. Une porte-parole d’Alibaba a précisé que l’entreprise avait procédé à un vol d’essai et était en pourparlers avec des « acteurs clés » pour assurer le bon déroulement des vols.

« Le vaccin est désormais la priorité de notre entreprise, a déclaré Fitsum Abady, responsable de la logistique chez Ethiopian Airlines. C’est la mission d’une vie. »

Selon des spécialistes de la logistique et des analystes, les deux entreprises feront probablement face à des difficultés auxquelles leur expérience passée ne les a pas préparées. Les conditions de transport de vaccins dépassent la chaîne du froid habituelle, soulignent-ils. En outre, la division logistique d’Alibaba sert d’intermédiaire entre les clients et les fournisseurs de service tiers, ce qui l’expose à des risques si elle peine à suivre l’intégralité du processus de livraison, ajoutent-ils.

Parallèlement, l’empire de M. Ma fait l’objet de pressions de la part des autorités chinoises depuis que l’homme d’affaires a prononcé un discours dans lequel il critiquait les autorités réglementaires chinoises, ce qui a conduit Xi Jinping à annuler l’introduction en Bourse de l’entreprise de technologie financière de M. Ma, Ant Group. Celle-ci a indiqué qu’elle respectait les exigences officielles et qu’elle était en train de passer en revue ses activités.

Le projet de distribution de vaccins suit cependant son cours. Les lots seront vérifiés dans le nouveau centre de suivi du terminal aéroportuaire, les boîtes de vaccins intégrant des capteurs de fabrication chinoise qui envoient en continu des informations concernant leur température. Le responsable de la logistique, Yibeltal Mariyam, indique que de nouvelles commandes arrivent en provenance de pays comme le Kenya et l’Afrique du Sud.

« Le déploiement des vaccins à travers l’Afrique ne prendra pas six mois mais plusieurs années – et peut-être même plus », estime Bisrat Mariyam, qui dirige l’équipe d’Ethiopian Airlines responsable des produits pharmaceutiques.

Nicholas Bariyo à Kampala et Raffaele Huang à Pékin ont contribué à cet article

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Anne Montanaro)

 

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Peut-on parler d’une opposition entre deux religions ?

Il faut faire attention à ne pas simplifier. Si on continue sur cette pente on va complètement empoisonner un dialogue mondial qui est déjà particulièrement périlleux. On désigne souvent l’islamisme comme responsable de ce qui se produit parce que l’islamisme est un peu une traduction politique de l’islam, mais attention vous avez des régimes qui se réclament de l’islam, qui politisent l’islam et donc sont islamistes. Je crois qu’il faut comprendre que l’islam, la religion en général parce qu’il n’y a pas que l’islam, est un emblème idéal pour toute forme de mobilisation et hélas pour les mobilisations violentes. Donc, il faut prendre la religion pour ce qu’elle est, un emblème qui est manipulé par des entrepreneurs de violence, c’est le terme qui me paraît le plus adéquat. La religion touche plus que telle ou telle référence locale, linguistique ou tribale. Donc, nous sommes dans un temps de manipulation des symboles religieux parce que nous sommes aussi dans un temps de tectonique des sociétés. Les problèmes de sociétés vont être saisis par des entrepreneurs malveillants, de violence. La religion n’est que la victime d’une telle manipulation.

Les appels au boycott sur les produits français sont-ils inquiétants ?

Sur le plan économique, non. Je ne pense pas que cela puisse mettre en péril l’économie française qui a d’autres soucis que cela. Ce qui est important c’est de constater que l’opinion publique se saisit des questions internationales. On peut négocier avec un dictateur, mais c’est très difficile de négocier avec des sociétés, de régler des malentendus qui se répandent dans toute une population. Il faut faire passer beaucoup d’eau froide, il faut respecter l’autre, accepter l’autre, bâtir cette société mondiale qui pour l’instant n’existe qu’à travers de vagues échafaudages intergouvernementaux. Il faut comprendre l’autre et aller vers l’autre.

Hong Kong : rupture diplomatique avec la Nouvelle-Zélande

Hong Kong : rupture diplomatique avec la Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande rejoint l’Australie et la Grande-Bretagne en refusant désormais d’appliquer les traités d’extradition du fait de la dictature chinoise imposée à Hong Kong. “La Nouvelle-Zélande ne peut plus avoir confiance dans l’indépendance suffisante du système judiciaire de Hong Kong vis-à-vis de la Chine”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Winston Peters.

“Si la Chine montre à l’avenir qu’elle adhère au principe ‘un pays, deux systèmes’, nous pourrions alors reconsidérer cette décision”, a-t-il ajouté.

Pékin considère la nouvelle loi sécuritaire adoptée ce mois-ci pour Hong Kong comme indispensable pour ramener l’ordre dans l’ancienne colonie britannique après les manifestations antigouvernementales parfois violentes de l’an dernier. Les détracteurs y voient une bascule vers l’autoritarisme.

La Grande-Bretagne, l’Australie et le Canada ont tous suspendu leurs traités d’extradition avec Hong Kong plus tôt ce mois-ci, tandis que les Etats-Unis ont mis fin au traitement préférentiel qui a contribué à faire du territoire l’un des pôles financiers mondiaux.

Winston Peters a aussi indiqué que Hong Kong serait traitée de la même manière que la Chine pour les exportations de technologies militaires et à double usage, dans le cadre d’un examen de l’ensemble des relations que la Nouvelle-Zélande entretient avec la région administrative spéciale.

Dans un communiqué sur son site, l’ambassade de Chine en Nouvelle-Zélande a dénoncé une violation des lois internationales et une ingérence flagrante dans les affaires internes de la Chine.

“Le camp chinois a fait part de sa vive inquiétude et de sa ferme opposition”, est-il écrit.

Le gouvernement néo-zélandais a par ailleurs publié une note pour aviser les ressortissants néo-zélandais des risques liés à la nouvelle loi de sécurité nationale à Hong Kong, a dit Peters. La loi permet notamment pour la première fois à des agents chinois de s’installer à Hong Kong et d’extrader des suspects vers la Chine continentale.

La Chine est le principal partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande. Les relations entre les deux pays se sont tendues récemment après que la nation du Pacifique a soutenu la participation de Taiwan à une assemblée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur fond de pandémie de coronavirus.

G7 à Washington: Angela Merkel, une absence très diplomatique

G7 à Washington: Angela Merkel, une absence très diplomatique

Officiellement, c’est pour des  raisons de santé surtout que Merkel ne participera pas à la réunion du G7 organisé par le président américain Mme Merkel, (le G7 réunit les États-Unis, Japon, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie) . Une absence aussi assez diplomatique car Angela Merkel sait que le président américain est en pleine campagne électorale et qu’il n hésitera pas à utiliser cette rencontre au profit de ses électeurs. On peut notamment imaginer qu’il tentera une attaque nouvelle contre les Chinois. Or on sait que les Allemands sont partagés entre les exigences chinoises et américaines. L’Allemagne craint surtout une augmentation des droits douaniers sur ses exportations notamment ses automobiles.

 

Une absence qui sera remarquée celle de Merkel au G7 organisé par Trump aux États-Unis. Une absence sans doute liée à l’état de santé relativement fragile de la chancelière, aussi au climat encore difficile concernant la situation sanitaire mais aussi à la complexité des relations futures entre l’Europe  et les États-Unis. On sait qu’après la Chine, l’Europe  sera la prochaine cible du président américain qui voudrait rééquilibrer le commerce international en augmentant les  tarifs douaniers notamment ceux des voitures allemandes. Sans la présence de Merkel, il est clair que l’Europe  sera  affaiblie face à TRUMP et aux autres grandes puissances mêmes s’il est vraisemblable que Macron tentera de combler le vide avec sa faconde habituelle. Il pourrait même lancer une idée nouvelle à usage électoral essentiellement interne Reste à savoir quelle crédibilité les grandes puissances accorderont à ce discours. Beaucoup des participants à cet éventuel G7 sont surtout préoccupés par des problématiques internes et risque donc de tirer les orientations communes en direction de leurs intérêts nationalistes.

 

 

 

Iran : offensive diplomatique de Trump ?

Iran : offensive diplomatique de Trump ?

En apparence le président américain semble jouer la carte de la diplomatie d’abord en stoppant juste à temps une opération militaire qui évidemment aurait mit le feu aux poudres. Deuxièmement en se disant prêt à ouvrir sans condition le dialogue avec les responsables politiques iraniens. Notons cependant que la guerre économique contre l’Iran, elle, continue et qu’elle prive ce pays d’à peu près 60 % de ses ressources créant ainsi une situation économique particulièrement précaire. En Iran, on se méfie évidemment de ces retournements verbaux de Trump qui peuvent déboucher sur n’importe quoi et même rien du tout. Le dernier exemple en date étant celui des discussions menées avec la Corée du Nord. Tout cela pour se terminer par un fiasco complet, un rapprochement de la Corée du nord avec la Chine et une visite officielle du leader chinois en Corée du Nord. Pas vraiment de quoi rassurer les alliés des États-Unis dans la région, la Corée du Sud bien sûr mais encore par exemple Japon. On sait que l’accord sur le nucléaire concernant l’Iran a été dénoncé de manière unilatérale par les États-Unis. Dernièrement l’Iran au grand dam de l’Europe vient aussi d’une certaine manière de le dénoncer en affirmant qu’elle augmenterait le quota d’uranium enrichi, ce qui pourrait le moment venu lui donner la possibilité de construire l’arme nucléaire. Il est difficile de faire des pronostics sur les risques réels de conflits entre l’Iran et les États-Unis tellement les dirigeants de ces pays ont habitué l’opinion publique aux outrances verbales et à des attitudes de grenouilles qui veulent se faire plus grosses que le bœuf. Le problème dans cette affaire, c’est que l’Europe ne pèse même pas qu’elle n’a même pas été capable de faire vivre l’accord sur le nucléaire iranien, pire que dans la dernière période elle n’a pas été en mesure de prendre une position commune suite aux menaces de conflits.

 

Macron au Burkina : incident diplomatique ou envie de pisser ?

Macron au Burkina : incident diplomatique ou  envie de pisser ?

Les extrémistes de droite comme de gauche en font des tonnes pour fustiger la saillie de  Macron au Burkina quand il a déclaré : » moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso! [Sourire du président Kaboré] C’est le travail du Président! Alors par contre je vous rassure [le Président burkinabé quitte la salle]… du coup il s’en va, reste là!  Du coup, il est parti réparer la climatisation. ». Attitude inadmissible, mépris, scandale diplomatique, violence verbale autant d’appréciation des extrémistes pour condamner la sortie de Macron qui a beaucoup fait rire  les étudiants. La vérité semble pourtant plus banale si le président Kaboré est sorti de la salle ce n’est pas parce qu’il a considéré le propos de Macon comme une insulte mais simplement parce qu’il avait envie de satisfaire un besoin naturel. En clair il ne s’agit pas d’un incident diplomatique mais simplement d’une envie de pisser. Certes on ne peut et garder écarter l’idée que Macron en a profité pour régler quelques comptes avec ce chef d’État africain totalement impuissant face à la misère de son peuple. Sur 20 millions d’habitants, 7 millions sont obligés de s’expatrier en Côte d’Ivoire, au Gabon, en Afrique du Sud, au Canada aux États-Unis ou en France. Ceci étend la phrase de Macron ne méritait certainement pas les cris d’Orfée des professionnels de la contestation politique.  L’outrance est sans doute davantage dans le commentaire que dans le fait politique lui-même. Dans un communiqué, le groupe parlementaire de Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une parole « indigne de la part du président de la République française. » Le numéro 2 du FN, Nicolas Bay, y a lui vu une  »attitude assez scandaleuse » d’Emmanuel Macron. « Le voir sur la scène internationale aller critiquer ouvertement un chef d’État dans son pays, c’est comme si un chef d’État venait en France, devant des étudiants à la Sorbonne, pour critiquer ouvertement et insulter Emmanuel Macron en le méprisant », a-t-il lancé. L’ancien soutien de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, s’est également lui aussi indigné mercredi matin sur Europe 1 : « Si un homme de droite ou Donald Trump s’était comporté comme Emmanuel Macron au Burkina Faso, toute la presse en parlerait ce matin. Il a été d’une arrogance, d’une violence à l’égard des autorités du Burkina Faso à la limite du racisme. » En réalité, le président burkinabé n’a pas du tout pris ombrage de la remarque d’Emmanuel Macron. C’est en tout cas ce qu’ont assuré un conseiller du président Kaboré sur Twitter et une journaliste du Parisien. Il était en fait parti pour « une pause technique » aux toilettes.

 

Burkina : incident diplomatique ou envie de pisser ?

Burkina : incident diplomatique ou  envie de pisser ?

Les extrémistes de droite comme de gauche en font des tonnes pour fustiger la saillie de  Macron au Burkina quand il a déclaré : » moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso! [Sourire du président Kaboré] C’est le travail du Président! Alors par contre je vous rassure [le Président burkinabé quitte la salle]… du coup il s’en va, reste là!  Du coup, il est parti réparer la climatisation. ». Attitude inadmissible, mépris, scandale diplomatique, violence verbale autant d’appréciation des extrémistes pour condamner la sortie de Macron qui a beaucoup fait rire  les étudiants. La vérité semble pourtant plus banale si le président Kaboré est sorti de la salle ce n’est pas parce qu’il a considéré le propos de Macon comme une insulte mais simplement parce qu’il avait envie de satisfaire un besoin naturel. En clair il ne s’agit pas d’un incident diplomatique mais simplement d’une envie de pisser. Certes on ne peut et garder écarter l’idée que Macron en a profité pour régler quelques comptes avec ce chef d’État africain totalement impuissant face à la misère de son peuple. Sur 20 millions d’habitants, 7 millions sont obligés de s’expatrier en Côte d’Ivoire, au Gabon, en Afrique du Sud, au Canada aux États-Unis ou en France. Ceci étend la phrase de Macron ne méritait certainement pas les cris d’Orfée des professionnels de la contestation politique.  L’outrance est sans doute davantage dans le commentaire que dans le fait politique lui-même. Dans un communiqué, le groupe parlementaire de Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une parole « indigne de la part du président de la République française. » Le numéro 2 du FN, Nicolas Bay, y a lui vu une  »attitude assez scandaleuse » d’Emmanuel Macron. « Le voir sur la scène internationale aller critiquer ouvertement un chef d’État dans son pays, c’est comme si un chef d’État venait en France, devant des étudiants à la Sorbonne, pour critiquer ouvertement et insulter Emmanuel Macron en le méprisant », a-t-il lancé. L’ancien soutien de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, s’est également lui aussi indigné mercredi matin sur Europe 1 : « Si un homme de droite ou Donald Trump s’était comporté comme Emmanuel Macron au Burkina Faso, toute la presse en parlerait ce matin. Il a été d’une arrogance, d’une violence à l’égard des autorités du Burkina Faso à la limite du racisme. » En réalité, le président burkinabé n’a pas du tout pris ombrage de la remarque d’Emmanuel Macron. C’est en tout cas ce qu’ont assuré un conseiller du président Kaboré sur Twitter et une journaliste du Parisien. Il était en fait parti pour « une pause technique » aux toilettes.

 

La lutte contre le terrorisme : une priorité diplomatique

La lutte contre le terrorisme : une priorité  diplomatique

“Assurer la sécurité de nos concitoyens fait de la lutte contre le terrorisme islamiste la première priorité de notre politique étrangère”, a déclaré Macron devant les 170 ambassadeurs de France réunis comme chaque rentrée à Paris “Oui je parle bien d’un terrorisme islamiste et j’assume parfaitement l’emploi de cet adjectif”. “L’angélisme n’est pas de mise à cet égard”, a-t-il ajouté, tout en mettant en garde contre un “soupçon général” envers les “millions de musulmans qui vivent en Europe et qui n’ont aucun rapport avec ces doctrines fanatiques”. Frappée depuis deux ans par une série d’attentats, la France est actuellement engagée militairement dans la lutte contre les groupes djihadistes, dans la bande sahélo-saharienne, en Libye et sur le front irako-syrien, a rappelé Emmanuel Macron. “Oui Daesh (acronyme arabe de l’Etat islamique-NDLR) est notre ennemi, le retour de la paix et la stabilisation de l’Irak puis de la Syrie sont à cet égard une priorité vitale pour la France”, a-t-il dit. Face à un conflit qui a fait plus de 300.000 morts et des millions de réfugiés, Emmanuel Macron a rappelé les deux lignes rouges de la France sur l’utilisation des armes chimiques et sur l’accès humanitaire. “Il va de soi que la reconstitution un jour d’un Etat de droit en Syrie (…) devra s’accompagner de la justice pour les crimes commis, notamment par les dirigeants de ce pays”, a-t-il ajouté. Annoncé mi-juillet, le groupe international de contact associant les principaux acteurs engagés en Syrie a été ”accepté“ par les interlocuteurs et doit permettre ”de donner une nouvelle impulsion au processus piloté par l’Onu. Ce groupe, sera rendu opérationnel lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre.

Ferrand : mutation pas disciplinaire…..diplomatique !

Ferrand : mutation pas disciplinaire…..diplomatique !

 

La mutation de Richard Ferrand impliqué dans une affaire d’enrichissement de sa compagne était inévitable. Pour l’habiller cette mutation prend un caractère diplomatique. Macron le mettra donc à la tête du groupe parlementaire du mouvement république en marche. Une manœuvre finalement assez habile et utile aussi car Richard Ferrand connaît bien la formation des marcheurs dont il a été le responsable. Sur recommandation du président de la république le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, a « choisi »  de démissionner afin de briguer la présidence du groupe La République en Marche (LREM) à l’Assemblée nationale à la demande d’Emmanuel Macron, qui a offert une porte de sortie honorable à ce fidèle éclaboussé par une enquête judiciaire. Au lendemain de sa facile réélection comme député du Finistère, l’éphémère ministre devrait quitter le gouvernement à l’occasion du remaniement post-législatif, qui est imminent. « Il a été reçu par le président très longuement cet après-midi, le chef de l’Etat a reconnu les grandes qualités de Richard Ferrand, notamment sa connaissance du travail parlementaire et il lui a conseillé de briguer la présidence du groupe », a-t-on précisé dans l’entourage d’Emmanuel Macron. A la question de savoir si Richard Ferrand avait démissionné, l’entourage a répondu par l’affirmative, tout en démentant tout lien avec l’ »affaire Ferrand ». « Ça n’aurait aucun sens de le faire maintenant alors qu’il vient d’être largement élu », a-t-on indiqué. Un argument qui évidemment ne tient pas puisqu’il ne manque pas de députés douteux qui ont été réélus dans l’histoire de la Ve République. »C’est tout sauf une sanction puisque le poste le plus stratégique à l’Assemblée nationale sera à l’évidence celui de président du groupe La République en Marche », a déclaré sur BFMTV Sébastien Griveaux, un autre fidèle d’Emmanuel Macron qui montre qu’il sait également bien manier la langue de bois. S’il est élu le week-end prochain à la tête du groupe LREM, cet homme d’expérience aura fort à faire pour diriger une troupe de 308 députés venus de divers horizons politiques, n’ayant pour la plupart jamais été élus.

« D-Day » : un pas diplomatique pour l’Ukraine

« D-Day » : un pas  diplomatique pour l’Ukraine

Dialogue entre la Russie et l’Ukraine à l’occasion des commémorations du Débarquement allié de 1944, Petro Porochenko s’est brièvement entretenu avec Vladimir Poutine, une première entre des dirigeants ukrainiens et russe depuis l’annexion de la Crimée par Moscou, en mars.  Parrainée par François Hollande et Angela Merkel, la rencontre d’un quart d’heure a permis d’engager un dialogue favorable à la « désescalade » souhaitée par les Occidentaux, ravivant l’espoir d’un cessez-le-feu.  Selon le récit de l’entourage du président français, les questions économiques ont aussi été abordées lors de cet échange « normal et grave » organisé en secret depuis plusieurs jours, la discrétion étant selon Paris « une condition du succès ».   »Ça a duré peu de temps mais suffisamment pour que les messages soient passés, c’est-à-dire la reconnaissance par la Russie de ce que va être l’Ukraine avec ce nouveau président, et puis la désescalade », s’est félicité François Hollande sur TF1 et France 2, invitant les intéressés à « être à la hauteur ».   »Si nous avons pu faire franchir cette étape-là, le 6 juin 2014 aura été une date importante », a-t-il ajouté, parlant d’une journée « utile ». Cette avancée couronne une semaine d’intenses manœuvres diplomatiques orchestrées de Paris à Bruxelles, où s’est tenue une réunion du G7, en passant par les célébrations du 25e anniversaire de la Pologne démocratique à Varsovie.

 




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