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SONDAGE MACRON ET LE PEN: Un duel serré pas joué d’avance

SONDAGE   MACRON ET LE PEN: Un duel serré pas joué d’avance 

Le président sortant Emmanuel Macron est crédité de 52% des intentions de vote au second tour – en 2017, il l’avait emporté avec 66,10% des voix.
 Vers un duel plus serré qu’il y a cinq ans? Emmanuel Macron remporterait le match retour qui l’opposera à Marine Le Pen lors du second tour de l’élection présidentielle, programmé le dimanche 24 avril: selon notre sondage Elabe pour BFMTV et L’Express avec notre partenaire SFR, le président sortant obtiendrait 52% des suffrages contre 48% pour la candidate du Rassemblement national.

Le président-candidat gagne un petit point par rapport à notre précédente enquête, publiée vendredi, dans laquelle il était crédité de 51% des voix contre 49% pour Marine Le Pen.

 Toutefois, ce nouveau face-à-face entre les deux candidats ne devrait pas avoir les mêmes contours que celui qui a eu lieu il y a cinq ans. En 2017, au second tour, Emmanuel Macron avait largement reproté ce duel avec 66,1% des voix contre 33,9% pour Marine Le Pen.

A peine les résultats tombés, les autres candidats du premier tour ont lancé majoritairement soit un appel à voter Emmanuel Macron, soit à faire barrage à l’extrême-droite. Valérie Pecresse, Yannick Jadot, Anne Hidalgo et même Fabien Roussel se sont positionnés en faveur du président sortant. Même Jean-Luc Mélenchon, critiqué en 2017 pour son positionnement, a répété à « ne pas donner une seule voix à Marine Le Pen ». Seuls Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan se sont prononcés pour la candidate du RN.

Dans le détail, selon notre sondage Elabe, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon devraient se partager presque à parts égales entre Emmanuel Macron (35%), Marine Le Pen (34%) et l’abstention (31%). Quasi-égalité aussi chez les soutiens de Valérie Pécresse, partagés à 44% pour Emmanuel Macron et 40% pour Marine Le Pen. Une large partie des électeurs d’Eric Zemmour (86%) devraient se tourner vers la candidate d’extrême droite.

Pour les sondés, Emmanuel Macron incarne celui qui est le plus capable d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale (61% contre 31% pour Marine Le Pen). Idem quand il s’agit de savoir qui des deux candidats qui représenterait le mieux la France à l’étranger ou celui qui a le plus la capacité à gérer les crises. A l’inverse, Marine Le Pen apparaît comme celle qui veut vraiment changer els choses (56% contre 35% pour Emmanuel Macron) ou encore celle qui comprend le mieux les gens.

Enquête réalisée par internet le 10 avril 2022 sur un échantillon de 1509 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, dont 1 446 inscrits sur les listes électorales. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Macron-Le Pen : rien n’est joué

 Macron-Le Pen  : rien n’est joué 

La France sort encore un peu plus facturée du premier tour des élections présidentielles et rien n’est joué pour le deuxième tour estime un papier de la tribune

Cinq points d’écart séparaient dimanche 10 avril au soir du premier tour de la présidentielle Emmanuel Macron et Marine Le Pen, qui vont donc se retrouver pour la seconde fois consécutive face-à-face le 24 avril prochain. Dans un tragique remake du duel du printemps 2017. Des Français hier côte-à-côte qui risquaient de se retrouver face à face, c’est bien ce que Gérard Collomb, l’ancien maire de Lyon soutien de la première heure de l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande, avait prédit avant de quitter le ministère de l’Intérieur, avant la crise des Gilets Jaunes.

Au vu des résultats de ce 10 avril, on retrouve bien deux France face à face. Celle qui va bien et vote Macron et celle qui ne va pas bien et qui a provoqué une séisme démocratique trop peu relevé : avec une poussée jamais connue dans notre pays du vote pour les « extrêmes », de droite et gauche, qui totalisent si on les additionne près de 55% des suffrages exprimés et une abstention de 26%, les deux tiers des Français en âge de voter s’inscrivent en rupture avec le système politique « traditionnel ». Si cela n’est pas une alerte démocratique, on se demande ce qu’il faut de plus : une victoire de l’extrême-droite le 24 avril peut-être ? La France en colère, désenchantée, est majoritaire, avec un score historique de plus de 30% pour la seule extrême-droite.

Le message est clair et il se mesure dans les premiers sondages du second tour : si le match retour avait eu lieu hier soir, Emmanuel Macron l’emporterait certes, mais d’une très courte majorité, selon les enquêtes parues dimanche soir (51%-49% selon l’Ifop; 52%-48% selon Elabe ; 54%-46% selon Ipsos et Opinionway), loin de son bon score de 2017 (66,1% – 33,9%). C’est dire si le débat du 21 avril prochain entre les deux finalistes sera décisif pour les départager dans deux semaines.

Certes, Emmanuel Macron a réalisé une mobilisation impressionnante au soir de ce premier tour, avec 28% des voix, soit 4 points de mieux qu’en 2017. Mais Marine Le Pen améliore nettement son score aussi, à plus de 23% ainsi que Jean-Luc Mélenchon qui a rassemble plus de 21% des suffrages. Le vote utile a fait son œuvre, conduisant une majorité d’électeurs à « enjamber » le premier tour dans un scrutin où chacun a tenté d’apporter la meilleure dynamique possible à son champion. D’une certaine façon, la formule du socialiste Guy Mollet « au premier tour on choisit, au second, on élimine », s’est renversée. Au premier tour, les Français ont massivement éliminé du paysage politique les vieux partis en reléguant LR, le PS et les Verts en dessous de la barre de 5% qui permet de se faire rembourser les dépenses de la campagne. Ce n’est pas une bonne nouvelle d’ailleurs pour la santé de la démocratie car ces partis se retrouvent en faillite et obligé de quémander des dons de leurs militants de moins en moins nombreux.

Pour autant, à la différence de 2017, point de dîner à la Rotonde, ce restaurant fameux du quartier Montparnasse, pour le président sortant. Conscient que ce sera chaud pour le second tour, il s’est rendu chez ses militants Porte de Versailles pour appeler à faire de nouveau « barrage à l’extrême-droite » et a promis en contrepartie « d’inventer quelque chose de nouveau pour rassembler les convictions et les sensibilités diverses ». Un appel à l’union nationale dont on verra dans les prochains jours comment il se concrétisera.

Au soir du premier tour, c’est toujours une nouvelle élection qui commence. Ce qui se passera le 24 avril est désormais en grande partie entre les mains d’Emmanuel Macron qui va devoir descendre de son Olympe pour aller convaincre les électeurs appelés à se lever le dimanche matin dans 15 jours pour aller lui « sauver les fesses », selon l’expression imaginée d’une ténor des Républicains… Pour celles et ceux qui n’ont pas voté pour lui au premier tour, c’est un peu choisir entre la peste et le choléra. Pour tenter de l’emporter, Emmanuel Macron va devoir travailler « en même temps » et sur sa droite et sur sa gauche et tenter de faire revenir aux urnes une partie des 12 millions d’abstentionnistes. La mécanique des reports sera décisive. Chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, qui a répété six fois hier que « pas une voix ne doit aller à Marine Le Pen », le dilemme est certain : un tiers voterait Macron, 1 sur 5 Le Pen et plus de 40% iraient à la pêche. Ce n’est donc pas gagné malgré l’appel de Hidalgo, Pécresse, Jadot et Roussel à voter Macron. Pour la gauche, c’est le troisième « 21 avril 2002 » depuis le choc de la qualification de Jean-Marie Le Pen devant Jospin face à Chirac. Un Chirac élu à l’époque à 82% et qui n’avait tenu aucun compte des voix de gauche qui à l’époque pour la première fois avaient fait barrage au Front national.

Du côté de Marine Le Pen, les reports de voix sont bien meilleurs avec une majorité des électeurs de Zemmour et de Dupont-Aignan mais un enjeu de mobilisation des catégories populaires qui n’ont pas voté ce dimanche. Surtout, l’image de l’ex-présidente du RN n’a plus rien à voir avec celle de son père ou même avec celle qu’elle avait en 2017. Très habilement, parlant de ses chats et de pouvoir d’achat, Marine Le Pen s’est « chiraquisée » version « mangeons des pommes » de la présidentielle de 1995. Selon l’IFOP, une majorité de Français pense qu’elle est « sympathique » (53%) et « attachée aux valeurs de la démocratie » (57%). Il y a un point aussi où elle écrase littéralement Emmanuel Macron, c’est « la proximité avec les préoccupations des Français », trait d’image qui ressort chez elle à 60% contre 35% pour le président sortant.

Emmanuel Macron peut-il donc être battu cette fois par Marine Le Pen ? La stratégie de diabolisation ne semble en tout cas plus une réponse alors que c’est plutôt Eric Zemmour qui est devenu le « croquemitaine ». Il se confirme que la stratégie d’extrême-centre d’Emmanuel Macron se révèle cinq ans plus tard un jeu extrêmement dangereux puisque seul un parti extrême peut devenir la force d’alternance, de droite ou de gauche, face à la déception qu’apporte forcément l’épreuve du pouvoir. Jacques Attali, qui connaît bien Emmanuel Macron, l’a d’ailleurs anticipé : cette fois, Marine Le Pen peut gagner. Il relève aussi qu’aucun président de la République sortant n’a été réélu depuis Chirac en 2002 ou Mitterrand en 1988. Et c’est ainsi que Macron se retrouve soudain « giscardisé », le scrutin du 24 avril 2022 promettant d’être aussi serré et incertain que celui qui vit l’élection de François Mitterrand en mai 1981.

Pour « sauver ses fesses », Emmanuel Macron va donc devoir cette fois sortir le grand jeu et être un peu plus concret que la promesse absconse d’un rassemblement des anti-fascistes. Certains évoquent la conclusion d’un « pacte » de gouvernement mais c’est tellement à rebours de l’esprit de la Vème République qu’on peine à le croire possible.

Prêt à tout oser, Emmanuel Macron a affirmé ce dimanche que « dans ce moment décisif pour l’avenir de notre Nation, plus rien ne doit être comme avant » (il avait dit la même chose pour les Gilets Jaunes et lors du premier déconfinement). Il va donc falloir en faire plus. Emmanuel Macron lui même reconnaît que rien n’est joué et que Marine Le Pen est « un adversaire redoutable ». L’équation politique qu’elle propose l’est assurément : de gauche sur l’économie et le social avec le pouvoir d’achat, le prix des carburants, le droit à une « retraite en bonne santé » et des moyens pour l’hôpital et la dépendance ; de droite radicale sur le régalien, la sécurité et l’immigration ; anti-système dans sa promesse d’une révolution démocratique avec le RIC (Référendum d’initiative citoyenne, réclamé par les Gilets Jaunes) et la proportionnelle aux législatives qu’Emmanuel Macron avait promis mais n’a pas concrétisé sur son premier mandat. Une erreur que lui reproche son allié du Modem François Bayrou et que le président sortant pourrait bien payer cher car quelle est aujourd’hui sa crédibilité à le proposer de nouveau.

Comme en 2017, c’est encore sur l’économie, le sérieux budgétaire et fiscal (sa proposition d’exonérer d’impôt sur le revenu tous les jeunes de moins de 30 ans est stupéfiante de bêtise : elle s’applique autant à un trader ou une star du foot qu’un jeune diplômé), ainsi que sur l’Europe que Marine Le Pen pêche le plus en terme de crédibilité. C’est là que Macron peut et doit appuyer : Marine, c’est le Frexit sans le dire, non assumé mais inexorablement inscrit dans sa vision d’une Europe des nations où l’on pourrait se soustraire aux normes du droit communautaire.

Une chose est sûre : pour une grande partie des électeurs qui sont invités à voter pour lui pour faire barrage au RN, Emmanuel Macron a tout fait depuis 2017 pour organiser, scénariser même ce mauvais remake du duel entre la méchante nationaliste et le gentil européen. Lui qui avait dit qu’il ferait reculer l’extrême droite en France l’a fait progresser de 10 points en cinq ans si on additionne Le Pen, Zemmour et Dupont-Aignan. C’est tout de même un formidable échec et une terrible impression de duplicité qui prend au piège des millions d’électeurs sincères privés une fois encore de la possibilité d’exprimer un véritable choix. Voter Emmanuel Macron sans voter « pour » Emmanuel Macron, telle est la question qui les attendent le dimanche 24 avril dans l’isoloir. Et il n’y a qu’une seule bonne réponse.

EELV: Sandrine Rousseau joue les mouches à merde chez les écolos

EELV: Sandrine Rousseau joue les mouches à merde chez les écolos

 

Il est clair que Sandrine Rousseau a mal digéré d’avoir perdu les primaires chez les écolos. Sans doute pourquoi elle multiplie les peaux de banane sous les pieds de Yannick Jadot. Ce dernier s’est opposé à la proposition de Taubira pour organiser une « primaire populaire de la gauche ». L’occasion saisie par Sandrine Rousseau pour rejoindre l’idée de Taubira qui consiste en fait non pas à réunir la gauche mais la diviser encore davantage avec une candidature supplémentaire.

Sandrine Rousseau se moque  sans doute pas mal de l’union de la gauche voir même de l’avenir d’Europe écologie les Verts. Elle sert surtout les intérêts gauchistes du wokisme  tout autant que ses propres intérêts.

Yannick Jadot a maintes fois répété qu’il ne souhaitait pas participer à la primaire de la gauche proposée début décembre par la candidate socialiste, Anne Hidalgo. Chez les Verts, la pression continue malgré tout de monter pour un rassemblement de ce camp. «On ne peut pas continuer en ordre dispersé de cette manière-là, il nous faut une équipe», a considéré Sandrine Rousseau ce mardi matin sur France Inter.À matière de solidarité, cela ressemble surtout un joli croche-pied

ans cette primaire». Et de finir par un conseil particulièrement casse-gueule :«Je dis à Yannick : Vas-y, passe des coups de fil, et mettons-nous autour d’une table pour trouver la solution pour faire  équipe”».Sandrine Rousseau voudrait démontrer l’inutilité de la candidature de son leader qu’elle ne s’y prendrait pas autrement

 

Mali : là aussi, Poutine joue les mouches à merde

Mali : là aussi, Poutine joue les mouches à merde 

Il est clair que la Russie n’est plus la grande puissance que représentait l’union soviétique. Poutine cultive c ependant la nostalgie du passé avec une politique internationale qui multiplie des interventions un peu partout y compris de manière marginale mais toujours nuisible.

 C’est aussi le cas au Sahel ou Poutine est particulièrement heureux d’alimenter l’opinion anti française. Il y a de ce point de vue une grande différence entre la politique chinoise et la politique russe. Les Chinois s’intéressent essentiellement à l’économie et prennent des participations où s’attribunte purement et simplement les richesses de pays en voie de développement alors que les Russes ne sont là que pour ajouter du désordre au désordre sans vraiment de perspectives géostratégiques claires.

Bref le dictateur Poutine joue surtout les mouches à merde un peu partout.

Les mercenaires russes de la sulfureuse société paramilitaire Wagner ont entamé leur déploiement au Mali, avec l’aide de Moscou, dénoncent jeudi 23 décembre une quinzaine de puissances occidentales impliquées dans la lutte antidjihadiste dans ce pays, dans un communiqué commun.

«Nous (…) condamnons fermement le déploiement de mercenaires sur le territoire malien», soulignent d’une voix ces pays dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Canada, en dénonçant «l’implication du gouvernement de la Fédération de Russie dans la fourniture d’un soutien matériel au déploiement du groupe Wagner au Mali».

Édouard Philippe: joue les mouches à « M » avec son parti « Horizons »

Édouard Philippe: joue les mouches à « M » avec son parti « Horizons »

 

Première observation, l’ancien énarque ne s’est pas trop fatigué pour trouver le nom de son parti qu’il aurait pu appeler tout autant « avenir ».Un pied dedans, un pied dehors tel sera sans doute la vocation du parti virtuel d’Édouard Philipe intitulé « horizons ». Un parti qu’il aurait pu appeler « horizons 2027″ voire plus si affinités en 2022 . Un parti en fait exclusivement destiné à préparer la candidature de l’ancien premier ministre à l’élection présidentielle. Une attitude qui agace bien sûr l’opposition notamment les républicains mais aussi le partis « en marche ».

Avec ce parti, les forces présidentielles seront encore un peu davantage balkanisées. 

Ce n’est désormais un secret pour personne d’Édouard Philippe à entretenu des relations détestables avec Emmanuel Macon à la fin de son mandat de premier ministre. Du coup Édouard Philipe se pose en recours pour le cas où ! L’ancien premier ministre suit un peu l’exemple d’Alain Juppé, l’éternel recours qui a toujours échoué.

  • On ne peut être que dubitatif face aux propos de l’ancien premier ministre qui tente d’expliquer sa démarche dans le Figaro. Interview

Après avoir annoncé votre soutien «complet» à Emmanuel Macron, vous avez lancé début octobre votre parti, Horizons. Quelle est la prochaine étape?

Édouard PHILIPPE. - Depuis l’annonce de la création d’Horizons, au Havre, j’ai beaucoup travaillé avec ceux qui m’ont rejoint – maires, parlementaires, amis. J’ai reçu de très nombreuses manifestations d’intérêt: il y a une attente. Nous lançons désormais notre campagne d’adhésions. Depuis lundi, les Français peuvent rejoindre cette aventure collective.

Souhaitez-vous bâtir un parti d’élus?

Non, Horizons est un parti politique et pas un simple club d’élus. Même si je tiens à accorder une place particulière aux maires, car je crois indispensable qu’ils participent de façon plus intense au débat public national. Mais Horizons a vocation à travailler sur le fond, à former des équipes.
Et à jouer d’une certaine manière les mouches à « M »pour faciliter un jour la candidature de l’ancien premier ministre à l’élection présidentielle

 

Sondage présidentielle : rien n’est joué pour 70 % des Français

Sondage présidentielle : rien n’est joué pour 70 % des Français

Alors que les médias ne cessent d’affirmer que le président de la république, Emmanuel Macron est certain de l’emporter au second tour aux présidentielles de 2022, les Français sont un peu plus dubitatif et considère à 70 % que rien n’est encore joué.

 

Pour preuve sans doute, l’émergence complètement imprévisible d’un Zemmour qui pourrait bien être qualifié pour le second tour. Ceci étant, des événements imprévisibles sont encore susceptibles de se produire ici les présidentielles et de changer encore la donnent électorale. Cela d’autant plus que globalement les Français ne sont guère satisfaits de l’offre politique complètement éclatée, peu inspirée et peu mobilisatrice..Selon une enquête Kantar Public pour L’Hémicycle et Epoka, 96% des Français sont déterminés à aller voter à la prochaine élection présidentielle. Cependant, ils sont 85% à penser que la campagne électorale donne trop de place aux candidats, au détriment des programmes.

Sondage Présidentielle 2022 : rien n’est joué pour la qualification au deuxième tour

Sondage Présidentielle 2022 : rien n’est joué pour la qualification au deuxième tour

Selon le dernier sondage Ifop Fiducial pour Le Figaro et LCI réalisé auprès d’un échantillon de 5000 personnes, rien n’est joué pour la qualification au deuxième tour ou la bataille fait rage entre Le Pen, Zemmour et Bertrand. Pour l’instant, macro domine avec autour de 25 % et ses trois autres principaux concurrents totalisent chacun 15 à 18 %.

Des certitudes toutefois, la gauche semble définitivement hors-jeu avec un total à peine de 25 % et en plus complètement divisée.

C’est une véritable victoire idéologique de la droite et de la droite extrême», juge Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’Ifop qui constate la dynamique Zemmour

 » La dynamique est clairement de son côté, il est en train de devenir l’attrape-tout de la droite et de la droite extrême.

Macron joue super toubib pour les plus de 80 ans

Macron joue super toubib pour les plus de 80 ans

 

 En dépit des critiques de l’agence européenne de santé, Macron persiste dans son intention de lancer une campagne de vaccination pour les personnes âgées avec une troisième dose dès la fin de l’année. Macron qui ne doute pas de ses compétences de scientifiques s’engage dans une voie démagogique particulièrement inquiétante. Plus l’élection présidentielle va se rapprocher et plus Macron risque de jouer les aventuriers médicaux. Pour récupérer quelques voix il sera prêt à promettre tout et n’importe quoi.

Le pire évidemment c’est que certains scientifiques en quête de reconnaissance et qui mange dans la gamelle politique soutiennent de façon très ambiguë la position du président de la république. Ainsi, Olivier Guérin, gériatre au CHU de Nice et membre du Conseil scientifique avait rédigé le rapport rendu au Président début juillet sur cette troisième dose. « Il est important d’utiliser le terme de rappel car le schéma vaccinal classique comporte toujours bien deux doses, explique-t-il. Certaines personnes avec des pathologies ou des traitements spécifiques en ont déjà reçu une troisième. Ce qui est en jeu aujourd’hui c’est un rappel pour les plus de 80 ans qui sont aussi ceux à avoir été vaccinés les premiers, dès le mois de janvier».

Le type de déclaration tordue qui s’accommode de la tambouille politique avec les nécessités sanitaires. Il est en effet évident que ceux qui ont été vaccinés dès janvier mériteront une troisième dose un an après. Mais c’est autre chose que de prévoir des maintenant une troisième dose générale tous les plus de 80 ans dont certains n’ont été vaccinés qu’en avril mai ……ou pas du tout.

Présidentielle 2022 : rien n’est joué

Présidentielle  2022 : rien n’est joué

Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP,  il y a une contradiction entre le fait que la crise sanitaire est très largement contestée dans sa gestion à hauteur des deux tiers de l’opinion tandis que le soutien économique et social est, lui, davantage apprécié. À cela s’ajoute quand même des inquiétudes pour l’avenir économique et les questions d’insécurité.

 

En fait,  le pays a connu un environnement économique, social, sanitaire particulièrement perturbé depuis plus d’un an et personne n’y était vraiment préparé. Les conséquences de cette conjoncture socio-économique sont loin d’être terminées par exemple en terme de croissance et l’emploi.

 

Au plan sanitaire, la critique est plus générale car marquée par les hésitations et les contradictions permanentes d’une politique de stop and Go. Le dernier exemple concerne la région parisienne qui comparée à d’autres zones également en alerte a été préservée de confinement. Du coup, la situation sanitaire s’est aggravée et la décision de confinement qui devrait intervenir sera encore beaucoup plus sévère. Une situation d’ailleurs que nombres de provinciaux ont un peu de mal à comprendre.

 

Il est difficile de faire des pronostics pour les présidentielles d’autant que l’offre politique encore loin d’être claire. Ce qui paraît nouveau ,c’est que le reflexe du front républicain est en train de perdre sérieusement de son poids à gauche et permet à Marine Lepen  d’envisager une hypothèse de victoire.

 

D’ici les élections présidentielles bien des événements peuvent encore se passer dans le domaine économique, politique ,sanitaire ou de la sécurité

 

De ce dernier point de vue , les drames survenus ces derniers temps et largement médiatisés témoignent du pourrissement de la situation dans les quartiers et particulièrement chez les très jeunes qui n’hésitent pas à s’entre-tuer.

 

Sur ce terrain la réponse de Macron paraît particulièrement molle et pourrait constituer un handicap majeur pour sa réélection.

 

C’est le talon d’Achille pour Emmanuel Macron». À treize mois du scrutin, «l’incertitude est très forte, rien ne nous dit que la finale Macron-Le Pen sera annoncée, l’offre électorale n’est même pas connue», martèle le directeur de l’IFOP. «Il peut se passer encore beaucoup de choses», conclut-il.

TRUMP joue AU GOLF à l’annonce de la victoire de Biden

TRUMP joue  AU GOLF à l’annonce de la victoire de Biden

 

Il y a évidemment quelque chose de surréaliste dans les réactions de Donal Trump complètement imprévisible dans tous les domaines qu’il s’agisse de l’économie, des relations internationales ou encore de la crise sanitaire. Par exemple sur ce dernier terrain,  il a longtemps contesté la réalité de la pandémie avant d’en être lui-même victime. Du coup, la crise sanitaire affecte de manière assez considérable les États-Unis (comme la France d’ailleurs).

 

Trump n’a pas hésité à annoncer qu’un vaccin serait opérationnel avant les élections présidentielles comme si les milieux politiques pouvaient être garants du calendrier des  avancées scientifiques. De la même manière, il avait annoncé la création d’un mur avec le Mexique pour stopper l’immigration. Un mur jamais construit en tout cas seulement de façon très partielle et qui  n’a rien empêché. Pourtant trump a affirmé que cet ouvrage avait permis de stopper non seulement les migrations mais aussi le virus !

 

Ses grandes déclarations concernant la Chine n’ont pas produit les effets escomptés si l’on tient compte de l’augmentation à nouveau de l’excédent commercial chinois en hausse  de 20 % encore cette année, un record ! Et pour cause sans doute, les États-Unis eux-mêmes qui ont délocalisé leur industrie.

 

Au plan politique international, 30 n’a cessé de procéder par provocation complètement contradictoire. Au plan interne , il s’est discrédité. Pour preuve au moment le plus crucial des élections, Trump a choisi d’aller jouer au golf alors que se  jouait le résultat de la présidentielle. Contrairement à ce qu’avancent nombre de commentateurs, le trumpisme ne s’est pas implanté dans la société. Certes l’opposition républicaine est importante, le populisme aussi mais Trump  sera rapidement rattrapé par ses choix stratégiques et même par ses opérations personnelles douteuses. En clair il pourrait a fait avoir à faire rapidement à la justice.

 

Veolia Suez : le fonds activiste français Ciam joue la mouche du coche

Veolia Suez : le fonds activiste français Ciam joue la mouche du coche

 

 

Le fonds activiste français qui ne détient une participation inférieure à 1 % au capital de Suez joue un rôle assez trouble au service de Veolia en réclamant une assemblée générale de Suez. Le projet est de virer tous les administrateurs de Suez et de favoriser l’absorption de cette entreprise par Veolia.

Bref une initiative en gros sabots fournis sans doute par Veolia et qui va encore contribuer à jeter encore un peu plus d’incertitude sur l’avenir des deux entreprises et leur champ d’activité. “Nous sommes en ordre de marche pour demander au tribunal de commerce de Nanterre la convocation d’une assemblée générale extraordinaire de Suez qui pourrait se tenir d’ici fin janvier”, a déclaré au quotidien la PDG et cofondatrice de CIAM, Catherine Berjal.

“La création d’une fondation aux Pays-Bas pour rendre incessible Suez Eau France est un acte inadmissible. Cette fondation destinée à empêcher l’OPA de Veolia est contraire à l’intérêt social de Suez et de ses actionnaires”, a-t-elle ajouté, estimant qu’il “ne sera pas difficile” de réunir d’autres minoritaires pour constituer un bloc représentant au moins 5% de Suez et pouvoir demander en justice la tenue d’une AG extraordinaire.

Dans le cadre de cette assemblée générale, CIAM soumettrait aux actionnaires des résolutions pour démettre tous les administrateurs de Suez à l’exception des deux représentants des salariés. Une opération qui a peu de chances d’aboutir mais qui a moins l’intérêt de faire parler du fonds spéculatif Ciam mais aussi des risques que prend ce fonds vis-à-vis de ses propres actionnaires.

Veolia joue dangereusement les pompiers pyromanes du secteur

Veolia joue dangereusement  les pompiers pyromanes du secteur

Le patron de Veolia réitère sa volonté de prendre le contrôle de Suez en lançant une OPA sur son concurrent. Pour faire semblant de satisfaire le gouvernement qui incite à la concertation entre les deux groupes, le patron de Veolia propose tout simplement d’absorber Suez. Pire il justifie sa stratégie en considérant que Suez fait obstacle à cette OPA. Ce que demande en fait le patron de Veolia c’est le suicide de Suez, une curieuse manière de coopérer.

Le problème c’est que Veolia ne cesse de jeter de lui sur le feu dans ce secteur, de créer le doute chez les clients des deux opérateurs de services publics. Pour  l’eau comme d’ailleurs pour d’autres services,  on ne sait pas exactement ce que pourrait être le champ d’activité de Veolia comme de Suez. Certaines collectivités françaises mais aussi étrangères pourraient alors être tentées de recourir à d’autres opérateurs. On voit mal par exemple des collectivités locales se sentir très rassurées par le transfert de l’activité de l’eau par exemple à un fonds d’investissement qui n’a aucune compétence technique et dont l’objet est surtout de tirer rapidement des profits de ses investissements alors que l’engagement et la gestion de ce secteur doit s’inscrire sur le long terme.

D’une certaine manière Veolia joue donc les pompiers pyromanes et l’incendie provoquée chez Suez pourrait bien contaminer Veolia surtout à un moment ou des collectivités locales du fait de la crise sanitaire et économique devront tenir compte de la réduction de leurs ressources pour financer les services publics.

Les « péripéties » qui semblent s’opposer à son projet d’acquisition de Suez n’affectent donc en rien la détermination de Veolia. Le leader mondial du traitement de l’eau et des déchets veut au contraire accélérer son offensive sur son rival, en accroissant sa pression sur Suez sur plusieurs fronts, a annoncé son PDG Antoine Frérot mardi.

Pour faire plier Suez, dont le conseil d’administration et le conseil social et économique (CSE) s’opposent farouchement à la fusion, considérée comme « funeste », Veolia renforce sa pression sur les actionnaires de sa cible.

Le groupe s’engage désormais  »à déposer une offre publique d’acquisition au prix de 18 euros par action (coupon attaché) pour l’ensemble du capital de Suez dès que le conseil d’administration de Suez aura émis un avis favorable sur ce projet et aura désactivé le dispositif visant à organiser l’inaliénabilité de l’activité de l’eau en France », a-t-il déclaré  par communiqué.

 

Une telle décision du conseil d’administration est donc désormais « la seule chose qui s’oppose à une OPA », sécurisant l’offre comme son prix, a souligné maître Pierre-Yves Chabert, avocat de Veolia. Il a ajouté que cette décision devra être matérialisée par la conclusion d’un « accord de rapprochement » contenant des engagements précis, incluant la non cession d’actifs stratégiques.

 

«Affaibli par le coronavirus, Boris Johnson joue la montre sur le <brexit »

«Affaibli par le  coronavirus, Boris Johnson joue la montre sur le <brexit »

Lord Peter Ricketts est l’ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Fra nce (2012 à 2016). Au titre de membre non-politique (cross bench), comme tous les anciens hauts fonctionnaires britanniques et personnalités civiles, il siège aujourd’hui à la Chambre des Lords notamment à la commission des affaires européennes. (interview l’Opinion)

Comment analysez-vous le blocage actuel des négociations post-Brexit ?

Il y a des niveaux de détails très différents entre les deux parties. Le texte de négociation de la Commission européenne est très précis et très clair comparé au texte britannique. Celui-ci est très général, très incertain, car dessinant davantage une ambition que des détails pratiques. Je ne ressens pas de dynamique vers un accord, surtout pas du côté du Royaume-Uni. J’ai surtout l’impression que le gouvernement de Boris Johnson cherche à augmenter la pression sur les Européens, notamment en matière de timing, pour arracher de leur part des concessions sur les points de principe comme son refus de reconnaître la compétence de la Cour de justice européenne, la question des droits de l’Homme, etc. Pour l’instant, la position est de rester ferme sur les lignes rouges en espérant obliger l’Union européenne à bouger.

Que vous inspire cette tactique ?

J’ai beaucoup de doutes. J’ai le sentiment que du côté des brexiters, on fait le calcul que, même si le Royaume-Uni n’arrive pas à un accord à la fin de la période de transition, la crise de la Covid masquera l’impact économique supplémentaire d’un « no deal » et d’une sortie tumultueuse. Ce qui ne serait pas très responsable à mes yeux…

Le fait que l’Allemagne, plus présente économiquement en Grande-Bretagne et moins concernée par les questions de pêche, s’apprête à prendre la présidence du Conseil de l’Union européenne à compter du 1er juillet n’influe-t-il pas aussi sur l’attitude de Boris Johnson?

L’histoire montre que les Britanniques ont tendance à surestimer la capacité de Mme Merkel à trouver une solution plus profitable pour eux. Cela s’est produit par le passé, cela n’a pas toujours marché. Le gouvernement essaie surtout de retarder l’échéance au-delà du rendez-vous convenu du mois de juin, pour se retrouver en octobre à la dernière minute sous la présidence allemande, dans l’espoir de gagner plus de flexibilité du côté des Européens et d’arriver à un accord le plus avantageux possible. Cela fait aussi partie du calcul.

«Ce qui me préoccupe beaucoup, ce sont les questions sécuritaires et de coopération judiciaire. Si on ne négocie pas un accord détaillé pour avoir accès aux bases de données, aux systèmes d’information et d’alerte, à Europol, on va se retrouver exclu de tous ces instruments»

Cela signifierait que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, maintiendrait son refus prévisible de demander, à la date du 1er juillet, une prolongation des négociations…

Je le présume : il n’y a aucun signe qui prouve un changement de position. Je ne m’attends pas à ce que soit demandée une prolongation des négociations. C’est ce que devrait dire Boris Johnson à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et à Charles Michel, le président du Conseil européen, lors de sa prochaine visite à Bruxelles. C’est un rendez-vous de haut niveau qui était convenu depuis longtemps afin de faire le point sur les négociations et de décider ou non de la prolongation de la période de transition. A priori, pour Londres, il n’est pas question de continuer les discussions au-delà du délai prévu. L’idée serait donc de se retrouver en octobre pour un rendez-vous de dernière minute dans l’espoir d’arracher des concessions. C’est d’ailleurs l’inverse qui pourrait se passer ! On a vu, l’an dernier, lors de la signature de l’accord de sortie, qu’un accord à l’arraché était possible avec des concessions considérables de la part de Boris Johnson – notamment sur le dossier nord-irlandais – tout en présentant cela comme une victoire à l’opinion publique, via une communication très agressive. »

 

 

Brexit : Londres joue l’affrontement

Brexit : Londres joue  l’affrontement

 

Il est clair que la bataille sera très dure concernant l’élaboration des futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et Bruxelles. D’un côté, Londres voudrait pouvoir accéder quasi librement marcher européen notamment comme porte d’entrée principale des importations européennes mais sans les contraintes réglementaires notamment fiscales, sociales, environnementales. De son côté, l’union européenne refuse ce statut particulier qui donnerait les avantages de l’union européenne sans en avoir les inconvénients. Le président de la république française a douté que les négociations puissent aboutir comme prévu et  qu’il ne sera sans doute pas possible de se mettre d’accord ici un an. À l’inverse, la Grande-Bretagne affirme que tout doit être bouclé en six mois sinon qu’elle reprendra sa liberté. Bien entendu pour l’instant on est dans une période d’affrontement diplomatique mais il paraît peu vraisemblable qu’il soit possible de donner au Royaume-Uni le même statut que dans l’accord avec le Canada. Cela en raison de la proximité de la Grande-Bretagne avec l’union européenne et de ses liens économiques relativement serrés

Dans le calendrier tel que défini par le mandat de négociation britannique, Londres et Bruxelles auraient jusqu’à juin pour parvenir à l’”esquisse sommaire d’un accord”, lequel serait finalisé d’ici septembre. A défaut, le Royaume-Uni est disposé à passer à des relations largement fondées sur les règles générales de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Londres comme Bruxelles affichent leur volonté de conclure un accord d’ici le 31 décembre de sorte que les échanges commerciaux soient le moins pénalisés, même s’il y aura nécessairement des contrôles supplémentaires, et que les arrangements sur des domaines particuliers comme l’aviation puissent s’appliquer sans accrocs.

Mais alors que les premières négociations sur l’après-transition doivent débuter lundi à Bruxelles, les deux camps ne se sont même pas accordés sur le format de ces discussions.

Les Européens, qui s’attendent à des négociations “très difficiles”, ont prévenu cette semaine qu’elles seraient vouées à l’échec si Londres ne prend pas les mesures nécessaires pour sécuriser son unique et nouvelle frontière terrestre avec l’UE, qui sépare l’île d’Irlande. Bruxelles affirme que les Britanniques s’y sont engagés.

On sait depuis des mois que l’une des difficultés majeures de la négociation portera sur le respect de règles du jeu équitables que Bruxelles réclame pour éviter tout déséquilibre concurrentiel en matière de normes environnementales, de droit du travail ou de subventions publiques.

Les Européens veulent que les Britanniques s’engagent juridiquement à respecter ces règles. Londres réplique que ce n’est pas nécessaire puisque le Royaume-Uni est précisément en train de reprendre le contrôle de sa législation et ajoute que ce respect des règles ne figure pas dans d’autres accords commerciaux conclus par l’UE avec des pays tiers.

La pêche pourrait aussi poser de gros problèmes. “Nous ne lierons pas l’accès à nos eaux de pêche à l’accès aux marchés européens”, a prévenu Michael Gove. Le mandat confié aux négociateurs souligne que le Royaume-Uni est un “Etat côtier indépendant” et réclame un accord séparé sur la pêche avec révision annuelle des quotas autorisés de prises.

En matière de défense aussi, la négociation s’annonce serrée. Puissance nucléaire disposant d’un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies et bénéficiant d’une coopération particulière avec le renseignement américain via le réseau d’espionnage Five Eyes, la Grande-Bretagne était un pilier de la défense européenne.

Et Londres sait combien les Européens souhaitent conclure un traité de défense et de sécurité. “La Grande-Bretagne identifie correctement ce sujet comme étant dans notre intérêt et elle se fait désirer”, souligne un diplomate européen à Bruxelles.

A l’inverse, les Britanniques, soucieux de préserver les intérêts de la City de Londres, réclament des obligations “juridiquement contraignantes” en terme d’accès durable au marché financier européen quand les Européens ne parlent à ce stade que d’une coopération “volontaire”.

GB: Johnson augmente le salaire minimum de 6,2% et joue la baisse de la livre

GB: Johnson augmente le salaire minimum de 6,2% et joue la baisse de la livre

Un gros coup de pouce au SMIC britannique de 6,2 % décidés par Boris Johnson qui n’est pas sans arrière-pensée politique. De quoi satisfaire les milieux populaires et d’enfoncer un parti travailliste déjà mal en point. Le problème c’est que cela risque d’affecter sérieusement la compétitivité et de peser sur la monnaie. Justement ce que souhaite Boris  Johnson sans le dire: obtenir une forte dévaluation de la livre pour favoriser la compétitivité à terme. Une sorte de fuite en avant qui consiste à s’affranchir de toute contrainte budgétaire, d’investir,  de relever les salaires et  provoquer  un choc de dévaluation compétitive. Le gouvernement britannique mené par Boris Johnson a en effet  annoncé mardi une forte hausse du salaire minimum à partir d’avril, après sa large victoire électorale remportée grâce à de fortes progressions dans les régions défavorisées favorables au Brexit, une annonce qui suscite l’inquiétude du patronat.

Le salaire minimum pour les employés de plus de 25 ans va augmenter de 6,2% au 1er avril pour passer à 8,72 livres de l’heure, a indiqué le Trésor. Cela constitue «la plus forte augmentation en valeur» depuis la création en 2016 du salaire minimum sous sa forme actuelle, touché par 2,8 millions de Britanniques, a insisté Boris Johnson, cité dans un communiqué.

La hausse annoncée représente quatre fois le taux annuel d’inflation de novembre (1,5%). Elle intervient alors que le pouvoir d’achat a été mis sous pression par l’accélération de la hausse des prix après le référendum du Brexit en 2016, qui a pesé sur la monnaie britannique. La tendance s’est modérée ces derniers mois. Cette annonce intervient moins de trois semaines après les élections législatives au Royaume-Uni qui ont abouti à la plus forte majorité parlementaire pour les conservateurs depuis Margaret Thatcher dans les années 1980.

Le parti de Boris Johnson a ravi des sièges détenus depuis des décennies par les travaillistes dans le centre et le nord de l’Angleterre, dans des régions autrefois ouvrières et défavorisées, très majoritairement favorables au Brexit. Soucieux de faire oublier l’austérité appliquée par son parti depuis 10 ans et face à un Labour très à gauche, le Premier ministre a promis en campagne d’importantes dépenses dans les services publics de santé et la police, des investissements dans les infrastructures et des gestes pour les plus démunis. L’annonce de mardi a été critiquée par les Chambres de commerce britanniques, leur co-directrice générale Hannah Essex s’inquiétant d’une mesure qui va peser sur les finances des entreprises à «une période de grande incertitude économique» et appelant le gouvernement à en compenser le coût.

 

Brexit: Boris Johnson joue au poker menteur

Brexit: Boris Johnson joue au poker menteur

 

Alors que les négociations sont pratiquement toujours au point mort entre Boris Johnson et l’union européenne, le Premier ministre britannique ne cesse de claironner qu’il est en capacité d’arracher un nouvel accord et qu’il ne demandera jamais un report de la date du Brexit. Il s’agit évidemment de la part de Boris Johnson d’un poker menteur pour se positionner favorablement dans l’électorat britannique. Il veut faire porter le chapeau de l’échec des négociations à l’union européenne, montrer qu’il est le meilleur défenseur des intérêts du Royaume-Uni et provoquer des élections internes qui lui permettent de disposer d’une majorité qui aujourd’hui lui fait défaut. Le problème c’est que juridiquement et politiquement Boris Johnson est ficelé par son parlement (actuellement mis en congé !).

Il ne peut pas décider d’un Brexit  dur sans accord et ne peut pas non plus pour l’instant décider de nouvelles élections. Bref pour l’instant Boris Johnson fait surtout du Trump avec des déclarations un peu surréalistes. Pourtant pour l’union économique estime Londres n’a pas encore proposé de solution satisfaisante pour un nouvel accord sur le Brexit, a annoncé lundi la Commission à l’issue d’une rencontre entre le président de l’exécutif européen Jean-Claude Juncker et le Premier ministre britannique Boris Johnson à Luxembourg.

« Le président Juncker a rappelé qu’il était de la responsabilité du Royaume-Uni d’apporter des solutions juridiquement opérationnelles qui soient compatibles avec l’accord de retrait », a indiqué la Commission dans un communiqué.

« Le président Juncker a souligné la disposition de la Commission à examiner si de telles propositions remplissent les objectifs du backstop (filet de sécurité irlandais, NDLR). De telles propositions n’ont pas encore été faites ».

De son côté, le Premier ministre britannique a à nouveau affirmé qu’il n’y aurait pas de report du Brexit et que son pays sortirait bien de l’Union européenne le 31 octobre prochain. 

Loi «anticasseurs» : Macron joue le rôle de la majorité et de l’opposition

Loi «anticasseurs» : Macron joue le rôle de la majorité et de l’opposition

 

Macron avait déjà joué sur le registre ni droite ni gauche maintenant avec la loi anticasseurs il s’est essaye dans la posture ni majorité, ni opposition. Une situation assez inédite. En fait la loi anticasseurs émane évidemment de la majorité avec l’aval du gouvernement. Paradoxalement c’est macron qui saisit le conseil constitutionnel pour vérifier la fiabilité juridique du texte. Macron se met ainsi en position de ramasser la mise pour le cas où le conseil constitutionnel serait amené à rejeter certaines parties du texte comme par exemple la disposition très controversée d’arrestation préalable des manifestants. En fait, Macron coupe un peu l’air sous le pied de l’opposition qui elle aussi en appelle au conseil constitutionnel. Un conseil dit de sages qui est en fait est  un organe très politisé et qui recycle d’anciens responsables politiquement très marqués comme on l’a vu avec l’entrée récente de Juppé, aussi la présence d’ancien présidents de la république. Bref une caractéristique très française puisque dans la plupart des pays européens,  le conseil constitutionnel ou son équivalent est essentiellement composé de juristes. En France aucune exigence n’est posée en matière de connaissances juridiques et on n’y place des politiques nommées par le président de la république, par le président du Sénat et par le président de l’assemblée nationale. En fait, un conseil constitutionnel pas très indépendant et juridiquement pas très compétent. Mais la république se donne ainsi l’illusion d’un organe suprême disposant d’une autorité quasi divine. Bref un appendice original assez conforme à cette monarchie républicaine.  Macron donc a finalement décidé de saisir le Conseil constitutionnel, comme l’a indiqué lundi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Un moyen pour le président de rassurer et ressouder sa majorité. L’initiative, de ce côté, est d’ailleurs saluée. «Le président est dans son rôle», affirme au Figaro François Patriat, président du groupe LREM au Sénat. «En matière de liberté publique, Emmanuel Macron a raison de se poser en questionneur». «C’est une excellente décision», renchérit Philippe Bas président LR de la Commission des lois du Sénat. «Je m’étais déjà interrogé sur ce texte, car l’Assemblée est allée assez loin, en particulier dans ses ajouts à l’article 2», poursuit-il.

Pour Bruno Retailleau, invité de Sud Radio, cette attitude traduit «un manque de confiance vis-à-vis de son premier ministre et de son gouvernement». «Il en appelle au Conseil constitutionnel pour que ce dernier tranche contre ce qu’a décidé son gouvernement et sa propre majorité, les bras m’en tombent!», s’étouffe-t-il. «On se demande bien à quoi il joue», tempête quant à lui le sénateur LR de Moselle François Grosdidier, sur France Inter. «Il interfère dans le processus législatif, c’est inhabituel. Et sur le plan politique, ça brouille totalement le message de fermeté. Il fait un pas à droite, un pas à gauche…».  À gauche, en revanche, on pointe du doigt, une volonté de «court-circuiter» l’opposition, qui avait déjà dévoilé son intention de saisir le Conseil constitutionnel. «Emmanuel Macron savait que la gauche en avait l’intention, analyse-t-on au Sénat. «Cela relativise son initiative…» Pour Luc Carvounas, député PS du Val-de-Marne, le président cherche à «noyer le poisson après les récentes déclarations inquiètes du conseil de l’Europe et de l’ONU sur les manifestations et leurs débordements». «Le Conseil constitutionnel vient d’être renouvelé, continue la parlementaire. Je serais étonné que le nouveau Conseil constitutionnel pose un avis négatif à l’égard de la politique du président comme premier acte».

Brexit : le gouvernement britannique joue la montre

Brexit : le gouvernement britannique joue la montre

Le conflit entre les autorités britanniques et Bruxelles demeurent. Du côté britannique,  on se refuse à une rupture avec l’union européenne qui entraînerait le paiement de sa dette (40 milliards pour le Royaume-Uni mais une estimation de 60 à 100 milliards pour Bruxelles). Pour Londres,   de questions fondamentales sont liés la dette du Royaume-Uni et doivent êtres  associées au résultat des négociations commerciales concernant les futurs échanges entre les deux zones économiques. Pour Bruxelles,  ces deux  questions doivent  être dissociées : le Royaume-Uni doit payer le prix de sa rupture avec l’union économique et ensuite seulement peuvent être engagé des négociations commerciales. Reste aussi la question de la libre circulation des citoyens européens. La négociation pour l’instant s’enlise dans les atermoiements de Londres qui finalement s’accommoderait bien d’une période de transition pour jouer sur les deux tableaux ; à savoir  retarder le paiement de la dette tout en continuant à  bénéficier  le plus longtemps possible des conditions actuelles d’échange commercial entre les deux zones. Le gouvernement de Theresa May doit présenter cette semaine cinq nouvelles propositions pour dessiner les futurs liens entre Londres et Bruxelles, y compris concernant la manière de résoudre d’éventuels conflits sans  »une compétence directe de la Cour de justice de l’Union européenne » (CEJ), a déclaré David Davis, ministre britannique du Brexit. Ce dernier a demandé à l’Union européenne de faire preuve de souplesse en vue de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. « Je crois fortement que les premiers tours de table ont déjà démontré que de nombreuses questions liées à notre retrait étaient inextricablement liées avec nos futures relations », explique-t-il dans le Sunday Times. « Les deux camps doivent avancer rapidement vers la négociation sur notre futur partenariat et nous souhaitons que cela ait lieu après le Conseil européen en octobre », ajoute-t-il. Les Européens continuent de faire valoir qu’ils souhaitent que des « progrès suffisants » soient accomplis dans la première phase des pourparlers sur les droits des expatriés, les frontières avec l’Irlande et la compensation financière attendue de Londres avant d’aborder le problème des relations à venir. Les dirigeants britanniques font, eux, valoir que la question de la frontière avec l’Irlande et celle des droits dus par Londres ne peuvent pas être réglées tant que ne sont pas discutés les termes des futures relations.

Marine Le Pen joue de la « Trumpette »

Marine Le Pen joue de la « Trumpette »

 

Pas étonnant que Marine Le Pen  manifeste une telle admiration à l’égard de Donald Trump. Elle emploie la même méthode : « plus c’est gros, plus ça passe ». En outre la grossièreté rivalise avec la vulgarité, la démagogie avec le mensonge. Ce sont aussi les mêmes les attaques contre les médias, la justice et aussi le système. Un système dont ils sont pourtant issus en tant que millionnaire et milliardaire. En vérité de curieux candidats du peuple, sans doute le peuple des attardés, des réactionnaires  aussi des xénophobes. D’une certaine manière avec Marine Le Pen, c’est bien  le triomphe de l’ignorance et  du racisme. La conséquence d’une incompréhension totale des mutations en cours très complexe qui affectent  les domaines économiques, sociaux, technologiques et environnementaux. Du coup par paresse autant que par ignorance, nombre de Français adhèrent à l’analyse simpliste et caricaturale de Marine Le Pen qui promet tout à tout le monde. Une sorte de cocktail de mesures d’extrême-gauche, de socialisme, d’étatisme, de nationalisme et de xénophobie. Un breuvage imbuvable et mortifère mais qui plaît à une partie des électeurs qui font l’impasse sur l’analyse économique et les contradictions d’un programme qui conduira à la ruine du pays. Pas étonnant une étude du groupe Allianz a démontré que les Français occupaient la 19e place en Europe en matière de connaissances économiques et financières, y compris d’ailleurs pour la gestion de leurs finances personnelles. C’est d’ailleurs le drame de ce pays dans lequel les élus  politiques entretiennent des relations ésotériques avec l’économie. Et pour cause,  la plupart sont des professionnels de la politique et ignorent tout des réalités du monde de la production. D’une certaine manière ces politiques sont aussi à l’image d’une partie de l’électorat qui depuis 35 ans prête une oreille attentive aux promesses les plus illusoires. Rappelons-nous de l’époque Mitterrand qui a voulu faire une politique de relance par la demande et qui rapidement confrontée aux réalités a été contraint d’engager une politique d’austérité au bout de deux ans. Même chose pour les présidents qui ont suivi. Mais les contradictions et l’inefficacité de la droite comme de la gauche ne sauraient  cependant justifier le suicide économique vers lequel se précipitent certains Français avec le vote pour Marine Le Pen. Marine Le Pen est en effet toujours largement en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle et son retard par rapport à ses principaux concurrents pour le second tour diminue, Pour l’instant rien n’affecte l’électorat de Marine Le Pen, ni les affaires du Front national, ni les mensonges, ni les risques de suicide économique et social du pays. Cet électorat est malheureusement borné et Marine Le Pen comme Trump peut instrumentaliser à sa guise les peurs et la stupidité de partisans aveugles, sourds et primaires pour la plupart.

Emploi : Gattaz joue les Cassandre

Emploi : Gattaz joue les Cassandre  

 

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la politique de communication de Gattaz président  du Medef est pour le moins contradictoire. Il y a encore peu de temps il promettait la création d’un million d’emplois contre des allégements fiscaux dont certains ont été obtenus dans le cadre du CIC.E. et du pacte de responsabilité. Gattaz a ensuite milité pour une modernisation du droit du travail. Loi du travail qu’officiellement il rejette aujourd’hui considérant qu’elle n’apporte pratiquement rien et qu’elle ne créera pas d’emplois. Une position finalement assez proche de celle des frondeurs ou de la CGT. Le président du Medef revient en dans Le Parisien sur les conséquences sur l’emploi du projet de loi Travail. Le patron des patrons douche les espoirs de voir le nombre de demandeurs d’emploi reculer considérablement. Dans un entretien au Parisien de ce jeudi 7 juillet, en affirme que le texte ne créera pas d’emploi. Le gouvernement s’est complètement « loupé dans ce domaine », juge-t-il. Il est aussi irresponsable d’affirmer que cette loi  ne créera pas d’emplois que l’inverse. Il y a d’abord des problèmes méthodologiques liés à l’impossibilité d’évaluer sur la même période une mesure économique (comparaison d’une période avec loi travail et de la même période sans loi travail). Certes la loi travail ne constitue pas sans doute la martingale qui permettra de retrouver croissance et emploi pour plusieurs raisons. D’abord les décrets ne sont pas pour demain car il faudra attendre les dizaines et dizaines de textes d’application qui prendront effet entre 2017 et 2020. Ensuite il faudra aussi évaluer l’impact d’une modification de la décentralisation de la négociation sociale sur le dynamisme d’une entreprise. Un exercice difficile car la dynamique de développement d’une entreprise et souvent liée à plusieurs facteurs explicatifs. On comprend que le Medef souhaite encore davantage d’allégements fiscaux qui plombent la compétitivité mais la dialectique contradictoire du Medef ne contribue guère à une dynamique positive. D’une certaine manière le Medef adapte une stratégie assez comparable à celle de la CGT avec une posture d’opposant systématique. Une stratégie plus adaptée aux années 50 qu’au XXIe siècle. Pas étonnant que nombre d’entreprises surtout de PME ne se retrouve pas trop dans ce discours contradictoire et manichéen. Sans doute aussi une réaction épidermique vis-à-vis du compte de pénibilité juste et légitime mais à peu près impossible à mettre en œuvre au niveau d’une entreprise. De ce point de vue il aurait sans doute été préférable d’en confier la gestion à l’Etat en confiant l’individualisation de la pénibilité à la médecine du travail.

 

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