Archive pour le Tag 'européenne'

Politique-L’inexistence de la diplomatie européenne

Politique-L’inexistence de la diplomatie européenne

Après le fiasco de la visite de Josep Borrell à Moscou, le 5 février, la question se pose pour l’Union européenne de trouver une volonté politique et une vision stratégique commune face à la Russie ou la Chine. Par Jean-Pierre Stroobants correspondant du Monde à Bruxelles. (Extraits)

 

Analyse. 

 

En février 2020, Josep Borrell, le haut représentant (HR) de l’Union européenne (UE) pour la politique étrangère, insistait sur « l’urgence » de « trouver sa place dans un monde de plus en plus marqué par des politiques axées sur la force brute ». Celle que l’ancien ministre espagnol a rencontrée, le 5 février, lors de son voyage à Moscou, où le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a parfaitement incarné la force en question, en se moquant littéralement de lui et en refusant tout dialogue.

Estimant qu’il est temps, pour les Vingt-Sept, d’adapter leurs schémas afin d’« aborder le monde tel qu’il est, et non tel que nous aimerions qu’il soit », M. Borrell voulait, dans le cas présent, mieux comprendre l’état d’esprit de son hôte et protester contre le sort réservé à Alexeï Navalny. Un projet qui a échoué mais qui, surtout, ramène le camp européen à une position assez habituelle pour lui : l’expression unanime d’une condamnation, la division quant aux solutions politiques à trouver.

La France condamne l’attitude de la Russie mais veut maintenir un « canal de dialogue ». L’Allemagne condamne mais ne veut pas renoncer au projet de gazoduc Nord Stream 2. La Grèce et l’Italie ne veulent pas aller trop loin, mais la Pologne veut aller… plus loin. Quant à la Hongrie elle envoyait, cinq jours après la visite de M. Borrell, le chef de sa diplomatie à Moscou, où il n’a pas eu un mot pour Navalny mais a signé un contrat en vue de l’acquisition du vaccin Spoutnik V.

Outre qu’elle reste soumise à des intérêts particuliers, commerciaux, énergétiques ou, désormais, sanitaires, la relation avec la Russie reste surtout influencée par une appréciation totalement différente de la menace que représente, ou non, le régime de Vladimir Poutine.

Pas simple, dès lors, pour celui qui est censé incarner une diplomatie « commune », de proposer autre chose qu’un consensus sur un nouveau projet de sanctions, dont le principe devrait être approuvé le 22 février. C’est, en fait, le seul outil dont dispose un camp européen qui reste en quête d’une identité de vues et d’une capacité d’action.

Pour défendre son voyage à Moscou, le haut représentant a souligné devant les eurodéputés qu’il aurait été plus simple pour lui de « publier des communiqués à partir de [son] bureau ». Il relevait aussi que, depuis deux ans, dix-neuf ministres européens s’étaient rendus en Russie. « Tout le monde pourrait donc y aller, sauf le haut représentant ? A quoi sert-il, alors ? », interrogeait-il.

L’inexistence de la diplomatie européenne

L’inexistence de la diplomatie européenne

Après le fiasco de la visite de Josep Borrell à Moscou, le 5 février, la question se pose pour l’Union européenne de trouver une volonté politique et une vision stratégique commune face à la Russie ou la Chine. Par Jean-Pierre Stroobants correspondant du Monde à Bruxelles. (Extraits)

 

Analyse. 

 

En février 2020, Josep Borrell, le haut représentant (HR) de l’Union européenne (UE) pour la politique étrangère, insistait sur « l’urgence » de « trouver sa place dans un monde de plus en plus marqué par des politiques axées sur la force brute ». Celle que l’ancien ministre espagnol a rencontrée, le 5 février, lors de son voyage à Moscou, où le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a parfaitement incarné la force en question, en se moquant littéralement de lui et en refusant tout dialogue.

Estimant qu’il est temps, pour les Vingt-Sept, d’adapter leurs schémas afin d’« aborder le monde tel qu’il est, et non tel que nous aimerions qu’il soit », M. Borrell voulait, dans le cas présent, mieux comprendre l’état d’esprit de son hôte et protester contre le sort réservé à Alexeï Navalny. Un projet qui a échoué mais qui, surtout, ramène le camp européen à une position assez habituelle pour lui : l’expression unanime d’une condamnation, la division quant aux solutions politiques à trouver.

La France condamne l’attitude de la Russie mais veut maintenir un « canal de dialogue ». L’Allemagne condamne mais ne veut pas renoncer au projet de gazoduc Nord Stream 2. La Grèce et l’Italie ne veulent pas aller trop loin, mais la Pologne veut aller… plus loin. Quant à la Hongrie elle envoyait, cinq jours après la visite de M. Borrell, le chef de sa diplomatie à Moscou, où il n’a pas eu un mot pour Navalny mais a signé un contrat en vue de l’acquisition du vaccin Spoutnik V.

Outre qu’elle reste soumise à des intérêts particuliers, commerciaux, énergétiques ou, désormais, sanitaires, la relation avec la Russie reste surtout influencée par une appréciation totalement différente de la menace que représente, ou non, le régime de Vladimir Poutine.

Pas simple, dès lors, pour celui qui est censé incarner une diplomatie « commune », de proposer autre chose qu’un consensus sur un nouveau projet de sanctions, dont le principe devrait être approuvé le 22 février. C’est, en fait, le seul outil dont dispose un camp européen qui reste en quête d’une identité de vues et d’une capacité d’action.

Pour défendre son voyage à Moscou, le haut représentant a souligné devant les eurodéputés qu’il aurait été plus simple pour lui de « publier des communiqués à partir de [son] bureau ». Il relevait aussi que, depuis deux ans, dix-neuf ministres européens s’étaient rendus en Russie. « Tout le monde pourrait donc y aller, sauf le haut représentant ? A quoi sert-il, alors ? », interrogeait-il.

Variants: une re-vaccination nécessaire ? (Union européenne)

Variants: une re-vaccination nécessaire ? (Union européenne)

 

 

 

L’ Union européenne qui a raté la première phase de vaccination avec des commandes complètement insuffisantes de vaccins tente de se racheter en essayant de prévoir l’évolution de la crise sanitaire du  fait de la progression des variants. Ainsi un dispositif de synergie de tous les acteurs médicaux et pharmaceutiques va être mis en place avec financements européens avec l’objectif de développer des capacités de production de ces vaccins de deuxième génération.

 

Il se pourrait bien en effet que la nature des nouveaux variants qui ne cesse d’évoluer nécessite une seconde vaccination.

L’optique est donc d’être prêts en cas de nouvelle vague liée aux variants. Malgré une campagne de vaccination implacable, le dérapage de la situation sanitaire au Royaume-Uni a inquiété en haut lieu. Et si la sortie de crise tant espérée en 2021 n’arrivait pas ? « Nous pourrions nous retrouver avec la nécessité de régulièrement revacciner les populations à risque. C’est un processus que nous maîtrisons avec la grippe. Il faut se préparer à le reproduire, si nécessaire, à plus grande échelle avec la Covid-19 », précise Ursula von der Leyen la présidente de la commission européenne.

L’union économique européenne de plus en plus dépendante de la Chine

L’union économique européenne de plus en plus dépendante de la Chine

 

 

 

Comprend mieux l’enthousiasme de l’Union européenne poussée par l’Allemagne à propos de l’accord de principe sur les investissements réciproques entre l’Union économique et la Chine. En effet ,les chiffres récents montrent que pour la première fois l’union économique dépend largement pour ses échanges de la Chine. Malheureusement le déficit commercial de l’union économique ne cesse de s’accroître avec 180 milliards  . Sur l’ensemble de l’année dernière, le commerce de l’UE avec la Chine a totalisé 586 milliards de dollars (en additionnant exportations et importations), contre 555 milliards pour les Etats-Unis, selon des chiffres publiés lundi par l’institut européen des statistiques.

Si l’UE était déjà le premier partenaire commercial de la Chine depuis 2004 – elle avait alors doublé le Japon – c’est la première fois que l’inverse est aussi vrai, c’est-à-dire que la Chine détrône les Etats-Unis vis-à-vis de l’Europe.

Selon Eurostat, ce résultat est dû à une hausse des importations européennes en provenance de Chine (+5,6% en 2020 rapport à 2019) ainsi que des exportations européennes vers la Chine (+2,2%).

Dans le même temps, le commerce avec les États-Unis a enregistré une baisse significative tant pour les importations (-13,2%) que les exportations (-8,2%).

 

Après avoir souffert de l’épidémie de Covid-19 durant le premier trimestre, l’économie chinoise est repartie vigoureusement et la consommation a même dépassé en fin d’année son niveau d’il y a un an, tirant les ventes européennes, notamment dans l’automobile et les produits de luxe.

Les exportations de la Chine vers l’Europe ont bénéficié d’une demande forte pour les équipements médicaux et les produits électroniques.

L’UE a vu son déficit commercial s’aggraver avec la Chine. Il est passé de -164,7 milliards d’euros, en 2019, à -181 milliards l’an dernier. Dans le même temps, l’excédent avec les Etats-Unis est resté stable à environ 151 milliards d’euros.

Le Royaume-Uni, qui ne fait plus partie de l’Union européenne, est désormais son troisième partenaire commercial, derrière la Chine et les Etats-Unis. Cependant, les exportations européennes vers ce pays ont chuté de 13,2% l’an dernier, et les importations de 13,9%.

Au total, l’Union européenne a enregistré en 2020 un excédent commercial en nette hausse vis à vis du reste du monde, à 217,3 milliards d’euros, contre 191,5 milliards en 2019.

Le chiffre est encore plus élevé pour les 19 pays de la zone euro : excédent de 234,5 milliards d’euros l’an dernier, contre 221 milliards l’année précédente.

Climat: c’est aussi le rôle de la banque centrale européenne

Climat: c’est aussi le rôle de la banque centrale européenne

Frank Elderson, membre du directoire de la Banque centrale européenne, affirme dans une tribune au « Monde » que l’action de la BCE en matière environnementale est bien conforme à son mandat.

Tribune. La lutte contre le changement climatique exige des mesures urgentes, le temps nous étant désormais compté. La Banque centrale européenne (BCE) doit s’engager à jouer son rôle.

Mais notre engagement ne va pas sans soulever des questions : pourquoi la BCE devrait-elle se soucier du changement climatique ? Celui-ci entre-t-il dans le cadre de son mandat ? Ce sont là des questions importantes que nous prenons au sérieux : en effet, l’Union européenne (UE) est fondée sur l’Etat de droit, et la BCE ne peut agir que dans les limites fixées par les traités constitutifs.

Au moment de la rédaction du mandat de la BCE, la lutte contre le changement climatique n’avait pas le caractère urgent qu’elle revêt aujourd’hui. Et pourtant, les auteurs de ce mandat ont fait preuve de sagesse en nous fournissant des règles et principes quant à ce que nous devons faire, ce que nous pouvons faire et quant aux limites de notre responsabilité face aux futurs défis à relever, y compris le changement climatique. Une lecture attentive des traités révèle qu’ils définissent une marge de manœuvre vitale à l’intérieur de laquelle nous devons maintenant prendre nos décisions.

Premièrement, l’objectif principal de la BCE est de maintenir la stabilité des prix. Or le changement climatique peut avoir une incidence directe sur l’inflation, notamment lorsque des inondations ou des sécheresses à répétition détruisent les cultures et font augmenter les prix des produits alimentaires.

Les politiques d’atténuation peuvent aussi avoir un effet, direct ou indirect, sur les prix à la consommation tels que ceux de l’électricité et de l’essence, par exemple en accroissant les coûts de production. Ces questions sont clairement au cœur de notre mandat. En outre, l’efficacité de la politique monétaire pourrait être entravée par les conséquences des changements structurels liés au climat ou par des perturbations du système financier.

Ainsi, la création de crédit pourrait pâtir de pertes résultant de catastrophes et d’actifs échoués. Tant au cours de la crise de la dette souveraine que pendant la pandémie actuelle, la BCE a mené des actions résolues et mis au point de nouveaux outils de politique monétaire visant à préserver le caractère unique et l’efficacité de celle-ci. La Cour de justice de l’Union européenne a confirmé que la prise en compte des conditions préalables à la poursuite de notre objectif premier relève de notre mandat de maintien de la stabilité des prix.

Croissance européenne : reportée à l’été

Croissance européenne : reportée à l’été

 

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Bruxelles reconnaît que la pandémie va peser lourdement sur la croissance qui était espérée au premier trimestre. En fait l’Europe pourrait connaître une dépression de l’ordre de 1 %. La croissance est donc reportée à l’été.

 

« La situation économique reste difficile cet hiver (…), cependant la lumière apparaît désormais au bout du tunnel », a résumé le commissaire européen à l’Economie, Paolo Gentiloni, lors d’une conférence de presse. Pour l’année en cours, les prévisions de l’exécutif européen présentées jeudi s’avèrent moins positives que celles de l’automne dernier.

Concernant les 19 pays de la zone euro, la Commission table sur 3,8% de croissance économique en 2021 (contre 4,2% anticipé jusqu’ici), après la chute historique de -6,8% en 2020. En 2022, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) atteindrait de nouveau 3,8%, soit une nette amélioration par rapport aux 3% pronostiqués en novembre.

L’arrivée des vaccins, notamment, permet d’anticiper un rebond plus fort à partir de l’été et l’année prochaine. Du coup, l’économie de l’UE devrait retrouver son niveau d’avant-crise « au deuxième trimestre 2022, plus rapidement que prévu », a souligné M. Gentiloni.

Bruxelles justifie l’assombrissement conjoncturel des dernières semaines par le renforcement nécessaire des mesures de confinement dans de nombreux États membres pour freiner la circulation de variants plus contagieux du coronavirus.

Les prévisions d’éclaircie à venir sont fondées sur le scénario d’un allégement de ces mesures « vers la fin du deuxième trimestre et de façon plus marquée dans la deuxième moitié de l’année, quand les personnes les plus vulnérables et une part croissante de la population adulte auront été vaccinées », a expliqué Paolo Gentiloni.

Par conséquent, « l’incertitude et les risques restent très élevés » en lien avec l’évolution de la pandémie, a-t-il prévenu, évoquant l’importance des campagnes de vaccination.

Pour l’ensemble de l’UE à 27, les prévisions chiffrées suivent la même tendance. Bruxelles prévoit une croissance de 3,7% en 2021 (contre 4,1% espéré précédemment), puis 3,9% en 2022 (contre 3%).

Cependant, « le rythme de la reprise va varier de façon significative entre les pays », estime la Commission. Certains ont en effet été plus touchés par la pandémie ou ont une économie qui dépend davantage du tourisme comme l’Espagne, le Portugal et la Grèce.

Bruxelles table sur 5,5% (-0,3 point) de croissance en France en 2021, puis 4,4% (+1,3 point) en 2022, après -8,3% l’an dernier. Pour l’Allemagne, première économie européenne, la Commission attend une hausse du PIB de respectivement 3,2% puis 3,1%, après -5%.

Paolo Gentiloni a précisé qu’une bonne surprise n’était pas à exclure dans la mesure où ces chiffres ne tiennent pas compte du fonds de relance massif de 750 milliards d’euros dont les premiers versements sont attendus au deuxième semestre.

Ils intègrent en revanche un impact du Brexit de 0,5 point de croissance d’ici à fin 2022, moindre que prévu, grâce à la conclusion d’un accord commercial entre l’UE et le Royaume-Uni. Autre motif d’espoir, la résurgence de l’inflation. Elle devrait atteindre 1,4% cette année en zone euro, après seulement 0,3% l’an dernier. Les prix à la consommation ont augmenté en janvier, après cinq mois de recul consécutifs qui ont alimenté l’inquiétude sur la santé de l’économie.

Les prévisions de la Commission jouent un rôle essentiel dans l’élaboration des politiques économiques européennes. L’UE a levé l’an dernier les freins à l’endettement imposés aux États membres afin que ces derniers aient les coudées franches pour dépenser et combattre les effets récessifs de la pandémie.

Mais cette mesure est temporaire et sera levée une fois la reprise économique bien installée. A ce sujet, « nous prendrons une décision dans les prochaines semaines, au printemps », a déclaré M. Gentiloni, laissant entrevoir une poursuite des mesures de flexibilité. « Ce que montre clairement nos prévisions est que nos difficultés économiques ne s’arrêteront pas le 31 décembre de cette année », a-t-il dit.

 

Dette : la France en tête avec plus de 300 milliards dans l’union européenne en 2020

Dette : la France en tête avec plus de 300 milliards dans l’union européenne en 2020

 

 

Il est évident que la faiblesse des taux favorise les emprunts d’État. Reste qu’il faudra bien les rembourser d’une manière ou d’une autre. Apparemment la France a fait une bonne affaire en empruntant plus de 300 milliards en 2020 un taux moyens de 0,30 %.

 

Fin 2019 l’endettement français représentait 100 % du PIB environ, au cours de l’année 2021 on devrait rapidement atteindre les 120 %. Face à cette embolie, certains experts inconséquents ont proposé que cette dette soit permanente et illimitée (quand d’autres encore plus irresponsables proposent de ne plus la rembourser !).  Une manière ainsi d’assurer une rente permanente au système bancaire, en tout cas pendant 50 ans voire un  siècle. Pour l’instant ,la question du remboursement de la dette est plutôt mise entre parenthèses mais la problématique reviendra forcément au premier retour de la croissance avec la hausse de l’inflation et des taux d’intérêt.

 

En zone euro, les émissions nettes de dette ont atteint 1 116 milliards d’euros en six mois entre mars et août dernier, «soit le montant des émissions nettes réalisées en un an et demi après la crise financière, entre septembre 2008 et février 2010», note l’économiste Olivier Sirello, dans un billet du blog de la Banque de France.

Dans cet environnement sous haute tension, la France s’est une nouvelle fois distinguée par son goût pour la dette. «Si l’on rapporte au PIB les émissions nettes au cours de cette période, la France occupe la première place dans la zone euro (13,0 %), suivie par les Pays-Bas (12,9%)», avance ainsi l’expert.

Nouvelles taxes américaines sur l’union européenne

Nouvelles taxes américaines sur l’union européenne

 

Il y a maintenant plus de 15 ans que les États-Unis et l’Europe s’affrontent à propos des subventions qui seraient accordées à Boeing et à Airbus. L’organisation mondiale du commerce a été saisie à plusieurs reprises et a autorisé dernièrement l’union européenne a augmenté ses droits de douane en compensation des avantages reçus par Bouygues.

Mais dans une dernière réaction l’administration Trump va imposer des droits de douane supplémentaires sur des produits européens, trois semaines avant la transition présidentielle, estimant que l’Union européenne a prélevé trop de taxes sur des produits américains dans le cadre du litige entre Boeing et Airbus.

Cette nouvelle offensive vise des produits français et allemands, des pièces détachées aéronautiques, vins non pétillants et cognacs, qui se verront appliquer des droits de douane plus élevés pour traverser l’Atlantique, selon un communiqué publié mercredi 30 décembre au soir par le représentant américain au Commerce (USTR), qui ne précise toutefois ni leur montant ni quand ils s’appliqueront.

Par ailleurs, déplore Washington, «l’UE a fait un autre choix qui a injustement augmenté le montant» des droits de douane prélevés, en excluant de son calcul le Royaume-Uni, et estime que «l’UE doit prendre des mesures pour compenser cette injustice».

 

La réaction américaine s’explique aussi par le projet de taxe (taxe en vigueur notamment en France) décidée par certains pays de l’union européenne sur les grands du numérique américains.

 » Pour une puissance politique et militaire européenne « 

«  Pour une puissance politique et militaire européenne « 

Pour sauver la démocratie, partout menacée, l’heure n’est plus aux batailles fratricides mais à resserrer les rangs entre les Etats-Unis et l’Union européenne, qui doit enfin se doter d’une défense commune, plaident, dans une tribune au « Monde », l’eurodéputé Bernard Guetta et vingt-six autres membres du groupe Renew du Parlement européen.

 

Tribune.

 

 Le temps presse. Les défis que nous avons à relever, nous, démocrates européens et américains, sont immenses car le respect des droits de l’homme et la concertation entre les nations, les valeurs et principes sur lesquels l’ordre international avait été refondé aux lendemains de la défaite nazie sont maintenant contestés par des puissances politiques et des courants intellectuels toujours plus nombreux.

Il y a la Chine, la Turquie, les Philippines ou la Russie, mais les Etats-Unis connaissent, eux, la montée du complotisme, tandis que l’Union européenne doit compter avec des « démocraties illibérales » et l’enracinement d’extrêmes droites nationalistes séduites par les régimes les plus autoritaires. Partout menacée, la démocratie peut perdre la bataille, et cette seule possibilité nous interdit le luxe des querelles secondaires et de la division.

Parce que nous sommes dans la même tranchée, nous ne pouvons plus, nous, démocrates américains et européens, laisser les différends commerciaux des Etats-Unis et de l’Union européenne dégénérer en empoignades fratricides. Entre nous, la règle ne doit plus être la rétorsion mais le compromis. Loin de nous autoriser tous les coups, la compétition entre nos industries doit nous conduire, au contraire, à nous imposer des règles communes en matière d’aides publiques, d’environnement et de fiscalité, afin de pouvoir resserrer nos rangs sur la scène internationale.

Les Etats-Unis n’ont plus d’intérêts à défendre en Europe

C’est la première des révolutions culturelles que nous avons à opérer et, parallèlement, nous ne pouvons plus faire, nous, les Européens, comme si l’élection de Joe Biden nous garantissait la même protection militaire qu’au temps de la guerre froide. Ce ne serait qu’illusion car les Etats-Unis n’ont plus d’intérêts vitaux à défendre en Europe. Ils n’ont même plus d’approvisionnements pétroliers à s’assurer au Proche-Orient, et leurs priorités d’aujourd’hui – ils le disent, nous le savons – sont le Pacifique et l’Asie, la zone où ils doivent relever le défi chinois.

Sauf à nous retrouver nus face aux nostalgies des empires défaits, aux chaos des mondes musulmans, au terrorisme djihadiste et à la poussée de la Chine, nous devons donc nous doter d’une défense commune. Dans aucune des capitales de l’Union, cette perspective n’est plus l’absolu tabou qu’elle avait constitué. Pourtant, nous ne nous hâtons guère de passer aux actes.

Certains d’entre nous craignent de renouer avec la puissance militaire. D’autres ne veulent pas risquer de précipiter un désengagement américain. D’autres encore, souvent les mêmes, ne se résolvent pas à accroître leurs difficultés budgétaires en augmentant leurs dépenses militaires et, sans même se l’avouer, beaucoup des Etats membres persistent à croire que, la parenthèse Trump refermée, le parapluie américain se rouvrira, comme au bon vieux temps.

Vaccination Coronavirus: lancement de la campagne européenne

Vaccination Coronavirus: lancement de la campagne européenne

Des dimanches commencent la campagne de vaccination européenne. Le bloc communautaire a scellé des contrats avec différents fournisseurs pour s’assurer plus de deux milliards de doses de vaccin et ambitionne de vacciner tous les adultes de l’UE au cours de l’année 2021.

Pour la France, on commencera par vacciner les résidents des EHPAD et les personnels de santé, puis les personnes âgées de plus de 65 ans, enfin le reste de la population.

Le programme de l’UE vise à garantir un accès équitable aux vaccins pour l’ensemble des pays du bloc, après que les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont été critiqués pour n’avoir pas su collaborer pour empêcher la propagation du coronavirus début 2020.

Cependant, la Hongrie a pris les devants en commençant à administrer dès samedi des doses du vaccin Pfizer-BioNTech au personnel de santé des hôpitaux de la capitale Budapest.

En France, comme en Allemagne, en Italie, au Portugal ou encore en Espagne, une importante campagne de vaccination va ainsi débuter dimanche et concerner avant tout les professionnels de santé et les résidents des Ehpad.

Pression inadmissible sur l’EMA, agence européenne pour approuver le vaccin de Pfizer/BioNTech

Pression inadmissible sur l’EMA, agence européenne  pour approuver le vaccin de Pfizer/BioNTech

Un responsable de l’EMA, l’agence européenne des médicaments estime que la pression exercée sur l’agence par les gouvernements de l’Union européenne à travers les “canaux de communication habituels” s’était notamment accrue après qu’une autorisation d’utilisation d’un vaccin en urgence a été accordée par le Royaume-Uni.

Les plus grandes pressions concernent le vaccin contre le COVID-19 développé par le laboratoire américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech .

“Toutes les données nécessaires sur BioNTech sont disponibles”, a écrit dimanche le ministre allemand de la Santé Jens Spahn sur Twitter.

“Le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà accordé leur approbation. Une évaluation des données et une approbation par l’EMA devraient avoir lieu le plus rapidement possible”, a-t-il ajouté.

L’EMA a défendu début décembre sa procédure plus lente, la jugeant aussi plus sûre car basée sur davantage d’éléments et de vérifications que celle de son homologue britannique, effectuée en partie par une analyse “roulante” des données au fur et à mesure de leur disponibilité.

Oxfam: les émissions de CO2 des plus riches augmentent dans l’union européenne

Oxfam: les émissions de CO2 des plus riches augmentent dans l’union européenne

 

 

Selon une étude menée par Oxfam avec l’Institut de l’Environnement de Stockholm (SIE), les émissions de gaz à effet de serre des Européens à revenu faible et moyen ont baissé entre 1990 et 2015, tandis que celles des 10% les plus riches ont augmenté. «Alors que les émissions de l’UE liées à la consommation ont diminué d’environ 12%, et que les inégalités de revenus se sont accrues en Europe», les émissions annuelles des 50% les plus pauvres ont baissé de 24%, et celles des 40% de «revenus moyens» de 13%, indique l’ONG. Parallèlement, les émissions des 10% les plus riches ont augmenté de 3%, et celles des 1% les plus riches de 5%. Les 10% des Européens les plus riches ont été responsables de 27% des émissions, soit la même quantité que la moitié la plus pauvre de toute la population de l’UE, selon l’étude.

Economie européenne: dans le rouge jusqu’en 2023 (BCE)

 Economie européenne: dans le rouge jusqu’en 2023 (BCE)

« Le PIB européen ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant l’automne 2022″ , déclare le chef économiste de la banque centrale européenne (BCE), Philip Lane. Traduction: il faudra attendre 2023 au moins pour retrouver le niveau de 2019.

L’union économique et nombre d’autres zones dans le monde ont été contraintes de revoir leurs prévisions du fait notamment de la deuxième vague sanitaire. Pour l’Europe,  le décrochage par rapport à 2019 de l’ordre de7 à 8 % en 2020. Pour 2021,  on a revu à la baisse les projections. Au mieux,  on atteindra une croissance de 5 %. En 2023, on aura du mal à retrouver le niveau de fin 2019. Cela en raison bien sûre de la propagation du virus et de ses conséquences économiques mais aussi et peut-être surtout en raison de modifications tant du processus de production que du mode de consommation. À cela il faudrait ajouter l’impact considérable des nouvelles technologies qui ont aussi des conséquences considérables sur ces processus de production et de consommation.

«Ce que nous regardons de près, c’est la circulation du virus, qui contraint inévitablement les comportements des consommateurs, davantage que les mesures de confinement elles-mêmes (…). La question est de savoir combien de temps cela va durer», analyse l’économiste irlandais, dans un entretien aux Echos. «Ce qui semble certain, en revanche, c’est que les dernières semaines de 2020 ne verront pas d’amélioration», ajoute-t-il.

Pour lui, «tant que le vaccin n’est pas massivement distribué, nous resterons dans une période d’incertitude. Le vaccin apporte surtout une perspective pour la fin de l’année prochaine et pour 2022, pas pour les six prochains mois». Selon lui, «le PIB ne retrouvera pas le niveau de 2019 avant l’automne 2022. Il y aura des effets de long terme, par exemple sur la confiance et l’épargne, sur le retour au travail. Malgré le vaccin, il y aura des dommages durables. L’économie européenne sortira de cette crise durablement affaiblie», dit-il encore.

Coronavirus: Des vaccins génériques envisagés par la commission européenne

Coronavirus: Des vaccins génériques envisagés par la commission européenne

La Commission européenne souhaite mettre en place des procédures d’urgence en cas de crise permettant de produire des versions génériques de médicaments dans les États de l’UE sans le consentement des détenteurs de brevets, selon un des documents.

Les licences dites obligatoires sont autorisées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en cas d’urgence, en dérogation aux réglementations normales, et cette procédure pourrait s’appliquer pendant la pandémie COVID-19.

Au début de la pandémie, des élus et des associations avaient demandé à l’UE d’utiliser cette dérogation de l’OMC pour avoir accès à certains vaccins et médicaments qui, pour la plupart, ont été développés en dehors de l’UE.

Covid19 : Des vaccins génériques envisagés par la commission européenne

Covid19 : Des vaccins génériques envisagés par la commission européenne

La Commission européenne souhaite mettre en place des procédures d’urgence en cas de crise permettant de produire des versions génériques de médicaments dans les États de l’UE sans le consentement des détenteurs de brevets, selon un des documents.

Les licences dites obligatoires sont autorisées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en cas d’urgence, en dérogation aux réglementations normales, et cette procédure pourrait s’appliquer pendant la pandémie COVID-19.

Au début de la pandémie, des élus et des associations avaient demandé à l’UE d’utiliser cette dérogation de l’OMC pour avoir accès à certains vaccins et médicaments qui, pour la plupart, ont été développés en dehors de l’UE.

Qualité de l’air européenne : des améliorations mais aussi des disparités

Qualité de l’air européenne : des améliorations mais aussi des disparités

Des améliorations mais aussi des disparités géographiques.  La pollution de l’air en Europe, selon l’AEE, qui estime que l’exposition aux particules fines a causé environ 417.000 décès prématurés dans 41 pays européens en 2018, dont 379.000 dans l’Union européenne (UE) à 28.

L’agence note cependant une amélioration de la qualité de l’air au cours des 10 dernières années, le nombre de décès prématurés ayant baissé d’environ 54%.La plupart des citoyens de l’UE vivant en zone urbaine sont cependant exposés à certains polluants à des niveaux supérieurs aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus strictes.

Selon l’OMS, quasiment trois quarts (74%) des habitants des villes de l’UE sont ainsi exposés à des niveaux de particules dépassant ses normes alors que ce taux tombe à 4% selon les normes de l’UE.

Le rapport souligne également les disparités en termes de qualité de l’air dans l’UE, six Etats membres (la Bulgarie, la Croatie, l’Italie, la Pologne, la République tchèque et la Roumanie) ayant dépassé la valeur limite de l’Union pour les particules fines (PM2.5) en 2018. Seuls quatre pays en Europe (l’Estonie, la Finlande, l’Islande et l’Irlande) présentaient des concentrations en particules fines inférieures aux valeurs indicatives de l’OMS, selon ce rapport.

L’UE a déjà engagé des poursuites judiciaires contre 18 pays, dont la France, pour non-respect de leurs obligations en matière de protection des citoyens contre la mauvaise qualité de l’air.

Une économie européenne dans le rouge jusqu’en 2023 (BCE)

Une économie européenne dans le rouge jusqu’en 2023 (BCE)

« Le PIB européen ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant l’automne 2022″ , déclare le chef économiste de la banque centrale européenne (BCE), Philip Lane. Traduction: il faudra attendre 2023 au moins pour retrouver le niveau de 2019.

L’union économique et nombre d’autres zones dans le monde ont été contraintes de revoir leurs prévisions du fait notamment de la deuxième vague sanitaire. Pour l’Europe,  le décrochage par rapport à 2019 de l’ordre de7 à 8 % en 2020. Pour 2021,  on a revu à la baisse les projections. Au mieux,  on atteindra une croissance de 5 %. En 2023, on aura du mal à retrouver le niveau de fin 2019. Cela en raison bien sûre de la propagation du virus et de ses conséquences économiques mais aussi et peut-être surtout en raison de modifications tant du processus de production que du mode de consommation. À cela il faudrait ajouter l’impact considérable des nouvelles technologies qui ont aussi des conséquences considérables sur ces processus de production et de consommation.

«Ce que nous regardons de près, c’est la circulation du virus, qui contraint inévitablement les comportements des consommateurs, davantage que les mesures de confinement elles-mêmes (…). La question est de savoir combien de temps cela va durer», analyse l’économiste irlandais, dans un entretien aux Echos. «Ce qui semble certain, en revanche, c’est que les dernières semaines de 2020 ne verront pas d’amélioration», ajoute-t-il.

Pour lui, «tant que le vaccin n’est pas massivement distribué, nous resterons dans une période d’incertitude. Le vaccin apporte surtout une perspective pour la fin de l’année prochaine et pour 2022, pas pour les six prochains mois». Selon lui, «le PIB ne retrouvera pas le niveau de 2019 avant l’automne 2022. Il y aura des effets de long terme, par exemple sur la confiance et l’épargne, sur le retour au travail. Malgré le vaccin, il y aura des dommages durables. L’économie européenne sortira de cette crise durablement affaiblie», dit-il encore.

871 milliards d’euros de prêts (union européenne), risque de krach bancaire

871 milliards d’euros de prêts (union européenne), risque de krach bancaire

L’autorité bancaire européenne indique que 871 milliards de prêts bancaires ont été accordés jusqu’à maintenant notamment pour financer des moratoires, des reports d’échéances et des garanties publiques.

 

Le problème est de savoir si les emprunteurs auront la solvabilité nécessaire pour faire face à leurs obligations financières. En clair, il faut s’attendre à des défauts de paiement de nombre d’entreprises qui auront sollicité ces prêts. En même temps, les banques vont se retrouver avec des montagnes d’actifs plus ou moins pourris à moins évidemment que les Etats et l’Union européenne ne prennent  à leur charge partie des remboursements  .

Le secteur bancaire se trouve aujourd’hui très fragilisé d’une part parce que les taux d’intérêt rendent difficile toute perspective de rentabilité d’autre part et surtout parce qu’il faut s’attendre à une vague de faillites et donc de défauts de la part d’entreprises les plus fragilisés. La situation est tellement explosive qu’on s’attend à des restructurations dans le secteur bancaire avec des regroupements et évidemment des disparitions de certaines trop exposés au risques.

L’ABE évoque le risque d’un effet de “falaise” (“cliff edge”) à l’expiration de ces moratoires, qui pourrait se traduire par une augmentation marquée du niveau des créances à risque.

Elle note aussi que la deuxième vague de la pandémie a déjà conduit certains pays à prolonger des moratoires au-delà de la fin de l’année, mais elle avertit que “la poursuite ou la persistance des moratoires peut aussi avoir pour effet secondaire un risque systémique potentiel pour la stabilité financière” en favorisant chez les emprunteurs “une culture du non-remboursement”.

L’ABE doit publier le 11 décembre les résultats de son “exercice de transparence”, qui incluront des données détaillées banque par banque.

Vaccin Covid-19 : une distribution en janvier 2021….. ou 2022 (agence européenne du médicament)

  • Vaccin Covid-19 : une distribution en janvier 2021….. ou 2022  (agence européenne du médicament)

     

    En ces temps de crise, les institutions de santé, d’ailleurs comme les experts, instrumentalisent la situation pour se rappeler à l’opinion avec des déclarations souvent assez fantaisistes et ou contradictoires dans les médias. Cela a déjà été le cas pour l’organisation mondiale de la santé OMS)  très contestée pour son alignement un peu trop docile vis-à-vis des autorités chinoises. C’est maintenant le cas de l’agence européenne des médicaments qui promet une distribution du vaccin début janvier.

    Une agence européenne évidemment composée essentiellement de bureaucrates et d’experts de la santé qui n’ont pas pratiqué depuis des années et des années. On sait en effet que s’il y a en plus du vaccin Pfizer , d’autres candidats, une dizaine actuellement en phase trois

     

    Le traitement ne sera pas disponible avant des mois d’abord pour en vérifier l’efficacité, sa durabilité et ses contre-indications. Les promesses de l’agence européenne du médicament sont sans doute destinées  à revaloriser une institution qui évidemment fait doublon avec de nombreuses autres

    «Si les données sont solides, nous pourrons donner le feu vert au premier vaccin d’ici la fin de l’année et commencer la distribution à partir de janvier», déclare Guido Rasi, directeur de l’EMA, dans un entretien publié samedi dans le journal italien Il Sole 24 Ore. Une sorte de déclaration type Trump qui ne parlait qui ne paraît ni réaliste ni pertinente.

    Cet organisme a pour mission d’autoriser et contrôler les médicaments dans l’UE. Le feu vert final, donné par la Commission européenne, permet à des laboratoires de commercialiser leur médicament dans toute l’UE.

    L’EMA, qui table sur «6 ou 7» vaccins différents à disposition en 2021, a reçu vendredi «les premières données cliniques de Pfizer pour son vaccin», précise Guido Rasi. «Nous avons reçu d’AstraZeneca les données précliniques, celles des essais sur les animaux qui sont déjà en cours d’évaluation et enfin nous avons eu plusieurs discussions avec Moderna», énumère-t-il. En mettant un vaccin sur le marché en janvier, ses premiers effets sur la propagation du virus «seront visibles dans cinq à six mois, essentiellement l’été prochain», explique-t-il. «Il est évident qu’il ne sera pas possible de vacciner tout le monde, mais nous commencerons par les catégories les plus exposées, comme les personnes âgées et les travailleurs de la santé, ce qui commencera à bloquer les ponts de transmission», note le responsable.

Amazon en position dominante d’après l’union européenne

  • Amazon en position dominante d’après l’union européenne
  • Amazon exploite- à son profit les données émanant des vendeurs utilisant sa place de marché d’après la Commission européenne à l’issue de deux années d’enquête, dont une approfondie. Mardi, la commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager a annoncé lors d’une conférence de presse que «selon des conclusions préliminaires, Amazon a abusé de sa position dominante comme place de marché en France et en Allemagne», ses deux principaux marchés en Europe.
  • Amazon doit désormais apporter des réponses officielles aux accusations. Ces dernières pourront déboucher sur une sanction financière – jusqu’à 10% du chiffre d’affaires annuel -, ou un accord pour qu’Amazon change ses pratiques, ou bien encore un abandon des charges si le géant de l’e-commerce démontre qu’il n’a rien fait de répréhensible.
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