Archive pour le Tag 'Iran'

Iran : l’inévitable escalade ?

Iran : l’inévitable escalade ?

 

 

Comme c’était prévisible, l’Iran et les États-Unis sont engagés dans un processus de surenchère dont il est difficile de prévoir l’ampleur et les multiples conséquences. Ce n’est pas directement le gouvernement iranien qui a procédé à la prise vendredi d’un pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz mais les gardiens de la révolution.  cette prise cet écho à l’immobilisation par les Britanniques d’un cargo iranien et à la destruction d’un drone par les Américains. Il ne s’agit pas encore d’une véritable guerre mais d’une bataille idéologique. Une bataille idéologique qui se déroule d’abord en Iran où faucons et colombes s’affrontent comme aux États-Unis.  En Iran, es plus durs veulent réveiller le réflexe  nationaliste pour faire oublier au peuple iranien les conséquences du blocus économique. Chaque action d’un camp provoquera une autre provocation de l’autre. Or il y a une limite à ne pas dépasser, celle qui notamment porterait atteinte à la vie. Il n’est pas certain que les gardiens de la révolution soient très sensibles à ce risque. Au contraire, ils souhaitent sans doute un embrasement y compris sur le plan militaire pour étouffer les critiques internes de plus en plus nombreuses contre la dictature religieuse et contre les restrictions économiques. Reste à savoir si les États-Unis qui comptent aussi leurs faucons et leurs colombes tomberont dans le piège d’une vraie guerre. Le vrai danger serait alors pour l’Europe toute proche de l’Iran. Pour empêcher cela,  il faudrait que l’union européenne se montre à la hauteur. Or jusque-là, les européens ce sont contentés de paroles laissant en quelque sorte le terrain libre aux extrémistes aussi bien iraniens qu’américains. Citant une source militaire, l’agence de presse iranienne Irna a rapporté que le transpondeur du Stena Impero a été coupé et que l’équipage n’a pas répondu aux mises en garde qui lui ont été adressées par les Gardiens de la Révolution.Northern Marine Management, affréteur du Stena Impero, s’est dit incapable de joindre son équipage composé de 23 marins. Londres a déploré la saisie de ce navire, ainsi que celle d’un pétrolier battant pavillon libérien, jugeant qu’il s’agissait d’une “atteinte inacceptable à la liberté de navigation.” “Je suis extrêmement préoccupé par la saisie de deux navires par les autorités iraniennes dans le détroit d’Ormuz”, a réagi le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt. “Ces saisies sont inacceptables. Il est primordial que la liberté de navigation soient préservée et que tous les bateaux puissent naviguer librement dans la région.”Selon l’agence iranienne Tasnim, le navire battant pavillon libérien a été autorisé à reprendre sa route, ce qui a ultérieurement été confirmé par Norbulk, son affréteur, selon lequel l’équipage est sain et sauf. La saisie du bâtiment intervient après celle d’un navire iranien par les autorités britanniques qui l’accusaient d’acheminer clandestinement des hydrocarbures vers la Syrie. L’Iran, qui dément que ce pétrolier transportait du pétrole à destination de la Syrie, en violation des sanctions internationales, a demandé à maintes reprises que son navire puisse reprendre la mer.

Nucléaire Iran : l’Europe pour sauver l’accord ?

Nucléaire Iran : l’Europe pour sauver l’accord

 

D’une certaine, l’Europe  est prise au piège de son immobilisme. En effet, l’Iran met en quelque sorte l’Europe en demeure de faire respecter l’accord du texte de vienne sur le nucléaire iranien. On sait que les Européens sont très réticents à s’aligner sur la position des États-Unis pour participer au blocus total de l’économie iranienne. Mais dans le même temps l’Europe  est aussi hésitante pour se mettre en travers de la volonté des États-Unis. Le plus cruel dans cette affaire, c’est que cette décision des États-Unis va surtout affecter le développement économique de l’Iran bien sûr mais aussi de l’Europe. On  souvient que Macon s’était posé en médiateur et avait demandé du temps à Téhéran avant que l’Iran ne s’engage dans un nouveau processus d’enrichissement de son uranium qui ferait voler en éclats l’accord de Vienne. Téhéran, qui se défend de vouloir sortir de l’accord, renvoie donc la balle dans le camp des pays européens signataires du texte de Vienne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, mais aussi et surtout la France, Emmanuel Macron ayant eu samedi soir plus d’une heure d’entretien téléphonique avec son homologue Hassan Rohani. En annonçant ce dépassement, les responsables iraniens ont affirmé en effet que Téhéran continuerait à réduire ses engagements tous les 60 jours à moins que les signataires du pacte ne le protègent des sanctions américaines, qui menacent l’économie d’asphyxie. L’Iran menace notamment de reprendre son projet initial de construction d’un réacteur nucléaire à Arak mis en sommeil en vertu de l’accord de Vienne. La question est maintenant de savoir si l’Union européenne saura  montrer  son indépendance et sa détermination pour sauver l’accord de 2015 concernant le nucléaire iranien. En clair, si l’union européenne aura le courage de s’opposer au États-Unis. Rien n’est certain car l’Allemagne en particulier craint d’éventuelles sanctions concernant ses exportations vers les États-Unis !

 

 

 

Iran: sanctions supplémentaires ?

Iran: sanctions supplémentaires ?

 

Trump souffle  le show et le froid à propos de l’Iran. D’un côté il propose une rencontre sans condition avec les dirigeants iraniens. Dans le même temps, il annonce des sanctions supplémentaires voire une cyber attaque générale. Difficile de bien mesurer les risques car du côté américain comme du côté iranien, on a l’habitude d’user et d’abuser des excès verbaux. En outre, avec Trump, on peut aussi s’attendre à n’importe quoi car il n’est pas certain qu’il sache exactement lui-même où  il veut aller. Voir à cet égard le lamentable exemple des nouvelles relations avec la Corée du Nord qui constitue un véritable échec  diplomatique.

Trump  écrit sur Twitter: “Nous mettrons en œuvre d’importantes sanctions supplémentaires contre l’Iran lundi. J’attends avec impatience le jour où les sanctions aboutiront et cesseront, et où l’Iran redeviendra une nation productive et prospère”. “Nous n’autoriserons aucune violation des frontières iraniennes. L’Iran fera face avec fermeté à toute agression ou menace de l’Amérique”, a renchéri le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, cité par l’agence de presse Tasnim.“Toute erreur des ennemis de l’Iran, en particulier l’Amérique et ses alliés régionaux, mettrait le feu à une poudrière qui détruira l’Amérique, ses intérêts et ses alliés sur place”, a quant à lui averti Abolfaz Shekarchi, porte-parole des Forces armées, cité par Tasnim. Donald Trump, qui a dénoncé l’an dernier l’accord de 2015 durement négocié par les Occidentaux, la Russie et la Chine pour limiter les activités nucléaires de Téhéran, exige une renégociation totale avec l’Iran, sur son programme nucléaire mais aussi son programme de missiles balistiques et son expansionnisme régional.

La chancelière allemande Angela Merkel a exhorté la communauté internationale à chercher une solution politique à la crise. “C’est ce à quoi nous travaillons”, a-t-elle dit devant le rassemblement annuel des églises protestantes à Dortmund.

Andrew Murrison, secrétaire d’Etat britannique pour le Moyen-Orient, se rendra en Iran dimanche, où il plaidera pour une “désescalade urgente”, a annoncé le Foreign Office. Décidés à sauver l’accord de 2015, les signataires européens ont promis la mise en place d’un dispositif nommé Instex, censé compenser les sanctions américaines, mais le programme a pris du retard et Téhéran juge leurs efforts insuffisants. Le 8 mai, la République islamique leur a donné 60 jours pour mettre leurs promesses en oeuvre, faute de quoi elle menace de ne plus respecter les dispositions du pacte. Selon des sources diplomatiques, France, Grande-Bretagne et Allemagne préparent une nouvelle initiative pour tenter de préserver le texte conclu à Vienne avec Téhéran. Des discussions sont par ailleurs prévues le 27 juin à Paris avec Brian Hook, responsable du dossier iranien au département d’Etat américain.

Iran : offensive diplomatique de Trump ?

Iran : offensive diplomatique de Trump ?

En apparence le président américain semble jouer la carte de la diplomatie d’abord en stoppant juste à temps une opération militaire qui évidemment aurait mit le feu aux poudres. Deuxièmement en se disant prêt à ouvrir sans condition le dialogue avec les responsables politiques iraniens. Notons cependant que la guerre économique contre l’Iran, elle, continue et qu’elle prive ce pays d’à peu près 60 % de ses ressources créant ainsi une situation économique particulièrement précaire. En Iran, on se méfie évidemment de ces retournements verbaux de Trump qui peuvent déboucher sur n’importe quoi et même rien du tout. Le dernier exemple en date étant celui des discussions menées avec la Corée du Nord. Tout cela pour se terminer par un fiasco complet, un rapprochement de la Corée du nord avec la Chine et une visite officielle du leader chinois en Corée du Nord. Pas vraiment de quoi rassurer les alliés des États-Unis dans la région, la Corée du Sud bien sûr mais encore par exemple Japon. On sait que l’accord sur le nucléaire concernant l’Iran a été dénoncé de manière unilatérale par les États-Unis. Dernièrement l’Iran au grand dam de l’Europe vient aussi d’une certaine manière de le dénoncer en affirmant qu’elle augmenterait le quota d’uranium enrichi, ce qui pourrait le moment venu lui donner la possibilité de construire l’arme nucléaire. Il est difficile de faire des pronostics sur les risques réels de conflits entre l’Iran et les États-Unis tellement les dirigeants de ces pays ont habitué l’opinion publique aux outrances verbales et à des attitudes de grenouilles qui veulent se faire plus grosses que le bœuf. Le problème dans cette affaire, c’est que l’Europe ne pèse même pas qu’elle n’a même pas été capable de faire vivre l’accord sur le nucléaire iranien, pire que dans la dernière période elle n’a pas été en mesure de prendre une position commune suite aux menaces de conflits.

 

Iran–États-Unis l’affrontement entre les faucons et les colombes

Iran–États-Unis l’affrontement entre les faucons et les colombes

En ce moment dans les deux camps de tendance s’affrontent, ceux qui souhaiteraient une guerre  totale et des plus réalistes qui pensent qu’un conflit serait de nature à embraser une grande partie du monde. De ce point de vue, il n’est pas impossible que l’attaque de tankers et la destruction du drone américain constituent  des provocations de ce dur iranien. En tout état de cause la situation devient très tendue car s’il devait y avoir par exemple mort d’homme lors d’affrontements militaires alors  un processus de véritable guerre pourrait s’enclencher. L’Iran est une véritable poudrière car la guerre économique qui mène les États-Unis prive l’État iranien de ressources essentielles. Les bases mêmes de l’État islamiste sont ébranlées par le mécontentement grandissant de couches moyennes qui voient leur niveau de vie serait très touchés. Pas sûr cependant que l’addition des mécontentements politiques, sociaux ou économiques soient suffisants pour espérer renverser le régime. On pourrait même obtenir le résultat inverse, à savoir un développement encore exacerbé du nationalisme qui viendrait donner une légitimité supplémentaire  les plus radicaux le problème c’est que la perspective de ce conflit est particulièrement dangereuse pour leurs en raison de la proximité des régions qui pourraient être concernées.

Pétrole Iran : troc avec L’Europe ?

Pétrole Iran : troc avec L’Europe ?

Pour contourner les sanctions américaines vis-à-vis de l’Iran, l’Europe envisage de constituer une sorte de structure de troc pour continuer à commercer entre les deux zones. Cette structure passerait par la médiation d’une sorte de bourse qui espère-t-elle mettrait  à l’abri de sanctions américaines. SPV, pour Special Purpose Vehicle (Véhicule spécial à objectif)., c’est le nom de la future entité ad hoc européenne chargée de permettre aux sociétés de la communauté européenne de poursuivre légalement leurs échanges avec l’Iran tout en évitant de s’exposer aux sanctions américaines. L’annonce a été rendue publique, lundi soir, par Federica Mogherini à la sortie d’une réunion entre Européens, Russe et Chinois, consacrée à la sauvegarde de l’accord nucléaire de 2015, après la sortie fracassante des Etats-Unis en mai dernier. Le système SPV anticipe la mise en œuvre d’une nouvelle vague de sanctions américaines qui frappera directement, à compter du 4 novembre, les exportations de pétrole iraniennes et les opérations bancaires avec ce pays. « Ce véhicule aurait vocation à constituer un cadre autonome permettant de mettre en place une bourse d’échanges avec l’Iran, explique Me Mahasti Razavi, associé du cabinet August Debouzy. Sa structure pourrait éviter aux entreprises européennes d’être en interaction directe avec des sociétés iraniennes et ainsi d’être préservées des dispositions extraterritoriales des lois américaines ». Les échanges commerciaux entre l’Iran et l’Union européenne se sont élevés à 20 milliards d’euros en 2017.

Macron se plante aussi avec l’Iran

Macron se plante aussi avec l’Iran

 

 

Macron semble avoir la scoumoune au plan intérieur mais aussi au plan mondial. Son image internationale a beaucoup terni depuis la rencontre burlesque avec Trump (où la France n’a strictement rien obtenu). Macron a aussi réussi à se faire de solides ennemis en Europe notamment dans les pays de l’Est et en Italie. Avec l’Allemagne on peut dire que les relations sont au point mort. Sur le dossier iranien, Macron pensait  pouvoir concilier les points de vue de Téhéran avec ceux des États-Unis grâce à une nouvelle négociation mais que les deux partis visés refusent. L’Iran s’agace de l’interventionnisme français qui vient s’immiscer dans  les discussions menées avec la Chine la Russie et l’Allemagne. Le problème c’est que la France se prend encore une grande puissance capable d’imposer à la communauté internationale sa vision diplomatique. Cet activisme français, sorte de mouche du coche, n’est guère apprécié par l’Iran qui a réagi très négativement. A

La France fait partie des signataires de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien en juillet 2015, avec les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu (Etats-Unis, Royaume-Uni, Chine, Russie) et l’Allemagne. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré jeudi que Téhéran devait être prêt à négocier sur ses engagements nucléaires après 2025, son arsenal balistique et son rôle au Yémen et en Syrie.“Il n’y a pas de raison, de besoin, de crédibilité ou de confiance pour des négociations sur des sujets qui ne sont pas négociables”, a déclaré Bahram Qassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Il a estimé que “tous les efforts de l’Iran avec les autres puissances mondiales” étaient “annulés par les demandes brutales et excessives de certains partenaires du ministre français des Affaires étrangères”.

Iran : la grande explication avec les extrémistes

Iran : la grande explication avec les extrémistes

 

En Iran il est rare que le président soit auditionné par le président Parlement ce sera pourtant le cas à la fin du mois car la situation économique du pays devient particulièrement difficile. Par exemple la monnaie iranienne a perdu la moitié de sa valeur en quatre mois, du coup l’inflation s’envole pour les produits importés et le pouvoir d’achat est gravement atteint. Il se pourrait que les extrémistes en profitent pour demander un durcissement de la politique économique mais aussi culturelle. Bref un retour au nationalisme religieux qui enfoncerait sans doute le pays encore davantage avec des risques démocratiques en plus très sérieux.  C’est la première fois que le parlement convoque ainsi Hassan Rohani, président modéré, qui est pressé par les « durs » du régime de réformer son gouvernement Quelques heures plus tard, le vice-président iranien en charge des relations avec le parlement, Hosseinali Amiri, a annoncé via l’agence Irna « qu’aucune date n’avait été fixée » pour une telle intervention devant les élus. Cette tension politique résulte de la décision de Donald Trump de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 et de rétablir des sanctions contre l’Iran. Les sanctions américaines imposées en août visent le commerce de l’or et des métaux précieux, les achats de dollars sur les marchés et l’industrie automobile. Donald Trump a dit qu’il imposerait un nouveau train de sanctions en novembre en visant les exportations pétrolières iraniennes.

 

 

Iran: les sanctions américaines pour punir l’Iran ou l’Europe

 Iran: les sanctions américaines pour punir l’Iran ou l’Europe

Trump en décidant de punir l’Iran va faire d’une pierre deux coups et surtout punir aussi l’Europe par ailleurs qualifié par lui d’ennemi commercial. Finalement les entreprises européennes auront davantage à souffrir que les sociétés américaines de l’embargo qu’imposent les États-Unis à l’Iran. Il est clair que la proximité géographique de l’Iran favorise les échanges avec l’Europe tandis que le commerce qu’effectuent les États-Unis avec l’Iran demeure assez marginal dans les échanges internationaux américains. Trump enfonce le clou pour tenter de disloquer le bloc européen, une stratégie qui n’est pas nouvelle car les États-Unis ont toujours craint la constitution d’un bloc économique et a fortiori politique de plus de 400 millions d’habitants. L’enjeu est stratégique du point de vue économique mais aussi politique et structurel et culturel. Les États-Unis peuvent difficilement s’opposer à l’expansion de la Chine compte  tenu des potentialités notamment humaines de ce pays. Certes la taxation des importations chinoises constitue une tentative de réduire le déficit commercial mais une tentative illusoire tellement les conditions de production sont différentes entre la Chine et les États-Unis. Le prétexte iranien permet de sanctionner les entreprises européennes qui commercent non seulement avec Iran mais aussi avec les États-Unis. Et c’est surtout cette peur sur les échanges entre l’Europe et les États-Unis qui amènent des grands groupes à se retirer de l’Iran. Malheureusement l’Europe est incapable de montrer un front uni pour répliquer aux États-Unis et ce n’est pas le flou artistique de l’accord de  Juncker et de Trump qui permettra d’unifier les points de vue des pays composant l’union européenne

Iran : Trump OK pour un accord !

Iran : Trump OK pour un accord !

Comme d’habitude Trump utilise la dialectique des contradictions sur l’Iran. Tout juste après avoir menacé le pays d’une guerre totale, il propose maintenant une négociation sans préalable. Bref, la même posture caricaturale que sur d’autres sujets majeurs. Et d’ajouter sans vergogne «S’ils veulent qu’on se rencontre, on se rencontrera», a dit le président américain. «Je ne sais pas s’ils sont prêts. J’ai mis fin à l’accord avec l’Iran. C’était un accord ridicule. Je crois qu’ils vont finir par vouloir qu’on se rencontre». Les États-Unis ont décidé en mai de se retirer de l’accord conclu en juillet 2015 limitant le programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions économiques adoptées contre la république islamique. Donald Trump, qui accueillait le président du Conseil italien Giuseppe Conte à la Maison blanche, a été interrogé par la presse sur l’éventualité d’une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani.

Iran : après le déluge de feu, un accord possible ! (Trump)

Iran : après le déluge de feu, un accord possible ! (Trump)

 

Toujours la même dialectique de Trump qui affirmait hier pouvoir détruire l’Iran par les armes et qui annonce maintenant qu’un accord n’est pas impossible. La dialectique des contraires : une annonce tonitruante un jour contrebalancée le lendemain par une posture très adoucie voire complètement contradictoire. Donald Trump s’est dit ouvert maintenant  à la négociation d’un « vrai accord » sur le nucléaire iranien, deux jours après une passe d’armes avec Téhéran par déclarations interposées. « Nous verrons ce qui se passera, mais nous sommes prêts à conclure un véritable accord, pas l’accord qui a été conclu par l’administration précédente, qui était un désastre », a déclaré le président américain dans un discours prononcé devant des vétérans de l’armée.

 

Iran: pas d’exemptions de sanctions pour l’Europe (États-Unis)

Iran: pas d’exemptions de sanctions pour l’Europe (États-Unis)

 

La réponse des États-Unis est claire il n’y aura pas la moindre exemption de sanctions pour les pays d’’Europe qui vont continuer d’entretenir des relations commerciales avec l’Iran. Un coup dur évidemment pour la France et les autres pays de l’union européenne. Plusieurs grandes entreprises comme par exemple PSA ou la CGM  avaient déjà pris les devants en coupant leurs liens avec l’Iran “J’ai écrit au printemps à Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor américain, pour lui demander des exemptions pour les entreprises européennes installées légalement en Iran ou des délais supplémentaires dans l’application des sanctions”, déclare-t-il au Figaro. “Nous venons de recevoir sa réponse : elle est négative”, ajoute-t-il. Le ministre français en tire la conclusion que “l’Europe doit se doter d’instruments pour résister aux sanctions extraterritoriales et mettre en place des circuits de financement autonomes” car, poursuit-il, “ce n’est pas aux Américains de décider avec quels pays nous avons le droit de faire du commerce”. Le ministre des finances a sans doute raison quant à la nécessité de situer un autre moyen de financement au-delà pour les transactions internationales. Mais il est évident que les États-Unis ont à leur d’autres moyens sanctionnés les pays et les entreprises qui ne respecteraient pas les sanctions américaines par exemple en prenant des mesures à la rencontre lorsqu’elle commerce avec les États-Unis.

La demande de dérogation figurait également dans une lettre commune de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni adressée le mois dernier au gouvernement américain.

Iran: une jeune danseuse sans foulard emprisonnée

Iran: une jeune danseuse sans foulard emprisonnée

On croit évidemment rêver ou plutôt pleurer à propos de cette arrestation  de Maedeh Hojabri, jeune iranienne, arrêtée par la police de son pays pour avoir publié des vidéos d’elle-même en train de danser seule sur Instagram, dans l’intimité de son logement. Depuis, la mobilisation en soutien à la jeune femme s’organise sur les réseaux sociaux.  Présentée comme une gymnaste de 18 ans par Associated Press, Maedeh Hojabri ne serait que l’une des danseurs arrêtés au cours de ces dernières semaines. Le site News.com rapporte qu’ils ont depuis été libérés sous caution. Sur ses vidéos, disponibles sur un compte Instagram à son nom, qui comptabilise près de 60.000 abonnés, la jeune femme dansait en alternant entre rythmes orientaux et musiques pop occidentales. Selon la BBC, les lois iraniennes sont très strictes concernant les vêtements féminins, et danser avec des membres du sexe opposé en public est interdit. De plus, dans ses vidéos, Maedeh Hojabri ne portait pas le hijab, obligatoire depuis la révolution islamique de 1979.

Conjoncture : détente en Chine mais risques en Iran et en Italie

Conjoncture : détente en Chine mais risques en Iran et en Italie

D’une certaine manière, un risque économique chasse l’autre avec l’évolution de la situation géopolitique Sur le papier, les discussions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont bien progressé de sorte que la perspective de sanctions économiques de la part des Etats Unis semble s’éloigner. Il en va différemment en Iran où la tension monte. Les sanctions seront très dures d’après le secrétaire d’Etat Pompeo. Mais elles viseront aussi les entreprises européennes qui maintiendront leur commerce avec l’Iran. A cela s’ajoutent les inquiétudes en Italie ou la coalition avec ses mesures pourraient bien déstabiliser l euro. (Au plus bas depuis 5 mois alors que le pétrole payé en dollar ne cesse de grimper).  Après avoir assuré que la guerre commerciale est “entre parenthèses” après les discussions des derniers jours avec la Chine, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a précisé que Wilbur Ross, le secrétaire au Commerce, se rendrait à Pékin. L’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane annoncés ces dernières semaines, dans la sidérurgie entre autres, est donc suspendue. Ces signes d’apaisement profitent aussi au pétrole, qui reste orienté à la hausse, et au dollar, qui s’apprécie de 0,14% face à un panier de devises de référence, contre lequel il a atteint en séance son plus haut niveau depuis le 13 décembre. L’euro, lui, se traite autour de 1,1760 dollar après un plus bas de cinq mois à 1,1717. Pour l’Italie, les marchés restent préoccupés par les intentions affichées des deux partis en matière budgétaire et sur la construction européenne. “Si les éléments les plus extrêmes des propositions politiques initiales ont été abandonnés, le nouveau gouvernement semble bien déterminé à s’engager dans une importante expansion budgétaire”, constate Exane BNP Paribas. “Même si, à terme, il y a des sanctions que Bruxelles et la BCE peuvent prendre pour restreindre les dépenses budgétaires italiennes, cela pourrait bien ralentir le processus d’achèvement de l’union bancaire (…) et toute initiative de redistribution budgétaire accrue dans la zone euro”, ajoute l’intermédiaire, qui y voit un handicap pour l’euro à court terme.

Etats-Unis: Sanction contre l’Iran mais aussi contre les européens

Etats-Unis:  Sanction contre l’Iran mais aussi contre les européens

Des sanctions américaines vont bien sûr toucher L’Iran mais finalement autant les européens. Comme c’était prévisible,  les entreprises européennes qui commercent avec l’Iran seront aussi lourdement punies notamment lors de leurs échanges avec les Etats-Unis. Du coup comme le commerce des européens avec les Etats-Unis est notoirement plus essentiel que celui avec l’Iran, beaucoup comme Total par exemple vont préférer se retirer de l’Iran. En outre compte tenu de l’imbrication des processus de production, nombre de production européennes qui contiennent des éléments américains seront touchés (les AIRBUS par exemple).  Ceux qui continuent de commercer avec l’Iran seront sanctionnés, a donc averti le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo. Ces menaces interviennent alors que les signataires européens de l’accord, Allemagne, France et Grande-Bretagne, s’efforcent de maintenir l’accord en vie et de trouver des solutions pour conserver leur accès au marché iranien en dépit du retrait américain. S’adressant directement aux dirigeants iraniens, le chef de la diplomatie américaine a dressé une liste de 12 conditions que la République islamique devra remplir si elle veut bénéficier d’un allègement du régime de sanctions qui la visent. Parmi ces conditions figure son retrait intégral du champ de bataille syrien. Les sanctions qui seront instaurées contre le régime iranien seront “les plus dures de l’Histoire”, a-t-il promis, prophétisant qu’une fois adoptées, l’Iran devra “se battre pour maintenir son économie en vie”. Quant aux Iraniens, ils subiront les représailles américaines s’ils s’aventurent à reprendre leur programme nucléaire, prévenu Mike Pompeo. “Nos demandes à l’Iran ne sont pas déraisonnables: renoncez à votre programme (…). S’ils venaient à décider de revenir en arrière, de reprendre l’enrichissement, nous serions parfaitement prêts à y répondre”, a-t-il dit sans plus de détails. “L’Amérique veut faire plier l’Iran et le contraindre à accepter leurs exigences illégales (…). Ses propos montrent que l’Amérique cherche certainement à ce que le régime change en Iran”, a dit un haut responsable iranien. .

Iran : L’UE veut contourner les sanctions

Iran : L’UE veut contourner les sanctions

 

Le commissaire européen, Arias Canete, va exposer à Téhéran les options envisagées par la Commission européenne pour contourner les sanctions financières américaines, en effectuant notamment des versements directs à l’Iran pour ses exportations de pétrole. La Commission a aussi proposé d’autoriser la Banque européenne d’investissement (BEI) à faciliter les investissements des entreprises européennes en Iran. Mais plusieurs entreprises de renom ont déjà fait part de leur volonté de s’éloigner de l’Iran. Ainsi le groupe Total a annoncé mercredi qu’il pourrait ne pas poursuivre son projet de développement du plus grand gisement de gaz naturel au monde, vu par Téhéran comme un symbole de réussite de l’accord de 2015. Les sanctions réinstaurées vont de nouveau limiter les exportations de pétrole iraniennes. Elles avaient baissé de plus de moitié sous l’effet des sanctions internationales avant l’accord de 2015, à un million de barils par jour (bjp). “Ce que feront les importateurs de pétrole et la manière dont le système énergétique pourra faire face seront des facteurs déterminants de la réaction des Iraniens”, a dit un autre représentant de l’UE. “Il sera difficile pour nous de fournir les bénéfices attendus par les Iraniens”, a-t-il ajouté.

Iran : les entreprises allemandes en difficulté

Iran : les entreprises allemandes en difficulté

Le  ministre des Affaires étrangères Heiko Maas a reconnu qu’en fait il n’y avait pratiquement pas de moyens de protéger les entreprises allemandes en Iran. Le dilemme pour les entreprises allemandes comme pour les autres entreprises européennes (voire d’autres zones) est simple : ou commercer avec les États-Unis ou commercer avec l’Iran. Certes la problématique n’est pas aussi simple  car certaines activités pourront être maintenues mais beaucoup seront perturbées ; En effet les Etats –unis vont prendre des sanctions vis-à-vis de toute société qui voudra faire du business avec l’Iran sur des aspects que Trump juge stratégique. Dès lors certaines entreprises préféreront se retirer de l’Iran pour ne pas être sanctionnées aux Etats-Unis. Or l’Allemagne est le pays européen largemenet le plus concerné par les exportations européennes aux Etats Unis.   L’Allemagne aimerait cependant  aider ses entreprises à poursuivre leurs activités en Iran après la décision des Etats-Unis de réimposer des sanctions contre Téhéran, même s’il risque d’être difficile de les protéger des répercussions, a déclaré dimanche son ministre des Affaires étrangères Heiko Maas.  En annonçant mardi sa décision de dénoncer l’accord nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran et de réimposer des sanctions contre Téhéran, le président américain Donald Trump a également menacé de sanctions toute entreprise étrangère qui ferait des affaires en Iran. “Je ne vois pas de solution simple pour protéger les sociétés de tous les risques de sanctions américaines”, a déclaré Heiko Maas au journal Bild am Sonntag.

Iran : l’Allemagne découvre l’intérêt de la politique étrangère européenne

Iran : l’Allemagne découvre l’intérêt de la politique étrangère européenne

 

 

D’une  certaine manière, c’est un peu une surprise d’entendre Merkel plaider pour une politique étrangère commune au sein de l’Europe. Il faut dire que ses intérêts économiques sont malmenés par les décisions de Trump qui justement se plaint en particulier des exportations allemandes. L’affaire de l’Iran est en quelque sorte la goutte d’eau qui fait déborder le vase des risques commerciaux pour l’Europe et l’Allemagne en  particulier. Jusque là pourtant on peut dire que l’Allemagne avait adopté uen position de relative neutralité vis-à-vis de la politique étrangère. Pour ne pas dire un certain mépris. Témoin encore récemment sa position très ambiguë sur les frappes en Syrie pour ne pas déplaire à la Russie.  Merkel découvre aussi les risques de guerre alors qu’elle ne s’est pas impliquée jusque-là dans les conflits en cours. Mais les nouveaux conflits pourraient menacer son businesse d’où la déclaration de Merkel sur la nécessité d’une politique diplomatique commune. Politique diplomatique qui implique aussi une politique commune de défense car il apparait évident que l’OTAN protège les Etats-Unis mais pas forcément l’Europe. Trump souhaite d’ailleurs se désengager de l’OTAN (en particulier au moyen Orient), il souhaite aussi  faire payer davantage l’Europe. Merkel rejoint la position française. Selon le ministre français des Affaires étrangères, les pays européens devront se montrer “très unis et très solidaires sur les choix” dans la période qui s’ouvre, marquée par les échanges de tirs entre Israël et forces iraniennes stationnées en Syrie. “Les événements qui se produisent en ce moment donnent la preuve de cette nécessité”, a-t-il déclaré sur BFM TV. Le chef de la diplomatie française a fait donc écho à des déclarations d’Angela Merkel, pour qui “l’Europe en est toujours à ses balbutiements en matière de politique étrangère commune”. “Et c’est une nécessité existentielle de faire des progrès dans cette voie parce que les conflits ont complètement changé de nature depuis la fin de la Guerre Froide”, a déclaré la chancelière allemande lors d’un discours prononcé à Aix-la-Chapelle, en présence d’Emmanuel Macron.

Partant du constat que l’alliance avec les Etats-Unis n’avait plus valeur d’assurance tous risques, elle a insisté sur l’impératif pour les Européens de “prendre leur destin en main”. “C’est la tâche à accomplir dans le futur.”“Cela a beaucoup bougé dans ce domaine-là depuis quelques mois. La prise de conscience (…) de la nécessité pour les Européens d’avoir leur capacité de décision stratégique est devenue essentielle et que l’Allemagne le dise est encore un élément supplémentaire”, a-t-il poursuivi.

Tension sur les taux : en cause l’Iran et le pétrole

Tension sur les taux : en cause l’Iran et le pétrole

 

 

Si les taux se sont surtout tendus pour les pays financièrement fragiles, il n’empêche que cette tension affecte presque toutes les zones. En cause évidemment les risques relatifs à la décision de Trump de se retirer de l’accord nucléaire iranien, risques qui vont sérieusement rafraichir le climat des affaires. Aussi parallèlement et de manière aussi systémique, on constate la  montée des cours. Le pétrole montre du fait du déséquilibre offre demande, il a atteint un record lundi depuis 2014. Il monte aussi parce qu’on craint une réduction en provenance de l’Iran aussi du Venezuela récemment frappé par des sanctions américaines. D’autres matières premières voient leurs cours grimper comme le pétrole. Du coup, le ‘ hypothèse d’uen reprise de l’inflation n’est plus à exclure d’où l’anticipation par les marchés sur les taux.  Dans ces circonstances, les investisseurs ont préfèrent  bouder les actifs risqués, parmi lesquels les taux d’emprunt des pays jugés les moins solides de la zone euro. « Il y a une aversion au risque dans le marché obligataire. C’est un marché axé sur la qualité et qui vend tout ce qui est à risque », a commenté pour l’AFP Eric Vanraes, un gérant obligataire de la banque suisse Eric Sturdza. Pour ce spécialiste, « ce qui est regardé aujourd’hui, ce sont les annonces de Donald Trump sur l’Iran, car il y aura deux conséquences très importantes sur le pétrole et sur le niveau du dollar ».

L’Iran pourrait se doter de l’arme nucléaire

L’Iran pourrait se doter de l’arme nucléaire

 

Pour l’instant l’Iran a décidé de rejoindre l’Europe, la Chine et la Russie pour le maintien de l’accord nucléaire. Une position modérée par rapport à la décision unilatérale de Trump de faire voler en éclats l’accord qui avait été signé par Obama. Reste à savoir si les Etats-Unis ne soumettront pas les Européens à des mesures punitives  s’ils ne se conformément pas aux rétablissements des sanctions américaines contre l’Iran. Si l’Europe devait se coucher alors il est vraisemblable que l’Iran menacerait alors de reprendre son programme d’enrichissement d’uranium, en clair de se doter à terme de la possibilité de l’arme nucléaire. C’est en substance ce que dit le président iranien Hassan Rohani qui a prévenu mardi que son pays pourrait mettre un terme «  sans limite » aux restrictions qu’il a consenties sur ses activités d’enrichissement d’uranium, après que Washington a annoncé son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015.  « J’ai ordonné à l’Organisation iranienne de l’énergie atomique de prendre les mesures nécessaires [...] pour qu’en cas de nécessité nous reprenions l’enrichissement industriel sans limite », a déclaré M. Rohani à la télévision iranienne. « Nous attendrons quelques semaines avant d’appliquer cette décision », en fonction du résultat des discussions entre Téhéran et les autres partenaires de l’accord, a-t-il ajouté.  «Ce qu’a fait Trump est une guerre psychologique et une pression économique. Nous ne permettrons pas à Trump de réussir dans la guerre psychologique et la pression économique contre le peuple iranien.»

 

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