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Iran: contrainte de négocier avec les États-Unis

Iran: contrainte de négocier avec les États-Unis

 

Hamid Enayat, analyste iranien basé à Paris estime dans la tribune que l’Iran n’a pas d’autre solution que de négocier avec les États-Unis compte tenue de la situation catastrophique de son économie.

 

 

Ces deux dernières années, le ciel du régime iranien s’est assombri. La chute spectaculaire du rial (la monnaie iranienne, ndlr) a considérablement accru la pauvreté. L’inflation et les prix élevés s’envolent au quotidien. Il est certain que plus des deux tiers de la population iranienne vivent en deçà du seuil de pauvreté. Le chômage s’est intensifié avec la pandémie du coronavirus. L’économie a fait faillite. Et plus important encore, ces deux dernières années, le soulèvement de novembre a ébranlé les fondements du pouvoir. Les journaux officiels ont à plusieurs reprises mis en garde contre l’imminence d’un nouveau soulèvement. La raison en est que le régime a procédé à des exécutions hâtives en dépit de la pression internationale et au prix d’un isolement supplémentaire. Il est donc très clair que cette situation ne peut continuer.

Elle n’est plus supportable car l’armée des chômeurs et des affamés s’est tournée vers les Moudjahidine du peuple (OMPI), l’ennemi juré et de longue date du régime iranien, et ils ont démontré un leadership efficace dans les protestations et soulèvements.

Selon les responsables en Iran, les politiques actuelles de la Maison Blanche, du Sénat et de la Chambre des Représentants sont fortement influencées par l’OMPI.

« Il suffit d’examiner le sommet virtuel que ce groupe a tenu, juste un jour avant la mise en œuvre du snapback américain, écrit le très officiel Mardom Salari en Iran. Une réunion transatlantique à laquelle ont participé 9 sénateurs et 20 membres de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, ainsi que Rudy Giuliani et une dizaine d’autres figures anti-iraniennes. Sénateurs, représentants et personnalités du parti républicain de Trump et du parti démocrate de Biden ! Même le sénateur Menendez, l’un des démocrates de plus haut rang qui fait tout pour empêcher la réélection de Trump, s’est rangé du côté de sénateurs néoconservateurs comme Ted Cruz et Marco Rubio. En plus de soutenir la pression maximale et de sanctionner l’Iran, il soutient Maryam Radjavi, la dirigeante de l’OMPI. »

La situation est-elle la même qu’en 2013, où la stratégie et la priorité d’Obama était le retrait des troupes américaines d’Irak ? Il avait alors pour ligne de conduite de geler les autres conflits, y compris avec l’Iran, un processus qui avait conduit au JCPOA, l’accord nucléaire.

Sans l’ombre d’un doute, si Biden veut retourner au JCPOA, il visera la capacité de missiles ainsi que les politiques belligérantes du régime iranien dans la région. Et dans ce cas, certainement, il aura l’Europe à ses côtés. Il en résultera le retour contraint du régime iranien à l’intérieur de ses frontières, ce qui signifiera sa mort annoncée. La théocratie repose sur deux piliers, le premier étant l’exportation du terrorisme et l’intervention dans la région, et le second étant la répression à l’intérieur. Si l’un de ces piliers vient à être supprimé, cela entraînera son effondrement. L’administration Trump dit la même chose et vise la destruction des manettes de l’ingérence de Téhéran dans la région.

Option 1 – Quels changements pour Téhéran ?

Tout d’abord, la victoire des démocrates aux élections américaines de 2020 et une négociation avec Joe Biden. Il est clair que, depuis le retrait des États-Unis du JCPOA, Téhéran attend le résultat des élections américaines de 2020, il espère que les démocrates l’emporteront et qu’ensuite, les États-Unis retourneront au JCPOA. Certes, Téhéran y met beaucoup d’espoir et y voit non pas une bulle d’oxygène, mais une autoroute vers le désenclavement économique et politique.

Pour Téhéran, la victoire des démocrates peut avoir deux conséquences. Tout d’abord, les sanctions seraient levées, et ensuite les entreprises qui étaient prêtes à investir en Iran viendraient sur le terrain. Cependant, une victoire des démocrates et un retour américain au JCPOA pourraient également rendre la situation un peu plus difficile.

En effet, l’influence de l’Iran en Syrie, au Liban et en Irak a diminué. L’arrivée des démocrates ne rendra pas au régime iranien la domination qu’il avait sur la région. Les démocrates en sont conscients. Ainsi, il est peu probable que ces derniers soient disposés à emprunter le même chemin face à l’expansionnisme et l’ingérence de Téhéran.

Par conséquent, si les démocrates gagnent, cela impliquera inévitablement un changement dans la région, car ils poursuivent aussi leurs intérêts nationaux et régionaux. Ils contraindront la théocratie à abandonner ses programmes de missiles et ses interventions militaires au Liban, en Irak et au Yémen ; deux lignes rouges du régime iranien.

Option 2 - La poursuite de la présidence de Donald Trump

Si Trump l’emporte à nouveau, les négociations ne sont pas interdites. Trump a déclaré qu’il entamerait des négociations avec l’Iran s’il était élu. Mais si les Républicains gagnent, compte tenu de tous les problèmes qu’ils ont créés au régime iranien jusqu’à présent les décisions qu’ils prendront renforceront la pression et auront donc des conséquences irréparables pour Téhéran. D’autre part, certains pays de la région, comme l’Arabie saoudite et Israël, soutiennent la politique iranienne de Trump. En cas de victoire électorale, Trump dispose de suffisamment de temps pour tenir ses promesses et gérer le jeu de sorte à obtenir le plus grand nombre de points dans les négociations.

Option 3 - Négocier avec Donald Trump avant l’élection de 2020

Dans cette option, Trump ne peut évidemment pas avoir une main plus forte qu’après la victoire. Mais une bonne entente avec le régime iranien est pour lui le meilleur résultat des élections. Le régime semble donc avoir mis tous ses œufs de politique étrangère dans ce panier.

La conclusion est que, compte tenu des trois options mentionnées, la troisième, celle d’un accord avec l’administration Trump avant les élections de 2020, est certainement la meilleure pour le régime iranien. En revanche, les deux premières qui consistent à négocier avec les vainqueurs des élections américaines auront sûrement des résultats préjudiciables pour Téhéran.

Choisir entre le mal et le pire

Khamenei lui-même avait déclaré que les négociations avec les États-Unis étaient empoisonnées. L’option de négocier avec Washington, qui semble inévitable, est un choix en désespoir de cause.

Le régime iranien a toujours rassemblé et maintenu ses forces réactionnaires dans la société et dans la région avec le slogan de « A bas l’Amérique ». C’est avec ce slogan, qu’il a pu éliminer de nombreuses forces jusqu’à ce jour. Un responsable du renseignement avait déclaré pendant la guerre Iran-Irak que « le ministère du Renseignement ne nous a pas apporté autant que le slogan de ‘A bas l’Amérique’ ». C’est pourquoi les menaces creuses du commandant des gardiens de la révolution et de vengeance pour la mort de Soleimani sont devenues une forme de routine pour permettre au régime de maintenir le moral de ses forces.

Sans l’ombre d’un doute, dans les trois options, le régime iranien devra renoncer à ses politiques belligérantes dans la région et, par conséquent, à l’étape suivante, il devra abandonner le corps des pasdarans (le corps des Gardiens de la révolution islamique, ndlr), la milice du Bassij et sa pléthore de milices étrangères qui lui servent d’outils politiques. Ce faisant, il sciera la branche sur laquelle il est assis.

Mais le plus important est encore la présence d’une alternative en Iran, face à laquelle la théocratie a été contraint de choisir entre le mal et le pire. À l’heure actuelle, la dirigeante de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi, avec son plan en dix points basé sur l’égalité des sexes, la séparation de la religion et de l’État, un Iran non nucléaire et l’abolition de la peine de mort, a une forte influence sur les femmes et la jeunesse iraniennes. En conséquence, le régime est contraint de choisir entre le marteau des sanctions et la forte présence d’une alternative politique à la tête des protestations. Face à cette donne-là, l’Europe et le résultat des élections américaines ne lui seront d’aucun secours.

Iran : nouvelles sanctions des États-Unis

Iran : nouvelles sanctions des États-Unis

 

 

Finalement les États-Unis se retrouvent seuls face au monde pour prendre des sanctions contre l’Iran. Du coup ces  sanctions risque d’être théoriquement symboliques. Le problème,  c’est que des grandes sociétés internationales vont obéir aux injonctions américaines par peur d’être sanctionnées sur les marchés des États-Unis.  Les Etats-Unis, que Donald Trump a retirés de l’accord de Vienne en mai 2018, ont enclenché le mois dernier la procédure dite de « snapback », une disposition du JCPoA qui prévoit le rétablissement automatique des sanctions dans un délai de 30 jours en cas de non respect des dispositions de l’accord. Des sanctions seront donc prises par les seuls États-Unis à l’encontre de l’Iran et cela en dépit de l’opposition des autres parties prenantes comme la France ,l’Allemagne, le Royaume-Uni., La Chine et la Russie.

En application d’un décret présidentiel signé par Donald Trump, les Etats-Unis ont précisé avoir imposé des sanctions au ministère iranien de la Défense ainsi qu’à l’organisation iranienne des industries de défense et son directeur, Mehrdad Akhlaghi-Ketabchi, et à d’autres entités.

« Peu importe qui vous êtes, si vous violez l’embargo de l’Onu sur les armes en Iran, vous risquez des sanctions », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, lors d’une conférence de presse à laquelle participaient également ses homologues au Trésor Steven Mnuchin, à la Défense Mark Esper et au Commerce Wilbur Ross ainsi que Robert O’Brien, le conseiller à la sécurité nationale.

Iran : nouvelles sanctions des États-Unis

Iran : nouvelles sanctions des États-Unis

 

 

Finalement les États-Unis se retrouvent seuls face au monde pour prendre des sanctions contre l’Iran. Du coup ces  sanctions risque d’être relativement symboliques. Les Etats-Unis, que Donald Trump a retirés de l’accord de Vienne en mai 2018, ont enclenché le mois dernier la procédure dite de « snapback », une disposition du JCPoA qui prévoit le rétablissement automatique des sanctions dans un délai de 30 jours en cas de non respect des dispositions de l’accord. Des sanctions seront donc prises par les seuls États-Unis à l’encontre de l’Iran et cela en dépit de l’opposition des autres parties prenantes comme la France ,l’Allemagne, le Royaume-Uni., La Chine et la Russie.

En application d’un décret présidentiel signé par Donald Trump, les Etats-Unis ont précisé avoir imposé des sanctions au ministère iranien de la Défense ainsi qu’à l’organisation iranienne des industries de défense et son directeur, Mehrdad Akhlaghi-Ketabchi, et à d’autres entités.

« Peu importe qui vous êtes, si vous violez l’embargo de l’Onu sur les armes en Iran, vous risquez des sanctions », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, lors d’une conférence de presse à laquelle participaient également ses homologues au Trésor Steven Mnuchin, à la Défense Mark Esper et au Commerce Wilbur Ross ainsi que Robert O’Brien, le conseiller à la sécurité nationale.

Iran : Les Européens s’opposent toujours aux sanctions américaines

Iran : Les Européens s’opposent toujours aux sanctions américaines

La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, les trois puissances européennes signataires de l’accord de 2015 , entérinée par le nu, sur le programme nucléaire iranien, ont déclaré vendredi au Conseil de sécurité de l’Onu que la procédure initiée par les Etats-Unis pour réactiver les sanctions internationales contre l’Iran n’aurait pas d’effet.

Les Etats-Unis s’en sont retirés en mai 2018, entraînant le rétablissement puis le renforcement des sanctions américaines.

Washington réclame que les sanctions internationales soient également réactivées.

Treize membres du Conseil de sécurité de l’Onu se sont déjà prononcés le 25 août dernier contre cette démarche, selon eux non avenue dans la mesure où elle s’appuie sur une disposition de l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015 que Washington a dénoncé trois ans plus tard.

Iran : Berlin, Londres et Paris contre les États-Unis

Iran : Berlin, Londres et Paris contre les États-Unis

 

Un nouveau motif de conflit entre l’Europe et les États-Unis de Trump qui veut durcir les sanctions contre l’Iran. L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont rejeté la demande des Etats-Unis de rétablir l’ensemble des sanctions à l’encontre de l’Iran, une procédure nommée « snapback », incompatible avec leurs efforts de soutien au pacte sur le nucléaire iranien, ont annoncé jeudi les ministères des Affaires étrangères des trois pays.

Berlin, Londres et Paris ont annoncé ne pas soutenir cette initiative des Etats-Unis, qui ne fait plus partie du Plan d’action global commun (PAGC), nom officiel de ce pacte sur le nucléaire iranien.

« L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont déterminés à préserver les processus et les institutions qui constituent les fondements du multilatéralisme. Notre objectif demeure de préserver l’autorité et l’intégrité du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU). Nous appelons tous les membres du CSNU à s’abstenir de toute action qui accentuerait les divisions en son sein ou qui aurait des conséquences graves sur ses travaux », ont-ils déclaré dans un communiqué commun.

Sommet Iran : Trump dit non

Sommet Iran : Trump dit non

Le président américain Donald Trump a affirmé samedi qu’il ne participerait «probablement pas» au sommet sur l’Iran proposé par son homologue russe Vladimir Poutine. Les quatre autres membres permanents conseil sécurité sur cinq ont dit oui dont la France.

L’homme fort du Kremlin a appelé vendredi à un sommet des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU avec l’Allemagne et l’Iran sur fond de vives tensions sur une éventuelle prolongation de l’embargo international sur les ventes d’armes à Téhéran.

M. Trump a par ailleurs promis une réponse sous la forme d’un «snapback», un mécanisme qui est en quelque sorte un droit de véto à l’envers, après le camouflet subi par Washington lors du rejet par le Conseil de sécurité d’une résolution visant à prolonger l’embargo.

Iran : La France d’accord avec la Russie pour une réunion

Iran : La France d’accord avec la Russie pour une réunion

 

La France confirme qu’elle est relativement ouverte par rapport à l’Iran en acceptant de discuter sur une proposition de la Russie. La France multiplie d’ailleurs les gestes bienveillants à l’égard de l’Iran comme encore à propos de l’évolution de la situation au Liban. Situation dans laquelle le Hezbollah proche de l’Iran est incontournable pour redresser le pays . La France cherche évidemment à faire diminuer les tensions entre sunnites et chiites qui alimentent nombre de conflits armés au proche et Moyen-Orient. La France est donc disposée à prendre part à la réunion que propose la Russie sur l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran, a annoncé vendredi l’Elysée. La question est de savoir évidemment si les États-Unis ne s’opposeront pas à cette initiative de la Russie concernant l’Iran.

Vladimir Poutine a proposé que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies discutent en visioconférence de l’embargo sur les ventes d’armes conventionnelles à l’Iran, qui expire cet automne mais que les Etats-Unis veulent prolonger sans limitation dans le temps.

“Nous confirmons notre disponibilité de principe”, a-t-on dit à l’Elysée. “Nous avons déjà par le passé déployé des initiatives dans le même esprit”, ajoute-t-on.

Coronavirus : rebond en Iran, et Arabie Saoudite, Israël

Coronavirus : rebond en Iran, et Arabie Saoudite, Israël

L’organisation mondiale de la santé s’inquiète du développement de nouvelles contaminations dans certains pays de sorte que globalement la situation mondiale ne s’améliore pas même si elle est mieux maîtrisée dans certains pays comme en Europe. La situation est particulièrement préoccupante en Amérique du Sud et dans certains pays d’Asie, où le nombre de nouvelles contaminations augmente très vite. Dans d’autres pays, qui pensaient avoir fait le plus dur contre l’épidémie, on assiste également à un rebond inquiétant. C’est notamment le cas en Iran, un pays qui a été très durement touché dès le mois de février et comptabilise déjà plus de 8.000 décès.

 

l’Iran fait face à un rebond du nombre de nouveaux cas depuis début mai, avec même une accélération fin mai, suivie d’une légère diminution des nouvelles contaminations. Jeudi, le pays a annoncé plus de 2.200 nouvelles contaminations, franchissant la barre des 180.000 cas. Avant l’annonce du nouveau bilan quotidien, le président Hassan Rohani a appelé la nation à suivre les consignes sanitaires visant à freiner la propagation du virus.

Depuis avril, les autorités ont levé progressivement les restrictions qui avaient été imposées pour lutter contre la propagation de l’épidémie. Pourtant, le gouvernement a nié l’apparition d’une deuxième vague, affirmant que la tendance de hausse des cas confirmés était le résultat d’une intensification du dépistage.

 

Pays arabe le plus touché du Golfe, l’Arabie Saoudite, qui pensait avoir atteint le pic épidémique mi-mai, voit elle aussi les nouveaux cas se multiplier depuis début juin, dans des proportions encore plus importantes. Dimanche, le pays a officiellement dépassé les 100.000 cas, selon le ministère de la Santé. Plus grave, il dépasse les 3.000 nouvelles contaminations quotidiennes depuis plusieurs jours.

Moins préoccupante, la situation est aussi suivie de près en Israël. Alors que le pays avait franchi la première vague épidémique avec succès (moins de 300 morts à ce jour) et comptait presque les nouveaux cas sur les doigts de la main mi-mai, il en recense 150 par jour en moyenne depuis une semaine, largement au dessus du seuil d’alerte de 100 cas fixé par certaines projections des autorités.

Une centaine d’écoles ont fermé leurs portes après que des élèves et enseignants ont été testés positifs. Et dimanche, plus de 17.000 personnes avaient été placées à l’isolement après avoir été en contact avec des personnes contaminées. Benyamin Netanyahou a déploré un « sérieux relâchement dans le respect des règles » et son ministre de la Santé mis en garde contre un « événement dramatique ».

Dans de nombreux pays enfin, le déconfinement décidé tôt a permis d’éviter un cataclysme, mais la première vague se dessine à mesure que les commerces, les écoles et les transports rouvrent. C’est par exemple le cas en Inde. Le pays a commencé son déconfinement mais 10.000 nouveaux cas sont encore confirmés chaque jour, avec au total jusqu’ici plus de 275.0000 infections.

En Indonésie, le déconfinement arrive au moment où le pays enregistre un bond des nouveaux cas de Covid-19 avec un nouveau record de 1.241 cas mercredi.

 

Depuis dimanche dernier, l’Afrique du Sud enregistre plus de 2.000 cas quotidiens pour un total de 55.000 cas, soit un quart du nombre total des cas africains.

Le continent, plutôt épargné jusqu’à présent, fait face à une accélération soudaine.  »Il a fallu 98 jours pour atteindre la barre des 100.000 cas et 18 seulement pour franchir celle des 200.000″, a souligné le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. Les experts craignent un pic en juillet.

Elections Iran: risques politiques et économiques

Elections Iran: risques politiques et économiques

Sébastien Abis , directeur du Club Demeter et chercheur associé à l’Iris, l’Institut de relations internationales et stratégiques s’inquiète des risques politiques et économiques susceptibles d’intervenir après les prochaines élections en Iran. (Tribune dans l’Opinion )

 

 

Dans la géopolitique effervescente du Moyen-Orient, l’évolution sociale de l’Iran pèse de tout son poids. Des élections législatives s’y tiennent ce 21 février dans un contexte caractérisé par l’affaiblissement du camp des modérés. Son premier représentant, le Président Hassan Rohani, peine à transformer l’essai de son pari diplomatique en résultats économiques. L’accord sur le nucléaire (Jappa), signé en juillet 2015 à Vienne, n’aura donné qu’une bouffée d’espoir conjoncturelle, vite tarie par l’unilatéralisme américain. En rétablissant des sanctions financières contre Téhéran, dès mai 2018, l’administration Trump cherche à maintenir l’Iran en dehors de la communauté internationale et à mettre la République islamique sous pression maximale. La croissance s’est contractée de 5 % en 2018 et de 10 % en 2019.

Si, de leur côté, les Européens tentent de sauver ce qu’il reste du Jappa, sachant que la majorité des conservateurs iraniens considèrent qu’il est désormais caduc, le bilan du mécanisme dit Instex, déployé il y a un an par l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, se révèle famélique. Créé pour favoriser le commerce et les affaires, il demeure inopérant et sert tout au plus à préserver un canal de discussion entre ces pays et le pouvoir iranien. Les débats se polarisent donc sur le politique, le diplomatique et le sécuritaire, ce que l’assassinat, sur décision de la Maison Blanche en janvier 2020, de Ghassem Soleimani, alors chef des Gardiens de la Révolution et protagoniste de l’activisme extérieur iranien, vient implacablement renforcer.

Or les conditions de vie des 85 millions d’Iraniens se dégradent. Etouffés par la rigidité d’un régime autoritaire et religieux, privés d’insertion dans la mondialisation, ils subissent un double enfermement. Deux-tiers de la population a moins de quarante ans. Elle est donc née après la révolution de 1979. Eduquée, fière de son identité iranienne, elle aspire aux changements. Le Jappa, au-delà des tractations nucléaires, était considéré comme un chemin de développement et de progrès pour de nombreux Iraniens. Ces derniers demandent des comptes au gouvernement et aux autorités, leur reprochant tout autant le manque de réformes politiques, l’absence de perspectives en termes d’emploi que le coût des opérations militaires à l’étranger. La récurrence de troubles publics s’est accentuée récemment.

L’inflation sur les denrées de base — pain, œuf, riz, poulet — s’élève à 30 % depuis un an. Bien que la nourriture et les médicaments sont censés ne pas être concernés par les sanctions, la réalité des faits, dans un pays si complexe, tranche avec les textes. En outre, l’agriculture iranienne, seule, ne subvient pas à l’ensemble des besoins nationaux. La croissance démographique (1 million de personnes en plus chaque année), l’urbanisation et les contraintes géographiques plongent l’Iran dans une terrible équation.

Il lui faut accéder aux marchés internationaux pour s’approvisionner et éviter que la société ne soit encore plus insatisfaite et turbulente en cas de pénuries alimentaires. Mais si ce levier est entravé par les blocages que provoque sa mise au ban du commerce mondial et des circuits officiels, l’Iran recours à deux ressources stratégiques : l’économie informelle et transfrontalière, qui rappelle que l’alimentaire rime souvent avec la géopolitique ; l’eau des nappes phréatiques pour irriguer davantage les cultures et assurer le maximum de sécurité nationale. C’est sans doute là l’une des faces cachées de la sismicité iranienne à moyen terme : le pays est menacé de déshydratation. Les crises de l’eau se multiplient et cette ressource se raréfie. Il s’agit là d’un élément de stress pour les agriculteurs et de nombreuses couches de la société. Sécheresses, désertifications et défis environnementaux seront des épreuves politiques intérieures redoutables. Mais ne nous trompons pas : la bombe hydrique iranienne pourrait aussi avoir des répercussions mondiales.

Iran- funérailles du général iranien Soleimani : une hystérie qui fait 50 morts

Iran- funérailles du général iranien Soleimani : une hystérie  qui fait 50 morts

L’ hystérie collective qui a fait 50 morts dans une bousculade lors de la funérailles du général iranien démontre à l’évidence la folie totale du régime qui manipule le peuple via  les gardiens de la révolution. Faire des martyrs supplémentaires nourrit le nationalisme et permet de faire oublier la crise sociale et démocratique dramatique de ce pays. Faut-il rappeler que suite à l’augmentation du carburant , le régime a réprimé dans le sang les manifestations des mécontents dont beaucoup opposés au régime. Au moins 50 personnes sont donc mortes dans une bousculade qui s’est produite mardi à Kerman, dans le sud-est de l’Iran, en marge des funérailles du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi par l’armée américaine.

Des dizaines de milliers de personnes avaient afflué dans la matinée dans la ville natale de l’architecte de la politique d’influence régionale de l’Iran et commandant de la force Al Qods, unité d’élite des gardiens de la Révolution.

« Aujourd’hui, malheureusement un certain nombre de nos citoyens ont été blessés et un certain nombre tués », a dit le chef des services d’urgences, Pirhossein Kolivand, à la télévision d’Etat.

 

Selon l’agence de presse ISNA, le bilan de ce mouvement de foule s’établit à cinquante morts. L’agence semi-officielle Fars fait quant à elle fait état de 213 blessés.

Véritable déflagration, la mort du général Soleimani, tué vendredi près de l’aéroport de Bagdad dans une frappe américaine ordonnée par Donald Trump, a ravivé des tensions déjà fortes entre les États-Unis et la République islamique et fait craindre une déstabilisation dans la région.

Préparant sa riposte, l’Iran a annoncé qu’il examinait actuellement treize scénarios différents et promis un « cauchemar historique ».

« Les Américains doivent savoir que pour l’heure treize scénarios de vengeance ont été débattus au sein du conseil et même si le consensus se forme autour du scénario le plus faible, sa mise en oeuvre pourra être un cauchemar historique pour tous les Américains« , a prévenu le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Ali Shamkhani, cité par l’agence Fars.

Présent à Kerman, où le slogan « Mort à l’Amérique » a été scandé, le général Hossein Salami, commandant des gardiens de la Révolution, a pour sa part prévenu que l’Iran prendrait « sa revanche, une revanche intense et décisive ».

 

Iran: un pouvoir aux abois contre un président en campagne

Iran: un pouvoir aux abois contre un président en campagne

 

 

On peut nourrir des inquiétudes sérieuses quant à l’évolution du conflit entre l’Iran et les États-Unis. En effet le pouvoir iranien est très contesté au plan intérieur notamment à propos de la manière dont il a réprimé les dernières manifestations contre l’augmentation des prix et notamment du carburant. Cette répression a fait des centaines de morts. Du coup, on a ressorti le thème de l’unité nationale en allant attaquer l’ambassade des États-Unis en Irak sans parler d’autres provocations. L’Iran a été accusé en 2019 d’avoir miné des pétroliers au large de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, puis d’avoir attaqué ou saisi d’autres navires près du détroit d’Ormuz, un passage d’importance cruciale. Il est soupçonné d’être à l’origine d’une spectaculaire attaque en septembre contre les installations pétrolières saoudiennes d’Abqaik et de Khurais.  De son côté Trump est en  campagne électoral. Il veut aussi montrer sa fermeté. C’est pourquoi il assume pleinement la responsabilité de l’attaque mortelle contre le général Soléimanie, le numéro trois du régime, chef des gardiens de la révolution et des opérations extérieures. De part et d’autre il s’agit surtout de sauver une crédibilité intérieure très menacée. Du coup, l’irresponsabilité pourrait l’emporter. L’engrenage sanction contre sanction, attentat contre attentat pourrait s’étendre dans un champ géographique plus large et prendre une autre intensité qui menacerait à la laper dans la région considérée voir au-delà.

L’Irak , complètement noyautée par l’Iran devrait être au cœur des premières réponses de Téhéran, via ses milices, supplétifs et nombreux sympathisants politiques. « L’Irak va devenir le premier champ de bataille désormais », estime Alex Vatanka, expert de l’Iran au Middle East Institute de Washington. La pression augmentera sur la présence des 5.000 militaires américains dans le pays.

A Bagdad, les commandants des factions pro-Iran ont déjà appelé leurs combattants à se « tenir prêts ». Le leader chiite Moqtada Sadr a, de son côté, réactivé l’Armée du Mehdi, sa milice dissoute depuis une décennie après avoir harcelé l’occupant américain en Irak. Des actions anti-américaines sont aussi possibles au Liban, éventuellement au Yémen, voire en Syrie, où l’Iran est actif via ses supplétifs, comme les Houthis yéménites ou le Hezbollah libanais.

Iran: émeute, répression sur fond de crise économique

Iran: émeute, répression sur fond de crise économique

 

Il y a quelque chose de paradoxal dans le fait que l’Iran potentiellement le quatrième producteur mondial de pétrole décide justement de doubler le prix de l’essence. Une conséquence de la très forte dégradation de la situation économique suite au blocus américain. C’est que l’Iran tire l’essentiel de ses revenus fiscaux de sa rente pétrolière alors le pays est empêché d’exporter normalement sa première ressource. Du coup, le blocus économique provoque un écroulement de la croissance et du niveau de vie. L’augmentation brutale du carburant constitue la goutte qui fait déborder le vase du mécontentement latent découlant non seulement de l’écroulement économique mais aussi de la dictature islamique. Il s’agit d’une révolte de nature économique et sociale mais tout autant d’une remise en cause du régime de terreur des gardiens de la révolution. Dans de nombreuses villes, des révoltes produites de manière assez spontanée mais elles ont été aussitôt réprimées dans le sang. A tel point  le gouvernement a coupé Internet pour éviter que les Iraniens ne diffusent ces scènes de répression sanglante. Tant du point de vue économique que démocratique ce pays vit une sorte d’agonie. Il est clair que le développement du pays de ces dernières années qui a permis l’émergence d’une classe moyenne qui devient incompatible avec un régime politique médiéval. En outre, les iraniens  contestent maintenant la politique étrangère du gouvernement qui dilapide les ressources du pays pour entretenir des guerres au Levant.

Depuis dimanche, le black-out sur l’internet est quasi total: comptes Twitter à l’arrêt, absence de doubles-coches (signal que le message est reçu) sur les messages envoyés via WhatSapp, youtubers abonnés aux absents. Sur facebook, seules les vidéos des premiers jours des manifestations, déclenchées vendredi 15 novembre par la hausse soudaine de 50 % du prix de l’essence et immédiatement réprimées, donnent un aperçu de la violence qui prévaut: police tirant sur la foule à balles réelles, snipers cachés sur les toits, manifestants lynchés par les forces de l’ordre, usage démesuré du gaz lacrymogène.

 

 

Iran: Macron discrédité

Iran: Macron discrédité

 

Un nouvel échec diplomatique retentissant pour Macron qui depuis des mois et des mois  veut  jouer le rôle de médiateur entre l’Iran et les États-Unis. Il y a déjà longtemps que les États-Unis ont condamné les tentatives illusoires de Macron. Maintenant, c’est l’Iran qui accuse le président de la république française de duplicité. Encore un dossier international ou Macon et discrédité et renvoyé finalement à son statut de petit chef d’État contesté dans son propre pays et marginalisé au plan international. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a critiqué dimanche les offres de médiation d’Emmanuel Macron, qu’il a taxé de naïveté ou de complicité avec les Etats-Unis dans le dossier nucléaire, à l’origine de tensions croissantes entre Téhéran et Washington.

“Le président français, qui prétend qu’une rencontre pourra résoudre tous les problèmes entre Téhéran et l’Amérique, est soit naïf, soit complice des Etats-Unis”, a déclaré l’ayatollah, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat iranienne. Lors du sommet du G7 de la fin août à Biarritz, Emmanuel Macron a lancé l’idée d’une rencontre entre le président iranien, Hassan Rouhani, et son homologue américain, Donald Trump, un voeu qu’il n’a pas réussi à réaliser jusqu’à présent en dépit des efforts déployés par la diplomatie française.

Les tensions n’ont cessé de croître entre les Etats-Unis et l’Iran depuis la décision de Donald Trump, en août 2018, de retirer la signature de son pays à l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 entre six grandes puissances, dont la France, et la République islamique. Téhéran est revenu depuis sur certains de ses engagements et a prévenu qu’il franchirait une étape supplémentaire mercredi prochain si les autres parties signataires ne l’aident pas à contourner les sanctions américaines.

 

 

Iran : bruit de bottes ou enflure du verbe des gardiens de la révolution ?

Iran : bruit de bottes ou enflure  du verbe des gardiens de la révolution ?

 

 Comme le président américain, les gardiens de la révolution pratiquent  l’exubérance verbale pour menacer de tous les maux l’ennemi que représente l’Arabie Saoudite appuyée par les États-Unis. On ne peut évidemment écarter malheureusement la perspective d’un conflit militaire d’envergure entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Pour autant, les ’attaques significative de belligérants sont rarement précédés d’annonce tonitruante. Trump  a utilisé la même méthode en promettant l’enfer pour l’Iran mais jusque-là il s’est bien abstenu de toute velléité réellement guerrière. Pour l’instant , il s’en tient à des mesures de répression économique et ne souhaite nullement que les États-Unis s’investissent dans un nouveau conflit. Cela en raison notamment des prochaines élections présidentielles américaines. Du côté de l’Iran, comme aux États-Unis, l’opposition entre faucons et colombes est de plus en plus nette. Les gardiens de la révolution voudraient bien entraîner l’ensemble de l’Iran dans un conflit guerrier avec l’Arabie Saoudite et les États-Unis. Les colombes iraniennes, elles, souhaiterait bien un accord pour sortir de l’oppression économique que subit le pays. Du coup, il faut voir la déclaration des gardiens de la révolution comme un discours à usage interne. Certes les gardiens de la révolution ont sans doute réussi un coup en portant une attaque sur des installations pétrolières de l’Arabie Saoudite mais contrairement à ce qu’a indiqué la presse au début, les dégâts sont loin d’être aussi importants qu’on le pensait et tout devrait redevenir normal d’ici quelques jours. Bien évidemment les rebelles yéménites ne sauraient ^ter les seuls responsables de cette attaque , il s’agit d’un coup réalisé grâce au matériel irnien et à l’appui logistique de certaines forces de l’Iran-  la déclaration du chef des gardiens de la révolution doit donc être relativisée :

“Soyez prudents, une agression limitée ne restera pas limitée. Nous pourchasserons tout agresseur”, a déclaré le général Hossein Salami, cité par la télévision publique iranienne. “Nous continuerons jusqu’à la destruction complète de l’agresseur”, a-t-il ajouté.

Ses propos interviennent au lendemain de l’annonce de l’envoi de moyens militaires américains pour renforcer les capacités de défense saoudiennes.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite imputent à l’Iran la responsabilité des attaques du week-end dernier contre des installations majeures de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco.

L’Iran dément toute responsabilité dans ces frappes, qui ont été revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen, proches de Téhéran, et que combattent les Saoudiens à la tête d’une coalition militaire formée en mars 2015.

Développement du Nucléaire : c’est reparti en Iran

Développement du Nucléaire : c’est reparti en Iran

 

Comme c’était prévisible, les Européens ne sont pas parvenus à modifier  leur posture particulière de ni pour ni contre. Ils ont en effet toujours le cul entre deux chaises entre leur volonté de ménager leurs échanges avec l’Iran mais aussi leur souci de ne pas fâcher le président des États-Unis qui pourrait prendre des mesures de rétorsion vis-à-vis de l’Europe. Bref,  les déclarations de l’union européenne et en particulier de Macron quant à la possibilité de trouver un accord avec l’Iran ont fait pschitt !  C’est une manifestation supplémentaire de l’inconsistance politique et diplomatique de l’Europe. Comme chez Macron, de grands discours,  de grandes intentions mais concrètement rien ou pas grand-chose sur toutes les grandes questions internationales « L’organisation de l’énergie atomique iranienne reçoit l’ordre de prendre toute mesure nécessaire en matière de recherche et de développement et d’abandonner tous les engagements en place dans ce domaine », a déclaré Hassan Rohani sur la télévision d’Etat, présentant la « troisième phase » du plan de réduction des engagements iraniens en matière nucléaire.

Cette mesure est prise car « nous ne sommes pas parvenus au résultat que nous désirions » dans le cadre de la récente tentative diplomatique emmenée par la France pour tenter d’éviter que l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 à Vienne ne vole en éclats, a dit Hassan Rohani.

Le président iranien a tenu ces propos peu après que l’émissaire américain pour l’Iran Brian Hook, a exclu toute « dérogation » aux sanctions des Etats-Unis contre l’Iran pour faciliter l’octroi d’une ligne de crédit à Téhéran dans le cadre de cette médiation française. Ceci étend, il faut relativiser la radicalité de l’Iran qui subit à l’initiative des États-Unis un véritable étranglement économique qui n’est pas sans conséquences graves sur le niveau de vies des Iraniens. Pour preuve Hassan Rohani a accordé  mercredi « à l’Europe » un « nouveau délai de 60 jours » pour répondre aux exigences de Téhéran faute de quoi l’Iran se déliera encore un peu plus de ses engagements pris à Vienne.  »A tout moment, si les Européens reviennent à leurs engagements, nous aussi, reviendrons aux nôtres », a-t-il dit.

G7–Iran : une rencontre un jour peut-être ! (Trump)

G7–Iran : une rencontre un jour peut-être ! (Trump)  

 

 

La mise en scène de Macron aura été réussie surtout à propos de l’Iran. Reste qu’il s’agissait plutôt d’un acte de théâtral car il n’était nullement besoin de faire venir un responsable iranien pour connaître les positions de son pays. Le résultat c’est une promesse très vague d’éventuelle rencontre entre le président des États-Unis et le président iranien. Sans doute pour ne pas casser l’ambiance, Trump à consenti à dire que cette rencontre aurait lieu un jour peut-être si les conditions sont réunies. Pas d’engagement clair et ferme, seulement la continuité de la position du président américain.

Cette question qui a dominé le sommet a permis au passage éclipsé les deux questions importantes relatives à l’environnement et aux risques d’une nouvelle crise économique et financière mondiale.

Et, a poursuivi le chef de l’Etat français qui s’exprimait au côté de Donald Trump, “si le président iranien Hassan Rohani acceptait une rencontre avec le président américain, ma conviction c’est qu’un accord peut être trouvé”.

“Je souhaite que dans les prochaines semaines sur la base de ces échanges nous puissions réussir à avoir un entretien au sommet entre le président Rohani et le président Trump” auquel la France et ses partenaires européens pourraient être “pleinement associés”.”

“Nous avons créé les conditions de cette rencontre et d’un accord”, a-t-il ajouté, même s’il “faut toujours être prudent”. Les conventions conditions d’une rencontre sont déjà aléatoires quant à la perspective d’un accord il paraît encore bien illusoire.

Interrogé à ce sujet lors de la même conférence de presse, Donald Trump s’est dit prêt à rencontrer son homologue iranien “quand les circonstances seront réunies”,

 

“Ce que nous voulons est très simple”, avait-il dit. “Ça doit être non-nucléaire. Nous allons parler des missiles balistiques, nous allons parler du calendrier”.

“Mais ils doivent arrêter le terrorisme. Je pense qu’ils vont changer. Je le pense vraiment. Je pense qu’il y a une occasion pour eux qui se présente”, avait-il ajouté. “Ce que nous voulons c’est un bon Iran, un Iran vraiment fort, nous ne cherchons à changer le régime”.

Donald Trump avait par ailleurs fait savoir qu’il n’avait pas souhaité rencontrer pour sa part le ministre iranien à Biarritz, estimant que cela aurait été prématuré.

Cette période apparente de détente, entre Hassan Rohani et Donald Trump qui seront tous les deux à New York fin septembre pour l’Assemblée générale des Nations unies, intervient à quelques jours de l’ultimatum fixé par Téhéran aux Européens pour répondre à ses demandes concernant le respect de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

Signe de la difficulté de la négociation, deux responsables iraniens et un diplomate ont fait savoir dimanche à Reuters que l’Iran souhaitait exporter au minimum 700.000 barils de pétrole par jour et idéalement jusqu’à 1,5 million de bpj et ont répété que le programme de missiles balistiques de l’Iran ne pouvait et ne serait pas négociable.

Iran : l’inévitable escalade ?

Iran : l’inévitable escalade ?

 

 

Comme c’était prévisible, l’Iran et les États-Unis sont engagés dans un processus de surenchère dont il est difficile de prévoir l’ampleur et les multiples conséquences. Ce n’est pas directement le gouvernement iranien qui a procédé à la prise vendredi d’un pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz mais les gardiens de la révolution.  cette prise cet écho à l’immobilisation par les Britanniques d’un cargo iranien et à la destruction d’un drone par les Américains. Il ne s’agit pas encore d’une véritable guerre mais d’une bataille idéologique. Une bataille idéologique qui se déroule d’abord en Iran où faucons et colombes s’affrontent comme aux États-Unis.  En Iran, es plus durs veulent réveiller le réflexe  nationaliste pour faire oublier au peuple iranien les conséquences du blocus économique. Chaque action d’un camp provoquera une autre provocation de l’autre. Or il y a une limite à ne pas dépasser, celle qui notamment porterait atteinte à la vie. Il n’est pas certain que les gardiens de la révolution soient très sensibles à ce risque. Au contraire, ils souhaitent sans doute un embrasement y compris sur le plan militaire pour étouffer les critiques internes de plus en plus nombreuses contre la dictature religieuse et contre les restrictions économiques. Reste à savoir si les États-Unis qui comptent aussi leurs faucons et leurs colombes tomberont dans le piège d’une vraie guerre. Le vrai danger serait alors pour l’Europe toute proche de l’Iran. Pour empêcher cela,  il faudrait que l’union européenne se montre à la hauteur. Or jusque-là, les européens ce sont contentés de paroles laissant en quelque sorte le terrain libre aux extrémistes aussi bien iraniens qu’américains. Citant une source militaire, l’agence de presse iranienne Irna a rapporté que le transpondeur du Stena Impero a été coupé et que l’équipage n’a pas répondu aux mises en garde qui lui ont été adressées par les Gardiens de la Révolution.Northern Marine Management, affréteur du Stena Impero, s’est dit incapable de joindre son équipage composé de 23 marins. Londres a déploré la saisie de ce navire, ainsi que celle d’un pétrolier battant pavillon libérien, jugeant qu’il s’agissait d’une “atteinte inacceptable à la liberté de navigation.” “Je suis extrêmement préoccupé par la saisie de deux navires par les autorités iraniennes dans le détroit d’Ormuz”, a réagi le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt. “Ces saisies sont inacceptables. Il est primordial que la liberté de navigation soient préservée et que tous les bateaux puissent naviguer librement dans la région.”Selon l’agence iranienne Tasnim, le navire battant pavillon libérien a été autorisé à reprendre sa route, ce qui a ultérieurement été confirmé par Norbulk, son affréteur, selon lequel l’équipage est sain et sauf. La saisie du bâtiment intervient après celle d’un navire iranien par les autorités britanniques qui l’accusaient d’acheminer clandestinement des hydrocarbures vers la Syrie. L’Iran, qui dément que ce pétrolier transportait du pétrole à destination de la Syrie, en violation des sanctions internationales, a demandé à maintes reprises que son navire puisse reprendre la mer.

Nucléaire Iran : l’Europe pour sauver l’accord ?

Nucléaire Iran : l’Europe pour sauver l’accord

 

D’une certaine, l’Europe  est prise au piège de son immobilisme. En effet, l’Iran met en quelque sorte l’Europe en demeure de faire respecter l’accord du texte de vienne sur le nucléaire iranien. On sait que les Européens sont très réticents à s’aligner sur la position des États-Unis pour participer au blocus total de l’économie iranienne. Mais dans le même temps l’Europe  est aussi hésitante pour se mettre en travers de la volonté des États-Unis. Le plus cruel dans cette affaire, c’est que cette décision des États-Unis va surtout affecter le développement économique de l’Iran bien sûr mais aussi de l’Europe. On  souvient que Macon s’était posé en médiateur et avait demandé du temps à Téhéran avant que l’Iran ne s’engage dans un nouveau processus d’enrichissement de son uranium qui ferait voler en éclats l’accord de Vienne. Téhéran, qui se défend de vouloir sortir de l’accord, renvoie donc la balle dans le camp des pays européens signataires du texte de Vienne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, mais aussi et surtout la France, Emmanuel Macron ayant eu samedi soir plus d’une heure d’entretien téléphonique avec son homologue Hassan Rohani. En annonçant ce dépassement, les responsables iraniens ont affirmé en effet que Téhéran continuerait à réduire ses engagements tous les 60 jours à moins que les signataires du pacte ne le protègent des sanctions américaines, qui menacent l’économie d’asphyxie. L’Iran menace notamment de reprendre son projet initial de construction d’un réacteur nucléaire à Arak mis en sommeil en vertu de l’accord de Vienne. La question est maintenant de savoir si l’Union européenne saura  montrer  son indépendance et sa détermination pour sauver l’accord de 2015 concernant le nucléaire iranien. En clair, si l’union européenne aura le courage de s’opposer au États-Unis. Rien n’est certain car l’Allemagne en particulier craint d’éventuelles sanctions concernant ses exportations vers les États-Unis !

 

 

 

Iran: sanctions supplémentaires ?

Iran: sanctions supplémentaires ?

 

Trump souffle  le show et le froid à propos de l’Iran. D’un côté il propose une rencontre sans condition avec les dirigeants iraniens. Dans le même temps, il annonce des sanctions supplémentaires voire une cyber attaque générale. Difficile de bien mesurer les risques car du côté américain comme du côté iranien, on a l’habitude d’user et d’abuser des excès verbaux. En outre, avec Trump, on peut aussi s’attendre à n’importe quoi car il n’est pas certain qu’il sache exactement lui-même où  il veut aller. Voir à cet égard le lamentable exemple des nouvelles relations avec la Corée du Nord qui constitue un véritable échec  diplomatique.

Trump  écrit sur Twitter: “Nous mettrons en œuvre d’importantes sanctions supplémentaires contre l’Iran lundi. J’attends avec impatience le jour où les sanctions aboutiront et cesseront, et où l’Iran redeviendra une nation productive et prospère”. “Nous n’autoriserons aucune violation des frontières iraniennes. L’Iran fera face avec fermeté à toute agression ou menace de l’Amérique”, a renchéri le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, cité par l’agence de presse Tasnim.“Toute erreur des ennemis de l’Iran, en particulier l’Amérique et ses alliés régionaux, mettrait le feu à une poudrière qui détruira l’Amérique, ses intérêts et ses alliés sur place”, a quant à lui averti Abolfaz Shekarchi, porte-parole des Forces armées, cité par Tasnim. Donald Trump, qui a dénoncé l’an dernier l’accord de 2015 durement négocié par les Occidentaux, la Russie et la Chine pour limiter les activités nucléaires de Téhéran, exige une renégociation totale avec l’Iran, sur son programme nucléaire mais aussi son programme de missiles balistiques et son expansionnisme régional.

La chancelière allemande Angela Merkel a exhorté la communauté internationale à chercher une solution politique à la crise. “C’est ce à quoi nous travaillons”, a-t-elle dit devant le rassemblement annuel des églises protestantes à Dortmund.

Andrew Murrison, secrétaire d’Etat britannique pour le Moyen-Orient, se rendra en Iran dimanche, où il plaidera pour une “désescalade urgente”, a annoncé le Foreign Office. Décidés à sauver l’accord de 2015, les signataires européens ont promis la mise en place d’un dispositif nommé Instex, censé compenser les sanctions américaines, mais le programme a pris du retard et Téhéran juge leurs efforts insuffisants. Le 8 mai, la République islamique leur a donné 60 jours pour mettre leurs promesses en oeuvre, faute de quoi elle menace de ne plus respecter les dispositions du pacte. Selon des sources diplomatiques, France, Grande-Bretagne et Allemagne préparent une nouvelle initiative pour tenter de préserver le texte conclu à Vienne avec Téhéran. Des discussions sont par ailleurs prévues le 27 juin à Paris avec Brian Hook, responsable du dossier iranien au département d’Etat américain.

Iran : offensive diplomatique de Trump ?

Iran : offensive diplomatique de Trump ?

En apparence le président américain semble jouer la carte de la diplomatie d’abord en stoppant juste à temps une opération militaire qui évidemment aurait mit le feu aux poudres. Deuxièmement en se disant prêt à ouvrir sans condition le dialogue avec les responsables politiques iraniens. Notons cependant que la guerre économique contre l’Iran, elle, continue et qu’elle prive ce pays d’à peu près 60 % de ses ressources créant ainsi une situation économique particulièrement précaire. En Iran, on se méfie évidemment de ces retournements verbaux de Trump qui peuvent déboucher sur n’importe quoi et même rien du tout. Le dernier exemple en date étant celui des discussions menées avec la Corée du Nord. Tout cela pour se terminer par un fiasco complet, un rapprochement de la Corée du nord avec la Chine et une visite officielle du leader chinois en Corée du Nord. Pas vraiment de quoi rassurer les alliés des États-Unis dans la région, la Corée du Sud bien sûr mais encore par exemple Japon. On sait que l’accord sur le nucléaire concernant l’Iran a été dénoncé de manière unilatérale par les États-Unis. Dernièrement l’Iran au grand dam de l’Europe vient aussi d’une certaine manière de le dénoncer en affirmant qu’elle augmenterait le quota d’uranium enrichi, ce qui pourrait le moment venu lui donner la possibilité de construire l’arme nucléaire. Il est difficile de faire des pronostics sur les risques réels de conflits entre l’Iran et les États-Unis tellement les dirigeants de ces pays ont habitué l’opinion publique aux outrances verbales et à des attitudes de grenouilles qui veulent se faire plus grosses que le bœuf. Le problème dans cette affaire, c’est que l’Europe ne pèse même pas qu’elle n’a même pas été capable de faire vivre l’accord sur le nucléaire iranien, pire que dans la dernière période elle n’a pas été en mesure de prendre une position commune suite aux menaces de conflits.

 

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