Archive pour le Tag 'enseignant'

Sondage vaccination enseignant : COVID-19: 74% pour

Sondage vaccination enseignant : COVID-19: 74% pour

 

Selon un sondage Elabe, 74% sont favorables à ce que la vaccination devienne obligatoire pour les enseignants.

La  majorité des parents (56%) n’est plutôt pas inquiète à l’idée de laisser ses enfants aller à la crèche et dans les établissements scolaires, même si 44% d’entre eux font preuve d’une certaine inquiètude. Les femmes sont d’ailleurs plus inquiètes (50%) que les hommes (38%) sur ce sujet.

Au contraire à la rentrée de septembre 2020, c’était la majorité des parents d’élèves (60%) qui était inquiète, contre 40% de personnes plutôt sereines, selon l’enquête Elabe pour BFMTV qui avait été réalisée les 25 et 26 août 2020.

Une majorité de parents n’est pas inquiète à l’idée de laisser ses enfants aller à la crèche et dans les établissements scolaires . © BFMTV

Cette année, la rentrée scolaire se fera sous le régime du scénario 2 (sur 4) du protocole sanitaire, qui autorise tous les élèves à être accueillis en présentiel mais impose le port du masque dès l’entrée en CP, dès 6 ans. Selon ces règles, un cas de Covid-19 dans une classe de primaire entraînera sa fermeture; et en cas de contamination dans une classe de collège ou de lycée, les élèves qui seront cas contacts non-vaccinés devront s’isoler une semaine.

Ce nouveau sondage révèle que plus de 7 Français sur 10 (74%) sont désormais favorables à la vaccination obligatoire des enseignants. Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer soulignait d’ailleurs mercredi, dans la perspective de la rentrée, la bonne couverture vaccinale des professeurs des écoles, bien qu’ils ne soient pas soumis au pass sanitaire. Selon une étude Ipsos de jeudi dernier, ils seraient environ 87% à être primo-vaccinés contre le Covid-19.

De la même manière, 75% des personnes sondées adhèrent à la vaccination obligatoire des policiers, et 46% d’entre elles se disent « très favorables » à l’instauration d’une telle mesure pour les fonctionnaires de police.

Par ailleurs, le sondage Elabe révèle que 3 Français sur 4 (78%) sont favorables à la vaccination obligatoire des personnels soignants et non-soignants des hôpitaux, cliniques, maisons de retraite, et autres établissements pour personnes handicapées, âgées ou fragiles. Plus encore, 55% d’entre eux se disent « très favorables » à ce que ces professionnels soient soumis à l’obligation vaccinale.

La vaccination obligatoire pour tous, elle, partage un peu plus les Français. Notre sondage montre qu’ils sont désormais 67% à y adhérer, dont 35% de personnes « très favorables ». Toutefois, l’idée séduit de plus en plus de Français, puisque la part de personnes convaincues par l’idée a gagné 6 points par rapport à la semaine précédente.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Peut-on parler d’une opposition entre deux religions ?

Il faut faire attention à ne pas simplifier. Si on continue sur cette pente on va complètement empoisonner un dialogue mondial qui est déjà particulièrement périlleux. On désigne souvent l’islamisme comme responsable de ce qui se produit parce que l’islamisme est un peu une traduction politique de l’islam, mais attention vous avez des régimes qui se réclament de l’islam, qui politisent l’islam et donc sont islamistes. Je crois qu’il faut comprendre que l’islam, la religion en général parce qu’il n’y a pas que l’islam, est un emblème idéal pour toute forme de mobilisation et hélas pour les mobilisations violentes. Donc, il faut prendre la religion pour ce qu’elle est, un emblème qui est manipulé par des entrepreneurs de violence, c’est le terme qui me paraît le plus adéquat. La religion touche plus que telle ou telle référence locale, linguistique ou tribale. Donc, nous sommes dans un temps de manipulation des symboles religieux parce que nous sommes aussi dans un temps de tectonique des sociétés. Les problèmes de sociétés vont être saisis par des entrepreneurs malveillants, de violence. La religion n’est que la victime d’une telle manipulation.

Les appels au boycott sur les produits français sont-ils inquiétants ?

Sur le plan économique, non. Je ne pense pas que cela puisse mettre en péril l’économie française qui a d’autres soucis que cela. Ce qui est important c’est de constater que l’opinion publique se saisit des questions internationales. On peut négocier avec un dictateur, mais c’est très difficile de négocier avec des sociétés, de régler des malentendus qui se répandent dans toute une population. Il faut faire passer beaucoup d’eau froide, il faut respecter l’autre, accepter l’autre, bâtir cette société mondiale qui pour l’instant n’existe qu’à travers de vagues échafaudages intergouvernementaux. Il faut comprendre l’autre et aller vers l’autre.

Enseignant décapité : zone d’alerte franchie !

Enseignant décapité : zone d’alerte franchie !

« On a un cap qui est franchi », a réagi vendredi 16 octobre sur franceinfo David Le Bars, le secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale après qu’un professeur a été décapité devant un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). « On est à nouveau dans ce cycle de la violence », souligne David Le Bars. Avec cette attentat sur un professeur« c’est tout un symbole » qui a été touché.

 
Quelle est votre réaction à cette acte terroriste ?
David Le Bars : Je voudrais d’abord, de la part des policiers, apporter toute notre compassion à la famille de la victime et aux membres de l’Éducation nationale. Cette attaque-là n’est pas uniquement celle de trop. Elle a ceci de barbare et de très grave qu’elle a en plus été revendiquée, diffusée, mise à la disposition du grand public avec la photo de la victime. Et au-delà de la barbarie et de la gravité, le spectre le plus grave de la violence, je crains qu’on ait franchi un cap par rapport à ce que ça va créer. Un chaos légitime de la part de la population, mais également un effet tache d’huile épouvantable. Je crois que c’est une des premières revendications qu’on a comme ça en direct sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, j’en appelle à la citoyenneté à ne surtout pas diffuser, retweeter, parce que il faut respecter la famille. Il faut respecter l’horreur et il ne faut pas montrer et donner raison à cela. Je viens apporter mon soutien aux policiers parce qu’ils sont choqués aussi. Ils ont mis fin à un périple meurtrier. Ils ont abattu une cible. Il fallait la neutraliser. Et ils sont à la fois à féliciter. Il faut penser à eux puisque c’est un acte d’une telle violence que les policiers eux-mêmes sont extrêmement choqué. Il faut se rappeler que nos forces de l’ordre sont là pour arrêter ces périples meurtriers et qu’il faut du courage pour le faire.

Vous voulez dire que les forces de police sont à rude épreuve en permanence ?
Ils sont à rude épreuve en permanence. Vous voyez, on est dans un cycle de violence. On est dans des crises au pluriel, crise sécuritaire sociale, crise sanitaire, la crise terroriste. Il y a à peine quelques semaines, il y a eu une attaque près des locaux de Charlie Hebdo. On est dans une très mauvaise séquence. Il y avait des signaux de la part des services de renseignements et on savait que ce risque-là était en train de remonter. On est à nouveau dans ce cycle de la violence. Et les gens en sont conscients. Ce soir, dans un événement comme celui-là, on a besoin de nos policiers. On a besoin de nos forces de l’ordre. On a besoin de sérénité. Il va falloir compter sur eux. Mais on est dans une séquence très grave, avec sans doute un impact qu’on n’a pas encore mesuré puisque la victime n’est pas qu’un prof. C’est tout un symbole. Et là, ça ne m’appartient plus. On est dans un terrain politique, mais un professeur assassiné parce qu’il a fait un cours, et quel que soit le contenu du cours, on est dans une situation très grave. Avec en plus cette revendication sur les réseaux qui m’inquiète et qui, j’espère, ne va pas produire le chaos que celui qui voulait la poster souhaitait faire.

Est-ce que la crise sanitaire, le mouvement des gilets jaunes, ont mis au second plan la menace terroriste ? Est-ce qu’elle a été prise suffisamment au sérieux ?
Il faut le dire, oui. Parce que les services de renseignements sont à pied d’œuvre, énormément renforcés, structurés. Ils sont coordonnés. Là, on est dans l’acte le plus grave, sans doute commis par quelqu’un qui n’est peut-être même pas dans les radars. Et on ne peut pas faire croire aux Français que chaque personne qui circule dans ce pays va faire l’objet d’une surveillance. On va sans doute tomber dans cette polémique-là. On ne sait pas encore si l’individu était connu ou pas et s’il était fiché. Mais quand un fou, quel que soit le motif, au nom de la religion, un extrémiste, décide de passer à l’acte comme ça, que voulez-vous faire ? Mais on n’aura pas un policier derrière chaque auteur. J’espère qu’on ne tombera pas dans cette polémique là parce que quand les gens sont fichés, on se plaint qu’ils ne soient pas suivis en permanence. C’est un faux débat. Et quand ils ne le sont pas, on se demande pourquoi pas. Je crois qu’il faut garder du sang froid. L’onde de choc me fait redouter des effets désastreux et il va falloir garder beaucoup de sang-froid par rapport à cet acte.

Est-ce qu’il n’y a pas aussi une autre forme de franchissement, avec ce sanctuaire, l’école, qui est attaquée ?
La symbolique de s’en prendre à un professeur est immense. Au-delà de la sensation que je ressens, qui est extrêmement forte en tant que citoyen, je réalise à quel point tout ça va mettre du temps avant d’être compris. C’est une sidération pour la société toute entière qui vient s’ajouter à la froideur. Comment un terroriste a-t-il pu froidement mettre en scène cet acte livré sur les réseaux sociaux ? On a un cap qui est franchi. Je ne sais pas qui est derrière tout cela et je fais toute confiance à la justice le cours pour avancer. On est vraiment dans un acte inédit. Je pense qu’il y a des conséquences qu’on ne mesure pas encore, y compris sur le plan sécuritaire. On est dans des situations compliquées sur le plan de la violence et de la délinquance. Ce drame là aujourd’hui est effectivement une problématique qui vient s’ajouter à des semaines bien difficiles.

Réguler la haine par les algorithmes ? Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences-po

Réguler la haine par les algorithmes ?  Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences-po

Dans une interview sur le site Atlantico, Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences-po évoque la problématique de la régulation des propos de haine via les algorithmes

 Vous pointez du doigt avec ironie l’idée que le gouvernement accède aux algorithmes Facebook pour « réguler la haine » sur Internet. Au niveau purement technique, cette volonté de vouloir réguler les réseaux sociaux via une IA est-elle seulement crédible ?

Fabrice Epelboin : Il n’y a pas que le gouvernement à vouloir faire ça. Facebook en a l’ambition mais les premiers à vouloir faire ça sont les Chinois. Et les Chinois en sont encore à une approche humaine. Derrière les projets d’intelligence artificielle, ce que vous trouvez principalement c’est une armée de  »petites mains », le tout supervisé par des algorithmes. On appelle ça des IA mais il s’agit en réalité de programmes de « deep-learning », donc une sous-catégorie, qui observent le travail des « petites mains » pour apprendre et un jour les remplacer.

On remarque ce cas de figure dans de nombreux secteurs d’activité comme les banques par exemple. Le projet est de remplacer de nombreuses professions par le deep-learning. Pour certains métiers cela fonctionnera très probablement, pour d’autres il faut être plus circonspect. Mais une chose est certaine, ça n’est pas pour un avenir proche et l’on va d’abord passer par un traitement humain, et c’est le cas pour les réseaux sociaux.

Concernant cette volonté de lutte contre la haine, au milieu de plusieurs polémiques, quel est l’objectif principal du gouvernement selon vous ?

C’est assez drôle que cela survienne au moment de la polémique de la Ligue du Lol. On s’aperçoit que cette haine a été notamment construite au cours des années par des gens qui travaillent aux Inrocks ou à Libération. Nous sommes dans une situation où la haine a été instillée par les deux camps et on veut lutter contre ça à travers une loi qui se profile comme une loi de censure. Cette loi va faire en sorte qu’il y ait une autorité administrative qui décidera d’un point de vue arbitraire (car la décision ne sera pas judiciaire mais administrative) de supprimer la liberté d’expression à certains.

Est-ce qu’on va supprimer « la haine » ou est-ce qu’on va supprimer des adversaires ? Pour l’instant l’usage qui a été fait par ce camp de ce genre de pouvoir ne laisse pas présager que l’on s’attaque principalement à la haine. Pour l’instant on ne fait que l’instrumentaliser.

L’objectif est une loi de censure. La volonté est que l’Etat français, à défaut de la justice, soit en mesure de revenir sur ce qui se discute sur Internet et notamment les réseaux sociaux pour pouvoir, sur des critères plus ou moins transparents, supprimer la parole de certains.

La supprimer d’avantage que simplement ce qui tomberait sous le coup de la loi ?

Il n’y a pas de justice dans ce processus, il n’y a donc pas de loi. Il n’a pas de juge ou de procédure. Nous sommes dans la situation d’Hadopi mais en plus dangereux. Car autant, il est aisé de déterminer que vous téléchargez un MP3 de manière illégale sur une plateforme de peer-to-peer, autant déterminer la haine c’est bien plus discutable. Un juge peut le faire, nous sommes dans une démocratie, mais pas une autorité administrative.

Selon vous, la judiciarisation de toutes ces démarches serait-elle la solution ? Les moyens nécessaires (humains et économiques) ne seraient-ils pas disproportionnés ?

Sans même parler que nous n’avons pas les ressources humaines, non ça ne serait pas une solution non plus. Évidemment dans une volonté démocratique, ça serait la solution idéale mais nous n’en avons pas les moyens.

Si toutes les solutions proposées sont inapplicables, comment lutter contre ces phénomènes que sont par exemple le cyberharcèlement ?

En luttant contre ça, on lutte hélas contre une caractéristique humaine contemporaine. L’idée que le politique pourrait transformer la société d’un simple coup de baguette magique a vécu. Selon moi il faudrait avant tout comprendre comment nous en sommes arrivés là. C’est une opportunité unique. La Ligue du Lol vient de sortir mais ça n’est pas la seule organisation de ce type, au contraire. Il y a 10 ans, Twitter était le Far-West. Twitter a donné à tout ça une amplitude énorme. Le harcèlement, les carrières détruites, les gens poussés au suicide, ça a toujours existé, ça n’est pas un problème lié spécifiquement à Twitter.

Ce type de comportement est-il lié intrinsèquement à Internet ?

Pas du tout. C’est une caractéristique des sociétés humaines et une caractéristique de ce qu’on appelle les pervers narcissiques. Ces technologies ont permis à cette perversité de résonner et de s’enfermer au sein de groupes pour attaquer des personnes, avec souvent un intérêt personnel en ligne de compte.
Je fais personnellement de l’activisme et les techniques que l’on emploie peuvent être les mêmes. Simplement les cibles changent, nous on s’attaque aux puissants. C’est la grande différence.

Quelles solutions possédons-nous à ce problème ?

Je n’ai pas de solution miracle à ce qu’il se passe en ce moment mais il faudrait avant tout commencer par comprendre et mettre au jour le cheminement de la construction de la haine en France. Les responsables de la haine ne sont pas forcément dans le seul camp des « méchants ».

Un exemple frappant est le cas du community-manager de la campagne d’Emmanuel Macron. Il fait partie de la Ligue du Lol ! C’est absolument incroyable, nous avons affaire à un  Benalla du numérique. L’experte social-média de Hanouna, qui est aussi chroniqueuse dans ses émissions, est une ancienne de la Ligue du Lol ! On ne peut que remarquer à quel point Hanouna est capable de faire des « trending-topics » (sujets tendances) tous les soirs et déclencher des « raids » avec ses fans. On remarque une certaine similitude et un certain savoir-faire… D’où a-t-il hérité ce savoir-faire ? La réponse parait évidente aujourd’hui.

C’est ce genre de questions qu’il faut se poser et regarder notre société en face. Le numérique a apporté une puissance de feu considérable et a complètement transformé notre société. Il est temps de changer de prisme « camp du bien/camp du mal » et de voir la « Big Picture » dans son ensemble.




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