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Uber : des chauffeurs requalifiés comme salariés à Londres

Uber : des chauffeurs requalifiés comme salariés à Londres

Progressivement dans plusieurs pays aux États-Unis en France et récemment à Londres les décisions judiciaires se succèdent et se ressemblent pour autoriser la requalification des contrats des chauffeurs d’Hubert comme salariés. Évidemment des décisions de justice contestée par Uber  qui affirme respecter la liberté et la flexibilité dans jouir est ces chauffeurs. La réalité évidemment c’est que le système Uber permet une externalisation des contraintes sociales et financières sur un sous-traitant sous dépendance totale de son donneur d’ordre.

Un chauffeur salarié devraient être soumis par exemple à une durée de travail de 35 heures, le supposé chauffeurs indépendant ,lui, fait souvent autour de 70 heures. Sans parler évidemment de l’énorme charge financière relative à l’investissement et aux dépenses d’exploitation.

La Cour suprême du Royaume-Uni a considéré vendredi que les chauffeurs de l’appli VTC devaient être considérés comme des «travailleurs» salariés. Une remise en cause du modèle économique du groupe, qui a toujours fait de ses conducteurs des indépendants. Cette décision n’est pas neutre: elle signifie que les chauffeurs devront toucher un salaire minimum, avoir des congés payés… Des avantages sociaux qui renchériront les coûts pour Uber alors que la société fait toujours des pertes.

Poutine : la terreur comme mode de régulation

Poutine : la terreur comme mode de régulation

Dans leur livre « Poutine. La stratégie du désordre » (Tallandier), la journaliste du « Monde » Isabelle Mandraud et le politiste Julien Théron analysent le rôle-clé de l’armée et le système mis en place en vingt ans par l’homme fort du Kremlin. En voici quelques extraits.

« Poutine. La stratégie du désordre », d’Isabelle Mandraud et Julien Théron. TALLANDIER

Bonnes feuilles. Lorsque Vladimir Poutine raconte l’exfiltration par les forces spéciales russes, le 28 février 2014, de l’ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, réfugié encore aujourd’hui en Russie, il ne peut dissimuler son mépris. « Il a dit : “Je ne pouvais pas signer le décret autorisant l’usage des armes, ma main n’a pas pu se lever.” J’ignore s’il peut être blâmé pour cela. Est-ce bien ou mal, les conséquences de l’inaction sont graves, c’est évident. »

Le chef du Kremlin n’aurait certainement pas hésité, lui, à employer la force pour faire taire les manifestations de Maïdan, la place de l’Indépendance à Kiev, qui ont abouti à la fuite du dirigeant ukrainien. La violence est constitutive de la présidence de Vladimir Poutine.

Il le prouve dès son arrivée au pouvoir avec la deuxième guerre russo-tchétchène (1999-2000, et s’étendant au-delà). Déjà considérablement meurtri par la première guerre menée par son prédécesseur, Boris Eltsine, ce petit territoire du Caucase à majorité musulmane, qui réclame son indépendance, va vivre un enfer.

Pour la première fois, en octobre 1999, alors que Vladimir Poutine n’est encore officiellement « que » le chef du gouvernement russe, des missiles s’abattent sur Grozny, la capitale tchétchène. Les bombardements intensifs lancés par la Russie n’épargnent ni les marchés, ni les écoles, ni les hôpitaux, ni les quartiers résidentiels. Pour atteindre les combattants rebelles, les civils deviennent des cibles, en dépit de « corridors » censés leur permettre d’évacuer les zones de tir.

 

Cette deuxième guerre, au bilan plus meurtrier encore que la première (au terme des deux conflits, on estime entre 150 000 et 200 000 le nombre de morts tchétchènes sur une population totale qui ne dépassait pas, alors, 1 million), a changé de registre. Elle est considérée comme une opération antiterroriste, et non plus comme un rétablissement de l’ordre constitutionnel sous Boris Eltsine. Il n’est plus question de s’opposer à des indépendantistes ou à des rebelles, mais à des « terroristes ».

« On butera [les terroristes] jusque dans les chiottes, la question est close » – Vladimir Poutine (1999)

Tunisie : la répression comme avenir

Tunisie : la répression comme avenir

Ecrivains, cinéastes, politiques, universitaires… Des personnalités du monde de la culture, de la politique et de la recherche, originaires de dix-neuf pays, dénoncent dans une tribune au « Monde » la répression qui s’est abattue lors des récentes manifestations contre les violences policières en Tunisie.

Tribune

 

En Tunisie, ces derniers jours, une répression aveugle et des vagues d’arrestations se sont abattues sur des centaines de jeunes des quartiers populaires dans de nombreuses villes à travers tout le pays. Ces jeunes qui subissent une paupérisation croissante ne font que réclamer ce qui, il y a dix ans, a donné lieu à la « révolution pour la dignité », à savoir leur droit au travail, à la liberté, à la justice et à l’égalité.

Nous, personnalités, organisations, associations et syndicats, de par le monde – du Maghreb et d’Europe, en particulier –, exprimons notre indignation et notre solidarité. Nous rappelons, avec force, au gouvernement tunisien qu’il est tenu de respecter les principes consacrés par la Constitution de 2014 qui font obligation à l’Etat tunisien de respecter la dignité de ses citoyens. Nous condamnons le recours aux mauvais traitements, à la torture et aux procédures judiciaires expéditives.

Nous considérons que l’absence de toute remise en cause des choix économiques et sociaux de l’ancien régime de la part des gouvernements tunisiens qui se sont succédé depuis 2011 n’a fait qu’appauvrir davantage la population, particulièrement les catégories sociales précaires, et a contraint des milliers de jeunes et d’adultes à des petits boulots précaires, alimentant ainsi les circuits de l’économie informelle ou de l’extrémisme religieux. Une telle situation ne pouvait qu’aboutir à la confrontation avec le pouvoir qui, aujourd’hui encore et de nouveau, ne répond à leur désarroi et à leurs revendications légitimes que par la répression.

Ces mouvements des jeunes Tunisiennes et Tunisiens sont révélateurs non seulement de l’impasse économique et sociale dans laquelle le gouvernement tunisien a plongé la société, mais aussi de l’indifférence de l’Union européenne et des gouvernements qui la composent, en maintenant la dette qui pèse sur le pays. Plus que jamais, il est nécessaire d’abroger cette dette et de donner des perspectives à la jeunesse tunisienne de vivre et travailler au pays.

Au nom de notre attachement aux principes de justice et de liberté pour tous les peuples, et au droit de la jeunesse à une vie digne et décente, nous appelons le gouvernement tunisien à libérer toutes les personnes injustement arrêtées et à prendre des mesures correspondant aux aspirations du peuple tunisien et aux objectifs de sa révolution.

Nous appelons également toutes celles et tous ceux épris de démocratie, de liberté et de justice en Europe et de par le monde à faire pression sur les autorités tunisiennes afin que la révolution de 2011 ne se transforme pas en un cauchemar où les pratiques répressives du passé tiendraient lieu de réponse aux aspirations légitimes du peuple tunisien.

Les embouteillages comme moyen de régulation de la voiture ?

Les embouteillages comme moyen de régulation de la voiture ?

De plus en plus de municipalités utilisent les bouchons comme un moyen de promouvoir des circulations plus douces, explique dans le monde le professeur Nicolas Chiabaut dans ce nouvel épisode de « L’Abécédaire de la ville », à la lettre E, comme « embouteillages ».

 

En fait il ne s’agit pas vraiment d’une stratégie d’embouteillage mais d’une autre répartition et d’une autre régulation de l’espace viaire au profit non seulement de transport moins agressif mais aussi d’autres activités NDLR

Tribune.

 

Les embouteillages, comme le prix du mètre carré, reviennent inlassablement dans les conversations des citadins. Le sujet n’est pas nouveau. Apparue en même temps que la voiture, au début du XXe siècle, la question des bouchons, et plus largement de la gestion des déplacements urbains, s’est progressivement imposée comme un incontournable de la vie politique. A Paris, la fermeture des voies sur berges, décidée par la maire Anne Hidalgo, est régulièrement dénoncée par ses opposants. Et dans toutes les grandes villes, la guerre vélo-voiture a été l’un des thèmes centraux des dernières municipales, qui a pesé lourd dans le changement de majorité à Lyon ou à Annecy, par exemple.

Pendant des années, les exploitants de réseaux routiers se sont ingéniés à fluidifier la circulation automobile en milieu urbain en augmentant le nombre de voies ou en créant de nouvelles infrastructures routières. Non seulement ces mesures se sont traduites par une place encore plus importante laissée à la voiture, mais en plus elles ont échoué à diminuer la congestion : en 2019, un automobiliste parisien passait ainsi en moyenne 163 heures par an dans les bouchons.

Cet échec, combiné à la montée progressive des préoccupations environnementales et sanitaires, a poussé les décideurs, il y a une vingtaine d’années, à redéfinir ce qu’est un système de transport urbain vertueux : non plus celui qui cherche à réduire toujours plus les temps de parcours individuels, mais plutôt celui qui favorise une utilisation raisonnée de la voiture particulière, et un maximum de déplacements en transports en commun, à pied et en vélo notamment.

Les recherches conduites ces dernières années ont montré que les bouchons, en décourageant les automobilistes, pouvaient contribuer à cet objectif. Certaines villes en France et à l’étranger l’ont bien compris et s’en servent comme d’une arme puissante pour inciter au report sur les autres modes de transport.

Les avantages de la voiture sont déjà considérables : choix de son heure de départ, de ses passagers, de son itinéraire… Si en plus, elle est le moyen le plus rapide de rejoindre sa destination, il n’y a aucune chance que les citadins changent leurs habitudes. Certaines études ont calculé qu’il faut des alternatives au moins 20 % plus rapides pour que les usagers soient vraiment incités à abandonner leur voiture.

Mais, ces embouteillages sont aussi une source de pollution, d’accidents, de stress qu’on ne peut ignorer. L’équilibre passe alors par un niveau de congestion « acceptable » fixé par décision publique. Une notion forcément subjective.

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Etats-Unis : comme l’économie, le retour de l’emploi pas avant 2023

Etats-Unis : comme l’économie,  le retour de l’emploi pas avant 2023

 

Le président de la Réserve fédérale de Chicago, Charles Evans, membre aussi de la Fed considère que le redressement économique américain interviendra mais pas avant 2023. À noter que l’expert n’exclut pas une amélioration parallèle du chômage mais aussi une hausse de l’inflation.

«Je pense que le taux de chômage reviendra près de son niveau pré-pandémique de 3,5% d’ici fin 2023. Concernant l’inflation, le chemin est encore long», a détaillé le président de la Fed de Chicago lors d’une conférence virtuelle de l’université d’Oakland (Michigan).

La consommation devrait pourtant bondir, notamment au printemps, lorsque l’activité repartira avec la vaccination d’une large partie de la population. Les prix devraient donc grimper, d’autant plus que ceux de mars et avril 2020, auxquels ils seront comparés, étaient en chute à cause des premiers confinements. L’inflation sur un an pourrait alors dépasser les 2%, mais cela ne sera que temporaire. «Je m’attends à ce que l’inflation se stabilise et termine l’année dans une fourchette de 1,5% à 1,75%», a indiqué Charles Evans. En 2020, l’inflation annuelle était de 1,3%, en ralentissement par rapport à 2019, selon l’indice PCE, utilisé par la Fed.

La dictature de Poutine comme régulation judiciaire

La dictature de Poutine comme régulation judiciaire

 

 

Galia Ackerman, historienne, spécialiste de la Russie et de l’espace post-soviétique explique la décision judiciaire de Poutine à l’égard de Navalny. ( Interview France Info)

 

Comment interprétez-vous la décision judiciaire ?

 

Galia Ackerman : Le régime russe a décidé apparemment de suivre la voie biélorusse. Depuis plusieurs mois là-bas l’opposition est dispersée, torturée, arrêtée, et mise en prison. Les dimensions de cette répression en Russie, si on compte les deux week-ends plus les arrestations d’aujourd’hui, représentent 10 000 personnes arrêtées. Cela ne s’est jamais produit dans toute l’histoire de la Russie post-communiste.

 

Les manifestants savent qu’ils vont se faire arrêter. Pourquoi descendent-ils quand même dans la rue ?

Il y a une très forte indignation parce que la justice en Russie est depuis assez longtemps un mot qui n’a plus beaucoup de sens parce qu’il y a beaucoup d’accusations politiquement motivées qui ressemblent au procès des pires époques du pouvoir soviétique. Quand les gens sortent dans la rue, ils répètent les slogans : « Poutine voleur »« Liberté »« À bas le Tsar »« Relâcher les » prisonniers politiques.

 

Que reproche Vladimir Poutine à Alexeï Navalny ?

Vladimir Poutine a été personnellement blessé par le film de Navalny qui exposait l’histoire de la construction d’un somptueux palais au bord de la Mer Noire dont le propriétaire formel n’est pas Poutine, mais qui a été construit sous l’égide de l’administration présidentielle grâce aux dons des amis oligarques de Vladimir Poutine.

« Alexeï Navalny a montré le mécanisme de la corruption qui pénètre l’Etat russe à partir du sommet et à tous les échelons. »

Vladimir Poutine nomme à des postes très importants des proches, leur permet de s’enrichir et ensuite ses amis riches paient une sorte de ristourne et lui serve de porte-monnaie. C’est la dénonciation la plus importante depuis l’exercice du pouvoir par Poutine. Cette vidéo a été vue 106 millions de fois. Maintenant toutes les forces du régime sont lancées pour neutraliser Navalny, le maintenir en prison, et couper court à toute protestation.

 

Aéroports : comme c’était prévisible les faux tests !

Aéroports : comme c’était prévisible les faux tests !

 

Il y a longtemps que les spécialistes savent que l’exigence d’un certificat de test pour les voyageurs internationaux par avion est un coup d’épée dans l’eau. D’abord en préalable il faut rappeler que la plupart des voyageurs internationaux utilisent  le rail et la voiture, des  modes de transports qui ne sont pas contrôlés ou presque.

 

Comme on ne se résout pas à fermer les frontières qui constituerait la seule mesure efficace, l’Europe a décidé de n’exiger que  le fameux certificat de test que pour le déplacement de voyageurs entre l’union économique et le reste du monde.

 

Le problème évidemment,  c’est que les voyageurs indélicats peuvent se munir de faux tests PCR négatifs sans qu’il soit possible de les vérifier. Normalement les tests de PCR doivent être affectés 72 heures avant le vol. Le problème est que le certificat de test négatif n’est pas un document administratif et qu’il est pratiquement impossible dans vérifier la véracité dans la plupart des aéroports des pays en voie de développement comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres.

 

Le vrai problème que ne veulent pas affronter les Etats est la fermeture des frontières à la mobilité des personnes pendant une période suffisante. Or le virus circule évidemment avec les personnes qui se déplacent,  ce qui explique notamment la prolifération des variants britanniques mais aussi sud-africains, brésiliens et demain d’autres.

 

Sibeth Ndiaye va pantoufler comme secrétaire générale du groupe Adecco

Sibeth Ndiaye va pantoufler comme secrétaire générale du groupe Adecco

Le gros lot pour l’ancienne porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye . L’intéressée n’aura exercé ses fonctions politiques que pendant un peu plus d’un an et pour aller pantoufler comme secrétaire général du groupe Adecco.  

 

Celle qui n’a obtenu qu’un vague DESS en sciences politiques se voit donc propulsée comme dirigeante d’un des plus grands groupes français avec évidemment paye et avantages correspondants.

 

Une vraie promotion pour celle qui n’a adopté la nationalité française qu’en 2016. On objectera à  juste titre qu’elle n’est pas la seule responsable à atterrir dans les pantoufles grassement rémunérées d’entreprises après avoir effectué un petit tour ( ou un grand tour) en politique.

 

L’intéressée garde quand même une place au sein de la république en marche plus précisément dans la commission nationale dite des talents. Elle le mérite car elle a au moins le talent pour servir son itinéraire personnel.

 

À quand une régulation du pantouflage des politiques et autres conseillers dans les grandes entreprises. Notons qu’à gauche le phénomène existe aussi, on se reclasse dans les grandes entreprises mais aussi dans les grandes organisations.

Encore une gamelle pour Sarkozy : comme Fillon, le salaire de son épouse

Encore une gamelle pour Sarkozy : comme Fillon, le salaire de son épouse

 

Nicolas Sarkozy pourrait facilement ouvrir une boutique de quincaillier tellement il accumule les gamelles. Cette fois il s’agit de la mise en cause du salaire de son ancienne épouse alors  que Sarkozy était député entre 2002 et 2003.

 

Le Canard Enchaîné explique que pour 75,84 heures de travail par mois, Cécilia Sarkozy aurait touché 3088 euros net.

 

Selon l’hebdomadaire, «pas un article, pas le moindre reportage, pas un seul des multiples ouvrages consacrés à l’ex-première dame ne mentionne son boulot d’attachée parlementaire auprès de la députée de Puteaux». À l’époque, comme l’affirme le journal, Cécilia Attias jouait le rôle de conseillère au ministère de l’Intérieur. Elle disposait d’un bureau place Beauvau, même si elle affirmait auprès de l’émission Envoyé spécial travailler «de façon bénévole».

 

Contacté par Le Canard, Cécilia Attias n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Le cabinet de Nicolas Sarkozy a reconnu auprès de RTL l’existence de ce contrat. Il aurait permis à Cécilia Attias «d’assurer un suivi des dossiers» de la circonscription, une mission dans laquelle elle était «très impliquée». Selon le journal satirique, elle ne disposait pas d’un bureau à la «mairie de Neuilly-sur-Seine», mentionné comme son lieu de travail sur son contrat. Les faits concernant l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy sont prescrits, et ne devraient pas déclencher d’enquête.

Bruno Lemaire soutient l’économie comme la corde soutient le pendu

Bruno Lemaire soutient l’économie comme la corde soutient le pendu

 

Changement de discours chez le ministre de l’économie il y a encore quelques semaines, Lemaire annonçait la fin du soutien indéfectible du gouvernement à l’économie et la remise à l’ordre du jour de la rigueur. Mais la pandémie version troisième phase est passée par là et le discours change encore.

 

À demi-mots Bruno Lemaire celui qui critiquait le slogan quoi qu’il en coûte de Macron revient sur ses déclarations antérieures récentes et annonce un prolongement des aides  économiques. Mais une aide  qui ressemble à la corde qui soutient le pendu.

 

La troisième vague explique sans doute ce nouveau revirement gouvernemental. On pensait en effet que 2021 serait l’année du redressement en tout cas d’un certain rattrapage. Le gouvernement avait même fixé une perspective d’augmentation de la croissance à 6 %. Un objectif plutôt en dessous de 5 % d’après des institutions internationales.

 

Un objectif qui pourrait être atteint sans mesures de confinement. Mais on s’oriente de plus en plus vers des mesures davantage respectives voire vers un confinement total en raison notamment de la progression du virus britannique.  Partout autour de la France, on reconfirme d’une manière ou d’une autre. C’est vrai en Allemagne, surtout en Grande-Bretagne, en Espagne. On voit mal pourquoi la France serait à l’abri le moment venu.

 

Du coup, de  nombreux d’activités vont continuer d’être interdites, paralysées ou en tout cas freinées. Pour l’hôtellerie restauration on escomptait au début de la crise un taux de défaillance de 30 % maintenant on envisage les 50 %. Les mêmes taux de faillite sont à prévoir dans nombre d’autres activités fortement touchées par les mesures respectives du gouvernement.

 

Il y a aussi et peut-être surtout la question du moral des investisseurs et des consommateurs. De ce point de vue, on vient de prendre connaissance que la la consommation avait chutée de 20 % en novembre. Un véritable plongeon qui ne rassure pas sur les résultats de 2021 mais surtout indique une tendance structurelle à la baisse pour la croissance. Tous les observateurs s’attendent à une vague de faillites sans précédent mécaniquement accompagnée d’une vague de licenciements qui va tuer le moral des acteurs économiques.

 

Alors que le soutien financier devait s’arrêter fin 2020 voire début 2021, le dispositif est prolongé voire amplifié aussi bien par exemple pour le chômage partiel, que pour le fonds de solidarité ou même la prolongation des délais pour le remboursement des emprunts type PGE.

 

La poursuite du soutien à ces entreprises se décline en plusieurs axes. D’abord, le maintien du dispositif de chômage partiel à 100 % aussi longtemps que les fermetures le nécessiteront. Le fonds de solidarité s’apprête ensuite à être, une nouvelle fois, musclé. « Il est évident que le plafond d’aides de 200.000 euros n’est pas suffisant pour les petites chaînes hôtelières, les groupes de restauration ou les salles de sport, a ainsi concédé Bruno Le Maire. Je souhaite que toutes ces entreprises puissent, au-delà de la subvention pour la perte de chiffre d’affaires, si elles ont des charges lourdes non couvertes, cocher une case supplémentaire et que cette compensation puisse aller jusqu’à 3 millions d’euros sur la période de crise. ». Le dispositif est en cours de négociation à Bruxelles et devrait être annoncé dans les prochains jours.

Le remboursement des prêts garantis par l’État (PGE) sera enfin assoupli. La Fédération bancaire française (FBF), que le ministre a applaudie, se déclarant prête à décaler automatiquement à 2022 la première année de remboursement de tous les prêts des secteurs fermés. « Nous aimerions que le différé de remboursement de deux ans puisse être automatique pour les entreprises du commerce, plaide Yohann Petiot, délégué général de l’Alliance de commerce, qui représente de grandes enseignes de l’habillement et des grands magasins. Mais ensuite, les difficultés à rembourser seront grandes… »

 

Quelle que soit l’issue des prochaines semaines, la France sortira de cette vaste épreuve passablement surendettée. Bercy table pour fin 2021 sur une dette équivalente à 122,4 % du PIB. Le ministre ex-LR, qui se présente depuis le début du quinquennat comme la vigie des finances publiques, est attendu sur ce point. Mais il assume là aussi ne pouvoir s’engager sur aucun calendrier. « Le rétablissement des finances publiques ne se fera que quand la crise sanitaire sera derrière nous », s’est-il contenté d’avancer, remettant donc l’effort de rationalisation des dépenses publiques à l’après-présidentielle de 2022.

Donald Trump, comme Poutine, veut se gracier lui-même!

Donald Trump, comme Poutine, veut se gracier lui-même!

 

 

Incroyable mais vrai, Donald Trump envisageait sérieusement de s’autogracier comme vient d’ailleurs de le faire Poutine. Le dictateur russe en effet décidé de passer un coup d’éponge sur tous les crimes et délits de tous les dirigeants soviétiques actuels et passés y compris lui-même.

 

Ces dernières semaines, comme la presse américaine le rapporte il a aussi interrogé ses collaborateurs et ses avocats au sujet de la possibilité de se gracier lui-même.

La tentative serait inédite dans l’histoire de la présidence américaine, mais la situation juridique de Donald Trump promet de l’être également à échéance de son immunité. Il est menacé par des procédures juridiques à son encontre sur plusieurs fronts, de ses déclarations d’impôt à des obstructions pour entraver l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, et l’invasion mercredi du Congrès par certains de ses partisans, chauffés à blanc par son discours, noircit encore son tableau.

 

Comme souvent, par sa manière d’exercer sa charge ou de l’envisager, Donald Trump teste les limites de la Constitution américaine. En effet, les experts en droit constitutionnel semblent dans le plus grand flou au moment de déterminer la capacité ou non du président d’effacer sa propre ardoise avant de quitter la Maison blanche. CNN cite une note du Département de la Justice assurant que, si le président n’a pas ce privilège le concernant, son vice-président peut quant à lui le gracier. Toutefois, il ne s’agit seulement que d’une exégèse et non d’une conclusion définitive.

Donald Trump a déjà évoqué publiquement l’idée. Ainsi, en juin 2018, il avait tweeté: « Comme ça a été dit par de nombreux experts juridiques, j’ai le droit absolu de me gracier moi-même, mais pourquoi je ferais une chose pareille alors que je n’ai rien à me reprocher? ».

Les écoles en cause comme accélérateurs de la circulation du virus

Les écoles en cause comme accélérateurs de  la circulation du virus

 C’est ce qui a été constaté en Grande-Bretagne. En France, on  maintient par contre l’ouverture des l écoles. Or les enfants constitueraient un accélérateur de la circulation du virus d’après les études anglaises

Le groupe des SAGE (acronyme anglais de groupe scientifique de conseil sur les situations d’urgence) alerte même sur le fait que les adolescents de 12 à 16 ans étaient sept fois plus à risque d’introduire le coronavirus au sein d’un foyer que les plus de 17 ans. Le rôle des moins de douze ans est plus faible, mais reste important, et c’est bien à l’école, ou dans les activités liées, que se déroulent les contaminations.

Ces conclusions publiées le 31 décembre, sont une mise à jour des précédents avis de ce conseil scientifique sur le rôle des écoles et des enfants dans l’épidémie.

Bourse : comme prévu l’Europe a suivi les États-Unis mardi

Bourse : comme prévu l’Europe a suivi les États-Unis mardi

Comme prévu l’Europe continentale a suivi la tendance des États-Unis mardi. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,44% à 5.564,6 points et le Dax allemand a cédé 0,55%.

A la Bourse de Londres, le FTSE a gagné 0,61%, avec la hausse des valeurs pétrolières et l’annonce d’un nouveau plan de soutien aux entreprises de 4,6 milliards de livres (5,1 milliards d’euros).

L’indice EuroStoxx 50 a perdu 0,46%, le FTSEurofirst 300 a reculé de 0,33% et le Stoxx 600 de 0,19%.

Le mouvement de yo-yo qui devrait se poursuivre tout au long du premier semestre se traduit inversement par une hausse à New York Les trois indices phares de la Bourse de New York gagnaient de 0,2% à 0,5% au moment de la clôture européenne.

Le rôle central de l’État comme “régulateur écologique” »

Le rôle central de l’État comme “régulateur écologique” »

 

Le responsable de start-up Basile Michardière estime, dans une tribune au « Monde », qu’il est urgent de repolitiser les entreprises en donnant aux salariés le pouvoir de s’organiser à travers l’animation de communautés internes, hors des schémas hiérarchiques, où les envies d’action et les sensibilités de chacun seraient écoutées.

Tribune.

 

 Les grandes entreprises sauveront-elles la planète ? Non ! répondent les Français qui sont désormais 50 % à ne plus leur faire confiance. Face à cette défiance, les grands groupes sont-ils prêts à faire coïncider leurs intérêts privés avec l’intérêt général ? A quelles conditions peuvent-ils encore agir à grande échelle pour le bien de la cité ?

Le choix printanier de certains grands groupes de verser des dividendes à leurs actionnaires, est devenu en 2020 un sujet public et a largement choqué. En cause ? Le soutien de l’Etat, parfois massif, reçu par certains d’entre eux. Que l’on partage ou non cette indignation, il y a de la part de ces groupes une décision éminemment politique.

Soyons clairs : derrière chaque stratégie d’entreprise se fonde une vision du monde qui est politique. Choisir de rémunérer davantage des actionnaires ou bien d’investir dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre est politique.

S’impliquer dans un tissu économique local ou faire le choix d’installer sa production à l’étranger est un choix politique. Servir les intérêts particuliers ou se préoccuper du bien commun l’est également. Toutes ces questions sont actuellement traitées loin des regards citoyens, dans des bureaux feutrés. Mais ne sont-elles pas trop importantes pour être confiées uniquement aux mains des grandes entreprises ?

95 % des insectes auront disparu

Soyons clair : le but premier des grandes entreprises, telles que nous les connaissons depuis la financiarisation de l’économie dans les années 1980, n’a jamais été de servir l’intérêt général. Pourtant l’heure n’est plus aux tergiversations.

En 2050, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le sud de l’Espagne sera un désert, on comptera 250 millions de réfugiés climatiques dans le monde, 95 % des insectes auront disparu tandis que près de 4 milliards de personnes manqueront quotidiennement d’eau sous les tropiques.

Certaines entreprises portent une responsabilité directe dans ces crises, que l’on pense aux liens entre production alimentaire mondialisée et déforestation ou entre industrie textile et exploitation de minorités, dont le peuple ouïgour est la dernière victime visible.

Comment s’assurer que ces groupes parviennent à aligner leurs intérêts à ceux de la société ? Que l’intérêt général fasse son grand retour au milieu des actionnaires ? C’est toute l’ambition du statut de l’entreprise à mission, introduit récemment par la loi Pacte (2019), relative à la croissance et à la transformation des entreprises. L’idée ? Donner la possibilité aux sociétés d’inscrire une « raison d’être » dans leurs statuts pour préciser un projet collectif de long terme, au service du bien commun.

 

 

« Notre campagne s’endort, comme un vieillard qu’on oublie »

« Notre campagne s’endort, comme un vieillard qu’on oublie »

Les territoires ruraux doivent exister autrement que comme un idéal pour les citadins, souligne, dans une tribune au « Monde », Anne-Cécile Suzanne, agricultrice dans l’Orne.

Tribune. 

 

L’hiver tombe sur notre campagne. Doucement, la brume se fait plus dense et semble coller aux collines, aux montagnes, aux plaines effeuillées. Les forêts se marbrent de gris, les animaux sauvages se rapprochent des fermes pour voler quelques grains de maïs, quelques fruits laissés aux pieds des pommiers. Tranquillement, notre campagne s’endort, comme un vieillard qu’on oublie.

 

Au village, la boulangerie est à vendre, tandis que le café n’a, depuis des années, jamais été repris. Les vaches, qu’on voyait souvent pâturer dans les prairies, sont maintenant difficiles à trouver depuis que leurs éleveurs ont déclaré forfait. Les prés d’ailleurs ne fleurissent plus et sont progressivement labourés, ou abandonnés. Les animaux sauvages se voient ainsi délogés, mais ça, on ne le voit pas au rayon végan du supermarché. Beaucoup d’usines ont fermé, et les emplois avec elles, parce qu’elles n’ont pas su s’adapter au « tout globalisé ». Les maisons se vident la semaine, pour ne devenir que des résidences de week-end. Le train est en panne, l’avion ne passera jamais, alors la voiture sort du garage pour aller au supermarché parce que dix kilomètres, c’est long à pédaler. Doucement, notre campagne s’endort, sans faire grand bruit.

Pourtant, à côté d’elle, la métropole s’éveille. Elle s’élance, avec ses grandes écoles renommées, ses multinationales dorées, ses quartiers décorés, vers la compétition planétaire, le « tout vert », l’économie digitalisée, la finance de marché. Elle accélère sa course, vers toujours plus de PIB, de lignes de métro, d’immeubles gris acier. La métropole grandit, et de son ombre ternit la ruralité, cette ruralité si lente, qui n’a pourtant qu’à suivre le rythme imposé. Une ruralité qui ne sait même pas préserver sa nature si fragile, alors qu’avec un compost, une cabane à insectes et trois arbres plantés, on a évidemment moyen de sauver l’écosystème en danger.

« Pourquoi ne préserve-t-elle pas ses paysages en l’état ? », lui demande-t-on, affolé, depuis le macadam desséché des petits espaces urbano-développés. « Pourquoi ces agriculteurs si bêtes n’arrêtent-ils pas les pesticides ? », se demande-t-on, en polluant chaque jour les eaux de nos produits ménagers, en rendant les poissons stériles à cause de nos pilules hormonées. « Pourquoi la ruralité ne se mue-t-elle pas en musée ? », se demande-t-on, pour permettre à la ville d’encore plus vite avancer, urbaniser, polluer ?

(La suite dans le Monde)

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« Macron comme Giscard ? »

« Macron comme Giscard ? »

Mathias Bernard, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Clermont Auvergne, évoque la comparaison entre Giscard et Macron. 

Tribune

Le défunt président et l’actuel chef de l’Etat s’inscrivent dans une même tradition libérale et centriste. Mais les réformes tentées par « VGE » se sont enlisées dans le conservatisme, d’où son échec, souligne l’historien Mathias Bernard.Un article Intéressant mais qui fait un peu vite l’impasse sur la trop grande jeunesse de ces présidents manquant d’expérience est un peu trop condescendants.

 

 

Lorsqu’il a rendu hommage à Valéry Giscard d’Estaing, le jeudi 3 décembre, Emmanuel Macron a fait l’éloge convenu de cette « figure centrale de l’histoire de notre République ». S’il s’est inscrit dans la continuité de son lointain prédécesseur, animé comme lui par « cette flamme du progrès et de l’optimisme », il s’est gardé de pousser plus loin le parallèle entre les « années Giscard » et l’actualité de la France.

Pourtant, nombreux sont ceux qui, tel François Bayrou, comparent volontiers ces deux présidents. Macron serait-il le meilleur héritier de Giscard ? De nombreux éléments le laissent penser. Les deux hommes s’inscrivent dans la même tradition politique, celle d’un libéralisme politique, économique et social que tempère toutefois un attachement au rôle stratégique et régulateur de l’Etat.

 

Ils se situent tous deux à l’interface de la haute fonction publique, dont ils sont issus, et des milieux économiques, qui ont soutenu leur accès au pouvoir. Leur expertise économique, acquise comme ministre de l’économie et des finances (Giscard a exercé cette fonction pendant dix ans, Macron pendant deux ans), est l’un des principaux ressorts de leur légitimité politique. 

La même ascension au pouvoir rapide voire fulgurante

Ils sont tous les deux des européens convaincus, qui voient dans l’Europe politique la meilleure garantie du maintien de l’influence française dans le monde. Enfin, ils aspirent à un large rassemblement politique qui récuse aussi bien l’affrontement bipolaire droite-gauche, caractérisant la vie politique française des années 1970, que l’émiettement du paysage politique des premières décennies du XXIsiècle. « La France souhaite être gouvernée au centre », lançait Giscard en 1972. Ce à quoi Macron répond quarante-cinq ans plus tard, en revendiquant le patronage de De Gaulle : « Je choisis le meilleur de la gauche, le meilleur de la droite et même le meilleur du centre. »

 

On peut également comparer la manière dont les deux hommes ont accédé au pouvoir, au terme d’une ascension rapide, voire fulgurante. Parvenu à l’Elysée à 48 ans, Valéry Giscard d’Estaing a longtemps été le plus jeune président de la VRépublique, avant qu’Emmanuel Macron ne devienne, à 39 ans, le plus jeune président de l’histoire politique française tout entière. Cette jeunesse, ils en ont fait un atout, pour mieux incarner le renouvellement, voire la rupture avec un système politique en voie d’obsolescence, dont ils étaient pourtant des acteurs essentiels. 

« Macron comme Giscard ? »

« Macron comme Giscard ? »

Mathias Bernard, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Clermont Auvergne, évoque la comparaison entre Giscard et Macron.

 

Tribune

Le défunt président et l’actuel chef de l’Etat s’inscrivent dans une même tradition libérale et centriste. Mais les réformes tentées par « VGE » se sont enlisées dans le conservatisme, d’où son échec, souligne l’historien Mathias Bernard.

Tribune.

 

Lorsqu’il a rendu hommage à Valéry Giscard d’Estaing, le jeudi 3 décembre, Emmanuel Macron a fait l’éloge convenu de cette « figure centrale de l’histoire de notre République ». S’il s’est inscrit dans la continuité de son lointain prédécesseur, animé comme lui par « cette flamme du progrès et de l’optimisme », il s’est gardé de pousser plus loin le parallèle entre les « années Giscard » et l’actualité de la France.

Pourtant, nombreux sont ceux qui, tel François Bayrou, comparent volontiers ces deux présidents. Macron serait-il le meilleur héritier de Giscard ? De nombreux éléments le laissent penser. Les deux hommes s’inscrivent dans la même tradition politique, celle d’un libéralisme politique, économique et social que tempère toutefois un attachement au rôle stratégique et régulateur de l’Etat.

 

Ils se situent tous deux à l’interface de la haute fonction publique, dont ils sont issus, et des milieux économiques, qui ont soutenu leur accès au pouvoir. Leur expertise économique, acquise comme ministre de l’économie et des finances (Giscard a exercé cette fonction pendant dix ans, Macron pendant deux ans), est l’un des principaux ressorts de leur légitimité politique. 

La même ascension au pouvoir rapide voire fulgurante

Ils sont tous les deux des européens convaincus, qui voient dans l’Europe politique la meilleure garantie du maintien de l’influence française dans le monde. Enfin, ils aspirent à un large rassemblement politique qui récuse aussi bien l’affrontement bipolaire droite-gauche, caractérisant la vie politique française des années 1970, que l’émiettement du paysage politique des premières décennies du XXIsiècle. « La France souhaite être gouvernée au centre », lançait Giscard en 1972. Ce à quoi Macron répond quarante-cinq ans plus tard, en revendiquant le patronage de De Gaulle : « Je choisis le meilleur de la gauche, le meilleur de la droite et même le meilleur du centre. »

 

On peut également comparer la manière dont les deux hommes ont accédé au pouvoir, au terme d’une ascension rapide, voire fulgurante. Parvenu à l’Elysée à 48 ans, Valéry Giscard d’Estaing a longtemps été le plus jeune président de la VRépublique, avant qu’Emmanuel Macron ne devienne, à 39 ans, le plus jeune président de l’histoire politique française tout entière. Cette jeunesse, ils en ont fait un atout, pour mieux incarner le renouvellement, voire la rupture avec un système politique en voie d’obsolescence, dont ils étaient pourtant des acteurs essentiels. 

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Projet de plan européen : comme prévu, bloqué par la Pologne et la Hongrie

Projet de plan  européen : comme prévu, bloqué par la Pologne et la Hongrie

 

 

Il était prévisible que la Pologne et la Hongrie bloquent le plan européen de relance économique subordonné pour leur pays des conditions de respect du droit. Si effectivement l’union économique à une certaine légitimité à reprocher certaines entraves démocratiques aux libertés individuelles et collectives, on comprend mal pourquoi on se saisit de ce plan d’urgence économique pour en faire le reproche aux deux Etats concernés.

La question devrait se poser plus globalement et l’union économique devrait s’interroger sur maintien de ces deux pays dans l’union et non profiter d’un plan d’urgence découlant de la crise sanitaire qui a peu de rapport avec les reproches adressés à la Pologne et à la Hongrie.

Juridiquement la condition imposée par l’union économique à propos du plan de relance est très discutable. Politiquement cela ne grandira pas la commission et l’union économique qui seront nécessairement contraints d’enlever cette conditionnalité pour rendre opérationnel un plan de soutien qui devient de plus en plus urgent eu égard au très net écroulement de l’économie en cette fin 2020.

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est accusé par l’UE et certains pays européens d’atteinte aux principes démocratiques, notamment en matière d’indépendance de la justice et de liberté de la presse. La Pologne est elle aussi visée par des critiques similaires.

Le Conseil européen a décidé au cours de l’été que les futurs versements d’argent issus du prochain budget et du plan de relance économique, qui représentent ensemble environ 1.800 milliards d’euros, seraient liés au respect des normes démocratiques inscrites dans les traités de l’UE.

Ce veto préoccupe les autorités européennes qui ne souhaitent pas retarder leurs prises de décisions alors qu’elles sont déjà confrontées à l’interminable feuilleton du Brexit et aux retombées économiques de la pandémie de coronavirus.

“Je pense qu’il faut de toute façon régler cette question au plus vite”, a déclaré Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne, lors d’une téléconférence.

“En ce qui concerne le lien entre le déblocage des fonds et le respect de l’état de droit, c’est quelque chose auquel la Commission a accordé une grande importance dans sa proposition de départ et qui a été discuté de longue date”, a-t-il ajouté.

L’Espagne, particulièrement malmenée par la crise sanitaire et à ce titre un des principaux bénéficiaires du projet de budget, a elle aussi dit son espoir d’une solution rapide.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Peut-on parler d’une opposition entre deux religions ?

Il faut faire attention à ne pas simplifier. Si on continue sur cette pente on va complètement empoisonner un dialogue mondial qui est déjà particulièrement périlleux. On désigne souvent l’islamisme comme responsable de ce qui se produit parce que l’islamisme est un peu une traduction politique de l’islam, mais attention vous avez des régimes qui se réclament de l’islam, qui politisent l’islam et donc sont islamistes. Je crois qu’il faut comprendre que l’islam, la religion en général parce qu’il n’y a pas que l’islam, est un emblème idéal pour toute forme de mobilisation et hélas pour les mobilisations violentes. Donc, il faut prendre la religion pour ce qu’elle est, un emblème qui est manipulé par des entrepreneurs de violence, c’est le terme qui me paraît le plus adéquat. La religion touche plus que telle ou telle référence locale, linguistique ou tribale. Donc, nous sommes dans un temps de manipulation des symboles religieux parce que nous sommes aussi dans un temps de tectonique des sociétés. Les problèmes de sociétés vont être saisis par des entrepreneurs malveillants, de violence. La religion n’est que la victime d’une telle manipulation.

Les appels au boycott sur les produits français sont-ils inquiétants ?

Sur le plan économique, non. Je ne pense pas que cela puisse mettre en péril l’économie française qui a d’autres soucis que cela. Ce qui est important c’est de constater que l’opinion publique se saisit des questions internationales. On peut négocier avec un dictateur, mais c’est très difficile de négocier avec des sociétés, de régler des malentendus qui se répandent dans toute une population. Il faut faire passer beaucoup d’eau froide, il faut respecter l’autre, accepter l’autre, bâtir cette société mondiale qui pour l’instant n’existe qu’à travers de vagues échafaudages intergouvernementaux. Il faut comprendre l’autre et aller vers l’autre.

Islamisme : comme d’habitude des discours ronflants mais des mesures en sourdine

Islamisme : comme d’habitude des discours ronflants mais des mesures en sourdine

Sur le plan des discours,  il est évident que le ton a changé de la part de la plupart des responsables politiques y compris du gouvernement depuis l’ignoble assassinat de Samuel Patty. Une fois de plus,  le président de la république a réuni un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale qui n’a cependant annoncé aucune mesure nouvelle. Tout ce qu’on peut retenir c’est qu’il a confié d’une part au ministre de l’intérieur, d’autre part au ministre de la justice le soin de faire des propositions pour lutter davantage contre l’islamisme.

La seule décision un peu concrète c’est de protéger davantage les enseignants au moins après les vacances scolaires de la Toussaint. Le Premier ministre s’est limité à annoncer des mesures qui devraient assurer une meilleure protection des agents publics sans en dire davantage. Avec des propos très généraux on promet que, les fonctionnaires et les agents publics seront davantage protégés, puisque «ceux qui font pression sur eux et sur le fonctionnement du service public, par des propos ou par des comportements» seront désormais pénalisés.

De même, il sera possible de «sanctionner ceux qui mettent en ligne des informations personnelles mettant en danger la vie d’autrui». Selon un participant, une circonstance aggravante pourra d’ailleurs être retenue lorsqu’il s’agit d’une personne exerçant une mission de service public – qu’elle soit fonctionnaire ou délégataire.

Le Premier ministre envisagerait de créer un vague délit de séparatisme dont le contenu juridique paraît très flou d’abord à définir, puis à faire appliquer et encore davantage à sanctionner. Le ministre de l’intérieur, lui a prévu le retour au pays d’environ 300 étrangers et décider d’interdire ou de suspendre plusieurs associations. Le gouvernement va suivre aussi d’un peu plus près les contenus des propos violents en ligne.

 

Un «pôle spécialisé» va en effet être créé au parquet de Paris, pour «centraliser les poursuites et donc en améliorer l’efficacité». Enfin, Marlène Schiappa a annoncé à L’Obs qu’elle avait obtenu la création d’une «unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux» pour tenter de lutter contre «le cyber-islamisme».

Avant de s’envoler pour Bruxelles – où il s’est entretenu avec la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen -, Jean Castex a confirmé qu’un nouveau Conseil de défense serait bientôt organisé. «D’autres mesures sont encore à l’étude et seront décidées dans les prochains jours», a-t-il ajouté,  un peu comme pour s’excuser de la faiblesse du contenu des mesures annoncées.

L’obstacle principal est évidemment le problème de la volonté politique mais aussi la soumission à l’autorité judiciaire qui depuis longtemps appris la main par rapport aux structures élues. Par lâcheté tout autant que par manque de conviction et de détermination politique, les élus ont sous-traité la question du terrorisme et de la violence islamisme sous toutes ses formes aux juges notamment au conseil d’État, au conseil constitutionnel et aux juges européens. Une sorte de parapluie pour n’avoir pas se mettre à dos certaines catégories de population directement concernées et les intellectuels sous influence Islamo-gauchistes.

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