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Projet de plan européen : comme prévu, bloqué par la Pologne et la Hongrie

Projet de plan  européen : comme prévu, bloqué par la Pologne et la Hongrie

 

 

Il était prévisible que la Pologne et la Hongrie bloquent le plan européen de relance économique subordonné pour leur pays des conditions de respect du droit. Si effectivement l’union économique à une certaine légitimité à reprocher certaines entraves démocratiques aux libertés individuelles et collectives, on comprend mal pourquoi on se saisit de ce plan d’urgence économique pour en faire le reproche aux deux Etats concernés.

La question devrait se poser plus globalement et l’union économique devrait s’interroger sur maintien de ces deux pays dans l’union et non profiter d’un plan d’urgence découlant de la crise sanitaire qui a peu de rapport avec les reproches adressés à la Pologne et à la Hongrie.

Juridiquement la condition imposée par l’union économique à propos du plan de relance est très discutable. Politiquement cela ne grandira pas la commission et l’union économique qui seront nécessairement contraints d’enlever cette conditionnalité pour rendre opérationnel un plan de soutien qui devient de plus en plus urgent eu égard au très net écroulement de l’économie en cette fin 2020.

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est accusé par l’UE et certains pays européens d’atteinte aux principes démocratiques, notamment en matière d’indépendance de la justice et de liberté de la presse. La Pologne est elle aussi visée par des critiques similaires.

Le Conseil européen a décidé au cours de l’été que les futurs versements d’argent issus du prochain budget et du plan de relance économique, qui représentent ensemble environ 1.800 milliards d’euros, seraient liés au respect des normes démocratiques inscrites dans les traités de l’UE.

Ce veto préoccupe les autorités européennes qui ne souhaitent pas retarder leurs prises de décisions alors qu’elles sont déjà confrontées à l’interminable feuilleton du Brexit et aux retombées économiques de la pandémie de coronavirus.

“Je pense qu’il faut de toute façon régler cette question au plus vite”, a déclaré Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne, lors d’une téléconférence.

“En ce qui concerne le lien entre le déblocage des fonds et le respect de l’état de droit, c’est quelque chose auquel la Commission a accordé une grande importance dans sa proposition de départ et qui a été discuté de longue date”, a-t-il ajouté.

L’Espagne, particulièrement malmenée par la crise sanitaire et à ce titre un des principaux bénéficiaires du projet de budget, a elle aussi dit son espoir d’une solution rapide.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Peut-on parler d’une opposition entre deux religions ?

Il faut faire attention à ne pas simplifier. Si on continue sur cette pente on va complètement empoisonner un dialogue mondial qui est déjà particulièrement périlleux. On désigne souvent l’islamisme comme responsable de ce qui se produit parce que l’islamisme est un peu une traduction politique de l’islam, mais attention vous avez des régimes qui se réclament de l’islam, qui politisent l’islam et donc sont islamistes. Je crois qu’il faut comprendre que l’islam, la religion en général parce qu’il n’y a pas que l’islam, est un emblème idéal pour toute forme de mobilisation et hélas pour les mobilisations violentes. Donc, il faut prendre la religion pour ce qu’elle est, un emblème qui est manipulé par des entrepreneurs de violence, c’est le terme qui me paraît le plus adéquat. La religion touche plus que telle ou telle référence locale, linguistique ou tribale. Donc, nous sommes dans un temps de manipulation des symboles religieux parce que nous sommes aussi dans un temps de tectonique des sociétés. Les problèmes de sociétés vont être saisis par des entrepreneurs malveillants, de violence. La religion n’est que la victime d’une telle manipulation.

Les appels au boycott sur les produits français sont-ils inquiétants ?

Sur le plan économique, non. Je ne pense pas que cela puisse mettre en péril l’économie française qui a d’autres soucis que cela. Ce qui est important c’est de constater que l’opinion publique se saisit des questions internationales. On peut négocier avec un dictateur, mais c’est très difficile de négocier avec des sociétés, de régler des malentendus qui se répandent dans toute une population. Il faut faire passer beaucoup d’eau froide, il faut respecter l’autre, accepter l’autre, bâtir cette société mondiale qui pour l’instant n’existe qu’à travers de vagues échafaudages intergouvernementaux. Il faut comprendre l’autre et aller vers l’autre.

Islamisme : comme d’habitude des discours ronflants mais des mesures en sourdine

Islamisme : comme d’habitude des discours ronflants mais des mesures en sourdine

Sur le plan des discours,  il est évident que le ton a changé de la part de la plupart des responsables politiques y compris du gouvernement depuis l’ignoble assassinat de Samuel Patty. Une fois de plus,  le président de la république a réuni un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale qui n’a cependant annoncé aucune mesure nouvelle. Tout ce qu’on peut retenir c’est qu’il a confié d’une part au ministre de l’intérieur, d’autre part au ministre de la justice le soin de faire des propositions pour lutter davantage contre l’islamisme.

La seule décision un peu concrète c’est de protéger davantage les enseignants au moins après les vacances scolaires de la Toussaint. Le Premier ministre s’est limité à annoncer des mesures qui devraient assurer une meilleure protection des agents publics sans en dire davantage. Avec des propos très généraux on promet que, les fonctionnaires et les agents publics seront davantage protégés, puisque «ceux qui font pression sur eux et sur le fonctionnement du service public, par des propos ou par des comportements» seront désormais pénalisés.

De même, il sera possible de «sanctionner ceux qui mettent en ligne des informations personnelles mettant en danger la vie d’autrui». Selon un participant, une circonstance aggravante pourra d’ailleurs être retenue lorsqu’il s’agit d’une personne exerçant une mission de service public – qu’elle soit fonctionnaire ou délégataire.

Le Premier ministre envisagerait de créer un vague délit de séparatisme dont le contenu juridique paraît très flou d’abord à définir, puis à faire appliquer et encore davantage à sanctionner. Le ministre de l’intérieur, lui a prévu le retour au pays d’environ 300 étrangers et décider d’interdire ou de suspendre plusieurs associations. Le gouvernement va suivre aussi d’un peu plus près les contenus des propos violents en ligne.

 

Un «pôle spécialisé» va en effet être créé au parquet de Paris, pour «centraliser les poursuites et donc en améliorer l’efficacité». Enfin, Marlène Schiappa a annoncé à L’Obs qu’elle avait obtenu la création d’une «unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux» pour tenter de lutter contre «le cyber-islamisme».

Avant de s’envoler pour Bruxelles – où il s’est entretenu avec la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen -, Jean Castex a confirmé qu’un nouveau Conseil de défense serait bientôt organisé. «D’autres mesures sont encore à l’étude et seront décidées dans les prochains jours», a-t-il ajouté,  un peu comme pour s’excuser de la faiblesse du contenu des mesures annoncées.

L’obstacle principal est évidemment le problème de la volonté politique mais aussi la soumission à l’autorité judiciaire qui depuis longtemps appris la main par rapport aux structures élues. Par lâcheté tout autant que par manque de conviction et de détermination politique, les élus ont sous-traité la question du terrorisme et de la violence islamisme sous toutes ses formes aux juges notamment au conseil d’État, au conseil constitutionnel et aux juges européens. Une sorte de parapluie pour n’avoir pas se mettre à dos certaines catégories de population directement concernées et les intellectuels sous influence Islamo-gauchistes.

Coronavirus-Le Remdesivir considéré comme inutile par l’OMS

Coronavirus-Le Remdesivir considéré comme inutile par l’OMS

 

Le traitement miracle mais très coûteux par le Remdesivir  est considéré comme inutile par l’OMS. Notons que ce traitement avait été fortement soutenu par nombre d’experts français qui sont par ailleurs rémunérés par le laboratoire américain ;  souvent d’ailleurs pour contester l’inutilité du très peu coûteux traitement par l’Hydro chloroquine du professeur Raoult.

Via son étude baptisée “Solidarité”, l’OMS a évalué les effets de traitements potentiels dont le remdesivir, l’hydroxychloroquine, l’association lopinavir-ritonavir (un traitement homologué contre le VIH) et l’interferon, sur 11.266 patients adultes à travers plus de 30 pays.

Les résultats de l’étude, annoncés jeudi par l’OMS, doivent encore être analysés. Ils ont été téléchargés sur le serveur de pré-publication medRxiv.

Plus tôt ce mois-ci, des données d’une étude américaine sur le remdesivir de Gilead ont montré que le traitement permettait de raccourcir de cinq jours le délai de guérison des patients.

Répondant à une demande de commentaire de Reuters, Gilead a déclaré que les données de l’OMS “apparaissent inconsistantes” par rapport à celles obtenues à l’issue d’études validant les bienfaits cliniques du remdesivir.

On aura compris que la bataille n’est pas seulement scientifique mais largement économique surtout quand on compare les coûts de deux types  de traitement !

L’administration américaine du médicament (FDA) a autorisé le 1er mai le recours en urgence au remdesivir aux Etats-Unis. Depuis, l’usage de l’antiviral expérimental a été autorisé dans plusieurs autres pays y compris dans l’union européenne. Retenons quand même que la sécurité sociale ne rembourse plus le médicament très coûteux

Emprunt France : 250 milliards en 2021 comme en 2020

Emprunt France : 250 milliards en 2021 comme en 2020

En gros la France empruntera à nouveau environ 300 milliards en 2021. Une somme qui correspond à peu près au 10 % de déficit du budget par rapport aux PIB.

Grâce à l’action de la banque centrale européenne, les taux sont à peu près nuls. La France emprunte donc sans frais supplémentaires. Reste qu’elle ne rembourse avec les nouveaux emprunts que les intérêts des dettes précédentes. L’Agence France Trésor envisage d’émettre 260 milliards d’euros d’obligations à moyen et long terme, un montant net des rachats et inchangé par rapport à 2020; il faudra cependant y ajouter des emprunts de court terme d’au moins une vingtaine de milliards.

La charge financière de la dette est prévue à 37,1 milliards d’euros l’an prochain, contre 36,2 milliards pour 2020. Une somme assez comparable mais qui évidemment est inquiétante puisqu’elle est en passe de devenir bientôt le premier budget de l’État alors qu’on ne rembourse que les intérêts financiers et que le capital n’est remboursé qu’avec d’autres emprunts.

Climat : «Ça finira par se refroidir»( Trump)…. comme le fût du canon !

Climat : «Ça finira par se refroidir»( Trump)…. comme le fût du canon !

En visite en Californie à l’occasion des terribles incendies dont les fumées sont même parvenues jusqu’en Europe le président américain a déclaré à propos du réchauffement climatique largement responsable de la situation. «Ça finira par se refroidir». Un peu comme dans le sketch de Fernand Raynaud à propos du refroidissement du fût du canon  (un certain temps !). Le très président américain réaffirme donc ses opinions climato-sceptiques considérant que les hausses de température sont des phénomènes correspondant des cycles naturels. Certes tout n’est pas imputable au climat mais le réchauffement global ajouté à la sécheresse et au manque d’entretien des forêts favorise évidemment c’est les incendies géantes. Donald Trump en plus accuse les sociaux démocrates de mauvaise gestion des forêts alors qu’en réalité près de 60 % de leur surface relève de la gestion de l’État.

 «Les preuves observées parlent d’elles-mêmes: le changement climatique est réel et il aggrave» les incendies, a déclaré Gavin Newsom, le gouverneur de Californie.

Le gouverneur de l’État de Washington, où un bébé a péri dans les flammes la semaine dernière, a réfuté dans une lettre ouverte les affirmations «fausses» de Donald Trump. «Votre refus de réagir au changement climatique – et les mesures que vous avez prises pour permettre encore davantage de pollution par le carbone – vont accélérer les incendies dévastateurs comme ceux que vous voyez aujourd’hui», a insisté le démocrate Jay Inslee.

. Des dizaines de brasiers dévastent la côte ouest des États-Unis depuis des jours ont déjà fait au moins 35 morts depuis le début de l’été, dont 27 rien que cette semaine dans les trois États de Washington, Oregon et de Californie.

Crise Liban: un ambassadeur pressenti comme Premier ministre

Crise Liban: un ambassadeur pressenti comme Premier ministre

Des responsables de la communauté sunnite au Liban ont annoncé dimanche soir s’être entendus sur le nom d’un diplomate, Moustapha Adib, comme Premier ministre, . Ce choix d’une personnalité relativement inconnue bénéficiant d’une certaine neutralité est sans doute dicté par un relevé de la plupart des responsables politiques actuels.

Le mouvement de contestation populaire a averti qu’il rejetterait tout nom issu des consultations d’une classe politique dont il demande le départ. «Nous refusons l’issue des consultations parlementaires connue d’avance et qui déboucherait comme d’habitude sur un gouvernement soi-disant d’union nationale, un gouvernement qui est cuisiné à l’étranger», a affirmé à l’AFP Naji Abou Khalil, membre du Bloc national, un parti d’opposition qui soutient la contestation.

Le gouvernement de Hassan Diab avait démissionné le 10 août sous le poids de l’explosion du port de Beyrouth ayant fait au moins 188 morts, dont la population rend responsable la classe politique, taxée d’incompétence et de corruption. Le président Michel Aoun a convoqué lundi des consultations contraignantes avec les blocs parlementaires, au terme desquelles la personnalité sunnite qui recueillera le plus grand nombre de voix sera désignée Premier ministre.

Agé de 48 ans, Moustapha Adib, titulaire d’un doctorat en Sciences politiques, est un professeur d’université nommé en 2013 ambassadeur en Allemagne. C’est un proche de l’ancien premier ministre et milliardaire Najib Mikati, originaire de Tripoli.

Biélorussie : Moscou pour une réforme constitutionnelle …. comme en Russie ?

Biélorussie : Moscou pour une réforme constitutionnelle …. comme en  Russie ?

 

 

Pour prolonger légalement sans doute le mandat de l’actuel président biélorusse, la Russie propose son médicament démocratique à savoir une modification constitutionnelle qui permettrait au chef de l’État biélorusse de garder le pouvoir après déjà 26 ans de présidence. Bref, la même potion magique que celle que va employer Poutine au pouvoir depuis 20 ans et qui va aussi procéder à une modification constitutionnelle garder le pouvoir pendant encore 20 ans.

Moscou estime qu’une réforme constitutionnelle en Biélorusse serait une solution durable à la crise politique du pays, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, cité par les agences de presse russes.

Le chef de la diplomatie ruse a également estimé que la situation était en cours de stabilisation, après le vaste mouvement de contestation qui a suivi la réélection controversée le 9 août dernier du président Alexandre Loukachenko.

Ce dernier, qui dirige son pays d’une main de fer depuis 26 ans, refuse de convoquer de nouvelles élections, ce que sa principale opposante, Svetlana Tsikhanouskaïa, réfugiée en Lituanie, appelle de ses voeux.

Sergueï Lavrov, qui accuse les opposants en exil de chercher à provoquer « un bain de sang », estime qu’il est impossible de prouver qu’Alexandre Lukashenko n’avait pas remporté les élections, selon des propos rapportés par les agences Interfax et RIA.

 

Une politique énergétique décarbonée comme au Royaume-Uni

Une politique énergétique décarbonée comme au Royaume-Uni 

Laurence Daziano, maître de conférences en économie à Sciences Po, membre du Conseil scientifique de la Fondapol estime dans une tribune que la France pourrait s’inspirer du modèle énergétique britannique pour préserver le climat

 

« La Convention citoyenne sur le climat vient de rendre son rapport au président de la République qui a décidé d’en reprendre presque toutes les propositions, parmi lesquelles certaines visent à décarboner le mix énergétique français. Dans ce cadre, la France pourrait s’inspirer du modèle britannique, exemplaire en matière de politique énergétique favorable au climat.

Dans les années 1970, le charbon représentait 90 % de la production d’électricité du Royaume-Uni. Jusqu’en 2008, environ 80 % de l’électricité britannique provenait du charbon et du pétrole de la mer du Nord. A cette date, le Royaume-Uni s’est doté de la plus importante réglementation énergétique et bas carbone d’Europe et a lancé son plan d’investissement dans l’énergie nucléaire. Un Committee on Climate Change (CCC) a été mis en place, chargé de conseiller le gouvernement sur le changement climatique, notamment sur le prix du carbone et les objectifs de réduction d’émissions. Un nouveau pas a été franchi, en 2013, avec l’imposition d’une taxe carbone aux entreprises qui généraient des énergies fossiles.

Lors de la crise sanitaire de 2020, pendant deux mois, le Royaume-Uni n’a pas eu recours à ses centrales à charbon pour produire son électricité

Jamais remises en cause par les gouvernements successifs, ces mesures ont permis au Royaume-Uni d’assainir son mix électrique plus rapidement que toute autre grande économie mondiale. Dès 2016, le charbon a quasiment disparu de la production d’électricité. Plus de la moitié de l’électricité est désormais produite à partir des énergies solaire, éolienne et nucléaire. Pour remédier à l’intermittence de ces énergies, Londres a misé sur le nucléaire et engagé la construction de la centrale de Hinkley Point. Lors de la crise sanitaire de 2020, pendant deux mois, le Royaume-Uni n’a pas eu recours à ses centrales à charbon pour produire son électricité. 2020 devrait même marquer la première année où les énergies renouvelables, avec l’hydraulique, l’éolien et le solaire, produisent plus d’électricité que les énergies fossiles, gaz et charbon en tête.

Contre-exemple. Inversement, l’Allemagne, qui est sortie avec fracas et sans concertation avec ses partenaires européens, de l’énergie nucléaire en 2011 vient d’inaugurer, avec Datteln IV, une nouvelle usine à charbon. Sa puissance (1,1 gigawatt) équivaut à celle d’un réacteur nucléaire. Cette nouvelle centrale à charbon devrait fonctionner des dizaines d’années. En 2020, l’Allemagne produit encore 29 % de son électricité à partir du charbon, la plus polluante des énergies.

Au moment où la question de la lutte contre le réchauffement climatique devient une priorité des gouvernements et des opinions publiques, la France devrait utilement s’inspirer des exemples étrangers qui ont réussi. La filière nucléaire a plus que jamais un rôle positif à jouer pour compléter les énergies alternatives. Le GIEC a lui-même reconnu la nécessité de conserver une filière nucléaire dans le nouveau mix énergétique afin de décarboner l’énergie et nos économies.

Pour favoriser les énergies décarbonées, la France n’a d’autre choix que d’engager un plan d’investissement clair, consensuel et reposant sur des constats scientifiques, en matière énergétique, associant étroitement le nucléaire aux énergies renouvelables, à l’instar de l’exemple britannique en la matière. »

Laurence Daziano, maître de conférences en économie à Sciences Po, est membre du Conseil scientifique de la Fondapol

Castex-Violence et drogue : une amende comme réponse !

Castex-Violence et drogue : une amende comme réponse !

 

 

Autant convenir que les orientations de Castex pour lutter contre la violence notamment sur fond de drogue ne sont pas du tout à la hauteur de l’enjeu. Pour résumer, la mesure essentielle est constituée par la perspective d’une amende en direction des consommateurs de stupéfiants.  Pas vraiment une réponse aux meurtres récents et aux scènes de crimes dans les quartiers : la policière écrasée, le chauffeur de bus assassiné ou encore le pompier volontairement atteint par balle. Sans parler des règlements de compte de bandes dans des quartiers qui ressemblent à Chicago. Parmi les autres mesures, il faut noter 60 policiers de plus à Nice, un ou deux emplois en plus pour l’action pénale dite proximité mais dans les tribunaux qui seront toujours aussi éloignés. Et pour la police municipale et le renforcement de son rôle : « on fera une étude » !

Le Premier ministre a en effet annoncé le lancement d’une expérimentation sur « l’extension des compétences de la police municipale ».

Des mesurettes complètement surdimensionnées par rapport à l’ampleur des violences. Pourquoi pas aussi une amende pour tout ce qui recouvre le concept d’incivilité évoquée par Macon et son gouvernement ; un concept d’incivilité qui comprend les crimes, les meurtres, les insultes et autres écarts anecdotiques comme criminels.

 

Le scandale est évidemment de qualifier d’incivilité des meurtres en plus souvent prémédités et organisés.  Les mesures prises par le premier ministre sont tellement insignifiantes  que les grands médias peinent en rendre compte.

 

Tourisme : « Le redémarrage comme avant” ? »

Tourisme : « Le redémarrage comme avant” ? »

Le sociologue Bernard Duterme ne croit guère, dans une tribune au « Monde », à la possibilité de développer un « tourisme durable », les Etats venant au secours d’un secteur sinistré sans tenter de le réorienter

Tribune. Qui a cru l’espace d’un instant que les choses allaient changer ? Qui a pu penser sérieusement que le déconfinement post-pandémie et la sortie de l’abstinence touristique qu’il autorise allaient jeter les bases d’un grand marché du dépaysement « juste et durable » ? Ou, dit autrement, que le dépassement de la crise sanitaire allait accoucher d’un tourisme international accessible à toutes et tous, aux coûts et aux bénéfices équitablement répartis et dont la généralisation ne dépasserait pas les capacités d’absorption de l’écosystème terrestre ? Même si beaucoup l’ont souhaité, peu de voix en réalité ont accordé un tel pouvoir magique à la tragique parenthèse du coronavirus.

A raison, car l’heure de la revanche consumériste a sonné. La déferlante du voyage d’agrément reprend ses droits. Par étape certes, presque précautionneuse, progressive, d’une frontière à une autre, redécouvrant « les charmes de la proximité » en attendant « les embruns des grands larges » ou « l’exotisme des destinations lointaines », mais résolue, ostensible et méritée ! L’homo turisticus qui piaffait d’impatience, assigné à résidence depuis le mois de mars, peut enfin replonger dans les délices de la mobilité de plaisance. En cela, il demeure un « privilégié » – 7 % seulement de l’humanité ont accès au tourisme international –, mais il n’en a cure. Ou juste un peu, parfois, au risque de gâcher ses vacances.

Avec lui, c’est un secteur central de l’économie globale – 10 % du produit mondial brut et de l’emploi, premier poste du commerce international – qui repart, après la plus grave déflagration de toute son existence. Fort d’un taux de croissance annuel moyen de 4 % à 5 % depuis plus de sept décennies et de 1 700 milliards de dollars de recettes en 2019, il devrait enregistrer en 2020 une chute abyssale des séjours à l’étranger d’environ 70 %, selon les prévisions médianes de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Chute assortie de quantités considérables de faillites et de licenciements.

Dès 2021, toutefois, augure l’OMT, le tourisme devrait retrouver la santé. Si le virus est maîtrisé bien sûr, mais surtout – préconise l’agence onusienne – si les gouvernements ont l’intelligence de redoubler d’incitants fiscaux et d’assouplissements divers pour tour-opérateurs en phase de reconquête…

L’extrême concentration des profits, la hausse continue des émissions carbone, la pression concurrentielle sur les ressources, l’instrumentalisation des populations locales, les effets d’éviction, de saturation, de vulnérabilisation… comptent déjà parmi les principales tares du tourisme international, d’autant plus problématiques lorsque son empreinte s’étale en pays pauvres. »

Castaner: comme Macron,  » en même temps  » !

Castaner: comme Macron,  » en même temps  » !

 

De toute évidence, Castaner pratique aussi comme Macron avec une certaine habilité le en même temps. D’un côté, il tente de désamorcer la colère des policiers en réaffirmant leur fonction républicaine  de protection des libertés mais de l’autre il revient sur le principe de la technique de l’étranglement donnant ainsi raison à ceux qui considèrent que certaines techniques mettent en cause la vie de personnes interpellées sans forcément de motifs avérés. On verra évidemment samedi à l’issue de la manifestation  » contre les violences policières  » et après le discours de Macron dimanche  si l’hystérisation médiatique s’est apaisée ou pas. Tout pourrait dépendra aussi  des thèmes abordés par le président de la république qui aura fort à faire pour expliquer les conséquences sociales de la crise sanitaire, la manière de soutenir l’économie pour éviter une vague de licenciements, les modalités de financement de cette pluie de milliards qui inondent la France depuis quelques jours et les manières de satisfaire les revendications souvent justifiées de  secteurs qui ont eu beaucoup souffrir de l’interdiction d’exercer la profession.

Évidemment Macron ne pourra éviter la question des rapports de la police avec la population mais tout dépendra de la part que prendra cet aspect dans une problématique par ailleurs, globale,  complexe et durable. Comme on le sait en rance,  un sujet chasse l’autre, parfois même sans qu’on l’ait prévu et la dimension politique peut parfois tout balayer quand le pouvoir s’aperçoit qu’il a usé toutes les cordes susceptibles de favoriser l’union nationale. Une annonce ou une pré annonce politique n’est donc pas non plus à exclure ; elle  dépendra largement du score obtenu par Édouard Philippe aux municipales du Havre. Un Édouard Philippe protecteur mais dont la cote de popularité commence à gêner le président , une concurrence officieuse mais  qui pourrait devenir officielle en 2022.

Croissance américaine comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

Croissance américaine comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

 

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est que faut de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage, la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

Croissance américaine, comme la France, avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

Croissance américaine: comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

 

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est que faut de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage, la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

 

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

«La confiance , comme moteur de la reprise « 

«La confiance , comme moteur de la reprise « 

( Bertrand Chambenois)

« 

Une  chronique de Bertrand Chambenois dans l’Opinion.

 

 » Il est d’ores et déjà entendu qu’en France comme dans bien d’autres pays les conséquences économiques et sociales de la crise du Covid-19 seront lourdes. C’est pourquoi il existe aujourd’hui une urgence absolue à réunir les facteurs d’une reprise rapide et durable. Or, dans un pays où la parole politique est le baromètre de la prise de décision économique, il faut prendre garde à la propagation de la crise de confiance qui a gagné le pays depuis plusieurs semaines. Car si le moteur de l’économie française est aujourd’hui presque à l’arrêt, le carburant nécessaire pour le faire redémarrer n’est autre que la confiance.

Or la confiance, comme chacun sait, ne se décrète pas, elle se gagne. Pour cela, les entreprises, au premier rang desquels nos plus solides fleurons, ont un rôle essentiel à jouer pour créer le « choc de confiance » dont le pays a besoin et ainsi provoquer un effet d’entraînement pour l’ensemble de l’économie.

Choc. Ce « choc de confiance » peut se décliner en trois chocs simultanés. Et si chacun convient sans difficulté que l’État ne peut pas tout, il revient alors aux entreprises de les provoquer.

Tout d’abord, un choc sanitaire, car pour revenir dans les magasins, dans les restaurants ou dans les cinémas, les consommateurs auront besoin d’engagements forts soutenus par des actes qui ne le seront pas moins. C’est ce qu’a notamment très bien compris le groupe Accor qui a décidé de créer une nouvelle labellisation sanitaire certifiée par Bureau Veritas et de la partager à tout le secteur hôtelier, en France comme à l’international. Le respect de nouvelles normes et réglementations est un simple prérequis qui ne peut suffire seul à vaincre les peurs nées de l’épidémie. Les entreprises doivent aller plus loin, être volontaristes et imaginer des initiatives pour construire un nouveau socle de confiance sanitaire indispensable à la reprise de leur activité.

Au-delà de ces différents chocs ancrés dans la réalité économique propre à chaque entreprise et chaque secteur, il va revenir aux dirigeants d’entreprise d’incarner cette confiance dont ils sont, ne l’oublions jamais, les premiers garants

Ensuite, un choc d’impulsion économique s’impose afin que les entreprises qui se sortiront le mieux et le plus rapidement de la crise entraînent les autres dans leur sillage. Si beaucoup de groupes vont devoir réviser leurs projections de croissance et de rentabilité à la baisse, il est crucial que les secteurs les plus résilients comme celui de la santé, des télécoms, de l’agroalimentaire, de la distribution ou encore des plateformes technologiques non seulement continuent de recruter et d’investir mais le disent ! L’heure n’est pas à nier les difficultés, mais elle est encore moins, pour ceux qui résistent, à la pudeur ou à la modestie. Au contraire, leur responsabilité est de donner une impulsion et d’apporter les preuves que nous pouvons avoir confiance dans la capacité de notre économie à s’appuyer sur des relais de croissance solides.

Circuits courts. Enfin, un troisième choc, environnemental cette fois-ci, semble plus que jamais nécessaire. On remarque en effet que la crise actuelle a eu tendance à amplifier des comportements de consommation préexistants que ce soit la préférence des circuits courts, le recours aux plateformes ou la défiance face aux activités très carbonées. Dès lors, les entreprises doivent inscrire leurs plans de développement dans ce monde d’après dont on peut déjà deviner qu’il sera plus vert et plus digitalisé. Le maintien, malgré la crise, d’engagements environnementaux de long-terme est un moyen d’afficher un message d’optimisme sur l’« après » mais aussi de créer un pacte inédit entre la société et les entreprises, générateur de confiance et porteur de nouveaux leviers de croissance.

Au-delà de ces différents chocs ancrés dans la réalité économique propre à chaque entreprise et chaque secteur, il va revenir aux dirigeants d’entreprise d’incarner cette confiance dont ils sont, ne l’oublions jamais, les premiers garants. A eux en effet, de créer l’adhésion, en premier lieu de leurs salariés sans la motivation desquels la reprise ne pourra se faire, mais aussi de leurs actionnaires, de leurs fournisseurs, de leurs banques et bien sûr de leurs clients.

Si les temps calmes sont propices aux gestionnaires, les temps agités sont propices aux leaders audacieux et visionnaires. La crise doit permettre de les révéler. »

Bertrand Chambenois, Associé au sein du cabinet de conseil aux dirigeants Tilder.

Coronavirus : « ne pas reprendre comme avant »

Coronavirus : «  ne pas reprendre comme avant »

 

Un collectif de scientifiques exprime le souhait, dans une tribune au « Monde », que le ralentissement économique provoqué par la pandémie due au coronavirus constitue l’occasion de s’attaquer enfin aux problèmes écologiques et sociaux.

Tribune.

 

En quelques semaines, la crise sanitaire a rendu possible ce qui semblait impossible : un desserrement de l’étau budgétaire, une remise en cause des dividendes, la défense de l’Etat-providence par ceux-là mêmes qui œuvraient hier à son démantèlement, et une chute des émissions de gaz à effet de serre. Telles qu’elles se dessinent, les immenses relances économiques préparent toutefois les conditions de prochains désastres écologiques, sans régler la question sociale.

Les difficultés qui vont s’amonceler dans les prochains mois font que nous ne vivrons plus tout à fait demain comme hier. L’avenir n’est pas encore écrit, bien que certains soient prêts à reprendre « quoi qu’il en coûte », négligeant les équilibres écologiques autant que la santé physique et psychologique des humains. Les obsessions sécuritaires et l’exacerbation actuelle des inégalités, pour les personnes isolées, pour celles qui ont perdu leur emploi ou qui doivent continuer à s’exposer à la maladie dans leur entreprise, augurent du pire.

Un inventaire

Comme d’autres, nous estimons que le ralentissement économique imposé par la crise offre une opportunité inédite de s’attaquer enfin sérieusement aux problèmes écologiques et sociaux. Face aux immenses pressions qui pèsent déjà pour reprendre la course folle à la croissance, nous savons aussi qu’il faudra nous mobiliser par tous les moyens pour ne pas reprendre comme avant et ouvrir la voie d’un futur désirable.

Parmi les propositions qui ont émergé pour faire de cette crise un point de bascule écologique et social, figurent celles de Bruno Latour. Il suggère d’effectuer un inventaire de ce à quoi nous tenons et de ce que nous voulons au contraire arrêter, afin de réinventer nos façons de faire société avec la nature – et non plus contre elle.

Cet inventaire serait très utile pour respecter les accords de Paris sur le climat, qui impliquent une décroissance drastique de nos émissions de gaz à effet de serre et ne sont pas compatibles avec une reprise du business as usual.


Plutôt que de relancer, comme si de rien n’était, les constructions aéronautiques, navales et automobiles, le tourisme international, l’agriculture et l’élevage intensifs, les industries agroalimentaires et du numérique et, plus généralement, notre système productif fondé sur la division internationale du travail et les incitations à une consommation sans limite, nous pourrions nous demander au préalable : qu’est-ce qui est essentiel et nous rend heureux ? Qu’est-ce qui nous permet de vivre, ici, sans nuire à ceux et celles qui vivent ailleurs, ou qui viendront après ?

Plus rien ne sera comme avant après le Coronavirus

Plus rien ne sera comme avant après le Coronavirus

Laurent Silvestri, dirigeant de l’opérateur et spécialiste du cloud Destiny-OpenIP, et président du Club des dirigeants réseaux et télécoms (CDRT)  prévoit de profonds changements dans l’organisation technologies des entreprises après le Coronavirus ( chronique de la Tribune)

La vie de l’entreprise est faite d’adaptations successives et constantes, à son environnement, aux évolutions technologiques et réglementaires et enfin à la société et ses soubresauts. Comme un organisme vivant, elle doit constamment ajuster son mode de fonctionnement, car elle évolue dans un environnement dont elle se nourrit et qu’elle nourrit en retour. En temps normal, ces ajustements se font dans la durée, par l’exécution d’une suite de modifications, parfois importantes et d’autres fois par petites touches. Mais certaines mutations, au lieu d’être des suites de changements linéaires, s’apparentent à des sauts quantiques.

 

Les exemples abondent dans l’histoire de l’humanité : l’apparition de l’agriculture au néolithique (évolution technologique), d’hommes providentiels comme Périclès dans la Grèce antique (évolution réglementaire), et, plus proche de nous, la révolte de mai 68 (évolution sociétale). À chaque fois, l’entreprise s’ajuste, adapte ses standards puis reprend son cours, enrichie d’une technologie ou d’une expérience nouvelle. La loi de l’équilibre est universelle, elle s’applique avec la même précision, de la particule subatomique jusqu’aux galaxies et aux univers.

Étant un chef d’entreprise et un entrepreneur du 21ème siècle, j’ai vécu dans un tourbillon constant de réunions, de voyages, de rencontres, de réflexions stratégiques et de prises de décision. Mon esprit, constamment en mouvement, était tendu en permanence vers le futur et l’anticipation. Le présent n’était pour moi qu’un passage, une commodité qui me permettait de façonner l’avenir. Mais lorsque le confinement a remplacé le trop-plein par des périodes d’inaction, le présent s’est imposé à moi, silencieux et immobile.

La vacuité a remplacé la saturation, la fixité a fait place au mouvement. Et comme beaucoup d’entre nous, choqué par la perte d’un quotidien qui saturait ma conscience et mon agenda, je n’ai pas eu d’autre choix que de faire un retour sur moi-même, pour examiner la situation et voir si elle ne m’apprenait pas quelque chose sur le futur. Lorsque le vent tombe, le marin consciencieux reprise ses voiles et inspecte les cordages, les drisses et les haubans en prévision des prochaines tempêtes.

C’est dans la quiétude du confinement que j’ai pu mesurer toute l’étendue de notre fragilité. Nombre d’entreprises ont été prises de court par la brutalité et la soudaineté du confinement. Elles ont dû trouver les moyens de s’adapter rapidement. Certaines, qui avaient déjà mis en place des mécanismes de mobilité, entamé ou achevé leur transformation numérique, ont eu moins de mal à convertir leurs travailleurs en télétravailleurs. Les autres, celles qui étaient restées sur des modes de fonctionnement et des processus anciens, n’ont pas eu d’autre choix que de faire feu de tout bois, en utilisant les moyens du bord : les réseaux publics, des applications gratuites et les appareils personnels de leurs employés, en guise de systèmes d’information de fortune.

Il fallait assurer la continuité de leur activité, en acceptant tous les risques sécuritaires qui en découlaient. Pour le chef d’entreprise que je suis, la leçon est là. À présent que la glaçante bise pandémique fige l’économie et immobilise les collaborateurs à la maison, les avantages de la connectivité et d’une infrastructure robuste, sécurisée, apte à assurer des communications efficaces, nous sautent aux yeux. C’est lorsque l’urgence survient que l’on apprécie les décisions qui ont été prises pour la prévoir. La fourmi a toujours raison.

Et ce n’est pas le patron intéressé, d’une entreprise de communications dans le cloud, qui vous parle. J’ai passé assez de temps à prêcher auprès de chefs d’entreprises désintéressés, pour savoir qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. À travers cette chronique, c’est le citoyen-entrepreneur qui a pris son bâton de pèlerin pour exhorter ses semblables à ne pas refaire les mêmes erreurs. C’est le terrien, soucieux du bien-être de ses pairs et de la planète, qui risque l’outrecuidante audace de prêcher de nouvelles pratiques, plus respectueuses des hommes et des trois règnes, minéral, végétal et animal, avec lesquels nous partageons cette boule de glaise qu’est la Terre. C’est le moment d’agir de manière décisive pour éviter un tel dénuement à l’avenir. Les crises ont cette vertu de décupler la volonté, et par là même, le tranchant des décisions.

Télétravail, une tendance qui va s’accentuer

Bien avant la crise du Covid-19, les tendances de la nouvelle société technologique, mobile et distribuée, ont commencé à émerger. Le nombre d’indépendants et de freelance a explosé et fait sortir le télétravail du placard où l’avaient remisé la méfiance et la force d’inertie. Jusqu’à présent, seuls 29% des Français ont eu droit au télétravail depuis l’ordonnance Macron de 2017, et encore, seulement quelques jours par semaine, mais 92% de ces télétravailleurs désirent continuer à pratiquer le télétravail. Ayant goûté au plaisir de remplir ses tâches professionnelles tout en restant chez lui, le télétravailleur confiné découvre à présent de nouvelles satisfactions. Il réussit à concilier ses deux sphères de vie les plus importantes, familiale et professionnelle. Nul doute qu’après la crise, nombre de travailleurs se mettront à leur compte et quitteront les grandes villes pour la quiétude de la campagne et des villes moyennes. Le confinement a réussi là où des années d’évangélisation ont échoué. Il suffit parfois d’un petit coup de pouce.

« Le télétravail, c’est tout bénef » devra être le slogan des années à venir : pas de déplacements, pas de rejets de CO2 et pas d’embouteillages coûteux, et des collaborateurs satisfaits de concilier deux vies dans des environnements de travail qu’ils auront choisi. Les études l’ont prouvé, la productivité est proportionnelle au niveau de satisfaction de celui qui produit. Contraints et forcés, les soupçonneux devront ravaler leurs arguments contre le télétravail, comme quoi il ne favorise pas la productivité, la communication et la collaboration, qu’il contraint à la mise en place d’infrastructures distribuées et donc à sécuriser, à l’élaboration d’une politique d’entreprise pertinente et juridiquement cohérente… Il aura suffi d’un minuscule virus pour balayer tout cela.

La vraie révolution technologique est devant nous

Après la crise du Covid-19, rien ne sera plus comme avant. Les médecins et les scientifiques nous mettent déjà en garde contre des retours sporadiques et imprévisibles du virus qui a mis à genoux l’économie mondiale. L’expérience que nous vivons actuellement va certainement accélérer des évolutions qui avaient de la peine à s’accomplir. Les spécialistes prédisent une accélération de la transformation numérique dans le privé et le public, l’intégration de plus d’agilité, donc des processus d’entreprise qui incluent le télétravail avec sa cohorte d’outils comme le collaboratif, les communications unifiées et les infrastructures distribuées.

C’est à ce prix que nous pourrons faire d’une pierre deux coups : reconstruire les circuits rompus (les chaînes de valeur et les chaînes d’approvisionnement entre autres) et offrir aux collaborateurs des modes de travail où la mobilité et le télétravail contribuent à la compétitivité et l’attractivité des entreprises. À la suite de cette expérience d’enfermement, les entreprises prendront pleinement conscience que les nouveaux modes de travail (travail à domicile, mais aussi environnement de travail flexible, réunions virtuelles tant avec des collègues qu’avec les partenaires et les clients) présentent de nombreux avantages, assortis de collaborateurs satisfaits et plus productifs, d’une réduction des coûts fixes, et de déplacements moins nombreux en France et à l’étranger…

En y intégrant le respect de l’environnement par l’adoption de circuits courts et de pratiques qui n’empoisonnent pas la nature, l’homme pourra enfin tourner la page issue de la révolution industrielle et passer à l’ère de l’exploitation responsable de son environnement. C’est en intégrant la technologie dans une vision durable que nous réussirons à pérenniser nos entreprises et leurs activités. La révolution technologique 1.0 est devant nous, car les versions précédentes n’étaient que des versions bêta.

Shell, comme BP une illusoire neutralité carbone en 2050

Shell, comme BP une illusoire neutralité carbone en 2050

 

Comme BP, Shell annonce curieusement une illusoire neutralité carbone en 2050 sans d’ailleurs trop préciser les moyens parvenir. Sans doute va-t-on envisager de planter des arbres pour compenser les émissions polluantes du pétrole aussi investir dans des énergies alternatives symboliques mais inutiles. Ces groupes pétroliers comme d’autres secteurs qui veulent compenser leurs émissions polluantes par des implantations d’arbres sont des imposteurs car ils ne réduisent pas l’ampleur des émissions notamment de carbone mais les transfèrent. L’objectif est évidemment de passer un coup de peinture verte sur la communication de groupe dans la nature de production est de plus en plus mise en cause. Le groupe veut en outre réduire de 65% l’intensité carbone (la quantité de gaz à effet de serre émise par unité d’énergie produite), d’ici 2050 des produits vendus à ses clients, contre un objectif précédent de 50%. Il s’engage pour l’instant à vendre davantage de produits à faible intensité carbone notamment dans le renouvelable, les biocarburants ou l’hydrogène.

La promesse de Shell sur le climat n’a pas convaincu les ONG, qui fustigent le flou entourant les mesures permettant de tenir les promesses, des critiques déjà adressées à BP.

« Un plan crédible de Shell commencerait par un engagement visant à arrêter les nouveaux forages de pétrole et de gaz », souligne Richard George, un responsable de Greenpeace pour le Royaume-Uni. Il regrette « les aspirations vagues » qui « ne s’attaquent pas à l’empreinte carbone monstrueuse de Shell et font reposer l’effort sur ses clients pour compenser les émissions ».

Allocution Macron: comme d’habitude floue et contradictoire

Allocution  Macron: comme d’habitude floue et contradictoire

Ce qui caractérisera toute la politique gouvernementale pendant la pandémie,  c’est son caractère flou est contradictoire. Des caractéristiques qui ont encore marqué l’allocution télévisée de Macron qui par exemple envisage la réouverture des écoles à partir du 11 mai alors que ce sont des principaux vecteurs de la maladie. De la même manière, Macron propose le confinement pour les personnes âgées mais sans tenir compte de leur état thérapeutique faute sans doute de dépistage suffisant.

La vérité c’est que la France n’est même pas capable de fournir des masques à toute la population d’ici le 11 mai , contrairement à d’autres pays comme l’Italie ou l’Espagne. Ne parlons pas de l’Allemagne qui, elle ,avec une politique moins tapageuse a réussi à limiter le nombre de décès à 3000 quand la France en enregistrait 15 000. Quant à l’affirmation de Macon concernant le non-sens d’un dépistage systématique de tous les Français, c’est une contre vérité scientifique qui correspond en vérité à la gestion d’une pénurie. Une pénurie d’ailleurs organisée depuis longtemps avec la délocalisation quasi totale de la production pharmaceutique en particulier en Chine.

Interrogé par BFMTV, Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis, estime que ce discours « n’est pas conforme, et est ocution d’Emcontradictoire avec les trois premières années du gouvernement ». L’Insoumis préconiserait donc de « revenir aux urnes ».

Le président du groupe parlementaire LFI, Jean-Luc Mélenchon, va plus loin et parle d’une « politique hasardeuse » sur son compte Twitter.

Macron annonce un déconfinement quasi général au travail et à l’école pour le 11 mai. Pourquoi cette date ? Pourquoi toujours aucune planification des moyens de protection ? Que faire face à la 2ème vague de l’épidémie ? Une politique hasardeuse. Restons prudents. #Macron20h02

Même son de cloche chez les écologistes.  « Macron décide de prolonger le confinement jusqu’à la date du 11 mai. Pourquoi prendre seul une décision si lourde, pourquoi l’Assemblée n’a-t-elle pas son mot à dire? Tester tous les Français n’auraient pas de sens ». Et les asymptomatiques? Et les personnes qui pensent avoir eu le coronavirus? », s’interroge sur Twitter le patron d’EELV, Julien Bayou, .

Sur le plateau de TF1, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste s’inquiète de la « faisabilité » des annonces:

« Sur le 11 mai, il faut des garanties de faisabilité, nous verrons, c’est un objectif ambitieux, qu’il faut partager, il faut mettre tous nos efforts conjoints pour y parvenir, mais c’est un objectif ambitieux et il faut effectivement avoir la logistique qui va avec. »

De son côté, Christian Jacob, président des Républicains déclare à l’AFP :

« Emmanuel Macron s’est livré à un exercice pédagogique indispensable, il a esquissé un calendrier sur le déconfinement sur la base de données scientifiques, il va falloir maintenant que l’intendance et la logistique suivent. Tout cela va dépendre de sa capacité à réellement sonner la mobilisation générale. Les mots ne suffiront plus. On voit le retard que l’on a pris sur les masques, les équipements, les tests… Il faut maintenant anticiper le redémarrage de l’économie, secteur d’activité par secteur d’activité. »

 

Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national juge que la réouverture des écoles le 11 mai est « extrêmement dangereuse ». « Commencer le déconfinement par remettre les enfants à l’école (…) est une mauvaise décision », tranche l’eurodéputé. 

Coronavirus Royaume-Uni : Boris Johnson contraint de faire comme les autres pays

 

 

Évidemment Boris Johnson a voulu se singulariser en refusant au départ toute  perspective de confinement. Le Premier ministre britannique avait jusqu’ici refusé d’imposer des restrictions de la mobilité. On sait cependant que Boris Johnson est coutumier des voltefaces. Ainsi il a été contraint de changer de position face au risque de saturation du système de santé britannique.

Le nombre de décès dus au virus en Grande-Bretagne a bondi de 54 à 335 lundi, le gouvernement ayant déclaré que l’armée aiderait à expédier des millions d’équipements de protection individuelle (EPI), y compris des masques, aux travailleurs de la santé qui se sont plaints d’une pénurie.

“A partir de ce soir, je dois donner au peuple britannique une instruction très simple – vous devez rester chez vous”, a déclaré Boris Johnson.

Les Britanniques ne seront autorisés à quitter leur domicile que pour faire des courses, faire de l’exercice, pour un besoin médical, pour prodiguer des soins ou pour se rendre au travail et en revenir.

“C’est tout – ce sont les seules raisons pour lesquelles vous devriez quitter votre maison”, a indiqué Boris Johnson, ajoutant que les gens ne devaient pas rencontrer des amis ou des membres de leur famille qui ne vivent pas chez eux.

“Si vous ne respectez pas les règles, la police aura les pouvoirs de les faire respecter, notamment par le biais d’amendes et de la dispersion des rassemblements”, a-t-il averti.

“C’est comme un effort de guerre – c’est une guerre contre ce virus et l’armée a donc été incroyablement utile pour mettre en place cette logistique afin que nous puissions acheminer les fournitures pour protéger les personnes sur la ligne de front”, a déclaré Matt Hancock à la BBC, précisant que le service de santé disposait désormais de 12.000 ventilateurs, soit 7.000 de plus qu’au début de la crise.

Conclusion : Boris Johnson, avec retard, s’aligne sur les positions prises dans la plupart des pays d’Europe et il n’y aura pas de break site vis-à-vis du Coronavirus !

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