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Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

 

 

Juppé a accepté une photo Chez Deezer en présence de Fillon mais avec beaucoup de réticence (comme précédemment Sarkozy).et avec des conditions.  . «Je ne soutiendrai pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens commun. C’est simple, je serai dans l’opposition», aurait même lâché Alain Juppé, selon des propos rapportés le jour même dans Le Canard enchaîné. «Écoutez de la musique, ça vous apaisera», préfère éluder Alain Juppé, sans cesse invité à commenter cette phrase. Avant de sévir: «Si je répondais à tous les ragots qui circulent dans les médias, on ne serait pas couché!». Nathalie Kosciusko-Morizet, pas rancunière après avoir été sifflée au meeting de Fillon s’efforce de jouer l’unité de façade et  loue «ce message de rassemblement en cette fin de campagne». «Il y a eu un message de Nicolas Sarkozy (mardi soir, NDLR), aujourd’hui il y a cette visite conjointe avec Alain Juppé. C’est important», plaide l’ancienne candidate à la primaire. . Initialement, c’est dans son école de codeurs informatiques, «l’école 42» de Xavier Niel, le patron de Free  que la poignée de mains Fillon-Juppé aurait dû avoir lieu. Un déplacement annulé à la dernière minute. Quelques élèves auraient exprimé leur souhait de faire apparaître la photo de Penelope Fillon sur tous les écrans de l’établissement. «J’adorerais que nos élèves soient aussi révolutionnaires que les gens le disent. Donc continuez de propager cette info, mais je crois que c’est surtout un vrai problème de sécurité», nuance Xavier Niel. Des salariés de Deezer ont pris le relais: quelques ordinateurs affichent le message «Rends l’argent»… Cernés par les journalistes, les deux responsables politiques n’ont, semble-t-il, rien vu. Alors que François Fillon est persuadé d’accéder le second tour, Alain Juppé laisse entendre que ce n’est pas gagné. Devant un tableau qui précise l’organisation des équipes de Deezer, il observe haut et fort: «La colonne “to do” est plus longue que la colonne “done”. Il y a du boulot».

Comme Trump, Poutine conteste l’impact de l’homme sur le climat

Poutine remet en cause ses propres déclarations sur le climat faites lors de la conférence de Paris ; non seulement il conteste, comme Trump,  le réchauffement climatique dû à l’activité humaine mais il s’en réjouit même ! Il remet en cause, jeudi 30 mars, la responsabilité de l’homme dans le changement climatique. Au même moment, côté américain, Donald Trump promet de prendre position « d’ici fin mai » sur Paris sur le climat qu’il a vivement critiqué pendant la campagne présidentielle américaine. « Le réchauffement, il a commencé dans les années 1930, a déclaré Vladimir Poutine, lors d’un Forum sur l’Arctique à Arkhangelsk, dans le Grand nord russe. A l’époque, il n’y avait pas encore de tels facteurs anthropologiques comme les émissions (de gaz à effet de serre) mais le réchauffement avait déjà commencé ». Selon le président russe, il est « impossible » d’empêcher le réchauffement climatique qui pourrait être lié notamment selon lui « à des cycles globaux sur Terre ». « La question est de s’y adapter », a estimé Vladimir Poutine. Ces déclarations interviennent alors que la Maison Blanche a annoncé jeudi que Donald Trump prendrait position « d’ici fin mai » sur l’accord de Paris sur le climat, signé fin 2015 par plus de 190 pays, dont les Etats-Unis. Pendant la campagne électorale, Donald Trump avait promis de se retirer de cet accord et de cesser tout paiement « des contribuables américains » aux programmes de l’ONU sur le changement climatique. Vladimir Poutine, qui s’était rendu mercredi sur l’Archipel François-Joseph, dans l’Arctique russe, a fait par ailleurs l’éloge du réchauffement climatique, relevant que la fonte des glaces facilitait notamment la navigation dans cette région, ainsi que son « exploitation à des fins économiques », tout comme l’extraction des ressources naturelles.

Croissance : tout juste comme en 2016 ?

Croissance : tout juste comme en 2016 ?

L’INSEE brosse un tableau relativement optimiste pour la croissance en 2017 mais se limite au premier semestre (plus 0, 3%  au premier trimestre et plus 0,5 au second. L’activité devrait ainsi retrouver « un rythme comparable à celui de ses voisins, après trois années de croissance plus faible que celle de la zone euro », souligne l’Insee dans ce document trimestriel, qui ne délivre pas à ce stade de prévision de croissance annuelle. Mais avec de tels chiffres, le prochain président héritera à la mi-2017 d’un « acquis de croissance » de 1,1 %, soit autant que sur l’ensemble de 2016, souligne l’Insee. Autrement dit, même en cas de croissance nulle au deuxième semestre, l’économie française enregistrerait une hausse de cette ampleur sur l’ensemble de l’année. Ces prévisions « confirment que l’hypothèse du gouvernement d’une croissance de 1,5 % en 2017 est sérieuse », s’est félicité dans un communiqué le ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin. De son côté, le taux de chômage, qui s’est replié à 9,7 % fin 2016 (10 % en France entière), reculerait à 9,5 % (9,8 %) au 1er trimestre 2017, avant de se stabiliser. L’indicateur, mesuré selon les normes du Bureau international du travail (BIT), retrouverait ainsi un niveau plus observé depuis le troisième trimestre 2012. Plusieurs facteurs expliquent la confiance de l’Insee dans la progression de l’activité dans l’Hexagone, qui avait connu une embellie au cours des trois derniers mois de 2016 après deux trimestres nettement plus moroses. D’une part, « le climat des affaires s’est encore amélioré depuis décembre, ce qui est propice à de nouvelles dépenses d’investissement des entreprises », a expliqué lors d’une conférence de presse Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture de l’Insee. Celles-ci devraient augmenter de 0,9 % au premier trimestre, favorisées en particulier par le dispositif de suramortissement qui prend fin en avril, puis ralentir à +0,5 % au cours des trois mois suivants. Reste cependant une interrogation celle du pouvoir d’achat qui devrait être grignoté à la fois par la remontée de l’inflation et par la hausse de la pression fiscale. Du coup, INSEE prévoit un tassement de la consommation des ménages au premier et deuxième trimestre. Tassement qui serait compensé au second semestre par un recours plus important à l’épargne. Une hypothèse qui pourrait toutefois être hypothéquée par les incertitudes concernant l’environnement politique.

 

Macron propose la cogestion comme en Allemagne

Macron propose la cogestion comme en Allemagne

 

Avec sa proposition de cogestion pour les grandes entreprises, comme cela se pratique en Allemagne, Macron risque d’accroître  encore un peu plus les divergences entre les syndicats. En effet,  cela impliquerait que les syndicats s’approprient la problématique de gestion au lieu de se cantonner à des postures de protestation. Or on sait qu’en France coexistent deux pôles syndicaux aux approches très différentes ;  d’un côté,  un pôle systématiquement protestataire, marxiste, anarchiste et corporatiste et de l’autre un pôle réformateur lequel d’ailleurs progresse régulièrement aux élections le clivage a été particulièrement visible de la discussion de la loi travail qui permet aux syndicats de décider localement du temps de travail en fonction des réalités locales et sectorielles. Une loi très contestée par ceux qui privilégient  une approche étatique, c’est-à-dire les mêmes dispositions sociales applicables à l’ensemble des salariés ou à l’ensemble d’une branche. Macro veut désormais aller plus loin en impliquant Les syndicats sur l’ensemble des orientations des grandes entreprises. Le leader d’En Marche! propose d’inciter les entreprises de plus de 2.000 salariés à réserver la moitié des sièges du conseil de surveillance à des représentants du personnel, comme c’est le cas outre-Rhin, révèle Challenges. Les volontaires bénéficieraient d’une baisse de l’impôt sur les sociétés. Les syndicats sur l’ensemble des orientations des grandes entreprises Emmanuel Macron va chercher son inspiration outre-Rhin. Selon Challenges le leader d’En Marche! a prévu dans son programme de proposer la création d’un nouveau type de société où la moitié des sièges du conseil de surveillance sera accordé aux syndicats.

Mélenchon en recul prêt à monter dans le corbillard du PS mais comme conducteur !

Mélenchon en recul prêt  à monter dans le corbillard du PS mais comme conducteur !

 

Mélenchon continue d’entretenir le flou quant à une éventuelle alliance avec Benoît Hamon. La dialectique je t’aime moi non plus continue entre le leader de la France insoumise et le frondeur Hamon. Si Jean-Luc Mélenchon entrouvre à nouveau la porte d’une discussion avec les socialistes, c’est sans doute en raison de son net affaiblissement dans les sondages puisque désormais il stagne à 10 %. Hamon de son côté, ne décolle pas vraiment non plus avec autour de 13 %. Mélenchon veut donner l’impression qu’il n’est pas le responsable de la désunion à gauche. Du coup, celui qui avait déclaré ne pas vouloir monter dans le corbillard du PS se déclare prêt cependant à monter dans le véhicule mais à condition de le conduire. Depuis le début, on sait très bien que Mélenchon ne renoncera jamais à sa candidature non seulement pour des questions d’ego mais aussi parce qu’il a trop peur d’être à nouveau trahi par les promesses électorales du PS.  Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s’est donc déclaré jeudi ouvert au dialogue avec le socialiste Benoît Hamon, affirmant ne « fermer aucune porte » à deux mois du premier tour de l’élection présidentielle. A la question de savoir s’il pourrait retirer sa candidature après avoir obtenu des garanties de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon a répondu : « Pourquoi il ne la retirerait pas, lui ? » « J’ai 65 ans, vous croyez que je commence une carrière de candidat ? Ce n’est pas mon sujet. Mon sujet, c’est le triomphe d’un ordre d’idées et d’une capacité à rassembler. Je ne veux pas dilapider ça », a-t-il ajouté. « Je dois convaincre, je suis obligé de le faire. Eh bien, lui aussi, il doit en faire autant, M. Benoît Hamon ». Jean-Luc Mélenchon a aussi opposé une fin de non recevoir à l’appel lancé jeudi par l’écologiste Yannick Jadot l’invitant à se retirer, comme lui, de la course à l’Elysée et à rejoindre Benoît Hamon pour barrer la route à l’extrême droite. « Je l’entends dire ‘c’est un pari, je me lance dans la grande aventure ». Moi je ne fais aucun pari et je ne suis pas un aventurier », a-t-il déclaré. De toute manière, ni à mon nid Mélenchon ne se place dans une perspective de gouvernance. La conquête du pouvoir étend hors de portée il préfère s’enfermer dans leur posture d’opposants.

Qatar Airways soutenu par l’Etat comme ….Air France

 

 

 

Le patron de Qatar Airways  se défend d’être davantage soutenu par son gouvernement qu’Air France par le sien. Dans une interview à la Tribune, il note que la compagnie nationale française bénéficie du soutien de l’Etat français. En creux,  il faut voir les anciennes aides financières et surtout l’attribution de créneaux horaires (droit d’exploiter) qui sont limitées pour Qatar Airways   mais qu’on a quand même augmentés ne serait-ce que pour vendre des Airbus au Qatar !

 

A l’exception de Nice et Lyon que Qatar Airways est autorisée à desservir 5 fois par semaine, vous n’avez pas de droits de trafic supplémentaires en France. Allez-vous demander plus de vols ?

Nous attendons de commencer les vols sur ces deux lignes pour demander des vols supplémentaires afin de pouvoir desservir Nice et Lyon en vol quotidien. Nous n’avons donc pas encore commencé à négocier. Nous devons également attendre l’issue des négociations entre l’Union européenne et les pays membres du conseil de coopération du Golfe et l’ASEAN (association des pays d’Asie du sud-est) et la Turquie. Des négociations entre l’Union européenne et le Qatar ont commencé en septembre. Une deuxième réunion de discussions est prévue en février.

Que pensez-vous de cette demande de l’Union européenne de vouloir négocier un accord de « fair competition » ?

Mon opinion est que nous sommes injustement la cible de deux pays en particulier, la France et l’Allemagne, qui font l’objet d’un très fort lobby de leur compagnie aérienne (Air France et Lufthansa, ndlr), lesquelles ne veulent pas de concurrence sur leur marché. Ce qui est inacceptable pour nous, c’est d’avoir un traitement différent de la part de pays qui ont la même situation que la nôtre. Les compagnies appartiennent aux Etats. Et ces deux compagnies font valoir que nous les concurrençons sur des bases inéquitables. Je ne suis pas d’accord. Pourquoi ces bases sont inéquitables? Parce que nous avons un meilleur produit, un meilleur réseau, un aéroport ouvert 24 h sur 24? Ces avantages ne viennent pas d’un traitement de faveur, mais de la façon dont nous gérons les affaires.

Vos détracteurs dénoncent les subventions dont vous bénéficiez de l’Etat-actionnaire ?

C’est faux, on le prouve en publiant nos comptes. Oui, le gouvernement du Qatar nous détient et, à ce titre, a le droit de capitaliser la compagnie de la même manière que ce qu’ont fait tout au long des sept dernières décennies les gouvernements français et allemand, en mettant du cash dans leur compagnie jusqu’à leur privatisation. Nous serons nous aussi privatisés quand nous serons en position de force.

J’ai une question. Si Air France rencontrait des difficultés financières au point de sombrer, pensez-vous que le gouvernement français, qui détient près de 16% du capital du groupe, ne mettrait pas du cash dans la compagnie? Bien sûr que si, car Air France est un gros employeur et un acteur important de l’économie française. Est-ce que cela serait une subvention ? Non, ce serait une augmentation de capital (« equity, no subsidies »). Nous sommes dans la même situation. Quand votre ministre des transports dit regarder des réductions de taxes pour Air France, de quoi parle-t-on ? D’une subvention directe, car vous changez votre régime de taxes pour soutenir une compagnie.

Vous venez d’évoquer une éventuelle privatisation, une ouverture du capital est-elle envisagée ?

D’ici à 10 ans, le capital de Qatar Airways sera mis en Bourse. C’était prévu en 2009, mais il y a eu la crise de 2008. Aujourd’hui, la compagnie vaut plus de 10

Avenir: le déclinisme comme perspective de civilisation

 

 

Avenir: le déclinisme comme perspective de civilisation

La mouvance décliniste   se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières  totalement grillagées. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques les intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche chez les frondeurs, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ses intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas à adopter une neutralité notamment  vis à vis notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Malheureusement face à cette mouvance décliniste qui va triompher dans les urnes dans les prochaines années le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours   pertinent pour répondre  au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les champs socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé.

Hollande béatifié comme l’Abbé Pierre (Michel sapin)

Hollande béatifié comme l’Abbé Pierre (Michel sapin)

 

Le premier fan de Hollande, l’inénarrable Michel sapin prévoit que la cote de popularité de François Hollande va monter au niveau de celle de l’Abbé Pierre pour lequel on avait même parlé de béatification. On sait que l’Abbé Pierre a longtemps été la personnalité la plus appréciée des Français. Il en va différemment de François Hollande qui a enregistré une petite remontée depuis son renoncement et qui atteint 21 % de soutien. Il est probable qu’il va encore progresser à cause précisément de son renoncement mais aussi de la médiocrité de ceux  qui prétendent lui succéder dans les rangs du PS. De la à atteindre la notoriété de l’Abbé Pierre voire la béatification, il y a un pas que Michel sapin franchit un peu trop allègrement. Michel Sapin, fidèle de François Hollande, n’est pas surpris de voir la remontée du président de la République dans les enquêtes d’opinion depuis qu’il a renoncé à briguer un nouveau mandat. Selon le ministre de l’Économie, ce n’est qu’un début : « C’est rien à côté de ce que ça va être! » Michel Sapin est persuadé que François Hollande va finir par être aussi populaire que… l’abbé Pierre. Pour l’heure, le rebond du chef de l’Etat dans ces sondages de popularité reste effectivement récent. Il s’agit d’une conséquence de son renoncement, le 1er décembre, à se représenter pour un second mandat présidentiel. Dans le baromètre mensuel du JDD réalisé par l’IFOP, François Hollande gagnait quatre points pour atteindre les 19% de personnes satisfaites (2% de très satisfaits seulement), son meilleur score de l’année. L’enquête Ipsos publiée il y a onze jours notait pour sa part une progression de cinq points, à 21% de bonnes opinions. Mais pour devenir le nouvel abbé Pierre, le chemin est encore long puisque encore 80% de personnes en moyenne restent mécontentes de François Hollande.

Comme le bac , la licence pour tous !

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  • Comme  le bac , la licence pour tous !

 

  • On se souvient que ces l’énarque Chevènement qui avaient décidé de l’objectif d’un bac pour tous ou presque. Objectif pratiquement atteint grâce en particulier à la multiplication des disciplines et en particulier de bac pro qui débouche directement sur pôle emploi. Hollande y va de sa petite démagogie en souhaitant maintenant la licence pour tous avec un objectif intermédiaire de 60 % d’ici 10 ans. Certes la montée globale et continue de la formation initiale comme permanente et incontournable pour permettre au pays de rester compétitif et en même temps pour augmenter le niveau culturel moyen. Pour autant si l’on se fie au classement mondiaux qui évalue les systèmes éducatifs la France ne cesse de reculer et se trouve en queue de peloton des pays développés voir même de certains pays en développement. En cause la dégradation des niveaux de formation. Sauf en ce qui concerne l’élite. Certain bac pro valent sans doute moins aujourd’hui que le certificat d’études primaires de 1930. Une dégradation qui concernera tout autant certaines licences, le processus est déjà largement engagé. On forme par exemple des hordes de licenciés en psychologie, en histoire voir en économie qui eux aussi hantent les bureaux de pôle emploi pour obtenir le résultat souhaité par Hollande il faudra multiplier les spécialités comme avec le bac bref des spécialités bidons qui par exemple pour certains bacheliers actuels peuvent au mieux espérer une place de caissière chez Carrefour. Demain sans doute on inventera pour les licences une spécialité de psychosociologie  des désœuvrés des quartiers ghettoïsés   qui est au mieux débouchera sur un emploi de vigile. Il serait temps de mettre un terme de cette course au diplôme universitaire et notamment de réhabiliter la filière apprentissage considérée avec une grande condescendance par nos responsables politiques, notre système éducatif aussi malheureusement par les parents. En visite pour la rentrée scolaire dans un établissement d’Orléans, François Hollande a appelé de ses vœux une réforme du lycée après celle du collège. François Hollande a défendu son bilan en matière d’éducation, jeudi lors d’une visite à Orléans à l’occasion de la rentrée scolaire, et s’est projeté dans l’avenir,   »Pour les prochaines années (…) nous devons renforcer encore un certain nombre de changements, notamment entre le collège et le lycée. Le lycée doit être maintenant la prochaine étape de nos réformes », a dit le Président, ajoutant que cela concernait aussi bien le lycée général que le lycée professionnel. « Ils doivent être eux aussi être tournés vers les enjeux d’avenir », vers « les métiers d’avenir ». « Nous devons aussi faire en sorte de mieux assurer la transition entre le lycée et l’enseignement supérieur », a poursuivi le président. Inscrivant son action dans la durée, au-delà du quinquennat en cours, François Hollande a fixé comme objectif que dans dix ans « 60% d’une classe d’âge soit diplômée de la licence ». Le chef de l’Etat avait auparavant longuement défendu son bilan en matière d’éducation, en particulier les réformes controversées des rythmes scolaires et du collège. « L’école ne peut pas rester immuable », a-t-il répondu aux critiques. Il s’est réjoui des résultats en matière de lutte contre le décrochage scolaire et de la progression du numérique à l’école. « Fin 2018, tous les collèges de France (…) auront accès au numérique », a-t-il promis. Le chef de l’Etat a de nouveau assuré que sa promesse emblématique de créer 60.000 postes dans l’enseignement pendant son quinquennat serait tenue.

Nigeria : les Jihadistes se servent de fillettes comme bombe

Nigeria : les Jihadistes se servent  de fillettes comme bombe

On atteint évidemment l’immonde  avec l’utilisation de deux fillettes de sept à huit pour un attentat commis au Nigéria. Deux fillettes se sont en effet  fait exploser dimanche matin dans un marché très fréquenté de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, faisant au moins un mort et 18 blessés, selon un bilan officiel. Le gouverneur de l’Etat du Borno, Kashim Shettima, s’est rendu à l’hôpital où ont été conduits les blessés et a affirmé aux journalistes présents que ce double attentat suicide avait fait un mort et 18 blessés. « Elles devaient avoir 7 ou 8 ans ». Abdulkarim Jabo, un membre des milices civiles de la capitale du Borno qui était présent sur place, a assuré à l’AFP qu’elles devaient avoir « 7 ou 8 ans ».  »Les fillettes sont descendus d’un pousse-pousse et sont passées devant moi sans trahir une quelconque émotion », a raconté le témoin.  « J’ai essayé de parler à l’une d’elles en haoussa et en anglais, mais elle n’a pas répondu. Je pensais qu’elles cherchaient leur mère », a rapporté Abdulkarim Jabo. « Elle s’est dirigée vers des vendeurs de volailles et a déclenché sa ceinture d’explosifs ». La deuxième explosion a été déclenchée alors que des vendeurs du marché apportaient de l’aide aux blessés.  « Nous avons évacué 17 personnes, avec différents degrés de blessures », a indiqué Bello Dambatta, de l’agence locale de gestion des urgences (Sema). « Les corps mutilés des deux kamikazes ont aussi été évacués », a-t-il ajouté. Ce double attentat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat mais le procédé utilisé est celui du groupe djihadiste nigérian Boko Haram, qui a souvent eu recours à des femmes et jeunes filles pour perpétrer des attaques contre la population. Boko Haram, secte salafiste extrémiste transformée en mouvement djihadiste, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009, selon les estimations.

 

Bruno Le Roux : gonflé comme son CV

Bruno Le Roux : gonflé comme son CV

 

Bruno Le Roux le nouveau ministre de l’intérieur ne se caractérise pas par un excès de modestie. Ainsi lors de sa prise de fonction a-t-il affirmé qu’il continuerait dans son domaine la politique de son prédécesseur mais en l’adaptant à sa grande personnalité. On  se demande bien pourquoi Bruno Le Roux a évoqué sa propre personnalité. On ne peut pas dire Bruno Le Roux se soit signalé par son envergure et son charisme, il  s’illustre le plus souvent par des propos d’une grande banalité. Normal c’est un apparatchik classique. Suite à une  petite tricherie découverte notamment par le journal Marianne les références à l’ESSEC et à HEC ont  disparut du CV de l’intéressé Le nouveau ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a gonflé son CV, a relevé Marianne aujourd’hui. Dans les différents CV en ligne consultables, il est marqué que l’ex-président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a étudié à l’ESSEC et à HEC, deux écoles de commerces prestigieuses. L’hebdomadaire a aussi constaté que Bruno Le Roux n’apparaît dans aucun des registres des anciens élèves de ces deux écoles.  Suite à la parution de cette information, tous les CV en ligne de l’ancien maire d’Épinay-sur-Seine ont été supprimés, a remarqué Marianne. Le cabinet du nouveau ministre de l’Intérieur a assuré que ces mentions étaient « une erreur qui n’a jamais été validée par Bruno Le Roux ».  « Il est titulaire d’un DEA de stratégie et management à Paris-X, en partenariat avec HEC et l’ESSEC. Il y a dû y avoir des cours à HEC et l’ESSEC, mais ça n’en fait pas un ancien étudiant pour autant », a-t-on ajouté au cabinet.

Hollande n’a pas choisi Valls comme héritier

Hollande n’a pas choisi Valls comme héritier

 

On aura remarqué que François Hollande n’a pas désigné Valls comme successeur dans son discours de renoncement. Et pour cause,  la décision de ne pas se représenter c’est en grande partie du fait des pressions de Valls. Des pressions qui ont débuté avec les attaques contre Jean Marc Ayrault afin de le déstabiliser et finalement le remplacer. Des attaques ensuite contre l’indécision de Hollande alors que Valls lui prenait la posture d’un Clémenceau contemporain. L’attaque finale, celle du JDD, où l’impétueux toréro donne le coup fatal à une bête épuisée par les mauvais résultats de sa politique mais tout autant par les trahisons de ses amis y compris de Valls. Même si les deux hommes se sont parlé avant et après l’allocution présidentielle, le chef de l’Etat s’est  bien gardé de désigner le Premier ministre comme son successeur. « Ça aurait été plus facile s’il avait adoubé Manuel Valls parce qu’alors il lui aurait transmis le flambeau. Il ne l’a pas fait. C’est sans doute la preuve que pour lui Manuel Valls avait peut-être dépassé des lignes », analyse Stéphane Rozès. « Manuel Valls est le candidat qui est solidaire de François Hollande sur le projet que nous portons en majorité au Parti socialiste. Et, aujourd’hui, il a évidemment toute sa légitimité pour prolonger le travail qui a été fait », a jugé la secrétaire d’Etat à l’Aide aux victimes sur Europe 1. Un avis loin d’être unanime, surtout à l’aile gauche du PS où l’on s’oppose depuis deux ans et demi à ce Premier ministre tenu pour l’un des premiers responsables des maux de la gauche et accusé d’avoir poussé François Hollande vers la sortie. « Il a un petit côté Iznogoud depuis un mois », a persiflé sur France Info le député « frondeur » Pascal Cherki, rejoint sur ce point par de nombreux soutiens « hollandais ». « Lorsque j’ai lu l’interview du Premier ministre au Journal du dimanche, là j’ai trouvé que la coupe était pleine, et que ça débordait même », a déclaré sur France 2 Bernard Poignant, un proche du président. Dans son interview au JDD, Manuel Valls n’excluait pas de se présenter à la primaire des 22 et 29 janvier, au risque de semer la discorde au sommet de l’exécutif. Mais, entre les pro et les anti-Valls, un contingent d’élus entend réfléchir devant le choix pléthorique, qui inclut le candidat de « La France insoumise » Jean-Luc Mélenchon et l’ancien ministre Emmanuel Macron, qui a entamé une campagne « ni de droite, ni de gauche ». « Je me donne un petit délai de réflexion », a dit à Reuters le député PS Philippe Duron. « On va voir sur quel discours Valls va être candidat. « Théoriquement » je ne rejoindrai pas Macron, parce que je suis dans le parti ».

Justice-FN : Jean Marie Le Pen exclu mais pourra assister aux réunions comme président d’honneur !

Justice-FN : Jean Marie Le Pen exclu mais pourra assister aux réunions comme président d’honneur !

 

 

Une décision évidemment incompréhensible  et contradictoire voire à la limite du grotesque. Le Pen conserve le statut symbolique de président d’honneur du parti d’extrême droite qu’il a cofondé en 1972. Il n’en est en revanche plus légalement membre, a tranché la justice jeudi 17 novembre.   Dans leur décision, les juges expliquent que le « Menhir » demeure « investi » de sa qualité de président d’honneur et, « en conséquence », « devra être convoqué en qualité de membre de droit de toutes les instances » dirigeantes du parti dirigé par sa fille Marine Le Pen. Il pourra aussi y « participer », mais « sous astreinte de 2.000 euros par infraction constatée », précisent-ils.  Le Front national est en outre condamné à verser 15.000 euros de dommages et intérêts à Jean-Marie Le Pen, pour lui avoir interdit depuis plus d’un an d’exercer ses fonctions de président d’honneur et pour avoir publié l’an dernier les résultats d’une consultation des adhérents portant sur la suppression de la présidence d’honneur, malgré la suspension de cette consultation par la justice.

La finance c’est comme le cholestérol (Montebourg)

La finance c’est comme le cholestérol (Montebourg)

 

 

Sans doute pour contredire Hollande qui réactualise son fameux slogan « l’ennemi c’est la finance » Montebourg considère que la finance c’est comme le cholestérol, il y a le bon côté et le mauvais côté. La finance « ce n’est pas un adversaire », a affirmé mardi Arnaud Montebourg (PS), candidat à l’Elysée pour 2017, parodiant une célèbre formule prononcée par François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012. « La finance ce n’est pas un adversaire. La finance, il y a la bonne et la mauvaise, c’est comme le cholestérol », a déclaré l’ancien ministre de l’Economie sur BFM Business. « Il y a celle qui spécule, qui est sur les marchés, qui ne s’intéresse pas au long terme, qui est trop gourmande. Et puis il y a celle qui est patiente, qui est sur le long terme, qui s’intéresse à l’économie réelle, à l’industrie, à la production, celle-là, on en a besoin. » Pour Arnaud Montebourg, « il faut juste faire changer les comportements de la finance ». Bref changer le changement !

Le déclinisme comme perspective de civilisation

Le déclinisme comme perspective de civilisation

La mouvance décliniste   se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières  totalement grillagées. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques les intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche chez les frondeurs, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ses intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas à adopter une neutralité notamment  vis à vis notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Malheureusement face à cette mouvance décliniste qui va triompher dans les urnes dans les prochaines années le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours   pertinent pour répondre  au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les champs socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé.

BeIN : la chaine télé qui monte… comme son déficit !

BeIN : la chaine télé  qui monte… comme son déficit !

 

Guerre d’audience et la guerre du fric entre Canal+ qui ne cesse de perdre des abonnés. La chaine  BeIN qui  gagne des abonnés mais perd de l’argent (comme Canal+ encore qu’il faudrait clarifier les rapports financiers entre CANALSAT et Canal+).  Du coup financièrement les deux chaînes sont dans le rouge et condamnées  à collaborer. Malheureusement l’autorité de régulation de l’audiovisuel a refusé l’accord d’exclusivité entre ces deux chaînes en raison de son caractère trop monopolistique. Du coup il faudra trouver un accord qui permet une plus grande concurrence en matière de sport. Faute de cela l’avenir de Canal+ pourrait bien être fortement menacé d’autant que parallèlement Bolloré a repris la ligne éditoriale en main ce qui a fait chuter encore l’audience (environ 20 dirigeants sur 25 de Canal  plus ont été virés plus nombre danimateurs vedettes). Pour compliquer la situation les matchs les plus regardés au monde ceux du foot anglais ont été achetés à prix d’or par le groupe Altice qui les revendra sans doute mais à quel prix !   La filiale d’Al-Jazira, lancée en juin 2012, juste avant… l’Euro : elle affiche aujourd’hui plus de 2,8 millions d’abonnés. En face, le groupe Canal+ cumule 5,7 millions d’abonnés à la chaîne cryptée et au bouquet Canalsat en France métropolitaine, à un prix mensuel trois fois supérieur. Mais les abonnés s’échappent : 250 000 manquent à l’appel fin 2015, et 400 000 auront encore disparu fin 2016, selon Vincent Bolloré, le patron de Vivendi, propriétaire de Canal+. La chaîne qatarienne vagissante s’est muée en un temps record en un colosse empêcheur de tourner en rond. La terre tremble pour les amateurs de football qui ne voient plus le PSG sur Canal+ à l’occasion de la Ligue des champions. Exemple : beIN a diffusé douze des seize huitièmes de finale en 2016 (dont deux matchs du PSG) ; et six des huit quarts de finale (dont encore les deux matchs du PSG contre Manchester City). Ce renversement entre les deux chaînes cryptées est le parfait symbole des nouveaux droits, décrochés à coup d’enchères stratosphériques, tous pétrodollars dehors : du football, du tennis, du rugby, du basket, du handball, de la boxe, de la natation, du cyclisme, des sports mécaniques (voir la chronologie ci-contre)… Très tôt, dans Le Monde du 7 mars 2012, l’ancien patron de Canal+ Bertrand Meheut avait dénoncé la concurrence« déstabilisante » du Qatar, un Etat aux « ressources illimitées »pratiquant « une politique de surenchère ». Les prix explosent en effet. Exemple le plus récent : pour conserver le Top 14 de rugby, Canal+ s’est fendue de 97 millions d’euros par saison pour la période 2019-2023, contre 74 millions d’euros pour la période en cours (2014-2019) et… 31,7 millions seulement durant les quatre années précédentes. L’Euro 2016 s’est négocié à 110 millions d’euros, et la Ligue des champions aurait obtenu 144 millions annuels, en hausse de 30 %. Quant aux matchs de la Ligue 1 et de la Ligue 2, ils se sont arrachés à 748 millions d’euros par an sur la période 2016-2020.  Le groupe Altice de Patrick Drahi s’est jeté sur les droits pour la France des matchs très convoités de la Premier League anglaise. Car les droits du sport s’envolent partout dans le monde. « Le football anglais atteint 2,3 milliards d’euros en droits domestiques, et ce n’est pas du fait de beIN Sports », rappelle Vincent Chaudel, l’expert sport du cabinet de consultants Kurt Salmon. L’Allemagne et l’Italie connaissent la même inflation.

(Avec Reuters)

Réconcilier « deux France »(Montebourg) …comme Macron !

Réconcilier « deux France »(Montebourg) …comme Macron !

 

 

 

D’une certaine manière Montebourg tente de marcher dans les pas de Macron en affirmant qu’il veut réconcilier les deux France celle qui perd et celles qui gagnent. Finalement comme Macron qui  déclare « ni droite, ni gauche » pour la modernité pour la modernité. Montebourg a sans doute pris conscience de l’impact médiatique de la démarche de macro, qui incarne à la fois la jeunesse et la modernité. Seul détail Montebourg s’affirme clairement de gauche, en tout cas nettement plus nettement que Macron. Pour le reste Montebourg demeure relativement flou quant à ses orientations, Il annonce seulement qu’il « proposera dans les mois qui viennent de construire un grand projet alternatif pour la France ». Il s’est adressé aux « économistes, aux entrepreneurs et aux syndicalistes, (…) aux citoyens engagés et tout simplement aux Français qui souhaitent peser sur le destin de notre nation et de notre continent ». Des propos déjà entendus et qui ne brille pas par leurs originalités. Montebourg parle de projet alternatif mais sans grande indication sur son contenu. Ce « projet alternatif » vise à réconcilier « les deux France: la France qui va bien et la France qui va mal ». « Chacune de ces deux France devra être entendue, mais aucune des deux ne devra éviter des concessions à l’autre. Il s’agit de construire des compromis gagnants pour tous (…) Ce projet devra s’inspirer de certaines valeurs. Il ne niera certainement pas ce que nous sommes, nous qui sommes des hommes et des femmes de gauche », a-t-il déclaré. Arnaud Montebourg s’est également amusé à attaquer le gouvernement de Manuel Valls en rappelant ce qu’est « être de gauche ». « Etre de gauche », c’est « considérer que le pouvoir politique doit être parfois supérieur au pouvoir économique, (…) être de gauche, c’est avoir à cœur de défendre sans relâche nos libertés ».z sur ses orientations Montebourg l’est aussi sur sa candidature. Ceux qui attendaient une déclaration de candidature ont été pour leurs frais, Arnaud Montebourg n’a rien dit de tel. Il n’empêche, l’ancien trublion des gouvernements de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls s’est une nouvelle fois démarqué de la ligne politique de François Hollande. Mais, le Président de la République n’ayant toujours pas annoncé officiellement son intention de se présenter à sa succession en 2017, Arnaud Montebourg ne peut pas se déclarer officiellement candidat sans prendre le risque d’être accusé de diviser le parti. Toutefois, le 8 mai dernier sur France 2, Arnaud Montebourg a ainsi déclaré qu’il serait attentif « s’il y a des responsabilités à prendre », tout en estimant que « le moment n’était pas venu ».

 

(Avec avec Reuters et AFP)

Valls à Macron : « Tu finiras comme Montebourg ! »

Valls à Macron : « Tu finiras comme Montebourg ! »

On se doutait évidemment que les relations entre Hollande, Valls et Macron  étaient  de plus en plus délétères en raison d’une part de la descente aux enfers en matière de popularité pour Valls et Hollande alors que Macon incarne de plus en plus la modernité et s’envole dans les sondages. Les oppositions sont telles que l’hypothèse d’un départ de Macon du gouvernement n’est pas à exclure. Manuel Valls aurait même menacé Macron en lui promettant le sir de Montebourg. Bref une ambiance quasi idyllique au sein du gouvernement ! Un problème toutefois si Macron devait être exclu du gouvernement ou s’il devait partir de lui-même ce serait un coup supplémentaire porté à la popularité du gouvernement et de Hollande. Il est clair que cette guerre entre Valls et Hollande Macon va encore se poursuivre car l’enjeu c’est la succession de Hollande soit en 2017, soit en 2022 Manuel Valls ne semble donc pas cacher son agacement vis-à-vis d’Emmanuel Macron, qui ne cesse de s’attirer les lumières des projecteurs avec son nouveau mouvement politique « En marche » et ses nombreuses prises de parole qui ont le don d’agacer la gauche. Selon Le Canard Enchaîné du mercredi 4 mai, le Premier ministre aurait sérieusement averti son ministre de l’Économie en lui assénant la semaine passée : « Tu finiras comme Montebourg, si tu continues comme ça !«  C’est le pensionnaire de Bercy qui aurait lui-même rapporté cette pique auprès de son entourage.  Avec cette phrase lourde de sens, Manuel Valls semble laisser entendre qu’il pourrait bien finir par évincer Emmanuel Macron du gouvernement. Il suivrait alors la voie d’Arnaud Montebourg qui, après avoir publiquement désavoué la politique de l’exécutif, avait été écarté de son poste au ministère de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique en août 2014.  Pour ne pas en arriver là, le Premier ministre aimerait donc que son jeune ministre se fasse plus discret. « Il faudrait qu’Emmanuel (Macron) s’occupe davantage de ses dossiers. Il en a beaucoup à régler, comme EDF, Areva ou les télécoms. Il a de quoi faire », aurait d’ailleurs aussi lancé le locataire de Matignon à des visiteurs.

 

(RTL)

Salaire patron : comme les joueurs de foot ?

 

Salaire patron : comme les joueurs de foot ?

 

Curieuse cette déclaration du patron de PSA qui d’une certaine manière se considère un peu comme un mercenaire ou encore comme un joueur de foot ;  ce qui d’une certaine manière légitime les hauts salaires et les augmentations accordées aux patrons. On pourrait faire observer que les sportifs ont une carrière relativement courte, que cela peut justifier des rémunérations substantielles. Mais des rémunérations quand même condamnables, trop excessives quand elles approchent ou dépassent 1 million par mois. Excessive car elle résulte de la folie des dirigeants qui par ailleurs sont responsables de situations financières le plus souvent catastrophique des clubs. En outre qui font payer aux spectateurs un prix d’accès au stade difficilement abordable pour le supporter moyen. Pour les patrons d’entreprises outre le montant c’est surtout le taux de progression qui est scandaleux au moment légitimement des efforts sont demandées aux salariés à fin de redresser la compétitivité de l’économie française. Les salariés font des efforts mais ce sont essentiellement les patrons et les actionnaires qui en profitent ;  d’un certain point de vue, on peut considérer que l’attitude des patrons ne brille pas le sens de  l’humilité et de la responsabilité. Pas étonnant non plus s’il est aussi difficile de gérer la négociation des relations sociales en France. Tout est fait pour la rendre inopérante soit avec l’excès des positions gauchistes de certains syndicats, soit avec l’excès des revenus des patrons. En pleine polémique sur la rémunération des chefs d’entreprises, le patron du groupe PSA a été entendu à l’Assemblée nationale. Sa rémunération a doublé l’an dernier pour dépasser les 5 millions d’euros (5,24 millions d’euros pour 2015, selon PSA. contre 2,75 en 2014). L’assemblée générale des actionnaires du groupe a ainsi validé, il y a une semaine, à 76,53%, cette hausse de salaire, malgré un vote négatif de l’État, actionnaire minoritaire du constructeur automobile.

Pas de fermeture de Fessenheim (Sarkozy)….comme Hollande !

Pas de fermeture de Fessenheim (Sarkozy)….comme Hollande !

 

Dans une interview au JDD Sarkozy affirme que s’il était élu en 2017 il ne fermera pas la centrale nucléaire de Fessenheim comme le prévoit la loi de transition énergie qui vise à ramener la part de 75 % à 50 % pour la production d’électricité en 2025. De son côté François Hollande a déclaré que « certaines centrales nucléaires seront fermées ». Une divergence de fond qui n’est en réalité qu’apparente. Pendant sa campagne électorale François Hollande avait promis de fermer Fessenheim mais il est vraisemblable que cette centrale ne sera pas fermée avant la fin du mandat de l’actuel président de la république. En effet d’après Ségolène Royal elle-même la fermeture de Fessenheim ne sera possible après la mise en service de la nouvelle centrale de Flamanville. Or cette centrale enregistre retard sur retard et son ouverture est prévue avant fin 2018 voire en 2020. Du coup l’orientation de François Hollande concernant la fin de certaines centrales paraît relativement virtuelle. Il est en effet vraisemblable que la prochaine majorité vraisemblablement de droite  ne fermera aucune centrale. Une annonce de Hollande un peu contradictoire avec la décision d’autoriser le prolongement de 10 ans de la  vie des centrales décidé par Ségolène Royal. Du coup Hollande sort  avec une pirouette pour équilibrer ce propos en indiquant que certaines seront maintenues, d’autres prolongées. On voit mal comment la loi sur la transition énergétique qui prévoit de ramener la part du nucléaire à 50 % pour la production d’électricité en 2025 (75 % aujourd’hui).Au mieux les parts cumulées de l’éolien et du solaire atteindraient 10% en 2025, il y aurait donc autour de 65% d’origine nucléaire. « La transition énergétique, c’est un changement de modèle. »François Hollande avait prononcé cette phrase il y a quatre ans, il l’a répété lundi à l’ouverture de la quatrième conférence environnementale.  »Tous les textes d’application (de la loi sur la transition énergétique promulguée en août 2015) seront pris d’ici l’été », a-t-il assuré au premier jour de ce rendez-vous annuel qu’il a institué entre ONG, élus, patronat, syndicats et le gouvernement. Mais près des trois quarts des décrets d’application sont encore en attente. « La politique énergétique de la France a été fixée par cette loi », a rappelé le président, alors que la publication d’un document détaillant l’évolution des différentes énergies, notamment nucléaire, jusqu’en 2023 a été plusieurs fois reportée. Plusieurs objectifs ont été inscrits dans cette loi : réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre, baisse de la part des énergies fossiles et nucléaire. « Pour atteindre à l’horizon 2025 les 50% (d’électricité d’origine nucléaire, contre 75% aujourd’hui), ce que nous devons faire en termes de renouvelables puis de nucléaire sera présenté », a-t-il assuré, en confirmant la date butoir du 1er juillet pour la publication de la très attendue « programmation pluriannuelle de l’énergie ».  »Cela suppose de faire d’abord monter les renouvelables encore plus rapidement », a-t-il ajouté. Auparavant, Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement et de l’Energie, avait, elle aussi,  mis l’accent sur les énergies renouvelables. Les objectifs de la France pour 2023 feront l’objet d’un arrêté mercredi qui « va donner de la visibilité aux investisseurs », a-t-elle déclaré. Pour la production d’électricité, le parc éolien terrestre doit doubler et le parc solaire photovoltaïque tripler. Quant à la production de chaleur, la part des renouvelables (bois, biomasse, géothermie, etc.) devra augmenter de plus de 50%. Ceci étend la part du nucléaire dans la production d’électricité passante demeurée autour de 60 % d’ici 2025

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