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Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non infectées !

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non  infectées !

Le fait nouveau particulièrement inquiétant, c’est que des experts ont découvert que le virus pouvait facilement être transmis par des personnes considérées comme encore non n’infectées. En clair des personnes porteurs du virus qui est en cours d’incubation et qui ne peut être décelé facilement. Des scientifiques qui ont étudié en Chine les prélèvements pharyngés et nasaux de 18 patients infectés par le virus ont dit qu’il agissait davantage comme la grippe que comme les coronavirus parents, et qu’il pouvait être transmis par des personnes contaminées ne présentant pas encore de symptômes.

Les résultats préliminaires de ces tests, publiés mercredi par le New England Journal of Medicine, suggèrent que le nouveau coronavirus pourrait se propager plus facilement qu’on ne pensait.

“Si c’est confirmé, c’est très important”, a déclaré Gregory Poland, chercheur à la clinique Mayo dans le Minnesota, qui n’a pas été impliqué dans cette étude.

Alors que les derniers bilans communiqués en Chine continentale laissent à penser que l’épidémie ralentit, il est difficile de déterminer dans quelle mesure le déclin du nombre de nouveaux cas de contamination quotidiens relève de la nouvelle méthode de diagnostic ou d’une baisse réelle du nombre d’infections.

Les autorités chinoises considèrent désormais qu’un cas de contamination est confirmé après analyse génétique et non plus seulement à l’aide de radiographie des poumons.

L’épidémie a causé 114 décès supplémentaires mercredi en Chine continentale, ont rapporté jeudi les autorités sanitaires locales, ce qui porte à 2.118 le nombre de décès causés par le virus dans le pays.

Dans son bilan quotidien, la Commission nationale de la santé a fait état jeudi de 394 nouveaux cas de contamination, contre 1.749 la veille. Au total, 74.576 personnes ont contracté la maladie en Chine continentale depuis son apparition.

“Nous sommes encouragés par cette tendance, mais ce n’est pas le moment de faire preuve de complaisance”, a commenté le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’un point de presse à Genève. Soulignant le très faible nombre de cas recensés hors de Chine, Tedros Adhanom Ghebreyesus a toutefois estimé qu’il “pourrait ne pas le rester très longtemps”.

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non infectées !

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non  infectées !

Le fait nouveau particulièrement inquiétant, c’est que des experts ont découvert que le virus pouvait facilement être transmis par des personnes considérées comme encore non n’infectées. En clair des personnes porteurs du virus qui est en cours d’incubation et qui ne peut être décelé facilement. Des scientifiques qui ont étudié en Chine les prélèvements pharyngés et nasaux de 18 patients infectés par le virus ont dit qu’il agissait davantage comme la grippe que comme les coronavirus parents, et qu’il pouvait être transmis par des personnes contaminées ne présentant pas encore de symptômes.

Les résultats préliminaires de ces tests, publiés mercredi par le New England Journal of Medicine, suggèrent que le nouveau coronavirus pourrait se propager plus facilement qu’on ne pensait.

“Si c’est confirmé, c’est très important”, a déclaré Gregory Poland, chercheur à la clinique Mayo dans le Minnesota, qui n’a pas été impliqué dans cette étude.

Alors que les derniers bilans communiqués en Chine continentale laissent à penser que l’épidémie ralentit, il est difficile de déterminer dans quelle mesure le déclin du nombre de nouveaux cas de contamination quotidiens relève de la nouvelle méthode de diagnostic ou d’une baisse réelle du nombre d’infections.

Les autorités chinoises considèrent désormais qu’un cas de contamination est confirmé après analyse génétique et non plus seulement à l’aide de radiographie des poumons.

L’épidémie a causé 114 décès supplémentaires mercredi en Chine continentale, ont rapporté jeudi les autorités sanitaires locales, ce qui porte à 2.118 le nombre de décès causés par le virus dans le pays.

Dans son bilan quotidien, la Commission nationale de la santé a fait état jeudi de 394 nouveaux cas de contamination, contre 1.749 la veille. Au total, 74.576 personnes ont contracté la maladie en Chine continentale depuis son apparition.

“Nous sommes encouragés par cette tendance, mais ce n’est pas le moment de faire preuve de complaisance”, a commenté le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’un point de presse à Genève. Soulignant le très faible nombre de cas recensés hors de Chine, Tedros Adhanom Ghebreyesus a toutefois estimé qu’il “pourrait ne pas le rester très longtemps”.

Hausse des d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

Hausse des d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

 

D’après l’INSEE, les créations d’emplois dans le privé auraient enregistré une hausse un peu supérieur à 1 %, c’est-à-dire autour de 200 000 emplois. Des chiffres qui paraissent plus crédibles que ceux évoqués par certains responsables politiques, plus modestes aussi. En effet la croissance en 2019 n’aura enregistré une progression de 1,2 %. Il y a donc une certaine cohérence entre l’évolution de l’emploi et celle de l’activité car parallèlement les gains de productivité progressent très peu. Malgré les craintes de ralentissement de l’activité, l’année 2019 a donc  vu les créations d’emplois se poursuivre dans l’Hexagone. Selon l’Insee, 210.000 ont été créés dans l’ensemble du secteur privé en 2019. Le rythme s’est accentué par rapport aux 163.000 créations de 2018, restant toutefois en deçà de l’augmentation de 2017 : 329.700 emplois avaient alors été créés, un cru exceptionnel dans un contexte favorable.

 

Dans le détail, au quatrième trimestre, l’emploi salarié a augmenté de 0,2% (40.700 emplois supplémentaires), un rythme comparable à celui du troisième trimestre (33.200 emplois), et donnant lieu à une hausse de 1,1% sur l’année 2019. Sur l’année, la hausse est particulièrement notable dans le secteur marchand, qui a produit 155.000 emplois (+1,3%). La construction a elle aussi connu une bonne année, avec 42.200 emplois créés, une progression de 3%. Même constat dans l’agriculture, en hausse de 1,3% avec 3700 emplois supplémentaires. L’industrie voit elle aussi les créations d’emplois en hausse de 0,3% en 2019, avec 7900 postes supplémentaires. D’autres postes sont moins dynamiques. Ainsi, l’emploi intérimaire a reculé sur un an, perdant 6300 postes sur douze mois. La baisse s’est accélérée au dernier trimestre, atteignant 0,9%, contre 0,4% sur la période précédente. Sur le long terme, on constate également un ralentissement en fin d’année dans l’agriculture, l’industrie et les services non marchands, où les créations ont fléchi au dernier trimestre.

Les estimations de l’Insee mettent en exergue un rythme soutenu de créations d’emplois en France, malgré un contexte marqué par un ralentissement de l’activité à l’international. Cette tendance avait été soulignée il y a quelques jours par Pôle emploi dans ses dernières estimations.

Comme d’habitude les exportations françaises ont tué la croissance en 2019

Comme d’habitude les exportations françaises ont tué la croissance en 2019

Comme d’habitude, le commerce extérieur a plombé la croissance française. Depuis de nombreuses années, bon an mal an, le déficit commercial atteint de l’ordre de 50 à 60 milliards. À l’inverse en moyenne l’Allemagne enregistre un excédent commercial de 200 à 250 milliards. Il est vrai qu’en 2019 l’Allemagne a vu ses exportations se tasser très nettement au point que la croissance n’a atteint que plus 0,6 % . Pour l’avenir le modèle allemand pourrait d’ailleurs être en question en particulier si le tassement du commerce international se confirme. Si la croissance française n’est pas catastrophique  (1,2 % en 2019), c’est en raison du fait que sa croissance repose beaucoup moins sur les exportations mais surtout sur la consommation intérieure.

La faiblesse de la capacité exportatrice de la France n’est pas nouvelle .   En cause évidemment un manque structurel de compétitivité. La balance des échanges constitue en effet le meilleur thermomètre de compétitivité d’un pays. Selon des chiffres dévoilés ce lundi 10 février dans le rapport annuel de la direction générale du Trésor (DGT), la contribution du commerce extérieur à la croissance serait négative en 2019 (-0,2 point). Ces mauvais résultats pour 2019 indiquent que, hormis comme d’habitude de quelques secteurs solides tels que l’aéronautique ou la construction navale, l’appareil exportateur demeure fragile.

L’examen sur plusieurs années des résultats enregistrés par les douanes montre que depuis 2013 le commerce extérieur a contribué de manière négative à l’activité (en moyenne de -0,1 point entre 2013 et 2017). 2018 reste avant tout une année exceptionnelle au regard de ces chiffres. Les auteurs du rapports notent que l’embellie des résultats du commerce extérieur observée en 2018 s’explique par des évolutions sectorielles spécifiques. En premier lieu, le solde des services a contribué de manière très favorable à la valeur ajoutée en 2018 (+0,4 point après -0,1 point en moyenne entre 2013 et 2017). Le secteur du tourisme a retrouvé des couleurs « après deux années de contribution négative à la suite des attentats ». L’énergie et l’agriculture ont également été des moteurs dans les résultats positifs en 2018 après des années plus moroses :  »les mauvaises récoltes de 2016 ont grevé les exportations en 2016 et 2017, et les importations d’énergie ont été modérées en 2018 du fait de températures clémentes ». En outre, la baisse de la demande intérieure a contribué à ralentir les importations comme l’expliquait l’économiste, Alexandre Mirlicourtois, du cabinet Xerfi.

« La contribution positive du commerce extérieur en 2018 ne doit pas faire illusion. C’est juste une histoire de circonstances liée à l’écrasement de la demande intérieure, ce qui a freiné les importations alors que la croissance eurolandaise restait encore assez robuste pour permettre aux exportations de progresser encore. Ce décalage conjoncturel ayant disparu, retour à la tendance de fond : celui d’un commerce extérieur qui plombe l’économie française depuis plus de 20 ans. »

Sur le front des biens manufacturés, quelques secteurs ont tiré leur épingle du jeu. La livraison de grands paquebots et Rafale ont permis à la construction navale et à l’aéronautique de connaître des résultats plus favorables.« Le secteur aéronautique avait pâti de problèmes d’approvisionnement en 2014 et 2015, qui avaient pesé sur les exportations »précise le rapport.

Créations d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

Créations d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

D’après l’INSEE les créations d’emplois dans le privé auraient enregistré une hausse un peu supérieur à 1 %, c’est-à-dire autour de 200 000 emplois. Des chiffres qui paraissent plus crédibles que ceux évoqués par certains responsables politiques, plus modestes aussi. En effet la croissance en 2019 n’aura enregistré une progression de 1, 2 %. Il y a donc une certaine cohérence entre l’évolution de l’emploi et celle de l’activité car parallèlement les gains de productivité progressent très peu. Malgré les craintes de ralentissement de l’activité, l’année 2019 a donc  vu les créations d’emplois se poursuivre dans l’Hexagone. Selon l’Insee, 210.000 ont été créés dans l’ensemble du secteur privé en 2019. Le rythme s’est accentué par rapport aux 163.000 créations de 2018, restant toutefois en deçà de l’augmentation de 2017 : 329.700 emplois avaient alors été créés, un cru exceptionnel dans un contexte favorable.

Dans le détail, au quatrième trimestre, l’emploi salarié a augmenté de 0,2% (40.700 emplois supplémentaires), un rythme comparable à celui du troisième trimestre (33.200 emplois), et donnant lieu à une hausse de 1,1% sur l’année 2019. Sur l’année, la hausse est particulièrement notable dans le secteur marchand, qui a produit 155.000 emplois (+1,3%). La construction a elle aussi connu une bonne année, avec 42.200 emplois créés, une progression de 3%. Même constat dans l’agriculture, en hausse de 1,3% avec 3700 emplois supplémentaires. L’industrie voit elle aussi les créations d’emplois en hausse de 0,3% en 2019, avec 7900 postes supplémentaires. D’autres postes sont moins dynamiques. Ainsi, l’emploi intérimaire a reculé sur un an, perdant 6300 postes sur douze mois. La baisse s’est accélérée au dernier trimestre, atteignant 0,9%, contre 0,4% sur la période précédente. Sur le long terme, on constate également un ralentissement en fin d’année dans l’agriculture, l’industrie et les services non marchands, où les créations ont fléchi au dernier trimestre.

Les estimations de l’Insee mettent en exergue un rythme soutenu de créations d’emplois en France, malgré un contexte marqué par un ralentissement de l’activité à l’international. Cette tendance avait été soulignée il y a quelques jours par Pôle emploi dans ses dernières estimations.

Brexit: Boris Johnson, comme Trump, menace l’UE de taxes douanières

Brexit: Boris Johnson,  comme Trump, menace l’UE de taxes douanières

 

 

Les négociations sur le futur accord commercial entre l’Union économique et la Grande-Bretagne n’ont pas encore commencé et pourtant déjà Boris Johnson copie bêtement Trump en menaçant de créer de très fortes taxes douanières pour les produits importés en provenance de l’UE. Finalement la même stratégie que Trump qui consiste d’abord à dramatiser une situation, ensuite à promettre une guerre économique sans merci pour finalement reculer comme il a fait vis-à-vis de la Chine. La vérité, c’est que Johnson n’a guère de stratégie vis-à-vis de l’union économique. C’est un pur opportuniste qui sera capable de faire semblant d’opérer  une rupture spectaculaire avec l’union économique tout en acceptant finalement d’établir des relations qui ne changeront pas tellement la situation précédente. Rappelons qu’au départ , il n’était pas favorable au Brexit  et qu’il a changé sa position uniquement pour contrer le premier ministre britannique et saisir l’opportunité de prendre la tête de la contestation. En outre, il y a une grande différence entre la situation des États-Unis relativement dominante dans un certain nombre de secteurs et celle de la Grande-Bretagne aujourd’hui réduite un petit pays un peu comme la France et qui n’a plus la capacité d’imposer son modèle au monde entier et même pas à l’Europe. Certes l’Europe risque d’être perdante en cas de brexit  très dur mais la Grande-Bretagne encore davantage. .  À quelques jours du Brexit, les manœuvres d’intimidation se multiplient. Le premier ministre britannique joue des muscles, en brandissant la menace de «super-taxes» pour faire pression dans les négociations commerciales à venir avec l’UE. D’après le Times, en échafaudant une stratégie avec ses ministres la semaine dernière, Boris Johnson aurait avancé la menace de taxes douanières élevées, pouvant être utilisée comme «levier» dans les discussions avec les Européens mais aussi d’autres pays.

Ces taxes pourraient monter à 10% pour des voitures allemandes et jusqu’à 30% sur certains fromages français. Avec cette menace, il s’agirait pour Londres d’accélérer le rythme des négociations et de signer rapidement des accords. Pour tenir ses promesses électorales, Boris Johnson veut toujours boucler un accord avec Bruxelles avant le 31 décembre 2020, en excluant une prolongation de la période de transition.

Macron balayé comme Matteo Renzi ?

Macron balayé comme Matteo Renzi ?  

C’est le risque que court Macron  d’après l’ ancien conseiller politique de Renzi,  Giuliano da Empoli, dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune

Quelques années avant Emmanuel Macron, l’Europe a connu un autre leader politique, jeune et charismatique, issu de la gauche modérée, qui avait promis de transformer son pays en une « start-up nation » à la pointe de l’innovation européenne. Il s’appelait Matteo Renzi et il a gouverné l’Italie pendant presque trois ans, introduisant des réformes sans précédent dans le monde du travail et de l’administration publique, avant d’être balayé par une vague nationale-populiste elle aussi sans précédent.

Aujourd’hui, l’Italie est gouvernée par une coalition instable dirigée par le Mouvement 5 étoiles, et le Matteo de loin le plus populaire de la scène politique italienne s’appelle Salvini. Renzi est, quant à lui, honni par une large majorité de l’opinion publique et son nouveau parti ne dépasse pas les 5 % dans les sondages.

Le cas italien a ses particularités mais les analogies entre le parcours de Macron et celui de Renzi sont suffisamment fortes pour conseiller au président de la République française de méditer sur l’expérience de son malheureux précurseur transalpin. Selon moi, au moins cinq enseignements – qui signalent les erreurs à ne pas commettre – peuvent être tirés de cette expérience.

Le premier porte sur « la réforme de trop » : celle qui permet aux mécontents de la gauche et à ceux de la droite de s’unir contre le pouvoir en place. Macron a été porté par la vague d’une demande de renouvellement qu’il a tenté de satisfaire en lançant des réformes pendant la première partie de son mandat. Chacune de ces réformes a suscité des oppositions, mais, en hommage au principe latin divide et impera (« diviser pour régner »), dans un premier temps, le président a eu l’habileté de maintenir ces oppositions divisées.

Comme la réforme de la Constitution qui a provoqué la chute de Renzi, la réforme des retraites était prévue de longue date et fait partie d’un dessin d’ensemble, mais elle risque d’être la réforme de trop si elle permet aux mécontents de tous les bords, de l’extrême droite à l’extrême gauche, de dépasser leurs divisions pour s’unir contre le chef de l’Etat.

Le deuxième enseignement est que parler de méritocratie et d’opportunités ne suffit pas. Comme Matteo Renzi, Emmanuel Macron est un personnage ambitieux qui a atteint jeune les sommets de l’Etat grâce à ses capacités et à son goût du risque. Pour cette raison, il croit fortement en la nécessité d’offrir à tous les mêmes opportunités, mais il oublie parfois de parler à tous ceux qui, plus que la possibilité de se transformer, demandent simplement du respect pour ce qu’ils sont. La majorité d’entre eux sait que les politiques ne peuvent résoudre tous leurs problèmes, mais elle attend qu’ils fassent avant tout l’effort de les comprendre et qu’ils manifestent un minimum d’empathie à leur égard. »

Évolution des taux: comme le fût du canon: stables «un certain temps»- (FED)

Évolution des taux: comme le fût du canon: stables «un certain temps»- (FED)

 

Cette fois il y a consensus au sein de la banque fédérale pour que les taux restent table stables….. un certain temps. La vérité c’est que la Fed est travaillée par Trump et certains économistes pour se montrer  encore plus accommodante devant l’évolution tendancielle à la baisse de la croissance. À l’inverse, d’autres considèrent qu’il serait opportun de commencer à relever les taux. Du coup, on s’est mis d’accord entre les deux camps opposés pour ne rien changer pour l’instant. Les velléités de relever les taux pourraient bien se heurter aux conséquences de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis qui est loin d’être terminée aussi au risque géo politique et aux évolutions plus inquiétantes de la croissance. En effet par exemple l’industrie manufacturière américaine a encore plongée en décembre. Elle est toujours dans le rouge et rejoint même son plus bas niveau de 2009, ce qui présage une croissance qui se tasse sérieusement. Alors que les comptes rendus des réunions de la Fed permettent généralement de distinguer des camps opposés dans l’évolution de la politique monétaire aux Etats-Unis, celui publié vendredi témoigne au contraire du consensus existant entre les participants sur le fait que la Réserve fédérale a suffisamment agi en 2019 pour préserver l’économie américaine d’une récession en abaissant ses taux à plusieurs reprises l’an dernier.

«Les participants ont jugé qu’il serait approprié de maintenir la fourchette d’objectifs de taux des fonds fédéraux», est-il écrit dans le compte rendu de la réunion, à l’issue de laquelle la Fed a laissé sa politique monétaire inchangée et laissé entendre que les taux d’intérêt ne devraient pas bouger l’an prochain.

Les participants considèrent que le niveau actuel des taux «restera probablement approprié pendant un certain temps» si l’économie américaine conserve sa trajectoire, montrent les minutes. Plusieurs responsables de la Fed ont aussi proposé de débattre à l’avenir de sujets tels que «le rôle potentiel d’un mécanisme permanent de prise en pension».

Ces «minutes» de la réunion des 10 et 11 décembre montrent aussi que les responsables de politique monétaire aux Etats-Unis se préparent à débattre d’éventuelles modifications dans leur gestion de la liquidité sur les marchés financiers.

Retraite: la pénibilité comme principal critère ?

Retraite:  la pénibilité comme principal critère ?

 

Macron n’a pas voulu reprendre à son compte le concept de pénibilité dans ses vœux, cependant il a consenti à parler de cette question mais avec des pincettes. Il refuse d’utiliser ce terme de pénibilité et lui substitue la notion de tâche difficile. Un terme encore plus vague. La problématique est pourtant simple puisque les ouvriers ont une espérance de vie inférieure de 10 ans à celle des cadres en raison précisément des conditions de travail. Il aura sans doute fallu du temps pour que le gouvernement se rende compte du caractère particulièrement injuste de sa réforme qui jusqu’à maintenant raisonnait globalement par secteur, par statut ou par entreprise. Macron, sur pression de ses députés de gauche, a indiqué qu’on pourrait en effet modifier l’âge  pivot en fonction de cette pénibilité.

Le problème, c’est que le gouvernement a fait sauter en début d’année nombre de ces critères et il conviendra de les rétablir pour la plupart. Le véritable scandale de la retraite c’est le décalage en matière d’espérance de vie donc de bénéfices de la retraite.

. Le problème, c’est que le gouvernement a commencé à multiplier les exceptions par statut et grande fonctions.

Ainsi il a assuré les policiers de terrain du maintien de leurs avantages actuels en même temps qu’il a confirmé ces avantages aux policiers affectés à des tâches administratives. Le gouvernement devra donc choisir s’ il multiplie les exceptions par statut ou s’ il intègre la vraie pénibilité subie par les individus . 

Pas simplement faire bouger la pivot mais pour fixer la retraite à 55, 60, 65 ans selon les cas. L’âge  pivot est un concept global qui  affecte tous les futurs retraités sans distinction et sans prise en compte des conditions de travail ayant un effet négatif sur la santé.

 

 

Retraite: enfin la pénibilité comme principal critère ?

Retraite: enfin la pénibilité comme principal critère ?

 

Il aura sans doute fallu du temps pour que le gouvernement se rende compte du caractère particulièrement injuste de sa réforme qui jusqu’à maintenant raisonnait globalement par secteur, par statut ou par entreprise. Macron, sur pression de ses députés de gauche, a indiqué qu’on pourrait en effet modifier l’âge  pivot en fonction de cette pénibilité.

Le problème, c’est que le gouvernement a fait sauter en début d’année nombre de ces critères et il conviendra de les rétablir pour la plupart. Le véritable scandale de la retraite c’est le décalage en matière d’espérance de vie donc de bénéfices de la retraite.

En effet les cadres en moyenne ont une espérance de vie supérieure d’environ 10 ans par rapport à celle des 10 ouvriers. Le problème, c’est que le gouvernement a commencé à multiplier les exceptions par statut et grande fonctions.

Ainsi il a assuré les policiers de terrain du maintien de leurs avantages actuels en même temps qu’il a confirmé ces avantages aux policiers affectés à des tâches administratives. Le gouvernement devra donc choisir s’ il multiplie les exceptions par statut ou s’ il intègre la vraie pénibilité subie par les individus . 

Pas simplement faire bouger la pivot mais pour fixer la retraite à 55,60, 65 ans selon les cas. L’âge  pivot est un concept global qui  affecte tous les futurs retraités sans distinction et sans prise en compte des conditions de travail ayant un effet négatif sur la santé.

 

Retraites : le gouvernement caresse les policiers….. comme dans les dictatures

Retraites :  le gouvernement caresse   les policiers….. comme dans  les dictatures

 

Il y a évidemment quelque chose de paradoxal dans la méthode de négociation du gouvernement. D’un côté le gouvernement annonce les  grands principes qui devront se traduire par des orientations législatives forcément définitives du Parlement, d’un autre il décide d’autres  mesures définitives  pour  certaines catégories avant même que le texte ne soit examiné par le Parlement. Ainsi par exemple, le pouvoir a cédé devant les revendications des policiers sur le  maintien de leur régime qu’il permet notamment de partir plus tôt s’ils le souhaitent  en cotisant 37 ans et non 42 ans pour  obtenir une retraite à taux plein. On comprend évidemment que les policiers de terrain, c’est-à-dire ceux qui opèrent sur la voie publique puissent ne pas être contraints comme tous les autres salariés d’atteindre 64 ans pour faire valoir leurs droits à la retraite. Par contre, il est assez surprenant qu’on accorde les mêmes droits aux policiers exclusivement employés dans les bureaux. C’est toute la contradiction de la réforme des retraites qui raisonne par secteur, par statut,  par entreprise. Une approche globale particulièrement injuste et qui finira d’ailleurs par coûter très cher quand on additionnera  les exceptions au régime général.

Cette bienveillance de Christophe Castaner   à l’égard des policiers ressemble fort à celle des dirigeants de pays en voie de développement qui pour protéger leur pouvoir accordent  des avantages significatifs à la police et à l’armée. Encore une fois, il est logique de tenir compte des risques particuliers des policiers de terrain mais le reste constitue du corporatisme et du clientélisme. Les mêmes observations peuvent être faites pour l’ensemble des exceptions globalisantes qui  vont être faites pour telle ou telle  catégorie ( certains cheminots ,  les infirmières , les pompiers, les gardiens de prison qui pourtant mériteraient les  mêmes égard que les policiers de bureau.  Les organisations – Alliance, Unsa Police et Unité SGP Police – ont donc  obtenu le maintien des avantages permettant un départ à la retraite précoce pour l’ensemble du personnel actif, soit les policiers dans les bureaux et sur la voie publique, et non pas seulement les policiers sur la voie publique comme initialement prévu.

Les policiers bénéficient actuellement d’une annuité tous les cinq ans, dans la limite de cinq annuités, ce qui leur permet de ne cotiser que 37 ans et non 42 pour obtenir une retraite à taux plein. Ces bonifications seraient remplacées par une surcotisation patronale.

Le syndicat Alternative Police précise toutefois qu’il attend encore des garanties sur la pénibilité et le travail de nuit, et veut s’assurer que l’âge pivot qui décale le taux plein de deux ans ne s’appliquera pas aux policiers. Cela les obligerait à partir à 59 ans et non 57 pour éviter la décote.

Croissance : 2020: nouvelle révision à la baisse, comme en zone euro (Banque de France)

Croissance : 2020: nouvelle révision à la baisse, comme en zone euro (Banque de France)

 

En milieu d’année, la plupart des instituts publics prévoyaient t une croissance pour 2020 équivalentes à celles de 2019. On se fondait sur des prévisions d’une augmentation de 1,4 % pour le PIB . Avec la détérioration de l’environnement international, les organismes de prévision ont  bien été contraints  de revoir à la baisse plusieurs fois leurs projections pour 2020. Ce que vient de faire encore la Banque de France qui estime maintenant que la croissance pourrait être limitée autour de 1 %. Plus globalement d’après la commission européenne,   l’économie de la zone  connaît actuellement sa septième année consécutive de croissance et devrait encore croître en 2020 et 2021. Les marchés du travail restent solides et le chômage poursuit sa décrue. Toutefois, l’environnement extérieur est devenu beaucoup moins favorable et les incertitudes sont grandes. L’un des secteurs les plus affectés est le secteur manufacturier, qui subit aussi des mutations structurelles. L’économie européenne semble donc aller vers une période prolongée de moindre croissance et de très faible inflation.

L’on s’attend maintenant à ce que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro progresse de 1,1 % en 2019 et de 1,2 % en 2020 et 2021. Par rapport aux prévisions économiques de l’été 2019 (publiées en juillet), la prévision de croissance pour 2019 (initialement de 1,2 %) a donc été revue à la baisse de 0,1 point de pourcentage et celle pour 2020 (initialement de 1,4 %) de 0,2 point. Si l’on considère l’UE dans son ensemble, le PIB devrait augmenter de 1,4 % en 2019, en 2020 et en 2021. La prévision pour 2020 a, elle aussi, été revue à la baisse par rapport à l’été (où elle était de 1,6 %).

 

Le ralentissement de l’inflation enregistré cette année dans la zone euro a jusqu’à présent reposé sur la baisse des prix de l’énergie et sur le fait que les entreprises ont en grande partie choisi de répercuter le coût de la hausse des salaires sur leurs marges plutôt que sur leurs clients. Les tensions inflationnistes devraient rester faibles au cours des deux prochaines années. Le taux d’inflation de la zone euro (indice des prix à la consommation harmonisé) devrait s’établir à 1,2 % cette année et l’an prochain et passer à 1,3 % en 2021. Dans l’UE, l’inflation devrait se chiffrer à 1,5 % cette année et l’an prochain, puis à 1,7 % en 2021.

Les finances publiques en Europe devraient continuer de bénéficier de taux d’intérêt très bas sur les encours de dette. Malgré une croissance plus faible du PIB, le ratio total dette publique/PIB de la zone euro devrait encore baisser, pour la cinquième année consécutive, et s’établir à 86,4 % cette année, 85,1 % en 2020 et 84,1 % en 2021. Les mêmes facteurs seront à l’œuvre au niveau de l’UE, où le ratio de la dette publique au PIB devrait tomber à 80,6 % cette année, 79,4 % en 2020 et 78,4 % en 2021.

Par contre, les soldes des comptes publics devraient enregistrer une légère détérioration, sous l’effet du ralentissement de la croissance et de politiques budgétaires discrétionnaires un peu plus accommodantes dans certains États membres. Le déficit agrégé de la zone euro devrait passer d’un niveau historiquement bas de 0,5 % du PIB en 2018 à 0,8 % cette année, puis à 0,9 % en 2020 et 1,0 % en 2021, à politiques inchangées. Toutefois, l’orientation budgétaire générale de la zone euro, c’est-à-dire l’évolution de l’ensemble des soldes budgétaires structurels des 19 États membres qui composent la zone, devrait rester globalement neutre. Dans l’UE, le déficit agrégé devrait également augmenter et passer de 0,7 % du PIB en 2018 à 0,9 % cette année, 1,1 % en 2020 et 1,2 % en 2021.

Un certain nombre de risques pourraient se traduire par une croissance plus faible que prévu. Une nouvelle montée des incertitudes ou une aggravation des tensions commerciales et géopolitiques pèserait sur la croissance, de même qu’un ralentissement plus brutal que prévu en Chine, qui pourrait se produire si les mesures prises jusqu’ici n’avaient pas les effets attendus. Plus près d’ici, les risques incluent l’éventualité d’un Brexit désordonné et la possibilité que la faiblesse du secteur manufacturier ait plus de répercussions que prévu sur les secteurs tournés vers le marché intérieur. Ces prévisions reposent sur un ensemble d’hypothèses techniques concernant les taux de change, les taux d’intérêt et les prix des matières premières arrêtées au 21 octobre 2019. Pour toutes les autres données nécessaires, y compris les hypothèses relatives aux politiques publiques, les prévisions prennent en considération des informations datant du 24 octobre 2019 au plus tard. Sauf annonce crédible et suffisamment détaillée, les projections reposent sur l’hypothèse de politiques inchangées.

 

Retraites : le gouvernement chouchoute les policiers….. comme dans les dictatures

Retraites :  le gouvernement chouchoute  les policiers….. comme dans  les dictatures

 

Il y a évidemment quelque chose de paradoxal dans la méthode de négociation du gouvernement. D’un côté le gouvernement annonce les  grands principes qui devront se traduire par des orientations législatives forcément définitives du Parlement, d’un autre il décide d’autres  mesures définitives  pour  certaines catégories avant même que le texte ne soit examiné par le Parlement. Ainsi par exemple, le pouvoir a cédé devant les revendications des policiers sur le  maintien de leur régime qu’il permet notamment de partir plus tôt s’ils le souhaitent  en cotisant 37 ans et non 42 ans pour  obtenir une retraite à taux plein. On comprend évidemment que les policiers de terrain, c’est-à-dire ceux qui opèrent sur la voie publique puissent ne pas être contraints comme tous les autres salariés d’atteindre 64 ans pour faire valoir leurs droits à la retraite. Par contre, il est assez surprenant qu’on accorde les mêmes droits aux policiers exclusivement employés dans les bureaux. C’est toute la contradiction de la réforme des retraites qui raisonne par secteur, par entreprise. Une approche globale particulièrement injuste et qui finira d’ailleurs par coûter très cher quand on additionnera  les exceptions au régime général. Cette bienveillance de Christophe Castaner   à l’égard des policiers ressemble fort à celle des dirigeants de pays en voie de développement qui pour protéger leur pouvoir accordent  des avantages significatifs à la police et à l’armée. Encore une fois, il est logique de tenir compte des risques particuliers des policiers de terrain mais le reste constitue du corporatisme et du clientélisme. Les mêmes observations peuvent être faites pour l’ensemble des exceptions globalisantes qui  vont être faites pour telle ou telle  catégorie ( certains cheminots ,  les infirmières , les pompiers, les gardiens de prison qui pourtant mériteraient les  mêmes égard que les policiers de bureau.  Les organisations – Alliance, Unsa Police et Unité SGP Police – ont donc  obtenu le maintien des avantages permettant un départ à la retraite précoce pour l’ensemble du personnel actif, soit les policiers dans les bureaux et sur la voie publique, et non pas seulement les policiers sur la voie publique comme initialement prévu.

Les policiers bénéficient actuellement d’une annuité tous les cinq ans, dans la limite de cinq annuités, ce qui leur permet de ne cotiser que 37 ans et non 42 pour obtenir une retraite à taux plein. Ces bonifications seraient remplacées par une surcotisation patronale.

Le syndicat Alternative Police précise toutefois qu’il attend encore des garanties sur la pénibilité et le travail de nuit, et veut s’assurer que l’âge pivot qui décale le taux plein de deux ans ne s’appliquera pas aux policiers. Cela les obligerait à partir à 59 ans et non 57 pour éviter la décote.

 

Retraites le gouvernement soigne les policiers….. comme dans les dictatures

Retraites  le gouvernement soigne les policiers….. comme dans  les dictatures

 

Il y a évidemment quelque chose de paradoxal dans la méthode de négociation du gouvernement. D’un côté le gouvernement annonce  grands principes qui devront se traduire par des orientations législatives forcément définitives du Parlement, d’un autre il décide des mesures définitives  pour  certaines catégories avant même que le texte ne soit Parlement. Ainsi par exemple, le pouvoir a cédé devant les revendications des policiers sur le  maintien de leur régime qu’il permet notamment de partir plutôt s’il le souhaite en cotisant 37 ans et non 42 ans pour  obtenir une retraite à taux plein. On comprend évidemment que les policiers de terrain c’est-à-dire ceux qui opèrent sur la voie publique puissent ne pas être contraints comme tous les autres salariés d’atteindre 64 ans pour faire valoir leurs droits à la retraite. Par contre, il est assez surprenant qu’on accorde les mêmes droits aux policiers exclusivement employés dans les bureaux. C’est toute la contradiction de la réforme des retraites qui résonne par secteur, par entreprise. Une approche globale particulièrement injuste et qui finira d’ailleurs par coûter très cher quand on additionnera  les exceptions au régime général. Cette bienveillance de Christophe Castaner   à l’égard des policiers ressemble fort à celle des dirigeants de pays en voie de développement qui pour protéger leur pouvoir accorde des avantages significatifs à la police et à l’armée. Encore une fois, il est logique de tenir compte des risques particuliers des policiers de terrain mais le reste constitue du corporatisme et du clientélisme. Les mêmes observations peuvent être faites pour l’ensemble exceptions globalisante qui  vont être faites pour telle ou telle  catégorie ( certains cheminots ,  Les infirmières , les pompiers, les gardiens de prison qui pourtant mériteraient les  mêmes égard que les policiers de bureau.  Les organisations – Alliance, Unsa Police et Unité SGP Police – ont donc  obtenu le maintien des avantages permettant un départ à la retraite précoce pour l’ensemble du personnel actif, soit les policiers dans les bureaux et sur la voie publique, et non pas seulement les policiers sur la voie publique comme initialement prévu.

“Ce n’est pas encore une victoire, ce sont des avancées. On attend le courrier du ministre de l’Intérieur qui doit confirmer ces garanties samedi”, a dit à Reuters Denis Jacob, secrétaire général d’Alternative police CFDT, organisation qui ne participe pas au mouvement.

Les policiers bénéficient actuellement d’une annuité tous les cinq ans, dans la limite de cinq annuités, ce qui leur permet de ne cotiser que 37 ans et non 42 pour obtenir une retraite à taux plein. Ces bonifications seraient remplacées par une surcotisation patronale.

Le syndicat Alternative Police précise toutefois qu’il attend encore des garanties sur la pénibilité et le travail de nuit, et veut s’assurer que l’âge pivot qui décale le taux plein de deux ans ne s’appliquera pas aux policiers. Cela les obligerait à partir à 59 ans et non 57 pour éviter la décote.

Retraite: réforme tous les cinq ans, comme d’habitude !

Retraite: réforme tous les cinq ans, comme d’habitude !

 

 

Pour preuve que la réforme des retraites n’assure pas la pérennité du système, Édouard Philippe a aussi annoncé qu’il y aura  une révision des règles d’équilibre financier tous les cinq ans. Bref ce qu’on fait déjà régulièrement depuis une vingtaine d’années. En cause, évidemment les incertitudes qui pèsent sur la croissance, l’emploi, les ressources et les dépenses. “Il reviendra à la gouvernance future de fixer des règles d’équilibre par périodes de cinq ans”, a-t-il dit lors des questions au gouvernement au Sénat.“Ça ne fait pas peser la nécessité de l’adaptation sur une seule année. (…) Nous voulons un équilibrage sur cinq ans pour faire en sorte que les changements de cycles économiques puissent être absorbés et lissés”, a-t-il expliqué. Autrement dit la réforme des retraites sera revu cinq ans concernant les aspects les plus essentiels à savoir le fameux âge d’équilibre (c’est-à-dire le véritable âge de départ en retraite complète), le niveau des pensions et leur évolution.

La trajectoire d’équilibre sera commencée au 1er janvier 2022 et permettra d’arriver à l’équilibre du système ancien en 2027, a-t-il dit. Le problème c’est que personne n’est incapacité d’indiquer quelle sera l’environnement économique et financier ici 2027. Il se pourrait même une crise économique vienne perturber ce scénario avant l’échéance de 2027. On sait que les résultats économiques sont particulièrement mièvres dans la plupart des zones géographiques mondiales en 2019. En 2020 la plupart des pays connaitront un croissance inférieure  à 1 % et 2021 pourrait être l’année de tous les dangers avec une perspective de récession générale nourrie par la baisse de la demande et l’éclatement de plusieurs bulles financières. Toutes les prévisions d’équilibre financier des retraites ont toujours été démenties jusque là. Le comité d’orientation des retraites s’est même fait une spécialité d’afficher des perspectives complètement contradictoires. Encore récemment parce que c’était un gouvernement socialiste, il affirmait que l’équilibre était proche. Cette fois à la demande d’Édouard Philippe, il découvre subitement  qu’un déficit de l’ordre de 10 milliards par an pourrait apparaître quelques années. De toute manière, ce comité d’orientation des retraites ne peut revendiquer la moindre  pertinence car c’est une sorte de cocktail de politiques, d’ économistes et de statisticiens très souples d’échine. En outre, ce comité d’orientation des retraites dépend directement des services du Premier ministre, donc ni compétent, ni indépendant. Pas un comité technique, un comité politique.

Municipales Paris: Hidalgo à 22,5 % , Griveaux à 17% comme Dati

Municipales Paris: Hidalgo à 22,5 % , Griveaux  à 17% comme Dati

 

Pour l’instant Hidalgo profite  largement profit des rivalités entre Villani et Griveaux. Griveaux  ne parvient pas en effet à retrouver les 20 % qu’avait fait le parti de Macron aux européennes. Il doit contenter de 17 %, comme Rachida Dati. Le scrutin risque donc d’être très indécis et tout dépendra des éventuelles alliances après le premier tour. Il se pourrait bien qu’Hidalgo reçoive le secours des écologistes dans le score n’est pas négligeable environ 12,5 % mais pas suffisant pour revendiquer le leadership à Paris. Pas encore officiellement candidate, Anne Hidalgo et toujours nettement en tête.. Créditée de 22.5% des voix (+0.5) dans un nouveau sondage Ifop commandé par Cédric Villani et publié mardi par Le Point, la maire sortante de Paris devance les macronistes divisés.

Benjamin Griveaux, le candidat désigné par la République en marche est sondé à 17% (+1) mais il fait toujours face à la concurrence du député LREM Cédric Villani, entré en dissidence. Celui-ci est crédité de 14% des suffrages, soit deux points de plus qu’un précédent sondage Ifop réalisé début novembre.

La rivalité entre les deux hommes permet à Rachida Dati, la candidate des Républicains, de tirer son épingle du jeu. Avec 17% (+1), l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy pourrait devancer Benjamin Griveaux dans plusieurs arrondissements. «On voit se dessiner une légère dynamique en faveur de Rachida Dati, qui passe en quelques semaines de 14 (sondage Ifop publié en septembre dernier, NDLR) à 17 points d’intention de vote, preuve que la droite existe toujours à Paris. Elle capte d’ailleurs une bonne part de l’électorat Fillon 2017, qui penchait jusqu’alors plutôt en faveur de Benjamin Griveaux», observe Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop cité par Le Point.

L’enquête fait également état du début de campagne difficile du candidat écologiste, David Belliard. Avec 12.5%, il perd trois points par rapport à la précédente vague. Il est très éloigné du score réalisé par EELV aux européennes du printemps dernier (19.89% à Paris). Il est toutefois en mesure de se qualifier dans plusieurs arrondissements (il faut obtenir 10% des suffrages exprimés).

«Si ces niveaux se maintenaient, on peut tout à fait imaginer une inflation de triangulaires, quadrangulaires, voire de pentagulaires, parmi les dix-sept élections qui font l’élection du maire de Paris», souligne Frédéric Dabi. Dès lors, difficile d’imaginer le nom du prochain maire de Paris.

Pont effondré en Haute-Garonne: on cherche un lampiste, comme d’habitude

Pont effondré en Haute-Garonne: on cherche un lampiste, comme d’habitude

 

L’enquête n’a même pas commencé que les autorités  publiques s’efforcent  déjà de désigner un lampiste comme à chaque fois lors des grandes catastrophes. Le préfet ou  la justice joue ainsi un rôle de protection vis-à-vis de l’État et du gouvernement. On l’a vu dans les dernières catastrophes notamment à Rouen, les représentants de l’État s’empressent de dégager la responsabilité qui pourrait gêner les décideurs. Ainsi le procureur de la république s’est-il dépêché de déclarer que la cause apparente de l’écroulement du de Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne) est due au camion. Un  l’effondrement qui a fait deux morts, une adolescente et le chauffeur du poids-lourd, a déclaré mardi le procureur de la République de Toulouse. Évidemment il n’en sait strictement rien, on le sera peut-être dans quelques mois où jamais ( comme souvent dans les accidents d’avions par exemple). Il est quand même difficile de comprendre que le pont autorisé à la circulation des poids-lourds a cédé sous  le poids de 50 t d’un camion comme s’il n’existait pas de très larges marges de sécurité. Quand le  poids est limité à 19 t, le pont ne s’écroule pas à 20 t et même à 50 t. Cela d’autant plus que quand plusieurs véhicules peuvent emprunter en même temps le pont. La vérité c’est qu’il y a aujourd’hui de grandes insuffisances quant à la surveillance des ouvrages d’art, que les méthodes d’investigation ne sont pas forcément adaptées aux infrastructures anciennes et que d’une manière générale la France se caractérise par un  laisser-aller global en matière d’entretien de ces équipements de transport. Faut-il signaler qu’en un an, la France a dégringolé du septième rang mondial au 18e. Il est clair que dans cette affaire, comme dans la plupart du même genre qui met en cause l’État ou des grandes entreprises très stratégiques, on va essayer de faire porter le chapeau à une petite entreprise et même au chauffeur du camion qui est décédé. Ce qu’on a fait à propos du terrible accident entre Rio et Paris en 2009.Le 4 octobre 2009, le syndicat des pilotes d’Air France (Spaf) affirmait pourtant  que les sondes Pitot ont joué un rôle essentiel dans le crash du vol AF447. Son président, Gérard Arnoux affirma que l’accident aurait « sans doute pu être évité » si les capteurs avaient été changés plus tôt. Le syndicat des pilotes fait remarquer en 2015 que Thales, dès 2006, avait écrit que « la vitesse, l’incidence et l’altitude sont des paramètres vitaux pour la sécurité des vols » et que « la perte de ces paramètres pouvait être la cause de crash d’avions, particulièrement en cas de givrage des sondes » . Notons que les sondes Pitôt ont ensuite été changées sur la plupart des appareils !

Le problème c’est que nombre de ponts anciens suspendus ne sont plus aptes à la circulation des poids-lourds et que le pont particulier de Mirepoix aurait sans doute dû être réservé à la seule circulation des automobiles. Il est vraisemblable que ce type de mesure sera pris dans les mois à venir. Ce qui n’empêchera pas de faire porter le chapeau au conducteur  du camion mort lors de l’écroulement du pont.

 

 

Rachida Dati, maire de Paris ou comme Fillon ?

Rachida Dati, maire de Paris ou comme Fillon ?

Nombre d’ élus républicains craignent que la campagne de Rachida Dati ressemble à celle de Fillon. En cause de graves ennuis judiciaires. Rachida Dati, ancienne magistrate devenue avocate, est visée par une enquête ouverte en mai pour «abus de biens sociaux» et «corruption». des contrats de conseil auprès d’une filiale de Renault-Nissan entre 2010 et 2012 alors que Carlos Ghosn en était encore le PDG.

L’archétype de l’oligarchie politique à savoir Rachida Dati sera cependant sans doute officiellement investie comme candidate à la mairie de Paris pour les Républicains. Ainsi après Hidalgo, fonctionnaire gaucho, on aurait donc une arriviste qui doit son ascension surtout pour avoir traversé les salons des plus puissants, « côtoyer » les personnes en vue pour parvenir à un poste de ministre de la justice. Ce n’est pas son parcours politique ou même sa formation professionnelle (très contestée) qui pouvait laisser imaginer un tel parcours. Choisir Rachida Dati serait donc tomber de Caribe en Sylla. Depuis le départ de Bertrand Delanoë qui lui avait réussi à unifier d’une certaine manière les parisiens, Paris est à la recherche d’une personnalité reconnue, compétente et non clivante. Pas tout à fait le profil d’Hidalgo ou le Rachid Rachida Dati qui sont plutôt des clercs de la politique parvenues au plus haut niveau grâce à leurs amitiés avec les responsables du haut clergé politique. La déclaration de Rachida Dati laisse pantois quant à sa banalité « Au-delà de la campagne européenne, je suis aussi très attachée au VIIe arrondissement et à ses habitants. Je reste donc évidemment très engagée à Paris. Quant à 2020 (année des élections municipales, ndlr), je veillerai avec force à ce que la droite ait un projet clair, assumé, terre à terre, pour améliorer concrètement la vie des Parisiens », ajoute l’actuelle eurodéputée.  »Je constate seulement que la droite ne s’est jamais remise de sa défaite de 2001. Comme si elle avait intériorisé le fait qu’elle n’était pas légitime pour s’adresser aux Parisiens. Je pense le contraire », explique-t-elle. Une déclaration en quelque sorte intemporelle et apolitique qui pourrait être l’expression de n’importe quel candidat à n’importe quelle époque. Bref le degré zéro

 

Croissance Japon : comme la Chine, en grand danger

Croissance Japon : comme la Chine, en grand danger

Pendant que les bourses continuent de s’enflammer et d ignorer les possibles risques d’une nouvelle crise économique mondiale généralisée, les indicateurs économiques, eux, continuent de signaler les nuages noirs qui  s’accumulent sur la conjoncture. Ainsi hier,  on apprenait que la Chine enregistrait un sixième mois consécutif de baisse de son secteur manufacturier; aujourd’hui, on apprend que le secteur manufacturier au Japon s’est replié en octobre à un plus bas de plus de trois ans, marquant une contraction pour un sixième mois consécutif sous l’effet d’un ralentissement des nouvelles commandes et de la production, montre l’enquête réalisée par Markit/Jibun Bank auprès des directeurs d’achats. D’une certaine façon, ce ralentissement est assez logique dans la mesure où la croissance japonaise repose, comme l’Allemagne, surtout sur le dynamisme de ses exportations en général et vers la Chine en particulier. Les indicateurs de la Chine, du Japon ou encore de l’Allemagne confirment des prévisions peut optimiser du fonds monétaire international qui constatait récemment :

« Après avoir fortement ralenti au cours des trois derniers trimestres de 2018, la cadence de l’activité économique mondiale demeure faible. L’élan s’est tout particulièrement essoufflé dans le secteur manufacturier, dont l’activité n’a jamais été aussi morose depuis la crise financière mondiale. La montée des tensions commerciales et géopolitiques a accru les incertitudes entourant l’avenir du système commercial mondial et, plus globalement, de la coopération internationale, avec des répercussions négatives sur la confiance des chefs d’entreprise, les décisions d’investissement et le commerce mondial. Une tendance marquée à rendre les politiques monétaires plus accommodantes, tant dans les actes que dans la communication, a amorti l’impact de ces tensions sur l’état d’esprit et l’activité des marchés financiers, tandis que le secteur des services, qui résiste bien dans l’ensemble, a soutenu la croissance de l’emploi. Les perspectives demeurent néanmoins précaires. » Les prévisions envisagent une croissance mondiale de 3,0 % en 2019, ce qui constitue le niveau le plus bas depuis 2008–09 et une révision à la baisse de 0,3 point par rapport aux Perspectives de l’économie mondiale. » 

 

Les résultats de l’enquête publiés vendredi soulignent les pressions mondiale exercées sur l’économie japonaise, dépendante des exportations, dans un contexte de conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis – ses deux principaux partenaires.

L’indice PMI manufacturier calculé par Markit/Jibun Bank a chuté à 48,4 en octobre en données corrigées des variations saisonnières, se repliant à son niveau le plus bas depuis juin 2016. En version “flash”, il était ressorti à 48,5 après 48,9 en lecture définitive en septembre. La croissance globale du Japon pourrait être assez inférieure à 1 % pour l’année en cours.

Trump considère le Royaume-Uni comme une colonie ou un État américain

Trump considère le Royaume-Uni comme une colonie ou un État américain

 

 

 

Dans le monde démocratique développé, il est rare que les chefs d’État interviennent de manière très explicite dans la politique intérieure des pays voisins ou partenaires surtout lors d’élections. C’est pourtant ce que devient de faire Trump. Trump s’est  déjà prononcé sur le problème du brexit considérant que la Grande-Bretagne avait intérêt à quitter le plus rapidement possible et brutalement l’union européenne, promettant au passage un avenir radieux pour le Royaume-Uni grâce à un accord avec les États-Unis.

Cette fois, le président américain condamne d’une part l’accord passé entre Boris Johnson et l’union européenne tout en soutenant le Premier ministre., D’autre part Trump démolit la candidature du travailliste Jérémy Korben. Une nouvelle fois Trump rompt  avec tous les usages diplomatiques et démocratiques considérant sans doute le Royaume-Uni comme un énième État des États-Unis voir une colonie. Trump ne se rend  sans doute pas compte des traditions démocratiques profondément ancrées au Royaume-Uni,  les Britanniques sont particulièrement chatouilleux quant à leur indépendance démocratique. La déclaration surprenante autant que provocatrice de Trump aura sans doute l’effet contraire de ce qu’il recherche. Il faut observer la sémantique particulièrement lamentable de  Trump pour  constater qu’il est bien l’auteur de cette nouvelle diatribe. Le chef de file de l’opposition travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a donc accusé jeudi Donald Trump de chercher à s’ingérer dans le processus électoral au Royaume-Uni pour faire élire “son ami” Boris Johnson.

Le dirigeant du Labour réagissait à des propos tenus un peu plus tôt par le président américain, qui a déclaré que Jeremy Corbyn serait “tellement mauvais” s’il dirigeait le Royaume-Uni, dans une interview accordée à la radio britannique LBC, menée par le chef du Parti du Brexit, Nigel Farage.

“Corbyn serait tellement mauvais pour votre pays. Il serait si mauvais, il vous dirigerait si mal”, a notamment déclaré Donald Trump, qui a au contraire dit voir en Boris Johnson “un homme fantastique, exactement l’homme qu’il faut en ce moment”.

“Je sais que vous (Nigel Farage) et lui finirez pas faire quelque chose qui pourrait être fantastique. Si vous alliez vos forces, vous serez inarrêtables.” Une formulation qui confirme qu’il y a bien longtemps que les États-Unis ont eu un président aussi idiot et maladroit. Jeremy Corbyn a dénoncé sur son compte Twitter une tentative d’ingérence électorale de la part de Donald Trump, au lendemain de l’accord au Parlement britannique sur la tenue d’élections législatives anticipées le 12 décembre.

“Trump essaie de s’immiscer dans les élections au Royaume-Uni pour faire élire son ami Boris Johnson”, a accusé le chef du Labour, dont le parti est nettement devancé dans les sondages par les conservateurs du Premier ministre.

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