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Sécheresse : un été comme en 1976 ?

Sécheresse : un été comme en 1976 ?

D’après Météo France « Le scénario le plus probable cet été sur une grande partie du sud de l’Europe est celui de situations anticycloniques plus fréquentes que la normale et donc à la poursuite de conditions d’anomalies chaudes et sèches », . Chaque mois, Météo France propose un bulletin des « grandes tendances climatiques pour les trois mois à venir ».

Selon ces tendances saisonnières  – des probabilités qui se distinguent des prévisions météorologiques –, un scénario chaud est « très probable » (70%) sur la moitié sud du pays et « probable » (50%) sur la moitié nord. Un scénario sec est également « probable » sur la moitié sud, mais aucun scénario n’est privilégié sur la moitié nord. Ces prévisions interviennent alors que la France a connu son mois de mai le plus sec et le plus chaud jamais enregistré.

La sécheresse des sols de 1976 est la plus forte enregistrée depuis 1959 (début de l’historique de cet indicateur), avec plus de 35% du territoire touché. La France a connu d’autres périodes de sécheresse importantes dans les dernières décennies (1989, 2003, 2011…) mais l’assèchement des sols constaté depuis le début du siècle s’accentue avec le réchauffement de la planète.

Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Europe connaît et va connaitre plus de vagues de chaleur et de sécheresses à mesure que le réchauffement climatique, provoqué par nos émissions de gaz à effet de serre, s’intensifie.

Inflation : le blocage des salaires comme réponse !

Inflation : le blocage des salaires comme réponse !

Pour limiter les effets pervers de l’inflation, les deux économistes, Olivier Blanchard et Jean Pisani-Ferry, proposent, dans une tribune au « Monde », d’établir une tarification duale de l’énergie et de suspendre certains mécanismes d’indexation des prix et des salaires.

 

Les deux célèbres économiste ont trouvé la martingale pour empêcher en tout cas freiner l’inflation, ils proposent tout simplement le blocage des salaires. Très clairement leur proposition vise à faire payer par les ménages les dégâts de la crise.

Exactement le même discours que les ultras libéraux, les banques ou la banque centrale européenne. Il serait sans doute temps que ces économistes en mal existentiel arrêtent d’abreuver l’opinion ( accessoirement le gouvernement afin de faire se faire remarquer ) de propositions aussi incohérentes . Les économistes n’ont pas encore  repris l’analyse encore plus invraisemblable de Christine Lagarde qui nie tout simplement l’inflation en tout cas la considère comme très temporaire.Il serait sans doute urgent que ces vénérables économistes passnte de la discipline macro-économique à la discipline micro économique pour voir comment on peut s’en tirer avec un salaire de 1300 € et une inflation de  5 à 6 % NDLR

 

La hausse des prix de l’énergie et la guerre en Ukraine imposent de poursuivre simultanément trois objectifs individuellement clairs mais contradictoires entre eux : protéger le pouvoir d’achat des ménages, contenir l’inflation et accentuer la pression économique sur la Russie.

Le premier objectif s’impose, si l’on sait qu’entre 2019 et aujourd’hui le poids de la facture énergétique dans le revenu national est passé d’un peu moins de 2 % à plus de 4 % du PIB. C’est un prélèvement très lourd, particulièrement pour les faibles revenus (l’énergie pèse directement ou indirectement pour un peu plus de 10 % du budget des 20 % de ménages les plus modestes).

 

Le deuxième objectif résulte de ce que plus l’inflation monte, plus elle s’enkyste et plus il est socialement coûteux de la réduire. Si, demain, les anticipations de hausse des prix s’ancrent sur 5 % d’inflation, nous serons obligés de passer par un douloureux épisode de hausse du chômage pour la ramener à 2 %. La France, heureusement, connaît aujourd’hui une inflation nettement plus basse que ses partenaires de la zone euro. Mais du fait de mécanismes d’indexation (smic, minima sociaux, retraites) plus protecteurs, elle n’est pas à l’abri d’une spirale inflationniste.

Le troisième objectif est de diminuer les recettes d’exportation de la Russie. L’Union européenne a fait le choix de riposter prioritairement à l’agression sur le terrain économique, et ses sanctions – gel des réserves de change et restrictions aux exportations, notamment – ont eu des effets puissants. Jour après jour, cependant, la hausse des prix de l’énergie finance la guerre de Moscou.

 

Toutefois, les moyens mis au service de ces objectifs se contredisent entre eux. Les mesures de transfert sous condition de ressources, comme le chèque énergie ou l’indemnité inflation, améliorent le pouvoir d’achat des bénéficiaires, mais n’abaissent pas le prix des consommations énergétiques. Elles sont donc traitées par l’Insee comme de purs transferts.

A l’inverse, les mesures générales (bouclier tarifaire, baisse de la TVA sur les carburants) qui composent le gros de la politique française agissent sur les prix. Selon l’Insee, elles réduisent l’inflation de 2 points. C’est un effet d’ampleur, très favorable au pouvoir d’achat et qui va améliorer substantiellement la compétitivité française au sein d’une zone euro où l’inflation est nettement plus élevée. Mais de telles mesures bénéficient indirectement à la Russie, car les ménages sont moins incités à réduire leur consommation que s’ils payaient l’énergie au prix du marché.

L’hypothèse Le Pen : comme Trump ou Johnson

L’hypothèse Le Pen : comme Trump ou Johnson

 

« Patriotes contre mondialistes », « gens ordinaires contre donneurs de leçons », l’affiche de notre présidentielle 2022 était déjà celle de la joute qui a eu lieu au Royaume-Uni il y a six ans. Un papier de Philippe Bernard dans le « Monde »

Chronique

 

« Est-ce que l’impensable peut arriver ? », s’interrogeait un éditorialiste de la New York Review of Books sept semaines avant que Donald Trump, contre toute attente, remporte la présidentielle américaine du 8 novembre 2016. Moins de cinq mois plus tôt, à la veille du référendum sur le Brexit, on pouvait honnêtement douter que nos pragmatiques voisins britanniques choisiraient de sauter dans le vide en votant pour quitter l’Union européenne (UE). Le 23 juin, ils en décidèrent pourtant ainsi à 51,89 %.

Si de tels scénarios inattendus, voire « impensables » méritent d’être rappelés à la veille du second tour de la présidentielle française, c’est qu’ils procèdent d’un contexte politique présentant de troublantes similitudes avec celui du nouveau duel Macron-Le Pen. Et que, aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni, l’« impensable » est survenu alors que le camp censé incarner la « raison » était quasi certain de l’emporter.

« Patriotes contre mondialistes », « gens ordinaires contre donneurs de leçons », l’affiche de notre présidentielle 2022 était déjà celle de la joute où se sont affrontés partisans et adversaires du Brexit au Royaume-Uni il y a six ans. D’un côté, des nationalistes exploitant la nostalgie d’un grandiose passé mythifié et la nécessité de « reprendre le contrôle des frontières » pour justifier la rupture avec l’UE. De l’autre, des élites économiques et intellectuelles attachées à la coopération internationale.

Déjà le ressort de l’immigration était central. De même que la fermeture des frontières et la mise au ban des étrangers commandent la quasi-totalité du programme de Marine Le Pen, qui promet de « rendre aux Français leur pays », Nigel Farage, le leader britannique d’extrême droite, répétait « We want our country back ! » (« Rendez-nous notre pays ! »)Exultant à l’annonce du succès du Brexit, Farage avait salué « la victoire des gens ordinaires, des gens honnêtes ». Des expressions, qui, retrouvées dans la bouche de la leader du RN, excluent les étrangers ou ceux qu’elle perçoit comme tels.

A l’instar de Mme Le Pen, qui se fait fort de faire baisser la contribution budgétaire française à l’UE pour soulager les finances publiques, Boris Johnson promettait de financer le système de santé public avec l’argent « économisé » par la sortie de l’Union. Il n’hésitait pas à brandir la menace de listes d’attente dans les hôpitaux en cas de maintien dans l’UE. Des mensonges mis au jour pendant la crise due au Covid-19.

Et si Mme Le Pen masque aujourd’hui sa hargne contre l’UE derrière le projet d’une « alliance des nations européennes », le temps n’est pas si loin, au lendemain de la victoire du Brexit, où elle « vibrait avec les Britanniques qui ont saisi cette opportunité extraordinaire de sortir de la servitude ». Un enthousiasme qu’elle a depuis remisé : l’économie britannique pâtit de la sortie de l’UE et la prétendue « Global Britain » souffre d’isolement.

Démocratie-Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie comme en Chine ou en Russie ?

Démocratie-Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie  comme en Chine ou en Russie ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux candidats qualifiés pour la finale se marquent à la culotte en rapprochant parfois assez sérieusement leur point de vue. Par exemple à propos de la réforme de la retraite où Macron est en train de lâcher sérieusement du lest. Aussi sur les réformes politiques. Par exemple Marine le Pen  qui s’est prononcée pour un mandat présidentiel qui passerait de cinq à sept ans. Brusquement, Macron s’est montré également favorable à cette modification.

Il y a sans doute autant d’éléments favorables qui militent en faveur d’un allongement du mandat présidentiel que le maintien à cinq ans.
En effet,  la véritable question est la lassitude des Français à propos du bilan des différents présidents élus depuis Sarkozy. Pour preuve aucun des  anciens élus n’a été reconduit dans la fonction. Un phénomène qui n’est pas à exclure concernant Macron tellement le bilan est mince et la déception grande.

Les facteurs explicatifs de ces désillusions tiennent moins dans la longueur du mandat présidentiel que dans l’insignifiance du contenu de la vie démocratique. En effet une fois élus les monarques républicains oublient l’essentiel de leurs promesses et décident  de manière technocratique ce qui leur paraît bon pour le pays. Le problème , c’est que ces monarques ne sont entourés que de technocrates et de courtisans et que le roi se retrouve rapidement coupé des réalités ; en outre depuis Macron,  on a encore réduit à pas grand-chose l’intermédiation des organisations susceptibles de porter les sensibilités des différentes couches socioprofessionnelles et plus généralement des différentes catégories de Français. Dans les conditions de fonctionnement démocratique actuel, la détestation du président sera encore amplifiée avec un mandat à 7 ans.

Le candidat LREM à la présidentielle s’est pourtant exprimé sur la réinstauration d’un mandat présidentiel de sept ans, déjà soutenu par sa rivale, Marine Le Pen.

Un mandat de sept ans, c’est « un bon rythme pour la présidentielle » et « une bonne respiration par rapport au rythme des législatives », a-t-il lancé, alors que l’instauration d’un  »septennat non renouvelable » fait partie du programme de sa concurrente. Il a par contre estimé que « le caractère renouvelable » ou non de ce mandat devrait être laissé au « peuple ». Il est vrai qu’au nom du peuple, nombre de monarques républicains et autres autocrates se sont assis sur la démocratie. Ainsi pour nourrir la disruption chère à Macron, on pourrait lui suggérer de faire passer le mandat présidentiel de 5 à 50 ans, ce qui s’est pratiquement passé en Chine et en URSS après les modifications constitutionnelles ( (En fait qui accorde une durée à vie du mandat présidentiel). Ainsi on s’épargnerait les formalités inutiles d’élection présidentielle dans lesquels les Français n’espèrent plus grand-chose !

Mandat Présidentiel : un retour à 7 ans et pourquoi pas à vie comme en Chine ou en Russie ?

Mandat Présidentiel : un retour à 7 ans et  pourquoi pas à vie  comme en Chine ou en Russie ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux candidats qualifiés pour la finale se marquent à la culotte en rapprochant parfois assez sérieusement leur point de vue. Par exemple à propos de la réforme de la retraite où Macron est en train de lâcher sérieusement du lest. Aussi sur les réformes politiques. Par exemple Marine le Pen  qui s’est prononcée pour un mandat présidentiel qui passerait de cinq à sept ans. Hier brusquement, Macron s’est montré également favorable à cette modification.

Il y a sans doute autant d’éléments favorables qui militent en faveur d’un allongement du mandat présidentiel que le maintien à cinq ans.
En effet,  la véritable question est la lassitude des Français à propos du bilan des différents présidents élus depuis Sarkozy. Pour preuve aucun des  anciens élus n’a été reconduit dans la fonction. Un phénomène qui n’est pas à exclure concernant Macron tellement le bilan est mince et la déception grande.

Les facteurs explicatifs de ces désillusions tiennent moins dans la longueur du mandat présidentiel que dans l’insignifiance du contenu de la vie démocratique. En effet une fois élus les monarques républicains oublient l’essentiel de leurs promesses et décident  de manière technocratique ce qui leur paraît bon pour le pays. Le problème , c’est que ces monarques ne sont entourés que de technocrates et de courtisans et que le roi se retrouve rapidement coupé des réalités ; en outre depuis Macron,  on a encore réduit à pas grand-chose l’intermédiation des organisations susceptibles de porter les sensibilités des différentes couches socioprofessionnelles et plus généralement des différentes catégories de Français. Dans les conditions de fonctionnement démocratique actuel, la détestation du président sera encore amplifiée avec un mandat à 7 ans.

Le candidat LREM à la présidentielle s’est pourtant exprimé sur la réinstauration d’un mandat présidentiel de sept ans, déjà soutenu par sa rivale, Marine Le Pen.

Un mandat de sept ans, c’est « un bon rythme pour la présidentielle » et « une bonne respiration par rapport au rythme des législatives », a-t-il lancé, alors que l’instauration d’un  »septennat non renouvelable » fait partie du programme de sa concurrente. Il a par contre estimé que « le caractère renouvelable » ou non de ce mandat devrait être laissé au « peuple ». Il est vrai qu’au nom du peuple, nombre de monarques républicains et autres autocrates se sont assis sur la démocratie. Ainsi pour nourrir la disruption chère à Macon, on pourrait lui suggérer de faire passer le mandat présidentiel de 5 à 50 ans, ce qui s’est pratiquement passé en Chine et en URSS après les modifications constitutionnelles ( (En fait qui accorde une durée à vie du mandat présidentiel). Ainsi on s’épargnerait les formalités inutiles d’élection présidentielle dans lesquels les Français n’espèrent plus grand-chose !

Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie comme en Chine ou en Russie ?

Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie  comme en Chine ou en Russie ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux candidats qualifiés pour la finale se marquent à la culotte en rapprochant parfois assez sérieusement leur point de vue. Par exemple à propos de la réforme de la retraite où Macron est en train de lâcher sérieusement du lest. Aussi sur les réformes politiques. Par exemple Marine le Pen  qui s’est prononcée pour un mandat présidentiel qui passerait de cinq à sept ans. Hier brusquement, Macron s’est montré également favorable à cette modification.

Il y a sans doute autant d’éléments favorables qui militent en faveur d’un allongement du mandat présidentiel que le maintien à cinq ans.
En effet,  la véritable question est la lassitude des Français à propos du bilan des différents présidents élus depuis Sarkozy. Pour preuve aucun des  anciens élus n’a été reconduit dans la fonction. Un phénomène qui n’est pas à exclure concernant Macron tellement le bilan est mince et la déception grande.

Les facteurs explicatifs de ces désillusions tiennent moins dans la longueur du mandat présidentiel que dans l’insignifiance du contenu de la vie démocratique. En effet une fois élus les monarques républicains oublient l’essentiel de leurs promesses et décident  de manière technocratique ce qui leur paraît bon pour le pays. Le problème , c’est que ces monarques ne sont entourés que de technocrates et de courtisans et que le roi se retrouve rapidement coupé des réalités ; en outre depuis Macron,  on a encore réduit à pas grand-chose l’intermédiation des organisations susceptibles de porter les sensibilités des différentes couches socioprofessionnelles et plus généralement des différentes catégories de Français. Dans les conditions de fonctionnement démocratique actuel, la détestation du président sera encore amplifiée avec un mandat à 7 ans.

Le candidat LREM à la présidentielle s’est pourtant exprimé sur la réinstauration d’un mandat présidentiel de sept ans, déjà soutenu par sa rivale, Marine Le Pen.

Un mandat de sept ans, c’est « un bon rythme pour la présidentielle » et « une bonne respiration par rapport au rythme des législatives », a-t-il lancé, alors que l’instauration d’un  »septennat non renouvelable » fait partie du programme de sa concurrente. Il a par contre estimé que « le caractère renouvelable » ou non de ce mandat devrait être laissé au « peuple ». Il est vrai qu’au nom du peuple, nombre de monarques républicains et autres autocrates se sont assis sur la démocratie. Ainsi pour nourrir la disruption chère à Macon, on pourrait lui suggérer de faire passer le mandat présidentiel de 5 à 50 ans, ce qui s’est pratiquement passé en Chine et en URSS après les modifications constitutionnelles ( (En fait qui accorde une durée à vie du mandat présidentiel). Ainsi on s’épargnerait les formalités inutiles d’élection présidentielle dans lesquels les Français n’espèrent plus grand-chose !

Le chef du renseignement militaire français licencié …comme en Russie ?

Le  chef du renseignement militaire français licencié …comme en Russie ? 

 

 

En Russie,  Poutine a procédé à un vaste nettoyage d’environ 1000 personnes constituant son entourage politique, économique et militaire. Parmi eux des responsables du renseignement qui ont trahi la réalité sans doute pour faire plaisir au dictateur ou par incompétence

C’est un peu aussi ce qui se produit en France où le chef du renseignement militaire vient d’être remercié pour insuffisance. Le renseignement français aurait sous-estimé les intentions russes concernant l’envahissement de l’Ukraine. Le problème est que sur le papier l’armée française constitue une grande puissance mais qui ne se vérifie pas en termes opérationnels. Conséquence notamment de crédits régulièrement rabotés et de services mal ou peu équipés. S’y ajoute une conception de la politique un peu désuète avec la prolifération de conflits de type guérilla ou terroristes. Une remise à plat de cette politique de défense par les politiques serait utile pour éviter que ce domaine soit confisqué par des militaires forcément un peu corporatistes et souvent en retard d’une guerre.

Le patron du renseignement militaire français, le général Éric Vidaud, va quitter ses fonctions suite notamment à ce qui a été jugé comme une insuffisance de ses services sur l’invasion russe en Ukraine, a appris l’AFP mercredi 30 mars de sources proches du dossier.

Selon la source militaire contactée par l’AFP, la DRM était dans le viseur de l’état-major des Armées depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Mais la DRM «fait du renseignement militaire sur les opérations, pas sur l’intentionnalité», a-t-elle estimé. Les productions du service concluaient que la Russie avait les moyens d’envahir l’Ukraine. «Ce qui s’est passé lui donne raison», a-t-elle fait valoir.

Selon une autre source militaire interrogée par l’AFP et qui a elle aussi requis l’anonymat, le départ du haut-gradé faisait l’objet de rumeurs depuis quelques jours au sein de l’armée. Mais il était question qu’un autre poste lui soit confié, ce qui n’aurait finalement pas été le cas. Le général Vidaud avait été nommé à ce poste l’été dernier, en provenance du Commandement des opérations spéciales (COS). Mais sa nomination avait été le fruit de jeux de chaises musicales qui avaient fait du bruit au sein de la communauté militaire.

Début mars, peu après l’invasion de l’Ukraine par les forces russes, le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, avait admis dans le journal Le Monde des divergences d’analyses entre Français et anglo-saxons sur la question d’une possible invasion de l’Ukraine. «Les Américains disaient que les Russes allaient attaquer, ils avaient raison. Nos services pensaient plutôt que la conquête de l’Ukraine aurait un coût monstrueux et que les Russes avaient d’autres options» pour faire chuter le président Volodymyr Zelensky, avait-il reconnu.

Macron: Comme Mitterrand instrumentaliser l’extrême droite

Macron: Comme Mitterrand instrumentaliser l’extrême droite

« Jupitérien » par sa vision d’une présidence incarnée et verticale, Emmanuel Macron s’assume comme l’héritier de son lointain prédécesseur socialiste et de sa conception du pouvoir, analyse, dans une tribune au « Monde », l’historien de la presse Alexis Lévrier.

 

Sur son programme Macron  laisse assez indifférent une très grosse majorité de Français par contre comme Mitterrand il pourra compter sur le rejet de l’extrême droite pour assurer sa victoire. Le rejet des autres comme principal soutien ! De quoi fragiliser la légitimité. NDLR

 

Tribune.

Lancée quelques jours après l’invasion de l’Ukraine, la campagne du candidat Emmanuel Macron ne ressemble évidemment à celle d’aucun président en exercice sous la Ve République. Mais cette situation internationale inédite n’a fait que conforter le chef de l’Etat dans sa pratique du pouvoir comme dans ses choix de communication. Plus que jamais, au moment de s’élancer vers un second mandat, il apparaît ainsi comme l’héritier assumé de François Mitterrand : la référence est même théâtralisée, puisque le président a choisi d’entrer en campagne, comme son prédécesseur en 1988, en publiant une lettre aux Français dans la presse régionale. Surtout, il s’est, lui aussi, déclaré au dernier moment et a tout mis en œuvre pour enjamber l’élection, en limitant autant que possible ses apparitions.

 

De manière plus générale, cette campagne éclair, en surplomb, apparaît comme l’aboutissement d’un quinquennat durant lequel Emmanuel Macron n’a cessé de s’inspirer du premier président socialiste et de sa conception du pouvoir. La dénomination « Jupiter » elle-même, qu’il a revendiquée en 2016 pour théoriser son attachement à une présidence incarnée et verticale, est du reste un emprunt direct à François Mitterrand et à son principal conseiller en communication, Jacques Pilhan.

En toute logique, ce quinquennat « jupitérien » se termine donc comme il a commencé : par une maîtrise extrême de l’image et une raréfaction de la parole du président. Mais un autre lien, moins assumé celui-là, unit le chef de l’Etat à son lointain devancier : mitterrandien, Emmanuel Macron l’a aussi été pendant cinq ans dans sa volonté d’instrumentaliser la place de l’extrême droite dans les médias. Dès le début de son premier septennat, François Mitterrand avait en effet usé de toute son influence pour que le Front National soit davantage représenté à la radio et à la télévision. Comme en témoignent des échanges de courriers officiels en juin 1982, le président était même intervenu auprès de son ministre de la communication, au nom de « l’obligation de pluralisme », pour que Jean-Marie Le Pen soit désormais invité par les chaînes de télévision.

Avant même son élection en 2017, Emmanuel Macron a, lui aussi, noué des liens paradoxaux avec la droite radicale par médias interposés. Des passerelles avec les médias du groupe Bolloré et avec Eric Zemmour ont ainsi été construites dès le début du quinquennat. Le chef de l’Etat a également cultivé des rapports singuliers avec l’équipe de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, dont la ligne éditoriale se situe pourtant à l’opposé de ses propres convictions : après avoir reçu à l’Elysée une partie de la rédaction en avril 2019, il a accordé, quelques mois plus tard, dans des conditions privilégiées, un entretien particulièrement complaisant à Louis de Raguenel [rédacteur en chef du journal].

Comme Hitler, la démence de Poutine

Comme Hitler, la démence de Poutine

 

 

Peut-être pour ne pas offusquer inutilement le chef du Kremlin, nombre d’experts se refusent  à considérer Poutine comme dément. Pourtant tout dans son attitude démontre la folie du dictateur ; d’abord évidemment dans sa conception de la démocratie qui interdit toute liberté et condamne soit à la prison soit au cimetière. La seconde raison tout aussi fondamentale est l’échec de sa stratégie de reconquérir les territoires perdus de l’union soviétique. Si Poutine avait voulu se faire davantage d’ennemis dans les anciennes républiques socialistes, il ne s’y serait pas pris différemment.Comme Hitler, Poutine est en effet en train de détruire son propre pays pour des dizaines d’années

Poutine vient de démontrer son vrai visage et l’horreur de la terreur qu’il impose à l’Ukraine. Les anciens pays de l’Est qui se sont libérés de l’Union soviétique ne lui pardonneront jamais et inévitablement se rapprocheront de l’occident. Autre preuve de la folie de l’intéressé, son appropriation évidemment excessive des richesses du pays partagées  avec les oligarques. Une fortune qu’on évolue autour d’une vingtaine de milliards. Pourquoi autant,  certes nombre de dictateurs sont partis avec une jolie fortune avant d’être poussé dehors  mais pourquoi une telle somme qui n’a aucun sens sinon qu’à renforcer le constat du dérèglement mental de l’intéressé.

Une autre  preuve de la démence de Poutine est illustrée par l’immense palais il se fait construire près de la mer Noire. Cet ensemble très luxueux compterait en outre un vaste amphithéâtre, une enceinte de hockey sur glace, une cave de dégustation pour aller avec le vignoble et un château. Le tout sur plus de 7000 hectares, soit « 39 fois la taille de Monaco ». De nombreuses vues 3D des pièces de l’enceinte ont été réalisées par les équipes de Navalny. Le palais a été financé, selon l’opposant, par des proches du président russe, comme le patron du géant pétrolier Rosneft, Igor Setchine et l’homme d’affaires Guennadi Timtchenko. Le documentaire met en lumière de nombreux liens tissés par le président lorsqu’il était encore au KGB, détaché à Dresde (Allemagne), dès 1987. 

Enfin il y a cette peur bleue de la situation sanitaire de la Covid  qu’on peut constater lorsqu’il éloigne ses interlocuteurs d’une quinzaine de mètres de lui. Une mise en scène ridicule peut-être pour affirmer sa posture distancielle mais tout autant sa grande trouille d’être contaminé. On ne peut pas écarter l’hypothèse que Poutine déjà malade tire ses dernières cartouches pour tenter de laisser un nom dans l’histoire. Le problème c’est qu’en même temps non seulement il aura détruit ses voisins mais aussi son propre pays qui mettra des années avant de s’en remettre. À moins évidemment d’accepter de devenir rapidement une sous province de la Chine.

 

Comme Mélenchon, Corbières, LFI , contre l’envoi d’armes en Ukraine !

Comme Mélenchon, Corbières, LFI , contre l’envoi d’armes en Ukraine !

 

 

Le député LFI ,Alexis Corbières  est défavorable à un renfort militaire en Ukraine, comme son candidat Jean-Luc Mélenchon. «Le problème des armes, c’est qu’aujourd’hui, c’est tel type de matériel. Demain, on va s’apercevoir que ce n’est pas efficace, on va monter en gamme. Et puis, finalement, on va dire qu’il faut envoyer l’aviation française et puis l’armée française … Vous voyez à quoi ça nous amène?», a-t-il mis  en garde sur France Info.

Une position pacifiste en apparence honorable mais très discutable au moment où les ukrainiens se font massacrer et qui d’une certaine façon discrédite  définitivement Mélenchon comme président potentiel. Comme un parfum de souvenirs des positions face à un certain pacte germano soviétique des communistes français  en août 1939 !

L’enlisement de Poutine , comme en Afghanistan ?

,L’enlisement de Poutine , comme en Afghanistan ?

Les forces sont tellement démesurées qu’on peut difficilement douter de la victoire théorique de Poutine en Ukraine.

Et pour cela,  le dictateur fou sera prêt à tuer 10 000,100 000 ou même 1 millions de personnes. Cependant il ne pourra exterminer la totalité du peuple ukrainien qui n’abandonnera pas sa lutte fondamentale pour la liberté et le progrès. Du coup, l’Ukraine risque de ressembler à l’Afghanistan pour Poutine. Ce dernier a notoirement estimé les forces de résistance et le temps ce chargera de démontrer la folie de son entreprise. De ce point de vue, Poutine est coupable d’erreurs stratégiques fondamentales.

 

De toute évidence,  Poutine a récemment commis plusieurs erreurs qui pourraient favoriser son enlisement s’il veut continuer la guerre en Ukraine. D’abord , il pensait à une guerre éclair par le peuple ukrainien, son armée et le gouvernement résistent. Le peuple résiste d’autant plus fort que Poutine a sous-estimé le fait que les ukrainiens sont bien davantage occidentalisés que les Russes privés de toute information. Pour les ukrainiens ,l a liberté et la démocratie dominent les autres valeurs alors qu’en Russie on s’accommode finalement plus ou moins bien de la dictature.

Deuxième erreur de Poutine : avoir sous-estimé la réaction des occidentaux. Or la réplique est particulièrement forte et pourrait mettre à genoux économiquement la Russie.

La troisième erreur aura été de conforter le sentiment anti Poutine de la plupart des anciens pays de l’union soviétique et d’une certaine façon de  favoriser leur rapprochement avec l’OTAN et l’union économique européenne. 

Politique: Poutine , comme Hitler ?

Politique: Poutine , comme Hitler ?

par Alain Bergounioux et Telos  ( Slate.fr)

La posture méthodique et l’offensive m

ilitaire du président russe peuvent rappeler celles du leader du Troisième Reich. Jusqu’à quel point?Tout le monde convient que Vladimir Poutine n’est pas Adolf Hitler, le premier entend rétablir l’empire russe, territorialement avec les territoires russophones, internationalement, avec ses zones d’influence, le second voulait imposer une domination totale sur l’Europe et dans le monde, avec un empire fondé sur la race, conquérant et destructeur.

Une mise en perspective peut cependant être utile. Car les points communs ne sont pas négligeables.

Le premier tient au fait que ce sont deux dictateurs. Les types d’État ne sont, évidemment, pas les mêmes, mais leur pouvoir personnel est une réalité. Les intellectuels et les politiques français qui évoquent les élections, dans la Russie d’aujourd’hui, ne manquent pas d’audace! Quand les opposants sont en prison ou empêchés de concourir, quand les médias sont étroitement contrôlés, quand les associations de la société civile sont dissoutes, quand elles contestent les affirmations du pouvoir et son histoire officielle, comme récemment l’association Mémorial, il devrait être difficile de parler de démocratie. Ou alors les mots n’ont plus de sens.

Dans le texte commun, publié par la Chine et la Russie, lors de la rencontre entre Vladimir Poutine et Xi Jingping, lors de l’inauguration des Jeux olympiques à Pékin, la revendication de la «vraie» démocratie pour leurs régimes, opposée à la fausse démocratie occidentale décadente, devrait rappeler toute la propagande sur les «démocraties populaires» dont l’histoire a montré toute la vanité.

Le second point commun tient au type de légitimité qui a nourri et nourrit ces deux dictatures, le nationalisme. Pour Hitler, il s’agissait de venger l’Allemagne de l’humiliation du Traité de Versailles, pour Vladimir Poutine, il s’agit de venger la Russie de l’humiliation de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’URSS. Cela explique le soutien que ces régimes peuvent avoir dans leurs opinions, tant que les victoires (et les gains) sont là.

Les politiques qu’ils mènent ne peuvent être que des politiques de puissance. La défaite militaire ou diplomatique n’est pas permise sous peine de voir s’effriter ou, même, s’effondrer le pouvoir des dictateurs et de leurs régimes.

Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement.

Il y a, enfin, un troisième point commun, et c’est, aujourd’hui, incontestablement, le plus évident, il concerne la méthode. Tous les deux ont clairement annoncé leurs intentions et leurs projets politiques. Ils les ont même écrits et publiés…

On pense, bien sûr, au Mein Kampf d’Adolf Hitler. Mais Vladimir Poutine a fait paraître, cet été, un long article dans lequel il expose sa vision de l’histoire de la Russie et de son destin, dans laquelle L’Ukraine ne peut que faire partie de la Mère Patrie, illustrée, encore, par son discours du 21 février, qui annonce la reconnaissance de l’indépendance des Républiques auto-proclamées du Donbass, sans préciser, d’ailleurs, leurs frontières précises. Il est difficile de prétendre ne pas savoir quels sont ses objectifs finaux!

Savoir s’ils seront atteints est autre chose. En tout cas, pour y arriver, il mêle les manœuvres militaires et les manœuvres diplomatiques, les prises de force des territoires et les promesses diplomatiques, démenties aussitôt que les rapports de force lui sont favorables.

Il est intéressant de rappeler le processus qui a eu lieu dans les années 1930. L’intention claire de Adolf Hitler était de mettre en pièces le Traité de Versailles. Et il l’a fait méthodiquement, par une rhétorique violente, accompagnée d’actes, en jouant sur les aspirations à la paix dans les opinions européennes, bien compréhensibles après la saignée de la Première Guerre mondiale. Le réarmement de l’Allemagne, en 1935, a été le premier test. Les atermoiements de la France et de l’Angleterre, principalement, l’ont convaincu qu’il pouvait aller plus loin. En février 1936, la remilitarisation de la Rhénanie a été le point tournant.

Les historiens, en effet, aujourd’hui, s’accordent à considérer que les forces militaires étaient, alors, encore en faveur des deux démocraties –c’était bien, d’ailleurs, ce que craignaient nombre de généraux allemands. Mais l’Angleterre n’a pas voulu remettre en cause sa politique d’«apaisement», et le gouvernement français a craint d’être amené à décréter une mobilisation générale comme le réclamait l’état-major en cas de conflit. Ce fut, à ce moment, que Adolf Hitler a commencé à prétendre que c’était la dernière revendication de l’Allemagne…

En mai 1936, le même schéma a joué lors de l’Anschluss, entraînant l’annexion, de fait, de l’Autriche. Le manque de réactions internationales, et la bascule de l’Italie mussolinienne de son côté, ont achevé de persuader Adolf Hitler que la réunion de tous les territoires peuplés de populations allemandes était à sa portée.

Ce fut tout le drame de la conférence de Munich, en septembre 1938 –souvent évoquée ces jours-ci. Il s’agissait de «protéger» une minorité allemande, les Sudètes, dite opprimée dans la République tchécoslovaque. Adolf Hitler a commencé par menacer d’utiliser la force pour ce faire. Un compromis, proposé par le Premier ministre britannique, Neville Chamberlain, venu à Berlin, le 15 septembre, a été en apparence accepté, pour être dénoncé, le jour suivant, par le Chancelier, qui avançait de nouvelles exigences pour affaiblir la défense tchécoslovaque. L’Europe s’est crue, cette fois, au bord de la guerre.

Une initiative de Mussolini a amené la conférence à quatre de Munich, le 29 septembre, sans la présence du président tchécoslovaque, Édouard Benes. Elle signa le quasi abandon de la Tchécoslovaquie et permit au chancelier allemand de redire que cela était sa «dernière revendication».

Il ne faut certes pas calquer les situations. Mais il y a des similitudes dans les méthodes qu’il ne serait pas raisonnable d’ignorer. Ce mixte d’usage de la force et de la diplomatie ne peut tromper que ceux qui n’ont pas les idées claires. Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement. C’est ce qui se joue depuis 2008, avec la crise géorgienne, depuis 2014, avec l’annexion de la Crimée et l’autonomisation des deux Républiques du Donbass.

Une autre ressemblance avec les années 1930 est l’influence d’un troisième acteur, et non des moindres, dans le face-à-face de la Russie poutinienne et des pays occidentaux, la Chine, qui est, aussi, une «puissance révisionniste», comme on le disait alors, qui a, également des humiliations à venger et qui a acquis un poids considérable dans le monde, à l’image du Japon impérial, entré dans un «axe» avec l’ Allemagne nazie et l’Italie fasciste.

En revanche, une différence, à laquelle il faut penser, tient dans les données militaires. En 1936, et même en 1938, l’armée allemande n’avait pas une supériorité sur celles de la France et de l’Angleterre. Aujourd’hui, la force de l’armée russe, reconstruite et modernisée depuis vingt ans, est patente, avec des armements perfectionnés et destructeurs, et la Russie est une grande puissance nucléaire, comme l’a marqué Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse avec Emanuel Macron.

Une guerre globale n’est pas envisageable, compte tenu de la masse de destructions prévisibles, ce qui donne un avantage à Vladimir Poutine, qui ne manque pas de souligner que l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, devra appartenir à la sphère d’influence de la Russie.

La première, et la meilleure, des réactions des Occidentaux doit être, avant tout, de prendre conscience de leurs valeurs et de leurs intérêts communs. Nous sommes dans une nouvelle période historique. Il y a, à l’évidence, une redistribution des rapports des forces à l​’échelle du monde. Mais il y a aussi un combat de valeurs pour défendre nos démocraties libérales, rejetées par la Russie et la Chine et par nombre de pays dictatoriaux et contestées, malheureusement, de l’intérieur.

Les sanctions annoncées et à venir sont nécessaires et, même si elles ne sont pas décisives, elles sont un moyen d’affirmer une unité sans laquelle nous ne serons plus, en Europe, que des «objets» pour les autres puissances. L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février le montre à l’évidence.

Guerre en Europe : Comme en 1938 ?

Guerre en Europe : Comme en 1938 ?

 

 

Le défi lancé par la Russie de Vladimir Poutine représente aujourd’hui une menace mortelle pour l’Europe. »Comme en 1938″ Estime Nicolas Baverez dans le Figaro. 

En envahissant le 24 février l’Ukraine, pays souverain et démocratique de 43 millions d’habitants, Vladimir Poutine a engagé un conflit militaire sans précédent depuis 1945 et ramené la guerre au cœur de l’Europe. Son objectif ne se limite pas à l’annexion de l’Ukraine, niée en tant que nation, en tant que peuple et en tant qu’État. Il vise à la reconstitution de l’empire soviétique, comme l’explicitent les projets d’accord transmis à l’Otan en décembre dernier.

Tous ceux qui ont fait le pari que la Russie se contenterait de l’Ossétie et de l’Abkhazie en 2008, de la Crimée et du Donbass en 2014 se sont lourdement trompés. Tous ceux qui prétendent aujourd’hui qu’elle s’arrêtera à Kiev se fourvoient.

La Russie s’est lancée dans une guerre globale contre la démocratie et l’Europe qui mobilise tous les leviers des conflits hybrides: le recours ouvert à la force armée ; les cyberattaques à vaste échelle ; le chantage au gaz et aux migrants; la désinformation et le soutien des forces populistes…

Guerre: Poutine , comme Hitler ?

Guerre: Poutine , comme Hitler ?

Alain Bergounioux et Telos  ( Slate.fr)

La posture méthodique et l’offensive militaire du président russe peuvent rappeler celles du leader du Troisième Reich. Jusqu’à quel point?

Tout le monde convient que Vladimir Poutine n’est pas Adolf Hitler, le premier entend rétablir l’empire russe, territorialement avec les territoires russophones, internationalement, avec ses zones d’influence, le second voulait imposer une domination totale sur l’Europe et dans le monde, avec un empire fondé sur la race, conquérant et destructeur.

Une mise en perspective peut cependant être utile. Car les points communs ne sont pas négligeables.

Le premier tient au fait que ce sont deux dictateurs. Les types d’État ne sont, évidemment, pas les mêmes, mais leur pouvoir personnel est une réalité. Les intellectuels et les politiques français qui évoquent les élections, dans la Russie d’aujourd’hui, ne manquent pas d’audace! Quand les opposants sont en prison ou empêchés de concourir, quand les médias sont étroitement contrôlés, quand les associations de la société civile sont dissoutes, quand elles contestent les affirmations du pouvoir et son histoire officielle, comme récemment l’association Mémorial, il devrait être difficile de parler de démocratie. Ou alors les mots n’ont plus de sens.

Dans le texte commun, publié par la Chine et la Russie, lors de la rencontre entre Vladimir Poutine et Xi Jingping, lors de l’inauguration des Jeux olympiques à Pékin, la revendication de la «vraie» démocratie pour leurs régimes, opposée à la fausse démocratie occidentale décadente, devrait rappeler toute la propagande sur les «démocraties populaires» dont l’histoire a montré toute la vanité.

Le second point commun tient au type de légitimité qui a nourri et nourrit ces deux dictatures, le nationalisme. Pour Hitler, il s’agissait de venger l’Allemagne de l’humiliation du Traité de Versailles, pour Vladimir Poutine, il s’agit de venger la Russie de l’humiliation de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’URSS. Cela explique le soutien que ces régimes peuvent avoir dans leurs opinions, tant que les victoires (et les gains) sont là.

Les politiques qu’ils mènent ne peuvent être que des politiques de puissance. La défaite militaire ou diplomatique n’est pas permise sous peine de voir s’effriter ou, même, s’effondrer le pouvoir des dictateurs et de leurs régimes.

Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement.

Il y a, enfin, un troisième point commun, et c’est, aujourd’hui, incontestablement, le plus évident, il concerne la méthode. Tous les deux ont clairement annoncé leurs intentions et leurs projets politiques. Ils les ont même écrits et publiés…

On pense, bien sûr, au Mein Kampf d’Adolf Hitler. Mais Vladimir Poutine a fait paraître, cet été, un long article dans lequel il expose sa vision de l’histoire de la Russie et de son destin, dans laquelle L’Ukraine ne peut que faire partie de la Mère Patrie, illustrée, encore, par son discours du 21 février, qui annonce la reconnaissance de l’indépendance des Républiques auto-proclamées du Donbass, sans préciser, d’ailleurs, leurs frontières précises. Il est difficile de prétendre ne pas savoir quels sont ses objectifs finaux!

Savoir s’ils seront atteints est autre chose. En tout cas, pour y arriver, il mêle les manœuvres militaires et les manœuvres diplomatiques, les prises de force des territoires et les promesses diplomatiques, démenties aussitôt que les rapports de force lui sont favorables.

Il est intéressant de rappeler le processus qui a eu lieu dans les années 1930. L’intention claire de Adolf Hitler était de mettre en pièces le Traité de Versailles. Et il l’a fait méthodiquement, par une rhétorique violente, accompagnée d’actes, en jouant sur les aspirations à la paix dans les opinions européennes, bien compréhensibles après la saignée de la Première Guerre mondiale. Le réarmement de l’Allemagne, en 1935, a été le premier test. Les atermoiements de la France et de l’Angleterre, principalement, l’ont convaincu qu’il pouvait aller plus loin. En février 1936, la remilitarisation de la Rhénanie a été le point tournant.

Les historiens, en effet, aujourd’hui, s’accordent à considérer que les forces militaires étaient, alors, encore en faveur des deux démocraties –c’était bien, d’ailleurs, ce que craignaient nombre de généraux allemands. Mais l’Angleterre n’a pas voulu remettre en cause sa politique d’«apaisement», et le gouvernement français a craint d’être amené à décréter une mobilisation générale comme le réclamait l’état-major en cas de conflit. Ce fut, à ce moment, que Adolf Hitler a commencé à prétendre que c’était la dernière revendication de l’Allemagne…

En mai 1936, le même schéma a joué lors de l’Anschluss, entraînant l’annexion, de fait, de l’Autriche. Le manque de réactions internationales, et la bascule de l’Italie mussolinienne de son côté, ont achevé de persuader Adolf Hitler que la réunion de tous les territoires peuplés de populations allemandes était à sa portée.

Ce fut tout le drame de la conférence de Munich, en septembre 1938 –souvent évoquée ces jours-ci. Il s’agissait de «protéger» une minorité allemande, les Sudètes, dite opprimée dans la République tchécoslovaque. Adolf Hitler a commencé par menacer d’utiliser la force pour ce faire. Un compromis, proposé par le Premier ministre britannique, Neville Chamberlain, venu à Berlin, le 15 septembre, a été en apparence accepté, pour être dénoncé, le jour suivant, par le Chancelier, qui avançait de nouvelles exigences pour affaiblir la défense tchécoslovaque. L’Europe s’est crue, cette fois, au bord de la guerre.

Une initiative de Mussolini a amené la conférence à quatre de Munich, le 29 septembre, sans la présence du président tchécoslovaque, Édouard Benes. Elle signa le quasi abandon de la Tchécoslovaquie et permit au chancelier allemand de redire que cela était sa «dernière revendication».

Il ne faut certes pas calquer les situations. Mais il y a des similitudes dans les méthodes qu’il ne serait pas raisonnable d’ignorer. Ce mixte d’usage de la force et de la diplomatie ne peut tromper que ceux qui n’ont pas les idées claires. Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement. C’est ce qui se joue depuis 2008, avec la crise géorgienne, depuis 2014, avec l’annexion de la Crimée et l’autonomisation des deux Républiques du Donbass.

Une autre ressemblance avec les années 1930 est l’influence d’un troisième acteur, et non des moindres, dans le face-à-face de la Russie poutinienne et des pays occidentaux, la Chine, qui est, aussi, une «puissance révisionniste», comme on le disait alors, qui a, également des humiliations à venger et qui a acquis un poids considérable dans le monde, à l’image du Japon impérial, entré dans un «axe» avec l’ Allemagne nazie et l’Italie fasciste.

En revanche, une différence, à laquelle il faut penser, tient dans les données militaires. En 1936, et même en 1938, l’armée allemande n’avait pas une supériorité sur celles de la France et de l’Angleterre. Aujourd’hui, la force de l’armée russe, reconstruite et modernisée depuis vingt ans, est patente, avec des armements perfectionnés et destructeurs, et la Russie est une grande puissance nucléaire, comme l’a marqué Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse avec Emanuel Macron.

Une guerre globale n’est pas envisageable, compte tenu de la masse de destructions prévisibles, ce qui donne un avantage à Vladimir Poutine, qui ne manque pas de souligner que l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, devra appartenir à la sphère d’influence de la Russie.

La première, et la meilleure, des réactions des Occidentaux doit être, avant tout, de prendre conscience de leurs valeurs et de leurs intérêts communs. Nous sommes dans une nouvelle période historique. Il y a, à l’évidence, une redistribution des rapports des forces à l​’échelle du monde. Mais il y a aussi un combat de valeurs pour défendre nos démocraties libérales, rejetées par la Russie et la Chine et par nombre de pays dictatoriaux et contestées, malheureusement, de l’intérieur.

Les sanctions annoncées et à venir sont nécessaires et, même si elles ne sont pas décisives, elles sont un moyen d’affirmer une unité sans laquelle nous ne serons plus, en Europe, que des «objets» pour les autres puissances. L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février le montre à l’évidence.

Poutine , comme Hitler?

Poutine , comme Hitler?

Alain Bergounioux et Telos  ( Slate.fr)

La posture méthodique et l’offensive militaire du président russe peuvent rappeler celles du leader du Troisième Reich. Jusqu’à quel point?

Tout le monde convient que Vladimir Poutine n’est pas Adolf Hitler, le premier entend rétablir l’empire russe, territorialement avec les territoires russophones, internationalement, avec ses zones d’influence, le second voulait imposer une domination totale sur l’Europe et dans le monde, avec un empire fondé sur la race, conquérant et destructeur.

Une mise en perspective peut cependant être utile. Car les points communs ne sont pas négligeables.

Le premier tient au fait que ce sont deux dictateurs. Les types d’État ne sont, évidemment, pas les mêmes, mais leur pouvoir personnel est une réalité. Les intellectuels et les politiques français qui évoquent les élections, dans la Russie d’aujourd’hui, ne manquent pas d’audace! Quand les opposants sont en prison ou empêchés de concourir, quand les médias sont étroitement contrôlés, quand les associations de la société civile sont dissoutes, quand elles contestent les affirmations du pouvoir et son histoire officielle, comme récemment l’association Mémorial, il devrait être difficile de parler de démocratie. Ou alors les mots n’ont plus de sens.

Dans le texte commun, publié par la Chine et la Russie, lors de la rencontre entre Vladimir Poutine et Xi Jingping, lors de l’inauguration des Jeux olympiques à Pékin, la revendication de la «vraie» démocratie pour leurs régimes, opposée à la fausse démocratie occidentale décadente, devrait rappeler toute la propagande sur les «démocraties populaires» dont l’histoire a montré toute la vanité.

Le second point commun tient au type de légitimité qui a nourri et nourrit ces deux dictatures, le nationalisme. Pour Hitler, il s’agissait de venger l’Allemagne de l’humiliation du Traité de Versailles, pour Vladimir Poutine, il s’agit de venger la Russie de l’humiliation de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’URSS. Cela explique le soutien que ces régimes peuvent avoir dans leurs opinions, tant que les victoires (et les gains) sont là.

Les politiques qu’ils mènent ne peuvent être que des politiques de puissance. La défaite militaire ou diplomatique n’est pas permise sous peine de voir s’effriter ou, même, s’effondrer le pouvoir des dictateurs et de leurs régimes.

Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement.

Il y a, enfin, un troisième point commun, et c’est, aujourd’hui, incontestablement, le plus évident, il concerne la méthode. Tous les deux ont clairement annoncé leurs intentions et leurs projets politiques. Ils les ont même écrits et publiés…

On pense, bien sûr, au Mein Kampf d’Adolf Hitler. Mais Vladimir Poutine a fait paraître, cet été, un long article dans lequel il expose sa vision de l’histoire de la Russie et de son destin, dans laquelle L’Ukraine ne peut que faire partie de la Mère Patrie, illustrée, encore, par son discours du 21 février, qui annonce la reconnaissance de l’indépendance des Républiques auto-proclamées du Donbass, sans préciser, d’ailleurs, leurs frontières précises. Il est difficile de prétendre ne pas savoir quels sont ses objectifs finaux!

Savoir s’ils seront atteints est autre chose. En tout cas, pour y arriver, il mêle les manœuvres militaires et les manœuvres diplomatiques, les prises de force des territoires et les promesses diplomatiques, démenties aussitôt que les rapports de force lui sont favorables.

Il est intéressant de rappeler le processus qui a eu lieu dans les années 1930. L’intention claire de Adolf Hitler était de mettre en pièces le Traité de Versailles. Et il l’a fait méthodiquement, par une rhétorique violente, accompagnée d’actes, en jouant sur les aspirations à la paix dans les opinions européennes, bien compréhensibles après la saignée de la Première Guerre mondiale. Le réarmement de l’Allemagne, en 1935, a été le premier test. Les atermoiements de la France et de l’Angleterre, principalement, l’ont convaincu qu’il pouvait aller plus loin. En février 1936, la remilitarisation de la Rhénanie a été le point tournant.

Les historiens, en effet, aujourd’hui, s’accordent à considérer que les forces militaires étaient, alors, encore en faveur des deux démocraties –c’était bien, d’ailleurs, ce que craignaient nombre de généraux allemands. Mais l’Angleterre n’a pas voulu remettre en cause sa politique d’«apaisement», et le gouvernement français a craint d’être amené à décréter une mobilisation générale comme le réclamait l’état-major en cas de conflit. Ce fut, à ce moment, que Adolf Hitler a commencé à prétendre que c’était la dernière revendication de l’Allemagne…

En mai 1936, le même schéma a joué lors de l’Anschluss, entraînant l’annexion, de fait, de l’Autriche. Le manque de réactions internationales, et la bascule de l’Italie mussolinienne de son côté, ont achevé de persuader Adolf Hitler que la réunion de tous les territoires peuplés de populations allemandes était à sa portée.

Ce fut tout le drame de la conférence de Munich, en septembre 1938 –souvent évoquée ces jours-ci. Il s’agissait de «protéger» une minorité allemande, les Sudètes, dite opprimée dans la République tchécoslovaque. Adolf Hitler a commencé par menacer d’utiliser la force pour ce faire. Un compromis, proposé par le Premier ministre britannique, Neville Chamberlain, venu à Berlin, le 15 septembre, a été en apparence accepté, pour être dénoncé, le jour suivant, par le Chancelier, qui avançait de nouvelles exigences pour affaiblir la défense tchécoslovaque. L’Europe s’est crue, cette fois, au bord de la guerre.

Une initiative de Mussolini a amené la conférence à quatre de Munich, le 29 septembre, sans la présence du président tchécoslovaque, Édouard Benes. Elle signa le quasi abandon de la Tchécoslovaquie et permit au chancelier allemand de redire que cela était sa «dernière revendication».

Il ne faut certes pas calquer les situations. Mais il y a des similitudes dans les méthodes qu’il ne serait pas raisonnable d’ignorer. Ce mixte d’usage de la force et de la diplomatie ne peut tromper que ceux qui n’ont pas les idées claires. Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement. C’est ce qui se joue depuis 2008, avec la crise géorgienne, depuis 2014, avec l’annexion de la Crimée et l’autonomisation des deux Républiques du Donbass.

Une autre ressemblance avec les années 1930 est l’influence d’un troisième acteur, et non des moindres, dans le face-à-face de la Russie poutinienne et des pays occidentaux, la Chine, qui est, aussi, une «puissance révisionniste», comme on le disait alors, qui a, également des humiliations à venger et qui a acquis un poids considérable dans le monde, à l’image du Japon impérial, entré dans un «axe» avec l’ Allemagne nazie et l’Italie fasciste.

En revanche, une différence, à laquelle il faut penser, tient dans les données militaires. En 1936, et même en 1938, l’armée allemande n’avait pas une supériorité sur celles de la France et de l’Angleterre. Aujourd’hui, la force de l’armée russe, reconstruite et modernisée depuis vingt ans, est patente, avec des armements perfectionnés et destructeurs, et la Russie est une grande puissance nucléaire, comme l’a marqué Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse avec Emanuel Macron.

Une guerre globale n’est pas envisageable, compte tenu de la masse de destructions prévisibles, ce qui donne un avantage à Vladimir Poutine, qui ne manque pas de souligner que l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, devra appartenir à la sphère d’influence de la Russie.

La première, et la meilleure, des réactions des Occidentaux doit être, avant tout, de prendre conscience de leurs valeurs et de leurs intérêts communs. Nous sommes dans une nouvelle période historique. Il y a, à l’évidence, une redistribution des rapports des forces à l​’échelle du monde. Mais il y a aussi un combat de valeurs pour défendre nos démocraties libérales, rejetées par la Russie et la Chine et par nombre de pays dictatoriaux et contestées, malheureusement, de l’intérieur.

Les sanctions annoncées et à venir sont nécessaires et, même si elles ne sont pas décisives, elles sont un moyen d’affirmer une unité sans laquelle nous ne serons plus, en Europe, que des «objets» pour les autres puissances. L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février le montre à l’évidence.

Barkhane Mali: Partir rapidement ou finir comme en Afghanistan ?

Barkhane Mali: Partir rapidement ou finir comme en Afghanistan ?

À moins de trouver un nouveau modèle d’intervention avec l’appui de l’Europe, l’intervention française au Sahel pourrait bien finir comme en Afghanistan estime un papier de Sylvie Kaufman du Monde.

 
Il est sans doute urgent que la France se replie sur des territoires plus sûrs comme en Côte d’Ivoire avant que la gangrène djihadiste ne contamine toute l’Afrique de l’Ouest. Une contamination aidée en sous-main par des pays comme la Russie, la Chine et d’autres qui veulent pousser la France en dehors de l’Afrique. NDLR
Partir ou rester ? Sans demander ouvertement son départ mais en poussant les mauvaises manières jusqu’à l’humiliation, la junte au pouvoir à Bamako force la France à se poser la question de sa présence militaire au Mali, où elle est arrivée en janvier 2013, à la demande des autorités de l’époque, pour repousser une offensive djihadiste. 

Dans un contexte de plus en plus difficile, aggravé par un premier coup d’Etat en 2020 puis un second en 2021, trois événements récents précipitent la rupture : l’implantation, à l’invitation de Bamako, des mercenaires russes du groupe Wagner, aujourd’hui au nombre d’un millier d’hommes selon deux sources françaises ; l’expulsion du contingent danois, à peine arrivé, membre de la force européenne sous commandement français « Takuba » ; et celle, lundi 31 janvier, de l’ambassadeur de France. Pour un pays dont l’engagement aux côtés des forces armées maliennes a coûté la vie à 53 de ses soldats, ça fait beaucoup.

Partir ou rester ? « La question ne se pose pas dans ces termes », veut-on croire à l’Elysée. Partir ? Se faire mettre dehors par des colonels putschistes, abandonner le terrain aux groupes djihadistes et laisser la Russie s’installer, comme elle l’a fait en République centrafricaine ? Hors de question. La France pense avoir de bonnes raisons de rester engagée au Sahel : la menace sécuritaire ; les liens entre sa population et la diaspora ; l’enjeu stratégique avec l’activisme croissant de la Russie et de la Turquie.

 

Mais poser la question, même dans des termes plus nuancés, c’est déjà reconnaître l’échec d’une stratégie qui, si elle a pu produire des résultats les premières années avec l’opération « Serval », n’est plus adaptée à la situation au Sahel. La menace djihadiste s’étend maintenant au nord des pays côtiers du golfe de Guinée. Les Etats y sont de plus en plus fragiles, comme le montre le putsch qui vient de se produire au Burkina Faso. La désillusion des populations à l’égard de la démocratie est profonde. La France, du coup, reste associée à des dirigeants défaillants qui ne manquent pas, lorsque cela sert leur intérêt, de faire dériver la colère populaire vers l’ancienne puissance coloniale : les ressentiments du passé n’ont pas été effacés par un coup d’ardoise magique.

A Paris – ça peut se comprendre – on préfère parler de « fin d’un cycle » qu’il « faut gérer », plutôt que d’échec. Comme en Afghanistan, on plaide la fin d’un modèle d’intervention extérieure, trop lourd, trop visible. Mais contrairement à l’Afghanistan, assure l’Elysée, le bilan n’est pas totalement négatif : la Mauritanie, première nation sahélienne visée par le terrorisme djihadiste à la fin de la décennie 2000, et le Niger ont, jusqu’ici, mieux tenu que le Mali et le Burkina Faso.

 

Sahel : une fin comme en Afghanistan ?

 

Barkhane Sahel : une fin comme en Afghanistan ?

À moins de trouver un nouveau modèle d’intervention avec l’appui de l’Europe, l’intervention française au Sahel pourrait bien finir comme en Afghanistan estime un papier de Sylvie Kaufman du Monde.
 

Partir ou rester ? Sans demander ouvertement son départ mais en poussant les mauvaises manières jusqu’à l’humiliation, la junte au pouvoir à Bamako force la France à se poser la question de sa présence militaire au Mali, où elle est arrivée en janvier 2013, à la demande des autorités de l’époque, pour repousser une offensive djihadiste.

Dans un contexte de plus en plus difficile, aggravé par un premier coup d’Etat en 2020 puis un second en 2021, trois événements récents précipitent la rupture : l’implantation, à l’invitation de Bamako, des mercenaires russes du groupe Wagner, aujourd’hui au nombre d’un millier d’hommes selon deux sources françaises ; l’expulsion du contingent danois, à peine arrivé, membre de la force européenne sous commandement français « Takuba » ; et celle, lundi 31 janvier, de l’ambassadeur de France. Pour un pays dont l’engagement aux côtés des forces armées maliennes a coûté la vie à 53 de ses soldats, ça fait beaucoup.

Partir ou rester ? « La question ne se pose pas dans ces termes », veut-on croire à l’Elysée. Partir ? Se faire mettre dehors par des colonels putschistes, abandonner le terrain aux groupes djihadistes et laisser la Russie s’installer, comme elle l’a fait en République centrafricaine ? Hors de question. La France pense avoir de bonnes raisons de rester engagée au Sahel : la menace sécuritaire ; les liens entre sa population et la diaspora ; l’enjeu stratégique avec l’activisme croissant de la Russie et de la Turquie.

Mais poser la question, même dans des termes plus nuancés, c’est déjà reconnaître l’échec d’une stratégie qui, si elle a pu produire des résultats les premières années avec l’opération « Serval », n’est plus adaptée à la situation au Sahel. La menace djihadiste s’étend maintenant au nord des pays côtiers du golfe de Guinée. Les Etats y sont de plus en plus fragiles, comme le montre le putsch qui vient de se produire au Burkina Faso. La désillusion des populations à l’égard de la démocratie est profonde. La France, du coup, reste associée à des dirigeants défaillants qui ne manquent pas, lorsque cela sert leur intérêt, de faire dériver la colère populaire vers l’ancienne puissance coloniale : les ressentiments du passé n’ont pas été effacés par un coup d’ardoise magique.

A Paris – ça peut se comprendre – on préfère parler de « fin d’un cycle » qu’il « faut gérer », plutôt que d’échec. Comme en Afghanistan, on plaide la fin d’un modèle d’intervention extérieure, trop lourd, trop visible. Mais contrairement à l’Afghanistan, assure l’Elysée, le bilan n’est pas totalement négatif : la Mauritanie, première nation sahélienne visée par le terrorisme djihadiste à la fin de la décennie 2000, et le Niger ont, jusqu’ici, mieux tenu que le Mali et le Burkina Faso.

 

Bourse: comme prévu la correction se confirme

Bourse: comme prévu la correction se confirme

Après l’envolée évidemment très excessive des cours en fin d’année 2021, la situation se régularise avec une vague de prises de bénéfices qui provoque la correction.Pour la justifier on invoque notamment les risques géopolitiques du côté de l’Ukraine et les craintes d’un relèvement de taux.( Bien modestes cependant au regard de l’inflation réelle). En réalité nombre de gros investisseurs prennent leurs bénéfices après des hausses de cours  complètement irrationnels en 2021.

À Paris, le CAC 40 a perdu 3,97% lundi à 6.787,79 points. Ailleurs en Europe, le Dax allemand et la Bourse de Milan sont sur la même ligne. Wall Street vire également au rouge vif: en séance, l’indice Dow Jones perdait 2,40% à 33.449,39 points. L’indice élargi S&P 500 lâchait 3,04% à 4.264,31 points, et était de 11,2% en dessous de son sommet de début janvier, ce qui le plaçait en zone de correction. Volatil, le Nasdaq s’inscrivait en repli de 3,72% à 13.257,13 points après avoir glissé de plus de 4%.

La bourse de Paris avait enregistré un record de progression au cours de l’année dernière de l’ordre de 30 %. Une évolution complètement anachronique par rapport aux résultats économiques effectifs des entreprises. Surtout la conséquence des masses de liquidités déversées par la banque centrale et qui ne sont pas toutes affectées ensuite aux investissements ou même au soutien de l’exploitation des entreprises. Une grande partie de cet argent gratuit s’est trouvée impliquer dans ce qu’on peut appeler une vraie spéculation.

Depuis son sommet de la fin du mois de novembre, le Nasdaq a désormais lâché plus de 15%. La semaine dernière, l’indice des valeurs technologiques américaines a abandonné 5,6%, enregistrant ainsi sa pire performance depuis le début de la pandémie. De son côté le Dow Jones a cédé 4,5%. Bref, Wall Street a essuyé sa pire semaine depuis la panique boursière de mars 2020.La correction n’est sans doute pas terminée même s’il y aura vraisemblablement quelques mouvements de yo-yo.

Bourse: comme prévu la correction est en cours

Bourse: comme prévu la correction est en cours

Après l’envolée évidemment très excessive des cours en fin d’année 2021, la situation se régularise avec une vague de prises de bénéfices qui provoquent la correction. Par exemple le Nasdaq plonge de 11% depuis le début de l’année, sa pire performance depuis 2008. Comme d’habitude la bourse va suivre en France. Elle a encore lâché 1,75 % lors de la dernière séance et presque toutes les valeurs étaient dans le rouge. Le phénomène va encore continuer et on risque de repasser rapidement sous la barre des 7000 points.

La bourse de Paris avait enregistré un record de progression au cours de l’année dernière de l’ordre de 30 %. Une évolution complètement anachronique par rapport aux résultats économiques effectifs des entreprises. Surtout la conséquence des masses de liquidités déversées par la banque centrale et qui ne sont pas toutes affectées ensuite aux investissements ou même au soutien de l’exploitation des entreprises. Une grande partie de cet argent gratuit s’est trouvée impliquer dans ce qu’on peut appeler une vraie spéculation.

 

On enregistre donc un coup de déprime sur les marchés américains vendredi. L’année avait déjà mal commencé, avec la remontée des taux longs américains et une plus forte aversion au risque mais la place de New York a connu une sévère correction en fin de semaine. Le Dow Jones a perdu 1,3% dans la journée, le S&P 500 près de 1,9% et, le Nasdaq, lanterne rouge des marchés, 2,72% ! A noter que les marchés européens ne sont pas en meilleure forme, avec la plus forte consolidation vendredi depuis novembre dernier, lors de la reprise de la pandémie.

C’est bien sûr le Nasdaq qui concentre les inquiétudes. L’indice des valeurs technologiques a perdu 11% depuis le début de l’année, ce qui le rapproche de sa pire performance depuis la crise financière de 2008. Les signaux négatifs s’accumulent et l’indice a même cassé à la baisse sa moyenne mobile à 200 jours, une première depuis avril 2020, en pleine tempête sanitaire.

Le cannabis comme solution à l’absentéisme !

Le cannabis comme solution à l’absentéisme et au chômage !

Dans certains Etats américains ayant libéralisé le commerce du cannabis, des chercheurs ont observé une baisse des congés maladie, voire une diminution relative du chômage, rapporte dans sa chronique l’économiste Philippe Askenazy. opinion dans le Monde)

 

Ou quand des économistes se mêlent de tout et de rien ,un peu comme les sociologues, sans aucune compétence scientifique.

Ici on passe sous silence les effets cognitifs négatifs par exemple ou encore la mise en cause de la sécurité notamment sur la conduite des engins et autres automobiles. Enfin évoquer le cannabis comme solution au chômage relève sans doute de l’humour et de l’inconscience ( voir ci après les effets du canabis.)

 

Chronique.

 

Il y a cinq ans, même s’il n’avait pas pris clairement position, Emmanuel Macron représentait un espoir pour les partisans de la légalisation du cannabis. Il est la « personnalité de l’année 2022 » pour le magazine La Revue du vin de France, distingué pour « son engagement constant en faveur du vin », cet autre psychotrope. La politique gouvernementale est donc restée figée dans une prohibition du cannabis que revendiquent la plupart des candidats des droites à la présidentielle.

A l’inverse, preuve que, sur les questions sociétales, le clivage gauche droite reste fort, les candidats des gauches sont, dans leur majorité, favorables à une évolution. Les deux principaux en lice – Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) – proposent une forme de légalisation de la consommation récréative. Cette dernière est en marche en Europe : Malte a franchi le pas en décembre 2021, le Luxembourg très bientôt, l’Espagne pourrait encore plus libéraliser sa législation, et surtout, la légalisation figure dans l’accord de la coalition allemande.

Augmentation des accidents du travail

Un des arguments des adversaires de la légalisation récréative concerne le travail et l’emploi. Une accumulation de travaux académiques de différentes disciplines ont établi que la consommation de cannabis est associée à une altération de la concentration et de la motivation, qui se traduirait par une augmentation des accidents du travail et une moindre productivité. Elles seraient moins marquées si la consommation s’effectue après le travail.

Une critique récurrente de ces résultats est que les consommateurs peuvent présenter au préalable des caractéristiques qui expliquent à la fois consommation et moindres performances individuelles. Les rares études de panels, qui corrigent ce biais des caractéristiques individuelles, trouvent d’ailleurs des effets, certes négatifs sur la concentration mais statistiquement peu significatifs. Mais au total, ces travaux ne disent rien de l’impact d’une politique de légalisation.

Moins de congés maladie

Les légalisations des dernières années dans certains Etats américains offrent en revanche des expériences naturelles comparées. Des économistes américains ont ainsi montré que les indemnités journalières maladie/accidents perçues par les usagers de 40 à 62 ans étaient moins fréquentes et leur montant diminué d’un cinquième après légalisation ; plus surprenant encore, les accidents non traumatiques seraient moins fréquents (« Does Marijuana Legalization Affect Work Capacity ? Evidence from Workers’Compensation Benefits », Rahi Abouk, Keshar M. Ghimire, Johanna Catherine Maclean et David Powell, NBER Working Paper n° 28471, février 2021). Les auteurs expliquent ces résultats par l’effet thérapeutique du cannabis et observent une substitution aux antidouleurs, légaux ou non, qui peuvent altérer la concentration des travailleurs encore plus que le cannabis.

 

Les risques du cannabis

 

Les connaissances sur le cannabis et ses impacts restent, encore à ce jour, en constante évolution. La majorité des personnes qui consomment du cannabis ne subissent pas les conséquences négatives de cet usage. Différents facteurs semblent toutefois en favoriser l’apparition chez certaines personnes.

Facteurs de risques

Bien que des problèmes puissent apparaître à la suite d’une première consommation de cannabis, ceux qui sont liés à la santé physique et mentale surviennent surtout à la suite d’une consommation répétée pendant plusieurs mois ou plusieurs années. Les accidents et blessures, quant à eux, peuvent se produire lors d’une consommation isolée ou occasionnelle de cannabis. Certains facteurs peuvent augmenter ou diminuer le risque qu’un consommateur de cannabis subisse des effets négatifs :

  • les prédispositions personnelles ou familiales à un trouble de santé mentale, par exemple la psychose ou la maladie affective bipolaire;
  • la fréquence de consommation du cannabis : une consommation dite régulière, soit au moins une fois par semaine, est souvent liée à un plus grand risque de problèmes de santé;
  • le type de produit consommé : les produits dont le contenu en THC est plus élevé pourraient être plus nuisibles;
  • l’âge à partir duquel la personne consomme du cannabis : la consommation à l’adolescence est généralement associée à un risque accru de conséquences négatives;
  • le contexte de la consommation, par exemple :le mode de consommation : fumer un produit du cannabis semble plus risqué que d’autres modes de consommation, bien que des intoxications aux aliments qui contiennent du cannabis soient fréquentes chez les usagers inexpérimentés.
    • lorsque le cannabis est combiné à d’autres substances comme l’alcool ou des médicaments,
    • lorsque la personne a des responsabilités personnelles telles que le travail ou la supervision d’enfants.

Il faut toutefois être prudent avant d’attribuer à la consommation de cannabis la cause d’une difficulté ou d’un problème de santé. Il est possible que cette difficulté ou ce problème :

  • existait déjà avant la consommation de cannabis;
  • soit la conséquence d’une consommation de cannabis;
  • soit influencé par la consommation de cannabis ou, au contraire, qu’il influence celle-ci.

En fonction de ces facteurs, il demeure difficile de prédire si une personne présentera ou non des problèmes importants après avoir consommé du cannabis. La plupart des experts s’entendent sur le fait qu’aucune consommation de cannabis n’est sécuritaire à 100 %.

Risques pour les capacités cognitives

Les risques et les conséquences négatives de la consommation de cannabis pour la santé résultent notamment de ses effets sur les capacités cognitives d’une personne, comme :

  • son jugement;
  • son attention;
  • sa mémoire;
  • sa capacité à prendre des décisions.

Ces effets peuvent parfois avoir des répercussions sur les activités quotidiennes de la personne, par exemple :

  • la conduite d’un véhicule;
  • le travail;
  • les situations d’apprentissage;
  • d’autres situations qui impliquent des gestes ou des actions nécessitant coordination et rapidité.

Les effets d’une consommation de cannabis débutent dans les minutes qui suivent l’inhalation et un peu plus tard si le cannabis est ingéré. Ces effets se prolongent souvent sur plusieurs heures et sont habituellement réversibles. Certaines études soutiennent qu’un moins bon fonctionnement cognitif pourrait persister plus longtemps si la consommation est répétée et soutenue, surtout si l’usage commence à l’adolescence.

 

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