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Confusion-Qui gère la politique agricole : le ministre, Attal, Macron, la FNSEA ou Le Pen ?

Confusion-Qui gère la politique agricole : le ministre, Attal, Macron, la FNSEA  ou Le Pen ?

 

Pris dans le tourbillon des spasmes médiatiques quotidiens, on en vient à oublier qui est responsable de l’orientation de la politique agricole.

Normalement dans un pays comme la France  c’est au ministre de l’agriculture qu’il revient de gérer ce dossier. Le problème c’est que Macron a choisi une cloche pour occuper le poste. Marc Fesneau est sans doute gentil mais il a l’efficacité, la compétence et le charisme d’une limande.

À l’occasion de la crise récente, c’est le Premier ministre qui a géré directement la crise en se déplaçant sur le terrain et en proposant une soixantaine de mesures. Le ministre de l’agriculture se contentant de jouer les figurants. D’une certaine manière, le premier ministre a au moins réussi à éteindre l’incendie et à engager des pistes de réforme.

Une fois le climat un peu apaisé et comme d’habitude Macron a voulu mettre son grand nez dans le dossier pour récupérer à son profit le petit crédit obtenu par son premier ministre. À chaque fois c’est le même phénomène. Macron veut montrer qu’il est le patron, le seul quitte à se mettre  en contradiction avec son propre gouvernement. Et Macon n’a pas son pareil pour endormir médias et organisations professionnelles. Il pourrait parler pendant des heures et des jours au point de tuer par épuisement ses interlocuteurs. Il faut parfois plusieurs semaines voir plusieurs mois pour que ses interlocuteurs prennent conscience qu’ils ont été une nouvelle fois roulés dans la farine.

Il est clair par ailleurs que l’organisation agricole majoritaire à savoir la FNSEA comporte en son sein les pires contradictions entre les très gros agriculteurs qui s’en sortent bien grâce notamment aux subventions européennes ( qui sont proportionnelles à la taille des exportations) et des petits exploitants coincés dans la mono production et des prix de marché qui s’écroulent. La FNSEA a cogéré la politique agricole en France et à ce titre est aussi largement responsable de la crise.

Parmi les autres syndicats, il faut distinguer la coordination rurale qui roule surtout pour Le Pen et la confédération paysanne proche de l’extrême gauche. Bref un monde agricole aussi divisé que le monde salarié.

Ne parlons pas évidemment des organisations extérieures qui interviennent dans le champ agricole comme les écolos bobos.

Compte tenu de la diversité évoquée et de ses contradictions, le monde agricole est condamné à la crise permanente comme l’ensemble de l’économie française et européenne. Des solutions seraient possibles mais dirigées et discutées avec qui ?

Société et Démocratie : la confusion entre showbiz et intellectuels

Société-Démocratie : la grande confusion entre showbiz et intellectuels

L’expression du monde artistique sur les grands problèmes sociétaux n’est pas nouvelle mais a tendance à se multiplier à propos de tout et de rien sans aucune légitimité démocratique mais surtout sans véritable compétence intellectuelle. Bref, les réseaux sociaux ont permis de transformer n’importe quel protestation ou pétition du monde du showbiz en référence idéologique ou sociétale.

Certes dans le passé de grands noms du monde artistique se sont exprimés sur certains grands sujets fondamentaux même les plus complexes mais leur formation, leur expérience ou leur légitimité conféraient un crédit à leur propos même si évidemment sur certains aspects il pouvaient aussi se tromper.

Aujourd’hui, se multiplient les protestations d’intellectuels proclamés du showbiz et de son son environnement. C’est évidemment un peu court comme référence et comme légitimité. Certes, il n’est pas question de censurer cette expression mais simplement d’en éclairer les limites voir les manipulations. Il existe évidemment de nombreux intellectuels dans le monde artistique mais qu’il ne faut confondre avec une masse assez inculte de ceux qui se réclament du spectacle. Accéder à la célébrité à 16 ans via la télé réalité ou un passage remarqué dans un film n’autorise pas pour autant à prétendre à la pertinence sur les aspects philosophiques, politiques et plus généralement sociétaux.

Bref, on ne peut réduire la démocratie et la production intellectuelle à quelque pétitions ou quelque lignes sur Twitter.

De ce point de vue, l’appartenance au monde du showbiz ne confère pas davantage de légitimité que l’appartenance au syndicat des boulangers par exemple. À moins d’admettre la confusion entre par exemple Durkheim, Roland Barthes, Patrick Sébastien et Cyrille Hanouna.

Démocratie : la grande confusion

Démocratie : la grande confusion entre showbiz et intellectuels

L’expression du monde artistique sur les grands problèmes sociétaux n’est pas nouvelle mais a tendance à se multiplier à propos de tout et de rien sans aucune légitimité démocratique mais surtout sans véritable compétence intellectuelle. Bref, les réseaux sociaux ont permis de transformer n’importe quel protestation ou pétition du monde du showbiz en référence idéologique ou sociétale.

Certes dans le passé de grands noms du monde artistique se sont exprimés sur certains grands sujets fondamentaux même les plus complexes mais leur formation, leur expérience ou leur légitimité conféraient un crédit à leur propos même si évidemment sur certains aspects il pouvaient aussi se tromper.

Aujourd’hui, se multiplient les protestations d’intellectuels proclamés du showbiz et de son son environnement. C’est évidemment un peu court comme référence et comme légitimité. Certes, il n’est pas question de censurer cette expression mais simplement d’en éclairer les limites voir les manipulations. Il existe évidemment de nombreux intellectuels dans le monde artistique mais qu’il ne faut confondre avec une masse assez inculte de ceux qui se réclament du spectacle. Accéder à la célébrité à 16 ans via la télé réalité ou un passage remarqué dans un film n’autorise pas pour autant à prétendre à la pertinence sur les aspects philosophiques, politiques et plus généralement sociétaux.

Bref, on ne peut réduire la démocratie et la production intellectuelle à quelque pétitions ou quelque lignes sur Twitter.

De ce point de vue, l’appartenance au monde du showbiz ne confère pas davantage de légitimité que l’appartenance au syndicat des boulangers par exemple. À moins d’admettre la confusion entre par exemple Durkheim, Roland Barthes, Patrick Sébastien et Cyrille Hanouna.

Démocratie : la grande confusion entre showbiz et intellectuels

Démocratie : la grande confusion entre showbiz et intellectuels

L’expression du monde artistique sur les grands problèmes sociétaux n’est pas nouvelle mais a tendance à se multiplier à propos de tout et de rien sans aucune légitimité démocratique mais surtout sans véritable compétence intellectuelle. Bref, les réseaux sociaux ont permis de transformer n’importe quel protestation ou pétition du monde du showbiz en référence idéologique ou sociétale.

Certes dans le passé de grands noms du monde artistique se sont exprimés sur certains grands sujets fondamentaux même les plus complexes mais leur formation, leur expérience ou leur légitimité conféraient un crédit à leur propos même si évidemment sur certains aspects il pouvaient aussi se tromper.

Aujourd’hui, se multiplient les protestations d’intellectuels proclamés du showbiz et de son son environnement. C’est évidemment un peu court comme référence et comme légitimité. Certes, il n’est pas question de censurer cette expression mais simplement d’en éclairer les limites voir les manipulations. Il existe évidemment de nombreux intellectuels dans le monde artistique mais qu’il ne faut confondre avec une masse assez inculte de ceux qui se réclament du spectacle. Accéder à la célébrité à 16 ans via la télé réalité ou un passage remarqué dans un film n’autorise pas pour autant à prétendre à la pertinence sur les aspects philosophiques, politiques et plus généralement sociétaux.

Bref, on ne peut réduire la démocratie et la production intellectuelle à quelque pétitions ou quelque lignes sur Twitter.

De ce point de vue, l’appartenance au monde du showbiz ne confère pas davantage de légitimité que l’appartenance au syndicat des boulangers par exemple. À moins d’admettre la confusion entre par exemple Durkheim, Roland Barthes, Patrick Sébastien et Cyrille Hanouna.

Immigration: vote dans la confusion

Immigration: vote dans la confusion

Certes la loi immigration été votée mais dans la confusion la plus totale. Bien sûr la loi a été contestée par les partis de la gauche qui se croient détenteurs des valeurs morales alors que leurs propres soutiens approuvent le durcissement des conditions de l’immigration y compris chez les « insoumis ». Le fait nouveau, c’est que le Front National cette fois approuve un texte relativement modéré par rapport à son propre programme, que les Républicains sont contraints de rejoindre la majorité pour ne pas se contredire et qu’une partie des macronistes de l’ordre de 25 % ont refusé de voter le texte. Bref une sorte de tsunami en politique interne qui renvoie en quelque sorte à une situation proche de celle qu’on a connue sous la IVe République avec des alliances de circonstance y compris contre nature.

Dans le groupe Renaissance, 20 élus ont voté contre (dont Sacha Houlié, l’ex-chef de file des députés Marcheurs Gilles Le Gendre, et les anciens ministres Stéphane Travert et Nadia Hai), 17 se sont abstenus et deux n’ont pas pris part au vote.

Dans les rangs du Mouvement démocrate (MoDem), cinq députés ont voté contre (dont la secrétaire générale du parti, Maud Gatel), 15 se sont abstenus (dont le chef du groupe, Jean-Paul Mattei, et Jean-Louis Bourlanges) et un seul n’a pas pris part au vote.

Chez Horizons, seuls deux élus ont voté contre (Yannick Favennec-Bécot et Jean-Charles Larsonneur).

Rejet loi immigration : la confusion la plus totale pour l’opinion

Rejet loi immigration : la confusion la plus totale pour l’opinion

On ne connaît pas encore quelles seront les grandes tendances de l’opinion après le rejet de la loi immigration par l’assemblée nationale. Cependant il y a de fortes chances que cette opinion en conclut à la responsabilité de tous. Ce vote est en effet plein de contradictions comme la loi elle-même. C’est le type même d’actes politiques qui contraint à voter contre ses convictions. Pas facile à comprendre.

Il y a d’abord le texte très ambigu des pouvoirs publics qui annoncent à la fois davantage de laxisme et davantage de fermeté. Bref-le en même temps cher à Macon à la fois inefficace et en plus qui embrouille. Le gouvernement avait été contraint de modifier des articles du projet initial et de vider la loi d’une grande partie de son contenu. En outre, le gouvernement avait aussi refusé qu’on annule l’exception dont jouissent les les Algériens alors qu’ils représentent une grande part de la communauté des immigrés. Le rapprochement familial comme le droit d’asile sont aussi en cause, ils sont largement discutables dans le concret.

Les républicains de l’Assemblée nationale de leur côté ont souhaité davantage de fermeté, c’est-à-dire encore plus de fermeté au Sénat ils étaient à l’origine du texte de synthèse adoptée. Bref deux types d’attitude des « républicains ». Difficile de comprendre le refus d’une loi dont en gros ils appréciaient les principes. Évidemment, c’est pire pour le Front National qui souhaite une plus grande rigueur et qui s’oppose au texte qui la prévoit en partie. La gauche et notamment les « insoumis » ont également voté contre mais pour des motifs inverses, c’est-à-dire pour une plus grande bienveillance vis-à-vis de l’immigration y compris clandestine.

Certes les spécialistes de la politique parviennent sans doute à démêler les fils de ces immenses contradictions mais l’opinion retiendra sans doute que le système politique s’est montré complètement impuissant à gérer une question pourtant fondamentale car il ne s’agit pas seulement de gérer un stock ou un flux de personnes d’origine étrangère mais de leur influence sur ce qui fonde les valeurs républicaines et traditionnelles du pays. Bref, faute d’intégration et même assimilation, une menace de changement sociétal.

Restaurants : La grande confusion du futur label «préparé sur place»

Restaurants : La grande confusion du futur label «préparé sur place»

Le gouvernement a annoncé fin octobre que les cartes des restaurants en France devront mentionner les plats qui ne sont pas préparés sur place d’ici à 2025.Et le futur label préparé sur place devrait se substituer à l’indication actuelle « fait maison ». Un label déjà confus et en plus qui va coexister pendant un temps avec le label « préparé sur place ».

De concessions en concessions vis-à-vis d’une population très hétéroclite, le gouvernement s’enfonce dans le flou le plus absolu.

Avec l’ancien label  » fait maison » cétait déjà la confusion d’après le journal Le Monde: »Sauce maison ou en poudre ? Purée maison ou déshydratée ? Bœuf bourguignon maison ou sous vide ? Moelleux au chocolat maison ou surgelé ? Le décret relatif à la mention « fait maison ». Il concerne les établissements de restauration commerciale ou de vente à emporter de plats préparés .Les restaurateurs peuvent faire figurer sur la devanture ou la carte de leur établissement le logo « fait maison », un toit de maison posé sur un casserole, censé garantir une cuisine sur place à partir de « produits bruts ou de produits traditionnels de cuisine ». Ce logo peut être attribué plat par plat. En France, plus de 80 % des restaurants pratiqueraient une cuisine dite d’assemblage.

En réalité dans 80 % des cas au moins une partie sinon la totalité des aliments sont fabriqués de manière industrielle et nombre de restaurants sont des réchauffeurs de plats. Une situation qui porte un énorme préjudice à la gastronomie française et aux vrais professionnels.

Rien d’étonnant à cela la moitié des restaurateurs en France sont dirigée par des non professionnels; des commerçants qui se lancent dans cette profession qui n’exige aucune qualification officielle. Du coup ,rapidement beaucoup de ces nouveaux venus se rende compte de la complexité de l’activité, des problèmes de compétitivité et de gestion. D’où un recours accru à la cuisine industrielle qui permet surtout d’éviter les coûts sociaux en tout cas une partie.

Le futur label «préparé sur place» déjà très flou sur le menu des restaurants va coexister au moins un temps avec l’actuelle mention «fait maison», a indiqué ce lundi la ministre déléguée aux PME Olivia Grégoire devant des professionnels du secteur. «L’objectif est simple : garantir plus d’équité aux restaurateurs, garantir une meilleure information aux consommateurs», a-t-elle indiqué aux membres du Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR) réunis en congrès.

Ce concept de « préparé sur place » n’a aucun sens, en tout cas pas l’avantage que le précédent. Le problème est le manque de régulation d’une profession ou trop d’amateurs s’aventurent sans compétence et sans sérieux. Preuve du nouveau flou du concept préparé sur place : le slogan est établi mais pas son contenu comme l’avoue la ministre Grégoire «Il va falloir qu’on définisse ensemble le “préparé sur place”, et surtout qui soit applicable chez vous, parce que le “fait maison” tel qu’on l’a construit, doté de toutes les exceptions et spécificités, est inapplicable. Là, l’objectif va être beaucoup plus simple» ! a-t-elle assuré.

La confusion (volontaire) entre baisse de l’inflation et baisse des prix

La confusion entre baisse de l’inflation et baisse des prix

Le ministre de l’économie est un peu comme la grenouille qui voudrait se faire plus grosse que le bœuf. Il y a des mois, il avait annoncé la baisse des prix pour le début de l’été; Puis reportée à la fin de l’été et maintenant qui serait réel depuis octobre. La vérité est différente. Certes en octobre l’inflation a reflué à 4 % sur un an soit effectivement un recul par rapport à septembre qui affichait plus 4,9 %. Mais contrairement à ce qu’affirme le ministre de l’économie les prix ne baissent nullement. Au contraire il continue d’augmenter car l’inflation de 4 % en octobre se cumule avec les inflations précédentes et les prix atteignent des sommets jamais atteints.

Les chiffres provisoires de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) situent la hausse des prix à 4% au mois d’octobre, marquant une baisse significative par rapport aux chiffres du mois de septembre (4,9%) mais cela ne provoque pas pour autant au contraire une diminution des prix. À noter par ailleurs que l’inflation diminue davantage en Europe qu’en France en moyenne.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, Par ailleurs candidat à la candidature pour les présidentielles de 2027, s’est d’ailleurs encore montré très optimiste mardi matin, en réaction aux chiffres de la hausse des prix du mois d’octobre. «Nous sommes en train de sortir de la crise inflationniste», a-t-il déclaré. Il y a un an presque jour pour jour, le même Bruno Le Maire pariait en outre sur un rétablissement du thermomètre des prix autour de la barre des 2% «courant 2024».Mais il ne s’agit nullement d’un thermomètre des prix mais d’un thermomètre de l’inflation !

Société-Polémique racisme: la grande confusion

Société-Polémique racisme: la grande confusion

Et si on arrêtait de voir du racisme partout ? par Chloé Morin a été conseillère opinion auprès du premier ministre de 2012 à 2017. Elle travaille actuellement comme experte associée à la Fondation Jean Jaurès. Elle a publié On a les Politiques qu’on mérite (Fayard, février 2022). Tribune dans le Figaro


«C’est qui, les personnalités préférées des Français ? Kylian Mbappé, Yannick Noah…». Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie interviewée ce mercredi matin sur France Info, se lance dans une démonstration sur l’apport positif de l’immigration en France. Mais l’intervieweuse la coupe : «Mais ce sont des Français !». Réponse manifestement à côté du sujet, puisque la démonstration de Carole Delga visait non pas à remettre en cause l’appartenance des deux personnalités à la communauté française, mais à expliquer que l’on pouvait être en partie issu de l’immigration, et être aimé et célébré par nos concitoyens. Apparemment désarçonnée, Carole Delga tente de poursuivre, comme étonnée que l’on puisse lui intenter un procès en racisme au milieu d’une tirade qui dit l’exact inverse : «Oui, ils sont Français, mais ils sont originaires d’autres pays, leurs parents…» Feignant de ne toujours pas comprendre les propos de l’interviewée, l’intervieweuse poursuit : «La mère de MBappé est née en France». Comme si son père n’était pas né au… Cameroun. L’issue de cet échange est hélas connue, tant elle rappelle mille autres polémiques ayant agité les réseaux ces dernières années. D’une part, la journaliste s’enorgueillit d’avoir suscité une polémique et donc des «reprises», ce graal journalistique qui est hélas devenu la seule et unique mesure de la qualité des intervieweurs politiques (or, rien de mieux que «se payer» un élu quand on veut susciter la polémique). D’autre part, les réseaux reproduiront à l’infini les réactions indignées, injonctions morales et injures décomplexées de ceux qui trouveront dans ce malentendu «provoqué» délibérément par la journaliste la validation de leurs idées préconçues, à savoir qu’une partie de la gauche est manifestement raciste. (Oh mon dieu, elle a soutenu Valls pendant la primaire de 2017 ! Ceci explique cela, etc ). Et ne vous avisez pas de prendre parti pour Delga et d’affirmer qu’elle n’est en rien raciste si vous n’êtes pas vous-même racisé : vous ne connaissez pas le sujet, vous êtes donc jugé illégitime à en parler. Cette polémique serait risible si elle ne disait pas deux choses graves qui minent notre débat public et donc notre capacité à discuter sereinement des problèmes rencontrés par notre société et à dégager des compromis pour les résoudre.

Au nom de l’égalité, et du combat contre le racisme et toute forme de discrimination, bon nombre de personnes victimes desdites discriminations dénient à ceux qui n’en sont pas la cible le droit de parler de racisme et de discriminations.

Premier problème : les acteurs du débat public ne sont en rien incités à la mesure, à la nuance, et encore moins à la bienveillance. Leur performance dépend de leur capacité à faire buzz de tout bois. Et le «courage » qui est prêté aux journalistes est indexé sur leur capacité à mettre les politiques en difficulté, même lorsque pour ce faire, il s’agit de leur faire dire ce qu’ils n’ont pas dit. Dans cet univers merveilleux, la prime va aux communicants bornés et décomplexés, ceux qui pensent tellement avoir raison sur tout qu’ils assènent des contre-vérités en mode bulldozer, sans jamais être mis en difficulté par leurs contradicteurs. Les autres, ceux qui doutent, ceux qui ne se coulent pas dans le moule unique des communicants hyper média-trainés, se laissent désarçonner, caricaturer et humilier par un système qui est fait pour être fort avec les faibles, et faible avec les forts. Si seulement la capacité à douter et penser contre soi-même, et donc à changer d’avis ou à s’excuser, étaient considérées comme des vertus en politique, nul doute que le débat public ne serait pas le marécage qu’il est hélas aujourd’hui…

Second problème : la logique identitaire est en train de gagner un nombre toujours plus grand de nos concitoyens, qui quittent les rives de l’universalisme des Lumières en croyant paradoxalement concrétiser ainsi plus vite notre devise républicaine… Au nom de l’égalité, et du combat contre le racisme et toute forme de discrimination, bon nombre de personnes victimes desdites discriminations dénient à ceux qui n’en sont pas la cible le droit de parler de racisme et de discriminations. «Vous n’êtes pas “racisé” ? Vous n’avez pas le droit de vous prononcer sur le racisme !». Et sans doute par bêtise et manque de culture, les apôtres de cette nouvelle forme de lutte politique identitaire ne voient même pas qu’en revendiquant une légitimité au nom de leur identité, ils s’assignent eux-mêmes à résidence. «Je suis légitime parce que je suis victime et pas vous, mais je vous interdis de m’enfermer dans ce statut de victime !». Allez comprendre…

Si nous continuons à nous émouvoir de vaines polémiques, sans accorder la moindre attention aux maux qu’elles révèlent, il ne faudra pas s’étonner qu’un jour, il ne soit plus possible de parler du moindre sujet un tant soit peu complexe dans ce pays.

Concrètement, où nous conduit cette pente sur laquelle tant de Français – de gauche, de droite, du centre, pauvres et riches, religieux ou non – s’engagent ? À la désagrégation du débat public en bulles toujours plus petites et toujours plus étanches les unes par rapport aux autres. Et donc à l’impossibilité totale de prendre des décisions collectives issues d’un compromis relativement large. Le prof dénie à quiconque le droit de parler de l’éducation nationale, car il serait seul expert légitime à parler du sujet. La femme victime de violences ne se sent pas représentée par les hommes. La féministe refuse de juger sincère l’engagement d’un homme pour les droits des femmes. Le pauvre ne pense pas qu’un élu «riche» puisse défendre ses intérêts. Le musulman pense que l’on ne peut pas comprendre, et donc défendre ses droits si l’on n’est pas musulman soi-même. Pareil pour le transsexuel, pour l’homosexuel, pour l’immigré d’origine camerounaise, etc. La notion même de représentation, essentielle au bon fonctionnement de notre démocratie, est ainsi totalement remise en cause par des pans entiers de notre société, sans que cela n’émeuve grand monde. Si nous continuons à nous émouvoir de vaines polémiques, sans accorder la moindre attention aux maux qu’elles révèlent, il ne faudra pas s’étonner qu’un jour, il ne soit plus possible de parler du moindre sujet un tant soit peu complexe dans ce pays. Nous n’en sommes hélas pas si loin…

Polémique racisme: la grande confusion

Polémique racisme: la grande confusion

Et si on arrêtait de voir du racisme partout ? par Chloé Morin a été conseillère opinion auprès du premier ministre de 2012 à 2017. Elle travaille actuellement comme experte associée à la Fondation Jean Jaurès. Elle a publié On a les Politiques qu’on mérite (Fayard, février 2022). Tribune dans le Figaro


«C’est qui, les personnalités préférées des Français ? Kylian Mbappé, Yannick Noah…». Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie interviewée ce mercredi matin sur France Info, se lance dans une démonstration sur l’apport positif de l’immigration en France. Mais l’intervieweuse la coupe : «Mais ce sont des Français !». Réponse manifestement à côté du sujet, puisque la démonstration de Carole Delga visait non pas à remettre en cause l’appartenance des deux personnalités à la communauté française, mais à expliquer que l’on pouvait être en partie issu de l’immigration, et être aimé et célébré par nos concitoyens. Apparemment désarçonnée, Carole Delga tente de poursuivre, comme étonnée que l’on puisse lui intenter un procès en racisme au milieu d’une tirade qui dit l’exact inverse : «Oui, ils sont Français, mais ils sont originaires d’autres pays, leurs parents…» Feignant de ne toujours pas comprendre les propos de l’interviewée, l’intervieweuse poursuit : «La mère de MBappé est née en France». Comme si son père n’était pas né au… Cameroun. L’issue de cet échange est hélas connue, tant elle rappelle mille autres polémiques ayant agité les réseaux ces dernières années. D’une part, la journaliste s’enorgueillit d’avoir suscité une polémique et donc des «reprises», ce graal journalistique qui est hélas devenu la seule et unique mesure de la qualité des intervieweurs politiques (or, rien de mieux que «se payer» un élu quand on veut susciter la polémique). D’autre part, les réseaux reproduiront à l’infini les réactions indignées, injonctions morales et injures décomplexées de ceux qui trouveront dans ce malentendu «provoqué» délibérément par la journaliste la validation de leurs idées préconçues, à savoir qu’une partie de la gauche est manifestement raciste. (Oh mon dieu, elle a soutenu Valls pendant la primaire de 2017 ! Ceci explique cela, etc ). Et ne vous avisez pas de prendre parti pour Delga et d’affirmer qu’elle n’est en rien raciste si vous n’êtes pas vous-même racisé : vous ne connaissez pas le sujet, vous êtes donc jugé illégitime à en parler. Cette polémique serait risible si elle ne disait pas deux choses graves qui minent notre débat public et donc notre capacité à discuter sereinement des problèmes rencontrés par notre société et à dégager des compromis pour les résoudre.

Au nom de l’égalité, et du combat contre le racisme et toute forme de discrimination, bon nombre de personnes victimes desdites discriminations dénient à ceux qui n’en sont pas la cible le droit de parler de racisme et de discriminations.

Premier problème : les acteurs du débat public ne sont en rien incités à la mesure, à la nuance, et encore moins à la bienveillance. Leur performance dépend de leur capacité à faire buzz de tout bois. Et le «courage » qui est prêté aux journalistes est indexé sur leur capacité à mettre les politiques en difficulté, même lorsque pour ce faire, il s’agit de leur faire dire ce qu’ils n’ont pas dit. Dans cet univers merveilleux, la prime va aux communicants bornés et décomplexés, ceux qui pensent tellement avoir raison sur tout qu’ils assènent des contre-vérités en mode bulldozer, sans jamais être mis en difficulté par leurs contradicteurs. Les autres, ceux qui doutent, ceux qui ne se coulent pas dans le moule unique des communicants hyper média-trainés, se laissent désarçonner, caricaturer et humilier par un système qui est fait pour être fort avec les faibles, et faible avec les forts. Si seulement la capacité à douter et penser contre soi-même, et donc à changer d’avis ou à s’excuser, étaient considérées comme des vertus en politique, nul doute que le débat public ne serait pas le marécage qu’il est hélas aujourd’hui…

Second problème : la logique identitaire est en train de gagner un nombre toujours plus grand de nos concitoyens, qui quittent les rives de l’universalisme des Lumières en croyant paradoxalement concrétiser ainsi plus vite notre devise républicaine… Au nom de l’égalité, et du combat contre le racisme et toute forme de discrimination, bon nombre de personnes victimes desdites discriminations dénient à ceux qui n’en sont pas la cible le droit de parler de racisme et de discriminations. «Vous n’êtes pas “racisé” ? Vous n’avez pas le droit de vous prononcer sur le racisme !». Et sans doute par bêtise et manque de culture, les apôtres de cette nouvelle forme de lutte politique identitaire ne voient même pas qu’en revendiquant une légitimité au nom de leur identité, ils s’assignent eux-mêmes à résidence. «Je suis légitime parce que je suis victime et pas vous, mais je vous interdis de m’enfermer dans ce statut de victime !». Allez comprendre…

Si nous continuons à nous émouvoir de vaines polémiques, sans accorder la moindre attention aux maux qu’elles révèlent, il ne faudra pas s’étonner qu’un jour, il ne soit plus possible de parler du moindre sujet un tant soit peu complexe dans ce pays.

Concrètement, où nous conduit cette pente sur laquelle tant de Français – de gauche, de droite, du centre, pauvres et riches, religieux ou non – s’engagent ? À la désagrégation du débat public en bulles toujours plus petites et toujours plus étanches les unes par rapport aux autres. Et donc à l’impossibilité totale de prendre des décisions collectives issues d’un compromis relativement large. Le prof dénie à quiconque le droit de parler de l’éducation nationale, car il serait seul expert légitime à parler du sujet. La femme victime de violences ne se sent pas représentée par les hommes. La féministe refuse de juger sincère l’engagement d’un homme pour les droits des femmes. Le pauvre ne pense pas qu’un élu «riche» puisse défendre ses intérêts. Le musulman pense que l’on ne peut pas comprendre, et donc défendre ses droits si l’on n’est pas musulman soi-même. Pareil pour le transsexuel, pour l’homosexuel, pour l’immigré d’origine camerounaise, etc. La notion même de représentation, essentielle au bon fonctionnement de notre démocratie, est ainsi totalement remise en cause par des pans entiers de notre société, sans que cela n’émeuve grand monde. Si nous continuons à nous émouvoir de vaines polémiques, sans accorder la moindre attention aux maux qu’elles révèlent, il ne faudra pas s’étonner qu’un jour, il ne soit plus possible de parler du moindre sujet un tant soit peu complexe dans ce pays. Nous n’en sommes hélas pas si loin…

Autoentrepreneurs, la grande confusion

Autoentrepreneurs, la grande confusion
Publié: 28 février 2023, 19:14 CET

auteurs
1. Jean-Yves Ottmann
Chercheur en sciences du travail, Université Paris Dauphine – PSL
2. Andrés Davila Valdiviezo
Psychologue, chercheur en management, ESCE International Business School
3. Cindy Felio
Psychologue, Chercheuse en Sciences de l’Information et de la Communication, Laboratoire MICA (EA 4426), Université Bordeaux Montaigne
4. Fernanda Arreola
Dean of Faculty & Research, ISC Paris Business School

Depuis les années 1970, la France a multiplié les politiques publiques visant à favoriser l’entrepreneuriat pour stimuler la croissance. Ces deux dernières décennies, le nombre de créations annuelles d’entreprises a doublé, notamment sous l’effet de l’apparition du statut d’autoentrepreneur en 2009 (renommé « microentrepreneur » en 2017). Depuis, au moins la moitié des créations se font sous ce statut et aujourd’hui, un entrepreneur sur deux exerce sous ce régime. Le développement des plates-formes numériques qui recourent à des sous-traitants au lieu de salariés, comme Uber ou Deliveroo, a en effet accentué la tendance.

Pour autant, peut-on dire que tout travailleur indépendant sous le régime de l’autoentrepreneuriat est un entrepreneur ? Comme nous l’avons montré dans nos récents travaux, certainement pas.
Le statut d’autoentrepreneur a été créé pour encourager l’entrepreneuriat en réduisant les formalités administratives et en proposant des facilités économiques (exemption de TVA et de faibles cotisations sociales). S’il est tout à fait adapté à des activités complémentaires ou occasionnelles (se posant ainsi en incitation à « l’entrepreneuriat hybride », c’est-à-dire au cumul entre un emploi salarié et une création d’entreprise), il semble important de rappeler l’écart entre entrepreneur et autoentrepreneur dès lors qu’il s’agit d’une activité principale.

Un entrepreneur a une volonté de croissance et devrait, à terme, créer des emplois et dynamiser l’économie de son territoire (si ce n’est de son pays). À l’inverse, la majorité des autoentrepreneurs, qui ne font que créer leur propre activité, ne peuvent pas ou ne veulent pas croître, n’auront pas d’employés et n’ont probablement qu’un effet limité sur le dynamisme économique local (notamment en raison de leurs faibles revenus).
S’il s’agit bien de la création d’un emploi, il n’y en aura pas d’autres à la clef, c’est même implicite dans le nom originel du statut. Les « emplois » actuellement créés par les plates-formes (chauffeurs, livreurs, petits travaux, etc.) accentuent encore cet état de fait.

Au fil du temps, plusieurs modèles ont essayé de définir ce qu’est un entrepreneur. Traditionnellement, il a été défini comme une personne qui porte une innovation, qui assume le risque de l’activité ou encore qui assure la coordination d’une activité nouvelle. Plus récemment, la recherche a proposé pour de compléter ce profil avec la volonté de croissance, certains traits de personnalité ou de l’analyser dans une perspective évolutionniste (selon laquelle l’entrepreneuriat s’explique par la culture d’une société).
Or, il est facile de constater que le simple fait de travailler à son compte ne correspond aucunement à certaines de ces définitions, et seulement de manière partielle à d’autres :
Un travailleur indépendant n’a pas à être innovant ou orienté vers la croissance. Il peut parfaitement assurer sa subsistance en réalisant seul et de manière constante dans le temps une activité classique, qualifiée (artisanat d’art, graphisme, conseil aux entreprises, etc.) ou non (artisanat simple, services aux particuliers, taxi, etc.).
La réalité pratique et juridique va d’ailleurs en ce sens, puisque la majorité des aides financières à la création d’entreprise, notamment toutes celles à l’innovation, ne peuvent être obtenues sous statut d’autoentrepreneur.

Il est donc nécessaire de clarifier la différence entre entrepreneuriat et travail indépendant, de distinguer leurs effets, leurs intérêts et leurs difficultés, et de mettre en place des politiques publiques distinctes.

Que pouvons-nous faire pour cela ? Il est possible d’apporter des réponses en tant que chercheurs, décideurs publics ou même simples citoyens.
En tant que chercheurs, il semble nécessaire de distinguer dans nos travaux entrepreneurs et travailleurs indépendants (« self-employed »). Comment espérer influer sur les politiques publiques lorsque le champ académique lui-même n’est pas capable de dépasser ces limites conceptuelles ? Ce déficit de distinction conduit à survaloriser l’entrepreneuriat comme une réponse « héroïque » et viable aux difficultés rencontrées par certaines populations, en construisant des conclusions sur la prégnance du travail indépendant.

Or, si le travail indépendant constitue une réponse possible et viable au chômage, il a aussi d’importantes limites en termes de revenus, de sécurité et de capacité à démultiplier le gain économique. En l’état de la littérature, le champ de la recherche sur l’entrepreneuriat n’est aujourd’hui que peu capable de traiter les questions soulevées par le statut d’autoentrepreneur (contrairement par exemple à nos collègues sociologues, qui se sont saisis avec pertinence de ses ambiguïtés).

Au niveau des décideurs publics, il semble nécessaire de mesurer de manière plus précise les résultats et les externalités des politiques publiques associées à l’entrepreneuriat. Cela passe par distinguer systématiquement création d’entreprise et création d’autoentreprises. De même, mesurer le niveau de vie à moyen terme des personnes ayant bénéficié d’aides à la création semble nécessaire. N’aurait-il pas été plus pertinent de les aider à trouver un emploi « classique » ? Est-il souhaitable de créer une classe de « faux entrepreneurs précaires » sous prétexte de faire baisser le taux de chômage ?

La récente réforme de l’assurance chômage va-t-elle pousser davantage de personnes notamment des seniors, vers ces statuts précaires, peu rémunérateurs et peu créateurs de valeur pour le système économique ? De nouveaux questionnements et de nouveaux indicateurs sont nécessaires pour répondre à ces questions. Et ces indicateurs doivent aussi exister au niveau des organismes non gouvernementaux. Par exemple, aujourd’hui, l’OCDE mesure l’entrepreneuriat et l’emploi indépendant comme des synonymes.

Enfin, en tant que citoyens, nous pouvons bien sûr réclamer une meilleure évaluation des politiques publiques liées à l’entrepreneuriat. Quel est le montant des fonds distribués par la BPI, pour combien d’emplois créés et à quel terme ? Quels sont les fonds réellement consacrés à l’accompagnement de travailleurs indépendants à l’activité potentiellement pérenne ? Doit-on subventionner des plates-formes pour qu’elles créent des autoentrepreneurs paupérisés ?

Il s’agit aussi de faire la part des choses : certes, le contexte médiatique sature l’opinion publique d’histoires d’entrepreneurs héroïques et multimilliardaires, ou encore de start-up disruptives et révolutionnaires. Mais l’immense majorité des travailleurs indépendants s’efforce tout simplement de fournir des services classiques, simples et locaux. Ces derniers méritent certainement davantage de considération.
dans the conversation

Transport- »GRAND PORT » DE MARSEILLE À LYON : LA GRANDE CONFUSION DE MACRON

Transport- »GRAND PORT » DE MARSEILLE À LYON : LA GRANDE CONFUSION DE MACRON

Macron qui s’exprime sur tout et beaucoup en ce moment sur les transports par exemple quand il annonce la création de RER dans des villes de province veut maintenant un grand pport de Marseille à Lyon. Lyon qui deviendrait alors un grand pôle logistique pour l’ensemble de l’Europe.

Il y a d’abord une grande confusion dans la mesure où il ne s’agit pas d’un port à proprement parler mais du développement de l’hinterland, c’est-à-dire la zone d’influence, du port de Marseille jusqu’à Lyon. Les travaux concerneraient donc surtout les ports de Lyon et de Marseille.

Seconde observation ,les ports étrangers d’Anvers ou de Rotterdam pèsent davantage sur Lyon que Marseille en raison de l’attraction qu’ils exercent sur le commerce international. En outre, Marseille est très concurrencé par les ports italiens et espagnols également plus compétitifs et plus réactifs.

La grande question est donc l’insuffisante attractivité du port de Marseille affecté régulièrement par différents dysfonctionnements.

Ce que veut dire Macron en réalité c’est qu’il faut davantage utiliser la voie d’eau entre Marseille et Lyon pour soulager le trafic du sillon rhodanien.

« Marseille est une porte d’entrée naturelle, par sa position géographique et par la présence de ses industries tournées vers l’avenir. Il faut aussi qu’on fasse, là encore pour des questions de cohérence énergétique et industrielle, ce Grand Port qui aille de Marseille à Lyon », a déclaré Emmanuel Macron à La Provence. Avant d’ajouter que ce Grand Port « remontera le sillon rhodanien pour acheminer les énergies et les marchandises vers la vallée de la chimie, au sud de Lyon, et permettra aussi de connecter l’Allemagne et son cœur de production ». À noter qu’il y a longtemps que l’Allemagne et surtout connecter avec les ports néerlandais, belges et ses propres installations.

Il se pourrait que l’idée de Macron provienne aussi des lobbyistes qui travaillent pour un illusoire canal Rhin-Rhône à grand gabarit.

Alain Bonnafous , un des meilleurs experts transport, avait démontré en 1997 que la rentabilité d’une liaison Rhin-Rhône ne saurait être atteinte, à moins d’user de « gags méthodologiques » comme ceux de certains rapports publiés dans les années 1990. Il a également souligné la lenteur croissante du transport fluvial lorsqu’il pénètre à l’intérieur des terres, du fait de l’augmentation du nombre des écluses. Ainsi, avec le grand gabarit, il y aurait 4,5 jours de navigation entre Marseille et Strasbourg (pour 873 km avec une quarantaine d’écluses à franchir) et 2 jours entre Rotterdam et Strasbourg (pour 737 km et 2 écluses), soit 6,5 jours de bout en bout. Par la mer, on va au moins aussi vite : la liaison maritime entre Marseille et Anvers via Gibraltar prend 6 jours avec des volumes bien plus importants que ne pourrait le faire le mode fluvial modernisé. Mais cet argument ne prend pas en compte les dessertes intra-continentales.

Dans le contexte du Grenelle de l’environnement, un canal se justifie pleinement par ses effets économiques et environnementaux. Mais pour Seine-Nord, Rémy Prud’homme (2006) a démontré la faiblesse des arguments de Voies Navigables de France en termes de bilan carbone. Il a conclu à l’absurdité financière d’un projet estimé à 3,5 milliards d’euros pour les finances publiques.

GRAND PORT » DE MARSEILLE À LYON : LA GRANDE CONFUSION DE MACRON

« GRAND PORT » DE MARSEILLE À LYON : LA GRANDE CONFUSION DE MACRON

Macron qui s’exprime sur tout et beaucoup en ce moment sur les transports par exemple quand il annonce la création de RER dans des villes de province veut maintenant un grand pport de Marseille à Lyon. Lyon qui deviendrait alors un grand pôle logistique pour l’ensemble de l’Europe.

Il y a d’abord une grande confusion dans la mesure où il ne s’agit pas d’un port à proprement parler mais du développement de l’hinterland, c’est-à-dire la zone d’influence, du port de Marseille jusqu’à Lyon. Les travaux concerneraient donc surtout les ports de Lyon et de Marseille.

Seconde observation ,les ports étrangers d’Anvers ou de Rotterdam pèsent davantage sur Lyon que Marseille en raison de l’attraction qu’ils exercent sur le commerce international. En outre, Marseille est très concurrencé par les ports italiens et espagnols également plus compétitifs et plus réactifs.

La grande question est donc l’insuffisante attractivité du port de Marseille affecté régulièrement par différents dysfonctionnements.

Ce que veut dire Macron en réalité c’est qu’il faut davantage utiliser la voie d’eau entre Marseille et Lyon pour soulager le trafic du sillon rhodanien.

« Marseille est une porte d’entrée naturelle, par sa position géographique et par la présence de ses industries tournées vers l’avenir. Il faut aussi qu’on fasse, là encore pour des questions de cohérence énergétique et industrielle, ce Grand Port qui aille de Marseille à Lyon », a déclaré Emmanuel Macron à La Provence. Avant d’ajouter que ce Grand Port « remontera le sillon rhodanien pour acheminer les énergies et les marchandises vers la vallée de la chimie, au sud de Lyon, et permettra aussi de connecter l’Allemagne et son cœur de production ». À noter qu’il y a longtemps que l’Allemagne et surtout connecter avec les ports néerlandais, belges et ses propres installations.

Il se pourrait que l’idée de Macron provienne aussi des lobbyistes qui travaillent pour un illusoire canal Rhin-Rhône à grand gabarit.

Justice : La confusion entre État de droit et propagande

Justice : La confusion entre État de droit et propagande

Ghislain Benhessa avocat et docteur en droit dénonce la confusion entreÉtat de droit et propagande après que le Conseil d’État ait validé une circulaire permettant aux enfants transgenres d’utiliser leur nom d’usage à l’école. ( dans le Figaro, extrait)

Le Conseil d’État a validé la circulaire de Jean-Michel Blanquer . Résultat: les enfants transgenres ont désormais le droit d’utiliser leur prénom d’usage – c’est-à-dire de leur choix – au cours de leur vie scolaire. La plus haute juridiction de l’ordre administratif français sacralise ainsi l’inclusivité de l’école de la République «nouveau genre» – sans mauvais jeu de mots. De l’autre, la presse s’indigne de voir la Cour suprême des États-Unis détruire nombre d’acquis sociaux et «sociétaux» – pour reprendre le lexique en vogue.

En juin dernier, c’était l’avortement que les juges américains auraient décidé d’abolir, en même temps qu’ils homologuaient le droit de porter une arme hors de chez soi. Aujourd’hui, via des questions constitutionnelles relatives à l’organisation des élections et aux convictions religieuses, seraient à leur menu les droits des Afro-américains et des homosexuels, victimes toutes désignées de leur jurisprudence rétrograde. Vu de haut, le clivage saute aux yeux. Chez nous, des magistrats progressistes prompts à corriger toutes les discriminations. Outre-Atlantique, des juges au conservatisme suspect, voire scandaleux. Pour certains nommés – comme par hasard – par ce diable de Donald Trump.

Par-delà les distinctions de nature entre ces deux juridictions – la Cour suprême se rapproche davantage de notre Conseil constitutionnel –, et par-delà les critiques qui pleuvent à l’encontre de la composition de la plus haute juridiction des États-Unis, une telle lecture procède d’une erreur fondamentale: l’oubli de ce que signifie l’État de droit. De nos jours, il est courant d’assimiler l’État de droit à l’abolition des discriminations, à la reconnaissance des singularités de chacun, à la sanctification des doléances – individuelles ou communautaires. Changer de sexe à l’état civil sans opération chirurgicale préalable? Un droit au nom du respect de sa vie privée, dixit la Cour européenne des droits de l’Homme, suivie par la Cour de cassation. Porter le voile islamique en toutes circonstances? Une «liberté» promue par la «diversité», pour reprendre le lexique du Conseil de l’Europe.

Que le Parlement européen a d’ailleurs fait sien, rejetant l’amendement de François-Xavier Bellamy qui voulait que les institutions de Bruxelles cessent de financer les campagnes de promotion du hijab. Changer de prénom à l’école – c’est-à-dire dès l’enfance – au nom de sa transidentité? La marque d’une «scolarisation inclusive» de tous les élèves et le désir d’assurer le «bien-être des jeunes concernés», selon le Conseil d’État. La trame est claire, l’objectif affiché: biffer les différences de traitement, satisfaire les désirs, permettre à chacun d’être qui il veut, comme il l’entend, quand il le souhaite. L’État de droit mué en caisse enregistreuse des revendications, en somme. Et grand ordonnateur de l’éventail des droits brandi à tout bout de champ.
À lire aussiL’ancien juge de la Cour suprême Stephen Breyer: «La Constitution sert à maintenir l’unité des États-Unis»

La prudence du juge est la démonstration de sa sagesse. L’antidote au militantisme. Et le signe qu’il ne tente pas de s’improviser législateur occulte.
Aujourd’hui, au nom des « valeurs » de l’État de droit inscrites au frontispice des traités européens et balancées au visage des mauvais élèves comme la Pologne et la Hongrie, le juge est le bras armé de la déconstruction.

Cette leçon, plus personne ne la comprend. En confondant État de droit et propagande, acte de juger et béatification du progressisme, droit et moraline, le juge se mue chaque jour davantage en suppôt de l’air du temps. Il n’est plus l’exégète consciencieux des textes qui lui préexistent, le gardien des principes dont il a la charge discrète, mais le promoteur d’une révolution des consciences. Jadis, le juge devait être «la bouche de la loi», selon la vieille formule de Montesquieu. Le subordonné du législateur. Aujourd’hui, au nom des «valeurs» de l’État de droit – dont la sacro-sainte protection des minorités – inscrites au frontispice des traités européens et balancées au visage des mauvais élèves comme la Pologne et la Hongrie, il est le bras armé de la déconstruction favorisée par le «wokisme». Plutôt que d’importer ce courant mortifère, qui fissure la cohésion nationale, méditons la position de la Cour suprême. Essayons, pour une fois, de tirer des États-Unis le meilleur. Le mauvais juge n’est pas forcément celui qu’on croit.

Valeurs républicaines: La confusion de Macron

 

Valeurs républicaines: La confusion de Macron

 

Une preuve supplémentaire de l’idéologie très floue et  très fluctuante de Macron quand il confond majorité et concept de valeurs républicaines. En affirmant que leurs opposants n’adhèrent pas aux valeurs républicaines, Emmanuel Macron et Elisabeth Borne se prêtent à une falsification qui caricature notre histoire et remet en cause les principes de notre vie en commun, affirme le philosophe Jean-Fabien Spitz, dans une tribune au « Monde ».

 

Ces dernières vingt-quatre heures, les déclarations des deux dirigeants du pouvoir exécutif de la République française ne peuvent manquer d’interpeller les citoyens de ce pays.

Emmanuel Macron, s’exprimant sur le tarmac de l’aéroport d’Orly et appelant les électeurs à lui donner, à lui et à son parti, une majorité forte et cohérente proclame qu’« aucune voix ne doit manquer à la République ».

Le lendemain, la première ministre déclare sur France 2 : « La République, c’est la défense des valeurs républicaines : la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité ; c’est des valeurs qui sont au cœur de notre projet », et elle ajoute : « D’autres projets, comme celui de M. Mélenchon, ne portent pas ces valeurs, sont ambigus vis-à-vis de la laïcité. »

Le président affirme donc que seuls les citoyens qui approuvent son programme sont républicains, et la première ministre affirme de même que ses opposants dans cette bataille démocratique n’adhèrent pas aux valeurs de la République.

Il faut mettre un terme à cette falsification qui caricature notre histoire et remet en cause les principes de notre vie en commun. Il y a toujours eu, en France, deux acceptions rivales de ce qu’est un régime politique qui serait la chose de tous et qui garantirait à l’ensemble de ses citoyens, croyants ou non, la liberté et l’égalité.

L’une est libérale et elle pense que les valeurs de la République sont réalisées lorsque les lois sont impartiales, que les discriminations légales ont disparu et que les droits sont les mêmes pour tous.

L’autre est sociale et elle est convaincue que ces mêmes valeurs exigent que la puissance publique s’engage pour établir les conditions matérielles d’une liberté réelle et garantir à tous les citoyens l’accès aux biens fondamentaux que sont l’éducation, la santé, le logement, la retraite, un accès que l’évolution spontanée des échanges, qui tend à polariser la richesse, ne suffit pas à garantir et sans lequel il n’y a ni liberté réelle ni égalité authentique.

Quant à la laïcité, les fronts sont aujourd’hui renversés, car ce sont les adeptes de la République libérale qui mettent en avant une conception répressive de cette valeur et la transforment en une série de dogmes auxquels il faudrait adhérer sans réfléchir, alors que les partisans de la République sociale ont été capables d’en préserver le principe : la laïcité, c’est la liberté de croire et de pratiquer sa religion sans que l’Etat s’en mêle.

Il n’y a pas de vérité en politique et c’est pour cela que nous avons fondé des démocraties, des régimes dans lesquels la manière dont nous voulons organiser notre vie collective et concevoir ce qu’exigent de nous la liberté et l’égalité est l’objet d’un débat permanent et salutaire.

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