Archive pour le Tag 'confusion'

Passe sanitaire dans les centres commerciaux : une confusion totale

Passe sanitaire dans les centres commerciaux : une confusion totale

. On ne peut pas dire que le conseil d’État ait beaucoup clarifié la situation relative aux conditions de contrôle du pass sanitaire dans les centres commerciaux. On peut même dire que les réticences du conseil d’État apportent davantage de confusion que de clarification. Dans son avis rendu lundi, le Conseil d’Etat souligne donc que la présentation d’un pass sanitaire dans les centres commerciaux est « susceptible de concerner tout particulièrement l’acquisition de biens de première nécessité, notamment alimentaires ». Le gouvernement a annoncé dés hier soir vouloir maintenir l’obligation de présenter un pass sanitaire dans certains centres commerciaux dont la taille sera définie par décret, en tenant compte de l’avis du Conseil d’Etat sur le sujet, a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. « Le pass pourra être requis dans les centres commerciaux dès lors que sera garanti l’accès aux biens de première nécessité à l’échelle du territoire », a indiqué M. Attal qui reprend ainsi textuellement l’avis du conseil d’État déjà confus mais sans l’éclairer aucunement.

Cette dernière déclaration a ajouté à la confusion générale sur l’application des mesures et suscité la colère des représentants des centres commerciaux qui ont dénoncé lundi soir l’ »énorme imbroglio » induit par les annonces gouvernementales autour du pass sanitaire qui s’imposera ou pas en fonction de la présence à proximité de commerces de première nécessité.

Passe sanitaire : le Conseil d’État crée la confusion

Passe sanitaire : le Conseil d’État crée la confusion

 

Officiellement, le conseil d’État a approuvé le projet de loi du gouvernement concernant la mise en œuvre du pass sanitaire. Mais avec de telles réserves que cela jette beaucoup de confusion sur l’application des mesures en plus applicables dans 24 heures.

Ainsi notamment le pass sera obligatoire dans les grands centres commerciaux mais  la copie du gouvernement devra être revue. Même obligation à partir de mercredi 21 juillet puis début août dans les cafés, bars, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, et maisons de retraite;

Un pass sera obligatoire mais le conseil d’État ne précise pas les conditions de son contrôle et conteste même l’ampleur des sanctions.

Des sanctions dont le montant pouvait atteindre jusqu’à 9000 € d’amende et qui serait ramené à 1500 € pour une personne physique et 7500 € pour une personne morale.

Pour résumer le pass ne sera pas opérationnel avant de nombreuses précisions de la part du gouvernement.

Plan climat Union européenne : la confusion entre sobriété et précarité

Plan climat Union européenne : la confusion entre sobriété et précarité 

 

 

Clément Sénéchal, porte-parole « Climat » de l’ONG Greenpeace FranceConsidère que le plan européen va surtout frapper les ménages les moins favorisés. (Interview France Info, extrait).

Est-ce que ces douze propositions de la Commission européenne sont à la hauteur de l’enjeu ?

Comme souvent, le diable se cache dans les détails. Déjà, l’objectif nos émissions de 55% d’ici à 2030 est trop faible et surtout, c’est un objectif de baisse nette, c’est-à-dire que ce n’est pas un objectif de baisse réelle ou de baisse brute. En réalité,on compte sur de la compensation carbone. Quand on fait le calcul, il s’agit plutôt d’une baisse de 50% que nous prépare la Commission. Or, l’ONU et le consensus scientifique nous dit qu’il faudrait réduire nos émissions de 7,6 % par an, donc être plutôt à moins 70% en 2030. Ensuite, quand on regarde les différentes réformes législatives mises sur la table, effectivement, elles sont ambitieuses de prime abord, mais beaucoup moins quand on regarde dans le détail.

« Par exemple, la fin des ventes des véhicules thermiques est indispensable mais ça fait des années que les ONG réclament cette mesure. Mais sur une date qui serait de 2030 au plus tard, et non pas 2035 si on veut respecter l’objectif de neutralité carbone en 2050. »

 

Idem pour la taxation du kérosène, donc du carburant pour l’aviation, c’est indispensable également. Mais on nous dit, en fait, que ça ne va concerner que les vols européens et donc la moitié des émissions du secteur, puisqu’on va exempter les vols hors Union européenne, les vols internationaux qui dépassent les frontières. D’autant que cette taxation, ne sera finalisée que dans dix ans, ce qui est complètement aberrant. Pendant ce temps-là, le secteur aérien va bénéficier, comme il en a déjà bénéficié pendant de nombreuses années, de niches fiscales sur le kérosène.

Est-ce que la taxe carbone aux frontières ne peut pas limiter les importations depuis des pays lointains comme la Chine qui font beaucoup de dégâts et polluent énormément ?

Ce n’est pas forcément une mauvaise mesure. Simplement, si en parallèle on ne répare pas le marché carbone existant, ça ne sert à rien. Le marché carbone est un marché sur lequel on s’échange des droits à polluer, qui sont émis initialement par la Commission européenne. C’est une manière parmi d’autres de fixer prix à la tonne de carbone. Aujourd’hui malheureusement, sur le marché carbone européen, il y a un prix de la tonne de carbone qui ne concerne pas l’ensemble des industries, il concerne à peine 6% des émissions industrielles. Parce qu’on a des monceaux de quotas gratuits de droits à polluer qui sont qui sont alloués gratuitement, par exemple au secteur aérien, par la Commission européenne.

Par ailleurs, il faudrait fixer un prix plancher à cette tonne de carbone. Il faudrait que ce prix suive une trajectoire haussière pluriannuelle pour atteindre 180 euros d’ici à la fin de l’année. Il faut aussi réduire drastiquement le nombre de quotas en circulation sur le marché carbone, sans cette réforme du marché carbone, cette taxe aux frontières ne servira à rien.

A côté de ça, vous avez des propositions qui sont dangereuses, comme l’élargissement du marché carbone européen au secteur du bâtiment et du transport routier. Jusqu’à présent il concernait surtout les installations industrielles, il était donc acquitté par les entreprises, par l’appareil productif. Sauf qu’avec cet élargissement, on va surtout frapper les consommations populaires. On va faire monter la facture de carburant et de chauffage et donc on va venir percuter des pratiques qui sont captives, qui sont qui sont incontournables aujourd’hui pour les classes populaires. Donc, on va engendrer de la précarité supplémentaire.

Il y a donc selon vous des risques de surcoût pour de nombreux ménages ou certaines entreprises aussi, on pense aux factures d’eau, de carburant, de fioul ou de gaz ?

Cet élargissement du marché carbone au secteur du bâtiment et au secteur du transport routier va frapper les ménages les plus précaires. D’autant plus brutalement qu’on est sur un marché, et donc, on est sur des mécanismes qui sont spéculatifs et qui entraînent une volatilité des prix extrêmement brutale. La Commission doit changer de matrice idéologique. Aujourd’hui, elle doit changer l’équation sur le partage de l’effort. C’est aux multinationales et aux ménages les plus aisés de faire la grande part de l’effort. Sinon, on confond sobriété et précarité.

La grande confusion idéologique de la gauche

La grande confusion idéologique de la gauche

Philippe Corcuff dresse le panorama de l’extrême confusion idéologique actuelle.

Le sociologue et politiste signe un méticuleux travail d’analyse dans lequel il dissèque les manquements, les incohérences et les errements de la gauche, dont la droite et plus encore l’extrême droite font leur miel.

Analyse du Livre de Philippe Corcuff dans le Monde

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Voici un livre important qui, s’exprimant de l’intérieur de ce que l’on appellera par commodité la gauche intellectuelle radicale, met méthodiquement les pieds dans (presque) tous les plats habituellement contournés par celle-ci. Au-delà de ce « camp » spécifique, toujours influent par son rôle de producteur de concepts et de discours pour tout projet politique alternatif, cet ouvrage est susceptible d’intéresser quiconque, y compris parmi les « modérés », tente de retrouver des repères dans l’actuel brouillard du « confusionnisme ».

Le mot appelle une définition. Pour l’auteur, sociologue et politiste, c’est « le nom actuel d’une désagrégation relative des repères politiques antérieurement stabilisés autour du clivage gauche-droite et du développement de passerelles discursives entre extrême droite, droite, gauche modérée et gauche radicale ».

Il ne s’agit donc pas de la figure classique des « extrêmes qui se rejoignent », mais d’un phénomène bien plus large, dont l’effet est de « générer des interférences entre des postures et des thèmes auparavant antagonistes ». Entre, par exemple, internationalisme et souverainisme, accueil des migrants et sacralisation de la frontière, universalisme et culte de l’identité, souci écologique et exaltation des racines terriennes…

Ses composantes, enchevêtrées et mouvantes, sont patiemment décortiquées : l’identitarisme, le « postfascisme » (ainsi défini parce que l’extrême droite, naguère antirépublicaine, se réclame aujourd’hui de l’héritage républicain dans sa forme autoritaire), l’extrême-droitisation (notamment de la droite classique), l’ultraconservatisme et le conspirationnisme qui gagne partout du terrain. Soumise à ces « interférences confusionnistes », la critique de la société et de ses injustices revêt alors les formes dégradées d’un hypercriticisme « antisystème » où se côtoient et se recoupent la transgression et la posture rebelle, la prétention à briser les tabous, la stigmatisation des médias, l’ivresse du simplisme et l’exploitation du ressentiment.

Peu suspect de connivence avec le macronisme, dont il envisage toutes les évolutions possibles y compris les pires, l’auteur observe néanmoins que l’effacement de la frontière symbolique avec l’extrême droite ouvre un « un abîme relativiste relevant du tragicomique » quand le terme de dictature est utilisé pour qualifier l’état politique actuel de la France. Chemin faisant, cet ouvrage apparaît comme une encyclopédie des manquements, des incohérences et des errements de la gauche, dont la droite et plus encore l’extrême droite font leur miel.

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EDF : Abandon du projet Hercule ou confusion ?

EDF : Abandon du projet Hercule ou confusion ?

Officiellement le ministre de l’économie a déclaré que le projet Hercule qui vise à réorganiser EDF en plusieurs sociétés à ouvrir à la concurrence était abandonné. Le ministre de l’économie est pris entre deux feux celui de la commission européenne qui risque d’exiger davantage de libéralisation et la pression des syndicats qui veulent conserver l’unité actuelle.

 

À l’origine pour schématiser , le projet Hercule prévoyait  la constitution de deux entités. Une entité EDF essentiellement consacrée à la production et une autre société pour la distribution ouverte à la concurrence.

 

En fait, le ministre de l’économie semble maintenir le principe d’entité autonome de production et d’entités de distribution simplement en changeant le nom du projet Hercule. « Oublions Hercule et construisons ensemble le grand EDF. » Dans les colonnes du quotidien Ouest-France, vendredi 23 avril, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a acté l’abandon du nom  »projet Hercule » à propos du chantier tant décrié de réorganisation d’EDF. Présenté en juin 2019, ce plan consiste en une transformation du groupe EDF en trois entités distinctes. Il fait déjà l’unanimité contre lui, syndicats et opposition y voyant une manière de démanteler une entreprise stratégique.

Le seul changement vis-à-vis du projet Hercule consisterait à créer une direction des ressources humaines communes entre les différentes sociétés EDF.

« La réforme d’EDF est désormais innommée et ne s’appellerait plus Hercule mais ses fondamentaux restent absolument inchangés avec un morcellement et une désorganisation réaffirmés. Les salariés du groupe EDF (…) continuent de rejeter cette réforme avec raison et détermination », déclarait l’intersyndicale dans un communiqué du 8 avril (PDF). Des réunions avec l’ensemble des confédérations syndicales auront lieu à l’initiative du ministre pendant la semaine du 26 avril.

Incident diplomatique avec Erdogan : Une intentionnalité turque mais aussi une confusion européenne

Incident diplomatique avec Erdogan : Une intentionnalité turque mais aussi une confusion européenne  

 

Pour le Professeur de science politique, François Foret,  les habitudes protocolaires européennes ont plus d’une fois suscité la perplexité et l’embarras des pays tiers. Mais dans le cas de l’incident entre Recep Tayyip Erdogan et Ursula von der Leyen, l’intentionnalité laisse peu de doute, estime le professeur de science politique François Foret.

 

Tribune.

 

Un incident a défrayé la chronique lors de la rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 6 avril 2021 à Ankara. Cette dernière ne s’est pas vue offrir de chaise identique à celles des deux autres dirigeants et, après quelques instants d’embarras, s’est vue reléguer sur un canapé à quelque distance au même titre que le ministre turc des affaires étrangères.

Il est commun d’ignorer – voire de se moquer ouvertement – de tels détails cérémoniels renvoyant à un formalisme jugé superficiel et obsolète. Les démocraties basées sur la croyance en un gouvernement rationnel plaçant les passions politiques (et notamment les susceptibilités nationales) sous contrôle font profession d’indifférence en la matière.

L’Union européenne (UE), en tant que système politique réaliste se justifiant par la conciliation des intérêts, l’efficacité de ses politiques et les biens publics (paix, prospérité) offerts aux citoyens, a poussé à son acmé le refus de la ritualisation. Elle a misé sur un « laisser-faire » reposant sur l’autorégulation des acteurs et évitant autant que possible de devoir trancher d’épineuses questions de préséances.

Enfin, à l’heure des réseaux sociaux, la communication politique contemporaine, dominée par la recherche de proximité et d’accessibilité, contribue à rendre dérisoire toute notion d’étiquette. L’histoire longue nous rappelle cependant que le protocole opère la mise en forme symbolique de l’ordre politique. Il exprime et exacerbe les rapports de pouvoir et les hiérarchies. S’il n’est qu’apparence, il donne à voir des logiques beaucoup plus profondes.

Cette fonction de révélateur est particulièrement sensible concernant une entité aussi récente et faiblement ancrée dans les imaginaires collectifs que l’UE. Les batailles protocolaires ont jalonné les controverses sur la nature du projet politique communautaire et sur le statut de ses institutions. Dès les années 1960, De Gaulle s’insurge contre les prétentions de Walter Hallstein de se voir réserver les mêmes prérogatives qu’un chef d’Etat en tant que président de la Commission et d’avoir droit à un tapis rouge, avec comme enjeu sous-jacent l’autonomie de son institution.

 

La codification progressive du Conseil européen à partir des années 1970, les élargissements successifs puis la multiplication des figures d’autorité et de notoriété (présidents du Parlement européen, du Conseil européen, de la Banque centrale européenne, Haut Représentant, etc.) entraînent de nombreuses querelles symboliques qui sont autant d’affrontements interinstitutionnels où chaque acteur défend ses prérogatives autant que son rang.

La mosquée Al Azhar ou la grande confusion intellectuelle

La mosquée Al Azhar ou la grande confusion intellectuelle

il y a quelque chose de surréaliste dans l’appel du  grand imam de la mosquée Al Azhar en Egypte pour criminaliser les actions hostiles à l’islam face au droit revendiqué en France de continuer à montrer des caricatures de Mahomet. Première observation, s’il y avait lieu de criminaliser des actions contre l’islam, il  faudrait par équité viser toute les religions car l’islam ne saurait être la seule et unique référence spirituelle.

La seconde observation concerne les confusions qu’entretiennent les radicaux islamistes avec le droit. L’intéressé confond sans doute la critique avec le crime. Deviendrait alors criminelle toute pensée, toute expression, toute action en désaccord avec l’islam. Bref une espèce de dictature juridique fondée sur la primauté de la loi islamique. Exactement ce qui se passe dans les dictatures islamiques comme en Iran et nombre d’autres pays musulmans.

Par contre, l’appel du responsable de la mosquée est fondé quand il se pose à l’instrumentalisation de la religion musulmane à des fins électorales. On peut seulement souhaiter que ce souhait soit partagé et respecté précisément dans les dictatures islamiques. Le cheikh Ahmed al Tayeb, qui, en tant que dirigeant de cette mosquée et de l’université qui y est rattachée, est l’un des plus hauts dignitaires de l’islam sunnite, a effet déclaré que son institution rejetait fermement toute exploitation des sentiments antimusulmans à des fins électorales.

Notons que Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a été beaucoup plus mesuré et pour cause car il connaît la menace islamique dans son propre pays. Il a simplement déclaré que la liberté d’expression ne devait pas autoriser à offenser plus de 1,5 milliard de personnes à travers le monde.

Mieux, Il a aussi exprimé un rejet ferme de toute forme de violence au nom de la défense d’une religion ou de symboles religieux.

Masques: obligatoires: manque de courage et confusion pour les ERP ( établissement recevant du public )

Masques: obligatoires: manque de courage et confusion pour les  ERP ( établissement recevant du public )

 

Une nouvelle fois, ce qui va caractériser l’analyse du discours de Macron, c’est son manque de courage autant que sa confusion. Un manque de courage vis-à-vis du  masque. Et forcément une confusion. Faut-il rappeler qu’au départ ce port du masque a été tellement critiqué par les experts comme par le gouvernement. Aujourd’hui, on envisagerait de le rendre obligatoire mais uniquement dans les espaces publics clos (ERP) . Une espèce de définition particulièrement vague d’abord pour définir ce qui est public ou même parfois qui peut être considéré comme clos ou non, ou en partie. il aurait été tellement plus simple de déclarer que compte tenu d’une pandémie qui ne cesse de se développer partout dans le monde, une deuxième vague est incontournable et que le port du masque doit être obligatoire en dehors du domicile. Macron n’a pas pris cette décision par peur de ses propres contradictions et surtout par peur de mécontenter encore une opinion publique qui lui est de plus en plus hostile.- Emmanuel Macron a donc seulement annoncé mardi que le port du masque allait devenir obligatoire dans tous les lieux publics clos en France face à recrudescence de l’épidémie liée au coronavirus.

Lors d’une interview télévisée à l’occasion de la fête nationale, Emmanuel Macron a dit vouloir permettre à tout Français de se faire tester, même sans prescription médicale.

La France sera prête en cas de nouvelle vague épidémique, a aussi assuré le président de la République.

“Nous sommes en train de tout faire pour éviter une nouvelle vague et de faire une approche différenciée si elle apparaissait”, a-t-il précisé. “Si on ne veut pas de deuxième vague, ça dépend de nous.”

Les autorités ont fait le nécessaire pour que la rentrée des classes se déroule “dans des conditions quasi normales”, a aussi souligné Emmanuel Macron.

Si un vaccin contre le coronavirus était trouvé, “la France sera servie parmi les premiers pays”, a aussi déclaré le chef de l’Etat, alors que le groupe français Sanofi travaille à l’élaboration d’un vaccin contre le virus qui a fait plus de 30.000 morts en France et reste très actif dans le monde.

Prospective -«Une agriculture compétitive pour nourrir la France et la planète.» ou le triomphe de la confusion !

Prospective -«Une agriculture compétitive pour nourrir la France et la planète.» ou  le triomphe de la confusion !

 

 

 

Une tribune dans l’opinion de Sylvie Brunel, géographe, professeur à Sorbonne Université, mérite la lecture car elle caractérise les contradictions voilées de l’approche de certaines  élites politiques , institutionnelles voir intellectuelles  vis-à-vis d’une agriculture française à bout de souffle. Pour éviter d’avoir à dégager les principaux enjeux, on brosse l’agriculture dans le sens du poil en mélangeant habilement les problématiques, les banalités  et les contradictions. Pour donner un   caractère de vraisemblance à ce qui incohérent, on multiplie les évidences voire les propos de bistrot . Une approche très confuse d’inspiration macronnienne sans doute   ( Tribune dans l’Opinion)

« Nos agriculteurs tiennent notre avenir entre leurs mains. Ils maîtrisent les techniques les plus avancées pour adapter les territoires au changement climatique, capter le carbone, entretenir la biodiversité, protéger les sols. Et surtout nous nourrir ! La France fait partie du top ten des grands exportateurs agricoles, alors que plus de 150 pays dans le monde sont incapables de se nourrir. Nous devrions être reconnaissants à nos paysans de tout mettre en œuvre pour nous protéger malgré nous de maux que nous avons oubliés : la pénurie, les contaminations.

La pression parasitaire croissante, les virus et les maladies émergentes, les invasions de criquets en Afrique de l’Est nous rappellent que sans leur vigilance, les pires pestes nous menacent. Que santé humaine, santé végétale et santé animale ne font qu’un. Nos agriculteurs appliquent des protocoles d’une grande rigueur pour nous fournir les aliments les plus beaux, sains, variés. Et à un prix abordable, quand 9 millions de personnes en France, et près d’un milliard dans le monde, souffrent toujours de la pauvreté. Pour les classes moyennes mondiales, qui s’accroissent chaque année de près de 200 millions de personnes, France rime avec excellence. Pas seulement la gastronomie et les vins, mais les céréales, les semences, laitages, pommes… Tout un savoir-faire et des garanties de sécurité sanitaire.

 

Pourtant, combien d’entre nous, y compris parmi les plus éduqués, conspuent sans les connaître ceux qui nous nourrissent, en qualifiant d’agriculture « industrielle » ou « productiviste » ce qui n’est qu’une agriculture compétitive ! Il faut être compétitif pour faire face aux grands enjeux écologiques, grâce à des outils d’aide à la décision, de la cartographie satellitaire des parcelles, des analyses permettant de ne traiter qu’en dernier recours – la bonne dose au bon moment, pile sur le plant. Le paysan est le premier des écologistes : la nature est son cadre de vie et son outil de travail. La préserver est devenu sa priorité.

Il ne faut pas pour autant le confondre avec un jardinier. Vouloir renvoyer nos paysans à la pénibilité, à des modèles où l’on travaille beaucoup sans compter ses heures, où l’on produit cher et peu, à grand renfort de financements publics ou avec le soutien enthousiaste de restaurateurs étoilés, ne peut pas être une option : il faut nourrir les villes. Le bio, les circuits courts ont toute leur place, mais les généraliser serait un drame pour notre économie, pour notre indépendance alimentaire et pour les producteurs bios, déjà exposés aujourd’hui à la guerre des prix et aux importations déloyales.

Alors associons les agricultures au lieu de les opposer. Et souvenons-nous que c’est d’abord le « conventionnel » (mot insupportable, comme « pesticides ») qui nous nourrit et exporte. La troisième révolution agricole est engagée : l’agriculteur d’aujourd’hui doit tout concilier, l’agronomie et l’écologie, la productivité et la propreté, les paysages… Et la performance : à nos portes se trouvent des pays structurellement déficitaires, où le prix de la nourriture conditionne la paix sociale. La faim engendre les révolutions, la guerre, les migrations. La France doit conserver sa mission nourricière !

Soyons fiers de notre agriculture de précision, qui a toutes les solutions. Marcher pour le climat ? Marchons pour l’agriculture ! Et respectons ceux qui nous nourrissent. »

 

«Une agriculture compétitive pour nourrir la France et la planète» ou le triomphe de la confusion

«Une agriculture compétitive pour nourrir la France et la planète.» ou  le triomphe de la confusion

 

 

 

Une tribune dans l’opinion de Sylvie Brunel, géographe, professeur à Sorbonne Université, mérite la lecture car elle caractérise les contradictions voilées de l’approche des élites politiques , institutionnelles voir intellectuelles  vis-à-vis d’une agriculture française à bout de souffle. Pour éviter d’avoir à dégager les principaux enjeux, on brosse l’agriculture dans le sens du poil en mélangeant habilement les problématiques et les contradictions. Pour donner un   caractère de vraisemblance à ce qui incohérent, on multiplie les évidences voire les propos de bistrot.  ( Tribune dans l’Opinion)

« Nos agriculteurs tiennent notre avenir entre leurs mains. Ils maîtrisent les techniques les plus avancées pour adapter les territoires au changement climatique, capter le carbone, entretenir la biodiversité, protéger les sols. Et surtout nous nourrir ! La France fait partie du top ten des grands exportateurs agricoles, alors que plus de 150 pays dans le monde sont incapables de se nourrir. Nous devrions être reconnaissants à nos paysans de tout mettre en œuvre pour nous protéger malgré nous de maux que nous avons oubliés : la pénurie, les contaminations.

La pression parasitaire croissante, les virus et les maladies émergentes, les invasions de criquets en Afrique de l’Est nous rappellent que sans leur vigilance, les pires pestes nous menacent. Que santé humaine, santé végétale et santé animale ne font qu’un. Nos agriculteurs appliquent des protocoles d’une grande rigueur pour nous fournir les aliments les plus beaux, sains, variés. Et à un prix abordable, quand 9 millions de personnes en France, et près d’un milliard dans le monde, souffrent toujours de la pauvreté. Pour les classes moyennes mondiales, qui s’accroissent chaque année de près de 200 millions de personnes, France rime avec excellence. Pas seulement la gastronomie et les vins, mais les céréales, les semences, laitages, pommes… Tout un savoir-faire et des garanties de sécurité sanitaire.

 

Pourtant, combien d’entre nous, y compris parmi les plus éduqués, conspuent sans les connaître ceux qui nous nourrissent, en qualifiant d’agriculture « industrielle » ou « productiviste » ce qui n’est qu’une agriculture compétitive ! Il faut être compétitif pour faire face aux grands enjeux écologiques, grâce à des outils d’aide à la décision, de la cartographie satellitaire des parcelles, des analyses permettant de ne traiter qu’en dernier recours – la bonne dose au bon moment, pile sur le plant. Le paysan est le premier des écologistes : la nature est son cadre de vie et son outil de travail. La préserver est devenu sa priorité.

Il ne faut pas pour autant le confondre avec un jardinier. Vouloir renvoyer nos paysans à la pénibilité, à des modèles où l’on travaille beaucoup sans compter ses heures, où l’on produit cher et peu, à grand renfort de financements publics ou avec le soutien enthousiaste de restaurateurs étoilés, ne peut pas être une option : il faut nourrir les villes. Le bio, les circuits courts ont toute leur place, mais les généraliser serait un drame pour notre économie, pour notre indépendance alimentaire et pour les producteurs bios, déjà exposés aujourd’hui à la guerre des prix et aux importations déloyales.

Alors associons les agricultures au lieu de les opposer. Et souvenons-nous que c’est d’abord le « conventionnel » (mot insupportable, comme « pesticides ») qui nous nourrit et exporte. La troisième révolution agricole est engagée : l’agriculteur d’aujourd’hui doit tout concilier, l’agronomie et l’écologie, la productivité et la propreté, les paysages… Et la performance : à nos portes se trouvent des pays structurellement déficitaires, où le prix de la nourriture conditionne la paix sociale. La faim engendre les révolutions, la guerre, les migrations. La France doit conserver sa mission nourricière !

Soyons fiers de notre agriculture de précision, qui a toutes les solutions. Marcher pour le climat ? Marchons pour l’agriculture ! Et respectons ceux qui nous nourrissent. »

Les Gilets jaunes : toujours la baisse de participation et la confusion

Les Gilets jaunes : toujours la baisse de participation et la confusion

On ne peut contester la détermination de certains gilets jaunes qui une fois encore ont tenté  d’occuper la rue. Cette fois, la participation était encore particulièrement peu nombreuse à peine quelques milliers qui ont pu se mêler aux manifestants contre la dégradation du climat. Cette présence des gilets jaunes a sans doute pesé lourdement dans la relative faiblesse de la manifestation en faveur du climat car nombre de participants ont craint des débordements. Des débordements qui se produisent régulièrement quand les blacks blocs voire certains gilets jaunes se livrent à des agressions contre le matériel urbain où les commerces. Ce mouvement des gilets jaunes ne cesse de ce déliter du fait de ses contradictions. Il n’a jamais été capable de se structurer et de dégager des revendications hiérarchisées et cohérentes. À moitié un mouvement social, en même temps à moitié un mouvement politique mêlant ultra gauche, ultra droite, anarchiste et populiste dans ce qui reste de manifestants. Certains pensent que des manifestations parallèles de gilets jaunes et de militants du climat constituent une forme de convergence des luttes. En réalité il s’y s’agit surtout d’une addition de mécontentements souvent d’ailleurs contradictoires. La présence de gilets jaunes en fait a largement handicapée la participation à la manifestation pour le climat car beaucoup craignaient des dérives et des affrontements avec la police. De ce point de vue la participation à la protestation vis-à-vis du climat n’est pas à la hauteur de l’enjeu en France si l’on se réfère grand nombre  de protestataires constatés dans d’autres pays notamment en Allemagne on a compté à peu près 1 million de personnes dans la rue

Antisémitisme- antisionisme : une confusion sémantique, philosohique et politique

Antisémitisme- antisionisme  : une confusion sémantique, philosohique et politique 

 

L’eventualité d’une loi sanctionnant l’antisionisme a été largement repoussée à l’Assemblée nationale. En cause l’assimilation juridiquement inadaptée entre l’antisionisme et l’antisémitisme. ll est clair que toute forme d’antisémitisme mérite d’être dénoncée et surtout sanctionnée. De ce point de vue, des propos tenus à l’égard du philosophe Finkielkraut, en marge de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» sont intolérables. Pour autant se saisir de cet événement pour une nouvelle fois régler  cette question paraît sans doute précipité. L’initiateur de cette loi et le bulldozer Sylvain Maillard, ancien entrepreneur qui n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle par exemple quand il considère qu’être SDF et vivre dans la rue est un choix des intéressés. L’idéologie condescendante et méprisante de quelqu’un qui sans doute a réussi sur le plan économique mais qui paraît un peu court au niveau idéologique et philosophique, aussi au niveau politique (même si l’intéressé de 44 ans a déjà slalomé entre quatre ou cinq partis). Un peu de connaissances juridiques et philosophiques ne serait pas inutile pour traiter cette question complexe. Notons par exemple que l’antisémisme peut toucher la moitié de la population juive qui se trouve hors Israêl et qui n’est pas  forcèment concernée  par le sionisme en tant que projet d’extension géographique d’ Israël.  D’abord il faudrait perdre l’habitude de régler par une loi chaque fois qu’un problème émerge avec force dans les médias. Deuxièmement il conviendrait de prendre du recul sur la définition exacte du sionisme. Autant la reconnaissance d’Israël en tant que pays ne peut être contestée, autant le sionisme assimilé à une extension sans limite des territoires et plus que discutable. Ce qui évidemment ne dédouane pas les responsabilités des autorités palestiniennes. Un autre bulldozer à savoir Manuel Valls avait été l’un des premiers à considérer que les deux notions d’antisionisme et d’anti sémitique étaient synonymes,  cela alors que l’intéressé était à Matignon et qu’il intervenait en 2016 devant le dîner du Crif. Avant de se prononcer éventuellement l’Assemblée nationale ferait bien d’engager une réflexion dans un groupe composé notamment de juristes et de philosophes. Notons que les dispositions actuelles de la loi permettent de poursuivre et de sanctionner ceux qui manifestent  publiquement des sentiments d’anti sémitisme. Il y a la sémantique, mais aussi l’intention, la posture et le profil des coupables Emmanuel Macron s’est d’ailleurs prononcé mardi contre une loi punissant l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme demandée par certains députés de sa majorité et qui, compte tenu des réactions à l’Assemblée, a peu de chances de voir le jour.

Antisémitisme et antisionisme : confusion malsaine

Antisémitisme et antisionisme : confusion malsaine

(Pascal-Boniface, Directeur de l’IRIS)

Une confusion que Pascal-Boniface, Directeur de l’IRIS) tente déclairer dans une tribune parue dans l’Obs. (Extraits)

 

«  Il est vrai que dans certains discours, le terme de « sioniste » a remplacé le terme de « juif » pour des raisons qui n’ont rien de saines. Afin d’échapper à la législation qui pénalise les propos antisémites, certains entretiennent une confusion volontaire entre juifs et sionistes, espérant échapper aux foudres de la loi en utilisant le second terme à la place du premier. On ne parle plus de complot juif mais de complot sioniste. Le terme sioniste est devenu péjoratif, disqualifiant et même injurieux. On entend même parfois « sionnard ». Cette confusion est lourde de sous-entendus, de confusion intellectuelle et de conséquences politiques.

 

On peut être sioniste et favorable à la reconnaissance des droits du peuple palestinien

 

On peut être sioniste sans être favorable à l’occupation des Territoires occupés palestiniens. Abraham Burg est aussi sioniste qu’Avigdor Liebermann. Ils sont à l’opposé sur l’échiquier politique de la conception de l’État d’Israël, de son insertion dans la région et des relations que l’État d’Israël doit entretenir avec les Palestiniens et les autres peuples arabes. Avigdor Liebermann, même s’il représente une option politique plus importante que celle d’Abraham Burg, n’est pas le dépositaire légitime du sionisme. Abraham Burg l’est tout autant, si ce n’est plus.

 

On peut être sioniste et favorable à la reconnaissance des droits du peuple palestinien. On peut également être favorable à la reconnaissance de ces droits, estimer que les Palestiniens subissent depuis trop longtemps des injustices, mais reconnaître à l’État d’Israël le droit d’exister dans des frontières sûres et reconnues. Au final ceux qui sont favorables à la solution des deux États ne peuvent pas être antisionistes.

 

Il y a une confusion malsaine entre sionisme et hostilité à la reconnaissance des droits du peuple palestinien. Or ils ne sont pas incompatibles. ….

 

Une façon d’importer le conflit israélo-palestinien

 

Car de nombreux responsables institutionnels et intellectuels juifs français qui exhortent tous les juifs à être inconditionnellement solidaires du gouvernement d’Israël ont une grande part de responsabilité dans cette confusion. L’accusation récurrente d’antisémitisme opposée à ceux qui ne font qu’émettre une critique politique du gouvernement israélien crée un amalgame tout aussi funeste et contribue à l’importation du conflit israélo-palestinien en France.

 

…… De même qu’il est légitime de condamner les appels à la haine anti-juif, il ne serait pas malvenu de cesser d’ignorer les messages haineux qui sont émis par les plus inconditionnels supporters de l’actuel gouvernement israélien sur les réseaux sociaux et parfois même les radios communautaires.

 

Comment par exemple justifier l’inexplicable impunité de la Ligue de Défense juive, régulièrement mise en cause pour des actes de violences à l’égard de personnes qui n’ont pour seul défaut de se déclarer solidaires de la cause palestinienne et dont beaucoup sont par ailleurs juifs ?

 

L’accusation du « deux poids, deux mesures », est délétère pour le vouloir vivre-ensemble dans notre société. Elle gagnerait à être combattue dans les faits. Il y a sur ce point encore du chemin à faire.

 

 

Pascal Boniface vient de publier « Comprendre le Monde, les relations internationales pour tous », aux Editions Armand Colin.

Organisation de l’Etat : la grande confusion entre régulation et organisation

Organisation de l’Etat : la grande confusion entre régulation et organisation

 

On a vu dans un article précédent concernant la fiscalité et les services publics que Macron -comme beaucoup dans le pays- continue d’entretenir une grande confusion entre le concept de service public, les moyens de l’organiser et les statuts des personnels. Cette confusion se confirme dans la deuxième question relative à l’organisation des services publics qu’on ne semble pas pouvoir être pris en charge autrement que par des administrations !  Or la plupart sinon la totalité des services publics gérés directement par les administrations sont déficitaires ce qui n’est pas le cas lorsque la gestion est assurée par le privé par délégation de service public.

 

L’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Le texte officiel de Macron sur ce thème :

 

 

« Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques.

 Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux: école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens? À quels niveaux et pour quels services?

Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment?

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous? »

 

Conclusion une partie de texte  très floue et mal problématisée.

 

Brexit: de plus en plus de confusion

Brexit: de plus en plus de confusion

 

La Grande-Bretagne s’enfonce dans la confusion la plus totale vis-à-vis du Brexit. En fait,  on ne sait pas si les intéressés font durer le plaisir pour reporter la date de départ voir même pour certains pour rester dans l’union. Ce qui paraît certain pour l’instant c’est que le projet d’accord conclu entre l’union économique et la première ministre britannique ne parviendra pas à recueillir le soutien d’une majorité au Parlement. Du coup,  ou bien il faudrait recommencer complètement la négociation, ou envisager une sortie brutale. Sans parler de ceux qui souhaitent une nouvelle négociation. Finalement,  en l’état des oppositions aussi bien des pros Brexit  que des anti Brexit au projet d’accord entre l’union et Theresa May tout cela pourrait se terminer par de nouvelles élections. De nouvelles élections qui donneraient du temps aux uns  et aux autres pour affiner leurs arguments. A un mois et demi de la date prévue du Brexit, les modalités du retrait britannique sont en effet  plus incertaines que jamais et l’hypothèse d’une sortie sans accord, voire celle d’un maintien dans le Bloc, prennent de l’épaisseur. “Il y a certaines personnes à Westminster qui aimeraient retarder ou même arrêter le Brexit et qui utiliseront toutes les ressources disponibles pour y parvenir”, dira-t-elle dans un discours, selon des extraits diffusés dimanche soir. Le projet d’accord négocié avec Bruxelles, qui prévoit un maintien des liens commerciaux avec le continent, est contesté tant par l’opposition qui refuse de faire le moindre cadeau à la dirigeante que dans les rangs du Parti conservateur au sein duquel les plus farouches adversaires de l’Union européenne déplorent que le texte ne prévoie pas de rupture nette. Le projet est aussi contesté par les partisans d’un maintien dans l’Union, qu’ils soient conservateurs, travaillistes ou libéraux-démocrates et qui réclament la fin de la procédure de sortie. Les libéraux-démocrates ont d’ailleurs réclamé dimanche la révocation pure et simple de l’article 50 qui encadre la sortie d’un Etat membre de l’Union. Compte de tenu de cette situation de fête la date de rupture avec l’union européenne pourrait être reportée.

Macron : une semaine de confusion totale

 

Le moins que l’on dit c’est que cette semaine dite prétentieusement « d’itinérance mémorielle » s’est révélée d’une grande confusion.  Concernant précisément la commémoration, on a un peu de difficulté pour savoir s’il s’agit d’honorer la guerre, la paix, les poilus ou les maréchaux. À l’origine il s’agissait surtout de mettre en évidence la paix qui unifie et l’héroïsme des poilus. Poussé par les élites comme d’habitude, en l’occurrence le lobby militaire, Macron n’a pu s’empêcher de dériver quant à l’objet même des manifestations. D’où cette polémique sur le rôle des maréchaux dont certains se comportèrent d’ailleurs en véritable bouchers et sur le cas particulier de Pétain. Une confusion amplifiée par le mélange de la commémoration avec la justification de la politique actuelle. En réalité, Macron a voulu aussi faire une tournée électorale pour tenter de remonter dans les sondages. Mais encore une fois il a montré son vrai visage face aux Français. Pas vraiment une posture présidentielle mais plutôt celle d’un monarque au ton très professoral voire méprisant. En plus avec des propos parfois très simplistes dignes d’une cour d’école.   »Le carburant, c’est pas Bibi. » Où la répétition de la fameuse formule « j’assume » qui ne signifie strictement rien. Ou encore ‘ je ne changerai pas de politique  concernant le carburant » avant d’annoncer à la grande surprise de tout son gouvernement qu’il va adresser des chèques carburants pour compenser les hausses. Bref une semaine très confuse dont Macron sortira encore affaibli comme le démontre les sondages.

 

Protection sociale : un discours interminable et d’une confusion totale de Macron

Protection sociale : un  discours interminable et d’une confusion totale de Macron

 

 

Un discours interminable, confus et contradictoire. Pendant 1h30 Macron a inflige à son auditoire un laïus en forme de cocktails,  de poncifs, de philosophie de bistrot, de dialectique de start-up où alternait selon les paragraphes la rigueur à imposer aux pauvres et la générosité sociale fondée lors de la résistance. Un breuvage imbuvable avec des redites innombrables sans doute dues aux copier-coller des contributions de ses collaborateurs ; Finalement il aura mieux résumé sa véritable pensée dans le montage vidéo réalisé « spontanément » à l’Elysée (« le social, ça coute un pognon dingue «). Derrière le philosophe d’opérette resurgit inévitablement le comptable, la techno, l’apparatchik devenu président de la république par la volonté des grandes fortunes. Visiblement Macron à moins d’état d’âme sur ce que coûtent les cadeaux fiscaux aux plus riches. Normal, le président de riches ne peut pas prendre à rebrousse poil les financeurs de sa campagne. Dernier exemple en date le soutien à Total pour l’importation’ huile de palme destiné à fabriquer du carburant, un non sens économique et écologique. Macron a balayé tout le champ social en mêlant allégrement ce qui relève de la solidarité et ce qui n’en relève pas et mettant dans le même bocal, les retraites, la santé, le chômage, la formation, les vraies solidarités sociales. Le tout pour la note apparaisse encore plus énorme. Et qu’on adhère à sa conclusion putassière «  le social, ça coute en pognon dingue » ! Ça coute c’est sûr mais on n’évalue pas l’efficacité au seul aulne de son cout même s’il faut toujours rationnaliser l’utilisation des moyens. Et plus finement qu’avec le coup de rabot des technos de Bercy.

Confusion des genres au sommet de l’Etat (Anticor)

Confusion des genres  au sommet de l’Etat (Anticor)

 

 

Dans une interview au JDD, le Jean-Christophe Picard, président de l’association anticorruption dénonce les conflits d’intérêts de ces fonctionnaires qui ont un pied dans le privé, un pied dans le public.

 

 

Pourquoi visez-vous le secrétaire général de l’Élysée?
Nous n’avons rien de personnel contre Alexis Kohler. À travers ce cas, nous souhaitons lancer un débat sur le mélange des genres au sommet de l’État et sur les allers et retours public-privé. C’est l’occasion de montrer les carences de la législation, afin que la majorité la corrige. C’est le cas de toutes nos affaires : avec Alstom, nous pointons la mauvaise gestion de l’État ; dans l’affaire Richard Ferrand, le manque d’encadrement des conflits d’intérêts dans le privé.

 

Les affaires que vous dénoncez sont le plus souvent révélées par la presse ; n’êtes-vous qu’une chambre d’écho?
Anticor est née après le 21 avril 2002 pour réhabiliter la démocratie participative et rétablir la confiance entre citoyens, élus et administration. Nous ne pensons pas que les élus sont « tous pourris », mais qu’il faut détecter et mettre hors d’état de nuire les indélicats. L’association est agréée par le ministre de la Justice, ce qui lui permet de se constituer partie civile dans le cadre d’une liste limitée d’infractions. Nous recevons dix alertes par jour. Nos plaintes portent souvent sur des faits ­publics, évoqués par les médias ou la Cour des comptes. Si les autorités judiciaires ne s’en saisissent pas, nous y allons. Anticor pallie les carences du système.

Vos détracteurs vous accusent de cibler le gouvernement et la droite. Est-ce le cas?
Pour mémoire, Paul Giacobbi, divers gauche, a été condamné à la suite de notre action. Comme l’ont été le maire PCF de Givors, Martial Passi, ou des personnalités de gauche comme Agnès Saal. Nous sommes partie civile contre l’ancien socialiste Jean-Noël Guérini et avons, cette année, attribué une « triple casserole » à Jean-Jacques Urvoas.

Sncf : la grande confusion ou le débat à l’envers

Sncf : la grande confusion ou le débat à l’envers

 

Il n’est pas certain que la manière dont s’y prend le gouvernement pour traiter de la question SNCF se révèle la plus productive. En effet, le gouvernement à choisi de s’appuyer sur un rapport, celui de Spinetta relativement partiel et provocateur. Certes certains éléments de la problématique sont indiscutables la SCNF est plus généralement le rail sont mal en point en France. Faute de transformation, la SNCF est condamnée à disparaître à terme. En cause de grandes déficiences en matière de gestion. Le pouvoir ne peut toutefois s’exonérer de ses responsabilités vis-à-vis de la dette qu’il a lui-même provoqué en imposant des lignes nouvelles à une entreprise qui n’avait pas le premier sou pour financer ses investissements. Comme souvent les facteurs explicatifs de cette situation sont complexes et les responsabilités multiples. Mais le gouvernement a choisi de prendre à témoin l’opinion publique en agitant le chiffon rouge sur les aspects qui ne sont même pas pertinents. Exemple quand on affirme qu’il faut supprimer les petites lignes qui représentent 45 % du réseau mais seulement 2 % de la clientèle. Avec un tel raisonnement il faudrait supprimer les trois quarts des routes secondaires. En outre on fait l’impasse grave d’un autre mode d’exploitation de ces petites lignes grâce à la décentralisation et à la privatisation. Bref la prise en compte de la politique des transports est absente, comme celle de l’aménagement du territoire ou du développement durable. Autre mesure symbolique, l’hypothèse d’une suppression statut des cheminots. Un statut qui doit forcément évoluer et même forcément se réduire au sûr et a mesure retraite. Mais pourquoi aborder d’entrée comme l’a fait hier Darmanin la question des conditions sociales. C’est la même erreur que fait  le gouvernement concernant la réforme de l’État, il organise un débat à l’envers. La première question qui se pose est celle du champ de l’intérêt général.  en l’occurrence pour la SNCF, la définition de la nature et du champ spatial de son activité. La seconde question concerne les moyens d’assurer cet intérêt général avec ou sans la SNCF, avec la concurrencee. Ce n’est qu’ensuite on peut aborder sereinement les questions sociales. quel STATUT, quelles catégories et à quelles conditions. En fait le gouvernement semble montrer qu’il veut régler cette question à la hussarde et pas nécessairement dans le bon ordre Pour l’instant l’opinion publique est attentiste sur ce dossier mais le risque est que s’agglomère au mécontentement des cheminots d’autres mécontentement surtout si la négociation s’engage aussi MAL.

Corse : populisme et confusion

Corse : populisme et confusion  

Comme souvent, les populistes (de Corse ou d’ailleurs)   instrumentalisent des résultats électoraux locaux pour légitimer des demandes de souveraineté qui n’ont aucune cohérence. Des demandes par ailleurs peu soutenues si long en juge par la faible participation à la manifestation  « historique » d’Ajaccio.   Quelques milliers de manifestants seulement. De 5 600 à 6 000 selon la police mais  20 000 pour les organisateurs. Alors que la place de Gaulle, regroupement final des marcheurs contient à peine 10 000 personnes et qu’elle était loin d’être totalement occupée ; il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Les indépendantistes corses font une grande confusion entre le résultat d’élections locales et les velléités d’indépendance réelles de la population locale. Finalement, la même erreur qu’ont commise les indépendantistes de Catalogne. Les catalans choisissent les nationalistes pour gérer leurs affaires locales mais globalement une majorité souhaite rester dans l’Espagne. Il en est de même en Corse. Mais les nationalistes instrumentalisent les résultats électoraux locaux à des fins qui ne correspondent  pas aux motivations des électeurs. Évidemment à la veille de la visite de Macron,  les responsables nationalistes veulent donner l’impression que la Corse s’enflamme et d’en rajouter sur une manifestation qui souvent n’a fait que quelques lignes ou rien du tout dans les médias nationaux  “C‘est un moment historique, une manifestation qui est d‘une ampleur sans précédent à Ajaccio”, a déclaré à la presse Gilles Simeoni, alors que le cortège se dispersait. “Cela a été un moment extrêmement fort qui correspond à cette société corse qui est pleine d‘espoir”. La veille, l‘assemblée de Corse avait voté rappeler son cahier de revendications dont certaines évidemment inacceptables dans un cadre républicain. On peut sans doute convenir qu’il est souhaitable de déléguer davantage de responsabilité aux régions en général, leur donner une réelle autonomie notamment pour le développement économique mais on ne peut évidemment leur donner une exemption totale en matière de fiscalité. Un texte rappelle l‘alpha et l‘oméga des revendications nationalistes : “Cette résolution solennelle entend demander à l‘Etat un dialogue sans tabou pour aller vers cette révision constitutionnelle”, a expliqué le patron de l‘exécutif corse qui réclame une dérogation au droit commun en matière de foncier, de langue et de fiscalité, une réévaluation des ressources techniques et financières de la collectivité corse et enfin le rapprochement des prisonniers politiques. Il est clair que Macron va décevoir les indépendantistes et autres nationalistes. En effet rien que sur le plan financier, la Corse bénéficie déjà de nombreuses exemptions fiscales « un maquis fiscal » pour la Cour des Comptes. Le solde contribution de l’État–impôts est déjà largement en défaveur de la Corse dont un habitant coûte au moins six fois plus cher qu’un autre résident en France Une plus grande autonomie fiscale pourrait cependant être utile ne serait-ce que pour faire prendre conscience de la nécessité d’une plus grande rigueur de gestion. Une plus grande autonomie pour la Corse comme pour les autres régions.

 

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