Archive pour le Tag 'confusion'

Les Gilets jaunes : toujours la baisse de participation et la confusion

Les Gilets jaunes : toujours la baisse de participation et la confusion

On ne peut contester la détermination de certains gilets jaunes qui une fois encore ont tenté  d’occuper la rue. Cette fois, la participation était encore particulièrement peu nombreuse à peine quelques milliers qui ont pu se mêler aux manifestants contre la dégradation du climat. Cette présence des gilets jaunes a sans doute pesé lourdement dans la relative faiblesse de la manifestation en faveur du climat car nombre de participants ont craint des débordements. Des débordements qui se produisent régulièrement quand les blacks blocs voire certains gilets jaunes se livrent à des agressions contre le matériel urbain où les commerces. Ce mouvement des gilets jaunes ne cesse de ce déliter du fait de ses contradictions. Il n’a jamais été capable de se structurer et de dégager des revendications hiérarchisées et cohérentes. À moitié un mouvement social, en même temps à moitié un mouvement politique mêlant ultra gauche, ultra droite, anarchiste et populiste dans ce qui reste de manifestants. Certains pensent que des manifestations parallèles de gilets jaunes et de militants du climat constituent une forme de convergence des luttes. En réalité il s’y s’agit surtout d’une addition de mécontentements souvent d’ailleurs contradictoires. La présence de gilets jaunes en fait a largement handicapée la participation à la manifestation pour le climat car beaucoup craignaient des dérives et des affrontements avec la police. De ce point de vue la participation à la protestation vis-à-vis du climat n’est pas à la hauteur de l’enjeu en France si l’on se réfère grand nombre  de protestataires constatés dans d’autres pays notamment en Allemagne on a compté à peu près 1 million de personnes dans la rue

Antisémitisme- antisionisme : une confusion sémantique, philosohique et politique

Antisémitisme- antisionisme  : une confusion sémantique, philosohique et politique 

 

L’eventualité d’une loi sanctionnant l’antisionisme a été largement repoussée à l’Assemblée nationale. En cause l’assimilation juridiquement inadaptée entre l’antisionisme et l’antisémitisme. ll est clair que toute forme d’antisémitisme mérite d’être dénoncée et surtout sanctionnée. De ce point de vue, des propos tenus à l’égard du philosophe Finkielkraut, en marge de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» sont intolérables. Pour autant se saisir de cet événement pour une nouvelle fois régler  cette question paraît sans doute précipité. L’initiateur de cette loi et le bulldozer Sylvain Maillard, ancien entrepreneur qui n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle par exemple quand il considère qu’être SDF et vivre dans la rue est un choix des intéressés. L’idéologie condescendante et méprisante de quelqu’un qui sans doute a réussi sur le plan économique mais qui paraît un peu court au niveau idéologique et philosophique, aussi au niveau politique (même si l’intéressé de 44 ans a déjà slalomé entre quatre ou cinq partis). Un peu de connaissances juridiques et philosophiques ne serait pas inutile pour traiter cette question complexe. Notons par exemple que l’antisémisme peut toucher la moitié de la population juive qui se trouve hors Israêl et qui n’est pas  forcèment concernée  par le sionisme en tant que projet d’extension géographique d’ Israël.  D’abord il faudrait perdre l’habitude de régler par une loi chaque fois qu’un problème émerge avec force dans les médias. Deuxièmement il conviendrait de prendre du recul sur la définition exacte du sionisme. Autant la reconnaissance d’Israël en tant que pays ne peut être contestée, autant le sionisme assimilé à une extension sans limite des territoires et plus que discutable. Ce qui évidemment ne dédouane pas les responsabilités des autorités palestiniennes. Un autre bulldozer à savoir Manuel Valls avait été l’un des premiers à considérer que les deux notions d’antisionisme et d’anti sémitique étaient synonymes,  cela alors que l’intéressé était à Matignon et qu’il intervenait en 2016 devant le dîner du Crif. Avant de se prononcer éventuellement l’Assemblée nationale ferait bien d’engager une réflexion dans un groupe composé notamment de juristes et de philosophes. Notons que les dispositions actuelles de la loi permettent de poursuivre et de sanctionner ceux qui manifestent  publiquement des sentiments d’anti sémitisme. Il y a la sémantique, mais aussi l’intention, la posture et le profil des coupables Emmanuel Macron s’est d’ailleurs prononcé mardi contre une loi punissant l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme demandée par certains députés de sa majorité et qui, compte tenu des réactions à l’Assemblée, a peu de chances de voir le jour.

Antisémitisme et antisionisme : confusion malsaine

Antisémitisme et antisionisme : confusion malsaine

(Pascal-Boniface, Directeur de l’IRIS)

Une confusion que Pascal-Boniface, Directeur de l’IRIS) tente déclairer dans une tribune parue dans l’Obs. (Extraits)

 

«  Il est vrai que dans certains discours, le terme de « sioniste » a remplacé le terme de « juif » pour des raisons qui n’ont rien de saines. Afin d’échapper à la législation qui pénalise les propos antisémites, certains entretiennent une confusion volontaire entre juifs et sionistes, espérant échapper aux foudres de la loi en utilisant le second terme à la place du premier. On ne parle plus de complot juif mais de complot sioniste. Le terme sioniste est devenu péjoratif, disqualifiant et même injurieux. On entend même parfois « sionnard ». Cette confusion est lourde de sous-entendus, de confusion intellectuelle et de conséquences politiques.

 

On peut être sioniste et favorable à la reconnaissance des droits du peuple palestinien

 

On peut être sioniste sans être favorable à l’occupation des Territoires occupés palestiniens. Abraham Burg est aussi sioniste qu’Avigdor Liebermann. Ils sont à l’opposé sur l’échiquier politique de la conception de l’État d’Israël, de son insertion dans la région et des relations que l’État d’Israël doit entretenir avec les Palestiniens et les autres peuples arabes. Avigdor Liebermann, même s’il représente une option politique plus importante que celle d’Abraham Burg, n’est pas le dépositaire légitime du sionisme. Abraham Burg l’est tout autant, si ce n’est plus.

 

On peut être sioniste et favorable à la reconnaissance des droits du peuple palestinien. On peut également être favorable à la reconnaissance de ces droits, estimer que les Palestiniens subissent depuis trop longtemps des injustices, mais reconnaître à l’État d’Israël le droit d’exister dans des frontières sûres et reconnues. Au final ceux qui sont favorables à la solution des deux États ne peuvent pas être antisionistes.

 

Il y a une confusion malsaine entre sionisme et hostilité à la reconnaissance des droits du peuple palestinien. Or ils ne sont pas incompatibles. ….

 

Une façon d’importer le conflit israélo-palestinien

 

Car de nombreux responsables institutionnels et intellectuels juifs français qui exhortent tous les juifs à être inconditionnellement solidaires du gouvernement d’Israël ont une grande part de responsabilité dans cette confusion. L’accusation récurrente d’antisémitisme opposée à ceux qui ne font qu’émettre une critique politique du gouvernement israélien crée un amalgame tout aussi funeste et contribue à l’importation du conflit israélo-palestinien en France.

 

…… De même qu’il est légitime de condamner les appels à la haine anti-juif, il ne serait pas malvenu de cesser d’ignorer les messages haineux qui sont émis par les plus inconditionnels supporters de l’actuel gouvernement israélien sur les réseaux sociaux et parfois même les radios communautaires.

 

Comment par exemple justifier l’inexplicable impunité de la Ligue de Défense juive, régulièrement mise en cause pour des actes de violences à l’égard de personnes qui n’ont pour seul défaut de se déclarer solidaires de la cause palestinienne et dont beaucoup sont par ailleurs juifs ?

 

L’accusation du « deux poids, deux mesures », est délétère pour le vouloir vivre-ensemble dans notre société. Elle gagnerait à être combattue dans les faits. Il y a sur ce point encore du chemin à faire.

 

 

Pascal Boniface vient de publier « Comprendre le Monde, les relations internationales pour tous », aux Editions Armand Colin.

Organisation de l’Etat : la grande confusion entre régulation et organisation

Organisation de l’Etat : la grande confusion entre régulation et organisation

 

On a vu dans un article précédent concernant la fiscalité et les services publics que Macron -comme beaucoup dans le pays- continue d’entretenir une grande confusion entre le concept de service public, les moyens de l’organiser et les statuts des personnels. Cette confusion se confirme dans la deuxième question relative à l’organisation des services publics qu’on ne semble pas pouvoir être pris en charge autrement que par des administrations !  Or la plupart sinon la totalité des services publics gérés directement par les administrations sont déficitaires ce qui n’est pas le cas lorsque la gestion est assurée par le privé par délégation de service public.

 

L’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Le texte officiel de Macron sur ce thème :

 

 

« Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques.

 Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux: école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens? À quels niveaux et pour quels services?

Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment?

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous? »

 

Conclusion une partie de texte  très floue et mal problématisée.

 

Brexit: de plus en plus de confusion

Brexit: de plus en plus de confusion

 

La Grande-Bretagne s’enfonce dans la confusion la plus totale vis-à-vis du Brexit. En fait,  on ne sait pas si les intéressés font durer le plaisir pour reporter la date de départ voir même pour certains pour rester dans l’union. Ce qui paraît certain pour l’instant c’est que le projet d’accord conclu entre l’union économique et la première ministre britannique ne parviendra pas à recueillir le soutien d’une majorité au Parlement. Du coup,  ou bien il faudrait recommencer complètement la négociation, ou envisager une sortie brutale. Sans parler de ceux qui souhaitent une nouvelle négociation. Finalement,  en l’état des oppositions aussi bien des pros Brexit  que des anti Brexit au projet d’accord entre l’union et Theresa May tout cela pourrait se terminer par de nouvelles élections. De nouvelles élections qui donneraient du temps aux uns  et aux autres pour affiner leurs arguments. A un mois et demi de la date prévue du Brexit, les modalités du retrait britannique sont en effet  plus incertaines que jamais et l’hypothèse d’une sortie sans accord, voire celle d’un maintien dans le Bloc, prennent de l’épaisseur. “Il y a certaines personnes à Westminster qui aimeraient retarder ou même arrêter le Brexit et qui utiliseront toutes les ressources disponibles pour y parvenir”, dira-t-elle dans un discours, selon des extraits diffusés dimanche soir. Le projet d’accord négocié avec Bruxelles, qui prévoit un maintien des liens commerciaux avec le continent, est contesté tant par l’opposition qui refuse de faire le moindre cadeau à la dirigeante que dans les rangs du Parti conservateur au sein duquel les plus farouches adversaires de l’Union européenne déplorent que le texte ne prévoie pas de rupture nette. Le projet est aussi contesté par les partisans d’un maintien dans l’Union, qu’ils soient conservateurs, travaillistes ou libéraux-démocrates et qui réclament la fin de la procédure de sortie. Les libéraux-démocrates ont d’ailleurs réclamé dimanche la révocation pure et simple de l’article 50 qui encadre la sortie d’un Etat membre de l’Union. Compte de tenu de cette situation de fête la date de rupture avec l’union européenne pourrait être reportée.

Macron : une semaine de confusion totale

 

Le moins que l’on dit c’est que cette semaine dite prétentieusement « d’itinérance mémorielle » s’est révélée d’une grande confusion.  Concernant précisément la commémoration, on a un peu de difficulté pour savoir s’il s’agit d’honorer la guerre, la paix, les poilus ou les maréchaux. À l’origine il s’agissait surtout de mettre en évidence la paix qui unifie et l’héroïsme des poilus. Poussé par les élites comme d’habitude, en l’occurrence le lobby militaire, Macron n’a pu s’empêcher de dériver quant à l’objet même des manifestations. D’où cette polémique sur le rôle des maréchaux dont certains se comportèrent d’ailleurs en véritable bouchers et sur le cas particulier de Pétain. Une confusion amplifiée par le mélange de la commémoration avec la justification de la politique actuelle. En réalité, Macron a voulu aussi faire une tournée électorale pour tenter de remonter dans les sondages. Mais encore une fois il a montré son vrai visage face aux Français. Pas vraiment une posture présidentielle mais plutôt celle d’un monarque au ton très professoral voire méprisant. En plus avec des propos parfois très simplistes dignes d’une cour d’école.   »Le carburant, c’est pas Bibi. » Où la répétition de la fameuse formule « j’assume » qui ne signifie strictement rien. Ou encore ‘ je ne changerai pas de politique  concernant le carburant » avant d’annoncer à la grande surprise de tout son gouvernement qu’il va adresser des chèques carburants pour compenser les hausses. Bref une semaine très confuse dont Macron sortira encore affaibli comme le démontre les sondages.

 

Protection sociale : un discours interminable et d’une confusion totale de Macron

Protection sociale : un  discours interminable et d’une confusion totale de Macron

 

 

Un discours interminable, confus et contradictoire. Pendant 1h30 Macron a inflige à son auditoire un laïus en forme de cocktails,  de poncifs, de philosophie de bistrot, de dialectique de start-up où alternait selon les paragraphes la rigueur à imposer aux pauvres et la générosité sociale fondée lors de la résistance. Un breuvage imbuvable avec des redites innombrables sans doute dues aux copier-coller des contributions de ses collaborateurs ; Finalement il aura mieux résumé sa véritable pensée dans le montage vidéo réalisé « spontanément » à l’Elysée (« le social, ça coute un pognon dingue «). Derrière le philosophe d’opérette resurgit inévitablement le comptable, la techno, l’apparatchik devenu président de la république par la volonté des grandes fortunes. Visiblement Macron à moins d’état d’âme sur ce que coûtent les cadeaux fiscaux aux plus riches. Normal, le président de riches ne peut pas prendre à rebrousse poil les financeurs de sa campagne. Dernier exemple en date le soutien à Total pour l’importation’ huile de palme destiné à fabriquer du carburant, un non sens économique et écologique. Macron a balayé tout le champ social en mêlant allégrement ce qui relève de la solidarité et ce qui n’en relève pas et mettant dans le même bocal, les retraites, la santé, le chômage, la formation, les vraies solidarités sociales. Le tout pour la note apparaisse encore plus énorme. Et qu’on adhère à sa conclusion putassière «  le social, ça coute en pognon dingue » ! Ça coute c’est sûr mais on n’évalue pas l’efficacité au seul aulne de son cout même s’il faut toujours rationnaliser l’utilisation des moyens. Et plus finement qu’avec le coup de rabot des technos de Bercy.

Confusion des genres au sommet de l’Etat (Anticor)

Confusion des genres  au sommet de l’Etat (Anticor)

 

 

Dans une interview au JDD, le Jean-Christophe Picard, président de l’association anticorruption dénonce les conflits d’intérêts de ces fonctionnaires qui ont un pied dans le privé, un pied dans le public.

 

 

Pourquoi visez-vous le secrétaire général de l’Élysée?
Nous n’avons rien de personnel contre Alexis Kohler. À travers ce cas, nous souhaitons lancer un débat sur le mélange des genres au sommet de l’État et sur les allers et retours public-privé. C’est l’occasion de montrer les carences de la législation, afin que la majorité la corrige. C’est le cas de toutes nos affaires : avec Alstom, nous pointons la mauvaise gestion de l’État ; dans l’affaire Richard Ferrand, le manque d’encadrement des conflits d’intérêts dans le privé.

 

Les affaires que vous dénoncez sont le plus souvent révélées par la presse ; n’êtes-vous qu’une chambre d’écho?
Anticor est née après le 21 avril 2002 pour réhabiliter la démocratie participative et rétablir la confiance entre citoyens, élus et administration. Nous ne pensons pas que les élus sont « tous pourris », mais qu’il faut détecter et mettre hors d’état de nuire les indélicats. L’association est agréée par le ministre de la Justice, ce qui lui permet de se constituer partie civile dans le cadre d’une liste limitée d’infractions. Nous recevons dix alertes par jour. Nos plaintes portent souvent sur des faits ­publics, évoqués par les médias ou la Cour des comptes. Si les autorités judiciaires ne s’en saisissent pas, nous y allons. Anticor pallie les carences du système.

Vos détracteurs vous accusent de cibler le gouvernement et la droite. Est-ce le cas?
Pour mémoire, Paul Giacobbi, divers gauche, a été condamné à la suite de notre action. Comme l’ont été le maire PCF de Givors, Martial Passi, ou des personnalités de gauche comme Agnès Saal. Nous sommes partie civile contre l’ancien socialiste Jean-Noël Guérini et avons, cette année, attribué une « triple casserole » à Jean-Jacques Urvoas.

Sncf : la grande confusion ou le débat à l’envers

Sncf : la grande confusion ou le débat à l’envers

 

Il n’est pas certain que la manière dont s’y prend le gouvernement pour traiter de la question SNCF se révèle la plus productive. En effet, le gouvernement à choisi de s’appuyer sur un rapport, celui de Spinetta relativement partiel et provocateur. Certes certains éléments de la problématique sont indiscutables la SCNF est plus généralement le rail sont mal en point en France. Faute de transformation, la SNCF est condamnée à disparaître à terme. En cause de grandes déficiences en matière de gestion. Le pouvoir ne peut toutefois s’exonérer de ses responsabilités vis-à-vis de la dette qu’il a lui-même provoqué en imposant des lignes nouvelles à une entreprise qui n’avait pas le premier sou pour financer ses investissements. Comme souvent les facteurs explicatifs de cette situation sont complexes et les responsabilités multiples. Mais le gouvernement a choisi de prendre à témoin l’opinion publique en agitant le chiffon rouge sur les aspects qui ne sont même pas pertinents. Exemple quand on affirme qu’il faut supprimer les petites lignes qui représentent 45 % du réseau mais seulement 2 % de la clientèle. Avec un tel raisonnement il faudrait supprimer les trois quarts des routes secondaires. En outre on fait l’impasse grave d’un autre mode d’exploitation de ces petites lignes grâce à la décentralisation et à la privatisation. Bref la prise en compte de la politique des transports est absente, comme celle de l’aménagement du territoire ou du développement durable. Autre mesure symbolique, l’hypothèse d’une suppression statut des cheminots. Un statut qui doit forcément évoluer et même forcément se réduire au sûr et a mesure retraite. Mais pourquoi aborder d’entrée comme l’a fait hier Darmanin la question des conditions sociales. C’est la même erreur que fait  le gouvernement concernant la réforme de l’État, il organise un débat à l’envers. La première question qui se pose est celle du champ de l’intérêt général.  en l’occurrence pour la SNCF, la définition de la nature et du champ spatial de son activité. La seconde question concerne les moyens d’assurer cet intérêt général avec ou sans la SNCF, avec la concurrencee. Ce n’est qu’ensuite on peut aborder sereinement les questions sociales. quel STATUT, quelles catégories et à quelles conditions. En fait le gouvernement semble montrer qu’il veut régler cette question à la hussarde et pas nécessairement dans le bon ordre Pour l’instant l’opinion publique est attentiste sur ce dossier mais le risque est que s’agglomère au mécontentement des cheminots d’autres mécontentement surtout si la négociation s’engage aussi MAL.

Corse : populisme et confusion

Corse : populisme et confusion  

Comme souvent, les populistes (de Corse ou d’ailleurs)   instrumentalisent des résultats électoraux locaux pour légitimer des demandes de souveraineté qui n’ont aucune cohérence. Des demandes par ailleurs peu soutenues si long en juge par la faible participation à la manifestation  « historique » d’Ajaccio.   Quelques milliers de manifestants seulement. De 5 600 à 6 000 selon la police mais  20 000 pour les organisateurs. Alors que la place de Gaulle, regroupement final des marcheurs contient à peine 10 000 personnes et qu’elle était loin d’être totalement occupée ; il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Les indépendantistes corses font une grande confusion entre le résultat d’élections locales et les velléités d’indépendance réelles de la population locale. Finalement, la même erreur qu’ont commise les indépendantistes de Catalogne. Les catalans choisissent les nationalistes pour gérer leurs affaires locales mais globalement une majorité souhaite rester dans l’Espagne. Il en est de même en Corse. Mais les nationalistes instrumentalisent les résultats électoraux locaux à des fins qui ne correspondent  pas aux motivations des électeurs. Évidemment à la veille de la visite de Macron,  les responsables nationalistes veulent donner l’impression que la Corse s’enflamme et d’en rajouter sur une manifestation qui souvent n’a fait que quelques lignes ou rien du tout dans les médias nationaux  “C‘est un moment historique, une manifestation qui est d‘une ampleur sans précédent à Ajaccio”, a déclaré à la presse Gilles Simeoni, alors que le cortège se dispersait. “Cela a été un moment extrêmement fort qui correspond à cette société corse qui est pleine d‘espoir”. La veille, l‘assemblée de Corse avait voté rappeler son cahier de revendications dont certaines évidemment inacceptables dans un cadre républicain. On peut sans doute convenir qu’il est souhaitable de déléguer davantage de responsabilité aux régions en général, leur donner une réelle autonomie notamment pour le développement économique mais on ne peut évidemment leur donner une exemption totale en matière de fiscalité. Un texte rappelle l‘alpha et l‘oméga des revendications nationalistes : “Cette résolution solennelle entend demander à l‘Etat un dialogue sans tabou pour aller vers cette révision constitutionnelle”, a expliqué le patron de l‘exécutif corse qui réclame une dérogation au droit commun en matière de foncier, de langue et de fiscalité, une réévaluation des ressources techniques et financières de la collectivité corse et enfin le rapprochement des prisonniers politiques. Il est clair que Macron va décevoir les indépendantistes et autres nationalistes. En effet rien que sur le plan financier, la Corse bénéficie déjà de nombreuses exemptions fiscales « un maquis fiscal » pour la Cour des Comptes. Le solde contribution de l’État–impôts est déjà largement en défaveur de la Corse dont un habitant coûte au moins six fois plus cher qu’un autre résident en France Une plus grande autonomie fiscale pourrait cependant être utile ne serait-ce que pour faire prendre conscience de la nécessité d’une plus grande rigueur de gestion. Une plus grande autonomie pour la Corse comme pour les autres régions.

 

Manif Corse : échec et confusion

Manif Corse : échec et confusion  

Quelques milliers de manifestants seulement, un échec quantitatif relatif. En effet il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Les indépendantistes corses font une grande confusion entre le résultat d’élections locales et les velléités d’indépendance réelles de la population locale. Finalement, la même erreur qu’ont commise les indépendantistes de Catalogne. Les catalans choisissent les nationalistes pour gérer leurs affaires locales mais globalement une majorité souhaite rester dans l’Espagne. Il en est de même en Corse. Mais les nationalistes instrumentalisent les résultats électoraux locaux à des fins qui ne correspondent  pas aux motivations des électeurs. Évidemment à la veille de la visite de Macron,  les responsables nationalistes veulent donner l’impression que la Corse s’enflamme et d’en rajouter sur une manifestation qui souvent n’a fait que quelques lignes ou rien du tout dans les médias nationaux  “C‘est un moment historique, une manifestation qui est d‘une ampleur sans précédent à Ajaccio”, a déclaré à la presse Gilles Simeoni, alors que le cortège se dispersait. “Cela a été un moment extrêmement fort qui correspond à cette société corse qui est pleine d‘espoir”. La veille, l‘assemblée de Corse avait voté rappeler son cahier de revendications dont certaines évidemment inacceptables dans un cadre républicain. On peut sans doute convenir qu’il est souhaitable de déléguer davantage de responsabilité aux régions en général, leur donner une réelle autonomie notamment pour le développement économique mais on ne peut évidemment leur donner une exemption totale en matière de fiscalité. Un texte rappelle l‘alpha et l‘oméga des revendications nationalistes. “Cette résolution solennelle entend demander à l‘Etat un dialogue sans tabou pour aller vers cette révision constitutionnelle”, a expliqué le patron de l‘exécutif corse qui réclame une dérogation au droit commun en matière de foncier, de langue et de fiscalité, une réévaluation des ressources techniques et financières de la collectivité corse et enfin le rapprochement des prisonniers politiques. Il est clair que Macron va décevoir les indépendantistes et autres nationalistes. En effet rien que sur le plan financier, la Corse bénéficie déjà de nombreuses exemptions fiscales « un maquis fiscal » pour la Cour des Comptes. Le solde contribution de l’État–impôts est largement en défaveur de la Corse dont un habitant coûte au moins six fois plus cher qu’un autre résident en France. Une plus grande autonomie fiscale pourrait cependant être utile ne serait-ce que pour faire prendre conscience de la nécessité d’une plus grande rigueur de gestion. Une plus grande autonomie pour la Corse comme pour les autres régions.

Brexit: toujours la confusion

Brexit: toujours la confusion

Le moins que l’on puisse dire c’est que ces une certaine confusion qui règne à Londres sur la manière d’aborder la négociation du Brexit. Il y a d’abord l’opposition entre l’union européenne et le Royaume-Uni concernant l’ordre du jour de ces discussions. L’union européenne souhaite que les Britanniques règlent d’abord la facture dont le montant serait de 60 à 100 milliards mais que les Britanniques chiffreraient à 40. De son côté, le gouvernement du Royaume-Uni veut d’abord discuter des futures relations commerciales avec l’union économique. Et sur cette question il y a divergence au sein même du gouvernement britannique avec ceux qui souhaitent quitter rapidement l’union économique et ceux qui souhaitent une période de transition. En clair, ces derniers  souhaitent donner du temps au temps afin le plus longtemps possible  bénéficier des conditions actuelles d’échange entre les deux zones économiques. Pour masquer ses divergences le ministre du commerce en faveur du Brexit et le ministre des finances en faveur du maintien dans l’union ont publié un communiqué commun toujours aussi confus.  Londres souhaite discuter le plus rapidement possible de ses relations avec l’Europe après le Brexit pour rassurer à la fois ses entreprises, ses ressortissants et les investisseurs. Mais Bruxelles insiste pour qu’il y ait d’abord un accord sur les conditions du divorce, notamment financières. « Nous devons passer à la négociation des questions les plus importantes autour de notre futur partenariat pour être sûr de parvenir à un accord qui renforce le Royaume-Uni et l’UR », dit le ministre du Brexit, David Davis, dans un communiqué. Londres passe à l’offensive alors que deux poids lourds du gouvernement de Theresa May, le ministre du Commerce pro-Brexit Liam Fox et le ministre des Finances pro-européen Philip Hammond, ont publié dimanche une tribune commune plaidant pour une période de transition limitée dans le temps, signe d’un rapprochement entre les deux camps. Les services de David Davis se disent prêts à rendre public leurs projets, y compris sur les futures relations douanières avec l’UE et sur la question délicate de la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. « Nous avons été très clairs sur le fait que les questions soulevées par notre départ (de l’UE) et notre futur partenariat sont inextricablement liées », dit-on de source au ministère du Brexit. « Ces documents montrent que nous sommes prêts à élargir les négociations », ajoute-t-on.  La prochaine session de négociations est programmée à la fin du mois. La nouvelle initiative britannique semble destinée à répondre aux critiques de Bruxelles sur l’impréparation dont ferait preuve le gouvernement de Theresa May, auquel des responsables européens ont reproché le mois dernier non pas d’avoir des demandes inacceptables, mais de ne pas avoir de position du tout sur de nombreux dossiers.

Transport routier : Confusion sur cabotage et travailleurs détachés

Transport routier : Confusion sur cabotage et travailleurs détachés

C’est la grande confusion entre l’UE  d’un coté l’Allemagne et la France d’un autre l’UE  à propos des chauffeurs routiers étrangers. En cause le fait que le cabotage permet à des transporteurs dits internationaux de concurrencer les transporteurs nationaux sur leurs marchés intérieurs avec les conditions sociales étrangères. Les caboteurs étrangers font une concurrence injuste aux transporteurs nationaux. Cela d’autant plus certains caboteurs étrangers  restent à demeure dans les pays de cabotage attendant à la porte des usines pour récupérer le fret. Bref l’image même du grand désordre social en Europe.  La Commission a donc proposé mercredi que les chauffeurs routiers faisant une livraison internationale soient considérés comme des « travailleurs détachés » à partir de trois jours sur le territoire d’un Etat-membre « au cours d’un mois calendaire donné». Mais elle a aussi autorisé un nombre illimité de « cabotages » dans « un délai de cinq jours à compter de la livraison internationale », alors que les règles actuelles n’en autorisaient que trois dans un délai de sept jours. C’est bien loin de ce que souhaitait Paris et Berlin qui veulent appliquer dès le premier jour de travail sur leur territoire le statut de « travailleur détaché » pour un conducteur venant d’un autre pays, ce qui implique notamment le versement du salaire minimum national. Mais la Commission doit composer dans une situation très conflictuelle face à deux blocs de pays qui s’accusent mutuellement, l’un de « protectionnisme », l’autre de « dumping social ». Paris et Berlin, têtes d’affiche de la lutte contre le « dumping social », font d’ailleurs l’objet d’une procédure d’infraction de la Commission pour leur application jugée trop « systématique » de leur salaire minimum aux chauffeurs routiers venant de l’étranger. Mais d’autres Etats-membres, plus d’une dizaine, emmenés par la Pologne, rejettent l’application de ce statut pour leurs chauffeurs envoyés à l’étranger, estimant qu’il génère des coûts administratifs trop élevés, perçus comme des mesures protectionnistes qui nuisent à leur compétitivité. La Commission a cependant proposé mercredi qu’un chauffeur soit considéré comme un travailleur détaché dès le premier jour lors d’opérations dit de « cabotage », soit le transport à l’intérieur d’un même pays. « Si un chauffeur slovène décharge sa livraison à Milan, puis recharge à Milan pour décharger à Rome, alors il relève des règles salariales italiennes pour le temps de cette opération entre Milan et Rome », a expliqué la commissaire Marianne Thyssen, en charge de l’Emploi. De toute manière le cabotage est incontrôlable et les règles demeurent très théoriques.

 

Primaire gauche Nucléaire : pas de fusion mais plutôt confusion

Primaire gauche Nucléaire : pas de fusion mais plutôt confusion

 

L’accord est à peu près unanime chez les candidats de la primaire de gauche pour sortir du nucléaire, la seule question est quand ? 2025,2050 ou encore à la saint-glinglin. Finalement une confusion qui reflète assez bien les contradictions du gouvernement de François Hollande. Benoît Hamon veut allait très vite dans ce domaine mais Arnaud Montebourg demeure prudent et Valls encore davantage. Dans tous leurs programmes, il est pourtant question d’accélérer la sortie du nucléaire. Une ambition complexe, quand on sait qu’en France le nucléaire représente les trois quarts de la production d’électricité. Des contradictions qu’on retrouve entre les annonces du gouvernement et sa politique énergétique réelle. En effet on peut considérer que la transition énergétique et la COP 21 ont été  mises au rancard après la publication du décret de programmation.  La France devait faire passer la part du nucléaire dans la production électrique de 75 % en a 50 % en 2025. Il n’en sera rien puisque seul a été  décidé l’arrêt de deux réacteurs de Fessenheim d’ici 2018. Un arrêt qui n’aura sans doute pas lieu avec le retour probable de la droite. En réalité, le ministère de l’environnement renvoie les décisions après 2017 c’est-à-dire entre 2019 et 2023. On est donc loin de l’objectif qui aurait dû conduire à la fermeture d’une vingtaine de réacteurs d’ici 2025.  Hormis  la confirmation de la publication cette année du décret d’abrogation de l’autorisation d’exploiter des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, le document de programmation reste très vague sur la mise en œuvre pratique de cet objectif, renvoyée à l’après-élection présidentielle de 2017. La fermeture de Fessenheim interviendra au cours de la première période de la PPE, c’est-à-dire 2016-2018, lit-on dans le volet relatif à l’offre d’énergie. Mais ce volet fixe une fourchette très large de réduction de la production annuelle d’électricité d’origine nucléaire, « entre 10 TWh et 65 TWh » à l’horizon 2023. « Cette réduction sera le résultat de la fermeture de la centrale de Fessenheim et de plusieurs paramètres qui seront connus au fur et à mesure des visites décennales conduites par l’Autorité de sûreté nucléaire », lit-on dans ce document. Ces paramètres sont la baisse de la disponibilité des réacteurs en fonction des travaux de maintenance et de sûreté, des fermetures et des prolongations de réacteurs, ainsi que de l’évolution de la consommation et des exportations d’électricité et du rythme de développement des énergies renouvelables. En tout état de cause, précise la PPE, les décisions de fermeture de réacteurs, hors Fessenheim, ou de prolongation de l’activité de certains d’entre eux, n’interviendront que dans la deuxième phase, en 2019-2023.  En clair quand la droite sera au pouvoir. Or la droite ne fermera pas de centrale. Du coup on a retrouvé chez les candidats les contradictions que porte le gouvernement avec notamment la question de savoir dans quel temps les énergies renouvelables pourraient suppléer le nucléaire.

Réforme collèges : la grande confusion

Réforme collèges : la grande confusion

 

C’est pour le moins la grande confusion quant à l’objet de cette réforme. Officiellement il ne s’agit pas de la réforme des programmes ( qui interviendra ultérieurement) mais on définit cependant l’organisation de l’enseignement avec notamment 20% des horaires ( et choix des thèmes) à l’initiative des directeurs d’établissement. Sans parler de fameux travaux interdisciplinaires qui peuvent laisser perplexe puisqu’on pourra traiter trois disciplines en même temps. En fait une  sorte de religion du pédagogisme qui prend le pas sur la nécessité de maîtriser les bases fondamentales. Dès lors s’agit-il de rendre le collège plus élitiste ou pas ? Moins élitiste en adaptant le niveau aux élèves mais plus élitiste en consacrant les différences de niveaux entre collèges. Bref, c’est la grande confusion. Une réforme bien mal présentée qui suscite l’opposition à droite mais aussi  gauche chez les enseignants.  Toujours soumis au feu roulant des critiques contre sa réforme du collège, le gouvernement affronte donc  mardi la contestation de 80% du monde enseignant, un électorat dont François Hollande a perdu majoritairement la confiance. Le Premier ministre Manuel Valls s’affiche désormais en première ligne pour défendre la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, qui a réaffirmé dimanche sa détermination à appliquer la réforme en 2016 face aux « contre-vérités ». Malgré l’opposition de 61% des Français à la réforme, adoptée le 10 avril par le Conseil supérieur de l’Education par 51 voix contre 25, l’exécutif, d’abord lent à riposter à l’image du chef de l’Etat, prend le risque d’un nouveau conflit dur après la querelle sur les rythmes scolaires. De fait, même si la majorité reste solidaire, Najat Vallaud-Belkacem n’est pas épargnée dans son propre camp où l’on regrette des mesures comme la suppression des classes bilangues. Dans la guerre de positions qui s’esquisse pour la présidentielle de 2017, du Front national au Parti de gauche, l’opposition de droite tient avec ce dossier son arme idéologique de prédilection mais aussi l’un des étalons de la compétition interne pour la primaire. Bruno Le Maire, aspirant candidat, ne s’y est pas trompé qui a pris de vitesse Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon en lançant une pétition pour le retrait de la réforme signée à ce jour par 230 parlementaires et 20.000 citoyens. »Cette réforme du collège se fera car c’est une réforme pour l’égalité », pour « faire que la naissance et le milieu social ne dictent pas le destin des enfants », martèle Manuel Valls dans une tribune à Libération, refusant de plier sur l’un des rares domaines qui fasse encore consensus avec les « frondeurs » du PS. Cette réforme « constitue avec celle de la santé et celle de la justice (…) l’un des rares gages à sa gauche, mais le niveau de rejet enregistré devient préoccupant », relève Gaël Sliman, président d’Odoxa. Une enquête de l’institut réalisée les 13 et 14 mai montre paradoxalement une forte désapprobation des plus modestes à l’égard d’un dispositif censé les favoriser. Si les Français les plus aisés sont 58% à s’y opposer, les plus démunis sont 67%. Plusieurs intellectuels, de droite et de gauche, dénoncent une vision passéiste et erronée du pouvoir socialiste inspirée selon eux de la théorie de la reproduction des élites développée en 1969 par Pierre Bourdieu dans « Les Héritiers ». Selon le dernier classement « Pisa » de l’OCDE (où la France est reléguée à la 25e position en lecture, mathématiques et sciences), le système éducatif français, miné par le déterminisme social, est plus inégalitaire chaque année. « Je préfère une égalité réelle à une égalité théorique. Parce que ce projet ne garantit pas la maîtrise des connaissances fondamentales, il aggravera les inégalités », juge Bruno Le Maire dans Libération. L’intersyndicale SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action et SUD Education appelle les enseignants à faire grève et à manifester mardi pour protester contre une réforme qui, « sans répondre aux véritables besoins du collège (…) ne ferait qu’engendrer davantage d’inégalités ». SNALC, FO, Sud, CGT réclament son retrait, le SNES-FSU, premier syndicat du secondaire, demande des discussions. Si la suppression des classes bilangues, l’avenir incertain des langues mortes ou la réforme afférente des programmes sont les points de friction les plus vifs, l’interdisciplinarité inquiète au plus haut point les enseignants. Les professeurs de matières classiques (français, mathématiques…) qui seront chargés des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) sur huit thèmes au choix, comme le développement durable, craignent de sacrifier l’apprentissage des acquis à ces ateliers. Les établissements disposeront d’une marge de manœuvre de 20% sur le temps d’enseignement pour organiser ces modules. Les syndicats déplorent une « multiplication des hiérarchies intermédiaires », une « mise en concurrence des personnels, disciplines et établissements». Manuel Valls tente lundi d’amadouer les enseignants qui ont voté massivement pour François Hollande en 2012 mais ont grossi depuis les rangs des déçus du hollandisme, en les assurant de la « profonde gratitude » de la nation. ( avec AFP)

 

Valls et la grande confusion de la réforme territoriale

Valls et la grande confusion de la réforme territoriale

 

Initialement il était prévu une dizaine de régions (qui ont une véritable identité économique) puis on est passé à 12, à 13, à 15. Initialement on devait supprimer les départements (en 2021 avait Valls qui ne sera plus là pour mettre en œuvre cette reforme). Du coup on va négocier sur le nombre de régions (pas avec les habitants qui ne sont jamais consultés !) avec les barons qui veulent conserver leurs sièges électoraux ; Quant aux départements on va les maintenir la plupart du temps. On parle de faire glisser doucement les compétences vers les régions mais tant que les départements subsisteront ce sera autant de structures dépensières qui plomberont la fiscalité française. Valls veut clarifier mais c’est plutôt le brouillard qui caractérise ses propositions.  Réforme territoriale  . Les sénateurs veulent faire bouger les lignes. Alors ce 28 octobre, Manuel Valls va s’exprimer devant eux pour tenter de rendre un peu plus lisible cette réforme territoriale.  Il faut dire qu’en six mois, nous sommes passés de 12, à 13, puis à 15 régions. Alors que le Premier ministre avait annoncé la fin des départements à l’horizon 2021, nous apprenons que la moitié d’entre eux ne seront finalement pas visés. Quant aux autres, ils seront dilués dans une nouvelle architecture territoriale qui n’est toujours pas définie.  Bref, difficile de s’y retrouver. Car cette future carte de la France a été corrigée par les députés, puis les sénateurs. Manuel Valls vient donc au Sénat redonner du sens et de la cohérence, dit-on à Matignon.  Il pourrait ne pas céder sur le nombre de régions et donc rester aux 12 initialement prévues. En revanche, effectivement, il semble lâcher du lest sur les départements.  Si un sentiment de confusion plane au-dessus de cette réforme, l’objectif général reste inchangé : avoir moins de régions, et que ces régions siphonnent peu à peu les prérogatives des conseils généraux. Après le rejet par le Sénat de la proposition de François Hollande, les parlementaires PS ont peaufiné en juillet une nouvelle version. La nouvelle carte prévoit ainsi la fusion des régions Poitou-Charentes-Limousin-Aquitaine ainsi que Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Elle comprend également une fusion entre l’Alsace, la Lorraine et Champagne-Ardenne. Le Centre resterait seul, alors qu’il devait être rattaché à Poitou-Charentes. De même, les Pays-de-la-Loire et la Bretagne resteraient deux régions à elles seules. Cette réorganisation est censée faire économiser 10 milliards d’euros en 10 ans. 10 milliards très hypothétiques !

 

Le projet de loi sur la famille : la grande confusion

Le projet de loi sur la famille : la grande confusion

 

Pas étonnant que l’opinion n’y comprenne plus rien. Samedi Valls affirmait que le projet de loi serait voté mais sans PMA et sans GPA (on se demande de quoi s’occupe Valls qui ferait mieux de se concentrer sur la sécurité), aussitôt Leroux  déclarait lui que la question de la PMA et de la GPA reviendrait par voie d’amendement, lundi Hollande décidait de reporter la loi. D’autres au gouvernement considéraient que la loi était enterrée, aujourd’hui Taubira déclare que le projet de loi allait revenir. Bref c’est la confusion totale qui va faire des mécontents dans les deux camps opposés sur ces questions ; Les opposants qui seront encore inquiets et les partisans déçus eux du report ; Encore un joli fiasco politique sur un thème qui demandait de rechercher le consensus et donc de prendre le temps du débat. En outre et surtout nombre s’interrogent  sur le calendrier, cette loi n’apparaissant pas la priorité du moment. La croissance et l’emploi figurant nettement en tête de toutes les priorités.   »Ce texte va-t-il revenir? », a demandé un journaliste d’Europe 1 à Christine Taubira. « Bien sûr », a-t-elle répondu, « je ne suis pas inquiète ». « Je ne crois pas qu’il n’y ait plus de texte », a-t-elle affirmé.  Matignon a annoncé lundi, au lendemain du succès de La Manif pour tous, que le gouvernement ne présenterait pas cette année son projet de loi sur la famille.  Revenant sur la polémique autour de la politique familiale, la ministre a jugé « déplorable ce débat qui est lancé de mauvaise foi par des personnes qui instrumentalisent des citoyens qui sont inquiets ». « On a à droite des manipulateurs », a tancé Christiane Taubira, expliquant que la gauche avait trouvé à son arrivée au pouvoir « 2,6 milliards de déficit sur la branche famille »: « Ils manipulent, ils baissent les budgets, ils laissent couler les déficits », a dénoncé la ministre, qui a opposé à la droite le gouvernement qui « fait un très beau travail pour les familles ». Autant de déclarations qui ne peuvent que jeter le trouble et qui témoigne de la fébrilité d’un gouvernement chahuté et perdu dans les priorités à adopter.

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Grève SNCF contre la réforme : le grand oubli

Grève SNCF contre la réforme : la grande confusion

 

Officiellement la grève vise à s’opposer au projet de reforme de la SNCF qui serait éclatée en trois société distincte (une sorte de holding, une société d’exploitation des activités, une société de gestion des infrastructures). En réalité il ne s’agit pas d’un éclatement mais d’un regroupement puisque actuellement les infrastructures dépendent d’une société RFF sans lien juridique avec la SNCF. En fait ce que craignent surtout certains syndicats c’est l’ouverture à la concurrence qui doit concerner l’activité voyageurs aussi bien sur les grandes lignes, les trains intercités ou encore les TER. Pour les TER, les régions demandent avec insistance cette ouverture à la concurrence considérant que la facture SNCF est trop élevée (et trop opaque). Le regroupement de toutes les activités au sein de la SNCF risque de freiner cette ouverture à la concurrence. L’opposition au projet de réforme de la SNCF est donc assez incompréhensible pour nombre d’observateurs. Non pas que cette réforme soit très claire car elle ménage tout le monde et en définitive entretient la confusion des rôles. Un grand oubli dans cette réforme, l’apurement de la dette historique : autour de 40 milliards. Un véritable boulet qui hypothèque le développement mais aussi tout simplement l’entretien. Au cours des décennies passées l’Etat a décidé de grands projets certes très novateurs comme les nouvelles lignes TGV mais sans jamais se préoccuper vraiment de l’aggravation de l’endettement. Or tant que cette question ne sera pas traitée et sans une nouvelle politique globale des transports,  il sera vain de parler de vraie réforme du rail.

Leonarda : confusion dans la majorité

Leonarda : confusion dans la majorité

 

Il est calai rue la position tortueuse de Hollande sur l’affaire Leonarda ne pouvait dque  mécontenter tout le monde y compris au sein de la majorité ; Le ton est donc monté dimanche dans la majorité présidentielle après l’offre faite par François donc Hollande à la collégienne Leonarda de revenir en France mais sans sa famille expulsée, une décision qui a suscité la colère des alliés verts du Parti socialiste. Ceux-ci s’en sont pris également à Manuel Valls, qui a déclaré voir dans la proposition du chef de l’Etat un geste de générosité « fort». Dans une interview au JDD, le ministre de l’Intérieur souligne que l’enquête sur « la prise en charge maladroite » de Leonarda, 15 ans, lors d’une sortie scolaire début octobre en vue de son expulsion, montre qu’ »il n’y a pas eu de faute des forces de l’ordre ». »Il y a eu, c’est vrai, un manque de discernement dû à une chaîne d’intervention mêlant trop d’acteurs », ajoute-t-il. « Et nous en tirons les conséquences avec une nouvelle circulaire (…) renforçant la protection du cadre scolaire. »"Le geste du président est un geste de générosité pour Leonarda, mais sa famille ne reviendra pas », a assuré le ministre. Devant la presse au Kosovo, Leonarda Dibrani a exprimé son refus de revenir en France sans sa famille. Dans un communiqué, Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) a critiqué les propos « inhumains et incompréhensibles » du chef de l’Etat et du ministre de l’Intérieur. »EELV s’étonne que le droit à vivre en famille soit nié à ce point, au mépris des conventions internationales, et demande que Leonarda et sa famille puissent revenir sur le territoire au plus vite », a indiqué la porte-parole du mouvement.

 

Autoentrepreneurs : la confusion

Autoentrepreneurs : la confusion

Aujourd’hui, les autoentrepreneurs doivent opter pour un régime de société, moins avantageux fiscalement, lorsque leur chiffre d’affaires dépasse 32.600 euros pour une activité de services et d’artisanat, 81.500 euros dans le commerce. Depuis la mi-juin, Bercy a semé la zizanie en confirmant sa volonté de ramener ces seuils à 19.000 et 47.500 euros. Les « poussins » dénoncent la mise en péril d’un statut souple et attractif bientôt étouffé par les charges et autres entraves administratives. Le projet de loi de Sylvia Pinel ne mentionne plus ces plafonds. Ils seront précisés par décret, après le vote au Parlement à l’automne. Une façon d’enterrer la polémique? L’entourage de Sylvia Pinel souligne que le décret fixera bien des seuils à la baisse. L’objectif reste d’éviter « la concurrence déloyale » des autoentrepreneurs, qui paient moins de charges que les PME spécialisées dans le bâtiment, la coiffure, l’esthétique… Les défenseurs du statut, dont Hervé Novelli, son initiateur alors qu’il était secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy, maintiennent la pression. Ils s’appuient sur le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui estime que l’activité est trop faible pour représenter une menace. De fait, 90% des 828.000 autoentrepreneurs actifs gagnent moins que le smic après trois ans d’exercice. Et dans le bâtiment, leur part de marché est évaluée à seulement 0,7%. « Tuer ce régime, c’est tuer l’esprit d’entreprise, dénonce Hervé Novelli. Seuls les créateurs pauvres, qui n’ont que leur imagination et leur courage, se lancent dans l’auto­entreprise. Ce projet de loi envoie un contre-signal. » Face à ce blocage, Matignon tente de déminer le terrain. Jean-Marc Ayrault enverra début septembre une lettre de mission au député PS Laurent Grandguillaume. À charge pour l’élu de la Côte-d’Or de simplifier les différents statuts ­d’entrepreneur individuel. Ses propositions devraient être présentées lors du débat parlementaire. Or Laurent Grandguillaume n’exclut pas, lui, de revoir les seuils à la hausse pour préserver l’envie d’entreprendre! Voilà la majorité divisée sur un sujet mobilisateur. Alain Tourret, député radical de gauche – le parti de Sylvia Pinel -, renchérit : « Je suis certain que François ­Hollande ne cassera pas la dynamique de l’auto­entreprise. Nous ne sortirons pas de la crise par plus de réglementation, mais par l’imagination. » Et Hervé Novelli de tenir le même discours : « Ce projet de loi crée un monstre bureaucratique alors que le Président veut simplifier la vie des sociétés. »

 

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