Archive pour le Tag 'Erdogan'

Après l’humiliation par Erdogan, Von der Leyen refuse de se rendre en Ukraine !

Après l’humiliation par Erdogan, Von der Leyen refuse de se rendre en Ukraine !  

 

En réaction sans doute à l’humiliation qu’a subie la présidente de la commission européenne de la part de la Turquie lors d’une visite protocolaire, Von der Leyen a décidé de ne pas se rendre en Ukraine pour les cérémonies d’anniversaire de l’indépendance du pays.

 

«Malheureusement, la présidente n’est pas en mesure de donner une réponse positive à votre invitation en raison d’un agenda particulièrement chargé les jours en question. Merci d’avance de votre compréhension », écrit le chef de cabinet de «VDL», non sans une certaine légèreté. «La présidente m’a demandé de vous transmettre ses meilleurs vœux pour un sommet réussi et ses félicitations à vous et au peuple ukrainien à l’occasion de cet anniversaire important», ajoute le chef de cabinet au style enjoué. Il signe la missive d’un «Cordialement vôtre».

 

 

Un message pas très heureux cependant dans la mesure où l’indépendance de l’Ukraine est actuellement en jeu du faite de la pression militaire russe.

 

Cela traduit à l’évidence un conflit permanent entre le président du conseil européen et la présidente de la commission européenne auquel il conviendra de remédier pour ne pas ridiculiser l’Europe.

 

Par contre. Charles Michel, le président du Conseil européen, s’y rendra. Lors d’un déplacement en Ukraine le mois dernier, il avait expliqué qu’il modifierait ses vacances pour être présent à Kiev. Le président du Conseil européen a confirmé sa présence ce jeudi. Et publié sur Twitter une photo le montrant en pleine discussion, au téléphone, avec Volodymyr Zelensky. À bon entendeur.

 

Cette affaire est d’autant plus problématique qu’elle éclate après deux autres incidents terribles pour l’image de l’UE, celles déjà évoquées de l’humiliation par Erdogan mais aussi l’autres humiliations subies par  Josep Borrell, début février à Moscou puis la polémique du «Sofagate» qui est loin d’être terminée.

Incident diplomatique avec Erdogan : Une intentionnalité turque mais aussi une confusion européenne

Incident diplomatique avec Erdogan : Une intentionnalité turque mais aussi une confusion européenne  

 

Pour le Professeur de science politique, François Foret,  les habitudes protocolaires européennes ont plus d’une fois suscité la perplexité et l’embarras des pays tiers. Mais dans le cas de l’incident entre Recep Tayyip Erdogan et Ursula von der Leyen, l’intentionnalité laisse peu de doute, estime le professeur de science politique François Foret.

 

Tribune.

 

Un incident a défrayé la chronique lors de la rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 6 avril 2021 à Ankara. Cette dernière ne s’est pas vue offrir de chaise identique à celles des deux autres dirigeants et, après quelques instants d’embarras, s’est vue reléguer sur un canapé à quelque distance au même titre que le ministre turc des affaires étrangères.

Il est commun d’ignorer – voire de se moquer ouvertement – de tels détails cérémoniels renvoyant à un formalisme jugé superficiel et obsolète. Les démocraties basées sur la croyance en un gouvernement rationnel plaçant les passions politiques (et notamment les susceptibilités nationales) sous contrôle font profession d’indifférence en la matière.

L’Union européenne (UE), en tant que système politique réaliste se justifiant par la conciliation des intérêts, l’efficacité de ses politiques et les biens publics (paix, prospérité) offerts aux citoyens, a poussé à son acmé le refus de la ritualisation. Elle a misé sur un « laisser-faire » reposant sur l’autorégulation des acteurs et évitant autant que possible de devoir trancher d’épineuses questions de préséances.

Enfin, à l’heure des réseaux sociaux, la communication politique contemporaine, dominée par la recherche de proximité et d’accessibilité, contribue à rendre dérisoire toute notion d’étiquette. L’histoire longue nous rappelle cependant que le protocole opère la mise en forme symbolique de l’ordre politique. Il exprime et exacerbe les rapports de pouvoir et les hiérarchies. S’il n’est qu’apparence, il donne à voir des logiques beaucoup plus profondes.

Cette fonction de révélateur est particulièrement sensible concernant une entité aussi récente et faiblement ancrée dans les imaginaires collectifs que l’UE. Les batailles protocolaires ont jalonné les controverses sur la nature du projet politique communautaire et sur le statut de ses institutions. Dès les années 1960, De Gaulle s’insurge contre les prétentions de Walter Hallstein de se voir réserver les mêmes prérogatives qu’un chef d’Etat en tant que président de la Commission et d’avoir droit à un tapis rouge, avec comme enjeu sous-jacent l’autonomie de son institution.

 

La codification progressive du Conseil européen à partir des années 1970, les élargissements successifs puis la multiplication des figures d’autorité et de notoriété (présidents du Parlement européen, du Conseil européen, de la Banque centrale européenne, Haut Représentant, etc.) entraînent de nombreuses querelles symboliques qui sont autant d’affrontements interinstitutionnels où chaque acteur défend ses prérogatives autant que son rang.

Erdogan humilie l’Europe et Ursula von der Layen

Erdogan humilie l’Europe et Ursula von der Layen

Une triple humiliation de l’Europe par Erdogan savamment préparé par le sultan fou. D’abord les principaux responsables européens à savoir le président du conseil européen Jean-Michel et la présidente de la commission européenne Ursula von der Layen se sont déplacés en Turquie renforçant ainsi le poids diplomatique d’Erdogan. Seconde humiliation quand Erdogan qui avait préparé son coup n’a fait asseoir auprès de lui que le président du conseil européen Jean-Michel, montrant ainsi le dédain qu’il porte à l’égard de l’Europe. Troisième humiliation le fait de considérer comme un personnage de seconde zone une femme afin de faire plaisir à la frange la plus rétrograde et archaïque de la Turquie.

Cette courte séquence a déclenché mercredi une polémique à Bruxelles et sur les réseaux sociaux autour du hashtag #GiveHerASeat. Plusieurs eurodéputés y ont vu une nouvelle provocation d’Erdogan. «Ils se retirent d’abord de la Convention d’Istanbul et maintenant ils laissent le président de la Commission européenne sans siège en visite officielle. Honteux.», a tweeté la chef de file des sociaux-démocrates au Parlement européen, Iratxe Garcia Perez. Quant à la libérale néerlandaise, Sophie in’t Veld, elle a soutenu mordicus que les choix qui avaient été faits n’étaient pas une «coïncidence». Son tweet montre des photos du président turc en compagnie des deux anciens dirigeants de l’UE, Donald Turk et Jean-Claude Junker, traités sur un plan d’égalité.

Ursula von der Leyen a manifesté son incompréhension et son agacement. Mais elle n’est pas allée au-delà. Venue sur place à la demande des Vingt-Sept pour tenter d’amorcer une normalisation dans les relations entre l’UE et la Turquie, il n’était pas question pour «VDL» que la rencontre avec le président turc tourne court. Mais les propos fermes et clairs sur les droits des femmes en Turquie qu’elle a tenus après la réunion, lors de sa conférence de presse, ne sont certainement pas étrangers au «SofaGate». «La présidente von der Leyen a été surprise. Elle a décidé de passer outre et de donner la priorité à la substance. Mais cela n’implique pas qu’elle n’accorde pas d’importance à l’incident», a expliqué mercredi son porte-parole Eric Mamer. «Mme von der Leyen attend d’être traitée selon les règles protocolaires et elle a demandé à ses services de faire en sorte que ce genre d’incidents ne se répète pas à l’avenir», a-t-il ajouté, soulignant que «les présidents des deux institutions ont le même rang protocolaire». Pour Eric Mamer, c’est désormais «aux autorités turques, en charge de la rencontre, d’expliquer pourquoi il a été offert ce type de siège à Mme von der Leyen».

Selon Marc Pierini, ancien ambassadeur de l’UE en Turquie, il ne fait guère de doute que la mise en scène a été orchestrée par Erdogan. «C’est un gage de plus donné aux religieux conservateurs turc», affirme-t-il. Le secrétaire d’État aux Affaires européennes a été très explicite, mercredi soir, sur BFMBusiness. «C’est un affront qu’on corrigera mais il ne faut pas laisser faire ce genre de choses», a-t-il déclaré, parlant d’«images qui font mal» et «montrent quelque chose d’organisé».

Turquie: une centaine d’amiraux retraités menacés par Erdogan

Turquie: une centaine d’amiraux retraités menacés par Erdogan

Une centaine d’anciens amis amiraux retraités sont accusés par Erdogan d’avoir tenté un coup d’État en critiquant collectivement la perspective d’un canal Istanbul venant suppléer le Bosphore. Plusieurs amiraux ont été mis en garde à vue.

Le chantier ambitieux du « canal d’Istanbul », qui s’inscrit dans une volonté de révolutionner l’infrastructure turque depuis l’arrivée de l’AKP au pouvoir, il y a dix-huit ans, vise, selon le gouvernement, à soulager le Bosphore, l’un des détroits les plus congestionnés du monde. Mais les militaires en question ne l’entendent pas de la même façon. Pour eux, il remet en question la convention de Montreux, datant de 1936, qui garantit le libre passage des navires civils dans les détroits du Bosphore et des Dardanelles, en temps de paix comme en temps de guerre. Dans leur lettre ouverte, ils disent leur « inquiétude » face au risque d’ouvrir un ­débat sur ce fameux traité qui « protège au mieux les intérêts turcs ».

En fait il s’agit d’une occasion supplémentaire pour Erdogan d’affirmer son autorité dans tous les secteurs de la société et de nourrir chaque fois que possible le nationalisme.  Bref la démocratie turque tutoie de plus en plus la dictature nationaliste.

Le sultan Erdogan fait inculper quatre journalistes de Charlie hebdo

Le sultan Erdogan fait inculper quatre journalistes de Charlie hebdo

Non seulement les extrémistes refusent toute caricature du prophète mais désormais Erdogan grâce à son statut de nouveau sultan doit être dispensé de toute critique et de tout dessin humoristique. L’argumentaire de la justice mérite le détour sur la nature du régime turc  en pleine dérive extrémiste.

Le  procureur turc estime que la caricature d’Erdogan dans Charlie hebdo «n’entre d’aucune manière dans le cadre de la liberté d’expression ou de la presse», qualifiant le dessin de presse de «vulgaire, obscène et déshonorant». Après la parution de cette caricature, Recep Tayyip Erdogan avait dénoncé une «attaque ignoble» commise par des «vauriens».

Cette affaire était intervenue dans un contexte de crise diplomatique entre la Turquie et la France, Recep Tayyip Erdogan accusant notamment le président français Emmanuel Macron d’«islamophobie» pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet. L’annonce de l’inculpation des journalistes de Charlie Hebdo intervient par ailleurs quelques jours après qu’Emmanuel Macron a accusé la Turquie d’«ingérence» et en pleine polémique en France sur le financement d’une mosquée soutenue par une association pro-turque à Strasbourg (est).

Des dizaines de journalistes ont été arrêtés et plusieurs médias d’opposition poursuivis ou fermés ces dernières années dans ce pays.

Pause

Macron craint le sultan de papier Erdogan

Macron craint le sultan de papier Erdogan 

 

Peut-être pour détourner l’attention d’un contexte économique social et sanitaire difficile ,Macron a évoqué le danger que pourrait représenter Erdogan à l’occasion des échéances électorales de 2022. Un danger largement surestimé car Erdogan est un sultan menacé du fait  de l’écroulement de son économie, il est  par ailleurs largement contesté sur le plan démocratique.

Faut-il rappeler qu’il a perdu les élections locales à Istanbul il n’est pas sûr que Erdogan gagnent les élections présidentielles en 2023. D’où le durcissement idéologique à l’intérieur parallèlement à la multiplication des attaques contre les démocraties occidentales à l’extérieur.

 

La seule faiblesse de l’union européenne vis-à-vis de la Turquie c’est sans doute d’avoir conclu un accord en 2016 pour réguler les flux migratoires. En gros l’union économique paye la Turquie- qui a bien besoin de cette ressource financière– pour freiner l’immigration à destination de l’Europe.

 

Erdogan: retour vers le passé et l’obscurantisme

 Erdogan: retour vers le passé et l’obscurantisme

Les pressions sur les enseignants français de l’université francophone de Galatasaray et la mise au pas de l’université anglophone de Bogazici illustrent le durcissement nationaliste et islamiste du président turc s’indigne dans une tribune au « Monde » le politiste Cengiz Aktar

Tribune.

 

La prestigieuse université Galatasaray est dans la ligne de mire du régime d’Ankara. Cette université publique turque francophone soutenue par la coopération française a été créée en 1992 dans le cadre d’un accord intergouvernemental franco-turc, en complément du lycée de Galatasaray, créé en 1868. C’était mon lycée.

Depuis maintenant 153 ans, cet établissement d’Istanbul est l’un des symboles de l’ouverture de l’Empire ottoman puis de la Turquie à l’Occident. Ce n’est pas un lycée français à l’étranger mais une institution turque qui enseigne en bilingue, avec des enseignants turcs et des enseignants français détachés.

L’office gouvernemental turc en charge de l’enseignement supérieur (YÖK) a imposé à l’automne 2020 à une trentaine d’enseignants français de l’université une maîtrise de la langue turque égale ou supérieure au niveau B2. C’est une évidente rétorsion à la décision appliquée depuis la rentrée par les autorités françaises sur les enseignements en langues et culture d’origine (ELCO) qui sont désormais remplacés par les enseignements internationaux de langues étrangères (EILE), exigeant des instituteurs envoyés par les pays d’origine un niveau en français égal ou supérieur au niveau B2.

Quatorze des trente des enseignants visés de l’université de Galatasaray ont finalement obtenu une prolongation de trois mois de leur enseignement. Mais rien n’est réglé sur le fond. Quelque 15 000 élèves d’origine turque bénéficient en France de l’enseignement du turc dispensé par des enseignants envoyés et donc sélectionnés par Ankara, selon les critères de stricte loyauté.

Le régime cherche à contrôler sa population expatriée en Europe et à la modeler selon ses canons culturels et religieux. Ainsi, les deux fédérations turques très proches du régime d’Ankara, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) et la Communauté islamique du Millî Görüş (CIMG), représentées au Conseil français du culte musulman (CFCM) ont refusé de ratifier la charte des principes de l’islam de France parce qu’elle interdit de faire la promotion de l’islam politique, de diffuser des discours nationalistes en défense des régimes étrangers, et de financer les lieux de culte en recourant aux fonds étrangers.

Une autre institution universitaire d’Istanbul, l’université de Bogaziçi (ancien Robert College), créée par les missionnaires protestants américains en 1863, a été aussi visé par le régime au tout début de l’année 2021 lorsque Erdogan, l’unique décideur du pays, a nommé un fidèle, Melih Bulu, comme président de cette université, un droit qu’il s’est arrogé en 2016 à l’encontre de la pratique jusque-là en vigueur d’élections au sein des institutions académiques pour désigner le personnel dirigeant. La nomination cadrait avec ses pratiques népotistes où la loyauté absolue est le seul critère d’éligibilité.

Erdogan à genoux veut normaliser les rapports entre la Turquie et la France

Erdogan à genoux veut normaliser les rapports entre la Turquie et la France

 

 

La Turquie d’Erdogan est dans une situation dramatique. Il y a d’abord la situation économique complètement dégradée et une situation sanitaire hors de contrôle. S’y ajoutent des problèmes politiques internes et internationaux. Sur le plan interne, dans la perspective des prochaines élections la colère monte en Turquie et Erdogan n’est pas certain d’être réélu. Au plan international, Erdogan s’est mis à dos beaucoup de pays notamment ceux de l’union européenne et même ceux de l’OTAN. C’est donc à genoux presque qu’Erdogan souhaite la normalisation des relations diplomatiques entre la France et la Turquie.

 

«Si la France est sincère, la Turquie est prête à normaliser sa relation avec la France», a  déclaré le ministre des affaires étrangères de la Turquie. Les relations entre la Turquie et la France se sont progressivement dégradées depuis l’an dernier, en raison notamment de désaccords sur la Syrie, la Libye, la Méditerranée orientale et plus récemment le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie au Nagorny Karabakh.

 

Mais les tensions ont été exacerbées en octobre lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en cause la «santé mentale» du président français Emmanuel Macron, l’accusant de mener une «campagne de haine» contre l’islam pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet, et pour son discours contre le «séparatisme» islamiste en France. «Au final, nous avons eu une discussion téléphonique constructive, avec mon homologue Jean-Yves Le Drian, et nous nous sommes mis d’accord pour travailler sur une feuille de route pour normaliser nos rapports», a indiqué jeudi M. Cavusoglu.

Le chef de la diplomatie turque a par ailleurs estimé que la relation de son pays avec l’ensemble de l’UE pourrait bénéficier d’une «meilleure atmosphère» depuis le dernier sommet européen de décembre, lorsque les 27 ont décidé d’adopter des sanctions ciblées contre la Turquie pour ses activités en Méditerranée orientale.

Erdogan : la Turquie fait profil bas avec l’UE

Erdogan : la Turquie fait profil bas avec l’UE

la Turquie avait déjà peu protesté contre les sanctions américaines suite à l’achat par la Turquie de matériel de défense russe. Erdogan fait aussi profil bas avec l’union économique. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé son souhait d’ouvrir « une nouvelle page » avec l’Union européenne lors d’un entretien téléphonique avec le président du Conseil européen Charles Michel. Il s’agit du premier contact de ce niveau depuis les sanctions décidées la semaine dernière contre son pays.

 

Erdogan : Macron est « un fardeau pour la France »,

Erdogan : Macron est « un fardeau pour la France »,

 

“Macron est un fardeau pour la France. Macron et la France traversent actuellement une période très dangereuse. Mon espoir est que la France se débarrasse du problème Macron aussi vite que possible”, a déclaré Recep Tayyip Erdogan à des journalistes à l’issue des prières musulmanes du vendredi.

Interrogé sur ces propos au cours d’une interview avec le média en ligne Brut, Emmanuel Macron a réclamé du “respect”.

“Je ne suis jamais rentré dans la réponse ad hominem. Je crois dans le respect”, a dit le président français. “L’invective entre dirigeants politiques n’est pas la bonne méthode.”

Le président turc a multiplié les invectives contre son homologue français ces derniers mois sur fond de désaccords profonds entre Paris et Ankara sur de nombreux dossiers – conflits en Libye et au Haut-Karabakh, différends territoriaux en Méditerranée orientale ou encore l’islam en France.

Au sujet du Haut-Karabakh, où l’Azerbaïdjan, appuyé par Ankara, a pu reprendre en novembre des territoires peuplés d’Arméniens au terme de six semaines de conflit, la Turquie accuse la France, qui copréside le groupe de Minsk chargée d’une médiation, de ne pas être objective.

Recep Tayyip Erdogan a déclaré vendredi que la France, qui abrite une importante communauté arménienne, ne pouvait plus prétendre au statut de médiateur en raison de son soutien à l’Arménie.

Le président turc a aussi vivement critiqué l’adoption la semaine dernière par le Sénat français d’une résolution pour la reconnaissance d’une république du Haut-Karabakh à la suite de la défaite militaire des séparatistes soutenus par l’Arménie.

“(Le président azerbaïdjanais) Ilham Aliev a donné un conseil aux Français. Qu’a-t-il dit? ‘S’ils aiment tant les Arméniens, alors ils devraient donner Marseille aux Arméniens”. Je formule la même recommandation. S’ils les aiment tant, ils devraient donner Marseille aux Arméniens”, a dit Recep Tayyip Erdogan !!!

Turquie : Erdogan limoge à nouveau le gouverneur de la Banque centrale

Turquie : Erdogan limoge à nouveau le gouverneur de la Banque centrale

Du fait des politiques agressives et improductives d’Erdogan, la Turquie subit une très grave crise économique interne qui se traduit notamment par un écoulement de sa monnaie et de son économie. La livre turque a clôturé vendredi à 8,5445 pour un dollar après avoir touché un point bas record de 8,58. Elle a plongé de 30% depuis le début de l’année, de 10% au cours des deux dernières semaines. Pour remédier à cette crise économique et financière Erdogan prend encore une mesure radicale en remplaçant un nouveau le patron de la banque centrale turque. Le quatrième changement de titulaire en cinq ans.

Les analystes considèrent Naci Agbal, bien que proche de Recep Tayyip Erdogan, comme un gestionnaire capable qui pourrait adopter une approche plus orthodoxe de la politique monétaire que son prédécesseur.

Murat Uysal avait été nommé à la tête de la banque centrale en juillet 2019 par le chef de l’Etat, mécontent que cette dernière ne baisse pas les taux d’intérêt pour stimuler l’économie.

“La gestion d’Uysal a été catastrophique. Agbal, ça pourrait être pire, évidemment”, a commenté sur Twitter Timothy Ash, de BlueBay Asset Management. “Il a une réputation de technocrate décent et il paraît qualifié pour le poste”, a-t-il toutefois ajouté.

Recep Tayyip Erdogan ne cesse de réclamer l’abaissement des taux d’intérêt. Le week-end dernier, il a affirmé que la Turquie livrait une guerre économique contre ceux qui tentent de l’enfermer “dans le triangle diabolique des taux d’intérêt, des taux de change et de l’inflation”.

A la dépréciation de la devise turque s’ajoute une inflation de près de 12%, bien au-dessus de l’objectif d’environ 5% fixé par la banque centrale. Le pays avait réussi l’an dernier à sortir de la récession mais la pandémie de coronavirus a tout remis en cause.

Le mois dernier, la Banque de Turquie n’a pas procédé à un relèvement de ses taux d’intérêt contrairement aux attentes, les maintenant à 10,25%, ce qui a contribué à une nouvelle baisse de la livre sur les marchés des changes. Un mois plus tôt, elle avait au contraire surpris les marchés en relevant ses taux.

Les opérateurs s’inquiètent de la baisse des réserves de change, des atteintes à l’indépendance de la banque centrale et du risque toujours latent de sanctions occidentales contre le pays en raison de sa politique étrangère et de défense.

Pour Erik Meyersson, économiste à Handelsbank, même si Murat Uysal était à blâmer pour sa gestion, la banque centrale est pieds et poings liés à Recep Tayyip Erdogan et son gouverneur “n’est qu’une marionnette”.

Écroulement de la monnaie et de l’économie turque : Erdogan limoge encore le gouverneur de la Banque centrale

Écroulement de la monnaie et de l’économie turque : Erdogan limoge le gouverneur de la Banque centrale

Du fait des politiques agressives et improductives d’Erdogan, la Turquie subit une très grave crise économique interne qui se traduit notamment par un écoulement de sa monnaie et de son économie. La livre turque a clôturé vendredi à 8,5445 pour un dollar après avoir touché un point bas record de 8,58. Elle a plongé de 30% depuis le début de l’année, de 10% au cours des deux dernières semaines. Pour remédier à cette crise économique et financière Erdogan prend encore une mesure radicale en remplaçant un nouveau le patron de la banque centrale turque. Le quatrième changement de titulaire en cinq ans.

Les analystes considèrent Naci Agbal, bien que proche de Recep Tayyip Erdogan, comme un gestionnaire capable qui pourrait adpoter une approche plus orthodoxe de la politique monétaire que son prédécesseur.

Murat Uysal avait été nommé à la tête de la banque centrale en juillet 2019 par le chef de l’Etat, mécontent que cette dernière ne baisse pas les taux d’intérêt pour stimuler l’économie.

“La gestion d’Uysal a été catastrophique. Agbal, ça pourrait être pire, évidemment”, a commenté sur Twitter Timothy Ash, de BlueBay Asset Management. “Il a une réputation de technocrate décent et il paraît qualifié pour le poste”, a-t-il toutefois ajouté.

Recep Tayyip Erdogan ne cesse de réclamer l’abaissement des taux d’intérêt. Le week-end dernier, il a affirmé que la Turquie livrait une guerre économique contre ceux qui tentent de l’enfermer “dans le triangle diabolique des taux d’intérêt, des taux de change et de l’inflation”.

A la dépréciation de la devise turque s’ajoute une inflation de près de 12%, bien au-dessus de l’objectif d’environ 5% fixé par la banque centrale. Le pays avait réussi l’an dernier à sortir de la récession mais la pandémie de coronavirus a tout remis en cause.

Le mois dernier, la Banque de Turquie n’a pas procédé à un relèvement de ses taux d’intérêt contrairement aux attentes, les maintenant à 10,25%, ce qui a contribué à une nouvelle baisse de la livre sur les marchés des changes. Un mois plus tôt, elle avait au contraire surpris les marchés en relevant ses taux.

Les opérateurs s’inquiètent de la baisse des réserves de change, des atteintes à l’indépendance de la banque centrale et du risque toujours latent de sanctions occidentales contre le pays en raison de sa politique étrangère et de défense.

Pour Erik Meyersson, économiste à Handelsbank, même si Murat Uysal était à blâmer pour sa gestion, la banque centrale est pieds et poings liés à Recep Tayyip Erdogan et son gouverneur “n’est qu’une marionnette”.

Dissolution des loups gris turcs en France : Erdogan menace !

Dissolution des loups gris turcs en France : Erdogan menace !

 

Le groupe extrémiste appelé les loups gris qui représentent les radicaux turcs très proches Erdogan doit être dissous d’après l’annonce de ministre de l’intérieur. Un groupe qui participe à des mouvements violents et formes des milices armées en France. Le pire c’est que la Turquie considère cette dissolution comme une provocation.

 

Inutile de préciser que la Turquie ne prend pas de gants pour supprimer les organisations et les religions non conformes aux souhaits du gouvernement. N’est d’ailleurs pas possible à d’autres religions que l’islam de s’implanter en Turquie d’une manière ou d’une autre. En appeler à la provocation de la part de la relève évidemment du ridicule le plus total en même temps que la méconnaissance du droit. La Turquie a prévenu, mercredi 4 novembre, qu’elle allait donc riposter à la dissolution par la France de l’organisation ultranationaliste turque des Loups gris, qualifiant cette décision de « provocation »« Nous soulignons qu’il est nécessaire de protéger la liberté d’expression et de réunion des Turcs de France (…) et que nous répliquerons de la plus ferme des manières à cette décision », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères.

«Pour Erdogan mieux vaut défier Macron que Poutine»

«Pour Erdogan mieux vaut défier Macron que Poutine»

Mieux vaut défier Macron que Poutine analyse Ahmet Insel, économiste et politologue turc qui souligne la timidité des partenaires de la France (UE ou OTAN) à l’égard des Turcs. (Interview dans le Figaro)

-Erdogan a de nouveau multiplié les provocations à l’égard de la France. Cette surenchère sert-elle encore ses intérêts stratégiques, ou s’agit-il uniquement d’une manifestation d’animosité à notre égard?

Ahmet INSEL. - Cette surenchère lui permet de renforcer l’alliance ultra-nationaliste au pouvoir. Depuis 2016, Erdogan a besoin de l’appui de l’extrême-droite nationaliste pour obtenir une majorité lors des élections présidentielles et générales. Défier la France lui permet d’élargir la base de ses soutiens et obliger les partis d’opposition, sauf le parti pro-kurde de gauche, le HDP, de manifester leur soutien à Erdogan dans sa politique extérieure. C’est l’enjeu principal de ses attaques personnelles contre Macron.

Secundo, il veut aussi se draper du statut de défenseur des musulmans du monde, humiliés par les occidentaux. Il incarne un nationalisme à forte coloration religieuse, un islamo-nationalisme et Macron lui sert de «tête de Turc».

Tertio, la France et la Turquie sont en Lybie, en Syrie (elles étaient très proche sur ce terrain jusqu’en 2013-2014), et dans le conflit du Haut-Karabagh soutiennent les camps opposés. Et la France est devenue la puissance protectrice de la Grèce dans son différend avec la Turquie au sujet de la définition des zones économiques exclusives en Egée et en Méditerranée… Cela fait trop de sujets de conflit pour réduire les joutes verbales à une simple animosité personnelle.

La Turquie a-t-elle encore sa place dans l’OTAN, selon vous?

C’est aux stratèges de l’OTAN d’y répondre sur les conséquences militaires et géostratégiques d’une telle éventualité. Mais une Turquie hors de l’OTAN ne serait-elle pas encore plus un facteur d’instabilité régionale? Et les statuts de l’OTAN ne prévoient pas tellement une exclusion.

Si cette dérive continue, la Turquie pourrait être de fait mise à l’écart en tant qu’allié stratégique

La perte de confiance en la Turquie au sein des principaux membres de l’OTAN est manifeste et si cette dérive continue, la Turquie pourrait être de fait mise à l’écart en tant qu’allié stratégique. On parle de plus en plus de l’éventualité de déménager en Crète la base d’Incirlik par exemple ou l’obtention des facilités dans certaines iles grecques pour la flotte française.

Comment expliquer la mollesse des réactions américaine et européennes?

Les États-Unis s’intéressent moins au Proche Orient et à la Méditerranée orientale, sauf quand il s’agit d’Israël, et ce désintérêt a commencé bien avant l’arrivée de Trump au pouvoir. De plus actuellement les américains sont bien occupés par leur propre élection présidentielle. L’UE en revanche est en grande partie tétanisée par sa peur de l’immigration et Erdogan utilise cette peur.

D’autre part, il y a deux courants qui s’affrontent dans l’UE. Merkel est toujours favorable pour laisser la porte des négociations ouvertes avec la Turquie, au moins jusqu’aux élections prochaines en Allemagne quitte à lui faire des promesses que tout le monde sait irréalisables (comme l’annulation des visas pour les ressortissants de Turquie). Et un nombre considérable de pays de l’UE sont irrités par la position française qu’ils jugent unilatérale, avec un très grand écart entre les capacités réelles d’intervention de la France et sa posture de bras de fer.

Si tous les pays de l’UE (sauf la Hongrie) ont condamné les propos injurieux d’Erdogan contre Macron, il n’y pas une telle unanimité pour décider des sanctions contre la Turquie et encore moins pour officialiser l’annulation du statut de pays candidat à l’adhésion de la Turquie. Pour Erdogan, défier Macron est bien plus facile et potentiellement bien peu coûteux que de défier Poutine, Trump ou un autre président américain.

Le discours islamiste et nationaliste d’Erdogan trouve-t-il un écho fort au sein de la population immigrée turque, en France ou en Allemagne?

Il trouve un certain écho manifestement. Est-ce qu’il s’agit d’un écho fort, je ne sais pas. Je ne connais pas bien cette question.

La France peut-elle assumer seule la confrontation avec la Turquie?

On voit bien l’effet de l’absence d’une véritable politique étrangère de l’UE et encore plus de l’inexistence des moyens d’une telle politique. La France peut difficilement poursuivre seule cette confrontation et par ailleurs elle n’a pas intérêt à la faire de cette manière.

Une opposition à cet aventurisme peut-elle naître au sein même de la population civile turque?

Il existe une telle opposition mais elle est très faible et les réflexes nationalistes priment, surtout dans la politique extérieure, au sein des principaux partis d’opposition de droite libérale ou sociaux-démocrates. En revanche l’aventurisme de l’alliance islamo-nationaliste au pouvoir conduit aussi l’économie turque vers une catastrophe et ça c’est le talon d’Achille du pouvoir du clan d’Erdogan. Mais plus l’économie turque va s’enfoncer dans la crise, plus Erdogan risque d’augmenter le degré de la répression à l’intérieure et de l’agressivité à l’extérieure.

 

Procès pour la caricature Erdogan

Procès pour la caricature Erdogan

 

Il faut vraiment que le président turc soit démuni d’arguments pour porter plainte contre sa propre caricature dans le journal de Charlie hebdo. Erdogan a déclaré qu’il voulait engager des poursuites judiciaires contre le journal.  On se réjouit évidemment par avance de l’éventuel procès et de son retentissement.

Ce genre de manipulation ridicule peut passer dans certaines catégories de la population turque encore que nombreux de Turcs ne soient  plus dupes des postures manœuvrières d’Erdogan qui investit la scène internationale pour mieux dissimuler le drame économique et social de son pays. En fait, ce n’est pas forcément le dessin qui est en cause mais la caricature même d’Erdogan. Car l’apprenti dictateur est une véritable caricature de chef d’État.

 D’abord il est largement inculte en dépit du parcours universitaire qu’il affiche et qu’il n’a jamais suivi. Il a en effet commencé son cursus comme simple transporteur. Une caricature car l’intéressé qui se veut le sultan d’un futur empire ottoman n’est pas même capable de gérer son propre pays. Un pays aux très grandes ressources économiques et humaines, un pays au passé glorieux mais qui depuis la venue d’Erdogan voit son économie mais aussi sa démocratie piétinées.

 Faut-il rappeler que la répression est sanglante dans ce pays, que 50000 Turcs ont été jetés en prison et que 100 000 fonctionnaires ont été destitués. Que le droit est bafoué en permanence. À la catastrophe économique et sociale s’ajoute aussi une catastrophe démocratique puisque Erdogan s’est arrogé désormais tous les droits. Mais les Turcs là aussi ne sont pas naïfs et Erdogan accumule les défaites électorales. Il a notamment perdu l’élection très stratégique de la capitale.

Politique-Erdogan: le faussaire fossoyeur de la Turquie

Politique-Erdogan: le faussaire fossoyeur de la Turquie

 

Comme souvent les dictateurs en difficulté au plan intérieur se projettent au plan international pour tenter de masquer l’échec de la politique nationale. De ce point de vue, la gestion d’Erdogan en Turquie constitue une véritable catastrophe avec une monnaie dévaluée, un taux de chômage de 20 à 25 %, une nette diminution du pouvoir d’achat, une inflation galopante et un endettement inquiétant.

 

Il s’agit pourtant d’un pays important disposant de ressources et de potentiels mais qui est victime de la politique anarchique d’Erdogan. Erdogan qui a transformé la société laïque en l’islamisant afin d’empêcher toute contestation de sa dictature. Ainsi il pratique régulièrement la torture. 50 000 opposants sont dans les geôles turques et 100 000 fonctionnaires ont été déchus de leur statut. L’implantation d’une autre religion que l’islam est en fait  interdite.

Erdogan rêve d’être le nouveau sultan musulman, c’est pourquoi il jette de huile  sur le feu sur tous les conflits possibles quand ils ne les provoquent pas. Erdogan est un dictateur fossoyeur de la Turquie et un faussaire de la démocratie. Un faussaire qui s’est même inventé un passé universitaire alors qu’il n’y a jamais mis les pieds. C’est un ancien petit transporteur.  C’est un  primaire à l’ego maladivement surdimensionné qui a pour ambition de diriger le futur empire ottoman alors qu’il est incapable de gérer son propre pays.

Du coup, il pratique la provocation permanente à tout propos. Notons quand même qu’il met la pédale douce car les Etats se montrent fort par exemple vis-à-vis de la Russie.  Le sultan primaire Erdogan masque son incurie par des insultes espérant réveiller le sentiment nationaliste musulman des couches les plus radicales. Une politique qui enfoncera encore un peu plus économiquement et politiquement des pays musulmans autoritaires en retard dans tous les domaines : économique, démocratique et culturel..

Erdogan veut provoquer le nationalisme turc pour cacher ses faiblesses internes

Erdogan veut provoquer le nationalisme turc pour cacher ses faiblesses internes

Selon Frédéric Encel, politologue , Erdogan provoque pour cacher ses faiblesses mais pourrait être l’objet de sanctions européennes (interview dans les Echos)

 

Après plusieurs jours de tensions diplomatiques entre Paris et Ankara, le président turc a officiellement appelé ses compatriotes à boycotter les produits français. Pour le maître de conférences à Sciences Po Paris, Frédéric Encel, invité de franceinfo lundi 26 octobre, il s’agit d’un nouveau pallier franchi,  »s’il devait y en avoir un autre, ce serait la guerre », estime-t-il. Pour autant, cet appel au boycott ne risque pas d’être suivi par d’autres Etats musulmans, selon Frédéric Encel qui estime que la Turquie s’expose à de lourdes sanctions et « une véritable catastrophe » économique et commerciale. 

 

Est-ce que ce boycott clairement exprimé par Recep Tayyip Erdogan est le signe qu’un nouveau pallier a été franchi ? 

 

Frédéric Encel. Absolument, et je pense que c’est le dernier, parce que s’il devait y en avoir un autre, ce serait la guerre. Mais il n’y en aura pas d’autre, il n’y aura pas la guerre. Erdogan le sait très bien, lui qui a replié ses navires de combat lorsqu’un navire français est venu en quelque sorte secourir la Grèce et Chypre quand leurs eaux territoriales ont été bafouées par la Turquie. Je pense que Recep Tayyip Erdogan la joue à la fois sultan et calife. Sa stratégie est de chercher l’ennemi extérieur et de le vilipender de manière extraordinairement violente pour susciter une vague du nationalisme dans son pays.

Ce mouvement de boycott, qui part initialement des réseaux sociaux, ne risque pas d’être suivi par d’autres pays ? 

 

Je pense que cela ne change pas la donne. Il y a environ 80 millions de Turcs sur 1,7 milliard de musulmans. C’est un seul Etat à majorité musulmane sur 57 dans le monde. De plus, les Etats arabes n’apprécient pas particulièrement la Turquie, ils en ont un très mauvais souvenir avec l’Empire ottoman qui a régné sur eux un peu plus de quatre siècles. D’autre part si, officiellement, un Etat quel qu’il soit boycotte des produits français, alors c’est toute l’Union Européenne qui, en vertu des accords fondateurs de l’Union européenne, prendra des sanctions contre cet Etat. Si l’Europe applique des sanctions économiques et commerciales vis-à-vis de la Turquie, ce serait une véritable catastrophe pour la Turquie. Je ne parle pas que de l’Allemagne puisque le volume d’échanges entre la Turquie et l’Union  européenne est plus important que le volume d’échanges entre la Turquie et la Russie, entre la Turquie et les États-Unis.

Recep Tayyip Erdogan a également comparé le traitement des musulmans en Europe à celui des juifs dans les années 1930 et accuse certains dirigeants de nazisme et de fachisme. Comment analysez-vous ces déclarations ? 

 

C’est très problématique de la part de quelqu’un qui dirige un Etat très officiellement négationniste du génocide arménien. Un Etat dans lequel il y a une répression de plus en plus forte. Sur 193 Etats recensés à l’ONU, la Turquie est le pire en termes de liberté de la presse. Par ces propos, Erdogan cherche à marquer les esprits, et ce n’est pas nouveau. Ce n’est pas la première fois qu’il utilise des termes terribles et outranciers. Le problème c’est que la Turquie est officiellement un allié de la France. Ces propos sont d’autant plus scandaleux que là il y a bien évidemment un outrage à l’Alliance.

L’appel au boycott des produits français peut-il avoir des conséquences sur l’économie ?

 06h51, le 26 octobre 2020 , modifié à 08h17, le 26 octobre 2020

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2:22Les fromages français ont été retirés des rayons des supermarchés au Koweït. © YASSER AL-ZAYYAT / AFP

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Depuis samedi, et suite aux déclarations d’Emmanuel Macron sur les caricatures du prophète Mahomet, les appels au boycott des produits français se multiplient sur les réseaux sociaux. Ces appels peuvent-ils avoir un impact sur les exportations françaises dans les pays arabes ?

Dans la foulée des déclarations d’Emmanuel Macron, en hommage au professeur Samuel Paty, sur la culture française du dessin et de la caricature, des appels au boycott des produits français ont été lancés sur les réseaux sociaux. Cinq ou six pays musulmans, parmi lesquels la Turquie, le Koweït ou le Qatar, sont concernés. Le Quai d’Orsay a appelé dimanche soir les gouvernements à faire cesser les appels au boycott. Mais quelles conséquences aurait-il sur notre économie s’il était appliqué ? Europe 1 a enquêté.

>> A LIRE AUSSI - Trois questions sur le boycott de produits français par une partie du monde musulman

Posture symbolique

Au Qatar ou au Koweït, les appels au boycott ont pu aboutir au retrait de fromages, de crèmes ou de cosmétiques des rayons de certains supermarchés. Les fromages Kiri et Babybel ont par exemple été ciblés au Koweït.

Si le ministre français du commerce extérieur Franck Riester a évoqué dimanche soir des « impacts impossibles à chiffrer pour le moment », cette mesure est essentiellement symbolique, selon le maître de conférences à Sciences-Pô Frédéric Encel : « C’est tout à fait secondaire sur le plan économique et diplomatique », explique-t-il au micro d’Europe 1, soulignant néanmoins la possibilité d’un effet d’entrainement généré par les réseaux sociaux.

 

« La réalité, c’est l’économie »

De fait, de nombreuses barrières au boycott rendent l’entreprise difficile. En Turquie, où la France exporte essentiellement des produits industriels – notamment Airbus ou pièces pour la construction automobile -  »les habitudes des entreprises sont tellement importantes que ça va au-delà du monde politique », affirme Stéphane Salvetat, secrétaire-général de la Chambre de commerce Franco-Turque. De plus, les exportations de produits industriels avaient nettement baissé l’année dernière, du fait de la crise économique que traverse la Turquie, il est donc difficile d’envisager un nouveau plongeon. « Le monde politique parle souvent fort, mais la réalité, c’est l’économie. »

Concernant les produits alimentaires, certaines particularités du marché rendent le boycott assez improbable. Des groupes saoudiens détiennent ainsi certains entreprises productrices, comme l’usine de Châteaulin dans le Finistère, faisant de l’Arabie saoudite le seul exportateur de poulets français dans les pays arabes. A noter également que l’appel au boycott peut conduire à des sanctions au niveau européen. Or, les pays arabes entretiennent des échanges très importants avec l’Union européenne.

Erdogan: le faussaire fossoyeur de la Turquie

Erdogan: le faussaire fossoyeur de la Turquie

 

Comme souvent les dictateurs en difficulté au plan intérieur se projettent au plan international pour tenter de masquer l’échec de la politique nationale. De ce point de vue, la gestion d’Erdogan en Turquie constitue une véritable catastrophe avec une monnaie dévaluée, un taux de chômage de 20 à 25 %, une nette diminution du pouvoir d’achat, une inflation galopante et un endettement inquiétant.

 

Il s’agit pourtant d’un pays important disposant de ressources et de potentiels mais qui est victime de la politique anarchique d’Erdogan. Erdogan qui a transformé la société laïque en l’islamisant afin d’empêcher toute contestation de sa dictature. Ainsi il pratique régulièrement la torture. 50 000 opposants sont dans les geôles turques et 100 000 fonctionnaires ont été déchus de leur statut. L’implantation d’une autre religion que l’islam est en fait  interdite.

Erdogan rêve d’être le nouveau sultan musulman, c’est pourquoi il jette de huile  sur le feu sur tous les conflits possibles quand ils ne les provoquent pas. Erdogan est un dictateur fossoyeur de la Turquie et un faussaire de la démocratie. Un faussaire qui s’est même inventé un passé universitaire alors qu’il n’y a jamais mis les pieds. C’est un ancien petit transporteur.  C’est un  primaire à l’ego maladivement surdimensionné qui a pour ambition de diriger le futur empire ottoman alors qu’il est incapable de gérer son propre pays.

Du coup, il pratique la provocation permanente à tout propos. Notons quand même qu’il met la pédale douce car les Etats se montrent fort par exemple vis-à-vis de la Russie.  Le sultan primaire Erdogan masque son incurie par des insultes espérant réveiller le sentiment nationaliste musulman des couches les plus radicales. Une politique qui enfoncera encore un peu plus économiquement et politiquement des pays musulmans autoritaires en retard dans tous les domaines : économique, démocratique et culturel..

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Peut-on parler d’une opposition entre deux religions ?

Il faut faire attention à ne pas simplifier. Si on continue sur cette pente on va complètement empoisonner un dialogue mondial qui est déjà particulièrement périlleux. On désigne souvent l’islamisme comme responsable de ce qui se produit parce que l’islamisme est un peu une traduction politique de l’islam, mais attention vous avez des régimes qui se réclament de l’islam, qui politisent l’islam et donc sont islamistes. Je crois qu’il faut comprendre que l’islam, la religion en général parce qu’il n’y a pas que l’islam, est un emblème idéal pour toute forme de mobilisation et hélas pour les mobilisations violentes. Donc, il faut prendre la religion pour ce qu’elle est, un emblème qui est manipulé par des entrepreneurs de violence, c’est le terme qui me paraît le plus adéquat. La religion touche plus que telle ou telle référence locale, linguistique ou tribale. Donc, nous sommes dans un temps de manipulation des symboles religieux parce que nous sommes aussi dans un temps de tectonique des sociétés. Les problèmes de sociétés vont être saisis par des entrepreneurs malveillants, de violence. La religion n’est que la victime d’une telle manipulation.

Les appels au boycott sur les produits français sont-ils inquiétants ?

Sur le plan économique, non. Je ne pense pas que cela puisse mettre en péril l’économie française qui a d’autres soucis que cela. Ce qui est important c’est de constater que l’opinion publique se saisit des questions internationales. On peut négocier avec un dictateur, mais c’est très difficile de négocier avec des sociétés, de régler des malentendus qui se répandent dans toute une population. Il faut faire passer beaucoup d’eau froide, il faut respecter l’autre, accepter l’autre, bâtir cette société mondiale qui pour l’instant n’existe qu’à travers de vagues échafaudages intergouvernementaux. Il faut comprendre l’autre et aller vers l’autre.

Nouvelle ordonnance du docteur fou Erdogan à Macron !

Nouvelle ordonnance du docteur fou Erdogan à Macron !

 

 

Une nouvelle fois Erdogan s’en prend à la France et à Macron. Cette fois, il a conseillé à Macron de se faire soigner. Une sorte d’inversion des priorités thérapeutiques qui  témoigne que l’intéressé transfère sur autrui ses propres frustrations et son déséquilibre mental. Il ne se passe pas une semaine sans que Erdogan fassent parler de lui en jetant de l’huile  sur le feu sur tous les conflits potentiels.

 Récemment, c’était encore sur Chypre, puis sur la Grèce et la Méditerranée. Plus récemment encore sur la Libye et en plus en condamnant l’accord de paix qui vient d’être signé. Erdogan intervient notamment aussi en Syrie  et au Haut-Karabakh .

Cette agitation vise surtout à marquer l’échec total Erdogan dans son propre pays. D’abord un échec économique .

 

Le pays est entré en récession depuis 2018, avec notamment la dévaluation de la livre turque, le ralentissement de la croissance et l’augmentation du chômage. Bref une catastrophe économique. la Turquie a connu un recul de l’activité conjointement un écroulement de sa monnaie et à des déficits abyssaux le tout sur fond d’inflation qui ont grandement atteint le pouvoir d’achat et favorisé le chômage.

 

Cette gestion erratique et irresponsable a été sanctionnée politiquement par des revers électoraux qu’a connus Erdogan y compris dans la capitale.

 

Pour masquer ses échecs économiques intérieurs, Erdogan développe une politique internationale agressive afin de tenter de réveiller le sentiment nationaliste contre tout ce qui n’est pas turc ou musulman.

 

Le drame du pays c’est que désormais tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d’Erdogan. L’économie turque est sans doute durablement plongée dans la tourmente.

 

Sur le plan démocratique la répression est sans limite puisque 50 000 personnes ont été arrêtées et 100 000 fonctionnaires privés de leurs fonctions. Ce qui explique sans doute une partie des revers électoraux d’Erdogan.

 

Le dictateur pratique donc la fuite en avant et ses propos provocateurs et excessifs témoignent comme son visage fatigué et tourmenté  des inepties  de sa politique. À coup sûr, il aurait , lui, besoin, d’une sérieuse consultation médicale.

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