Archive pour le Tag 'Erdogan'

Erdogan à genoux veut normaliser les rapports entre la Turquie et la France

Erdogan à genoux veut normaliser les rapports entre la Turquie et la France

 

 

La Turquie d’Erdogan est dans une situation dramatique. Il y a d’abord la situation économique complètement dégradée et une situation sanitaire hors de contrôle. S’y ajoutent des problèmes politiques internes et internationaux. Sur le plan interne, dans la perspective des prochaines élections la colère monte en Turquie et Erdogan n’est pas certain d’être réélu. Au plan international, Erdogan s’est mis à dos beaucoup de pays notamment ceux de l’union européenne et même ceux de l’OTAN. C’est donc à genoux presque qu’Erdogan souhaite la normalisation des relations diplomatiques entre la France et la Turquie.

 

«Si la France est sincère, la Turquie est prête à normaliser sa relation avec la France», a  déclaré le ministre des affaires étrangères de la Turquie. Les relations entre la Turquie et la France se sont progressivement dégradées depuis l’an dernier, en raison notamment de désaccords sur la Syrie, la Libye, la Méditerranée orientale et plus récemment le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie au Nagorny Karabakh.

 

Mais les tensions ont été exacerbées en octobre lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en cause la «santé mentale» du président français Emmanuel Macron, l’accusant de mener une «campagne de haine» contre l’islam pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet, et pour son discours contre le «séparatisme» islamiste en France. «Au final, nous avons eu une discussion téléphonique constructive, avec mon homologue Jean-Yves Le Drian, et nous nous sommes mis d’accord pour travailler sur une feuille de route pour normaliser nos rapports», a indiqué jeudi M. Cavusoglu.

Le chef de la diplomatie turque a par ailleurs estimé que la relation de son pays avec l’ensemble de l’UE pourrait bénéficier d’une «meilleure atmosphère» depuis le dernier sommet européen de décembre, lorsque les 27 ont décidé d’adopter des sanctions ciblées contre la Turquie pour ses activités en Méditerranée orientale.

Erdogan : la Turquie fait profil bas avec l’UE

Erdogan : la Turquie fait profil bas avec l’UE

la Turquie avait déjà peu protesté contre les sanctions américaines suite à l’achat par la Turquie de matériel de défense russe. Erdogan fait aussi profil bas avec l’union économique. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé son souhait d’ouvrir « une nouvelle page » avec l’Union européenne lors d’un entretien téléphonique avec le président du Conseil européen Charles Michel. Il s’agit du premier contact de ce niveau depuis les sanctions décidées la semaine dernière contre son pays.

 

Erdogan : Macron est « un fardeau pour la France »,

Erdogan : Macron est « un fardeau pour la France »,

 

“Macron est un fardeau pour la France. Macron et la France traversent actuellement une période très dangereuse. Mon espoir est que la France se débarrasse du problème Macron aussi vite que possible”, a déclaré Recep Tayyip Erdogan à des journalistes à l’issue des prières musulmanes du vendredi.

Interrogé sur ces propos au cours d’une interview avec le média en ligne Brut, Emmanuel Macron a réclamé du “respect”.

“Je ne suis jamais rentré dans la réponse ad hominem. Je crois dans le respect”, a dit le président français. “L’invective entre dirigeants politiques n’est pas la bonne méthode.”

Le président turc a multiplié les invectives contre son homologue français ces derniers mois sur fond de désaccords profonds entre Paris et Ankara sur de nombreux dossiers – conflits en Libye et au Haut-Karabakh, différends territoriaux en Méditerranée orientale ou encore l’islam en France.

Au sujet du Haut-Karabakh, où l’Azerbaïdjan, appuyé par Ankara, a pu reprendre en novembre des territoires peuplés d’Arméniens au terme de six semaines de conflit, la Turquie accuse la France, qui copréside le groupe de Minsk chargée d’une médiation, de ne pas être objective.

Recep Tayyip Erdogan a déclaré vendredi que la France, qui abrite une importante communauté arménienne, ne pouvait plus prétendre au statut de médiateur en raison de son soutien à l’Arménie.

Le président turc a aussi vivement critiqué l’adoption la semaine dernière par le Sénat français d’une résolution pour la reconnaissance d’une république du Haut-Karabakh à la suite de la défaite militaire des séparatistes soutenus par l’Arménie.

“(Le président azerbaïdjanais) Ilham Aliev a donné un conseil aux Français. Qu’a-t-il dit? ‘S’ils aiment tant les Arméniens, alors ils devraient donner Marseille aux Arméniens”. Je formule la même recommandation. S’ils les aiment tant, ils devraient donner Marseille aux Arméniens”, a dit Recep Tayyip Erdogan !!!

Turquie : Erdogan limoge à nouveau le gouverneur de la Banque centrale

Turquie : Erdogan limoge à nouveau le gouverneur de la Banque centrale

Du fait des politiques agressives et improductives d’Erdogan, la Turquie subit une très grave crise économique interne qui se traduit notamment par un écoulement de sa monnaie et de son économie. La livre turque a clôturé vendredi à 8,5445 pour un dollar après avoir touché un point bas record de 8,58. Elle a plongé de 30% depuis le début de l’année, de 10% au cours des deux dernières semaines. Pour remédier à cette crise économique et financière Erdogan prend encore une mesure radicale en remplaçant un nouveau le patron de la banque centrale turque. Le quatrième changement de titulaire en cinq ans.

Les analystes considèrent Naci Agbal, bien que proche de Recep Tayyip Erdogan, comme un gestionnaire capable qui pourrait adopter une approche plus orthodoxe de la politique monétaire que son prédécesseur.

Murat Uysal avait été nommé à la tête de la banque centrale en juillet 2019 par le chef de l’Etat, mécontent que cette dernière ne baisse pas les taux d’intérêt pour stimuler l’économie.

“La gestion d’Uysal a été catastrophique. Agbal, ça pourrait être pire, évidemment”, a commenté sur Twitter Timothy Ash, de BlueBay Asset Management. “Il a une réputation de technocrate décent et il paraît qualifié pour le poste”, a-t-il toutefois ajouté.

Recep Tayyip Erdogan ne cesse de réclamer l’abaissement des taux d’intérêt. Le week-end dernier, il a affirmé que la Turquie livrait une guerre économique contre ceux qui tentent de l’enfermer “dans le triangle diabolique des taux d’intérêt, des taux de change et de l’inflation”.

A la dépréciation de la devise turque s’ajoute une inflation de près de 12%, bien au-dessus de l’objectif d’environ 5% fixé par la banque centrale. Le pays avait réussi l’an dernier à sortir de la récession mais la pandémie de coronavirus a tout remis en cause.

Le mois dernier, la Banque de Turquie n’a pas procédé à un relèvement de ses taux d’intérêt contrairement aux attentes, les maintenant à 10,25%, ce qui a contribué à une nouvelle baisse de la livre sur les marchés des changes. Un mois plus tôt, elle avait au contraire surpris les marchés en relevant ses taux.

Les opérateurs s’inquiètent de la baisse des réserves de change, des atteintes à l’indépendance de la banque centrale et du risque toujours latent de sanctions occidentales contre le pays en raison de sa politique étrangère et de défense.

Pour Erik Meyersson, économiste à Handelsbank, même si Murat Uysal était à blâmer pour sa gestion, la banque centrale est pieds et poings liés à Recep Tayyip Erdogan et son gouverneur “n’est qu’une marionnette”.

Écroulement de la monnaie et de l’économie turque : Erdogan limoge encore le gouverneur de la Banque centrale

Écroulement de la monnaie et de l’économie turque : Erdogan limoge le gouverneur de la Banque centrale

Du fait des politiques agressives et improductives d’Erdogan, la Turquie subit une très grave crise économique interne qui se traduit notamment par un écoulement de sa monnaie et de son économie. La livre turque a clôturé vendredi à 8,5445 pour un dollar après avoir touché un point bas record de 8,58. Elle a plongé de 30% depuis le début de l’année, de 10% au cours des deux dernières semaines. Pour remédier à cette crise économique et financière Erdogan prend encore une mesure radicale en remplaçant un nouveau le patron de la banque centrale turque. Le quatrième changement de titulaire en cinq ans.

Les analystes considèrent Naci Agbal, bien que proche de Recep Tayyip Erdogan, comme un gestionnaire capable qui pourrait adpoter une approche plus orthodoxe de la politique monétaire que son prédécesseur.

Murat Uysal avait été nommé à la tête de la banque centrale en juillet 2019 par le chef de l’Etat, mécontent que cette dernière ne baisse pas les taux d’intérêt pour stimuler l’économie.

“La gestion d’Uysal a été catastrophique. Agbal, ça pourrait être pire, évidemment”, a commenté sur Twitter Timothy Ash, de BlueBay Asset Management. “Il a une réputation de technocrate décent et il paraît qualifié pour le poste”, a-t-il toutefois ajouté.

Recep Tayyip Erdogan ne cesse de réclamer l’abaissement des taux d’intérêt. Le week-end dernier, il a affirmé que la Turquie livrait une guerre économique contre ceux qui tentent de l’enfermer “dans le triangle diabolique des taux d’intérêt, des taux de change et de l’inflation”.

A la dépréciation de la devise turque s’ajoute une inflation de près de 12%, bien au-dessus de l’objectif d’environ 5% fixé par la banque centrale. Le pays avait réussi l’an dernier à sortir de la récession mais la pandémie de coronavirus a tout remis en cause.

Le mois dernier, la Banque de Turquie n’a pas procédé à un relèvement de ses taux d’intérêt contrairement aux attentes, les maintenant à 10,25%, ce qui a contribué à une nouvelle baisse de la livre sur les marchés des changes. Un mois plus tôt, elle avait au contraire surpris les marchés en relevant ses taux.

Les opérateurs s’inquiètent de la baisse des réserves de change, des atteintes à l’indépendance de la banque centrale et du risque toujours latent de sanctions occidentales contre le pays en raison de sa politique étrangère et de défense.

Pour Erik Meyersson, économiste à Handelsbank, même si Murat Uysal était à blâmer pour sa gestion, la banque centrale est pieds et poings liés à Recep Tayyip Erdogan et son gouverneur “n’est qu’une marionnette”.

Dissolution des loups gris turcs en France : Erdogan menace !

Dissolution des loups gris turcs en France : Erdogan menace !

 

Le groupe extrémiste appelé les loups gris qui représentent les radicaux turcs très proches Erdogan doit être dissous d’après l’annonce de ministre de l’intérieur. Un groupe qui participe à des mouvements violents et formes des milices armées en France. Le pire c’est que la Turquie considère cette dissolution comme une provocation.

 

Inutile de préciser que la Turquie ne prend pas de gants pour supprimer les organisations et les religions non conformes aux souhaits du gouvernement. N’est d’ailleurs pas possible à d’autres religions que l’islam de s’implanter en Turquie d’une manière ou d’une autre. En appeler à la provocation de la part de la relève évidemment du ridicule le plus total en même temps que la méconnaissance du droit. La Turquie a prévenu, mercredi 4 novembre, qu’elle allait donc riposter à la dissolution par la France de l’organisation ultranationaliste turque des Loups gris, qualifiant cette décision de « provocation »« Nous soulignons qu’il est nécessaire de protéger la liberté d’expression et de réunion des Turcs de France (…) et que nous répliquerons de la plus ferme des manières à cette décision », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères.

«Pour Erdogan mieux vaut défier Macron que Poutine»

«Pour Erdogan mieux vaut défier Macron que Poutine»

Mieux vaut défier Macron que Poutine analyse Ahmet Insel, économiste et politologue turc qui souligne la timidité des partenaires de la France (UE ou OTAN) à l’égard des Turcs. (Interview dans le Figaro)

-Erdogan a de nouveau multiplié les provocations à l’égard de la France. Cette surenchère sert-elle encore ses intérêts stratégiques, ou s’agit-il uniquement d’une manifestation d’animosité à notre égard?

Ahmet INSEL. - Cette surenchère lui permet de renforcer l’alliance ultra-nationaliste au pouvoir. Depuis 2016, Erdogan a besoin de l’appui de l’extrême-droite nationaliste pour obtenir une majorité lors des élections présidentielles et générales. Défier la France lui permet d’élargir la base de ses soutiens et obliger les partis d’opposition, sauf le parti pro-kurde de gauche, le HDP, de manifester leur soutien à Erdogan dans sa politique extérieure. C’est l’enjeu principal de ses attaques personnelles contre Macron.

Secundo, il veut aussi se draper du statut de défenseur des musulmans du monde, humiliés par les occidentaux. Il incarne un nationalisme à forte coloration religieuse, un islamo-nationalisme et Macron lui sert de «tête de Turc».

Tertio, la France et la Turquie sont en Lybie, en Syrie (elles étaient très proche sur ce terrain jusqu’en 2013-2014), et dans le conflit du Haut-Karabagh soutiennent les camps opposés. Et la France est devenue la puissance protectrice de la Grèce dans son différend avec la Turquie au sujet de la définition des zones économiques exclusives en Egée et en Méditerranée… Cela fait trop de sujets de conflit pour réduire les joutes verbales à une simple animosité personnelle.

La Turquie a-t-elle encore sa place dans l’OTAN, selon vous?

C’est aux stratèges de l’OTAN d’y répondre sur les conséquences militaires et géostratégiques d’une telle éventualité. Mais une Turquie hors de l’OTAN ne serait-elle pas encore plus un facteur d’instabilité régionale? Et les statuts de l’OTAN ne prévoient pas tellement une exclusion.

Si cette dérive continue, la Turquie pourrait être de fait mise à l’écart en tant qu’allié stratégique

La perte de confiance en la Turquie au sein des principaux membres de l’OTAN est manifeste et si cette dérive continue, la Turquie pourrait être de fait mise à l’écart en tant qu’allié stratégique. On parle de plus en plus de l’éventualité de déménager en Crète la base d’Incirlik par exemple ou l’obtention des facilités dans certaines iles grecques pour la flotte française.

Comment expliquer la mollesse des réactions américaine et européennes?

Les États-Unis s’intéressent moins au Proche Orient et à la Méditerranée orientale, sauf quand il s’agit d’Israël, et ce désintérêt a commencé bien avant l’arrivée de Trump au pouvoir. De plus actuellement les américains sont bien occupés par leur propre élection présidentielle. L’UE en revanche est en grande partie tétanisée par sa peur de l’immigration et Erdogan utilise cette peur.

D’autre part, il y a deux courants qui s’affrontent dans l’UE. Merkel est toujours favorable pour laisser la porte des négociations ouvertes avec la Turquie, au moins jusqu’aux élections prochaines en Allemagne quitte à lui faire des promesses que tout le monde sait irréalisables (comme l’annulation des visas pour les ressortissants de Turquie). Et un nombre considérable de pays de l’UE sont irrités par la position française qu’ils jugent unilatérale, avec un très grand écart entre les capacités réelles d’intervention de la France et sa posture de bras de fer.

Si tous les pays de l’UE (sauf la Hongrie) ont condamné les propos injurieux d’Erdogan contre Macron, il n’y pas une telle unanimité pour décider des sanctions contre la Turquie et encore moins pour officialiser l’annulation du statut de pays candidat à l’adhésion de la Turquie. Pour Erdogan, défier Macron est bien plus facile et potentiellement bien peu coûteux que de défier Poutine, Trump ou un autre président américain.

Le discours islamiste et nationaliste d’Erdogan trouve-t-il un écho fort au sein de la population immigrée turque, en France ou en Allemagne?

Il trouve un certain écho manifestement. Est-ce qu’il s’agit d’un écho fort, je ne sais pas. Je ne connais pas bien cette question.

La France peut-elle assumer seule la confrontation avec la Turquie?

On voit bien l’effet de l’absence d’une véritable politique étrangère de l’UE et encore plus de l’inexistence des moyens d’une telle politique. La France peut difficilement poursuivre seule cette confrontation et par ailleurs elle n’a pas intérêt à la faire de cette manière.

Une opposition à cet aventurisme peut-elle naître au sein même de la population civile turque?

Il existe une telle opposition mais elle est très faible et les réflexes nationalistes priment, surtout dans la politique extérieure, au sein des principaux partis d’opposition de droite libérale ou sociaux-démocrates. En revanche l’aventurisme de l’alliance islamo-nationaliste au pouvoir conduit aussi l’économie turque vers une catastrophe et ça c’est le talon d’Achille du pouvoir du clan d’Erdogan. Mais plus l’économie turque va s’enfoncer dans la crise, plus Erdogan risque d’augmenter le degré de la répression à l’intérieure et de l’agressivité à l’extérieure.

 

Procès pour la caricature Erdogan

Procès pour la caricature Erdogan

 

Il faut vraiment que le président turc soit démuni d’arguments pour porter plainte contre sa propre caricature dans le journal de Charlie hebdo. Erdogan a déclaré qu’il voulait engager des poursuites judiciaires contre le journal.  On se réjouit évidemment par avance de l’éventuel procès et de son retentissement.

Ce genre de manipulation ridicule peut passer dans certaines catégories de la population turque encore que nombreux de Turcs ne soient  plus dupes des postures manœuvrières d’Erdogan qui investit la scène internationale pour mieux dissimuler le drame économique et social de son pays. En fait, ce n’est pas forcément le dessin qui est en cause mais la caricature même d’Erdogan. Car l’apprenti dictateur est une véritable caricature de chef d’État.

 D’abord il est largement inculte en dépit du parcours universitaire qu’il affiche et qu’il n’a jamais suivi. Il a en effet commencé son cursus comme simple transporteur. Une caricature car l’intéressé qui se veut le sultan d’un futur empire ottoman n’est pas même capable de gérer son propre pays. Un pays aux très grandes ressources économiques et humaines, un pays au passé glorieux mais qui depuis la venue d’Erdogan voit son économie mais aussi sa démocratie piétinées.

 Faut-il rappeler que la répression est sanglante dans ce pays, que 50000 Turcs ont été jetés en prison et que 100 000 fonctionnaires ont été destitués. Que le droit est bafoué en permanence. À la catastrophe économique et sociale s’ajoute aussi une catastrophe démocratique puisque Erdogan s’est arrogé désormais tous les droits. Mais les Turcs là aussi ne sont pas naïfs et Erdogan accumule les défaites électorales. Il a notamment perdu l’élection très stratégique de la capitale.

Politique-Erdogan: le faussaire fossoyeur de la Turquie

Politique-Erdogan: le faussaire fossoyeur de la Turquie

 

Comme souvent les dictateurs en difficulté au plan intérieur se projettent au plan international pour tenter de masquer l’échec de la politique nationale. De ce point de vue, la gestion d’Erdogan en Turquie constitue une véritable catastrophe avec une monnaie dévaluée, un taux de chômage de 20 à 25 %, une nette diminution du pouvoir d’achat, une inflation galopante et un endettement inquiétant.

 

Il s’agit pourtant d’un pays important disposant de ressources et de potentiels mais qui est victime de la politique anarchique d’Erdogan. Erdogan qui a transformé la société laïque en l’islamisant afin d’empêcher toute contestation de sa dictature. Ainsi il pratique régulièrement la torture. 50 000 opposants sont dans les geôles turques et 100 000 fonctionnaires ont été déchus de leur statut. L’implantation d’une autre religion que l’islam est en fait  interdite.

Erdogan rêve d’être le nouveau sultan musulman, c’est pourquoi il jette de huile  sur le feu sur tous les conflits possibles quand ils ne les provoquent pas. Erdogan est un dictateur fossoyeur de la Turquie et un faussaire de la démocratie. Un faussaire qui s’est même inventé un passé universitaire alors qu’il n’y a jamais mis les pieds. C’est un ancien petit transporteur.  C’est un  primaire à l’ego maladivement surdimensionné qui a pour ambition de diriger le futur empire ottoman alors qu’il est incapable de gérer son propre pays.

Du coup, il pratique la provocation permanente à tout propos. Notons quand même qu’il met la pédale douce car les Etats se montrent fort par exemple vis-à-vis de la Russie.  Le sultan primaire Erdogan masque son incurie par des insultes espérant réveiller le sentiment nationaliste musulman des couches les plus radicales. Une politique qui enfoncera encore un peu plus économiquement et politiquement des pays musulmans autoritaires en retard dans tous les domaines : économique, démocratique et culturel..

Erdogan veut provoquer le nationalisme turc pour cacher ses faiblesses internes

Erdogan veut provoquer le nationalisme turc pour cacher ses faiblesses internes

Selon Frédéric Encel, politologue , Erdogan provoque pour cacher ses faiblesses mais pourrait être l’objet de sanctions européennes (interview dans les Echos)

 

Après plusieurs jours de tensions diplomatiques entre Paris et Ankara, le président turc a officiellement appelé ses compatriotes à boycotter les produits français. Pour le maître de conférences à Sciences Po Paris, Frédéric Encel, invité de franceinfo lundi 26 octobre, il s’agit d’un nouveau pallier franchi,  »s’il devait y en avoir un autre, ce serait la guerre », estime-t-il. Pour autant, cet appel au boycott ne risque pas d’être suivi par d’autres Etats musulmans, selon Frédéric Encel qui estime que la Turquie s’expose à de lourdes sanctions et « une véritable catastrophe » économique et commerciale. 

 

Est-ce que ce boycott clairement exprimé par Recep Tayyip Erdogan est le signe qu’un nouveau pallier a été franchi ? 

 

Frédéric Encel. Absolument, et je pense que c’est le dernier, parce que s’il devait y en avoir un autre, ce serait la guerre. Mais il n’y en aura pas d’autre, il n’y aura pas la guerre. Erdogan le sait très bien, lui qui a replié ses navires de combat lorsqu’un navire français est venu en quelque sorte secourir la Grèce et Chypre quand leurs eaux territoriales ont été bafouées par la Turquie. Je pense que Recep Tayyip Erdogan la joue à la fois sultan et calife. Sa stratégie est de chercher l’ennemi extérieur et de le vilipender de manière extraordinairement violente pour susciter une vague du nationalisme dans son pays.

Ce mouvement de boycott, qui part initialement des réseaux sociaux, ne risque pas d’être suivi par d’autres pays ? 

 

Je pense que cela ne change pas la donne. Il y a environ 80 millions de Turcs sur 1,7 milliard de musulmans. C’est un seul Etat à majorité musulmane sur 57 dans le monde. De plus, les Etats arabes n’apprécient pas particulièrement la Turquie, ils en ont un très mauvais souvenir avec l’Empire ottoman qui a régné sur eux un peu plus de quatre siècles. D’autre part si, officiellement, un Etat quel qu’il soit boycotte des produits français, alors c’est toute l’Union Européenne qui, en vertu des accords fondateurs de l’Union européenne, prendra des sanctions contre cet Etat. Si l’Europe applique des sanctions économiques et commerciales vis-à-vis de la Turquie, ce serait une véritable catastrophe pour la Turquie. Je ne parle pas que de l’Allemagne puisque le volume d’échanges entre la Turquie et l’Union  européenne est plus important que le volume d’échanges entre la Turquie et la Russie, entre la Turquie et les États-Unis.

Recep Tayyip Erdogan a également comparé le traitement des musulmans en Europe à celui des juifs dans les années 1930 et accuse certains dirigeants de nazisme et de fachisme. Comment analysez-vous ces déclarations ? 

 

C’est très problématique de la part de quelqu’un qui dirige un Etat très officiellement négationniste du génocide arménien. Un Etat dans lequel il y a une répression de plus en plus forte. Sur 193 Etats recensés à l’ONU, la Turquie est le pire en termes de liberté de la presse. Par ces propos, Erdogan cherche à marquer les esprits, et ce n’est pas nouveau. Ce n’est pas la première fois qu’il utilise des termes terribles et outranciers. Le problème c’est que la Turquie est officiellement un allié de la France. Ces propos sont d’autant plus scandaleux que là il y a bien évidemment un outrage à l’Alliance.

L’appel au boycott des produits français peut-il avoir des conséquences sur l’économie ?

 06h51, le 26 octobre 2020 , modifié à 08h17, le 26 octobre 2020

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2:22Les fromages français ont été retirés des rayons des supermarchés au Koweït. © YASSER AL-ZAYYAT / AFP

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Depuis samedi, et suite aux déclarations d’Emmanuel Macron sur les caricatures du prophète Mahomet, les appels au boycott des produits français se multiplient sur les réseaux sociaux. Ces appels peuvent-ils avoir un impact sur les exportations françaises dans les pays arabes ?

Dans la foulée des déclarations d’Emmanuel Macron, en hommage au professeur Samuel Paty, sur la culture française du dessin et de la caricature, des appels au boycott des produits français ont été lancés sur les réseaux sociaux. Cinq ou six pays musulmans, parmi lesquels la Turquie, le Koweït ou le Qatar, sont concernés. Le Quai d’Orsay a appelé dimanche soir les gouvernements à faire cesser les appels au boycott. Mais quelles conséquences aurait-il sur notre économie s’il était appliqué ? Europe 1 a enquêté.

>> A LIRE AUSSI - Trois questions sur le boycott de produits français par une partie du monde musulman

Posture symbolique

Au Qatar ou au Koweït, les appels au boycott ont pu aboutir au retrait de fromages, de crèmes ou de cosmétiques des rayons de certains supermarchés. Les fromages Kiri et Babybel ont par exemple été ciblés au Koweït.

Si le ministre français du commerce extérieur Franck Riester a évoqué dimanche soir des « impacts impossibles à chiffrer pour le moment », cette mesure est essentiellement symbolique, selon le maître de conférences à Sciences-Pô Frédéric Encel : « C’est tout à fait secondaire sur le plan économique et diplomatique », explique-t-il au micro d’Europe 1, soulignant néanmoins la possibilité d’un effet d’entrainement généré par les réseaux sociaux.

 

« La réalité, c’est l’économie »

De fait, de nombreuses barrières au boycott rendent l’entreprise difficile. En Turquie, où la France exporte essentiellement des produits industriels – notamment Airbus ou pièces pour la construction automobile -  »les habitudes des entreprises sont tellement importantes que ça va au-delà du monde politique », affirme Stéphane Salvetat, secrétaire-général de la Chambre de commerce Franco-Turque. De plus, les exportations de produits industriels avaient nettement baissé l’année dernière, du fait de la crise économique que traverse la Turquie, il est donc difficile d’envisager un nouveau plongeon. « Le monde politique parle souvent fort, mais la réalité, c’est l’économie. »

Concernant les produits alimentaires, certaines particularités du marché rendent le boycott assez improbable. Des groupes saoudiens détiennent ainsi certains entreprises productrices, comme l’usine de Châteaulin dans le Finistère, faisant de l’Arabie saoudite le seul exportateur de poulets français dans les pays arabes. A noter également que l’appel au boycott peut conduire à des sanctions au niveau européen. Or, les pays arabes entretiennent des échanges très importants avec l’Union européenne.

Erdogan: le faussaire fossoyeur de la Turquie

Erdogan: le faussaire fossoyeur de la Turquie

 

Comme souvent les dictateurs en difficulté au plan intérieur se projettent au plan international pour tenter de masquer l’échec de la politique nationale. De ce point de vue, la gestion d’Erdogan en Turquie constitue une véritable catastrophe avec une monnaie dévaluée, un taux de chômage de 20 à 25 %, une nette diminution du pouvoir d’achat, une inflation galopante et un endettement inquiétant.

 

Il s’agit pourtant d’un pays important disposant de ressources et de potentiels mais qui est victime de la politique anarchique d’Erdogan. Erdogan qui a transformé la société laïque en l’islamisant afin d’empêcher toute contestation de sa dictature. Ainsi il pratique régulièrement la torture. 50 000 opposants sont dans les geôles turques et 100 000 fonctionnaires ont été déchus de leur statut. L’implantation d’une autre religion que l’islam est en fait  interdite.

Erdogan rêve d’être le nouveau sultan musulman, c’est pourquoi il jette de huile  sur le feu sur tous les conflits possibles quand ils ne les provoquent pas. Erdogan est un dictateur fossoyeur de la Turquie et un faussaire de la démocratie. Un faussaire qui s’est même inventé un passé universitaire alors qu’il n’y a jamais mis les pieds. C’est un ancien petit transporteur.  C’est un  primaire à l’ego maladivement surdimensionné qui a pour ambition de diriger le futur empire ottoman alors qu’il est incapable de gérer son propre pays.

Du coup, il pratique la provocation permanente à tout propos. Notons quand même qu’il met la pédale douce car les Etats se montrent fort par exemple vis-à-vis de la Russie.  Le sultan primaire Erdogan masque son incurie par des insultes espérant réveiller le sentiment nationaliste musulman des couches les plus radicales. Une politique qui enfoncera encore un peu plus économiquement et politiquement des pays musulmans autoritaires en retard dans tous les domaines : économique, démocratique et culturel..

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Peut-on parler d’une opposition entre deux religions ?

Il faut faire attention à ne pas simplifier. Si on continue sur cette pente on va complètement empoisonner un dialogue mondial qui est déjà particulièrement périlleux. On désigne souvent l’islamisme comme responsable de ce qui se produit parce que l’islamisme est un peu une traduction politique de l’islam, mais attention vous avez des régimes qui se réclament de l’islam, qui politisent l’islam et donc sont islamistes. Je crois qu’il faut comprendre que l’islam, la religion en général parce qu’il n’y a pas que l’islam, est un emblème idéal pour toute forme de mobilisation et hélas pour les mobilisations violentes. Donc, il faut prendre la religion pour ce qu’elle est, un emblème qui est manipulé par des entrepreneurs de violence, c’est le terme qui me paraît le plus adéquat. La religion touche plus que telle ou telle référence locale, linguistique ou tribale. Donc, nous sommes dans un temps de manipulation des symboles religieux parce que nous sommes aussi dans un temps de tectonique des sociétés. Les problèmes de sociétés vont être saisis par des entrepreneurs malveillants, de violence. La religion n’est que la victime d’une telle manipulation.

Les appels au boycott sur les produits français sont-ils inquiétants ?

Sur le plan économique, non. Je ne pense pas que cela puisse mettre en péril l’économie française qui a d’autres soucis que cela. Ce qui est important c’est de constater que l’opinion publique se saisit des questions internationales. On peut négocier avec un dictateur, mais c’est très difficile de négocier avec des sociétés, de régler des malentendus qui se répandent dans toute une population. Il faut faire passer beaucoup d’eau froide, il faut respecter l’autre, accepter l’autre, bâtir cette société mondiale qui pour l’instant n’existe qu’à travers de vagues échafaudages intergouvernementaux. Il faut comprendre l’autre et aller vers l’autre.

Nouvelle ordonnance du docteur fou Erdogan à Macron !

Nouvelle ordonnance du docteur fou Erdogan à Macron !

 

 

Une nouvelle fois Erdogan s’en prend à la France et à Macron. Cette fois, il a conseillé à Macron de se faire soigner. Une sorte d’inversion des priorités thérapeutiques qui  témoigne que l’intéressé transfère sur autrui ses propres frustrations et son déséquilibre mental. Il ne se passe pas une semaine sans que Erdogan fassent parler de lui en jetant de l’huile  sur le feu sur tous les conflits potentiels.

 Récemment, c’était encore sur Chypre, puis sur la Grèce et la Méditerranée. Plus récemment encore sur la Libye et en plus en condamnant l’accord de paix qui vient d’être signé. Erdogan intervient notamment aussi en Syrie  et au Haut-Karabakh .

Cette agitation vise surtout à marquer l’échec total Erdogan dans son propre pays. D’abord un échec économique .

 

Le pays est entré en récession depuis 2018, avec notamment la dévaluation de la livre turque, le ralentissement de la croissance et l’augmentation du chômage. Bref une catastrophe économique. la Turquie a connu un recul de l’activité conjointement un écroulement de sa monnaie et à des déficits abyssaux le tout sur fond d’inflation qui ont grandement atteint le pouvoir d’achat et favorisé le chômage.

 

Cette gestion erratique et irresponsable a été sanctionnée politiquement par des revers électoraux qu’a connus Erdogan y compris dans la capitale.

 

Pour masquer ses échecs économiques intérieurs, Erdogan développe une politique internationale agressive afin de tenter de réveiller le sentiment nationaliste contre tout ce qui n’est pas turc ou musulman.

 

Le drame du pays c’est que désormais tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d’Erdogan. L’économie turque est sans doute durablement plongée dans la tourmente.

 

Sur le plan démocratique la répression est sans limite puisque 50 000 personnes ont été arrêtées et 100 000 fonctionnaires privés de leurs fonctions. Ce qui explique sans doute une partie des revers électoraux d’Erdogan.

 

Le dictateur pratique donc la fuite en avant et ses propos provocateurs et excessifs témoignent comme son visage fatigué et tourmenté  des inepties  de sa politique. À coup sûr, il aurait , lui, besoin, d’une sérieuse consultation médicale.

La France un peu seule face au populiste et dangereux Erdogan

 La France un peu seule face au populiste et dangereux  Erdogan

 

L’essayiste, Hadrien Desuin, essayiste*, analyse dans une interview au Figaro les raisons qui poussent Erdogan conflits notamment face à la France qui se trouve un peu isolé à l’intérieur de l’union européenne et de l’OTAN

Hadrien Desuin est responsable des questions internationales à la fondation du pont-neuf.


La France a-t-elle raison de soutenir résolument la Grèce et Chypre face à la Turquie, au risque de compromettre ses relations avec l’Allemagne?

Hardien DESUIN.- En ces temps difficiles, nous avons la flatteuse impression que la France sauve l’honneur de l’Europe. Les pays du nord et de l’est du continent sont aux abonnés absents, obnubilés qu’ils sont par leur désir de refouler la Russie avec l’aide des États-Unis. Dans cette traditionnelle rivalité américano-russe, la Turquie se situe habilement entre les deux. Forte de cette position centrale, elle se permet de jouer les matamores en Méditerranée avec une arrogance vis-à-vis de la France inédite. Elle devrait toutefois se rappeler que, si ses forces conventionnelles sont peut-être quantitativement supérieures aux nôtres, la France est une puissance nucléaire qui ne supportera pas d’être agressée.

La Turquie viole régulièrement et systématiquement la souveraineté maritime et terrestre de la Grèce et de Chypre, exactement comme la Chine viole la souveraineté de ses voisins en mer de Chine orientale. L’Asie du Sud-est peut nous paraître légitimement éloignée, mais la Méditerranée nous concerne directement. Si la France et ses alliés méditerranéens n’agissaient pas maintenant, on laisserait progressivement la Turquie s’autoproclamer gardienne de nos frontières maritimes. Or la liberté et le droit en Méditerranée ne peuvent pas être concédées à un autocrate islamiste en pleine dérive nationaliste et religieuse.

L’Allemagne cherche une position d’arbitre qui n’est d’aucune utilité dans ces moments de tensions extrêmes où l’Europe joue sa survie et sa crédibilité.

L’Allemagne est depuis 1945, une puissance pacifiste et c’est heureux. Ne cherchons pas à tout prix à la remilitariser. Elle est malheureusement otage de sa forte minorité turque. Si d’aventure, elle s’alignait sur la diplomatie militaire française, Angela Merkel mettrait le feu à ses propres terres. Il se trouve que Berlin préside pour six mois l’Union européenne et que la présidente de la commission européenne est une ancienne ministre de la défense allemande, très proche de Merkel. C’est un autre élément à prendre en compte. L’Allemagne cherche une position d’arbitre qui n’est d’aucune utilité dans ces moments de tensions extrêmes où l’Europe joue sa survie et sa crédibilité. Au contraire, renvoyer dos à dos la France et la Turquie est un mauvais coup de la part de nos alliés allemands. Mais au moins cette crise permet-elle de reconnaître qui sont nos vrais amis et sur qui on peut compter en cas de coup dur. Certainement pas l’OTAN, dont la Turquie est membre.

Est-ce un nouveau coup porté au projet d’une diplomatie européenne?

Il n’y a jamais eu de diplomatie européenne proprement dite. Il ne peut d’ailleurs pas en avoir. Des coalitions ad hoc sur tel ou tel sujet ou tel ou tel programme sont possibles et souhaitables comme l’excellente initiative française Med 7 l’a montré samedi à Ajaccio. Mais n’oublions jamais que la construction européenne a renoncé à toute ambition stratégique dès sa fondation. Elle s’est même construite pour cela. Son objectif, dès la fin des années 40, est de maintenir la puissance américaine sur son sol, justement pour ne plus jamais avoir à connaître ou faire la guerre. Hormis la France du général de Gaulle, les autres pays européens se sont mis d’accord pour déléguer leur direction politique et militaire à leur envahissant protecteur américain. L’impensée de l’Union européenne, c’est que les États-Unis puissent nous laisser à notre sort comme ils l’avaient fait en 1914 et en 1940. Or l’Amérique se lasse depuis des décennies d’assurer sa coûteuse tutelle en Europe. Bien qu’elle en profite pour refouler la puissance militaire russe, elle voudrait plus d’argent et moins de discussions avec les alliés.

Si nous laissions Erdogan avancer, ne serait-ce que de quelques kilomètres, c’est toute la Méditerranée et les Balkans qui pourraient basculer.

Faut-il prendre au sérieux les menaces d’Erdogan?

Erdogan est un pur populiste. Il a toujours fonctionné à l’invective et à l’outrance publique pour conserver sa popularité dans les classes populaires. Or il se trouve en difficulté sur à peu près tous les fronts, 20 ans après son arrivée au pouvoir. Ses conquêtes en Syrie et ses opérations en Libye sont un défouloir, plus ou moins réussi, qui a pour but de détourner l’opinion publique des échecs économiques et politiques de son président. Au passage, Erdogan fait miroiter un destin grandiose à son peuple , celui de lui redonner le poids qu’il avait à son apogée, au XVIème siècle. Or la livre turc est au plus bas, il a perdu la municipalité d’Istanbul, son ancien premier ministre et conseiller diplomatique, Ahmet Davutoglu attaque son bilan et son hégémonie.

Erdogan est donc de plus en plus dépendant de la frange la plus nationaliste et la plus extrémiste de la politique turque, le MHP, et en arrière plan, les très influents « Loups gris ».

Erdogan est donc de plus en plus dépendant de la frange la plus nationaliste et la plus extrémiste de la politique turque, le MHP, et en arrière plan, les très influents «Loups gris». Cet islamo-nationalisme turc qui exalte à la fois la grandeur du califat ottoman mais aussi l’unité et la centralisation militaire construite sous Mustafa Kemal, est évidemment à prendre avec le plus grand sérieux. Il ne faut pas minimiser ce que le président turc a fait de Sainte-Sophie et de Saint-Sauveur. L’islamisation de l’Europe est son programme. L’épuration ethnique et religieuse en Turquie a connu des précédents avec les Arméniens, les Grecs et les Kurdes. Si nous laissions Erdogan avancer, ne serait-ce que de quelques kilomètres, c’est toute la Méditerranée et les Balkans qui pourraient basculer.

*Hadrien Desuin est responsable des questions internationales à la fondation du pont-neuf.

Erdogan cherche la provocation en Méditerranée

Erdogan cherche la provocation en Méditerranée

 

 

De toute évidence , Erdogan cherche la provocation pour redorer son blason terni par une crise économique et politique en Turquie. Ils provoque ainsi la Grèce et l’union européenne pour nourrir le sentiment nationaliste turc. Cette fois Erdogan annonce  une extension des opérations de recherche de pétrole près de Chypre. Le message de la Turquie éclaire «Nous déconseillons fermement de se rendre dans la zone de recherche», met en garde la marine turque . L’annonce de l’extension de ces opérations intervient dans un contexte de tensions croissantes en Méditerranée orientale, où la découverte ces dernières années d’importants gisements gaziers a aiguisé l’appétit de la Turquie.

La semaine dernière, Ankara a déployé le navire de recherche sismique Oruç Reis, escorté par des bâtiments de guerre, dans une zone revendiquée par la Grèce, suscitant la colère d’Athènes et la préoccupation de l’UE. L’Oruç Reis, qui a été déployé entre Chypre et l’île grecque de Crète, doit mener ses opérations jusqu’au 23 août.

Réagissant à l’annonce turque dimanche, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a appelé Ankara à cesser «immédiatement» ses recherches de gisements gaziers. L’extension des activités turques au large de Chypre accroît «regrettablement les tensions et l’insécurité», a ajouté M. Borrell dans un communiqué.

. La France, dont les rapports avec la Turquie se sont tendus ces derniers mois, a renforcé jeudi sa présence militaire en Méditerranée orientale pour soutenir Athènes.

Erdogan: menace de guerre contre la Grèce et la France

Erdogan: menace de guerre contre la Grèce et la France

 

 

Erdogan monte encore le ton contre la France et la Grèce en Méditerranée. Il annonce des ripostes militaires pour le cas où la Turquie serait empêchée de poursuivre ses investigations pour la recherche de pétrole en zone de Méditerranée orientale. Une zone contestée par la Grèce. La menace est pour l’instant seulement verbal mais le président Erdogan en difficulté économique mais aussi politique pourrait instrumentaliser l’événement pour entretenir le nationalisme turc.

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a donc averti jeudi que toute attaque contre le navire Oruç Reis, qui mène depuis lundi des études sismiques dans une zone de Méditerranée orientale que se disputent Ankara et Athènes, se paierait d’un lourd tribut et laissé entendre qu’une première riposte avait eu lieu.

“Nous avons dit que si vous attaquez l’Oruç Reis, vous paierez un lourd tribut, et ils ont eu leur première réponse aujourd’hui”, a déclaré Erdogan dans un discours à Ankara, sans autres détails.

Les opérations menées par l’Oruç Reis ont aggravé les tensions dans la région, amenant la France à annoncer mercredi un renforcement temporaire de sa présence militaire en Méditerranée orientale.

Le ministère français des Armées a par la suite précisé que la frégate Lafayette et deux avions de chasse Rafale participaient à un exercice naval avec la Grèce.

Jeudi matin, Recep Tayyip Erdogan a accusé Athènes d’avoir adopté une approche “hostile” dans ce dossier et a appelé la Grèce à respecter les droits de la Turquie, en plaidant pour “le dialogue et la négociation”. Le problème évidemment c’est que les droits évoqués ne sont pas reconnus par la communauté internationale.

C’est Macron qui est « en état de mort cérébrale » ( Erdogan)

C’est  Macron qui est   »en état de mort cérébrale » ( Erdogan)

 

 

Il est clair que les excès  nourrissent les excès, c’est vrai aussi en matière de politique diplomatique. Cette fois c’est Macron qui en est victime de la part d’un autre spécialiste de la provocation à savoir le président turc. Reprenant les déclarations du président français, qui avait jugé l’Otan en état de « mort cérébrale », Erdogan a déclaré: « Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale. Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale ».

 

Les propos véhéments interviennent après des critiques au sujet de l’offensive lancée le mois dernier par la Turquie dans le nord-est de la Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux, celle des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée par la Turquie de « terroriste ». Emmanuel Macron a déclaré dans un entretien à l’hebdomadaire The Economist début novembre que cette offensive faisait partie des symptômes indiquant que l’Otan était en état de « mort cérébrale ».

Les remarques du président turc renforcent les tensions entre la Turquie et l’Otan, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine. Erdogan et Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

Les critiques particulièrement vives de la France ont suscité l’ire des dirigeants turcs ces dernières semaines, qui accusent Paris de vouloir implanter un « Etat terroriste » dans le nord de la Syrie.  »Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela », a lancé Recep Tayyip Erdogan à l’endroit d’Emmanuel Macron. « Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu’il s’agit de verser à l’Otan l’argent que tu lui dois, c’est autre chose ».

« Il est tellement inexpérimenté! Il ne sait pas ce qu’est la lutte antiterroriste, c’est pour cela que les gilets jaunes ont envahi la France », a-t-il encore dit. « Gesticulez autant que vous voudrez, vous finirez par reconnaître le bien-fondé de notre lutte contre le terrorisme ».

Otan : Trump soutient Erdogan contre Macron

Otan : Trump soutient Erdogan contre Macron

 

 

Il y a longtemps que la rupture est consommée entre Macron et Trump. en effet, les sujets de divergences ne cessent de s’accumuler. Il y a notamment les problèmes de droits dans les échanges internationaux, le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat et maintenant les propos mortifères de Macron à propos de l’OTAN. Pour enfoncer un peu plus Macoon, curieusement Trump se  fait l’interprète du président turc, Recep Tayyip Erdogan. Le président américain a en effet déclaré après sa rencontre avec le président turc que ce dernier est très déçu par les propos tenus par Emmanuel Macron sur la question de l’Otan. D’autres chefs d’État l’Allemagne en particulier ont considéré les propos de Macron excessifs voire contre-productisf même si personne ne peut contester les interrogations relatives à cette alliance. L’affaire est d’autant plus complexe que  la Turquie, memebr de lOTAN intervient en Syrie contre les kurdes qui ont collaboré avec l’alliance contre les islamistes. Trump  a sans doute profité de l’occasion pour brosser Erdogan dans le sens du poil afin d’éviter son rapprochement avec la Russie de plus en plus présente au Levant.

A un mois du sommet des 70 ans de l’Otan, les propos d’Emmanuel Macron, qui a déclaré au journal The Economist que l’Alliance atlantique était dans un état de “mort cérébrale”, ont provoqué une onde de choc et relancé le débat sur le devenir et la finalité stratégique de l’organisation, déjà sous le coup des critiques répétées de Donald Trump. “L’Otan en tant que système ne régule pas ses membres”, a-t-il dit à l’hebdomadaire. “C’est quoi, l’article 5 demain ? C’est-à-dire que si le régime de Bachar al Assad décide de répliquer à la Turquie (membre de l’Otan, NDLR), est-ce que nous allons nous engager, c’est une vraie question”.

“Je pense que je peux le dire parce que d’autres personnes sont au courant, et d’autres personnes pensent la même chose, qu’ils ont été très déçus et qu’il (Erdogan) a été très déçu par les déclarations de la France sur les engagements vis-à-vis de l’Otan”, a déclaré Donald Trump en présence du chef d’Etat turc. “Je pense que cela a beaucoup irrité le président et je ne pense qu’il en a été très content et d’autres personnes pensent la même chose”, sans plus de précisions.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: Trump écrit à Erdogan pour ses propres électeurs

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: Trump écrit à Erdogan pour ses propres électeurs

Pratiquement tous les médias se sont étonnés des termes employés dans la lettre envoyée par Trump à Erdogan. En fait comme d’habitude, c’est une lettre très simpliste voire caricaturale mais qui s’adresse essentiellement aux  électeurs de Trump. La première décision, fondamentale celle là, du retrait des troupes US de la Syrie était destinée à satisfaite les électeurs de Trump qui partage le slogan «  l’Amérique d’abord » ; Donc le désengagement progressif de tous les conflits internationaux. La seconde lettre a le même objectif, rassurer les naïfs de son propre camp, un peu récalcitrants vis-à-vis de ce retrait,  avec des promesses de blocus économique. Et chez les lecteurs de Trump (comme aussi ailleurs hélas), plus c’est gros plus ça passe ; c’est du langage de bistrot pour des partisans sociologiquement proches de la clientèle de bistrot.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: ce langage fort peu diplomatique est donc celui employé dans une lettre adressée par le président américain Donald Trump à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

« Trouvons un bon accord », suggère Donald Trump dans cette missive de quatre paragraphes dévoilée mercredi mais datée du 9 octobre, dont l’authenticité a été confirmée à l’AFP. Elle a donc été adressée au président turc le jour où il a lancé ses troupes à l’assaut des Kurdes dans le Nord de la Syrie.

« Vous ne souhaitez pas être responsable du massacre de milliers de personnes, et je ne veux pas être responsable de la destruction de l’économie turque – ce que je ferais (si nécessaire) », écrit le président américain.

« L’Histoire vous jugera d’un oeil favorable si vous agissez de façon juste et humaine. Elle vous considérera à jamais comme le diable si les choses se passent mal », met en garde Donald Trump sans autre précision.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! », conclut le locataire de la Maison Blanche. « Je vous téléphonerai plus tard ».

Offensive en Syrie: pour Erdogan, un objectif de politique intérieure

Offensive en Syrie: pour Erdogan, un objectif de politique intérieure

 

Il est peu probable que l’offensive turque en direction des Kurdes soit stoppée. En effet, il ne s’agit pas tellement d’un problème de gestion militaire mais plus simplement d’une question de survie électorale pour Erdogan. Ce dernier ne cesse de perdre des places dans l’opinion publique, il a même perdu Istanbul. Il s’appuie donc sur le nationalisme très fort en Turquie pour faire oublier les turpitudes de sa gestion tant dans les dimensions économiques que démocratiques. Une sorte de détournement de préoccupations des turcs par ailleurs minés par un reflexe nationaliste exacerbé. L’affaire des Kurdes est une opération de survie politique pour Erdogan.

Six jours après le début de l’offensive destinée à éloigner de la frontière les Kurdes de la milice des Unités de protection du peuple (YPG), Recep Tayyip Erdogan ne compte donc pas céder. Le président turc a catégoriquement écartéune proposition américaine d’intervenir pour un cessez-l e-feu dans le nord de la Syrie, mardi dans des déclarations au quotidien Hurriyet.

« (Les Américains) nous disent de ‘déclarer un cessez-le-feu’. Nous ne pourrons jamais déclarer un cessez-le-feu » tant que la Turquie n’aura pas chassé « l’organisation terroriste » de la frontière, a-t-il déclaré à des journalistes dans l’avion qui le ramenait d’Azerbaïdjan.

Cette interview est publiée deux jours avant une rencontre entre Mike Pence et Recep Tayyip Erdogan, programmée jeudi avec l’objectif affiché pour les Etats-Unis d’obtenir un « cessez-le-feu immédiat » dans le nord de la Syrie. Le vice-président américain devrait  »réaffirmera l’engagement de Donald Trump à maintenir les sanctions économiques punitives visant la Turquie tant qu’une solution n’aura pas été trouvée ».

« Ils exercent des pressions sur nous pour que nous arrêtions l’opération. Nous avons un objectif clair. Nous ne sommes pas préoccupés par les sanctions », a encore réagi Recep Tayyip Erdogan dans son interview.

Bien que considérées comme « terroristes » par Ankara, les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) sont des alliées de l’Occident dans la lutte contre les jihadistes de Daesh, d’où le tollé international suscité par l’offensive turque.

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