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Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF : le client et le dialogue social

Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF : le client et le dialogue social

Finies sans doute les improvisation organisationnelles farfelues et la course à la com. illusoire, le nouveau patron pourrait bien revenir aux fondamentaux; Lui est un vrai cheminot, il a occupé tous les postes d’encadrement de la maison. Il connait la technique, veut remettre le client au centre en même temps que le dialogue social. La fin peut-être des fantaisies des énarques et le retour des ingénieurs des mines compétents. Il aura du pain sur la planche car le corporatisme gauchisant gangrène l’entreprise.

(interview dans le JDD)

 

 

Quelles vont être vos premières décisions pour retrouver le calme?
Cette agitation témoigne de la préoccupation des salariés. Je l’entends. Quant aux organisations syndicales, elles estiment que le dialogue social est insuffisant. Je veux renouer le fil. Il ne peut pas y avoir un bon service aux clients s’il n’y a pas une paix sociale dans l’entreprise. Je vais voir au plus vite chacune des quatre organisations représentatives. Ce mot, « représentatif », a du sens pour moi.

 

 

Quelle sera votre position face aux grèves incontrôlées de ces dernières semaines?
J’ai les valeurs républicaines chevillées au corps, et la loi ­s’impose à tous. Je crois aux ­valeurs de la fraternité et du ­respect, entre nous cheminots, mais aussi ­vis-à-vis de nos clients. Ces principes-là, il faut faire ­attention à ne pas les abîmer. Le service public doit être respecté. La SNCF est un bout de la France, cela nous engage toutes et tous.

 

D’où vient le malaise actuel de la SNCF?
Les réorganisations, les changements d’organigrammes, de liens hiérarchiques, de responsabilités et de missions ont été trop fréquents ces dernières années. Pour chaque projet lancé, je vais demander aux managers de se poser deux questions : Est-ce que c’est bon pour le client ? Est-ce que c’est bon pour la compétitivité de l’entreprise ? Et il faut mettre en balance l’impact social et les conséquences du changement proposé. Je veux prendre le temps de mettre en œuvre cette évaluation de chaque projet.

 

 

Grand débat: Les conditions d’un vrai dialogue

Les conditions d’un vrai dialogue

 

À l’occasion du grand débat, on peut constater la grande confusion qui règne entre le concept de débat, de conférence voir de discours à caractère évangélique. L’Odissée*, rappelle dans la Tribune rappelle les conditions d’un véritable échange et d’une véritable réflexion collective, l’objectif est notamment de notre pas tomber sous la domination d’un animateur au profil de dictateur. Des principes qu’il serait bon de rappeler à Macon lui-même !

« Dans la plupart des réunions publiques, la diversité des parties prenantes n’est pas au rendez-vous et ne sont le plus souvent présents que trois types d’acteurs :

  • Les sympathisants : les convaincus de l’importance du sujet, les proches des organisateurs d’un point de vue intellectuel,
  • Les obligés : redevables à l’organisateur pour avoir bénéficié d’un service rendu, pour appartenir à son écurie politique,
  • Les contres : opposants à l’organisateur pour avoir la sensation de ne pas avoir été entendu dans le passé, voire pour appartenir à une écurie politique concurrente.

La majorité silencieuse se tait car la parole est confisquée, parfois même de façon involontaire, par trois types de personnes présentes :

  • Les extravertis : les forts en gueule, dotés de charisme, de confiance en soi, sûrs que leur point de vue est le seul valable, que leurs propositions l’emportent a priori sur toutes les autres,
  • Les orateurs : doués d’aisance dans l’expression orale, habitués à prendre la parole en public qui sollicitent la parole plus que les autres,
  • Les suiveurs : en accord avec l’avis dominant, qui se reconnaissent de façon plus ou moins réfléchie dans des portes parole identifiés avant le débat dans des cercles plus restreints porteurs d’intérêts particuliers ou corporatistes dans lesquels ils se reconnaissent ou croient se reconnaître.

L’animateur reste un amateur de l’animation et peine à éviter les risques du consensus mou :

  • Une préparation non exhaustive : la remontée partielle d’information, voire pas de remontée d’information ni de propositions en amont de la rencontre place chaque intervenant en position de prendre pour point de départ son seul vécu et son seul avis. Le chemin à parcourir pour parvenir au croisement des expériences et des analyses est alors quasiment impossible en un temps réduit,
  • Une reformulation aléatoire et partisane : l’animateur improvisé anime avec son prisme personnel, le plus souvent sans faire la différence entre un fait et une opinion, entre la relance de la réflexion et l’entrée dans l’échange, entre le jugement et la reformulation bienveillante mais non complaisante,
  • Un agencement partiel des arguments : la pression du sentiment majoritaire, la domination des intervenants les plus préparés et les plus habiles, l’éclipse des intérêts des absents non représentés entrainent la construction d’un raisonnement imparfait, voire grossier, voire aucun raisonnement du tout !

Les 9 clés

Un vrai dialogue vise à mieux poser les problèmes pour mieux les résoudre. Cela suppose de ne pas donner tort aux absents, de tout entendre sans aucun a priori sur ceux qui parlent, de s’engager dans la recherche de meilleurs niveaux de savoirs pour approfondir les diagnostics et découvrir des solutions innovantes. Voici 9 clés pour y parvenir, chacune indispensable.

Les organisateurs doivent s’assurer de la présence de la diversité des profils, différents et complémentaires par leurs savoirs et leurs propositions, leurs expériences et leurs statuts, leurs savoirs faire et leurs pratiques. Il convient de bien inviter et même solliciter en amont de l’événement :

  • Les concernés : impliquer dans la co-organisation et le relais des invitations tous les corps intermédiaires dont les mandants sont potentiellement concernés par l’une quelconque des analyses et propositions qui pourraient être amenés à être formulées lors du débat,
  • Les constructifs : rechercher, repérer, mobiliser tous les porteurs potentiels de propositions,
  • Les praticiens : s’assurer de la présence des acteurs qui pourraient être amenés à s’impliquer dans le déploiement sur le terrain des solutions nouvelles issues du débat.

Les participants doivent être mis en situation d’accepter que l’instant du dialogue n’est pas l’instant de la décision et que tout doit être entendu par tous, en responsabilité et en solidarité intellectuelles de tous les intérêts particuliers, y compris lorsqu’ils paraissent a priori en opposition les uns aux autres. Pour être répartie de façon équilibrée, la parole de certaines personnes présentes doit être mieux accompagnée :

  • Les introvertis : plus réservés, peu habitués à s’exprimer en public, leur expression moins spontanée doit être plus accompagnée
  • Les minoritaires : il convient de systématiser la sollicitation des acteurs marginalisés par la composition de la salle qui peut les placer en position d’être dominés par le nombre et leur paraitre hostile a priori.
  • Les innovants : par nature, le regard sur le passé et le présent ainsi que la vision du futur

Le décideur ne doit jamais être l’animateur, ni même intervenir pendant les forums, mais avant ou après, sauf à ce qu’il reste bien et apparaisse bien pendant le débat en position de réflexion et surtout pas de décision. L’animateur doit être un expert de l’animation de la réflexion collective. Sa mission consiste à conjuguer tous les propos de façon objective, constructive, pragmatique et prospective en trois dimensions :

  • Une préparation exhaustive : tous les faits et toutes les idées doivent être recueillis, classés, et synthétisés en amont du débat afin d’être présentés en introduction des échanges. Dès la première prise de parole, l’expression du premier intervenant embrasse déjà alors une plus grande gamme de contraintes et d’opportunités,
  • Une reformulation dans une grille d’analyse thématique à large spectre qui agrège les faits et idées de toute nature : aucun propos ne doit être pris comme reflétant toute la vérité, mais tous doivent être compris comme détenant une part de la vérité qu’il convient de mettre en perspective de toutes les autres parts,
  • Un agencement de tous les arguments : des liens, corrélations, complémentarités doivent être établis de façon constructive à mesure de l’avancement du débat. Chaque intervention doit être utilisée pour alimenter la construction progressive d’un raisonnement collectif qui embrasse la diversité et donc la complexité.

Lorsque le débat respecte ces 9 clés, il devient possible de construire une analyse de faits et idées partagée entre acteurs différents pour dessiner ensemble les contours de projets collectifs innovants et porteurs de performance au profit de tous ! «

 

NOTES

*L’Odissée, l’Organisation du Dialogue et de l’Intelligence Sociale dans la Société Et l’Entreprise, est un organisme bicéphale composé d’un centre de conseil et recherche (l’Odis) et d’une ONG reconnue d’Intérêt général (les Amis de l’Odissée) dont l’objet consiste à « Faire progresser la démocratie dans tous les domaines et partout dans le monde ».

SNCF : Dialogue de sourds ou de fous ?

SNCF : Dialogue de sourds ou de fous ?

Retour aux pratiques anciennes avec des responsables politiques qui parlent sans connaitre les dossiers et surtout guidés par l’idéologie et en face des certains syndicats qui refusent toute évolution. Et la grève pour outil de médiation qui va couter cher, très cher. Aux usagers d’abord qui ne pourront pas tous trouver des moyens de transport de substitution, à l’économie Française forcément affectée, à limage du pays. Une situation qui coutera cher aux syndicats, aux salariés en grèves mais aussi au pouvoir dont la chute de popularité risque d’en prendre un nouveau sérieux coup du fait de son manque de gestion du dossier.  Bref un vrai massacre , dialogues de  sourds ou de fous. Notons qu’aucun texte officiel, projet de loi par exemple, ne permet de cerner ce qu’est le vrai projet du gouvernement ! Un vrai fiasco en matière de gestion politique.  Selon la direction de la SNCF, 48% des personnels nécessaires au fonctionnement des trains et soumis à une obligation d’annoncer 48 heures à l’avance un arrêt de travail (conducteurs, contrôleurs, aiguilleurs) étaient en grève, soit 12 points de plus que lors de la journée de grève du 22 mars. Ainsi, selon les chiffres donnés à la mi-journée par la direction, 77% des conducteurs, 69% des contrôleurs et 39% des aiguilleurs suivaient le mouvement. Au total, toutes catégories de personnel confondues, le taux de grévistes a été de 34%, soit un peu moins que lors de la journée de grève du 22 mars (35,4%), a déclaré en fin d’après-midi à la presse le directeur général adjoint Mathias Vicherat. Selon lui la situation devrait être mercredi à peu près identique, avec un TGV sur 7, un Intercités sur 8, un TER et un Transilien sur 5 et trois trains internationaux sur 4, le trafic sur le réseau RER opéré par la SNCF variant entre une rame sur deux et une sur six, en fonction des lignes. “La journée de demain va être encore très difficile”, a confirmé le directeur général du Transilien, Alain Krakovitch. Mathias Vicherat a estimé que le trafic serait en revanche “quasi normal avec de légères perturbations” jeudi. Dans une interview publiée par Le Figaro, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, invite le gouvernement à rouvrir rapidement des discussions pour éviter un conflit dur. “Plus on discutera vite avec l’exécutif, plus on a de chance d’éviter un conflit dur, que je ne souhaite pas”, dit-il. Interrogé sur France Inter, son homologue de la CGT, Philippe Martinez, s’est dit d’accord avec lui mais a rejeté par avance sur le gouvernement la responsabilité d’un durcissement. “Les cheminots ne font pas grève par plaisir (…). C’est le gouvernement qui ne veut pas écouter”, a dit le dirigeant de la CGT, pour qui il faut “revoir complètement le projet du gouvernement” et “repartir d’une feuille blanche”. Il estime notamment n’avoir aucune garantie sur le fait que la SNCF, entreprise publique, ne sera pas privatisée à terme, sous prétexte d’adaptation à l’ouverture à la concurrence. Une hypothèse rejetée par la ministre des Transports visiblemenet dejà un peu mise sur la touche. Lors du denier débat à lassemblée et dont lintreview aux Echos a été censurée par Matignon et l’Elysée.

 

Catalogne : un vrai dialogue de sourds

Catalogne : un vrai dialogue de sourds

Le moins que l’on puisse dire c’est que la Catalogne est surtout victime d’un vrai dialogue de sourds. Du côté de Madrid, on fait semblant de n’avoir pas entendu l’appel à la concertation lancée par le président de la généralité de Catalogne. On oppose les institutions et la loi a toute de perspective de discussion avec les indépendantistes. Pire,  on réfute toute spécificité culturelle et politique à la région. Pour le gouvernement espagnol, rien n’est négociable alors qu’on s’ait bien que certaines revendications pourraient être traitées comme elles l’ont été pour le Pays basque. Du côté des indépendantistes (en faite seulement environ 40 % des catalans sont pour l’indépendance), on cultive la plus grande ambiguïté en appelant au dialogue mais sur la base d’une perspective d’indépendance proclamée mais aussitôt suspendue. L’Europe elle ne veut pas se mouiller dans cette affaire complexe et laisse l’Espagne se dépatouiller. En cause évidemment les velléités d’indépendance de certaines régions qui pourraient être encouragées par la démarche scissionniste  des catalans. L’Europe ne veut même pas envisager la perspective d’une éventuelle médiation. Du coup la crise ne peut que s’approfondir. Le gouvernement espagnol va sans doute montrer son flexibilité en menaçant de suspendre les autorités catalanes. Certes l’appel à la négociation du président catalan ne manque pas d’ambiguïté mais c’est une perche qu’on aurait dû  saisir à la fois par  le gouvernement espagnol et même par  l’Europe. D’une certaine manière l’affaire catalane offre  une opportunité de réfléchir à la perspective d’une Europe fédérale s’appuyant sur des états eux-mêmes largement plus décentralisés. Une sorte d’Europe fédérale s’appuyant sur des Etats eux-mêmes fédéraux. Au lieu de cela on privilégie le conflit qui devient de plus en plus inévitable et dont les conséquences pourraient être particulièrement malheureuses tant pour l’Espagne que pour l’Europe. Pour l’instant aucune perspective de compromis ne paraît possible puisque Mariano Rajoy pourrait prendre l‘initiative sans précédent de dissoudre le Parlement catalan et de convoquer de nouvelles élections régionales, ce qui est souvent qualifié d’“option nucléaire”. Madrid pourrait aussi demander à la justice de déclarer anticonstitutionnelle une déclaration d‘indépendance. L’objective de Madrid éclaire éliminer le président du Parlement catalan, faire éclater sa coalition et le tuer définitivement sur le plan politique. De son côté, Puigdemont est de plus en plus coincé entre des indépendantistes radicaux et des partisans d’une ligne plus conciliante avec Madrid. En clair chacun attend l’incident pour instrumentaliser des conséquences qui pourraient être difficilement maîtrisables. Pour parler clair pour l’instant c’est l’irresponsabilité qui l’emporte et le dialogue de sourds ne peut conduire qu’à une impasse voire  à une crise encore plus grave.

Catalogne : Manifestations pour le dialogue

Catalogne : Manifestations pour le dialogue

 

Un peu d’espoir avec ces manifestations pour l’ouverture d’un dialogue entre les indépendantistes de Catalogne et le gouvernement central de Madrid. Un appel à une négociation inévitable car tout autre solution conduira forcément dans le mur. L’autoproclamassions de l’indépendance catalane est vouée à l’échec,  de même que l’intransigeance du premier ministre espagnol comme du roi. Des rassemblements ont donc eu lieu dans une cinquante d‘autres villes d‘Espagne, qui vit une crise politique sans précédent depuis la tentative de putsch de février 1981. “Je suis venue parce que je me sens très espagnole et que ce qui s‘est passé me rend très triste”, confesse Rosa Borras, secrétaire au chômage croisée parmi la foule rassemblée sur la plaza de Colón, dans le centre de Madrid. Portant un autocollant “Cataluña te quiero (Catalogne, nous t‘aimons)” et entourée de milliers de manifestants agitant des drapeaux espagnols, elle ajoute, les larmes aux yeux: “Je voulais être ici pour l‘unité, parce que je me sens aussi très catalane. Ma famille vit en Catalogne.” A quelques centaines de mètres de là, sur la place Cibeles et devant le conseil municipal de la capitale espagnole, des milliers de personnes vêtues de blanc ont répondu à l‘appel de la plate-forme “Parlem, Hablemos” (parlons). A Barcelone, ils sont environ 2.000 à s’être rassemblés sur la Plaza de Sant Jaume, certains portant des tee-shirts demandant en catalan: “Si us plau, dialoguer” (s‘il vous plaît, parlez-vous).

Pénicaud, (ministre du travail) pour un dialogue social mais aussi économique

Pénicaud, (ministre du travail) pour un dialogue social mais aussi économique

 

 

 

Dans le brouhaha de la nomination du nouveau gouvernement, la première déclaration de la nouvelle ministre du travail a été peu remarquée. Une déclaration pourtant essentielle et qui définit sa ligne stratégique. Elle veut engager avec les partenaires sociaux un dialogue tout autant économique que social. Une démarche relativement nouvelle dans le pays où on a pris  l’habitude de réfléchir séparément à la problématique sociale et à la problématique économique. Ce qui constitue un facteur explicatif majeur des  les faiblesses structurelles de l’économie française.  Muriel Pénicaud qui succède à Myriam El Khomri  a une carrière de dirigeante d’entreprise. Cela peut être une carte dans son jeu pour une nouvelle approche dans ce genre d’exercice. Muriel Pénicaud a en réalité une longue expérience des relations sociales. Elle a exercé des fonctions en ressources humaines pendant plus de dix ans chez Dassault d’abord, puis chez Danone. Elle connaît en outre déjà ce ministère. Elle y a travaillé comme conseillère à la formation pour Martine Aubry entre 1991 et 1993.  Le nouveau gouvernement français entend conjuguer la réussite des entreprises qui créent de l’emploi et celle des salariés grâce au dialogue social, a dit mercredi la nouvelle ministre du Travail Muriel Pénicaud lors de sa prise de fonction. « Le dialogue social (…) est au cœur des enjeux passés actuels et à venir », a-t-elle dit lors de sa passation de pouvoir avec Myriam El Khomri, qui l’a précédée à ce poste. « Je dirais un dialogue social et économique, puisqu’il s’agit de faire converger réussite économique et sociale, c’est-à-dire réussite des entreprises qui créent de l’emploi et réussite des salariés qui veulent pouvoir se développer, avoir un emploi et développer leur vie professionnelle. » Elle se dit être à l’écoute des partenaires sociaux pour mener à bien les réformes promises par Emmanuel Macron, qui entend présenter cet été un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation sociale. Le texte devrait faire davantage de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche et encadrer les décisions des prud’hommes. Emmanuel Macron a annoncé également vouloir réformer le système d’assurance chômage, pour que tous les travailleurs puissent en bénéficier et donner davantage de place à l’Etat dans son pilotage, et réformer la formation professionnelle. Il compte finaliser ces réformes au plus tard début 2018.

La loi Travail sera enrichie dispositions insignifiantes sur le dialogue social

La loi Travail sera enrichie dispositions insignifiantes sur le dialogue social

 

 Le gouvernement s’apprête à intégrer dans la loi travail quelques recommandations faites dans un rapport du conseil économique et social. En fait quelques dispositions d’un rapport relativement insignifiant voire ridicule. Aussi, pour tenter d’optimiser le dialogue social, les rapporteurs estiment qu’il faut travailler à tous les niveaux. Par exemple, afin  d’améliorer l’articulation entre la démocratie politique et la démocratie sociale, il faudrait modifier les dispositions du code du travail qui, depuis 2007, obligent le pouvoir politique à saisir préalablement les partenaires sociaux avant de légiférer sur des dispositions touchant au Code du travail. En effet, la notion « d’urgence » qui permet à l’exécutif de s’exonérer de cette obligation est mal définie. Il conviendrait donc de préciser cette notion. Au niveau de la société dans son ensemble, les auteurs avancent l’idée d’intégrer dans les missions du service public de l’audiovisuel l’organisation d’émissions d’analyse et de débats permettant aux partenaires sociaux de s’exprimer sur l’actualité sociale et ses enjeux. De fait, on ne peut que regretter l’absence d’émissions de « fond » sur les questions sociales. Au niveau des entreprises, le rapport invite les branches professionnelles à organiser et à animer des expérimentations pour les TPE et leurs salariés sur les conditions de travail. Ils souhaitent aussi encourager les partenaires sociaux à expliciter le contenu de leurs accords dans une lettre d’information à l’intention des salariés et des employeurs directement concernés et des publics intéressés. Il conviendrait aussi de généraliser la communication de tous les accords, y compris les accords d’entreprise, à partir d’une plateforme numérique. Enfin, afin de développer des vocations syndicales, et faciliter le retour à l’emploi à l’issue des mandats, le Cese recommande aussi de réfléchir à des moyens de valoriser les compétences acquises lors des mandats syndicaux. A noter que le rapport admet que la question des discriminations syndicales, « est une réalité » et il recommande que  le défenseur des droits puisse se saisir de ces sujets de discrimination. Dès la remise du rapport la ministre du Travail a donc souligné qu’elle en tiendrait compte dans le projet de loi Travail: « Je déposerai des amendements au Sénat pour introduire dans mon projet de loi les propositions (…). L’actualité que nous connaissons aujourd’hui ne constitue sûrement pas la plus nette illustration d’un dialogue social apaisé et constructif. Elle a pu donner du grain à moudre à ceux qui affirment que notre pays, dont l’histoire sociale a été marquée par une forte conflictualité, n’est pas fait pour la négociation. Vous nous démontrez le contraire », Selon la ministre donc, quatre recommandations feront l’objet d’amendements, notamment celle qui autoriserait, à l’initiative des branches professionnelles, la réunion une fois par an des personnels dans les entreprises volontaires de moins de 11 salariés, afin « d’échanger sur les conditions de travail et leur amélioration ». Une disposition qui rappelle « le droit d’expression » prévu par les lois Auroux de 1982 et qui n’a jamais vraiment fonctionné.Mais ce n’est certainement pas des amendements de ce genre qui suffiront à calmer les opposants les plus farouches à la loi Travail.

Dialogue social : le référendum comme alternative aux syndicats ?

Dialogue social : le référendum comme alternative aux syndicats ?

En apparence le référendum pourrait apparaître comme une alternative aux syndicats. Ce serait cependant simplifié la problématique. Certes le dialogue social en France est proche de la nullité mais les responsabilités sont multiples. Responsabilités notamment du pouvoir public qui à gauche comme à droite favorise l’intervention étatiste qui déresponsabilise les acteurs économiques. Le référendum pourrait toutefois être bien davantage utilisé dans de nombreuses circonstances. La première sans doute lorsqu’il s’agit de déclencher une grève. Paradoxalement les syndicats demandent l’avis des salariés pour la reprise du travail mais exceptionnellement au moment du déclenchement de la grève. Un vrai problème de démocratie. Au-delà des modalités de consultation des travailleurs ce pose surtout en France une conception du dialogue social entre patrons et salariés. Malgré des les avancées dans certaines entreprises ses relations restent encore à l’air préhistorique. À la différence de ce qui se pratique en Allemagne c’est-à-dire pratiquement la cogestion qui permet de mettre en débat les enjeux aussi bien sociaux économie que financier. Une mise en débat plus général donc qui responsabilise les syndicats qui ne les cantonnent plus à la défense des acquis sociaux.  Smart, Sephora… et peut-être Air France. La pratique du referendum en entreprise connaît une nouvelle actualité. Quelles sont les règles qui entourent cette consultation? Sa généralisation prônée par certains constitue t-elle une déclaration de guerre aux syndicats?

Dialogue social en France : proche de la nullité

Dialogue social en France : proche de la nullité

 

Le dialogue social en France n’a jamais brillé par sa qualité et les Français considèrent qu’ils ne cessent de ce dégradé encore. En cause d’abord peut-être la responsabilité de la gauche qui a toujours préféré étatiser les questions sociales considérant que les partis politiques et de PS en particulier détenaient la légitimité dans ce domaine. Une erreur évidemment fondamentale car la sociologie du PS n’est absolument pas représentative de la population des salariés.Autre responsabilité celles de certains patrons français qui sont restés dans ce domaine aux relations du 19  éme siècle voire à la monarchie. Autre responsabilité, celle des syndicats eux-mêmes surtout caractérisés par leur incompétence en matière de sociaux économies. La CFDT exceptée, la CGC parfois l’UNSA les syndicats français font preuve d’un archaïsme déconcertant. D’une certaine manière le syndicalisme se nourrit de sa propre nullité. Faute d’intérêt et de pertinence de l’action syndicale, les organisations recrutent les plus mauvais, surtout des contestataires incompétents. C’est l’avis de 82% des Français, selon un sondage Odoxa* publié vendredi pour l’émission CQFD sur i TELE, qui considèrent que le conflit Air France est révélateur de cette dégradation. Parmi eux, 86% des sympathisants de droite et 79% à gauche ressentent cette dégradation, précise l’étude. Seulement 17% des Français n’y voient qu’un « cas isolé ». De même, une majorité de Français condamnent l’agression des deux dirigeants de la compagnie aérienne, au cours de laquelle le DRH Xavier Broseta s’est retrouvé torse nu, chemise arrachée. Ainsi, 67% des Français pensent que cette mise à nue publique constitue une faute inexcusable de la part des salariés contre 32% qui trouvent ces actes compréhensibles au vu du contexte de plan social. Enfin, 52% des sondés pensent que les syndicats de pilote sont davantage responsables du conflit à Air France que la direction de la compagnie. Le clivage gauche-droite est assez net, précise encore le sondage. Ainsi, 57% des sympathisants de gauche font porter la responsabilité à la Direction tandis que 65% des sympathisants de droite la font porter aux syndicats de pilotes.

Le dialogue social : par la loi

  • Le dialogue social : par la loi

Curieux pays que celui de la France qui légifère pour se substituer au dialogue social. Une tradition sous pratiquement sous tous les gouvernements mais particulièrement quand il est de gauche. Pourquoi parce que le PS estime détenir la légitimité sociale et populaire et qu’il peut ainsi s’affranchir de l’avis des organisations sensées représenter les salariés. Une sorte de détournement d’objet social. Un problème toutefois :  il n’ya a pas de syndicalistes dans les rangs du PS composés  essentiellement de fonctionnaires notamment d’énarques au gouvernement. Bref des technocrates qui se décernent  eux mêmes de brevets de légitimité sociale. Du coup la loi qui vient d’être votée fait l’unanimité…contre elle ou presque. Et Rebsamen est content d’être critiqué par le Figaro et l’Humanité, ce qui à ses yeux suffit pour considérer que la loi est juste. Un raisonnement évidement un peu réducteur mais qui correspond bien à la dialectique simpliste de l’ancien trotskiste reconverti aux vertus du social libéralisme jacobin. La même logique que sur les 35 heures mortifères pour l’économie et l’emploi. !  Pour leur part, les écologistes sont partagés. Les Républicains et les centristes de l’UDI ont voté contre un projet de loi qui « ne créera ni dialogue social, ni emploi » et « ajoute de la contrainte à la complexité » selon eux. Malgré « quelques mesures positives », les élus du Front de gauche, à l’unisson de centrales syndicales comme la CGT et FO, s’y sont aussi opposés, jugeant qu’il « réduit globalement les droits des représentants des salariés ». « Ça me plaît assez d’être critiqué à la fois par L’Humanité et Le Figaro, ça veut dire qu’on a une ligne qui est juste! » a lancé François Rebsamen en direction des bancs de gauche et de droite. Élaboré après l’échec en janvier de négociations entre patronat et syndicats, le projet de loi offrira une représentation aux 4,6 millions de salariés des très petites entreprises (TPE, moins de 11 salariés), permettra de regrouper des instances mais aussi sécurisera le régime des intermittents du spectacle. De plus, y sont inscrites la création du compte personnel d’activité ainsi que la mise en place à partir du 1er janvier 2016 d’une prime d’activité, remplaçant la prime pour l’emploi et le RSA-activité, dans la lignée des travaux du rapporteur Christophe Sirugue (PS).  Sur l’égalité professionnelle femmes-hommes, le « rapport de situation comparée » dans les entreprises, qui remonte à 1983, est supprimé en tant que tel, ce qui n’a cessé d’inquiéter les associations féministes et divers élus dont des socialistes et écologistes, malgré des garanties apportées. Au cours de l’examen du projet de loi depuis mai, en procédure accélérée, le gouvernement y a fait ajouter nombre d’autres dispositions, comme la suppression du caractère obligatoire du CV anonyme, perçu comme « un frein à la lutte contre les discriminations », et des simplifications du compte pénibilité en réponse aux inquiétudes des employeurs. A l’initiative des députés PS, Benoît Hamon en tête, un premier pas a été fait vers la reconnaissance du burn out (épuisement professionnel), les maladies psychiques pouvant désormais dans certains cas être reconnues comme maladies professionnelles. Le gouvernement n’a pas eu besoin de recourir à l’arme constitutionnelle du 49-3 pour faire passer son texte, qui avait été déminé en amont et n’a pas donné lieu à une guerre de tranchées dans la majorité, les socialistes frondeurs se félicitant au contraire de ce « moment important du quinquennat » avec en particulier l’esquisse du compte personnel d’activité et l’obligation nouvelle d’administrateurs salariés dans les entreprises de plus de 1.000 personnes, contre 5.000 actuellement. Sur ce texte qui « ne sera pas une révolution, à peine une évolution« , les députés LR ont encore tenté jeudi, en vain, de supprimer la nouvelle représentation pour les salariés des TPE, cible également des critiques du Medef et de la CGPME, qui disent « halte aux contraintes ». Ils ont aussi plaidé pour un gel des seuils sociaux déterminant des obligations sociales dans les entreprises, un de leurs thèmes fétiches, qui avait été repris en boucle au Sénat également.

Valls aux éleveurs : « pas de dialogue comme ça»

Valls aux éleveurs : « pas de dialogue comme ça»

Toujours droit dans ses bottes Valls, plus à l’aise pour condamner les manifs  que pour trouver des solutions. Témoin son discours langue de bois : « Le dialogue ne peut pas fonctionner ainsi », a-t-il  réagi lundi à Arles. « La porte du bureau du ministre de l’Agriculture est ouverte en permanence, Stéphane Le Foll va au contact régulièrement des éleveurs mais là, il s’agit de trouver d’abord des solutions concrètes et précises pour les filières ». Autant parler pour ne rien dire ! Pour  le président de la Fédération nationale bovine, Jean Pierre Fleury : « La distribution a choisi une voie extrêmement dangereuse avec une logique de prix bas, les industriels s’y sont pliés et aujourd’hui c’est la catastrophe », regrette-t-il. L’économiste et président de l’observatoire des prix, Philippe Chalmin, juge « facile » dans un entretien lundi au Figaro de désigner la grande distribution, « bouc émissaire idéal », mais ce n’est pas si simple.  »Le prix payé aux agriculteurs dépend moins du rapport de force avec la distribution que de la situation agricole au niveau européen, voire mondial. Le prix du lait dépend des ventes du néo-zélandais Fonterra, celui des céréales des aléas climatiques, celui de la viande de porc est affecté par l’embargo russe… », assure-t-il. Bref pour résumer, on ne peut rien faire ! Ou la parole des experts en immobilisme qui ne veulent surtout pas remettre en cause le mode de production et la répartition des profits. Pour le gouvernement  la moindre des choses aurait été décevoir mardi les producteurs mais le ministre attend uen rapport et la rencontre n’est prévue que jeudi. A moins que d’ici là la grogne ne s’étende encore. Ou le degré zéro de la politique.

 

Loi dialogue social : aux forceps avec le 49-3 ( Rebsamen)

Loi dialogue social : aux forceps avec le 49-3 ( Rebsamen)

 

 

Une mini loi sur le dialogue social et qui en plus pourrait faire l’objet de l’utilisation du 49-3 ( passage en force à l’assemblée sans vote sur la loi elle-même). Drôle de conception du dialogue que celle qui consiste à imposer sa volonté sans procédure réellement démocratique ; En cause d’abord le fait que les discussions sur le sujet entre syndicats et patronat ont complètement échoué. Aussi le fait que cette loi remet en cause certaines représentations du personnel. Comme la loi Macron , cette mini loi traite de sujets très disparates ( exemple le chômage des intermittents, ou la prime des jeunes). De toute manière un loi qui ne laissera de grandes traces dans la gestion du gouvernement. Comme souvent, un loi réduite à pas grand-chose. Le ministre du Travail François Rebsamen pense que son projet de loi sur le dialogue social peut cependant être adopté à une large majorité mais ne s’opposerait pas au recours à l’article 49-3 si nécessaire. Dans une interview au journal Le Monde daté de mardi, le ministre défend ce texte qu’il présente comme « d’évolution profonde et de progrès social » avant le début de son examen par les députés, ce mardi. Le gouvernement a pris la main sur le sujet après l’échec en janvier des négociations patronat-syndicats sur la modernisation du dialogue social.  Il a présenté le mois dernier ce projet de loi qui traite de nombreux sujets allant des instances représentatives du personnel à l’assurance chômage des intermittents du spectacle et crée une nouvelle prime d’activité accessible aux jeunes actifs de 18 à 25 ans.  Bien qu’il reste loin des ambitions initiales, le projet suscite encore de nombreuses critiques, notamment chez les petits patrons et les syndicats CGT et FO. Prié de dire si, comme dans le cas de la loi Macron cette année, le recours à l’article 49-3 de la Constitution, qui permet de faire adopter un texte sans vote, était envisageable si les voix de la gauche du PS venaient à manquer à l’Assemblée, François Rebsamen répond : « Je ne suis pas opposé au recours au 49-3, même si je ne le souhaite pas. »

 

Modernisation dialogue social : a minima

Modernisation dialogue social : a minima

 

C’est a minima que sera réformé le dialogue social après l’échec des discussions entre patronat et syndicat. En fait le projet ne contient déjà pas grand-chose, certes des modifications de formes sur la représentation du personnel ( petites entreprise et regroupement des instances dans les plus grandes) mais rien, strictement rien, sur le fond. Or la question ne se pose pas seulement en terme de nombre de représentants du personnel mais surtout en terme d’objet même de la discussion. Dans nombre d’entreprises si le formalisme est si aberrant c’est que précisément il n’y pas de contenu en débat. Contrairement à l’Allemagne par exemple ou les syndicats sont associés à la gestion, d’où d’ailleurs une très forte syndicalisation, des accords nombreux et peu de grèves. En France c’est souvent l’ insignifiance des sujets abordés qui caractèrise  le dialogue social. D’ou mécaniquement l’émergence de syndicalistes dont le profil est à limage du contenu du débat.  Présenté dans ses grandes lignes par Manuel Valls en février, le texte de la réforme vient d’être transmis aux partenaires sociaux. En faiat le projet ne comtienet Le conseil d’Etat se prononcera le 13 avril et le texte sera présenté, selon le quotidien Les Echos, au conseil des ministres du 22 avril. Il sera ensuite discuté au Parlement. L’idée étant de tout boucler avant le congrès du PS, les 5, 6 et 7 juin à Orléans.  En préambule de ce projet de loi, le ministère note que le dialogue social «ne s’est pas essoufflé» en France, mais qu’il est «souvent marqué d’un formalisme qui ne favorise ni la recherche constructive de solutions, ni la délibération sur les enjeux stratégiques auxquels l’entreprise est confrontée». Mais les discussions qui n’avaient pas abouti entre l’automne et janvier, après que le Medef avait jeté l’éponge, ont «plus que jamais démontré la nécessité d’une réforme». Comme l’avait annoncé le Premier ministre, le texte de près de 70 pages crée une représentation pour les salariés des très petites entreprises ( jusqu’à 10 salariés) via des «commissions régionales paritaires composées de salariés et d’employeurs issus des TPE». Leurs membres auront pour mission d’informer et de conseiller les salariés, ainsi que les employeurs, mais ils n’auront pas le droit d’entrer dans les locaux des entreprises.  Le texte prévoit aussi d’élargir la possibilité de recourir à la délégation unique du personnel (DUP) à toutes les entreprises de moins de 300 salariés, non plus 200. Ce dispositif permet de regrouper les instances: délégué du personnel, comité d’entreprise et désormais aussi comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Au delà de 300 salariés, le projet de loi autorise aussi les entreprises à regrouper partiellement ou totalement les instances via des accords majoritaires. Mais pas au point de créer un «conseil d’entreprise» unique comme le souhaitait le patronat.  Cette modification des seuils devrait, sans trop toucher aux nombres d’élus du personnel, réduire le nombre de réunions et les heures de délégation.  Le ministère du Travail prévoit également de regrouper les «17 obligations actuelles d’information et de consultation» du comité d’entreprise en trois grandes consultations. Conformément à ce qui avait été annoncé, le projet de loi porte également sur la sécurisation du régime d’assurance chômage des intermittents et prévoit la fusion de la Prime pour l’emploi (PPE) et du RSA activité pour créer à compter du 1e janvier 2016 une prime d’activité. Cette prestation qui sortira du giron des minimums sociaux, doit permettre aux travailleurs pauvres de se tourner de nouveau vers l’emploi. Cette prime pourra être versée automatiquement par les CAF à compter de 2017 avec la généralisation de la déclaration sociale nominative.

 

Dialogue social : une mini loi !

Dialogue social :  une mini loi !

 

Après s’être planté sur la loi Macron et après l’échec des négociations des partenaires sociaux sur la dialogue social, ce sera donc une  mini réforme  qui sera proposée ce matin par Valls. Le gouvernement risque de ne pas avoir de majorité s’il bouscule le droit social, du coup l’ambition est réduite à pas grand-chose. D’autant que le MEDEF lui veut tout bousculer et que les syndicats sont globalement pour le statu quo (CFDT  exceptée). On va donc se limiter à proposer l’extension d’un mécanisme existant, la « Délégation unique du personnel » (DUP), qui permet déjà à l’employeur de regrouper deux instances (délégués du personnel, comité d’entreprise). Prévu pour les entreprises de 50 à 200 salariés, il sera étendu jusqu’à 300. Cette délégation unique aurait aussi les attributions des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). « Les prérogatives d’expertise et de recours en justice des CHCST seront garanties », précise-t-on de source gouvernementale pour rassurer les syndicats, inquiets de la dilution de cette instance de défense des conditions de travail des salariés. Aucune modification n’est prévue pour les entreprises de 11 à 50 salariés alors que le gouvernement avait reconnu que la situation n’était pas satisfaisante dans ces déserts syndicaux. Pour les sociétés de plus de 300 salariés, la possibilité sera donnée aux entreprises de regrouper les instances avec l’accord des syndicats. Par ailleurs, le Premier ministre pourrait se saisir de cette rencontre pour évoquer le marché de l’emploi et le temps de travail, en évaluant l’impact de la dernière réforme de 2013. Mais en fixant leur agenda lundi, patronat et syndicats ont décidé de procéder eux-mêmes à cette évaluation, signifiant leur volonté de rester maîtres de ce sujet. En réalité il  n’y aura pas de loi sur le dialogue social jute uen petite disposition relative à la représentation , une loi encore plus insipide que la loi Macron.

 

Gaza : les radicaux veulent saboter le dialogue

Gaza : les radicaux veulent saboter le dialogue

 

En faiat le dialogue continue  (pas directement mais par Etats interposé) entre le Hamas et Israël ; cependant certains radicaux du Hamas et surtout les djihadistes ne souhaitent pas qu’on parvienne à un accord pour la paix car ils vivent de cette guerre (avec le financement des généreux donateurs arabes et les financements européens). Le Hamas et Israël semblaient prêts, vendredi, à en découdre à nouveau. Au coup de gong, dès 8 heures du matin, au moment précis de l’expiration d’un cessez-le-feu de trois jours, tout a recommencé. Des dizaines de roquettes se sont abattues sur le sud d’Israël. Peu après, l’aviation israélienne a repris ses raids dans la bande de Gaza. Des deux côtés, les menaces ont fusé. Mais, point important, les dizaines de milliers de militaires israéliens déployés le long de la frontière n’ont pas remis pied dans la bande de Gaza, qu’ils avaient évacuée au début de la semaine. Le Hamas a démenti être responsable de ces tirs, preuve qu’il souhaite que le dialogue se poursuive. Mais de son coté  Benyamin Nétanyahou a déclaré qu’Israël ne négociait pas sous les bombes.  Mis  Les protagonistes se sont abstenus d’aller trop loin, comme s’il s’agissait avant tout d’un round pour tester l’adversaire. Les violences de part et d’autre paraissent en fait être devenues une partie intégrante des négociations menées au Caire, qui restent jusqu’à présent dans une impasse totale. Le Hamas s’est d’ailleurs dit prêt à poursuivre les discussions, qui pourraient reprendre rapidement, selon des diplomates égyptiens plutôt optimistes sur les chances d’une prochaine accalmie.  Pour les populations, tout va dépendre des discussions menées sous l’égide de l’Égypte. Jusqu’à présent, les représentants du Hamas ont présenté une longue liste d’exigences, sans rien obtenir de concret. Mais pour eux, un retour du Caire les mains vides reviendrait à un suicide politique. Les habitants de Gaza ne manqueraient de demander des comptes aux islamistes pour avoir déclenché des affrontements avec Israël, qui ont ravagé la bande de Gaza et coûté la vie à quelque 1900 Palestiniens, dont une majorité de civils. Pour le Hamas, la levée du blocus qui asphyxie depuis des années cette bande de terre surpeuplée et miséreuse constitue plus que jamais la priorité des priorités. Le mouvement islamiste veut obtenir la possibilité de construire un port à Gaza, ce qui permettrait de desserrer l’étau du blocus terrestre et maritime imposé par Israël et l’Égypte et, surtout, de ne plus dépendre du bon vouloir de ces deux voisins hostiles. Du côté israélien, il n’est pas question de permettre une telle ouverture au monde. Avec un port, le Hamas pourrait en effet importer librement des armes, des munitions et du matériel de construction pour des tunnels servant à l’infiltration de commandos islamistes en territoire israélien.

 

« Economie qui tue » : dialogue de sourds entre le pape et les économistes

« Economie qui tue » : dialogue de sourds entre le pape et les économistes

Preuve sans doute qu’un nouveau modèle économique est à inventer :  le dialogue de sourds et caricatural entre des économistes et le pape.

Le directeur du Centre de recherche de l’Essec, Radu Vranceanu, docteur en science économique, et son collègue Marc Guyot, professeur d’économie dans cette même école ont publié le 2 avril, sur le site de « La Tribune », une sévère critique de la vision économique du pape François, telle qu’il l’a longuement développée dans son « Exhortation apostolique » du 25 novembre 2013. « Le pape François se veut clairement anti-libéral, au nom du respect de la personne humaine et il a tort », affirment les deux profs, qui ajoutent : « C’est en l’absence de libéralisme que surviennent la pauvreté, la corruption et le manque d’infrastructures publiques ». Selon eux, « la compréhension du pape de la crise financière de 2008 prête à sourire ».

C’est dans le cadre d’un long texte de 165 pages, titré « Evangelii Gaudium » (la joie dans l’évangile), qui présente la philosophie du nouveau pape, que celui-ci a développé sa vision économique et sociale. Elle figure dans le chapitre 2 du texte diffusé par le Vatican, entre les paragraphes 52 à 60, notamment sous les titres « Non à une économie de l’exclusion » et « Non à la nouvelle idolâtrie de l’argent ». Il y martèle une dénonciation des injustices sociales et sociétales, en des termes qui vont bien plus loin que les discours d’un François Hollande ou d’un Jean-Luc Mélenchon. Ses affirmations ont mis en ébullition quelques économistes ou journalistes ultra-libéraux américains, comme Tim Worstall qui moque dans Forbes « ce gentleman catholique bien éduqué qui n’a pas compris le monde dans lequel nous vivons ». Mais elles étaient restées jusqu’ici très peu commentées, voire inconnues, en France (voir cependant un papier de Rue 89 sur le sujet). La sortie des deux profs de l’ESSEC est d’autant plus intéressante – et audacieuse – que cette grande école dépend de l’Institut Catholique de Paris qui compte deux représentants dans son conseil de surveillance, dont le recteur de l’Institut. Interrogé à ce sujet, Jean-Michel Blanquer, le directeur de l’école, déclare : « Je ne suis pas d’accord avec la position de ces profs, mais il faut respecter la liberté académique. »

Le pape François : « Les exclus sont des déchets »

Voici quelques extraits du réquisitoire du Pape François : « De même que le commandement de ‘ne pas tuer’ pose une limite claire pour assurer la valeur de la vie humaine, aujourd’hui, nous devons dire ‘non à une économie de l’exclusion et de la disparité sociale’, car une telle économie tue. Il n’est pas possible que quand une personne âgée réduite à vivre dans la rue meurt de froid, ce ne soit pas une nouvelle, tandis que la baisse de deux points en  bourse en soit une. Voilà l’exclusion. On ne peut plus tolérer le fait que la nourriture se jette, quand des personnes souffrent de la faim. Aujourd’hui, tout entre dans le jeu de la compétitivité et de la loi du plus fort, où le puissant mange le plus faible. Conséquence : de grandes masses se voient exclues et marginalisées, sans travail, sans perspectives, sans voies de sortie. On considère l’être humain en lui-même comme un bien de consommation, qu’on peut utiliser et ensuite jeter. Nous avons mis en route, et même promu, la culture du “déchet”. Il ne s’agit plus simplement du phénomène de l’exploitation et de l’oppression, mais de quelque chose de nouveau (…) Les exclus ne sont pas des ’exploités’, mais des déchets, des ‘restes’ ».

Les deux profs : « La magie du système libéral est qu’il profite à tous » 

Réplique des deux profs de l’ESSEC  : « Le fonctionnement de l’économie libérale échappe complètement au Pape puisque celui-ci pense que les pauvres ne profiteront jamais du système car les riches ne voudront jamais partager. En fait la magie du système libéral est qu’il profite à tous sans avoir besoin de la bonne volonté des puissants. C’est un système qui est vertueux par lui-même et ne nécessite pas que ses membres aient la vertu du partage ». Et de citer Jean Paul II, qui, dans son encyclique « Centesimus Annus », écrivait : « Il semble que le marché libre soit l’instrument le plus approprié pour répartir les ressources et répondre de façon appropriée aux besoins « .

Les riches sont-ils partageux en économie libérale ? Ce n’est en tous cas pas l’analyse de l’ONG Oxfam qui vient de révéler que 67 personnes possèdent à elles seules autant de richesse que la moitié de l’humanité. Ceci dit, il est vrai que, globalement, le nombre d’humains vivant sous le seuil de pauvreté a régressé ces dernières décennies, le boom de l’Asie y ayant beaucoup contribué. La croissance portée par l’économie de marché favoriserait-elle une meilleure inclusion sociale ? Pour le pape François, « cette opinion n’a jamais été confirmée par les faits. Elle exprime une confiance grossière et naïve dans la bonté de ceux qui détiennent le pouvoir économique et dans les mécanismes sacralisés du système économique dominant ».

Le pape : »Le fétichisme de l’argent et l’économie sans visage »

Le pape s’en prend à la tyrannie de la finance en des termes peu éloignés de ceux de François Hollande qui désignait la finance comme son ennemi sans visage : « Une des causes de cette situation se trouve dans la relation que nous avons établie avec l’argent, puisque nous acceptons paisiblement sa prédominance sur nous et nos sociétés. La crise financière que nous traversons nous fait oublier qu’elle a à son origine une crise anthropologique profonde : la négation du primat de l’être humain.  Nous avons créé de nouvelles idoles. L’adoration de l’antique veau d’or a trouvé une nouvelle et impitoyable version dans le fétichisme de l’argent et dans la dictature de l’économie sans visage et sans un but véritablement humain (…) . Alors que les gains d’un petit nombre s’accroissent exponentiellement, ceux de la majorité se situent d’une façon toujours plus éloignée du bien-être de cette heureuse minorité. Ce déséquilibre procède d’idéologies qui défendent l’autonomie absolue des marchés et la spéculation financière. Par conséquent, ils nient le droit de contrôle des États chargés de veiller à la préservation du bien commun. Une nouvelle tyrannie invisible s’instaure, parfois virtuelle, qui impose ses lois et ses règles, de façon unilatérale et implacable ».

Les profs de l’ESSEC : « Les marchés financiers sont hyper régulés »

A cette charge contre une économie dérégulée, les deux profs de l’Essec répliquent que   »les marchés financiers sont l’une des activités les plus régulées du monde ». Plutôt étonnant, car si c’est si régulé, comment des Lehman Brothers, des Madoff et autres Kerviel ont-ils pu monter des arnaques portant sur des milliards sans que nul ne s’en aperçoive ?  Si c’est si régulé, comment la crise des subprimes a-t-elle pu survenir ? Le remarquable documentaire  » Inside Job «  de Charles Ferguson  a démontré le contraire. Et si les banques américaines se sont vu infliger plus de 100 milliards de $ d’amendes, dont 13 milliards pour la seule JP Morgan, c’est sans doute qu’elles ont pu transgresser pas mal de règles… Mais les états sont-ils plus vertueux ? Nos deux profs en doutent :  »Hormis dans leurs discours, les gouvernements ont rarement les qualités que leur prête naïvement le pape en termes de soucis des pauvres  (…) La pauvreté dans les favelas d’Argentine ou du Brésil est-elle une preuve que l’économie de marché ne réduit pas la pauvreté ? Bien au contraire ! « Selon eux, c’est parce que l’économie n’est pas assez libérale que, dans  » la plupart des pays d’Amérique Latine l’on trouve pauvreté, corruption et absence d’infrastructures publiques ».  Et de citer quelques « gouvernements omniprésents et interventionnistes du style Peron, Kirchner, Chavez et autres leader maximo ». Nos deux économistes assurent que « le principe de l’économie de marché est de briser la puissance du grand capital en imposant une certaine dispersion des firmes et en leur imposant une pression qui les contraint à se mettre au service du consommateur ».  Et ils ajoutent : « Contrairement à ce que semble croire le pape, l’économie libérale requiert un Etat fort ».

« Un libéral nommé Jésus »

Cela ne semble pas être l’avis des libéraux américains qui ont sonné la charge contre le Pape, faisant ressurgir l’antique querelle entre catholiques (qui seraient anti profit ) et protestants (pro profit). Le Tea Party n’a pas hésité à dire que « Jésus ne pouvait pas être socialiste puisque c’était un capitaliste ». Où l’on rejoint une théorie développée par l’économiste Charles Gave, qui a publié, trois ans avant la crise de 2008, un livre titré « Un libéral nommé Jésus ». Gave, qui s’autoproclame  » spécialiste mondialement reconnu des marchés financiers » y développe l’idée que les évangiles glorifient la prise de risque, en s’appuyant sur la fameuse Parabole des Talents dont il extrait ce passage : « Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance. Quant à celui qui n’a pas, on lui ôtera même ce qu’il a ». Charles Gave ne modère pas son enthousiasme : « Avouons-le, cette parabole suscite chez tout économiste libéral un profond ravissement. Un régal. Rien ne manque ». Il poursuit : « Ce qui compte, c’est la volonté de prendre des risques et de s’exposer ». Il semble oublier qu’aujourd’hui dans l’entreprise, c’est le salarié qui court l’essentiel des risques, le capital étant super protégé. Catholique lui-même, Gave relève que les protestants ont fait des évangiles une lecture totalement différente des catholiques dont les élites, « insuffisamment formées » auraient fait « une lecture fausse ».

(l u dans le Nouvel Obs)

 

Sondage Medef : les français pour le dialogue et le contrôle des salaires des patrons

Sondage Medef : les français pour le dialogue et le contrôle des salaires des patrons

 

 

Le dialogue avec les partenaires sociaux et l’encadrement de la rémunération des patrons sont les priorités que les Français aimeraient voir adopter par le nouveau président du Medef Pierre Gattaz, selon le sondage La Question de l’Eco paru jeudi. 49% des sondés estiment que « renforcer le dialogue avec les partenaires sociaux » doit être une priorité pour M. Gattaz, reléguant en deuxième place la tâche de « renforcer les règles de bonne conduite concernant la rémunération des dirigeants d’entreprise », citée par 47% d’entre eux, selon ce sondage Tilder-LCI-OpinionWay.  Interrogés sur les « deux priorités » que devrait choisir M. Gattaz, 41% des sondés citent également l’obtention d’une « simplification des procédures administratives pour les entreprises » et 40% « un allègement des charges sociales et des impôts sur les entreprises ».  Pierre Gattaz, un industriel au ton offensif, est devenu mercredi le nouveau président du Medef, succédant à Laurence Parisot.  Aux critiques qui lui ont reproché son peu de goût pour le dialogue social, il a rétorqué l’avoir pratiqué « sur le terrain » au quotidien dans son entreprise Radiall.  Par ailleurs 69% des sondés sont d’avis qu’ »il est possible de baisser le budget de l’État en 2014 sans baisser la qualité du service », contre 31% qui estiment que ce n’est pas possible.

 

Cahuzac – Mélenchon: dialogue de sourds mais pas de muets

Cahuzac – Mélenchon: dialogue de sourds  mais pas de muets

Dialogue très nourri entre Mélenchon et Cahuzac à la télé . « Rembourser cela (la dette publique) ne se fera pas facilement… Faire croire qu’on va rembourser 1.800 milliards d’euros facilement, comme ça, un peu comme par magie (…) c’est se foutre du monde », a lancé le ministre délégué au Budget au co-président du Parti de gauche, dans l’émission « Mots croisés ».   »Voilà ce que dira mon gouvernement (s’il arrivait au pouvoir): on paiera quand on pourra », venait d’argumenter Jean-Luc Mélenchon.   »Et d’ici là, avait-il poursuivi, c’est la Banque centrale (européenne) qui va financer si jamais les taux d’intérêt explosent… La dette, on la paiera à mesure qu’on pourra. Et d’ici là, ceux à qui on (la) doit attendront ».   »Ca ne marchera pas, ce que vous dites », a rétorqué le ministre.  Ca ne suffira pas pour convaincre la BCE d’imprimer des euros comme la Réserve fédérale imprime des dollars, comme la Banque d’Angleterre imprime du sterling (…) En dépit de vos objurgations (…), nous n’obtiendrons pas cela de la BCE parce qu’elle est indépendante », a-t-il poursuivi.  Jean-Luc Mélenchon a également estimé que le gouvernement ne pourra pas tenir ses objectifs de croissance de 0,8% en 2013 et de réduction du déficit public à 3% du PIB d’ici à la fin de l’année, ce qui obligera le gouvernement à adopter, selon lui, un « deuxième plan d’austérité ».   »Vous serez Cahuzandreou avec Hollandreou, d’un plan à l’autre, austérité et austérité, et encore austérité », a ajouté le responsable du Parti de gauche.   »Arrêtez de faire le clown, vous méritez mieux que cela. Vous avez 4 millions de suffrages sur votre nom, cela ne vous autorise pas à faire le clown en direct à la télé », a répliqué sèchement Jérôme Cahuzac, protestant contre le jeu de mots que venait de faire Jean-Luc Mélenchon sur son nom, avec en allusion le nom de l’ancien Premier ministre grec, Georges Papandreou, forcé de quitter le pouvoir en raison de la crise qui a balayé la Grèce.  Les piques les plus définitives sont venues à la fin, après un débat d’une heure et demie au ton longtemps contenu.   »Au fond de vous-mêmes, vous souhaitez l’échec de ce gouvernement de gauche. Et ça, je trouve cela très triste. Vous ne gagnerez jamais le pouvoir parce que vous êtes un homme seul, monsieur Mélenchon », a dit Jérôme Cahuzac. « Vous allez à l’échec parce que tout le monde le sait. Vous avez déjà échoué en Grèce, en Espagne, au Portugal et en Italie », a répondu Jean-Luc Mélenchon.

 

Notre-Dame-des-Landes: une commission dialogue ; du bla-bla

Notre-Dame-des-Landes: une  commission dialogue ; du bla-bla

 

 

Pour calmer le jeu, le gouvernement a mis en place une commission de dialogue ; en réalité cette commission n’a aucun mandat précis sinon d’écouter. Il s’agit pour Ayrault de gagner du temps car il ne veut pas remettre en cause un projet inutile pour le pays mais utile aux intérêts locaux surtout  politiques. Pas sûr que la Premier ministre soit gagnant sur cette affaire d’abord parce qu’il perd encore en popularité auprès des sensibilités environnementales ensuite par qu’il n’est certain qu’il tienne longtemps au gouvernement. Compte tenu de l’ampleur de la crise en France, il sera remercié au cours de 2013 quand sa popularité atteindra les 20%. Le prochain Premier ministre n’aura sans doute pas envie de s’embourber dans ce projet  économiquement non fondé. L’opposition institutionnelle au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a dénoncé samedi l’ »illusion » d’un dialogue au sein de la commission mise en place par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, menaçant de ne pas y participer si celle-ci ne peut pas aborder le bien-fondé même du projet.   »Nous dénonçons l’opération de communication engagée ces dernières vingt-quatre heures qui vise à créer l’illusion que le dialogue est possible », soulignent dans un communiqué commun l’Acipa (principale association d’opposants), le Cedpa (élus opposés au projet), l’Adeca (agriculteurs concernés) et la Confédération Paysanne.  En confiant à la commission la mission de « poursuivre le dialogue dans chacune des étapes de la réalisation du projet », M. Ayrault a réaffirmé « que le projet se fera, quoi qu’il arrive », montrant « à nouveau son mépris total pour tous les citoyens qui s’y opposent », estiment ces organisations.  Les signataires demandent au président de la République « de se saisir du dossier » et d’assurer notamment un « réel débat, aux yeux de tous, sur le fond du dossier », « faute de quoi nous ne pourrons pas participer aux travaux de cette commission ».  M. Ayrault a assuré à plusieurs reprises que cet aéroport, qu’il a déjà porté alors qu’il était maire de Nantes, et destiné à remplacer l’actuel aéroport de la ville, « se fera ».  Or « il ne s’agit pas pour (les opposants) de discuter la couleur du papier cadeau dont le gouvernement voudrait, à la veille de Noël, envelopper ce projet de nouvel aéroport mais bien de discuter du choix même du +cadeau+ », rappellent les associations.  Lors de la première réunion de la commission de dialogue, vendredi à Matignon, son président, Claude Chéreau, a rappelé que sa mission est d’ »écouter » à la fois « opposants et partisans » du projet, mais « sans juger » celui-ci.  Le premier ministre avait annoncé la mise en place de cette commission le week-end dernier, dans l’espoir d’apaiser les esprits sur fond de durcissement de la mobilisation contre le projet. De nombreux élus et responsables écologistes avaient demandé la nomination d’un médiateur.

 




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