Archive pour le Tag 'Algérie'

Réconciliation France-Algérie: une mission impossible

Réconciliation France-Algérie: une mission impossible

 

 

Le rapport de l’historien, Benjamin Stora,  sur le sujet devrait être remis au président français, Emmanuel Macron, d’ici au 15 décembre

 

Benjamin Stora.

Spécialiste reconnu de l’Algérie, le professeur Benjamin Stora a prévu de remettre son rapport à Emmanuel Macron au plus tard, le 15 décembre. Le chef de l’Etat français lui a confié, en juillet, une mission sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie ». L’historien formulera des recommandations afin de favoriser « la réconciliation entre les peuples français et algérien ».

Benjamin Stora parviendra-t-il à réconcilier les mémoires blessées de la colonisation et de la guerre d’Algérie ? C’est le défi lancé en juillet par Emmanuel Macron à cet historien qui fait partie des spécialistes les plus réputés de l’histoire du Maghreb, en particulier de cette période qui déboucha sur l’indépendance algérienne.

Né en 1950 dans une famille juive à Constantine, Benjamin Stora a quitté le territoire algérien en 1962. Depuis plus de quarante, il travaille sur ces questions. D’un président français à l’autre, il est toujours aussi consulté. Il a rencontré pour la première fois François Mitterrand à ce sujet en 1990. Il le reverra à deux autres reprises les années suivantes. Puis sera sondé par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, et encore François Hollande à maintes reprises.

Il a aidé ce dernier à préparer son premier déplacement en Algérie, en décembre 2012, et l’y a accompagné. Il était proche de l’ancien conseiller diplomatique du président socialiste, Paul Jean-Ortiz, avec lequel il a souvent discuté de l’Algérie. Pour Benjamin Stora, le travail de réconciliation consiste surtout à rétablir la vérité des faits dans un contexte où cette période sert à la fabrique du nationalisme. L’historien français regrettait d’ailleurs à l’époque le manque d’ouverture des archives algériennes depuis l’indépendance, dommageable pour le travail des historiens des deux rives.

Il a croisé une première fois Emmanuel Macron à l’Elysée lorsque ce dernier était secrétaire général adjoint de la présidence, sous Hollande. Pour le disciple du philosophe Paul Ricœur, le « fait algérien » est un impensé en France. Il contamine la jeunesse issue de l’immigration et les autres mémoires africaines, d’où le besoin d’accélérer le travail des historiens afin de favoriser aussi bien la réconciliation nationale que celle entre les peuples de deux rives.

Archives. Benjamin Stora n’effacera d’un coup d’éponge magique les traumatismes de la colonisation. Il est conscient des limites de son travail mais il loue la volonté politique des présidents Tebboune et Macron. « On ne peut jamais définitivement réconcilier des mémoires, confiait l’historien à RFI en juillet. Mais je crois qu’il faut avancer vers une relative paix des mémoires pour précisément affronter les défis de l’avenir, pour ne pas rester prisonniers tout le temps du passé, parce que l’Algérie et la France ont besoin l’une de l’autre ».

Du côté algérien, les attentes sont importantes. Alger demande l’accès à toutes les archives françaises durant la colonisation. Pour l’instant, la France a rendu les archives ottomanes et courantes (concernant notamment l’état civil), mais refuse de fournir celles dites de « souveraineté » qui comprennent des notes internes du gouvernement général au préfet d’Alger et des services secrets, ainsi que des télex diplomatiques. Certains microfilms ont déjà été transmis au partenaire algérien mais on est loin de la totalité des documents disponibles.

La partie algérienne a exprimé d’autres requêtes, comme la restitution des tous les restes mortuaires, et le retour d’objets comme le canon Baba Merzoug, pièce de 12 tonnes consacrée à la défense du port d’Alger, symbole de la résistance du pays aux attaques du colonisateur depuis le XVIIe siècle.

« Des crimes méritent d’être racontés, comme la prise de l’oasis de Zaatcha où les troupes françaises du général Emile Herbillon ont massacré les combattants du cheikh Bouziane, réclamait le président algérien dans une interview à l’Opinion, en juillet. Le maréchal de Saint-Arnaud a aussi perpétré de nombreux massacres, qui ont fait plus de victimes qu’à Oradour-sur-Glane. »

 

Homologue algérien de Stora, Abdelmadjid Chikhi a accusé Paris de livrer une lutte acharnée contre les composantes de l’identité nationale algérienne. Certaines de ses déclarations laissent pantois les historiens français

Le chef de l’Etat algérien a bien accueilli la nomination de Benjamin Stora, qualifié de « sincère » et « connaisseur » de la période d’occupation française. On ne peut pas dire que la nomination de son homologue algérien, Abdelmadjid Chikhi, a suscité le même enthousiasme en France. Cet ancien moudjahid, indétrônable directeur des archives nationales, est considéré comme un gardien de l’orthodoxie.

Abdelmadjid Tebboune l’a appelé à ses côtés à la présidence, en avril, comme conseiller en charge des archives nationales et de la mémoire nationale. Neuf jours plus tard, Abdelmadjid Chikhi a accusé la France de livrer une lutte acharnée contre les composantes de l’identité nationale algérienne. Fin octobre, il a fait une autre sortie remarquée : « Après les massacres perpétrés en Algérie, la France a transféré les ossements des Algériens à Marseille pour les utiliser dans la fabrication du savon et le raffinage du sucre ».

Cette déclaration laisse pantois plusieurs historiens français consultés par l’Opinion. « Cette affirmation n’a jamais été étayée, confie l’un d’eux. Je n’ai jamais rien vu qui s’y rapporte dans toutes les archives que j’ai consultées. » D’autres fins connaisseurs de l’Algérie ont des explications plus rationnelles. Ces propos ont été rendus publics juste avant la commémoration du 1er novembre 1954, date de l’appel à la révolte adressé par le Front de libération nationale (FLN).

Repentance. « Abdelmadjid Chikhi est très politique, comme d’habitude, s’amuse une source proche de la présidence algérienne. Cela fait partie du récit national. Il n’y a pas à avoir d’inquiétude. Si le président Tebboune lui demande d’avancer sur les questions mémorielles, il le fera ! »

En lançant ce travail avec son homologue, le président Macron souhaite réduire ce genre de saillies qui sonnent comme une instrumentalisation de la mémoire à des fins politiques. Pas toujours facile. En accédant à l’indépendance, l’Algérie a intensifié son nationalisme, en même temps qu’il faiblissait régulièrement du côté français.

Dans la pratique, Benjamin Stora et Abdelmadjid Chikhi vont surtout travailler chacun de son côté. Une fois leurs copies respectives remises, des rencontres d’historiens entre les deux rives devraient être organisées pour un travail de d’échanges et de restitution.

« Ces questions mémorielles vont devenir de plus en plus sensibles à l’approche de la présidentielle de 2022 en France, alors que la droite et l’extrême droite et même certains proches de Macron ne souhaitent pas être dans la repentance », confie un diplomate français. Et puis, ce dossier pourrait être pollué par d’autres liés à l’immigration et à la sécurité. « C’est comme lorsqu’on joue au mikado, conclut le diplomate. C’est difficile d’extirper une baguette sans toucher les autres ».

Référendum Algérie: échec de la participation

Algérie: échec de la participation

Une participation un peu supérieur à 20 % qui traduit le peu d’adhésion de la population à la réforme proposée par le président de la république ancien collaborateur de Bouteflika. Le mouvement social et démocratique ne semble pas convaincu par les perspectives de réforme d’une classe politique qui ressemble à l’ancienne. Même si ce référendum était destiné à réduire le champ des responsabilités du président et accroître celle du Parlement.

Sans doute la démonstration que ce gouvernement ne tient que grâce au soutien de l’armée mais qu’il n’a pas l’adhésion populaire. Le problème est à la fois économique et démocratique. La plupart des richesses immenses de l’Algérie ont été accaparées par la classe politique issue du FLN et la démocratie est formelle comme en témoigne encore ce résultat un référendum.

Ce scrutin est présenté comme un test tant pour le président Abdelmadjid Tebboune, soutenu par l’armée, que pour le mouvement populaire Hirak, qui est parvenu à mobiliser des centaines de milliers d’Algériens aspirant à de profondes réformes et qui, dans l’ensemble, rejettent la consultation de dimanche.

Selon les premiers chiffres officiels, seuls 13% des électeurs inscrits s’étaient rendus aux urnes à 14h00, soit cinq heures avant la clôture du scrutin.

A titre de comparaison, lors de la présidentielle de décembre dernier, la participation avait plafonné à 40%, le chiffre le plus faible enregistré depuis des décennies, et elle atteignait 20% à 15h00.Finalement , une participation de 23.7%.

Hospitalisé en Allemagne depuis la semaine dernière après que plusieurs cas de nouveaux coronavirus ont été signalés dans son entourage, Abdelmadjid Tebboune espérait une participation massive susceptible de renforcer sa légitimité, contestée par la rue.

Une chaîne de télévision progouvernementale a diffusé dimanche matin des images tournées dans un bureau de vote à Mila, une ville du nord-est du pays, montrant des centaines de jeunes gens attendant patiemment leur tour pour voter, offrant un contraste assez net avec l’absence d’enthousiasme observé à Alger.

En Kabylie, traditionnel foyer d’opposition au pouvoir central algérien, beaucoup boycottent le scrutin.

“Ici, c’est le vote ‘ulac’ (‘non’ en berbère)”, souligne Saïd Mezouane qui affirme en outre que plusieurs urnes ont été brûlées.

Dans un communiqué publié samedi à l’occasion des commémorations du déclenchement de la guerre d’indépendance, Abdelmadjid Tebboune a une nouvelle fois appelé ses compatriotes à se rendre aux urnes.

Selon le pouvoir, la réforme constitutionnelle est une réponse aux revendications du Hirak qui a contribué à chasser du pouvoir l’ancien président Abdelaziz Bouteflika.

Pour l’opposition, cette réforme n’atteint pas les objectifs du Hirak, qui réclame avant tout le remplacement d’une caste politique au pouvoir depuis l’indépendance, la fin des interférences de l’armée dans la vie publique et celle de la corruption.

La nouvelle constitution prévoit notamment de fixer une limite au nombre de mandats présidentiels et l’extension des prérogatives du Parlement et du judiciaire mais aussi d’autoriser l’armée algérienne à intervenir hors des frontières du pays, en Libye et au Mali par exemple.

Algérie : 70 milliards détournés

Algérie : 70 milliards détournés

Selon le quotidien arabophone Echorouk, le Trésor public aurait perdu, d’après les chiffres recensés dans les procès de décembre 2019 à septembre 2020, quelque 70 milliards de dollars. En fait depuis très longtemps une grande partie des ressources de l’Algérie est détournée par les oligarques installés depuis l’indépendance. Une situation largement à l’origine du mouvement de protestation populaire appelée  Hirak.

Né d’un immense ras-le-bol des Algériens, le Hirak réclame un changement du « système » en place depuis l’indépendance du pays en 1962. vain jusqu’à présent, même s’il a obtenu en avril 2019 le départ du président Abdelaziz Bouteflika après vingt ans de règne. Le mouvement a été suspendu en raison de la crise sanitaire -sans parler de la répression -mais évidemment le mécontentement demeure.-

En effet, la promesse de révision constitutionnelle ne semble pas correspondre aux souhaits des protestataires « La nouvelle Algérie » devait s’appuyer sur une remise à plat de sa Constitution, pierre angulaire d’un nouveau régime.

Le projet d’amendements constitutionnels a été remis, à partir du 7 mai, aux partis politiques et aux « acteurs de la société » agréés par l’Etat. En pleine épidémie du Covid-19, dans un pays où les réunions sont interdites et la vie politique est à l’arrêt, le processus avait peu à voir avec le débat « inclusif » annoncé et vanté par le président. L’avant-projet de réforme a beau mentionner le Hirak dans son préambule, il recueille surtout l’hostilité du mouvement de contestation.

Un an durant, les Algériens sont sortis dans la rue pour exiger un changement radical, celui du système, ce patriarcat politico-institutionnel incarné par la figure du chef incontestable et de sa cohorte de serviteurs. Cette marque de fabrique a caractérisé l’« hyperprésidentialisation » du règne d’Abdelaziz Bouteflika, chassé du pouvoir en avril 2019 par le Hirak.

On en est encore loin avec cette première mouture du projet de révision, même si la présidence jure qu’il n’est « qu’une ébauche de révision, une plateforme de débat et une méthodologie de travail ».

Cette ébauche a été conçue à huis clos, par un comité d’« experts » n’incluant aucun membre de l’opposition ni de la société civile. Son mandat ? réfléchir à une révision constitutionnelle autour d’« axes de propositions et recommandations fixés par le président de la République ».

Abdelmadjid Tebboune a cadré le périmètre de réflexion du comité, présidé par le juriste Ahmed Laraba : « Je vous invite à mener votre réflexion et à me faire vos propositions et recommandations autour des axes suivants… », lui a-t-il écrit. Soit le « renforcement des droits et libertés », « la moralisation de la vie publique », « l’équilibre des pouvoirs », ou encore l’« indépendance de la justice »…. Cette commission devra présenter, à une date encore non précisée, son avant-projet au Parlement – pourtant lui-même issu de la fraude électorale des années Bouteflika – avant approbation par référendum.

Sur le fond, la nature des institutions ne changera pas. La concentration des pouvoirs restera aux mains de l’exécutif, qui maintiendra son ascendant sur le Parlement et son pouvoir de nomination sur tous les organes de contrôle et autorités de régulation de l’Etat.

L’évaluation des détournements de fonds montre la complexité et l’ampleur de la crise algérienne: crise économique, crise sociale et crise politique

 

Algérie: 60 ans d’indépendance pour rien ?

Algérie:  60 ans  d’indépendance  pour rien ?

Officiellement un nouveau président de la république été élu en Algérie. Officiellement toujours, la participation aurait été de 40 % et l’intéressé aurait obtenu 58 % des voix  . En fait d’après le politologue Roland Cayrol, chercheur à Sciences-po la participation se serait limitée à 18 % et statistiquement il aurait  été impossible pour le candidat d’obtenir un tel score de 58 %. Notons par ailleurs que le nouveau président a fait partie de l’entourage de Bouteflika et que c’est un cheval de retour.

Presque 60 ans  après la très douloureuse guerre d’Algérie qui promettait indépendance et progrès, presque rien n’a changé. Certes, on a forcément enregistré quelques évolutions dans différents domaines mais loin derrière de toutes les transformations opérées dans le monde sur le plan économique et politique. Comme souvent,  après les révolutions, les appareils et l’armée se sont appropriés les richesses du pays. La principale ressource à savoir le pétrole et le gaz ont été pillées par les élites. Quant à la démocratie ce n’est qu’une caricature puisque ne peuvent que présenter aux élections au plus haut niveau que des apparatchiks bénéficiant du soutien de l’armée et des financiers. Un véritablement détournement des objectifs et des valeurs de libération nationale transformée en mafia détournant la richesse et écrasant la démocratie. Les affairistes et les militaires ont colonisé le pays à leur profit.

Un pays pourtant riche de ses ressources, de sa jeunesse, de son envie d’accéder enfin à la maturité économique et démocratique. Tout est à faire : autorise une véritable expression de la citoyenneté, opérer une redistribution des richesses et permettre aux jeunes génération de se substituer aux anciens et proches du FLN devenu un lobby d’affairistes protégés par les militaires. Des militaires qui ont maintenu en vie politique Bouteflika  transformé en marionnette de l’armée et des marchands. Les manifestations pacifiques de la jeunesse et des progressistes ont témoigné de la maturité politique du peuple algérien qui veut se débarrasser de la clique qui pille  le pays  depuis des dizaines d’années. Le problème c’est qu’on voit mal comment un futur chef d’État ,en fait désigné  par l’armée et les affairistes pourraient ce débarrasser du soutien de ces deux forces politiques pour réconcilier le peuple avec la démocratie et favoriser le juste développement du pays. Dommage car l’Algérie pourrait devenir la force majeure d’équilibre du proche et moyen orient , au Maghreb et même dans  toute l’Afrique. eu égard à sa puissance potentielle tant humaine qu’économique.

Elections Algérie: une guerre d’indépendance pour rien ?

Elections Algérie: une guerre d’indépendance  pour rien ?

Officiellement un nouveau président de la république été élu en Algérie. Officiellement toujours, la participation aurait été de 40 % et l’intéressé aurait obtenu 58 % des voix  .En fait d’après le politologue Roland Cayrol, chercheur à Sciences-po la participation se serait limitée à 18 % et statistiquement il aurait  été impossible pour le candidat d’obtenir un tel score de 58 %. Notons par ailleurs que le nouveau président a fait partie de l’entourage de Bouteflika et que c’est un cheval de retour.

Presque 60 ans  après la très douloureuse guerre d’Algérie qui promettait indépendance et progrès, presque rien n’a changé. Certes, on a forcément enregistré quelques évolutions dans différents domaines mais loin derrière de toutes les transformations opérées dans le monde à la fois le plan économique et politique. Comme souvent,  après les révolutions, les appareils et l’armée se sont appropriés les richesses du pays. La principale ressource à savoir le pétrole et le gaz ont été pillées par les élites. Quant à la démocratie ce n’est qu’une caricature puisque ne peuvent que présenter aux élections au plus haut niveau que des apparatchiks bénéficiant du soutien de l’armée et des financiers. Un véritablement détournement des objectifs et des valeurs de libération nationale transformée en mafia détournant la richesse nationale et écrasant la démocratie. Les affairistes et les militaires ont colonisé le pays à leur profit. Un pays pourtant riche de ses ressources, de sa jeunesse, de son envie d’accéder enfin à la maturité économique et démocratique. Tout est à faire : permettre une véritable pression de la citoyenneté, opérer une redistribution des richesses et permettre aux jeunes génération de se substituer aux anciens et proches du FLN devenu un lobby d’affairistes protégés par les militaires. Des militaires qui ont maintenu en vie politique Bouteflika  transformé en marionnette de l’armée et des marchands. Les manifestations pacifiques de la jeunesse et des progressistes ont témoigné de la maturité politique du peuple algérien qui veut se débarrasser de la clique qui pille  le pays  depuis des dizaines d’années. Le problème c’est qu’on voit mal comment un futur chef d’État ,en fait désigné  par l’armée et les affairistes pourraient ce débarrasser du soutien de ces deux forces politiques pour réconcilier le peuple avec la démocratie et favoriser le juste développement du pays. Dommage car l’Algérie pourrait devenir la force majeure d’équilibre du proche et moyen orient , au Maghreb et même dans  toute l’Afrique. eu égard à sa puissance potentielle tant humaine qu’économique.

Algérie: une guerre d’indépendance pour rien ?

Algérie: une guerre d’indépendance  pour rien ?

Presque 60 ans  après la très douloureuse guerre d’Algérie qui promettait indépendance et progrès, presque rien n’a changé. Certes, on a forcément enregistré quelques évolutions dans différents domaines mais loin derrière de toutes les transformations opérées dans le monde à la fois le plan économique et politique. Comme souvent,  après les révolutions, les appareils et l’armée se sont appropriés les richesses du pays. La principale ressource à savoir le pétrole et le gaz ont été pillées par les élites. Quant à la démocratie ce n’est qu’une caricature puisque ne peuvent que présenter aux élections au plus haut niveau que des apparatchiks bénéficiant du soutien de l’armée et des financiers. Un véritablement détournement des objectifs et des valeurs de libération nationale transformée en mafia détournant la richesse nationale et écrasant la démocratie. Les affairistes et les militaires ont colonisé le pays à leur profit. Un pays pourtant riche de ses ressources, de sa jeunesse, de son envie d’accéder enfin à la maturité économique et démocratique. Tout est à faire : permettre une véritable pression de la citoyenneté, opérer une redistribution des richesses et permettre aux jeunes génération de se substituer aux anciens et proches du FLN devenu un lobby d’affairistes protégés par les militaires. Des militaires qui ont maintenu en vie politique Bouteflika  transformé en marionnette de l’armée et des marchands. Les manifestations pacifiques de la jeunesse et des progressistes ont témoigné de la maturité politique du peuple algérien qui veut se débarrasser de la clique qui pille  le pays  depuis des dizaines d’années. Le problème c’est qu’on voit mal comment un futur chef d’État ,en fait désigné  par l’armée et les affairistes pourraient ce débarrasser du soutien de ces deux forces politiques pour réconcilier le peuple avec la démocratie et favoriser le juste développement du pays. Dommage car l’Algérie pourrait devenir la force majeure d’équilibre du proche et moyen orient , au Maghreb et même dans  toute l’Afrique. eu égard à sa puissance potentielle tant humaine qu’économique.

 

Algérie : encore un ex-ministre en détention

Algérie : encore un ex-ministre en détention

 

 

Encore au responsable algérien arrêté. Une arrestation qui n’est sans doute pas sans lien avec la mise à l’écart de Bouteflika et la poursuite de manifestations massives. Le nettoyage se fait progressivement car beaucoup de responsables de l’entourage de Bouteflika sont impliqués. En fait,  la ressource première de l’Algérie reposait sur les énormes recettes du pétrole. Des ressources qui ont été dilapidées pendant  50 ans et ont empêché le pays de se développer.  La fragilité économique du pays tient en effet à sa forte dépendance aux hydrocarbures. Troisième producteur de pétrole africain derrière le Nigeria et l’Angola, premier producteur de gaz naturel du continent, l’Algérie vit depuis des décennies au gré de la rente qu’elle tire de ses hydrocarbures. Pétrole et gaz représentent la quasi-totalité (97 %) des exportations algériennes, et près du tiers des recettes de l’Etat en 2017, selon les plus récentes estimations du FMI. L’entreprise publique Sonatrach, qui exploite les ressources pétrolières algériennes, est le groupe qui réalise le plus gros chiffre d’affaires sur le continent africain.  En dépit de quelques redistributions, la manne pétrolière a été confisquée par le système politique autour de Bouteflika. Aujourd’hui c’est le règlement de comptes mais au compte-goutte !  L’ex-ministre algérien de l’Industrie Youcef Yousfi, poursuivi notamment pour « dilapidation de deniers publics », a été placé dimanche en détention provisoire, selon la télévision publique algérienne. Il avait été en poste entre 2017 et 2019.

Confiance dans la « transition démocratique » en Algérie

Confiance  dans la  « transition démocratique » en Algérie

 

Encore culturellement marqué par son passé colonial, la France marche sur des œufs pour commenter la situation en Algérie. Le ministre des affaires étrangères français s’est contenté de dire qu’il faisait confiance à l’Algérie pour gérer leur transition démocratique. Une manière cependant d’éviter de se positionner clairement. En effet, on sait que depuis des dizaines d’années ce sont des clans qui ont occupé le pouvoir et se sont répartis la manne pétrolière au détriment de l’avenir du pays. Ceci étant,  toute évolution démocratique est toujours difficile dans un pays arabe. Ce n’est sans doute pas un hasard si aucun pays arabe n’est réellement démocratique. Ce que souhaitent sans doute les Algériens c’est de passer d’un régime archaïque tout autant qu’un compétent à un régime démocratique et efficace sur le plan économique et social. L’atout majeur c’est sans doute maintenant la maturité politique d’une grande partie de la population par ailleurs particulièrement jeune et qui n’ignore rien de la problématique démocratique. Le problème est cependant de savoir si les caciques qui se sont approprié la richesse du pays vont enfin lâcher les rênes et confier la gestion du pays à des gestionnaires plus efficients. La question est de savoir si l’Algérie va pouvoir instaurer une république réellement transparente avec des citoyens actifs mais aussi conscients des réalités. De ce point de vue, le redressement économique constitue un énorme chantier, il constitue une voie de passage obligé pour résoudre les questions d’inégalité sociale et de chômage. Le problème est aussi de savoir si l’Algérie pourra faire l’économie d’une montée des extrémistes qui voudraient s’approprier la révolution démocratique. Bref la situation n’est pas simple mais présente un intérêt majeur compte tenu de l’impact que cela peut avoir au Maghreb en général voire plus largement. Si la France est sollicitée,  elle devra accompagner cette transition démocratique et non se limiter à une posture de spectateurs. Il y va aussi de l’évolution des mouvements migratoires entre les deux pays concernés

Suppression d’un million de fonctionnaires…en Algérie

Suppression  d’un million de fonctionnaires…en Algérie

Non, ce n’est pas en France mais c’est en Algérie que pourrait se produire un tel phénomène. Pourtant proportionnellement le nombre de fonctionnaires algériens n’est pas supérieur à celui constaté en France (22 % de fonctionnaires en France pour autour de 20 % en Algérie par rapport à la population active). Ce dégraissage massif paraît être imposé par l’écroulement des prix du pétrole. Qui représente plus de la moitié du PIB et 60 % des recettes fiscales. Or les le pétrole a perdu la moitié de sa valeur depuis mi 2014 du coup l’économie algérienne et les finances publiques se retrouvent dans une situation catastrophique. L Ce projet d’ampleur a été confirmé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, qui n’a pas encore cependant détaillé l’ensemble des mesures qui seront prises pour atteindre ce chiffre. Les premières pistes évoquées sont des «départs en retraite dans certains postes administratifs classiques (…) ne seront plus remplacés dans le cadre de la relève, notamment dans le poste d’agent d’administration». Mais il en faudra bien plus pour remplir l’objectif fixé. En septembre dernier, le gouvernement avait d’ailleurs déjà annoncé que les CDD dans les administrations ne seraient pas reconduits.  Même si la fonction publique est importante en Algérie, elle n’est pas plus pléthorique que dans certaines grandes économies développées. Selon les chiffres de la Banque mondiale, la population active algérienne s’élève à environ 12,3 millions de personnes sur une population totale de près de 40 millions. La fonction publique n’en représente donc «que» 20%. C’est moins qu’en France (22%), ou qu’en Europe du nord (entre 24% et 30% selon les pays). L’Algérie est même plutôt une élève raisonnable sur le continent africain. Elle est de plus coutumière des «saignées» dans les effectifs pour améliorer ses comptes publics, sur injonction du Fonds monétaire international. Entre 1994 et 1998 par exemple, un plan d’ajustement structurel avait mené au renvoi quelque 400.000 employés et agents publics. Mais cette fois la ponction pourrait fortement détériorer le climat social. On voit mal cependant comment l’Algérie pourrait se dispenser de ce plan d’assainissement des finances publiques car à court et moyen terme on ne prévoit pas de remonter significative des cours du pétrole.

 

Révélation de blanchiment d’argent en Algérie : la télévision sanctionnée

Révélation de blanchiment d’argent  en Algérie : la télévision sanctionnée

Le 17 avril dernier, le journaliste algérien, Abdou Semmar évoque à l’antenne de l’émission satirique le patrimoine immobilier parisien de la fille du Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal. Celle-ci a acquis un luxueux appartement parisien à 860.000 euros, selon le livre Alger-Paris : une histoire passionnelle, écrit par Christophe Dubois de TF1 et Marie-Christine Tabet du Journal du Dimanche. « Tout le monde en Algérie se doutait que la classe dirigeante, les militaires, les hommes politiques blanchissaient leur argent en France. Jusqu’à présent il y avait peu de choses concrètes. Cette information a été totalement explosive », explicite au JDD.fr Marie-Christine Tabet, co-auteure du livre. Si cette révélation a été évoquée par quelques médias écrits ou sur Internet, elle est abordée pour la première fois le 17 avril à la télévision algérienne. Ce qui a eu le don d’agacer très fortement les autorités du pays. Selon Abdou Semmar, le Premier ministre algérien et le ministre de la Communication ont appelé les dirigeants de la chaîne pour les encourager à se débarrasser de lui. L’équivalent algérien du CSA a même publié un communiqué le 19 avril pour se plaindre du contenu de l’émission satirique et des « dérives ‘répétitives’ de l’émission Week-end qui verse dans le sarcasme et le persiflage à l’encontre de personnes, dont des symboles de l’Etat et de hauts responsables de différentes institutions de l’Etat », indique le communiqué. Finalement, l’émission satirique a préféré se saborder plutôt que d’accepter de changer le contenu de l’émission.

 

Pétrole : L’Algérie asphyxiée par la baisse des prix

Pétrole : L’Algérie asphyxiée par la baisse des prix

 

Le pétrole qui a perdu la moitié de sa valeur depuis juin est en train asphyxier l’économie de certains producteurs très dépendants de cette ressource. C’est le  cas de l’Algérie qui demande à l’OPEP une réduction de la production. Mais ilyi a peu de chance pour que cet appel soit entendu.  L’Arabie saoudite a en effet décidé d’asphyxier les autres producteurs en particulier les Etats-Unis d’autres pays comme le Venezuela, l’Algérie, le Congo, le Venezuela  ou encore la Russie en les privant des profits nécessaires pour investir.  Or dans nombre de ays le seuil de rentabilité pour de nouveaux investissements tourne autour de 70 dollars. L’Arabie saoudite consciente de la diminution de réserves compte ainsi raréfier à terme la production pour faire remonter les prix. En attendant à court terme,  cela passe par l’asphyxie des investissements des pays concurrents comme l’Algérie par exemple. Seconde raison de la baisse, l’atonie de la demande mondiale. Une atonie liée aux risques de déflation qui émerge partout en Europe bien sût mais ailleurs et notamment en Chine. . « Avec la clôture sous les 60 dollars, on a franchi une nouvelle étape », a commenté James Williams, expert énergétique pour WTRG Economics.  Le ministre algérien de l’Energie a donc demandé à l’Opep d’intervenir pour corriger les déséquilibres en procédant à une coupe de sa production.  Le ministre algérien de l’Energie a demandé à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont son pays est membre, de réduire sa production pour enrayer la chute des cours, dans des propos cités dimanche par l’agence APS. « L’OPEP doit intervenir pour corriger les déséquilibres en procédant à une coupe de sa production afin de faire remonter les prix et de défendre les revenus de ses pays membres« , a déclaré Youcef Yousfi, dont le pays tire 95% de ses recettes extérieures de la vente de pétrole et de gaz. L’Arabie Saoudite, chef de file du cartel, et d’autres gros producteurs avaient prévenu la semaine dernière que l’OPEP ne réduirait pas sa production même si les prix du brut tombaient à 20 dollars le baril. Youcef Yousfi a expliqué que l’Algérie ne partageait pas cette prise de position des principaux producteurs, qui craignent notamment qu’une réduction par l’Opep de sa production profite aux pays producteurs non membres du cartel. Les cours du pétrole ont perdu plus de la moitié de leur valeur depuis la mi-juin, passant de 115 dollars le baril à 55 sous l’effet conjugué de l’abondance de l’offre, du renforcement du dollar et de la faiblesse de la demande dans un contexte de ralentissement de l’économie mondiale.

Un Français décapité en Algérie , des menaces dans une trentaine de pays

Un Français décapité en Algérie , des menaces dans une trentaine de pays

 

 

Après l’acte de barbarie contre une Français décapité en Algérie, le ministère des affaires étrangères demande aux français la plus grande prudence dans une trentaine de pays à risque : Le Mali, la Mauritanie, l’Ethiopie, le Burkina Faso, le Nigéria, le Kenya, Djibouti, le Sénégal, le Niger, le Tchad, le Soudan, le Yémen, le Qatar, Oman, le Liban, le Koweït, l’Irak, la Jordanie, les Emirats arabes unis, Israël, l’Egypte, l’Iran, le Bahreïn, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Turquie, la Syrie. D’autres informations sont disponibles sur le site du ministère des Affaires étrangères Le gouvernement a répondu aux menaces des djihadistes envers la France. Dans une brève allocution télévisée, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a lancé : «La France n’a pas peur». «Nous prenons aujourd’hui 100 % de précaution». Et d’ajouter : «La France est prête à empêcher les passages à l’acte même si le risque zéro n’existe pas [...] Ce n’est pas la première fois que la France est menacée par des terroristes [...] la France n’a pas peur car elle sait pouvoir compter sur la solidarité de tous les citoyens de France, quelles que soient leurs origines ou leur confession» et la «vigilance» des forces de l’ordre qui sont la «meilleure réponse», a-t-il insisté.  «Le dispositif Vigipirate, dans les dispositions actuelles qu’il contient», selon lui, «est aujourd’hui opérationnel et efficace. Depuis plusieurs mois déjà, nos forces de sécurité sont pleinement mobilisées afin de prévenir les risques liés à l’activité des groupes terroristes en Syrie et en Irak». Bernard Cazeneuve a rappelé qu’il y avait eu 110 interpellations de présumés djihadistes en France depuis le 1er janvier – dont 74 mises en examen – et que des filières de recrutement pour le djihad avaient été «démantelées». Selon le ministre, un peu plus de 900 Français seraient «impliqués» dans le djihad en Irak et en Syrie. Il a aussi mis en exergue son projet de loi antiterroriste adopté «très largement» par l’Assemblée nationale la semaine dernière, qui crée notamment une interdiction de sortie du territoire pour freiner les départs croissants de Français candidats au djihad en Syrie. «Les services de sécurité seront mieux armés», a-t-il soutenu.  Le Quai d’Orsay a de son côté appelé les Français résidant ou étant amenés à se déplacer dans une trentaine de pays «à la plus grande prudence» après les menaces du groupe Etat islamique visant les ressortissants occidentaux et notamment français, a-t-on appris lundi auprès du ministère français des Affaires étrangères. Le Quai d’Orsay a transmis cette consigne à ses ambassades « dans une trentaine de pays » qui l’ont répercutée auprès des Français y habitant ou en séjour, notamment au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique, a-t-on ajouté de même source.  L’organisation Etat islamique a lancé lundi un appel à ses partisans à tuer des citoyens, notamment américains et français, des pays formant la coalition internationale mise en place pour combattre le groupe djihadiste en Irak et en Syrie. «Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout (…) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière», a déclaré Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de l’EI, dans un message publié en plusieurs langues. Les Etats-Unis et la France sont les deux pays qui ont jusqu’à présent mené des frappes aériennes en Irak sur des positions de l’EI, un groupe qui a déclaré en juillet un « califat » à cheval sur la Syrie et l’Irak, dont ils contrôlent de larges secteurs. Dans le même communiqué, l’EI engage aussi les militants islamistes du Sinaï à frapper les forces de sécurité égyptiennes, confirmant les inquiétudes exprimées par Le Caire sur une possible connexion entre ces groupes armés. «Placez des explosifs sur les routes. Attaquez leurs bases, faites irruption à leurs domiciles. Tranchez-leur la tête. Qu’ils ne se sentent nulle part en sécurité», déclare Abou Mohamed al Adnadi dans un communiqué diffusé sur Internet. Cet appel confirme les inquiétudes exprimées ces derniers temps par le pouvoir égyptien, qui redoute les répercussions de l’émergence des djihadistes de l’Etat islamique en Irak et en Syrie.

Algérie : un français enlevé par un groupe de l’Etat Islamique

Algérie : un français enlevé par un groupe de l’Etat Islamique

Première attaque de l’Etat islamique contre la France. A peine 24 heures après la déclaration de guerre et de barbarie contre la France et les français, un français a été enlevé en Algérie par  groupe lié aux djihadistes de l’Etat islamique (EI). D qui a diffusé le message suivant :  : « Nous, soldats du califat en Algérie, suivant les ordres de notre leader le calife Abou Bakr al Baghdadi, (…) donnons à (François) Hollande, président du criminel Etat français, 24 heures pour mettre fin aux hostilités contre l’Etat islamique, faute de quoi le destin de son ressortissant sera d’être exécuté. Pour sauver sa vie, vous devez annoncer officiellement la fin de vos opérations contre l’Etat islamique« .  Le ressortissant français enlevé dimanche en Algérie apparaît lundi dans une vidéo diffusée sur Internet, où il dit avoir été pris en otage par un groupe affilié à l’Etat islamique et demande à François Hollande de ne pas intervenir en Irak. Dans la soirée, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a confirmé l’authenticité de cette vidéo.  »Le ministère confirme malheureusement l’authenticité de la vidéo, comportant des images de Monsieur Hervé Gourdel, enlevé en Algérie dimanche« , indique Laurent Fabius. « Les menaces proférées sont extrêmement graves, et témoignent une fois encore de la cruauté extrême de ce mouvement Daesch [Etat islamique] et de tous ceux qui s’en réclament« , poursuit-il. « Tout est mis en œuvre pour obtenir la libération de notre compatriote mais il ne faut pas cacher que la situation est extrêmement critique« , ajoute le ministre.  Auparavant, le ministère des Affaires étrangères avait confirmé, dans un communiqué, l’enlèvement d’un ressortissant français : « Nous sommes en contact permanent avec les autorités algériennes, qui nous apportent leur coopération et leur plein soutien« . Dans un communiqué, l’Elysée a déclaré que François Hollande s’était « entretenu avec le Premier ministre d’Algérie, Abdelmalek Sellal« .Dans la vidéo, on peut voir l’otage, un guide de haute montagne originaire de Nice, assis entre deux hommes armés et masqués de foulard. Il décline son identité et dit avoir été enlevé par « un groupe armé commandé par Jund Al Khilifah« , connu sous le nom des Soldats du califat. « Ce groupe armé me demande de vous faire la demande de ne pas intervenir en Irak. Il me retient en otage. Je vous conjure monsieur le président de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour me sortir de ce mauvais pas« , dit-il encore. Laurent Fabius a répondu à cela lundi soir : « Un groupe terroriste ne peut pas infléchir la position de la France (…) Pas question de céder aussi peu que ce soit aux menaces d’un groupe terroriste« .

 

Crash Air Algérie : Hollande en a fait des tonnes !

Crasha Air Algérie : Hollande en a fait des tonnes !

 

Il était évidemment normal que la président s’exprime à propos de ce drame mais là il en vraiment faiat des tonnes. Hollande donne l’impression de sauter sur tout ce qui bouge y compris quand il s’agit de situation dramatique. Il s’agit en faiat d’occuper l’espace médiatique mais pour quoi faire ? Le pouvoir ne peut dans cette affaire que faire part de sa compassion et son champ d’action est très limité sinon nul. Hollande se transforme surtout en commentateur alors qu’on attend un acteur. Les français attendent de lui qu’il n’exprime pas seulement de la compassion sur les souffrances mais qu’il agisse et sur toutes les souffrances en particulier celle du chômage et de la misère. Critiqué sur cette présence excessive- voire- abusive  François Hollande veut se mettre en retrait. Une réunion a eu lieu à l’Élysée ce 28 juillet, la quatrième entre le Président et les ministres concernés par le crash, pour faire le point sur l’enquête et le rapatriement des corps. Mais cette fois-ci, le Président a décidé de ne pas s’exprimer. Ce silence n’est pas un hasard. L’Élysée tente de maîtriser et de réduire sa communication au maximum. François Hollande veut montrer qu’il se met en retrait et couper court aux critiques qui commencent à s’élever sur sa trop grande présence. Dans son entourage, ces attaques sont jugées « ridicules ». « François Hollande était le seul à avoir l’autorité nécessaire pour être à la manœuvre depuis jeudi », rappelle un de ses proches. Le chef de l’État cède sa place aux ministres concernés par le drame et pour la gestion des familles, reçues samedi 26 juillet. Depuis ce lundi matin, c’est le coordinateur des victimes qui assure le lien. Il sera désormais l’interlocuteur privilégié des proches de victimes, notamment en ce qui concerne les démarches administratives. François Hollande ne veut plus être en première ligne, pas même à propos de l’enquête. C’est au quai d’Orsay que l’on saura désormais comment avance le travail des gendarmes et des enquêteurs du Bureau d’études et d’analyses. Les boîtes noires, elles, arrivent à Paris, mais il faudra du temps pour qu’on sache décrypter les informations qu’elles contiennent.

Algérie- Election Bouteflika : élu dans un fauteuil….roulant !

Algérie Election  Bouteflika : élu dans un fauteuil….roulant !

Il ne marche pas, ne parle pas mais il devrait être élu dans un fauteuil…roulant. Le principal conseiller d’Abdelaziz Bouteflika a revendiqué la victoire du chef de l’Etat à l’élection présidentielle de jeudi en Algérie, dont les résultats officiels sont attendus dans la journée de vendredi. Au pouvoir depuis 15 ans mais physiquement diminué depuis son accident vasculaire cérébral du printemps 2013, le président algérien était à 77 ans le grand favori de l’élection face à une opposition divisée entre boycott et participation au scrutin. Totalement absent pendant la campagne électorale, Abdelaziz Bouteflika a voté dans un fauteuil roulant dans son bureau du quartier algérois d’El Biar, ne faisant aucune déclaration et serrant brièvement les mains de quelques sympathisants avant de repartir. « Notre candidat a gagné », a déclaré en fin de soirée à Reuters Abdelaziz Belkhadem, représentant personnel du chef de l’Etat. « Cela ne fait aucun doute, Bouteflika a remporté une victoire écrasante », a-t-il ajouté, sans plus de précision. Ali Benflis, le principal rival du président sortant, a rejeté par avance les résultats en dénonçant des fraudes, sans toutefois citer d’exemple. « Je ne reconnais pas ces résultats. Je condamne cette fraude », a déclaré peu après la fermeture des bureaux de vote l’ancien dirigeant du Front de libération nationale (FLN) et ancien Premier ministre. Les chefs de l’opposition estiment que la volonté du vétéran de la guerre de l’indépendance de se faire réélire pour un quatrième mandat est le dernier souffle de la vieille garde des « libérateurs » FLN et des généraux de l’armée algérienne qui se considèrent comme les gardiens de la stabilité et qui, pour la plupart, résistent au changement.

Après la blague de Hollande sur l’Algérie, celle de Sapin: « nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi »

Après la blague de Hollande sur l’Algérie, celle de Sapin: « nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi »

Une blague par jour et de mauvais goût. Hier celle de Hollande sur l’Algérie, aujourd’hui  celle de Sapin sur le chômage. » Nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi » ! Faut-il rire ou pleurer, les deux sans doute. D’autant que par contre il n’a pas voulu dire que l’inversion de la courbe du chômage aurait bien lieu en 2013. Conclusion on va gagner sur l’emploi mais pas sur le chômage ; Curieux comme raisonnement. Une plaisanterie sans doute si l’on sen tient aux très récentes prévisions de INSEE qui prévoit même une nouvelle détérioration en 2014. D’après Sapin, on sortira du brouillard vers mi 2014, une prévision sans doute juste cette fois car on peut espérer que le brouillard se fera rare en juillet ! Michel Sapin se veut donc prudent. Sur BFMTV et RMC ce lundi 23 décembre, le ministre du Travail n’a pas voulu affirmer clairement que l’inversion de la courbe du chômage allait être effective fin 2013. « La tendance actuelle, c’est l’inversion », a-t-il nuancé. « C’est une bataille que nous sommes en train de gagner ».  Il a rappelé qu’il y avait 30.000 nouveaux chômeurs chaque mois avant l’été, et que l’on est passé à 5.000 en novembre. Il y a eu davantage d’embauches que le mois précédent, a-t-il fait remarquer. Il a cependant concédé « qu’il y aura encore des mois avec des hausses ». Une nouvelle fois, il a dû défendre ses emplois aidés qui participent à la baisse du chômage. »Les emplois d’avenir, ce sont des temps complets et de la formation », a-t-il insisté. « Et mon objectif, c’est de l’emploi et du bon emploi », a-t-il répondu à ceux qui lui opposent les créations de petits jobs comme aux Etats-Unis.  Il a cependant reconnu que seule la reprise économique entraînerait la création d’emplois en nombre.  » Mi-2014, il y a aura une croissance suffisante pour créer des emplois ». Plus généralement, il a estimé que 2014 serait l’année de la sortie du « brouillard » pour les Français.

 

Algérie : Hollande joue au comique de mauvais goût

Algérie : Hollande joue au comique de mauvais goût

 

Comique, Hollande l’est sans le vouloir quand il affirme par exemple l’inversion du chômage mais il devient pathétique quand il s’essaye volontairement  à l’humour. L’humour c’est comme la politique, cela s’accommode rarement de l’amateurisme.  Une petite phrase sur le ton de la blague, prononcée le 16 décembre dernier devant le CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Évoquant le voyage de Manuel Valls en Algérie, François Hollande précise que le ministre de l’Intérieur est rentré « sain et sauf » ajoutant : « Ce qui est déjà beaucoup. » Cette phrase, dite sur le ton de la plaisanterie, n’a pas fait rire l’Algérie qui s’indigne. Ainsi, le ministre des Affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra a estimé que cette phrase était un « incident regrettable » et une « moins-value » pour les liens entre les deux pays. « Nous avions terminé l’année 2012 sur le succès éclatant de la visite d’État de M. François Hollande en Algérie. L’année 2013 n’est pas encore terminée, nous ne souhaitons pas la terminer sur une mauvaise note, et nous souhaitons donc que nous puissions trouver dans les jours qui nous séparent de la fin de l’année un moyen de tourner la page de cet incident regrettable« , a-t-il expliqué. La presse algérienne critique fortement le président français. Samedi encore, elle faisait la une des journaux arabophones El-Khabar, Echorouk et Ennahar. « Hollande se moque de l’Algérie devant les juifs ». Les sites d’information publient également les commentaires d’internautes remontés contre François Hollande. De son côté, le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH, gouvernementale), Farouk Ksentini, a appelé M. Hollande à présenter des excuses pour ses propos « provocateurs à l’encontre de l’Algérie« . L’Élysée n’a pas souhaité réagir officiellement.

 

ArcelorMittal : nationalisation d’une filiale en Algérie

ArcelorMittal : nationalisation d’une filiale en Algérie

Réclamée à plusieurs reprises par des syndicats et certains partis politiques algériens, la nationalisation d’El Hadjar privatisé en 2001, n’est plus qu’une « affaire de jours », a annoncé samedi à l’AFP l’ancien secrétaire général du syndicat d’entreprise, Smain Kouadria.  Un pré-contrat a été signé cette semaine entre Arcelor, qui détient 70% des parts du complexe d’Annaba et Sider, son partenaire public algérien, a assuré M. Kouadria, qui a participé à l’élaboration de la feuille de route.   »Douze ans après sa privatisation, le complexe sidérurgique d’El Hadjar fait toujours face aux conséquences du sous-investissement, de la dégradation des installations et équipements, de la fermeture des sites de production essentiels », constate Abdelatif Rebah, économiste.  M. Kouadria renchérit : « C’est l’échec de la privatisation : aucun investissement, la réduction des effectifs et pas d’amélioration des conditions de travail ».  Le complexe, propriété de l’Etat algérien, avait été racheté à 70% en 2001 par l’indien Ispat, qui appartient au groupe Mittal.   »Lors de la signature de la privatisation le 18 octobre 2001, les effectifs étaient de 11.200, ils ne sont plus que 5.600 travailleurs », rappelle le syndicaliste devenu député.  La feuille de route, dont l’AFP a obtenu une copie et qui devrait être bientôt présentée au Conseil de participation de l’Etat (CPE), prévoit que Sider injecte 100 millions de dollars au capital et ArcelorMittal 56 millions de dollars.  Un plan de développement sera financé par l’apport de 700 millions de dollars d’une banque publique sur la base d’un échéancier et en fonction de la réalisation du plan 2014/2017, selon cette feuille de route.  Il y est précisé que le complexe devrait atteindre sa pleine capacité de production, 2,2 millions de tonnes d’acier, en 2017.   »Cette semaine, les deux parties ont renégocié pour porter la participation de Sider à 120 millions de dollars et celle d’Arcelor à 100 millions de dollars et arriver ainsi à 51/49 % avec la majorité pour la partie algérienne », a affirmé M. Kouadria.  Il a précisé que la somme prévue initialement dans la feuille de route a déjà été versée.  Pour l’économiste Abderrahmane Mebtoul, « à l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2014 et avec les tensions sociales actuelles, le gouvernement n’est pas préoccupé par la rentabilité économique ».   »La reprise éventuelle par l’Etat algérien d’une fraction des parts d’Arcelor Mittal entre dans ce cadre d’apaisement social », a ajouté M. Mebtoul dans un entretien publié dans la presse algérienne.   »Arcelor Mittal, qui a empoché de substantiels profits du marché algérien des produits sidérurgiques, a exigé de l’argent frais des banques algériennes pour réaliser ce qui relève de ses affaires d’industriel », analyse M. Rebah, estimant que le groupe faisait « le chantage de l’enfant gâté qui menace de +rompre+ en cas de refus ».  L’Algérie importe pour 10 milliards de dollars de produits sidérurgiques chaque année, l’équivalent de 80% de ses besoins en acier.  Le complexe n’a produit que 600.000 tonnes d’acier en 2012, loin de l’objectif de 700.000 tonnes fixé initialement par le groupe.  En 2012, ArcelorMittal Annaba a essuyé des pertes de 33 millions de dollars et ses perspectives de redressement sont limitées, selon la feuille de route.  Cette contreperformance est d’autant plus dommageable qu’elle s’inscrit dans un contexte économique porteur et une demande très dynamique d’acier sur le marché algérien, lit-on dans ce document.  M. Rebah conclut que « le bilan (de cette privatisation) devrait être rendu public afin que tout le monde puisse juger de la nécessité salutaire de renationaliser ce qui fut jadis le fleuron de l’industrie algérienne ».

Algérie : au moins 70 morts.

Algérie : au moins 70 morts.

Le bilan par l’Algérie a tardé et il est encore provisoire. Pour l’instant environ 70 morts.  Les autorités algériennes ont annoncé, lundi à 14 heures, le bilan de l’attaque du site d’In Amenas en Algérie. Un bilan présenté comme toujours « provisoire » par le Premier ministre Abdelmalek Sellal.  Au total donc, trente-huit étrangers de huit nationalités différentes ont été tués lors de l’attaque et de la prise d’otages d’In Amenas, a annoncé lundi le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal. Parmi les étrangers dont la mort a été confirmée par leurs pays depuis mercredi figurent un Français, trois Américains selon le dernier chiffre du département d’Etat, deux Roumains, trois Britanniques et une personne résidant au Royaume-Uni. Sept autres sont toujours portés manquants, selon le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal. « De nombreux étrangers ont été abattus d’une balle dans la tête » par leurs ravisseurs, a assuré Abdelmalek Sellal lors d’une conférence de presse à Alger. Les terroristes qui ont attaqué mercredi le complexe gazier d’In Amenas sont venus du nord du Mali, a indiqué lundi à Alger le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal au cours d’une conférence de presse. Il a également précisé la nationalité de ces assaillants : algérienne, canadienne, égyptienne, tunisienne, malienne, et mauritanienne. Ils étaient tous membres du groupe de Mokhtar Belmokhtar, a-t-il ajouté. Parmi eux, 29 ont été tués et trois arrêtés.

Algérie : plus de 50 morts

Algérie : plus de 50 morts

Selon un bilan provisoire du ministère de l’Intérieur algérien , les forces spéciales qui avaient lancé jeudi leur opération ont pu « libérer 685 employés algériens et 107 étrangers ». Elles ont aussi abattu 32 ravisseurs, membres du groupe « Signataires par le sang » de l’Algérien Moktar Belmokhtar.  Outre les 21 otages morts durant leur capture, deux personnes -un Algérien et un Britannique- ont été tuées dans une attaque menée contre un bus transportant des employés du site par ce même groupe juste avant le début de la prise d’otages.  La nationalité des 21 morts n’a pas été précisée par le ministère. Parmi les otages figuraient des Occidentaux et des Asiatiques.  Selon la télévision publique algérienne, citant de « hauts responsables militaires », les preneurs d’otages étaient de « nationalité libyenne, néerlandaise, tunisienne, syrienne, égyptienne, malienne, yéménite et canadienne ».  Alors que des pays occidentaux se sont inquiétés de l’opération algérienne, le président français François Hollande a estimé que l’Algérie avait eu « les réponses » les « plus adaptées » car « il ne pouvait y avoir de négociation » avec les preneurs d’otages.  Samedi, le président américain Barack Obama, s’exprimant pour la première fois depuis le début de cette crise, a estimé que les « terroristes » islamistes étaient les responsables de la mort des otages.   »La responsabilité de cette tragédie revient aux terroristes qui en sont à l’origine, et les Etats-Unis condamnent leurs actions de la façon la plus forte », a estimé M. Obama.  Les ravisseurs avaient affirmé que leur prise d’otages avait été menée notamment en représailles à l’intervention militaire française au Mali qui a bénéficié d’un soutien logistique d’Alger.  L’assaut final, qui a mis fin à l’une des plus spectaculaires prises d’otages internationales des 10 dernières années, a été donné en milieu de matinée. « L’armée a abattu 11 terroristes et le groupe terroriste a assassiné sept otages étrangers », a précisé la télévision d’Etat.   Parmi les otages confirmés morts jusqu’à vendredi par leurs pays figurent notamment des ressortissants de France, des Etats-Unis, de Roumanie et de Grande-Bretagne.  Londres a indiqué que six Britanniques étaient morts ou portés disparus, alors que le groupe pétrolier norvégien Statoil, qui gère le site d’In Amenas avec le Britannique BP et l’Algérien Sonatrach, a fait état de cinq Norvégiens manquants.  Dix Japonais étaient toujours portés manquants plusieurs heures après l’assaut final, a annoncé dimanche leur employeur nippon. La chaîne américaine NBC a indiqué que le sort de deux Américains restait inconnu.  D’après des « sources jihadistes » citées par l’agence mauritanienne ANI, le commando était dirigé par Abdelrahmane, dit « le Nigérien », et était composé d’une quarantaine de personnes venues du Niger.  Selon ces sources, Belmokhtar proposait à Paris et Alger de négocier pour « l’arrêt de la guerre livrée par la France » au Mali. Il voulait aussi « échanger les otages américains » contre l’Egyptien Omar Abdel-Rahman et la Pakistanaise Aafia Siddiqui, emprisonnés aux Etats-Unis pour terrorisme.  Dans un message audio enregistré dès jeudi soir, et diffusé samedi par l’agence ANI, Abdelrahmane avait prévenu que les derniers otages seraient tués si l’armée algérienne s’approchait trop près du site.   »Certains otages sont encore vivants et ils sont retenus par certains de nos frères dans le site gazier », avait-il déclaré, selon une traduction du SITE, le centre américain de surveillance de sites islamistes. « Par Allah, on les fera exploser si l’armée algérienne se rapproche de nous ».

 »

 

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol