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La stratégie de Marine le Pen a échoué

La stratégie de Marine le Pen a échoué

Gunter Krichbaum, porte-parole du groupe CDU au Bundestag pour les questions européennes, réagit dans le Figaro au résultat des élections législatives en France.

 Vous êtes un membre historique de la commission parlementaire franco-allemande au Bundestag. Quelle a été votre première réaction à l’annonce des résultats ?

Gunter KRICHBAUM .- Ma crainte initiale était qu’on aboutisse à une majorité de droite et de gauche confondues qui, indépendamment de sa capacité à gouverner, se serait détournée de l’Europe. Cette inquiétude s’est totalement dissipée et grâce aux alliances de court terme, le pire a été évité. La situation reste néanmoins paradoxale.

Avec Marine Le Pen, on a affaire à une perdante mais qui a néanmoins gagné, en progressant en nombre de sièges. Quant à Ensemble, la coalition d’Emmanuel Macron perd de facto mais peut être considérée comme vainqueur car on s’attendait à pire. Enfin, le nouveau Front populaire, qui se résume à une alliance de circonstance destinée à battre le RN, reste très fragile : une majorité de procédure ne signifie pas une majorité d’organisation.

 

Marine Le Pen dérape et dénonce un pseudo coup d’État administratif

Marine Le Pen dérape et  dénonce un pseudo coup d’État administratif 

D’une certaine manière, la tonalité des propos de Marine Le Pen rejoint celle des rappeurs très agressifs et nuls qui sollicitent surtout la violence pour s’opposer aux thèses du camp d’en face.

Chez Marine Le Pen,  la démesure autant que la platitude caractérise la plupart de ses interventions. C’est d’ailleurs lorsqu’elle se tait qu’elle engrange les meilleures soutiens.

«C’est une forme de coup d’État administratif», a-t-elle estimé, tout en espérant «que ceci relève uniquement de la rumeur». Ou l’art de dire tout et son contraire.

Ces propos complètement excessifs témoigne du climat qui risque de régner en France sous la pression des extrêmes. L’Élysée rappelle les principes des nominations:

«l’article 13 de notre loi fondamentale indique que le chef de l’État nomme aux emplois civils et militaires tels les préfets lors du Conseil des ministres qu’il préside», a souligné l’Élysée. «Il y a depuis 66 ans chaque semaine des nominations et des mouvements, notamment l’été, indépendamment des moments politiques traversés par nos institutions, et il n’est aucunement prévu qu’une de ces dispositions puisse changer dans les prochains mois.»

Notons par exemple que les patrons de la SNCF ou de la RATP ne seront pas nommés avant le nouveau gouvernement.

Le propos de Marine Le Pen est en plus idiot puisque le futur gouvernement pourra défaire ce que le précédent a décidé.

Marine Le Pen dénonce un pseudo coup d’État administratif

Marine Le Pen dénonce un pseudo coup d’État administratif 

D’une certaine manière, la tonalité des propos de Marine Le Pen rejoint celle des rappeurs très agressifs et nuls qui sollicitent surtout la violence pour s’opposer aux thèses du camp d’en face.

Chez Marine Le Pen,  la démesure autant que la platitude caractérise la plupart de ses interventions. C’est d’ailleurs lorsqu’elle se tait qu’elle engrange les meilleures soutiens.

«C’est une forme de coup d’État administratif», a-t-elle estimé, tout en espérant «que ceci relève uniquement de la rumeur». Ou l’art de dire tout et son contraire.

Ces propos complètement excessifs témoigne du climat qui risque de régner en France sous la pression des extrêmes. L’Élysée rappelle les principes des nominations:

«l’article 13 de notre loi fondamentale indique que le chef de l’État nomme aux emplois civils et militaires tels les préfets lors du Conseil des ministres qu’il préside», a souligné l’Élysée. «Il y a depuis 66 ans chaque semaine des nominations et des mouvements, notamment l’été, indépendamment des moments politiques traversés par nos institutions, et il n’est aucunement prévu qu’une de ces dispositions puisse changer dans les prochains mois.»

Le propos de Marine Le Pen est en plus idiot que le futur gouvernement pourra défaire ce que le précédent a décidé.

Profil bas : la stratégie de Marine Le Pen

Profil bas : la stratégie  de Marine Le Pen

La lutte contre l’extrême droite est régulièrement présentée comme une priorité par le président de la République et par la majorité des autres partis politiques. Pourtant, Marine Le Pen et le RN n’ont jamais été aussi proches du pouvoir. Alors que le RN est passé de 18,7 % des voix en 2022 à 33,15%  (en intégrant les voix d’Éric Ciotti et ses amis) en 2024 dans le cadre du premier tour des élections législatives, cette popularité croissante met en lumière le succès d’une stratégie inédite. Cette dernière, marquée par l’absence et la discrétion, tranche avec l’omniprésence médiatique des responsables politiques en général, et d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon en particulier.

 

par ,Enseignant-chercheur en stratégie et en sciences politiques, INSEEC Grande École dans The Conversation  

25 avril 2022 : le second tour de l’élection présidentielle vient de rendre son verdict et Emmanuel Macron est réélu face à Marine Le Pen. La bataille des législatives commence… et Marine Le Pen annonce qu’elle part en vacances. Sa décision ne peut que surprendre avant une échéance électorale de cette importance et alors que certains responsables politiques présentent les élections législatives comme le 3ᵉ tour de l’élection présidentielle qui pourrait forcer Emmanuel Macron à cohabiter si le camp présidentiel n’est pas majoritaire à l’Assemblée nationale.

L’opposition entre le camp présidentiel mené par Emmanuel Macron et une Nupes naissante menée par Jean-Luc Mélenchon prend dès lors toute la lumière. L’opposition est assez frontale entre d’un côté un président réélu qui perçoit le danger que représente la grande coalition de gauche et un leader insoumis qui caresse l’espoir de s’installer à Matignon.

Face à une dynamique électorale bien moins porteuse que lors des législatives de 2017 pour son mouvement, Emmanuel Macron se positionne alors comme un rempart face au danger que signifierait l’arrivée au pouvoir d’une coalition de gauche dominée par les Insoumis. Son discours de l’entre deux tours devant l’avion présidentiel à quelques minutes d’un départ pour rendre visite à des militaires français en Roumanie, appelant au sursaut républicain face à la menace des extrêmes, vient parfaitement illustrer cette posture.

Cette stratégie rappelle alors l’attitude de Charles de Gaulle dénonçant la chienlit de mai 68 et se posant en rempart face aux désordres de l’époque. Le mouvement gaulliste avait ensuite largement remporté les législatives de 1968 après la dissolution décidée par le chef de l’État.

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Du côté de la Nupes, la domination de la France Insoumise dessine une stratégie marquée par la critique du président réélu et par une personnalisation de la campagne autour de la figure de Jean-Luc Mélenchon, légitimée par ses 21,95 % obtenus au premier tour de l’élection présidentielle.

À côté de cette omniprésence médiatique, la campagne législative de Marine Le Pen – de retour de vacances – et du RN semble peu audible. Elle permet pourtant au mouvement d’extrême droite de faire élire, à la surprise générale, 89 députés dans le cadre d’un scrutin majoritaire historiquement défavorable au RN avant 2022.

La « stratégie de la cravate »

Après sa réélection de 2022, Emmanuel Macron déclare que « ce vote l’oblige » et qu’il doit par conséquent tenir compte des votes qui se sont portés sur sa candidature pour faire uniquement barrage à Marine Le Pen et faire évoluer sa pratique du pouvoir.

La séquence, qui va de sa réélection en juin 2022 aux élections européennes de 2024, est pourtant marquée par l’utilisation répétée du 49.3 par son gouvernement pour faire passer des lois parfois très contestées, comme la réforme des retraites. Sa grande conférence de presse télévisée du 16 janvier 2024, devant le gouvernement et une assemblée de journalistes n’ayant droit qu’à quelques questions, illustre aussi une verticalité persistante de sa pratique du pouvoir en droite ligne de son premier quinquennat.

Du côté de la Nupes, la stratégie de « guérilla » parlementaire défendue par Jean-Luc Mélenchon et menée par les députés de la France Insoumise créé la polémique – notamment pendant les discussions concernant la réforme des retraites. Elle semble mal passer dans l’opinion publique et finit par faire exploser la coalition de gauche suite aux attentats du Hamas sur le sol israélien.

Marine Le Pen, quant à elle réélue députée, impose aux 89 députés du RN à l’Assemblée la « stratégie de la cravate ». Il s’agit d’être bien habillés, courtois et respectueux. En dehors de quelques dérapages comme l’affaire des propos racistes de Grégoire de Fournas, la tactique est globalement respectée par les élus RN. Leur attitude tranche avec les violents échanges opposant notamment régulièrement les députés insoumis et les membres du gouvernement ou certains députés de la majorité présidentielle.

Rétrospectivement, la stratégie de Marine Le Pen et du RN lors des législatives de 2022 a pu paraître surprenante et contre-productive. Alors que c’est elle qui est arrivée en seconde position à l’élection présidentielle, elle semble laisser la place de première opposante au pouvoir à Jean-Luc Mélenchon.

La suite semble pourtant légitimer cette stratégie visant à ne pas faire de vagues et à faire profil bas. Elle se révèle, lors des travaux de l’Assemblée nationale élue en 2022, cohérente avec son travail de dédiabolisation mis en place à son arrivée à la tête du parti frontiste.

Surtout, elle la distingue de ses deux principaux rivaux de l’élection présidentielle, qui finissent par apparaître l’un comme l’autre plus clivants.

Au-delà de la question de savoir si la stratégie de dramatisation des enjeux choisie par Emmanuel Macron et celle du combat permanent et de la polémique adoptée par Jean-Luc Mélenchon sont utiles à leur camp, ces deux stratégies semblent légitimer, par contraste, celle de Marine Le Pen. Et ainsi accompagner une montée progressive du RN, désormais aux portes du pouvoir.

En laissant le champ libre à Jordan Bardella pour un éventuel poste de premier ministre, Marine Le Pen semble vouloir rester sur cette ligne qui lui a particulièrement réussi ces deux dernières années. Mais une telle stratégie présente aussi des risques… surtout si le RN accède au pouvoir à la suite des législatives actuelles.

En cas d’échec, Marine Le Pen pourrait aborder les prochaines élections présidentielles à la tête d’un mouvement rendu potentiellement moins populaire par la pratique du pouvoir.

À l’inverse, la possibilité que Jordan Bardella profite de son nouveau rôle pour gagner en popularité et se sente dès lors légitime pour se présenter à la prochaine présidentielle, à l’instar d’Édouard Balladur suite à la cohabitation de 1993, n’est pas à exclure.

Sans compter qu’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale avant 2027 est une possibilité déjà envisagée par le camp présidentiel (il faudra attendre au moins un an pour le faire).

Dans tous les cas, il y a fort à parier que Marine Le Pen soit obligée de s’exposer davantage et de laisser de côté une stratégie pourtant couronnée de succès, si elle veut un jour accéder à la présidence de la République.

Législatives : Marine Le Pen élue au premier tour

Législatives : Marine Le Pen élue au premier tour

Marine Le Pen a officiellement annoncé son élection dès ce premier tour à Hénin-Beaumont. En campagne pour le second tour prévu dimanche prochain, elle a exhorté ses électeurs à lui accorder « une majorité absolue ».

elle a également affirmé que « le bloc macroniste est pratiquement effacé ».

En campagne pour le second tour qui aura lieu dimanche prochain, elle a exhorté ses électeurs à lui accorder « une majorité absolue », afin de pouvoir nommer Jordan Bardella à Matignon.

Politique: Pour Marine Le Pen le titre de chef des armées est honorifique !

Pour Marine Le Pen le titre de chef des armées est honorifique !
Avec cette déclaration qui interprète la constitution, on peut imaginer déjà ce que sera le chaos politique en France. En effet, Marine Le Pen d’ores a déjà écarté le président de sa responsabilité de chef des armées.

Une déclaration à coups de serpe dans les habitudes de Marine Le Pen  et qui va sans doute susciter un grand débat institutionnel. La vérité en effet c’est que la constitution et la jurisprudence politique reconnaît de fait le titre de chef des armées au chef de l’État même si ce champ doit être géré  en concertation avec le gouvernement.

D’une certaine manière, cette déclaration abrupte de Marine Le Pen tranche assez nettement avec le ton plus consensuel de Bardella. Cette prise de position risque de concerner assez directement le positionnement de la France vis-à-vis de la Russie dont on sait que le Front National est relativement proche.

La déclaration de Marine Le Pen s’inscrit dans le souhait de voir le président quitter dès maintenant sa fonction. Ce qui par parenthèse inévitablement risquerait de provoquer une crise politique grave puisque l’Assemblée nationale ne pourrait plus être dissoute pendant un an et serait donc en quelque sorte paralysée.

Politique -Le Pen : Contre l’envoi d’instructeurs en Ukraine

Politique -Le Pen : Contre l’envoi d’instructeurs en Ukraine

 

La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale a répondu aux questions de Benjamin Duhamel sur BFMTV concernant  l’envoi de militaires en Ukraine . « Je n’y suis pas favorable ». Marine Le Pen a exprimé ce mercredi 5 juin son opposition à l’idée d’envoyer des instructeurs militaires français former des soldats ukrainiens sur la zone de conflit en Ukraine.

« Envoyer des instructeurs qui sont des militaires dans un pays en guerre, c’est évidemment prendre un risque », a déclaré la patronne des députés RN sur BFMTV. »C’est prendre le risque qu’ils soient des cibles, si par malheur ils se voient frappés, qu’est-ce qu’on va faire? Est-ce qu’on répond ou on ne répond pas? », a développé Marine Le Pen, « quelle sera la réaction de la France si nous sommes obligés par malheur d’enregistrer des pertes humaines ? »
« Nous les (les soldats ukrainiens, NDLR) formons déjà en France, en Pologne, et je pense que c’était la solution raisonnable », a encore estimé l’ancienne présidente du Rassemblement national sur notre antenne, « on peut très bien former les Ukrainiens sans envoyer nos militaires dans un pays en guerre ».

 

Le Pen : Contre l’envoi d’instructeurs en Ukraine

Le Pen : Contre l’envoi d’instructeurs en Ukraine

 

La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale a répondu aux questions de Benjamin Duhamel sur BFMTV concernant  l’envoi de militaires en Ukraine . « Je n’y suis pas favorable ». Marine Le Pen a exprimé ce mercredi 5 juin son opposition à l’idée d’envoyer des instructeurs militaires français former des soldats ukrainiens sur la zone de conflit en Ukraine.

« Envoyer des instructeurs qui sont des militaires dans un pays en guerre, c’est évidemment prendre un risque », a déclaré la patronne des députés RN sur BFMTV. »C’est prendre le risque qu’ils soient des cibles, si par malheur ils se voient frappés, qu’est-ce qu’on va faire? Est-ce qu’on répond ou on ne répond pas? », a développé Marine Le Pen, « quelle sera la réaction de la France si nous sommes obligés par malheur d’enregistrer des pertes humaines ? »
« Nous les (les soldats ukrainiens, NDLR) formons déjà en France, en Pologne, et je pense que c’était la solution raisonnable », a encore estimé l’ancienne présidente du Rassemblement national sur notre antenne, « on peut très bien former les Ukrainiens sans envoyer nos militaires dans un pays en guerre ».

 

Les faiblesses de la France: « La faute à l’Europe ? », les fadaises économiques de Le Pen et Mélenchon

Les faiblesses de la France: « La faute à l’Europe ? », les fadaises économiques de Le Pen et Mélenchon

Avec les élections européennes, pour un certain nombre de partis politiques, « Si tout va mal en France, c’est la faute à l’Europe ». Par Pierre-André Buigues, Professeur à la Toulouse Business School ( dans La Tribune). Les problèmes de la France seraient le résultat d’une Europe qui, d’une part, impose l’austérité budgétaire empêchant les politiques nationales de croissance et de soutien aux services publics et qui, d’autre part, a signé des accords de libre échange qui minent la compétitivité européenne. Supposons que ces partis politiques aient raison, alors bien évidemment tous les pays de l’Union européenne subiraient les mêmes conséquences économiques que la France, du fait de leur l’appartenance à l’UE. Or, rien n’est plus faux et si les problèmes rencontrés par la France étaient la faute de la France ?

Pour ces partis, pour qui l’Europe est fautive, le pacte de stabilité de l’UE impose l’austérité aux États membres. L’Europe oblige les Etats membres à maintenir leur déficit et leur dette en dessous de certaines valeurs : le déficit public ne peut excéder 3 % de son PIB et sa dette ne peut excéder 60 % du PIB.

En réalité, ces seuils ont rarement été respectés pour la zone euro, mais la France dont le ratio dette brute des administrations publiques a explosé n’a vraiment pas à se plaindre des contraintes « d’austérité » que le pacte de stabilité lui aurait imposé !

Le ratio dette publique/PIB de la zone euro est passé de 70,1% en 2008 à 88,6% à la fin 2023, soit une augmentation de 18,5 points en 15 ans. Ce même ratio pour la France est passé de 68,2% en 2008 à 110,6% fin 2023, une augmentation de 42,4 points, une dérive de la dette de la France, plus de deux fois supérieure à celle de la zone euro ! Le déficit de la France quant à lui, est depuis plusieurs années supérieur à 3%.

Le vrai problème de la France n’est pas celui des contraintes qui lui sont imposées par le pacte de stabilité mais son incapacité à maîtriser sa dette publique et en conséquence à voir ses charges de la dette augmenter.

Les accords de libre-échange signés par Bruxelles ont engendré une désindustrialisation catastrophique

Pour LFI, comme pour le RN, le lien est clair, les accords de libre-échange européens expliquent largement la désindustrialisation de la France. Un accord de libre échange est un traité international entre l’UE et un État hors de l’UE, qui réduit les obstacles commerciaux entre les deux parties de l’accord.

La balance commerciale de la France aurait donc souffert de cette libéralisation des échanges entre l’UE et des Etats hors de l’UE. Les importations en provenance du pays hors UE, signataire de l’accord, ont bénéficié d’une moindre protection du marché européen. Là aussi, la réalité des chiffres contredit totalement la situation actuelle de l’économie française.

En 2023, la France importait des autres États membres de l’UE beaucoup plus qu’elle ne leur exportait et présentait un déficit commercial considérable dans le commerce avec les pays membres de l’UE, le plus élevé de tous les pays de l’UE (128  milliards d’euros de janvier à novembre 2023). A l’opposé, la France exportait plus qu’elle n’importait des pays hors UE (8 milliards d’euros d’excédent sur la même période), c’est-à-dire les pays avec lesquels sont signés des accords de libre échange qui seraient responsables de la désindustrialisation de la France ! La désindustrialisation de la France est réelle mais elle découle de la dégradation de notre compétitivité industrielle vis-à-vis de nos partenaires européens.

Les faiblesses de l’économie française sont claires et incontestables, d’une part, une dérive des comptes publics, forte augmentation de la dette et déficit public non contrôlé et, d’autre part, une balance commerciale dans le rouge depuis le début des années 2000 avec les pays de l’UE, qui accompagne une désindustrialisation du pays. Cependant, dire c’est « la faute à l’Europe » car elle empêcherait un endettement plus important et signerait des accords de libre échange est une absurdité économique totale. C’est la faute à la France pourrait-on dire.

Il est normal de défendre ses positions nationales dans le cadre européen et l’Europe est un lieu de discussion et de compromis. Cependant, imaginer que la France puisse imposer à nos partenaires européens les propositions de Mélenchon ou de Le Pen, propositions qui ne feraient qu’empirer la situation économique du pays, c’est une absurdité.

Européennes : Macron veut rencontrer Marine Le Pen….qui hésite !

Macron sans doute conscient des risques de l’énorme défaite du pouvoir aux élections européennes souhaite désormais rencontrer Marine Le Pen . Mais cette dernière  q hésite et pose des conditions politiques ( démission de Macron ou dissolution de l’Assemblée nationale .). Marine Le Pen  a en effet tout à perdre dans un débat où elle brille rarement. À l’inverse le président veut sauver la majorité pour éviter un désastre. Mais si Marine Le Pen refuse, cela risque de paraître aux yeux de l’opinion comme un manque de courage et de compétence. Finalement le Front National pourrait perdre le crédit qu’il a obtenu l’heure du débat entre Attal et Bardella. Un débat qui n’a pas vraiment départagé les deux débatteurs mais qui a donné une certaine crédibilité à la tête de liste du Front National. 

 

Selon différentes enquêtes d’opinion à quinze jours du scrutin, le Rassemblement national recueille de 30% à 33% des intentions de vote, devant la majorité macroniste autour de 16% et la liste PS-Place Publique de Raphaël Glucksmann, donnée entre 14 et 15%. Mais, «je n’ai jamais cru aux sondages. On verra le 9 juin», a assuré le chef de l’État, exhortant toutefois les Français à se garder des candidats lepénistes: «réveillez-vous et regardez-les de près !»

Européennes : un débat Macron -Le Pen ?

Européennes : un débat Macron -Le Pen ? 

Du côté du pouvoir on commence à prendre conscience que les élections européenne pourrait aboutir un véritable fiasco. Les sondages donnent en effet à peu près le double de voix au FN par rapport au parti de Macron . Du coup pour limiter la casse, on évoque l’hypothèse d’un débat entre Macron et Marine Le Pen, laquelle a par avance accepté.Il est vrai que les dernières confrontations entre les deux intéressés ont été largement favorables à Macron qui a démontré ses compétences de technocrate. Le problème c’est que la problématique est désormais différente dans cet éventuel débat politique. Il s’agira moins d’une confrontation sur les perspectives que d’un débat sur un bilan assez « décevant » du président. L’expression y compris  de Gérard Larcher président du Sénat.

Notons également que l’intervention de macro politiquement omniprésent n’a pas tellement servi la liste « renaissance ». Et d’une certaine manière on pourrait même dire que l’investissement personnel du président de la république dans la campagne constitue un boulet pour  la liste renaissance tellement l’image présidentielle est dégradée.

 

 

 

Sondage Présidentielle : Marine Le Pen gagnante de la présidentielle en 2027

Sondage Présidentielle : Marine Le Pen gagnante de la présidentielle en 2027

D’après un sondage IFOP-Fiducial pour Sud Radio, Marine Le Pen s’impose d’une courte tête devant les potentiels candidats de la majorité.

Les données des intentions de vote pour le premier tour révèlent une constante : Marine Le Pen du Rassemblement National maintient une position dominante, avec un soutien compris entre 33% et 36%. Cependant, cette avance n’est pas à prendre pour acquise, car d’autres candidats, tels que Jean-Luc Mélenchon et certains candidats hypothétiques comme Jordan Bardella, montrent une force croissante avec 30% à 33% d’intentions de vote dans certaines configurations.

Les données récentes des intentions de vote pour l’élection présidentielle de 2024 offrent un aperçu détaillé des tendances électorales en France. Au premier tour, Marine Le Pen domine avec 34 % des voix, suivie de près par Édouard Philippe à 24 %, Gabriel Attal à 20 %, Bruno Le Maire à 14 %, et Gérald Darmanin à 12 %.

Cependant, une analyse plus approfondie des données révèle des variations significatives selon les hypothèses. Par exemple, dans l’hypothèse Philippe, Le Pen maintient son avance avec 36 %, tandis que dans l’hypothèse Attal, elle obtient également 36 %. Avec Le Maire, elle récolte 35 %, et avec Darmanin, elle atteint 36 %.

Ces variations témoignent de la volatilité des intentions de vote et soulignent l’importance des différentes dynamiques politiques. Par exemple, le soutien à Marine Le Pen varie de 33 % à 36 % selon les hypothèses.

Si Marine Le Pen semble bien placée pour se qualifier au second tour, la compétition s’intensifie pour savoir qui sera son adversaire. Des personnalités telles qu’Édouard Philippe et Gabriel Attal, ainsi que Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, se disputent la deuxième place. Les données des intentions de vote pour le second tour montrent des scénarios divers :

- Marine Le Pen affronterait Édouard Philippe ou Gabriel Attal, avec des scores de 60% contre 40% ou 58% contre 42% respectivement.
- Face à Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin, Marine Le Pen obtiendrait 55% des voix contre 45%.

Les sondages d’opinion révèlent un duel serré entre les principaux candidats en lice pour le second tour. Selon les derniers chiffres, Marine Le Pen et Édouard Philippe sont au coude-à-coude, avec des pourcentages oscillant autour de 49% et 51% respectivement. Ces résultats mettent en évidence la polarisation de l’électorat et l’importance de chaque voix dans cette élection hautement disputée.

Les données fournissent également des hypothèses intéressantes sur les différents scénarios possibles pour le second tour. Dans le cas d’un affrontement entre Édouard Philippe et Marine Le Pen, les chiffres montrent une légère avance pour cette dernière, avec 51% des intentions de vote contre 49% pour son adversaire. Cette configuration met en lumière les dynamiques complexes de cette élection et les défis auxquels sont confrontés les candidats dans la mobilisation de leur électorat.

Confusion-Qui gère la politique agricole : le ministre, Attal, Macron, la FNSEA ou Le Pen ?

Confusion-Qui gère la politique agricole : le ministre, Attal, Macron, la FNSEA  ou Le Pen ?

 

Pris dans le tourbillon des spasmes médiatiques quotidiens, on en vient à oublier qui est responsable de l’orientation de la politique agricole.

Normalement dans un pays comme la France  c’est au ministre de l’agriculture qu’il revient de gérer ce dossier. Le problème c’est que Macron a choisi une cloche pour occuper le poste. Marc Fesneau est sans doute gentil mais il a l’efficacité, la compétence et le charisme d’une limande.

À l’occasion de la crise récente, c’est le Premier ministre qui a géré directement la crise en se déplaçant sur le terrain et en proposant une soixantaine de mesures. Le ministre de l’agriculture se contentant de jouer les figurants. D’une certaine manière, le premier ministre a au moins réussi à éteindre l’incendie et à engager des pistes de réforme.

Une fois le climat un peu apaisé et comme d’habitude Macron a voulu mettre son grand nez dans le dossier pour récupérer à son profit le petit crédit obtenu par son premier ministre. À chaque fois c’est le même phénomène. Macron veut montrer qu’il est le patron, le seul quitte à se mettre  en contradiction avec son propre gouvernement. Et Macon n’a pas son pareil pour endormir médias et organisations professionnelles. Il pourrait parler pendant des heures et des jours au point de tuer par épuisement ses interlocuteurs. Il faut parfois plusieurs semaines voir plusieurs mois pour que ses interlocuteurs prennent conscience qu’ils ont été une nouvelle fois roulés dans la farine.

Il est clair par ailleurs que l’organisation agricole majoritaire à savoir la FNSEA comporte en son sein les pires contradictions entre les très gros agriculteurs qui s’en sortent bien grâce notamment aux subventions européennes ( qui sont proportionnelles à la taille des exportations) et des petits exploitants coincés dans la mono production et des prix de marché qui s’écroulent. La FNSEA a cogéré la politique agricole en France et à ce titre est aussi largement responsable de la crise.

Parmi les autres syndicats, il faut distinguer la coordination rurale qui roule surtout pour Le Pen et la confédération paysanne proche de l’extrême gauche. Bref un monde agricole aussi divisé que le monde salarié.

Ne parlons pas évidemment des organisations extérieures qui interviennent dans le champ agricole comme les écolos bobos.

Compte tenu de la diversité évoquée et de ses contradictions, le monde agricole est condamné à la crise permanente comme l’ensemble de l’économie française et européenne. Des solutions seraient possibles mais dirigées et discutées avec qui ?

Qui gère la politique agricole : le ministre, Attal, Macron, la FNSEA ou Le Pen ?

Qui gère la politique agricole : le ministre, Attal, Macron, la FNSEA  ou Le Pen ?

 

Pris dans le tourbillon des spasmes médiatiques quotidiens, on en vient à oublier qui est responsable de l’orientation de la politique agricole.

Normalement dans un pays comme la France  c’est au ministre de l’agriculture qu’il revient de gérer ce dossier. Le problème c’est que Macron a choisi une cloche pour occuper le poste. Marc Fesneau est sans doute gentil mais il a l’efficacité, la compétence et le charisme d’une limande.

À l’occasion de la crise récente, c’est le Premier ministre qui a géré directement la crise en se déplaçant sur le terrain et en proposant une soixantaine de mesures. Le ministre de l’agriculture se contentant de jouer les figurants. D’une certaine manière, le premier ministre a au moins réussi à éteindre l’incendie et à engager des pistes de réforme.

Une fois le climat un peu apaisé et comme d’habitude Macron a voulu mettre son grand nez dans le dossier pour récupérer à son profit le petit crédit obtenu par son premier ministre. À chaque fois c’est le même phénomène. Macron veut montrer qu’il est le patron, le seul quitte à se mettre  en contradiction avec son propre gouvernement. Et Macon n’a pas son pareil pour endormir médias et organisations professionnelles. Il pourrait parler pendant des heures et des jours au point de tuer par épuisement ses interlocuteurs. Il faut parfois plusieurs semaines voir plusieurs mois pour que ses interlocuteurs prennent conscience qu’ils ont été une nouvelle fois roulés dans la farine.

Il est clair par ailleurs que l’organisation agricole majoritaire à savoir la FNSEA comporte en son sein les pires contradictions entre les très gros agriculteurs qui s’en sortent bien grâce notamment aux subventions européennes ( qui sont proportionnelles à la taille des exportations) et des petits exploitants coincés dans la mono production et des prix de marché qui s’écroulent. La FNSEA a cogéré la politique agricole en France et à ce titre est aussi largement responsable de la crise.

Parmi les autres syndicats, il faut distinguer la coordination rurale qui roule surtout pour Le Pen et la confédération paysanne proche de l’extrême gauche. Bref un monde agricole aussi divisé que le monde salarié.

Ne parlons pas évidemment des organisations extérieures qui interviennent dans le champ agricole comme les écolos bobos.

Compte tenu de la diversité évoquée et de ses contradictions, le monde agricole est condamné à la crise permanente comme l’ensemble de l’économie française et européenne. Des solutions seraient possibles mais dirigées et discutées avec qui ?

Qui dirige la politique agricole : le ministre, Attal, Macron, la FNSEA ou Le Pen ?

Qui dirige la politique agricole : le ministre, Attal, Macron, la FNSEA  ou Le Pen ?

 

Pris dans le tourbillon des spasmes médiatiques quotidiens, on en vient à oublier qui est responsable de l’orientation de la politique agricole.

Normalement dans un pays comme la France  c’est au ministre de l’agriculture qu’il revient de gérer ce dossier. Le problème c’est que Macron a choisi une cloche pour occuper le poste. Marc Fesneau est sans doute gentil mais il a l’efficacité, la compétence et le charisme d’une limande.

À l’occasion de la crise récente, c’est le Premier ministre qui a géré directement la crise en se déplaçant sur le terrain et en proposant une soixantaine de mesures. Le ministre de l’agriculture se contentant de jouer les figurants. D’une certaine manière, le premier ministre a au moins réussi à éteindre l’incendie et à engager des pistes de réforme.

Une fois le climat un peu apaisé et comme d’habitude Macron a voulu mettre son grand nez dans le dossier pour récupérer à son profit le petit crédit obtenu par son premier ministre. À chaque fois c’est le même phénomène. Macron veut montrer qu’il est le patron, le seul quitte à se mettre  en contradiction avec son propre gouvernement. Et Macon n’a pas son pareil pour endormir médias et organisations professionnelles. Il pourrait parler pendant des heures et des jours au point de tuer par épuisement ses interlocuteurs. Il faut parfois plusieurs semaines voir plusieurs mois pour que ses interlocuteurs prennent conscience qu’ils ont été une nouvelle fois roulés dans la farine.

Il est clair par ailleurs que l’organisation agricole majoritaire à savoir la FNSEA comporte en son sein les pires contradictions entre les très gros agriculteurs qui s’en sortent bien grâce notamment aux subventions européennes ( qui sont proportionnelles à la taille des exportations) et des petits exploitants coincés dans la mono production et des prix de marché qui s’écroulent. La FNSEA a cogéré la politique agricole en France et à ce titre est aussi largement responsable de la crise.

Parmi les autres syndicats, il faut distinguer la coordination rurale qui roule surtout pour Le Pen et la confédération paysanne proche de l’extrême gauche. Bref un monde agricole aussi divisé que le monde salarié.

Ne parlons pas évidemment des organisations extérieures qui interviennent dans le champ agricole comme les écolos bobos.

Compte tenu de la diversité évoquée et de ses contradictions, le monde agricole est condamné à la crise permanente comme l’ensemble de l’économie française et européenne. Des solutions seraient possibles mais dirigées et discutées avec qui ?

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