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Hong Kong : la mise au pas totale par le parti communiste

Hong Kong : la mise au pas totale par le parti communiste

En un an, le territoire qui jouissait d’un système semi-démocratique a vu la disparition des principales organisations de la société civile, l’interdiction des manifestations et la mise en place d’une réforme électorale radicale, relève, dans une tribune au « Monde »le sinologue Jean-Philippe Béja (extrait)

 

Tribune.

 

A la veille de la rétrocession de Hongkong à la Chine, la Far Eastern Economic Review titrait : « Hongkong sera-t-il shanghaïsé ? » Il aura fallu attendre vingt-trois ans pour que ce que cet hebdomadaire respecté redoutait en 1997 se réalise.

En un an, le territoire, qui jouissait d’un système semi-démocratique où les libertés fondamentales étaient garanties par un système judiciaire indépendant, est en train de perdre ces éléments qui différenciaient son système politique de celui du continent.

L’annonce le 15 août de son autodissolution par le Civil Human Rights Front, organisateur de toutes les manifestations qui ont mobilisé des millions de Hongkongais depuis 2003, est un signe qui ne trompe pas. Cette décision intervient cinq jours après que la Professional Teachers Union qui regroupe 100 000 membres, soit la grande majorité des enseignants de Hongkong, a décidé de se saborder.

Chaque fois, c’est le même processus. Le Quotidien du peuple ou l’agence Xinhua, publie un article dénonçant une association comme antigouvernementale, et demande sa dissolution. Puis, l’association visée annonce qu’elle s’autodissout. Le 13 août, le Quotidien du peuple, qui avait accusé le syndicat d’être une « tumeur maligne » dans la société, a publié un article prévenant la Law Society, l’association des avocats, qu’elle serait bien inspirée de désigner des « patriotes » (lire partisans du régime) lors de ses prochaines élections en septembre.

Par ailleurs, le Wen Wei Po, organe de Pékin dans la colonie, a accusé récemment l’association des journalistes de Hongkong d’être un groupe hostile au gouvernement. Lorsque l’on sait que c’est après un article publié dans ce journal que la police a arrêté cinq dirigeants de l’Apple Daily, seul journal d’opposition, qui a dû fermer par la suite, on peut s’inquiéter.

Quelle sera la prochaine cible ? La Confédération des syndicats de Hongkong (CTU) qui regroupe les syndicats non communistes ? En quelques jours, les principales organisations de la société civile ont disparu, laissant le champ libre aux affidés de Pékin.

De juin à décembre 2019, des millions de citoyens étaient descendus dans la rue pour protester contre l’adoption d’un article de loi permettant d’extrader vers la Chine les personnes recherchées par le pouvoir communiste. Sous la pression de la rue, le gouvernement avait retiré ce projet. En novembre, les élections locales avaient donné lieu à un raz de marée des forces démocratiques (opposées à la mainmise de Pékin sur le territoire), qui remportaient dix-huit districts sur dix-neuf avec une participation électorale sans précédent de 71 %. Les élections au Conseil législatif – où seule la moitié des députés sont élus au suffrage universel direct – prévues pour septembre 2020, annonçaient une victoire écrasante des démocrates, qui avaient une chance d’obtenir la majorité des sièges.

La réforme électorale à Hong Kong condamnée

La réforme électorale à Hong Kong condamnée

 

La réforme électorale qui va être engagée à Hong Kong est fortement condamnée par les États-Unis. Cette « réforme électorale » vise à diluer plus encore l’influence des conseillers municipaux et des députés. Un projet de loi sera étudié par les députés dans la perspective « d’améliorer le système électoral de Hong Kong », a indiqué jeudi 4 mars l’agence de presse Chine nouvelle.

Depuis plusieurs semaines déjà, des experts pro-Pékin, des responsables politiques chinois et le gouvernement central avaient évoqué l’idée de cette réforme afin de s’assurer, selon la formule répétée en boucle, que seuls des « patriotes gouvernent Hong Kong »« Si les députés chinois adoptent ce projet de loi pour réformer le système électoral à Hong Kong, analyse la politologue Diana Fu, de l’Université de Toronto, Pékin se rapprochera de son rêve : celui d’un contrôle total » de la métropole financière. Le système électoral permet en effet un contrôle total des candidats par le parti communiste qui de fait se retrouve élus d’autant que d’éventuels candidats sont éliminés et interdits d’élection et de critique vis-à-vis du pouvoir. Bref le maoïsme sans Mao avec un président également élu à vie

Répression Hong Kong : condamné par Les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne et l’Australie

Répression Hong Kong : condamné par Les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne et l’Australie

 

La Chine ne se préoccupe guère des protestations étrangères et généralise la répression type Mao partout. C’est vrai vis-à-vis des ouïgours mais aussi vis-à-vis de contestataires y compris de grands chefs d’entreprise qui contestent  la mainmise grandissante du parti communiste chinois sur toute l’économie. C’est vrai évidemment aussi à Hong Kong ou les Chinois ne respectent aucun de leurs engagements démocratiques. La Chine écrase tout ce qui fait obstacle à la dictature du parti communiste. En réalité une mafia d’environ 1 million de personnes mais quelques milliers seulement se partagent l’essentiel du magot. D’après Wikipédia :

 

En 2013, selon un rapport de l’Institut Hurun, l’Assemblée nationale populaire compterait dans ses rangs 83 délégués milliardaires, dont Zong Qinghou, l’homme d’affaires le plus riche de Chine5. Le sinologue Jean-Luc Domenach indique « aucun homme politique chinois qui n’ait pas beaucoup d’argent. ». Selon le Consortium international pour le journalisme d’investigation, 20 000 Chinois seraient impliqués dans des compagnies offshore basées dans les paradis fiscaux. En particulier des membres des familles du secrétaire général Xi Jinping, de l’ancien Premier ministre Wen Jiabao, de Deng Xiaoping, de l’ancien Premier ministre Li Peng, de l’ancien secrétaire général Hu Jintao, de Peng Zhen (un des huit immortels du Parti communiste chinois) mais aussi de grands responsables économiques comme Ma HuatengYang HuiyanHuang GuangyuWei Jianghong (en)Zhang Xin.

 

Officiellement le parti communiste chinois compte environ 100 millions de membres mais les militants réellement actifs représentent environ 1 million de personnes qui se partagent les richesses d’un pays comptant 1,5 milliards d’habitants. En haut de la pyramide le président détient tous les pouvoirs y compris celui récent de prolonger son mandat tant qu’il le veut. Bref un véritable retour à Mao et à sa politique de répression et d’extermination.

On peut légitimement se demander jusqu’à quand les pays modernes vont tolérer de telles atteintes à la démocratie et à la justice. Pire, l’union économique européenne vient d’acter le principe d’un accord sur les investissements réciproques en Chine et en Europe !

On notera d’ailleurs que l’Europe ne figure pas pour l’instant dans le camp des protestataires suites à la répression chinoise.

«Il est clair que la loi sur la sécurité nationale est utilisée pour éliminer la dissidence et les opinions politiques opposées», ont déclaré les ministres des Affaires étrangères dans la déclaration conjointe publiée par la ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne.

«Nous appelons les autorités centrales de Hong Kong et de Chine à respecter les droits et libertés légalement garantis du peuple de Hong Kong sans crainte d’arrestation et de détention.»

Les plus éminents défenseurs de la démocratie à Hong Kong ont été arrêtés alors que les autorités ont déclaré que le vote officieux de l’année dernière pour choisir les candidats de l’opposition aux élections municipales faisait partie d’un plan de «renversement» du gouvernement.

Jeudi, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré que Washington pourrait sanctionner les personnes impliquées dans les arrestations et enverra l’ambassadeur américain aux Nations Unies se rendre à Taiwan.

Gel des avoirs des dirigeants de Hong Kong (États-Unis)

Gel des avoirs des dirigeants de Hong Kong (États-Unis)

 

 

On est évidemment surpris que les responsables chinois champion du communisme détiennent des avoirs aux États-Unis. La preuve sans doute que leur porte-monnaie ne penche idéologiquement pas du même côté que leurs convictions socialistes apparentes. Et le pire, c’est que la Chine a protesté contre les sanctions américaines les qualifiant de barbares et grossières ! En effet les États-Unis vont geler  les avoirs de Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif, des secrétaires à la Sécurité et à la Justice ou encore du chef de la police, accusés de chercher à restreindre l’autonomie du territoire et « la liberté d’expression ou de réunion » de ses habitants.

« Les Etats-Unis soutiennent le peuple de Hong Kong et nous utiliserons nos outils et nos autorités pour cibler ceux qui portent atteinte à son autonomie », a déclaré le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin. Ces nouvelles sanctions sont une réponse à l’adoption par la Chine, en juin, d’une loi sur la sécurité nationale dans l’ancienne colonie britannique qui, selon ses détracteurs, entraîne un recul des libertés inédit depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine par le Royaume-Uni en 1997.

 

Répression Hong Kong: patron de presse arrêté

Répression Hong Kong: patron de presse arrêté

 

Un pas de plus vers la dictature chinoise à Hong Kong avec l’arrestation d’un grand patron de presse accusé évidemment d’intelligence avec l’ennemi ! Jimmy Lai, dirigeant du groupe de presse Next Digital,  a été arrêté pour des soupçons de collusion avec des puissances étrangères dans le cadre de la nouvelle loi de sécurité nationale.

Il s’agit de la personnalité la plus éminente arrêtée par la police de la région administrative spéciale depuis que Pékin y a imposé fin juin une nouvelle loi de sécurité nationale, laquelle a été critiquée par des pays occidentaux.

Les activistes pro-démocratie voient dans cette loi – destinée selon la Chine à punir la subversion, le terrorisme, le séparatisme et la collusion avec des forces étrangères – une répression des libertés à Hong Kong. Les partisans de la loi la jugent essentielle pour ramener la stabilité après les manifestations parfois violentes de l’an dernier.

Jimmy Lai, 71 ans, fervent critique de Pékin, a été “arrêté pour l’heure pour collusion avec des puissances étrangères”, a annoncé Mark Simon sur Twitter.

La police hongkongaise a fait savoir qu’elle avait arrêté sept personnes pour des violations présumées à la nouvelle loi de sécurité nationale, dont collusion avec des puissances étrangères. Il s’agit de résidents locaux, âgés de 39 à 72 ans, a-t-elle indiqué, sans les nommer.

Des arrestations supplémentaires sont envisagées alors qu’une opération est toujours en cours, a ajouté la police. D’après le South China Morning Post, qui n’indique pas ses sources, une dizaine d’arrestations supplémentaires étaient prévues lundi.

Jimmy Lai a été arrêté à son domicile lundi matin, de même que l’un de ses fils, a rapporté le tabloïd local Apple Daily, que publie le groupe Next Digital.

Une source au sein du journal a déclaré que des cadres de l’entreprise ont également été ciblés. Des perquisitions ont été menées à leurs domiciles, a précisé cette source, dénonçant un “harcèlement pur et simple”.

Lai avait déjà été arrêté cette année pour rassemblement illégal, en rapport avec les manifestations de l’an dernier.

Les autorités hongkongaises avaient déjà arrêté 15 personnes dans le cadre de la nouvelle loi sécuritaire, dont des adolescents à qui il est reproché des publications sur les réseaux sociaux.

 

Dictature chinoise : La France dénonce son accord d’extradition avec Hong Kong

Dictature chinoise : La France dénonce son accord d’extradition avec Hong Kong

 

Comme d’autres pays démocratiques, la France proteste contre la dictature chinoise qui s’étend à Hong Kong comme chez les Ouïgours. Une dictature communiste de plus en plus répressive notamment à Hong Kong où les élections ont été repoussées officiellement à cause du Coronavirus mais pour trier les bons candidats et interdire voire poursuivre les autres. La France ne ratifiera pas en l’accord d’extradition signé en 2017 entre la France et Hong Kong en raison de la “rupture” provoquée par la mise en oeuvre, fin juin, de la nouvelle loi sur la sécurité nationale dans la région chinoise, a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères.

“La loi sur la sécurité nationale à Hong Kong est une rupture qui met à mal le cadre hérité de la rétrocession de 1997. Elle remet en cause le principe ‘un pays, deux systèmes’ et le respect du ‘haut degré d’autonomie’ de Hong Kong et des libertés fondamentales qui en découlent”, a justifié la porte-parole du ministère dans un point de presse.

“A la lumière des derniers développements, la France ne procédera pas en l’état à la ratification de l’accord d’extradition signé le 4 mai 2017 entre la France et la Région administrative spéciale de Hong Kong”, a-t-elle ajouté.

Depuis l’instauration de la loi sur la sécurité nationale, destinée à lutter contre ce que la Chine qualifie de subversion, sécession, terrorisme et collusion avec les forces étrangères, la pression s’est intensifiée sur les défenseurs de la démocratie à Hong Kong.

Le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Allemagne ont déjà suspendu leur traité d’extradition avec Hong Kong.

Hong Kong: La Chine condamne la décision de Berlin de suspendre son traité d’extradition

Hong Kong: La Chine condamne la décision de Berlin de suspendre son traité d’extradition

La Chine ne manque pas de culot pour accuser l’Allemagne de violer les lois internationales en suspendant le traité d’extradition avec Hong Kong suite aux différentes atteintes aux libertés individuelles et collectives de la part du régime communiste.

L’ambassade de Chine en Allemagne a condamné la décision de Berlin de suspendre son traité d’extradition avec Hong Kong, dénonçant dans un communiqué, daté de vendredi publié sur son site, une violation des lois internationales.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, avait fait cette annonce quelques heures plus tôt, après que les autorités de Hong Kong ont décidé du report d’un an des élections législatives initialement prévues en septembre dans la région administrative spéciale.

 

 

Hong Kong : rupture diplomatique avec la Nouvelle-Zélande

Hong Kong : rupture diplomatique avec la Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande rejoint l’Australie et la Grande-Bretagne en refusant désormais d’appliquer les traités d’extradition du fait de la dictature chinoise imposée à Hong Kong. “La Nouvelle-Zélande ne peut plus avoir confiance dans l’indépendance suffisante du système judiciaire de Hong Kong vis-à-vis de la Chine”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Winston Peters.

“Si la Chine montre à l’avenir qu’elle adhère au principe ‘un pays, deux systèmes’, nous pourrions alors reconsidérer cette décision”, a-t-il ajouté.

Pékin considère la nouvelle loi sécuritaire adoptée ce mois-ci pour Hong Kong comme indispensable pour ramener l’ordre dans l’ancienne colonie britannique après les manifestations antigouvernementales parfois violentes de l’an dernier. Les détracteurs y voient une bascule vers l’autoritarisme.

La Grande-Bretagne, l’Australie et le Canada ont tous suspendu leurs traités d’extradition avec Hong Kong plus tôt ce mois-ci, tandis que les Etats-Unis ont mis fin au traitement préférentiel qui a contribué à faire du territoire l’un des pôles financiers mondiaux.

Winston Peters a aussi indiqué que Hong Kong serait traitée de la même manière que la Chine pour les exportations de technologies militaires et à double usage, dans le cadre d’un examen de l’ensemble des relations que la Nouvelle-Zélande entretient avec la région administrative spéciale.

Dans un communiqué sur son site, l’ambassade de Chine en Nouvelle-Zélande a dénoncé une violation des lois internationales et une ingérence flagrante dans les affaires internes de la Chine.

“Le camp chinois a fait part de sa vive inquiétude et de sa ferme opposition”, est-il écrit.

Le gouvernement néo-zélandais a par ailleurs publié une note pour aviser les ressortissants néo-zélandais des risques liés à la nouvelle loi de sécurité nationale à Hong Kong, a dit Peters. La loi permet notamment pour la première fois à des agents chinois de s’installer à Hong Kong et d’extrader des suspects vers la Chine continentale.

La Chine est le principal partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande. Les relations entre les deux pays se sont tendues récemment après que la nation du Pacifique a soutenu la participation de Taiwan à une assemblée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur fond de pandémie de coronavirus.

Hong Kong: « froissé » Pékin réagit avec culot

Hong Kong: « froissé » Pékin réagit avec culot

 

Le pouvoir central de la Chine dépasse les bornes en matière de culot et de provocation. Cela affecté précédemment la sphère économique pour l’essentiel. Désormais l’agressivité est partout y compris dans le domaine diplomatique. Par la voix de Jean-Yves le Drian, ministre des affaires étrangères, il a été question au Sénat d’étudier des mesures de sanction suite à l’occupation illégale de Hong Kong par la Chine avec installation d’un régime de dictature qui bafoue tous les accords internationaux. « Oui, bien sûr, nous n’allons pas rester inactifs sur ce sujet », a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, ce mercredi. Ce sujet ? La loi sur la sécurité à Hong Kong imposée la semaine passée par Pékin. Celle-ci vise à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères et intervient après un vaste mouvement de contestation en 2019 contre l’exécutif local et Pékin. A Hong Kong, les militants pro-démocratie craignent une atteinte à leurs libertés. Devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat, le ministre a dit envisager des mesures. Mais cette prise de position française n’est pas du goût de Pékin qui a mis en garde Paris. « Les affaires de Hong Kong relèvent des affaires intérieures de la Chine et aucun pays n’a le droit de s’en mêler », a rétorqué le porte-parole de la diplomatie chinoise ce jeudi.

 

Hong Kong : sanctions contre la Chine

 Hong Kong : sanctions contre la Chine

Les Etats membres de l’UE sont largement favorables à des mesures de rétorsion, mais des sanctions sévères n’ont pas été discutées en détail en raison de l’opposition de plusieurs pays ayant des liens commerciaux étroits avec la Chine, comme la Grèce et la Hongrie.

« Nous avons convenu aujourd’hui d’élaborer une réponse coordonnée de l’Union européenne pour montrer notre soutien à l’autonomie et à la société civile de Hong Kong », a déclaré Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, à l’issue d’une réunion des ministres de l’UE en charge de ces dossiers à Bruxelles.

« Cette réponse comprendra des mesures au niveau de l’Union européenne mais aussi des mesures relevant des compétences nationales des Etats membres dans le cadre d’une approche coordonnée », a-t-il ajouté.

Il a déclaré que rien de spécifique n’avait été décidé mais que les ministres des Affaires étrangères de l’UE avaient discuté de la possibilité d’étendre à Hong Kong l’interdiction d’exporter des « technologies sensibles » de l’UE.

Les gouvernements de l’UE pourraient également revoir leurs accords d’extradition avec les autorités de Hong Kong, réviser leurs recommandations aux voyageurs, augmenter les bourses pour les étudiants de Hong Kong et offrir plus de visas aux habitants de la ville, a encore détaillé Josep Borrell.

Le diplomate a indiqué que les pays de l’UE pourraient annoncer des mesures séparément mais que le bloc européen a considéré sa réponse comme un ensemble à définir et à concrétiser « dans les prochains jours ».

Hong Kong: la police chinoise met déjà la pression sur un institut de sondage !

Hong Kong: la police chinoise met déjà la pression sur un institut de sondage !

 

A Hong Kong, l’opposition a installé des bureau de vote samedi pour les primaires visant à sélectionner les candidats démocrates qui auront les meilleures chances de succès aux élections législatives de septembre.

Ces primaires interviennent moins de deux semaines après que Pékin a imposé une nouvelle loi de sécurité nationale.

Vendredi, la police a perquisitionné le bureau de l’enquêteur indépendant Robert Chung, dont l’Institut de recherche sur l’opinion publique de Hong Kong (HKPORI) aide à organiser l’élection, ce qui a suscité chez les militants des inquiétudes quant à une interférence dans le scrutin.

Bien que les primaires ne concernent que le camp de l’opposition, les spécialistes estiment que leur résultat pourra servir de test pour jauger de l’opposition à la nouvelle loi.

La littérature pro-démocratie retirée des bibliothèques à Hong Kong

La littérature  pro-démocratie retirée des bibliothèques à Hong Kong

 

 

Le rouleau compresseur chinois et en marche à Hong Kong. La nouvelle loi de sécurité qui pratiquement supprime toutes les libertés individuelles et collectives, elle  s’applique avec la rigueur et la brutalité  typique de la dictature communiste. Ainsi la littérature pro démocratie a-t-elle même été retirée des bibliothèques à Hong Kong. Et en plus avec quelle hypocrisie ! Non pas paraît-il pour l’éliminer mais pour en examiner le contenu et vérifier si ces livres sont conformes à la philosophie de la nouvelle loi sur la sécurité. De quoi sourire devance une telle pantalonnade des apparatchiks chinois . Comme si ces livres n’avaient pas déjà été analysés à la loupe par le pouvoir central !.

Les ouvrages du jeune militant Joshua Wong ou encore de la politicienne Tanya Chan sont marqués indisponibles ou en considération sur les sites des bibliothèques publiques, selon une recherche effectuée en ligne.

“La loi de sécurité met en place un régime de censure sur cette ville financière internationale, comme il existe sur le continent”, a dit samedi Joshua Wong dans un Tweet.

Vendredi, le gouvernement local a déclaré que le slogan “Libérez Hong Kong, révolution de notre temps”, régulièrement scandé lors des manifestations pro-démocratie était illégal.

Un homme arrêté pour avoir renversé plusieurs policiers en moto, qui brandissait un drapeau avec ce slogan, a été inculpé pour terrorisme et incitation au séparatisme.

Le département des services culturels de la ville, qui administre les bibliothèques, a dit dans les médias que les livres avaient été retirés le temps de savoir s’ils violaient la loi ou non !!!!.

Dictature totale de la Chine sur Hong Kong

 

Dictature totale de la Chine sur Hong Kong

 À juste titre dans un édito du Monde s’inquiète de l’installation de fait  d’une dictature totale, économique, politique et sociétale de la Chine sur le territoire de Hong Kong. C’est évidemment une provocation interne pour renforcer encore pouvoir de la dictature communiste à l’intérieur de la Chine mais aussi vis-à-vis de tous les territoires proches que la Chine convoite et ou  veut contrôler davantage. Le risque d’une telle décision est évidemment considérable non seulement sur le plan économique mais aussi démocratique et politique. L’Occident-et notamment la France- ne pourra longtemps faire semblant d’ignorer un problème qui se résume en fait à une tentative d’hégémonie agressive politique et économique des Chinois non seulement en Chine mais aussi à l’extérieur.

« La loi dite « sur la sécurité nationale » imposée par Pékin, en criminalisant les atteintes à son pouvoir, viole la Constitution de Hongkong, selon laquelle le territoire doit se doter lui-même d’une telle législation en consultant sa population. Elle porte un coup fatal à la déclaration conjointe sino-britannique de 1984, qui garantissait, par un traité déposé à l’ONU, le haut degré d’autonomie de Hongkong durant cinquante ans. Elle impose par la force ce que les Hongkongais redoutaient, et ce contre quoi ils étaient descendus dans la rue en masse l’an dernier : des lois susceptibles d’envoyer en prison à vie des citoyens pour « subversion, sécession, terrorisme et collusion avec l’étranger ». Une brèche sinistre de non-droit dans le système judiciaire local, calqué sur la common law britannique.

La crainte des Hongkongais est nourrie par la farce tragique que constitue en Chine une justice qui, en sept ans de règne de Xi Jinping, a usé et abusé des délits de subversion, ou d’autres lois d’atteinte à l’ordre public, dans un mépris grossier à la fois de ses propres procédures, de sa Constitution et des droits à la défense. Le tout au nom de la suprématie absolue du Parti communiste et du rejet assumé des valeurs universelles, les deux principales composantes de la « pensée de Xi Jinping ».

La Chine s’était pourtant accommodée pendant vingt-trois ans du statut quasi démocratique de sa « région administrative spéciale ». Elle commence aujourd’hui à la phagocyter, montrant un appétit et une impatience qui reflètent sa spectaculaire montée en puissance économique, militaire et stratégique, et l’orgueil démesuré qui en résulte.

Ce ne sont pas les rares appels à l’indépendance de Hongkong lancés lors du mouvement de protestation de 2019, dans sa très grande majorité attaché à l’autonomie actuelle, que Pékin veut punir, mais les insultes proférées à son encontre, sous forme d’emblèmes ou de drapeaux souillés, ainsi que les tentatives des militants pour obtenir l’assistance des Etats-Unis et même celle de l’ancien colonisateur britannique.

Obsédé par la « sécurisation » du système politique et du parti, Xi Jinping considère que la guerre commerciale lancée par l’administration Trump et l’offensive des parlementaires américains contre les atteintes aux droits de l’homme, notamment au Xinjiang, ont augmenté les risques pour une Chine qui doit, selon lui, « prendre une place centrale sur la scène mondiale ». Il s’agit pour lui de crever l’abcès que constituait la protestation à Hongkong.

Le Covid-19 a fourni une occasion inattendue en permettant d’y interdire les manifestations et d’agir alors que les frontières sont fermées. Que les Etats-Unis et l’Europe affrontent les effets dévastateurs du virus est du pain bénit pour le dirigeant chinois, qui abreuve la population du récit de ses succès contre l’épidémie. La Chine, en imposant sa loi à Hongkong précisément au moment où elle est mise en cause pour sa politique sanitaire et son rôle de prédatrice dans la mondialisation, défie le monde occidental et prend un chemin inquiétant. »

La France soutient Hong Kong

La France soutient Hong Kong

La France soutient le principe “un pays, deux systèmes” permettant à Hong Kong de jouir d’une relative autonomie vis-à-vis de la Chine, a-t-on appris samedi d’une source à l’Elysée.

La volonté de la Chine d’instaurer une loi de sécurité nationale à Hong Kong suscite des inquiétudes dans l’ancienne colonie britannique, théâtre l’an dernier d’un vaste mouvement de contestation contre l’exécutif local et Pékin. Ce projet a aussi été dénoncé par certains pays, notamment les Etats-Unis.

Une partie des habitants de Hong Kong soupçonnent la Chine de vouloir restreindre leurs libertés. Pékin assure que cette loi est nécessaire pour garantir la stabilité de la ville. En fait,  le régime chinois veut imposer une loi dite de sécurité pour contrôler les libertés individuelles et collectives et arrêter les opposants.

Au cours d’un entretien d’une heure et demie vendredi entre les présidents français et chinois, Emmanuel Macron a dit à Xi Jinping “suivre la situation (à Hong Kong) de près et a rappelé le soutien de la France au principe du pays, deux systèmes”, a-t-on dit à l’Elysée.

Tout en rappelant “l’importance du partenariat stratégique qui lie la France à la Chine”, Emmanuel Macron a ainsi voulu “éviter tout malentendu et se dire les choses dans le respect de cette relation”, a-t-on ajouté.

 

Hong Kong : souvenir du massacre de Tienanmen interdit !

Hong Kong : souvenir du massacre de Tienanmen interdit !

La répression continue de s’abattre sur Hong-Kong de la part du central chinois; Après le projet de loi dit de sécurité , , la police hongkongaise indique qu’elle ne donne pas son feu vert à la tenue de cet événement de commémoration, car il constituerait « une menace majeure pour la vie et la santé du public ». En dépit de son interconnexion avec la Chine, foyer du coronavirus, Hong Kong a su endiguer l’épidémie de Covid-19, qui n’a contaminé qu’un millier de personnes et tué quatre personnes. Bars, restaurants, cinémas et autres lieux publics ont rouvert ces dernières semaines. Mais alors qu’aucun cas de contamination locale n’avait été enregistré pendant deux semaines, la ville vient d’en répertorier cinq en deux jours.

Les organisateurs de la veillée accusent l’exécutif, aligné sur Pékin, de se servir du virus pour empêcher la tenue d’un événement qui irrite le gouvernement central. « Je ne vois pas pourquoi le gouvernement juge les rassemblements politiques inacceptables alors qu’il donne son feu vert à la réouverture des écoles et autres lieux comme les karaokés ou les piscines », a déclaré aux journalistes Lee Cheuk-yan, président de l’Alliance de soutien des mouvements patriotiques démocratiques de Chine, qui organise la veillée depuis 1990.

L’Alliance a appelé les habitants de la ville à allumer, où qu’ils soient, une bougie, jeudi soir à 20 heures et à observer une minute de silence. « Si nous ne sommes pas autorisés à allumer une bougie lors d’une manifestation, alors nous allumerons des bougies dans toute la ville », a dit son président.

Chine–Hong Kong, les contradictions de l’Europe

Chine–Hong Kong, les contradictions de l’Europe

  • Philippe Le Corre chercheur à la Harvard Kennedy School, évoque les contradictions de leur vis-à-vis de la Chine : Hong Kong

 

  tribune

 « Hongkong pourrait bien devenir un sujet explosif dans les relations entre la Chine et l’Occident. A Pékin, l’Assemblée nationale populaire (ANP) vient de voter sa nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hongkong qui permettra aux autorités –une fois la loi promulguée- d’interpeller toute personne soupçonnée de ‘sédition, sécession, collusion avec des forces étrangères ou terrorisme’.

Une appellation qui ressemble fortement au texte de l’article 23 de la mini-constitution de Hongkong, lequel n’a jamais été approuvé par le conseil législatif du territoire. Cette loi est une conséquence directe des manifestations massives prodémocratie qui se sont tenues dans le territoire depuis un an, défiant directement le pouvoir du président Xi Jinping. Le choix de cette période pour cette loi n’est pas dû au hasard : la Chine profite de la crise internationale liée au Covid-19 pour reprendre la main sur Hongkong, l’ancienne colonie britannique rétrocédée en 1997 et qui bénéficiait en principe d’un régime spécial pendant cinquante ans : ‘un pays, deux systèmes’.

 

En réalité, les libertés, garanties par ce régime, ne cessent de s’y éroder sous la férule de Pékin qui craint une contamination à d’autres régions chinoises. Une fois la loi promulguée, les autorités auront tout le loisir d’interdire des manifestations (comme celle qui commémore annuellement le massacre de Tiananmen de 1989, le 4 juin), de censurer des publications, et de porter atteinte au système judiciaire autonome. En clair, ce sera la fin de cette autonomie, vingt-trois ans après sa mise en place.

 

La loi sur la sécurité nationale est la réponse brutale d’un parti communiste chinois qui ne craint plus d’en découdre avec ses adversaires, à l’intérieur comme à l’extérieur. Dans l’opinion publique chinoise, Xi pense par ailleurs bénéficier d’une large adhésion contre le mouvement démocratique de Hongkong, qui possède encore des chances de réaliser un bon score lors des élections au conseil législatif en septembre.

 

Mais qu’en sera-t-il du retentissement international de cette mesure draconienne? La médiatisation du mouvement avait certes diminué depuis quelques mois, pandémie oblige, mais Hongkong continue à occuper une place particulière dans l’imaginaire occidental. Jusqu’à la fin des années 1990, ce territoire cosmopolite était aussi la septième puissance commerciale du monde et la deuxième place financière d’Asie. Nombre de multinationales y établirent leurs sièges régionaux – beaucoup y sont encore. Les entreprises américaines, par exemple, y emploient plus de 100.000 personnes. Aujourd’hui, la communauté d’affaire s’interroge. Comme en 1997, lors de la rétrocession, certains pensent à partir.

 

La clé se trouve dans la dimension internationale de Hongkong. Et c’est là que le bât blesse. Côté américain, Donald Trump avait sonné la charge en novembre dernier en ratifiant le Hongkong Human Rights and Democracy Act, voté unanimement par le Congrès et ayant le pouvoir de sanctionner commercialement Hongkong en cas de violations des droits de l’homme. Ce que le président américain, en campagne électorale, menace désormais de faire, alors que Nancy Pelosi, la présidente (démocrate) de la Chambre des Représentants, appelle l’Administration à une action conjointe avec le Congrès qui pourrait inclure ‘des restrictions de visa et des sanctions économiques’.

Côté européen, en revanche, c’est le double langage. Le haut représentant pour la politique extérieure Josep Borrel a eu beau rappeler vendredi les ‘graves préoccupations’ de Bruxelles, il a également déclaré que ‘les sanctions n’étaient pas la solution’. La France renvoie aux déclarations de l’UE, cependant que l’Allemagne entretient un concert d’ambiguïté afin de ne pas entraver l’organisation de la réunion ’27+1′ entre les chefs d’Etats et de gouvernement européens et chinois qui doit se tenir à Leipzig sous la présidence d’Angela Merkel en septembre. La vérité est que cette dernière tente d’arracher un accord de la Chine sur les investissements bilatéraux et espère rester l’interlocuteur privilégié de Xi Jinping. Les intérêts économiques de l’Allemagne priment, voilà tout.

Le spectacle d’une Europe divisée entre ceux qui ne veulent rien faire en ménageant l’avenir et ceux qui agissent seuls au lieu de s’allier à d’autres nations est désolant, alors que les Etats-Unis, le Canada et l’Australie, se sont associées pour défendre un traité international qui a présidé au statut actuel de Hongkong : la Déclaration conjointe sino-britannique de 1984. La seule lueur d’espoir semble venir du Royaume-Uni, l’ancienne puissance coloniale qui propose de conférer un passeport britannique à 300.000 Hongkongais détenteurs de l’étrange statut de ‘citoyens britanniques d’outremer’. C’est un nombre encore insuffisant, mais le geste honore le gouvernement de Londres.

Pour l’Europe, et pour la France, la seule démarche utile serait de rejoindre une coalition de pays démocratiques afin de préserver le statut de Hongkong. Comment comprendre un tel désengagement alors que 80.000 Européens vivent dans le territoire, et que des milliers d’entreprises y travaillent depuis des décennies?  Alors que le Covid-19 continue ses assauts, l’Europe doit préserver ses idéaux et faire respecter le droit international, y compris à la Chine, qui revendique un statut de super-puissance, les devoirs en moins. »

Vers la fin de Hong Kong

Vers la fin de Hong Kong

 

 

Devant les mesures de répression relative aux libertés et à la répression décidées par le pouvoir central chinois , les États-Unis en d’ores et déjà considéré Hong Kong comme un territoire purement chinois ne bénéficiant plus d’exception en matière d’échange notamment financier. La nouvelle loi chinoise concernant la sécurité constitue évidemment un instrument pour renforcer le pouvoir central et éteindre toutes velléités de réaction protestataire. Un changement fondamental pour les défenseurs de la démocratie à Hong Kong

 

Qu’est-ce que cette nouvelle loi sur la sécurité nationale va changer pour vous?
Elle va tout simplement tuer l’avenir de la démocratie à Hongkong. Afin de la faire appliquer, Pékin va mettre en place une nouvelle police secrète qui aura le pouvoir de chapeauter le gouvernement et les forces de police de Hongkong. Ça permettra l’arrestation de tout activiste, comme en Chine lorsqu’ils ont arrêté Liu Xiaobo [Prix Nobel de la paix 2010, décédé en 2017] ou encore l’éditeur Gui Minhai. En d’autres termes, ce sera la nouvelle arme parfaite pour détruire toutes les aspirations démocratiques des Hongkongais.

Peut-on s’attendre à davantage de manifestations?
Oui. Les Hongkongais ont participé à de nombreuses et immenses manifestations depuis 2003 afin de bloquer la première tentative de cette législation sur la sécurité nationale. Aujourd’hui, la volonté de Pékin est de nous faire avaler cette loi des plus controversées. Il est normal d’envisager que les Hongkongais soient prêts à se battre afin de protéger leurs libertés confisquées. J’appelle d’ailleurs tous les habitants de Hongkong à descendre manifester dans les rues. C’est un moment très critique, le début de la fin pour tous les habitants de Hongkong.

De quelle manière la suspicion de collusion étrangère va-t‑elle affecter le soutien à votre cause venu de l’extérieur?
Cette interprétation de la loi va incontestablement conduire à une persécution politique de plus en plus arbitraire dans la mesure où elle ne sera plus à l’initiative des tribunaux locaux mais de la police. C’est exactement ce qui se passe en Chine. Le régime de Pékin est connu pour arrêter arbitrairement ceux qu’il considère comme dissidents ou même des étrangers, au nom de la cohésion nationale ou sous prétexte d’une ingérence étrangère. Cette prétendue interférence étrangère n’est qu’une excuse pour anéantir les forces démocratiques.

Selon vous, que devrait faire la communauté internationale?
Afin de maintenir l’autonomie de la ville et protéger ses libertés, j’appelle une nouvelle fois le monde entier à soutenir les habitants de Hongkong, à s’opposer à cette loi draconienne, et à rappeler à la Chine d’honorer son engagement de respecter la formule « un pays, deux systèmes ».

Comment peut-elle s’y prendre?
La nouvelle loi de sécurité contient des changements considérables pour les expatriés et les investisseurs travaillant et vivant à Hongkong. Elle va changer les standards des droits de l’homme et le cadre juridique de cette plaque tournante du business international que représente Hongkong. Ce qui ne manquera pas d’impacter le monde des affaires européen. C’est la raison pour laquelle je supplie les Américains, les Européens et les leaders asiatiques de réévaluer le statut spécial de Hongkong en matière de commerce si cette loi sur la sécurité est appliquée et nous fait passer sous le contrôle du régime autoritaire chinois.

Que peuvent faire les entreprises étrangères?
Par le passé, Hongkong a servi de rempart à l’influence politique de la Chine. Les compagnies étrangères ont ainsi pu investir. Cette nouvelle loi va profondément fragiliser ce pare-feu. En particulier quand la branche de la police secrète de Pékin sera mise en place et deviendra l’outil d’un interventionnisme encore plus fort. Afin de protéger les intérêts des entreprises établies à Hongkong, il est crucial que nous nous opposions à cette loi. Maintenir notre statut d’autonomie est la seule façon de protéger les intérêts du secteur économique et financier.

Est-ce que l’Union européenne, en tant qu’institution politique et économique, peut tenir la Chine à distance de Hongkong?
Dans la mesure où l’UE est un partenaire majeur de la Chine, j’espère qu’elle pourra utiliser ses leviers économiques.

Qu’attendez-vous en particulier du Royaume-Uni?
Ce pays étant membre signataire de l’accord de rétrocession de Hongkong à la Chine, je conjure le gouvernement britannique de se tenir fermement à nos côtés.

 

Hong Kong: grosse manif contre les atteintes aux libertés

Hong Kong: grosse manif contre les atteintes aux libertés

Plus gros rassemblement organisé depuis le début du confinement contre l’épidémie de coronavirus avec  des slogans sur la liberté et l’indépendance . Les manifestants protestent contre les intentions de Pékin de resserrer les lois sur la répression et la liberté. En fait il s’agit d’arrêter plus facilement ceux qui sont considérés comme des fauteurs de troubles par Pékin. Une manière aussi pour le régime chinois de détourner l’attention sur les problèmes internes de la Chine caractérisée par un écroulement de la croissance ( proche de zéro) est une montée assez vertigineuse du chômage (20%). Une stratégie classique: désigner un ennemi pour mieux cacher les insuffisances internes. L’ennemi extérieur est désigné : ce sont les États-Unis. L’ennemi intérieur, lui, est Hong Kong. En plus on va profiter des risques du Coronavirus pour interdire tout rassemblement.

Première manifestation donc depuis que Pékin a proposé jeudi ses lois sur la sécurité nationale, elles constituent un nouveau test pour le président chinois Xi Jingping, qui peine à étouffer l’opposition publique au renforcement de la mainmise chinoise sur le hub financier de Hong Kong.

Le gouvernement de la ville a tenté dimanche de rassurer la population et les investisseurs étrangers sur l’impact des nouvelles lois, celles-ci ayant suscité des craintes sur les marchés financiers et une volée de critiques de la part de gouvernements étrangers et d’associations des droits de l’Homme.

Les lois chinoises font aussi craindre pour l’avenir du compromis de 1997, “un pays, deux systèmes”, qui garantissait à Hong Kong d’importantes libertés, notamment pour la presse et le système judiciaire, lors de sa rétrocession à la Chine par la Grande-Bretagne.

Dimanche, la police a mis en garde les manifestants de ne pas braver l’interdiction de se rassembler à plus de huit personnes, toujours en vigueur pour éviter la propagation de l’épidémie.

La nouvelle législation proposée par la Chine pourrait conduire à des sanctions américaines et menacer le statut de hub financier de la ville, a prévenu dimanche le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche Robert O’Brien.

“Il semblerait, avec cette loi sur la sécurité nationale, qu’ils soient partis pour s’emparer de Hong Kong, et s’ils font ça, (…) le secrétaire d’Etat Mike Pompeo sera probablement incapable de certifier que Hong Kong maintien un niveau élevé d’autonomie, et si cela arrive, des sanctions seront imposées sur Hong Kong et sur la Chine”, a-t-il déclaré sur NBC.

Hong Kong : nouvelle répression de la Chine

Hong Kong : nouvelle répression de la Chine

Un projet de loi de la Chine intitulée loi de sécurité nationale porte un nouveau coup à l’autonomie pourtant reconnue par Pékin à Hong Kong. En clair, il s’agit de faciliter l’arrestation et la condamnation de ceux qui sont considérés comme des opposants ou des fauteurs de troubles. Si Pékin le présente comme un élément de stabilisation du centre financier international, il est surtout une réponse brutale au large mouvement de protestation qui l’a secoué ces derniers mois. Pour l’opposition, ce projet constitue la plus grave atteinte contre les libertés à Hong Kong depuis sa rétrocession à la Chine en 1997 et remet en cause le principe d »Un pays, deux systèmes », qui garantit une vie démocratique dans l’ancienne colonie britannique.

Croissance Hong Kong : victime des manifestations

Croissance Hong Kong : victime des manifestations

 

La croissance est affectée par trois phénomènes: le ralentissement global en Chine, les manifestations enfin évidemment les conséquences du plan de lutte contre le virus. La croissance est ainsi tombée dans le rouge en 2019 et la tendances devrait se poursuivre en 2020 . Le produit intérieur brut (PIB) s’est réduit de 0,4% pour les trois mois d’octobre à décembre par rapport au trimestre précédent.

En rythme annuel, l’économie s’est contractée de -2,9%, contre -2,8% au troisième. Sur l’ensemble de l’année 2019, le PIB de Hong Kong a reculé de 1,2%, sa première baisse annuelle depuis 2009.

Les analystes prédisent un premier trimestre 2020 encore moins bon à cause de l’épidémie de coronavirus, qui a conduit les autorités locales à restreindre les échanges avec la Chine continentale.

La cheffe de l’exécutif hongkongais, Carre Lam, a annoncé lundi la fermeture temporaire de dix des 13 points de passage frontaliers avec la Chine. Elle se refuse cependant à boucler l’ensemble du territoire comme le réclament certains, car ce serait selon elle “discriminatoire” envers Pékin.

 

 

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