Archive pour le Tag 'Hong Kong :'

Hong Kong : souvenir du massacre de Tienanmen interdit !

Hong Kong : souvenir du massacre de Tienanmen interdit !

La répression continue de s’abattre sur Hong-Kong de la part du central chinois; Après le projet de loi dit de sécurité , , la police hongkongaise indique qu’elle ne donne pas son feu vert à la tenue de cet événement de commémoration, car il constituerait « une menace majeure pour la vie et la santé du public ». En dépit de son interconnexion avec la Chine, foyer du coronavirus, Hong Kong a su endiguer l’épidémie de Covid-19, qui n’a contaminé qu’un millier de personnes et tué quatre personnes. Bars, restaurants, cinémas et autres lieux publics ont rouvert ces dernières semaines. Mais alors qu’aucun cas de contamination locale n’avait été enregistré pendant deux semaines, la ville vient d’en répertorier cinq en deux jours.

Les organisateurs de la veillée accusent l’exécutif, aligné sur Pékin, de se servir du virus pour empêcher la tenue d’un événement qui irrite le gouvernement central. « Je ne vois pas pourquoi le gouvernement juge les rassemblements politiques inacceptables alors qu’il donne son feu vert à la réouverture des écoles et autres lieux comme les karaokés ou les piscines », a déclaré aux journalistes Lee Cheuk-yan, président de l’Alliance de soutien des mouvements patriotiques démocratiques de Chine, qui organise la veillée depuis 1990.

L’Alliance a appelé les habitants de la ville à allumer, où qu’ils soient, une bougie, jeudi soir à 20 heures et à observer une minute de silence. « Si nous ne sommes pas autorisés à allumer une bougie lors d’une manifestation, alors nous allumerons des bougies dans toute la ville », a dit son président.

Chine–Hong Kong, les contradictions de l’Europe

Chine–Hong Kong, les contradictions de l’Europe

  • Philippe Le Corre chercheur à la Harvard Kennedy School, évoque les contradictions de leur vis-à-vis de la Chine : Hong Kong

 

  tribune

 « Hongkong pourrait bien devenir un sujet explosif dans les relations entre la Chine et l’Occident. A Pékin, l’Assemblée nationale populaire (ANP) vient de voter sa nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hongkong qui permettra aux autorités –une fois la loi promulguée- d’interpeller toute personne soupçonnée de ‘sédition, sécession, collusion avec des forces étrangères ou terrorisme’.

Une appellation qui ressemble fortement au texte de l’article 23 de la mini-constitution de Hongkong, lequel n’a jamais été approuvé par le conseil législatif du territoire. Cette loi est une conséquence directe des manifestations massives prodémocratie qui se sont tenues dans le territoire depuis un an, défiant directement le pouvoir du président Xi Jinping. Le choix de cette période pour cette loi n’est pas dû au hasard : la Chine profite de la crise internationale liée au Covid-19 pour reprendre la main sur Hongkong, l’ancienne colonie britannique rétrocédée en 1997 et qui bénéficiait en principe d’un régime spécial pendant cinquante ans : ‘un pays, deux systèmes’.

 

En réalité, les libertés, garanties par ce régime, ne cessent de s’y éroder sous la férule de Pékin qui craint une contamination à d’autres régions chinoises. Une fois la loi promulguée, les autorités auront tout le loisir d’interdire des manifestations (comme celle qui commémore annuellement le massacre de Tiananmen de 1989, le 4 juin), de censurer des publications, et de porter atteinte au système judiciaire autonome. En clair, ce sera la fin de cette autonomie, vingt-trois ans après sa mise en place.

 

La loi sur la sécurité nationale est la réponse brutale d’un parti communiste chinois qui ne craint plus d’en découdre avec ses adversaires, à l’intérieur comme à l’extérieur. Dans l’opinion publique chinoise, Xi pense par ailleurs bénéficier d’une large adhésion contre le mouvement démocratique de Hongkong, qui possède encore des chances de réaliser un bon score lors des élections au conseil législatif en septembre.

 

Mais qu’en sera-t-il du retentissement international de cette mesure draconienne? La médiatisation du mouvement avait certes diminué depuis quelques mois, pandémie oblige, mais Hongkong continue à occuper une place particulière dans l’imaginaire occidental. Jusqu’à la fin des années 1990, ce territoire cosmopolite était aussi la septième puissance commerciale du monde et la deuxième place financière d’Asie. Nombre de multinationales y établirent leurs sièges régionaux – beaucoup y sont encore. Les entreprises américaines, par exemple, y emploient plus de 100.000 personnes. Aujourd’hui, la communauté d’affaire s’interroge. Comme en 1997, lors de la rétrocession, certains pensent à partir.

 

La clé se trouve dans la dimension internationale de Hongkong. Et c’est là que le bât blesse. Côté américain, Donald Trump avait sonné la charge en novembre dernier en ratifiant le Hongkong Human Rights and Democracy Act, voté unanimement par le Congrès et ayant le pouvoir de sanctionner commercialement Hongkong en cas de violations des droits de l’homme. Ce que le président américain, en campagne électorale, menace désormais de faire, alors que Nancy Pelosi, la présidente (démocrate) de la Chambre des Représentants, appelle l’Administration à une action conjointe avec le Congrès qui pourrait inclure ‘des restrictions de visa et des sanctions économiques’.

Côté européen, en revanche, c’est le double langage. Le haut représentant pour la politique extérieure Josep Borrel a eu beau rappeler vendredi les ‘graves préoccupations’ de Bruxelles, il a également déclaré que ‘les sanctions n’étaient pas la solution’. La France renvoie aux déclarations de l’UE, cependant que l’Allemagne entretient un concert d’ambiguïté afin de ne pas entraver l’organisation de la réunion ’27+1′ entre les chefs d’Etats et de gouvernement européens et chinois qui doit se tenir à Leipzig sous la présidence d’Angela Merkel en septembre. La vérité est que cette dernière tente d’arracher un accord de la Chine sur les investissements bilatéraux et espère rester l’interlocuteur privilégié de Xi Jinping. Les intérêts économiques de l’Allemagne priment, voilà tout.

Le spectacle d’une Europe divisée entre ceux qui ne veulent rien faire en ménageant l’avenir et ceux qui agissent seuls au lieu de s’allier à d’autres nations est désolant, alors que les Etats-Unis, le Canada et l’Australie, se sont associées pour défendre un traité international qui a présidé au statut actuel de Hongkong : la Déclaration conjointe sino-britannique de 1984. La seule lueur d’espoir semble venir du Royaume-Uni, l’ancienne puissance coloniale qui propose de conférer un passeport britannique à 300.000 Hongkongais détenteurs de l’étrange statut de ‘citoyens britanniques d’outremer’. C’est un nombre encore insuffisant, mais le geste honore le gouvernement de Londres.

Pour l’Europe, et pour la France, la seule démarche utile serait de rejoindre une coalition de pays démocratiques afin de préserver le statut de Hongkong. Comment comprendre un tel désengagement alors que 80.000 Européens vivent dans le territoire, et que des milliers d’entreprises y travaillent depuis des décennies?  Alors que le Covid-19 continue ses assauts, l’Europe doit préserver ses idéaux et faire respecter le droit international, y compris à la Chine, qui revendique un statut de super-puissance, les devoirs en moins. »

Vers la fin de Hong Kong

Vers la fin de Hong Kong

 

 

Devant les mesures de répression relative aux libertés et à la répression décidées par le pouvoir central chinois , les États-Unis en d’ores et déjà considéré Hong Kong comme un territoire purement chinois ne bénéficiant plus d’exception en matière d’échange notamment financier. La nouvelle loi chinoise concernant la sécurité constitue évidemment un instrument pour renforcer le pouvoir central et éteindre toutes velléités de réaction protestataire. Un changement fondamental pour les défenseurs de la démocratie à Hong Kong

 

Qu’est-ce que cette nouvelle loi sur la sécurité nationale va changer pour vous?
Elle va tout simplement tuer l’avenir de la démocratie à Hongkong. Afin de la faire appliquer, Pékin va mettre en place une nouvelle police secrète qui aura le pouvoir de chapeauter le gouvernement et les forces de police de Hongkong. Ça permettra l’arrestation de tout activiste, comme en Chine lorsqu’ils ont arrêté Liu Xiaobo [Prix Nobel de la paix 2010, décédé en 2017] ou encore l’éditeur Gui Minhai. En d’autres termes, ce sera la nouvelle arme parfaite pour détruire toutes les aspirations démocratiques des Hongkongais.

Peut-on s’attendre à davantage de manifestations?
Oui. Les Hongkongais ont participé à de nombreuses et immenses manifestations depuis 2003 afin de bloquer la première tentative de cette législation sur la sécurité nationale. Aujourd’hui, la volonté de Pékin est de nous faire avaler cette loi des plus controversées. Il est normal d’envisager que les Hongkongais soient prêts à se battre afin de protéger leurs libertés confisquées. J’appelle d’ailleurs tous les habitants de Hongkong à descendre manifester dans les rues. C’est un moment très critique, le début de la fin pour tous les habitants de Hongkong.

De quelle manière la suspicion de collusion étrangère va-t‑elle affecter le soutien à votre cause venu de l’extérieur?
Cette interprétation de la loi va incontestablement conduire à une persécution politique de plus en plus arbitraire dans la mesure où elle ne sera plus à l’initiative des tribunaux locaux mais de la police. C’est exactement ce qui se passe en Chine. Le régime de Pékin est connu pour arrêter arbitrairement ceux qu’il considère comme dissidents ou même des étrangers, au nom de la cohésion nationale ou sous prétexte d’une ingérence étrangère. Cette prétendue interférence étrangère n’est qu’une excuse pour anéantir les forces démocratiques.

Selon vous, que devrait faire la communauté internationale?
Afin de maintenir l’autonomie de la ville et protéger ses libertés, j’appelle une nouvelle fois le monde entier à soutenir les habitants de Hongkong, à s’opposer à cette loi draconienne, et à rappeler à la Chine d’honorer son engagement de respecter la formule « un pays, deux systèmes ».

Comment peut-elle s’y prendre?
La nouvelle loi de sécurité contient des changements considérables pour les expatriés et les investisseurs travaillant et vivant à Hongkong. Elle va changer les standards des droits de l’homme et le cadre juridique de cette plaque tournante du business international que représente Hongkong. Ce qui ne manquera pas d’impacter le monde des affaires européen. C’est la raison pour laquelle je supplie les Américains, les Européens et les leaders asiatiques de réévaluer le statut spécial de Hongkong en matière de commerce si cette loi sur la sécurité est appliquée et nous fait passer sous le contrôle du régime autoritaire chinois.

Que peuvent faire les entreprises étrangères?
Par le passé, Hongkong a servi de rempart à l’influence politique de la Chine. Les compagnies étrangères ont ainsi pu investir. Cette nouvelle loi va profondément fragiliser ce pare-feu. En particulier quand la branche de la police secrète de Pékin sera mise en place et deviendra l’outil d’un interventionnisme encore plus fort. Afin de protéger les intérêts des entreprises établies à Hongkong, il est crucial que nous nous opposions à cette loi. Maintenir notre statut d’autonomie est la seule façon de protéger les intérêts du secteur économique et financier.

Est-ce que l’Union européenne, en tant qu’institution politique et économique, peut tenir la Chine à distance de Hongkong?
Dans la mesure où l’UE est un partenaire majeur de la Chine, j’espère qu’elle pourra utiliser ses leviers économiques.

Qu’attendez-vous en particulier du Royaume-Uni?
Ce pays étant membre signataire de l’accord de rétrocession de Hongkong à la Chine, je conjure le gouvernement britannique de se tenir fermement à nos côtés.

 

Hong Kong: grosse manif contre les atteintes aux libertés

Hong Kong: grosse manif contre les atteintes aux libertés

Plus gros rassemblement organisé depuis le début du confinement contre l’épidémie de coronavirus avec  des slogans sur la liberté et l’indépendance . Les manifestants protestent contre les intentions de Pékin de resserrer les lois sur la répression et la liberté. En fait il s’agit d’arrêter plus facilement ceux qui sont considérés comme des fauteurs de troubles par Pékin. Une manière aussi pour le régime chinois de détourner l’attention sur les problèmes internes de la Chine caractérisée par un écroulement de la croissance ( proche de zéro) est une montée assez vertigineuse du chômage (20%). Une stratégie classique: désigner un ennemi pour mieux cacher les insuffisances internes. L’ennemi extérieur est désigné : ce sont les États-Unis. L’ennemi intérieur, lui, est Hong Kong. En plus on va profiter des risques du Coronavirus pour interdire tout rassemblement.

Première manifestation donc depuis que Pékin a proposé jeudi ses lois sur la sécurité nationale, elles constituent un nouveau test pour le président chinois Xi Jingping, qui peine à étouffer l’opposition publique au renforcement de la mainmise chinoise sur le hub financier de Hong Kong.

Le gouvernement de la ville a tenté dimanche de rassurer la population et les investisseurs étrangers sur l’impact des nouvelles lois, celles-ci ayant suscité des craintes sur les marchés financiers et une volée de critiques de la part de gouvernements étrangers et d’associations des droits de l’Homme.

Les lois chinoises font aussi craindre pour l’avenir du compromis de 1997, “un pays, deux systèmes”, qui garantissait à Hong Kong d’importantes libertés, notamment pour la presse et le système judiciaire, lors de sa rétrocession à la Chine par la Grande-Bretagne.

Dimanche, la police a mis en garde les manifestants de ne pas braver l’interdiction de se rassembler à plus de huit personnes, toujours en vigueur pour éviter la propagation de l’épidémie.

La nouvelle législation proposée par la Chine pourrait conduire à des sanctions américaines et menacer le statut de hub financier de la ville, a prévenu dimanche le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche Robert O’Brien.

“Il semblerait, avec cette loi sur la sécurité nationale, qu’ils soient partis pour s’emparer de Hong Kong, et s’ils font ça, (…) le secrétaire d’Etat Mike Pompeo sera probablement incapable de certifier que Hong Kong maintien un niveau élevé d’autonomie, et si cela arrive, des sanctions seront imposées sur Hong Kong et sur la Chine”, a-t-il déclaré sur NBC.

Hong Kong : nouvelle répression de la Chine

Hong Kong : nouvelle répression de la Chine

Un projet de loi de la Chine intitulée loi de sécurité nationale porte un nouveau coup à l’autonomie pourtant reconnue par Pékin à Hong Kong. En clair, il s’agit de faciliter l’arrestation et la condamnation de ceux qui sont considérés comme des opposants ou des fauteurs de troubles. Si Pékin le présente comme un élément de stabilisation du centre financier international, il est surtout une réponse brutale au large mouvement de protestation qui l’a secoué ces derniers mois. Pour l’opposition, ce projet constitue la plus grave atteinte contre les libertés à Hong Kong depuis sa rétrocession à la Chine en 1997 et remet en cause le principe d »Un pays, deux systèmes », qui garantit une vie démocratique dans l’ancienne colonie britannique.

Croissance Hong Kong : victime des manifestations

Croissance Hong Kong : victime des manifestations

 

La croissance est affectée par trois phénomènes: le ralentissement global en Chine, les manifestations enfin évidemment les conséquences du plan de lutte contre le virus. La croissance est ainsi tombée dans le rouge en 2019 et la tendances devrait se poursuivre en 2020 . Le produit intérieur brut (PIB) s’est réduit de 0,4% pour les trois mois d’octobre à décembre par rapport au trimestre précédent.

En rythme annuel, l’économie s’est contractée de -2,9%, contre -2,8% au troisième. Sur l’ensemble de l’année 2019, le PIB de Hong Kong a reculé de 1,2%, sa première baisse annuelle depuis 2009.

Les analystes prédisent un premier trimestre 2020 encore moins bon à cause de l’épidémie de coronavirus, qui a conduit les autorités locales à restreindre les échanges avec la Chine continentale.

La cheffe de l’exécutif hongkongais, Carre Lam, a annoncé lundi la fermeture temporaire de dix des 13 points de passage frontaliers avec la Chine. Elle se refuse cependant à boucler l’ensemble du territoire comme le réclament certains, car ce serait selon elle “discriminatoire” envers Pékin.

 

 

Hong Kong- Chine: la démocratie à balles réelles

Hong Kong- Chine: la démocratie à balles réelles

La police de Hong Kong envisage d’utiliser les balles réelles pour réprimer les manifestations ( quelques tirs ont déjà eu lieu). Mais on comprend mieux la stratégie du pouvoir central  chinois  avec les 400 pages de documents secrets publiés ce week-end par le New York Times qui décrivent les mécanismes à l’œuvre au Xinjiang, en réaction aux attentats attribués aux indépendantistes ouïghours. Une méthode en cours d’application aussi à Hong Kong.  En apparence, Xi Jinping, le nouveau maître de la Chine, donne l’impression d’une grande sérénité voir même d’une certaine sagesse. La vérité est toute autre, c’est le nouveau dictateur de la Chine puisqu’il a même réussi à obtenir des instances démocratiques  (le parti communiste) un caractère illimité pour la durée de son mandat. Bref ,c’est un nouveau Mao;il  a connu des réussites économiques indiscutables ces dernières années mais se trouve affronté aux limites d’un capitalisme d’Etat aux mains d’une  sorte de mafia.

Des problèmes qui ne sont pas tous liés aux difficultés commerciales avec les États-Unis mais qui sont aussi structurelles (la question de l’endettement général en particulier). On a pu voir quelles étaient les réelles intentions de ce nouveau Mao vis-à-vis de Hong Kong dont le rattachement à la Chine garantissait l’’indépendance judiciaire pour la zone considérée. L’accord a volé en éclats et la Chine a exigé le rapatriement des résidents. En Chine,  le lavage de cerveau fait office de culture historique. Ainsi a-t-on gommé dans les mémoires et dans tous les documents officiels le massacre de la place Tiananmen. Ainsi développe-t-on la culture de l’enlèvement de personnalités trop gênantes (au motif souvent qu’elles sont corrompues comme si l’appareil communiste ne l’était pas tout entier !). Surtout la Chine ne se prive pas de prendre des intérêts financiers à l’extérieur (pays développés ou pays pauvres) sans qu’aucune contrepartie ne soit possible en Chine où tout est contrôlé par l’Etat. Le pire c’est sans doute la chape de plomb culturelle et démocratique qui permet au parti communiste de maintenir le pays en état de dictature. Il serait peut-être temps que les pays développés s’intéressent un peu à autre chose qu’à leur commerce avec la chine. Exemple de la fermeture culturelle, maintenant on  veut siniser le nom des rues, des quartiers et des cinémas. Bref une révolution culturelle nouvelle qui ne dit pas son nom, chape de plomb supplémentaire pour écraser toute culture étrangère et les Chinois avec.

L’exemple de la répression des Ouighours est éclairant ( un million ont été emprisonnés).  Le numéro un chinois a donné l’ordre dès 2014 d’être «sans aucune pitié» contre «le terrorisme, l’infiltration et le séparatisme» dans la province autonome du Xinjiang, selon les documents internes au régime communiste révélés par le prestigieux quotidien américain. Les documents comprennent entre autres un discours secret de Xi Jinping prononcé lors de son unique visite de quatre jours dans cette région, en 2014, qui avait été marquée par un attentat, suivi d’une vague de répression. Il y ordonne notamment de recourir «aux armes de la dictature démocratique populaire» pour «éradiquer l’islamisme». .

Les documents révèlent aussi les directives transmises aux cadres locaux du PCC dans le cadre de cette campagne de rééducation, la plus vaste opération de ce type depuis la Révolution culturelle de Mao Tsé-toung. Notamment les réponses à apporter aux questionnements des Ouighours envoyés étudier dans d’autres provinces chinoises dans le cadre d’un programme gouvernemental visant à siniser les élites du Xinjiang. «Non, c’est simplement que leur esprit a été infecté par des pensées malsaines», sont-ils invités à répondre aux étudiants s’inquiétant de savoir si leurs proches ont «commis un crime»«La liberté sera seulement possible lorsque ce virus aura été éradiqué de leur pensée et qu’ils seront en bonne santé», doivent-ils ajouter en les enjoignant à inciter les membres de leur famille à se soigner.

L’attitude des étudiants est évaluée par un système de notation à points, qui peut contribuer à accélérer ou à ralentir leur libération. Et ils sont soumis à une étroite surveillance digitale, alors que le Xinjiang est aussi le plus vaste champ d’expérimentation du Big Brother chinois et de son système de reconnaissance faciale. «Chérissez cette chance offerte par le Parti et le gouvernement pour éradiquer en profondeur la pensée déviante et apprendre des métiers chinois. Cela offre à votre famille un fondement solide pour une vie heureuse», doivent arguer les responsables locaux du Parti.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012 ,l e président Xi s’est appliqué à éliminer toute voix discordante, embastillant dissidents, militants des droits de l’homme, avocats et mettant au pas les membres du PCC.

Le pouvoir voit les revendications démocratiques des étudiants à Hongkong comme une menace existentielle. Et face à cela, les occidentaux se préoccupent surtout du petit business de quelques grandes multinationales  tandis que la Chine envahit les marchés.

Hong Kong: la démocratie à balles réelles !

C’est à peine si la question démocratique a été abordée par Macron lors de sa visite en Chine. Pour s’en excuser , Macron a déclaré qu’il ne faisait pas de politique diplomatique au mégaphone ! Pour la première fois, la police de Hong Kong  à la botte de Pékin a  géré manifestations antigouvernementales avec des balles réelles.

On notera l’absence totale de réaction officielle de la France qui  a voulu privilégier le business par rapport aux règles démocratiques. À tout points de vue,  là visite  de Macron est un échec retentissant. Il a en effet annoncé des accords commerciaux portants sur une moyenne de 3 milliards par an durant cinq ans. Or on sait que la balance commerciale de la France est structurellement déséquilibrée, en moyenne elle affiche un déficit de 50 à 60 milliards par an dont la moitié imputable aux échanges avec la Chine. Rien n’a été décidé  de fondamental sur le rééquilibrage commercial. La France comme tous les autres pays sera toujours contrainte de s’associer avec un partenaire chinois en Chine, à l’inverse la Chine va continuer de prendre des participations y compris majoritaires en Europe ( par exemple dans les ports italiens, encore très récemment le rachat du sidérurgiste britannique British style ou dans l’aéroport de Toulouse). L’Europe est  ces échanges avec la Chine, en plus elle est complice de la dictature communiste par ailleurs véritable mafia économique qui se répartit la richesse du pays entre ses dirigeants

“L’usage de balles réelles par la police est la preuve claire d’un usage irresponsable de la force”, a déclaré dans un communiqué l’antenne hongkongaise d’Amnesty International. “Des témoins ont vu un policier fonçant à vive allure sur une motocyclette dans un groupe de manifestants. Ce ne sont pas des méthodes de maintien de l’ordre, ces policiers agissent hors de tout contrôle dans un esprit de représailles”, ajoute l’organisation, qui réclame une enquête.

Selon Carrie Lam, cheffe de l’exécutif, une soixantaine de personnes ont été blessées lundi. “La violence a dépassé l’appel à la démocratie et les manifestants sont désormais les ennemis du peuple”, a-t-elle déclaré dans une allocution télévisée. “S’ils croient que la violence redoublée va faire plier le gouvernement de Hong Kong pour satisfaire à leurs soi-disant revendications politiques, je le dis haut et fort : cela n’arrivera pas”, a-t-elle ajouté avec fermeté.

Carrie Lam a reçu le soutien du rédacteur en chef du Global Times, un tabloïd paraissant quotidiennement en Chine et suivant la ligne éditoriale du Quotidien du Peuple, le journal officiel du Parti communiste chinois. “Vous avez le soutien des peuples de Chine et de Hong Kong, mais aussi des soldats chinois et de l’Armée de libération du Peuple à Hong Kong”, écrit Hu Xijin sur son blog.

Hong Kong : la lutte pour la démocratie s’amplifie

Hong Kong : la lutte pour la démocratie s’amplifie

 

Il est clair que la lutte menée par les habitants de hongkongais dépasse maintenant et de loin le seul problème d’entrave au statut qui permet  de disposer de l’indépendance judiciaire pour un temps. Il s’agit d’une contestation plus fondamentale du régime de dictature de la Chine. Ce sont en effet deux mondes qui s’opposent ; celui d’un pays sous le joug du parti communiste chinois et d’un président désormais élu à vie où toute libertés individuelles et collectives sont bâillonnées. Celui d’un autre pays, Hong Kong, dont  les niveaux économiques, culturels et démocratiques sont plus proches des pays occidentaux que d’un pays totalitaire.

 

Du coup de nouveaux rassemblements se sont déroulés au lendemain du cinquième anniversaire du “Mouvement des parapluies” qui avait paralysé Hong Kong en 2014.Les manifestations de samedi ont dégénéré en échauffourées et les heurts de dimanche étaient parmi les plus violents observés depuis le début, en juin, d’un mouvement de contestation qui a plongé le territoire dans une crise politique sans précédent

Né du rejet d’un projet de loi d’extradition vers la Chine continentale, désormais abandonné par l’exécutif hongkongais, le mouvement revendique désormais plus de démocratie et d’autonomie pour l’ancienne colonie britannique. De nouvelles manifestations devraient se dérouler Hong Kong justement pour contester le régime communiste de Pékin qui fête son anniversaire.

HONG KONG : Pékin recule !

HONG KONG : Pékin recule !

Indéniablement Pékin recule en renonçant à sa perspective d’extradition des habitants de Hong Kong. La contestation n’est sans doute pas pour autant terminée car le conflit est entretenu par d’autres motifs relatifs en général aux libertés individuelles et collectives. Le mouvement de protestation pourrait continuer mais il prend le risque de provoquer les forces de répression chinoise y compris de  l’armée stationnée à proximité. Pékin a sans doute du tenir compte du contexte général de la Chine caractérisée en ce moment par une assez grave crise économique mais aussi sociale. Certes,  le régime communiste n’est pas contesté en tant que tel dans l’intérieur de la Chine d’autant qu’il n’existe aucune information libre par contre les Chinois sont forcément sensibles à la dégradation de l’activité et aux pertes d’emplois. La période n’est peut-être pas tellement favorable une reprise en main brutale et spectaculaire de Hong Kong. Sans parler encore de violence type Tienanmen ; Il faut prendre également  la possibilité pour les pays développés de prendre des mesures de rétorsion économique qui s’ajouteraient déjà à celle des États-Unis qui étranglent la Chine. “Le gouvernement va formellement retirer ce projet de loi afin de dissiper totalement les craintes. J’espère que cette annonce va aider la société à avancer”, a déclaré à la télévision la dirigeante imposée par Pékin en 2017.

“Nous nous devons de trouver des moyens de répondre au mécontentement”, a-t-elle ajouté, déplorant que les violences des derniers mois aient “ébranlé les fondations” de la société hongkongaise et placé l’ancienne colonie britannique “dans une situation de vulnérabilité et de danger”.

Les médias de Hong Kong rapportaient depuis le début de la journée que Carrie Lam s’apprêtait à accéder à l’une des principales demandes des manifestants, après avoir seulement suspendu le projet de loi controversé en juin.

Hong Kong : manifestation monstre et violente

Hong Kong : manifestation monstre et violente

Très grosse manifestation encore samedi à Hong Kong où les tensions se font de plus en plus vive. Des affrontements ont eu lieu en fin de cortège entre la police et les manifestants

 

Jusque-là les mesures de répression n’ont pas entamé l’enthousiasme des manifestants de Hong Kong qui refusent les méthodes dictatoriales du régime chinois. Non seulement les manifestations ne cessent pas mais elles amplifient. Pourtant, Pékin a déployé d’importantes forces armées autour de Hong Kong. La question se pose de savoir si Pékin va s’engager dans une opération de répression type Tienanmen et faire à nouveau des milliers de morts. Une perspective qui pourrait sans doute réveiller les idéaux  démocratiques des pays modernes et conduire, il faut l’espérer, à des mesures de rétorsion économique, le seul terrain sur lequel Pékin  est sensible. Des milliers de manifestants antigouvernementaux ont donc marché samedi dans les rues de Hong Kong malgré l’interdiction. La police a tiré des cartouches de gaz lacrymogène et brièvement utilisé des canons à eau contre des protestataires rassemblés près du siège local de l’Armée populaire de libération.

La police a tiré des cartouches de gaz lacrymogène et brièvement utilisé des canons à eau contre des protestataires rassemblés près du siège local de l’Armée populaire de libération.

Des manifestants ont répliqué en jetant des briques et des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre.

Faute d’autorisation, le Front civique des droits de l’homme, à l’origine des grandes manifestations du mois de juin qui ont réuni plusieurs millions de personnes, a annulé son appel à manifester pour marquer le cinquième anniversaire de la décision par Pékin de limiter les réformes démocratiques dans l’ancienne colonie britannique.

Vendredi, plusieurs activistes ont été arrêtés, parmi lesquels Joshua Wong, figure du Mouvement des parapluies qui avait paralysé l’ancienne colonie britannique en 2014. Il a été inculpé d’organisation de manifestation illégale avant d’être libéré sous caution.

Né en avril du rejet d’un projet de loi qui aurait permis l’extradition de suspects vers la Chine continentale, le mouvement de contestation s’est élargi à des revendications plus larges, dont la protection des libertés et de l’autonomie dont jouit la “région administrative spéciale”.

Nombre de Hongkongais estiment que ce régime particulier, résumé par la formule “un pays, deux systèmes”, est aujourd’hui menacé par l’emprise croissante qu’exerce le gouvernement central chinois.

La presse officielle chinoise a prévenu vendredi que les soldats chinois stationnés dans la région administrative spéciale n’avaient pas une présence seulement symbolique et n’auraient “aucune raison de rester les bras croisés” si la situation venait à empirer.

 

Hong Kong : toujours des manifs contre la dictature communiste

Hong Kong : toujours des manifs contre la dictature communiste

 

Jusque-là les mesures de répression n’ont pas entamé l’enthousiasme des manifestants de Hong Kong qui refusent les méthodes dictatoriales du régime chinois. Non seulement les manifestations ne cessent pas mais elles amplifient. Pourtant, Pékin a déployé d’importantes forces armées autour de Hong Kong. La question se pose de savoir si Pékin va s’engager dans une opération de répression type Tienanmen et faire à nouveau des milliers de morts. Une perspective qui pourrait sans doute réveiller les idéaux  démocratiques des pays modernes et conduire, il faut l’espérer, à des mesures de rétorsion économique, le seul terrain sur lequel Pékin  est sensible. Des milliers de manifestants antigouvernementaux ont donc marché samedi dans les rues de Hong Kong malgré l’interdiction. La police a tiré des cartouches de gaz lacrymogène et brièvement utilisé des canons à eau contre des protestataires rassemblés près du siège local de l’Armée populaire de libération.

La police a tiré des cartouches de gaz lacrymogène et brièvement utilisé des canons à eau contre des protestataires rassemblés près du siège local de l’Armée populaire de libération.

Des manifestants ont répliqué en jetant des briques et des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre.

Faute d’autorisation, le Front civique des droits de l’homme, à l’origine des grandes manifestations du mois de juin qui ont réuni plusieurs millions de personnes, a annulé son appel à manifester pour marquer le cinquième anniversaire de la décision par Pékin de limiter les réformes démocratiques dans l’ancienne colonie britannique.

Vendredi, plusieurs activistes ont été arrêtés, parmi lesquels Joshua Wong, figure du Mouvement des parapluies qui avait paralysé l’ancienne colonie britannique en 2014. Il a été inculpé d’organisation de manifestation illégale avant d’être libéré sous caution.

Né en avril du rejet d’un projet de loi qui aurait permis l’extradition de suspects vers la Chine continentale, le mouvement de contestation s’est élargi à des revendications plus larges, dont la protection des libertés et de l’autonomie dont jouit la “région administrative spéciale”.

Nombre de Hongkongais estiment que ce régime particulier, résumé par la formule “un pays, deux systèmes”, est aujourd’hui menacé par l’emprise croissante qu’exerce le gouvernement central chinois.

La presse officielle chinoise a prévenu vendredi que les soldats chinois stationnés dans la région administrative spéciale n’avaient pas une présence seulement symbolique et n’auraient “aucune raison de rester les bras croisés” si la situation venait à empirer.

Hong Kong : la dictature communiste en route

 

 

Pour le régime communiste chinois, de plus en plus dictatorial, il y a deux méthodes pour  éteindre la contestation. Soit la violence brutale en tuant des milliers de responsables et de manifestants comme à Tienanmen, soit la terreur consistant notamment à emprisonner sans raison les leaders de la  révolte. Pour l’instant, le  gouvernement chinois emploie la seconde manière en arrêtant les leaders et les députés qui s’opposent à Pékin. La situation paraît de plus en plus inquiétante du fait durcissement du régime ; par exemple on a fait  sauter le verrou de la durée du mandat préside Xi. Lequel en profite pour d’ailleurs resiniser les symboles culturels ou les religions. Plusieurs figures du mouvement pro-démocratie à Hong Kong ont ainsi été arrêtées vendredi, parmi lesquelles le militant Joshua Wong, qui avait été libéré de prison en juin. Ces arrestations interviennent après l’interdiction par la police d’une nouvelle grande manifestation qui était prévue samedi, mais qui a été annulée par ses organisateurs. Elle devait marquer le cinquième anniversaire du refus par Pékin d’organiser des élections au suffrage universel dans la ville, décision qui fut le déclencheur du « Mouvement des parapluies ». Ce mouvement de contestation avait été marqué par 79 jours d’occupation du coeur financier et politique de Hong Kong.

Deux des grandes figures de ce mouvement, Joshua Wong et Agnes Chow, tous deux âgés de 22 ans et très populaires au sein de la contestation actuelle, ont été arrêtées vendredi, a annoncé leur parti.  »

Le site Hong Kong Free Press a fait état de son côté de l’arrestation jeudi soir du militant indépendantiste Andy Chan. Le fondateur du Parti national (HKNP), minuscule formation indépendantiste interdite par les autorités en 2018, a été interpellé alors qu’il était sur le point d’embarquer dans un vol à destination du Japon, selon Hong Kong Free Press qui cite un porte-parole de la police.

Vendredi, les organisateurs d’une grande manifestation prévue à Hong Kong ont annulé ce rassemblement après l’échec de leur appel devant une commission, comme l’indiquent plusieurs journalistes locaux. 

Un «autre Tiananmen» à Hong Kong nuirait à un accord commercial (Trump)

Un «autre Tiananmen» à Hong Kong nuirait à un accord commercial (Trump)

 

 

 

Il est toujours difficile de croire dans la parole du président américain qui change chaque jour. Sa dialectique habituelle consiste à dire une chose un jour, le contraire le lendemain avec toujours la préoccupation de toucher tous les électeurs. Cette fois Trump intervient sur le plan démocratique. Il menace  la Chine de conséquences néfastes vis-à-vis de l’accord commercial pour le cas où  interviendrait à Hong Kong un autre Tiananmen. Même s’il faut prendre cet avertissement avec prudence, il s’agit d’une parole forte. En effet les protestations d’autres pays qui se fondent sur les valeurs n’ont que peu de poids vis-à-vis du gouvernement chinois qui considère la dictature communiste comme le meilleur régime. Pour preuve on a encore renforcé l’étau du régime en ne limitant plus la durée du mandat du président xi. En lançant aussi des opérations de resinisation de la Chine ( changement des noms de rues et menaces sur religion chrétienne et musulmane). Pour être entendu des Chinois, seules les menaces sur le commerce peuvent être efficaces dans une période où la Chine enregistre un très fort tassement de sa croissance qui menace tous les équilibres financiers et  sociaux.

 

Le président américain Donald Trump a donc  lancé un avertissement à la Chine dimanche, assurant qu’une répression des manifestations de Hong Kong similaire à l’écrasement de la révolte de la Place Tiananmen nuirait aux discussions sur un accord commercial sino-américain.  «Je pense qu’il serait très difficile de conclure un accord s’ils exercent de la violence, (…) si c’est une autre Place Tiananmen», a déclaré le président américain à des journalistes dans le New Jersey (nord-est) alors que des centaines de milliers de manifestants pro-démocratie ont à nouveau défilé dimanche à Hong Kong.

 

Manif Hong Kong : une marée noire humaine

Manif Hong Kong : une marée noire humaine

 

 

Sans doute près de 500 000 manifestants souvent vêtus de noir ;  Les organisateurs parlent de 1,7 million de manifestants. La police en a, elle, dénombrés 128.000 au parc Victoria, point de départ du défilé, au plus fort de la mobilisation. Une manifestation massive et pacifique pour manifester clairement l’adhésion de la population au mécontentement vis-à-vis de Pékin. Le caractère pacifique était aussi destiné à discréditer les propos outranciers et guerriers de Pékin qui parle de criminels et de terroristes.

“Ils disent que nous sommes des émeutiers. La manifestation d’aujourd’hui montre que nous ne le sommes pas”, a déclaré Chris, un jeune homme de 23 ans travaillant dans le marketing, entièrement vêtu de noir, le visage masqué par un foulard et une casquette de baseball. Plus loin dans le cortège, un homme réclame à un groupe de manifestants de cesser de huer les forces de police. “C’est une manifestation pacifique ! Ne tombez pas dans le piège. Le monde entier nous regarde”, leur intime-t-il.

Lancé à l’origine contre un projet de loi aujourd’hui suspendu qui aurait autorisé l’extradition de suspects vers la Chine, le mouvement s’est élargi à la défense des libertés garanties par le principe “un pays, deux systèmes”, accepté dans le cadre de la rétrocession de l’ex-colonie britannique, en 1997.Cette formule reconnaît la souveraineté chinoise sur la “région administration spéciale” tout en garantissant son autonomie et le respect des libertés individuelles.Pour de nombreux Hongkongais, Pékin a resserré son emprise sur le territoire et remet en cause ce principe. La contestation exige aussi la démission de la dirigeante de l’exécutif local, Carrie Lam, et une enquête sur les

La contestation en cours constitue la plus grave crise politique qu’ait vécue Hong Kong depuis la rétrocession. C’est aussi un défi sans précédent lancé au président chinois Xi Jinping au pouvoir depuis 2012, alors que le Parti communiste chinois se prépare à célébrer le 1er octobre prochain le 70e anniversaire de la fondation de la république populaire. Une contestation créée  par Pekin qui n’a pas respecté ses engagements.Il faut se rappeler que  lors du dernier congrès du Parti communiste, en octobre 2017, le numéro un chinois était on ne peut plus clair. « Après le retour de Hongkong et de Macao dans le giron de la patrie, la mise en pratique du principe “un pays, deux systèmes” a été une grande réussite universellement reconnue, expliquait-il. Les faits ont prouvé que ledit principe était la meilleure solution pour régler la question, léguée par l’histoire, de Hongkong et de Macao, de même que le meilleur régime pour y maintenir la prospérité et la stabilité à long terme. Dans ce but, il faut appliquer dans leur intégralité et avec précision les principes dits “un pays, deux systèmes” “administration de Hongkong par les Hongkongais”, “administration de Macao par les Macanais”, et le principe d’un haut degré d’autonomie. ». Depuis la doctrine a changé !

 

Hong Kong : nouvelle grosse manif avec des risques

Hong Kong : nouvelle grosse manif avec des risques

 

Il y a maintenant 10 semaines que les manifestations ce succèdent à Hong Kong dans un environnement de plus en plus hystérique où la police devient de plus en plus violente et où certains radicaux provoquent à dessein les autorités au risque de faire perdre sa popularité au mouvement. Justement samedi mais surtout dimanche seront organisés d’énormes manifestations pour prouver le caractère encore très populaire de la révolte de la population contre la dictature de Pékin. Les risques sont cependant importants avec notamment la possibilité d’une intervention de l’armée chinoise cantonnée près  de Hong Kong.

On peut s’interroger sur les suites possibles de ce conflit entre Hong Kong et la Chine. Plusieurs hypothèses sont possibles mais elles sont toutes dangereuses pour la Chine. La première hypothèse consisterait à entériner le statut très particulier deux Hong Kong, système judiciaire notamment,  et finalement à donner raison aux manifestants. Or ce n’est pas dans la culture du pouvoir actuel de reconnaître l’émergence d’opposants au système politique chinois. Cela pourrait donner des idées dans d’autres régions ; cela d’autant plus que le climat  économique et social est loin d’être au beau fixe avec une industrie manufacturière dans le rouge, une croissance en net recul sans parler des conséquences prévisibles de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les  États-Unis qui viennent de décider de taxer 300 milliards nouveaux d’importations chinoises, la Chine qui, elle, vient de décider de ne plus importer de produits agricoles américains.

 

L’autre possibilité serait de mettre au pas Hong Kong en utilisant les moyens habituels de la dictature chinoise qui par exemple ont été utilisée contre les étudiants sur la place Tiananmen. Le pouvoir dispose de toute l’autorité juridique voulue pour cela dans la mesure où le président Xi a réussi l’exploit de faire sauter le verrou qui limitait la durée de son mandat. Il paraît difficile d’accepter pour lui une exception économique mais aussi politique et culturelle pour un territoire comme Hong Kong alors que parallèlement il est en train de siniser encore davantage ce les symboles culturels comme le nom des rues où les religions chrétiennes musulmanes.

 

Le président  Xi rencontrerait toutefois quelques réticences au sein même de la classe dirigeante politique comme économique. En effet ces nouveaux riches bénéficiaires du régime de dictature par prudence et par intérêt placent leur fortune à Hong Kong. Aujourd’hui le président Xi dispose de tous les pouvoirs, c’est un peu le nouveau Mao avec tous ses excès. Mais justement ces  excès de pouvoir pourraient bien un jour produire un rejet surtout si parallèlement le développement économique et social devait être durablement en panne comme actuellement. Évidemment pour sauver sa place la chef de l’exécutif local a soutenu sans état d’âme la condamnation de Pékin.  Par ailleurs le langage de plus en plus guerrier employé par les responsables du gouvernemenet Chinois rappelle tragiquement les événements de Tienanmen.

Crise Hong Kong : les risques d’une répression sanglante

Crise Hong Kong : les risques d’une  répression sanglante 

 

Après les nouvelles manifestations et la grève générale qui a paralysé les transports, on peut s’interroger sur les suites possibles de ce conflit entre Hong Kong et la Chine. Plusieurs hypothèses sont possibles mais elles sont toutes dangereuses pour la Chine. La première hypothèse consisterait à entériner le statut très particulier deux Hong Kong, système judiciaire notamment,  et finalement à donner raison aux manifestants. Or ce n’est pas dans la culture du pouvoir actuel de reconnaître l’émergence d’opposants au système politique chinois. Cela pourrait donner des idées dans d’autres régions ; cela d’autant plus que le climat  économique et social est loin d’être au beau fixe avec une industrie manufacturière dans le rouge, une croissance en net recul sans parler des conséquences prévisibles de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les  États-Unis qui viennent de décider de taxer 300 milliards nouveaux d’importations chinoises, la Chine qui, elle, vient de décider de ne plus importer de produits agricoles américains. L’autre possibilité serait de mettre au pas Hong Kong en utilisant les moyens habituels de la dictature chinoise qui par exemple ont été utilisée contre les étudiants sur la place Tiananmen. Le pouvoir dispose de toute l’autorité juridique voulue pour cela dans la mesure où le président Xi a réussi l’exploit de faire sauter le verrou qui limitait la durée de son mandat. Il paraît difficile d’accepter pour lui une exception économique mais aussi politique et culturelle pour un territoire comme Hong Kong alors que parallèlement il est en train de siniser encore davantage ce les symboles culturels comme le nom des rues où les religions chrétiennes musulmanes. Le président  Xi rencontrerait toutefois quelques réticences au sein même de la classe dirigeante politique comme économique. En effet ces nouveaux riches bénéficiaires du régime de dictature par prudence et par intérêt placent leur fortune à Hong Kong. Aujourd’hui le président Xi dispose de tous les pouvoirs, c’est un peu le nouveau Mao avec tous ses excès. Mais justement ces  excès de pouvoir pourraient bien un jour produire un rejet surtout si parallèlement le développement économique et social devait être durablement en panne comme actuellement. Évidemment pour sauver sa place la chef de l’exécutif local a soutenu sans état d’âme la condamnation de Pékin. Au cours de sa première conférence de presse d, la cheffe de l’exécutif local, soutenue par Pékin, a de nouveau rejeté les appels à la démission lancés par les manifestants et a affirmé que son gouvernement était résolu à maintenir la loi et l’ordre. “Ces actes illégaux qui menacent la souveraineté de notre pays et mettent en péril (la règle) ‘un pays, deux systèmes’ vont détruire la stabilité et la prospérité de Hong Kong”, a-t-elle prévenu.

Hong Kong, Jean-Yves Le Drian, dit le saumon rose fait une insignifiante déclaration

Hong Kong, Jean-Yves Le Drian, dit le saumon rose  fait une  insignifiante déclaration  

 

 

C’est un peu contraint et forcé que Jean-Yves le Drian s’est fendu d’une petite déclaration assez insignifiante à propos du grave conflit qui se déroule à Hong Kong. Le ministre français des affaires étrangères s’est borné à rappeler que Hong Kong jouissait d’un statut particulier. Pas un mot évidemment sur les atteintes à la démocratie et sur les violences policières. Le Drian dit le saumon rose a bien changé depuis qu’il était leader gauchiste en mai 68 à Rennes. Son surnom de saumon rose n’est pas usurpé, il sait en effet naviguer et remonter entre les différents courants sans jamais trop en faire pour ménager l’avenir. Ainsi l’ancien gauchiste a-t-il fait une belle carrière politique en traversant tous les courants du parti socialiste avant d’adhérer au libéralisme de Macon. Si Sarkozy devait revenir il y aurait sans doute une place dans un gouvernement de droite pour Le Drian. Jean-Yves Le Drian a seulement appelé mercredi à l’apaisement de la crise à Hong Kong et a souligné l’attachement de la France aux avantages du statut d’autonomie du territoire par rapport au reste de la Chine.  »J’appelle toutes les parties, en particulier les autorités hongkongaises, à renouer le fil du dialogue afin de trouver une issue pacifique à cette crise et de mettre fin à l’escalade de la violence », a déclaré le ministre dans un communiqué.

Le ministre a aussi rappelé que Paris est « profondément attachée au respect intégral » des garanties apportées en termes de libertés publiques par le statut d’autonomie de Hong Kong.  »La Loi fondamentale de Hong Kong et le principe ‘un pays, deux systèmes’ garantissent l’État de droit, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ainsi que l’autonomie du système judiciaire, qui sont essentiels à la population et à la prospérité économique de Hong Kong », selon le ministre.

Macron et Le Drian, dit le saumon rose, silencieux sur Hong Kong

Macron et Le Drian, dit le saumon rose, silencieux sur Hong Kong

 

Alors que la plupart des chefs d’État étranger ont condamné les violences notamment policières à Hong Kong et où au minimum ont manifesté leur émotion, la France, elle, reste de silencieuse. Certes,  il n’est sans doute pas question que la France intervienne physiquement en Chine mais le moins qu’on attende de la France, dépositaire des principes de liberté, c’’est qu’elle condamne les atteintes à la démocratie et invite au dialogue entre les parties.

 

Macron qui se voulait un temps le président du monde a visiblement nettement diminué ses ambitions. Pire maintenant il fait dans la realpolitik en invitant par exemple Poutine à Paris alors que se multiplient  en Russie des manifestations pour imposer la démocratie. Le Drian, dit le saumon rose pour sa capacité à slalomer entre les courants politiques (ancien leader de 68 à Rennes, socialiste de gauche, socialiste centriste,  et maintenant vraiment libéral), n’a pas trouvé un moment pour s’exprimer sur le sujet. Pourtant quelques députés de la république en marche demandent timidement que la France prenne position. Ce qui est en cause,  c’est évidemment la démocratie avec le risque du renouvellement d’un massacre comme Tienanmen. Chacun sait que la Chine est en train de durcir son régime. Sans doute pour des raisons économiques et sociales avec une très nette dégradation du climat mais aussi avec la volonté d’une reprise en main culturelle. Une volonté du nouveau dictateur à savoir le président xi qui a chaussé les bottes de Mao en faisant sauter le verrou de la durée de son mandat. On sait très bien que sans pression internationale forte, la Chine ne reculera pas pour mettre au pas Hong Kong et ses velléités démocratiques. Le seul moyen d’influencer la Chine, c’est de peser sur les échanges qu’on peut avoir avec ce pays. On objectera que cela risquerait d’apporter quelques atteintes à la croissance française mais avec cette philosophie la il est possible de tolérer voire d’encourager toutes les atteintes aux libertés individuelles et collectives.

 

Crise Hong Kong : les risques d’une répression sanglante

Crise Hong Kong : les risques d’une  répression sanglante 

 

Après les nouvelles manifestations et la grève générale qui a paralysé les transports, on peut s’interroger sur les suites possibles de ce conflit entre Hong Kong et la Chine. Plusieurs hypothèses sont possibles mais elles sont toutes dangereuses pour la Chine. La première hypothèse consisterait à entériner le statut très particulier de Hong Kong, système judiciaire notamment,  et finalement à donner raison aux manifestants. Or ce n’est pas dans la culture du pouvoir actuel de reconnaître l’émergence d’opposants au système politique chinois. Cela pourrait donner des idées dans d’autres régions ; cela d’autant plus que le climat  économique et social est loin d’être au beau fixe avec une industrie manufacturière dans le rouge, une croissance en net recul sans parler des conséquences prévisibles de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les  États-Unis qui viennent de décider de taxer 300 milliards nouveaux d’importations chinoises, la Chine qui, elle, vient de décider de ne plus importer de produits agricoles américains. L’autre possibilité serait de mettre au pas Hong Kong en utilisant les moyens habituels de la dictature chinoise qui par exemple ont été utilisée contre les étudiants sur la place Tiananmen. Le pouvoir dispose de toute l’autorité juridique voulue pour cela dans la mesure où le président Xi a réussi l’exploit de faire sauter le verrou qui limitait la durée de son mandat. Il paraît difficile d’accepter pour lui une exception économique mais aussi politique et culturelle pour un territoire comme Hong Kong alors que parallèlement il est en train de siniser encore davantage ce les symboles culturels comme le nom des rues où les religions chrétiennes musulmanes. Le président  Xi rencontrerait toutefois quelques réticences au sein même de la classe dirigeante politique comme économique. En effet ces nouveaux riches bénéficiaires du régime de dictature par prudence et par intérêt placent leur fortune à Hong Kong. Aujourd’hui le président Xi dispose de tous les pouvoirs, c’est un peu le nouveau Mao avec tous ses excès. Mais justement ces  excès de pouvoir pourraient bien un jour produire un rejet surtout si parallèlement le développement économique et social devait être durablement en panne comme actuellement. Évidemment pour sauver sa place la chef de l’exécutif local a soutenu sans état d’âme la condamnation de Pékin. Au cours de sa première conférence de presse depuis le 22 juillet, la cheffe de l’exécutif local, soutenue par Pékin, a de nouveau rejeté les appels à la démission lancés par les manifestants et a affirmé que son gouvernement était résolu à maintenir la loi et l’ordre. “Ces actes illégaux qui menacent la souveraineté de notre pays et mettent en péril (la règle) ‘un pays, deux systèmes’ vont détruire la stabilité et la prospérité de Hong Kong”, a-t-elle prévenu.

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol