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Présidentielle : La grande absence du financement des mesures de campagne

Présidentielle : La grande absence du financement des mesures de campagne

 

 

Aucun des postulants à l’élection d’avril 2022 ne semble prêt à évaluer le coût des promesses qu’il fait, note Audrey Tonnelier, journaliste au « Monde », dans sa chronique. (Extrait)

 

Chronique.

 

 « Aujourd’hui, les équipes de campagne sont très faibles sur cette thématique » de financement des mesures de campagne juge Xavier Ragot, le président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). « En comparaison, il y a cinq ans, l’économie était plus présente : le sujet de l’austérité agitait les débats, François Hollande faisait de la courbe du chômage un argument politique et la position du Front national nourrissait les polémiques sur une sortie ou non de la zone euro », rappelle celui qui fut conseiller au cabinet d’Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif.

 

Rien de tel aujourd’hui. Le « quoi qu’il en coûte » du gouvernement, permis par une politique monétaire très accommodante et par la volonté farouche de ne pas reproduire les erreurs de 2008, a évité qu’une crise économique ne succède à la pandémie. Mais il a aussi rebattu les cartes du « budgétairement correct ». Comment expliquer qu’il n’y a plus d’« argent magique » alors que la dette est passée, de manière quasi indolore pour les Français, de moins de 100 % à près de 120 % du PIB ?

La surenchère est partout

Résultat : le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a beau avoir sifflé la fin de partie, en août, en appelant à refermer le « quoi qu’il en coûte », le président multiplie les annonces sonnantes et trébuchantes depuis la rentrée. Au gré de ses déplacements, il annonce des rallonges pour les policiers, les agriculteurs, les indépendants, la ville de Marseille ou encore la formation des salariés et des chômeurs de longue durée. Et qu’importe que les crédits utilisés soient souvent des réallocations de sommes non dépensées en mesures d’urgence, ou que les budgets soient étalés sur plusieurs années. Ses opposants de droite ne se privent pas de l’épingler sur le sujet : Valérie Pécresse l’accuse de « cramer la caisse » et Xavier Bertrand lui reproche de « faire campagne avec le chéquier de la France ».

Une absence de culture de la gagne à l’école » (Kevin Mayer )

Une absence de culture de la gagne à l’école » (Kevin Mayer )

 

Comme bien d’autres champions, Kevin Meyer a regretté l’insignifiance du sport à l’école et constatél’absence de culture de la gagne dans notre pays. Rien d’étonnant à ce que la France dégringole dans les classements mondiaux en particulier en athlétisme.

 

Le problème évidemment est que ce désintérêt pour le sport se cumule la place dans les classements internationaux de la France pour les matières fondamentales.

 

Enfin ne parlons pas de la culture économique complètement absente des programmes. Une étude conduite par un cabinet d’assurance avait d’ailleurs démontré que sur 19 pays en Europe, la France située en 19e position.

De toute évidence il y a sans doute une urgence à organiser des sortes d’États généraux de l’école dont le niveau dans tous les domaines ne cesse de s’effondrer.

Covid Afrique: absence de transparence ?

Covid Afrique: absence de transparence ?

 

 

Une tribune de Nicolas Pulik, Inserm; Ahidjo Ayouba, Institut de recherche pour le développement (IRD); Eric Delaporte, Institut de recherche pour le développement (IRD) et Eric D’Ortenzio, Inserm (*) qui constatent le manque total de transparence vis-à-vis de la crise Covid  en Afrique.(la Tribune, extrait)

 

tribune

 

 

 

Avec quelques 6,3 millions de contaminations et 160 000 décès enregistrés, le nombre de cas officiellement rapportés par le Centre africain pour le Contrôle et la Prévention des Maladies semble indiquer que le SARS-CoV-2 se propage peu en Afrique : ramenée à l’échelle du continent, la prévalence de l’infection par ce coronavirus serait en effet inférieure à 1 %.

Toutefois, l’histoire racontée par les premiers résultats des études de séroprévalence, qui permettent d’estimer la proportion de personnes entrées en contact avec le virus en détectant les anticorps présents dans leur organisme, est très différente. Les prélèvements et analyses effectués auprès de diverses populations (donneurs de sang, soignants, population générale, etc.) indiquent en effet une prévalence d’infection par le SARS-CoV-2 élevée, en moyenne aux alentours de 20 %, et pouvant aller jusqu’à 60 % selon les endroits.

La diffusion du SARS-CoV-2 en Afrique pourrait donc être beaucoup plus forte qu’annoncé. Comment s’explique cette apparente contradiction entre nombre de cas confirmés et résultats des études de sérologie ? Quelle est la dynamique réelle de l’épidémie en Afrique ?

Quand un virus pénètre dans notre organisme, notre système immunitaire détecte ses protéines (aussi appelées antigènes) et produit des anticorps. Ces derniers vont ensuite se fixer sur les protéines virales afin d’éliminer le virus. Chez le coronavirus SARS-CoV-2, ces antigènes sont au nombre de quatre : la protéine de nucléocapside (N), la protéine de spicule (S), la protéine de membrane (M) et la protéine d’enveloppe (E).

Présente en de nombreux exemplaires à la surface du coronavirus SARS-CoV-2, la protéine Spike (en rouge sur ce modèle imprimé en 3D du coronavirus) est l’un des antigènes détectés par le système immunitaire lors de l’infection. Elle permet au virus de pénétrer dans les cellules humaines. NIH

Les tests sérologiques fonctionnent sur le même principe. Un échantillon du sang du patient que l’on souhaite tester est mis en contact avec un réactif contenant des antigènes du virus à détecter. Si le patient a été précédemment infecté par ledit virus, son organisme aura fabriqué des anticorps dirigés contre lui, dont un certain nombre demeurent présents dans son sang. Ces anticorps sanguins se fixeront aux antigènes contenus dans le réactif, rendant le test positif. Un résultat négatif indique que la personne n’a jamais contracté le virus et qu’elle ne dispose donc pas d’anticorps.

Cependant, dans la réalité, il arrive que les résultats ne soient pas aussi clairs. Il existe en effet diverses méthodes d’analyses. Basées sur des techniques différentes, leur fiabilité peut varier. Par ailleurs, les méthodologies ou les interprétations peuvent également différer d’un centre de test à l’autre. Pour ces raisons, le paradoxe entre le nombre de cas reportés et les études de séroprévalence appelle à une évaluation minutieuse et une interprétation prudente des résultats.

Le premier facteur, primordial, à prendre en compte pour interpréter les résultats d’un test de diagnostic sérologique concerne ses propriétés intrinsèques, dont sa sensibilité et sa spécificité. Ces deux indicateurs déterminent, entre autres, la qualité du test.

La sensibilité désigne la capacité à détecter les anticorps dirigés contre le virus concerné. Elle traduit la probabilité d’avoir un test positif chez les malades. La spécificité mesure quant à elle la capacité du test à ne pas classifier comme « malade » une personne saine.

Idéalement, sensibilité et spécificité doivent être les plus élevées possibles pour que le test soit jugé efficace. Mais ces valeurs ne sont pas figées dans le marbre, et l’efficacité d’un test sérologique peut varier en fonction du contexte. Un test très performant dans certaines conditions (par exemple dans un environnement géographique donné) peut s’avérer médiocre dans un autre.

C’est notamment un problème lorsque les tests ont été développés dans un contexte différent de celui où ils sont utilisés, car ils peuvent alors donner des résultats incorrects par rapport à la réalité. A minima, un test sérologique utilisé en Afrique doit avoir été préalablement validé sur des échantillons de personnes vivant en Afrique. Or, certains tests sérologiques utilisés en Afrique n’ont pas été validés sur des prélèvements sanguins de personnes vivant sur le continent.

 

Si la vaccination progresse sur le continent africain, elle reste très faible. En effet, sur plus de 3,7 milliards de doses administrées dans le monde, seules 61 millions ont été injectées en Afrique et environ 1,5 % de la population africaine est entièrement vaccinée. Dans le même temps, près de 75 % des doses se sont retrouvées monopolisées par dix pays industrialisés. Outre les problèmes d’approvisionnement internationaux, plusieurs autres raisons expliquent ce faible taux de vaccination, comme l’hésitation vaccinale, les stratégies nationales de vaccination ou les mises à disposition locales.

Ces différents facteurs expliquent pourquoi les études de séroprévalence indiquent une incidence de l’infection par le SARS-CoV-2 variant de 2,1 % à 60 % sur le continent.

Trois explications sont généralement avancées pour expliquer la dynamique épidémique sur le continent africain.

La première est la démographie. Sur le continent africain, 60 % de la population à moins de 25 ans, les plus de 65 ans ne représentant que 3,5 % de la population.

Or, on sait que l’âge est un facteur déterminant de la gravité de la Covid-19 et du risque de mortalité. Cette situation pourrait expliquer pourquoi la population africaine n’a pas été frappée par une surmortalité aussi forte que celle qui a touché l’Europe de l’Ouest, où 20 % de la population est âgée de plus de 65 ans. La relative jeunesse des populations pourrait non seulement avoir limité le nombre de cas graves, mais elle pourrait aussi s’être traduite par un grand nombre de cas asymptomatiques, lequel pourrait expliquer en partie le faible nombre de cas rapportés officiellement.

La seconde explication du paradoxe apparent entre cas rapportés et résultats de séroprévalence pourrait résulter des faibles capacités de détection des cas sur le continent africain, qui ne permettent pas un dépistage systématique.

Enfin, troisième explication, on ne peut exclure l’existence d’une immunité croisée induite par d’autres coronavirus, voire d’autres pathogènes, circulant sur le continent. Celle-ci, en conférant aux personnes une immunité contre le SARS-CoV-2 un peu à la manière de celle conférée par la vaccination, pourrait limiter le nombre de cas graves. Certaines études actuellement en cours en Afrique subsaharienne permettront de répondre à cette question : des tests sérologiques intégrant les marqueurs d’autres coronavirus ont été développés pour identifier de telles réactions d’immunité croisée si elles existent.

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(*) Par Nicolas Pulik, Assistant de recherche – Sciences humaines et sociales, Inserm ; Ahidjo Ayouba, Directeur de Recherches, virologue, Institut de recherche pour le développement (IRD) ; Eric Delaporte, Professeur de maladies infectieuses, Inserm, université de Montpellier, Institut de recherche pour le développement (IRD) et Eric D’Ortenzio, Médecin, Epidémiologiste, Responsable du département Statégie & Partenariats, ANRS I Maladies infectieuses émergentes, Inserm.

Nicolas Pulik, Ahidjo Ayouba, Eric Delaporte et Eric D’Ortenzie (*)

Crise sanitaire et aides au privé : Une absence de transparence

Crise et aides au privé : Une absence de transparence

 

Un collectif de vingt économistes, parlementaires et associations s’élève, dans une tribune au « Monde », contre l’absence de transparence des aides versées aux entreprises pendant la pandémie

 

Tribune. Avec 155 milliards d’euros débloqués pour soutenir les entreprises entre mars et décembre 2020, la France est, selon les données publiées par la Commission européenne, championne d’Europe en la matière, loin devant l’Italie (108 milliards) et l’Allemagne (104 milliards). Il ne fait aucun doute qu’il était nécessaire de soutenir le secteur privé à partir du moment où les pouvoirs publics décidaient de confiner le pays et arrêter certaines activités économiques.

Malheureusement, plus d’un an après le début de la pandémie, et alors que les aides publiques aux entreprises privées représentent près de cinq fois le produit net de l’impôt sur les sociétés, ni les parlementaires ni les citoyens ne savent précisément qui a bénéficié, et pour quel montant, des 32 milliards d’euros de reports et exonérations de charges fiscales et de cotisations sociales, des 27 milliards d’euros du chômage partiel ou même des dizaines de milliards d’euros des plans d’urgence sectoriels et de relance.

 

Ces données existent pourtant, mais ni Bercy ni le ministère du travail ne souhaitent les rendre publiques. Confidentialité des affaires et secret fiscal sont brandis pour empêcher tout suivi précis et chiffré des bénéficiaires et des aides qu’ils ont obtenues. Si le détail du soutien accordé à notre coiffeur n’est sans doute pas requis, ne pas savoir précisément combien Atos, Bouygues, Vinci ont touché des dispositifs de chômage partiel alors qu’ils sont soupçonnés d’en avoir abusé, n’est pas acceptable.

Manque de transparence et de contrôle démocratiques

Rien ne justifie un tel manque de transparence et de contrôle démocratiques. La première des exigences, la plus élémentaire en démocratie, consiste à appeler l’exécutif et la majorité parlementaire à publier les données relatives aux bénéficiaires des aides publiques. A minima pour les quelque 250 grandes entreprises et 5 700 entreprises de taille intermédiaire (plus de 250 salariés et/ou plus de 50 millions d’euros de chiffres d’affaires).

Cette exigence de transparence est d’autant plus essentielle que l’Observatoire des multinationales (https://multinationales.org/) a montré, en recoupant les informations parcellaires disponibles, que 100 % des groupes du CAC 40 ont bénéficié et bénéficient encore des aides publiques liées à la pandémie de Covid-19, même si certains ont tenté de prétendre le contraire.


Ainsi, au moins 27 groupes du CAC 40 ont eu recours au chômage partiel. Prévu pour éviter les licenciements et conserver les salariés formés au sein de l’entreprise, le dispositif du chômage partiel est dévoyé lorsque plus de 80 % de ces multinationales qui prétendaient ne pouvoir assumer la charge de la rémunération de leurs salariés ont, dans le même temps, considéré disposer d’une trésorerie suffisamment conséquente pour verser des dividendes en 2020 et/ou 2021.

Covid : une absence de stratégie vaccinale

Covid : une absence de stratégie vaccinale

 

 

Christian Lehmann , médecin et écrivain, dénonce l’absence de stratégie vaccinale du gouvernement dans Libération.

Chronique

Pour beaucoup de personnes vulnérables, la vaccination, c’est la lumière au bout du tunnel. Y accéder, c’est commencer à entrevoir une issue à un confinement auto-imposé et le retour à une vie moins anormale.

Alors que les vaccins commencent à arriver, plus rapidement qu’on l’aurait imaginé à la mi-2020, mais dans un certain désordre, ce sont moins les aléas du démarrage de la vaccination, le ralentissement momentané de production de l’usine belge de Pfizer, qui inquiètent, que l’absence criante d’une stratégie vaccinale cohérente. On l’avait pressenti quand le professeur Alain Fischer, deuxième «monsieur vaccin» (le premier ayant sombré sans bruit une fois que le gouvernement s’était aperçu que ses liens passés avec les firmes pharmaceutiques risquaient de poser un problème de communication), avait benoîtement assumé ne pas «du tout être un spécialiste de ces questions de logistique», alors que la campagne fin décembre était en France au point mort.

On l’avait pressenti quand, après l’ouverture des centres vaccinaux arrachée par des élus et des soignants de ville volontaristes, avec l’appui des autorités régionales de santé (ARS) et des préfets, l’exécutif avait à plusieurs reprises changé la notion de publics prioritaires, puis encouragé l’ouverture de centres bien au-delà des capacités de doses disponibles.

On avait eu confirmation du pilotage en mode automatique quand Olivier Véran, conscient de ne pas avoir assuré une logistique permettant le rappel du vaccin Pfizer dans le délai de 21 à 28 jours, avait évoqué un allongement à 42 jours, aujourd’hui validé par la HAS «pour accélérer la vaccination», alors que ni la Food and Drug Administration (FDA, l’autorité américaine du médicament) ni le fabriquant ne valide cette décision, toutes les études ayant été réalisées avec un rappel à trois semaines.

Il existe en effet un risque théorique que des personnes primo-vaccinées, et donc temporairement insuffisamment protégées, infectées par le coronavirus au-delà des 21 à 28 jours, entraînent une sélection de mutants ayant intégré une certaine résistance au vaccin. Mais nous payons la politique du chiffre du gouvernement, et l’absence de logistique cohérente de la vaccination. «Accélérer la vaccination» en s’exonérant des contraintes scientifiques validées, c’est ouvrir la porte au grand n’importe quoi, une fois de plus : mieux vaut vacciner correctement 1 million de personnes, que vacciner 1,5 million de personnes n’importe comment. Faut-il avoir fait l’ENA ou émarger dans une boîte de conseil privé pour comprendre ce concept basique ? La Haute Autorité de santé, transformée en agence de communication du gouvernement, bégaie dans son communiqué en affirmant par deux fois appuyer sa décision sur «l’absence de position consensuelle des autres pays sur la question du schéma vaccinal dans le contexte épidémiologique actuel».

Au milieu de ce marasme, les équipes sur le terrain avaient tenté de faire au mieux, malgré des difficultés techniques qu’on n’imagine pas : mauvaises seringues, aiguilles inadéquates. Cela peut prêter à sourire, quand on n’est pas confronté au problème. Ce n’est pas un sujet de franche hilarité quand on se rend compte que la reconstitution du vaccin et son injection dans des conditions optimales nécessitent une minutie particulière.

Pour le spécialiste Covid sur YouTube, pourtant, tout est simple. Le flacon contient plus de 2 millilitres de vaccin une fois celui-ci reconstitué. Chaque injection délivre 0,3 millilitre de vaccin. Donc on pourrait en théorie constituer jusqu’à sept doses avec une seule fiole. C’est compter sans les caractéristiques du produit, huileux, et sans «l’espace mort» des seringues et des aiguilles, notion qui a échappé à la plupart d’entre nous pendant des années parce qu’elle n’a en général aucune traduction pratique.

Lorsqu’on injecte un produit, une partie de celui-ci n’est en réalité pas injectée, il reste dans l’aiguille. Pour être précis, le «fond» du produit reste dans le chas de l’aiguille, et selon la longueur et le diamètre de celle-ci, sur de très petits volumes, cela est problématique. Chaque fois qu’on injecte 0,3 millilitre, on a donc utilisé jusqu’à 0,33 millilitre de vaccin dont une partie sera «captive» dans la seringue. Les équipes vaccinales ont étudié le problème et, par tâtonnements, perfectionné leur technique pour «gratter» une sixième dose dans une fiole de cinq. Elles l’ont fait savoir, essentiellement sur les réseaux sociaux, afin de partager avec leurs collègues cette trouvaille qui permettait, certes de manière aléatoire, de vacciner quelques personnes supplémentaires dans cette course contre le virus.

Qu’à cela ne tienne ! Confronté à une probable insuffisance de doses stockées, l’exécutif a officiellement acté que chaque fiole contenait six doses, ce qui est faux et dépend de la livraison de matériel adéquat. Matériel sur lequel, comme sur le stock de vaccins, nous n’avons aucune visibilité, malgré la transparence constamment vantée par le ministre de la Santé.

Cette validation officielle d’une prouesse technique, muée en obligation, a immédiatement amené Pfizer à réduire le nombre de fioles fournies aux Etats, arguant que les commandes ont été faites en nombre de doses et pas en nombre de fioles. Mais devant le tollé, la firme BioNTech a assuré livrer à prix coûtant les aiguilles… qui sont aujourd’hui en rupture de stock.

Ainsi va la campagne vaccinale en France. Ce qui devrait être un début de sortie de crise se mue en casse-tête.

Nous attendons de nos gouvernements qu’ils sécurisent la fabrication de seringues à espace mort intermédiaire et d’aiguilles 25G 25 millimètres – les plus adaptées. A défaut de pouvoir imposer la fabrication sous licence par des usines européennes à l’arrêt (pour cause de vaccin Sanofi en carafe…) du vaccin Pfizer, l’Europe doit au moins être capable de mettre sur la table l’argent nécessaire pour démultiplier la capacité de fabrication d’aiguilles et de seringues adaptées… Nous attendons aussi la transparence sur le nombre de doses stockées, de matériel d’injection disponible, et une sécurisation des délais de rappel du vaccin Pfizer pour les primo-vaccinés.

Nous sommes une nation de «66 millions de procureurs», fustige Emmanuel Macron. Reste que, pour plaider le droit à l’erreur constructive, il faut d’abord savoir reconnaître ses erreurs. Et depuis le début de cette pandémie, entre éloge de l’amateurisme et déni persistant sur les manques et les mensonges, on est, hélas, très loin du compte.

Christian Lehmann médecin et écrivain

Coronavirus : une absence de stratégie de dépistage en France

Coronavirus : une absence de stratégie de dépistage en France

 

À l’étranger la stratégie de dépistage française est très critiquée, en France également. « On n’a pas de stratégie de dépistage en France », a déploré lundi 7 septembre sur franceinfo Martin Blachier, médecin épidémiologiste, spécialiste en santé publique, alors que plus de 4 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été comptabilisés en France ces dernières 24 heures. « Le gouvernement répond à une demande populaire qui est de se faire tester massivement », constate Martin Blachier.

 

Pour l’épidémiologiste, la bonne stratégie « serait une stratégie basée sur le risque. Il faudrait évaluer le risque réel des gens quand ils ont eu un contact avec quelqu’un testé positif, et tester en priorité les gens qui sont à haut risque. Mais cela nécessiterait de faire une vraie évaluation du risque avant de tester les gens, ce qui n’est pas fait aujourd’hui. » Martin Blachier estime qu’actuellement, « n’importe qui peut avoir un test, peu importe si c’est un risque, peu importe si c’est pour se rassurer, s’il n’y a même aucune raison, il passe avec le même niveau de priorité que n’importe qui. » 

Jusqu’à présent, la France « s’est vantée du nombre de tests qu’on faisait. Donc on était dans une rhétorique de volume », souligne le médecin. « Je pense qu’il serait de bon ton d’être dans une rhétorique stratégique et de prioriser. » Les autorités n’auront « de toutes façons, pas le choix », ajoute Martin Blachier. « Les laboratoires d’analyse sont au bord de l’explosion, les résultats sont donnés beaucoup trop tard. Et là où c’est important de tester, on n’a pas l’effet bénéfique du test puisque les résultats sont beaucoup trop tardifs. » 

 

G7 à Washington: Angela Merkel, une absence très diplomatique

G7 à Washington: Angela Merkel, une absence très diplomatique

Officiellement, c’est pour des  raisons de santé surtout que Merkel ne participera pas à la réunion du G7 organisé par le président américain Mme Merkel, (le G7 réunit les États-Unis, Japon, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie) . Une absence aussi assez diplomatique car Angela Merkel sait que le président américain est en pleine campagne électorale et qu’il n hésitera pas à utiliser cette rencontre au profit de ses électeurs. On peut notamment imaginer qu’il tentera une attaque nouvelle contre les Chinois. Or on sait que les Allemands sont partagés entre les exigences chinoises et américaines. L’Allemagne craint surtout une augmentation des droits douaniers sur ses exportations notamment ses automobiles.

 

Une absence qui sera remarquée celle de Merkel au G7 organisé par Trump aux États-Unis. Une absence sans doute liée à l’état de santé relativement fragile de la chancelière, aussi au climat encore difficile concernant la situation sanitaire mais aussi à la complexité des relations futures entre l’Europe  et les États-Unis. On sait qu’après la Chine, l’Europe  sera la prochaine cible du président américain qui voudrait rééquilibrer le commerce international en augmentant les  tarifs douaniers notamment ceux des voitures allemandes. Sans la présence de Merkel, il est clair que l’Europe  sera  affaiblie face à TRUMP et aux autres grandes puissances mêmes s’il est vraisemblable que Macron tentera de combler le vide avec sa faconde habituelle. Il pourrait même lancer une idée nouvelle à usage électoral essentiellement interne Reste à savoir quelle crédibilité les grandes puissances accorderont à ce discours. Beaucoup des participants à cet éventuel G7 sont surtout préoccupés par des problématiques internes et risque donc de tirer les orientations communes en direction de leurs intérêts nationalistes.

 

 

 

Merkel absence remarquée au G7 organisé par Trump

Merkel absence remarquée  au G7 organisé par trump

 

Une absence qui sera remarquée celle de Merkel au G7 organisé par Trump aux États-Unis. Une absence sans doute liée à l’état de santé relativement fragile de la chancelière, aussi au climat encore difficile concernant la situation sanitaire mais aussi à la complexité des relations futures entre l’Europe  et les États-Unis. On sait qu’après la Chine, l’Europe  sera la prochaine cible du président américain qui voudrait rééquilibrer le commerce international en augmentant les  tarifs douaniers notamment ceux des voitures allemandes. Sans la présence de Merkel, il est clair que l’Europe  sera  affaiblie face à TRUMP et aux autres grandes puissances mêmes s’il est vraisemblable que Macron tentera de combler le vide avec sa faconde habituelle. Il pourrait même lancer une idée nouvelle à usage électoral essentiellement interne Reste à savoir quelle crédibilité les grandes puissances accorderont à ce discours.

 

 

Absence du mot confinement : une erreur sémantique ou stratégique du président de la république

Absence du mot confinement : une erreur sémantique ou stratégique du président de la république

 

 

Il semble bien que le président de la république soit coutumier des évitements sémantiques. Ainsi lors de son allocution récente,  la totalité de son discours visait à restreindre la mobilité pour imposer la suppression de la plupart des déplacements, le chef de l’État a cependant  évité le mot résumant tout à savoir:  le confinement. Un mot d’ailleurs immédiatement utilisé par le ministre de l’intérieur. Pourquoi cet évitement curieux ? Un peu le même à-propos de la laïcité quand  macro a utilisé beaucoup d’expression mais surtout n’a pas prononcé le mot de communautarisme.

 

Il y a toujours chez le chef de l’État cette espèce d’ambiguïté dans la manière de qualifier les phénomènes et sa politique. Cela témoigne évidemment de la fébrilité du président de la république qui s’interroge désormais sérieusement sur ses chances en 2022. Il a notamment constaté la catastrophe électorale subie par son camp lors des municipales maintenues de manière irresponsable par ailleurs par son Premier ministre. Parallèlement, le président de la république n’hésite pas à utiliser le mot comme guerre contre la pandémie, un mot pas tout à fait adapté surtout quand les moyens pris ne sont pas ceux du de guerre.

 

Si effectivement le pays devait être considéré comme en situation de guerre, il y a longtemps qu’on aurait sans doute réquisitionné nombre d’usines pour fabriquer des appareils respiratoires, des masques, des médicaments y compris des médicaments de base comme le paracétamol aujourd’hui fabriqué à 80 % par les Chinois. Et qui va maintenant être contingenté.

 

Les responsables politiques de l’opposition critiquent tous le manque de clarté de la nouvelle intervention d’Emmanuel Macron, lundi 16 mars, sur les mesures visant à freiner la propagation du coronavirus. Les experts en com’ de crise interrogés par franceinfo pointent eux aussi le flou du discours du président de la République. « La priorité consistait à ce que les messages de mise en confinement du pays soient parfaitement compris et entendus sur les aspects très pratiques », explique Jean-Christophe Alquier, président d’Alquier communication. Et visiblement, c’est raté : « Le technocrate a pointé son visage sous le masque du chef de guerre, on l’a senti revenir sur des sujets qui sont secondaires sur un plan émotionnel mais aussi sur un plan rationnel ». Principal problème de l’allocution du chef de l’Etat : ne pas avoir prononcer le mot de « confinement » devant les 35,3 millions de téléspectacteurs qui ont regardé son intervention.

Crise: La grande absence des intellectuels ?

Crise: La grande absence des  intellectuels ?

 

Quelques  artistes,  quelques  intellectuels se sont réveillés récemment à propos de la question sociétale des retraites mais la plupart se taisent, sans doute une caractéristique d’une société en crise. Il y a longtemps que le monde artistique se tient à l’écart des grands mutations socio-économiques  préférant le plus souvent les thèmes de divertissement ou le recentrage nombriliste.  En ces temps de troubles économiques, sociaux, politiques, les intellectuels font aussi preuve d’une grande discrétion. Où sont aujourd’hui Bourdieu, Claude Levi Strauss, Sartre, Aron, Barthe, Michel Foucault  s’interrogent certains. Justement Michel Foucault avait pressenti le changement de statut de l’intellectuel en constatant la fin de l’intellectuel universel par l’intellectuel spécifique. Du fait de l’évolution de la démocratie et des techniques, monde a connu sans doute en quelques dizaines d’années davantage de changements que pendant des siècles et des millénaires dans les domaines économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels.

 

Un seul exemple un salarié consacrait 70 % de son temps au travail  sous Napoléon Ier, aujourd’hui il n’en consacre que 10 %. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupait  75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.-D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement.

 

Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement. 

 

 Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus).  Des mutations qui affectent le champ économique, social, technologique, environnemental et politique où les connaissances spécifiques se sont développées mais de manière le plus souvent éclatée de sorte qu’on a perdu la cohérence entre ces différentes dimensions. Il n’existe plus d’intellectuels susceptibles d’embrasser la totalité de ces connaissances pour les resituer avec pertinence dans une vision globale. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes ; Et les intellectuels et les artistes  dans leurs champs restreints. Pas tous heureusement mais on ne sent pas de prise en compte suffisamment significative des problématiques contemporaines dans l’expression des milieux artistiques et intellectuels. Sans doute le signe que la crise est profonde quand  la culture elle-même est en retard -ou en retrait- des mutations profondes qui affectent nos sociétés.   Alors qu’elle devrait être en avance.

 

Crise: La grande absence des intellectuels ?

Crise: La grande absence des  intellectuels ?

 

Quelques  artistes,  quelques  intellectuels se sont réveillés récemment à propos de la question sociétale des retraites mais la plupart se taisent, sans doute une caractéristique d’une société en crise.  En ces temps de troubles économiques, sociaux, politiques, les intellectuels font preuve d’une grande discrétion. Ou sont aujourd’hui Bourdieu, Claude Levi Strauss, Sartre, Aron, Barthe, Michel Foucault  s’interrogent certains. Justement Michel Foucault avait pressenti le changement de statut de l’intellectuel en constatant la fin de l’intellectuel universel par l’intellectuel spécifique. Du fait de l’évolution de la démocratie et des techniques. Le monde a connu sans doute en quelques dizaines d’années davantage de changements que pendant des siècles et des millénaires dans les domaines économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels. Un seul exemple un salarié consacrait 70 % de son temps sous Napoléon Ier, aujourd’hui il n’en consacre que 10 %. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus).  Des mutations qui affectent le champ économique, social, technologique environnemental et politique où les connaissances spécifiques se sont développées mais de manière le plus souvent éclatée de sorte qu’on a perdu la cohérence entre ces différentes dimensions. Il n’existe plus d’intellectuels susceptibles d’embrasser la totalité de ces connaissances pour les resituer avec pertinence dans une vision globale. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes ; Et les intellectuels dans leurs champs restreints.

 

Macron : des dérapages verbaux dus à l’absence de résultat

Macron : des dérapages verbaux dus à l’absence de résultat

On peut évidemment s’étonner de la multiplication des dérapages verbaux de Macron aussi de la très grande fébrilité du gouvernement à propos de tout et de rien notamment concernant l’affaire Benalla. La vérité c’est que les résultats promis par Macron se font attendre. Le président de la république avait sans doute pensé qu’il avait maintenant réalisé nombre de réformes structurelles qui serviraient à la fois la croissance et l’emploi. Or dans ce domaine,  c’est l’échec total, c’est même pire que sous Hollande. En effet la croissance de 2018 n’atteindra au mieux que 1,5 % au lieu des 2,3 % espérés par les experts. Du coup mécaniquement le chômage reprend. L’erreur de stratégie de Macron aura été de penser qu’on peut tout réformer par décret voire par ordonnance sans impliquer les intéressés et sans tenir compte des réalités sociales et économiques. L’autre erreur aura été de négliger l’équilibre entre les orientations économiques et les orientations sociales. En matraquant fiscalement des le début de l’année le pouvoir d’achat, la consommation des ménages s’est nettement dégradée.  Mais  cette consommation des ménages représente 60 % du PIB. Le président est donc sans doute agacé lui-même de ce manque de résultats. Du coup pour s’en excuser, il sollicite la responsabilité individuelle des chômeurs qui seraient responsables de la dégradation de la conjoncture économique et sociale. Il ne faut pas chercher ailleurs cet agacement de voir cette agressivité de Macron à l’égard de tout ceux, qui collectivement ou individuellement, contestent sa politique. Si l’on ajoute à cela que la communication du président de la république est catastrophique on comprendra mieux son écroulement dans les enquêtes qui mesurent sa popularité.

État des routes et des ponts en France : « absence de transparence (Pierre Chasseray)

État des routes et des ponts en France : « absence de transparence (Pierre Chasseray)

Ce que regrette  sur franceinfo Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes.

 

Franceinfo : Vous avancez que, chaque jour, un pont devient inutilisable en France, pourtant on ne trouve pas de liste concernant ces infrastructures ?

Pierre Chasseray : Il y a un manque de transparence. L’État a choisi de ne plus entretenir le réseau routier et il y a eu des conséquences extrêmement fâcheuses. On commence à pointer cela du doigt depuis quelques semaines. Il y a cet événement terrible en Italie qui nous ramène à cette triste réalité de l’état du réseau routier français, et je crains que si on continue à ne rien faire, on se retrouve dans la même situation malheureuse et dramatique dans les années à venir. Si on publie la liste des ponts, certains automobilistes vont la consulter et vont se faire peur. On réclame à l’État une transparence globale et des investissements. Comment peut-on aujourd’hui dire qu’il y a 7% des ponts qui sont dans un état catastrophique et ne pas en donner la liste ? La moindre des choses serait d’investir au plus vite. La France, c’est 200 000 ponts, et chaque jour il y en a un qui disparaît. C’est un chiffre extrêmement symbolique, car c’est la preuve par A+B qu’on fait le choix de fermer, donc de ne plus entretenir, plutôt que de corriger le tir et de sécuriser un patrimoine routier. On a mis de l’argent à construire nos routes, nos ponts, il faut les préserver, sinon ce serait une catastrophe pour cet argent investi.

 

Certaines DIR (Direction Interdépartementale des Routes), comme la DIR Est, en Lorraine, ont publié ces derniers jours la liste des ponts qui nécessitent une maintenance urgente. Vous demandez à ce que ce soit le cas partout ?

Il faut que ce soit le cas partout ! Il ne faut pas qu’on ait peur de faire peur aux Français. Le seul moyen de corriger le tir, c’est d’avoir cette transparence et de montrer qu’on connaît le réseau routier et ses défaillances. Élisabeth Borne a pointé du doigt cette problématique du manque d’entretien des réseaux français. Aujourd’hui la balle est dans le camp de Bercy, l’argent est là, il existe, l’argent qui est dévolu à l’entretien des réseaux routiers et des ponts. Ce n’est plus possible de ne pas informer, de ne pas entretenir, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. Il faut un audit des infrastructures routières !

Craignez-vous qu’une catastrophe comme celle de Gênes se produise en France ?

La catastrophe a lieu tous les jours. Tous les jours on constate des accidents liés au mauvais état de l’infrastructure routière. Un rapport de 1995 pointait du doigt le fait que dans un accident sur deux, la route jouait un rôle important. Tous les jours, on a des décès sur les routes qui sont en partie dus au manque d’entretien du réseau routier français. Cette catastrophe est lissée, inaudible, on préfère parler d’un 80 km/h qui soi-disant irait sauver des vies alors que ça ne sauve personne. La catastrophe italienne nous montre à quel point de temps à autre, sur un enjeu majeur, on peut avoir des dizaines et des dizaines de victimes. Mais chaque année, ce sont des centaines, de milliers de victimes sur les routes.

Absence de Macron à la commémoration de 14-18 à Amiens : lamentable !

Absence de Macron à la commémoration de 14-18 à Amiens : lamentable !

 

 

 

Toute évidence, une faute de goût et une faute diplomatique ; peut-être que l’l’impasse de Macron à la commémoration d’Amiens provient de l’absence de la reine d’Angleterre. Celui qui se considère sans doute comme le roi de France n’a pas voulu condescendre à côtoyer seulement la première ministre britannique et le prince William. Pourtant cette bataille d’Amiens marque le basculement de la guerre de 14 18.  Cette absence très remarquée du chef de l’État français témoigne aussi de sa désinvolture puisque son entourage a expliqué que le président ne pouvait pas interrompre ses congés au fort de Brégançon. Macron a pourtant s’est pourtant autorisée à prendre un bain de foule sous les caméras sans doute pour commémorer sa baisse de popularité et tenter d’y remédier. En tout cas ; cette absence témoigne du caractère de Macron, sorte de gosse gâté très mal élevé qui s’autorise qui fait la leçon à ceux qui font une entorse au protocole. Bref, une sorte de monarque absolu condescendant, fantasque,  un peu irresponsable. La présence à la commémoration d’Amiens s’imposait pourtant. En effet Le 8 août 1918, les alliés lancent «l’offensive des Cent Jours», une série d’attaques qui permettra de repousser les forces allemandes de plus en plus loin, aboutissant au dénouement du 11 novembre. «Aller vite, marcher fort, en manœuvrant par-devant, appuyer par-derrière avec tout le monde, jusqu’à obtention du résultat», préconisait Foch dans son ordre du 9 août, lu par Florence Parly. Si dans le souvenir français, Verdun occupe une place particulière, les Britanniques, eux, s’attachent surtout à la Somme et à Amiens. La plupart de leurs morts tombés sur ces champs de bataille n’ont pas été rapatriés. Des mémoriaux subsistent, où les familles viennent fréquemment se recueillir. Dans l’âpre contexte du Brexit et de l’impasse actuelle entre Bruxelles et le Royaume-Uni pour trouver un accord de sortie, la cérémonie d’Amiens permettait également à Londres, en rappelant le prix du sang payé il a un siècle, de faire valoir son attachement au Vieux Continent - à son histoire, à ses valeurs, à son avenir.

 

Industrie : l’absence de stratégie

Industrie : l’absence de stratégie

 

 

Le déficit des produits manufacturés s’est encore creusé en 2017 alors que la conjoncture est restée très favorable. Le redressement du commerce extérieur de la France constitue un véritable défi pour les années à venir. Force cependant est de constater l’absence de stratégie pour redresser l’industrie. Il ya certes un problème de compétitivité mais encore davantage une insuffisance qualitative de l’offre. Les gouvernements successifs, Macron compris, se refusent à envisager des stratégies par filières comme par le passé. , des stratégies  pourtant grâce auxquels on exporte (exemple matériel de transport, aérospatial,  armement, agriculture).  Il y a sans doute de nombreuses raisons pour comprendre le déclin industriel de la France notamment le manque de compétitivité, la complexité des normes et des règlements administratifs, l’insuffisante productivité. Mais le pays manque depuis longtemps de vision. Par crainte de l’étatisme le mot plan est tabou et le mot stratégie n’a guère de contenu opérationnel. Le commissariat général au plan a disparu déjà depuis longtemps et il n’y a même plus de ministère de l’industrie. Quand ce ministère existait il était totalement sous la coupe de Bercy. Du coup la stratégie industrielle de la France est surtout défensive pour tenter de sauver des entreprises en difficulté par exemple comme chez Alstom, Alcatel, Arcelor  plus récemment j’ai MGS ou ST X. Encore une fois c’est la crainte de l’étatisme qui a étouffé toute vision industrielle et on a confié au marché le soin de combler le vide. Une confusion évidemment car si le marché est incontournable pour réguler l’équilibre entre l’offre et la demande par contre certains projets de long terme mérite une réflexion de l’État et son soutien. Ce qui est fait par exemple au États-Unis ou les GAFA ont largement profité de la recherche militaire pour se développer, ils en profitent d’ailleurs toujours. La politique industrielle ne peut se réduire à la seule prise en compte de l’informatisation des processus de production. Le plan informatique ne peut répondre à tout. Le digital, c’est incontournable mais ne peut dispenser de stratégie par grand marché du futur. De la même manière l’allégement de la fiscalité, indispensable lui aussi, ne peut non plus seul constituer le seul vecteur du redressement industriel. Le slogan made in France manque sérieusement de contenu. Pour preuve la dégradation de l’industrie se constate y compris avec les pays de l’union européenne.   Le solde commercial en produits manufacturés avec les autres pays de l’Union européenne s’est creusé de 10,7 milliards d’euros en 2017 pour atteindre -42,9 milliards d’euros. Cette dégradation repose notamment sur le creusement du déficit avec l’Allemagne de -3 milliards d’euros (à -17 milliards d’euros) avec une vraie contraction des exportations. Les exportations à destination du Royaume-Uni ont également ralenti en raison des incertitudes liées au Brexit, la dépréciation de la livre sterling et le ralentissement de la demande intérieure britannique. La baisse du solde a également concerné bien d’autres pays européens tels que l’Autriche, les Pays-Bas, l’Italie et l’Espagne.

LREM, le parti masque l’absence de démocratie avec internet

LREM, le parti masque l’absence de démocratie avec internet

Pour l’instant,  la république en marche se caractérise par le centralisme et la langue de bois. Le parti du président tente de masquer l’absence totale de démocratie avec les outils Internet qui diffusent information, formation et méthode politique mais dans un seul sens du haut vers le bas. D’ailleurs ce bas n’existe pas il n’y a aucune structure locale, départementale ou régionale seulement des référents, sorte de commissaires politiques désignés par des responsables nationaux autoproclamés. Officiellement le parti annonce toujours 388 000 adhérents, en réalité il s’agit de citoyens qui un moment à un autre ont apporté leur soutien à la candidature de Macron par un clic. D’ailleurs il n’y a pas de procédure formelle d’adhésion, pas de renouvellement,  ni même de désaffiliation. Pas de cotisation non plus. Du coup, on pourrait même compter tous ceux  qui un jour ont cliqué sur le site en marche. Les adhérents et les militants d’en marche ne sont que des lecteurs du site Internet du parti. Pour preuve de cet affaiblissement, le faible succès d’une consultation interne sur le logement en septembre, qui n’a recueilli que 20.000 réponses alors qu’En Marche revendique 388.000 adhérents. Pire : à la veille du congrès qui a couronné samedi dernier Christophe Castaner, seul candidat en lice adoubé par Emmanuel Macron, 100 « marcheurs » de toute la France, qu’il s’agisse d’élus, d’animateurs de comités locaux ou de simples adhérents, ont claqué la porte à grand bruit. Ce geste spectaculaire, très symbolique, a mis en lumière le double discours d’un parti  créé en avril 2016 sur la promesse de réinventer l’exercice de la politique, mais qui fonctionnerait en réalité comme une forteresse verrouillée par le haut, au mépris de la liberté d’expression et d’action de la base. Des pratiques que les démissionnaires estiment « issues de l’Ancien monde ». De nombreux témoignages de militants et de cadres, éparpillés dans les médias, ont confirmé le blues des « marcheurs » et la difficulté pour le mouvement d’Emmanuel Macron de s’affranchir d’une organisation pyramidale, voire inféodée… typique d’un parti politique traditionnel. . Cette modernité a cependant séduit Penelope Liot, membre de l’équipe et ancienne de la startup Lima, qui s’engage en politique pour la première fois. La fondatrice du Noël de la French Tech explique : « En Marche est une méta-plateforme composée de plusieurs sous-plateformes qui s’interconnectent. Il y a une sous-plateforme pour gérer les adhérents, une autre pour les initiatives citoyennes, une autre pour la formation, une plateforme dédiée aux idées.. Tout ceci vit séparément et ensemble.» bref le numérique pour cacher l’absence de démocratie.  

Brexit : l’hypothèse d’une absence d‘accord (Barnier)

Brexit : l’hypothèse d’une  absence d‘accord (Barnier)

Michel Barnier, négociateur de l’Union européenne  pour le Brexit évoque l’hypothèse possible d’uen rupture brutale avec la Grande Bretagne. Une rupture sans accord. Il ménage aussi l’avenir en déclarant aussi que le scénario d’un maintien du Royaume Uni dans l’UE n’est pas complètement impossible. Cependant la rupture sans accord paraît plus vraisemblable car le Royaume Uni ne veut toujours pas entendre parler d’uen facture à régler à moins que l’Union européenne n’accorde des facilités pour le commerce avec les britanniques.  Michel Barnier met par ailleurs en garde contre ce scénario. « Un échec des négociations aurait des conséquences sur de multiples domaines, rien que sur la capacité des avions britanniques à atterrir en Europe, le Royaume-Uni quittant le ciel unique, ou sur celles des chiens et des chats à traverser le Channel! », prend-il pour exemple. Le négociateur de l’UE laisse une porte ouverte : « La seule hypothèse de commerce sans friction serait que le Royaume-Uni reste dans l’union douanière et dans le marché unique [...] C’est une option qui, pour nous, est encore possible. » Puis de regretter : « Mais le gouvernement de Theresa May a préféré quitter le marché unique et l’union douanière, et s’en tenir seulement à un accord commercial. »

Après Nice : « absence de réflexion collective » (Jean-Pierre Raffarin)

Après Nice : «  absence de réflexion collective » (Jean-Pierre Raffarin)

 

À droite Jean-Pierre Raffarin fait un peu exception et ne rejoint pas le cœur des critiques en tout genre et encore moins les élucubrations populistes de certains. « Je souhaiterais que nous puissions avoir des débats sereins et apaisés, là où ils doivent se dérouler, c’est-à-dire au Parlement et non dans les JT. Notre démocratie ne connaît pas la réflexion collective, c’est désolant». Il veut «éviter que les politiques de sécurité ne s’inventent dans les quarante-huit heures suivant un drame». Ceci étant  Jean-Pierre Raffarin aborde une question essentielle à savoir la trop grande exposition de la France contre l’État islamique. Jean-Pierre Raffarin remet en cause l’intérêt d’une intervention militaire française contre l’État islamique. «On peut se poser la question de la surexposition de nos armées en Irak et en Syrie. Dans cette aventure, nous sommes partis avec les Américains, et aujourd’hui notre action est globalement minoritaire mais politiquement très exposée. En va-t-il de l’intérêt supérieur de la France? Nous payons doublement le prix de la guerre, humainement et matériellement», s’interroge le sénateur. Jean-Pierre Raffarin ne rejoint pas les propositions fantaisistes de certains de ses collègues comme  Georges Fenech (LR): qui propose «Un Guantanamo à la française», ou encore comme  Alain Marsaud (LR) qui déclare «Je me défends, je porte une arme» Pour l’ex-juge antiterroriste, la population française doit être armée. «, Autre proposition, celle de Jacques Bompard qui consiste à faire «Faire sauter l’État de droit» sans oublier  Henri Guaino (LR) qui  a suggèré de mettre un lance-roquettes sur la Promenade des Anglais est sans doute lors de toutes les manifestations festives ou non. À juste titre Jean-Pierre Raffarin s’est donc inquiété de la surenchère des leaders de la droite

Taxis : après les VTC, c’est, les « lotis » ou l’absence de régulation

Taxis : après les VTC,  c’est, les « lotis » ou l’absence de régulation

 

Après les protestations des taxis puis celle des VTC voilà maintenant celle des chauffeurs dits lotis. Difficile sans doute pour l’opinion publique de s’y retrouver dans les différents statuts qui permettent aux taxis ou assimilés de transporter des personnes. Pour résumer trois types de statut coexistent actuellement dans le monde des taxis. Les taxis classiques, les VTC  (initié par Uber)  et qui en quelque sorte bénéficient de règles allégées (pas de licence, pas les mêmes règles fiscales) enfin les chauffeurs dits lotis normalement autorisés à ne transporter que des groupes de personnes et qui viennent faire concurrence les  deux autres catégories. Or  suite aux négociations avec les taxis, le gouvernement veut interdire à cette dernière catégorie, les lotis, d’exercer la profession de taxi qui représente toutefois près de 50 % du Sud affaire de leur chiffre d’affaires. Pour résumer 3  types d’environnement concurrentiel pour le même marché. Patrice Salini, (économiste ancien directeur de cabinet au ministère des transports), l’un des meilleurs experts du transport, rappelait  fort à propos la manière dont ont été réglé les questions de licences du transport routier de marchandises et la question du contingentement. (Article paru dans les Échos)

« Une situation de ce type débouche inéluctablement à plusieurs conséquences :

  1. Le marché « contingenté » et « tarifé » est à la fois sous productif et peu rémunérateur, tout en étant sur-tarifé.
    2. Le contingent génère des pratiques de cession ou de location-gérance de fonds de commerce, en réalité d’autorisations de transport  – ou de « plaques » comme on dit chez les taxis, dont les prix sont excessifs(2), et uniquement dus au contingentement lui-même (on paie la rareté). Cette « rente » servie au « propriétaire » qui « loue » au locataire-gérant une « autorisation de stationnement » accompagnée d’un véhicule taxi, ne reflète nullement un fonds de commerce réel, mais bien – essentiellement – un droit d’accès au marché.
    3. Ce système pèse à la fois sur les coûts de production et sur les prix de vente (tarifs), et donc d’une part sur la rentabilité des taxis, leurs conditions de travail, et d’autre part leur compétitivité.
    4. Le secteur le plus contraint peut être tenté de le contourner (frauder) pour en limiter l’incidence (recettes « au noir », tarification non appliquée…)
    5. Le secteur « exempté » de contingent et de contrainte tarifaire se trouve donc mécaniquement plus facile à rentabiliser, un avantage renforcé grâce au téléphone et à internet. »
  2. Par ailleurs Une  recherche très intéressante de l’institut IREF  définissait  perspective de sortie de crise entre les taxis traditionnels et les VTC. Contrairement à certains qui préconisent une libéralisation brutale dans le secteur et/ou qui considèrent que l’indemnisation est  impossible, l’institut propose une restructuration progressive. Extrait des propositions : La libération du marché apparait comme indispensable au regard de l’évolution des techniques et des besoins. Mais la question principale, à résoudre comme un préalable, reste celle de l’indemnisation des taxis qui subiraient une perte injuste du fait d’une libéralisation sans conditions réduisant à néant la valeur de leur licence. Dans la mesure où le coût de leur indemnisation immédiate représenterait une charge insupportable pour la collectivité, d’autres solutions doivent et peuvent être envisagées. Il est proposé de geler les licences actuelles pour une durée garantie de trente ans. Pendant ces trente ans, ces licences pourraient être librement revendues, comme aujourd’hui. Mais leur valeur perdrait mécaniquement un trentième par an, sous réserve, bien entendu, de l’évolution du marché. Parallèlement, un droit de voierie serait payable par tous les véhicule publics, taxis ou VTC, dépourvus de licences (délivrées jusqu’à la réforme) à raison d’un montant raisonnable qui pourrait être de l’ordre de 3 à 4 000 euros par an, correspondant à une partie de la valeur de la licence (il ne parait pas normal d’indemniser les titulaires de licences à hauteur du prix actuel de marché, dans la mesure où celui-ci est aléatoire. Alors que la réforme permettrait aux titulaires, dont certains n’ont pas acquis leur licence, de continuer à travailler). Aucune nouvelle licence ne serait cessible, seules les anciennes le resteraient jusqu’à expiration de leur validité (ce que propose d’ailleurs le nouveau projet de loi). Ce droit annuel serait le prix du droit de stationnement ou plus généralement du droit de faire commerce sur la voie publique dont bénéficieraient donc tant les véhicules disposant d’une licence de trente ans que les autres qui paieraient la licence annuelle. Il n’y aurait donc plus de différence de nature entre taxis et VTC, mais chacun pourrait exercer son métier différemment. Et tous ceux ayant une licence ancienne ou payant le nouveau droit d’exercice pourraient exercer sous certaines conditions (voir ci-après). Bien entendu rien n’empêcherait les compagnies de taxis ou VTC de s’identifier par la peinture de leur carrosserie ou tout signe extérieur de leur choix.

Plus généralement et pour mettre en œuvre cette réforme, les préconisations sont les suivantes :

> Mener une étude d’impact dans les grandes villes, pour évaluer l’ampleur d’une réforme sur le secteur ;

> Attribuer les nouvelles licences par véhicule et par chauffeur pour une durée déterminée de trois ans renouvelables automatiquement sauf violation des règles ci-après ;

> Interdire les cessions des nouvelles licences qui seraient attribuées gratuitement, mais assujetties à une redevance annuelle;

> Instituer des règles simples que Taxis et VTC devront s’engager à respecter au risque de perdre leur droit d’exploiter sur la voie publique : sécurité, fiscalité, règles sociales etc.

> Libérer les prix, de manière à ce que la concurrence joue, non pas seulement sur les quantités mais aussi sur les prix ;

> Veiller à ce que les prix soient clairement affichés dans les véhicules ;
Autoriser tous les véhicules, VTC et Taxis, à utiliser les mêmes innovations technologiques ;

> Stopper le gel des immatriculations de VTC et la limitation du nombre de licences de taxis ;

Une telle réforme devrait favoriser le développement d’une nouvelle offre. Dans les villes, et particulièrement en France, à Paris, les ménages ont de moins en moins de voiture et sont prêts à utiliser de plus en plus le service des taxis ou autres véhicules… Pour autant qu’ils le trouvent. Par ailleurs des taxis de qualité, comme le proposent les VTC, rendraient l’offre plus attrayante. L’identification des véhicules et une bonne communication sur les avantages proposés par chaque compagnie ou chaque type de véhicule ou prestation élargirait le choix des clients et par là, la clientèle elle-même.

 

Il est évident que dans ce cadre les Lotis devraient être soumis aux mêmes règles (NDLR)

Accident de car Puisseguin : le résultat d’une absence de politique de sécurité routière

Accident de car Puisseguin : le résultat d’une absence de politique de sécurité routière

 

 

Le résultat de l’enquête qui mettra des mois aboutira à un constat simple : vitesse trop élevée dans un endroit sans visibilité. Il ya malheureusement en France des milliers et des milliers d’endroits où on applique bêtement la limitation générale en dehors des zones urbaine (90km heures). Quelques ralentissement ici ou là quand le risque est très flagrant. Ailleurs on autorise 90 même sur des portions où rouler à 60 serait déjà dangereux ; cela signifie clairement que la signalétique routière est encore à l’âge préhistorique. Or le conducteur doit demeurer maitre de son véhicule il doit donc pouvoir s’arrêter à temps devant un obstacle. Ce supposerait une politique de limitation très fine adaptée à chaque tronçon. C’est le principe même adapté pour la circulation ferroviaire dans le monde entier. Il  ne faut pas accabler la circulation en car qui demeure (après l’avion) le mode le moins dangereux. Ce qui en cause c’est le concept de sécurité routière pour tous les usagers. De point de vue la politique peut être qualifiée de nulle. La preuve c’est l’augmentation du nombre de morts sur les routes ces derniers mois ;  il faudra auusi se poser la question de la cohérence de la politique des transports car la multiplication des lignes de cars dites Macron (qu’on peut comprendre sur le plan économique et social) n’est pas forcément cohérente  avec des objectifs environnementaux ou de sécurité. . E attendant les grands médias titrent : « Un phénomène complètement inexpliqué » avec force banalités et compassions.   »Nous n’avions pas connu de telle catastrophe sur les routes depuis plus de 30 ans », a déclaré le Premier ministre Manuel Valls, qui s’est rendu sur place. « C’est un choc terrible pour la France, et aujourd’hui la France et les Français sont en deuil. » Le dernier accident de cette ampleur remonte à juillet 1982, quand 53 personnes, dont une vaste majorité d’enfants, avaient trouvé la mort sur l’autoroute A6, près de Beaune (Côte-d’Or).  Le plan Orsec, destiné à gérer les catastrophes, a été déclenché, a annoncé François Hollande en marge d’un déplacement à Athènes, en se disant « plongé dans la tristesse ». « Le gouvernement français est totalement mobilisé sur cette terrible tragédie », a-t-il dit, indiquant qu’il se rendrait sur place « le moment venu ».  Notons Selon le bilan de l’Onisr (Observatoire national interministériel de sécurité routière), que 3.384 personnes ont perdu la vie en 2014 sur les routes de France métropolitaine, soit 116 de plus que

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