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Connaissances mathématiques des élèves : un rapport pour sortir la France de la médiocrité

Connaissances mathématiques des élèves : un rapport pour sortir la France de la médiocrité

Les Français derniers en maths et en sciences, un classement qui confirme le recul régulier du niveau scolaire des Français lors d’évaluation au plan mondial (PISA). (Classement jeunes de 15ans). En cause notamment,  la dictature du pédagogisme  qui privilégie la méthode par rapport a l’apprentissage des savoirs fondamentaux et aussi la manque de formation (sans doute aussi de qualification et de rémunération) des enseignants. Le mathématicien Cédric Villani, médaillé Fields et député La République en marche, ainsi que Charles Torossian, inspecteur général de l’Éducation nationale, remettent lundi 12 février à 11 heures au ministre de l’Éducation un rapport visant à redonner le goût des maths et améliorer leur enseignement à l’école. Dernier classement en date, publié en 2013, à partir des données recueillies en 2012. La France est arrivée à la 25e place sur 65 :

Rang Pays Score
1 Shanghaï-Chine 613
2 Singapour 574
3 Hong-Kong-Chine 561
4 Taipei chinois 560
5 Corée 554
6 Macao-Chine 538
7 Japon 536
8 Liechstentein 535
9 Suisse 531
10 Pays-Bas 523
11 Estonie 521
12 Finlande 519
13 Pologne 518
13 ex. Canada 518
15 Belgique 515
16 Allemagne 514
17 Viêt-nam 511
18 Autriche 506
19 Australie 504
20 Irlande 502
21 Slovénie 501
22 Nouvelle-Zélande 500
22 ex. Danemark 500
24 République tchèque 499
25 France 495
26 Royaume-Uni 494

 

 

L’enquête internationale Timss, elle,  porte  sur les résultats d’élèves en mathématiques et en sciences. « Timss », pour « Trends in mathematics and science study » (étude sur les tendances en mathématiques et en science), scrute tous les quatre ans la performance du système scolaire de pays du monde entier, et ce depuis 20 ans. Moins connus en France que l’enquête Pisa, ses tests de niveau reconnus à l’échelle internationale ont décelé de sérieuses difficultés chez les CM1, et des Terminales S en régression. Une association internationale de chercheurs, l’IEA, organise ces tests. Les 4 870 élèves testés au sein de l’échantillon français ont obtenu le score moyen de 488 points pour les maths et 487 points pour les sciences. Soit un résultat inférieur aux moyennes internationale (500) et européenne (525).  . L’enquête a été réalisée au printemps 2015 auprès de dizaines de milliers d’enfants en quatrième année de scolarité obligatoire (CM1 en France), dont quelque 5.000 en France.  Pour la seule Union européenne, la France est tout en bas, juste après la Slovaquie. L’Irlande du Nord, l’Irlande et l’Angleterre sont sur le podium.  En sciences, les cinq pays d’Asie cités plus haut sont également en tête, suivis par la Russie. La Finlande, premier pays de l’UE, est au 7e rang. Pour la seule UE, la France est avant-dernière, juste avant Chypre.

 

Front national : »sortir de la tambouille interne» (Philippot)

Front national : »sortir de la tambouille interne» (Philippot)

Mis en demeure par Marine Le Pen de clarifier sa situation,  Florian Philippot a refusé de quitter la présidence de son courant « les patriotes ».  Sur le fond, il a même indiqué qu’il serait prêt à partir si le Front National abandonnait la sortie de l’euro. Au-delà de la bataille d’ego des différents lieutenants de Marine Le Pen ce qui se joue au Front National c’est la priorité à accorder respectivement au problème économique et au problème identitaire. Mise en défaut sur les questions économiques,  Marine Le Pen semblerait vouloir privilégier désormais la dimension identitaire et mettre en veilleuse les questions économiques notamment la sortie de l’euro. Pour cela on demande à Florian Philippot de clarifier sa position.  « Ce qu’il faudrait clarifier pour le coup, ce serait qu’on sorte de la tambouille interne et qu’on soit extrêmement audible sur le fond face à Macron », a lancé un Florian Philippot offensif sur France Inter. Une réplique sans ambiguïté à Marine Le Pen. La députée avait déclaré vendredi dans Le Parisien que « oui », Florian Philippot devait « clarifier sa situation » actuelle puisqu’il était à la fois vice-président du FN et à la tête de sa propre association, « Les Patriotes ».  »Bien évidemment, je ne quitterai pas la présidence des Patriotes », a tranché l’énarque lundi. Il a même précisé ne « pas savoir » ce que lui demandait Marine Le Pen. « Ma position est extrêmement claire », a-t-il encore assuré.  »Je dirige une association [..] qui vise à la refondation, qui travaille [...] Ce n’est pas une opposition. Il y a déjà eu et il y a encore actuellement d’autres vice-présidents qui dirigent des associations », a poursuivi le vice-président du FN. Un clin d’oeil au « Club idées nation » présidé par Louis Aliot mais aussi peut-être à « Générations Le Pen », qui avait été lancé par Marine Le Pen en 2002 au sein du FN.  »Ce qui ne serait pas clair, c’est que nous ne soyons plus sûrs de nos convictions. Soyons sûrs de nos convictions sur l’Union européenne », a par ailleurs défendu Florian Philippot, répétant qu’il quitterait le parti s’il abandonnait la sortie de l’euro dans son projet. « Je ne vois pas pourquoi elle (Marine Le Pen, NDLR) ferait cela. Mais bon, si elle veut faire cela, écoutez oui, ce sera sans moi », a-t-il dit sur France Inter. Le secrétaire général du FN Nicolas Bay a estimé que l’association des Patriotes donnait « le sentiment qu’elle organise de façon un peu distincte, en doublonnant un peu, la procédure de refondation qui se mène à l’intérieur du Front national ».  »Il peut y avoir des associations qui gravitent à la périphérie du mouvement. Là, dans le cas précis c’est une association qui a un peu les caractéristiques (…) d’un parti politique », a-t-il déclaré.

Sortir de la stérile lutte des classes (Lemaire)

Sortir de la stérile lutte des classes (Lemaire) –

 

Bruno le maire, ministre de l’économie, révèle ses principales préoccupations  dans une interview à la tribune (extrait)

 

BRUNO LE MAIRE - Mon rôle ici à Bercy est  d’accomplir la transformation économique de la France, pour pouvoir annoncer de bonnes nouvelles. Les meilleures, ce serait qu’il y ait enfin du travail pour tous dans notre pays ; ce serait que ceux qui payent le tribut le plus élevé au chômage, les jeunes les moins qualifiés, puissent trouver leur place dans la société ; ce serait enfin que l’économie française réalise pleinement son potentiel.

 

Avec les difficultés, les références de gauche et de droite pourraient bien faire leur retour. Comment vous situerez-vous alors ?

Nous sommes dans une période de recomposition complète de notre vie politique. Elle est encore inachevée et va se poursuivre. Jamais je n’aurais envisagé d’entrer au gouvernement sans avoir la légitimité que donne l’élection. Les Français, au fond, se moquent de savoir si l’on vient de la droite ou de la gauche : ils demandent des résultats et c’est cela qui compte pour moi. Dans ma circonscription, je ne me suis pas retrouvé opposé à la droite ou à la gauche mais aux extrêmes. Cela a été le cas dans beaucoup de circonscriptions en France. Face à ce risque, nous n’avons pas le droit d’échouer.

L’audit de la Cour des comptes a mis en évidence un grave dérapage des comptes publics en critiquant sévèrement la gestion Hollande. Quelles mesures allez-vous prendre pour tenir l’objectif d’un déficit inférieur à 3% dès 2017 ?

Notre niveau de dépenses publiques est un des plus élevés d’Europe (56,2 % du PIB), et nous avons pourtant un niveau de chômage parmi les plus hauts et un taux de croissance parmi les plus bas. Vous le voyez donc : la voie du « toujours plus de dépenses publiques » est une impasse. À nous de le faire comprendre et d’opérer une vraie transformation culturelle. La deuxième erreur à ne pas renouveler, c’est de penser que l’on peut corriger nos déficits en augmentant les impôts et les taxes. Non ! Augmenter les impôts est une solution de facilité. Le seul choix courageux, c’est de réduire la dépense publique. J’insiste sur ce point : pas de nouveaux impôts ! C’est une promesse du président de la République. C’est pourquoi il n’y aura pas de projet de loi de finance rectificative cet été.

Quelles seront vos priorités entre mesures de compétitivité pour les entreprises et mesures de pouvoir d’achat ?

La transformation de notre culture économique, c’est aussi arrêter d’opposer l’intérêt des salariés à l’intérêt des entreprises. Les deux vont de pair et se rejoignent. Sortons une fois pour toutes de la lutte des classes ! Une entreprise qui se porte bien peut redistribuer la richesse produite à ses salariés. Je souhaite donc que l’on avance sur deux jambes. Dès le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, il faudra supprimer toutes les charges sociales salariales sur la maladie et le chômage, pour que les salariés puissent avoir en 2018 une amélioration visible de leurs revenus. Pour les salariés du secteur privé, le gain de salaire net sera de 526 euros pour un couple de personnes rémunérées au Smic. Autre exemple, une personne rémunérée 2 000 euros brut par mois bénéficiera d’un gain de salaire net de 355 euros par an. Il faut que chacun constate que le principal changement, dans ce quinquennat, c’est que le travail paye ! C’est la priorité. Mais cela n’interdit absolument pas d’engager les mesures pour permettre à nos entreprises d’être compétitives, notamment la baisse de l’impôt sur les sociétés. Nous souhaitons parvenir en 2022 à un taux de 25 %, ce qui doit être programmé sans attendre.

Cela sera-t-il repris dans les ordonnances sur le travail ?

Dans la réforme du marché du travail, il y a la volonté de valoriser les accords d’entreprise. C’est une façon de reconnaître le dialogue social et une occasion d’améliorer les relations syndicats-patronat dans notre pays. Derrière ces mesures, il y a une vision de la société. Qu’il y ait des désaccords entre des chefs d’entreprise et leurs salariés, c’est normal et naturel. Mais pourquoi ces désaccords se régleraient-ils systématiquement dans le conflit ? Nous quittons cette culture du conflit pour aller vers une culture du dialogue, qui existe dans des pays voisins et donne de bien meilleurs résultats. C’est la méthode voulue par le président de la République et conduite par le Premier ministre. Parce que conflit veut dire perte de temps, épuisement des personnes, angoisses sur l’avenir, tout ce qui, à mon sens, affecte la société française et que nous devons transformer. Nous y parviendrons en rétablissant la confiance entre les Français.

Quels atouts ? Notre image à l’étranger souffre de notre fiscalité et de notre droit du travail trop lourds…

Nous allons agir, en baissant la fiscalité des entreprises, en allégeant les charges sur les salaires, en réformant le marché du travail, mais aussi par des mesures spécifiques, comme le développement des classes bilingues dans notre système éducatif et l’ouverture de nouveaux lycées internationaux. L’ISF sera remplacé par un impôt sur l’immobilier, qui ne concernera plus les valeurs mobilières. À New York, ces mesures sur l’amélioration de l’attractivité ont été bien reçues. Les investisseurs ont compris qu’avec l’élection d’Emmanuel Macron, les choses changent en France. Ils attendent des actes concrets : signe de l’importance que le gouvernement accorde à ce sujet, le Premier ministre en personne dévoilera prochainement d’autres mesures concernant spécifiquement la place de Paris.

L’ISF sera bien réformé dès 2018 ?

La réforme de l’ISF sera votée cette année et entrera en vigueur en 2019.

L’Union européenne ne fait plus rêver. Pour autant, ceux qui prônent un repli national ne parviennent pas à séduire une majorité des électeurs. Que peut faire la France pour relancer le projet européen ?

Durant la campagne, Emmanuel Macron a placé l’Union européenne au cœur de son projet. Il a été élu. C’est un fait politique majeur qui permet à la France de jouer à nouveau un rôle de leadership en Europe. L’Union européenne doit se remettre en cause et se transformer pour mieux défendre les intérêts des Européens. C’est en ce sens que nous avons engagé la révision du statut des travailleurs détachés, qui crée des situations de concurrence déloyale dans de nombreux secteurs, comme le transport routier et le BTP. Il est nécessaire de trouver le bon équilibre. Troisième exemple, la Chine, qui veut avoir accès à nos marchés publics mais refuse aux entreprises européennes l’accès aux marchés publics chinois. La réciprocité est nécessaire.

Comment mener une telle intégration politique ?

Il nous faut déjà mieux coordonner nos politiques économiques et budgétaires. Cela veut dire respecter les règles communes, mais aussi que les pays en situation d’excédent utilisent une partie de leur marge de manœuvre pour soutenir la croissance de l’ensemble de la zone. L’Union bancaire est déjà bien engagée, mais il faut aller jusqu’au bout pour permettre un financement efficace des entreprises de la zone euro. Il faut également parvenir à une harmonisation fiscale. Avec Wolfgang Schäuble [ministre des Finances allemand, Ndlr], nous sommes décidés à œuvrer rapidement en ce sens. Au-delà, il faut créer un budget de la zone euro qui permettrait par exemple de financer des infrastructures et d’investir dans un système éducatif harmonisé et dans le numérique. Cet objectif atteint, il faudra logiquement nommer un ministre des Finances de la zone euro. Enfin, il y a la proposition de Wolfgang Schäuble, qui a avancé l’idée d’un Fonds monétaire européen qui s’inspire du FMI. C’est une mesure dont il faut discuter.

Euro foot 2016 France Portugal : une victoire pour sortir la France de la déprime

Euro foot 2016 France Portugal : une victoire pour sortir la France de la déprime

 

 

Il est clair que la perspective d’une éventuelle victoire de la France dépasse la seule problématique sportive. Les Français ont en effet un impératif besoin d’une victoire pour oublier le climat délétère qui règne dans le pays tant sur le plan économique, que social, politique ou sociétale. Pour une fois François Hollande qui se positionne en commentateur a sans doute raison : Une victoire des Bleus aurait une « bonne incidence » sur le moral des Français. Dommage que François Hollande ne soit pas davantage acteur dans le redressement du moral des Français. On sait que les Français sont sans doute le peuple le plus pessimiste du monde actuellement, ils ont des raisons objectives tellement le décalage est grand entre le potentiel de la France et les piètres résultats dans le domaine socio économique en particulier. Le récent débat sur la loi à confirmer l’incapacité du pays à réunir la dynamique de toutes les forces sociales pour engager les réformes structurelles qui s’imposent. Une illustration de cet immobilisme qui caractérise le pays. Un immobilisme largement entretenu par la radicalité de certaines forces sociales incapables de se concerter et d’accepter le moindre compromis. Témoin encore la posture de la CGT et du Medef qui rejettent  la loi pour des motifs complètement opposés. Bref une vraie caricature de la démocratie sociale. Caricature dont la responsabilité incombe aussi en grande partie à Manuel Valls qui a voulu faire un coup politique en voulant démontrer par sa posture intransigeante qu’il était l’opposé de François Hollande et qui aussi à profiter de l’occasion pour écarter Macron afin de tenter d’apparaître, lui,  comme le seul  de la réforme. Bref un spectacle lamentable tant  pour l’étranger que pour la plupart des Français. Alors une victoire des Français à l’euro pour tout résoudre ? Sans doute non mais enfin un moment de bonheur pour nous sortir de la médiocrité économique, sociale et politique.

Formation permanente : une réforme pour sortir 500 à 700 000 chômeurs en 2016 (Attali)

Formation permanente : une réforme pour sortir 500 à 700 000 chômeurs en 2016 (Attali)

 

 

 

Attali qui agace souvent par son ton professoral n’a sans doute pas tort  quand il  considère qu’il est possible de sortir cinq à 700 000 personnes du chômage pour les mettre en formation des 2016. En effet l’utilisation des fonds de la formation permanente constitue un véritable scandale et ne profite qu’à la marge à ceux  qui en ont le plus besoin, à savoir les chômeurs. Or les ressources (via les cotisations patronales) de la formation représentent de l’ordre de 35 milliards par an. L’idée d’Attali est aussi de  shunter en partie les organismes de formation pour mettre les chômeurs directement en formation dans l’entreprise. Une idée également intéressante mais qui va se heurter au corporatisme des caciques de l’éducation. Des ressources gaspillées par les super structures de formation, les organismes de collectes et les partenaires sociaux. Un véritable fromage dont la Cour des Comptes a dénoncé à plusieurs reprises le manque total de transparence. Les pouvoirs publics ont bien tenté de rationaliser un peu le fonctionnement de la formation permanente mais le poids des superstructures à étouffé  les velléités de restructuration d’ampleur. L’économiste et essayiste Attali était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce jeudi matin. Selon lui, une réforme de la formation professionnelle permettrait de « sortir 500.000, 600.000, 700.000 personnes du chômage en 2016″.  Invité de BFMTV et RMC ce jeudi matin, l’économiste et essayiste Jacques Attali a affirmé que « le problème du chômage peut être réglé en 2016″, simplement en réformant la formation professionnelle. Pour y parvenir, l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand – qui publiera « en février » 2016 un « programme présidentiel d’intérêt général » et « n’exclut » toujours pas, à ce jour, de se présenter en 2017 « si les circonstances l’exigeaient » – préconise d’appliquer deux propositions.  « Premièrement, il faut former professionnellement les chômeurs. Un chômeur en formation n’est plus un chômeur, il est en formation », a expliqué Jacques Attali au micro de Jean-Jacques Bourdin. « Si on les forme, en particulier les chômeurs de longue durée, soit à un métier soit à la création d’entreprise, on peut sortir 500.000, 600.000, 700.000 personnes du chômage en 2016″, a-t-il estimé.  « Deuxièmement, si un chômeur est engagé par une entreprise, il doit avoir au moins le salaire légal, c’est à dire le Smic », a encore détaillé Jacques Attali. « Mais l’entreprise elle-même doit être reconnue comme faisant une activité de formation. Donc elle ne doit payer que 80% du Smic et les 20% doivent être pris dans les fonds aujourd’hui gaspillés par les partenaires sociaux de la formation permanente. Je rappelle qu’il s’agit de prendre deux milliards » d’euros. Mais pour Jacques Attali, ces mesures doivent être mises en place très rapidement pour pouvoir produire leurs effets d’ici à la fin de l’année.  »Si on fait ça avec autorité, fermeté en janvier 2016, le chômage aura baissé massivement à la fin de l’année », a-t-il assuré. « Je répète ça depuis 10 ans et même plus, mais la collusion des partenaires sociaux et de l’inaction globale font qu’on a laissé ce cancer se propager. »Alors que la réforme de la formation professionnelle devrait être au menu des vœux présidentiels de François Hollande ce soir, l’auteur de Peut-on prévoir l’avenir? S’est interrogé sur la teneur que lui donnera l’exécutif. « J’ai l’impression que le gouvernement a entendu », a-t-il dit, « mais pourra-t-il le mettre en œuvre à la même hauteur que celle que je souhaite? » 

La Grèce doit sortir de l’euro ( Giscard d’Estaing) et la France ?

La Grèce doit sortir de l’euro ( Giscard d’Estaing) et la France ?

 

Giscard , «  le vieux sage » préconise que la Grèce sorte de l’euro sous le prétexte quelle ne pourra s’en sortir qu’avec une monnaie dévaluée, en fait compte tenu de son endettement.  Certes on peut nier que l’endettement de la Grèce soit important ( 175% du PIB ) ce qui est beaucoup mais la France, elle, ne cesse de progresser dans ce domaine puisque la dette attente aujourd’hui 95% du PIB. Une situation qui mériterait aussi la sortie de l’euro d’autant que les perspectives budgétaires ne seront pas tenues, qu’il y aura donc encore des déficit dans les années à venir et une  dette encore en progression.  En réalité l’euro est surévalué pour nombre de pays et la France ne fait pas exception. L’euro est aujourd’hui  à 1.14 dollar mais il devrait être ( si chaque pays avait uen monnaie indépendante) de l’ordre de 1.70 pour l’Allemagne et l’Autriche, moins de 1 euro pour la France et 0.70 pour la Grèce.  Mais c’est le principe de la monnaie unique d’organiser la solidarité monétaire. Ou alors on ne voit pas l’intérêt d’une  monnaie commune . VGE  a toujours été pour l’extension géographique  à la fois de l’union européenne et de la zone euro. Il faut donc en assumer les conséquences.  Pour l’ex-président Valéry Giscard d’Estaing, une sortie de la Grèce de la zone euro, ou « Grexit », est la meilleure solution pour mettre un terme à la crise actuelle.  « La Grèce ne peut régler ses problèmes aujourd’hui que si elle retrouve une monnaie dévaluable. Il faut donc envisager ce scénario très calmement, à froid, dans l’intérêt de la Grèce elle-même », a-t-il dit aux Echos, jeudi 19 février. « Ce processus de sortie ordonnée doit et peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l’intérêt mutuel de chacun. C’est ce que j’appellerais une ‘friendly exit’, une sortie dans un esprit amical. ». « La question fondamentale est de savoir si l’économie grecque peut repartir et prospérer avec une monnaie aussi forte que l’euro. La réponse est clairement négative (…) La Grèce a besoin de se donner la possibilité de dévaluer sa monnaie. Si elle ne le faisait pas, sa situation s’aggraverait et déboucherait sur une crise encore plus sévère  », a ensuite ajouté M. Giscard d’Estaing. La question est quand même de savoir quelle serait les conséquences pour le reste de la zone euro d’uen sortie de la Grèce. Sûrement pas de quoi rassurer les marchés qui attendent surtout une reprise de la croissance d’uen Europe qui plombe l’activité mondiale. En outre une  sortie de la Grèce pourraiat inquiéter les créanciers de pays comme la France et provoquer un hausse des taux d’intérêt, donc encore une mauvaise nouvelle pour la croissance. Il ne sert a rien de se dédouaner en affirmant qu’il ne faillait pas faire entre la Grèce dans la zone euro, c’est faiat ( et avec la complicité de Draghi , aujourd’hui président de la BCE mais  Mario Draghhi traîne son passage chez Goldman Sachs ( comme patron pour l’Europ)  comme un boulet. De 2000 à 2002, la banque avait conseillé la Grèce dans l’utilisation de produits dérivés pour masquer ses déficits budgétaires. Une activité de conseil qui avait, à l’époque, rapporté 300 millions de dollars de rémunération à la banque. Employé comme vice-président pour l’Europe, chargé des Etats souverains et des grandes entreprises italiennes de 2002 à 2005, Mario Draghi a toujours assuré qu’il s’était davantage intéressé au secteur privé qu’au secteur public à l’occasion de son passage au sein de la banque. Difficile pourtant de croire qu’il n’était pas au courant des opérations nouées avec la Grèce. Il n’a à ce jour jamais dénoncé les pratiques de son ancien employeur.

Merkel : sortir la Grèce de l’euro

Merkel : sortir la Grèce de l’euro

 

Ce n’est pas vraiment une surprise, l’Allemagne ne veut plus payer pour la Grèce. Surtout dans le cas d’une victoire électorale du parti de gauche Syriza. Car pour le leader de la gauche Grecque, il faut non seulement renoncer à l’austérité en Grèce mais changer la politique européenne. Un discours dans lequel pourraient s’engouffrer d’autres pays comme le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie, voire la France.  Une victoire de Syriza aux élections législatives de janvier en Grèce marquerait l’amorce d’un « changement nécessaire » en Europe qui entraînerait notamment l’Espagne et l’Irlande dans la même direction, a pronostiqué samedi Alexis Tsipras, chef du parti de la gauche grecque en tête des sondages. Dans un discours à Athènes reprenant les principaux points du programme de Syriza, Alexis Tsipras a estimé que le « changement nécessaire en Europe commence ici, en Grèce » et gagnera « progressivement toujours plus (de pays, ndlr) ». Il a notamment cité le cas de l’Espagne où le nouveau parti anti-libéral Podemos a le vent en poupe pour les législatives de 2015 et celui de l’Irlande où des élections sont prévues en 2016. Tsipras veut faire de la Grèce un « exemple positif de progressisme en Europe » tablant aux élections du 25 janvier sur la fin d’un « vieux monde politique », celui des conservateurs de la Nouvelle Démocratie et des socialistes du Pasok actuellement au pouvoir au sein d’une coalition. « Grâce à des négociations énergiques, nous garantissons une participation réellement équitable de notre pays à la zone euro, sans l’austérité que n’imposent pas les règles européennes », a déclaré le dirigeant de Syriza. « Il faut en finir avec l’austérité », a-t-il insisté. L’édition en ligne du magazine Spiegel a affirmé samedi que la chancelière allemande Angela Merkel était prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où Syriza remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays. Alexis Tsipras, dont le parti mène de trois à six points dans les sondages, a présenté un programme de gouvernement « qui ne créera pas de nouveaux déficits », basé sur quatre « piliers » et une cinquantaine de mesures concrètes. L’un des propositions phare de Syriza reste « l’effacement de la majeure partie de la valeur nominale de la dette » grecque (177% du PIB prévu pour 2014), à l’origine de la crise en 2009 et qui n’est toujours « pas viable », selon M. Tsipras. Cet effacement de la dette détenue en majeure partie par les banques centrales européennes passerait par une négociation « dans le cadre de l’Union européenne et des institutions européennes » et serait « sans dommage pour les peuples d’Europe« . Syriza souhaite également une période de « moratoire » sur le remboursement de la dette pour pouvoir d’abord consacrer des dépenses à la relance de l’économie du pays. Les quatre piliers du programme mettent l’accent sur « la lutte contre la crise humanitaire », « la relance de l’économie », « la reconquête du travail », « la réforme de l’Etat ». Parmi les mesures envisagées figurent la relèvement du salaire minimum de 580 à 751 euros, électricité gratuite et bons de ravitaillement pour 300.000 ménages, une réforme fiscale, une loi sur les arriérés d’impôts et les prêts non remboursés, une révision du programme de privatisation, un gouvernement resserré de dix ministres, une réforme et un renforcement de la brigade financière, des réformes des procédures en vigueur dans la fonction publique pour lutter contre la corruption.

François Hollande : « Sortir de l’Europe, c’est sortir de l’Histoire »…. et sortir Hollande aussi ?

François Hollande : « Sortir de l’Europe, c’est sortir de l’Histoire »…. et sortir Hollande aussi ?

 Vraiment rien d’original dans la défense de l’Europe de la part de Hollande ; Et même un poncif : « sortir’ de l’Europe, c’est sortir de l’histoire » : Belle formule mais creuse, sans contenu. Certes l’Europe doit être maintenue pour maintenir la paix, c’est essentiel mais cela ne dispense pas d’une critique sévère à l’égard de la bureaucratie et de l’ inefficacité sur le plan économique et social. Ce que Hollande minimise car il ne pèse rien et ne connait rien. Question : sortir hollande, c’est auusi sortir de l’histoire ? Conscient que les élections européennes du 25 mai prochain ne passionnent pas les Français et qu’un fort sentiment eurosceptique semble gagner du terrain dans les esprits, François Hollande a donc écrit une tribune intitulée « L’Europe que je veux » publiée dans Le Monde. Le président de la République y vante les mérites de la construction européenne, démarrée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. « Le même continent, les mêmes peuples, les mêmes nations se sont relevés et connaissent depuis lors la plus longue période de paix jamais vue dans leur histoire (…) A qui devons-nous cette résurrection inouïe ? A l’Union », assure-t-il.   »L’Europe, c’est la paix », martèle le chef de l’État, qui cite François Mitterrand en affirmant que « le nationalisme, c’est la guerre ». Face au risque de voir un Front national en tête au soir du 25 mai, le Président assure que l’Union européenne représente toujours une solution d’avenir. « Des forces cherchent à la défaire en spéculant sur la déception (…)  Ces manœuvres pernicieuses prospèrent sur un terreau fertile », déplore-t-il. Lucide sur une union qui « déçoit », François Hollande refuse toutefois de l’abandonner. « Certains veulent abandonner l’euro (…) D’autres veulent tout simplement déconstruire l’Europe (…) Sortir de l’Europe, c’est sortir de l’Histoire », prévient le président de la République.

 




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