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Comment électrifier l’économie ? (Charles Cuvelliez)

Comment électrifier l’économie ? (Charles Cuvelliez)

Faut-il et comment électrifier l’économie  Par Charles Cuvelliez, Université de Bruxelles.( la Tribune)

 

« Les émissions mondiales de carbone se sont donc accrues de 1,6 % en 2017 et de 2 % cette année. Est-ce qu’il n’est pas trop tard ? Juste avant la COP24, le parlement européen a voté l’objectif de 32 %, au lieu de 30 %, la part d’énergie renouvelable en 2030. La Commission vient de proposer de resserrer un autre objectif, celui de la baisse des émissions de CO2, à 40 % en 2030 par rapport à 1990 pour être sûr d’atteindre 60 % en 2050. Rêve-t-elle debout ?

Avec un tel objectif, si on y croit encore, il faut faire feu de tout bois. L’électrification des transports par route et de la consommation domestique d’énergie devrait en faire partie. Le premier secteur représentait 25 % des émissions CO2 en 2014 et la consommation d’énergie à la maison, 10 %, dans l’UE. En France, ces chiffres montent respectivement à 36,7 % et 13,3 %. L’idée sous -jacente pour justifier l’électrification du foyer est que seule une proportion faible de particuliers n’installeront jamais du photovoltaïque et encore moins une mini-éolienne pour améliorer leur bilan CO2. Electrifier le domicile, c’est prendre en charge, à la place du particulier, son empreinte carbone et mutualiser les investissements nécessaires. Cela a du sens.

Qu’entend-on par électrification ? Pour le transport, c’est le remplacement progressif des véhicules à essence et au diesel par leur équivalent électrique. Chez soi, c’est le remplacement par le tout électrique et par des pompes à chaleur, des chauffe-eau, des radiateurs, des gazinières. Le pari est qu’à l’horizon 2050, la proportion de renouvelable dans l’électricité sera suffisante pour qu’on y gagne. On veut y croire avec la course aux énergies renouvelables et au (lent) décollage des véhicules électriques ou hybrides qui vainquent les résistances des particuliers. Il n’y a pas de raison d’être fataliste : 2050, c’est aussi dans plus de 30 ans.

Le défi est ailleurs. Si l’Europe fixe les objectifs, c’est aux Etats membres de développer leur propre stratégie pour les atteindre. La diversité des situations dans chaque Etat membre ne permet pas de faire autrement. Le chauffage électrique est prédominant en France, il est limité en Belgique. Les pompes à chaleur sont très répandues en Suède mais nulle part ailleurs. Quant à l’électricité, c’est le gaz qui prédomine aux Pays-Bas pour le produire, le nucléaire en France et l’hydroélectrique en Autriche.

Par leur mix énergétique très variable, certains pays devront en faire plus. Les politiques énergétiques des Etats membres achèvent de compliquer ce tableau: l’Allemagne sort du nucléaire en 2023, la Belgique en 2025. La France vient de décider de ramener progressivement à 50 % la part de nucléaire dans son électricité. Certains Etats membres ont annoncé leur volonté de sortir du combustible fossile pour leur électricité mais d’autres non. La réduction du CO2 via un effort sur le transport et le domestique n’a pas été une priorité politique. A tort. Ce qui est sûr, c’est que l’augmentation de la demande, avec une électrification totale, sera substantielle. Il faudra construire des centrales thermiques en plus : on risque de perdre à gauche ce qu’on a gagné à droite.

D’après une étude du CERRE qui s’est penchée de manière exhaustive sur des scénarios de 5 Etats membres, en France, l’augmentation de la demande en électricité se chiffrera à 62 %. Aux Pays-Bas et en Belgique, on monte même à 83 % et 91 % par rapport aux niveaux de 2016. Lors d’un jour moyen avec du vent et du soleil, il faudra, en 2050, en France, jusqu’à 47 % de production d’électricité via du gaz pour y arriver.

Toute la question est de savoir si, au bilan, la réduction de gaz consommé à la maison est supérieure à la demande de gaz supplémentaire pour produire l’électricité qui doit s’y substituer. Y gagne-t-on ? Oui, car le gaz est une simple variable d’ajustement temporaire. En Belgique, en France et en Allemagne, la demande de gaz va augmenter mais l’électrification des transports et des maisons va tout de même abaisser de 80 % les émissions de CO2. Même en tenant compte qu’il faudra de la production thermique en plus, l’électrification de l’économie française permettra de baisser en brut de 71 % les émissions de CO2 et en net de 48 %…Au-delà de 2050, on peut espérer que brut et net se rejoindront au fur et a mesure de l’installation de plus de renouvelable.

Les conséquences collatérales d’une électrification complète de l’économie ne doivent pas faire reculer. Qui dit augmentation de la demande en gaz (et des centrales thermiques) dit expansion du réseau électrique et gazier. Le CERRE estime qu’en France, le réseau électrique va devoir s’agrandir de 35 % et de 33 % pour le réseau gaz. Pour la France, on évoque une multiplication de la capacité de centrales à gaz de 3 à 4, un chiffre élevé mais dû au caractère intermittent du renouvelable. Pour attirer les investisseurs, il faudra songer à les rémunérer à la capacité installée. Il y a d’autres pistes comme le power-to-gas, un moyen de stocker l’énergie, mais il faudra que la surproduction d’électricité renouvelable soit conséquente. Ce qui ne sera pas le cas selon l’étude avec une telle demande. Electrifier a aussi un coût social d’adapter les maisons, remplacer les systèmes de chauffage et, pour les transports, renouveler les flottes, construire des stations de recharge. De même, utiliser les batteries de voiture comme moyen de stockage de l’électricité, une piste prometteuse, sera de peu d’aide en cas d’électrification à grande échelle. Au bilan, l’équation reste favorable pour la France, d’après le CERRE : à l’horizon 2050, la France s’en sortirait plutôt bien avec un coût net de 15 milliards d’euros soit 0,5 % du PIB. C’est très faible comparé aux 7 % pour les Pays-Bas et 4 % pour l’Allemagne. Il faut dire que les économies, ne fut-ce qu’en combustibles fossiles, jouent pour beaucoup pour limiter la casse.

Quel est l’intérêt de ces chiffres ? Ils sont impressionnants et montrent que rien n’est perdu. Le plus grand danger est le fatalisme qui pourrait s’installer (à quoi bon, il est trop tard) à cause d’une mauvaise communication alors que les équations économiques et techniques disent l’inverse.

Pour en savoir plus :

 

 

Le capitalisme comme solution à l’écologie (Laurent Pahpy) !!!

 

. Par Laurent Pahpy, ingénieur, analyste pour l’Institut de recherches économiques et fiscales (IREF).

Il faut quand être gonflé pour soutenir que seul le capitalisme peut prendre en charge la régulation environnementale.  Pas étonnant cet article vient des Echos, journal sérieux quant il se limite aux faits et aux chiffres objectifs mais qui devient d’un ésotérisme sulfureux quand il faut défendre les valeurs de l’argent et les puissants. Pourtant  Laurent Pahpy, ingénieur, analyste pour l’Institut de recherches économiques et fiscales (IREF) affirme que la solution pour l’environnement  c’est le capitalisme. Et de ressortir la théorie à la mode du signal prix qui ré internalise dans l’économie de marché des problématiques sociétales. Un article à lire cependant et qui prouve qu’il y a encore de l’avenir pour les évangélistes du profit.

 

« Les dernières prévisions alarmantes du GIEC justifieraient pour beaucoup une remise en cause radicale de notre modèle de civilisation. Lors de son ultime discours en tant que ministre de l’Écologie, Nicolas Hulot avait expliqué qu’il n’avait « pas réussi à combler cette ligne de faille entre l’économie et l’écologie ». La recherche perpétuelle et égoïste de profit épuiserait les ressources de la planète et nous mènerait droit à la catastrophe. De multiples exemples à travers le monde contredisent cette affirmation péremptoire. En Namibie, une approche contre-intuitive a été adoptée dans les ranchs privés depuis près de cinquante ans. Les éleveurs ont remplacé leurs troupeaux de bovins par des réserves de faune et de flore locales. L’attrait des touristes occidentaux pour les safaris est bien plus profitable et permet aux propriétaires de rentabiliser la reproduction et la protection des girafes et autres antilopes face au braconnage. Dans ce pays, la population d’animaux sauvages dans les ranchs a augmenté de 80 % depuis l’instauration de droits de propriété privée en 1967. Ce succès s’explique par la recherche du profit. Considérée à tort comme un vice, elle est un puissant incitateur pour le propriétaire à prendre soin de son capital naturel s’il parvient à le monétiser par la culture, l’élevage ou le tourisme. Lorsqu’une ressource n’appartient à personne (ou à tout le monde- ce qui revient au même), chacun est amené à la piller, à l’exploiter ou à la polluer jusqu’à l’épuisement total. Ce constat n’était pas étranger à Aristote, qui remarquait que « ce qui est commun au plus grand nombre fait l’objet des soins les moins attentifs. L’homme prend le plus grand soin de ce qui lui est propre, il a tendance à négliger ce qui est commun ». Les drames écologiques surgissent moins de la défaillance que du défaut de marché, à l’image de la surpêche où il n’est pas possible de définir des titres de propriété sur les poissons en l’état de la technologie actuelle. Néanmoins, quand cela peut se faire, l’instauration de droits de propriété est le meilleur moyen de mettre fin à la tragédie des biens communs et d’attribuer une grande valeur aux ressources écologiques rares. Les réussites sont légion. À 40.000 euros le kilo, le commerce de corne de rhinocéros en Afrique du Sud permet aux propriétaires des animaux de financer la protection et la reproduction du mammifère tout en en tirant profit. C’est en garantissant des droits de propriété marqués au fer rouge sur les bisons d’Amérique que l’espèce a été sauvée de peu de l’extermination au XIXe siècle. Autre exemple, l’aquaculture permet de satisfaire toute l’augmentation de la demande en poisson depuis le début des années 1990 et va bientôt dépasser la pêche traditionnelle en quantité. Notons que les espèces marines toujours menacées de surpêche comme le thon rouge sont celles qui n’ont pas encore été domestiquées. Certes, le développement économique affecte parfois dramatiquement les écosystèmes et la biodiversité (enfin ! NDLR), mais il arrive un seuil à partir duquel la situation s’inverse et s’améliore grâce aux richesses et aux technologies accumulées. L’augmentation des rendements agricoles permet de nourrir en quantité et en qualité la population tout en laissant la place à des espaces naturels plus sauvages. Dans les régions ayant dépassé un PIB par habitant de 3.900 euros, les forêts reprennent du terrain. Même si des efforts doivent encore être accomplis, la qualité de l’air s’est grandement améliorée dans les pays occidentaux. Dans ces derniers, les déchets plastiques sont traités, stockés ou recyclés à plus de 95 % et ne sont plus rejetés dans la nature. Lorsque nos besoins élémentaires sont satisfaits et que notre niveau de vie augmente, une partie de nos ressources peut être allouée au recyclage, à la protection de la biodiversité et à la production d’énergies décarbonées. Dans les pays ayant adopté l’économie de marché et qui sont, par conséquent, les plus riches, l’indice de performance environnementale bat tous les records. La France est d’ailleurs en deuxième place derrière la Suisse et devant le Danemark. Même le World Wide Fund(WWF), dont l’approche méthodologique est fortement critiquable, calcule que la biodiversité a augmenté de 10 % dans les pays riches depuis les années 1970. Dans les pays qui refusent l’économie de marché, le non-développement économique est à l’origine des plus grands drames écologiques de notre époque. L’absence de traitement des eaux et des déchets véhicule des maladies gravissimes. Les affections diarrhéiques tuent encore près de 4.000 personnes par jour dans les pays pauvres. Une personne meurt toutes les dix secondes dans le monde à cause de la pollution de l’air issue de la cuisson au feu de bois. En plus de sauver des centaines de milliers de vies chaque année, la gazinière ou le raccordement électrique limitent la déforestation. Les approches décroissantes ou malthusiennes sont donc des contresens si l’on veut améliorer la situation écologique de la planète tout en éliminant la misère et les maladies. Si la nature est capitale pour l’humanité, protégeons sa valeur économique grâce au capitalisme pour lutter contre la tragédie des biens communs ! Comme l’expliquait l’économiste Julian Simon, le statut de « ressource » est relatif à l’usage que l’on en fait. Leur rareté fait augmenter leur prix ce qui incite les entrepreneurs à les rationner, les recycler, ou en développer des substituts. La connaissance, la technologie, la richesse accumulées depuis deux siècles et les innovations que nous n’imaginons pas encore nous permettront de nous adapter au changement climatique. Nous sommes déjà capables d’inventer des robots sous-marins face aux parasites de la grande barrière de corail, de modifier génétiquement des moustiques contre la malaria et de développer des plateformes de crowdfunding pour sanctuariser des espaces naturels. Débarrassons-nous des marchands de peur et de catastrophisme. Libérons-nous des entraves à la recherche scientifique et au développement technologique. Par l’innovation et nos choix de consommation quotidiens, devenons les acteurs du progrès dans une économie de marché résolument prospère et écologique. » (Amen ! NDLR)

 

Philippe consulte pour savoir comment on consulte !

Philippe consulte pour savoir comment on consulte !

 

 

De manière un peu surréaliste, le Premier ministre consulte pour savoir comment on va consulter. Pas vraiment étonnant car en préambule Édouard Philippe, droit dans ses bottes, a confirmé la hausse  de la fiscalité y compris sur le carburant. Dans un tel cas la consultation est inutile “On a fixé un cap et on va tenir ce cap”, a indiquée Premier ministre sur BFM TV et RMC mercredi. “Concrètement, il y a une trajectoire d’augmentation de la taxe prévue au 1er janvier de chaque année, nous maintenons cet objectif mais dans le courant de l’année, chaque trimestre on verra quelle est l’évolution du prix de la matière première.”“Je vais consulter à partir de demain tous les corps intermédiaires, tous les représentants, associations, élus locaux, tous ceux qui souhaitent venir nous dire comment ils envisagent cette réflexion”, a précisé le Premier ministre. L’idée c’est de voir “comment on fait pour organiser une méthode de travail qui nous permette de trouver des solutions concrètes d’accompagnement”, a-t-il ajouté, jugeant indispensable de “trouver des solutions pratiques qui parlent au Français”. Bref de trouver des mesures destinées à la communication. A la question de savoir si les “Gilets jaunes” seraient associés à ces débats, il a répondu : “je le souhaite”. Pas naïfs, les gilets jaunes ont refusé d’être reçus par le premier ministre d’ici samedi. Mais même dans les rangs de la majorité on commence à s’interroger sur cette stratégie suicidaire Inquiets de la tournure des évènements, certains députés La République en marche proposent de décréter “une pause” de trois. Ils ont sans doute raison car leurs chances de réélection lors de législatives est à peu près inexistante d’autant qu’ils n’ont pratiquement aucun ancrage sur le terrain.

Comment savoir que si c’est fabriqué en France ? Impossible

Comment savoir que si c’est  fabriqué en France ? Impossible

 Un grand média  indique Comment on peut s’assurer qu’on achète un produit vraiment français. Et de citer « Origine France Garantie »  « le label le plus connu, mais aussi le plus fiable ». « Et pour cause, c’est celui qui possède le cahier des charges le plus rigoureux ». « Les produits doivent satisfaire à deux critères simples : être totalement fabriqués en France, et qu’au moins 50% de la valeur des composants du produit doit être acquise en France », précise le créateur du label, Yves Jégo, samedi matin sur Europe 1. « Ce label s’applique à toutes sortes de produits : des voitures, des produits alimentaires, un train, etc », explique-t-il. « On a 600 entreprises qui ont déjà fait la démarche pour obtenir le label. Quelque 3.000 gammes de produits sont aujourd’hui garanties. » D’abord il y a ce concept « fabriquer en France » qui peut se limiter à la phase de seul  montage même réduit à sa plus simple expression. Ensuite et surtout le fait d’acheter des composants dont 50 % de la valeur doit être acquise en France ne prouvent rien. En effet ces produits auront pu au moins en partie être eux-mêmes importés de l’étranger puis transformés ou montés en France. Les autres appellations «Made in France »« Fabriqué en France »« Produit Français »… n’ont guère davantage de sens. Un seul exemple celui de la motoculture fabriquée en France mais avec des moteurs et autres composants asiatiques notamment chinois. Finalement un peu comme les maillots de l’équipe de France où là on atteint le summum de l’escroquerie financière quand les maillots sont vendus autour de 100 € alors qu’ils ont été fabriqués en Thaïlande pour trois euros.

Terrorisme : comment renforcer l’action européenne (Dimitris Avramopoulos)

Terrorisme : comment renforcer l’action européenne (Dimitris Avramopoulos)

Un article  Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé de la Migration, des Affaires intérieures et de la Citoyenneté. Dans le Tribune.

«  Terrorisme est un crime odieux contre l’humanité. Il s’attaque à notre mode de vie et à nos valeurs fondamentales. Le mois dernier, nous avons commémoré le deuxième anniversaire des événements tragiques survenus à Nice. Le 17 août, un an aura passé depuis les attentats de Barcelone et Cambrils. Alors que nos mémoires sont encore meurtries par ces souvenirs, nous faisons vœu de construire une Europe plus résiliente face à la menace terroriste. Une Europe qui protège ses citoyens.

Nous n’y parviendrons qu’en instaurant un climat de confiance et de solidarité entre nous, dans l’ensemble de l’UE. Nous arrivons mieux à travailler ensemble et à nous faire davantage confiance. L’année dernière, nos États membres ont signalé l’existence de 33 projets d’attentats terroristes djihadistes, dont 10 ont été concrétisés. Douze autres ont manqué leur objectif et 11 ont été déjoués. Nous en avons tiré des enseignements et instaurons cette confiance et cette solidarité, dont la contribution à la prévention et à la préparation est avérée. C’est à l’aune des 23 attaques qui n’ont heureusement jamais eu lieu qu’il faudrait désormais mesurer notre action. Nul ne peut promettre qu’il n’y aura plus jamais d’attaques mais nous ne devons pas relâcher nos efforts tant que nos concitoyens ne se sentiront pas totalement en sécurité.

Cette bataille, nous devons la livrer sur plusieurs fronts. En premier lieu, en refusant aux terroristes les moyens de nous nuire: en les privant de l’accès aux armes à feu, aux explosifs et aux capitaux dont ils ont besoin pour perpétrer leurs attentats; en durcissant les règles de sécurité dans toute l’Europe; en sécurisant nos espaces publics, y compris en finançant la construction de barrières contre les attaques au camion – comme celle de la Promenade des Anglais ou de La Rambla – et en faisant de la sécurité une composante essentielle de la conception de notre planification urbaine.

Nous devons ensuite renforcer la sécurité de nos frontières extérieures. Nous devons faciliter le franchissement de nos frontières aux voyageurs de bonne foi, mais identifier rapidement ceux qui représentent une menace pour notre sécurité et les envoyer en prison si c’est leur place. Notre corps européen de garde-frontières et de garde-côtes, opérationnel depuis octobre 2016, va bientôt être considérablement renforcé en personnel et en ressources. De nouveaux systèmes d’information, tels que le système européen d’entrée/sortie, se développent rapidement afin que nos garde-frontières disposent d’informations essentielles pour mieux gérer nos frontières. Dans un avenir très proche, les bases de données de sécurité de l’UE vont devenir interopérables. Tous les liens nécessaires seront établis, ce qui rendra très difficile, voire impossible, aux combattants terroristes étrangers de rentrer en Europe sans être repérés.

En troisième lieu, pour garantir la sécurité intérieure il nous faut aussi nous intéresser à ce qui se passe au-delà des frontières de l’UE. La coopération avec les pays voisins et alliés est vitale à cet égard. Notre coopération en matière de sécurité avec l’allié stratégique naturel de l’Europe que sont les États-Unis est à nouveau sur les rails. Nous collaborons également avec des partenaires de notre voisinage. Nous sommes sur le point d’entamer des négociations avec le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et cinq autres pays clés en vue de pouvoir partager des informations essentielles, y compris des données à caractère personnel. Isolé, aucun pays ne peut relever le défi du terrorisme. L’Europe non plus.

Mais ce qui importe davantage encore, c’est de mener la bataille des idées en notre propre sein. Nous devons scruter les profondeurs de nos sociétés pour comprendre ce qui pousse des citoyens européens à prendre les armes contre leurs concitoyens. Cette bataille requiert une approche holistique qui commence avec l’éducation pour aller jusqu’à l’examen de notre système carcéral, sans oublier l’internet.

L’internet ne saurait continuer à être une caisse de résonance facile de la propagande terroriste. C’est sur cette question que nous devons tous, mais en particulier les entreprises du secteur des médias sociaux, être à la hauteur de nos responsabilités sociétales. Nous ne pouvons pas tolérer les contenus à caractère terroriste sur les plateformes en ligne. La menace est bien réelle et il est urgent d’agir. Des personnes sont mortes parce que certains se sont radicalisés du jour au lendemain en regardant des vidéos terroristes. A l’automne, nous présenterons une proposition législative afin que les contenus à caractère terroriste soient effectivement supprimés de la toile.

Nous avons tiré des enseignements, malheureusement à nos dépens, des attentats dont nous avons été victimes au cours des trois dernières années. Si nous nous bornons à lutter contre le terrorisme à l’intérieur des frontières nationales, nous serons collectivement plus vulnérables. La menace terroriste est transfrontière et doit être traitée comme telle. Nous commençons à nous en rendre compte. L’Europe construit désormais sa sécurité sur des fondations collectives grâce à une Union de la sécurité réelle et effective et à un renforcement de son rôle de sécurité dans son voisinage comme dans le monde entier. »

80 km/h : pour doubler on fait comment ?

 80 km/h : pour doubler on fait comment ?

 

Avec les 80 km heures applicable partout dans la France profonde (là où il n’y a  pas de séparateur, ce qui est le plus souvent le cas), la question centrale va être : commente doubler ? . Comment doubler des voiturettes, des camions, des engins agricoles sans dépasser les 80. En fait ce sera pratiquement le plus souvent impossible. Deux solutions alors,  constituer des trains de véhicules qui rouleront entre 70 et 80 ou alors affranchir des 80 pour doubler le plus rapidement possible. Et la moisson des PV risque d’être abondante. Sans parler des risques en matière de sécurité car certains véhicules plus pressés que d’autres prendront le risque de doubler dans des endroits dangereux qui ne sont pas profilés pour permettre un dépassement avec une vitesse à 80.   La gestion très centralisée  de la vitesse constitue uen mesure dont a priori on peut penser qu’elle va contribuer à améliorer la sécurité  mais sans prendre en compte les bouchons qui inviteront à ignorer les 80 lors des dépassements.   Selon une étude de la Sécurité routière, un automobiliste gagne 13 mètres en distance de freinage lorsqu’il roule à 80 km/h, contre 90 km/h, sur des routes bidirectionnelles sans séparateur central. Elle relève également que le temps perdu sur un même trajet de 39 km entre un véhicule roulant à 90 km/h et un autre à 80 km/h ne représente qu’une minute et 32 secondes. Pas vraiment uen étude, une simple règle de trois qui ne tient pas compte de la congestion due aux 80.

 

Interrogés sur la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes auparavant limitées à 90 qui entrera en vigueur le 1er juillet, trois Français sur quatre (74 %) se disent opposés à cette mesure, contre 26 % d’un avis contraire. Pour 73 %, c’est « une mesure technocratique » et 26 % seulement pensent qu’elle fera « baisser significativement » le nombre de morts sur les routes.

Air France : un président provisoire ou comment enfoncer un peu plus la compagnie

Air France : un président provisoire ou comment enfoncer un peu plus la compagnie

Il faut vraiment avoir l’esprit tordu ou être un technocrate qui n’a jamais dirigé une entreprise pour imaginer la solution d’une gouvernance transitoire à Air France. La manoeuvre est claire, on choisit un président à l’essai qu’on pourra licencier dans deux ans.  D’entrée, ce président serait forcément en situation de faiblesse surtout vis avis de syndicats aussi tordus et têtus que le SNPL qui est à l’économie et m^me au syndicalisme ce que Mac Do est à la gastronomie. certes il faut renouer les fils du dialogue mais c’est d’une main de fer dans un gant de velours dont a besoin une entreprises dont le climat est pourri depuis des années par des pilotes complètement irresponsables. A distinguer du personnel au sol qui compte des salaires très moyens voire faibles.  Plusieurs personnalités pressenties ont refusé cette perspective de gouvernance de transition ou même refusé le challenge de manière définitive. Un challenge qui peut fusiller une carrière en cas d’échec.

Donnée comme favorite, l’ancienne secrétaire d’État aux transports Anne-Marie Idrac (administratrice indépendante) a, selon des sources concordantes, refusé ce poste de transition, préférant au contraire un poste de plus longue durée, au moins, selon certains, jusqu’à la fin du mandat de Jean-Marc Janaillac qui court jusqu’en mai 2019. Autre candidate sollicitée mais qui ne connait rien au transport (elle est spécialisée dans les médias) Anne-Marie Couderc, membre du gouvernement d’Alain Juppé entre 1995 et 1997. Bruno Mettling, PDG d’Orange Middle East and Africa est également cité. En tout cas cette solution de gouvernance provisoire témoigne de la fébrilité du conseil d’administration et de l’amateurisme du gouvernement. Un tel concept de président provisoire est le meilleur moyen de déstabiliser une entreprise qui a besoin d’engager sa modernisation économique et sociale sur le long terme.

Écriture inclusive ou comment tuer définitivement la langue française (Denise Bombardier)

Écriture inclusive ou comment tuer définitivement la langue française (Denise Bombardier)

Dans une  tribune du JDD, l’écrivaine québécoise  Denise Bombardier  estime que écriture inclusive est la meilleure façon d’achever la langue française.

« Au Québec, quelques irréductibles ultra-idéologisés ont débarqué dans le décor pour féminiser cette langue machiste qu’est le français. Des trolls s’excitent devant cette tâche révolutionnaire sur les réseaux sociaux et deux jeunes juristes viennent de publier une Grammaire non sexiste de la langue française (M Editeur). Ils prônent une féminisation générique en soutenant que cela permettrait aux hommes d’expérimenter la discrimination que les femmes subissent depuis des siècles. Tout en regrettant que cette féminisation n’inclue pas les personnes transgenres, ce qui nécessitera une suite à leur œuvre de salubrité publique. Pendant ce temps, une majorité de Québécois francophones estiment que le vrai combat pour l’égalité des sexes passe par des actions autrement plus concrètes. Le pragmatisme anglo-saxon correspond davantage à notre culture. Le combat pour l’écriture inclusive est la meilleure façon d’achever le français. Notre langue est suffisamment accablée par l’anglomanie galopante, en France en particulier, pour qu’on ne tente pas de résister aux tirs des fondamentalistes féministes, cette excroissance pathologique du féminisme. La langue inclusive souffre de plusieurs maux, dont le premier, et non le moindre, est qu’elle ne peut être parlée sans être ridicule, enlaidie et besogneuse. Comment l’enseigner à des enfants qui peinent à écrire des mots simples ne ressemblant pas aux formules géométriques de la novlangue? Qui veut lire un texte bourré de mots comportant des points milieux tels que les « électeur·rice·s » ou les « intellec­tuel·le·s »? Quelques Québécoises, et je suppose quelques Françaises aussi, souhaitent aller plus loin encore en changeant le genre des mots. Le vagin, réservé aux femmes, on en conviendra, devrait se dire « vagine » et le clitoris « clitorisse ». On n’arrête pas le progrès. On ne peut pas créer un genre neutre en français, mais les Québécois ont réglé depuis longtemps le problème. Peu importe ce qu’en pensait l’Académie française, le mot « écrivaine », par exemple, a été adopté en douceur. « Mais le ‘vaine’ de l’écrivaine ne vous ennuie pas? », m’a demandé un jour un intellectuel germanopratin, foulard de soie au cou. « Pas plus que le ‘vain’ de l’écrivain ne vous agace », ai-je répondu. Ce débat sur l’écriture et l’académisme de la langue est réservé au Québec à de petites chapelles. On dirait, dans notre langue, qu’il n’a rien pour nous exciter le poil des jambes. Le vrai combat demeure la protection du français face à la langue anglaise. Depuis des décennies, l’anglicisation s’est glissée insidieusement dans l’esprit des nouvelles générations. Chez les chanteurs français, en particulier, qui chantent en anglais mais pour un public français puisqu’ils n’arrivent pas à faire carrière aux Etats-Unis. Céline Dion est la seule francophone à s’être imposée sur la planète entière. Chaque génération cherche à s’émanciper de la précédente. Le féminisme, cause noble et juste, est revendiqué par ceux qui souhaitent créer le buzz, comme disent les réseaux sociaux. Déconstruire le français, le désexer pour parler dru, est la dernière nouveauté. Elle correspond à notre monde d’apparences, elle a des relents de vertu et de rectitude politique. Tous ces éléments qui nous donnent bonne conscience révèlent notre impuissance à résoudre les problèmes graves auxquels nous faisons face. En nous déchirant sur les mots plutôt qu’en renversant les inégalités entre hommes et femmes, l’on s’illusionne et se distrait. Une philosopheuse, une rectrice ou une « vagine » sont des hochets pour enfants. Ils maintiennent les femmes dans une fausse autonomie. C’est en occupant les fonctions jadis réservées aux hommes que les femmes se libèrent. Le vocabulaire suivra. »

« Comment sauver la Sécu » (Agnès Buzyn )

« Comment sauver la Sécu «  (Agnès Buzyn )

 

Un nouveau sauveur de la sécu, « , la ministre de la Santé Agnès Buzyn qui expose dans une interview au JDD ses solutions. Marisol Touraine  avait déjà déclaré qu’elle avait sauvé la sécurité sociale. Mais   la Cour des Comptes avait indiqué  était dans l’incapacité de prévoir une date pour le rééquilibrage des comptes de la Sécu (pas avant 2020) par ailleurs les  déficits cumulés représentent environ 230 milliards !  La vérité c’est que la dérive est incontrôlable et que la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent.  En 2018, le déficit de la Sécurité sociale se réduit mais il sera de 3 milliards d’euros, après 4,4 milliards d’euros cette année. Un léger mieux, mais l’équilibre ne devrait pas être atteint avant 2020, selon les prévisions du gouvernement. La solution pour la ministre de la santé : la volonté de mener des « réformes structurelles » pour « contrôler » la hausse des dépenses de santé liée au vieillissement de la population. « À l’hôpital, nous allons favoriser l’ambulatoire », explique-t-elle, annonçant que le gouvernement allait « fermer les lits qui ne servent à rien ou les réorienter vers de nouveaux besoins. Nous voulons lutter contre les opérations inutiles ou les actes réalisés deux fois. Enfin, les établissements pourraient économiser un milliard d’euros en mutualisant certaines dépenses, comme les achats de médicaments. » Sur le tiers-payant, Agnès Buzyn le confirme : « Nous tiendrons l’engagement du Président de la République de rendre le tiers-payant généralisable » mais, précise-t-elle, « nous devons poursuivre nos efforts pour en assurer une application effective partout. Nous ne sommes pas prêt techniquement à l’étendre. »  Côté optique, la ministre de la Santé indique que la promesse de rembourser à 100% les lunettes sera tenue. « Mon but est d’aboutir d’ici à un an. Toute la chaîne des acteurs devra contribuer », prévient-elle. Mutualisation des dépenses entre établissements, recentrage sur la « haute technicité », modes de tarification centrés sur la pertinence des soins. En fait  l’équilibre de la sécu dépendra tout autant de la conjoncture à laquelle sont liés auatant les montants des cotisations que les réformes structurelles. L’intention de la nouvelle ministre est louable mais ce n’est pas la première fois qu’on l’a déclare. Il faudra en particulier opérer des réformes structurelles qui s’opposesront  à certains corporatismes mais sans affecter la qualité des soins. Un numéro d’équilibriste particulièrement délicat

 

Maisons de retraite : comment compenser la hausse de la CSG

Maisons de retraite : comment  compenser la hausse de la CSG

 

On compte en France 800 000 résidents dans les maisons de retraite, des résidents qui pour la plupart ne pourront pas bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation. Du coup,  se pose la question de la compensation de la hausse de 1,7 point de la CSG. Pour l’instant les réflexions sur le sujet sont assez vagues,  ce qui s’explique notamment par la complexité de la problématique. En effet il faut compter au moins 2000 € par mois comme tarif de base minimum  dans les maisons de retraite. Des tarifs supportés par les résidents et éventuellement complétés  par des aides sociales en fonction des revenus de s intéressés. Des tarifs difficilement accessibles pour certains retraités qui peuvent manger leur patrimoine en quelques années. Le gouvernement envisage de réduire ces tarifs pour compenser la hausse de la CSG malheureusement l’équilibre financier des maisons de retraite publiques est déjà très précaire. En outre cela ne pourra pas affecter les maisons de retraite relevant du privé cela d’autant plus que la France manque  cruellement de places. En moyenne la taxe d’habitation représente à peu près 1000 € (avec de fortes disparités). On voit mal comment les maisons de retraite pourraient rétrocéder leur propre baisse de taxe d’habitation comme le propose le président de l’assemblée nationale. Cette rétrocession ne pourra en aucun cas compenser le manque à gagner de la hausse de la CSG.

 

Nouvel étiquetage nutritionnel: comment et qui ?

Nouvel étiquetage nutritionnel: comment et qui ?

Un nouvel étiquetage pour indiquer la valeur nutritionnelle des produits mais un étiquetage d’une part facultatif et qui sera réalisé par les marques elles-mêmes. Le ministère de la santé vient en effet d’annoncer l’entrée en vigueur d’un nouvel étiquetage simplifié avec des notes allant de A (le produit est bon pour la santé) à E (le produit contient un excès d’ingrédients qui peuvent être néfastes pour la santé). La ministre de la santé s’explique dans le parisien sur le nouveau système d’étiquetage destiné à préciser la valeur nutritionnelle d’un produit. Reste à savoir comment les produits seront évalués et sur quels critères afin de ne pas réduire l’appréciation sur les seules teneurs en protéines, sucre, gras et sel. Bien d’autres nutriments sont à prendre en considération notamment les vitamines et les minéraux dont  certaines carences seraient à l’origine de maladies graves (impact nutritionnel qu’ignore l’INRA!). L’Étiquetage qui va de la lettre A à la lettre E en passant par B, C et D (du vert au rouge) A présentant la meilleure valeur nutritionnelle et E la plus mauvaise.   »L’étiquetage Nutri-score n’est pas obligatoire, seul celui de la Commission Européenne sur la teneur des différents nutriments l’est pour le moment, explique Benoît Vallet, le directeur général de la santé au ministère. Mais les marques qui désireront l’appliquer le feront elles-mêmes, il n’y a pas d’organismes chargés d’attribuer les notes des différents produits. En revanche, les inspecteurs de la DGCCRF effectueront des contrôles aléatoires fréquents pour vérifier la conformité. » C’est exactement le même principe que pour l’énergie label pour la consommation des produits d’électroménager. Le même principe également que pour le calcul de la pollution des véhicules automobiles dont l’affichage par les marques est plus que contesté. Pour faciliter le travail de ses marques, Le ministère de la Santé leur a fourni à cet effet un logiciel capable de calculer la valeur nutritionnelle de chaque recette. Il s’agit d’un algorithme mise au point au Royaume-Uni par le professeur Rayner d’Oxford qui travaille pour la Food Standards Agency. Cet algorithme fait la somme des ingrédients en excès et néfastes pour la santé et enlève ensuite au résultat obtenu les points de ceux bons pour l’organisme comme les fibres et les minéraux.

Télécoms : comment empêcher la dictature des GAFA (Arcep)

Télécoms : comment empêcher la dictature des GAFA (Arcep)

 

La question qui se pose est de savoir si la puissance mondiale des GAFA  ne va pas conduire à asservir les citoyens consommateurs et à transformer les opérateurs en simples distributeurs des services commerciaux américains. Une problématique que posait notamment Marc Dugain et Christophe Labbé dans leur ouvrage techno-critique L’homme nu, la dictature invisible du numérique, paru récemment chez Plon. Un ouvrage qui dénoncé la dictature des GAFA et qui  peut ouvrir la porte à toutes les dérives, dans tous les domaines.  Une  dictature invisible, celle du numérique. Américaine de fait. Intrusive, globale, cynique, dissimulée derrière des smileys abêtissants, des icônes infantilisantes, des prétentions louches à nous ‘simplifier la vie’. Les auteurs ne sont pas des réactionnaires ronchons et sont les premiers à reconnaître la formidable révolution qu’a été la naissance du web. Ce qui ne les empêche pas de s’interroger sur ses dérives (inscrites dès le début dans les gènes de cette invention militaire).   Actuellement, ils reprennent l’histoire du 2.0, racontent la montée irréversible des géants Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), les nouveaux rois du monde, toujours plus gourmands de data-données (nos goûts, nos choix, nos clics, nos humeurs, nos positions physiques à tout moment). Rappellent au passage la célèbre maxime qui meut les réseaux sociaux : Un exemple parmi cent : Facebook, numéro deux mondial de la pub en ligne, Facebook et ses 1,4 milliards d’utilisateurs (20 millions en France), Facebook, ses ‘amis’, ses cœurs et ses identifications sympathiques (tout est sympa sur FB) à qui nous avons cédé l’accès à notre intimité, nos listes, nos pensées, nos photos, en signant ‘j’accepte ces conditions d’utilisation’, vient de se doter d’un outil de tracking acheté à Microsoft, encore plus efficace que les cookies mouchards. Appelé Atlas, il permet de pister chaque membre du réseau social. À la trace, la firme de Mark Zuckerberg suit donc près d’1,4 milliards d’humains n’importe où sur la toile. « Depuis 2010, l’humanité produit autant d’informations en deux jours qu’elle ne l’a fait depuis l’invention de l’écriture il y 5300 ans. 98% de ces informations sont aujourd’hui consignées sous forme numérique. Apple, Microsoft, Google ou Facebook détiennent 80% de ces informations personnelles de l’humanité. » Le secteur du data (traitement de cette masse de données intimes pour mieux cibler les consommateurs) : un véritable gisement d’une croissance de 40% l’an et dont le chiffre d’affaires atteindra 24 milliards de dollars en 2016. Car la philosophie libertarienne (chacun pour soi, abolition des états, des impôts, création d’une élite entrepreneuriale) portée par les Bill Gates, Mark Zuckerberg, le défunt Steve Jobs (qui, pas fou, conscient des dégâts sur l’attention, interdisait le numérique à ses jeunes enfants) et autres souriants grands patrons 2.0  remet en cause la souveraineté des états aimés les situations les consommateurs sous dépendance. les big data . L’objectif est de transformer les citoyens en consommateurs dociles). Comme souvent en matière de progrès technologique, ce n’est pas la technique qui est en cause mais son appropriation est sa domination par certains au service du seul intérêt commercial voire sociétal.  Dans une interview à l’Usine Digitale, l’été dernier, Sébastien Soriano, président de l’ARCEP,  s’alarmait des conséquences de leur mainmise sur Internet. « Il y a des géants qui sont de véritables gatekeepers et ont pouvoir de vie ou de mort dans cet espace », dénonçait-il. Avant d’illustrer ses propos par « les histoires de déréférencement sur Google ou dans l’appstore d’Apple [qui] sont légion ». Selon lui, cette « concentration du pouvoir entre quelques acteurs » prend « une dimension considérable ». Ainsi, « pour les acteurs économiques, les plates-formes sont un peu les nouveaux gestionnaires du domaine public qui acceptent ou refusent sa terrasse dans la rue à un commerçant. » Du coup l’ARCEPT s’interroge sur les moyens qui pourraient lui permettre de réguler les GAFA et autres géants du Net. 

Comment trouver 100 milliards ? « En empruntant » !!!! (Mélenchon)

Comment trouver 100 milliards ? « En empruntant » !!!! (Mélenchon)

 Mélenchon a trouvé la martingale économique et financière, pour relancer la croissance il propose d’emprunter 100 milliards à la banque centrale européenne. Cela pour financer la transition écologique du candidat fraîchement converti aux questions environnementales. Une proposition pour le moins surprenante ; lui ; qui proposait  de ne plus rembourser la dette de la France. Emprunter sans rembourser constitue évidemment la solution idéale il restera quand même à convaincre la banque centrale européenne. Ce que propose en fait Jean-Luc Mélenchon,  c’est  que la banque centrale européenne augmente encore le montant de sa création monétaire. Ce qui se traduit par un affaiblissement de l’euro. En effet toute création monétaire ne reposant pas sur une richesse réelle n’est que le produit de la planche à billets et repose sur du vent. Pour être encore plus clair Mélenchon propose d’emprunter 100 milliards qui seraient remboursés par tous les autres Européens. Quant aux retombées possibles sur l’économie française et sur les ressources de l’État envisagées par Mélenchon, là,  le raisonnement est tout simplement surréaliste : on est dans le calcul de coin de table d’un bistrot après plusieurs tournées d’apéritif. Invité de BFMTV ce dimanche, le candidat de La France Insoumise a livré ses solutions miracles pour financer la transition écologique qu’il appelle de ses vœux. Alors que Jean-Luc Mélenchon détaillera le chiffrage de son programme le 19 février prochain, sur sa chaîne Youtube, le candidat de la France insoumise a déjà livré une première indication sur le financement de sa « transition écologique », dont il fait une priorité. Au micro de BFMTV, ce dimanche, le cofondateur du Parti de gauche a d’abord chiffré le coût global de cette mesure: 100 milliards d’euros. « 100 milliards que M.Macron veut retirer de la dépense publique, 100 milliards que M.Fillon veut retirer de la dépense publique, moi je veux les rajouter », en a-t-il profité pour glisser. « D’où je le tire? C’est le plus facile », a-t-il poursuivi. « Nous avons en France un organisme qui s’appelle la Banque française d’investissement (Bpifrance, ndlr). C’est une banque qui a été créé par Pierre Moscovici, mais qui a la particularité de ne pas posséder de licence bancaire. Je signerai la licence bancaire de cette banque, qui pourra donc aussitôt aller à la Banque centrale européenne pour demander les 100 milliards dont nous avons besoin. »    »Ces 100 milliards iront essentiellement dans la transition écologique », a-t-il précisé. Avant de justifier ces nouvelles dépenses par les promesses de retour sur investissement. « Christine Lagarde, la directrice du FMI (…) dit elle-même que pour un euro investi de cette façon, ce sont trois euros d’activité. Donc 100 milliards = 300 milliards d’activité. Et qu’est-ce qui revient dans les caisses de l’État, ne serait-ce que via la TVA ? 60 milliards !». » Évidemment il suffisait d’y penser ! L’emprunt bien sûr (qui représente aujourd’hui 33 000 € par Français).

Comment faire 100 milliards d’euros d’économies d’ici 5 ans

Comment faire 100 milliards d’euros d’économies d’ici 5 ans

Dans une étude publiée par le Figaro l’IFRAP détaille comment économiser 100 milliards d’ici 5 ans.  Seule la hausse des dépenses dans le régalien sera tolérée (3,2 milliards d’euros par an, soit 16 milliards sur cinq ans) avec, la création, d’ici 2022, de 6000 postes dans la défense, 5000 dans la gendarmerie et la police et 4000 dans le secteur judiciaire et pénitentiaire. Ces dernières dépenses et les recettes des cessions immobilières (2,3 milliards par an, soit 11,5 milliards sur cinq ans) incluses, la trajectoire insufflée par l’iFRAP permettrait d’économiser 91 milliards d’euros d’ici 2022. Voici le détail des économies par année, à multiplier par cinq, donc, pour atteindre les 91 milliards d’euros d‘ici 2022.

 

• Personnel: 4,7 milliards d’euros annuels (soit 23,5 milliards sur cinq ans)

Cet effort passe par 45.000 départs à la retraite non remplacés dans la fonction publique d’Etat (1,4 milliard d’euros d’économies), deux départs à la retraite sur trois non remplacés dans la fonction publique territoriale (un milliard), le non remplacement total des départs en retraite dans la fonction publique hospitalière (500 millions), le non renouvellement des postes dans les différents organismes de l’Etat (500 millions) et au sein des divers organismes de Sécu (100 millions).

S’ajoutent le gel du point d’indice de la fonction publique (300 millions), la suppression du supplément familial de traitement (400 millions) et la lutte contre l’absentéisme (500 millions). «Cet effort ne sera pas possible sans revoir la question du statut de la fonction publique, en particulier la question du temps de travail, indique Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’iFRAP. En augmentant le temps de travail de 1607 à 1750 heures travaillées par an, on gagne 400.000 postes en équivalent temps plein. En effet, le non-remplacement implique d’augmenter le nombre d’heures travaillées sans recourir aux heures supplémentaires. C’est particulièrement vrai dans l’éducation nationale où il faudrait au minimum augmenter le temps de travail de deux heures supplémentaires pour le second degré».

• Retraites: 6,7 milliards d’euros annuels (soit 33,5 milliards sur cinq ans)

Si l’on aligne les régimes public-privé et si on commence à allonger l’âge de départ à la retraite pour arriver à 65 ans en 2028, on peut économiser respectivement 3,4 milliards d’euros annuels et 3,3 milliards d’euros par an.

• Refonte du système de protection sociale: 4,8 milliards d’euros annuels (soit 24 milliards sur cinq ans)

La mise en place de l’allocation sociale unique ferait économiser 2 milliards d’euros à la fois sur les frais de gestion et le montant des aides versées sous condition de ressources «qui ont augmenté de 40% depuis 2009 (on compte 47 aides sous condition de ressources actuellement)» précise l’iFRAP. La fondation évalue les économies à faire sur le développement de la chirurgie ambulatoire à 800 millions, la réduction des actes médicaux inutiles à 500 millions et la réduction de l’aide médicale d’Etat à 100 millions.

Pour l’assurance chômage, 700 millions pourraient être économisés en alignant le régime des intermittents du spectacle avec les intérimaires et en appliquant la dégressivité des allocations, ainsi qu’en réduisant le temps d’allocation à 18 mois (contre deux ans actuellement).

Enfin, la baisse des subventions d’investissement dans les HLM contribuerait à faire baisser les dépenses de 700 millions.

• Economies supplémentaires: 2,9 milliards d’euros annuels (soit 14,5 milliards sur cinq ans)

C’est sans compter la suppression du complément de rémunération dans les Dom (hors militaires, hors indexation et prime d’éloignement) qui permettrait de gagner 200 millions, la rationalisation des achats de l’Etat (900 millions), la fusion des établissements scolaires et leur gestion donnée aux communes (600 millions), la réduction du réseau diplomatique (400 millions), la fusion des caisses de la Sécu (200 millions), et la baisse des subventions aux associations (300 millions). Du côté des différents organismes de l’Etat (opérateurs), la réduction des coûts divers – notamment des subventions aux cinémas – ferait aussi baisser les dépenses de 800 millions.

Une solution pour la dette de la SNCF, comment ?

Une solution pour la dette de la SNCF, comment ?

 

L’État s’est évidemment pris les pieds dans le tapis en contredisant la direction de la SNCF sur les négociations en cours concernant les conditions de travail et au-delà sur le statut de cheminot. Pour obtenir le soutien de certains syndicats le gouvernement a d’une part cédé sur les modifications envisagées par la direction et s’est engagé par ailleurs à trouver une solution pour alléger la dette de la SNCF. Une question centrale qu’on a oublié de traiter dans la récente réforme SNCF et qui revient à l’occasion du conflit. Une énorme dette de 50 milliards qui hypothèque tout redressement financier significatif de l’entreprise et qui n’a pas les moyens de financer ses investissements et même d’entretenir un réseau dont l’État ne cesse de ce dégradé. Cette dette n’est pas récente, elle s’est accumulée au cours des dizaines d’années passées simplement parce que la SNCF n’a jamais eu les moyens de financer des projets TGV qui lui ont été imposés par l’État. À cela s’ajoute le coût excessif des conditions de production de l’entreprise du fait du manque de productivité et des conditions sociales des cheminots. Le gouvernement s’est donc engagé à remettre en août en août au Parlement un rapport sur « les solutions envisageables pour traiter la dette historique et les frais financiers qui pèsent sur le groupe SNCF ». Tout dépendra donc de ce qu’on entend par le concept de « dette historique » et surtout quels montants on prendra en compte. Selon une source familière du dossier, ces solutions pourraient prendre la forme d’une prise en charge d’environ un milliard d’euros d’intérêts payés par l’entreprise, d’une reprise partielle de sa dette ou de moratoires. La dette de la SNCF a atteint 50 milliards d’euros fin 2015, dont près de 43 milliards au titre des infrastructures. La direction de la SNCF négocie depuis des mois avec les quatre syndicats de l’entreprise (CGT, Unsa, Sud-Rail et CFDT) un accord sur une réorganisation du travail dans l’entreprise, dans la perspective de l’ouverture à la concurrence du trafic passagers dans l’Union européenne en décembre 2019.  Ces négociations sont censées aboutir à un accord le 6 juin mais le mouvement contre le projet de loi Travail, auquel se sont joints mercredi une partie des cheminots sont venues brouiller le calendrier. Le gouvernement a fait pression sur la direction pour accepter des compromis et a même conclu directement le week-end dernier un accord avec la CFDT cheminots, au grand dam du président de l’entreprise. L’Etat se fixe par ailleurs pour objectif de signer avec les différentes entités de la SNCF des « contrats de performance » à la fin de 2016, rappelle Alain Vidalies dans son courrier. « Ces contrats intégreront une poursuite de l’accroissement de l’effort de régénération des infrastructures existantes par SNCF réseau, actuellement de l’ordre de 2,5 milliards d’euros par an », écrit le secrétaire d’Etat aux Transports.

(Avec Reuters)

Comment Valls, le baron noir, a viré Montebourg et Philippetti

Comment Valls, le baron noir, a viré Montebourg et Philippetti

Le JDD rend compte du livre  Le bal des dézingueurs, qui parait mercredi 9 mars, écrit par les journalistes Laurent Bazin et Alba Ventura, Manuel Valls y raconte en détails le jour où lui et François Hollande ont décidé de remanier le gouvernement et de virer Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filipetti pour clarifier la ligne économique.  « C’est sans doute le tournant du mandat de Premier ministre de Manuel Valls. Le 25 août 2014, Le chef du gouvernement décide de démissionner Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti après les critiques du ministre de l’Economie lors de la fête de la Rose à Frangy-en-Bresse. Pour la première fois dans un livre intitulé Le bal des dézingueurs (Flammarion), Valls raconte en longueur le jour où il a viré les frondeurs du gouvernement. « J’avais prévenu Arnaud [Montebourg] quelques jours plus tôt. On sortait d’une réunion gouvernementale où Aurélie [Philippetti] et lui avaient remis une couche avec « le changement de politique économique ». A elle, j’ai dit : ‘Dis donc, tu ne vas tout de même pas nous donner des leçons de gauche!’ Et lui, je l’ai averti. Je lui ai dit : ‘Fais gaffe, Arnaud. Gaffe à ce que tu vas dire à Frangy ». Le dimanche, jour de la fête de la Rose, le ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, proche d’Arnaud Montebourg, donne une interview dans le Parisien où il dit qu’il n’est pas « très loin des frondeurs ». Manuel Valls envoie des textos à Benoît Hamon pour lui dire que « ça ne va pas du tout, qu’il ne peut pas faire ça. ». »J’essaye aussi d’appeler Arnaud, qui ne me répond pas », glisse le Premier ministre. En week-end alors en Normandie, Valls décide alors de rentrer à Paris plus tôt. « Je sens mal ce qui se passe », confie-t-il. « En arrivant, je vois à la télé le discours de Montebourg contre l’austérité et cette scène avec la « Cuvée du redressement », où il se moque ouvertement de François Hollande. Là, on se parle avec le Président… » Manuel Valls explique auprès des journalistes que la décision est prise conjointement avec le chef de l’Etat : « Nous décidons que ça ne peut plus durer. Dans la nuit, sa décision est prise. François me dit : ‘Tu me remets ta démission et on refait le gouvernement’ ». » Il faut alors annoncer la décision aux principaux intéressés : « Je les reçois tous. La seule que j’engueule, c’est Filipetti. Je lui demande ce qui lui a pris d’envoyer un tweet de soutien aux deux autres…Avec Hamon ça se passe sereinement, on en conclut que sa place au gouvernement est intenable. Enfin, arrive Arnaud…Il entre dans le bureau, tranquille, en chantant à tue-tête This is the end, la chanson des Doors. Et puis il me regarde et il m’explique d’un air fataliste : ‘Qu’est ce que tu veux…C’est mon inconscient qui a parlé! » Et là, il se lève, il me prend dans ses bras et il lâche : ‘Allez vieux frère!’ Et il s’en va… » (JDD)

 

Comment perdre rapidement de l’argent en bourse : en devenant trader

Comment perdre rapidement de l’argent en bourse : en devenant trader

 

Les annonces alléchantes ne manquent pas sur le net. De très  nombreeuxe sites proposent en effet de transformer les épargnants y compris les plus modestes en trader. Il y a bien sûr (comme pour les sociétés bidon de recouvrement de créances) des sites purement d’arnaque. Mais il y a des sites plus officiels et plus sérieux. Et là aussi le risque est de tout perdre. Pourquoi parce que dans la plupart des cas on propose de spéculer sur des produits dérivés très complexes mais aussi très dangereux qui ne peuvent être suivis que par des experts aguerris ;  Selon l’AMF, 9 personnes sur 10 perdent de l’argent. Les sollicitations commerciales ne manquent pas soit par téléphone ou par Internet avec des rendements souvent mirifiques. En fait c’est la bourse version casino. L’AMF a déjà tiré plusieurs fois la sonnette d’alarme, expliquant qu’il fallait se méfier des sites de trading en ligne et de certaines sociétés qui n’ont pas l’autorisation de démarcher les particuliers. Une liste noire existe. Il y a donc des établissements hors la loi, mais il y a aussi ceux qui sont autorisés à exercer et qui entrainent pourtant le grand public sur un terrain qui n’est pas le sien. «Miser sur des instruments spéculatifs comme les CFD ou le marché des changes devrait être interdit aux particuliers. 9 clients sur 10 ont perdu en moyenne 10.000 € en tradant auprès de prestataires régulés» avertit l’AMF, qui ne cesse de mettre en garde les épargnants.

Sondage : comment changer la politique ?

Sondage : comment changer la politique ?

 

Deux principales mesures d’après les Français : une limitation à 2  mandats électifs seulement et pas de fonctionnaires (qui devraient démissionner  de la fonction publique s’ils sont élus). La troisième mesure préconisée dans le sondage de France Info- le parisien par, l’institut Odoxa est relatif à l’âge candidat. Résultat quand même paradoxal quand on sait que les Français placent très nettement en tête de leurs préférences pour l’instant en 2017 Juppé qui n’est pas vraiment un perdreau de l’année. Ce qui démontre à l’évidence le caractère relatif de ce type des sondages. Au-delà des critères retenus dans l’enquête, c’est sans doute la personnalité de l’intéressé qui pèse  le plus dans une élection ; les Français   interrogés sur leurs attentes prioritaires souhaitent faire  bouger les lignes, renouveler le personnel et, surtout, la manière de faire de la politique, en identifiant et en encourageant les bonnes pratiques. La priorité des priorités, c’est d’interdire à un élu d’exercer plus de deux fois un même mandat (77 %).Dans le collimateur, ces carrières interminables à la Gaudin, Bayrou, Fabius ou Le Drian, faisant d’eux des professionnels de la politique. Et pourtant ce sont bien les Français qui les réélisent, ou placent Juppé en tête des sondages ; Un brin contradictoire ! Ils fixent à 62 ans l’âge limite pour se présenter à une élection (66 %). De même, ils ne jugent pas prioritaire l’idée du mandat unique à l’Elysée, proposé par Juppé ou Fillon.  Plus efficace selon eux, l’obligation de démissionner de la fonction publique une fois qu’on est élu, plébiscitée à 76 %. Cela apporterait de l’air frais à une caste trop souvent issue des grands corps de l’administration, assurée de retrouver un poste en cas de défaite. Plus surprenant, si les Français ont adopté le système des primaires pour désigner le candidat d’un camp, ils n’y voient pas une garantie de renouvellement. A leurs yeux, les partis y restent trop maîtres du jeu. Et si c’était l’existence du régime présidentiel lui-même qu’il fallait remettre en cause ? C’est ce qu’estime la majorité des sondés, 64 % se disant prêts à supprimer un système donnant trop de pouvoir à un homme. Sept Français sur dix jugent carrément que cette élection rend « un peu fou » les candidats qui s’y présentent.

(avec Le Parisien)

Comment lutter contre la mafia de l’État islamiste (Franco Roberti)

Comment lutter contre la mafia de l’État islamiste (Franco Roberti)

Franco Roberti, procureur national de la Direction antimafia et antiterrorisme à Rome répond aux questions du JDD.

La Direction antimafia s’occupe depuis cette année d’antiterrorisme. L’État islamique est-il mafieux?
Oui. L’organisation terroriste État islamique a un profil mafieux élevé : pensons ­seulement au ­racket que ses hommes ­exercent dans les territoires qu’ils contrôlent. Sans parler de la contrebande et du trafic de drogue. Le ­terrorisme est un phénomène de criminalité transnationale qui a beaucoup d’affinités avec la criminalité mafieuse. Avant même l’État islamique, on savait qu’une bonne partie du financement du terrorisme dérivait du pétrole, du trafic de drogue, d’armes et de migrants, de la contrebande de marchandises ou de la traite d’êtres humains. Le blanchiment d’argent alimente également leurs caisses. Une fois cette nouvelle compétence en ­matière de lutte contre le terrorisme confiée par le législateur, nous avons constitué une section antiterrorisme, en vue d’une coopération internationale et d’échange d’informations, ­essentiels sur le sujet.

En parlant d’échange d’informations, justement, Salah Abdeslam, principal suspect des attentats de Paris en novembre, est passé par Bari cet été…
Nous avons en effet pu établir ce passage grâce à des informations financières. Il a utilisé des cartes de crédit qui ont été enregistrées entre juillet et août, bien avant les attentats de Paris. Je ne sais pas s’il a été contrôlé en Italie. Il l’a été en France, mais il n’y avait aucune charge contre lui. Il n’était pas connu pour être un islamiste radical. L’Italie a toujours été un pays de transit. Nous sommes habitués à lutter contre des individus qui offrent un support logistique aux entreprises terroristes. C’était déjà le cas lorsque nous avions affaire aux groupes salafistes ou au GIA algérien. Aujourd’hui, la situation a changé avec Internet. Nous devons enquêter sur le Web pour vérifier les traces du financement du terrorisme. Tout cela n’exclut pas que nous devons aussi prévenir des attentats dans notre pays. Pour l’instant, nous y sommes parvenus, grâce aux expulsions ou aux mesures préventives.

La Direction antimafia est impliquée dans la lutte contre le trafic de migrants. Ce trafic serait-il une ressource possible pour l’État islamique?
Nous n’avons pas de preuves formelles que l’État islamique se finance également avec le trafic de migrants. Mais la logique nous conduit à le penser. Le groupe contrôle des pans de territoires de deux pays de provenance des ­migrants, l’Irak et la Syrie, ainsi que des régions d’un pays de transit et d’embarquement comme la Libye. Il est impensable qu’une organisation de type terroristo-mafieux qui contrôle ces territoires et les activités qui s’y déroulent ne tire pas profit de ces activités. En imposant par exemple des pots-de-vin ou des pourcentages sur les ­profits illicites.

Comment lutter contre le terrorisme en France ?

Comment lutter contre le terrorisme en France ?

La réponse est évidemment complexe. Sommes-nous réellement dans une situation de guerre ? Certains le contestent comme de Villepin. La difficulté réside dans le fait qu’il faut lutter contre l’État islamique à l’extérieur de nos frontières mais aussi à l’intérieur. Difficulté supplémentaire :  des terroristes sont français. D’après le ministère de l’intérieur 1800 français serait liés de près ou de loin à l’État islamique. De l’ordre de 10 000 personnes font l’objet de fiches S (personnes radicalisées et potentiellement dangereuses). Dès lors comment surveiller cette population. Sans doute pas avec la nature et le niveau des moyens de renseignement classique et l’arsenal juridique actuel. Tout ou tard il se révélera indispensable d’impliquer la population dans le dispositif de surveillance comme cela se pratique déjà dans certains pays à très haut risque. Tôt ou tard il sera aussi nécessaire de prendre des mesures d’exception qui sorte du cadre légal actuel essentiellement conçu pour lutter contre la délinquance « ordinaire ». François Hollande a promis samedi que la France serait « impitoyable à l’égard des barbares » de l’Etat islamique qui a revendiqué les attentats et qu’elle agirait « avec tous les moyens dans le cadre du droit (…) et sur tous les terrains, intérieurs comme extérieurs ».  Mais la tâche du gouvernement, poussé par l’opposition de droite à infléchir sa politique sécuritaire, s’annonce délicate.  Réactivée après les attentats de janvier, la loi sur le renseignement, qui a validé de fait les pratiques clandestines des services de renseignement principalement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, a été adoptée non sans remous.  L’inquiétude des défenseurs des libertés individuelles, qui dénoncent une loi liberticide, a notamment poussé François Hollande à saisir le Conseil constitutionnel afin de s’assurer que l’équilibre entre sécurité et respect des droits fondamentaux était préservé.   »Le gouvernement sera très attentif à toutes les propositions qui nous permettent dans notre Etat de droit (…) d’être le plus efficace possible pour protéger les Français », a souligné Manuel Valls dimanche.   »Il ne faut pas exclure qu’une répression policière classique, basée sur un meilleur renseignement, donne des résultats partiels », souligne François Bernard Huygue, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et géostratégiques (Iris) sur son blog.   »Mais on voit mal comment on pourrait empêcher de nouveaux djihadistes français, ou étrangers (venant assister leurs complices locaux), de recommencer un jour à partir du moment où ils sont prêts à mourir dans l’opération. » Inédit en France, le scénario des attentats suicides sur le sol français était redouté depuis des mois par les services et les spécialistes des questions de défense et de sécurité.  Dans un rapport publié en juin, la commission d’enquête parlementaire sur la surveillance des filières et des individus djihadistes décrivait comme une évolution marquante « le fait que les terroristes, du fait de leur endoctrinement, ont la volonté de mourir ». « Ce ‘terrorisme sans retour’ (…) implique des actions suicides contre lesquelles il est particulièrement difficile de lutter », pointait le rapport.  En septembre, l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic avait décrit des « juges, policiers de la DGSI, hommes de terrain complètement débordés ».   »Nous ne sommes plus en mesure de prévenir les attentats comme par le passé », disait-il dans Paris Match. « On ne peut plus les empêcher. Il y a là quelque chose d’inéluctable. (…) Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n’ont pas de vision à long terme »

Cop 21 : comment masquer l’échec

Cop 21 : comment masquer l’échec

Il faut la dialectique énarchique de Fabius pour dissimuler le futur échec de cette Cop 21. Un échec annoncé dans « la pré-COP ». « L’objet de cette pré-COP ne consiste pas à renégocier le texte issu de la dernière session de négociations formelles », a expliqué Laurent Fabius. « L’objectif c’est de trouver le chemin d’un accord sur le plus grand nombre d’options possible. » Plus de 60 ministres se retrouvent en effet à partir de dimanche et jusqu’à mardi à Paris pour tenter de dégager la voie d’un compromis introuvable. Sur une trentaine de questions en suspens dans les négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique. A trois semaines de la conférence de Paris sous égide de l’Onu, cette « pré-COP21″ constituera une forme de « répétition générale », a expliqué vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lors d’une conférence de presse. Six ans après l’échec de la conférence de Copenhague, il faut donc masquer celui de  COP21 est considérée comme une des dernières chances de conclure le premier accord universel contraignant sur la réduction des gaz à effet de serre (GES), avant que le réchauffement de la planète et ses effets deviennent irréversibles.

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