Archive pour le Tag 'déficits'

TechnipFMC : 2 milliards de déficits mais un bonus de 15 millions pour le patron

TechnipFMC : 2 milliards de déficits mais un bonus de 15 millions pour le patron

 

On voudrait encourager l’incompétence qu’on ne s’y prendrait pas autrement en effet la société TechnipFMC (qui opère dans le pétrole) a accordé plus de 15 millions de bonus pour le départ de son patron au même moment où l’entreprise enregistrait  un déficit de près de 2 milliards (). Il s’agit évidemment aussi d’une provocation vis-à-vis de la justice sociale. Le problème n’est pas nouveau dans la mesure où la plupart des patrons sont passés du statut de dirigeant salarié à celui de dirigeant actionnaire. D’un certain point de vue,  ces dirigeants sont plus proches des actionnaires que de l’intérêt des entreprises et des salariés. Souvent poussé par les fonds de pension et autres les entreprises privilégient les résultats de court terme et leur propre intérêt jusqu’à ce que cela mette en péril l’existence même de l’entreprise. Les salaires sont déjà indécents mais les bonus scandaleux d’autant que la plupart du temps les patrons n’ont pas mis un sou dans l’entreprise mais qu’ils ont hérité de stock-options. On objectera que le phénomène est mondial que bien souvent d’ailleurs dans les pays étrangers les dirigeants ont des revenus encore plus importants. Encore une fois l’objectif de cette dérive vise à rendre les patrons de plus en plus solidaires avec les actionnaires. Bien entendu on conviendra qu’il n’est pas anormal que les dirigeants compétents soient bien rémunérés mais cela dans des conditions décentes par rapport au concept de justice sociale et même d’efficacité économique. Il conviendrait sans doute d’envisager un système plus équilibré de répartition des richesses de l’entreprise de sorte que le les bénéfices soient affectés de manière équitable entre les actionnaires, les investissements et les salariés. On fera observer que dans les grandes entreprises qui accordent de telles rémunérations les salariés ne sont pas forcément mal payés. Mais le problème c’est que ces entreprises ont sous-traité une grande partie de leurs activités à des PME ou  les employés sont plutôt nettement moins bien traités.

BCE : critique discrète de l’endettement et des déficits

BCE : critique discrète de l’endettement et des déficits

 

  • François Villeroy de Galhau , gouverneur de la Banque de France, déclare que la banque centrale européenne ne se laissera pas influencer par la dérive des politiques budgétaires. En clair, c’est une critique des dérives budgétaires et de l’augmentation des dettes. La banque centrale européenne veut signifier qu’elle n’a pas l’intention de modifier sa politique des taux et le net ralentissement de ses rachats d’actifs. Un message surtout destiné aux acteurs des marchés un peu secoués ces derniers temps non seulement par le tassement de l’activité en Europe mais aussi par l’augmentation des déficits budgétaires de l’Italie bien sûr mais aussi de pays comme la France avec en plus un retour de l’inflation. Bref une évolution  qui ne pourrait pas être très vertueuse et qui contraindrait à augmenter encore les dettes. Le gouverneur de la Banque de France, a notamment déclaré que «  le recours à une hausse de l’endettement public pour doper les économies n’était pas “un remède, mais un mal”. “Il ne saurait y avoir de prédominance budgétaire et d’influence de quelque politique budgétaire nationale sur notre politique monétaire commune”, a dit François Villeroy de Galhau, qui est membre du conseil des gouverneurs de la BCE. “Notre mandat principal, en tant que gouverneur, est la stabilité des prix et la politique monétaire est ciblée sur la stabilité des prix”, a-t-il ajouté. “Les problèmes de stabilité financière doivent être traités d’abord et avant tout par des mesures macro prudentielles”.

Sondage Réduction des déficits publics : doutes des Français

Sondage Réduction des déficits publics : doutes des Français

D’après le baromètre Odoxa* pour BFM Business, plus de 60 % des Français doutent que le gouvernement puisse ramener les déficits publics à 3 % du PIB. Pour autant l’indice de confiance en l’avenir de la situation économique reste, certes, toujours dans le vert (55% des Français se déclarent confiants), mais il perd 6 points par rapport au mois dernier (de +16 points à +10 points). Les sympathisants de gauche sont même moins de la moitié (49%) à se dire plutôt confiants.  Pour pallier les difficultés budgétaires, 69% des personnes interrogées préconisent de mettre en vente des participations de l’État dans des entreprises non stratégiques, tandis qu’ils sont 68% à se dire favorables au report de la réforme de l’allègement de l’ISF. Le renoncement provisoire à l’augmentation des crédits pour la Défense (48%), le report des créations de postes prévues dans l’éducation (34%) ou la réduction des dotations aux collectivités locales (30%) remportent une plus légère approbation.

Pas de baisse des déficits (Haut conseil des finances publiques)

Pas  de baisse des déficits (Haut conseil des finances publiques)

 

Rhétoriques de gribouille de la part de Michel sapin qui conteste les compétences du  Haut conseil des finances publiques (HCFP) sceptique sur les objectifs de baisse des déficits du gouvernement et doute de la capacité de la France à ramener son déficit public sous le seuil de 3% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain. Au conseil pourtant nommé par le gouvernement selon les dispositions de l’article 11 de la loi organique n° 2012-1403 du 17 décembre 2012 relative à la programmation et à la gouvernance des finances publiques et de l’article 1er du décret n° 2013-144 du 18 février 2013 relatif à la constitution initiale du Haut Conseil des finances publiques. Un conseil forcément moins compétent que l’énarque Michel sapin, le fameux promoteur du concept de l’inversion de la courbe du chômage. Liste des membres du Haut conseil des finances publiques (pas vraiment des gauchistes incultes en comptabilité publique) :
1° Magistrats de la Cour des comptes en activité à la cour, désignés par son premier président :
M. Raoul BRIET, président de chambre.
Mme Martine LATARE, conseillère-maître.
M. François ECALLE, conseiller-maître.
Mme Catherine DEMIER, conseillère-maître ;
2° Membres nommés, respectivement, par le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, les présidents des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat :
M. Jean PISANI-FERRY, professeur d’économie, nommé par le président de l’Assemblée nationale.
M. Michel AGLIETTA, ancien administrateur de l’INSEE, professeur d’économie, nommé par le président du Sénat.
Mme Marguerite BÉRARD-ANDRIEU, inspectrice des finances, directrice générale adjointe d’un groupe bancaire, nommée par le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Mme Mathilde LEMOINE, directrice de département d’une banque, nommée par le président de la commission des finances du Sénat ;
3° Membre nommé par le président du Conseil économique, social et environnemental :
M. Philippe DESSERTINE, professeur d’économie.
Le mandat des membres prend effet le jour de l’installation du Haut Conseil.
Siège également au Haut Conseil, en qualité de membre de droit, le directeur général de l’Institut national de la statistique et des études économiques.
Le Haut Conseil des finances publiques est présidé par le premier président de la Cour des comptes.

Le scénario macroéconomique retenu pour l’élaboration du dernier projet de loi de finances du quinquennat, présenté la semaine dernière, s’articule toujours sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,5% en 2017 et prévoit un déficit public ramené de 3,3% du PIB cette année à 2,7% l’an prochain.  Réponse à peine polie de Michel sapin « le Haut Conseil, peut-être est-ce dans sa nature, a été le plus souvent démenti par les faits. »

France : moins de déficits….. mais moins de croissance

 France : moins de déficits….. mais  moins de croissance

Nouveau cocorico de l’inénarrable Sapin. Notons cependant que la réduction de ce déficit provient surtout de la baisse des taux d’intérêt qui diminue le poids de la charge de la dette ; aussi de la baisse des investissements, une baisse qui plombe un peu plus la croissance. Remarquons aussi le phénomène de vases communicants alors que l’équilibre budgétaire de l’État s’améliore celui des collectivités locales se dégrade. Bref une politique de gribouille. Certes  la rigueur budgétaire est nécessaire mais elle doit s’inscrire dans un processus de long terme. L’austérité  budgétaire dans une période déprimée constitue un contresens économique. Le déficit public de la France a donc  baissé plus que prévu en 2015 grâce à une croissance économique plus soutenue, des taux bas qui ont allégé la charge de la dette mais aussi à la chute des dépenses d’investissement des collectivités locales. Selon des données publiées vendredi par l’Insee, il s’est élevé à 77,4 milliards d’euros, soit 7,4 milliards de moins qu’en 2014 et l’équivalent 3,5% de la richesse nationale contre 4,0% un an plus tôt, alors qu’il avait été prévu à 3,8% à l’origine. Cette annonce est de nature à rassurer la Commission européenne qui reproche à la France d’être « plus lente que le reste de la zone euro » dans la réduction de son déficit public. « Nous diminuons les déficits tout en soutenant la croissance », s’est félicité le ministre des Finances Michel Sapin. « Souvent, on oppose l’un et l’autre, nous sommes en train de prouver l’inverse : on peut être sérieux budgétairement tout en permettant à la croissance de reprendre », a-t-il ajouté sur BFM TV, pour estimer qu’il y avait « maintenant tous les éléments qui rendent parfaitement crédible » l’objectif d’un déficit ramené à 3,3% du PIB en 2016. Pour autant, le gouvernement, qui a annoncé depuis janvier une série de dépenses nouvelles, dont un dégel du point d’indice de la fonction publique dénoncé par l’opposition comme un geste « préélectoral », ne prévoit pas d’accélérer pour passer sous 3%, l’objectif promis à Bruxelles pour 2017, dès cette année. « Nous nous sommes fixé une stratégie (…) le résultat 2015 nous conforte », a dit le ministre lors d’un point de presse, « on ne va pas faire la course ensuite ». L’Insee a fait état dans le même temps d’un net ralentissement de la hausse de la dette publique, qui atteint 2.096,9 milliards d’euros à fin décembre, soit l’équivalent de 95,7% du PIB contre 95,3% un an plus tôt après avoir culminé à 97,8% à la fin du deuxième trimestre. Après la baisse du climat des affaires en mars annoncée jeudi matin, le moral des ménages français s’est lui aussi dégradé ce mois-ci sur des craintes accrues pour l’évolution de leur niveau de vie, selon des données publiées vendredi matin. Le ministère du Travail a annoncé entre temps que le chômage était reparti en hausse en février et ce, pour toutes les catégories d’âge, avec un nouveau record pour les demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité).

(avecReuters)

Radio France : encore 20 millions de déficits en 2016

Radio France : encore 20 millions de déficits en 2016

Dans la radio d’État les déficits succèdent aux déficits. La situation sera encore dégradée en 2016 comme elle l’a été en 2015. Cela en dépit d’une énorme subvention de 500 millions. En cause évidemment des gaspillages énormes partout et des sureffectifs souvent deux ou trois fois plus de personnel que dans les deux autres médias. On ne compte pas moins de 5000 collaborateurs Radio France. On pourrait par ailleurs s’interroger sérieusement sur l’importance de ces radios d’État alors que nous vivons une véritable révolution de l’information grâce aux nouveaux supports et en particulier à Internet une radio étatisée peut encore se justifier mais sans doute pas dans cette proportion. Radio France réduit son déficit, mais lentement. Après les -25 millions de pertes opérationnelles inscrites au budget 2015, ce sont encore -19,6 millions de pertes opérationnelles qui sont prévues en 2016, selon un document de Bercy.  Pour justifier ce déficit, les radios publiques avancent plusieurs explications. D’abord, le chantier de la maison ronde n’étant pas fini, il va falloir continuer à louer des locaux extérieurs. Ensuite, Radio France va emprunter, et donc devoir payer des intérêts sur cet emprunt. Enfin, la masse salariale augmente mécaniquement chaque année avec l’ancienneté, mais aussi avec « la conclusion attendue d’un nouvel accord collectif pour les personnels administratifs et techniques ».  Toutefois, la direction assure faire en parallèle une série d’économies. D’abord, l’arrêt de la diffusion en ondes moyennes fin 2015, qui permettra d’économiser 13 millions d’euros par an. Ensuite, des économies seront aussi recherchées sur « les achats et la consommation ». On se demande bien qui écoutait encore des les infos diffusées par ondes moyennes !

Le budget de Radio France (en millions d’euros)

Subvention de l’Etat au fonctionnement (hors investissement)
2014: 575,9
2015: 577,2
2016: 577,2

Publicité
2013: 40,4
2014: 42
2015: 40,5
2016: 42

Résultat opérationnel
2014: -8,2
2015: -25,4
2016: -19,6

Résultat net
2014: -2
2015: -21,3
2016: -16,6

Pour une hausse des déficits afin de baisser les charges (NKM)

Pour  une hausse des déficits afin de  baisser les charges (NKM)

 

 

Une idée  assez surprenante de la part de Nathalie Kosciusko-Morizet qui propose tout simplement de laisser filer le budget c’est-à-dire d’accroître le déficit pour faciliter l’allégement des charges des les entreprises. Une  proposition en tout cas qui va faire débat à droite comme à gauche et qui repose la question de l’orientation de la politique économique européenne. Est à rebours du consensus à droite sur la poursuite encore plus vigoureuse du processus d’assainissement budgétaire engagé par François Hollande depuis 2012 et dont le rythme est souvent jugé insuffisant à Bruxelles ou à Berlin.   »Là où c’est subversif, c’est que cela veut dire, et je ne le cache pas, un creusement du déficit », a-t-elle déclaré lors d’une conférence lors de l’université d’été du Medef.   »Cela ne sert à rien aujourd’hui d’imaginer changer les choses à la marge, il faut véritablement avoir une politique radicale, il faut accepter l’idée qu’on doit renverser la table », a-t-elle ensuite expliqué à Reuters.  Pour l’ancienne candidate à la mairie de Paris, il n’est plus possible de conserver une stratégie par laquelle la droite, une fois au pouvoir en 2017, réduirait d’abord les dépenses pour engager par la suite un allègement des charges.   »Ce sera trop tard, on mourra guéri, je comprends cette logique mais je pense qu’elle n’est pas à la hauteur de l’urgence et je veux proposer d’inverser la logique ». Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, il faut ainsi faire baisser les charges sur les entreprises « par l’ascenseur, et descendre en même temps les déficits par l’escalier », ce qui implique que durant quelques années, les économies et les réformes structurelles engagées ne couvriraient pas les réductions fiscales accordées aux entreprises.

 

Déficits : Bruxelles lâche du mou pour la France

Déficits : Bruxelles lâche du mou pour la France

 

On ne peut pas traiter tout en même temps la Grèce et le reste. Du coup la France bénéficie de la tolérance de Bruxelles. Pour la Grèce, il faut se montrer intraitable ( en fait on aboutira sans doute à un accord  quand même) pour ne pas inciter d’autres pays en délicatesse avec leurs déficits ( Italie, France Grèce , Espagne etc. ) à s’engouffrer dans  la voie du laxisme. L’Allemagne a aussi besoin du soutien de al France pour serrer la vis à la Grèce. Du coup pour  atteindre le fameux taux de 3% de déficit budgétaire  la France va bénéficier d’un nouveau délai de deux ans, un délai sous condition de reformes structurelles ! la France ne manquera pas de faire des promesses  ( comme sous Sarkozy)  quelle ne tendra pas évidemment !. En effet l ‘échéance sera reportée aux  élections présidentielles de 2017, donc en 2018. Pas vraiment un environnement pour redresser les comptes plutôt  un moment pour promettre la lune.  Pas question d’agiter le spectre de la réforme de la sécu, de l’assurance chômage des 35 heures, du code du travail, des régimes des retraites. Quelques réformettes peut-être , encore faudrait-il une majorité. D’une  certaine manière ce renoncement à uen austérité supplémentaire n’est pas économiquement uen mauvaise nouvelle, ce qui l’est davantage c’est que le relâchement de la contrainte de Bruxelles ne sera pas accompagnée des réformes structurelles nécessaires et du coup les déficits et la dette vont continuer de s’alourdir.   Nicolas Sarkozy était passé outre, François Hollande pourrait s’y soustraire aussi. L’objectif d’un déficit public réduit à 3 % du PIB, Arlésienne du débat politique français, a toutes les chances d’être repoussé à 2018 – c’est-à-dire un an après la présidentielle – d’après un scénario qu’étudie sérieusement la Commission européenne. L’exécutif européen rendra son verdict le 27 février sur la France. Cinq mois après que la Commission a agité l’épouvantail de sanctions et critiqué le manque d’ardeur réformatrice du gouvernement Valls, l’heure est à la conciliation. pour décrocher ce nouveau délai, la France devra faire semblant de  rassurer sur l’exécution du budget 2014 – ce qui ne devrait pas poser de problème – et surtout prouver qu’elle s’engage sur un programme de réformes solides.  Sans majorité jusqu’en 2018, on voit mal comment le gouvernement  pourraiat s’engager dans ce sens.

Collectivités locales : les déficits explosent

Collectivités locales : les déficits explosent

 

 

Les déficits explosent auusi dans les collectivités locales, cela malgré l’augmentation des ressources et notamment des impôts. En cause notamment des dépenses de personnel complètement incontrôlées. En 2013, le déficit des collectivités locales a plus que doublé, pour représenter 0,4 % du PIB, soit 9,2 milliards d’euros alors qu’il atteignait 3,7 milliards en 2012. Le trou des collectivités territoriales représente désormais 9,5% de l’ensemble du déficit public. Il contribue «pour un tiers au retard pris dans la réduction des déficits publics», qui a atteint 4,1 % du PIB en 2013, notent les Sages de la rue Cambon. Cette situation s’explique par le fait que leurs dépenses de fonctionnement ont augmenté plus vite que les recettes. Avec, en particulier, une nouvelle progression des dépenses de personnel dans le bloc communal. Et ce, alors que les impôts locaux pesant sur les ménages ont bondi de 1,8 milliards en 2013. Cette année, les dépenses devraient à nouveau augmenter, car malgré la baisse de 1,5 milliard des dotations aux collectivités locales, ces dernières ont bénéficié de nouvelles ressources fiscales, comme la hausse du taux des droits de mutation à titre onéreux, souvent appelés «frais de notaire».Alors que le gouvernement prévoit une diminution beaucoup plus conséquente de ces dotations, de 3,7 milliards par an, sur la période 2015-2017, la Cour doute que cela «se traduise par une réduction d’un même montant des dépenses des collectivités territoriales». Les hauts magistrats craignent en effet que les communes choisissent d’augmenter le taux des impôts locaux et que les départements et régions obtiennent de nouvelles ressources. Pour corriger le tir, la Cour recommande de mieux répartir la baisse des dotations de l’ensemble des collectivités, en mettant davantage à contribution les communes et intercommunalités, qui disposent de ressources fiscales plus dynamiques et présentent des «possibilités d’économies sur les dépenses de fonctionnement» si des mesures de «mutualisation» sont mises en œuvre. Autre préconisation: adopter une loi de financement des collectivités locales, comme pour l’État et la Sécurité sociale, fixant à titre prévisionnel des objectifs d’évolution de recettes, de dépenses, de déficit et de dette

 

Déficits des collectivités territoriales : la fuite en avant

Déficits des collectivités territoriales : la fuite en avant

C’est l’explosion des déficits des collectivités. En cause,  la course aux investissements le plus souvent inutiles, parfois démentiels et trop onéreux. Cette fuite en avant avec la réduction de la dotation aux collectivités locales se traduira dès 2015 par une augmentation de la fiscalité locale. La progression de la masse salariale et le recours aux emprunts dans les collectivités territoriales ont fait exploser leur déficit l’an dernier, selon un rapport cité par le Journal du Dimanche. Le déficit des communes, départements et régions est ainsi passé de 3,7 milliards d’euros en 2012 à 9,2 milliards en 2013, soit environ 10% du déficit public, selon ce rapport, remis d’après le JDD aux ministères des Finances et de l’Intérieur. Le texte pointe l’augmentation de la masse salariale et le recours à l’emprunt pour poursuivre les investissements malgré les baisses des dotations de l’Etat. En 2013, la masse salariale des collectivités territoriales a progressé de 3,1% et les dépenses d’investissement des communes ont augmenté de 8,1%, « un taux jamais égalé depuis 2009″, selon l’hebdomadaire.  Ce rapport doit être rendu public fin octobre, ajoute le JDD. « Nous voyons que ces collectivités locales ont vu leurs frais de fonctionnement augmenter au cours de ces dernières années, alors que l’Etat, lui, faisait des efforts pour maîtriser son fonctionnement », a déclaré dimanche le ministre des Finances, Michel Sapin, sans confirmer l’existence de ce rapport. « Je suis persuadé, sans que ce soit une cure d’austérité pour ces collectivités territoriales, qu’il est possible de faire des économies de fonctionnement », a-t-il ajouté lors de l’émission Le Grand Rendez-Vous Europe 1-i>TELE-Le Monde. Une baisse de 3,7 milliards d’euros des dotations de l’Etat est prévue en 2015, sur les 21 milliards d’euros d’économies prévus l’an prochain pour l’ensemble de la dépense publique. Cette mesure pourrait provoquer une coupe de 20% dans les ressources du bloc communal, où le rapport pronostique les plus grandes marges d’économies, selon le JDD.

 

Déficits : Lagarde (FMI) conteste les arguments du gouvernement

Déficits : Lagarde (FMI)  conteste les arguments du gouvernement

 

Ce que reproche surtout Lagarde du FMI au gouvernement français c’est de beaucoup parler et d’agir peu, à cet égard il est vrai que les 50 milliards d’économies promis par Hollande relève encore beaucoup du virtuel ; Dans une interview aux Échos , Lagarde  démonte un à un les arguments du gouvernement français pour expliquer ses difficultés à réduire ses déficits et relancer sa croissance. «Même si l’inflation est plus faible que prévu, elle ne peut pas être utilisée comme un paravent pour reporter les efforts nécessaires sur la dépense», explique-t-elle ce lundi, rejetant ainsi l’argument avancé par le ministre des Finances, Michel Sapin. Ce dernier avait plaidé la semaine dernière qu’«on ne peut pas avoir les mêmes objectifs (d’économies) avec une inflation qui devient très faible». Le gouvernement français a été contraint cet été de revoir à la baisse ses ambitions en matière de réduction du déficit.  Autre argument du gouvernement français démonté par le FMI: le niveau élevé de l’euro. «Nous ne pensons pas que l’euro soit surévalué par rapport au dollar, assure Christine Lagarde. Sa valeur est compatible avec la balance des paiements de la zone euro». Depuis l’annonce, jeudi dernier, du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, de baisser les taux d’intérêt à 0,05%, la monnaie européenne est passé sous les 1,30 dollar. Une bonne nouvelle pour les exportations des entreprises françaises et une annonce que la dirigeante du FMI n’a pas manqué de saluer, tout en rappelant que les régulateurs devront se montrer «attentifs» au flot de liquidités que cette décision va engendrer. Christine Lagarde n’a pas manqué de défendre la stratégie de la BCE souvent prise en grippe par François Hollande et Manuel Valls. «La BCE fait beaucoup depuis deux ans, déclare-t-elle. Nous saluons le fait qu’elle soit prête à recourir à des mesures non conventionnelles supplémentaires si cela devenait nécessaire pour faire face au risque d’une période trop prolongée de faible inflation». Appelant la France à «passer des paroles aux actes», la dirigeante réclame que le pays accélère ses réformes pour réduire ses déficits. «Il faut garder le cap de la réduction des dépenses publiques», affirme l’ancienne ministre de l’Économie. En cela, Christine Lagarde salue la volonté de l’exécutif d’avancer par voie d’ordonnance. «Je m’en réjouis. Tout ce qui est de nature à accélérer la mise en œuvre de vraies réformes de fond va dans la bonne direction», conclut-elle.

 

Sommet européen: Hollande veut de la « flexibilité » (laxisme) pour les déficits

Sommet européen: Hollande veut  « flexibilité » (laxisme) pour les déficits

 

 Bizarre, finalemenet Hollande réclame  la même chose que le trublion et fantaisiste  Montebourg, plus de laxisme (flexibilité en langage énarchique) ; la réponse ne s’est pas fait attendre, on verra cela plus tard a dit Schäuble (le puissant ministre des finances allemand), à la réunion prévu normalement pour le conseil des ministres ! Une réunion se tenait en effet  ce samedi matin à l’Elysée, entre dirigeants socio-démocrates européens: l’Italien Matteo Renzi, l’Autrichien Werner Faymann ou encore la Danoise Helle Thorning Schmidt. Au sortir de cette réunion, le président François Hollande a pris la parole pour expliquer quelle serait leur ligne commune au sommet européen de Bruxelles, qui commence à 16 heures le même jour. « Pour nous, le principal est de réorienter l’Europe et de faire qu’elle puisse répondre davantage aux préoccupations de nos concitoyens en matière d’emploi et de croissance », a déclaré François Hollande. Quitte à lâcher du lest sur les déficits.  »Oui aux réformes pour améliorer notre compétitivité (…) et réduire nos déficit », a dit le chef de l’Etat français. Mais en échange, il réclame de la « flexibilité » afin que « le rythme de réduction des déficits soit compatible avec les objectifs de croissance ».L’hôte de cette rencontre de la social-démocratie et ses « camarades » de centre-gauche réclament en outre la mise en œuvre rapide d’un plan européen d’investissement de 300 milliards d’euros. Ce plan sur lequel s’est engagé le prochain président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, « doit être engagé le plus vite possible, dès la fin de l’année ou le début de l’année prochaine », a déclaré le dirigeant français.  Les socio-démocrates ont néanmoins assez peu d’espoir d’être écoutés, puisqu’ils sont minoritaires face aux conservateurs a la table du conseil européen. En visite à Paris jeudi, le ministre allemand des Finances s’est charge de le rappeler.  Le chef de l’Etat français venait de demander la convocation d’un sommet extraordinaire de la zone euro, afin de définir une initiative de croissance. Wolfgang Schaüble a aussitôt renvoyé vers la simple instance traditionnelle du conseil des ministres, qui se réunit dans une quinzaine de jours.  Par ailleurs, le ministre conservateur a insisté, une fois encore, sur l’obligation de réduire « au plus vite » le déficit structurel. Ceci posé, l’Allemagne soutient la perspective du plan Juncker. Et puis, le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel, qui sera à l’Elysée demain, vient d’installer une commission nationale destinée à doper l’investissement au sein de la 1ere puissance économique d’Europe.  Assureurs, banquiers, fonds de pension, économistes, syndicalistes doivent, d’ici au printemps prochain, trouver les moyens de mobiliser l’épargne privée pour financer des infrastructures publiques.  Une façon de ressusciter un projet qui date de l’époque du social-démocrate Gerhard Schröder. Mais si cette dynamique s’engage enfin, elle peut finir par convenir aussi aux gouvernements français et italiens.

 

Déficits: Renzi lâche Hollande

Déficits: Renzi lâche  Hollande

 

Hollande perd encore un allié de poids dans sa démarche vis-à-vis de l’Europe pour davantage de tolérance en matière de déficit. Pourtant l’économie italienne n’est guère brillante puisqu’elle pourrait retrouver la récession en 2014. En dépit de cela, les déficits pourrait être contenus sous les 3% dès 2014 ; ce qui n’est pas le cas de la France qui ne l’envisage plus qu’en 2016 (et encore !). S’il est bien d’accord pour utiliser toute la flexibilité du pacte de stabilité, il n’est pas question pour le président du Conseil italien de déroger aux règles européennes. C’est ce qu’il a affirmé, ce lundi 11 août, dans une interview au Financial Times.  Matteo Renzi se veut rassurant: l’Italie parviendra à contenir son déficit budgétaire sous la limite des 3% du produit intérieur brut (PIB) cette année, sans nouvelles mesures d’austérité. C’est en tout cas ce qu’a affirmé le président du Conseil dans une interview au Financial Times, lundi 11 août. Le retour en récession, avec un PIB qui s’est contracté de 0,2% au deuxième trimestre selon les estimations préliminaires, ne remet pas en cause l’objectif fixé par l’Union européenne, dit-il. « Je n’ai absolument aucun intention de franchir le plafond de 3%. Nous espérons avoir de meilleurs chiffres (de croissance) au deuxième semestre et cela nous permettra d’être à 2,9% », explique-t-il.  En clair, le dirigeant fixe les limites: Paris peut compter sur l’Italie pour défendre l’idée d’utiliser au maximum les flexibilités du pacte de stabilité. Mais en cas de délais supplémentaires, elle ne pourra pas compter sur Matteo Renzi. Pour lui, pas question de déroger aux obligations européennes.  L’Italie avait annoncé en avril prévoir un déficit budgétaire de 2,9% cette année et une croissance de 0,8%. Ces projections seront actualisées en septembre.

France : réduction de déficits impossible ( Moody’s)

France : réduction de déficits impossible ( Moody’s)

Mauvais pronostic de l’agence de notation Moody’s concernant la France : impossible d’atteindre les objectifs de déficits. Barnier (l’ex commissaire européen) avait bien raison de tenter d’interdire la notation des Etats .  Mieux vaut faire l’autruche pour les politiques français ! La France risque en effet  de ne pas atteindre ses objectifs en matière de réduction de son déficit budgétaire en 2014 et 2015, estime l’agence de notation Moody’s dans un communiqué, ce lundi 4 août. Et même si l’agence note que la France a donné une nouvelle orientation à sa politique budgétaire et la qualifie de positive, elle juge que l’application de nombreuses mesures reste floue et note que l’économie française est pénalisée par une faible croissance.  « En conséquence, si la tendance à la réduction du déficit devrait se poursuivre, il est peu probable que le pays atteigne ses objectifs budgétaires en 2014 et en 2015″, écrit Moody’s. Paris a promis à ses partenaires européens de ramener son déficit public à 3% de PIB en 2015, une promesse jugée peu réaliste par de nombreux économistes. Par ailleurs comme 2016 sera une année pré-électorale autant dire que les deficits sont repoussés à beaucoup plus tard.

 

Déficits zone euro : l’austérité n’a servi à rien

Déficits zone euro : l’austérité n’a servi à rien

 

Finalement l’austérité n’aura servi à rien puisque les déficits repartent en zone euro ; pire cette austérité à tué la croissance (et l’emploi). Une double erreur de diagnostic et de stratégie pour les technocrates de Bruxelles qui ont imposé le contraire de ce qu’ont fait d’autres zones économiques comme la Grande Bretagne, les Etats-Unis ou le Japon (lui pas encore sorti d’affaires mais qui relance par  une politique monétaire très accommandante).  A cela s’ajoute l’erreur de la BCE et de sa stratégie mollement accommodante.  La crise de la dette avait semblé disparaître des écrans radars avec deux trimestres consécutifs de baisse du niveau de la dette publique en Europe. Mauvaise nouvelle, officialisée ce 22 juillet par l’office européen des statistiques Eurostat, elle est repartie à la hausse, début 2014, pour atteindre 93,9% du PIB au premier trimestre, contre 92,7% fin 2013. En valeur absolue, la dette publique cumulée des Etats-membres de la zone euro a atteint 9.055,5 milliards d’euros au premier trimestre 2014, selon Eurostat. Alors qu’entre juillet et décembre 2013, elle avait baissé pour la première depuis fin 2007 et le début de la crise financière. La dette de la France s’est également alourdie. Elle correspond à 96,6% de son PIB contre 94,7% au trimestre précédent. Elle se rapproche en valeur absolue des 2.000 milliards d’euros. Début 2014, elle a atteint précisément 1.985 milliards contre 1.940 milliards fin 2013.   La Grèce conserve la dette la plus lourde de la zone (174,1% du PIB), suivie par l’Italie (135,6%) et le Portugal (132,9%). A l’autre bout du spectre, l’Estonie affiche une dette de 10% et le Luxembourg de 22,8%. Dix-neuf États membres ont enregistré une hausse de leur dette, six autres, une baisse, tandis que celle de l’Estonie est resté inchangée. Les plus fortes hausses sont intervenues en Slovénie (+7 points), en Hongrie (+5 points) ainsi qu’en Belgique et au Portugal (+3,9 chacun). Les baisses les plus marquées ont, quant à elles, été observées en Pologne (-7,6 points), en Allemagne (-1,1 points) et en Grèce (-1points).

Sécu : moins de recettes, plus de déficits

Sécu : moins de recettes, plus de déficits

Après les impôts, ce sont les recettes de la sécu qui sont auusi en baisse. Les recettes de la Sécurité sociale seront en effet moins bonnes que prévu cette année. C’est ce qu’observe le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui se réunit ce matin. Les ressources du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse «devraient être inférieures de près de 1,7 milliard d’euros au montant prévu dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014», votée en décembre dernier, souligne le rapport. Pourtant, depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir, les prélèvements affectés à l’assurance-maladie, aux retraites ou à la branche famille ont été fortement relevés : hausse des cotisations vieillesse, baisse du plafond du quotient familial, augmentation des prélèvements sociaux sur les revenus du capital. Et la masse salariale, sur laquelle sont prélevées les cotisations sociales, reste relativement dynamique malgré la crise et le chômage. Elle devrait progresser de 2,2 % cette année, prévoit le rapport, un chiffre conforme aux prévisions. Si les recettes sont inférieures aux attentes, c’est dû en particulier «aux prélèvements sociaux sur le capital», qui rentrent moins bien que prévu, observe la Commission des comptes. Résultat, même avec des dépenses de santé inférieures aux prévisions, le déficit de la Sécurité sociale devrait être un peu plus élevé que prévu en 2014. Il s’établirait à 9,9 milliards d’euros au lieu des 9,6 milliards attendus, et à 13,4 milliards en incluant le Fonds de solidarité vieillesse. C’est en tout cas ce que prévoit la Commission à ce stade, mais le déficit sera en réalité inférieur grâce aux nouvelles mesures d’économies annoncées par le gouvernement, comme le gel des pensions de retraite et des aides au logement. Ces mesures seront votées le mois prochain dans le cadre d’une loi de financement de la Sécurité sociale rectificative.

 

Déficits : Bruxelles ne croit pas aux réductions de la France

Déficits : Bruxelles ne croit pas aux réductions de la France

Bruxelles n’y croit pas mais en fin de règne la commission s’est contentée de faire les gros yeux à la France ; cela d’autant plus que plus grand monde ne soutient  cette austérité qui tue la croissance sans améliorer les déficits. Selon Bruxelles, la stratégie budgétaire n’est que « partiellement conforme aux exigences » du pacte de stabilité.  »Le niveau de détail des mesures d’assainissement budgétaire est insuffisant pour garantir de façon crédible la correction du déficit excessif pour 2015 au plus tard », estime ce lundi 2 juin la Commission européenne dans ses recommandations macroéconomiques. Bruxelles appuie ses conclusions sur « ses prévisions de déficit annoncées pour l’année prochaine (3,4% du PIB) et compte tenu d’un ajustement structurel sous-jacent qui est très loin d’atteindre le niveau recommandé par le Conseil ». La France s’est engagée à ramener son déficit public dans les clous européens, soit en-deçà de 3% du PIB, en 2015 et a obtenu pour cela un délai de deux ans. Pour y parvenir, le gouvernement français a mis sur la table un vaste programme d’économies de 50 milliards d’euro, avec pour mesure-clé le pacte de responsabilité proposé aux entreprises pour stimuler l’emploi. Il a depuis annoncé de nouvelles mesures d’économies se traduisant par un effort supplémentaire de 4 milliards d’euros en 2014. Mais « des risques pèsent sur les objectifs du gouvernement », souligne l’exécutif européen, pour qui « une partie des mesures supplémentaires pour 2014 annoncées dans le programme doit encore être adoptée et le montant des économies prévues pour 2015 est très ambitieux ». Bruxelles salue toutefois les réformes lancées par le gouvernement français, qui vont dans le « bon sens ». « Les autorités françaises ont annoncé, avant les élections européennes, un paquet de mesures structurelles importantes. Notre analyse montre que ces mesures vont clairement dans la bonne direction », a déclaré le président de la Commission, José Manuel Barroso, lors d’une conférence de presse. « Ces mesures sont dans l’intérêt de la France et des Français eux-mêmes », a-t-il ajouté, précisant qu’elles devaient être prises pour assurer la compétitivité du pays « dans un environnement international beaucoup plus exigeant ».

La France ne tiendra pas ses objectifs de déficits (Bruxelles)

La France ne tiendra pas ses objectifs de déficits (Bruxelles)

 

Le fameux « retournement »t de Hollande n’a pas convaincu Bruxelles. D’après la commission européenne, la France ne devrait ramener son déficit public qu’à 3,4% du produit intérieur brut en 2015, sensiblement plus que les 3,0% promis à ses partenaires européens, ce qui l’expose à des sanctions, selon les prévisions de la Commission européenne. Les économistes de Bruxelles ont revu lundi en baisse dans le même temps leur prévision de croissance du PIB 2015 à 1,5%, faisant peser des doutes sur la vigueur du « retournement » en cours entrevu par le président François Hollande.  Elle était de 1,7% auparavant, niveau sur lequel Paris a calé le programme de stabilité 2014-2017 qu’il vient de transmettre à la Commission. Celle-ci est en revanche très proche des prévisions du gouvernement français pour 2014 avec un PIB en hausse de 1,0% et un déficit public à 3,9% (contre respectivement 1,0% et 3,8% prévu par le programme de stabilité). A Paris, le ministre des Finances Michel Sapin a confirmé l’objectif d’un déficit public de 3,0% du PIB en 2015 sur la base des 50 milliards d’euros d’économies prévues dans le programme de stabilité voté la semaine passée. « Le gouvernement réaffirme sa détermination à mettre en œuvre le Pacte de responsabilité et de solidarité et à réaliser les 50 milliards d’euros d’efforts d’économies nécessaires pour ramener le déficit à 3% du PIB en 2015″, dit-il dans un communiqué. Il explique l’écart avec les prévisions de la Commission européenne par des anticipations de croissance un peu plus faibles et surtout « une prise en compte seulement partielle à ce stade » des économies programmées pour 2015.

France : déficits en hausse

France : déficits en hausse

 

Le programme de stabilité 2014-2017 qui sera présenté mercredi en conseil des ministres anticipe ainsi un déficit public ramené à 3,8% du produit intérieur brut (PIB) fin 2014 puis 3,0% en 2015, soit 0,2 point de plus que prévu précédemment pour chacune des deux années, indique le journal. Ces prévisions reposent sur des hypothèses de croissance du PIB révisée à 1,0% cette année, contre 0,9% en première estimation, et de 1,7% en 2015 puis 2,25% à partir de 2016.  En octroyant à la France début 2013 un délai de deux ans pour ramener son déficit public dans les limites fixées par le pacte européen de stabilité et de croissance, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, avait indiqué qu’il devrait se situer « nettement en-dessous de 3% » à cette échéance. La dernière trajectoire des finances publiques, actualisée l’automne dernier, anticipait ainsi un déficit public – qui cumule les déficits de l’Etat, des collectivités locales et de la protection sociale – ramené à 4,1% du PIB en 2013, puis 3,6% en 2014 et 2,8% en 2015. Mais des rentrées fiscales moindres que prévu ont entraîné un dérapage de 0,2 point en 2013, l’équivalent de quatre milliards d’euros. Après avoir laissé planer le doute, dans les jours qui ont suivi la sévère défaite de la majorité aux municipales, sur le respect des engagements pris vis-à-vis des instances européennes, le gouvernement a confirmé sa volonté de les tenir. Mais le ministre des Finances, Michel Sapin, a indiqué que la France avait obtenu d’y parvenir sur un rythme « un peu moins rapide » de consolidation de ses finances publiques. La nouvelle trajectoire, qui sera transmise à Bruxelles, reposera sur les 50 milliards d’euros de baisse des dépenses publiques confirmée à l’occasion de la présentation la semaine passée du « pacte de responsabilité ».  

 

Sondage-déficits publics : 54% des français prêts pour des efforts

Sondage-déficits publics : 54% des français prêts pour  des efforts

 

Les français semblent de plus en plus conscients de la gravité de la situation financière de la France et veulent bien faire des efforts. Reste toutefois à préciser la nature et l’ampleur. Même si ils se plaignent de la pression fiscale, les Français semblent en effet disposés à contribuer davantage au redressement des comptes publics.  En effet, 54% des Français se disent prêts à faire personnellement des efforts dans ce but, selon un sondage IFOP à paraître le 13 avril pour Dimanche Ouest France. La proportion de volontaires n’était que de 44% en novembre 2013, note l’institut de sondage. En 6 mois, l’acceptation des efforts de la part des ouvriers a augmenté de 28 points et celle des employés de 13 points. En revanche, celle des professions intermédiaires n’a progressé que de 3 points tandis que celle des professions libérales et des cadres supérieurs reculait d’un point. Parmi les personnes interrogées, seulement 42% des sympathisants du Front de Gauche et 47% de ceux du Front National seraient prêts à ces efforts, contre 60% des sympathisants UMP et 74% de ceux du PS.

 

Les français semblent de plus en plus conscients de la gravité de la situation financière de la France et veulent bien faire des efforts. Reste toutefois à préciser la nature et l’ampleur. Même si ils se plaignent de la pression fiscale, les Français semblent en effet disposés à contribuer davantage au redressement des comptes publics.  En effet, 54% des Français se disent prêts à faire personnellement des efforts dans ce but, selon un sondage IFOP à paraître le 13 avril pour Dimanche Ouest France. La proportion de volontaires n’était que de 44% en novembre 2013, note l’institut de sondage. En 6 mois, l’acceptation des efforts de la part des ouvriers a augmenté de 28 points et celle des employés de 13 points. En revanche, celle des professions intermédiaires n’a progressé que de 3 points tandis que celle des professions libérales et des cadres supérieurs reculait d’un point. Parmi les personnes interrogées, seulement 42% des sympathisants du Front de Gauche et 47% de ceux du Front National seraient prêts à ces efforts, contre 60% des sympathisants UMP et 74% de ceux du PS.

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