Archive pour le Tag 'naufrage'

Politique-Insoumis: le naufrage de Mélenchon

Politique-Insoumis:  le naufrage de Mélenchon

 

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écroulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncé dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon.  

Grève SNCF: pour en finir avec le naufrage du service public ferroviaire

Grève SNCF: pour en finir avec le naufrage du service public ferroviaire

 

Jean-Louis Chambon président d’honneur, fondateur du Cercle Turgot propose d’en finir avec le naufrage de la SNCF. Certes, le représentant du Turgot peut être contesté pour sa philosophie très libérale en général mais là certains de ses  propos (pas tous) peuvent  être partagés par d’autres courants inquiets du suicide d’une entreprise organisé par les gauchistes de sud et de la CGT.

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« La SNCF ressemble un peu plus chaque jour à un bateau ivre, totalement hors de contrôle. Sa direction s’évertue à panser les plaies ouvertes par quelques saboteurs jusqu’au-boutistes, hors-sol, qui se prétendent gardiens de la sécurité alors qu’ils protègent jalousement leurs privilèges. Les syndicats affichent leur impuissance et sont délégitimés par la base et les autres partenaires. Quant au ministère, quasiment paralysé, il paraît vouloir s’en remettre une nouvelle fois à la providence et au temps pour résoudre un problème récurrent qui appellerait pour sa résolution – enfin ! – de la fermeté et un changement du paradigme.

Il est urgent en effet de prendre acte de l’illusion d’un pseudo-dialogue social qui, en réalité, entretient le pouvoir de nuisances des minorités, le rapport de force et les privilèges des cheminots. Trop c’est trop ! Il faut maintenant faire respecter l’ordre public et privilégier l’intérêt général par des actions déterminées de l’exécutif :

- à court terme, dans l’urgence et dans le cadre de ce que permet la loi, utiliser tous les moyens répressifs face à ces abus, c’est-à-dire dépôt de plaintes, sanctions professionnelles, pénalisations financières…

- et pour le long terme, toute reforme structurante pour sortir de cette anarchie, comme de la confusion des droits et devoirs, nécessite de passer par une réforme constitutionnelle qui, seule, pourrait inscrire clairement l’ordre des priorités entre droits individuels et intérêt général.

Car sacraliser constitutionnellement les droits des Français, de propriété, de grève, l’égalité des femmes et des hommes, etc. relève d’une obsession largement partagée par nos chefs d’Etat. Mais, par-delà les bonnes intentions, l’égalitarisme s’est substitué progressivement à l’égalité, et les droits aux devoirs.

Le statut des fonctionnaires (et autres statuts du public ou privé), en charge d’une délégation de service public, en est la parfaite illustration : à sa naissance en 1946, il répondait aux obligations (contraintes) faites aux fonctionnaires « de se rendre disponibles aux besoins du service public ». On voit aujourd’hui, avec l’installation de la « gréviculture », ce qu’il en reste : uniquement des droits…

Aussi, concilier la continuité (et la qualité) du service public est devenu en France un véritable casse-tête. Les actions conduites par « des cheminots qui ne cheminent plus » en sont la douloureuse illustration. Certes, le politique avait cru trouver, en 2007, « la bonne réponse », en instituant le principe du service minimum dans les transports, pensant équilibrer ainsi l’intérêt général et les droits individuels. Force est de constater que ce fut une parfaite imposture. Les tourments pathétiques dans lesquels sont plongés des millions d’usagers du ferroviaire par la volonté manifeste de maximisation des nuisances par les syndicats, pour des causes périphériques – la retraite notamment.

Pourtant, l’exigence d’une continuité de service public s’impose aux personnes publiques et privées, chargées de la gestion d’un service public. Par conséquent, tout service public – le ferroviaire en est un – doit fonctionner de manière régulière car il a pour finalité l’intérêt général, dont l’Etat est le garant.

De plus, les juges justifient de façon constante, lorsqu’ils ont à en débattre, des limites au droit de grève aux agents qui en abusent. Le pouvoir de réquisition est d’ailleurs aux mains des préfets et de l’administration. La «gréviculture», en préalable à tout dialogue social, a un coût induit exorbitant pour l’économie nationale et le moral de nos concitoyens : au total, le coût, direct et indirect, est estimé entre 0,10 et 0,15 point de PIB par an (toutes les études convergent, voir notamment le Journal of transportation and statistics).

Tout ceci n’est tout simplement plus supportable ! Il est temps d’adresser à la société civile un signe clair en affirmant que, désormais et sans doute dans le cadre de la révision constitutionnelle (en éternelle préparation !), les droits de l’usager-contribuable et de l’intérêt collectif devront l’emporter sur ceux d’une minorité agissante. Cette révolution, à portée de main, nécessiterait de passer par deux axes :

1Reconstruire le cadre légal en rendant incompatible le statut et la mission de service publique avec le droit de grève (étendu à l’ensemble des délégataires de service public, fonctionnaires compris), avec l’obligation d’assurer le service public, en donnant simultanément aux directions les moyens d’atteindre cet objectif par un pouvoir d’astreinte sur leurs agents, surpassant les choix et autres caprices individuels. En Allemagne, les agents du ferroviaire n’ont pas le droit de grève, dans les pays nordiques c’est un honneur et un devoir d’assurer le service en toutes circonstances ; en France, agents hospitaliers, militaires, pompiers, etc. sont déjà dans cette même obligation de fait.

2/ Responsabiliser les acteurs en considérant que tout acte délibéré susceptible de créer un dysfonctionnement dans le service public est constitutif d’une « faute lourde » qui doit être sanctionnée puisque contraire, par nature, à la mission centrale que reçoit chaque fonctionnaire par son « contrat de travail », dont il est le comptable devant chaque citoyen (dans le secteur privé, ce type d’acte est sanctionné par un licenciement). D’autre part, les directions des administrations devraient être prioritairement appréciées (notation, prime variable) par la mesure de leur efficacité, pour permettre à leur organisation d’atteindre le service public maximum. Enfin, les organisations qui appelleraient aux dysfonctionnements des services publics verraient légalement leur responsabilité engagée et mise en cause par les usagers qui en subissent les préjudices – à commencer par la suppression des subventions étatiques qui nourrissent in fine des bataillons de permanents syndicaux.

Ainsi, par le courage politique, l’intérêt général pourrait retrouver sa juste place à côté des intérêts corporatistes ou syndicaux, en rappelant les uns et les autres à leurs devoirs et à une obligation de résultat de qualité de service public. Contrairement à ce que redoutent de nombreux hommes politiques, l’opinion qui ne supporte plus ces nuisances pourrait d’ailleurs saluer ces évolutions radicales.

On ne peut espérer refonder une organisation sociale dont les fondations fissurées remontent à 1945, ni ramener à la raison les « partenaires sociaux », sans adapter les règles du jeu des missions du service public. C’est le cap que le président Emmanuel Macron devrait pouvoir donner à la prochaine révision constitutionnelle, en marquant ainsi vraiment l’histoire de sa vision du nouveau monde. »

Politique: le naufrage de Mélenchon

Politique:  le naufrage de Mélenchon

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écoulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncée dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon, dont François Ruffin semble 

Avenir SNCF : le dramatique naufrage ?

Avenir SNCF : le dramatique  naufrage ?

 

Evidemment on ne fera croire à personne que le droit de retrait massivement pratiqué par des roulants SNCF repose sur un mouvement spontané. C’est clairement un mouvement de grève des syndicats gauchistes qui veulent prendre leur revanche après l’échec des actions contre la réforme de la SNCF. Pour preuve il y a longtemps que de nombreux trains circulent avec un seul conducteur notamment les trains régionaux de la banlieue parisienne où les conditions de circulation sont autrement plus difficiles qu’en province. Notons que parmi ceux qui  ont exercé leur droit de retrait figurent  des agents conduisant des trains équipés de plusieurs agents ! En fait cette stratégie gauchiste accélère le naufrage d’une entreprise menacée de disparition. Pour ce qui concerne précisément les TER (trains régionaux) déjà subventionnés à hauteur de 75%, le retour à l’équipement avec deux agents condamnerait l’équilibre économique de ce type de transport au profit sans doute du car. (Comme nombre d’anciens trains omnibus). Il est clair que le camion d’une part, l’automobile d’autre part ont largement participé à  la régression du rail. Mais les forces conservatrices et corporatistes internes y ont aussi largement contribué. Certes, le rail est encore très dynamique sur certains créneaux de marché comme le TGV (mais rentable seulement sur les grands corridors). Globalement cependant, la SNCF n’a cessé de perdre des parts de marché par rapport à ses concurrents. Le boulet de la dette, le manque chronique de compétitivité, l’archaïsme culturel de l’entreprise ont affaibli un outil qui paradoxalement pourrait retrouver des raisons d’exister et de se développer du fait des nouvelles préoccupations environnementales. Sud rail s’est développé sur ce terreau de l’archaïsme culturel, une sorte de cocktail de gauchiste au sommet du syndicat et de basiste corpos sur le terrain. Et la CGT en baisse régulière depuis des dizaines d’années est contrainte d’emboiter le pas de Sud pour tenter de sauver ses positions. Bref une vraie fuite en avant qui contribue à tuer l’entreprise. Au plan économique  Le frein, c’est évidemment le coût. Le rail est plombé par une dette dont une part revient aux pouvoirs publics qui imposent des investissements que l’entreprise ne peut financer et par la gestion calamiteuse de la SNCF. Les deux cumulés aboutissent au fait qu’à la louche on peut considérer que la SNCF est presque subventionnée à hauteur de 50% de ses coûts (chiffrage de la Cour des comptes). A ce niveau, la question est de savoir si la SNCF est une entreprise ou une administration ; Culturellement la SNCF est plus proche d’une administration que d’une entreprise affrontée à un environnement concurrentiel. Et la défense d’un mode de fonctionnement obsolète par les syndicats comme par la direction (un terme inapproprié car on se demande où est le pouvoir quand on compte autant de directeurs) est le meilleur moyen d’enfoncer un peu plus depuis des dizaines d’années une entreprise en sursis. Pour boucher le trou apparent de la gestion, la philosophie est toujours la même, réduire la taille du service. A ce petit jeu le service du transport express par train a d’abord disparu. Ensuite, c’est le service de messagerie qui a été bradé (avec l’étape Sernam). Le transport de marchandises par wagon complet est devenu marginal, la plupart des triages ont été fermés faute de volume à traiter. En transport de voyageurs, on a supprimé des petites lignes et de services. Nombre de voies ferrées qui participaient à l’aménagement du territoire sont envahie par les ronces ou ont même été déposées. Les cheminots se recroquevillent, ils étaient plus de 500 000 en 1935, ils sont moins de 150 000. Paradoxe, l’entreprise détient l’un des plus grands groupe privé de transport, logistique, transport routier de personnes et d’ingénierie. Un groupe de 650 filiales dont la gestion, elle, est exemplaire et qui ne cesse de se développer. Au point que la SNCF -purement ferroviaire- honteuse agglomère les résultats de ces filiales avec l’activité SNCF pour mieux masquer ses déficiences. (Un CA global d’environ 33 MMF en 2018). Dans les faits il n’y a pratiquement pas de convergences technique ou économique entre ces filiales et la SNCF traditionnelle. En cause, l’archaïsme de la gestion et la culture corporatiste. Les dirigeants argumentent en considérant que l’entreprise fait régulièrement des progrès en matière de gestion. Le problème, c’est que la concurrence, elle avance encore plus vite. En fait, l’entreprise vit toujours dans un monde en retard d’une vingtaine d’année voire plus. Il suffit pour s’en persuader d’écouter les discours désuets et destructeurs de certains responsables syndicaux. On se croirait encore dans les années 50. Le gouvernement porte bien sûr une lourde responsabilité par rapports aux choix d’investissements imposés et non financés mais aussi pour avoir laissé pénétré partout dans l’entreprise la culture énarchique à la place de l’ancienne culture des ingénieurs des mines. Pour tuer une entreprise il n’y a pas mieux : nommer des anciens fonctionnaires à la direction. Jadis, on résumait l’esprit de entreprise avec ce raccourci : » la SNCF, c’est l’armée avec la discipline en plus » maintenant on pourrait convenir que « c’est toujours l’armée mais avec la discipline en moins. »

SNCF : les gauchistes accélèrent le naufrage ?

SNCF : les gauchistes accélèrent le naufrage ?

 

Evidemment on ne fera croire à personne que le droit de retrait massivement pratiqué par des roulants SNCF repose sur un mouvement spontané. C’est clairement un mouvement de grève des syndicats gauchistes qui veulent prendre leur revanche après l’échec des actions contre la réforme de la SNCF. Pour preuve il y a longtemps que de nombreux trains circulent avec un seul conducteur notamment les trains régionaux de la banlieue parisienne où les conditions de circulation sont autrement plus difficiles qu’en province. Notons que parmi ceux qui  nt exercé leur droit de retrait figurent  des agents conduisant des trains équipés de plusieurs agents ! En fait cette stratégie gauchiste accélère le naufrage dune entreprise menacée de disparition. Pour ce qui concerne précisément les TER (trains régionaux) déjà subventionnés à hauteur de 75%, le retour à l’équipement avec deux agents condamnerait l’équilibre économique de ce type de transport au profit sans doute du car. (Comme nombre d’anciens trains omnibus). Il est clair que le camion d’une part, l’automobile d’autre part ont largement participé à  la régression du rail. Mais les forces conservatrices et corporatistes internes y ont aussi largement contribué. Certes, le rail est encore très dynamique sur certains créneaux de marché comme le TGV (mais rentable seulement sur les grands corridors). Globalement cependant, la SNCF n’a cessé de perdre des parts de marché par rapport à ses concurrents. Le boulet de la dette, le manque chronique de compétitivité, l’archaïsme culturel de l’entreprise ont affaibli un outil qui paradoxalement pourrait retrouver des raisons d’exister et de se développer du fait des nouvelles préoccupations environnementales. Sud rail s’est développé sur ce terreau de l’archaïsme culturel, une sorte de cocktail de gauchiste au sommet du syndicat et de basiste corpos sur le terrain. Et la CGT en baisse régulière depuis des dizaines d’années est contrainte d’emboiter le pas de Sud pour tenter de sauver ses positions. Bref une vraie fuite en avant qui contribue à tuer l’entreprise. Au plan économique  Le frein, c’est évidemment le coût. Le rail est plombé par une dette dont une part revient aux pouvoirs publics qui imposent des investissements que l’entreprise ne peut financer et par la gestion calamiteuse de la SNCF. Les deux cumulés aboutissent au fait qu’à la louche on peut considérer que la SNCF est presque subventionnée à hauteur de 50% de ses coûts (chiffrage de la Cour des comptes). A ce niveau, la question est de savoir si la SNCF est une entreprise ou une administration ; Culturellement la SNCF est plus proche d’une administration que d’une entreprise affrontée à un environnement concurrentiel. Et la défense d’un mode de fonctionnement obsolète par les syndicats comme par la direction (un terme inapproprié car on se demande où est le pouvoir quand on compte autant de directeurs) est le meilleur moyen d’enfoncer un peu plus depuis des dizaines d’années une entreprise en sursis. Pour boucher le trou apparent de la gestion, la philosophie est toujours la même, réduire la taille du service. A ce petit jeu le service du transport express par train a d’abord disparu. Ensuite, c’est le service de messagerie qui a été bradé (avec l’étape Sernam). Le transport de marchandises par wagon complet est devenu marginal, la plupart des triages ont été fermés faute de volume à traiter. En transport de voyageurs, on a supprimé des petites lignes et de services. Nombre de voies ferrées qui participaient à l’aménagement du territoire sont envahie par les ronces ou ont même été déposées. Les cheminots se recroquevillent, ils étaient plus de 500 000 en 1935, ils sont moins de 150 000. Paradoxe, l’entreprise détient l’un des plus grands groupe privé de transport, logistique, transport routier de personnes et d’ingénierie. Un groupe de 650 filiales dont la gestion, elle, est exemplaire et qui ne cesse de se développer. Au point que la SNCF -purement ferroviaire- honteuse agglomère les résultats de ces filiales avec l’activité SNCF pour mieux masquer ses déficiences. (Un CA global d’environ 33 MMF en 2018). Dans les faits il n’y a pratiquement pas de convergences technique ou économique entre ces filiales et la SNCF traditionnelle. En cause, l’archaïsme de la gestion et la culture corporatiste. Les dirigeants argumentent en considérant que l’entreprise fait régulièrement des progrès en matière de gestion. Le problème, c’est que la concurrence, elle avance encore plus vite. En fait, l’entreprise vit toujours dans un monde en retard d’une vingtaine d’année voire plus. Il suffit pour s’en persuader d’écouter les discours désuets et destructeurs de certains responsables syndicaux. On se croirait encore dans les années 50. Le gouvernement porte bien sûr une lourde responsabilité par rapports aux choix d’investissements imposés et non financés mais aussi pour avoir laissé pénétré partout dans l’entreprise la culture énarchique à la place de l’ancienne culture des ingénieurs des mines. Pour tuer une entreprise il n’y a pas mieux : nommer des anciens fonctionnaires à la direction. Jadis, on résumait l’esprit de entreprise avec ce raccourci : » la SNCF, c’est l’armée avec la discipline en plus » maintenant on pourrait convenir que « c’est toujours l’armée mais avec la discipline en moins. »

Macron : 66% des suffrages, grâce au naufrage de Le Pen

Macron : 66% des suffrages, grâce au naufrage  de Le Pen

 

 

Pour une part macro doit sa victoire au véritable naufrage de Marine Le Pen. Au début de la campagne électorale Marine Le Pen s’est réfugié dans le silence et cela a été très profitable à sa popularité. Les sondages de l’époque montraient  qu’elle pouvait être ne candidate dangereux voire même être élue. Mais dès lors qu’elle s’est mise à parler son score n’a cessé de diminuer. En cause évidemment les contradictions de la politique du Front national et leur caractère hasardeux voire dangereux tant sur le plan économique que sociétal. Le débat télévisé a été fatal à Le Pen ; elle s’est  poignardée elle-même en affichant son incompétence totale mais aussi à travers sa brutalité et sa vulgarité dévoilant ainsi sa vraie nature. Ce débat lui a fait perdre de leur une dizaine de points. ,  du coup Macron se retrouve avec un score assez inattendu, au-delà de ses espérances. Il le doit en partie à  Marine Le Pen. Emmanuel Macron remporte en effet  l’élection présidentielle avec plus de 66% des suffrages exprimés, selon les derniers résultats publiés par le ministère de l’Intérieur sur la base de la quasi-totalité des résultats reçus. Le candidat d’En Marche !, qui avait d’abord été donné vainqueur avec un score de plus de 65%, a remporté 66,06% des suffrages exprimés, soit plus de 20,7 millions de voix, selon un décompte fourni par le ministère de l’Intérieur sur la base de 99,99% des suffrages reçus. Sa rivale Marine Le Pen aurait remporterait 33,94% des suffrages, soit plus de 10,6 millions de voix, toujours selon ce même décompte non encore définitif.

Naufrage migrants : plus de 100 noyés en Libye dans l’indifférence

Naufrage migrants : plus de 100 noyés  dans l’indifférence 

Plus de 100 corps retrouvés sur les plages libyennes près de Zouara. A la mi-journée, 198 migrants avaient pu être secourus, ont indiqué les autorités. Selon un responsable des services de sécurité de Zouara, qui a requis l’anonymat, environ 400 migrants se trouvaient à bord de l’embarcation lorsqu’elle a chaviré et un grand nombre d’entre eux semblent avoir été pris au piège dans la cale. Toujours selon lui, 147 survivants ont été conduits vers un centre de rétention pour migrants illégaux situé à Sabratha, à l’ouest de Tripoli. Les personnes qui se trouvaient à bord du bateau venaient d’Afrique subsaharienne, du Pakistan, de Syrie, du Maroc et du Bangladesh, a déclaré le responsable des services de sécurité. Un des rescapés du naufrage, Ayman Talaal, originaire de Syrie, a expliqué que les trafiquants avaient contraint les réfugiés à embarquer dans un bateau en mauvais état. « On nous a forcés à emprunter cette route », a-t-il expliqué. « On l’appelle le cimetière de la Méditerranée. » Selon des témoins, une centaine d’habitants de Zouara ont manifesté dans le centre de la ville pour demander aux autorités d’agir contre les réseaux de trafiquants qui profitent du vide politique et du chaos sécuritaire en Libye  Les gardes-côtes italiens, qui coordonnent les opérations de sauvetage au large des côtes libyennes au nom de l’Union européenne, ont dit n’avoir aucune information à propos du naufrage. « Nous n’avons pas reçu de demande d’aide », a dit un porte-parole. Zouara, proche de la frontière tunisienne, est l’un des principaux points de départ de migrants de Libye vers l’Italie.

 

 

Migrants : 200 morts dans un naufrage en Méditerranée dans l’indifférence générale

Migrants : 200 morts dans un naufrage en Méditerranée dans l’indifférence générale

Un nouveau naufrage a fait 200 morts au large de la Libye. Depuis le début de l’année c’est environ 2000 migrants qui sont ainsi décédés dans des conditions identiques ;  des drames qui pourtant suscitent peu d’intérêt dans une Europe  incapable de définir une politique. Faut-il rappeler que l’Europe et la France en particulier sont largement responsables de la déstabilisation politique de la Libye. Depuis le départ de Kadhafi la porte a été largement ouverte à l’État islamique et autres factions rebelles.   »Nous assistons à un génocide provoqué par l’égoïsme européen », a déclaré Leoluca Orlando, le maire de Palerme, à l’arrivée du bâtiment de la marine irlandaise « LE Niamh », à bord duquel se trouvaient environ 370 survivants du naufrage ainsi que 25 corps, dont ceux de plusieurs enfants. Leoluca Orlando, qui s’exprimait à la télévision italienne, a appelé les pays européens à empêcher de nouvelles tragédies et à accueillir un plus grand nombre de réfugiés fuyant la guerre. Des bâtiments des marines italienne et irlandaise et de l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières (MSF) ont sauvé environ 400 personnes embarquées à bord du bateau qui a chaviré mercredi au large des côtes libyennes. On estime que le bateau pourrait avoir pris la mer avec jusqu’à 600 passagers. Les secouristes n’ont retrouvé aucun autre survivant jeudi. En fin de journée, des bâtiments italiens restaient dans la zone du naufrage pour poursuivre les recherches, a dit un porte-parole des garde-côtes.  D’après les premières estimations, 700 personnes se trouvaient à bord de l’embarcation, mais les témoignages de survivants, en majorité des Syriens fuyant la guerre civile dans leur pays, ont conduit à revoir ce chiffre à la baisse et il pourrait encore être réduit. La police italienne a annoncé avoir procédé à cinq arrestations, des hommes soupçonnés d’avoir piloté le bateau et d’être impliqués dans les réseaux de passeurs.

 

Leonarda: nouveau naufrage médiatique pour Hollande

Leonarda: nouveau naufrage médiatique  pour  Hollande

 

Fidèle à lui-même Hollande n’a pas tranché et s’est ridiculisé ; Toute la presse se montre sévère pour sa nouvelle prestation ratée. Dans Le Figaro, qui titre « Le Fiasco », Alexis Brézet ouvre le ban. « Dix-huit mois après l’élection de François Hollande, il nous aura donc été donné d’assister à ce naufrage », écrit-il, parlant de « l’échec cinglant d’une intervention présidentielle +solennelle+, motivée au départ par le souci d’enrayer la colère d’une poignée de lycéens et qui, à l’arrivée, n’aura pas même réussi à convaincre le premier secrétaire du Parti socialiste ». « Consternant ! », s’exclame-t-il.   »Pour le Président et sa majorité, la séquence est dévastatrice », renchérit Eric Decouty dans Libération. « L’affaire Léonarda, attisée par une frange du bureau national du PS, amplifiée par les querelles gouvernementales et agitée dans la rue par les lycéens, a mis au jour les divisions profondes qui traversent la gauche sur la question de l’immigration. Car, plus que l’histoire de la jeune Kosovare et de sa famille – au dossier administratif accablant-, et plus que la guerre froide entre Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, c’est l’impensé socialiste devant un sujet de société majeur qui frappe aujourd’hui. »  Selon l’éditorialiste de Libé, « ce sont des années de carence et de lâcheté politique que François Hollande paye aujourd’hui. Entre une droite tirée sur son extrême et une gauche radicalisée, le prix pourrait être élevé. »  Dominique Quinio dans La Croix estime que « l’affaire Leonarda… donne une bien piètre image de la décision politique », dénonçant notamment la proposition controversée de François Hollande sur un retour de la jeune collégienne sans sa famille. « La décision présidentielle, mi-chèvre, mi-chou, d’ailleurs rejetée par l’intéressée, frôle l’amateurisme », dénonce-t-elle. « Et l’on déplorera, aux prochaines élections, le niveau des abstentions ou le succès des formations politiques extrêmes! ».  Pour Patrick Apel-Muller, dans l’Humanité, « François Hollande voulait piéger l’enfant en lui donnant à choisir entre la France et sa famille ; c’est apparu comme une violation de la Convention internationale des droits de l’enfant dont la France est signataire et comme une inhumanité supplémentaire ».   »Ce genre de situation ne se règle pas comme une motion de synthèse au parti socialiste », ironise Bruno Dive (Sud-Ouest). « A vouloir contenter tout le monde, François Hollande n’a satisfait personne » et cette affaire « a fait apparaître, dans un climat hystérique presque effrayant, l’état de déliquescence dans lequel se trouve la majorité. »

 




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