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Déficit France: Dérapage ou naufrage financier ?

Déficit France: Dérapage  ou naufrage financier ?

 

Antoine Armand, ministre de l’Économie, au micro de CNews le 4 novembre 2024, a parlé ce matin d’un « risque de dérapage des finances publiques », comme si la situation n’était qu’une menace lointaine. Mais les chiffres sont clairs depuis déjà un certain temps : la France est déjà en dérapage incontrôlé. En 2024, le déficit public dépasse les 6 % du PIB, loin des 4,4 % prévus. Ce gouffre est la preuve d’une gestion budgétaire sans vision, une fuite en avant qui hypothèque notre avenir. Dire qu’il n’y a qu’« un risque « minimise totalement la gravité de la situation. La vérité, c’est que la France est déjà en plein chaos financier.

 

par  Par Simon Daragon, docteur en droit fiscal, maître de conférence à l’Université Catholique de Lille dans La Tribune

 

Les gouvernements successifs ont accumulé les promesses coûteuses et les dépenses sans fond, sans jamais assumer la réalité : notre modèle actuel de gestion publique est insoutenable. Tant qu’on ne prendra pas ce problème à bras-le-corps, nos finances continueront de sombrer, et c’est aux générations futures que nous laisserons cette dette écrasante. Un État responsable est un État qui protège l’avenir de ses citoyens et qui assure une stabilité budgétaire. Aujourd’hui, nous en sommes bien loin.

Ce dérapage n’a pas échappé aux agences de notation et aux créanciers internationaux. Fitch a récemment abaissé la perspective de la France de « stable » à « négative ». Pour eux, la situation de la France n’est plus fiable. Ils voient ce que le gouvernement refuse d’admettre : la France n’est plus un modèle de stabilité économique, mais un État endetté, affaibli par des choix de gestion irresponsables. Cette dégradation, c’est un coup porté à notre souveraineté. Comment pouvons-nous prétendre peser en Europe si notre modèle économique s’effondre ? À force de dilapider les ressources publiques, c’est notre compétitivité, notre influence et notre crédibilité qui s’effondrent.
Les citoyens, eux, ne se laissent pas tromper. Ils voient bien cette dérive au quotidien : des services publics en crise, qu’il s’agisse de l’éducation, de la santé, ou de la justice. Nos hôpitaux sont saturés, les écoles manquent de moyens et la justice est à bout de souffle. Cette situation, on ne peut pas la mettre sur le dos des citoyens ou des entreprises, déjà soumis à une pression fiscale record. La seule réponse du gouvernement est de parler d’« éventuelles réductions de dépenses », sans jamais préciser lesquelles, et d’annoncer des hausses d’impôts « ciblées », une tentative de gain de temps sans rien régler. Les Français attendent de la clarté et des mesures fortes, pas des promesses floues.

 

La seule réponse durable à cette crise, c’est une refonte complète de la gestion des finances publiques. La France a besoin d’un État responsable, qui dépense uniquement ce qu’il a, qui gère avec rigueur, et qui ne fait pas peser ses dettes sur le dos des générations à venir. Nous demandons un plan de réduction des dépenses publiques, ciblé et transparent. Cela signifie des choix difficiles, mais des choix nécessaires, qui pourraient inclure la révision des allocations mal ciblées, une gestion plus stricte des dépenses de l’administration publique et une réduction des charges non essentielles. C’est ainsi que l’on mettra fin à la dérive et que l’on retrouvera une gestion saine de l’État.

Quant à la fiscalité, nous ne pourrons pas redresser la France en augmentant encore les impôts. Ce modèle d’asphyxie fiscale a montré ses limites. La France est l’un des pays les plus taxés au monde. Il est temps de redonner de l’air à nos ménages et à nos entreprises, pour relancer l’investissement, l’innovation, et la création d’emplois. Un État responsable doit cesser de voir dans les Français une source infinie de revenus fiscaux. Le redressement des finances publiques passe par un État plus efficace, qui n’étouffe pas ses citoyens et qui favorise la croissance économique plutôt que de la freiner.

Alors non, Monsieur le Ministre, il n’y a plus de « risque » : le dérapage est bien réel, et la France plonge.

______

(*) Docteur en droit fiscal, Simon Daragon enseigne en tant que maître de conférences à l’université. Il a étudié à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas, où il s’est spécialisé en droit fiscal et en fiscalité internationale. Il a également travaillé pour divers cabinets d’avocats et entreprises, et il donne des conférences en France et dans le monde.

France: Dérapage budgétaire ou naufrage financier ?

France: Dérapage budgétaire ou naufrage financier ?

 

Antoine Armand, ministre de l’Économie, au micro de CNews le 4 novembre 2024, a parlé ce matin d’un « risque de dérapage des finances publiques », comme si la situation n’était qu’une menace lointaine. Mais les chiffres sont clairs depuis déjà un certain temps : la France est déjà en dérapage incontrôlé. En 2024, le déficit public dépasse les 6 % du PIB, loin des 4,4 % prévus. Ce gouffre est la preuve d’une gestion budgétaire sans vision, une fuite en avant qui hypothèque notre avenir. Dire qu’il n’y a qu’« un risque « minimise totalement la gravité de la situation. La vérité, c’est que la France est déjà en plein chaos financier.

 

par  Par Simon Daragon, docteur en droit fiscal, maître de conférence à l’Université Catholique de Lille dans La Tribune

 

Les gouvernements successifs ont accumulé les promesses coûteuses et les dépenses sans fond, sans jamais assumer la réalité : notre modèle actuel de gestion publique est insoutenable. Tant qu’on ne prendra pas ce problème à bras-le-corps, nos finances continueront de sombrer, et c’est aux générations futures que nous laisserons cette dette écrasante. Un État responsable est un État qui protège l’avenir de ses citoyens et qui assure une stabilité budgétaire. Aujourd’hui, nous en sommes bien loin.

Ce dérapage n’a pas échappé aux agences de notation et aux créanciers internationaux. Fitch a récemment abaissé la perspective de la France de « stable » à « négative ». Pour eux, la situation de la France n’est plus fiable. Ils voient ce que le gouvernement refuse d’admettre : la France n’est plus un modèle de stabilité économique, mais un État endetté, affaibli par des choix de gestion irresponsables. Cette dégradation, c’est un coup porté à notre souveraineté. Comment pouvons-nous prétendre peser en Europe si notre modèle économique s’effondre ? À force de dilapider les ressources publiques, c’est notre compétitivité, notre influence et notre crédibilité qui s’effondrent.
Les citoyens, eux, ne se laissent pas tromper. Ils voient bien cette dérive au quotidien : des services publics en crise, qu’il s’agisse de l’éducation, de la santé, ou de la justice. Nos hôpitaux sont saturés, les écoles manquent de moyens et la justice est à bout de souffle. Cette situation, on ne peut pas la mettre sur le dos des citoyens ou des entreprises, déjà soumis à une pression fiscale record. La seule réponse du gouvernement est de parler d’« éventuelles réductions de dépenses », sans jamais préciser lesquelles, et d’annoncer des hausses d’impôts « ciblées », une tentative de gain de temps sans rien régler. Les Français attendent de la clarté et des mesures fortes, pas des promesses floues.

 

La seule réponse durable à cette crise, c’est une refonte complète de la gestion des finances publiques. La France a besoin d’un État responsable, qui dépense uniquement ce qu’il a, qui gère avec rigueur, et qui ne fait pas peser ses dettes sur le dos des générations à venir. Nous demandons un plan de réduction des dépenses publiques, ciblé et transparent. Cela signifie des choix difficiles, mais des choix nécessaires, qui pourraient inclure la révision des allocations mal ciblées, une gestion plus stricte des dépenses de l’administration publique et une réduction des charges non essentielles. C’est ainsi que l’on mettra fin à la dérive et que l’on retrouvera une gestion saine de l’État.

Quant à la fiscalité, nous ne pourrons pas redresser la France en augmentant encore les impôts. Ce modèle d’asphyxie fiscale a montré ses limites. La France est l’un des pays les plus taxés au monde. Il est temps de redonner de l’air à nos ménages et à nos entreprises, pour relancer l’investissement, l’innovation, et la création d’emplois. Un État responsable doit cesser de voir dans les Français une source infinie de revenus fiscaux. Le redressement des finances publiques passe par un État plus efficace, qui n’étouffe pas ses citoyens et qui favorise la croissance économique plutôt que de la freiner.

Alors non, Monsieur le Ministre, il n’y a plus de « risque » : le dérapage est bien réel, et la France plonge.

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(*) Docteur en droit fiscal, Simon Daragon enseigne en tant que maître de conférences à l’université. Il a étudié à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas, où il s’est spécialisé en droit fiscal et en fiscalité internationale. Il a également travaillé pour divers cabinets d’avocats et entreprises, et il donne des conférences en France et dans le monde.

Société- Drogue CBD : légalisée il y a un an par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Société et Drogue CBD : légalisée il y a un an par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Il y a évidemment quelque chose d’assez surréaliste dans la décision du Conseil d’État qui autorise définitivement la vente de fleurs de CBD

Des risques d’interactions médicamenteuses existent. « Même à faible dose, le CBD peut interagir avec de nombreuses molécules dans l’organisme, comme les hormones thyroïdiennes, des antiépileptiques, des antidépresseurs, des anticoagulants et des anti-inflammatoires » écrit une étude de l’INSERM.

Au motif que le CBD ne provoque pas de dépendance. Il permet cependant de transformer la vie en rose comme un psychotrope. Or le pays est dans une situation dramatique qu’il s’agisse notamment de l’école, de l’inflation, de la politique énergétique, de la sécurité, des incivilités, de l’industrie voire même de la démocratie.

Première observation, on se demande à partir de quelles compétences, le conseil d’État peut se prononcer sur la légalisation d’une sorte de drogue. Il y a suffisamment d’institutions médicales pour traiter de la question. Pour un peu, on saisirait aussi le conseil constitutionnel. Il faut dire qu’avec le temps, le conseil d’État s’est érigé en sorte d’organismes para politique qui permet au pouvoir en place de se défausser de problématiques susceptibles de froisser certains électeurs.

On peut légitimement se demander si le Conseil d’État n’a pas lui-même fait usage du CBD pour prendre nombre de décisions aussi surréalistes qu’incohérentes. Par exemple quand il vient à décider qu’une éolienne ici est interdite mais qu’elle est ailleurs autorisée.

Dans de nombreux cas il s’agit de questions techniques mais aussi d’éthiques qui demande un arbitrage politique et non la décision d’un conseil de fonctionnaires fussent-ils très diplômés

Dans une décision rendue jeudi 29 décembre 2022, l’institution annule l’arrêté du 30 décembre 2021, qui était venu interdire la vente de fleurs et feuilles de cannabis présentant un taux de THC inférieur à 0,3%. Un revers pour le gouvernement, fondé sur l’analyse selon laquelle «le CBD n’a pas d’effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance», et qu’il ne représente donc pas un «risque pour la santé publique justifiant une interdiction générale et absolue».

Drogue CBD : légalisée pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Drogue CBD : légalisée il y a un an par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Il y a évidemment quelque chose d’assez surréaliste dans la décision du Conseil d’État qui autorise définitivement la vente de fleurs de CBD

Des risques d’interactions médicamenteuses existent. « Même à faible dose, le CBD peut interagir avec de nombreuses molécules dans l’organisme, comme les hormones thyroïdiennes, des antiépileptiques, des antidépresseurs, des anticoagulants et des anti-inflammatoires » écrit une étude de l’INSERM.

Au motif que le CBD ne provoque pas de dépendance. Il permet cependant de transformer la vie en rose comme un psychotrope. Or le pays est dans une situation dramatique qu’il s’agisse notamment de l’école, de l’inflation, de la politique énergétique, de la sécurité, des incivilités, de l’industrie voire même de la démocratie.

Première observation, on se demande à partir de quelles compétences, le conseil d’État peut se prononcer sur la légalisation d’une sorte de drogue. Il y a suffisamment d’institutions médicales pour traiter de la question. Pour un peu, on saisirait aussi le conseil constitutionnel. Il faut dire qu’avec le temps, le conseil d’État s’est érigé en sorte d’organismes para politique qui permet au pouvoir en place de se défausser de problématiques susceptibles de froisser certains électeurs.

On peut légitimement se demander si le Conseil d’État n’a pas lui-même fait usage du CBD pour prendre nombre de décisions aussi surréalistes qu’incohérentes. Par exemple quand il vient à décider qu’une éolienne ici est interdite mais qu’elle est ailleurs autorisée.

Dans de nombreux cas il s’agit de questions techniques mais aussi d’éthiques qui demande un arbitrage politique et non la décision d’un conseil de fonctionnaires fussent-ils très diplômés

Dans une décision rendue jeudi 29 décembre 2022, l’institution annule l’arrêté du 30 décembre 2021, qui était venu interdire la vente de fleurs et feuilles de cannabis présentant un taux de THC inférieur à 0,3%. Un revers pour le gouvernement, fondé sur l’analyse selon laquelle «le CBD n’a pas d’effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance», et qu’il ne représente donc pas un «risque pour la santé publique justifiant une interdiction générale et absolue».

CBD : légalisé il y a un an par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

CBD : légalisé il y a un an par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Il y a évidemment quelque chose d’assez surréaliste dans la décision du Conseil d’État qui autorise définitivement la vente de fleurs de CBD

Au motif que le CBD ne provoque pas de dépendance. Il permet cependant de transformer la vie en rose comme un psychotrope. Or le pays est dans une situation dramatique qu’il s’agisse notamment de l’école, de l’inflation, de la politique énergétique, de la sécurité, des incivilités, de l’industrie voire même de la démocratie.

Première observation, on se demande à partir de quelles compétences, le conseil d’État peut se prononcer sur la légalisation d’une sorte de drogue. Il y a suffisamment d’institutions médicales pour traiter de la question. Pour un peu, on saisirait aussi le conseil constitutionnel. Il faut dire qu’avec le temps, le conseil d’État s’est érigé en sorte d’organismes para politique qui permet au pouvoir en place de se défausser de problématiques susceptibles de froisser certains électeurs.

On peut légitimement se demander si le Conseil d’État n’a pas lui-même fait usage du CBD pour prendre nombre de décisions aussi surréalistes qu’incohérentes. Par exemple quand il vient à décider qu’une éolienne ici est interdite mais qu’elle est ailleurs autorisée.

Dans de nombreux cas il s’agit de questions techniques mais aussi d’éthiques qui demande un arbitrage politique et non la décision d’un conseil de fonctionnaires fussent-ils très diplômés

Dans une décision rendue jeudi 29 décembre 2022, l’institution annule l’arrêté du 30 décembre 2021, qui était venu interdire la vente de fleurs et feuilles de cannabis présentant un taux de THC inférieur à 0,3%. Un revers pour le gouvernement, fondé sur l’analyse selon laquelle «le CBD n’a pas d’effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance», et qu’il ne représente donc pas un «risque pour la santé publique justifiant une interdiction générale et absolue».

Comment sortir le quinquennat du naufrage

Comment sortir le quinquennat du naufrage

Fonctionnement démocratique, décision publique et maintien de l’ordre : la crise est désormais triple. Si le bloc central qui s’est constitué sur les cendres du PS et de LR renonce à réformer, il perd son identité et sa raison d’exister, estime, dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

« Le conflit des retraites est devenu une crise du fonctionnement démocratique doublée d’une crise de la décision publique, triplée d’une crise de l’ordre public. »L’éditorialiste suggère que les partis de gouvernement prennent la responsabilité au lieu de se cantonner uniquement dans l’opposition. Force est de constater qu’aujourd’hui Macron et son parti sont dans une impasse caractérisée notamment par une absence de majorité qui leur interdira de passer nombre de lois fondamentales.

Le président de la république a déjà prévenu que ces lois seront plus nombreuses et plus courtes. Bref un travail législatif ratatiné qui va bloquer le gouvernement. La fin du quinquennat risque de connaître un véritable naufrage empêtré dans ses contradictions et son immobilisme. Il faudrait sans doute plus fondamentalement permettre une respiration démocratique avec le recours à des élections. Le problème, c’est que les études d’opinion ont montré que la majorité déjà relative du pouvoir perdrait à peu près les deux tiers de ses élus.

La situation est donc explosive car à la crise sociale va succéder une crise économique avec la probable récession, l’inflation et une crise politique dont on ne voit pas l’issue compte tenu de l’entêtement du chef de l’État.

Fleurs de CBD : légalisé es par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Fleurs de CBD : légalisé es par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Il y a évidemment quelque chose d’assez surréaliste dans la décision du Conseil d’État qui autorise définitivement la vente de fleurs de CBD

Au motif que le CBD ne provoque pas de dépendance. Il permet cependant de transformer la vie en rose comme un psychotrope. Or le pays est dans une situation dramatique qu’il s’agisse notamment de l’école, de l’inflation, de la politique énergétique, de la sécurité, des incivilités, de l’industrie voire même de la démocratie.

Première observation, on se demande à partir de quelles compétences, le conseil d’État peut se prononcer sur la légalisation d’une sorte de drogue. Il y a suffisamment d’institutions médicales pour traiter de la question. Pour un peu, on saisirait aussi le conseil constitutionnel. Il faut dire qu’avec le temps, le conseil d’État s’estt érigé en sorte d’organismes para politique qui permet au pouvoir en place de se défausser de problématiques susceptibles de froisser certains électeurs.

On peut légitimement se demander si le Conseil d’État n’a pas lui-même fait usage du CBD pour prendre nombre de décisions aussi surréalistes qu’incohérentes. Par exemple quand il vient à décider qu’une éolienne ici est interdite mais qu’elle est ailleurs autorisée.

Dans de nombreux cas il s’agit de questions techniques mais aussi d’éthiques qui demande un arbitrage politique et non la décision d’un conseil de fonctionnaire fussent-ils très diplômés

Dans une décision rendue jeudi 29 décembre, l’institution annule l’arrêté du 30 décembre 2021, qui était venu interdire la vente de fleurs et feuilles de cannabis présentant un taux de THC inférieur à 0,3%. Un revers pour le gouvernement, fondé sur l’analyse selon laquelle «le CBD n’a pas d’effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance», et qu’il ne représente donc pas un «risque pour la santé publique justifiant une interdiction générale et absolue».

CBD : autorisation accordée par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

CBD : autorisation accordée par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Il y a évidemment quelque chose d’assez surréaliste dans la décision du Conseil d’État qui autorise définitivement la vente de fleurs de CBD

Au motif que le CBD ne provoque pas de dépendance. Il permet cependant de transformer la vie en rose comme un psychotrope. Or le pays est dans une situation dramatique qu’il s’agisse notamment de l’école, de l’inflation, de la politique énergétique, de la sécurité, des incivilités, de l’industrie voire même de la démocratie.

Première observation, on se demande à partir de quelles compétences, le conseil d’État peut se prononcer sur la légalisation d’une sorte de drogue. Il y a suffisamment d’institutions médicales pour traiter de la question. Pour un peu, on saisirait aussi le conseil constitutionnel. Il faut dire qu’avec le temps, le conseil d’État s’estt érigé en sorte d’organismes para politique qui permet au pouvoir en place de se défausser de problématiques susceptibles de froisser certains électeurs.

On peut légitimement se demander si le Conseil d’État n’a pas lui-même fait usage du CBD pour prendre nombre de décisions aussi surréalistes qu’incohérentes. Par exemple quand il vient à décider qu’une éolienne ici est interdite mais qu’elle est ailleurs autorisée.

Dans de nombreux cas il s’agit de questions techniques mais aussi d’éthiques qui demande un arbitrage politique et non la décision d’un conseil de fonctionnaire fussent-ils très diplômés

Dans une décision rendue jeudi 29 décembre, l’institution annule l’arrêté du 30 décembre 2021, qui était venu interdire la vente de fleurs et feuilles de cannabis présentant un taux de THC inférieur à 0,3%. Un revers pour le gouvernement, fondé sur l’analyse selon laquelle «le CBD n’a pas d’effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance», et qu’il ne représente donc pas un «risque pour la santé publique justifiant une interdiction générale et absolue».

Il y a un an, fin décembre 2021, le gouvernement avait, via un arrêté interministériel, interdit la vente de fleurs ou de feuilles brutes de CBD, «quelle que soit la forme prise dans le produit fini (tisanes, huiles, cosmétiques au CBD…)». Une mesure qui avait rapidement été suspendue par le Conseil d’État : fin janvier 2022, celui-ci, saisi par des acteurs du secteur qui s’inquiétaient pour les conséquences de l’arrêté sur leur activité, avait déterminé qu’il «ne résulte pas de l’instruction [...] que les fleurs et feuilles de chanvre dont la teneur en THC n’est pas supérieure à 0,30% revêtiraient un degré de nocivité pour la santé justifiant une mesure d’interdiction générale et absolue de leur vente aux consommateurs et de leur consommation».

La décision tombée ce jeudi était attendue, revenant au fond du dossier sur la légalité de l’arrêté de décembre 2021. Elle confirme sa position de janvier : l’interdiction générale est jugée «disproportionnée» face à un risque limité. D’abord, l’instruction menée a souligné que «le CBD a des propriétés décontractantes et relaxantes et des effets anticonvulsivants, mais n’a pas d’effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance, à la différence du THC». Il ne s’agit donc pas de produits stupéfiants.

Ensuite, une interdiction générale devrait être justifiée et proportionnelle au risque posé par le produit. Or, pour l’heure, «la nocivité des autres molécules présentes dans les fleurs et feuilles de cannabis, notamment le CBD, n’est pas établie», et la consommation de produits contenant un taux de THC inférieur à 0,3% «ne crée pas de risques pour la santé publique» justifiant une interdiction complète, écrit la juridiction.

Enfin, l’argument sécuritaire avancé par l’exécutif n’a pas convaincu le conseil. Pour le gouvernement, la ressemblance entre les feuilles et fleurs de cannabis «dépourvues de propriétés stupéfiantes» et celles «présentant» ces propriétés illégales risque de compliquer la tâche pour les forces de l’ordre et compromettre, de fait, «l’efficacité de la politique de lutte contre les stupéfiants». Or, des tests «rapides et peu coûteux» permettent de différencier les produits, en analysant le taux de THC présent, argumente le conseil, qui a donc écarté cet avertissement des autorités.

On pourrait aussi suggérer que le conseil d’État rende obligatoire le port de lunettes roses pour tous les Français afin de changer leur humeur et leur clairvoyance vis-à-vis d’un pays en plein naufrage.

Football -France -Tunisie: surtout le naufrage de Deschamps

Football -France -Tunisie: surtout le naufrage de Deschamps

À l’inverse de la plupart des entraîneurs, Deschamps semble dormir pendant les matchs. En effet, il quitte rarement le banc et se contente la plupart du temps d’observer quand les autres managers ne cessent de réajuster la stratégie de leur équipe et de remobiliser leurs joueurs. Une attitude qui nous a valu une véritable humiliation de la part d’une Tunisie très accrocheuse qui jouait sa qualification. L’équipe de France a été ridicule pendant une grande partie du match sauf quand Deschamps s’est enfin décidé à faire entrer des cadres.

On peut légitimement se demander quelle idée folle a traversé l’esprit du sélectionneur de présenter une équipe pratiquement entièrement nouvelle et sans vraie expérience internationale. Pire, il a mis les joueurs à des postes le plus souvent inconnus d’eux. L’impression générale était que la Tunisie jouait contre une équipe de juniors.

L’argument d’une qualification déjà réalisée avant le match ne tient pas. En effet, on ne gère pas un groupe de cette manière. Cette défaite pourrait en effet porter un coup à la dynamique de succès. Ce match n’a strictement rien apporté sur la valeur des remplaçants. Aucun n’a réussi à émerger de ce désastre.

La cohérence aurait que l’entraîneur garde une ossature de titulaires avec remplacement progressif par des nouveaux joueurs en fonction du score et de la prestation. Rien de tout cela. Quand Dechamps s’est enfin décidé à faire entrer des cadres, il était trop tard. Il faudrait que l’entraîneur cesse ce type d’improvisation surtout en plaçant des joueurs qui ne sont pas réellement à leur poste. Il faudrait aussi qu’il se réveille à temps quand visiblement l’équipe n’est pas dans le rythme. Ce n’est pas 10 minutes de la fin d’un match qu’un entraîneur doit réagir.Il faudrait aussi qu’ils ne passe pas passivement une grande partie des matchs sur le banc et qu’il réagisse. aussi

Si par malheur, la France devait être rapidement éliminée des phases suivantes, le maintien de Dechamps à la tête de l’équipe de France pourrait être mis en cause.

Foot mondial-France -Tunisie: D’abord le naufrage de Déchamps

Foot mondial-France -Tunisie: D’abord le naufrage de Deschamps

La France a subi une véritable humiliation de la part d’une Tunisie très accrocheuse qui jouait sa qualification. L’équipe de France a été ridicule pendant une grande partie du match sauf quand Des champs s’est enfin décidé à faire entrer des cadres.

On peut légitimement se demander quelle idée folle a traversé l’esprit du sélectionneur de présenter une équipe pratiquement entièrement nouvelle et sans vraie expérience internationale. Pire, il a mis les joueurs à des postes le plus souvent inconnus d’eux. L’impression générale était que la Tunisie jouait contre une équipe de juniors.

L’argument d’une qualification déjà réalisée avant le match ne tient pas. En effet, on ne gère pas un groupe de cette manière. Cette défaite pourrait en effet porter un coup à la dynamique de succès. Ce match n’a strictement rien apporté sur la valeur des remplaçants. Aucun n’a réussi à émerger de ce désastre.

La cohérence aurait que l’entraîneur garde une ossature de titulaires avec remplacement progressif par des nouveaux joueurs en fonction du score et de la prestation. Rien de tout cela. Quand Dechamps s’est enfin décidé à faire entrer des cadres, il était trop tard. Il faudrait que l’entraîneur cesse ce type d’improvisation surtout en plaçant des joueurs qui ne sont pas réellement à leur poste. Il faudrait aussi qu’il se réveille à temps quand visiblement l’équipe n’est pas dans le rythme. Ce n’est pas 10 minutes de la fin d’un match qu’un entraîneur doit réagir.Il faudrait aussi qu’ils ne passe pas passivement une grande partie des matchs sur le banc et qu’il réagisse. aussi

Si par malheur, la France devait être rapidement éliminée des phases suivantes, le maintien de Dechamps à la tête de l’équipe de France pourrait être mis en cause.

Les spectateurs, les téléspectateurs et les supporters ont passé une après-midi épouvantable en plus en essuyant les sifflets permanents de supporters tunisiens bien peu sportifs et qui n’ont pas eux aussi été à la hauteur de l’enjeu sur ce plan.

Rishi Sunak, Premier ministre: La dernière chance pour sauver la Grande-Bretagne du naufrage ?

Rishi Sunak,Premier ministre: La dernière chance pour sauver la Grande-Bretagne du naufrage ?

D’une certaine manière ce sont les marchés financiers et non pas le parti conservateur qui ont décidé d’imposer le financier Rishi Sunak , ancien ministre des finances comme nouveau premier ministre en Grande-Bretagne.Il y avait urgence avec l’écroulement de la livre, de la croissance, l’inflation et le risque de crise financière.

Une belle revanche pour l’ancien ministre des finances .

L’incompétente Liz Truss a dû renoncer totalement à ses propositions initiales mais les marchés financiers ont contraint le parti conservateur à la limoger compte tenu des attaques contre la livre.

Mais le financier a écarté le retour du fantasque Boris Johnson handicapé cependant encore par quelques gamelles judiciaires.

Rishi Sunak a contre lui, en pleine crise du coût de la vie, son image de richissime banquier passé par les écoles et universités d’élite puis Goldman Sachs.
Mais d’une certaine manière, c’est une des dernières chances de sauver les conservateurs et l’économie britannique. Rishi Sunak est un effet condamné à réussir sinon la Grande-Bretagne qui ne s’est jamais remise du Brexit risque une crise économique et même financière sans précédent

Compte tenu de la crise le pays a surtout besoin de crédibilité au plan intérieur comme au plan international. Or la situation interne est socialement et économiquement catastrophique avec une explosion notamment des coûts de l’énergie, de l’inflation en général qui induit une augmentation considérable de la pauvreté. Le prochain premier ministre aura besoin de rassurer et de rassembler mais aussi de donner des gages de sérieux au plan international.

Figure rassurante pour les marchés financiers, ce « British Indian », issue d’une famille émigrée d’Afrique de l’Est dans les années 1960, signe une spectaculaire revanche, comme rarement vue dans la politique britannique. Face à ses concurrents dans la course à Downing Street, il était l’un des rares à ne pas promettre de baisses d’impôts.

Ecole : Comment éviter le naufrage ?

Ecole : Comment éviter le naufrage ? 

 Les élèves français peinent à acquérir les savoirs fondamentaux, comme en témoignent les classements PISA de la France, et l’école de la République n’arrive plus à tenir sa promesse d’égalité des chances, socle de notre République. Professeurs en colère, parents inquiets, système éducatif qui semble péricliter… Comment éviter le naufrage annoncé ? Par Sandrine Dirani, PDG de Zeneduc. (La tribune)

 

Qui dit attractivité de notre école dit nécessairement revalorisation du métier d’enseignant. La hausse des salaires annoncée par notre ministre de l’Education, Pap Ndiaye, est certes un prérequis indispensable mais elle ne sera pas suffisante pour stopper l’hémorragie des professeurs qui quittent le navire et pour pourvoir les postes vacants.

Les enseignants sont également en quête d’une vraie reconnaissance de la hiérarchie à la hauteur de leur engagement et d’un accompagnement concret pour les aider à exprimer leur vocation : un mentorat de terrain des jeunes professeurs qui débutent leur carrière dans les établissements les plus difficiles, une meilleure formation sur les neurosciences, les aspects pédagogiques de la gestion de la classe et de l’hétérogénéité des élèves, une liberté pédagogique pour promouvoir l’innovation dans l’acquisition des savoirs fondamentaux, un meilleur dialogue avec les familles pour définir les rôles respectifs entre parents et école dans l’éducation des enfants, … Nombreuses sont les pistes à explorer pour répondre au malaise du corps professoral.

L’école de la république ne parvient plus à éviter la reproduction sociale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les enfants d’ouvriers représentent 12% des élèves du supérieur et le tableau est encore plus sombre si, aux inégalités socio-économiques, on rajoute celles d’origine territoriale. La France est le règne de l’entre-soi : trois lycées (Sainte Geneviève, Louis le Grand et Stanislas) remplissent à eux-seuls plus de la moitié des promotions de Polytechnique !

Outre le fait que cela renforce les inégalités en créant une France à double vitesse, cet élitisme forcené tend à creuser sa propre tombe à force de consanguinité et d’inertie. Là encore, ce ne sont pas les pistes de réflexion qui manquent et notamment le renforcement du dédoublement des classes en zone prioritaire, l’attribution de primes et logements de fonction pour attirer les enseignants les mieux formés vers les zones défavorisées et la substitution de la notion d’équité à celle d’égalité des chances (aide aux devoirs, embauches d’assistantes sociales, révision des seuils de bourses pour l’enseignement secondaire).

La France survalorise ses diplômes et ses élites au détriment d’une meilleure intégration entre le marché du travail et les apprentissages ou d’une revalorisation nécessaire des métiers techniques ou manuels.

Il est grand temps que cela change ! Non un diplôme, une filière, un premier emploi ne devrait pas conditionner toute une vie. Créons des passerelles, libérons les énergies, permettons à notre jeunesse de tenter, d’échouer, de se relever, d’apprendre, de progresser à tout âge.

Notre société ne cesse de parler de soft skills et pourtant, qu’est-il fait concrètement pour que nos jeunes apprennent à se connaître, découvrent leurs talents, se posent la question de leurs rêves et de leurs aspirations pour trouver une voie où ils pourraient véritablement s’épanouir et se réaliser ? Je pense qu’il est indispensable qu’ils se posent la question de leur orientation et de leurs intérêts bien plus tôt et au sein même de l’école qui devrait les préparer bien plus largement à leur vie professionnelle, en collaboration avec les entreprises.

Le pessimisme ne sert à rien. Seule l’action nous permettra de redéfinir un nouveau contrat social et de renouer avec les valeurs républicaines de notre école. Tous les citoyens pourront, ainsi, croire à nouveau en sa capacité à leur assurer un avenir.

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(*) Sandrine Dirani est conférencière et autrice de « Aider son enfant à surmonter ses colères » – Hatier, « Ton meilleur atout, c’est toi ! » – de Boeck Supérieur et « Je maîtrise l’orthographe » (à paraître en janvier 2023).

Système éducatif : Comment éviter le naufrage ?

Système éducatif : Comment éviter le naufrage ? 

 Les élèves français peinent à acquérir les savoirs fondamentaux, comme en témoignent les classements PISA de la France, et l’école de la République n’arrive plus à tenir sa promesse d’égalité des chances, socle de notre République. Professeurs en colère, parents inquiets, système éducatif qui semble péricliter… Comment éviter le naufrage annoncé ? Par Sandrine Dirani, PDG de Zeneduc. (La tribune)

 

Qui dit attractivité de notre école dit nécessairement revalorisation du métier d’enseignant. La hausse des salaires annoncée par notre ministre de l’Education, Pap Ndiaye, est certes un prérequis indispensable mais elle ne sera pas suffisante pour stopper l’hémorragie des professeurs qui quittent le navire et pour pourvoir les postes vacants.

Les enseignants sont également en quête d’une vraie reconnaissance de la hiérarchie à la hauteur de leur engagement et d’un accompagnement concret pour les aider à exprimer leur vocation : un mentorat de terrain des jeunes professeurs qui débutent leur carrière dans les établissements les plus difficiles, une meilleure formation sur les neurosciences, les aspects pédagogiques de la gestion de la classe et de l’hétérogénéité des élèves, une liberté pédagogique pour promouvoir l’innovation dans l’acquisition des savoirs fondamentaux, un meilleur dialogue avec les familles pour définir les rôles respectifs entre parents et école dans l’éducation des enfants, … Nombreuses sont les pistes à explorer pour répondre au malaise du corps professoral.

L’école de la république ne parvient plus à éviter la reproduction sociale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les enfants d’ouvriers représentent 12% des élèves du supérieur et le tableau est encore plus sombre si, aux inégalités socio-économiques, on rajoute celles d’origine territoriale. La France est le règne de l’entre-soi : trois lycées (Sainte Geneviève, Louis le Grand et Stanislas) remplissent à eux-seuls plus de la moitié des promotions de Polytechnique !

Outre le fait que cela renforce les inégalités en créant une France à double vitesse, cet élitisme forcené tend à creuser sa propre tombe à force de consanguinité et d’inertie. Là encore, ce ne sont pas les pistes de réflexion qui manquent et notamment le renforcement du dédoublement des classes en zone prioritaire, l’attribution de primes et logements de fonction pour attirer les enseignants les mieux formés vers les zones défavorisées et la substitution de la notion d’équité à celle d’égalité des chances (aide aux devoirs, embauches d’assistantes sociales, révision des seuils de bourses pour l’enseignement secondaire).

La France survalorise ses diplômes et ses élites au détriment d’une meilleure intégration entre le marché du travail et les apprentissages ou d’une revalorisation nécessaire des métiers techniques ou manuels.

Il est grand temps que cela change ! Non un diplôme, une filière, un premier emploi ne devrait pas conditionner toute une vie. Créons des passerelles, libérons les énergies, permettons à notre jeunesse de tenter, d’échouer, de se relever, d’apprendre, de progresser à tout âge.

Notre société ne cesse de parler de soft skills et pourtant, qu’est-il fait concrètement pour que nos jeunes apprennent à se connaître, découvrent leurs talents, se posent la question de leurs rêves et de leurs aspirations pour trouver une voie où ils pourraient véritablement s’épanouir et se réaliser ? Je pense qu’il est indispensable qu’ils se posent la question de leur orientation et de leurs intérêts bien plus tôt et au sein même de l’école qui devrait les préparer bien plus largement à leur vie professionnelle, en collaboration avec les entreprises.

Le pessimisme ne sert à rien. Seule l’action nous permettra de redéfinir un nouveau contrat social et de renouer avec les valeurs républicaines de notre école. Tous les citoyens pourront, ainsi, croire à nouveau en sa capacité à leur assurer un avenir.

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(*) Sandrine Dirani est conférencière et autrice de « Aider son enfant à surmonter ses colères » – Hatier, « Ton meilleur atout, c’est toi ! » – de Boeck Supérieur et « Je maîtrise l’orthographe » (à paraître en janvier 2023).

Policiers brûlés à Viry-Châtillon : un naufrage judiciaire

Policiers brûlés à Viry-Châtillon : un naufrage judiciaire

 

La justice aurait voulu démontrer l’inefficacité de la nouvelle loi sécurité globale qu’elle ne s’y serait pas prise autrement avec un verdict très complaisant vis-à-vis d’agresseurs de policiers. Il est évident que l’affaire des policiers brûlés à Viry-Châtillon, comme l’affaire de Sarah Halimi constitue des naufrages juridiques dans la mesure où elle traduit la complaisance de la justice à l’égard de fait particulièrement odieux. Ainsi pour la tentative d’assassinat par incendie des policiers à Viry-Châtillon cinq personnes sur 16 personnes seulement ont été condamnés. «Nous venons d’assister à un naufrage judiciaire (…) alors que l’on sait qu’il y avait 16 assaillants, on se retrouve avec cinq condamnations», a dénoncé Me Thibault de Montbrial, avocat de l’une des victimes, «effondrée», selon lui, par ce verdict en appel.».

Après 14 heures de délibération et six semaines d’audience à huis clos, les cinq condamnés ont été reconnus coupables de tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Trois d’entre eux ont été condamnés à 18 ans de prison, un à 8 ans de prison, et le dernier à 6 ans. Ils encouraient la réclusion criminelle à perpétuité. Les huit autres accusés ont été acquittés.

Les 13 jeunes, âgés de 16 à 21 ans au moment des faits, étaient accusés d’avoir fait partie de la vingtaine de personnes encagoulées qui, le 8 octobre 2016, avaient pris d’assaut en pleine journée deux voitures de police stationnées à proximité du quartier de la Grande Borne, une vaste cité d’habitat social considérée comme l’une des plus sensibles d’Île-de-France. En quelques secondes, ils avaient brisé les vitres et jeté des cocktails Molotov dans les habitacles.

Dans une première voiture, un adjoint de sécurité de 28 ans et une gardienne de la paix de 39 ans avaient pris feu. Le pronostic vital de l’adjoint avait été un temps engagé et il avait été plongé dans le coma pendant plusieurs semaines. Sa collègue avait été touchée par des pierres une fois sortie de la voiture transformée en torche, alors qu’elle avait le haut du corps en flammes.

 

Deux agents étaient parvenus à s’extirper de l’autre voiture, alors qu’un cocktail Molotov était tombé sur la banquette arrière. Ils avaient été blessés plus légèrement. Selon l’enquête, les accusés, membres d’une bande de la Grande Borne, avaient planifié quelques jours auparavant de «niquer des keufs».

Politique-Insoumis: le naufrage de Mélenchon

Politique-Insoumis:  le naufrage de Mélenchon

 

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écroulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncé dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon.  

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