Archive pour le Tag 'Santé'

Changement d’heure 2020 : un rituel idiot et nuisible à la santé

Changement d’heure 2020  : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Santé-«Covid, les couillons qui brassent de l’air sont devenus des ventilateurs…» (Geluck)

Santé-«Covid, les couillons qui brassent de l’air sont devenus des ventilateurs…» (Geluck)

La formule est du dessinateur humoristique Philippe Geluck, elle résume bien les contradictions du débat pseudo scientifique sur le Covid 19  tant de la part des journalistes que de la part de certains experts. Des experts qui n’ont sans doute pas grand-chose à dire mais qui entraînés par la logique médiatique se saoulent de leurs propos approximatifs. Les médias raffolent évidemment de c es déclarations incongrues certes contradictoires mais  qui permettent de nourrir toutes les sensibilités de l’opinion qui les suit.

 

Faut-il rappeler que nombre de ces experts ont rejoint l’avis des responsables politiques au départ de la crise pour rappeler que le masque était inutile voire dangereux. La cour de justice de la république s’appuie en particulier sur cette contrevérité pour engager une enquête préliminaire sur la responsabilité de plusieurs membres du gouvernement dans cette affaire.

 

Évidemment par la suite ces experts changé de position. Même chose aussi concernant les tests jugés utiles par certains, inutiles par d’autres. Sans parler évidemment de la polémique concernant les différents traitements. Une polémique indigne quand on sait que beaucoup d’experts sont aussi rémunérés par des laboratoires pharmaceutiques dont ils vantent les produits. En cause notamment , le Remdesevir, produit-phare d’un labo américain Gilead dont le l’OMS aujourd’hui reconnaît qu’il ne sert à rien et qui n’est même plus remboursé par la sécurité sociale.

Un produit-phare très coûteux d de plus de 1000 € opposé à un autre traitement critiqué,  la chloroquine, un produit lui qui ne coûte que quelques euros. Rien de sérieux n’a été produit contre la chloroquine. Inversement la preuve n’a pas encore été fait de son efficacité.

 

Les journalistes, personnalités en vue dans les médias ne se sont pas privées d’alimenter un débat pseudo scientifique mélangeant quelques vérités partielles à des états d’âme personnels sur la santé et plus généralement sur la société. Sans parler de la collusion de certains médias avec de grands labos qui financent leur  publicité ou encore de la complicité avec le pouvoir.

 

La vérité sans doute et c’est toute la difficulté d’un débat pertinent sur le sujet,  c’est que malheureusement la sphère scientifique ignore beaucoup de choses sur le Coronavirus et qu’elle commet une grave faute éthique en voulant voiler son ignorance par des bavardages de bistrot. Mais l’objectif pour certains de ces experts est surtout de profiter du contexte pour se faire connaître et satisfaire ainsi leur carrière et leur ego.

Santé : UN RASSEMBLEMENT ÉVANGÉLIQUE de 700 personnes à Orléans

SANTÉ : UN RASSEMBLEMENT ÉVANGÉLIQUE de 700 personnes à Orléans !

600 et 700 pasteurs doivent venir de toute la France pour élire le conseil d’administration de l’association cultuelle Vie et Lumière, un regroupement d’églises chrétiennes évangéliques, rapporte France 3 Centre-Val de Loire. Un événement validé par la sous-préfecture de Montargis, étant donné qu’il se déroule sur un terrain privé et qu’il n’est pas festif.

 

« On a bien regardé les conditions dans lesquelles ce rassemblement est organisé. Ce n’est pas un rassemblement festif, ça se déroule sur un terrain privé, sur une journée. Je me suis rendu sur place ce matin pour vérifier l’organisation, j’ai fait le tour du dispositif, j’ai rencontré le pasteur qui organise cette manifestation… J’ai pu constater que tout le monde respectait les consignes de sécurité », a souligné Régis Castro, sous-préfet de Montargis, sur BFMTV.

Cette autorisation donnée par le sous-préfet de Montargis montre toutes les contradictions du gouvernement par rapport à la politique sanitaire. Un gouvernement qui ici ou là interdit les rassemblements de plus de 10 personnes, ferme les bars, limite la participation aux événements sportifs ( exemple actuellement à Roland-Garros), événementiels et festifs y compris en plein air et qui va autoriser la réunion de 700 personnes dans le même lieu. Nombre d’autres organisations sont évidemment touchées par l’impossibilité de réunir leurs organisations statutaires sous forme  d’assemblée générale. La question est de savoir les règles sanitaires s’appliquent aux uns et pas aux autres.

 

Mute

Environnement-santé- Eau du robinet : plus écolo, plus sain et 200 fois moins cher

Environnement-santé- Eau du robinet : plus écolo, plus sain et  200 fois moins cher

Contrairement à certaines idées reçues l’eau du robinet et très consommable et souvent moins dangereuse que certaines eaux minérales. Un verre d’eau du robinet coûte 200 fois moins cher qu’un verre d’eau en bouteille, soit 0,1 centime le verre. Pour l’eau en bouteille, c’est plutôt 20 centimes en moyenne.  Autre avantage cité : c’est pratique – pas besoin de transporter des packs de bouteilles de 6 kilos. Et seulement 14% des personnes interrogées disent qu’elle a un goût désagréable et déclarent ne jamais boire d’eau du robinet. Cela fait donc 86% de satisfaits.  Cette étude a été réalisée par l’institut TNS SOFRES pour le compte des entreprises de distribution de l’eau, mais elle confirme d’autres enquêtes qui montrent qu’avec la crise, certaines familles ont changé leur façon de consommer et boivent plus d’eau du robinet. D’autant que cette eau ne fait pas peur : malgré des études sur la présence de résidus de médicaments, sachant que les chercheurs en ont aussi trouvés dans les eaux en bouteilles et que ces quantités sont infimes, les consommateurs gardent confiance. On peut donc boire l’eau du robinet, avec toutefois quelques précautions à prendre. D’abord la faire couler un peu, surtout si on rentre d’un long week-end : les germes peuvent s’accumuler dans les canalisations. Ne pas non plus boire de l’eau chaude du robinet : certains font leur thé avec, mauvaise idée, car la chaleur peut décoller de minuscules particules de métal dans les tuyaux et elle développe aussi les bactéries. Et puis toujours la conserver au frigo : ça atténue le gout de chlore, et ça évite le développement des bactéries. Enfin, mettre un bouchon, sinon votre eau va prendre le gout du frigo.

La 5G danger pour la santé ?

 La 5G danger  pour la santé ?

 

La 5G  ne représente-t-elle pas un danger pour notre santé ? Sciences et Avenir fait le point sur les champs électromagnétiques qu’elle émet.

 

2020 devait être l’année du déploiement de la 5G en France. Mais avec l’épidémie de coronavirus, les opérations ont pris du retard. La vente des bandes de fréquence a déjà commencé. Bouygyes Telecom, Orange, Free et SFR ont obtenu chacun un bloc de 50 mégahertz (MHz) au prix unitaire de 350 millions d’euros dans le cadre de la première partie du processus d’attribution. La deuxième phase débutera le 29 septembre 2020 et doit permettre d’attribuer 11 blocs de 10 MHz. Un des opérateurs pourrait sortir son épingle du jeu s’il investit plus que ses concurrents.

Côté utilisateurs, la 5G doit permettre de nouveaux usages dans bien des domaines. Médias, santé, transports, entre autres, profiteront des débits jusqu’à 10 fois supérieurs à la 4G. Les téléchargements devraient par exemple être quasiment instantanés. Mais beaucoup de questions se posent quant au rayonnement magnétique que cette nouvelle technologie devrait entraîner et les possibles répercussions sur la santé que la 5G pourrait entraîner. Sciences et Avenir fait le point.

Qu’est-ce qu’un champ électromagnétique ?

Un champ magnétique apparaît lorsqu’un courant électrique circule. Son intensité varie selon la consommation d’électricité. Il existe des champs électromagnétiques partout autour de nous. Certains naissent de façon naturelle, comme lors d’un orage. D’autres sont le fruit de l’activité humaine. C’est par exemple grâce au champ électromagnétique que l’on peut observer des fractures avec les rayons X à l’hôpital.

Comment mesure-t-on ce champ ?

Pour le mesurer, il faut observer sa fréquence ou sa longueur d’ondes. « On peut se représenter le rayonnement électromagnétique comme une série d’ondes très régulières qui progressent à une vitesse extrêmement élevée et plus précisément à la vitesse de la lumière. La fréquence traduit simplement le nombre d’oscillations ou de cycles par seconde, tandis que la longueur d’onde est égale à la distance entre un point d’une onde et son homologue sur l’onde suivante. Fréquence et longueur d’onde sont donc totalement indissociables : plus la fréquence est élevée, plus la longueur d’onde est courte« , explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’intensité d’un champ électrique se mesure en volts par mètre ( V/m) et l’intensité d’un champ magnétique se mesure en ampères par mètre (A/m) ou encore en microteslas (μT).

Donc il y a déjà des champs électromagnétiques dans ma maison ?

Oui et ils proviennent de nombreux objets. Un téléviseur émet 60 V/m, tout comme une machine à café. Un fer à repasser en émet 120 et une ampoule 5. Mais il sont aussi présents hors de la maison, à proximité des lignes de train, des radars ou des lignes électriques. « Dans les habitations qui ne sont pas situées à proximité d’une ligne électrique, le champ magnétique de fond peut aller jusqu’à un maximum d’environ 0,2 μT, explique l’OMS. Juste au dessous d’une ligne, les champs sont beaucoup plus intenses, avec une densité de flux magnétique pouvant atteindre plusieurs microteslas. Sous une ligne, le champ électrique peut atteindre 10 kV/m. A une distance comprise entre 50 et 100 m, l’intensité des deux types de champ retombe à la valeur mesurée dans les zones situées loin des lignes à haute tension.«  

 

Le champ magnétique mesuré à proximité de divers objets. Crédit photo: OMS.

A partir de quelle valeur un champ électromagnétique est-il dangereux ?

Les ondes de haute fréquence transportent plus d’énergie que les ondes de bases fréquences. Certains rayonnements sont si forts qu’ils brisent les liaisons entre les molécules. Ces « rayonnements ionisants » sont émis par les substances radioactives, les rayonnements cosmiques ou encore les rayons X. « Les champs électromagnétiques d’ origine humaine qui résultent, pour une part importante, de l’activité industrielle (électricité, hyperfréquences et radiofréquences) engendrent des rayonnements où la fréquence est relativement basse et sont incapables de provoquer la rupture des liaisons chimiques. »

Comment la téléphonie mobile émet-elle ce champ?

Les portables fonctionnent grâce à des stations-relais installés sur le toit des immeubles, entre 15 et 50 mètres du sol. « Les réseaux mobiles actuels utilisent des antennes qui diffusent les signaux de manière constante, dans toutes les directions« , explique l’Agence nationale des fréquences (ANFR) dans un communiqué. La 2G, la 3G et la 4G fonctionnent grâce à la bande passante, qui n’est qu’un terme servant à désigner le débit maximal qu’un système peut transporter. Elles utilisent des fréquences basses, qui ont une « bonne propagation à l’intérieur des bâtiments. » 

Les antennes 5G sont-elles différentes ?

 

De petites antennes devraient être installées dans le mobilier urbain. Crédit photo : ANFR.

Pour la 5G, des antennes intelligentes vont voir le jour et seront installées dans le mobilier urbain, comme dans les arrêts de bus ainsi que dans les bâtiments. Cette nouvelle génération d’antennes « orientent les signaux vers les appareils qui en ont besoin. Couplée avec des bandes de fréquences hautes, l’utilisation de ces antennes permettra d’accroître fortement les débits« , explique l’ANFR. Ces hautes bandes de fréquence font polémique. Les bandes basses, de large couverture, se propagent à travers les bâtiments et s’échelonnent autour de 3,4 et 3,8 GHZ. Elles correspondent à un niveau émis par le Wifi. Les bandes dites « milimétriques » à haute fréquence fonctionnent à plus de 24,25 Ghz. Elles ont une propagation limitée, c’est pour cela qu’il faut installer des petits capteurs, appelés « small cells« , dans le mobilier urbain. Ces bandes de haute fréquence ne devraient toutefois pas être mises en oeuvre dès 2020.

 

La 5G émet-elle des ondes dangereuses pour la santé ?

Pour l’instant, aucune étude scientifique n’est disponible sur le sujet. Nous n’avons été en mesure de trouver quel serait le taux d’émission d’ondes de la 5G. L’ANFR et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) n’ont pas répondu à nos sollicitations. Le gouvernement a chargé l’Anses de procéder à une expertise sur l’aspect sanitaire de la 5G. Près de 70 responsables politiques ont signé une pétition pour demander un moratoire sur la 5G. Elle fait suite à une autre pétition signée plus tôt par 170 scientifiques issus de 37 pays.

La documentation la plus récente émane d’un rapport publié le 1er septembre 2020 par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), le Conseil général de l’économie (CGE), l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF). Il est  »très difficile de mesurer l’exposition liée aux usages (c’est-à-dire au contact des terminaux) qui, pourtant, en représentent usuellement la part prépondérante. [...] Il est également complexe d’estimer l’évolution des niveaux d’exposition en France du fait de l’arrivée de la 5G », estiment les auteurs du rapport. « Les éléments disponibles à ce jour permettent d’estimer que l’introduction de la 5G en bande 3,5 GHz avec antennes actives ne générera pas de rupture en matière d’exposition dans les zones urbaines, où elle sera majoritairement déployée, par rapport aux évolutions observées avec les réseaux existants, mais peut contribuer à une augmentation du nombre de points atypiques, ce qui devra faire l’objet d’une vigilance particulière. »

Le rapport conclut à une absence d’effet néfaste à long terme mais reste prudent sur de possibles effets sur une plus longue période. « Il n’existe pas, selon le consensus des agences sanitaires nationales et internationales, d’effets néfastes avérés à court terme, c’est-à-dire d’effets thermiques délétères sur les tissus [...] ni dans le grand public, ni chez les travailleurs. » Quand aux effets sur le long terme sur un possible effet cancérogène, ils sont « à ce stade, pour l’essentiel, non avérés selon les mêmes agences nationales et internationales. Des débats persistent toutefois, notamment pour ces effets de long terme, au sein de la communauté scientifique. »

Et la 4G est-elle, déjà, dangereuse pour la santé ?

« La question qui fait actuellement débat est celle de savoir si une exposition faible mais prolongée est susceptible de susciter des réponses biologiques et de nuire au bien-être de la population. Au cours des 30 dernières années, environ 25.000 articles scientifiques ont été publiés sur les effets biologiques et les applications médicales des rayonnements non ionisants. S’appuyant sur un examen approfondi de la littérature scientifique, l’OMS a conclu que les données actuelles ne confirment en aucun cas l’existence d’effets sanitaires résultant d’une exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité. Toutefois, notre connaissance des effets biologiques de ces champs comporte encore certaines lacunes et la recherche doit se poursuivre pour les combler« , explique l’OMS, qui appelle elle aussi à la prudence, dans un communiqué. Par ailleurs, les ondes électromagnétiques sont « peut-être cancérigènes » pour l’être humain, selon un autre rapport de l’OMS et par l’Agence internationale de recherches sur le cancer (IARC) publié lui 2011.

Quelle est la limite d’exposition fixée actuellement ?

L’ANFR est chargée de veiller au respect des valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques, comprises entre 28 V/m et 87 V/m, selon les fréquences. L’agence a réalisé un gros travail de mesure de fréquences en France en 2014. Des travaux réalisés surtout en milieu urbain (84%) et en milieu extérieur (60%). « L’analyse montre que les mesures sont toutes nettement inférieures aux valeurs limites réglementaires (28-87 V/m). Moins de 1% dépassent la valeur dite « d’attention » de 6 V/m. Plus de huit mesures sur 10 se sont avérées inférieures à 1 V/m« , explique l’étude de l’ANFR publiée en 2016. « La téléphonie mobile est le contributeur le plus important dans près de 60% des cas. En milieu rural, cette tendance est moins marquée, avec seulement 40% des cas pour lesquels la téléphonie mobile domine.« 

La 5G respectera-t-elle cette limite ?

Les valeurs limites citées plus haut prennent effet peu importe le type de réseau, 2G, 3G, 4G ou 5G. « Les réseaux 5G qui seront déployés par les opérateurs devront donc respecter ces valeurs limites tout autant que les technologies en place aujourd’hui. Le gouvernement travaille avec l’Anses et l’ANFR pour qu’elles puissent examiner l’exposition aux ondes électromagnétiques et l’impact éventuel de ces nouveaux développements technologiques, dès la phase des expérimentations. L’ensemble de ces travaux feront l’objet d’échanges avec les parties prenantes dans le cadre des comités de dialogue mis en place par l’ANFR et l’ANSES« , explique le gouvernement dans sa feuille de route.

Qui fixe cette limite ?

Chaque pays a ses propres normes. Celles-ci suivent très souvent les recommandations formulées par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (CIPRNI), une organisation non gouvernementale reconnue par l’OMS. Pour fixer les valeurs maximales d’exposition, cette ONG applique un facteur sécurité de 10 pour l’exposition sur le lieu de travail et 50 pour la population générale, c’est-à-dire qu’elle fixe des limites 50 fois plus faibles que le seuil d’apparition d’anomalies.

Et les personnes électrosensibles alors ?

Certaines personnes se décrivent comme « électrosensibles » et décrivent plusieurs symptômes qui seraient liés aux ondes.  »Il s’agit notamment d’anxiété, de céphalées, de tendances dépressives voire suicidaires, de fatigue et d’une réduction de la libido. Jusqu’à présent, les données scientifiques ne confirment pas l’existence d’un lien entre cette symptomatologie et l’exposition à des champs électromagnétiques. Elle peut, au moins en partie, être attribuée au bruit et à d’autres facteurs environnementaux ou encore à l’anxiété suscitée par les nouvelles technologies« , soutient l’OMS. En France, l’Anses reconnaît toutefois une souffrance chez les personnes électrosensibles : « les plaintes (douleurs, souffrance) formulées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue. »

Comment éviter d’être exposé ?

« Comme dans le cas du champ électrique, le champ magnétique est d’autant plus intense qu’on est proche de la source et il diminue rapidement lorsque la distance augmente. Les matériaux courants tels que les matériaux de construction ne constituent pas un blindage efficace contre les champs magnétiques« , explique l’OMS. Rien de mieux que de s’éloigner, donc. 

 

Un système système de santé à bout de souffle

 Un système système de santé à bout de souffle

Quatre responsables de l’établissement Santé publique France exposent, dans une tribune au « Monde », avant le nouveau « Ségur » annoncé par le gouvernement pour l’automne, les pistes à suivre pour améliorer le fonctionnement de cette branche à part entière des politiques sanitaires.

Tribune.

Dans notre pays, les grandes réformes du système de santé sont souvent issues de crises sanitaires majeures. L’épidémie de sida et la crise de la transfusion sanguine ont contribué fortement à l’essor de la sécurité et de la démocratie sanitaires.

De même, un événement comme la « crise de la vache folle » – déclenchée à partir de 1996 par l’épizootie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) – a permis d’importantes avancées en matière de sécurité alimentaire, tandis que la canicule de 2003 a ouvert la voie, lors de chaque nouvelle vague de chaleur, à un « plan national canicule » associant les acteurs de l’Etat et des collectivités dans les territoires.

L’épidémie de Covid-19 n’échappe pas à cette règle. D’ores et déjà, de nombreuses mesures ont été annoncées par un accord conclu le 13 juillet à l’issue du « Ségur de la santé ». Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, dans son discours de clôture, le 21 juillet, a souhaité la mise en place « d’une santé publique forte pour mieux se préparer et mieux combattre les nouvelles crises qui ne manqueront pas de surgir et qui affecteront la santé des populations ». Une nouvelle grande concertation, dénommée cette fois « Ségur de la santé publique », a été annoncée pour l’automne.

C’est une opportunité unique pour faire progresser harmonieusement les deux piliers de la santé publique que sont la protection contre les risques et l’amélioration de la santé. La pandémie de Covid-19 l’a très bien montré : même si l’ensemble de la population est exposé, l’impact de l’épidémie est bien plus important chez les plus âgés, chez ceux qui ont une moins bonne santé, et ceux qui, socialement, sont les plus vulnérables et démunis.

Il est aussi indispensable aujourd’hui que la santé publique ne soit plus en marge de notre système de santé en termes de ressources. La plupart des moyens financiers de notre pays sont orientés vers les soins, encore trop peu vers la santé publique, et en particulier vers la prévention, l’expertise et la recherche en ce domaine.

Des pas majeurs ont été faits ces dernières années avec la création, à partir de 1998, du système d’agences sanitaires [loi 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme] et la structuration de Santé publique France en 2016. Des succès significatifs ont aussi été obtenus récemment en matière de lutte contre le tabagisme, en s’appuyant sur un programme national très structuré et grâce à la création, en 2018, du Fonds de lutte contre les addictions au sein de la Caisse nationale de l’Assurance maladie.

Taxation des complémentaires santé : un contresens

Taxation des complémentaires santé : un contresens

 

Au motif que les complémentaires santés auraient réalisé des économies pendant la période sanitaire, le gouvernement a décidé d’une imposition supplémentaire de 1,5 milliards. La question immédiate qui se pose est de savoir qui va en réalité payer : les assurés bien entendu qui rapidement vont constater une augmentation de leurs cotisations. Cette imposition supplémentaire parait  particulièrement inopportune et injuste. En effet,  il est clair que pendant la période de forte crise, nombre de soins ont été différés tout simplement parce que certains actes médicaux non liés aux Coronavirus étaient interdits. Le problème c’est qu’on constate maintenant un report du traitement des pathologies dans la période actuelle et qu’il faut parfois d’ailleurs des mois pour avoir un rendez-vous avec un spécialiste et pour être traité. Tout cela se traduira en coût supplémentaire pour les complémentaires concernant le second semestre 2020 voire le premier semestre 2021.

Les complémentaires santé devront donc s’acquitter d’une:«contribution exceptionnelle» de 1,5 milliard d’euros sur les deux prochaines années, pour compenser leurs profits liés à la crise sanitaire, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. Discutée depuis juin et actée début août, cette mesure avait été présentée par le gouvernement comme «une récupération des montants qui n’ont pas été déboursés», du fait notamment de la chute des dépenses de santé durant le confinement et de la prise en charge à 100% par l’Assurance maladie de certains actes (téléconsultations, tests de dépistage).

Sondage Coronavirus : un Français sur deux a toujours peur pour sa santé

Sondage Coronavirus : un Français sur deux a toujours peur pour sa santé

 

Selon un sondage de YouGov pour Cardiosens de début août rapportée par le JDD,  60% des personnes interrogées disent avoir eu peur, ou peur pour leur santé personnelle, sans distinction entre villes et campagne. Pour 52% des Français, cette crainte est toujours vivace.

 

La peur n’épargne aucune catégorie sociale, mais elle semble avoir été mieux maîtrisée chez les personnes les plus insérées, notent les sondeurs. D’une manière générale, 59% des personnes interrogées ont redouté de contaminer leurs entourages.

Selon ce sondage, 87% des Français ont été confinés. Si 70% n’ont pas travaillé pendant la période, lorsque l’on exclut chômeurs, retraités et inactifs, c’est en fait une personne sur deux en situation d’emploi qui travaillait. Plusieurs clivages apparaissent. Générationnel d’abord, puisque c’est parmi les 18-24 ans que le confinement strict (sans travail et sans sortie) a été le plus fréquent (45% contre 30% en moyenne).

Sur les 17% de personnes ayant télétravaillé, une sur deux devait en plus jongler avec la présence d’au moins un enfant de moins de 18 ans au domicile. Clivage social ensuite : les cadres et professions libérales, les plus nombreux à avoir continué de travailler, sont aussi ceux qui ont eu le plus eu recours au télétravail. Seuls 13% des travailleurs sont restés sur leur lieu de travail habituel, ouvriers en tête.

Le port  du masque remportait une adhésion massive de la population : 88% des personnes interrogées affirment alors le porter – y compris en extérieur pour 4 Français sur 10, même quand ce n’est pas obligatoire.

Selon ce sondage, les plus réticents au masque sont : les hommes ; la tranche d’âge des 18-24 ans ; les hommes de moins de 35 ans ; les habitants de région parisienne (en particulier ceux de Seine-Saint-Denis, un département pourtant durement frappé par l’épidémie) ; les ouvriers .

69% des personnes interrogées disent éviter les lieux bondés et 62% renforcent leur hygiène personnelle. L’application des gestes barrière croît avec l’âge et les revenus.

Autre enseignement : hormis sur le port du masque, bien partagé, un vrai rapport social à la prévention se dessine. Parmi les revenus les plus bas (de 0 à 29.999 euros), seules 59% des personnes interrogées renforcent leur hygiène personnelle, contre 72% de celles ayant les revenus les plus élevés (au-delà de 80.000 euros). Enfin, pour se prémunir, 44% des personnes interrogées déclarent… « éviter le contact avec les touristes »!

Une posture d’équilibriste du gouvernement entre l’économie et la santé

Une posture d’équilibriste du gouvernement entre l’économie et la santé

De toute évidence, la posture d’équilibriste du gouvernement entre les préoccupations économiques et sanitaires demeure très fragile. Sur le plan économique, les scénarios s’obscurcissent avec la remontée des contaminations. On espérait une croissance en baisse de 11 % en 2020 mais la remontées du virus fait craindre maintenant une croissance en diminution de 14 % d’après les institutions d’études économiques. Le gouvernement a donc décidé très récemment de renforcer encore les mesures de prévention sanitaire mais dans le même temps ne peut pas tuer complètement économie.

En même temps, le gouvernement est bien contraint de prendre en compte la remontée significative de la vague virale. Les hésitations du gouvernement se vérifient  par exemple à travers ses positions très hésitantes quant à la généralisation du port du masque à l’extérieur. Le problème c’est qu’en sectorisation et en décentralisant les règles sanitaires, le pouvoir risque d’alimenter les incohérences et les contradictions.

 Attendues ce mardi, les propositions du gouvernement pour renforcer les règles sanitaires suscitent déjà les réserves du patronat. Prévue dans deux semaines, la rentrée scolaire provoque de son côté l’appréhension chez les enseignants et les parents d’élève. Ancien « Monsieur Déconfinement », Jean Castex connaît là sa première épreuve de vérité, un mois et demi après son arrivée à Matignon .

La semaine dernière, un Conseil de défense s’est tenu sur la question du rebond de l’épidémie. Depuis, les données ne se sont pas améliorées et l’exécutif adopte un ton de plus en plus ferme pour faire respecter les gestes barrière. Mardi dernier à Montpellier, Jean Castex a appelé à une réaction vigoureuse des Français. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a enchaîné sur le même ton le lendemain sur France 2.

 

Face aux pandémies associer les experts santé aux autres scientifiques

Face aux pandémies associer les experts santé aux autres scientifiques

Dans une tribune au « Monde », un collectif de professionnels de la santé et de scientifiques prône le développement au niveau mondial d’une approche transdisciplinaire associant, selon le concept « One Health », la santé humaine, celle des élevages et des cultures et celle des écosystèmes.

Tribune. « Moi qui suis si peu médecin, si peu vétérinaire… », déclarait Louis Pasteur, le 12 février 1880, s’étonnant d’être à la fois membre de l’Académie nationale de médecine et désormais de la Société centrale de médecine vétérinaire, ancêtre de l’Académie vétérinaire de France, qui l’accueillait pour donner une communication. Mais « la science est une », ajoutait-il, et « c’est l’homme seulement qui en raison de la faiblesse de son intelligence, y établit des catégories ».

Outre celui de Louis Pasteur (1822-1895), la France est le pays de René Descartes (1596-1650), de Claude Bernard (1813-1878), fondateur de la médecine expérimentale, ainsi que de Claude Bourgelat (1712-1779), fondateur des premières écoles vétérinaires. Autant de personnalités qui, à leur façon, ont récusé les trop rigides cloisonnements du savoir et dont l’attitude devrait nous inspirer face à l’actuel défi sanitaire.

« Louis Pasteur, René Descartes, Claude Bernard, Claude Bourgelat. Autant de personnalités qui, à leur façon, ont récusé les trop rigides cloisonnements du savoir et dont l’attitude devrait nous inspirer face à l’actuel défi sanitaire » (Timbre paru en 2011 dessiné par Sophie Beaujard, gravé par Yves Beaujard et imprimé en taille-douce). DR/La Poste

Même si la situation sanitaire due au coronavirus n’est pas inédite au vu de la pandémie de 1969 (grippe de Hongkong, 40 000 décès en France, un million dans le monde), la pandémie actuelle démontre la nécessité de tirer des enseignements de cette crise pour construire une approche globale basée sur le concept « One Health » (« une seule santé ») associant santé humaine, santé des élevages et des cultures et santé des écosystèmes.

La pandémie de Covid-19 a remis au premier plan les liens étroits qui existent entre ces différentes santés et le continuum entre animaux et êtres humains. Plus de 75 % des agents pathogènes de l’homme sont issus des animaux. Les coronaviroses, répandues dans le règne animal, font partie de ces maladies des animaux transmissibles à l’homme (zoonoses). Pour les vétérinaires, les coronavirus sont des ennemis de tous les jours et leur expertise dans ce domaine et dans la fabrication de vaccins anticoronavirus aurait mérité d’être plus exploitée.

Certes, des vétérinaires et des écologues ont été présents dans des équipes de recherche de médecine humaine, une importante mobilisation de vétérinaires praticiens s’est traduite par la fourniture de matériels à des unités de réanimation et de consommables pour les hôpitaux et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), et l’autorisation a été finalement donnée aux industriels et laboratoires vétérinaires de produire des tests PCR et effectuer des analyses à grande échelle. Mais les sciences vétérinaires auraient dû être davantage sollicitées dans l’esprit du concept de santé globale multidisciplinaire.

 

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Une nouvelle taxation des complémentaires santé ?

Une nouvelle taxation des complémentaires santé ?

On sait que nombre de patients ne se sont pas rendus chez leur médecin traitant ou chez leur spécialiste au moment du pic de la crise sanitaire. Du coup mécaniquement, les dépenses de santé ont été réduites et les remboursements complémentaires aussi. Le gouvernement veut en profiter pour ponctionner les sociétés et mutuelles complémentaires. Un raisonnement complètement idiot dans la mesure où certaines pathologies non traitées pendant la période du pic ont entraîné une aggravation chez les patients.

En fait,  les traitements ont été simplement reportés dans le temps ; actuellement d’ailleurs, certains cabinets médicaux notamment de spécialistes sont surbookés. Le gouvernement évalue les moindres dépenses de santé des complémentaires à quelque 2,6 milliards d’euros pendant le confinement. Mais il n’a pas évalué le coût supplémentaire du décalage dans le temps du traitement de pathologies qui se sont aggravées ! ».

La solution pourrait être de prélever la contribution en deux temps, dit-on au ministère de la Santé : d’abord « un acompte incontestable en décembre 2020 », sitôt le budget voté, puis le solde fin 2021, après avoir tenu compte du rattrapage de soins. De toute manière ce prélèvement mal fondé sera supporté par les assurés d’une manière ou d’une autre.

il ne faudrait pas que les assureurs se braquent et se rattrapent sur leurs tarifs l’année prochaine. « Il faut voir exactement quel dispositif sera arrêté. Notre volonté, c’est de répercuter le moins possible cette taxe sur les prix. Mais tout dépendra de la réalité de notre marge de manoeuvre », avance-t-on du côté des assureurs.

Politique de santé: pour une coopération public-privé

Politique de santé: pour une coopération public-privé 

Alors que la concurrence entre hôpitaux publics et cliniques privées reste la norme, les économistes Mehdi Farajallah et Gérald Reparate-Retali considèrent, dans une tribune au « Monde », qu’une meilleure coopération des acteurs de santé devrait constituer aujourd’hui une priorité.

Tribune. Et si on jouait la coopération plutôt que la concurrence ? Pour faire face à la fronde des soignants, Olivier Véran, ministre de la santé et des solidarités, a multiplié les annonces mardi 21 juillet. Mais il n’a rien dit sur un point central : la manière dont le système de santé français est piloté. Or, le curseur est aujourd’hui mal placé : les indicateurs favorisent trop la concurrence entre les professionnels de santé au détriment de leur coopération. Avec des conséquences très problématiques.

Depuis 2017, un indicateur de gestion des hôpitaux acte précisément cette mise en concurrence des établissements. Il s’agit de la « part de marché » de chacun, calculée régulièrement par l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation. Cet indicateur incite « naturellement » les directions des établissements à augmenter leur attractivité par rapport à l’offre médicale concurrente. Cela implique de choisir des spécialisations porteuses, permettant de multiplier les actes et donc d’augmenter les rentrées d’argent.

A ce petit jeu, les hôpitaux publics sont bien entendu souvent perdants, car forcés d’accepter l’ensemble des patients y compris des cas lourds, alors que les cliniques privées sont libres de multiplier les opérations rapides et bien rémunérées. Le choix d’un indicateur tel que cette « part de marché » évacue le patient des centres d’intérêt des responsables d’établissement. Ils sont amenés, non pas à se centrer sur l’état de santé du patient et son amélioration, ce qui est au cœur de leur mission, mais à maximiser l’efficacité de leur structure face à d’autres structures concurrentes.

Attirer des patients éloignés est jugé à cette aune comme souhaitable, alors même que la course générale à l’attractivité aboutit au final à une augmentation des inégalités sociales de santé. Les plus favorisés, plus mobiles et/ou mieux informés, se rendent dans les centres hospitaliers les plus prestigieux, tandis que les plus modestes, moins mobiles et/ou moins informés, doivent se contenter de l’offre de proximité. Un système d’incitations qui interroge quand on sait que la France est l’un des pays d’Europe occidentale où les écarts d’espérance de vie entre les milieux sociaux sont les plus forts.

Santé : « où est la réforme structurelle »

Santé : « où est la réforme structurelle »

 

Alexis Dussol, Président de la société de conseil et de formation Adexsol estime que la réforme structurelle est grandement absente , tribune au « Monde »

 

 

Tribune. Pour le président de la République, le Ségur de la santé était le troisième rendez-vous avec l’hôpital après « Santé 2022 » et le plan d’urgence de novembre 2019. Aucun des deux précédents rendez-vous n’était venu à bout du malaise de l’hôpital. Le premier en raison d’un horizon trop éloigné et le second en décalage avec les préoccupations du quotidien des personnels.

Cette fois-ci, l’effort financier est « historique », pour reprendre l’expression du premier ministre Jean Castex. 8,2 milliards pour les salaires et 19 milliards pour l’investissement, le Ségur de la Santé marque incontestablement, un tournant dans la politique hospitalière comme le note Le Monde dans son éditorial du 22 juillet. C’est même le contre-pied des années d’austérité budgétaire qui a prévalu pendant tant d’années !

S’il faut, bien entendu, s’en féliciter, ces milliards en eux-mêmes ne suffiront sans doute pas à répondre au malaise de l’hôpital éreinté par la série de réformes passées – 35 heures, T2A, nouvelle gouvernance, loi Hôpital, ­patients, santé et territoires (HPST). La rupture se devait d’être structurelle. Avant le démarrage de l’épidémie, nous avions dit que le système de santé français allait tenir. Ceux qui le connaissent bien savent ses faiblesses mais connaissent également ses forces au premier rang desquels la compétence et l’engagement de ses soignants.

Nous avions raison. Au plus fort de l’épidémie, les soignants ont tenu la barre. Il était normal que la nation récompense ses héros d’aujourd’hui. Certes, on peut toujours estimer comme la CGT que le compte n’y est pas, on doit quand même convenir qu’une revalorisation de 180 euros net mensuels des salaires des personnels non médicaux du secteur public, ce n’est pas rien dans un contexte durable de dégradation des comptes publics.

Il n’est d’ailleurs pas exclu que le Ségur de la santé ne donne des idées à d’autres secteurs d’activité et augure d’une rentrée sociale agitée. Tout le monde fait l’impasse aujourd’hui sur la question de savoir comment ces milliards seront financés dans le futur. Les règles de discipline budgétaire de l’Union Européenne (UE) ne sont pour le moment que suspendues et il faudra tôt ou tard revenir à la raison budgétaire.

Faire croire que le Covid à libérer par magie les cordons de la bourse est à la fois dangereux et irresponsable vis-à-vis des générations futures. On a aussi souvent dit aussi que la réussite d’une réforme ne se mesurait pas au nombre de milliards mis sur la table. Il fallait surtout préparer l’hôpital au monde d’après. L’épidémie du Covid devait être l’occasion de remettre tout à plat avec un nouveau logiciel. Il fallait renverser la table. Ce ne sera malheureusement pas le cas. Le temps et surtout l’ambition auront manqué. On est probablement passé à côté, pour le coup, d’une vraie occasion historique ! »

 

 

Ségur de la santé : des suites au-delà des rémunérations

Ségur de la santé : des suites au-delà des rémunérations

Jusqu’alors le Ségur de la santé s’était limité à revoir les rémunérations des personnels. En outre cela concerne essentiellement les hôpitaux publics. Restait l’immense champ de la réforme globale du système de santé incluant établissement privés et libéraux mais aussi les réorganisations internes du système public.

Depuis des semaines ( la crise des hôpitaux puis la crise du Corona virus) le pouvoir lâche des mesures bout par bout. Ce que vient de faire le ministre de la santé en s’appuyant sur la concertation Ségur. Au total ,  on doit aboutir à une enveloppe financière d’un peu plus de 20 milliards comprenant la reprise de dette des hôpitaux, les rémunérations, des investissements des les améliorations de fonctionnement. Parmi les dernières mesures annoncées ,  une trentaine de mesures, notamment une enveloppe de 50 millions d’euros pour créer 4 000 lits « à la demande » dans les hôpitaux dès cet hiver. Cela permettra « de prévoir l’ouverture ou la réouverture de lits dans les structures selon les besoins » pour que les établissements puissent « s’adapter à la suractivité saisonnière ou épidémique », a déclaré le ministre.

Cette demande constitue une revendication récurrente des soignants, qui rappellent les nombreuses fermetures de lits ces dernières années. Selon les derniers chiffres officiels, quelque 4.200 lits d’hospitalisation ont été supprimés en 2018 en France, où les 3 042 hôpitaux et cliniques disposaient exactement de 395.670 lits en fin d’année.

Pour l’hôpital public, Olivier Véran a également insisté sur la nécessité de « mettre fin » au « mercenariat » de l’intérim médical, qui a « donné lieu à trop d’abus, trop longtemps », proposant de faire « bloquer par les comptables publics les rémunérations dépassant le plafond réglementaire » ou de permettre aux agences régionales de santé (ARS) de dénoncer les abus devant les tribunaux administratifs.

 

Une enveloppe de dotation sera mise à disposition des établissements pour « accélérer la réduction de la part de T2A », la très décriée tarification à l’activité, dans le financement des hôpitaux. Pour booster le développement des téléconsultations, le dispositif mis en place pendant la crise du Covid sera prolongé, et le principe de connaissance préalable du patient avant une téléconsultation sera assoupli.

L’objectif est de « libérer les établissements de santé et personnels d’un certain nombre de contraintes » ainsi que de « redonner du pouvoir d’initiative et de décision à celles et ceux qui soignent », a résumé Nicole Notat, l’ancienne numéro 1 de la CFDT qui a animé la concertation.

 

La semaine passée, lors de son discours de politique générale, le Premier ministre Jean Castex avait promis d’investir six milliards d’euros dans le système de santé. Ainsi, 2,1 milliards seront consacrés « sur cinq ans » à la transformation, la rénovation et l’équipement dans les établissements médico-sociaux, dont les Ehpad qui accueillent les personnes âgées. « Au moins un quart des places en Ehpad pourront être rénovées, accessibles et conformes à la rénovation énergétique », a promis Olivier Véran.

Quelque 2,5 milliards d’euros seront par ailleurs engagés « sur cinq ans » pour permettre « des projets hospitaliers prioritaires et des investissements ville-hôpital ». 1,4 milliard d’euros sera en parallèle consacré à combler « sur trois ans » le « retard sur le numérique en santé ».

Cette enveloppe de six milliards d’euros s’ajoute à la reprise de la dette hospitalière à hauteur de 13 milliards d’euros, aux 8,1 milliards prévus dans les « accords de Ségur » pour les salaires et les revalorisations de métiers et aux 15 000 embauches promises à l’hôpital.

 « On semble sortir d’une logique purement comptable, aussi bien dans la gestion des lits que dans la gestion des établissements, la gestion des hommes et des femmes qui font l’hôpital, pour aller vers une approche beaucoup plus pragmatique », s’est réjoui après les annonces le président de la Fédération hospitalière de France (FHF, hôpitaux publics), Frédéric Valletoux. Les propositions sont « de nature à faire bouger les lignes d’un système de santé qui aujourd’hui est traversé par de nombreux dysfonctionnements ».

La concertation ne s’arrêtera pas à ces accords de Ségur et se poursuivra notamment au niveau des territoires, a promis Olivier Véran, avec également un comité de suivi rassemblant l’ensemble des acteurs.

« Ségur de la santé » après le Ségur de l’hôpital

« Ségur de la santé » après le Ségur de l’hôpital

 

 

 

Ce qu’on a appelé le Ségur de la santé  s’est pour l’instant limité à un Ségur de l’hôpital et encore sur les seuls aspects des rémunérations pour l’essentiel. Le deuxième volet de la réflexion doit porter sur le système de santé global prenant en compte des différents établissements, leurs différents statuts, les différents personnels notamment la médecine libérale. L’ancienne patronne de la CFDT Nicole Notat, chargée de piloter depuis fin mai le « Ségur de la santé », doit remettre officiellement ce mardi matin son rapport aux organisations et syndicats ayant participé à la concertation.

La remise du rapport se tiendra en présence d’Olivier Véran, qui précisera les mesures qu’il entend mettre en oeuvre en réponse aux propositions faites ces dernières semaines par les acteurs du système de santé.

Pas sûr qu’on aille très loin dans cette remise à plat du système de soins en France car les enjeux sont nombreux. Il y a les progrès scientifiques considérables mais souvent coûteux, le vieillissement de la population, des pathologies nouvelles liées au mode de vie, à l’alimentation et aux modes de production. La place respective de l’hôpital et de la médecine de ville. L’articulation entre le privé et le public et bien sûr au final le financement de tout le système. Le ministre de la santé toujours très prolifique a cependant mit la pédale douce sur l’ampleur de la réforme.

 

« Il ne s’agit pas de tout chambouler » dans la « feuille de route » fixée dans le cadre du plan « Ma santé 2022″, arrêté en 2018 par l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, a prévenu ce lundi Olivier Véran. « Le plan de ma prédécesseure est très bon » mais « nous allons amplifier, accélérer, accentuer, débureaucratiser, simplifier », a-t-il assuré.

Interrogé sur Europe 1, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) Frédéric Valletoux a dit « attendre beaucoup » de ce « temps 2″ du Ségur de la santé, espérant « une remise à plat de notre système de soins ».

« Il y avait bien sûr la question des salaires », réglée « en grande partie au moins la semaine dernière ». « Mais il y a tout le reste, qui concerne le financement, l’organisation des soins, la coopération des différents professionnels de santé », a-t-il expliqué.

Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre Jean Castex a promis un plan d’investissement à six milliards d’euros pour le système de santé, venant s’ajouter aux 8,1 milliards débloqués pour améliorer la rémunération des personnels. Des moyens supplémentaires certes mais pas du tout la hauteur des enjeux.

« Ségur de la santé ou Ségur de l’hôpital » ?

« Ségur de la santé ou Ségur de l’hôpital » ?

 

Indiscutablement la discussion baptisée Ségur de la santé s’est conclue par un succès caractérisé par un compromis sur la revalorisation salariale dans les hôpitaux et pas seulement pour les médecins. Le compromis a été tenu largement par les syndicats majoritaires. Reste il s’agit essentiellement d’une négociation concernant les hôpitaux et non le champ entier de la santé qui comprend évidemment d’autres établissements de soins et bien d’autres  acteurs comme par exemple les médecins libéraux mais plus largement d’autres soignants.

Il fallait évidemment crever cet abcès de l’hôpital qui constitue un foyer d’infractions sociales depuis des mois et des mois bien avant la crise du Coronavirus. Cette première phase était indispensable En accordant 7,5 milliards d’euros de revalorisation salariale aux personnels non-médicaux, l’exécutif concède «la plus grosse augmentation de revenu jamais proposée dans ce pays», de l’aveu d‘Olivier Véran. Le CFDT ne s’y est pas trompée, qui a salué «un accord historique», suivie par FO et l’Unsa, transformant le texte soumis à la signature des syndicats en accord majoritaire.  En fait on a surtout revalorisé les rémunérations mais deux questions importantes restent à traiter : la réorganisation même de l’hôpital public et son articulation avec l’ensemble du dispositif sanitaire. Deux aspects également fondamentaux qui pour l’instant ne semblent pas figurer sur l’agenda gouvernemental

Bio et santé , quel rapport ?

Bio et  santé , quel rapport ?

 

La crise sanitaire aura eu notamment pour conséquence de remettre en débat les questions de qualité des produits, de relocalisation, de conditions de production et de lien avec la santé. Des liens particuliers entre bio et santé qui ne sont pas aussi automatiques et aussi mécaniques qu’on pourrait l’imaginer. Il y a certes moins de chimie et moins d’eau dans la plupart des produits bio mais la question de la relation avec la santé mérite encore de nombreux approfondissements comme en témoigne une étude déjà diffusée par le Figaro. Emmanuelle Kesse-Guyot, épidémiologiste à l’Institut national de la recherche agroalimentaire (Inra), «il est compliqué aujourd’hui d’apporter une réponse ferme sur les bienfaits comparés de l’alimentation biologique et de l’alimentation traditionnelle».

Un constat partagé par Denis Corpet, professeur à l’École nationale vétérinaire de Toulouse et spécialiste en nutrition: «Cela ne signifie pas que manger bio n’est pas meilleur pour la santé, mais que cela reste difficile à prouver pour le moment.» De fait, les études menées sur la qualité nutritionnelle des aliments issus de l’agriculture biologique sont encore peu probantes. «Il en est ressorti qu’il y avait assez peu de différences au niveau des nutriments, indique Emmanuelle Kesse-Guyot. Ainsi, l’agriculture conventionnelle est plus riche en protéines, alors que l’agriculture biologique est plus riche en matière sèche [autrement dit ce qui reste du produit lorsque l'eau est retirée, NDLR] ou en micro-nutriments comme la vitamine C ou le phosphore

 

Mais elle ajoute: «Cela ne permet pas de tirer des conclusions plus larges, car ces études sont réalisées sur quelques aliments spécifiques.» Denis Corpet la rejoint sur ce point: «Le problème avec le bio, c’est qu’il est difficile de généraliser: selon le produit, on peut aussi bien montrer que c’est meilleur ou que c’est moins bon.»

Ce dernier tient aussi à relativiser les données sur la qualité nutritionnelle des produits biologiques. «Cueillis plus tard, ils sont aussi cultivés plus près du consommateur qui reçoit donc des produits plus frais, donc moins déshydratés et plus riches en matière sèche. Mais cela n’a pas de lien avec le fait qu’ils sont biologiques. C’est un peu comme lorsqu’on cultive son propre jardin, ajoute-t-il. Les tomates du potager sont meilleures, qu’elles soient biologiques ou pas.»

 

En revanche, les aliments bio ont sans conteste l’avantage de ne pas contenir de pesticides issus de l’industrie phytosanitaire. Or la dangerosité de ces derniers ne fait pas débat. «Il est établi que les pesticides organochlorés qui sont interdits en France, sont extrêmement nocifs, souligne Emmanuelle Kesse-Guyot. D’autres familles de pesticides, comme les organophosphorés, le plus connu étant le Roundup, ont certes un impact moins important mais moins bien identifié. Ils sont par ailleurs toxiques à haute dose. Des études ont prouvé qu’il existait un lien entre pesticides et cancers, notamment chez les agriculteurs qui les manipulent.» On peut souligner en outre que la maladie de Parkinson est aussi plus fréquente chez les exploitants en contact avec les pesticides.

Denis Corpet souhaite toutefois nuancer ce constat: «Les doses auxquelles sont exposés les agriculteurs n’ont rien à voir avec celles, encadrées par la loi, que l’on absorbe en mangeant un fruit ou un légume traité. Pour relativiser, rappelons qu’un verre de vin qui contient 13 grammes d’alcool est aussi cancérigène que 25 millions de pommes traitées au Captan [un pesticide utilisé contre la tavelure, un champignon, NDLR], qui en contiennent en tout 2,9 grammes.»

 

Mais manger bio est plus qu’un choix alimentaire, c’est un mode de vie. «Les personnes consommant ces produits font plus de sport, mangent plus sainement. Elles ont souvent un niveau d’études plus élevé et donc une meilleure prise en charge médicale», pointe Emmanuelle Kesse-Guyot. Difficile alors de faire la part des choses entre les bénéfices de l’alimentation biologique stricto sensu et ceux du mode de vie qui y est généralement associé.

Pour tenter d’y voir plus clair Emmanuelle Kesse-Guyot coordonne l’étude BioNutrinet qui a commencé en février dernier dans le cadre du programme Nutrinet-Santé lancé en 2009 pour évaluer les relations entre la nutrition et la santé. «L’objectif est d’abord de mieux identifier la population qui consomme des aliments biologiques, puis de déterminer la part de ces aliments dans l’alimentation générale, détaille-t-elle. C’est sur le long terme, en fonction des données recueillies, qu’il sera possible de faire un lien entre alimentation biologique et santé.» Il va donc falloir patienter encore un peu…

 

« Ségur de la Santé » accord d’une majorité

« Ségur de la Santé » accord d’une majorité

 

Un accord finalement rondement mené en quelques semaines sur la revalorisation essentiellement de la rémunération des personnels de santé a été finalisé et accepté par une majorité de syndicats. Bien entendu,  cet accord est loin de tout régler notamment la réorganisation du système sanitaire et en plus en plus concerne  essentiellement  les hôpitaux et leur personnel. Mais cette discussion montre qu’il est parfois possible d’aboutir rapidement à des compromis entre pouvoirs publics et les partenaires sociaux. “Oui, on s’engage là-dessus parce que cet accord, c’est un gain salarial”, avait annoncé dans la matinée sur France Info Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. “Il y a des moments où il faut conclure, c’est le moment de conclure”, avait-il ajouté, évoquant un compromis très positif pour les personnels de l’hôpital public.

Force ouvrière a également indiqué, après consultation de sa base, avoir reçu un “mandat clair” pour valider ce protocole d’accord.

“Néanmoins, ajoute la centrale dans un communiqué, ce protocole de revalorisation n’est qu’une étape et ne serait être le solde de tout compte.”

FO estime ainsi que sur les conditions de travail, le financement des hôpitaux et l’investissement, l’issue de cette consultation n’est pas encore à la hauteur de ses attentes.

L’accord validé vendredi soir prévoit que la revalorisation de 180 euros des salaires mensuels du personnel non médecin de se fera en deux temps: en septembre prochain puis en mars prochain.

Le nouveau Premier ministre, Jean Castex, avait annoncé mardi soir qu’il ajouterait un peu plus d’un milliard d’euros à l’enveloppe destinée au personnel hospitalier paramédicaux, c’est-à-dire le personnel administratif, les infirmiers et les aides-soignants, la faisant passer ainsi de 6,4 à 7,5 milliards d’euros.

Ségur de la Santé repoussé

Ségur de la Santé repoussé

La question de est de savoir si la négociation appelée « Ségur de la santé » dont  les conclusions devaient être données vendredi est encore repoussée du fait de la nomination d’un nouveau premier ministre ou du fait de divergences notamment sur les questions de financement. Nicole Notat devait rédiger une recommandation au gouvernement, une sorte de synthèse des travaux du Ségur qui ne sera pas rendue publique. Cette poursuite des discussions ne modifierait cependant pas le calendrier final. Emmanuel Macron devrait dévoiler mi-juillet ses décisions. Le montant de l’enveloppe est au coeur des discussions avec les représentants des soignants. Au total, le ministre de la Santé Olivier Véran, qui a participé aux échanges dans cette dernière ligne droite, a mis sur la table au moins 6 milliards d’euros pour améliorer la rémunération des personnels hospitaliers paramédicaux et non médicaux. Sera-ce suffisant? « Le compte n’y est pas, déplore Christophe Prud’homme. On a tous dit qu’en-dessous de 250 euros nets de plus par mois, on ne signerait rien. Ils sont bien capables de trouver 15 milliards d’euros pour sauver l’aéronautique ! » La CGT réclame ainsi un plan près de dix fois plus ambitieux à 57 milliards d’euros. Les internes prévoient une nouvelle journée d’action le 9 juillet.

 

 

 

Coronavirus Portugal : hausse des cas

Coronavirus Portugal : hausse des cas

 

Malgré un bilan de l’épidémie relativement faible (39.392 cas et 1.534 décès), les autorités du pays s’inquiètent d’enregistrer plusieurs centaines de nouveaux cas chaque jour dans la région du Grand Lisbonne.

Le gouvernement portugais maintient néanmoins que les foyers de l’épidémie sont concentrés et localisables.

“Le noyau du problème concerne seulement quinze quartiers (…). Nous avons besoin de fournir des efforts supplémentaires dans ces zones-là”, a déclaré le Premier ministre Antonio Costa lors d’une conférence de presse, après une rencontre avec des élus locaux à Lisbonne.

Dans ces quartiers spécifiques, les rassemblements seront ainsi permis dans la limite de dix personnes. Les espaces commerciaux fermeront à 20h00, et les restaurants ne seront plus autorisés à servir de boissons après cette même heure. Enfin, la consommation d’alcool dans les espaces publics sera interdite, a indiqué Antonio Costa.

D’après les données fournies par le ministère de la Santé, le nombre de nouvelles infections parmi les personnes âgées de 10 à 30 ans a bondi d’environ 90% depuis que le Portugal a assoupli les restrictions sur les rassemblements.

En Algarve, la célébration d’un anniversaire il y a trois semaines par une centaine de personnes a entraîné le recensement de 76 nouveaux cas, selon les autorités.

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