Archive pour le Tag 'Santé'

Santé-Covid France : vers une nouvelle vague

Santé-Covid France : vers une nouvelle vague

Globalement aux États-Unis comme en Europe et ailleurs on constate une reprise de l’épidémie qu’on attribue à l’entrée de la mauvaise saison. Les chiffres dans certains pays comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni sont inquiétants. Ainsi par exemple on constate en moyenne plus de 40 000 cas au Royaume-Uni et autour de 10 000 cas en Allemagne pour une moyenne d’environ 6000 en France. Une moyenne également en progression.

 

Selon le bilan de Santé publique France. 6400 malades sont actuellement hospitalisés – ils étaient 6453 jeudi. 203 nouveaux patients ont été décomptés ce vendredi, contre 273 la veille. 1010 personnes sont traitées en soins intensifs. 6366 nouveaux cas ont été détectés. Une progression significative puisque jusque-là la moyenne se situait autour de 5000

Faciliter l’accès des données de santé ?

Faciliter l’accès des données de santé ?

 

Le retard pris dans le déploiement du Health Data Hub, infrastructure unique facilitant l’accès aux données de santé de façon sécurisée, est inquiétant, affirment les membres de son conseil scientifique consultatif dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

La crise sanitaire a mis en lumière le rôle que jouent les données pour assurer le pilotage des mesures collectives, permettre l’amélioration des soins, et faire avancer les connaissances scientifiques. La France a tous les éléments pour utiliser aux mieux celles qui sont disponibles, grâce à l’excellence de ses bases de données administratives et la richesse de ses registres et cohortes pour la recherche. Elle a aussi une stratégie pour exploiter son Système national des données de santé, dont un des éléments est le Health Data Hub, groupement d’intérêt public créé en 2019.

La mission de cette plate-forme est de faciliter l’accès aux données de santé sous hautes conditions de sécurité et dans le respect des droits des malades. En deux ans, les progrès ont été remarquables. Grâce à la mise en place de cette infrastructure, technique comme réglementaire, une vingtaine de grandes collections de données ont été identifiées comme étant d’intérêt général, en plus des bases administratives telles que celle de l’Assurance maladie, des établissements de santé et des causes médicales de décès.

Un guichet unique d’analyse a été constitué, ainsi qu’un support pour une utilisation efficace de ces ressources. Quarante-huit projets innovants ont été sélectionnés par appels à projet, et d’autres ont été réalisés pour venir en appui de la gestion de la crise sanitaire. Le Health Data Hub est déjà résolument tourné vers l’Europe et participe activement aux travaux pour la mise en place, par la Commission européenne, d’un espace commun des données de santé.

Techniquement, ces avancées sont rendues possibles par l’utilisation simultanée de données dispersées dans des bases distantes. Cela réduit les délais d’accès aux données et permet de répondre à des questions de recherche, sur les pratiques réelles et leurs conséquences. Cela favorise aussi la réalisation de projets au service des soins, pratiquement impossibles à mettre en œuvre autrement. C’est la bonne approche pour accélérer la compréhension des inégalités d’accès aux traitements, des réponses différentes des patients aux prises en charge, ou pour surveiller à long terme, par exemple, le rapport bénéfice/risque des produits de santé.

Actuellement, le Health Data Hub accompagne un projet qui vise à prévenir les poussées d’insuffisance cardiaque en analysant les données produites par les pacemakers connectés, un autre sur un cancer rare, le sarcome, pour lequel les essais cliniques traditionnels sont impossibles, ou encore un travail de développement d’outils de prédiction de l’évolution du cancer de la prostate.

Santé–UE : le colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

Santé--UE : le  colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

Le E171, composé de particules de dioxyde de titane sous forme de poudre, est utilisé dans de nombreux produits alimentaires -confiseries, chewing-gums, pâtisseries, soupes ou plats cuisinés- pour ses propriétés colorantes (pigment blanc) et opacifiantes. Il sera interdit par l’union économique. Le problème c’est qu’il y en a encore 300 autres qui sont autorisés sur 7à 800 possibles.

Plus de 300 additifs alimentaires sont en effet autorisés dans l’Union européenne. Tous font l’objet d’une évaluation de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Pourtant, des publications scientifiques jettent régulièrement le doute sur certains d’entre eux.

Le Conseil supérieur de la Santé belge considère le dioxyde de titane comme «cancérigène possible», et la France l’avait interdit l’année dernière comme additif alimentaire pour un an. Des chercheurs avaient établi qu’il pouvait provoquer des lésions pré-cancéreuses chez des rats. En France, l’UFC-Que Choisir avait regretté que cette interdiction ne concerne pas la présence du dioxyde de titane dans les médicaments mais aussi les cosmétiques, où il est également employé.

Facebook affecte la santé mentale des ados dénonce une ancienne cadre

Facebook affecte la santé mentale des ados dénonce une ancienne cadre

La lanceuse d’alerte ancienne cadre de Facebook, Frances Haugen, dénonce les pratiques pernicieuses de la société qui rend les Ados  de plus en plus dépendants et de plus en plus fragile psychiquement. Elle estime que Facebook est engagé sur la voie perverse de la banqueroute morale.

 

Frances Haugen, révèle une entreprise amorale et cynique, parfaitement consciente de son impact négatif sur la démocratie et même la santé mentale des adolescents

 

Des chercheurs de Facebook ont mis en évidence le fait qu’une partie des adolescentes utilisatrices d’Instagram sont encore moins à l’aise avec leur corps qu’elles ne l’étaient auparavant. du fait de contenus très tendancieux.

 

 «J’ai pris l’initiative (de témoigner) parce que j’ai réalisé une vérité effrayante: presque personne en dehors de Facebook ne connaît ce qui se passe à l’intérieur de Facebook. « 

Pour la lanceuse d’alerte, il faut imposer à Facebook davantage de transparence et de partage d’information, avec l’aide d’un nouveau régulateur dédié aux géants d’internet, à même d’appréhender la complexité de ces plateformes. «Il est temps de créer une agence de protection des données et de forcer (les géants de la tech) à rendre des comptes», a tweeté mardi la sénatrice Kirsten Gillibrand.

Santé: Des vertus sanitaires du cannabis ?

Santé: Des vertus sanitaires  du cannabis ?

 

Selon les scientifiques, les nouveaux progrès technologiques pourraient révolutionner la façon dont les substances dérivées du cannabis sont obtenues et consommées, et peut-être contribuer à libérer le potentiel de la plante comme source de thérapies médicales

Un article du Wall Street Journal ( Extrait)

Le cannabis, nom de la famille de plantes à feuilles comprenant la marijuana et le chanvre, est surtout connu pour le THC qui fait planer ceux qui en consomment. Mais il contient aussi de nombreux autres éléments chimiques. Ses dérivés non toxiques, comme le CBD, ont proliféré au cours des cinq dernières années. Aujourd’hui, l’industrie pharmaceutique, les chercheurs qui planchent sur de nouveaux produits et les investisseurs se demandent ce que ces plantes peuvent offrir d’autre.

Les scientifiques estiment qu’il existe au moins une centaine de cannabinoïdes, une classe de composés organiques — dont les noms sont souvent abrégés en sigles de trois ou quatre lettres — que l’on trouve principalement dans le cannabis. Le THC et le CBD y sont présents en abondance, et la Food and Drug Administration, le régulateur américain des produits alimentaires et des médicaments, les a déjà autorisés sous certaines formes. Mais de nombreuses autres molécules peuvent avoir des effets thérapeutiques, et toutes les variétés ne produisent pas tous les cannabinoïdes. Des composés rares et intrigants, comme le CBM et le CBD-V, nécessiteraient de pratiquer des sélections de plants pendant des années pour réussir à créer une chaîne de production stable et peu coûteuse.

Les chercheurs affirment que la biologie de synthèse, une technologie qui s’appuie sur l’ingénierie des levures, des algues ou des bactéries pour produire des composés en cuve de fermentation, leur permettra de produire rapidement des molécules sans être confrontés aux coûts et à la complexité liés à la culture du chanvre ou de la marijuana.

Selon les scientifiques, cette technologie pourrait révolutionner la façon dont les substances dérivées du cannabis sont obtenues et consommées, et peut-être contribuer à libérer le potentiel de la plante comme source de thérapies médicales. Les premières études montrent que le cannabigérol, ou CBG, par exemple, est prometteur pour le traitement de troubles neurologiques tels que la maladie de Huntington.

Bien que des questions subsistent sur l’efficacité des composés isolés du reste de la plante de cannabis, les progrès de la biosynthèse permettront de disposer d’un médicament expérimental purifié et homogène, et d’accélérer la compréhension scientifique des toxicités et des avantages potentiels de chaque molécule, selon les chercheurs qui travaillent sur le cannabis. Les analystes de la banque d’investissement Raymond James prévoient que l’industrie émergente des cannabinoïdes biosynthétiques générera un chiffre d’affaires de 10 milliards de dollars dans le monde d’ici à 2025. Et ce, malgré les complications juridiques potentielles liées à la vente de produits dérivés du cannabis, même si leurs composés ont été cultivés en laboratoire.

« Le potentiel de la plante de marijuana est énorme. Plus nous pourrons connaître ses composants, plus nous pourrons faire avancer la science », explique le docteur David Shurtleff, directeur adjoint du National Center for Complementary and Integrative Health des National Institutes of Health.

Au sein des entreprises de biotech, l’essor récent de la recherche et développement sur la biosynthèse moléculaire a des répercussions qui vont bien au-delà du cannabis. Une analyse de McKinsey datant de 2020 prédit que ces « biomolécules » pèseront bientôt plusieurs milliers de milliards de dollars au niveau mondial dans des secteurs aussi divers que l’agriculture, la santé ou la production d’énergie. Certaines vitamines sont d’ailleurs déjà produites par biosynthèse.

Dans l’industrie du cannabis, cette technologie est particulièrement prometteuse, selon les chercheurs et les chefs d’entreprise, en raison de la multiplicité des composés susceptibles d’être utilisés à des fins thérapeutiques, de la rareté des recherches existantes sur le sujet, ainsi que de la difficulté et du coût de leur production par synthèse chimique ou sélection traditionnelle des plantes.

Voici comment les choses fonctionnent. Tout d’abord, les scientifiques identifient les enzymes d’une plante de cannabis qui contiennent la blueprint chimique permettant de produire le composé désiré. Ensuite, ils séquencent ces enzymes pour isoler leur ADN, puis ils insèrent les gènes dans un micro-organisme comme la levure, en utilisant une technologie d’édition de gènes comme Crispr ou la technique plus traditionnelle de recombinaison homologue. La levure est ensuite alimentée en oxygène, en sucre et en nutriments, puis mélangée à de l’eau dans une cuve de fermentation, selon un processus comparable au brassage de la bière. Au bout de quelques jours, la levure commence à sécréter le cannabinoïde. Les scientifiques ajoutent enfin un solvant organique, comme de l’huile, dans la cuve de fermentation, afin d’absorber les composés venant d’être produits et de libérer une solution de cannabinoïdes pouvant être exploitée par la suite.

L’ensemble du processus prend environ une semaine, alors qu’il faut jusqu’à six mois pour faire pousser et récolter une plante. C’est moins cher, plus simple et plus durable car il n’y a ni besoin de champs entiers de cannabis, ni de procédés d’extraction gourmands en d’énergie, selon le docteur Jeff Chen, fondateur de la Cannabis Research Initiative de l’UCLA.

« Cette technique change la donne pour la recherche, explique-t-il. Elle permet d’étudier les effets de chaque cannabinoïde pris individuellement. C’est très difficile à faire, voire impossible, lorsque vous travaillez avec la matière végétale elle-même ou des extraits de plantes. »

Les entreprises spécialisées dans la biosynthèse des cannabinoïdes ne s’intéressent généralement pas au THC, car le marché de la marijuana dans les Etats est étroitement réglementé.

Au lieu de cela, ils se concentrent sur des composés mystérieux que peu d’humains ont testés, qui portent des noms comme CBE et CBC. Chaque cannabinoïde paraît avoir un effet propre. Alors que le THC a tendance à provoquer des « foncedalles », le THC-V semble, au contraire, couper l’appétit, selon les premières études. D’autres cannabinoïdes pourraient avoir une influence sur toutes sortes de choses, comme la pression sanguine ou la densité osseuse, selon les recherches qui ont, jusqu’à maintenant, été principalement menées sur des souris.

Les cannabinoïdes « peuvent avoir un potentiel thérapeutique pour presque toutes les maladies humaines », ont écrit Pál Pacher et George Kunos, deux chercheurs du National Health Institute, en 2013, en s’appuyant les premières données sur la manière dont les différents composés de la plante de cannabis agissaient sur l’organisme.

Si cette hypothèse se vérifie, la biosynthèse pourrait être la technologie qui permettra aux chercheurs de déterminer quels composés sont efficaces, lesquels sont nocifs et comment ils peuvent être combinés pour traiter diverses affections.

Aux Etats-Unis, la recherche clinique sur le cannabis reste freinée par des réglementations fédérales contraignantes. Il est très difficile d’obtenir l’autorisation de procéder à des essais sur des êtres humains, et il a été encore plus délicat d’avoir accès à une variété de cannabinoïdes à l’Université du Mississippi, où se trouve la seule culture légale de cannabis destinée à la recherche dans le pays. Les études plus approfondies sur le cannabis et les cannabinoïdes émanent généralement d’autres pays, comme Israël et les Pays-Bas. Même si l’on ne sait pas encore comment les régulateurs traiteront le statut juridique des cannabinoïdes biosynthétiques, les chercheurs se veulent cependant optimistes.

Jusqu’à présent, les produits contenant des cannabinoïdes biosynthétiques sont rares. La marque de soins cosmétiques High Beauty vend chez Macy’s un traitement contre l’acné contenant du CBG biosynthétique, dont les premières recherches indiquent qu’il a des propriétés anti-inflammatoires. Ce CBG est fabriqué par Lygos, une biotech basée à Berkeley, en Californie.

Parmi les autres entreprises travaillant sur les cannabinoïdes biosynthétiques, on peut citer Willow Biosciences — basé à Vancouver, au Canada — , qui travaille en partenariat avec Curia et Ginkgo Bioworks, une entreprise de biologie synthétique établie à Boston qui s’est associée au producteur canadien de cannabis Cronos.

En 2014, lorsque Jason Poulos, bioingénieur chez Lygos, a commencé à travailler sur les cannabinoïdes biosynthétiques, ses amis ont plaisanté en disant qu’il était un « défoncé ». Aujourd’hui, il espère produire en masse des cannabinoïdes pour certaines des plus grandes entreprises et institutions de recherche du monde.

« Nous voulons être le fournisseur de ces composants pour tous », déclare le docteur Poulos.

Reste que certains de ces composés peuvent avoir des effets négatifs à certaines doses. « C’est une substance qui est métabolisée, et si l’on en abuse, elle fera des dégâts sur votre foie, prévient le docteur Poulos. Nous devons nous attendre à ce que tous les cannabinoïdes aient une courbe de toxicité similaire à celle du CBD. »

Par ailleurs, pour de nombreux chercheurs, militants et hommes d’affaires spécialisés dans le cannabis, se battre pour fabriquer, découvrir et vendre des produits à base d’un seul cannabinoïde est une perte de temps. Selon eux, pris isolément, aucun cannabinoïde ne sera jamais capable de reproduire les bienfaits apportés par la plante entière et son cocktail de composés principaux et secondaires — une théorie connue sous le nom d’« effet d’entourage ».

« L’idée de recourir à la biosynthèse pour augmenter la production de cannabinoïdes d’importance secondaire n’est pas une percée scientifique, mais il y a un vrai potentiel pour développer des produits qui peuvent être commercialisés et pour convaincre les gens de les utiliser. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)

Neurosciences-Santé: L’homme augmenté ou réparé ?

Santé:  L’homme augmenté ou réparé ?

Grâce à ses découvertes en matière de neuroprotection des patients atteints de Parkinson, Alim-Louis Benabid, neurochirurgien français, améliore le quotidien des malades sans verser dans le transhumanisme.

 

Du 6 au 9 septembre, un Sommet des neurosciences s’est tenu à Crans-Montana, en Suisse. Objectif : accélérer la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques. A cette occasion, un point sur les nouvelles neurotechnologies pour les maladies neurodégénératives a été fait par le neurochirurgien français Alim-Louis Benabid. Membre de l’Académie des sciences, il a reçu le prix Lasker pour la recherche clinique 2014 (le Nobel américain) pour la mise au point de la stimulation cérébrale profonde (SCP) qui a révolutionné le traitement de la maladie de Parkinson avancée. ( Le Monde, extrait

Comment avez-vous découvert les effets de la SCP, qui réduit les troubles moteurs des patients ?

Il faut savoir que la maladie résulte de la dégénérescence des neurones qui produisent la dopamine. Ces cellules se trouvent dans la « substance noire », une petite zone du tronc cérébral. En temps normal, elles libèrent leur dopamine dans des structures cérébrales profondes, les « noyaux gris centraux », impliqués dans la motricité notamment. Un patient parkinsonien perd chaque année 10 % de ses neurones dopaminergiques. Quand 30 % à 50 % de ces cellules ont disparu, il développe des symptômes moteurs : tremblements, akinésie, soit la difficulté à initier le mouvement, et rigidité musculaire.

Dans les années 1970, on avait observé qu’en détruisant par électrocoagulation certaines zones du thalamus, une structure reliée aux noyaux gris centraux, on supprimait ces tremblements. Mais si l’on se trompait de cible, on pouvait provoquer des effets indésirables irréversibles (paralysies, pertes de sensibilité…) ! Il fallait donc identifier avec soin la zone à détruire. Pour cela, on stimulait les régions voisines à l’aide de fines électrodes délivrant un courant alternatif de basse fréquence (moins de 100 hertz). Le patient, éveillé, nous décrivait ce qu’il ressentait. Cela permettait de ne cibler que la « bonne » zone. Le risque d’erreur, cependant, nous hantait.

C’est là qu’intervient la part de la chance dans votre découverte…

Oui, et de la curiosité ! En 1987, j’ai voulu connaître quels seraient les effets d’une stimulation à haute fréquence (130 hertz) du thalamus. A ma grande surprise, les tremblements disparaissaient ! En 1997, la technique a été améliorée en changeant de cible, et le neurologue Pierre Pollak a affiné les paramètres de la stimulation. Chez les parkinsoniens, on stimule désormais le noyau sous-thalamique, une structure de la taille d’un petit pois qui va agir sur les noyaux gris centraux pour inhiber non seulement les tremblements, mais aussi l’akinésie et la rigidité. Pour cela, le neurochirurgien implante dans le cerveau de très fines électrodes qui sont reliées, par des câbles sous-cutanés, à un pacemaker implanté sous la clavicule. Gros atout, ce traitement est parfaitement réversible, car on peut stopper la stimulation. C’est une sécurité, d’où une flambée d’intérêt pour cette intervention. Plusieurs centaines de milliers de parkinsoniens en ont bénéficié dans le monde. Mais la procédure reste invasive, donc réservée aux stades évolués de la maladie.

Santé:Pour une vraie sécurité mondiale ( Sandro Gozi)

Santé:Pour une vraie  sécuritémondiale ( Sandro Gozi)

 

 

Sandro Gozi, député européen Renew et secrétaire général du Parti Démocrate européen se prononce pour une vraie sécurité sanitaire mondiale.(Dans l’Opinion, extrait)

Tribune

 

 

Le G20 Santé s’est ouvert dimanche 5 septembre à Rome. Les enjeux sont grands : sortir de la crise de la Covid-19 par le haut, éviter qu’elle ne se reproduise et prévenir les risques sanitaires futurs. Le coût humain et économique de la pandémie doit entraîner des mesures urgentes, pensées sur le long terme, pour que demain nous puissions collectivement faire face à d’éventuelles autres crises sanitaires.

Pour ce faire, nous avons élaboré différentes propositions au sein du G20 Health and Development Partnership (G20HDP). Nous proposons ainsi à l’UE d’insérer l’évaluation et le contrôle parlementaire dans le cadre du semestre européen pour déterminer les performances sanitaires et le degré de préparation de chaque Etat membre face à une éventuelle pandémie, pour anticiper et nous préparer au mieux aux risques de l’avenir.

Nous souhaitons par ailleurs améliorer la résilience et augmenter les financements de nos systèmes de santé. Il est en effet impossible aujourd’hui de réfléchir à un renforcement de ces derniers sans réfléchir en parallèle à de nouveaux mécanismes de financements. Pour cela, nous demandons de renforcer les mécanismes existants de gouvernance de la Santé et de créer un nouveau mécanisme de financement de la santé : le Fonds mondial pour la Santé.

La présidence italienne du G20 doit être l’occasion de garantir cette nouvelle feuille de route et ce nouveau calendrier afin de construire une réponse solide et correctement financée. L’an prochain, l’Allemagne sera à la tête du G7 et la France aura la présidence du Conseil de l’UE : ce sont là des opportunités uniques pour renforcer cette nouvelle architecture de la santé.

Dans cette optique, nous sommes plusieurs parlementaires des États du G20 à avoir fait parvenir une lettre commune au Président du Conseil italien, Mario Draghi, aujourd’hui à la tête du G20. Nous lui demandons de :

- soutenir le concept d’un cadre commun d’indicateurs pour promouvoir la responsabilité et le contrôle indépendants de la gouvernance, du financement durable et de la gestion des risques ;

- appeler le G20 à créer un nouveau mécanisme de financement de la santé, le Conseil mondial de financement de la santé indépendant de la direction et du contrôle de l’OMS, à l’instar de l’indépendance de la Cour des comptes de l’UE ;

- soutenir la recommandation du rapport du G20 sur le HLIP (High Level Independant Panel) selon laquelle les pays doivent s’engager à une nouvelle base de financement multilatéral pour la sécurité sanitaire mondiale, basée sur des critères préétablis ;

- soutenir les activités visant à garantir un financement important pour faire face aux futures menaces pour la sécurité sanitaire mondiale, conformément à la récente déclaration du G8 ;

- s’engager à intensifier rapidement la mise au point de vaccins, de produits thérapeutiques et de services de santé, et à garantir un accès équitable à ces produits, ainsi qu’à renforcer les capacités de fabrication durables par le biais de stratégies coordonnées entre les secteurs public et privé ;

- exhorter le G20, sous la prochaine présidence indonésienne (2022), à convoquer une réunion des banques multilatérales de développement (BMD), d’institutions universitaires et du secteur des sciences de la vie et de la pharmaceutique afin d’établir des projets pilotes régionaux pour promouvoir les sciences et technologies de la santé et l’innovation ;

- renforcer une infrastructure durable de recherche et développement afin d’améliorer la préparation et la réponse rapide aux épidémies futures et aux épidémies émergentes, en s’appuyant sur le partage immédiat et en temps utile des pathogènes à potentiel pandémique et d’informations connexes afin de garantir des délais de livraison efficaces pour les nouveaux vaccins, les nouvelles thérapies et les nouvelles technologies ;

- reconnaître que la résistance aux antimicrobiens et les maladies non transmissibles, telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires, constituent une menace pour la sécurité sanitaire mondiale ;

- promouvoir et renforcer les capacités nationales à conduire la transformation des systèmes et services de santé à l’ère numérique : il est en effet indispensable de soutenir la transformation numérique mondiale et le partage des données dans les domaines ayant le plus d’impact sur les résultats sanitaires et la sécurité sanitaire mondiale, en soutenant des initiatives mondiales telles que l’Académie de l’OMS et l’Académie de la santé ;

- investir en priorité dans la gouvernance, les politiques et les capacités qui favorisent les transformations numériques, car les investissements échouent en raison d’une insuffisance de ressources.

Les pandémies constituent une menace réelle pour nos sociétés et pour l’économie mondiale. Il est temps de changer de paradigme. Le prix économique et humain de cette crise nous exhorte à prendre nos responsabilités et doit nous pousser à bâtir un système de santé ambitieux au niveau international. Une feuille de route claire et précise est plus que nécessaire.

Sandro Gozi est député européen Renew et secrétaire général du Parti Démocrate européen

Sont cosignataires de cette tribune :

- Alan Donnelly (Animateur – Partenariat du G20 pour la santé et le développement)

- Dame Angela Eagle (Labour – Membre de la Chambre des Communes – Ambassadrice mondiale G20HDP)

- Donatella Conzatti (Italia Viva – Membre du Parlement italien)

Alerte sur le lien biodiversité et santé

Alerte sur le lien biodiversité et santé

Des responsables d’institutions et d’ONG imaginent  ce que pourrait  apporter le Congrès Mondial de la nature de l’UICN, qui a lieu du 3 au 11 septembre à Marseille .

Tribune

 

« Projetons-nous en 2030 : alors que depuis des décennies l’état de la biodiversité ne cessait de se dégrader dans le monde, les décisions fortes et historiques prises lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN, du 3 au 11 septembre 2021 à Marseille, ont permis de stopper l’érosion de la biodiversité et même commencer à rétablir son état. Nous n’avons plus déploré d’extinction d’espèces et les effectifs de celles qui étaient menacées se reconstituent progressivement. C’est le cas des mammifères marins, dont 1 espèce sur 4 était menacée en 2021, selon la liste rouge de l’UICN et alors que plus de 2 300 dauphins et phoques s’échouaient chaque année sur les côtes françaises.

Nous avons investi dans la protection et la restauration des écosystèmes en reconnaissant le rôle indispensable qu’ils jouent pour le maintien de la vie sur Terre et tous les services qu’ils apportent à nos sociétés. Nos vieilles forêts d’Europe, qui ne représentaient que 1% de la superficie forestière européenne, ont été strictement protégées. Et alors que plus de la moitié des mangroves avaient disparu dans le monde, de nombreuses initiatives ont commencé à les restaurer. La planète est maintenant couverte par plus de 30% d’aires protégées sur terre et en mer contre respectivement 15,7% et 7,7% en 2021. Nous en avons créé de nouvelles sur des sites importants pour la biodiversité et pour le patrimoine géologique, et nous avons renforcé le niveau de protection pour s’assurer que nos activités n’y dégradent pas la nature. Nous les gérons quasiment toutes maintenant de façon efficace selon le standard mondial de la Liste verte de l’UICN.

En déployant les solutions fondées sur la nature proposées par l’UICN, nous avons efficacement contribué à limiter les effets du changement climatique. Grâce à la nature, notre alliée pour le climat, nous progressons bien vers la neutralité carbone et nous avons réduit les risques naturels comme les inondations, les sécheresses, l’érosion côtière en protégeant et restaurant nos zones humides, nos prairies et forêts, ainsi que nos littoraux. Le nombre d’incendies que nous constations en 2021, dans le sud de la France, tout comme en Grèce ou en Californie, a largement diminué.

Tant pour le climat que pour la biodiversité, nous avons lutté contre la déforestation importée et nous n’importons plus que du soja, de l’huile de palme, du cacao, de l’hévéa et du bois dont la production n’a pas entraîné de déforestation. Cela a permis aussi de protéger les grands singes qui étaient tous menacés.

Nous avons aussi maîtrisé l’artificialisation des sols, qui détruisait en France plus de 20.000 hectares chaque année notamment à cause de l’urbanisation, et, en mer, nous avons adopté une planification rigoureuse de nos activités et de leurs impacts cumulés. Nous avons aussi considérablement réduit les impacts de l’industrie extractive comme l’exploitation des minéraux et du sable.

Nous sommes en passe de mettre fin à la surpêche, notamment en encadrant rigoureusement des dispositifs de concentration des poissons, et à la pollution plastique dans l’océan grâce à des mesures urgentes prises en 2021 et à un nouvel accord international contraignant qui a été adopté. La criminalité organisée sur l’environnement, comme le trafic illégal d’espèces menacées, a été considérée comme un crime grave. Nous avons réussi à généraliser les techniques alternatives aux pesticides de synthèse dans les espaces urbains et agricoles, notamment grâce à l’agroécologie. Et nous en voyons le résultat sur les pollinisateurs, les sols, et notre propre santé.

À la suite de la pandémie de Covid-19, nous avons aussi décidé d’investir dans la protection de la biodiversité comme dans une assurance santé, car nous avons compris que nos atteintes multiples à la nature favorisaient l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. Pour obtenir ces résultats, nous avons augmenté les financements disponibles. Nous ne consacrons ainsi plus 0,2% du PIB mondial à la biodiversité, comme en 2021, mais 1%, soit 800 milliards de dollars par an. C’est une juste reconnaissance car plus de la moitié de nos activités économiques dépendent d’une nature en bonne santé.

Mais pour que tout cela devienne bien la réalité de demain, il faut agir et promouvoir une vision éthique résolument nouvelle de nos relations à la nature. Donnons une impulsion forte et décisive à la protection de la biodiversité à l’occasion du Congrès mondial de la nature de l’UICN! »

Les signataires

  1. Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN et déléguée générale des Ecomaires
  2. Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN
  3. Allain Bougrain-Dubourg, Président de la Ligue pour la protection des oiseaux
  4. Arnaud Schwartz, Président de France Nature Environnement
  5. Bruno David, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle
  6. Véronique Andrieu, Directrice Générale du WWF France
  7. Pierre Dubreuil, Directeur Général de l’Office Français de la Biodiversité
  8. Stéphanie Clément-Grandcourt, Directrice Générale de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
  9. Philippe Mauguin, Président Directeur Général d’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement)

10. Valérie Verdier, Présidente Directrice Générale de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement)

11. Élisabeth Claverie de Saint Martin, Présidente Directrice Générale du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)

12. Michaël Weber, Président de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux

13. Christophe Lépine, Président de la Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels

14. Charlotte Meunier, Présidente de Réserves Naturelles de France

15. Louis Villaret, Président du Réseau des Grands Sites de France

16. Agnès Vince, Directrice du Conservatoire du Littoral

17. Gilles Kleitz, Directeur du Département des transitions écologiques de l’Agence Française de Développement et Président de la commission des aires protégées du Comité français de l’UICN

18. Jean Jalbert, Directeur Général de la Tour du Valat

19. Arnaud Greth, Président de Noé

20. Emmanuel Delannoy, Secrétaire Général d’Humanité & Biodiversité

21. David Sève, Directeur des engagements et de la Fondation de Nature & Découvertes

22. Claude Fromageot, Secrétaire Général de la Fondation Yves Rocher

23. Rodolphe Delord, Président de Beauval nature

24. Cécile Erny, Directrice de l’Association française des parcs zoologiques

25. Jérôme Fromageau, Président de la Société Française pour le Droit de l’Environnement

26. François Letourneux, Vice-Président de l’Office pour les Insectes et leur Environnement et Président d’honneur du Comité français de l’UICN

27. Sébastien Mabile, Avocat et Vice-Président du Comité français de l’UICN

28. Jean Launay, Président du Partenariat français pour l’Eau

29. Jean-Philippe Siblet, Président de l’Association des Naturalistes de la Vallée du Loing et du Massif de Fontainebleau

30. Michel Prieur, Président du Centre International du Droit Comparé de l’Environnement

31. Martine Bigan, Présidente de la Commission de sauvegarde des espèces du Comité français de l’UICN

32. Frédéric Di Meglio, Président de la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins

33. Carole Fonta, Présidente de FSC France

34. Renaud Fulconis, Président d’Awely

35. Guillaume Réveilhac, Président de l’Alliance pour la Préservation des Forêts

36. Cécile Gaspar, Présidente de Te Mana O Te Moana

37. Marie-Clélia Lankester, Administratrice de la Fédération Française de Spéléologie

38. Patrice Valantin, Président de l’Union Professionnelle du Génie Ecologique

39. Christine Virbel Alonso, auteure et présidente de la Commission Education et Communication du Comité français de l’UICN

40. Paul Jeanson, Président d’A Rocha France

41. Hélène Denis, Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne

42. Bernard Cressens, Président d’honneur du Comité français de l’UICN

43. Jean-François Holthof, Secrétaire Général de Païolive

44. Benoît de Thoisy, Directeur de Kwata

45. Guy Reinaud, Président de Pro-Natura International

46. Patrick Blandin, Professeur Emérite du Muséum National d’Histoire Naturelle et Président d’honneur du Comité français de l’UICN

Alerte biodiversité et santé

Alerte biodiversité et santé

Des responsables d’institutions et d’ONG imaginent  ce que pourrait  apporter le Congrès Mondial de la nature de l’UICN, qui a lieu du 3 au 11 septembre à Marseille .

Tribune

 

« Projetons-nous en 2030 : alors que depuis des décennies l’état de la biodiversité ne cessait de se dégrader dans le monde, les décisions fortes et historiques prises lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN, du 3 au 11 septembre 2021 à Marseille, ont permis de stopper l’érosion de la biodiversité et même commencer à rétablir son état. Nous n’avons plus déploré d’extinction d’espèces et les effectifs de celles qui étaient menacées se reconstituent progressivement. C’est le cas des mammifères marins, dont 1 espèce sur 4 était menacée en 2021, selon la liste rouge de l’UICN et alors que plus de 2 300 dauphins et phoques s’échouaient chaque année sur les côtes françaises.

Nous avons investi dans la protection et la restauration des écosystèmes en reconnaissant le rôle indispensable qu’ils jouent pour le maintien de la vie sur Terre et tous les services qu’ils apportent à nos sociétés. Nos vieilles forêts d’Europe, qui ne représentaient que 1% de la superficie forestière européenne, ont été strictement protégées. Et alors que plus de la moitié des mangroves avaient disparu dans le monde, de nombreuses initiatives ont commencé à les restaurer. La planète est maintenant couverte par plus de 30% d’aires protégées sur terre et en mer contre respectivement 15,7% et 7,7% en 2021. Nous en avons créé de nouvelles sur des sites importants pour la biodiversité et pour le patrimoine géologique, et nous avons renforcé le niveau de protection pour s’assurer que nos activités n’y dégradent pas la nature. Nous les gérons quasiment toutes maintenant de façon efficace selon le standard mondial de la Liste verte de l’UICN.

En déployant les solutions fondées sur la nature proposées par l’UICN, nous avons efficacement contribué à limiter les effets du changement climatique. Grâce à la nature, notre alliée pour le climat, nous progressons bien vers la neutralité carbone et nous avons réduit les risques naturels comme les inondations, les sécheresses, l’érosion côtière en protégeant et restaurant nos zones humides, nos prairies et forêts, ainsi que nos littoraux. Le nombre d’incendies que nous constations en 2021, dans le sud de la France, tout comme en Grèce ou en Californie, a largement diminué.

Tant pour le climat que pour la biodiversité, nous avons lutté contre la déforestation importée et nous n’importons plus que du soja, de l’huile de palme, du cacao, de l’hévéa et du bois dont la production n’a pas entraîné de déforestation. Cela a permis aussi de protéger les grands singes qui étaient tous menacés.

Nous avons aussi maîtrisé l’artificialisation des sols, qui détruisait en France plus de 20.000 hectares chaque année notamment à cause de l’urbanisation, et, en mer, nous avons adopté une planification rigoureuse de nos activités et de leurs impacts cumulés. Nous avons aussi considérablement réduit les impacts de l’industrie extractive comme l’exploitation des minéraux et du sable.

Nous sommes en passe de mettre fin à la surpêche, notamment en encadrant rigoureusement des dispositifs de concentration des poissons, et à la pollution plastique dans l’océan grâce à des mesures urgentes prises en 2021 et à un nouvel accord international contraignant qui a été adopté. La criminalité organisée sur l’environnement, comme le trafic illégal d’espèces menacées, a été considérée comme un crime grave. Nous avons réussi à généraliser les techniques alternatives aux pesticides de synthèse dans les espaces urbains et agricoles, notamment grâce à l’agroécologie. Et nous en voyons le résultat sur les pollinisateurs, les sols, et notre propre santé.

À la suite de la pandémie de Covid-19, nous avons aussi décidé d’investir dans la protection de la biodiversité comme dans une assurance santé, car nous avons compris que nos atteintes multiples à la nature favorisaient l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. Pour obtenir ces résultats, nous avons augmenté les financements disponibles. Nous ne consacrons ainsi plus 0,2% du PIB mondial à la biodiversité, comme en 2021, mais 1%, soit 800 milliards de dollars par an. C’est une juste reconnaissance car plus de la moitié de nos activités économiques dépendent d’une nature en bonne santé.

Mais pour que tout cela devienne bien la réalité de demain, il faut agir et promouvoir une vision éthique résolument nouvelle de nos relations à la nature. Donnons une impulsion forte et décisive à la protection de la biodiversité à l’occasion du Congrès mondial de la nature de l’UICN! »

Les signataires

  1. Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN et déléguée générale des Ecomaires
  2. Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN
  3. Allain Bougrain-Dubourg, Président de la Ligue pour la protection des oiseaux
  4. Arnaud Schwartz, Président de France Nature Environnement
  5. Bruno David, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle
  6. Véronique Andrieu, Directrice Générale du WWF France
  7. Pierre Dubreuil, Directeur Général de l’Office Français de la Biodiversité
  8. Stéphanie Clément-Grandcourt, Directrice Générale de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
  9. Philippe Mauguin, Président Directeur Général d’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement)

10. Valérie Verdier, Présidente Directrice Générale de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement)

11. Élisabeth Claverie de Saint Martin, Présidente Directrice Générale du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)

12. Michaël Weber, Président de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux

13. Christophe Lépine, Président de la Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels

14. Charlotte Meunier, Présidente de Réserves Naturelles de France

15. Louis Villaret, Président du Réseau des Grands Sites de France

16. Agnès Vince, Directrice du Conservatoire du Littoral

17. Gilles Kleitz, Directeur du Département des transitions écologiques de l’Agence Française de Développement et Président de la commission des aires protégées du Comité français de l’UICN

18. Jean Jalbert, Directeur Général de la Tour du Valat

19. Arnaud Greth, Président de Noé

20. Emmanuel Delannoy, Secrétaire Général d’Humanité & Biodiversité

21. David Sève, Directeur des engagements et de la Fondation de Nature & Découvertes

22. Claude Fromageot, Secrétaire Général de la Fondation Yves Rocher

23. Rodolphe Delord, Président de Beauval nature

24. Cécile Erny, Directrice de l’Association française des parcs zoologiques

25. Jérôme Fromageau, Président de la Société Française pour le Droit de l’Environnement

26. François Letourneux, Vice-Président de l’Office pour les Insectes et leur Environnement et Président d’honneur du Comité français de l’UICN

27. Sébastien Mabile, Avocat et Vice-Président du Comité français de l’UICN

28. Jean Launay, Président du Partenariat français pour l’Eau

29. Jean-Philippe Siblet, Président de l’Association des Naturalistes de la Vallée du Loing et du Massif de Fontainebleau

30. Michel Prieur, Président du Centre International du Droit Comparé de l’Environnement

31. Martine Bigan, Présidente de la Commission de sauvegarde des espèces du Comité français de l’UICN

32. Frédéric Di Meglio, Président de la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins

33. Carole Fonta, Présidente de FSC France

34. Renaud Fulconis, Président d’Awely

35. Guillaume Réveilhac, Président de l’Alliance pour la Préservation des Forêts

36. Cécile Gaspar, Présidente de Te Mana O Te Moana

37. Marie-Clélia Lankester, Administratrice de la Fédération Française de Spéléologie

38. Patrice Valantin, Président de l’Union Professionnelle du Génie Ecologique

39. Christine Virbel Alonso, auteure et présidente de la Commission Education et Communication du Comité français de l’UICN

40. Paul Jeanson, Président d’A Rocha France

41. Hélène Denis, Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne

42. Bernard Cressens, Président d’honneur du Comité français de l’UICN

43. Jean-François Holthof, Secrétaire Général de Païolive

44. Benoît de Thoisy, Directeur de Kwata

45. Guy Reinaud, Président de Pro-Natura International

46. Patrick Blandin, Professeur Emérite du Muséum National d’Histoire Naturelle et Président d’honneur du Comité français de l’UICN

Grèce : vaccination obligatoire des personnels de santé

Grèce : vaccination obligatoire des personnels de santé

vaccination obligatoire pour les personnels de santé dès ce mercredi en Grèce, sous peine de mise à pied. La mesure avait été annoncée le 12 juillet par le gouvernement. Quelque 10.000 professionnels non vaccinés à ce jour sont concernés par une menace de suspension dans le pays, soit 10% des effectifs totaux, selon les estimations de la Fédération nationale des travailleurs des hôpitaux publics.

CGT-Santé : manif le 14 septembre contre l’obligation vaccinale

CGT-Santé : manif le 14 septembre contre l’obligation vaccinale

obligation vaccinale sera mise en application à partir du 15 septembre pour le personnel de santé. La CGT santé a décidé d’organiser une manifestation pour protester contre cette disposition. La manifestation se déroulera le 14 septembre.

Crise sanitaire et santé : promouvoir l’activité physique

Crise sanitaire et santé : promouvoir l’activité physique

 

 

Un récent rapport parlementaire estime que la sédentarité, aggravée notamment chez les jeunes par la pandémie, constitue « une bombe à retardement sanitaire » qu’il est urgent de désamorcer. ( Chronique dans le monde de Pascale Santi)

 

« Une bombe à retardement sanitaire. » C’est un véritable cri d’alarme qu’ont lancé les deux députés Régis Juanico (Génération.s, Loire) et Marie Tamarelle-Verhaeghe (LREM, Eure), dans un rapport, présenté fin juillet, sur le manque d’activité physique. « La nécessité de bouger est aujourd’hui un besoin vital, au même titre que l’alimentation ou le sommeil, insiste Marie Tamarelle-Verhaeghe, médecin de prévention. Cela doit être intégré dans la vie quotidienne. » Ils formulent 18 propositions, en s’appuyant sur la dynamique des Jeux olympiques à Paris, en 2024.

Comme maintes fois répété dans cette chronique, le constat est sans appel. Les Français sont loin des recommandations de l’OMS (au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, ou au moins 75 minutes d’activité d’intensité soutenue). Ils ne sont pas les seuls. « Plus d’un quart de la population mondiale est physiquement inactive, ce qui l’expose à un risque de maladies non transmissibles et de mortalité prématurée », rappelle aussi l’éditorial d’une série de plusieurs articles publiés par The Lancet, fin juillet. Dans la revue britannique, les experts appellent à une action urgente, en mettant l’accent sur les personnes vivant avec un handicap et les adolescents.

Rappelons que 80 % des adolescents scolarisés dans le monde (87 % en France) ne respectent pas les recommandations de l’OMS de faire plus de soixante minutes d’activité physique par jour. A cela s’ajoute la montée de la sédentarité.

Inquiétants, ces constats sont aggravés par la crise sanitaire et ses confinements successifs. Lors du premier, en France, près d’une personne sur deux a réduit son activité physique par rapport à ses habitudes et six personnes sur dix ont augmenté leur temps quotidien passé assis, selon l’enquête Coviprev de Santé publique France.

Le temps sur écran s’est aussi fortement accru. Une expertise menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), publiée en novembre 2020, a mis en évidence que 66 % des jeunes de 11 ans à 17 ans « présentent un risque sanitaire préoccupant », caractérisé par le dépassement simultané de deux seuils : plus de deux heures de temps d’écran et moins de soixante minutes d’activité physique par jour. Quarante-neuf pour cent présentent un risque sanitaire très élevé, avec plus de quatre heures trente d’écran et-ou moins de vingt minutes d’activité physique par jour.

Santé Covid France : L’urgence d’une stratégie pour protéger les scolaires

Santé Covid France : L’urgence d’une stratégie pour protéger les scolaires

 

Face à la propagation rapide du variant Delta chez les enfants, une trentaine de médecins, scientifiques, enseignants, chercheurs, dont les épidémiologistes Dominique Costagliola et William Dab, alertent, dans une tribune au « Monde », sur la nécessité d’une « action ferme » pour protéger la santé des élèves.(Extrait)

 

Tribune

 

deux semaines de la rentrée, face à un variant Delta fortement contagieux et circulant intensément chez les enfants et les adolescents, une action ferme est attendue pour protéger leur santé dans les établissements scolaires.

Le variant Delta se propage actuellement à grande vitesse chez les plus jeunes. Au Royaume-Uni, il s’est principalement diffusé à partir des enfants : plus d’un million d’élèves ont été absents au cours du dernier mois d’école. Aux Etats-Unis, 121 000 cas d’enfants et d’adolescents ont été rapportés la seule semaine dernière.

En France, dans les Landes, à la veille des vacances, le taux d’incidence en milieu scolaire dépassait déjà, de très loin, celui des adultes, même chez les 3-5 ans. Cet été, les clusters se sont multipliés de façon alarmante dans les centres aérés et les colonies de vacances. Le 2 août, le taux d’incidence chez les 0-9 ans était déjà très élevé, dépassant le seuil de 200 pour 100 000 dans trois régions, alors que leur taux de positivité est le double de celui de la population générale.

Le taux d’hospitalisation des 0-19 ans augmente dans les pays où le variant Delta est majoritaire. Aux Etats-Unis, jusqu’à 1,9 % des enfants testés positifs sont hospitalisés dans certains Etats. Dans celui de Géorgie, 7 enfants sur 100 000 sont actuellement à l’hôpital pour Covid-19. En France, au cours de l’année écoulée, 1,2 % des 0-9 ans testés positifs ont été hospitalisés et le nombre d’hospitalisations est aujourd’hui le double de celui de l’année dernière à la même date, celui des 10-19 ans, le quadruple.

Le Covid-19 peut aussi entraîner des complications à moyen terme. Selon la littérature scientifique et les données gouvernementales britanniques, entre 2 % et 8 % des enfants infectés présentent des symptômes persistants. Des séquelles ou des complications à long terme de la maladie, peut-être encore inconnues, ne peuvent en outre être exclues. Enfin, si les décès demeurent très rares, ils existent et sont autant de drames dont le nombre pourrait augmenter avec une circulation virale plus importante.

 

Les alertes se multiplient partout dans le monde. Aux Etats-Unis, au Canada, en Inde, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne… les pédiatres et les sociétés savantes appellent à protéger davantage les moins de 12 ans. A notre tour, aujourd’hui, de tirer la sonnette d’alarme.

Des mesures efficaces de prévention des contaminations doivent être adoptées dès la rentrée. Le protocole publié le 28 juillet définit un cadre de fonctionnement des établissements scolaires avec quatre niveaux de mesures : il faut, sans plus tarder, définir leur niveau territorial d’application, les indicateurs épidémiologiques, ainsi que les seuils déclenchant le passage d’un niveau à l’autre.

Santé- Vaccin covid: Les sociologues et autres bavards sommés de se taire par le CNRS

Santé- Vaccin covid: Les sociologues et autres bavards sommés de se taire par le CNRS

 

Nombre de pseudo experts notamment des sociologues n’hésitent pas à donner leur avis à propos du covid. Le CNRS somme ces bavards impénitents de se taire sur des sujets dont ils ignorent tout . Dans le corps médical lui-même, nombre de soignants s’expriment aussi sans compétence particulière poussés il est vrai notamment par les chaînes d’information continue en mal de bla-bla

Un chercheur en sociologie est-il fondé à analyser les effets indésirables des vaccins contre le Covid-19 ? Pour le CNRS, la réponse est non. Dans un communiqué, mardi 24 août, l’organisme « déplore les prises de position publiques de certains scientifiques, souvent plus soucieux d’une éphémère gloire médiatique que de vérité scientifique, sur des sujets éloignés de leurs champs de compétences professionnelles ».

Sans le nommer, le CNRS incrimine l’un de ses directeurs de recherche en sociologie, Laurent Mucchielli, qui a publié, depuis mars 2020, pas moins de soixante-trois analyses consacrées à la crise sanitaire sur son blog hébergé par Mediapart, dont l’une a été dépubliée le 4 août par la rédaction en chef au motif qu’elle diffusait de « fausses informations ».

Le sociologue, spécialiste de la délinquance et des politiques de sécurité, y affirmait au côté d’autres signataires, dont deux pharmaciens et un médecin, que la vaccination de masse contre le Covid-19 conduisait à « une mortalité inédite dans l’histoire de la médecine moderne ». Aux Etats-Unis, elle « a contribué à tuer cinq fois plus de personnes que la vaccination antigrippe en trente ans », avançait-il, en s’appuyant sur les enquêtes de pharmacovigilance des différents vaccins.

 « Ces communications ne respectent aucune des règles en vigueur dans le cadre de publications scientifiques, notamment le jugement par les pairs, seuls à même de contrôler la rigueur de la démarche », tranche le CNRS, qui précise que son comité d’éthique a « récemment » approuvé une recommandation prévoyant que « le chercheur qui intervient dans l’espace public doit préciser à quel titre il prend la parole », en qualité de spécialiste, en tant que représentant de son organisme de recherche ou au titre de « citoyen engagé, voire de militant ».

A la faveur d’une tribune publiée dans les colonnes du Monde, jeudi 19 août, huit sociologues, dont Gérald Bronner et Dominique Schnapper, avaient sommé le CNRS de réagir, évoquant la manipulation qui consiste à confondre les décès durant une période consécutive à une vaccination avec ceux causés par la vaccination.

 « L’imputabilité est un travail d’enquête fait par des médecins et des pharmaciens spécialisés en pharmacovigilance. Un sociologue ne pourrait y prendre part », rappelle Fabienne Blum, présidente de Citizen4Science, association créée fin 2020 pour soutenir les scientifiques « harcelés » depuis le début de la crise sanitaire.

Un avis que ne partage pas Laurent Mucchielli. « La science repose sur le débat contradictoire, la libre discussion des données et des raisonnements, se défend-il dans une réponse écrite au MondeLe CNRS ne s’en serait jamais inquiété s’il n’avait pas été harcelé par mes détracteurs. ».

Un sociologue qui confond sans doute bavardage et recherche ! Comme trop souvent dans sa discipline.

Alerte biodiversité et santé

Alerte biodiversité et santé

Des responsables d’institutions et d’ONG imaginent  ce que pourrait nous apporter le Congrès Mondial de la nature de l’UICN, qui aura lieu du 3 au 11 septembre à Marseille .

Tribune

 

« Projetons-nous en 2030 : alors que depuis des décennies l’état de la biodiversité ne cessait de se dégrader dans le monde, les décisions fortes et historiques prises lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN, du 3 au 11 septembre 2021 à Marseille, ont permis de stopper l’érosion de la biodiversité et même commencer à rétablir son état. Nous n’avons plus déploré d’extinction d’espèces et les effectifs de celles qui étaient menacées se reconstituent progressivement. C’est le cas des mammifères marins, dont 1 espèce sur 4 était menacée en 2021, selon la liste rouge de l’UICN et alors que plus de 2 300 dauphins et phoques s’échouaient chaque année sur les côtes françaises.

Nous avons investi dans la protection et la restauration des écosystèmes en reconnaissant le rôle indispensable qu’ils jouent pour le maintien de la vie sur Terre et tous les services qu’ils apportent à nos sociétés. Nos vieilles forêts d’Europe, qui ne représentaient que 1% de la superficie forestière européenne, ont été strictement protégées. Et alors que plus de la moitié des mangroves avaient disparu dans le monde, de nombreuses initiatives ont commencé à les restaurer. La planète est maintenant couverte par plus de 30% d’aires protégées sur terre et en mer contre respectivement 15,7% et 7,7% en 2021. Nous en avons créé de nouvelles sur des sites importants pour la biodiversité et pour le patrimoine géologique, et nous avons renforcé le niveau de protection pour s’assurer que nos activités n’y dégradent pas la nature. Nous les gérons quasiment toutes maintenant de façon efficace selon le standard mondial de la Liste verte de l’UICN.

En déployant les solutions fondées sur la nature proposées par l’UICN, nous avons efficacement contribué à limiter les effets du changement climatique. Grâce à la nature, notre alliée pour le climat, nous progressons bien vers la neutralité carbone et nous avons réduit les risques naturels comme les inondations, les sécheresses, l’érosion côtière en protégeant et restaurant nos zones humides, nos prairies et forêts, ainsi que nos littoraux. Le nombre d’incendies que nous constations en 2021, dans le sud de la France, tout comme en Grèce ou en Californie, a largement diminué.

Tant pour le climat que pour la biodiversité, nous avons lutté contre la déforestation importée et nous n’importons plus que du soja, de l’huile de palme, du cacao, de l’hévéa et du bois dont la production n’a pas entraîné de déforestation. Cela a permis aussi de protéger les grands singes qui étaient tous menacés.

Nous avons aussi maîtrisé l’artificialisation des sols, qui détruisait en France plus de 20.000 hectares chaque année notamment à cause de l’urbanisation, et, en mer, nous avons adopté une planification rigoureuse de nos activités et de leurs impacts cumulés. Nous avons aussi considérablement réduit les impacts de l’industrie extractive comme l’exploitation des minéraux et du sable.

Nous sommes en passe de mettre fin à la surpêche, notamment en encadrant rigoureusement des dispositifs de concentration des poissons, et à la pollution plastique dans l’océan grâce à des mesures urgentes prises en 2021 et à un nouvel accord international contraignant qui a été adopté. La criminalité organisée sur l’environnement, comme le trafic illégal d’espèces menacées, a été considérée comme un crime grave. Nous avons réussi à généraliser les techniques alternatives aux pesticides de synthèse dans les espaces urbains et agricoles, notamment grâce à l’agroécologie. Et nous en voyons le résultat sur les pollinisateurs, les sols, et notre propre santé.

À la suite de la pandémie de Covid-19, nous avons aussi décidé d’investir dans la protection de la biodiversité comme dans une assurance santé, car nous avons compris que nos atteintes multiples à la nature favorisaient l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. Pour obtenir ces résultats, nous avons augmenté les financements disponibles. Nous ne consacrons ainsi plus 0,2% du PIB mondial à la biodiversité, comme en 2021, mais 1%, soit 800 milliards de dollars par an. C’est une juste reconnaissance car plus de la moitié de nos activités économiques dépendent d’une nature en bonne santé.

Mais pour que tout cela devienne bien la réalité de demain, il faut agir et promouvoir une vision éthique résolument nouvelle de nos relations à la nature. Donnons une impulsion forte et décisive à la protection de la biodiversité à l’occasion du Congrès mondial de la nature de l’UICN! »

Les signataires

  1. Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN et déléguée générale des Ecomaires
  2. Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN
  3. Allain Bougrain-Dubourg, Président de la Ligue pour la protection des oiseaux
  4. Arnaud Schwartz, Président de France Nature Environnement
  5. Bruno David, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle
  6. Véronique Andrieu, Directrice Générale du WWF France
  7. Pierre Dubreuil, Directeur Général de l’Office Français de la Biodiversité
  8. Stéphanie Clément-Grandcourt, Directrice Générale de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
  9. Philippe Mauguin, Président Directeur Général d’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement)

10. Valérie Verdier, Présidente Directrice Générale de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement)

11. Élisabeth Claverie de Saint Martin, Présidente Directrice Générale du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)

12. Michaël Weber, Président de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux

13. Christophe Lépine, Président de la Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels

14. Charlotte Meunier, Présidente de Réserves Naturelles de France

15. Louis Villaret, Président du Réseau des Grands Sites de France

16. Agnès Vince, Directrice du Conservatoire du Littoral

17. Gilles Kleitz, Directeur du Département des transitions écologiques de l’Agence Française de Développement et Président de la commission des aires protégées du Comité français de l’UICN

18. Jean Jalbert, Directeur Général de la Tour du Valat

19. Arnaud Greth, Président de Noé

20. Emmanuel Delannoy, Secrétaire Général d’Humanité & Biodiversité

21. David Sève, Directeur des engagements et de la Fondation de Nature & Découvertes

22. Claude Fromageot, Secrétaire Général de la Fondation Yves Rocher

23. Rodolphe Delord, Président de Beauval nature

24. Cécile Erny, Directrice de l’Association française des parcs zoologiques

25. Jérôme Fromageau, Président de la Société Française pour le Droit de l’Environnement

26. François Letourneux, Vice-Président de l’Office pour les Insectes et leur Environnement et Président d’honneur du Comité français de l’UICN

27. Sébastien Mabile, Avocat et Vice-Président du Comité français de l’UICN

28. Jean Launay, Président du Partenariat français pour l’Eau

29. Jean-Philippe Siblet, Président de l’Association des Naturalistes de la Vallée du Loing et du Massif de Fontainebleau

30. Michel Prieur, Président du Centre International du Droit Comparé de l’Environnement

31. Martine Bigan, Présidente de la Commission de sauvegarde des espèces du Comité français de l’UICN

32. Frédéric Di Meglio, Président de la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins

33. Carole Fonta, Présidente de FSC France

34. Renaud Fulconis, Président d’Awely

35. Guillaume Réveilhac, Président de l’Alliance pour la Préservation des Forêts

36. Cécile Gaspar, Présidente de Te Mana O Te Moana

37. Marie-Clélia Lankester, Administratrice de la Fédération Française de Spéléologie

38. Patrice Valantin, Président de l’Union Professionnelle du Génie Ecologique

39. Christine Virbel Alonso, auteure et présidente de la Commission Education et Communication du Comité français de l’UICN

40. Paul Jeanson, Président d’A Rocha France

41. Hélène Denis, Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne

42. Bernard Cressens, Président d’honneur du Comité français de l’UICN

43. Jean-François Holthof, Secrétaire Général de Païolive

44. Benoît de Thoisy, Directeur de Kwata

45. Guy Reinaud, Président de Pro-Natura International

46. Patrick Blandin, Professeur Emérite du Muséum National d’Histoire Naturelle et Président d’honneur du Comité français de l’UICN

Covid: la 3e dose dénoncée par l’organisation mondiale de la santé (OMS)

  • Covid: la 3e dose dénoncée par l’organisation mondiale de la santé (OMS)
  • Après  l’agence européenne de santé, l ‘Organisation mondiale de la santé (OMS) dénonce ce mercredi la ruée des pays riches vers la 3e dose de vaccin contre le Covid et pointe que les données scientifiques ne démontrent pas la nécessité d’un rappel maintenant. L’organisation avait déjà appelé à instaurer un moratoire  »au minimum jusqu’à fin septembre » sur les doses de rappel pour donner la priorité à la vaccination dans les pays pauvres.
  • Et de rappeler que 1,5% seulement de la population des pays pauvres a été vaccinée, et que la plupart de leurs travailleurs ne peuvent pas se payer le luxe de rester confinés à la maison. Un avis qui tranche avec celui des autorités sanitaires américaines, qui ont donné ce 18 août leur feu vert pour une dose de rappel « pour tous les Américains dès la semaine du 20 septembre, à partir de huit mois après la deuxième dose ».
  • En réalité il n’y a aucun consensus scientifique actuellement sur la nécessité ou non d’un rappel vaccinal. Les laboratoires évidemment militent en faveur du rappel afin de multiplier encore leurs chiffres d’affaires. Les gouvernements le plus souvent imprévoyant essayent  de rattraper leur manque d’anticipation par une démagogie à matière de rappel de vaccination. Dans le même temps, il faut souligner  que  les pays pauvres notamment en Afrique ont vacciné moins de 2 % de la population. Un terrain favorable une nouvelle évolution du virus qui atteindra alors  aussi les pays développés. Bref voudrait une stratégie pour faire durer la pandémie qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Pour une Europe de la santé (Vincent Diebolt)

Pour une  Europe de la santé (Vincent Diebolt) 

 

« La France et l’Union européenne cherchent toutes les deux la formule magique pour faire front aux prochaines crises sanitaires et environnementales. Leur source d’inspiration est la même. Elle vient des Etats-Unis avec la Barda »Par Vincent Diebolt (Institut Sapiens) dans  l’Opinion  ( extrait)

 

 

Après un an et demi de pandémie et de désillusions sur leur capacité respective à y faire front, la France et l’Union européenne cherchent toutes les deux, chacune à leur niveau, la formule magique pour faire front aux prochaines crises sanitaires et environnementales. Leur source d’inspiration est la même. Elle vient des Etats-Unis avec la Barda (pour Biomedical advanced research and development authority), une agence publique mise en place en 2006 suite à la psychose causée par les attaques à l’anthrax, bacille mortel du charbon.

La Barda assure, grâce à de puissants leviers financiers, le soutien des industriels, petits et grands, pour accélérer le développement de leurs traitements, avec en corollaire un droit de regard sur les fruits de leurs recherches, et un accès et une livraison rapides des produits de santé innovants issus de ces recherches. Le développement de vaccins anti-Covid-19 en vitesse accélérée, grâce à un soutien financier sans précédent, a démontré la puissance du modèle.

C’est cette double dimension « d’incubateur » et de « réserve sanitaire » qui constitue le modèle des deux initiatives, l’une prise par la Commission européenne avec l’annonce en septembre 2020 de la mise en place en 2023 de l’Health emergency preparedness and response authority (Hera) et l’autre prise par la France, avec l’installation début 2022 de l’Agence innovation santé (AIS), annoncée par Emmanuel Macron le 29 juin.

Barda européenne et Barda française, donc ? Initiatives parallèles, concurrentielles ou concertées ? Deux citations bien connues d’Isaac Newton, philosophe et mathématicien, semblent parfaitement résumer la situation, les risques encourus et la stratégie à suivre. La première, « Nous construisons trop de murs et pas assez de ponts », rappelle la tentation de « jouer perso » à laquelle succombent souvent les membres de l’Union européenne. Le bilan de la gestion désordonnée de la pandémie, en particulier dans sa première phase, est là pour nous le rappeler. En actant un repli national, en ne mettant pas en place de support solide de collaboration avec le tissu industriel, on reste « petit bras ». Et faute d’envergure suffisante, de force de frappe et de pouvoir de conviction et de dissuasion, chaque pays joue perdant.

Même s’il y a beaucoup à faire, la dimension nationale ne doit pas occulter l’ouverture européenne et les actions de l’AIS doivent être définies et conduites en écho de celle de l’Hera et vice-versa, selon les principes de coordination et de subsidiarité. Si la santé reste encore une simple compétence d’appui de l’Union européenne, chaque pays conservant sa pleine souveraineté – par opposition avec d’autres domaines où l’UE dispose d’une compétence exclusive ou partagée –, l’impact et la profondeur de la crise actuelle impose la construction d’une Europe de la santé. Le duo Hera/AIS doit en être l’une des fondations.

Vincent Diebolt est membre de l’observatoire Santé et innovation de l’Institut Sapiens.

Santé : le retour en arrière des anti vaccins

Santé : le retour en arrière des anti vaccins

Des milliers de Français ont défilé samedi contre le pass sanitaire. Dans les cortèges se trouvaient également des anti-vaccins, farouchement opposés à toute injection. Invitée d’Europe Matin, l’immunologiste Françoise Salvadori est revenue sur les prémices de ce mouvement, qui a émergé dès le 18e siècle.

Pour le quatrième week-end consécutif, des opposants à la politique sanitaire du gouvernement ont défilé dans le calme dans les rues des grandes ville de France : ils étaient 237.000 samedi, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Parmi eux, des anti-pass sanitaire mais aussi des anti-vaccins. Un mouvement qui n’est pas nouveau selon Françoise Salvadori, invitée d’Europe Matin et auteur du livre Antivax - Résistance aux vaccins du 18e siècle à nos jours, pour qui cette opposition existe depuis 1720.

Pour cette docteur en immunologie, les opinions, les doutes ou encore le scepticisme vis-à-vis des vaccins sont apparus très vite. Et les premières résistances ont été religieuses : « Il y avait un côté providentialiste qui estimait que Dieu faisait bien les choses et que nous n’étions personnes pour essayer d’éviter des maladies envoyées par le créateur », explique-t-elle.

 Enfin, dans le cas de l’épidémie de coronavirus, elle estime que le discours des autorités sanitaires autour de ce vaccin a été trop prudent dès le départ. « Finalement, ça a été contre-productif parce que ça n’a pas entraîné la confiance alors que ce traitement est tout à fait extraordinaire de par sa technique et son efficacité », a-t-elle assuré. « Les gens se disent que c’est leur santé, mais en matière de vaccination c’est un cas très particulier. Si nous n’avons pas un pourcentage de vaccinés suffisant, nous n’atteindrons pas la protection collective. C’est pour cette raison que l’Etat doit s’en mêler. »

Santé : Pour une régulation des agressions au microbiote

Santé : Pour une régulation des agressions au microbiote

Longtemps dévasté par l’agriculture chimique et les excès d’hygiène, le microbiote suscite beaucoup d’espoirs mais la prudence s’impose dans son utilisation soulignent dans une tribune au « Monde » les biologistes Joël Doré et Marc-André Sélosse.

 

Tribune.

Notre vision des microbes s’est récemment trouvée révolutionnée car nous avons compris qu’ils ne comportent pas que des pathogènes, mais aussi des auxiliaires de santé, pour les plantes comme pour les animaux dont l’homme. Le microbiote qui est l’ensemble des microbes, champignons et bactéries, peuplant l’organisme participe à toutes les fonctions des organismes.

Le microbiote aide l’intestin à digérer et les racines des plantes à exploiter le sol. Il fait écran aux microbes pathogènes et stimule le fonctionnement du système immunitaire, chez l’homme comme chez la plante. Il module toutes les fonctions comme le développement de l’enfant et le comportement de l’adulte, ou la date de floraison et la forme des plantes !

Les microbiotes soulèvent des espoirs inédits face à des problèmes sociétaux cruciaux. En santé humaine, des maladies modernes connaissent une augmentation incontrôlée, et toucheront 25 % des Occidentaux en 2025 : maladies du métabolisme (obésité, diabète), du système immunitaire (asthme, allergies, maladies auto-immunes) ou maladies neuropsychiatriques (dépression, autisme, Alzheimer).

Ces maladies sont en partie liées à un microbiote appauvri par une hygiène excessive et des agressions chimiques. Certains additifs alimentaires sont par exemple délétères pour notre microbiote, et de là source d’inflammation. Pour les plantes, les pesticides diminuent les défenses liées au microbiote tout en dégradant l’environnement ; nourries d’engrais minéraux qui polluent également les eaux continentales, les plantes cultivées ont abandonné leur lien aux champignons auxiliaires du sol qui les nourrissaient depuis des millions d’années.

Les végétaux privés de ce microbiote deviennent dépendants d’intrants qui pèsent sur l’environnement et notre santé. Hygiène et agriculture conventionnelle ont eu des effets positifs, mais en ignorant les microbiotes, elles les ont appauvris et ont engendré des problèmes majeurs. Nous avons trop raisonné organismes et individus sans voir leurs écosystèmes microbiens intérieurs, vitaux et maltraités.

La présence microbienne est une composante normale qui doit être préservée pour le bien de l’humanité. En pensant « symbiose », nous corrigerons les troubles en agissant à la fois sur les microbiotes et sur l’organisme où ils réalisent des fonctions essentielles. De fait fleurissent actuellement dans le commerce des microbes à inoculer.

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Santé-Covid : 16 % de Français anti-vaccin

Santé-Covid : 16 % de Français anti-vaccin

Selon un récent sondage Ecoscope OpinionWay – « Les Echos » , 16 % des Français n’ont « pas l’intention de se faire vacciner ». Notamment des femmes, des moins de 35 ans et, surtout, des Français issus des catégories populaires.

C’est aussi ce que montre une enquête de grande ampleur menée par des chercheurs de l’Inserm et du CNRS sur 86.000 personnes. Elle a été réalisée en novembre dernier, au moment où les premiers vaccins étaient développés, mais d’après Alexis Spire, directeur de recherche au CNRS et coauteur de l’étude, elle est toujours pertinente pour mieux comprendre les caractéristiques sociales des hésitants et des réfractaires envers le vaccin.

« Plus on est bas dans la hiérarchie sociale, plus on est réticent à la vaccination en général et contre le vaccin Covid-19 en particulier », selon les auteurs de l’étude. Ainsi, 17 % des ouvriers déclaraient qu’ils ne se feraient certainement pas vacciner contre le Covid. Contre 8 % des cadres supérieurs. Le résultat est proche chez OpinionWay : 24 % des ouvriers et employés n’ont pas l’intention de se faire vacciner, soit le double des CSP dites « supérieures ».

Le problème, selon Alexis Spire, Directeur de recherche au CNRS, est que le pass sanitaire sera probablement inefficace pour une partie de ces réfractaires à la vaccination : « Toute une partie de la population ne va pas au restaurant, au cinéma, au théâtre, ne prends pas le train, ni l’avion, rappelle-t-il. Pour toucher les réticents des classes populaires, du monde ouvrier et des zones périurbaines, il vaudrait mieux essayer de convaincre plutôt que de menacer. »

Selon lui, les mesures prises par l’exécutif vont surtout servir à faire basculer les méfiants issus des classes moyennes et supérieures. Et vont donc accentuer la fracture sociale de la vaccination : « C’est un paradoxe car, dans le même temps, les plus pauvres sont les plus exposés au Covid-19. »

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