Archive pour le Tag 'Santé'

Coronavirus : le rapport nature-santé humaine en cause

Coronavirus : le rapport nature-santé humaine en cause

Les deux dirigeantes du WWF France, Véronique Andrieux et Isabelle Autissier, soulignent, dans une tribune au « Monde », la relation directe entre la déforestation, le recul de la biodiversité et la pandémie, appelant à un sursaut des dirigeants mondiaux

Tribune. Dans le monde, 43 millions d’hectares de forêts perdus entre 2004 et 2017 ont été perdus, soit l’équivalent de 80 % de la superficie de la France métropolitaine, et ce sur seulement 24 « fronts de déforestation », c’est-à-dire les points les plus chauds de la déforestation mondiale. C’est sur ce constat alarmant que s’ouvre la dernière étude du WWF, qui souligne notamment la responsabilité de l’agriculture commerciale dans la dynamique de la déforestation.

L’humanité paie les conséquences de la surexploitation de la nature. Feux de forêts géants, recul de la biodiversité et pandémie mondiale sont liés : la multiplication des crises doit nous faire prendre conscience de l’urgence de changer notre rapport à la nature. Il y a un an, le monde entier découvrait un virus dont on ignorait encore presque tout. Aujourd’hui, le Covid-19 a emporté sur son passage 1,9 million de vies – l’équivalent en heures de travail de plus d’un milliard d’emplois, selon l’Organisation internationale du travail – et aussi quelques certitudes sur ce qu’est une politique économique raisonnable.

La pandémie a surtout mis en évidence le lien entre destruction de la nature et menace sur la santé humaine. 70 % des maladies émergentes (Zika, Ebola, Nipah, etc.) et presque toutes les pandémies connues (par exemple la grippe, le VIH, le Covid-19) ont pour origine des zoonoses, c’est-à-dire des maladies causées par des infections d’origine animale. C’est le constat que dresse la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), l’équivalent du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour la biodiversité.

Une logique d’effet domino

Les scientifiques nous disent ainsi que les causes sous-jacentes aux pandémies comme le Covid-19 sont les mêmes que celles qui ravagent les forêts, détruisent la biodiversité et dérèglent le climat. Déforestation et destruction d’écosystèmes naturels, commerce et consommation d’espèces sauvages, ces destructions et surexploitations générées par nos modes de vie ne sont pas seulement un drame en soi.

Dans une logique d’effet domino, elles conduisent à d’autres catastrophes pour l’humanité : en détruisant les forêts, prairies, savanes, on rapproche la faune sauvage du bétail et des hommes. Ces contacts de plus en plus fréquents permettent aux micro-organismes pathogènes des animaux sauvages de s’adapter et d’infecter les humains.

« La priorité de la santé environnementale » (Philippe juvin)

« La priorité de la santé environnementale » (Philippe juvin)

Alors que la transmission de virus de l’animal à l’homme pourrait s’accélérer, Philippe Juvin, le chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou, constate que la France court après le Covid-19 et n’est dotée d’aucun outil moderne de veille épidémiologique ou de surveillance environnementale.

Tribune. Les leçons que nous devrons tirer de l’épidémie sont nombreuses. L’importance des plans de crise, la fin de l’hyperadministration et de la lourdeur bureaucratique, la nécessité d’un système de santé robuste et agile, le retour d’une parole politique transparente, sincère, pour rétablir la confiance, une plus grande indépendance vis-à-vis de l’étranger, l’importance des nouvelles technologies de fabrication de vaccins… Toutes ces observations sont connues et devront être suivies d’effets pour éviter de revivre la même déroute en cas de nouvelle menace.

Mais cette épidémie pose également des questions plus profondes, liées aux relations entre la santé et l’environnement, et à notre capacité à préserver l’environnement et à le surveiller avec des objectifs sanitaires.

D’après l’Organisation mondiale de la santé animale, 60 % des pathogènes capables de causer des maladies à l’homme viennent de l’animal. Les virus du MERS ou du SARS, le parasite du paludisme, le virus Zika, celui du Nil sont parmi les plus connus. Depuis cent ans, deux nouveaux virus d’origine animale ont été découverts chez l’homme en moyenne par an.

Pathogènes jusqu’ici cantonnés aux animaux

Cette transmission de virus de l’animal vers l’homme pourrait s’accélérer et nous exposer à de nouvelles épidémies dans un futur proche. Car il y a maintenant de solides arguments scientifiques pour affirmer que, outre le changement climatique, la croissance intensive de la population, la déforestation et le développement de marchés d’animaux sauvages favorisent le contact de l’homme avec des espèces animales dont il était naturellement éloigné, et que chacun de ces nouveaux contacts augmente les chances de passage vers l’homme de pathogènes jusqu’ici cantonnés aux animaux.

Une publication du Lancet en 2019 rappelle qu’il y a plus de 1,5 million de virus chez les mammifères et que seulement 260 sont connus chez les humains : les virus inconnus représentant donc 99,9 % de l’ensemble. Le même travail évalue de 631 000 à 827 000 le nombre de virus zoonotiques inconnus et capables d’infecter l’homme. Après le Covid-19, le risque de nouvelles épidémies par agents pathogènes émergents est donc immense.

Prévenir et détecter précocement

Ces données appellent à définir des stratégies pour prévenir et détecter précocement ces passages entre espèces. On en a vu le caractère destructeur avec le Covid-19, puisque cette maladie est bien la conséquence du passage d’un virus animal à l’homme, même si les voies précises n’en sont pas encore élucidées.

Santé : l’indigence de la logistique de l’État

Santé : l’indigence de la logistique de l’État

Spécialiste des collectivités locales et de l’action publique, Me Didier Seban est souvent consulté par les décideurs et hauts fonctionnaires confrontés à la crise sanitaire. Il explique dans le pignon des raisons de l’extrême lenteur de l’État vis-à-vis de la campagne vaccinale.

La crainte d’être poursuivi en justice explique-t-elle la frilosité de la campagne vaccinale ?

Il est évident que les décideurs publics vivent dans cette crainte qui les conduit à se couvrir, à toujours rechercher la norme qui les autorise à agir. Pourtant, à y regarder de près, les poursuites sont rares et les condamnations encore plus. Au cours de la mandature 2014-2020, 0,302 % des élus locaux ont été mis en cause pénalement toutes causes confondues (baromètre de l’observatoire SMALC). Mais, bien sûr, tous les maires de France ont tremblé après les condamnations dans le dossier de la tempête Xynthia et tous les préfets après la catastrophe de Furiani.

Le gouvernement semble donc paralysé par le spectre du procès du sang contaminé ?

Disons que tous les hauts fonctionnaires sont prudents, voire consultent des juristes avant d’agir. Surtout, nous sommes dans un pays de règles. On commence la vaccination des résidents des Ehpad dans toute la France, à l’heure H… On s’est posé la question de vacciner dans les pharmacies, mais on a fait machine arrière de peur de se mettre les médecins à dos. Ce défaut profondément français de vouloir fixer des règles identiques pour toutes les situations, dans toutes les régions, est catastrophique car il empêche les initiatives locales. C’est désormais un mode de fonctionnement de l’Etat qui a perdu ses relais locaux et ne peut s’appuyer que sur une administration préfectorale très affaiblie.

Cette capacité à « ouvrir le parapluie » et à multiplier les règles explique-t-elle les lenteurs de la stratégie vaccinale ?

Oui. Il n’y a pas de « grand complot » de l’Etat mais une succession de décisions prises par des administrations suivant chacune leur logique. Un exemple : au printemps, lors de la pénurie de gel hydroalcoolique, des acteurs privés ont voulu en produire mais ils se sont heurtés à des normes de fabrication, un arrêté vieux de douze ans… au bas mot, six mois d’obstacles à franchir.

Nous payons aujourd’hui un manque terrible de logisticiens. Hormis dans l’armée, la culture de la logistique est étrangère à l’Etat. Personne ne s’en préoccupe vraiment à la différence de ce qui se passe dans l’industrie ou dans la grande distribution qui savent faire en sorte que la marchandise soit en rayon pour Noël. Les collectivités locales, elles, ont su développer cette culture parce qu’elles ont des crises à gérer, des secours à organiser. Enfin, il n’existe pas de système d’autoévaluation des politiques publiques, mais un système de contrôle a posteriori.

Si la campagne vaccinale accumule les retards, peut-on imaginer que des personnes n’ayant pu bénéficier du vaccin attaquent l’Etat pour non-assistance à personne en danger ?

Elles le feront peut-être mais sans grande chance de succès. Pour les ministres, la Cour de Justice de la République, juridiction très politique, serait compétente. Les hauts fonctionnaires relèvent des juridictions ordinaires mais il faudrait par exemple démontrer que tel directeur d’une Agence régionale de santé aurait décidé, en dépit des consignes gouvernementales, de ne pas vacciner un Ehpad. Ou que tel autre serait parti en vacances laissant derrière lui des doses de vaccin périmées… Le vrai problème est que les citoyens ne disposent que de la voie pénale. Des sanctions administratives devraient être prévues alors qu’aujourd’hui la haute administration ne réprime pas les comportements inadéquats, elle se protège.

 

 » Repenser le système de santé « 

«  Repenser le système de santé « 

 

Un collectif de personnalités issues du milieu médical ou de la recherche, regroupées au sein de l’Institut Santé, appelle dans une tribune au « Monde » à une réforme du système de santé afin de mieux répondre aux besoins de la population et aux crises sanitaires.

 

TRIBUNE

 

La réforme avortée des retraites a mis en exergue l’importance de débattre en amont de toute modification systémique touchant notre modèle social. Comme le Conseil national de la Résistance (CNR) l’a fait en 1943 à propos de la Sécurité sociale, un large consensus citoyen sur l’impérieuse et urgente refondation de notre système de santé est indispensable.

C’est l’ambition de l’Institut Santé, une initiative citoyenne apolitique et indépendante créée en 2018, qui vise à repenser le système de santé le plus démocratiquement possible afin d’affronter les crises du XXIe siècle. Voici quelques principes qui ont émergé de cette réflexion collective.

Plutôt qu’un modèle de santé centré sur l’offre de soins, le nouveau modèle devra être axé sur les besoins de santé de la population et des individus. Pour permettre cela, l’unité géographique de pilotage deviendra le territoire de santé, regroupant 120 000 à 150 000 personnes et comprenant quelques bassins de vie. Il faudra alors que le territoire se substitue à tous les autres périmètres sanitaires qui se sont multipliés ces dernières années – groupements hospitaliers de territoires, communautés professionnelles territoriales de santé, Assistance publique-Hôpitaux de Paris, etc. –, conduisant ainsi à une simplification administrative. Il deviendra alors le périmètre d’activité de tous les professionnels de santé, dont les missions intègrent une responsabilité territoriale sanitaire.

Cette évolution induit et justifie une refonte des ordonnances Debré de 1958 – qui ont notamment créé les centres hospitalo-universitaires et centré l’organisation de la santé autour de l’hôpital. Ce « Debré 2 » aura pour objectif d’ouvrir les murs de l’hôpital, de mettre fin au plein-temps hospitalier systématique et d’accélérer l’extension de l’enseignement et de la recherche hors de l’hôpital. Il pourra alors décloisonner la santé qui ne s’organisera plus uniquement selon la ville, l’hôpital et le médico-social, mais selon le territoire et les besoins de santé des personnes qui y vivent.

Démocratie sanitaire et sociale

Cette approche pourra se faire dans le respect du libre choix des statuts salariés, libéraux ou mixtes des professionnels – statuts qui seront, si nécessaire, adaptés juridiquement à cette réalité territoriale. Quel que soit le statut considéré, ce nouvel horizon territorial devra s’accompagner d’une plus grande diversification des carrières professionnelles pour tous les soignants. Un levier puissant pour retrouver de l’attractivité dans tous les métiers de santé.

Santé : Un régime d’urgence pérenne très contesté

Un régime d’urgence pérenne très contesté

Le gouvernement propose un régime d’urgence pérenne pour gérer la crise sanitaire. Un régime qui permet évidemment au gouvernement d’agir en ignorant le Parlement et autres institutions t. Le gouvernement attendra la fin de la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus pour présenter au Parlement un projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires, a déclaré mardi le ministre de la Santé, .

“Parce que nous sommes encore en état de crise sanitaire, parce qu’il y a un couvre-feu, le gouvernement ne proposera pas ce texte devant le Parlement avant plusieurs mois, avant d’être sortis de la crise. Nous resterons donc dans des dispositifs d’état d’urgence sanitaire tels que ceux que nous connaissons depuis maintenant neuf mois”, a dit sur TF1 Olivier Véran.

Le texte examiné lundi en conseil des ministres stipule que “le Premier ministre peut, le cas échéant dans le cadre des mesures prévues, subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif.”

Il est clair qu’on ne peut donner un mandat permanent au gouvernement qui s’affranchisse des institutions mêmes pour des mesures tarifaires sanitaires d’autant qu’elles sont lointaines “Les parlementaires nous ont demandé de mettre des dispositions dans le dur de la loi pour cette crise sanitaire mais aussi pour les prochaines crises sanitaires qui peuvent arriver dans des années ou dans des décennies”, a ajouté le ministre de la santé, expliquant que les textes actuels sur l’urgence sanitaire n’avaient qu’une validité de deux mois. Il y a une différence entre une prolongation d’un état d’urgence d’un ou deux mois et un état d’urgence permanent. Un régime d’état d’urgence qui risque en outre d’être balayé par le conseil constitutionnel.

« La santé des banques mise en cause ? « 

« La santé des banques mise en cause ? « 

Denis Alexandre ,consultant fintech et risque, fondateur de DAAdvisor, estime dans une interview à l’Opinion que la mise en cause de la santé des banques peut être discutée.

 

 

La crise du Covid-19 nous fait découvrir sans cesse de nouveaux « spécialistes » en épidémiologie ou en santé publique, qui annoncent tout et son contraire. On dirait que cette cacophonie des experts s’est propagée à la sphère financière : chaque jour des « spécialistes » expriment leur diagnostic et leurs remèdes pour sauver les banques. La seule différence est qu’ils le font non pas sur les chaînes d’information en continu mais dans de prestigieuses revues académiques, journaux ou sites professionnels. Extraits.

« Les banques françaises ne sont pas loin de la faillite »

Le teasing est le suivant : attention, les banques françaises ne sont pas loin de la faillite ! Si un crédit sur cinq n’était pas remboursé, elles ne pourraient pas absorber leurs pertes et seraient défaillantes. Cette hypothèse est fortement contestable. Nous vivons certes dans une crise exceptionnelle, mais on n’a jamais encore observé une incidence de 20 % des défaillances d’entreprises au cours des crises précédentes, où le niveau de défaillance n’a jamais dépassé les 10 %.

Mais surtout, quand un client fait défaut, la perte pour la banque n’atteint jamais le montant total de la créance car elle fait jouer les garanties dont elle dispose et récupère une bonne partie du crédit. Les données issues des crises précédentes montrent qu‘un niveau de défaillance de 10 % engendre globalement seulement 4 % de perte, très loin du chiffre de 20 % évoqué par certains spécialistes, comme Jézabel Couppey-Soubeyran. La marge d’erreur est plutôt grossière, un peu comme si les « experts » Covid parlaient d’un taux de mortalité de 20 % au lieu de 4 %…

« La régulation est toujours insuffisante »

Suite à la crise financière de 2008, les autorités de régulation ont forcé les banques à se recapitaliser et elles sont donc plus sûres. Nos spécialistes le reconnaissent mais soulignent que les modèles de risque réglementaire qu’utilisent les banques françaises seraient complexes, manipulables et ne refléteraient donc pas le « vrai » risque. Cette remarque n’est pas surprenante de la part de notre spécialiste qui « modélise » une défaillance comme une perte de 100 % sur le crédit…
Plus sérieusement, les modèles réglementaires relèvent d’un process de validation très dur, tant en interne qu’avec le régulateur. Un modèle trop simpliste aurait comme conséquence de limiter très fortement, pour de mauvaises raisons, la capacité des banques à financer l’économie réelle.

A titre de comparaison avec la Covid, cela reviendrait à utiliser des tests si sensibles qu’ils donneraient un nombre très important de faux positifs… juste pour éviter qu’aucune contamination ne passe à travers les mailles du filet.

Nos experts reprochent aussi au régulateur d’avoir allégé certaines contraintes réglementaires suite à la crise sur la Covid, mettant le système en danger pour faire « plaisir » aux banques. Or ce n’est en rien un « cadeau ». La BCE se montre au contraire pragmatique. Si elle incite les banques à constituer un matelas pendant une période « calme », elle leur donne la possibilité de l’utiliser lors d’une crise. C’est cela qui permet de financer les entreprises et les ménages sans risquer de rentrer dans un cycle récessif comme pendant la crise de 1929. L’interdire serait comme empêcher les Français qui ont augmenté leur épargne de précaution depuis le début de la crise de dépenser leurs liquidités.

« Les banques ne servent plus à rien »

Dangereuses, pas rentables et incapables de financer l’économie réelle… Autant d’arguments qui remettent en cause ni plus ni moins que l’utilité, voire la raison d’être des établissements de crédit. Certains experts, comme Mme Couppey-Soubeyran, proposent que les banques centrales financent directement les acteurs économiques ; plus surprenant, d’autres, comme Patrick Artus, que les dépôts bancaires soient remplacés par un « crypto euro », lui-même émis par la BCE.
La connaissance du client ne leur semble plus du tout nécessaire à l’octroi de crédit. C’est oublier que les Prêts Garantis par l’Etat, qui ont sauvé au moins à court terme de multiples emplois, auraient été inenvisageables, d’une part sans l’analyse de terrain permettant de faire la part entre le bon grain et l’ivraie, d’autre part sans les moyens informatiques des banques indispensables à la production de ces prêts. Quant au crypto euro, il verra certainement le jour bientôt, mais pour des cas d’usage autres que ceux concernant les dépôts bancaires de la clientèle particulière.

« Mourir en bonne santé »

Un diagnostic fait consensus ​: le problème de rentabilité des banques européenne et la faiblesse boursière qui en découle. Ce manque de rentabilité est essentiellement dû à une courbe de taux plate et proche de zéro et à des taux de marge bien inférieurs à celui du marché américain tant dans le domaine de la banque d’investissement que de la banque de détail.

Si disposer de banques domestiques puissantes semble bien être une priorité nationale (au moins autant que la production de paracétamol), privilégions des mesures pragmatiques comme celles de la BCE pour éviter que nos banques meurent en bonne santé, plutôt que de suivre nos experts dont les recommandations accéléreraient le phénomène.

Denis Alexandre est consultant fintech et risque, fondateur de DAAdvisor.

La santé doit être un bien universel : (Philippe Douste-Blazy)

La santé doit être un bien universel : (Philippe Douste-Blazy)

 

L’ancien ministre s’inquiète dans un livre récent  ( « Maladie française », paru aux éditions l’Archipel) de voir la santé soumise à la loi du domaine marchand. Il regrette que la santé ne soit pas considérée comme un bien universel. Il note par ailleurs l’absence de plan sanitaire à l’échelle européenne.

 

(Interview dans la tribune )

 

Vous évoquez dans votre dernier ouvrage, à plusieurs reprises, la nécessité d’une coopération internationale. C’est un sujet que l’on a souvent évoqué en termes de relocalisation industrielle. Vous insistez pour dire qu’il faut surtout un plan d’envergure européenne pour affronter des situations comme celles que nous vivons actuellement.

Philippe Douste-Blazy - Au niveau international, il n’existe aucun plan de lutte contre la pandémie. Le fait que la communauté internationale ne se soit pas dotée d’un plan, alors que l’on a inventé l’avion à réaction, paraît fou. Cela en dit long sur la réflexion politique de la santé. Il ne faut pas oublier que la santé est un bien public mondial comme l’eau ou l’éducation. Ce sont des biens mondiaux mais pas universels. Cette gouvernance mondiale qui finalement n’existe pas n’a pas compris que la santé doit être un bien public universel.

Vous estimez aussi que notre pays a besoin d’une refonte de grande envergure du système de santé.

Le système politique international a accepté que lorsqu’un médicament est découvert, il soit efficace mais cher, protégé par des brevets qui le rend accessible à seulement quelques millions de personnes. C’est choquant …

Complémentaires santé: hausse des cotisations en 2021

Complémentaires santé: hausse des cotisations en 2021

  • Une augmentation comprise entre 1,5 % et 2,5 % pourraient intervenir en moyenne en 2021 d’après la Mutualité française. Certains tarifs pourraient aller même jusqu’à 5 %. Les assurances peuvent justifier une certaines augmentation avec le meilleur remboursement des lunettes notamment, aussi le prélèvement exceptionnel fait par le gouvernement sur les mutuelles. Ceci étant,  on pourrait s’interroger sur le niveau des hausses en regard de l’inflation qui est pratiquement nulle.

Amazon santé : la fin des pharmacies ?

Amazon santé : la fin des pharmacies ?

Amazon entend désormais aussi se déployer dans le secteur de la santé et fournir des médicaments commandés par Internet. Du coup, ce pourrait être un coup fatal porté aux pharmacies qui font  surtout leurs profits sur la parapharmacie et grâce aussi et surtout au contingentement du nombre d’établissements. Du coup, nombre de pharmacies classiques pourrait disparaître.

 

Amazon le e-commerçant, Amazon le commerçant physique (Whole Foods), Amazon le leader mondial du cloud (Amazon Web Services), Amazon le champion du streaming vidéo (Prime Video), du streaming musical (Prime Music), du jeu vidéo (Twitch), de la domotique et des assistants virtuels (Alexa)… et désormais Amazon le pharmacien ! Mardi 17 novembre, le géant de Seattle a ajouté une nouvelle corde à son arc, la vente de médicaments sur ordonnance. Le service s’appelle tout simplement Amazon Pharmacy.

Sur une page dédiée, les internautes peuvent commander en ligne et se faire livrer des médicaments prescrits par des professionnels de santé.

Santé: L’odieuse mise en accusation du professeur Didier Raoult par le très réactionnaire ordre des médecins

Santé: L’odieuse mise en accusation du professeur Didier Raoult  par le très réactionnaire ordre des médecins

 

Le professeur Didier Raoult fait évidemment l’objet d’odieuses poursuites de la part de certains confrères locaux mais aussi de tout un milieu parisien qui ne tolèrent  pas l’impact médiatique et scientifique de l’intéressé. En plus une attaque de mandarins en plein conflit d’intérêt avec les laboratoires pharmaceutiques qu’ils conseillent contre rémunération ; ce qu’avait précisément dénoncé le professeur Didier Raoult à propos de certains participants du conseil scientifique. Le pire c’est qu’on va traduire le professeur Didier Raoult devant le très réactionnaire ordre des médecins.

On rêve évidemment d’être une petite souris quand le professeur paraîtra devant la commission de discipline ad hoc pour s’expliquer sur les aspects scientifiques de son traitement thérapeutique. En effet, la plupart des participants de l’ordre des médecins ne sont plus praticiens depuis longtemps, ils ont au moins 20 ou 30 ans de retard sur la science médicale et en plus se caractérisent  par des positionnements très réactionnaires sur à peu près tous les sujets. Ne parlons pas du caractère vichyste de l’ordre. Un  ordre très corporatiste même critiqué par la Cour des Comptes. Un rappel de wikipédia:

L’Ordre a fait et fait toujours face à un certain nombre de critiques, portant notamment sur le fonctionnement de ses instances disciplinaires tout autant que sur les diverses prises de position que le Conseil a été amené à prendre ou qu’il s’est abstenu de prendre. Ces débats, suscités par des individus, médecins ou non, relayés éventuellement par des groupes constitués, ont même parfois pu atteindre une dimension politique nationale comme en 1981 où la suppression de l’Ordre était la 85e des 110 propositions de l’engagement du candidat Mitterrand à la Présidence de la République, qui qualifiait l’institution ordinale comme « une offense pour la démocratie ».

Le code de déontologie faisant interdiction aux médecins d’attenter à l’honneur de la profession médicale, la critique de l’Ordre par les médecins eux-mêmes est un exercice délicat.

De façon récurrente, les circonstances historiques ayant présidé à la création de l’Ordre dans sa première forme, ont été mobilisées de part et d’autre dans ces débats. Ainsi l’Ordre fut longtemps – et est parfois encore – vilipendé pour n’être qu’une création du régime autoritaire et rétrograde de Vichy, ce à quoi il a longtemps simplement objecté que, recréé en 1945 sur des bases nouvelles, il ne pouvait aucunement être tenu responsable des errements précédents34. Cette dernière objection n’a de valeur que formelle, car, outre une étonnante stabilité du personnel médical dans ses instances avant et après 1945, l’Ordre, probablement fort occupé à la reconstruction d’un système de santé délabré, n’a pendant longtemps pas concouru à la manifestation de la vérité, participant ainsi passivement à l’omerta sur l’exclusion des médecins juifs sous l’Occupation35. C’est peut-être particulièrement vrai pour la section dentaire de l’Ordre36.

En septembre, Le Figaro avait révélé l’existence de cette plainte contre le populaire médecin, dans laquelle les signataires estimaient que le scientifique avait enfreint neuf articles du code de déontologie médicale. Selon Le Parisien, la société savante reprocherait notamment au professeur Raoult d’avoir délivré son traitement basé sur l’hydroxychloroquine sans donnée scientifique «clairement établie à ce sujet, et en infraction avec les recommandations des autorités de santé», évoquant la prescription par le professeur de «thérapeutiques et associations médicamenteuses non éprouvées, au minimum inefficaces, au pire dangereuses».

Les plaignants reprochent à Didier Raoult d’avoir utilisé la le recours à l’euro vaccinent également à Didier Raoult ses prises de position «très tranchées», qui auraient nui «au message de prévention et de santé publique». Parmi les accusations, une «violation de la confraternité», la diffusion d’informations «erronées» au public, exposé «à un risque injustifié». Toujours selon Le Parisien , le dossier accuse le professeur de «charlatanisme». La plainte a été transmise par le Conseil départemental de l’ordre dans les Bouches-du-Rhône à la section disciplinaire régionale de PACA. Celle-ci dispose de six mois pour statuer.

Joint par Le Figaro, Me Di Vizio, avocat de Didier Raoult, se déclare serein devant une plainte lancée «par une frange radicale de la profession, qui s’acharne sur lui». «Tout cela a dépassé le champ du rationnel. Nous allons nous battre en droit, pour expliquer le comportement du professeur depuis le début de la crise», projette l’avocat, pour qui «le respect des règles du code de déontologie par Didier Raoult est évidemment total».

Le spécialiste de droit médical défend l’activisme et la résolution de son client. «Didier Raoult a obtenu des résultats extraordinaires. Il s’est démené, sur son traitement mais aussi sur les tests, au moment où d’autres médecins entretenaient la psychose, ne recevaient pas les patients… Ce qu’ils ne supportent pas, c’est son attitude calme dans ce moment difficile», souligne Fabrice Di Vizio, qui se dit par ailleurs «stupéfait, en tant qu’avocat de médecin, de voir la frilosité, la nervosité de certains. Didier Raoult subit des menaces de mort, des injures tous les jours de la part de médecins. J’en reçois également. C’est le fait de minoritaires, mais pourquoi l’Ordre n’agit-il pas contre ces gens?», s’interroge-t-il.

Concernant les critiques sur l’attitude médiatique du célèbre professeur (qui font partie des motifs de la plainte), l’avocat contre-attaque : «Faisons le compte des plateaux télé qui ont accueilli scientifiques et médecins violemment opposés à Raoult!». L’action traduirait-elle alors une forme de jalousie professionnelle? «Nous sommes en France», ironise l’avocat : «Je vois depuis de nombreuses années des médecins brillants s’expatrier, disant combien la situation est insupportable en France, avec ces poursuites pour tout et n’importe quoi», en lieu et place de débats scientifiques constructifs.

Le landerneau médical français connaît de profondes divisions sur la question du traitement délivré par le professeur, et son action globale dans la crise du Covid-19. Dans une tribune publiée par Le Figaro , près de 200 médecins et scientifiques avaient ainsi pris la défense du Docteur Raoult en réponse à la plainte de la SPILF. «Rien ne justifie cette obstination à démolir, pour le principe, ce chercheur», déclaraient notamment les signataires.

La santé n’est plus une priorité ?

La santé n’est plus une priorité  ?

Dans une tribune au « Monde » la sociologue Johanna Dagorn et la géographe Corinne Luxembourg observent que face au choc subi par les plus fragiles et à la peur  du déclassement ressentie par une classe moyenne contrainte à demander de l’aide, le sentiment d’humiliation peut déboucher sur une crise sociale majeure.

Tribune.

 

Ainsi donc il aura suffi d’un organisme vivant de quelques nanomètres pour engendrer une crise économique et sociale d’une ampleur inconnue jusqu’alors en temps de paix. Il n’était cependant nul besoin d’être grand clerc pour anticiper en mars qu’une part importante de la population allait se trouver confrontée à une baisse importante des revenus. Pour autant, si la violence sociale s’ajoute à la violence de la situation sanitaire et surprend par sa fulgurance, elle n’étonne que parce qu’elle accélère les effets d’une crise systémique dont les ressorts sont ceux d’un édifice social fragilisé par des décisions politiques où l’attention et le soin portés aux êtres humains comme aux territoires ne sont plus les priorités. Précisément, c’est cette accélération qui plonge dans le désarroi des femmes et des hommes toujours plus nombreux et les institutions publiques à l’échelon local qui y sont confrontées quotidiennement.

Sans surprise donc, le sort des personnes les plus précaires, les plus fragiles, ne se maintient qu’à grand-peine, mais ce qui effraie tout autant c’est d’observer le glissement de celles et ceux qui, occupant jusque-là un emploi suffisamment rémunéré pour envisager concilier financement des études des enfants avec quelques loisirs et quelques menus agréments de la vie quotidienne, se trouvent brutalement contraints de solliciter de l’aide.

Ce sont les salariés de la classe moyenne subissant le chômage partiel (un quart des salariés du privé, soit 5,8 millions de personnes) ou les licenciements (plus de 800 000 prévus pour 2020), ce sont les professions indépendantes de différents secteurs – petit commerce, hébergement, construction, spectacle… –, ce sont les personnes qui ne peuvent plus travailler, mais aussi celles qui ne voient plus une clientèle elle-même trop fragilisée et trop inquiète pour s’autoriser des investissements paraissant soudain accessoires.

 « Le concept de religion est une invention chrétienne seulement pertinente dans un cadre occidental »

Dans un ouvrage iconoclaste, le spécialiste de l’histoire des religions Daniel Dubuisson montre comment l’aspect universel du concept de « religion » masque son appartenance à un univers de pensée résolument occidental.

SONDAGE gouvernement , économie, santé et terrorisme : la chute

SONDAGE gouvernement , économie, santé et terrorisme : la chute

Une  majorité ne se fient pas au gouvernement, ni pour aider les entreprises dans la crise (45% disent leur confiance, – 6 points par rapport au 29 octobre) ni pour faire face efficacement au coronavirus (35% ont confiance, -6 points également), ni pour affronter le terrorisme islamiste (39% ont confiance) d’après un sondage IFOP diffusé dans le JDD.

 

Alors qu’elle avait connu un rebond après l’intervention d’Emmanuel Macron annonçant le reconfinement, la confiance des Français dans la gestion de la crise sanitaire a donc reculé de six points depuis, à 35%, sans doute victime d’une série de couacs gouvernementaux cette semaine.

« C’est le chiffre le plus bas qu’on ait mesuré », souligne Dabi. Le niveau de défiance est comparable à ce qu’il était en mai dernier, à la veille du déconfinement, et il domine dans toutes les catégories de population. Seuls les électeurs d’Emmanuel Macron en 2017 font encore confiance au gouvernement pour lutter efficacement contre le coronavirus, à 68%.

Sur le volet économique de la crise, le plan d’aide aux entreprises est toutefois plutôt salué par les plus de 65 ans (52% affichent leur confiance), les cadres (56%), les chefs d’entreprises (54%) et même par les artisans et commerçants (52%), pourtant frappés durement par le reconfinement.

En revanche, après l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty et l’attentat de Nice, la majorité des Français ne fait pas confiance à l’exécutif pour affronter le terrorisme islamiste. Très préoccupés par la question, les sympathisants Les Républicains ne sont ainsi que 37% à se fier au chef de l’Etat dans ce domaine.

 

Société-Changement d’heure 2020 : un rituel idiot et nuisible à la santé

Société-Changement d’heure 2020  : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Changement d’heure 2020 : un rituel idiot et nuisible à la santé

Changement d’heure 2020  : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Santé-«Covid, les couillons qui brassent de l’air sont devenus des ventilateurs…» (Geluck)

Santé-«Covid, les couillons qui brassent de l’air sont devenus des ventilateurs…» (Geluck)

La formule est du dessinateur humoristique Philippe Geluck, elle résume bien les contradictions du débat pseudo scientifique sur le Covid 19  tant de la part des journalistes que de la part de certains experts. Des experts qui n’ont sans doute pas grand-chose à dire mais qui entraînés par la logique médiatique se saoulent de leurs propos approximatifs. Les médias raffolent évidemment de c es déclarations incongrues certes contradictoires mais  qui permettent de nourrir toutes les sensibilités de l’opinion qui les suit.

 

Faut-il rappeler que nombre de ces experts ont rejoint l’avis des responsables politiques au départ de la crise pour rappeler que le masque était inutile voire dangereux. La cour de justice de la république s’appuie en particulier sur cette contrevérité pour engager une enquête préliminaire sur la responsabilité de plusieurs membres du gouvernement dans cette affaire.

 

Évidemment par la suite ces experts changé de position. Même chose aussi concernant les tests jugés utiles par certains, inutiles par d’autres. Sans parler évidemment de la polémique concernant les différents traitements. Une polémique indigne quand on sait que beaucoup d’experts sont aussi rémunérés par des laboratoires pharmaceutiques dont ils vantent les produits. En cause notamment , le Remdesevir, produit-phare d’un labo américain Gilead dont le l’OMS aujourd’hui reconnaît qu’il ne sert à rien et qui n’est même plus remboursé par la sécurité sociale.

Un produit-phare très coûteux d de plus de 1000 € opposé à un autre traitement critiqué,  la chloroquine, un produit lui qui ne coûte que quelques euros. Rien de sérieux n’a été produit contre la chloroquine. Inversement la preuve n’a pas encore été fait de son efficacité.

 

Les journalistes, personnalités en vue dans les médias ne se sont pas privées d’alimenter un débat pseudo scientifique mélangeant quelques vérités partielles à des états d’âme personnels sur la santé et plus généralement sur la société. Sans parler de la collusion de certains médias avec de grands labos qui financent leur  publicité ou encore de la complicité avec le pouvoir.

 

La vérité sans doute et c’est toute la difficulté d’un débat pertinent sur le sujet,  c’est que malheureusement la sphère scientifique ignore beaucoup de choses sur le Coronavirus et qu’elle commet une grave faute éthique en voulant voiler son ignorance par des bavardages de bistrot. Mais l’objectif pour certains de ces experts est surtout de profiter du contexte pour se faire connaître et satisfaire ainsi leur carrière et leur ego.

Santé : UN RASSEMBLEMENT ÉVANGÉLIQUE de 700 personnes à Orléans

SANTÉ : UN RASSEMBLEMENT ÉVANGÉLIQUE de 700 personnes à Orléans !

600 et 700 pasteurs doivent venir de toute la France pour élire le conseil d’administration de l’association cultuelle Vie et Lumière, un regroupement d’églises chrétiennes évangéliques, rapporte France 3 Centre-Val de Loire. Un événement validé par la sous-préfecture de Montargis, étant donné qu’il se déroule sur un terrain privé et qu’il n’est pas festif.

 

« On a bien regardé les conditions dans lesquelles ce rassemblement est organisé. Ce n’est pas un rassemblement festif, ça se déroule sur un terrain privé, sur une journée. Je me suis rendu sur place ce matin pour vérifier l’organisation, j’ai fait le tour du dispositif, j’ai rencontré le pasteur qui organise cette manifestation… J’ai pu constater que tout le monde respectait les consignes de sécurité », a souligné Régis Castro, sous-préfet de Montargis, sur BFMTV.

Cette autorisation donnée par le sous-préfet de Montargis montre toutes les contradictions du gouvernement par rapport à la politique sanitaire. Un gouvernement qui ici ou là interdit les rassemblements de plus de 10 personnes, ferme les bars, limite la participation aux événements sportifs ( exemple actuellement à Roland-Garros), événementiels et festifs y compris en plein air et qui va autoriser la réunion de 700 personnes dans le même lieu. Nombre d’autres organisations sont évidemment touchées par l’impossibilité de réunir leurs organisations statutaires sous forme  d’assemblée générale. La question est de savoir les règles sanitaires s’appliquent aux uns et pas aux autres.

 

Mute

Environnement-santé- Eau du robinet : plus écolo, plus sain et 200 fois moins cher

Environnement-santé- Eau du robinet : plus écolo, plus sain et  200 fois moins cher

Contrairement à certaines idées reçues l’eau du robinet et très consommable et souvent moins dangereuse que certaines eaux minérales. Un verre d’eau du robinet coûte 200 fois moins cher qu’un verre d’eau en bouteille, soit 0,1 centime le verre. Pour l’eau en bouteille, c’est plutôt 20 centimes en moyenne.  Autre avantage cité : c’est pratique – pas besoin de transporter des packs de bouteilles de 6 kilos. Et seulement 14% des personnes interrogées disent qu’elle a un goût désagréable et déclarent ne jamais boire d’eau du robinet. Cela fait donc 86% de satisfaits.  Cette étude a été réalisée par l’institut TNS SOFRES pour le compte des entreprises de distribution de l’eau, mais elle confirme d’autres enquêtes qui montrent qu’avec la crise, certaines familles ont changé leur façon de consommer et boivent plus d’eau du robinet. D’autant que cette eau ne fait pas peur : malgré des études sur la présence de résidus de médicaments, sachant que les chercheurs en ont aussi trouvés dans les eaux en bouteilles et que ces quantités sont infimes, les consommateurs gardent confiance. On peut donc boire l’eau du robinet, avec toutefois quelques précautions à prendre. D’abord la faire couler un peu, surtout si on rentre d’un long week-end : les germes peuvent s’accumuler dans les canalisations. Ne pas non plus boire de l’eau chaude du robinet : certains font leur thé avec, mauvaise idée, car la chaleur peut décoller de minuscules particules de métal dans les tuyaux et elle développe aussi les bactéries. Et puis toujours la conserver au frigo : ça atténue le gout de chlore, et ça évite le développement des bactéries. Enfin, mettre un bouchon, sinon votre eau va prendre le gout du frigo.

La 5G danger pour la santé ?

 La 5G danger  pour la santé ?

 

La 5G  ne représente-t-elle pas un danger pour notre santé ? Sciences et Avenir fait le point sur les champs électromagnétiques qu’elle émet.

 

2020 devait être l’année du déploiement de la 5G en France. Mais avec l’épidémie de coronavirus, les opérations ont pris du retard. La vente des bandes de fréquence a déjà commencé. Bouygyes Telecom, Orange, Free et SFR ont obtenu chacun un bloc de 50 mégahertz (MHz) au prix unitaire de 350 millions d’euros dans le cadre de la première partie du processus d’attribution. La deuxième phase débutera le 29 septembre 2020 et doit permettre d’attribuer 11 blocs de 10 MHz. Un des opérateurs pourrait sortir son épingle du jeu s’il investit plus que ses concurrents.

Côté utilisateurs, la 5G doit permettre de nouveaux usages dans bien des domaines. Médias, santé, transports, entre autres, profiteront des débits jusqu’à 10 fois supérieurs à la 4G. Les téléchargements devraient par exemple être quasiment instantanés. Mais beaucoup de questions se posent quant au rayonnement magnétique que cette nouvelle technologie devrait entraîner et les possibles répercussions sur la santé que la 5G pourrait entraîner. Sciences et Avenir fait le point.

Qu’est-ce qu’un champ électromagnétique ?

Un champ magnétique apparaît lorsqu’un courant électrique circule. Son intensité varie selon la consommation d’électricité. Il existe des champs électromagnétiques partout autour de nous. Certains naissent de façon naturelle, comme lors d’un orage. D’autres sont le fruit de l’activité humaine. C’est par exemple grâce au champ électromagnétique que l’on peut observer des fractures avec les rayons X à l’hôpital.

Comment mesure-t-on ce champ ?

Pour le mesurer, il faut observer sa fréquence ou sa longueur d’ondes. « On peut se représenter le rayonnement électromagnétique comme une série d’ondes très régulières qui progressent à une vitesse extrêmement élevée et plus précisément à la vitesse de la lumière. La fréquence traduit simplement le nombre d’oscillations ou de cycles par seconde, tandis que la longueur d’onde est égale à la distance entre un point d’une onde et son homologue sur l’onde suivante. Fréquence et longueur d’onde sont donc totalement indissociables : plus la fréquence est élevée, plus la longueur d’onde est courte« , explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’intensité d’un champ électrique se mesure en volts par mètre ( V/m) et l’intensité d’un champ magnétique se mesure en ampères par mètre (A/m) ou encore en microteslas (μT).

Donc il y a déjà des champs électromagnétiques dans ma maison ?

Oui et ils proviennent de nombreux objets. Un téléviseur émet 60 V/m, tout comme une machine à café. Un fer à repasser en émet 120 et une ampoule 5. Mais il sont aussi présents hors de la maison, à proximité des lignes de train, des radars ou des lignes électriques. « Dans les habitations qui ne sont pas situées à proximité d’une ligne électrique, le champ magnétique de fond peut aller jusqu’à un maximum d’environ 0,2 μT, explique l’OMS. Juste au dessous d’une ligne, les champs sont beaucoup plus intenses, avec une densité de flux magnétique pouvant atteindre plusieurs microteslas. Sous une ligne, le champ électrique peut atteindre 10 kV/m. A une distance comprise entre 50 et 100 m, l’intensité des deux types de champ retombe à la valeur mesurée dans les zones situées loin des lignes à haute tension.«  

 

Le champ magnétique mesuré à proximité de divers objets. Crédit photo: OMS.

A partir de quelle valeur un champ électromagnétique est-il dangereux ?

Les ondes de haute fréquence transportent plus d’énergie que les ondes de bases fréquences. Certains rayonnements sont si forts qu’ils brisent les liaisons entre les molécules. Ces « rayonnements ionisants » sont émis par les substances radioactives, les rayonnements cosmiques ou encore les rayons X. « Les champs électromagnétiques d’ origine humaine qui résultent, pour une part importante, de l’activité industrielle (électricité, hyperfréquences et radiofréquences) engendrent des rayonnements où la fréquence est relativement basse et sont incapables de provoquer la rupture des liaisons chimiques. »

Comment la téléphonie mobile émet-elle ce champ?

Les portables fonctionnent grâce à des stations-relais installés sur le toit des immeubles, entre 15 et 50 mètres du sol. « Les réseaux mobiles actuels utilisent des antennes qui diffusent les signaux de manière constante, dans toutes les directions« , explique l’Agence nationale des fréquences (ANFR) dans un communiqué. La 2G, la 3G et la 4G fonctionnent grâce à la bande passante, qui n’est qu’un terme servant à désigner le débit maximal qu’un système peut transporter. Elles utilisent des fréquences basses, qui ont une « bonne propagation à l’intérieur des bâtiments. » 

Les antennes 5G sont-elles différentes ?

 

De petites antennes devraient être installées dans le mobilier urbain. Crédit photo : ANFR.

Pour la 5G, des antennes intelligentes vont voir le jour et seront installées dans le mobilier urbain, comme dans les arrêts de bus ainsi que dans les bâtiments. Cette nouvelle génération d’antennes « orientent les signaux vers les appareils qui en ont besoin. Couplée avec des bandes de fréquences hautes, l’utilisation de ces antennes permettra d’accroître fortement les débits« , explique l’ANFR. Ces hautes bandes de fréquence font polémique. Les bandes basses, de large couverture, se propagent à travers les bâtiments et s’échelonnent autour de 3,4 et 3,8 GHZ. Elles correspondent à un niveau émis par le Wifi. Les bandes dites « milimétriques » à haute fréquence fonctionnent à plus de 24,25 Ghz. Elles ont une propagation limitée, c’est pour cela qu’il faut installer des petits capteurs, appelés « small cells« , dans le mobilier urbain. Ces bandes de haute fréquence ne devraient toutefois pas être mises en oeuvre dès 2020.

 

La 5G émet-elle des ondes dangereuses pour la santé ?

Pour l’instant, aucune étude scientifique n’est disponible sur le sujet. Nous n’avons été en mesure de trouver quel serait le taux d’émission d’ondes de la 5G. L’ANFR et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) n’ont pas répondu à nos sollicitations. Le gouvernement a chargé l’Anses de procéder à une expertise sur l’aspect sanitaire de la 5G. Près de 70 responsables politiques ont signé une pétition pour demander un moratoire sur la 5G. Elle fait suite à une autre pétition signée plus tôt par 170 scientifiques issus de 37 pays.

La documentation la plus récente émane d’un rapport publié le 1er septembre 2020 par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), le Conseil général de l’économie (CGE), l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF). Il est  »très difficile de mesurer l’exposition liée aux usages (c’est-à-dire au contact des terminaux) qui, pourtant, en représentent usuellement la part prépondérante. [...] Il est également complexe d’estimer l’évolution des niveaux d’exposition en France du fait de l’arrivée de la 5G », estiment les auteurs du rapport. « Les éléments disponibles à ce jour permettent d’estimer que l’introduction de la 5G en bande 3,5 GHz avec antennes actives ne générera pas de rupture en matière d’exposition dans les zones urbaines, où elle sera majoritairement déployée, par rapport aux évolutions observées avec les réseaux existants, mais peut contribuer à une augmentation du nombre de points atypiques, ce qui devra faire l’objet d’une vigilance particulière. »

Le rapport conclut à une absence d’effet néfaste à long terme mais reste prudent sur de possibles effets sur une plus longue période. « Il n’existe pas, selon le consensus des agences sanitaires nationales et internationales, d’effets néfastes avérés à court terme, c’est-à-dire d’effets thermiques délétères sur les tissus [...] ni dans le grand public, ni chez les travailleurs. » Quand aux effets sur le long terme sur un possible effet cancérogène, ils sont « à ce stade, pour l’essentiel, non avérés selon les mêmes agences nationales et internationales. Des débats persistent toutefois, notamment pour ces effets de long terme, au sein de la communauté scientifique. »

Et la 4G est-elle, déjà, dangereuse pour la santé ?

« La question qui fait actuellement débat est celle de savoir si une exposition faible mais prolongée est susceptible de susciter des réponses biologiques et de nuire au bien-être de la population. Au cours des 30 dernières années, environ 25.000 articles scientifiques ont été publiés sur les effets biologiques et les applications médicales des rayonnements non ionisants. S’appuyant sur un examen approfondi de la littérature scientifique, l’OMS a conclu que les données actuelles ne confirment en aucun cas l’existence d’effets sanitaires résultant d’une exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité. Toutefois, notre connaissance des effets biologiques de ces champs comporte encore certaines lacunes et la recherche doit se poursuivre pour les combler« , explique l’OMS, qui appelle elle aussi à la prudence, dans un communiqué. Par ailleurs, les ondes électromagnétiques sont « peut-être cancérigènes » pour l’être humain, selon un autre rapport de l’OMS et par l’Agence internationale de recherches sur le cancer (IARC) publié lui 2011.

Quelle est la limite d’exposition fixée actuellement ?

L’ANFR est chargée de veiller au respect des valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques, comprises entre 28 V/m et 87 V/m, selon les fréquences. L’agence a réalisé un gros travail de mesure de fréquences en France en 2014. Des travaux réalisés surtout en milieu urbain (84%) et en milieu extérieur (60%). « L’analyse montre que les mesures sont toutes nettement inférieures aux valeurs limites réglementaires (28-87 V/m). Moins de 1% dépassent la valeur dite « d’attention » de 6 V/m. Plus de huit mesures sur 10 se sont avérées inférieures à 1 V/m« , explique l’étude de l’ANFR publiée en 2016. « La téléphonie mobile est le contributeur le plus important dans près de 60% des cas. En milieu rural, cette tendance est moins marquée, avec seulement 40% des cas pour lesquels la téléphonie mobile domine.« 

La 5G respectera-t-elle cette limite ?

Les valeurs limites citées plus haut prennent effet peu importe le type de réseau, 2G, 3G, 4G ou 5G. « Les réseaux 5G qui seront déployés par les opérateurs devront donc respecter ces valeurs limites tout autant que les technologies en place aujourd’hui. Le gouvernement travaille avec l’Anses et l’ANFR pour qu’elles puissent examiner l’exposition aux ondes électromagnétiques et l’impact éventuel de ces nouveaux développements technologiques, dès la phase des expérimentations. L’ensemble de ces travaux feront l’objet d’échanges avec les parties prenantes dans le cadre des comités de dialogue mis en place par l’ANFR et l’ANSES« , explique le gouvernement dans sa feuille de route.

Qui fixe cette limite ?

Chaque pays a ses propres normes. Celles-ci suivent très souvent les recommandations formulées par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (CIPRNI), une organisation non gouvernementale reconnue par l’OMS. Pour fixer les valeurs maximales d’exposition, cette ONG applique un facteur sécurité de 10 pour l’exposition sur le lieu de travail et 50 pour la population générale, c’est-à-dire qu’elle fixe des limites 50 fois plus faibles que le seuil d’apparition d’anomalies.

Et les personnes électrosensibles alors ?

Certaines personnes se décrivent comme « électrosensibles » et décrivent plusieurs symptômes qui seraient liés aux ondes.  »Il s’agit notamment d’anxiété, de céphalées, de tendances dépressives voire suicidaires, de fatigue et d’une réduction de la libido. Jusqu’à présent, les données scientifiques ne confirment pas l’existence d’un lien entre cette symptomatologie et l’exposition à des champs électromagnétiques. Elle peut, au moins en partie, être attribuée au bruit et à d’autres facteurs environnementaux ou encore à l’anxiété suscitée par les nouvelles technologies« , soutient l’OMS. En France, l’Anses reconnaît toutefois une souffrance chez les personnes électrosensibles : « les plaintes (douleurs, souffrance) formulées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue. »

Comment éviter d’être exposé ?

« Comme dans le cas du champ électrique, le champ magnétique est d’autant plus intense qu’on est proche de la source et il diminue rapidement lorsque la distance augmente. Les matériaux courants tels que les matériaux de construction ne constituent pas un blindage efficace contre les champs magnétiques« , explique l’OMS. Rien de mieux que de s’éloigner, donc. 

 

Un système système de santé à bout de souffle

 Un système système de santé à bout de souffle

Quatre responsables de l’établissement Santé publique France exposent, dans une tribune au « Monde », avant le nouveau « Ségur » annoncé par le gouvernement pour l’automne, les pistes à suivre pour améliorer le fonctionnement de cette branche à part entière des politiques sanitaires.

Tribune.

Dans notre pays, les grandes réformes du système de santé sont souvent issues de crises sanitaires majeures. L’épidémie de sida et la crise de la transfusion sanguine ont contribué fortement à l’essor de la sécurité et de la démocratie sanitaires.

De même, un événement comme la « crise de la vache folle » – déclenchée à partir de 1996 par l’épizootie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) – a permis d’importantes avancées en matière de sécurité alimentaire, tandis que la canicule de 2003 a ouvert la voie, lors de chaque nouvelle vague de chaleur, à un « plan national canicule » associant les acteurs de l’Etat et des collectivités dans les territoires.

L’épidémie de Covid-19 n’échappe pas à cette règle. D’ores et déjà, de nombreuses mesures ont été annoncées par un accord conclu le 13 juillet à l’issue du « Ségur de la santé ». Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, dans son discours de clôture, le 21 juillet, a souhaité la mise en place « d’une santé publique forte pour mieux se préparer et mieux combattre les nouvelles crises qui ne manqueront pas de surgir et qui affecteront la santé des populations ». Une nouvelle grande concertation, dénommée cette fois « Ségur de la santé publique », a été annoncée pour l’automne.

C’est une opportunité unique pour faire progresser harmonieusement les deux piliers de la santé publique que sont la protection contre les risques et l’amélioration de la santé. La pandémie de Covid-19 l’a très bien montré : même si l’ensemble de la population est exposé, l’impact de l’épidémie est bien plus important chez les plus âgés, chez ceux qui ont une moins bonne santé, et ceux qui, socialement, sont les plus vulnérables et démunis.

Il est aussi indispensable aujourd’hui que la santé publique ne soit plus en marge de notre système de santé en termes de ressources. La plupart des moyens financiers de notre pays sont orientés vers les soins, encore trop peu vers la santé publique, et en particulier vers la prévention, l’expertise et la recherche en ce domaine.

Des pas majeurs ont été faits ces dernières années avec la création, à partir de 1998, du système d’agences sanitaires [loi 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme] et la structuration de Santé publique France en 2016. Des succès significatifs ont aussi été obtenus récemment en matière de lutte contre le tabagisme, en s’appuyant sur un programme national très structuré et grâce à la création, en 2018, du Fonds de lutte contre les addictions au sein de la Caisse nationale de l’Assurance maladie.

Taxation des complémentaires santé : un contresens

Taxation des complémentaires santé : un contresens

 

Au motif que les complémentaires santés auraient réalisé des économies pendant la période sanitaire, le gouvernement a décidé d’une imposition supplémentaire de 1,5 milliards. La question immédiate qui se pose est de savoir qui va en réalité payer : les assurés bien entendu qui rapidement vont constater une augmentation de leurs cotisations. Cette imposition supplémentaire parait  particulièrement inopportune et injuste. En effet,  il est clair que pendant la période de forte crise, nombre de soins ont été différés tout simplement parce que certains actes médicaux non liés aux Coronavirus étaient interdits. Le problème c’est qu’on constate maintenant un report du traitement des pathologies dans la période actuelle et qu’il faut parfois d’ailleurs des mois pour avoir un rendez-vous avec un spécialiste et pour être traité. Tout cela se traduira en coût supplémentaire pour les complémentaires concernant le second semestre 2020 voire le premier semestre 2021.

Les complémentaires santé devront donc s’acquitter d’une:«contribution exceptionnelle» de 1,5 milliard d’euros sur les deux prochaines années, pour compenser leurs profits liés à la crise sanitaire, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. Discutée depuis juin et actée début août, cette mesure avait été présentée par le gouvernement comme «une récupération des montants qui n’ont pas été déboursés», du fait notamment de la chute des dépenses de santé durant le confinement et de la prise en charge à 100% par l’Assurance maladie de certains actes (téléconsultations, tests de dépistage).

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