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Folie des marchés: nouveau record du CAC mais l’économie au plus bas

Folie des marchés: nouveau record du CAC mais l’économie au plus bas

5.890  points c’est le nouveaux records pour le CAC 40

C’est le paradoxe , la bourse ne cesse de battre des records  au moment même la croissance s’écroule et qu’on contraint même la stagnation voire la récession en 2020. Ainsi en France, l’indice boursier a atteint 5.890 points à la dernière cotation,  son plus haut niveau depuis 12 ans. Un curieux décalage avec le niveau actuel de l’activité générale et surtout ses perspectives. Ainsi le PIB  aura du mal à atteindre  1 % en 2019 et il sera en-dessous en 2020 en dépit de toutes les déclarations optimistes du gouvernement et des milieux financiers.

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 eme mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. La croissance au final pour la zone euro sera inférieure à 1 %. La France aurait légèrement dépassé 1 % et l’Allemagne pouvait quant à elle nettoyer la stagnation voire la récession. Ailleurs dans le monde l’activité attendant à se tasser compris aux États-Unis.

En gros, 2019 la croissance des États-Unis ce sera affaibli d’environ 1 %. La tendance demeure confortable, autour de 2 % mais s’inscrit dans une phase baissière inquiétant 2020 qui n’exclut plus la stagnation.

.L’industrie manufacturière est dans le rouge un peu partout en Europe en Allemagne virement mais aussi en Chine et au Japon

L’optimisme des indices boursiers se fonde sur d’hypothétiques hypothèses d’accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis ignorant au passage les facteurs structurels des difficultés qui affectent notamment la Chine. Cette hausse inconsidérée des valeurs boursières  repose notamment sur des masses de liquidités que délivrent sans compter les banques centrales. Des liquidités qui malheureusement ne sont pas utilisées pour relancer l’activité mais pour boucher les trous budgétaires des Etats, maintenir des entreprises moribondes et alimenter la spéculation . Pudiquement, les analystes considèrent qu’on devrait assister  à une grosse prise de bénéfices vers la fin de l’année. Face à une hausse  complètement décorrelée des perspectives économiques, il faut se préparer malheureusement non pas à une prise de bénéfice mais à une grosse correction qui permettra notamment de faire payer cette contradiction par les petits porteurs au profit des gros détenteurs de portefeuilles et des institutions.

 

 

Marchés financiers-Cac40 : nouveau record mais l’économie au plus bas

 Marchés financiers-Cac40 : nouveau record mais l’économie au plus bas

5.890 points ,c’est le nouveaux records pour le CAC 40 vendredi.

C’est le paradoxe , la bourse ne cesse de battre des records  au moment même la croissance s’écroule et qu’on craint même la stagnation voire la récession en 2020. Ainsi en France, l’indice boursier a atteint 5.861 points hier,  son plus haut niveau depuis 12 ans. Un curieux décalage avec le niveau actuel de l’activité générale et surtout ses perspectives. Ainsi le PIB  aura du mal à atteindre  1 % en 2019 et il sera en-dessous en 2020 en dépit de toutes les déclarations optimistes du gouvernement et des milieux financiers.

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 eme mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. La croissance au final pour la zone euro sera inférieure à 1 %. La France aurait légèrement dépassé 1 % et l’Allemagne pouvait quant à elle nettoyer la stagnation voire la récession. Ailleurs dans le monde l’activité attendant à se tasser compris aux États-Unis.

En gros, 2019 la croissance des États-Unis ce sera affaibli d’environ 1 %. La tendance demeure confortable, autour de 2 % mais s’inscrit dans une phase baissière inquiétant 2020 qui n’exclut plus la stagnation.

.L’industrie manufacturière est dans le rouge un peu partout en Europe en Allemagne virement mais aussi en Chine et au Japon

L’optimisme des indices boursiers se fonde sur d’hypothétiques hypothèses d’accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis ignorant au passage les facteurs structurels des difficultés qui affectent notamment la Chine. Cette hausse inconsidérée des valeurs boursières  repose notamment sur des masses de liquidités que délivrent sans compter les banques centrales. Des liquidités qui malheureusement ne sont pas utilisées pour relancer l’activité mais pour boucher les trous budgétaires des Etats, maintenir des entreprises moribondes et alimenter la spéculation . Pudiquement, les analystes considèrent qu’on devrait assister  à une grosse prise de bénéfices vers la fin de l’année. Face à une hausse  complètement décorrelée des perspectives économiques, il faut se préparer malheureusement non pas à une prise de bénéfice mais à une grosse correction qui permettra notamment de faire payer cette contradiction par les petits porteurs au profit des gros détenteurs de portefeuilles et des institutions.

 

Marchés : S’attendre à un coup de mou sur les marchés

Marchés : S’attendre à un coup de mou sur les marchés

 

Il faut sans doute s’attendre cette semaine à un coup de mou sur les marchés financiers avec aussi des mouvements de yo-yo qui témoignent des incertitudes concernant en particulier l’année 2020. En cause, le très net tassement de la croissance mondiale illustré par le ralentissement de la croissance économique en Chine au troisième trimestre, tombée à un plus de bas de près de 30 ans, dans le contexte du conflit commercial avec les Etats-Unis qui pèse de plus en plus sur la deuxième économie du monde. En France, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) tablait sur une croissance de 1,5% en France en 2019. Elle devrait finalement s’élever à 1,3% cette année et la prévision en 2019 est aussi de 1.3 (sans doute déjà un peu optimiste compte tenu de l’environnement international).  

 

Pour l’année en cours, la croissance française devrait se maintenir mais à un bas niveau (+0.3% pour le PIB au troisième trimestre). Il y a des inquiétudes pour l’avenir de l’industrie et les carnets de commande se tassent. En clair,  il se prépare une année 2019 encore moins bonne qu’en 2018 (autour de 1.2% pour la croissance du PIB cette année).  Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié mercredi 9 octobre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore progresserait de 0,3% au cours du troisième trimestre. L’institution bancaire n’a pas révisé ses prévisions par rapport à sa précédente estimation et ces chiffres sont relativement conformes à ceux de l’Insee qui table sur une croissance à 1,3% pour 2019.

Les inquiétudes sur le Brexit nourrissent le pessimisme surtout après l’échec de Johnson devant la chambre des communes de samedi.

En effet, cet accord a encore de grandes chances d’être retoqué par le Parlement britannique.

Autre facteur négatif pour la tendance: les résultats d’entreprises. Plusieurs grands noms européens ont lancé des avertissements sur leurs résultats à commencer par Renault, qui a fini lors de la dernière cotation en queue de peloton du Stoxx 600 (-11,48%). Le constructeur français a annoncé que ses ventes annuelles allaient se contracter et que sa marge serait plus basse que prévu dans l’automobile en raison de difficultés sur certains marchés dans un contexte général défavorable pour le secteur.

Dans son sillage, l’indice Stoxx de l’automobile a perdu 1,71%, la plus forte baisse sectorielle en Europe. Le géant français de l’agroalimentaire Danone a lâché 8,42% après des résultats trimestriels inférieurs aux attentes et une révision des prévisions de croissance du chiffre d’affaires pour 2019. Thales a souffert aussi (-5,44%) après avoir abaissé son objectif de croissance organique 2019 et Fnac Darty a chuté de 14,02% au lendemain de la publication de résultats trimestriels inférieurs aux attentes des analystes.

Les cours pétroliers repartent à la baisse, pénalisés par les inquiétudes sur la croissance économique en Chine, le plus important pays importateur de brut. Le Brent de mer du Nord perd 0,47% à 59,63 dollars et le brut léger américain (WTI) recule sous 54 dollars.

Marchés financiers : le yo-yo va continuer longtemps

Marchés financiers : le yo-yo va continuer longtemps

Du fait notamment du risque économique et financier que fait peser la Chine sur l’économie mondiale Il faut s’attendre à des mouvements de yo-yo dans une tendance baissière. Les bourses n’obéissent  cependant pas immédiatement au fondamentaux de l’économie compte  tenu des politiques monétaires qui déversent des masses de liquidités sur les marchés et compte tenu de la faiblesse de rémunération des obligations. Pour autant des ajustements auront lieu afin de s’ajuster sur les résultats des  fondamentaux économiques et notamment du tassement de la croissance mondiale.  Il faut s’attendre à des mouvements erratiques des cours boursiers. Des cours qui s’inscriront  dans une tendance baissière jusqu’à la fin de l’année avec une succession de petits rebonds qui ne changeront pas la tendance. On va donc assister dans les semaines et les mois à venir à des mouvements erratiques avec alternance de chutes et de rebonds. Encore une fois cela ne saurait  changer  l’évolution structurelle des cours qui vont nécessairement s’ajuster sur une économie mondiale dont  la croissance est en nette régression.

Au point maintenant qu’on craint la récession. Dans la zone euro, la croissance économique a ralenti au deuxième trimestre, avec une stagnation en France et une perte d’élan en Italie, freinée par des perspectives mondiales incertaines qui ont même pour effet d’entraver l’investissement en Allemagne (dont la croissance est dans le rouge).  Par ailleurs des les ajustements de parité monétaire sont prévisibles mais leur ampleur dépendra surtout de l’évolution des taux que pourrait décider en premier la FED. Pour se rassurer  Les investisseurs anticipent une nouvelle baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) le mois prochain ainsi qu’à un geste de la Banque centrale européenne (BCE) pour lutter contre le ralentissement de la croissance économique. Selon les  informations de l’hebdomadaire Der Spiegel selon lesquelles le gouvernement allemand serait prêt à abandonner sa politique d’équilibre budgétaire et à émettre de la dette pour faire face à une éventuelle récession.

Le dollar se stabilise face à un panier de devises internationales et conserve ses gains de la veille après les chiffres supérieurs aux attentes des ventes au détail en juillet aux Etats-Unis.

L’euro recule sous 1,11 dollar, à un plus bas de deux semaines, toujours affecté par les déclarations d’Olli Rehn au Wall Street Journal sur la le besoin pour la Banque centrale européenne (BCE) d’annoncer en septembre des mesures importantes de soutien à l’économie.

Les prix du pétrole remontent après deux séances dans le rouge, stimulés par la hausse des ventes au détail aux Etats-Unis, qui apaise quelque peu les craintes de récession de la première économie mondiale.

La progression est toutefois limitée par le rapport mensuel de l’Opep, guère optimiste pour le marché pétrolier sur le reste de l’année.

Le baril de Brent reprend 0,96% à 58,79 dollars et celui du brut léger américain gagne 0,86% à 54,94dollars.

Marchés-Les bourses secouées

Marchés-Les bourses secouées

 

 

Les bourses sont forcément secouées par la guerre commerciale qui s’amplifie entre la Chine et la Russie. Vendredi dernier elles avaient déjà subi un choc après la décision subite du président américain de taxer 300 milliards supplémentaires d’importations chinoises. Il fallait s’attendre évidemment à des mesures de rétorsion de la Chine. Des mesures dans deux directions la première vise directement des électeurs de Trump puisque la Chine a décidé de ne plus importer de produits agricoles américains. La seconde mesure concerne la dévaluation du yuan. Pour  redonner  sans doute un peu de compétitivité à l’économie et tenter de stopper le tassement de la croissance affectée forcément par l’atonie des échanges internationaux mais aussi par la demande intérieure plombée par un endettement généralisé. Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse lundi, subissant encore le contrecoup des dernières déclarations de Donald Trump sur le dossier commercial et d’une baisse du yuan qui risque d’entretenir les tensions du moment, une situation qui favorise les actifs jugés plus sûrs, obligataires en tête.

Marchés : statu quo avec une perspective au plus tard

Marchés : statu quo avec une perspective au plus tard

Les opérateurs espéraient bien une annonce de la banque centrale américaine concernant une baisse des taux. Une baisse par ailleurs souhaité par le président américain. Certes la dynamique économique s’est un peu tassé aux États-Unis mais elle ne semble pas encore justifier d’opérations monétaires significatives comme la baisse des taux. Finalement la plus grande partie des acteurs s’attendent un statu quo mais espèrent  surtout une annonce pour le second semestre. Une annonce qui serait à éclairer  le paysage économique. Un paysage économique pour l’instant plutôt embrouillé d’une part par des négociations entre les États-Unis et la Chine qui ne progressent  guère et maintenant le risque de conflit avec l’Iran dont la première conséquence sera sans doute le renchérissement du pétrole un moment où précisément la croissance internationale se tasse. Les marchés auraient bien besoin de signes positifs. Pas sûr qu’ils obtiennent de la part de la banque centrale américaine, pas davantage que du côté du président des États-Unis déjà engagé dans une campagne électorale qui sera marquée par une nouvelle phase du discours protectionniste. La banque centrale américaine devrait certes prolonger le statu quo sur les taux mais les marchés attendent des précisions sur les perspectives économiques et surtout sur la possibilité d’une baisse prochaine de taux face aux tensions commerciales et aux signes de ralentissement économique.

“La Fed se trouve face à une situation très délicate”, estime Emmanuel Auboyneau, gérant associé d’Amplegest. “D’un côté la pression des marchés pour une baisse des taux directeurs est de plus en plus forte. (…) D’un autre côté les chiffres actuels de l’économie américaine ne justifient pas encore une baisse des taux courts. Aux Etats-Unis, l’indice “Empire State” d’activité manufacturière dans la région de New York a chuté à -8,6 en juin contre 17,8 en mai, avec une chute des entrées de commandes. L’indice NAHB de confiance des professionnels du secteur de l’immobilier a accusé un tassement inattendu en juin à 64.Le dollar est en légère baisse face à un panier de devises de référence après l’indice “Empire State” mais il reste proche du plus haut de deux semaines atteint en début de séance. L’euro remonte à 1,1228 dollar après être tombé à 1,1205; il était tombé vendredi à 1,1200 dollar pour la première fois depuis le 3 juin. La livre sterling, elle, a touché un plus bas de cinq mois et demi face au dollar comme face à l’euro, la perspective de voir l’ex-maire de Londres Boris Johnson succéder à Theresa May à la tête du gouvernement britannique ravivant la crainte d’un Brexit “dur”.

Marchés : la Fed rassure

Marchés : la Fed rassure

Sans doute pour répondre aux interrogations du marché mais aussi aux attaques du  président Trump, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a indiqué que la banque fédérale se montrerait prudente en matière de relèvement des taux. La Fed a relevé ses taux à quatre reprises l’année dernière et ses responsables monétaires prévoient deux relèvements supplémentaires cette année. Mais les Bourses mondiales ont lourdement chuté depuis le mois d’octobre avec les craintes d’un ralentissement de l’économie mondiale lié notamment aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Le président des États-Unis avait fortement critiqué la politique monétaire conduite par la Fed considérant que le relèvement des taux était de nature à nuire au dynamisme économique. D’une certaine manière le président de la banque centrale donne donc satisfaction pour partie au président des États-Unis, en même temps il rassure des marchés un peu nerveux du fait du tassement économique mondial. Ces propos ont entraîné un net rebond de Wall Street, une remontée des taux d’intérêt à long terme mais ont pesé sur le dollar, les investisseurs anticipant un infléchissement du resserrement monétaire de la Fed, déjà amorcé lors de la réunion du comité de politique monétaire du mois dernier. “C’est certainement très proche de ce que le marché voulait entendre. La Fed doit rétablir la confiance des marchés dans sa communication et aujourd’hui un premier grand pas a été franchi”, a commenté Jim Vogel, responsable de la stratégie sur les taux d’intérêt chez FTN Financial. L’indice Dow Jones gagnait plus de 3% à la mi-journée à New York; au même moment, le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans prenait plus de dix points de base à 2,657% alors que le dollar cédait du terrain face à un panier de devises de référence.“Au vu en particulier des chiffres d’inflation mitigés que nous avons constatés, nous serons patients tout en étudiant la manière dont évolue l’économie”, a dit Jerome Powell lors d’un débat organisé à Atlanta par l’American Economic Association. Il a ajouté que la Fed n’appliquait pas une politique prédéterminée en matière de taux d’intérêt et en laissant entendre qu’elle pourrait marquer une pause dans le resserrement de sa politique, comme elle l’avait fait en 2016.

 

Bourse-marchés financiers : en baisse pourquoi ?

Bourse-marchés financiers : en baisse pourquoi ?

Les marchés financiers bousculés en raison des incertitudes économiques et politiques en Europe et ailleurs. . D’abord, il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis  en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  du risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans un rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  L’analyse a été complétée  par le fonds monétaire international avec son rapport sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par contre des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers ; Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait aimé évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement. Conclusion, il va falloir s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière en attendant le coup de tabac.

Bourse-marchés financiers : en attendant la crise

Bourse-marchés financiers : en attendant la crise

La Bourse de Paris à son plus bas niveau annuel mardi, en raison de la situation italienne, du brexit  et des incertitudes économiques et politiques en Europe et ailleurs. . D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  Le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par contre des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait aimé évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement. Conclusion, il va falloir s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière en attendant le coup de tabac.

 

 

Climat : une centaine de marches citoyennes

Climat : une centaine de marches citoyennes

 

De l’ordre de 100 000 personnes ont été mobilisés lors de marches organisées pour lutter contre le réchauffement climatique. Des manifestations qui d’une certaine manière appuie le cri d’alerte lancé par le GIEC sur les conséquences dramatiques de la hausse des températures voire de la disparition du monde d’ici un  siècle ou deux. En effet, d’ici un siècle ou deux, la Terre risque de n’être plus vivable mais d’ici  2050 déjà de profonds bouleversements interviendront d’après le GIEC si la température monte à +1,5°C et plus encore à +2°C. Parmi les risques : Inondation pour les uns, menace sur  la ressource en eau pour les autres , amplification des cyclones, sécheresse, insécurité alimentaire, risques sur la santé publique sans parler des effets combinés du climat, de la chimie et de l’aménagement du territoire qui ont déjà fait disparaître 40 à 50 % des espèces animales et végétales. Le plus inquiétant pour le Giec c’est l’ampleur prise par ses conséquences et leur rythme accéléré. La disparition de ces espèces devrait interroger d’autant que les causes sont connues à savoir :

  • les changements climatiques bien sûr mais aussi

La destruction des habitats, l’agriculture, l’agrandissement des villes, la production d’énergie…),

  • l’exploitation des espèces (pêche et chasse),
  • la pollution,
  • les espèces invasives,
  • les maladies.

Les espèces d’eau douce sont les plus touchées par le phénomène avec 76 % de disparition entre 1970 et 2010.

L’Amérique Latine est la région la plus vulnérable avec la disparition de 83 % de ses espèces. S’ajoute à ce constat alarmant notre empreinte écologique qui ne cesse d’augmenter. L’homme a besoin de plus d’une planète et demie pour répondre à ses besoins. Depuis 1974, l’homme a déjà consommé toutes les ressources naturelles que peut générer la planète en une année. Une consommation qui a fait grimper  les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’homme ont déjà fait grimper la température mondiale de 1°C depuis la Révolution industrielle. « Il est probable » que le réchauffement atteigne 1,5°C entre 2030 et 2052 s’il garde son rythme actuel. « Beaucoup de régions » connaissent un réchauffement plus accéléré encore, comme l’Arctique (deux à trois plus fort qu’ailleurs). Le dernier demi-degré engrangé est déjà associé à une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes. Les émissions passées et présentes continueront à faire monter les océans, quoi qu’il arrive. À 1,5 °C, l’Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle, ce sera un par décennie à +2°C. (Pour mémoire, la fonte totale des glaciers et de la calotte glaciaire s’avère de plus en plus probable). Les conséquences sur l’agriculture et la capacité à nourrir la planète seront graves  : ainsi, la baisse de productivité du maïs, du riz ou du blé sera plus limitée à +1,5°C qu’à 2°C, de l’Asie du sud-est à l’Amérique latine, dit encore le rapport, qui décrit aussi des risques accrus pour la ressource en eau, la sécurité alimentaire, la santé. Pour rester à 1,5°C, il faut faire décliner les émissions de CO2 bien avant 2030 et fortement (-45% d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2010), pour ensuite arriver, vers 2050, à une « neutralité carbone »: c’est-à-dire cesser de mettre dans l’atmosphère plus de CO2 que l’on ne peut en retirer. « Neutralité » implique de ne plus garder que les émissions « résiduelles », pour les secteurs ne pouvant s’en passer (aviation par exemple). Ce surplus de CO2 devra être pompé (ce sont des « émissions négatives »). Les autres GES (méthane, HFC, carbone suie…) seront à réduire aussi, bien que moins prioritaires que le CO2 car moins persistants. Quant à la possibilité de dépasser le seuil de +1,5°C, pour faire redescendre le mercure plus tard au cours du siècle, le Giec en souligne les risques – certains irréversibles, comme la perte d’espèces – et les incertitudes sur l’efficacité de l’extraction du CO2 à grande échelle. Selon le rapport, quelque 2.400 milliards de dollars d’investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques, soit 2,5% du PIB mondial. Un coût qu’il faut mettre en regard avec le coût, bien plus élevé, de l’inaction, soulignent les scientifiques. À Paris, 14.500 personnes ont participé au rassemblement, selon le cabinet Occurence. Avec une banderole «Il est encore temps» en tête de cortège.  Près de 80 marches étaient organisées en France, rassemblant notamment 3200 personnes à Lille selon la préfecture, 2500 à Bordeaux selon la police, 1850 à Strasbourg selon la police (2900 selon les organisateurs), entre 3000 et 4000 à Rennes et 500 à Marseille.

Marchés financiers : en attendant la crise.

Marchés financiers : en attendant la crise.

 

En quête de gain, les opérateurs croient toujours que la bourse peut monter jusqu’au ciel. C’est évidemment oublier certains risques qui risquent de provoquer un coup de tabac sur les marchés financiers. D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  Le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par contre des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait aimé évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement. Conclusion, il va falloir s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière en attendant le coup de tabac.

 

Marchés financiers : en attendant le coup de tabac.

Marchés financiers : en attendant le coup de tabac.

 

En quête de gain, les opérateurs croient toujours que la bourse peut montrer jusqu’au ciel. C’est évidemment oublier certains risques qui risquent de provoquer un coup de tabac sur les marchés financiers. D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par compte des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement.

 

Marchés : l’Italie…. et la France inquiètent en Europe

Marchés : l’Italie…. et la France  inquiètent en Europe

Les marchés sont très nerveux en raison de la situation en Italie mais aussi en France. Les déclarations de responsables politiques italiens ont favorisé une forte poussée des rendements de la dette publique italienne et fait chuter les valeurs bancaires: l’indice italien du secteur a cédé 1,17%, l’indice Stoxx du compartiment reculant pour sa part de 0,97%.Banco BPM a perdu 1,99%, UBI Banca 2,06% et UniCredit 1,85%.Les tensions sur le marché obligataire, qui ont provoqué une rechute des rendements allemands, ont pesé aussi sur le secteur de l’assurance (-0,83%).La plus forte baisse du Stoxx 600 est de nouveau pour Royal Mail, qui a encore cédé 8,38% après une chute de plus de 17% lundi en réaction à un avertissement sur résultats.Le compartiment des matières premières (+0,76%) enregistre l’une des rares progressions sectorielles du jour.

Marchés financiers : « La frilosité des Français a des raisons » (Sébastien d’Ornano)»

Marchés financiers : « La frilosité des Français a des raisons » (Sébastien d’Ornano)»

Ce qu’explique  dans une tribune au « Monde » Sébastien d’Ornano, dirigeant d’un site de placement en ligne. (Extraits)

« Les Français n’aiment pas la Bourse ! Ce constat n’est pas nouveau et les statisticiens de l’INSEE le confirment : fin 2016, les « actions et parts de fonds d’investissement » ne représentaient que 12 % des quelque 11 000 milliards d’euros de patrimoine des Français, alors que l’immobilier s’y taille la part du lion (61 %). De nombreux acteurs du secteur financier n’ont de cesse d’interroger les Français sur leurs comportements d’épargne et leur problématique aversion au risque. La dernière étude Investor Pulse de Blackrock mettait ainsi en exergue le fait que 42 % des Français confessaient avoir du mal à comprendre comment planifier leur retraite, et que 24 % associaient le sentiment d’inquiétude à l’investissement. Une autre étude conduite fin 2017 par Schroders révélait même une distorsion entre les attentes élevées des Français concernant leur épargne – ils souhaitent en moyenne obtenir une performance annuelle de 8,9 % – et leur comportement, puisqu’ils préfèrent le dépôt sur un compte d’épargne à l’investissement financier, plus risqué mais indispensable pour viser une telle rentabilité.La communauté financière a tendance à déduire un peu rapidement de ces données que le nœud du problème est le manque de culture financière des Français, et qu’il faut donc les aider à progresser. Les acteurs du secteur se retrouvent d’ailleurs volontiers pour financer des initiatives comme La Finance Pour Tous, site à vocation pédagogique sur l’argent et la finance. Tout cela semble fort logique et louable, mais on peut se demander si les professionnels de l’épargne n’agissent pas de la même manière que les industriels du secteur des boissons, récemment pointés du doigt par l’émission d’enquête Cash Investigation pour leur comportement concernant le plastique. Les investisseurs français voient en moyenne 31,9 % de la performance brute de leurs fonds s’envoler en frais (et en inflation),… ».

En clair, pour amortir les frais de placement il faut un minimum d’épargne de 150 000 euros, ce qui permet un suivi assez personnalisé et continu du portefeuille. En dessous, les placements sont souvent gérés de manière mécanique, voire approximative  d’où l’appétence de beaucoup de français pour des placements de père de famille voire des placements qui ne rapportent rien comme les livrets d’épargne, sans parler de ce qui dort sur les compte courant précisément du fait de la rémunération négative du livret.

Guerre commerciale : l’inquiétude des marchés

Guerre commerciale : l’inquiétude des marchés

 

Depuis plusieurs jours les marchés dévissent. En cause surtout la menace de taxer la totalité des importations chinoises. Après avoir indiqué que la hausse des droits de douane porterait sur 260 milliards, le président américain a déclaré qu’aucune perspective de négociations avec la Chine n’était en vue. Dans ces conditions il pourrait taxer la totalité des produits importés de Chine, c’est-à-dire sur de l’ordre de 500 milliards. De quoi inquiéter les marchés quand on connaît la complexité des processus de production et de commercialisation. En effet nombre d’éléments constitutifs de la production américaine sont fabriqués en Chine et vient donc viendront donc renchérir ses coups de fabrication. Notons aussi que l’Europe est également menacée par Trump du même relèvement des taxes portant sur les importations. Pire, Trump envisage même de se retirer de l’organisation mondiale du commerce, ce qui aurait pour effet de faire croître les droits de douane sur tous les produits échangés avec les États-Unis.  Apple, première capitalisation boursière mondiale a déclaré que les droits de douane envisagés par le président Donald Trump sur 200 milliards d’importations de produits chinois s’appliqueraient à une série de ses produits. »Apple est un nom phare », souligne Quincy Krosby, stratège en chef chez Prudential Financial. « (C’est) pourquoi nous pourrions voir des prises de bénéfices. »Sur la semaine, le Dow a perdu 0,19%, le S&P-500 a lâché 1,03% et le Nasdaq 2,55%, qui affiche son plus mauvaise performance hebdomadaire depuis mars. Le président américain a relancé les inquiétudes des investisseurs sur le front commercial en se disant prêt à imposer 267 milliards de dollars d’importations chinoises, en plus de celles de 200 milliards, qu’il peut désormais décider à tout moment. Donald Trump a par ailleurs annoncé que les Etats-Unis et le Japon avaient entamé des discussions commerciales, ajoutant « si nous ne concluons pas d’accord, le Japon sait que ce sera un drame ». Plus tôt dans la journée, le conseiller économique de la Maison blanche Larry Kudlow avait déclaré que le locataire de la Maison blanche ne prendrait aucune décision sur ces nouvelles taxes visant 200 milliards de dollars de produits chinois importés avant d’avoir examiné les résultats d’une consultation publique sur le sujet. »Les déclarations de Trump sont l’un de ces facteurs font baisser les marchés », relève Gary Bradshaw, gérant de portefeuille chez Hodges Funds. »Il est possible que (la Chine) dévalue à nouveau sa monnaie, ce qui fait monter le dollar et fait monter la pression sur les entreprises exportatrices américaines », estime un autre expert.

 

Trump: chantage aux marchés financiers s’il est destitué

Trump: chantage aux marchés financiers s’il est destitué

Il faut vraiment que le président américain soit dans une situation particulièrement délicate pour se livrer à un tel chantage. « Moi ou le chaos sur les marchés financiers ». Le fait même d’évoquer l’hypothèse d’une destitution témoigne de l’inquiétude grandissante de l’intéressé qui ne cesse de s’embourber dans les affaires et les témoignages défavorables de ses anciens collaborateurs. La perspective d’une destitution n’est sans doute pas demain mais le filet judiciaire se resserre autour d’un président de plus en plus affaibli surtout avec les accusations concernant l’intervention russe leur des dernières élections présidentielles. En guise de défense, le président américain Donald Trump a estimé que les marchés allaient « s’effondrer » s’il était destitué dans le sillage des déclarations de son ancien avocat qui s’est retourné contre lui. « Si jamais j’étais destitué, je pense que les marchés s’effondreraient et que chacun deviendrait plus pauvre », a affirmé Donald Trump en réponse à une question lors d’une émission retransmise jeudi par la chaîne Fox. « Je ne sais pas comment on peut destituer quelqu’un qui fait un super travail », a-t-il ajouté. L’étau se resserre autour du président américain depuis que son ancien avocat personnel, Michael Cohen, a affirmé sous serment avoir acheté, à la demande de Donald Trump, le silence de deux maîtresses présumées « pour influencer l’élection » présidentielle de 2016.

 

Marchés financiers : le grand yo-yo

Marchés financiers : le grand yo-yo

Les analystes commencent évidemment à s’interroger sur l’ébullition des marchés envisageant même une éventuelle grande correction. Plusieurs éléments militent en faveur de cette thèse. D’abord l’incertitude de l’évolution de la guerre commerciale engagée par Trump. Aussi le fait que les actions sont montées au plafond et tendanciellement ne peuvent que redescendre. . Les ratios cours sur bénéfices des actions (Price earning ratio ou PER) sont au dessus de leur moyenne de long terme. Le resserrement du crédit par les banques centrales va réduire les liquidités et l’oxygène des entreprises. La tendance est à la remontée des taux avec pour conséquences un alourdissement des charges financière et une dégradation de la compétitivité. Par ailleurs en Europe mais aussi en Chine et au Japon, la croissance 2018 sera moins forte qu’en 2017 et le second semestre ne pourra compenser la faiblesse du premier. S’ajoutent  à cela toujours les balbutiements pour la gestion du Brexit dont le règlement va s’étaler sur des années. Si on ajoute des éléments d’ordre géopolitique, type Iran, c’est surtout l’incertitude qui va dominer les marchés et il est probable que sans écarter une correction brutale, on assistera à des grands mouvements de yo-yo au plan mondial et peut-être aux Etats-Unis en premier.

 

 

Marchés financiers: hésitations

Marchés financiers: hésitations 

 

Rassurés sur la Corée mais inquiets sur les taxes que prévoit le président américain concernant les importations sur l’acier et d’aluminium, les bourses risquent d’être assez hésitantes du fait des incertitudes relatives à ces taxes. La question est de savoir quelle sera le champ de l’extension des exceptions, aussi quelles pourraient être les mesures de rétorsion prise par les autres zones économiques. C’est ce dernier aspect qui inquiète surtout les marchés financiers car des mesures réciproques de taxation des importations seraient susceptibles de nuire au commerce mondial est donc à la croissance.-face à ces  incertitudes les bourses ont terminé lundi en ordre dispersé avec un recul en Europe mais aussi à Wall Street. Recul sur les indices S&P 500 et Dow Jones tandis que le Nasdaq a bénéficié de la bonne orientation des valeurs technologiques. Les investisseurs craignent qu’un renchérissement de leurs coûts d’approvisionnement ne pénalise leurs ventes à l’international. Donald Trump a certes annoncé des exemptions pour le Canada et le Mexique la semaine dernière mais les négociations sont encore en cours avec l’Union européenne et le Japon. “Les grandes entreprises industrielles multinationales encaissent toutes le coup en raison des craintes qu’elles soient la cible de mesures de rétorsion”, a dit Robert Phipps, directeur chez Per Stirling Capital Management. Wall Street avait enregistré une forte progression vendredi en réaction aux chiffres mensuels du marché américain du travail, qui ont redonné le goût du risque aux investisseurs en conjuguant dynamisme des créations d’emplois et faible hausse des salaires. La perspective de la publication mardi de la hausse des prix à la consommation aux Etats-Unis pour le mois de février a toutefois pu inciter les investisseurs à la prudence. Sur les autres marchés financiers, le dollar a pâti des incertitudes liées à la politique commerciale des Etats-Unis et du manque de dynamisme des salaires qui éloigne la perspective d’une quatrième hausse de taux directeurs par la Réserve fédérale cette année.

Une prochaine crise sur les marchés financiers ?

Une  prochaine crise sur les marchés financiers ?

Le fonds monétaire international semble attentif aux turbulences qui ont affecté les marchés financiers sur la plupart des places en particulier le marché des actions. Certes parmi les facteurs explicatifs, la remontée des taux d’intérêt explique l’arbitrage entre actions et obligations. Plus fondamentalement le fonds monétaire international est sans doute inquiet de l’influence des masses de liquidités  déversées  par les banques centrales. Des liquidités normalement destinées à soutenir l’investissement et la croissance mais dont une grande partie est utilisée pour la spéculation. La crainte de l’éclatement d’une ou de plusieurs bulles est prise en compte par le fonds monétaire international qui recommande de resserrer la  régulation y compris des marchés parallèles comme le Shadow Banking ou les crypto monnaies “Je suis raisonnablement optimiste à cause du tableau général que nous avons en ce moment. Mais on ne doit pas croiser les bras et ne rien faire”, a-t-elle déclaré. “Je donne non un signal d‘alerte mais un signal d‘encouragement fort et d‘avertissement.” L‘indice S&P-500, référence des gérants américains, a chuté de 5,2% sur la semaine écoulée à la Bourse de New York, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis janvier 2016, dans la crainte d‘un regain d‘inflation qui pousserait la Réserve fédérale à durcir plus fortement que prévu sa politique monétaire. Christine Lagarde a réaffirmé la prévision du FMI d‘une croissance mondiale de 3,9% en 2018 et 2019, en y voyant une bonne toile de fond pour les réformes qu‘elle juge nécessaires. Elle n‘en a pas précisé le détail mais a estimé quel les autorités devaient passer de la régulation d‘entités à la régulation d‘activités. “Il nous faut anticiper d‘où viendra la prochaine crise. S‘agira-t-il de la finance parallèle (Shadow Banking) ? Des cryptomonnaies ?”, s‘est-elle interrogée.

Succès des emprunts de la Grèce sur les marchés, pourquoi ?

Succès des emprunts de la Grèce sur les marchés, pourquoi ?

 

Après avoir été au bord du gouffre financier, la Grèce de retour sur les marchés financiers connaît un franc succès pour les emprunts qu’elle lance. Ciaran O’Hagan, responsable de la recherche sur les taux d’intérêt dans la zone euro à la Société Générale CIB décrypte dans une interview à la Tribune les enjeux de ce retour réussi sur les marchés financiers.

 

Pourquoi la demande pour la dette grecque est-elle si forte ?

CIARAN O’HAGAN - Cette obligation est un produit unique, qui n’a pas de comparable, avec un tel rendement, 4,62 %, tout en étant liquide. Pour avoir un tel rendement, les investisseurs doivent aller chercher de petits émetteurs corporate ou des subordonnés bancaires, mais ce n’est pas la même liquidité. En achetant cette dette souveraine, les investisseurs peuvent diversifier leur risque. Or aujourd’hui, avec des taux d’intérêt aussi bas, nombre d’entre eux ont retrouvé de l’appétit pour le risque. Et le seul émetteur souverain qui réalise des emprunts de même taille est le Portugal, mais ses obligations à cinq ans portent un rendement de 1,15 %, l’écart est gigantesque avec les 4,62 % de la Grèce.

 

Quels investisseurs sont typiquement intéressés ?

Cette émission peut intéresser un large éventail d’investisseurs cherchant du rendement : des Sicav, des fonds spécialistes de dette « high yield » (émetteurs à haut rendement, notés en dessous de la catégorie « investissement »), des spécialistes des marchés émergents et sans doute quelques hedge funds, peut-être aussi des gestionnaires d’actifs, plutôt que des assureurs qui recherchent des placements moins risqués. Les investisseurs, qui souscrivent, savent qu’ils achètent un pays risqué, noté Triple C ou simple B selon les agences, c’est plus d’un cran d’écart avec le Portugal par exemple. Il faut que les investisseurs aient les nerfs solides et une bonne tolérance aux fortes variations de cours : quand on regarde l’historique des obligations avril 2019 émises en 2014, on voit qu’elles sont tombées de 100 à 40 en moins d’un an puis remontées de 70 à plus de 100 depuis le printemps 2016.

Pourquoi la Grèce n’a-t-elle pas levé davantage d’argent ?

C’est vrai que 3 milliards d’euros n’est pas un montant énorme au regard du livre d’ordres qui a dépassé les 7 milliards. La demande n’a donc été servie qu’à moitié. Mais certains ordres réclamaient un rendement plus élevé, à 4,875 %. La Grèce a ainsi pu obtenir un resserrement de 25 points de base du rendement prévisionnel au cours de la journée, c’est une performance assez exceptionnelle. Si la situation est stable, on peut imaginer que la Grèce reviendra probablement sur les marchés dans un an. En 2014, son émission à cinq ans était de 4 milliards d’euros. La Grèce aurait pu aussi émettre à une échéance plus lointaine, mais cela a un coût : l’Argentine a ainsi émis un emprunt à 100 ans en juin, avec un rendement de 8 %. Les nouvelles économiques sont plutôt bonnes en Grèce, la reprise est là, les finances publiques sont sur la bonne voie et l’accord avec la Commission européenne, la BCE et le FMI  devrait durer un moment. Ceci dit, la mise en place des réformes est difficile et très lente en Grèce, comme on le constate pour celle du cadastre. Il y a aussi le contexte général : si la Fed remonte ses taux, il y aura un effet de substitution dommageable aux obligations à risque, car les investisseurs se reporteront sur les bons du Trésor américain.

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