Archive pour le Tag 'flou'

Droits de douane américain : par un accord , un dictat très flou

Droits de douane américain : par un accord , un dictat très flou

Officiellement l’union européenne et les États-Unis se réjouissent d’un accord qui n’en est pas un. D’abord parce que les Européens ont du se soumettre au droit de douane à 15 % ; ce qui est considérable si on tient compte par ailleurs de la dévaluation du dollar de l’ordre de 12,5 %. C’est contraint et forcé que l’Europe accepte ce dictat après avoir été menacée de 25 %. À noter que l’acier et l’aluminium supporte toujours des taxes à 50 %.

Pour le reste des discussions doivent encore intervenir pour préciser les orientations définitives. Quant à la promesse d’investissement vers les États-Unis c’est surtout une annonce à usage interne pour les partisans de Trump; même chose pour les promesses d’achat de matières premières énergétiques. Dans ces deux domaines la décision appartient aux entreprises et non aux Etats. Bref de promesses très floues. L’Europe a du plier sous la pression des États-Unis d’une part et sous le poids de ses propres contradictions internes d’autre part sans parler de la faiblesse personnelle de la présidente de la commission européenne qui ne pèse pas lourd en politique.

C’est évidemment à l’usage qu’on mesura les conséquences d’un pseudo accord et notamment son effet sur l’inflation et la croissance aux États-Unis et les conséquences sur l’économie mondiale et sur celle de l’Europe. Le risque est grand que ce type de décision soit néfaste aussi bien pour les États-Unis que pour les pays qui commercent avec eux. En dernier ressort ce sont les marchés financiers qui pourraient bien arbitrer notamment si le déficit américain continue d’enfler sous le poids d’une baisse de croissance et d’augmentation du déficit budgétaire. D’ores et déjà on constate un fort désengagement à bas bruit par les étrangers des obligations américaines.

Militaires européens en Ukraine: le flou !

Militaires européens en Ukraine: le flou !

La rencontre de pays européens en recherche d’une politique de défense commune à Paris ce jeudi n’aura pas beaucoup avancé sur la question de la présence militaire européen en Ukraine. C’est en tout cas l’avis du président ukrainien. Même une présence dans des pays autour de l’Ukraine sorte de mission de surveillance de la Russie pose encore de nombreuses questions en particulier le degré d’engagement de la coalition et ses conditions.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a donc dit regretter jeudi qu’il y ait toujours «beaucoup de questions» et «peu de réponses» au sujet du potentiel déploiement d’un contingent européen sur le sol ukrainien pour surveiller un éventuel cessez-le-feu avec la Russie, à l’issue d’un sommet à Paris des pays alliés de Kiev.

Le retour du service militaire obligatoire : démagogie et flou de Macron !

Le retour du service militaire obligatoire : démagogie et flou de Macron !

Pour justifier son refus du service militaire obligatoire Macron a rappelé la création  du service national universel, un service bidon par ailleurs en train de mourir. Il argumente aussi de façon démagogique en recherchant une solution » qui fasse consensus dans la nation. Un curieux chef  de guerre qui par ailleurs a évité de faire le service militaire. Quand la lâcheté fait place au courage et l’incompétence à la pertinence. Faut-il rappeler qu’en Ukraine comme d’ailleurs à Gaza ce sont les troupes au sol qui gagnent ou qui perdent les batailles. Ainsi en Ukraine 600 000 tués et blessés côté russe et 400 000 côtés ukrainiens pour les seuls militaires.

Trump: Des orientations, du flou et du bla-bla

Trump: Des orientations, du flou et du bla-bla

 

Trump sitôt à la Maison-Blanche a publié un fleuve de décrets dont certains sont effectivement des orientations (immigration, anti wokisme, citoyenneté, énergie etc ) mais beaucoup sont caractérisés par un grand flou et d’autres enfin ne sont que le verbiage simpliste de Trump , une sorte de bla-bla vite oublié ou contredit. De toute manière, il ne s’agit que de perspectives car les décisions principales devront passer par le congrès. Beaucoup seront aussi contestés en justice. Enfin les États-Unis sont un État fédéral. Les Etats qui les composent disposent d’une grande marge de pouvoir dans beaucoup de domaines.

Lae site de la Maison-Blanche recense l’ensemble des décrets (executive orders) adoptés par le président américain depuis sa prise officielle de fonction ce lundi 20 janvier. On retrouve parmi ceux-ci d e vraies  orientations, des intentions et des illusions:

«Désigner les cartels (de la drogue NDLR) et autres organisations comme des organisations terroristes étrangères»
«Mettre fin aux programmes gouvernementaux radicaux et inutiles de DEI et privilégier le mérite» : décret destiné à mettre fin aux programmes de diversité et d’inclusion.
«Défendre les femmes contre l’extrémisme idéologique du genre et rétablir la vérité biologique au sein du gouvernement fédéral» : décret visant à bannir les politiques favorables aux personnes transgenres.
«Déclarer une urgence nationale à la frontière sud des États-Unis » : décret visant à lutter contre l’immigration clandestine à la frontière avec le Mexique.
«Protéger le peuple américain contre l’invasion»
«Déclarer l’état d’urgence énergétique national»
«Protéger le sens et la valeur de la citoyenneté américaine» : décret visant à remettre en cause le droit du sol, autrement dit l’acquisition de la citoyenneté américaine par la naissance
«Rétablir la liberté d’expression et mettre fin à la censure fédérale»
«Fournir une aide d’urgence aux familles américaines et vaincre la crise du coût de la vie»

Macron toujours dans le flou qui le fera disparaître

Macron toujours dans le flou qui le fera disparaître

Une nouvelle fois Macon a choisi le flou qui pourrait bien faire disparaître le macronisme  du champ politique. Or l’ancien premier ministre, Gabriel Attal, a lui pris nettement position pour un désistement en faveur du candidat pouvant faire échouer celui du rassemblement national. Cette perspective de Front Républicain est encore aléatoire y compris à gauche.

 

Pour les macronistes  la ligne à adopter pour le second tour ne fait pas l’unanimité.  C’est nettement plus clair chez Gabriel Attal:« L’enjeu de ce second tour c’est de priver l’extrême droite d’une majorité absolue », a asséné le Premier ministre. Par exemple, dans la Somme, la candidate macroniste est arrivée en troisième position. Son retrait pourrait permettre au député sortant de la Somme François Ruffin de l’emporter face au RN. François Bayrou a ainsi suggéré son retrait. Mais cette ligne n’est pas celle d’Edouard Philippe, qui a appelé au « ni-ni », ni RN, ni France Insoumise.

Dans environ 250 circonscriptions, trois candidats sont sélectionnés pour le second tour. Mais ces triangulaires vont pour beaucoup se transformer en duel. Car le nouveau front populaire retirera ses candidats là où ils sont arrivés en troisième position. C’est ce qui pourrait permettre à Elisabeth Borne de l’emporter dans le Calvados face au candidat RN, qui a obtenu environ 36% des voix. Cette position place l’alliance de gauche dans une situation compliquée.

Afrique: Le flou de la politique française

Afrique: Le flou de la politique française

Pour le député Bruno Fuchs, auteur avec Michèle Talbot d’un rapport parlementaire sur l’état des relations franco-africaines, Paris doit sortir d’une vision missionnaire et moralisatrice dépassée. ( dans « Le Monde »)

Comment ne pas être emporté par ce qui ressemble à une lame de fond contestatrice ? C’est l’objet du rapport des députés Bruno Fuchs (MoDem) et Michèle Tabarot (Les Républicains, LR) sur l’état des relations franco-africaines.

Alors que Paris a dû encaisser le départ forcé de ses soldats du Mali, du Burkina Faso et enfin du Niger, que le discours hostile à sa politique africaine bénéficie d’un écho toujours plus large dans les opinions et que de nouveaux concurrents viennent contester des positions que les décideurs français pensaient établies, les deux élus préconisent plus de clarté et de cohérence dans les actes et les discours vis-à-vis du continent.

Vous plaidez pour une « juste distance » dans les relations entre la France et les pays africains. Qu’entendez-vous par là ?

Bruno Fuchs Il faut sortir d’une vision missionnaire et moralisatrice qui nous met à dos les Africains. Cette approche, ancrée dans la culture française, n’a jamais fonctionné. Nous défendons un modèle de société fondé sur la démocratie, le respect de l’Etat de droit et l’attachement aux libertés publiques, mais nous ne sommes pas moralisateurs vis-à-vis du Qatar, de l’Arabie saoudite et de la Chine. Pourquoi le serions-nous avec la RDC, la Guinée équatoriale ou la Côte d’Ivoire ? Nous devons être cohérents dans notre approche du monde et tenir nos positions.

Quand on va à l’encontre de nos valeurs comme on l’a fait au Tchad [où après la mort d’Idriss Déby, Emmanuel Macron a soutenu la solution d’une transition dirigée par le fis du défunt], il faut être transparent et expliquer que le principe de sécurité dans la région prime sur le reste. La question se pose aussi avec l’Egypte : préfère-t-on avoir au pouvoir un maréchal Sissi, qui n’est pas un démocrate reconnu, ou les Frères musulmans ?

Il faut également régler ce paradoxe qui consiste à défendre une vision multipolaire du monde tout en privilégiant, en Afrique, un mode d’action unilatérale.

Risque climatique :le flou de l’aide réelle aux pauvres

Risque climatique :le flou de l’aide réelle aux pauvres

Dans le cadre de la COP 28 de Dubaï, un accord serait intervenu pour créer et abonder un fonds destiné aux pauvres victimes de la crise climatique. Un fonds qui s’ajouterait à celui destiné à l’adaptation des pays à la crise. Il y aurait donc un fond de compensation et un autre d’adaptation. Le problème c’est que ces annonces sont rarement suivies d’effet. Par exemple pour le fonds d’adaptation 100 milliards ont été prévus et une dizaine seulement ont été accordés.

Le principe consisterait à soutenir les pays pauvres soutenir face aux impacts à venir, comme les crises humanitaires provoquées par les inondations et les sécheresses en Afrique, par exemple, alors que ces Etats ne sont pas les premiers responsables de la situation. Observons d’abord que ce principe avait déjà été défini mais sans application concertée.

Observons d’abord que comme tout ce qui se passe dans le cadre de la COP , rien n’est obligatoire; c’est donc sur la base du volontariat que ce fonds sera abondé. Cette aide serait également gérée par la Banque mondiale. Le risque en effet c’est que ces concours financiers finissent dans les sables des superstructures et de la corruption dans les pays notamment autoritaires.

Plusieurs pays ont déjà fait des annonces: les Emirats arabes unis avec une offre de 100 millions de dollars USD, suivis par les Allemands (100 millions), le Royaume-Uni (60 millions), les Etats-Unis (24,5 millions), le Japon (10 millions) et l’Union européenne (125 millions).Mais des annonces dans le plus grand flou compte tenu des besoins évalués. Autour de 100 à 400 milliards par alors que pour l’instant on constate un apport global de 400 millions pas nécessairement renouvelables. Plusieurs pays membres de l’UE, dont la France, avaient d’ailleurs promis il y a quelques semaines une « contribution substantielle », et chacun devrait annoncer sa part exacte vendredi et samedi. La France à son tour vient d’annoncer 100 millions.

Les pays en développement ont réclamé un objectif de 100 milliards de dollars pour ce nouveau fonds – un chiffre équivalent aux 100 milliards d’aide annuelle dus par les pays développés pour l’adaptation et la transition écologique, le fameux Fonds vert pour le climat. Pour rappel, celui-ci n’avait pas été honoré dès 2020 comme promis, ce qui avait entaché les relations Nord-Sud dans la lutte contre le changement climatique.

Les pays historiquement responsables du changement climatique, eux, se renvoient la balle pour lever les financements suffisants : les plus développés d’entre eux, Etats-Unis en tête, réclamaient ainsi un élargissement de la base des donateurs aux riches pays émergents, comme la Chine ou l’Arabie saoudite.

« La Chine et les pays du Golfe ont aujourd’hui une responsabilité historique dans les émissions [de gaz à effet de serre] », répétait encore il y a quelques jours à la presse un porte-parole de l’Elysée.

Une autre question suscite également des interrogations à savoir si ce fonds sera destiné à octroyer des prêts des subventions.

Enfin il y a la question de la création ou non d’une taxe internationale pour contribuer à alimenter le dispositif.

Autant de questions qui restent très floues du fait surtout de la réticence des pays donateurs mais aussi parfois de l’ambiguïté des demandes des pays bénéficiaires. La question n’est pas d’aider les pays pauvres victimes de la crise climatique mais les résidents pauvres de ces pays : parfois une différence de taille surtout dans les pays autoritaires ou à démocratie relative.

Logement : face à la crise des promesses et du flou du ministre !

Logement : face à la crise promesses et flou du ministre !

Lors du congrès des maires, le ministre du logement encore répondu à côté de la plaque et a renvoyé l’examen des questions à plus tard notamment concernant la décentralisation; le ministre du Logement a notamment déclaré que « le modèle de développement territorial [était] à bout de souffle ».

« La ville fabriquée dans les années 1970 est obsolète, a éloigné les gens de leur emploi, a concentré les personnes en précarité dans les quartiers… Il faut refonder totalement ce modèle qui correspond à une ville du pétrole pas cher. Aujourd’hui, la réalité économique n’est plus la même : l’énergie, à commencer par l’essence, coûte cher désormais », a poursuivi Patrice Vergriete.

Devant les maires ce jeudi, le ministre du Logement a promis de « donner plus de moyens pour contrôler et réguler ». Précisément, tant des moyens de préemption que des moyens de déroger aux règles nationales, sauf aux règles environnementales. « Oui, il faut une ressource », a encore affirmé Patrice Vergriete, soulignant que la ville de demain coûtera plus chère. Transformer un actif immobilier existant est en effet plus onéreux qu’artificialiser une terre agricole.

Interrogé par les maires de la salle sur la politique de ZAN, qui renchérit les coûts des terrains disponibles, le ministre du Logement a refusé tout « retour en arrière ». « Si les établissements publics fonciers locaux [qui portent le coût du foncier pour les communes, Ndlr] ne sont pas suffisamment dotés et si les maires n’ont pas la possibilité de réguler le marché foncier, créons les outils », a assuré Patrice Vergriete.

Le ministre du logement s’est enfin montré favorable à l’augmentation des fiscalités locales

Crise du logement : devant les maires, des promesses et du flou du ministre !

Crise du logement : devant les maires, des promesses et du flou du ministre !

Lors du congrès des maires, le ministre du logement encore répondu à côté de la plaque et a renvoyé l’examen des questions à plus tard notamment concernant la décentralisation; le ministre du Logement a notamment déclaré que « le modèle de développement territorial [était] à bout de souffle ».

« La ville fabriquée dans les années 1970 est obsolète, a éloigné les gens de leur emploi, a concentré les personnes en précarité dans les quartiers… Il faut refonder totalement ce modèle qui correspond à une ville du pétrole pas cher. Aujourd’hui, la réalité économique n’est plus la même : l’énergie, à commencer par l’essence, coûte cher désormais », a poursuivi Patrice Vergriete.

Devant les maires ce jeudi, le ministre du Logement a promis de « donner plus de moyens pour contrôler et réguler ». Précisément, tant des moyens de préemption que des moyens de déroger aux règles nationales, sauf aux règles environnementales. « Oui, il faut une ressource », a encore affirmé Patrice Vergriete, soulignant que la ville de demain coûtera plus chère. Transformer un actif immobilier existant est en effet plus onéreux qu’artificialiser une terre agricole.

Interrogé par les maires de la salle sur la politique de ZAN, qui renchérit les coûts des terrains disponibles, le ministre du Logement a refusé tout « retour en arrière ». « Si les établissements publics fonciers locaux [qui portent le coût du foncier pour les communes, Ndlr] ne sont pas suffisamment dotés et si les maires n’ont pas la possibilité de réguler le marché foncier, créons les outils », a assuré Patrice Vergriete.

Le ministre du logement s’est enfin montré favorable à l’augmentation des fiscalités locales

Politique africaine : le grand flou de Macron

Politique africaine : le grand flou de Macron

Ce qui caractérise la politique africaine de Macon c’est surtout le grand flou. Non seulement il y a eu la débâcle de la force barkhane au Sahel mais d’une façon générale le président a fait preuve d’un certain désintérêt et de contradictions avec beaucoup de pays d’Afrique. D’une certaine manière, il a aussi contribué à renforcer encore le sentiment anti France qui par ailleurs est alimenté par des puissances étrangères qui instrumentalisent certains pays d’Afrique pour accroître leur poids diplomatique et économique dans le monde. C’est notamment le cas de la Chine et de la Russie.

On objectera sans doute que ces les hésitations du président et ce « en même temps » aussi en Afrique ont également caractérisé l’ensemble de sa politique étrangère. Du coup, les relations se sont détériorées avec beaucoup de pays.

L’Assemblée nationale s’est penchée sur le sujet pour tenter de comprendre comment redorer, du moins en partie, l’image de la France dans le continent. Les députés Bruno Fuchs (MoDem) et Michèle Tabarot (LR) ont corédigé un rapport qui analyse les raisons de ce violent rejet et dessiné des pistes pour réagir «en urgence car ce désamour est contagieux».

S’ils assurent qu’il ne «s’agit toutefois pas de condamner sans nuance les erreurs faites par notre pays», le bilan est néanmoins très sévère. Certes, ils rappellent l’analyse de l’historien Achille Mbembe de «la fin d’un cycle» inévitable entamé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, mais ils soulignent aussi les errements de tous les présidents français depuis 1990, et ceux d’Emmanuel Macron en particulier.

Politique africaine : le grand flou de Macron

Politique africaine : le grand flou de Macron

Ce qui caractérise la politique africaine de Macron c’est surtout le grand flou. Non seulement il y a eu la débâcle de la force barhane au Sahel mais d’une façon générale le président a fait preuve d’un certain désintérêt et de contradictions avec beaucoup de pays d’Afrique. D’une certaine manière, il a aussi contribué à renforcer encore le sentiment anti France qui par ailleurs est alimenté par des puissances étrangères qui instrumentalisent certains pays d’Afrique pour accroître leur poids diplomatique et économique dans le monde. C’est notamment le cas de la Chine et de la Russie.

On objectera sans doute que ces les hésitations du président et ce « en même temps » aussi en Afrique a également caractérisé l’ensemble de sa politique étrangère. Du coup, les relations se sont détériorées avec beaucoup de pays.

L’Assemblée nationale s’est penchée sur le sujet pour tenter de comprendre comment redorer, du moins en partie, l’image de la France dans le continent. Les députés Bruno Fuchs (MoDem) et Michèle Tabarot (LR) ont corédigé un rapport qui analyse les raisons de ce violent rejet et dessiné des pistes pour réagir «en urgence car ce désamour est contagieux».

S’ils assurent qu’il ne «s’agit toutefois pas de condamner sans nuance les erreurs faites par notre pays», le bilan est néanmoins très sévère. Certes, ils rappellent l’analyse de l’historien Achille Mbembe de «la fin d’un cycle» inévitable entamé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, mais ils soulignent aussi les errements de tous les présidents français depuis 1990, et ceux d’Emmanuel Macron en particulier.

Ingénierie solaire-: pour-des-règles-de-gouvernance

Ingénierie solaire-: pour-des-règles-de-gouvernance

par
Janos Pasztor

directeur exécutif de la Carnegie Climate Governance Initiative

Potentielle option d’urgence pour contrer l’emballement du réchauffement climatique, la modification du rayonnement solaire ne doit pas être discutée en catimini mais doit faire l’objet d’un débat public transparent, juge, dans une tribune au « Monde », Janos Pasztor, directeur exécutif de la Carnegie Climate Governance Initiative.

Parler aux diplomates des risques du changement climatique n’est pas nouveau pour moi. J’ai passé des décennies à l’Organisation des nations unies (ONU) à faire cela. Jamais, cependant, je n’ai rencontré le niveau d’inquiétude que j’entends maintenant dans les voix des hauts représentants gouvernementaux de plus de soixante pays, que mes collègues et moi avons rencontrés au cours des sept dernières années, pour discuter des lacunes en matière de gouvernance des nouvelles techniques qui pourraient modifier le climat.

Pourquoi l’évoquer maintenant, et pourquoi une telle inquiétude ? Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il est probable que le monde dépassera temporairement l’objectif de température de l’accord de Paris de 1,5 °C, même dans le cadre des trajectoires les plus ambitieuses de réduction des émissions. De plus, quelle que soit l’augmentation de température donnée, les impacts seront plus importants que prévu – ce qui nous amène vers des climats que l’humanité n’a jamais connus auparavant.

La modification du rayonnement solaire (MRS ou géo-ingénierie solaire) pourrait être une option d’urgence potentielle pour faire face temporairement aux risques de dépassement. L’approche la plus étudiée – et la plus controversée – consisterait à pulvériser des aérosols dans la stratosphère pour réfléchir la lumière du soleil loin de la Terre, refroidissant ainsi rapidement la planète. Si elle était développée et déployée, elle affecterait tous les pays du monde, mais pas tous de la même manière. Il faut toutefois noter qu’elle ne remplacerait pas la réduction urgente des émissions, l’élimination du carbone de l’atmosphère et le renforcement de l’adaptation.

Cependant, tout comme une planète surchauffée présente des risques sérieux, il en va de même pour la MRS. Ces risques seraient différents et comprendraient, par exemple, des dommages potentiels à la couche d’ozone, ou une perte de biodiversité si la MRS était brusquement interrompue. Son déploiement poserait également des problèmes éthiques et des risques de sécurité géopolitique, mais différents de ceux résultant des impacts d’une planète en surchauffe.

Il n’existe actuellement aucune gouvernance formelle, robuste et complète pour la recherche, les tests, ou la décision de déployer ou non la MRS. Toujours selon le GIEC, il s’agit d’un risque en soi.

Emmanuel Macron dans le flou… à Nouméa

Emmanuel Macron dans le flou… à Nouméa


Depuis des jours Macon ne cesse de reculer sa prise de parole notamment à propos du séisme constitué par les émeutes. C’est donc de Nouméa parlera de manière toujours aussi ambiguë des perspectives politiques. Il n’est pas certain qu’il rassure beaucoup avec des propos aussi vagues que le choix de « la continuité et l’efficacité pour les temps qui viennent ».

Une formule tellement creuse que le président a été obligé d’affirmer qu’il choisissait e  » un cap clair «l’indépendance du pays pour pouvoir consolider un modèle plus juste», autour de quatre chantiers, l’ordre républicain, la réindustrialisation et le «plein-emploi», les services publics (éducation et santé surtout), et la planification écologique, qui sera présentée à la «fin de l’été». Il a également évoqué, parmi les défis de la rentrée, la phase finale de la préparation des Jeux olympiques et la mise en place d’un «cadre exigeant» pour la mise en «ordre» des finances publiques.

Macron se voient contraires d’employer une périphrase : l’ordre républicain, pour parler en réalité des banlieues et des violences. Il reprend à son compte la pseudo planification écologique qui évidemment n’est qu’un slogan tant qu’elle n’a pas été approfondie concrètement par filière et par territoire…sans parler du financement. Macron fait allusion globalement aussi aux services publics mais sans objectif précis. Et pour la forme il évoque aussi « la mise en ordre finance publiques. Une allusion faire plaisir à Bruxelles compte tenu de la dérive totale du budget et de la dette. Macron évite surtout le sujet brûlant de la rentrée à savoir la question du pouvoir d’achat qui en moyenne sur deux ans a baissé de l’ordre de 5 à 6 %.

Notons que la première ministre elle aussi choisi la politique du flou avec cet objectif lors de la réunion du nouveau gouvernement lundi : « anticiper les risques de l’été » et « travailler sur les priorités de la rentrée définie par le chef de l’État !

Emeutes : Loi d’urgence .. et du flou

Emeutes : Loi d’urgence .. et du flou


Macon encore pris au piège de ses contradictions en annonçant une loi d’urgence. En fait, la création d’un fonds pour reconstruire alors que récemment il avait indiqué qu’il ne s’agissait plus d’investir dans le béton mais plutôt dans le soft. Ce qu’il envisage cependant mais de manière très floue pour surtout ne pas faire référence à un plan qui ressemblerait au rapport Borloo qu’il avait condamné dès sa présentation. Bref, pas vraiment une stratégie. La confirmation que Macron est submergé par l’ampleur du problème comme le constate la presse internationale. En effet ces émeutes auront encore révéler une nouvelle fois la crise générale d’autorité qui affecte le pays et pas simplement dans les banlieues.

Le président de la République a promis un accompagnement « pour très vite pouvoir réparer » le matériel de vidéosurveillance cassé, ainsi que des aides financières pour les réparations concernant « la voirie, les établissements communaux, les écoles ». Le gouvernement s’est dit ouvert à des « annulations » de cotisations sociales et fiscales « au cas par cas » pour les commerces vandalisés. « On va être extrêmement ferme et clair avec les assureurs commune par commune », a-t-il encore dit lors de la réunion à l’Elysée abondant ainsi dans le sens du ministre de l’Economie qui avait fait savoir, plus tôt dans la journée, que les assureurs avaient accepté de « considérer des réductions de franchise ».

Ce mardi matin, la présidente de France Assureurs a avancé un premier montant de 280 millions d’euros, pour 5.800 sinistres déjà déclarés à l’échelle nationale. Une facture qui devrait s’avérer bien plus importante dans les jours à venir, a-t-elle prévenu au micro de Franceinfo. De son côté, le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé qu’elle s’élèverait à plus d’un milliard d’euros pour les entreprises. Selon les chiffres du syndicat patronal, plus de 200 commerces ont été entièrement pillés, 300 agences bancaires détruites, 250 bureaux de tabac touchés, « avec des modes opératoires d’une violence absolue ».

Au-delà des aides d’urgences, le président de la République a aussi profité de cette réunion à l’Elysée pour ouvrir des chantiers au plus long cours, du logement à la décentralisation en passant par la justice des mineurs et l’éducation mais en restant dans le flou le plus total.

Nouveau pacte financier mondial : un grand grand flou décevant

Nouveau pacte financier mondial : un grand grand flou décevant

Le résultat est forcément décevant car les thèmes étaient trop nombreux et trop flous. La seule avancée est d’ordre démocratique avec une place plus importante donnée à la voix des pays en développement. Pour le reste ,le mélange de la réforme du système financier (système de Bretton Woods notamment), l’aide à la pauvreté, la lutte contre le climat et la répartition des richesses à largement complexifié la problématique. Pour Macron, une partie de l’objectif est atteint et il s’agissait pour lui de renforcer sa stature internationale.

Le thème le plus prioritaire était sans doute de l’endettement de certains pays hors même sur ce thème aucune décision n’a été prise. Un endettement autour de 8000 milliards dont la moitié détenue par la Chine qui continue et en profite pour intensifier son néocolonialisme sur les pays pauvres notamment en Afrique dont elle pille les ressources.

Les besoins sont faramineux. Selon l’ONG Oxfam, les pays à revenus faibles et moyens ont besoin de 27 000 milliards de dollars d’ici à 2030 pour répondre aux besoins en matière de dépenses climatiques et sociales. Face à ces montants, les 100 milliards de dollars par an promis depuis la COP15 de Copenhague, en 2009, et finalement réunis pour la première fois cette année, ne suffisent pas à crier victoire. De même, l’annonce de la réallocation par les pays riches de l’équivalent de 100 milliards de dollars de droits de tirages spéciaux à destination du Sud n’est que la confirmation d’un engagement pris en 2021.

Ceux qui espéraient que le sommet soit l’occasion d’acter de nouveaux prélèvements – notamment sur les activités polluantes – sont repartis déçus. La possibilité de taxes internationales sur les transactions financières, sur les billets d’avion (comme c’est le cas en France depuis 2008) et sur les transports maritimes, n’a pas abouti.

En revanche, cette dernière option fait désormais l’objet d’un appui politique de plus en plus important. A tel point que ses promoteurs espèrent que cette piste se concrétisera au sommet de l’Organisation maritime internationale, prévu début juillet. « On a un club de ceux qui pensent comme nous et c’est à l’Organisation maritime internationale que la négociation doit se tenir et que nous la tiendrons », a promis Emmanuel Macron, en référence à la petite vingtaine de pays susceptibles de signer un accord.

Pour tout dire les résultats sont très modeste et les pays pauvres restent un peu sur leur faim. ces pays ont très clairement appelé à ce que les institutions financières aident les Etats à concrétiser leurs propres stratégies de développement. Ainsi, pour le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, les nations du Sud attendent « non seulement une réforme de l’architecture financière internationale, mais aussi qu’elles se traduisent par des projets pratiques concernant notamment les infrastructures. C’est à cette condition que nous, les Africains, serons convaincus que cela vaut la peine de se rendre à ce genre de sommet, d’aller jusqu’en Europe et d’écouter toutes ces promesses », a-t-il prévenu.

À noter toutefois une avancée concernant l’endettement de la Zambie ( autour de 17 milliards) alors que plusieurs pays font face à l’aggravation de leur endettement face aux multiples crises. Les pays créanciers de la Zambie (notamment la Chine) ont accepté de restructurer 6,3 milliards de dollars de dette (soit environ 5,8 milliards d’euros), plus de deux ans après le défaut de paiement du pays.

« J’aime l’esprit de coopération et de partenariat que j’ai observé ici », a appuyé à la tribune le président kényan, William Ruto. « Je pense que c’est la bonne manière de travailler. » Si le système financier n’a pas été revu de fond en comble, la place accordée aux pays en développement dans ces discussions constituerait-elle déjà une forme de révolution ?

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