Archive pour le Tag 'flou'

Réforme des Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

Réforme des Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

 

A juste titre,  Piketty interroge les slogans du gouvernement qui vendent la réforme. Si le principe de la retraite universel est bon par contre le slogan « un euro de cotisation aura la même valeur pour tous » masque le grand flou  de la réforme .Une réforme qui va affecter surtout le montant des retraites (et l’âge aussi). Par ailleurs,  le gouvernement aura beaucoup de mal à convaincre du bien-fondé de sa réforme s’il ne demande pas un effort significatif aux plus favorisés, estime l’économiste dans sa chronique au « Monde ».Extraits

« Même si le calendrier reste flou et les modalités incertaines, le gouvernement semble maintenant décidé à se lancer dans une vaste réforme du système de retraites, avec à la clé l’unification des règles actuellement appliquées dans les multiples régimes en vigueur (fonctionnaires, salariés du privé, collectivités locales, indépendants, régimes spéciaux, etc.).

Disons-le clairement : la mise en place d’un système universel est en soi une excellente chose, et une telle réforme n’a que trop tardé en France. Les jeunes générations, et en particulier tous ceux qui ont connu de multiples changements de statut (salariat privé et public, autoentrepreneur, passages par l’étranger, etc.), n’ont souvent aucune idée des droits à la retraite qu’ils ont accumulés. Cette situation produit des incertitudes insupportables et renforce l’anxiété économique, alors même que notre système de retraites est globalement bien financé.

Mais, une fois que l’on a proclamé cet objectif de clarification et d’unification des droits, la vérité est que l’on n’a pas dit grand-chose. Il existe en effet de multiples façons d’unifier les règles. Or rien ne garantit que le pouvoir en place soit en capacité de dégager un consensus viable à ce sujet. Le principe de justice évoqué par le gouvernement paraît simple et plausible : un euro cotisé doit donner lieu aux mêmes droits à la retraite, quels que soient le régime et le niveau de salaire ou de revenu d’activité. Le problème est que ce principe revient à sacraliser les inégalités salariales telles qu’elles existent, y compris lorsqu’elles prennent des proportions abyssales (du travail émietté et sous-payé pour certains, des rémunérations excessives pour d’autres), et à les perpétuer à l’âge de la retraite et de la grande dépendance, ce qui n’a rien de particulièrement « juste ».

Conscient de la difficulté, le projet Delevoye annonce qu’un quart des cotisations continuera d’être consacré à la « solidarité », c’est-à-dire, par exemple, aux bonifications pour enfants et interruptions de carrière ou pour financer une retraite minimale pour les plus bas salaires. La difficulté est que la façon dont ce calcul a été effectué est très contestable. En particulier, cette estimation ignore purement et simplement les inégalités sociales d’espérance de vie. Par exemple, si un salarié modeste passe dix ans à la retraite alors qu’un super-cadre en passe vingt, alors on oublie de prendre en compte qu’une large part des cotisations du premier sert en pratique à financer la retraite du second (ce que la maigre prise en compte de la pénibilité ne suffit nullement à compenser)……. »

Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

 

A juste titre,  Piketty interroge les slogans du gouvernement qui vendent la réforme du gouvernement. Si le principe de la retraite universel est est bon par contre le slogan « un euro de cotisation aura la m^me valeur pour tous » masque le grand flou  de la réforme .Une réforme qui va affecter surtout le montant des retraites. Par ailleurs  Le gouvernement aura beaucoup de mal à convaincre du bien-fondé de sa réforme des retraites s’il ne demande pas un effort significatif aux plus favorisés, estime l’économiste dans sa chronique au « Monde ».Extraits

« Même si le calendrier reste flou et les modalités incertaines, le gouvernement semble maintenant décidé à se lancer dans une vaste réforme du système de retraites, avec à la clé l’unification des règles actuellement appliquées dans les multiples régimes en vigueur (fonctionnaires, salariés du privé, collectivités locales, indépendants, régimes spéciaux, etc.).

Disons-le clairement : la mise en place d’un système universel est en soi une excellente chose, et une telle réforme n’a que trop tardé en France. Les jeunes générations, et en particulier tous ceux qui ont connu de multiples changements de statut (salariat privé et public, autoentrepreneur, passages par l’étranger, etc.), n’ont souvent aucune idée des droits à la retraite qu’ils ont accumulés. Cette situation produit des incertitudes insupportables et renforce l’anxiété économique, alors même que notre système de retraites est globalement bien financé.

Mais, une fois que l’on a proclamé cet objectif de clarification et d’unification des droits, la vérité est que l’on n’a pas dit grand-chose. Il existe en effet de multiples façons d’unifier les règles. Or rien ne garantit que le pouvoir en place soit en capacité de dégager un consensus viable à ce sujet. Le principe de justice évoqué par le gouvernement paraît simple et plausible : un euro cotisé doit donner lieu aux mêmes droits à la retraite, quels que soient le régime et le niveau de salaire ou de revenu d’activité. Le problème est que ce principe revient à sacraliser les inégalités salariales telles qu’elles existent, y compris lorsqu’elles prennent des proportions abyssales (du travail émietté et sous-payé pour certains, des rémunérations excessives pour d’autres), et à les perpétuer à l’âge de la retraite et de la grande dépendance, ce qui n’a rien de particulièrement « juste ».

Conscient de la difficulté, le projet Delevoye annonce qu’un quart des cotisations continuera d’être consacré à la « solidarité », c’est-à-dire, par exemple, aux bonifications pour enfants et interruptions de carrière ou pour financer une retraite minimale pour les plus bas salaires. La difficulté est que la façon dont ce calcul a été effectué est très contestable. En particulier, cette estimation ignore purement et simplement les inégalités sociales d’espérance de vie. Par exemple, si un salarié modeste passe dix ans à la retraite alors qu’un super-cadre en passe vingt, alors on oublie de prendre en compte qu’une large part des cotisations du premier sert en pratique à financer la retraite du second (ce que la maigre prise en compte de la pénibilité ne suffit nullement à compenser)……. »

Loi énergie: les raisons d’un tel flou

Loi énergie: les raisons d’un tel flou

La nouvelle loi sur l’énergie qui doit permettre la programmation pluriannuelle sur la période 2018 2028 sera marqué par un certain flou pour ne pas offusquer certains écologistes. Certes on va rappeler l’objectif de ramener la part de l’énergie nucléaire de 75 à 50 % en 2035 au lieu de 2030, on va aussi annoncer la fermeture des centrales à charbon et la volonté de poursuivre le développement de filières renouvelables. Pourtant l’objectif central de rééquilibrage par rapport à l’atome sera difficilement tenable. Notons d’ailleurs que le président de la république a fait l’impasse sur cette question-là de sa dernière conférence de presse. La question est plus complexe qu’il n’y paraît dans les slogans écolos ou anti-écolos. Il s’agit en effet de développer une politique énergétique qui soit à la fois efficace, cohérente et juste. Efficace car il s’agit de privilégier la production d’énergie au moindre coût afin  d’améliorer la compétitivité du système de production et de rendre accessible l’énergie à tous les ménages. La cohérence vise à rendre compatible cet objectif de compétitivité avec la prise en compte de l’environnement et plus particulièrement du climat. Enfin la transition énergétique ne peut pas être brutale et ne doit pas pénaliser  des couches populaires qui ne peuvent immédiatement accéder aux techniques non polluantes (exemple voiture électriques ou à hydrogène ou encore chauffage à faible émission). Une transition cohérente impose de partir des réalités, de se fixer des objectifs à long terme avec des étapes à moyen terme réalisables et socialement acceptables. Pour partir des réalités, il faut notamment revenir aux chiffres. L’une des principales préoccupations environnementales concerne les gaz à effet de serre qui découlent directement de l’énergie produite et utilisée. L’énergie représente environ 80 % de ces émissions.  Notons que les  émissions de CO2 en France  sont inférieures de moitié à celle de l’Allemagne, quatre fois moins importantes que celle des États-Unis et inférieure aussi à celles de la Chine. Les émissions de la France représentent environ 1 % des émissions mondiales ; en cause, la nature de la consommation intérieure d’énergie primaire avec environ la moitié en combustibles fossiles dont 30 % de produits pétroliers, 44 % d’électricité primaire nucléaire, 10 % d’énergie renouvelable (7 % biomasse, 2 % hydrauliques, 1 % éolien et photovoltaïque). L’électricité, c’est environ un quart de la consommation finale d’énergie. Une électricité issue du nucléaire pour plus de 70 %, du renouvelable pour 18 % (hydroélectriques 10 % et éolien 5 % et 10 % des centrales thermiques fossiles). On sait que des programmes politiques prévoient de réduire la part de l’électricité nucléaire de plus de 70 % à 50 %. L’objectif avait été défini dans le programme de François Hollande avec une échéance à 2025, repoussée à 2035 et sans doute même bien plus loin. En raison notamment du fait que la production d’origine nucléaire ne sera pas réduite avant des années. Le gouvernement actuel n’envisage en fait que la fermeture de Fessenheim qui sera largement compensée par la mise en service de l’EPR de Flamanville ; sans parler de nouvelles centrales EPR qui pourront être décidée à partir de 2021 comme l’a indiqué le président de la république. Notons que la France est par ailleurs engagée dans un énorme plan de renforcement de la sécurité des centrales avec notamment le grand carénage qui découle des nouvelles normes après la catastrophe de Fukushima. Du coup, ce grand carénage d’un coût de 50 à 100 milliards selon les hypothèses rendra possible la prolongation de la vie des réacteurs de 20 à 30 ans. Ceci étant la fission nucléaire pose la redoutable question de la gestion des déchets radioactifs (et la fusion nucléaire n’est pas encore opérationnelle). Parallèlement, se développeront des énergies alternatives notamment  la méthanisation, le photovoltaïque, l’éolien et la géothermie. Techniquement, on voit mal comment les énergies  renouvelables pourraient se substituer aux éventuels suppressions de 20 à 25 % d’électricité nucléaire d’ici 10 ans voire 20 ans. Le problème étant que la plupart des énergies alternatives sont intermittentes alors que la production d’électricité doit être constante comme la distribution. Se pose aussi la question du coût et de l’efficacité énergétique. Ceci étant  des modifications non négligeables peuvent intervenir avec les évolutions techniques (stockage énergie, fusion nucléaire au lieu de la fission, filière hydrogène etc.) mais aussi les modifications du système de production et du mode de consommation. Cela suppose d’intervenir sur chacun des secteurs consommateurs d’énergie primaire. Ces consommateurs sont les ménages 30 %, l’industrie pour 20 % les transports pour 32 % les services pour 16 % l’agriculture pour 3 %. Techniquement la transition sera forcément progressive en France d’autant qu’une des principales préoccupations concerne l’influence des gaz à effet de serre sur le climat. La transition de ce point de vue doit être cohérente. On ne peut en effet souhaiter une réduction des gaz à effet de serre et en particulier du CO2 et en même temps promouvoir des centrales thermiques qui viennent compenser à chaque fois l’intermittence de certaines énergies renouvelables. Quand on examine l’utilisation de l’énergie primaire par secteur, on constate que l’effort et surtout à faire en direction des ménages et des transports. Des secteurs largement influencés par le mode de production, le mode de consommation et l’aménagement du territoire. Il est clair que l’éclatement du mode de production à l’échelle internationale est très consommateur d’énergie en particulier en logistique et en transport. Pour certaines productions notamment basiques on peut en effet s’interroger sur le bien-fondé de produire à des milliers de kilomètres. De la même manière qu’il est sans doute possible de réduire la complexification des processus de production tellement gourmande en prestations logistiques et en transport. Un transport nettement sous tarifé puisque par exemple  le prix de transport d’un container de Hong Kong à Anvers n’est pas plus cher qu’un transport du même container de Paris à Marseille. De ce point de vue, le renforcement de l’économie circulaire serait sans doute de nature à réaliser d’énormes gains  mais aussi à réduire de façon significative les émissions polluantes (sans parler des distorsions de concurrence sociales, fiscales ou environnementales). Le mode de consommation mérite lui aussi d’être mis en question compte tenu de l’obsolescence programmée de nombre de produits voire de leur inutilité. Dernières aspects liées au précédent, le problème de l’aménagement du territoire qui concentre des productions dans des métropoles spécialisées qui sont très gourmandes en transport. Alors que l’économie circulaire permettrait de satisfaire un certain nombre de besoins. En conclusion on voit que la problématique n’est pas simple qu’il convient d’articuler des éléments économiques, techniques, environnementaux et sociétaux.

Macron : un discours très flou

Macron : un discours très flou

 

 

 

Ce matin, Macron s’est livré à un discours qui se voulait rassurant mais assez contradictoire et flou. Pour l’essentiel il a surtout traité de la question énergétique même s’il a évoqué de manière assez ésotérique un éventuel nouveau contrat social. En clair, le chef de l’État a réaffirmé qu’il ne changerait pas de cap y compris en matière de taxation du carburant. Il a toutefois ouvert la porte à la possibilité d’une fiscalité flottante qui varierait donc en fonction des cours du pétrole. Concernant la politique énergétique il s’est montré relativement imprécis puisque il réaffirme la nécessité de se libérer de l’énergie fossile d’ici 2050. Tout en évoquant les énergies nouvelles (géothermie, méthanisation, éoliennes, photovoltaïques,) Macron confirme la réduction de la part de production nucléaire à 50 % mais en 2035 (au lieu de 2025 comme le prévoyait la loi. Pour cela, il envisage la fermeture de 14 réacteurs de 900 MW d’ici 2035. Ce qui n’hypothèque pas le développement de nouvelles filières nucléaires notamment dans la perspective de 2021 (en fait pendant la campagne électorale). Macron ne veut pas être précis concernant la programmation planifiée dans le temps pour la fermeture des réacteurs et envisage même la mise en place de nouvelles centrales. Finalement les énergies renouvelables demeurent accessoires dans l’esprit de Macron qui prévoit un triplement pour les éoliennes et un développement multiplié, par cinq pour le photovoltaïque. Pas vraiment de quoi permettre d’atteindre une part de 50 % seulement pour l’énergie nucléaire en 2035. Sur la méthode, le flou est encore plus épais puisque trois mois sont donnés pour la concertation afin de trouver de nouvelles méthodes qui soient compatibles avec la prise en compte d’un modèle économique et social. Macron a bien tenté de faire preuve d’humilité mais il y est difficilement parvenu même s’il faut reconnaître que ces propos très approximatifs constituaient une certaine remise en cause de l’assurance méprisante qu’il manifestait jusque-là. Pour résumer pas de changement de cap et des méthodes renvoyées à la concertation qui doit se dérouler dans les trois mois à venir. Enfin pour terminer des propos très vague sur le nouveau contrat social du XXIe siècle en envisageant une réduction de la fiscalité. Au total c’est le flou qui caractérise un discours dont  l’objectif visait sans doute à dissimuler la fébrilité du gouvernement.

Réforme des retraites : le grand flou

Réforme des retraites : le grand flou

 

Si on écoute Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire à la réforme des retraites, pour l’instant est un peu le grand flou et ce n’est sans doute pas l’illusoire débat public lancé sur internet qui va éclairer la question. Le principe est simple, retraite par points accumulés et de même niveaux pour tous. L’application est sans doute plus complexe et la mise ne œuvre n’est pas pour demain ni même pour 2025 comme le prévoit le gouvernement.  Jean-Paul Delevoye  s’est exprimé dans une interview donnée au Parisien. « Le revenu donnera un droit à points, vous aurez une portabilité des droits quel que soit le type d’employeur et le secteur. L’objectif est qu’à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique« , explique Jean-Paul Delevoye au Parisien.  Il vante ainsi le respect « de la liberté de choix » que garantirait la réforme, en permettant à chacun de décider quand partir en retraite, s’il juge son nombre de points cumulés suffisant ou non. Le haut-commissaire à la réforme des retraites souligne néanmoins que « l’âge actuel de 62 ans devrait être conservé« . En cause,  le risque que des départs anticipés ne mènent des gens à avoir des petites retraites… et ne « pèsent sur la solidarité nationale ». Concernant les chômeurs, les personnes en situation précaire ou handicapées - lésés par le système à points basé sur les revenus de l’emploi – Jean-Paul Delevoye ne livre pas encore de mesure concrète. « Voilà un des débats que nous devrons avoir » ; « tous ces sujets sont sur la table » !!!!  affirme-t-il. La question des 42 régimes spéciaux sera abordée au second semestre de l’année 2018. « On va regarder quelles sont les différences avec le régime universel, les convergences possibles et les spécificités qu’il est justifié de maintenir comme par exemple pour les militaires ou pour les régimes des indépendants », assure-t-il au Parisien. Autre question abordée au second semestre : une éventuelle part de capitalisation. « La question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond (au-dessus de 120 000 € de revenus, 160 000 € ou plus) », indique Jean-Paul Delevoye. Si la participation est ouverte jusqu’au 25 octobre pour le fameux débat national sur internet, la présentation d’un projet de loi n’est prévue que pour l’été 2019. L’application de la réforme, quant à elle, ne devrait pas avoir lieu avant 2025.

 

Interdiction glyphosate : le grand flou

Interdiction glyphosate : le grand flou 

Dans le cadre de la loi alimentation, un amendement de Matthieu Orphelin proche de Nicolas Hulot laisse la porte ouverte à des dérogations pour, selon la formulation retenue, “tenir compte de l’absence éventuelle d’alternatives pour certains usages ou conditions particulières”. La position française, définie par le chef de l’Etat, est plus ambitieuse que celle de l’Union européenne, qui a renouvelé au mois de novembre l’autorisation du glyphosate pour cinq ans. Au ministère de l’Agriculture, on se refuse pour l’heure à se prononcer pour ou contre l’amendement de Matthieu Orphelin, tout en insistant sur une autre promesse d’Emmanuel Macron, celle “d’éviter les sutranspositions” de normes européennes. “Le débat aura lieu au Parlement”, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, dans une interview au Journal du dimanche, sans donner clairement son opinion. Mais pour le rapporteur du texte à l’Assemblée nationale, Jean-Baptiste Moreau (la République en marche), “il n’y aucune ambiguïté : il n’y aura rien dans cette loi à ce sujet”. “L’engagement présidentiel sera tenu, il n’est juste pas nécessaire de l’afficher dans la loi”, a-t-il justifié devant la presse !!! Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, plaide de côté pour que l’interdiction du glyphosate soit bien inscrite dans la loi car, a-t-il dit vendredi sur BFM TV, “si on ne se fixe pas ces points d’étape, je sais très, très bien qu’il ne se passera rien”. “Sur le glyphosate, on veut des choses claires”, a dit mardi la présidente du syndicat, Christiane Lambert, lors d’une rencontre avec des journalistes. “L’Europe a dit cinq ans, c’est cinq ans.”

« Offre raisonnable d’emploi » ? Le concept flou

« Offre raisonnable d’emploi » ? Le concept flou

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que cette définition paraît particulièrement floue. Elle existait d’ailleurs déjà dans les textes mais n’étaient pas appliquées car guère applicable. La nouvelle définition du gouvernement n’est gère plus éclairante : Le chômeur ne pourrait pas refuser plus de deux fois sans s’exposer à des sanctions pour sa  mauvaise volonté.  Une offre impliquant un temps de trajet d’une heure ou 30 kilomètres maximum  »est considérée comme une offre raisonnable d’emploi ». Encore faut-il que l’offre corresponde aux compétences et qu’elle ne contienne pas de contraintes impossibles à remplir (horaire par exemple). En outre le plus souvent,  les offres seront des CDD parfois de durées très limitées. Cela concerne surtout les chômeurs peu qualifiés qui pourraient subir uen perte de revenus. En effet, il faudra intégrer les frais de transport. Or faire 60kms par jour représente une dépense de l’ordre de 300 euros par mois. Une sérieuse ponction pour des salaires souvent au SMIC (1150 euros nets). De toute évidence cette dimension n’a pas été intégrée. Au lieu de cette menace en cas de refus dune offre dite raisonnable, on ferait mieux de vérifier comme quelles sont les effortts et les démarches qu’effectue le chômeur pour se réinsérer.

 

Discours Macron : interminable et flou pour la presse

Discours Macron : interminable et flou pour la presse

 

La presse n’est pas tendre pour juger de la teneur du discours de Macron. D’une façon générale qui est apparu certes brillant mais  interminable, flou, truffé de banalités, lénifiant et finalement creux.  « Un prêche indigeste » (L’Humanité), « le flou et la forme » (Libération), « un discours de politique très général » (Le Figaro). Emmanuel Macron, qui a promis un « changement profond » pour répondre à « l’impatience » des Français, n’a en tout cas pas réussi à convaincre les commentateurs.  « Après la vague Macron, le Macron vague », s’amuse Laurent Joffrin dans Libération, en notant que « tout en promettant de ne pas biaiser avec le réel, Emmanuel Macron a pris la diagonale du flou ». A 20 minutes , on a surtout noté que le président avait fait d’une pierre deux coups avec son discours : fixer un cap et  régler ses comptes en ouvrant « la boîte à claques ».  « Dans un discours millimétré, gorgé de formules flirtant avec l’emphase, le président a décrit, par le menu, l’économie générale de son mandat », juge quant à lui François Ernenwein de La Croix. Le plus sévère est sans conteste L’Humanité. L’éditorialiste du journal communiste, Patrick Apel-Muller, fustige « un long prêche cauteleux, un chapelet de platitudes et un hachis de grands principes réduits à des banalités ». Le journaliste n’avait déjà pas épargné le président dans l’édito de la veille de son discours.  « À force de constater que François Hollande était incapable de prendre de la hauteur, Emmanuel Macron a visiblement décidé d’adopter l’attitude inverse », commente de son côté Paul-Henri du Lambert dans Le Figaro, quotidien qui estime que « Macron laisse à Philippe les sujets qui fâchent ».  Dans Les Echos, Cécile Cornue, apparemment sur la même longueur d’onde, précise la répartition des rôles au sein du couple exécutif : « au président les mots, les concepts ; au Premier ministre, les actes et les gestes. La tête et les tripes ». Dans la presse régionale, Pascal Conquis, des Dernières Nouvelles d’Alsace , analyse la forme d’un discours vraisemblablement difficile à écouter jusqu’à la fin. Le journaliste a trouvé le discours « trop long, par instants surjoue, bien écrit mais perclus de formules lénifiantes, moralisateur parfois et finalement creux, il s’est révélé un moment considérablement ennuyeux et même par séquences pénible ».

Londres pour un « hard Brexit » ou pour un Brexit flou ?

Londres pour un « hard Brexit » ou pour un Brexit flou ?

 

 

Officiellement la première ministre britannique Theresa May a mis fin aux interrogations et s’est prononcé pour un hard brexit. C’est-à-dire pour un retrait clair et précis clair et net de l’union européenne. Tous les grands médias ou presque ont repris bêtement et paresseusement à la lettre cette déclaration. La vérité est beaucoup plus complexe. En effet il s’agit surtout d’une déclaration à usage interne pour rassurer les Britanniques qui se sont prononcés en faveur du brexit car depuis des semaines le doute sur les intentions réelles de la Grande-Bretagne n’a cessé de progresser. Certes on comprend que Theresa May, la première ministre, tente de rechercher une forme de partenariat avec l’union économique avantageux pour la Grande-Bretagne sur le modèle existant par d’autres pays. Mais quand on analyse de près la demande de la Grande-Bretagne, on constate qu’elle souhaite bénéficier pour le marché unique des mêmes conditions qu’actuellement. Pour résumer la Grande-Bretagne veut demeurer dans le marché unique, donc sans droit de douane, et sans restriction pour le passeport financier mais sans les contraintes d’un membre de l’union économique. De ce point de vue, le discours de la première ministre britannique est particulièrement confus et contradictoire même si elle affirme le contraire. Contrairement à ce qu’affirme la plupart des grands médias, la Grande-Bretagne est loin d’être sortie de l’union européenne. D’abord parce que les négociations ne pourront pas commencer avant les élections françaises et allemandes, c’est-à-dire avant l’été. Théoriquement elles doivent durer deux ans mais il est vraisemblable que compte tenu de la complexité juridique d’une part,  de l’évolution économique de la Grande-Bretagne, cette négociation risque de s’éterniser. Si la Grande-Bretagne voulait vraiment un brexit dur elle pourrait le décider immédiatement et sans compensation témoignant ainsi de sa réelle indépendance.  Si le flou et la contradiction caractérisent la position de Londres, il y a des régions objectives pour cela. Sur le plan économique, les premiers effets du Brexit se sont traduits par notamment une baisse de 20 % de la livre ce qui mécaniquement a fait augmenter de manière substantielle les produits consommés qui pour la moitié viennent de l’étranger. Du coup, le pouvoir d’achat des Britanniques a été amputé de manière significative. Le phénomène pourrait perdurer et amener l’opinion publique à se retourner contre les durs du brexit. Une hypothèse sans doute retenu par la première ministre britannique qui se ménage une porte de sortie dans cette hypothèse. En clair, on pourrait toujours raccrocher les wagons avec l’union économique ou alors comme le demande Theresa May il faut obtenir pour la Grande-Bretagne un accès libre au marché unique sans les contraintes de l’union européenne. Une position évidemment incohérente et irresponsable car elle n’a guère de chance d’aboutir, ce serait en effet la porte ouverte au démantèlement de l’union européenne. « Triste procédure, période surréaliste mais a réagi le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk,  Il est « illusoire » de penser que Londres pourra bénéficier des avantages du marché unique sans accepter les obligations qui vont avec, a commenté l’eurodéputé belge Guy Verhofstadt, chargé de superviser les négociations au nom du Parlement européen. Dans son discours, la Première ministre a défendu une Grande-Bretagne qui soit un « aimant pour les talents internationaux », un « grand pays commerçant au niveau mondial », au-delà des frontières européennes. Elle a aussi souhaité une mise en œuvre progressive des modalités qui organiseront les relations entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne pour éviter de confronter les entreprises à un « saut dans le vide » alors que le marché unique absorbe près de la moitié des exportations britanniques. « Nous voulons acheter vos biens, vous vendre les nôtres, commercer avec vous de manière la plus libre possible et travailler ensemble pour faire en sorte que nous soyons tous plus en sécurité, plus prospères, à travers cette amitié poursuivie », a-t-elle dit. La réussite de l’Europe fait partie de l’intérêt national britannique, a-t-elle ajouté, balayant les « incompréhensions » de ceux parmi les Européens qui redoutent que le divorce britannique marque le début d’un démantèlement de l’UE. Mais elle a également mis en garde ses interlocuteurs contre la tentation de « punir » la Grande-Bretagne pour dissuader d’autres pays d’emprunter la même voie. « Ce serait un acte d’autodestruction calamiteuse », a-t-elle dit, ajoutant qu’elle préférerait une « absence d’accord » à un « mauvais accord ». May a aussi laissé entendre que la Grande-Bretagne pourrait se servir de l’arme fiscale pour attirer ou conserver entreprises et investisseurs sur son sol si l’UE opte pour des tarifs douaniers prohibitifs. Dans son discours, elle s’est aussi attachée à réaffirmer l’union entre les quatre nations constitutives du Royaume-Uni (Angleterre et Pays de Galles, qui ont majoritairement voté pour le Brexit, Ecosse et Irlande du Nord, qui ont voté contre). Réagissant à ses propos, Nicola Sturgeon, dirigeante nationaliste de l’exécutif écossais, a réaffirmé qu’il n’était pas possible de laisser le gouvernement britannique « nous sortir de l’UE et du marché unique sans tenir compte des conséquences sur notre économie, nos emplois, notre niveau de vie et notre réputation » avant de redire qu’il existait « un avenir différent » pour l’Ecosse, celui de l’indépendance.

Etats-Unis : trop de flou budgétaire. (FED)

Etats Unis : trop de flou budgétaire. (FED)  

La Banque centrale américaine considère qu’il y a actuellement trop de flou budgétaire à travers les propositions du nouveau président pour modifier de façon significative sa politique monétaire. La FED  n’écarte toujours pas l’hypothèse d’un relèvement des taux en raison de la bonne tenue de l’activité mais demeure cependant prudente notamment en raison de la dérive budgétaire possible et de l’accroissement de l’endettement. L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis a créé une incertitude « considérable » sur les politiques qu’il est susceptible de mener et il est trop tôt pour que la Réserve fédérale décide d’ajuster son plan de relèvement graduel des taux d’intérêt, a dit lundi le président de l’antenne de New York de la banque centrale américaine. William Dudley, l’un des membres influents et décisionnaires du comité de politique monétaire de la Fed, a dressé un panorama confiant de la situation de l’économie américaine tout en abordant les questions de politique budgétaire et en pointant l’augmentation de l’endettement public. Il a souligné l’accélération de la hausse des salaires et a dit s’attendre à de nouvelles améliorations de la situation du marché du travail et sur le front de la convergence de l’inflation vers l’objectif de la Fed de 2% l’an à moyen terme. « En supposant que l’économie demeure sur cette trajectoire, je serais favorable à ce que la politique monétaire devienne légèrement moins accommodante sur la durée en relevant graduellement le niveau des taux d’intérêt à court terme », a dit ce proche de la présidente de la Fed Janet Yellen. « Il y a encore une incertitude considérable sur la manière dont la politique budgétaire va évoluer au cours des prochaines années. A l’heure actuelle, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives », a-t-il lors d’une intervention publique au cours de laquelle il n’a pas explicitement fait référence au président-élu. Depuis l’élection de Donald Trump à la Maison blanche, Wall Street, le marché obligataire et le dollar sont orientés à la hausse. Dudley a dit que cette réaction des marchés représentait un « durcissement » des conditions de marché tout en ajoutant que cela ne l’inquiétait pas car elle semble motivée par des anticipations d’une hausse des dépenses publiques qui devrait soutenir l’économie. L’élection de Donald Trump, qui s’est notamment engagé à mettre en oeuvre une politique de relance budgétaire massive, a fortement renforcé la perspective d’une hausse de taux par la Réserve

Un nouveau plan d’investissements assez flou

Un  nouveau plan d’investissements assez flou

 

 

 

Difficile de voir clair dans le nouveau plan d’investissement d’avenir annoncé par l’Elysée.  Pour deux raisons d’abord on voit mal comment il sera financé ensuite on mélange plusieurs type d’action qui ne relèvent pas toutes du plan d’investissement PIA (action de la banque publique d’investissement par exemple). Même pour ce qui concerne proprement le PIA l’affectation est très floue également exemple : 700 pour un fonds dédié aux infrastructures énergétiques et urbaines en fonds propres !  Sur le total de 10 milliards, 4 milliards seront consacrés à des interventions en fonds propres, a annoncé la présidence, un montant déjà évoqué par le Commissaire général à l’investissement, Louis Schweitzer. François Hollande a déclaré que plus de la moitié des 10 milliards serait consacrée à l’enseignement supérieur et à la recherche, et le reste à la montée en gamme des entreprises et à l’innovation. Le chef de l’Etat avait annoncé fin avril que deux tiers du PIA3, attendu au plus tard dans le budget 2017 de l’Etat, seraient consacrés à des projets de transition écologique et énergétique. Emmanuel Macron a quant à lui souligné lundi que la Banque publique d’investissement consacrerait 15 milliards d’euros pour l’industrie d’ici 2018. François Hollande et le ministre de l’Economie participaient à un événement sur « la nouvelle France industrielle », une initiative lancée en 2013 pour soutenir la modernisation de l’industrie. François Hollande a estimé que l’amélioration économique – redressement de la croissance, hausse des marges des entreprises et le fait que « la tendance est à la diminution du chômage » – n’est pas uniquement conjoncturel. « Ce sont les fruits concrets de ce que nous avons fait ensemble depuis 2012″, a-t-il dit, vantant la politique de baisse des prélèvements sur les entreprises et le dispositif de suramortissement prolongé jusqu’en 2017. « Il nous faut accélérer », a ajouté le chef de l’Etat. « L’économie va mieux et c’est quand ça va mieux qu’il faut aller encore plus vite. » La destination d’une partie des 4 milliards d’euros d’interventions en fonds propres a été précisée : 700 millions pour un fonds « grands défis », 700 pour un fonds dédié aux infrastructures énergétiques et urbaines, 500 pour la SPI (Société de projets industriels), 500 pour un nouveau fonds d’amorçage et 200 millions pour un fonds pour l’internationalisation des PME.

(Avec Reuters)

Code du travail – réforme Badinter : du flou dans l’application

Code du travail – réforme Badinter : du flou dans l’application

 

 

Le rapport Badinter reprend en les simplifiant très fortement les principes du code du travail actuel. La seule innovation concerne l’organisation et la durée du travail deux aspects qui pourront être négociés  au sein de  l’entreprise.

Rapport Badinter Article 38. La durée normale du travail effectif est établie par les conventions et accords collectifs et, à défaut, par la loi. Les heures de travail accomplies au-delà de la durée normale ne peuvent dépasser une limite fixée par convention ou accord collectif ou, à défaut, par décret. Elles donnent lieu à une rémunération majorée. Le calcul de la durée normale de travail s’effectue par périodes hebdomadaires, sauf si les conventions et accords collectifs en disposent autrement.

Il faut d’abord noter le changement sémantique on ne parle pas de durée légale du travail mais de durée normale du travail une sémantique qui pourrait peut-être permettre de remettre en cause le tabou des 35 heures. En outre la possibilité d’organiser le temps de travail au sein de l’entreprise permettrait d’une certaine manière de remettre en cause la durée légale actuelle. Un point d’ailleurs que franchit Macron qui considère que dès lors  qu’un accord d’entreprise autorisant ce dépassement- dans une problématique de maintien de l’emploi- le principe même des 35 heures est remis en cause. Ce à quoi s’oppose encore Valls et la ministres du travail qui veulent maintenir le concept de durée légale de travail et rémunérer aussi  les heures supplémentaires à hauteur d’au moins 10 %. Une différence de taille entre Valls et Macro. Il n’en demeure pas moins qu’avec ce nouveau concept de durée normale on ajoute un peu de flou à ce qui pourrait être retenu dans le code du travail final  et surtout dans la pratique. Durée légale du travail, durée normale du travail ou durée réelle du travail autant de définitions qui ne couvrent  pas les mêmes contenus. Finalement il se pourrait bien qu’on ne remette pas en cause le dogme des 35 heures pour la durée légale du travaille mais qu’on puisse la contourner après des accords notamment au sein de l’entreprise.

COP 21 :accord flou mais pédagogique

COP 21 :accord flou mais pédagogique

La somme de ces contributions ne suffit certes pas à placer la planète sur la voie d’un réchauffement « nettement en-dessous de 2°C » et encore moins de 1,5°C par rapport aux niveaux industriels, les chiffres retenus par l’accord. De ce point de vue les objectifs retenus paraissent relativement illusoires d’autant que les moyens et les dispositifs d’évaluation paraissent à la fois d’un grand flou est relativement peu contraignant. Toutefois l’accord de Paris, conclu par 195 Etats et l’UE, est de nature pédagogique, c’est le premier à associer pays en développement et développés dans un effort commun pour enrayer le réchauffement de la planète avant qu’il ne prenne un tour catastrophique et irréversible.  Adopté en 1997 et en vigueur depuis 2005, le protocole de Kyoto, auquel succèdera l’accord de Paris en 2020, n’imposait qu’à 37 pays développés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et n’a pas été ratifié par les Etats-Unis. Cette fois, 188 pays sur 195, dont les plus gros émetteurs de GES du monde que sont les Etats-Unis et la Chine, ont déposé auprès de l’Onu des programmes de réduction de ces émissions. L’accord de Paris engagera à l’avenir les signataires à réviser leurs programmes à la hausse tous les cinq ans. Ce qui constitue une petite avancée mais non contraignant puisqu’aucune sanction n’est prévue. Ceci étend il faut noter l’évolution des  pays qui ont contribué en 2009 à l’échec de Copenhague, Etats-Unis, Chine et Inde en tête, de la perception de l’urgence d’une réponse aux dérèglements climatiques.

Renault-Nissan : accord stabilisé mais flou

Renault-Nissan : accord stabilisé mais flou

Vendredi Renault a voté pour un accord qui normalement doit stabiliser les relations avec Nissan. Un accord assez complexe mais dont la question centrale porte sur les droits de vote de l’État au sein de Renault. Des droits de vote qui seraient plafonnés à hauteur de 17,9 % sur les questions dites ordinaires mais pas sur les questions stratégiques. Reste à savoir ce qui sera considéré comme question ordinaire et comme question stratégique. Reste aussi  à définir  ce qui peut être considéré comme une ingérence.  Derrière toutes ces questions se pose notamment le problème  de la localisation de certaines activités en France. « On arrive à un accord qui est mûrement réfléchi, qui a été mûrement discuté, dont un certain nombre de détails sont encore à finaliser (…) mais il n’y a pas de débat sur le fait qu’il y a une volonté ferme de mettre tout ça derrière nous et partir de l’avant », a déclaré Carlos Ghosn au cours d’une téléconférence de presse.   »(Il comporte) plusieurs volets clairement affirmés qui, je l’espère, vont clore le débat sur la gouvernance de l’alliance et sur le fait que tous les actionnaires de l’alliance sont d’accord sur tous les objectifs. » En vertu de l’accord en trois points, l’Etat conserve le principe de ses futurs droits de vote double, mais ses droits de vote seront plafonnés à au moins 17,9% pour les sujets ordinaires. Le plafonnement ne tient plus en revanche dans les situations à caractère exceptionnel, comme la modification de l’accord fondateur de 2002, la récupération par Nissan de ses droits de vote dans Renault ou la présence de Renault en France, conformément à la priorité affichée par l’Etat de détenir une minorité de blocage sur les sujets stratégiques. L’accord prévoit par ailleurs la non-activation des droits de vote de Nissan dans Renault, et en retour un contrat entre Renault et Nissan par lequel le groupe français s’engage sur une « non-interférence » dans la gouvernance de son partenaire japonais, notamment en matière de nominations à son conseil d’administration ou sur les résolutions qui ne seraient pas approuvées par son conseil.

COP21 : vers un accord très flou et non contraignant

COP21 : vers un accord très flou et non contraignant

 

Laurent Fabius a beau annoncé que COP  21 se dirige vers un accord constructif, personne n’y croit. En réalité dans le dernier texte, la plus grande flexibilité est laissée aux Etats aussi bien pour déterminer les objectifs de réduction du réchauffement climatique que  pour les contributions financières destinées à favoriser la transition énergétique dans les pays en voie de développement. Il est probable qu’aucune sanction ne sera prévue pour qui dépasserait les objectifs retenus. On risque donc de ce satisfaire d’un accord très flou sans contrainte et sans sanction ; en plus sans modalités précises ni pour le financement des 100 milliards destinés aux pays en voie de développement ni pour leur affectation. Le caractère très approximatif de l’accord final tient surtout au fait  que nombre de pays ne souhaitent  pas s’engager de manière précise et contraignante. En outre le flou du projet est largement facilité par la volonté de François Hollande d’aboutir à un accord à un à tout prix afin de redorer une crédibilité personnelle largement entamée après la débâcle du parti socialiste aux élections régionales. Un projet d’accord sur le climat a donc été soumis mercredi aux 195 pays participant à la Conférence du Bourget, à deux jours de l’échéance pour un pacte mondial contre le réchauffement de la planète. Il s’efforce de « refléter les compromis naissants », mais il ne s’agit pas encore la version finale.   »Le texte s’efforce de refléter aussi fidèlement que possible les compromis naissants« , a déclaré en séance plénière le président de la COP21, Laurent Fabius, annonçant la distribution du texte ramené à 29 pages, qui « n’est bien entendu pas la version finale« . Il reste plusieurs centaines de ces crochets dans le texte. Le projet veut laisser une certaine flexibilité aux Etats, pour réduire leur pollution ou pour participer au financement de l’aide à l’adaptation pour le changement climatique : les 100 milliards de dollars nécessaires à partir de 2020 pour construire des digues ou des centrales solaires pour les pays en voie de développement. François Hollande, qui a fait de la COP21 l’un des marqueurs de son mandat, a estimé que les négociations étaient « sur le bon chemin« . Mais qu’il y avait « encore des résistances » de certains Etats.  »Aujourd’hui c’est le temps des décisions, ce n’est plus le temps des expertises (…) c’est l’instant décisif« , ajoute le chef de l’Etat, pensant aux discussions qui vont se poursuivre jusqu’à vendredi.

Terrorisme : La France obtient un soutien mou et flou de l’Europe

Terrorisme : La France obtient un  soutien mou et flou  de l’Europe

 

Officiellement la France a donc reçu le soutien de l’union européenne pour lutter contre le terrorisme. Un soutien toutefois relativement mou et flou. Les ministres de la Défense de l’Union européenne réunis à Bruxelles ont en effet répondu positivement à la demande d’aide que la France a formulée en vertu de l’article 42.7 du traité de Lisbonne. Mais le ministre de la défense reste bien vague sur la nature de ce soutien puisqu’il indique seulement que l’aide européenne pourra se traduire par une aide à la France en Syrie, en Irak et en Afrique. Sans autre précision sur la nature de cet aide, sur son ampleur et sur sa durée. En réalité jusqu’à maintenant à l’exception de la Grande-Bretagne notamment, la France a d’une façon générale choisi de faire la guerre au terrorisme international. Ses forces armées combattent en même temps dans la bande sahélo-sahélienne, en Irak et en Syrie où elle a entre autre déployé le porte-avions Charles-de-Gaulle et de nombreux avions de combat (18 Rafale, 6 Mirage 2000D, 9 Super-Etendard). Contrairement à la  plupart des pays européens qui y participent du bout des orteils, notamment l’Allemagne. Angela Merkel a envoyé une quarantaine d’instructeurs en Irak et en Syrie. Seuls les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et l’Italie ont envoyé quelques avions pour combattre au sein de la coalition internationale en Irak et en Syrie. La France a donc obtenu mardi le soutien théorique  de ses partenaires européens dans sa lutte contre le terrorisme, quatre jours après les attentats de Paris qui ont poussé François Hollande à effectuer un virage diplomatique et sécuritaire pour contrer la menace. Le ministre de la défense se montre bien optimiste : «Je crois que cette réunion marquera une date dans l’Histoire de l’Europe de la Défense » devant l’Assemblée nationale lors des questions au gouvernement. Dans les faits, on est bien loin d’une politique de défense commune. Il faudrait aussi disposer d’une politique étrangère européenne, elle aussi à peu près inexistante. Il  serait évidemment temps que l’Europe ne ce limite pas à une simple zone de libre-échange, l’Europe du business ;  encore faudrait-il que la France pays nettement le plus impliqué dans la lutte contre le terrorisme formule de manière plus claire sa demande de politique de défense et de politique étrangère. La responsabilité de l’écran de fumée sur ses deux questions incombe aux différents états de l’union européenne notamment à l’Allemagne qui refuse toute implication de nature guerrière mais aussi à la France qui n’a pas encore pris conscience qu’elle n’est plus la grande puissance internationale et qui veut malgré tout un rôle central au plan mondial sans en avoir les moyens.

Cultures OGM- transposition des règles: le flou de Ségolène

Cultures OGM- transposition des règles: le flou de Ségolène 

 

En fait il s’agit de transposer des règles européennes qui ne servent à peu près à rien puisque le principe est de laisser chaque État décider ce qu’il veut par rapport au zoo j’ai. À noter aussi que Ségolène Royal a refusé l’étiquetage de production animale nourrie avec des zoos j’ai renvoyé en curieusement cette question à un débat européen. Débat européen qui pourrait laisser la responsabilité à chaque État. Bref on tourne en rond et Ségolène Royal joue la montre et l’ambiguïté. L’Assemblée nationale a voté, dans cette nuit au terme d’une première lecture, le projet de loi transposant les nouvelles règles européennes d’autorisation de mise en culture des OGM. Ce texte sur « l’adaptation au droit de l’UE en matière de prévention des risques » transpose notamment une directive européenne adoptée en début d’année et relative à la mise en culture des OGM. Elle permet aux États membres d’interdire cette mise en culture, même en cas de feu vert de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) Les réfractaires pourront invoquer des raisons socio-économiques, environnementales ou liées à l’utilisation des terres agricoles. Les États membres autorisant les cultures devront aussi prendre des mesures pour prévenir la contamination des cultures non-OGM, notamment dans les pays voisins. Le MON810, seul OGM actuellement autorisé dans l’UE, est cultivé dans trois États: 110.000 hectares en Espagne, 9.000 au Portugal et 3.000 en République tchèque. Plusieurs orateurs ont déploré le « tournant majeur » de la directive européenne (UDI), « dangereuse pour nos choix de société » (écologistes), le PRG jugeant la « liberté de manœuvre probablement préjudiciable, car tous les Etats n’ont pas les mêmes armes économiques et démocratiques pour faire face aux pressions des industriels ». Ni l’écologiste Brigitte Allain ni l’UDI Bertrand Pancher n’ont réussi à faire adopter un étiquetage obligatoire des produits alimentaires issus d’animaux nourris par des OGM. La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a renvoyé notamment à l’aboutissement « des réflexions en cours au niveau européen ».

Grèce : trop de flou, pas de sou !

Grèce : trop de flou, pas de sou !

 

Trop de flou dans les propositions de réformes de la Grèce, l’Eurogroupe ne veut donc rien verser. Même pas uen petite avance sur la dernière tranche de l’actuel plan de soutien financier. La Grèce, elle souhaitait cette avance en échange de mesures partielles de réformes.   »Il nous faut une liste globale et détaillée de réformes », a insisté le président de l’Eurogroupe. « Un accord global est nécessaire avant que tout paiement puisse avoir lieu. Nous sommes tous conscients que le temps commence à manquer. » Le Premier ministre grec et chef de file du parti de la gauche radicale Syriza, Alexis Tsipras, a dit espérer jeudi soir, après un entretien avec la chancelière allemande Angela Merkel en marge du Conseil européen extraordinaire consacré à la crise des migrants en Méditerranée, la conclusion d’un accord d’ici la fin du mois.  Mais Jeroen Dijsselbloem a fait savoir que les ministres des Finances de la zone euro feraient un nouveau point le 11 mai à Bruxelles, à la veille de la date butoir pour le remboursement par Athènes de 750 millions d’euros au Fonds monétaire international (FMI), l’un de ses créanciers avec la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne.  Le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré que la BCE continuerait d’accorder des prêts d’urgence aux banques grecques tant qu’elles seraient considérées comme solvables. Fragilisées par une vague de retraits effectués par leurs déposants, les banques helléniques ne restent à flot que grâce aux liquidités d’urgence fournies par la banque centrale grecque, dont la BCE relève régulièrement le plafond, désormais fixé à 75,4 milliards d’euros. Mais les critiques contre ce mécanisme augmentent au sein de la BCE.  A la sortie de la réunion de Riga, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a noté qu’en dépit de progrès ces derniers jours, les créanciers de la Grèce étaient encore très loin d’un accord avec Athènes. « Notre message aujourd’hui est très clair : nous devons accélérer, nous devons accélérer à partir de maintenant. Il n’y a pas d’autre choix si nous voulons atteindre l’objectif que nous partageons tous, celui d’une Grèce stable et prospère arrimée à la zone euro », a-t-il déclaré. Yanis Varoufakis a cherché à minimiser ces divergences et s’est déclaré prêt au compromis. « Nous voulons un accord et nous sommes disposés à faire des compromis pour y parvenir », a-t-il dit. « Le coût de l’absence de solution serait énorme pour nous tous, pour la Grèce et la zone euro. »Il a reconnu que les négociations étaient difficiles en ajoutant : « Nous trouverons une solution. »  Viabiliser le système grec des retraites, privatiser et rendre le fisc parfaitement indépendant sont au nombre des conditions réclamées par les créanciers d’Athènes pour débloquer la dernière tranche, de 7,2 milliards d’euros, prévue par l’actuel plan d’assistance financière.

Prime d’activité jeunes : Hollande dans le flou

Prime d’activité jeunes : Hollande dans le flou

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Du flou pour la prime d’activité dont on ne sait pas si elle sera appliquée pour les étudiants et les apprentis. Cette mesure étendue à la va vite par Hollande ( comme souvent chez lui ) pour les besoins de l’émission de télé sur Canal+.  a créé la surprise au sien même du gouvernement. Par parenthèse on se demande pourquoi cette prime serait financée par le budget de l’Etat et non par l’Assedic puisqu’il s’agit bien de chômage (partiel). Le président de la République avait, en effet, affirmé la veille son intention d’étendre le dispositif pour que « toutes les personnes qui sont dans les petits boulots, l’intérim, le temps partiel » puissent en bénéficier. Une déclaration qui semblait expressément viser les étudiants et les apprentis via l’utilisation du terme « petits boulots ». Mais lundi après-midi, une source proche du ministère du Travail a semblé écarter cette hypothèse.  « A ce stade, la prime d’activité sera ouverte à tous les actifs, dont les jeunes de 18 à 25 ans », mais « les étudiants ou les apprentis n’y seront pas éligibles », expliquait-elle, précisant bien au passage que les étudiants effectuant des petits boulots ne seront pas concernés.  Sauf que quelques heures plus tard, sur BFMTV, le ministre des Finances Michel Sapin a de nouveau tenu des propos qui ont continué d’entretenir le flou autour de la mesure. « Le jeune qui est étudiant, il n’a pas une dissuasion à prendre un travail, il étudie. Mais il y a aussi des jeunes qui ne peuvent pas faire autrement que de travailler y compris pour pouvoir continuer leurs études », a-t-il d’abord déclaré.  Avant d’ajouter: « ceux-là, lorsqu’ils travaillent vraiment, je ne parle pas d’un petit boulot pendant les vacances, mais quand ils travaillent vraiment, il est légitime qu’ils puissent aussi bénéficier de ce dispositif, qui leur permettra d’ailleurs, le jour où ayant terminé leurs études, mais ayant acquis aussi une formation, une expérience professionnelle, de rentrer pleinement et complètement sur le marché du travail ». De plus, François Hollande « a mûrement réfléchi sa décision (…) et il compte bien l’imposer à ses ministres et leurs conseillers rétifs », rapportent les Echos qui évoquent 100.000 étudiants salariés et 300.000 apprentis qui rentreraient dans le périmètre du dispositif.  Le débat devrait définitivement être tranché mercredi à l’occasion de la présentation du projet de loi du ministre du Travail François Rebsamen, qui contient cette mesure, en Conseil des ministres.

Hollande – Conférence de presse : volontariste à l’international, défensif et flou sur la situation économique et sociale intérieure

Hollande - Conférence de presse : volontariste à l’international, défensif et flou sur la situation économique et sociale interieure

 

Commencée  avec près de 10 minutes de retard (rituel de Mitterrand), la conférence  de Hollande a accordé une très large place aux affaires internationales ; à peu près la moitié du temps. Sans doute pour prendre un peu de « distance »  avec la situation interne où il s’est montré très défensif. Le propos de Hollande a débuté en dramatisant la situation infranationale. «  La sécurité du monde est menacée »  a-t-il déclaré en évoquant les menaces en Lybie, au Nigéria, en Somalie, en Irak ou en Syrie ; Hollande s’est félicité de la tenue de la conférence internationale à Paris contre le terrorisme. «  J’ai pris la décsion ce matin d’apporter un appui aérien en Irak » mais en Irak seulement (sous  entendu pas en Syrie). Le président de la république a souligné sa volonté de lutter à l’intérieur du territoire contre les filières terroristes ; Pour Hollande le second péril mondial  est  le virus Ebola. Un hôpital militaire français sera implanté en Guinée.  Hollande a aussi parlé de Gaza, de la Lybie, du Nigéria, de la Centre Afrique et de l’Ukraine. Il a tenu à souligner que la France était souvent engagée dans de nombreux conflits soutenue  politiquement par l’Europe  mais observant que cette dernière  est plus chiche pour en partager les coûts. Il a donc souhaité une politique de défense commune  Une Europe aujourd’hui contestée par certains car elle n’apparait pas comme une protection, le risque étant celui de l’enlisement dans la stagnation. « C’est à dire inflation, zéro, croissance zéro, horizon zéro ». Hollande a donc justifié les dérives des déficits compte tenu de l’environnement. Il a repris à  cet effet « la possibilité d’utiliser toute les flexibilité des traités européens »  (en clair abandonner l’objectif des 3%). Il a déclaré  que la France ne pouvait faire en deux ans et demi ce que l’Allemagne a réussi en dix (et dans un environnement économique plus favorable).  Pour autant,  il n’a pas été très précis sur  ce qu’il demande à l’Europe se limitant à espérer des politiques plus intégrées en matière d’énergie, de numérique et d’infrastructures.  Une nouveauté toutefois la proposition d’une Europe à plusieurs vitesses (La théorie des cercles). Après ce très long développement sur l’international, Hollande a traité des questions internes soulignant que la situation française était catastrophique à son arrivée mais  observant que  « les français attendent parfois (euphémisme) des résultats quine viennent pas ». Hollande a rappelé ses choix pour la compétitivité avec le pacte de responsabilité. Curieusement il a rappelé son discours  du Bourget «  deux et demi efforts et deux ans et demi de distribution ». Une  seule proposition très nouvelle : l’élargissement du service civique pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes (peut- être aussi pour diminuer le chômage). Le président a reconnu que la société était devenue défiante  les résultats tardant à venir. Il a terminé en évoquant (comme le Premier ministre devant l’assemblée nationale) les valeurs républicaines et les avancées  déjà réalisées. En conclusion, Hollande très bavard et volontariste sur les tensions internationales, s’est montré défensif sur la politique intérieure n’ayant  pas un seul instant parlé par exemple du  chômage et notamment la fameuse inversion visiblement disparue des radars du gouvernement.  En conclusion rien de très nouveau sinon l’engagement en Irak.

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