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Les sanctions américaines prises en charge par le budget européen !!!!!

 Les sanctions américaines  prises en charge par le budget européen !!!!!

 

 

Lemaire, ministre des finances,  sans doute en mal existentiel lance uen idée surprenante : faire prendre en charge par le budget européen les éventuelles sanctions américaines qui frapperaient les entreprises qui commercent avec l’Iran.  Une idée simple qui peut séduire mais une idée complètement simpliste. Lemaire n’a pas compris que les sanctions seraient prises à l’encontre de nombreuses sociétés qui commercent avec l’Iran mais aussi avec les Etats-Unis. En outre l’interprétation des processus de production montre que de nombreux produits contiennent uen part américaine que les états Unis pourraient bloquer s’ils le souhaitent. Ce qu’ils ont fait par exemple avec un fabriquant de smartphone chinois. L’idée est également saugrenue car il faudrait évaluer le cout des sanctions ; des couts considérables que le budget européen ne  pourrait avaler. Une idée tellement vague qu’elle ne risque pas d’être très écoutée à Bruxelles. Lemaire a raion de défendre les intérêts européens mais sa proposition relève de l’amateurisme.

“Le renforcement du règlement de 1996 (…) nous permettrait de prendre à notre charge l’éventuel prix des sanctions payées par les entreprises et qui pourrait être payé par l’Union européenne”, a  déclaré Lemaire. Pour le ministre français, le budget européen devrait être mis à contribution : “Nous sommes en train de travailler sur les perspectives financières de l’Europe, sur le nouveau budget européen. Est-ce qu’il ne faut pas que nous réfléchissions à ce qui, dans ce budget, pourrait être prévu pour payer notre autonomie, . Et d’affirmer contradictoirement  qu’il  a dit comprendre qu’un groupe comme Total envisage de renoncer à un projet gazier en Iran s’il n’obtient pas une “dérogation” aux sanctions américaines. “Il y a des entreprises dont nous pouvons parfaitement comprendre que, dans l’immédiat (…), elles n’ont pas d’autre choix que de partir”, a dit Bruno Le Maire, qui a aussi cité le cas d’Airbus. “Aujourd’hui il y a un contrat de 100 Airbus qui doivent être livrés à l’Iran. Airbus ne peut pas le faire. Pourquoi ? Parce que dans un A350, il y a 40% de composants américains.”

Budget 2017 : une amélioration bidon (Cour des comptes)

Budget 2017 : une amélioration bidon (Cour des comptes)

 

Contrairement à ce qui a été claironné l’amélioration des comptes 2017 est une fiction. D’abord parce qu’elle résulte d’uen progression mécanique des recettes et qu’en outre les dépenses ont aussi augmenté. Enfin la dette n’a pas diminué. Bref, la croissance n’a pas servi à grand-chose pour l’amélioration de la gestion de l’Etat. Conclusion de la cour des comptes :  

“En 2017, l’amélioration très limitée du déficit résulte d’une forte hausse, tant des dépenses que des recettes”, peut-on lire dans ce rapport, cité par le quotidien. Selon les chiffres officiels, le déficit de l’Etat s’est élevé à 67,8 milliards d’euros, un chiffre légèrement inférieur aux 69,1 milliards enregistrés en 2016 mais insuffisant pour faire baisser le ratio de la dette publique par rapport au PIB (96,8% en 2017 contre 96,6% un an plus tôt). “Les dépenses fiscales poursuivent leur progression et échappent aux politiques de maîtrise affichées (…), la dette continue à progresser, le risque de remontée des taux d’intérêt (pèse) sur les perspectives de redressement”, selon la Cour. L’exécutif a pu profiter des taux bas mais, relèvent les magistrats, la charge de la dette “a été pour la première fois très légèrement supérieure à la prévision de la loi de finances initiale”. Ils mettent également le doigt sur la hausse de 4,8% des dépenses des différents ministères (à 10,6 milliards d’euros) du fait de l’augmentation des dépenses de personnel et de fonctionnement. C’est la progression la plus forte depuis 2007. En contrepartie, l’Etat a bénéficié de la reprise de l’économie (+2,3%), synonyme de meilleures rentrées d’argent, comme l’observe la Cour des comptes : “Le produit de tous les grands impôts augmente.”

Le rapport 2017 fait le bilan des premiers pas d’Emmanuel Macron mais aussi du dernier budget du quinquennat Hollande, entaché par des “éléments d’insincérité” déjà mis en lumière par la Cour et de nouveau soulignés dans le document à paraître mercredi.

Budget européen commun : Draghi soutien de Macron ?

Budget européen commun : Draghi soutien de Macron ?

 

 

 

On sait que Macron veut dans la cadre de la réforme de la zone euro un budget commun que lui refuse l’Allemagne. Une Allemagne également opposée au ministre européen des finances, au parlement de la zone euro, au plan d’investissement et plus généralement à toute solidarité financière que souhaite le président français. Draghi en proposant un outil budgétaire commun semble soutenir Macron. Cet instrument budgétaire encore flou servirait à compenser la pression des marchés financiers sur les pays en difficulté. En clair on ferrait emprunter l’Europe à la place des pays. Justement ce que ne veut pas l’Allemagne qui ne veut pas payer la facture des mauvaises gestions.  Mario Draghi a pourtant relancé le débat sur le sujet, appelant de ses vœux à la mise en place d’un outil public destiné à aider les pays plus fragiles lorsqu’ils sont trop pénalisés par les investisseurs en situation de crise de la dette. “Nous avons besoin d’un instrument budgétaire supplémentaire pour maintenir la convergence lors de chocs importants, sans qu’il soit nécessaire de surcharger la politique monétaire”, a-t-il déclaré. “Son objectif serait de fournir une couche supplémentaire de stabilisation, renforçant ainsi la confiance dans les politiques nationales”, a-t-il ajouté. L’Allemagne avait déjà rejeté des idées similaires lors de la crise de la dette de la zone euro en 2010-2012, redoutant de devoir régler l’ardoise des pays les plus endettés tels que l’Italie.

Baisse du budget de la PAC : un coup dur pour la France

Baisse du budget de la PAC : un coup dur pour la France

La proposition de  la commission européenne de baisser la PAC de % constitue un coup dur pour a France surtout à un moment où déjà le secteur connait uen grave crise puisqu’environ 30% des agriculteurs sont en situation de grande précarité. En cause évidemment la baisse des recettes européennes avec le départ du Royaume Uni, aussi le désir de diminuer les aides agricoles.  La France a donc  jugé mercredi “inacceptable” la proposition de la Commission européenne de baisser de 5% le budget de la Politique agricole commune (PAC) sur la période 2021-2027 et a averti qu’elle se battrait pour modifier les équilibres.  Travert, ministre de l’agriculture : «  une proposition qui entraînerait une baisse “drastique, massive et aveugle” des subventions agricoles européennes est “inenvisageable”. “Si nous voulons répondre aux attentes des consommateurs et plus largement des citoyens, il nous faut préserver le revenu des agriculteurs et donc maintenir un budget de la PAC à la hauteur de cette ambition”, déclare-t-il, fidèle à la politique traditionnelle de la France en la matière. Pour Paris, ajoute-t-il, ces propositions ne constituent que le point de départ des négociations qui vont s’engager. Exprimant sur RTL sa “très forte déception”, la présidente de la FNSEA, syndicat majoritaire dans la profession agricole en France, en a appelé au chef de l’Etat. La France a indiqué qu’elle était prête à accepter une augmentation du budget européen et qu’elle y prendrait sa part à condition, notamment, que l’on modernise les politiques et que l’on supprime tous les rabais accordés à différents pays. Pour les députés européens Les Républicains Michel Dantin et Angélique Delahaye, il s’agit d’un “hold up” sur le budget agricole européen et d’une bombe à retardement. Ils estiment dans un communiqué qu’avec une réduction de 3,6 milliards euros dès la première année, le budget passant à 40,5 milliards d’euros en 2021 contre 44,1 milliards d’euros en 2020, “la Pac sera amputée de plus de 100% de sa part liée au coût du Brexit (estimée à 2,7 milliards d’euros)”. La Commission se défend en présentant la réduction budgétaire comme “modérée” et assure que la politique d’aide aux régions les plus pauvres de l’UE subira la même baisse. “Ces politiques seront modernisées afin de garantir qu’elles puissent rester efficaces avec moins de ressources et même appuyer de nouvelles priorités”, ajoute l’exécutif européen dans sa proposition, évoquant notamment l’environnement. Avec 365 millions d’euros sur un total de 1.135 milliards d’euros prévus pour la période 2021-2027, la PAC resterait en outre la principale bénéficiaire, ajoute-t-elle. Les aides directes seraient préservées mais plafonnées ou rendues dégressives en fonction de la production afin de privilégier les petites et moyennes exploitations. Leur versement serait en outre conditionné au respect de stricts critères de respect de l’environnement. Les Etats membres seront par ailleurs mis à contribution pour “cofinancer” et cogérer les aides au développement rural.

Améliorer le pouvoir d’achat (Joël Giraud, le rapporteur général du budget)

Améliorer  le pouvoir d’achat (Joël Giraud, le rapporteur général du budget)

Joël Giraud, le rapporteur général du budget à l’Assemblée, Joël Giraud, a jeté un pavé dans la marre  en estimant que le redressement des finances publiques liées à la croissance devait profiter au pouvoir d’achat des Français. Le contraire de ce qu’affirme le gouvernemenet qui veut affecter cette cagnotte au désendettement.  Joël Giraud est sans doute conscient qu’il commence à devenir urgent de rééquilibrer les dimensions financières et sociales de la politique de Macron. De fait il existe bien uen cagnotte avec une croissance qui a atteint 2% quand on attendait 1.4 à 1.5% en 2017 et 2018 sera au moins aussi dynamique. Macron devra sans doute faire un geste car son image de président des riches affecte sérieusement sa popularité qui est en train de plonger. Si sa politique extérieure est plébiscitée par contre  sa politique économique intérieure est en ce moment de plus en plus contestée. En clair, sa politique sociale est perçue comme nettement insuffisante.  Dans une interview au journal Les Echos, le député membre du Parti radical de gauche (PRG) et de la majorité présidentielle estime jeudi qu’il existe bien une cagnotte: “La réponse est oui, même si je préfère parler de ‘bonne fortune’”, dit-il. Le mois dernier, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a martelé l’absence de toute “cagnotte” budgétaire, à l’heure où le gouvernement est confronté à une offensive sur les conséquences de sa politique sur le pouvoir d’achat des Français. “Je crois que nous pouvons redistribuer une partie de cette ‘bonne fortune’, quoique limitée, car il faut rester crédible sur la scène européenne. Disons que nous pourrions consacrer 80% au désendettement et 20% à des mesures d’urgence”, juge Joël Giraud, évoquant les Ehpad et les territoires fragilisés par la désindustrialisation. “Les Français ne croient plus aux promesses de gain de pouvoir d’achat”, estime-t-il, appelant de ses vœux un bilan de l’impact des mesures votées (fin de la taxe d’habitation, hausse de la CSG, baisse des cotisations salariales) afin d’identifier ceux qui “perdent avec nos réformes, alors que ce n’était pas prévu.” “Ensuite, il sera bien temps de voir si un effort sur les minima sociaux est nécessaire”, ajoute-t-il. Le déficit du budget de l’Etat pour 2017 est ressorti à 67,8 milliards d’euros, un montant plus faible que prévu (69,3 milliards) par la précédente majorité et nettement en deçà des 74,1 milliards attendus par le gouvernement dans le collectif budgétaire de fin d’année, sous l’effet d’une activité dynamique qui a dopé les recettes fiscales en fin d’année. Bruno Le Maire a rappelé le mois dernier la règle établie par le Premier ministre Edouard Philippe : les recettes fiscales supplémentaires générées par la croissance plus forte que prévu seront “principalement consacrées au désendettement”.

UE : Macron veut un budget sous conditions

UE : Macron veut un budget sous conditions

Respect des valeurs et lutte contre le « dumping » fiscal et social, lesdeux principales conditions posées par Macron. La France est prête à augmenter sa participation, a rappelé le président français, et elle souhaite comme de nombreux autres Etats membres fixer des conditionnalités. « Je refuserai que le budget européen serve à financer de la divergence fiscale, sociale ou de valeurs », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Le budget européen ne doit plus servir à financer des gouvernements qui ne respectent pas les droits fondamentaux tels qu’ils figurent dans nos traités. Le budget européen ne doit pas servir à financer des politiques dont la stratégie est d’organiser du dumping fiscal ou du dumping social », a-t-il ajouté. « C’est pour moi une conditionnalité forte et claire que j’ai souhaité porter et que je défendrai dans les mois qui viennent. » Selon une source à l’Elysée, la France est ouverte à toutes les pistes en matière de conditionnalité, notamment la participation aux systèmes de solidarité mis en place face à la crise des migrants, très importante pour l’Allemagne.

« Il faudra qu’on sélectionne les trois-quatre priorités en termes de conditionnalité, ensemble », a dit la source. « Dès qu’on aura la proposition de la Commission, il y aura une contribution franco-allemande sur le prochain budget, on évoquera toutes ces questions. »

Budget 2019 : toujours la maîtrise des dépenses

Budget 2019 : toujours la maîtrise des dépenses

 

C’est l’objectif du Premier ministre qui a envoyé lundi une lettre de cadrage à tous ses ministres, qui posent les bases de la discussion budgétaire des mois à venir. Une intention louable évidemment si l’on veut stopper l’hémorragie de l’endettement et la poursuite des déficits budgétaires. Mais une intention qui risque de se confronter à la réalité économique et sociale. En effet il est fort probable que 2018 se caractérise par un très fort taux de croissance, taux de croissance pourrait même être proche de 3 %. Ce qui donnera quelques marges de manœuvre au budget. Cette croissance devrait aussi se traduire par une montée de l’inflation qui viendra amputer le pouvoir d’achat s’il n’y a pas rattrapage. Le décalage entre des résultats d’entreprises très satisfaisants du fait de l’embellie économique et des mesures pour restaurer les marges risquent de s’accroître avec le pouvoir d’achat des salariés. Certes mécaniquement on pourra s’attendre à une amélioration un peu sensible de l’emploi et donc une réduction du chômage. Mais la revendication concernant le pouvoir d’achat risque de devenir très brûlante. Face à l’amélioration économique,  Macron devra rééquilibrer son image s’il ne veut pas apparaître seulement comme le président des riches. Le gouvernement devra donc lâcher quelques réajustements sociaux dont certains viendront bousculer la lettre de cadrage du  budget. L’orthodoxie financière dont veut faire preuve le Premier ministre risque d’être bousculée par la très forte attente des Français après plus de 2 ans de mandat de la majorité actuelle. Pour l’instant, l’orientation du Premier ministre ne varie pas,  les plafonds de crédits pour 2019 qui avaient été annoncés en septembre dernier dans le cadre de la trajectoire pluriannuelle restent valables. « Ce sont des plafonds, les crédits pourront donc être inférieurs au final », insiste une source gouvernementale.…

Budget 2018 : surtout profitable aux riches ( OFCE)

Budget 2018 :  surtout profitable aux riches( OFCE)

Pas vraiment de révolution dans la politique redistrive  et pas étonnant que l’opinion se montre prudente sur la politique de Macron. D’après un sondage paru dans LCI, . 35% des personnes interrogées estiment que le bilan d’Emmanuel Macron est positif. 37% le jugent négatif, et 21% estiment qu’il est trop tôt pour juger. De fait d’après une étude de l’OFCE ce pourrait être une année relativement blanche concernant le pouvoir d’achat des ménages ( première préoccupation des Franaçis) ; par contre ; les plus aisés serait favorisé. Il faudra attendre 2019 pour que les ménages engrangent des effets positifs Les mesures du budget 2018 devraient en moyenne exercer un effet presque neutre sur le pouvoir d’achat global des ménages cette année avant de l’augmenter en 2019, mais devraient davantage profiter aux plus aisés, selon une étude de l’OFCE publiée lundi. Pour 2019, malgré la poursuite de la hausse de la fiscalité écologique et des prix du tabac, l’OFCE estime à six milliards d’euros la hausse du pouvoir d’achat des ménages, sous l’effet de la montée en charge de certaines mesures fiscales (taxe d’habitation, PFU) et des nouvelles revalorisations de certaines prestations sociales. Au-delà de ces chiffres globaux, les économistes de l’OFCE soulignent un « déficit de redistribution », avec un accroissement des inégalités en 2018 par rapport à 2017 et un « rééquilibrage partiel » en 2019. Même si cette année le niveau de vie d’une majorité de ménages, en moyenne, ne devrait selon eux être impacté qu’« à la marge », avec notamment un impact nul pour les classes moyennes, les principaux bénéficiaires des mesures nouvelles seront les « 2% de ménages du haut de la distribution des revenus, détenant l’essentiel du capital mobilier ». D’après leurs calculs, en 2018, les 5% de ménages les plus modestes devraient en moyenne voir leur niveau de vie être amputé de 0,6% en 2018 (soit 60 euros par an et par ménage) alors que les 5% de ménages les plus aisés verraient le leur progresser de 1,6% (soit 1.730 euros).

 

Budget Noël, 749 euros en moyenne

Budget Noël, 749 euros en moyenne

 

D’après une étude menée par l’établissement de crédit Cofidis(*), le budget moyen s’élève à 749 euros, dont 323 pour les cadeaux et 130 pour les repas. Des prévisions de dépenses stables par rapport à 2016 pour une majorité d’entre eux (69%). Ces chiffres cachent toutefois des disparités, toujours selon l’étude. En Île de France et dans le Grand-Est, les Français sont nettement plus dépensiers que dans le reste du pays, avec des budgets qui s’établissent respectivement à 1199 et 876 euros en moyenne. En revanche, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les prévisions de dépenses se situent bien plus bas, à 653 euros. Et sans surprise, les sommes varient significativement en fonction des catégories socio-professionnelles. Alors que les cadres et professions libérales comptent consacrer 1953 euros à Noël, les employés et les ouvriers prévoient pour leur part de dépenser respectivement 483 et 525 euros. Toujours selon l’étude Cofidis, plus de la moitié des Français (54%) effectuent leurs achats de Noël à la fois sur internet et en ligne, et plus particulièrement les personnes ayant un revenu élevé (64%). Un tiers des Français (32%) fait uniquement ses achats en magasin physique. C’est notamment le cas des revenus les plus faibles, puisque 42% des personnes qui gagnent moins de 1451 euros par mois achètent leurs cadeaux dans des points de vente physiques. En revanche, seuls 14% des Français font leurs achats exclusivement sur internet, et majoritairement les hommes (17%).

Budget : la France ne respecte pas les critères européens (Commission européenne)

Budget : la France ne respecte pas les critères européens (Commission européenne)

La Commission européenne a épinglé mercredi six pays dont la France estimant que leurs prévisions budgétaires pour 2018 présentaient « un risque de non-conformité » avec les règles européennes. Selon Bruxelles, les budgets présentés par ces pays -France, Italie, Belgique, Portugal, Autriche et Slovénie- sont susceptibles de s’éloigner des objectifs qui leur avaient été fixés.  Concernant la France, la Commission pointe du doigt  »un écart important » entre le budget qui lui a été présenté et « la trajectoire d’ajustement requise » pour atteindre son objectif d’assainissement des finances publiques. Elle souligne également que le niveau de la dette française -96,9% du PIB en 2018- dépasse de loin le seuil des 60% prévu dans les traités. La France   reste avec l’Espagne le seul pays de la zone euro encore sous le coup d’une « procédure de déficit excessif », qui peut aboutir à des sanctions et des amendes -même si cela ne s’est encore jamais produit. Pour en sortir, elle doit présenter deux années de suite à Bruxelles un déficit public inférieur à 3% du Produit intérieur brut (PIB), ce qui est le cas pour l’instant, puisque la Commission anticipe un déficit à 2,9% à la fois en 2017 et en 2018 -même si un « risque » demeure sur ces chiffres.  Dans son analyse de mercredi, Bruxelles anticipe que la France sortira de cette procédure au printemps, ce qui la contraint dès lors à respecter des objectifs bien plus poussés en 2018 que cette seule règle des 3% de déficit. Il lui est en effet demandé de réduire son déficit structurel, c’est-à-dire le déficit calculé sans les effets de la conjoncture économique, à hauteur de 0,1% de PIB. Or, selon les calculs de Bruxelles, ce déficit structurel va s’accroître. Seuls six pays parmi les dix-neuf ayant adopté la monnaie unique sont en conformité totale avec les règles européennes: l’Allemagne, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, la Finlande et les Pays-Bas. Pour les autres (Estonie, Irlande, Chypre, Malte, Slovaquie et Espagne) les projets de budget sont jugés « globalement conformes ». La Grèce, toujours sous le coup d’un plan d’aide à cause de sa dette, n’est pas concernée par ces prévisions budgétaires.

L’idée d’un budget de la zone euro : courageux mais téméraire

L’idée d’un budget de la zone euro : courageux mais téméraire

Cette idée française de créer un budget de la zone euro est considérée comme courageux par le président de l’Eurogroupe mais qui implicitement la considère comme un peu téméraire au regard des réticences allemandes. L’idée française est en effet de créer à l’intérieur de la zone euro un budget, avec un ministre des finances et un parlement spécifique. Une proposition que les Allemands prennent avec des pincettes surtout inquiets de la possibilité d’une dérive vers la mutualisation des dettes. Le président de l’Eurogroupe Dijsselbloem  esquisse des pistes de réflexion pour tenter de rendre compatibles les positions françaises et allemandes mais les divergences sont  encore importantes entre les deux pays concernant l’importance de ce budget,  les conditions de sa mise en œuvre et même sur son utilité. La grande question est de savoir si ce budget aurait pour objet  d’établir une certaine solidarité financière entre les membres de la zone euro  ou bien de se limier  à des prêts visant à assainir les finances des Etats et à moderniser leur économie. De ce point de vue,   le mécanisme européen de stabilité (MES), créé pour soutenir les Etats en difficulté pendant les crises financières, et la Banque centrale européenne (BCE) jouent  déjà ce rôle qui pourrait être étendu. Mais là encore tout dépend de l’ampleur.  La chancelière allemande, Angela Merkel a mollement soutenu le concept de budget commun en se déclarant favorable à un budget “réduit”, tandis que le ministère des Finances allemand a jugé la semaine dernière que ce budget n’était pas utile.  On estime en Allemagne que le MES pourrait se transformer en fonds monétaire européen et qu’il n’est nul besoin d’autres solidarité financière. En fait  tout tourne autour de l’importance des sommes mises en jeu dans l’outil financier nouveau et sur sa finalité : ou bien un outil de prêt ou bien une mutualisation des ressources et des dettes. Maintenant que les élections allemandes sont passées il n’est pas certain que macro parvienne à convaincre les Allemands.

Budget 2018 : moins d’économies

Budget 2018 : moins d’économies

 

Grâce à la légère reprise, le gouvernement a légèrement desserré la contrainte budgétaire 2018 et  a revu à la baisse son plan d’économies pour le projet de loi de finances.  Un objectif d’économies  d’« environ 16 milliards d’euros » d’économies au lieu des 20 milliards d’euros initialement prévus. Le budget se fondera sur une perspective de croissance de 1,7 %.   La reprise est suffisamment solide en France pour permettre au gouvernement de réduire la dépense et les déficits publics sans entraîner d‘effet récessif sur l’économie, et ce dès 2018, selon les ministres de l‘Economie et des Comptes publics. Le gouvernement a ainsi revu aussi en hausse sa prévision de croissance pour 2017, à 1,7% également contre 1,6% prévu jusqu’à présent, pour tenir compte également de l’évolution du consensus des économistes, a-t-on précisé à Bercy.  Le déficit doit être ramené cette année à 3,0%, contre 3,4% fin 2016, et baisser à 2,7% en 2018 selon la trajectoire publiée en juillet, pour tomber à 0,5% à la fin du quinquennat. Selon Les Echos à paraître mardi, la prévision de déficit a été revue à la baisse, à 2,9% du PIB pour 2017, par rapport aux 3% annoncés en juillet. Pour 2018, le quotidien évoque un déficit de 2,6 % au lieu de 2,7%. L‘exercice est rendu délicat par les baisses de charges et d‘impôts promises par Emmanuel Macron, qui ont déjà donné lieu à des aménagements dans le temps pour éviter un dérapage des comptes publics. La transformation du crédit d‘impôt compétitivité emploi en baisse de charges pour les entreprises a ainsi été décalée d‘un an, à 2019, et la suppression de la taxe d‘habitation pour 80% des ménages étalée sur trois ans. Pour les mêmes raisons, en 2018, la suppression des cotisations des salariés pour les assurances chômage et maladie se fera en deux temps (janvier et octobre), ce qui ramènera l‘effort de baisse des prélèvements à dix milliards d‘euros, contre 11 milliards prévu à l‘origine. Gérald Darmanin précise que la dépense publique devrait baisser de l’équivalent de 0,7 point de PIB l‘an prochain, soit près de 16 milliards d‘euros, un objectif là aussi en retrait par rapport à la trajectoire de juillet, qui situait la baisse à 0,9 point de PIB (20 milliards d‘euros). La différence tient à un léger mieux attendu en 2017, avec une croissance supérieure aux attentes initiales, et un effort global légèrement moins prononcé en 2018, la dépense publique devant passer d‘une année sur l‘autre de 54,6% à 53,9% du PIB (contre de 54,7% à 53,8% annoncé en juillet), a-t-on appris de source proche de Bercy . Les infrastructures de transport, les aides à l‘emploi et au logement concentreront les baisses de crédits publics l‘an prochain, a confirmé le ministre. le projet de budget intègrera la réforme de l‘ISF et la création d‘un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital.

Réforme zone euro : Macron veut un budget, un ministre et un fonds monétaire européen

Réforme zone euro : Macron veut un budget, un ministre et un fonds monétaire européen

 

 

Une nouvelle fois Emmanuel Macron s’est prononce pour une réforme d’ampleur de l’union européenne. En fait, il privilégie l’évolution de la zone euro en réclamant notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macon il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Pour le reste Merkel n’est pas en désaccord mais restera à définir l’ampleur et la nature budget européen ainsi que les prérogatives du ministre des finances. On voit mal d’un coup un budget européen se substituait  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macon que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement.  Emmanuel Macron a donc  jeudi à Athènes pour une réforme ambitieuse de la zone euro qui établirait davantage de solidarité entre ses membres et mettrait fin à une forme de “guerre civile”. Le président français a répété qu‘il souhaitait la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique Emmanuel Macron précisera ses propositions après les législatives allemandes du 24 septembre, pour lesquelles la chancelière Angela Merkel est favorite. Il prévoit de le faire suffisamment tôt pour qu‘elles soient prises en compte dans les négociations d‘une future coalition gouvernementale à Berlin. Il a souhaité que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés, dans un entretien publié la semaine dernière. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Emmanuel Macron a évoqué la  proposition du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, à laquelle Angela Merkel a apporté son soutien, pour élargir le rôle du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone

Le déficit du budget de l’Etat en hausse

Le déficit du budget de l’Etat en hausse

 

Au 30 juin, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s’établissaient à 201,5 milliards d’euros contre 193,9 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 3,9% (2,9% à périmètre constant) par rapport à fin juin 2016. Le ministère souligne dans un communiqué que, « au-delà des évolutions inscrites en loi de finances initiale, le mois de juin présente un ressaut lié au décalage calendaire de comptabilisation de subventions à des établissements publics, en avance d’un mois cette année pour 3,5 milliards d’euros ». A la même date, les recettes s’élevaient à 160,2 milliards d’euros, contre 155,1 milliards, une progression de 3,3% à périmètre constant (+2,9% à périmètre courant). Les seules recettes fiscales nettes ont progressé de 3,9% rapport au premier semestre 2016, cette évolution étant principalement alimentée par une hausse de 5,2% (à 74,6 milliards d’euros) des recettes de TVA. Les recettes non fiscales ont en revanche plongé de 37,2% à 3,0 milliards d’euros par rapport à juin 2016 en raison de la baisse du produit des amendes prononcées par l’Autorité de la concurrence et de la « non-reconduction de la recette constatée en janvier 2016 au titre des redevances d’usage des fréquences radioélectriques ». Le solde des comptes spéciaux est déficitaire de 20,9 milliards contre 23,0 milliards fin juin 2016, mais il « n’est pas significatif à ce stade de l’année », précise le communiqué. En 2016, le déficit de l’Etat s’est élevé à 69,0 milliards d’euros. Pour 2017, la loi de finances l’anticipe en légère hausse, à 69,3 milliards d’euros.

Budget : un plan d’économies de 80 milliards d’euros

Budget : un plan d’économies de 80 milliards d’euros

Il n’y a pas de secret le gouvernement devra réaliser beaucoup plus d’économies que prévu : 80 milliards au lieu de 60 durant le quinquennat. En cause, l’objectif visant à réduire le déficit public pour le ramener à 3 % en 2017, 2,7 % en 2018 et 0,5% en 2022. À cette contrainte s’ajoute l’allègement de la fiscalité concernant en particulier l’ISF, la taxe d’habitation, le prélèvement forfaitaire unique sur le capital, la défiscalisation des heures supplémentaire). Les coups de rabot habituels  ne suffiront pas, il faudra sans doute remettre en cause certains champs d’intervention de l’État et certaines modalités d’exécution de missions d’intérêt général. Bref supprimer des services inutiles et en confier d’autres au privé. , l’exécutif entend modifier dès l’an prochain le périmètre de l’action publique. Dans le document dévoilé ce mercredi, il est mentionné des domaines déjà cités comme les transports ou le logement. Sur ce dernier point, il faut donc s’attendre à une réflexion sur les APL, qui coûtent 18 milliards par an. En outre, le texte mentionne pour la première fois les « minima sociaux » comme étant un « gisement d’efficience »…Le rapport d’orientation sur les finances publiques dévoilé ce mercredi par le gouvernement vient rappeler la prétention de ce dernier à faire figure de bon élève budgétaire. La trajectoire financière vise à ramener le déficit à 0,5 % du PIB en 2022 , sur un rythme annuel assez élevé. Une projection possible uniquement si des économies de l’ordre de 80 milliards d’euros sont réalisées, selon nos informations. Bien au-dessus donc des 60 milliards annoncés par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle.  L’année 2018 doit déjà donner un avant-goût de cet effort. Certes, il y aura quelques recettes fiscales supplémentaires qui permettront de faciliter l’objectif d’un déficit à 2,7 % du PIB. Ainsi, l’exécutif table sur une hausse de 2 milliards de la fiscalité énergie (avec notamment le rapprochement des taxations diesel et essence) et sur 500 millions générés par l’augmentation du prix du tabac. En déduisant ces 2,5 milliards de recettes supplémentaires des 14 milliards de baisses d’impôts annoncées, on obtient un allégement de la pression fiscale de 11 milliards. . Le Premier ministre s’est engagé à stabiliser la dépense en volume (hors inflation) l’an prochain, soit des économies qu’il a chiffrées lui-même à « 20 milliards ». Tout le monde sera mis à contribution, y compris la Sécurité sociale à hauteur de 8 milliards. Une nouvelle baisse des dotations aux collectivités locales n’est pas exclue.

 

 

La dette : le boulet du budget

La  dette : le boulet du budget

 

 

La dette accumulée représente évidemment un véritable boulet pour la gestion du budget et plus généralement pour l’économie. Cette dette devrait être proche de 100 % du PIB en 2017. Elle ne cesse donc de progresser. La dette publique a atteint 96,3% du PIB à la fin 2016, soit une hausse de 0,7 point sur un an. La contribution de l’État à la dette représente, quant à elle, 1 709,9 milliards d’euros, en hausse de 48,6 milliards. Une somme tellement énorme qu’elle ne dit pas grand-chose aux citoyens moyens par contre cette de dette cette dette devient plus concrète quand on la ramène à chaque Français puisqu’elle représente plus de 30 000 € par individu. Elle continue évidemment de grossir car le budget n’est pas équilibré. La France doit emprunter d’abord pour rembourser les intérêts soit environ 42 milliards par an. La France doit emprunter pour boucher les trous du budget, soit 3 % du PIB ou 60 milliards, emprunter enfin pour investir. Du coup c’est endettement pèse encore un peu plus sur une fiscalité déjà record. D’une certaine façon,  la France est dopée à la dette. En cause,  un an de fonctionnement incontrôlé des superstructures d’État et des collectivités locales. Cela en dépit d’un taux de prélèvements obligatoires record mais qui plombe la compétitivité. Du coup c’est insuffisance de compétitivité hypothèque la croissance et les ressources fiscales. Bref le cercle infernal. De ce point de vue on ne peut que se réjouir que le premier ministre est décidé de tailler un peu dans les dépenses publiques pour 2017 et beaucoup dans le budget 2018.

Budget 2017 : les 5 milliards d’économies trouvés (Darmanin)

Budget 2017 : les 5 milliards d’économies trouvés (Darmanin)

Ce qu’explique Gérald Darmanin, dans une interview au Parisien, qui indique notamment que les grands projets d’infrastructures sont pour l’instant figé.

 
Selon la Cour des comptes, il faut réaliser 4 à 5 milliards d’euros d’économies d’ici fin 2017 pour arriver à 3 % de déficit public. Les arbitrages ont-ils été rendus ?
GÉRALD DARMANIN. Oui. Nous tiendrons la parole de la France. Nous avons trouvé 4,5 milliards d’euros d’économies pour contenir le déficit sous les 3 % dès cette année sur le seul budget de l’Etat. Ni les collectivités locales, ni la Sécurité sociale ne seront mises à contribution. L’Etat va donc être exemplaire vu qu’il ne l’a pas été dans la gestion précédente. Pour ce faire, le Premier ministre a fixé deux règles. Un : on ne touche pas aux services publics rendus aux Français. Deux : on n’augmente pas les impôts, contrairement aux pratiques des précédents gouvernements. Nous le ferons aussi sans toucher aux minima sociaux. C’est inédit.
Ce montant global d’économies est-il sans précédent ?
Oui, c’est sans précédent. D’abord, parce que jamais personne n’a fait 4,5 milliards d’euros d’économies. La moyenne est plutôt de 2,5 milliards. Et c’est la première fois qu’on le fait dès le mois de juillet, c’est- à-dire en milieu de gestion et donc sans toucher aux effectifs.
Qu’est-ce que ce plan implique, ministère par ministère ?
Il n’y a pas de coup de rabot global, selon la volonté du président de la République. Nous avons considéré qu’il y avait possibilité de réduire le train de vie des ministères : sur la gestion du parc des voitures, avec des appels d’offres mieux négociés, etc. Les mesures ont été négociées avec l’intégralité des ministres. Les services du Premier ministre, par exemple, vont connaître une diminution de 60 millions d’euros de leur fonctionnement. A Bercy, c’est 268 millions d’euros d’économies. Nous avions un programme de numérisation, j’ai demandé qu’on le fasse moins cher. Au ministère des Affaires étrangères, c’est 282 millions d’euros en moins, dont la moitié sera de la baisse de l’aide publique au développement.
La Défense, l’Intérieur ou la Justice vont-ils devoir faire un effort ?
Nous avons demandé au ministère de la Défense de tenir le budget qui a été voté en 2017 par le Parlement, ce qui entraîne une réduction des dépenses de 850 millions d’euros. Le budget ne diminue pas, mais l’enveloppe votée devra être respectée. Il faudra assurer le financement des opérations extérieures en trouvant des économies ailleurs. De même, le ministère de l’Intérieur va faire 526 millions d’euros d’économies de fonctionnement, sans toucher aux effectifs de police et de gendarmerie. Enfin, pour la justice, ce sera 160 millions d’euros d’économies, essentiellement des programmations immobilières.

 

L’Education nationale sera impactée ?
Il y a une économie de 75 millions d’euros. Mais il n’y aura pas de postes de professeurs supprimés pour la rentrée scolaire. Et nous allons tenir l’intégralité des promesses du président de la République, notamment sur l’accompagnement des auxiliaires de vie scolaire auprès des enfants handicapés. Nous faisons justement des économies pour pouvoir mettre de l’argent là où nous en avons besoin. Je prends un exemple : l’hébergement d’urgence cet hiver n’a pas été budgétisé. Sans économies, nous aurions été obligés de fermer les centres cet hiver.

 

Le ministère de la Culture est aussi mis à contribution ?
Nous ne touchons pas à la création et au spectacle vivant. On a trouvé, sur la gestion du ministère, 50 millions d’euros d’économies.
Et pour les transports, des chantiers vont être suspendus ?
Nous ferons 260 millions d’euros d’économies. C’est conforme au discours du président, qui a dit qu’on faisait une pause et une revue de tous les grands projets. Des crédits étaient prévus pour des études, on a décidé de les suspendre.

 

Allez-vous toucher aux contrats aidés ?
Oui. Le précédent gouvernement en a fait 190 000 dans les cinq premiers mois, soit deux tiers de l’enveloppe prévue. Nous en ferons 110 000 dans les mois qui restent. C’est au ministère du Travail de les répartir.

 

Il faudra faire trois fois plus d’économies en 2018. Comment allez-vous faire ?
Nous anticipons avec des réflexions sur les réformes structurelles à mener, dès à présent, concernant la politique du logement, de l’emploi, la formation professionnelle. Je reçois d’ailleurs dès cette semaine tous mes collègues pour y travailler. Et sur les niches fiscales, il n’y a pas de tabous.
Mettre en œuvre la réforme de la taxe d’habitation dès 2018 va avoir un coût. Peut-on déjà le chiffrer ?
Le président a été élu sur un programme : il tiendra ses engagements et le gouvernement le mettra en œuvre. Si nous baissons la dépense publique, c’est justement pour pouvoir baisser les impôts des Français.

 

Le coût automobile : 15% du budget et un minimum d’environ 50 centimes du km

Le coût  automobile : 15% du budget et un minimum d’environ 50 centimes du km

 

 

 

 

Il est coutume de ne retenir souvent que le prix du carburant pour apprécier le coût d’un déplacement en automobile. Il faut évidemment prendre en compte tous les coûts notamment l’amortissement, l’entretien, assurance. Les sommes consacrées à automobile sont très importantes : 15% du budget des ménages, en moyenne c’est 3500 euros par an. Mais il y a beaucoup de dispersion autour de cette moyenne en fonction des types de véhicules. Une étude de l’Argus, qui compile ce que coûtent 1500 modèles vendus en France pour chaque kilomètre parcouru, peut se révéler précieuse pour choisir sa nouvelle voiture.  La Dacia Sandero reste championne toutes catégories des voitures les moins chères à l’usage. Son prix de revient kilométrique (PRK) passe de 0,53 €/km à 0,47 € en 2017. La Suzuki Celerio et sa grande sœur la Dacia Logan sont également en tête du classement. Un véhicule très compétitif qui s’explique, selon le magazine, par les crédits-auto très bas. En outre, ces véhicules consomment toujours moins de carburant et les prix à la pompe restent relativement bas en 2016.A l’inverse, le BMW Série 5 Gran Turismo est le véhicule le plus cher à l’utilisation. Pour 15.000 km parcourus, il coûte 5,02 euros par kilomètre durant la première année de sa détention. Cela s’explique par son prix d’achat élevé dans sa catégorie et son moteur à essence gourmand, combinés à sa faible valeur de revente. Autre enseignement de cette étude, les véhicules à essence reviennent en grâce aux yeux des acheteurs au détriment du diesel. Si les véhicules diesel représentent encore 52,1 % des ventes en 2016, les ventes sont en baisse de 5,1%. «Le scandale du diesel a provoqué une véritable prise de conscience des acheteurs. Mais pas seulement. Les nouvelles motorisations à essence ont aussi gagné en sobriété, réduisant ainsi l’écart avec les blocs diesels», expliquent les auteurs de l’étude. Enfin, les voitures d’occasion qui roulent au diesel ne se revendent plus aussi bien qu’avant. Si un diesel consomme toujours moins qu’un moteur à essence, sa rentabilité ne se calcule pas seulement en fonction du prix à la pompe. L’amortissement d’un diesel dépend surtout du kilométrage annuel parcouru. En deçà de 20.000 km annuels, il ne présente plus de véritable avantage financier par rapport à un véhicule équipé d’une motorisation à essence de dernière génération, moins énergivore. En revanche, la question est tout autre pour les gros véhicules et les automobilistes qui roulent plus de 25.000 km par an.

Un budget de Défense insuffisant (chef d’état-major)

Un budget de Défense insuffisant (chef d’état-major)

 

Nul besoin d’être expert pour constater que les forces armées françaises sont à bout de souffle. Le cri d’alerte lancé par le chef d’État major des armées paraît très justifié. Pourquoi une telle situation ? Tout simplement parce que l’incurie de François Hollande au plan intérieur l’a conduit à multiplier le nombre des théâtres d’opérations pour donner l’illusion de la grandeur du pays. En plusieurs circonstances la France est même intervenue sans même en parler aux autorités européennes bien contentes de n’avoir pas être associé au soutien financier nécessaire. Certes on objectera que cette stratégie des présidents de la république n’est pas nouvelle. Face à leur impuissance dans le domaine économique ils ont tendance à s’investir dans l’espace international pour se donner une stature. Sarkozy par exemple n’avait pas fait autre chose avec son intervention en Libye qui a contribué à déstabiliser ce pays et à favoriser le développement de Daech. Bien entendu François Hollande argumente sur le faite que durant son quinquennat les dépenses augmentaient. Mais cela ne saurait masquer l’écart qu’il y a entre les velléités françaises à vouloir exister dans les différents conflits en cours et la faiblesse des moyens. Un seul exemple un hélicoptère sur trois est en état de fonctionner ! L’armée manque de tout, hommes, de matériel, de formation et de moyens financiers. Officiellement on se lamente de l’absence d’une politique européenne de défense, une absence réelle et dramatique qui permet à nombre de pays de laisser les autres supporters le poids des conflits et de se consacrer au business. Mais il est tout aussi vrai que la France engagée dans un processus de marginalisation quant à son poids sur le plan économique c’est tout pour se signaler au plan militaire international. Le seul moyen sans doute de revendiquer encore une place parmi les grandes nations. Ajoutons à cela la mobilisation inutile de force de l’armée dans le cadre des plans Vigipirate et autres déclinaisons alors que ce champ d’action de vraie tête occupée par les forces de police. François Hollande a défendu mercredi le niveau du budget de la Défense en réponse au cri d’alerte du chef d’état-major des armées Pierre de Villiers, qui plaide pour un effort budgétaire accru afin de pouvoir contrer les « menaces ». Dans une tribune publiée dans Les Echos, à cinq mois de l’élection présidentielle, le général Pierre de Villiers se prononce en faveur d’une hausse du budget alloué à la Défense pour que l’objectif des 2% du PIB soit atteint avant la fin du prochain quinquennat. « L’accélération du tempo des engagements et la multiplication des crises mettent (le modèle actuel de l’armée-NDLR) sous extrême tension et l’usent », écrit-il. « Or, rien ne laisse penser que la tendance puisse s’inverser prochainement ». Face à ce constat, il s’agit donc de « rester capable d’assurer, dans la durée, la protection de la France et des Français face au spectre complet des menaces », ajoute le chef d’état-major. La France, qui s’est engagée avec les autres membres de l’Union européenne à porter son budget militaire à 2% de son produit intérieur brut (PIB) en 2024 – contre 1,78% actuellement – a révisé à deux reprises à la hausse la loi de programmation militaire depuis les attentats de janvier 2015. Le budget de la Défense, qui a été augmenté de 600 millions d’euros en 2016 pour être porté à 32 milliards, augmentera encore de 700 millions en 2017. Parallèlement, François Hollande a annoncé qu’il n’y aurait plus de diminution d’effectifs dans la Défense jusqu’en 2019. Ce n’est pas la première fois que le chef des armées françaises alerte sur la nécessité de revoir à la hausse le budget de la Défense et d’adapter le modèle d’armée aux nouvelles formes de menaces.

Discipline budgétaire mais sur une hypothèse de croissance fausse pour le budget 2017

Discipline budgétaire mais sur une hypothèse de croissance fausse pour le budget 2017

 

Promis, juré, le déficit public passera en dessous de 3 % en 2017 pour se conformer aux critères européens. Difficile cependant de boucler ce budget avec notamment les différentes promesses électorales. Du coup, on ressort les bonnes vieilles recettes qui consistent à surévaluer la croissance,  donc les rentrées fiscales en même temps. Le gouvernement se fonde en effet sur une hypothèse de croissance de 1,5 % en 2017 au-dessus des attentes des institutions internationales (entre 1,1% et 1,3%). Michel Sapin a fait valoir que, avant l’été, « tout portait à croire » que cette prévision de 1,5% serait dépassée » et que les derniers développements « semblent montrer » que les effets du Brexit sur l’environnement international de la France « seront moins notables que les premières estimations. En attendant, sapin a annoncé que le gouvernement avait décidé de relever à +2,1% l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie pour 2017, contre 1,75% prévu précédemment, – soit un impact de 700 millions d’euros – pour tenir compte des conséquences en année pleine de la hausse du point d’indice de la grille salariale de la fonction publique hospitalière. Anticipant ce développement, le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, qui présentait mardi un rapport sur la Sécurité sociale, a déclaré qu’un tel scénario « pourrait être compris comme le signal d’un relâchement plus durable de l’évolution des dépenses ». Parallèlement pour honorer ces engagements dans différents domaines, Bercy va demander 1,5 milliard d’euros d’économies supplémentaires à la Sécurité sociale, selon des modalités qui devraient être dévoilées en fin de semaine. L’effet décalé dans le temps des nouvelles baisses d’impôt fait que le taux des prélèvements obligatoires « pourrait » rester stable en 2017 à 44,5% du PIB alors que le gouvernement visait à l’origine 44,2%.

Avec Reuters

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