Archive pour le Tag 'logement'

Projet de loi Logement: mini réforme

Projet de loi Logement: mini réforme

On peut se demander légitimement si pour Macron ce n’est pas le nombre de lois qui compte et non le contenu. En effet cette loi logement t pas centrée sur le développement mais plutôt sur la rationalisation supposée. Par exemple avec le regroupement des offices HLM qui vont devenir des montres administratifs aux dépenses encore davantage incontrôlables ; Finalement on va surtout alléger certaines normes (handicap par exemple). On a échappé de justesse à un bétonnage forcené en bordure du littoral. Finalement une loi assez mal ciblée, mal préparée et qui ne résoudra pas le récurrente question de la crise du logement. Une loi qu’on oubliera vite, comme d’autres qui n’a de raison d’exister que pour prouver la volonté réformatrice du gouvernement même si cela ne sert à rien ou pas grand chose.   Les députés ont donc adopté mardi en première lecture le projet de loi Elan appelé à réformer le parc social et accélérer la construction, par le biais notamment d’assouplissements règlementaires dénoncés comme autant de régressions par l’opposition. Il instaure entre autres une réduction de la part des unités neuves accessibles aux handicapés, des regroupements entre organismes HLM, une facilitation des ventes de logements sociaux, des dérogations à l’obligation de recourir à un architecte et des sanctions accrues pour les plates-formes de locations saisonnières. Le député communiste Stéphane Peu a dénoncé un texte “qui a trop cédé aux lobbies” et une “amnésie coupable sur ce qui dans notre histoire a produit l’urbanisme des barres et des tours”. “En rompant avec la mixité public-privé de l’économie du logement dans notre pays, vous entendez confier l’essentiel des réponses à la crise du logement au seul marché”, a-t-il dit lors des explications de vote. Le député socialiste François Pupponi a fustigé “une offensive inédite contre les normes qui garantissent la qualité de notre habitat”. “Votre majorité a amplifié cette vague annulatrice en s’attaquant à nos patrimoines paysagers et à nos côtes en permettant de déroger à la loi Littoral”, a-t-il ajouté.

Logement : situation de crise persistante pour les plus défavorisés

Logement : situation de crise persistante pour les plus défavorisés

4 millions de mal logés, plus de 12 millions en situation de fragilité, souvent 40% des revenus consacrés au logement tels sont les principales caractéristiques de résidents les plus pauvres (Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale –ONPES-  dans son rapport annuel.). En cause l’insuffisance de l’offre puis que le nombre de logements neufs construit est largemenet insuffisant. En outre la métropolisation qui concentre les populations sur des zones tendues où le prix de loyers devient de plus en plus inabordable pour certaines catégories.  Parmi les obstacles au logement, la difficulté pour les personnes sans logement de passer des centres d’hébergement à un logement de droit commun et un taux d’effort financier excessif pour de nombreux ménages pauvres. “Près d’un tiers des ménages à bas revenus, soit environ 1,7 million, dépensent plus de 40 % de leurs ressources pour leur logement en 2013 alors qu’ils étaient un peu plus d’un cinquième dans cette situation en 2001”, souligne le rapport. Cette proportion passe à près de deux tiers pour les ménages à bas revenu qui accèdent à la propriété (+25 points entre 2001 et 2013), signe d’une accession de plus en plus ardue pour cette catégorie sociale. Pour les mal-logés en situation de précarité dans des centres d’hébergement, la probabilité “d’entrer, au cours de l’année qui suit, dans un logement ordinaire ou dans un logement assorti d’un accompagnement spécifique a décru de 38 à 34 % entre 2008 et 2012”, note en outre l’observatoire, qui constate l’insuffisance de logements abordables pour les catégories de revenus les plus modestes. “Aujourd’hui la situation des ménages par rapport à leur logement est devenu un facteur majeur des inégalités territoriales, qui ne cessent de se creuser dans ce pays”, estime Jean-Claude Driant, codirecteur du rapport et professeur à l’Ecole d’urbanisme de Paris.

Logement: toujours au moins 150 000 SDF

Logement: toujours au moins 150 000 SDF

 

On  comptait environ 100 000 SDF en 2010 aujourd’hui il y en a environ 150 000. On ne peut pas dire que le gouvernement ait progressé sur cette question particulièrement inadmissible dans un pays aussi développé que la France. Certes on peut comprendre qu’il y a parmi cette population des gens au profil difficilement gérable mais ce n’est pas le cas de tous ; en outre dans un pays moderne comme la France chacun doit avoir le droit à occuper un abri chauffé à défaut d’un logement. Laissez autant de personnes dormir dans la rue en plein hiver constitue un crime contre la démocratie. Certes les solutions sont  complexe passant du centre d’accueil d’urgence jusqu’au logement sociaux spécialement dédiés aux personnes à faibles ressources ou même sans ressources du tout. Pas si simple non plus de faire occuper des logements vacants par des SDF, dans certains cas c’est possible dans d’autres non. Les instrumentalisations  politiques par certaines organisations gauches ne rendent  pas forcément service à cette cause qui devrait être nationale. En juillet, lors d’un discours à Orléans sur l’accueil des migrants, Emmanuel Macron avait déclaré : « D’ici la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues, dans les bois », ajoutant « la première bataille: loger tout le monde dignement. Je veux partout des hébergements d’urgence. Je ne veux plus de femmes et hommes dans les rues ». « Il faudrait que les ministres du Logement, Messieurs Mézard et de Normandie (Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires en charge du logement et Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, NDLR), démissionnent parce qu’ils ont failli à la mission que leur a donnée le président », a déclaré Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL. Un peu radical dans ses propositions mais qui n’a pas peur sur le constat

 

Logement : Nicolas Hulot veut imposer une double peine fiscale

 

Logement : Nicolas Hulot veut imposer une double peine fiscale

Sans doute pour masquer son revirement sur de nombreux dossiers notamment le nucléaire, Nicolas Hulot sollicite l’ingénierie fiscale en vue d’imposer une double peine au logement à faible performance énergétique. Ainsi la taxe foncière où les droits de mutation seraient augmentés si le logement est mal isolé. Il faut vraiment être un bobo millionnaire pour envisager une telle mesure. En effet en général les logements à faible performance énergétique sont ceux qui appartiennent à des Français qui n’ont pas les moyens pour isoler convenablement leur logement. En effet selon les cas il faut compter entre 30 000 et 50 000 € pour une meilleure performance énergétique. Du coup,  ce sont ceux qui disposent de faibles moyens qui se verront davantage punis par l’impôt. Une proposition à la fois idiote et anti redistributive mais qui n’est pas étonnante de la part d’un écolo  bobo qui a réussi à amasser une fortune de 200 millions grâce à son business sur l’écologie. Le gouvernement réfléchit à un dispositif de bonus-malus sur les logements en fonction de leurs performances énergétiques, a donc déclaré Nicolas Hulot dans un entretien diffusé jeudi, à la veille de la publication de la feuille de route de l’Etat en la matière. Nous réfléchissons (…) à une modulation des taxes foncières ou des droits de mutation en fonction du diagnostic de performance énergétique des logements », a affirmé le ministre de la Transition écologique aux Echos. « Sur le plan juridique, c’est tout à fait possible, à condition de ne pas porter atteinte au droit de propriété. Une mission a été lancée pour explorer les différentes options possibles », a souligné M. Hulot dans cet entretien conjoint avec son collègue chargé de la Cohésion des territoires Jacques Mézard, dont le portefeuille inclut le logement.

 

Température logement : des chaussettes en laine à la place du chauffage

Température logement : des chaussettes en  laine à la place du chauffage

 

Retour aux pratiques d’il y a 50 ans et plus : des chaussettes en laine pour remplacer  le chauffage ou en tout cas pour le supllerr. Plus de 70% des résidents préfèrent mettre des couches supplémentaires de vêtements pour combler l’insuffisance du chauffage devenu trop cher. Certaines pièces pourraient même ne plus être chauffées du tout. On est cependant encore loin de l’époque des années 50 où les logements ne comportaien t souvent qu’un seul poêle (ou cuisinière, ou cheminée). Et où les chambres étaient rarement chauffées. L’accoutumance au chauffage généralisé rend les Français plus sensibles à la température inférieure à 18-20 degrés. A quand un fonds spécial pour encourager le tricotage de chaussettes en laine ? Mais que fait Nicolas  Hulot ? En effet  deux Français sur trois déclarent avoir froid dans leur logement, selon un sondage réalisé par l’Ifop pour le site de conseil en économie d’énergie QuelleEnergie.fr. Cette proportion est en baisse de 9 points par rapport à l’année dernière. «Certaines aides d’État, notamment les isolations des combles à 1 euro pour les ménages modestes, commencent à porter leurs fruits», explique Maël Thomas, directeur général de QuelleEnergie.fr. Augmenter le chauffage d’un degré fait grimper votre consommation d’énergie de 7%, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Aussi, les ménages aux revenus les plus modestes rechignent à pousser leur thermostat à la hausse et ressentent plus le froid chez eux. Les jeunes grelottent plus que leurs aînés (79% contre 57%) et les locataires, plus que les propriétaires (75% contre 59%). Ces mêmes franges de la population déclarent logiquement avoir des difficultés à payer leurs factures de chauffage au cours des trois dernières années. Pour réduire leur consommation d’énergie, les Français changent leurs pratiques. Plutôt que d’augmenter leur chauffage, ils préfèrent «ajouter des couches de vêtements supplémentaires» (77%) ou «baisser la température habituelle à l’intérieur de leur logement» (70%). Plus d’un Français sur deux (59%) se dit même prêt à renoncer au chauffage dans certaines pièces (salle de bains, toilettes…).

Simonnet (LFI) : veut garder son logement social !

Simonnet  (LFI) : veut garder son logement social !

 

 De toute évidence certains insoumis ont du mal à mettre en cohérence  leurs principes  de solidarité et leur pratique personnelle. Pour tout dire ils entretiennent aussi des relations ambiguës avec l’argent. Après les affaires de Garrido en délicatesse avec les différentes  cotisations qu’elle doit, après le couple Garrido-Corbière, qui s’est illustré en rechignant à quitter l’habitation à loyer modéré(HLM) qu’il occupe à Paris, c’est désormais Danielle Simonnet qui refuse délibérément de quitter le logement social au motif surréaliste qu’elle ne veut pas participer à la spéculation immobilière !  L’intéressé occupe en effet un logement social dans le XXe arrondissement de la capitale. , un appartement de 83m² avec balcon pour 1300€ par mois. Ce tarif, dont elle jouit depuis qu’il a été fixé par la Régie immobilière de la Ville de Paris en 1999, est très largement en-dessous de ceux du marché. Mas cela ne semble pas déranger l’élue francilienne. Interrogée par le quotidien, la conseillère de Paris - dont le revenu mensuel brut s’élève à 4190€ bruts -, explique qu’elle n’entend absolument pas quitter ce logement. «Je ne veux pas me loger dans le privé, enrichir un propriétaire privé et participer à la spéculation immobilière», justifie-t-elle.

 

Logement : Macron recule

Logement : Macron recule

 

Indiscutablement, Macron a profité du dossier logement pour rééquilibrer son image à gauche. Il a dû lâcher du lest sur ses propositions initiales. Il a ainsi  a annoncé vendredi que le prêt à taux zéro (PTZ), principal dispositif d‘aide à l‘accession à la propriété, ne serait pas supprimé mais serait prolongé dans les zones rurales, contrairement à ce qui était prévu dans la première mouture du plan logement, mais avec un plafond réduit. Le chef de l‘Etat, qui s‘exprimait devant une conférence organisée par la Fédération nationale du bâtiment, a fait un autre geste pour apaiser les craintes des professionnels du secteur en proposant des discussions sur l’évolution du périmètre de crédit d‘impôt pour la transition énergétique (CITE), afin d’éviter une “rupture brutale”. Le plan présenté le mois dernier prévoyait le recentrage du PTZ sur les seules zones “tendues” (A et B1), à savoir pour l‘essentiel Paris, une partie de l‘Ile-de-France et la Côte-d‘Azur, à compter de 2018. Cette décision a provoqué l‘inquiétude chez les élus des communes rurales et les constructeurs de maisons individuelles, les principaux acteurs du logement dans ces zones, qui ont estimé que “50 à 70.000 ménages modestes” seraient privés d‘une aide indispensable pour s‘engager dans l‘accession. Emmanuel Macron a dit avoir entendu leurs doléances sur des mesures “qui pouvaient donner le sentiment d‘une fracture”. “Ce que je demande au gouvernement, c‘est de garder la philosophie d‘ensemble de la réforme mais que, sur le PTZ en zones B2 et C, on puisse ouvrir très rapidement la semaine prochaine une concertation”, a-t-il déclaré. Alors que le PTZ permet de financer jusqu’à 40% du coût d‘une opération, il a évoqué la possibilité d‘en ramener le plafond à 20% dans ces zones non prioritaires. S‘agissant du périmètre du CITE, l‘exclusion programmée des portes, fenêtres et vitrages de ce dispositif à partir de mars prochain dans le projet de loi de finances 2018 a été critiquée par les artisans du bâtiment, qui ont dénoncé “un coup de massue” pour la rénovation énergétique des bâtiments. Là aussi, Emmanuel Macron a proposé d‘ouvrir des discussions avec les professionnels sur le sujet. “Je souhaite qu‘on puisse l‘accompagner en sifflet, qu‘il y ait une discussion avec le secteur et qu‘on puisse en 2018 mettre sur pied quelque chose de plus intelligent”, a-t-il dit. Il a cependant réaffirmé sa volonté de “recentrer” le dispositif sur le seul double vitrage à finalité thermique. Il a par ailleurs annoncé que cette aide passerait “du crédit d‘impôt à une dotation sur base déclarative”, ce qui permettra aux ménages de recevoir les aides au moment où ils font les travaux, sans décalage dans le temps. Pour le reste, le président de la République a défendu le plan logement, qui repose aussi sur une baisse des aides au logement compensée par une baisse des loyers dans les HLM, une proposition mal accueillie par les bailleurs sociaux.

Logement social : réattribution tous les 6 ans

Logement social : réattribution tous les 6 ans

 

Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, indique que l’APL va diminuer mais que cette augmentation sera compensée par la baisse des loyers pour le logement social. Reste à savoir ce qui en  sera pour les logements des bailleurs privés. Le ministre indique aussi que l’attribution des HLM sera revue tous les six ans pour vérifier si l’ occupant justifie toujours de cette attribution. En clair,  certain dont les revenus ont augmenté seront invités à quitter les HLM  “Nous allons mener une réforme juste et efficace : le prix des loyers diminuera en même temps que le montant des APL. Notre engagement est très clair : aucun allocataire ne perdra un euro”, assure le ministre. Le niveau de l‘allocation sera désormais calculé sur le revenu de l‘année en cours plutôt que sur celui d‘il y a deux ans, comme cela est le cas aujourd‘hui. Appelée à entrer en vigueur “dès le 1er  janvier 2019”, cette réforme “permettra d’économiser plus d‘un milliard d‘euros”, dit-il. Pour faire baisser les loyers, Julien Denormandie annonce la mise sur le marché de logements supplémentaires. “Nous allons permettre de construire plus et moins cher là où il faut construire, dans ce qu‘on appelle les zones tendues. Il s‘agit aussi de rendre disponibles plus de terrains constructibles, en simplifiant les normes”, explique-t-il. “Nous allons mettre de l‘ordre dans le système actuel de recours, qui fait que plus de 30.000  projets de logements sont actuellement bloqués.” Julien Denormandie annonce par ailleurs le maintien de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU), qui impose aux communes de disposer d‘au moins 25 % de logements sociaux.

Plan logement Macron : un coup à gauche

Plan logement Macron : un coup à gauche

 

Peut être pour équilibrer le coté assez libéral de sa réforme du code du travail, Macron donne un à gauche en  évoquant quelques perspectives de sa politique logement. Il souhaite porter à 40 000 par an dès 2018 la construction de logements neufs dans le parc que social. Un objectif possible à atteindre mais qui devra être soutenu par l’État compte tenu des capacités de financement  des bailleurs sociaux. Des bailleurs qui doivent à la fois promouvoir la construction de logements neufs mais aussi mettre aux normes notamment d’isolation thermique une  grande partie du parc actuel. Ce développement de parc social constitue sans doute l’outil le plus efficace pour faire baisser les loyers. 7O % des français remplissent les conditions pour accéder aux logements sociaux mais les demandes ne sont satisfaites qu’à hauteur de 20 %. Du coup ce déséquilibre offre demande pousse les loyers du privé à la hausse. Macron veut donc veut accroître la construction de logements neufs dans le parc social en portant à 40 000 par an, dès 2018 et « sur tout le quinquennat », la construction de logements « très sociaux ». Il a aussi souhaité « faire tourner davantage le parc social en faisant entrer beaucoup plus de monde et activer un politique de baisses des prix » des logements sociaux. Troisième volet, Emmanuel Macron veut « libérer » la construction dans le parc libre grâce à « une réduction des exigences des normes environnementales et sociales » pour obtenir « une production massive » de logements neufs en quelques années. « Notre pays en construit trop peu, car notre système est bloqué par la surréglementation », a-t-il estimé. Il faut « diminuer cette réglementation pour la rendre plus pragmatique, y compris sur des normes qui relèvent de très bons sentiments, quelquefois environnementales et sociales ». « Il y aura énormément de (gens) qui s’élèveront contre ça, tous ceux qui ont dit (que) ces normes (sont) sur tout le territoire pour tout le monde »: « On me dira que je ne respecte pas l’environnement, ou parfois le handicap, parfois ceci ou cela. Mais il faut du pragmatisme », car « c’est essentiel pour résoudre le problème du logement », a-t-il estimé. Par ailleurs Macron a détaillé un nouveau dispositif de prise en charge des plus défavorisés, baptisé Logement d’abord, Il s’agit de remplacer les logements d’urgence et les nuitées d’hôtel par des solutions de logements plus pérennes. Ainsi, 50 000 places supplémentaires pérennes doivent être créées, dont 10 000 dans des pensions de famille et 40 000 dans le parc locatif. Elles doivent remplacer des nuitées d’hôtel, qu’il juge inadaptées et « très coûteuses ». Ce volet fera l’objet d’une « mise en œuvre accélérée dans 15 territoires volontaires a expliqué le président.

 

Réforme des aides au logement

Réforme des aides au logement

 

Après l’épisode assez malheureux de la réduction de cinq euros les APL, le gouvernement change de méthode et annonce une réforme globale de l’aide au logement. Déjà considérable qui représente autour de 30 milliards dont une vingtaine pour l’APL.  Les aides personnelles au logement feront l’objet d’une réforme globale afin de mettre fin à un « système pervers », a dit mardi le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard. Versées par les Caisses d’allocations familiales, les aides au logement concernent deux locataires sur cinq. Regroupant l’aide personnalisée au logement (APL), l’allocation de logement familiale (ALF ) et l’allocation de logement sociale (ALS), ces aides poursuivent deux objectifs. Limiter le taux d’effort des ménages locataires bénéficiaires ou leur permettre d’accéder à des logements de meilleure qualité, à taux d’effort donné. Mais une étude de l’INSEE montre que ces dispositifs ratent en partie leur cible car il favorise surtout la hausse des coûts du logement.  Comme ces aides permettent à certains ménages d’accéder à des logements de meilleure qualité, la demande s’accentue et peut conduire à une hausse des loyers si le nombre et la qualité des logements ne s’ajustent pas suffisamment. En d’ autres termes , une partie du bénéfice de l’allocation des ménages serait alors transférée aux bailleurs. Pour l’étude, l’Insee a comparé les loyers pratiqués en zones 2 (agglomérations de plus de 100 000 habitants, hors Paris , et zones dites tendues, franges de l’Ile-de-France , frontalières et côtières) et 3 (le reste du territoire). Ils constatent qu’en zone 2 les loyers sont 5,3 % plus élevés que ceux de la Zone 3, pour des logements identiques dans des villes comparables, l’écart atteignant même 6,7 % entre des logements modestes. Cette différence de loyer, d’en moyenne 25 euros par mois, absorbe en bonne partie les 30 euros d’aide supplémentaire perçue en zone 2 par rapport à celle de la zone 3. Il y a donc bien un effet inflationniste qui, mesuré sur une longue période, depuis 1990, est, en outre, stable. Pire, ces aides n’amélioreraient en rien la qualité des logements locatifs privés et ne joueraient aucun rôle pour en augmenter l’ offre  : « L’effet sur le nombre de logements, sur la période 1982-2009, est non significatif » , écrivent les auteurs de l’étude. Car un appartement n’est pas une voiture : « Distribuer des primes pour l’achat d’un véhicule incite les constructeurs à en produire plus, mais verser des aides au logement a pour seule conséquence de pousser les prix à la hausse » , explique Jean Bosvieux, économiste spécialiste du logement. L’Insee avait déjà décrit l’effet inflationniste des aides au logement dans des études qui remontent à 2002 et 2005, fondées sur d’autres méthodes mais dont les résultats recoupent ceux d’aujourd’hui. Gabrielle Fack, dans le rapport de 2005, chiffrait entre 60 % et 80 % le montant de l’aide absorbé par l’augmentation des loyers à laquelle elle contribue Le phénomène n’est d’ailleurs pas limité à la France, puisqu’il a été observé en Finlande , dans une étude de 2010, ou aux États-Unis , en 2002, où l’économiste Scott Suzin, de l’ université de New-York , démontrait que les « rent vouchers  », des bons distribués aux locataires, avaient provoqué une hausse des loyers supérieure aux sommes dépensées ! Et une étude réalisée, en 2003, par Stephan Gibbons et Alan Manning, au Royaume-Uni , prouvait, à l’inverse, que la baisse des aides au logement avait, dans les années 1990, entraîné, dans ce pays, une diminution des loyers. Ce constat pousse à s’interroger. Tailler dans les aides au logement n’aurait-il pas le double avantage de permettre une sérieuse économie pour l’Etat, qui en a bien besoin, et de faire baisser les loyers, en France  ? La question taraude les politiques, comme en témoigne l’avalanche de rapports sur ce thème, de la Cour des comptes, en 2007 et 2010, de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), en 2012. L’allocation logement pour les étudiants, qui profite à 680 000 d’entre eux, est la plus critiquée, car distribuée sans tenir compte des ressources des parents, pour alimenter un marché de résidences à prix exorbitant. … Le gouvernement devra, tôt ou tard, se poser ces questions », estime Jean Bosvieux, « mais attention, la réforme doit être pesée et réfléchie, car il ne faut pas mettre les locataires modestes, de plus en plus nombreux, en difficulté ». « Nous devons engager une réforme globale des aides personnelles au logement », a déclaré Jacques Mézard sur RTL. « C’est comme un camion fou, un paquebot ivre (…) Nous sommes avec des montants qu’il faut arriver à maîtriser mais surtout avec des réformes structurelles à mettre en place », a-t-il dit.

Logement : 62 % de propriétaires

Logement : 62 % de propriétaires

les Français sont 62% à posséder leur logement. Un taux nettement supérieur aux 45% de propriétaires allemands mais quasi-similaire à celui enregistré par les États-Unis. De l’autre côté du Rhin, on est plus habitué à louer qu’acheter: le pays compte un peu plus de 54% de locataires (contre 35% en France). Un chiffre qui varie même entre 67% et 84% dans les grandes villes allemandes, selon l’OCDE. Après la seconde guerre mondiale, le pays a développé une politique de reconstruction dynamique qui a favorisé une offre de logements, en particulier locatifs. La fluidité du marché du logement explique le bas niveau des loyers par rapport à la France. Là où un locataire devra débourser en moyenne un peu plus de 8 euros par m² à Berlin, il aura à payer plus de 24 euros à Paris. Ajoutons enfin que cela fait quasiment deux ans que les grandes villes allemandes ont adopté l’encadrement des loyers que seul Paris, en France, avait appliqué à l’époque. Depuis, Lille l’a également mis en place. Mais si l’Allemagne est LE pays des locataires, la France est loin d’être celui des propriétaires. Parmi les autres adeptes d’acquisitions d’appartements ou de maisons, figurent également les pays d’Europe du Sud (de 71% en Italie à 78% en Espagne). Et comme en Allemagne, les raisons sont culturelles: l’Europe du sud apprécie particulièrement la pierre. La tête du classement est occupée par l’Europe de l’Est où la part de détenteurs de logements dépasse allègrement les 80% voire les 90%. C’est le cas notamment de la Roumanie où le taux est supérieur à 96  Plus de la moitié des personnes aux plus faibles revenus (les 20% les moins riches) consacre plus de 40% de leur revenu disponible au remboursement de leur prêt. D’où le développement de logements sociaux, qui pèsent près de 19% du nombre total de logements (contre 4% en Allemagne), le 4e taux le plus élevé en Europe, et des aides aux logements qui représentent 0,83% du PIB français (contre 0,59% en Allemagne), le deuxième taux le plus élevé en Europe. Quant aux propriétaires un peu plus aisés, ils ont profité de taux extrêmement bas.

Logement: 4 millions mal logés et 12 millions de personnes « fragilisées

Logement: 4 millions mal logés et  12 millions de personnes « fragilisées

 

La fondation de l’abbé Pierre fait un constat sans concession de la politique du logement du gouvernement. Près de quatre millions de personnes sont mal logées, (c’est-à-dire qu’elles sont soit privées de logement personnel soit vivent dans des conditions de logement très difficiles) et plus de 12 millions sont « fragilisées par rapport au logement » (locataires en situations d’impayés, propriétaires occupant un logement dans une copropriété en difficulté, etc.).Avec des situations extrêmes comme cette suite de 3m2 vendue 50 000 euros.   Par vraiment une suite mais un placard,   un cagibi vendu à des tarifs prohibitifs à 50.000 euros ;  C’est plus grand que l’appartement de moins de 2 m2 qui a  été loué pendant 20 ans pour 500 euros. On vit évidemment une  époque formidable avec la possibilité de vendre les immeubles, les maisons par morceaux. Raisonnons deux minutes, est-il vraiment nécessaire d’occuper et surtout de payer un appartement de 100 voire 200 m2. Est- ce économiquement pertinent ?  Pourquoi ne pas concevoir des appartements (‘ des suites presque !) de 0.25m2. Jute de quoi se tenir debout. Et dormir de manière verticale.  En  réduisant la surface, on réduit le loyer. 0.25m2 pour 10 euros par exemple en moyenne bien sûr. A paris le prix atteindrait 40 euros et en Corrèze 50 centimes. En même temps on résout la crise du logement. Hollande avait promis 500 000 logements neufs par an, il y en a eu à peine 300 000 (non,  peu plus depuis que l’INSEE en fouillant dans ses statistiques en a rajouté une  poignée). D’après la fondation Abbé Pierre il y aurait 4 millions de mal logés en France. Mais si on coupe les logements en 4 ou en 10, la question est  immédiatement résolue. Situé dans le 3e arrondissement de Paris, ce palais de 3m2 dispose bien sûr de tous les raffinements propres à ce type de bien: une situation en dernier étage (le 5e, forcément sans ascenseur) et une dépendance non privative sous la forme d’un WC situé sur le palier. Diffusée par une agence Guy Hoquet, l’annonce cherche à présenter au mieux l’invendable évoquant un «lit en mezzanine», une fenêtre de toit «donnant sur cour» sans oublier» un WC sur le palier à proximité directe de la chambre». . La surface habitable en loi Carrez (avec plus de 1,8 mètre sous plafond) retenue est d’ailleurs lilliputienne: 1,38 m² (chaque centimètre carré compte) pour 3,88 m² au sol. Mais, comme d’habitude, le tarif n’oublie pas d’être géant: 48.000 euros, soit 34.780 euros le mètre carré. Le prix du luxe absolu dans la capitale…pas étonat si la Abbé Pierre souligne plusieurs tendances montrant une aggravation de la situation : le nombre de personnes sans domicile par exemple (143.000 selon l’Insee) a augmenté de 50 % entre 2001 et 2012. Celui des personnes contraintes d’être hébergées chez des tiers a grimpé de 19 % entre 2002 et 2013. Et les personnes en situation de « surpeuplement accentué » (lorsqu’il manque deux pièces ou plus au logement) « sont de plus en plus nombreuses » : +17 % entre 2006 et 2013. Pour renverser la tendance, « il faut complètement changer d’échelle », martèle Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. « Si on met en place un grand plan d’action national pour sortir les sans domicile de leur situation, on peut régler la question en cinq ou dix ans selon les territoires », assure-t-il.

 

Logement: Nouvelle taxe pour les propriétaires occupants !!

 

 

 

Décidément l’ingénierie fiscale française est sans limite ;  un service du Premier ministre envisage une taxe supplémentaire pour les propriétaires occupants pour motif qu’il ne paye pas de loyer et  bénéficie donc d’un loyer fictif gratuit. Raisonnement complètement tordu  mais qui permettrait d’accroître encore les prélèvements obligatoires. Pour faire passer la pilule la nouvelle taxe globale on la substituerait à la taxe  fonciére ( aujourd’hui en moyenne de 1000 euros). C’est la proposition de France stratégie institution de prospective placée auprès du Premier ministre qui s’est souvent signalée par ses élucubrations et ses propositions approximatives.  pour l’essentiel,  cet organisme est composé de fonctionnaires qui tentent de dessiner le futur du pays. Pas un organisme qui confronte avec les acteurs mais qui travaillent en chambre à partir de philosophie très contradictoire qui mêle le réalisme et l’étatisme. Bref la pensée à la mode chez les technocrates qui évidemment mettraient en faillite une petite épicerie dans les six mois s’ils en avaient la gestion amis  qui proposent les  grandes orientations économiques pour le pays. D’après l’officine France stratégie l a fiscalité du patrimoine immobilier devrait être réformée pour rétablir de l’équité entre les contribuables, estime dans un rapport France Stratégie (retrouvez ce document ici) qui suggère entre autres pistes de supprimer la taxe foncière, en échange d’une taxation des «loyers implicites» pour les propriétaires occupant. «La fiscalité du patrimoine immobilier, en France, favorise beaucoup la détention d’une résidence principale», souligne dans ce document publié mercredi France Stratégie, organisme de réflexion rattaché au Premier ministre. Dans le cas d’un bien mis en location, le propriétaire doit en effet, en plus de la taxe foncière, s’acquitter des prélèvements sociaux (15,5%) et de l’impôt sur le revenu, qui s’appliquent au montant des loyers perçus. Ce qui n’est pas le cas des biens occupés par leur propriétaire. «Encourager ainsi le statut de propriétaire occupant, au détriment par exemple de celui de locataire bailleur (personne propriétaire d’un bien loué à un tiers mais locataire de sa résidence principale) emporte des conséquences négatives en termes de mobilité», estime le rapport. Selon France Stratégie, ce système défavorise par ailleurs les jeunes générations, chez qui le taux de détention de sa résidence principale a stagné depuis trente ans, alors qu’il a nettement progressé chez les plus de 60 ans. Pour faire en sorte que les ménages soient imposés «à proportion de leur capacité», le rapport suggère plusieurs pistes de réforme, dont une refonte de la taxe foncière, qui ne reposerait plus sur des valeurs locatives mais sur la valeur vénale du bien (son prix de vente potentiel, ndlr), nette du montant des crédits restant dus. Ce concept «suscite beaucoup d’incompréhension, voire d’hostilité dans l’opinion, même si la taxation des loyers implicites existe ailleurs et a existé en France jusqu’en 1965», reconnaît France Stratégie.

Taubira : logement social à Paris !! .

Taubira : logement social à Paris !!

Pour Taubira la gardienne du temple des valeurs gauchistes et l’égérie de la justice sociale il n’y a cependant pas de petits bénéfices. Pendant déjà de nombreuses années elle avait occupé un logement l’OPAC de Paris alors qu’elle était parlementaire. Cette fois Selon Marianne, la garde des Sceaux aurait emménagé mi-décembre dans un logement social géré par ICF Habitat, l’organisme immobilier de la SNCF. Cet appartement serait situé aux Batignolles dans le XVIIe arrondissement de Paris. D’après le magazine sa superficie serait de 100 m2 et le loyer s’élèverait à 1.920 euros hors charges (2.196 euros avec les charges), soit un prix bien inférieur au marché. « La Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) estime une telle location à 2.600 euros hors charges » poursuit Marianne. « L’appartement de Christiane Taubira appartient à la catégorie des logements dits à loyer maîtrisé, plus chers qu’un logement social classique, mais réservés aux classes moyennes n’ayant pas les moyens de se loger dans le privé », ajoute Marianne. Selon Marianne, « une habile entourloupe lui a permis de s’attirer les faveurs du bailleur. Son dossier déposé à l’automne auprès d’ICF Habitat mentionne non pas ses revenus de 2014, mais ceux de 2013. Or, cette année-là, la ministre avait encore deux personnes à sa charge : sa fille (…) et l’enfant de celle-ci ». On peut s’étonner que la ministre de la justice si soucieuse des principes républicains d’égalité se soit laissé entraîner dans des petits pratiques pour le moins discutable. En effet pour apprécier la justification de l’accès à un logement social on ne saurait seulement prendre en compte les revenus officiellement affichés. Christiane Taubira n’appartient pas vraiment à la catégorie sociale des candidats au logement et des points elle dispose même d’un patrimoine confortable déclaré autour de 500 000 € mais sous-estimés d’après de nombreux experts comme d’ailleurs ceux d’autres responsables politiques. D’ailleurs pour montrer sa dérision à l’égard de l’obligation de déclaration légale de patrimoine Christiane Taubira n’a pas hésité à mettre dans la liste de ses biens trois vélos. Le récent doute mieux fait de mettre la valeur exacte de son patrimoine immobilier notamment en Guyane.

 

Immobilier en Europe : 40% des revenus en logement

Immobilier en Europe : 40% des  revenus en logement

Une étude menée par le réseau Re/Max Europe auprès de 8.000 Européens montre qu’en moyenne, 40% des revenus sont consacrés à l’habitation. Un budget qui correspond peu ou prou (39%) à la limite que les Européens disent ne pas vouloir dépasser. Mais ce « seuil de tolérance » varie d’un Etat à l’autre : les Français et les Suisses placent la barre plus bas, à 30% des revenus, tandis que les Espagnols et les Grecs ne veulent pas dépenser plus de 50% en moyenne, selon Re/Max. Enfin, un européen sur cinq parvient à limiter ces coûts à 20%, tandis qu’à l’inverse, 9% des personnes interrogées affirment qu’elles dépensent entre 70 et 90%.

Immobilier : réduction drastique des aides au logement ?

Immobilier : réduction drastique des aides au logement ?

 

L’immobilier est en pleine crise et c’est pourtant ce moment que choisit  l’Institut des politiques publiques (IPP) , pour proposer de réduire drastiquement le nombre de bénéficiaires.  L’IPP privilégie une fusion des aides au logement, du RSA et de la prime pour l’emploi (PPE). «Cette fusion, qui constituerait la suite logique de la future ‘prime d’activité’ destinée à remplacer le RSA-activité et la PPE, permettrait de simplifier les dispositifs de soutien aux bas revenus, de réduire la capture des aides au logement par les bailleurs et de restaurer les gains à la reprise d’emploi», estime l’IPP. Cette fusion serait cependant réalisée à moyens constants, et ne permettrait donc pas de réaliser des économies. Or la politique du logement a clairement été identifiée par le gouvernement comme «un gisement d’économies» dans le cadre des 50 milliards d’euros qu’il souhaite mettre de côté d’ici 2017.  Des rapports récents ont suggéré d’autres pistes de réforme. Une note conjointe de l’Igas, de l’IGF et du Conseil général de l’environnement et du développement durable paru en janvier proposait par exemple d’introduire l’obligation, pour les parents, de choisir entre rattacher leur enfant à leur foyer fiscal et permettre à cet enfant de percevoir l’aide personnalisée au logement (APL). Elle préconisait aussi de réduire le nombre de bénéficiaires de l’APL en durcissant ses conditions d’accès. La Cour des comptes avait de son côté suggéré de supprimer les aides au logement pour les étudiants non boursiers. Autant de mesures qui visent autant à réformer le système qu’à faire des économies. Ces mesures, cependant, ne semblent pas séduire le gouvernement, gêné à l’idée de remettre en cause une aide distribuée à plus de 6 millions de personnes, alors qu’il a promis de ne plus augmenter les impôts. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a d’ailleurs précisé mi-mai que le gouvernement n’économiserait finalement «que quelques centaines de millions d’euros» sur le budget des aides personnalisées au logement et que «la très grande majorité des bénéficiaires ne verra pas son aide diminuer».

 

Immobilier : la réforme du système d’aide au logement menace le secteur

Immobilier  : la réforme du système d’aide au logement  menace le secteur

 

 

 

Le projet de réforme de laide au logement inquiète les acteurs du secteur alors que déjà la conjoncture est très dépressive. La reforme pourrait tenir compte des revenus et du patrimoine. Car l’aide annuelle  représente 17 milliards pour 5 millions de Français, les dépenses de l’État ayant  augmenté de  500 à 600 millions d’euros, comment l’ont constaté l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas) dans leur dernier rapport publié en janvier, et qui présentait des mesures choc pour stopper la spirale inflationniste. Au total, l’État a dépensé 17 milliards d’euros (dont plus de la moitié pour le secteur privé locatif), rien qu’en aides au logement l’année dernière, qui ont concerné plus de 5 millions de foyers français.. L’idée de moduler les APL en fonction du taux d’effort (rapport entre la dépense en logement d’un ménage et son revenu) est aussi évoquée. Ainsi que de supprimer ces APL pour les propriétaires d’une résidence secondaire, ou d’un bien immobilier loué etc. Mais la proposition qui fait le plus polémique, c’est celle qui interdirait le rattachement au foyer fiscal des étudiants qui touchent une aide au logement. Une réforme à laquelle le gouvernement a déjà dû renoncer, sous la pression des parlementaires. Du coup les professionnels protestent car le gouvernement risque de tuer  dans l’œuf une reprise encore fragile. « La machine à déprimer le marché s’est remise en route », dénonce le patron d’Orpi, Bernard Cadeau. « Il y a urgence à la stopper ».   »Le marché commence tout juste à se remettre du traumatisme de la loi Duflot », renchérit Fabrice Abraham, le patron de Guy Hoquet. « Ces effets d’annonce risquent d’avoir un impact psychologique et de les faire fuir à nouveau ».

 

Réforme du système d’aide au logement ?

Réforme du système d’aide au logement ?

 

Comment stopper la spirale inflationniste immobilier-aide au logement ? ,Quelques milliards pourraient être économisés sur l’aide au logement en tenant compte notamment des revenus et du patrimoine. Car laide annuelle  représente 17 milliards pour 5 millions de Français, les dépenses de l’État ayant  augmenté de  500 à 600 millions d’euros, comment l’ont constaté l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas) dans leur dernier rapport publié en janvier, et qui présentait des mesures choc pour stopper la spirale inflationniste. Au total, l’État a dépensé 17 milliards d’euros (dont plus de la moitié pour le secteur privé locatif), rien qu’en aides au logement l’année dernière, qui ont concerné plus de 5 millions de foyers français. Pourtant en 2016, la France doit encore faire des économies dans son budget global, de l’ordre de 15 milliards d’euros. L’État cherche donc partout pour réduire ses factures, y compris dans ce dossier des aides au logement. Selon une source du ministère de l’Économie, que le Journal du Dimanche cite ce dimanche : «Un à deux milliards d’économies dans cet ensemble, c’est une part raisonnable». Ce chiffre d’un milliard d’euros a été évoqué cette semaine également par BFMBusiness. Selon le gouvernement, il y a bien des dérives dans le domaine des allocations logement. Parmi les pistes proposées par l’IGF et l’Igas, figurent notamment la refonte des critères d’attribution des aides en fonction du niveau des loyers, de la superficie du logement et du niveau de patrimoine des ménages. L’idée de moduler les APL en fonction du taux d’effort (rapport entre la dépense en logement d’un ménage et son revenu) est aussi évoquée. Ainsi que de supprimer ces APL pour les propriétaires d’une résidence secondaire, ou d’un bien immobilier loué etc. Mais la proposition qui fait le plus polémique, c’est celle qui interdirait le rattachement au foyer fiscal des étudiants qui touchent une aide au logement. Une réforme à laquelle le gouvernement a déjà dû renoncer, sous la pression des parlementaires.

Logement : un micro plan ridicule du gouvernement

Logement :  un micro plan ridicule du gouvernement

 

Difficile de faire plus minuscule alors que le secteur du logement est en crise profonde le gouvernement vient de décider une micro plan de 70 millions et en plus sur trois ans. Le précédent plan n’était déjà pas à la hauteur de l’enjeu mais celui là est d’une indigence à pleurer. Sans parler de la suppression d’une place de parking par appartement !  Le ministère du Logement a prévu de répartir 70 millions d’euros d’investissements sur trois ans et à travers trois chantiers : la transition numérique, le désamiantage et la transition énergétique. De nouvelles mesures de simplification ont également été annoncées.  70 millions d’euros sur trois ans. La ministre du Logement Sylvia Pinel a annoncé jeudi 4 décembre que le gouvernement allait financer des mesures visant à aider le secteur du bâtiment. Réparties en trois chantiers, ces mesures complètent celles annoncées l’été dernier par le gouvernement pour relancer la construction de logements, actuellement au plus bas. Inspiré du rapport de « l’ambassadeur du numérique », Bertrand Delcambre, remis à Sylvia Pinel le 2 décembre, le plan consacré au numérique prévoit notamment de « valoriser les bonnes pratiques » en la matière. Un comité de pilotage sera créé pour accompagner ces évolutions, autour de Bernard Delcambre. La formation, notamment en ligne, sera développée et des « kits BIM » (équipements et logiciels qui modélisent les données du bâtiment dans une maquette numérique), seront créés, pour encourager le travail collaboratif dans les TPE et PME du bâtiment. Concernant la « recherche et développement pour le traitement de l’amiante dans le bâtiment », le ministère souhaite « développer des technologies fiables permettant de réduire les coûts et les délais de détection et de traitement de l’amiante », ainsi que la pénibilité pour les ouvriers. Un programme de recherche et développement sera confié à des organismes de recherche, et piloté par un comité rassemblant les acteurs concernés. Le gouvernement prévoit par ailleurs de soutenir les « solutions innovantes de construction et de rénovation » et de « développer et mutualiser des outils d’expérimentation » ainsi que d’améliorer la formation des professionnels, entre autres. La ministre a également annoncé de nouvelles mesures de simplification des normes de construction. Parmi elles, la plus attendue est l’annonce que les promoteurs seront désormais tenus de ne construire qu’un seul parking par logement (et non plus deux), dans « les secteurs bien desservis par les transports en commun ». Elle entrera en vigueur « dès fin 2014″, selon le ministère, qui annonce aussi une « réduction des délais d’obtention du permis de construire« , ou encore une « amélioration des délais de traitement des recours » contre les permis, sans plus de précisions.

 

Immobilier: nouvelle chute du logement neuf

Immobilier: nouvelle chute du logement neuf

 

Avec Hollande on devait construire 500 000 logements par an, on en fera à peine 300 000 en 2014. Le fameux plan logement du gouvernement tombe à plat. Certes,  certaines simplifications ne sont pas inutiles (il y en a encore bien d’autres à supprimer) mais la question centrale est celle de la solvabilité des accédants notamment des primo-accédants. Les banques ne veulent plus prendre de risque compte tenu de la précarité du marché du travail. Pour un prêt,   elles exigent en moyenne un revenu de 4500 euros pour un achat lui auusi en moyenne de 230 000 euros (avec apport personnel de 20%). Des garanties que de moins en moins peuvent  apporter ; Pour relancer le logement il conviendrait d’agir sur deux leviers d’une part la baisse des couts (en particulier du foncier), d’autre part sur la durée des prêts (comme en Allemagne par exemple).  En attendant Le marché de l’immobilier continue de reculer. Les mises en chantier de logements neufs ont reculé de 5% d’août à octobre à 72.785, selon des chiffres publiés ce mardi par le ministère du Logement.   Par type de logement, sur la période, les mises en chantier de logements ordinaires sont ressorties en baisse de 6,4% à 66.984 unités. Celles des logements en résidence (pour seniors, étudiants, de tourisme), un secteur plus restreint et qui a bien mieux résisté à une conjoncture économique morose ces derniers mois, ont progressé de 15,4% à 5 801 unités.  Sur les 12 mois écoulés entre novembre 2013 et octobre 2014, le nombre de logements neufs mis en chantier affiche encore un recul de 11,4% à 301 240 unités. En 2013, déjà ce chiffre avait reculé de 4,2% sur un an. L’objectif gouvernemental, encore jamais atteint dans l’Hexagone, d’un demi-million de logements construits par an, est loin En parallèle, le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs, un indicateur qui renseigne sur les futures mises en chantier, a régressé de 3,9% sur la période, à 98.017, selon ces statistiques. Après un léger rebond – sur le trimestre achevé à fin août, puis à fin septembre – les permis de construire mordent ainsi à nouveau dans le rouge.  Le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs était repassé dans le vert à fin août et était resté sur une pente positive à fin septembre, après avoir été dans le rouge de façon continue, depuis le premier trimestre 2013.  Les permis accordés pour les logements ordinaires ont reculé de 7,5% à 88.801 unités d’août à octobre, tandis que ceux octroyés aux logements en résidence bondissaient de 52,8% à 9.216. Sur 12 mois, les permis de construire affichent toutefois encore un repli de 12,1% à 387.502 unités. 

 

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