Archive pour le Tag 'marché'

Un pôle de gauche dans la majorité en marche, un oxymore

Un pôle de gauche dans la majorité en marche, un oxymore

Un papier de Gilles Savary , ancien député PS rend assez bien compte du pathétique destin des soldats socialistes perdus dans la macronie. L’ancien socialiste invite à rejoindre le tout nouveau courant de gauche de la macro ni. Un pôle de gauche serait à la macronie ce que la  gastronomie est à McDo . C’est aussi contradictoire que si on annonçait un pôle libéral dans un régime de dictature communiste.  Une hérésie autant qu’un oxymore ! Un papier qui rend compte du total désarroi idéologique de ce qui reste des socialistes surtout préoccupés d’alliance davantage que de visions.(Tribune dans l’opinion)

 

Soixante-quinze personnalités de gauche en ont appelé, dans le JDD, à la constitution d’un pôle de gauche au sein de la majorité présidentielle : « Territoires de progrès ». L’initiative en a été proposée à Jean-Yves Le Drian par ce qu’il reste du groupe informel des députés « Réformateurs », autoconstituée au sein du groupe socialiste de l’Assemblée nationale pour soutenir François Hollande face au travail de sape des frondeurs, qui a conduit un quinquennat doté d’atouts politiques sans précédents à l’Assemblée, dans les collectivités locales et même au Sénat, au naufrage politique que l’on sait.

Nous considérons que cette implosion du Parti socialiste est la conséquence finale du grand écart idéologique qu’il a longtemps entretenu entre des postures d’opposition gauchisantes et un réalisme gouvernemental qui a pu susciter des sentiments compréhensibles et sincères de « trahison » jusque dans ses rangs.

Nous pensons que cette voie n’est plus praticable à l’heure des réseaux sociaux, où ce qu’il reste du PS n’a plus le choix qu’entre des alliances avec des formations radicalisées, voire notoirement illibérales et le soutien à la majorité au pouvoir qui repose sur un socle de gauche laissé en jachère.

Notre mouvement ne vise pas à diviser LREM, en refusant d’y adhérer et d’en accueillir des adhérents, mais à structurer dans la majorité, en toute indépendance, un pôle social-démocrate aujourd’hui en jachère

Seconde voie. Nous choisissons une autre seconde voie, dans la clarté et l’indépendance de LREM, en refusant d’y dissoudre notre ancrage à gauche, pour trois raisons essentielles :

 

– nous nous reconnaissons dans la continuité et l’achèvement de réformes lancées par François Hollande comme le prélèvement à la source, la subrogation de la CAF dans le versement des pensions alimentaires, l’aboutissement des projets socialistes de réforme du marché du travail et de la PMA, la consolidation du CICE, et plus encore dans la première relance économique par la demande et par le pouvoir d’achat entreprise depuis 1983, consécutive à la crise des Gilets jaunes,

– nous avons une conscience aiguë que les démocraties traversent une grave crise de confiance, dont on veut éviter à la France les affres et les incertitudes et qui devrait inciter tous les démocrates de ce pays à serrer les rangs plutôt que d’en négliger les dangers,

– nous ne voulons pas laisser au centre-droit le rôle d’appui exclusif et paradoxal du président de la République dans la mise en œuvre du virage à gauche de l’acte 2 de son quinquennat.

Nous avons la conviction qu’Emmanuel Macron constituera encore le principal recours contre les illibéraux de gauche et de droite en 2022, mais qu’il devra asseoir ses futurs gouvernements sur une coalition dont nous devons préparer l’élargissement de la base politique.

Notre mouvement ne vise pas à diviser LREM, en refusant d’y adhérer et d’en accueillir des adhérents, mais à structurer dans la majorité, en toute indépendance, un pôle social-démocrate aujourd’hui en jachère.

Nous en avons la légitimité et la sincérité, pour avoir porté les couleurs du PS aux dernières élections législatives au prix d’y avoir perdu nos mandats face à des candidats LREM, avec la conviction que l’avenir du pays et de la République ne se construit pas sur des rancœurs et des rancunes.

Gilles Savary, ancien député PS, chroniqueur à l’Opinion.

La Grèce revient sur les marchés pour emprunter

 La Grèce revient sur les marchés pour emprunter

Encore un nouvel emprunt de la Grèce sur les marchés financiers qui démontrent l’assainissement de sa situation. Le retour commencé en 2018 se poursuit.

Selon l’agence de la dette publique, 7,5 milliards d’euros ont été levés jusqu’à présent en 2020.

Plus tôt cette année, la Grèce disposait d’un coussin de trésorerie confortable de 35 milliards d’euros, mais elle a dépensé une partie de cet argent pour soutenir les entreprises lors du confinement lié à l’épidémie, entre les mois de mars et mai.

Le gouvernement grec a attribué 24 milliards d’euros de fonds nationaux et européens pour soutenir l’économie du pays.

L’économie grecque s’est contractée au premier trimestre de 0,9% par rapport à la même période un an plus tôt.

Voitures électriques : 10 % de parts de marché en Allemagne

Voitures électriques : 10 % de parts de marché en Allemagne

 

Les ventes de voitures électriques en Allemagne ont atteint pour la première fois une part de marché supérieure à 10% en juillet, bénéficiant du doublement de la prime à l’achat décidé par Berlin, selon la fédération des constructeurs allemands (VDA).

Les nouvelles immatriculations de voitures électriques en juillet sont en augmentation de 288% sur un an, à 35.955 véhicules, soit une part de marché qui a « franchi pour la première fois la barre des 10% », à 11,4%, parmi toutes les nouvelles immatriculations, a annoncé le VDA mardi dans un communiqué. Les ventes de modèles hybrides rechargeables (PHEV), avec 19.119 unités, ont presque quintuplé (+485%) sur un an, tandis que les modèles purement électriques à batterie (BEV) ont augmenté de 182%, pour atteindre le record de 16.798 unités.

Marché auto chinois : nouvelle hausse

Marché auto chinois : nouvelle hausse

 

Une hausse nouvelle hausse de 16 % en juillet soit 2,11 millions de véhicules vendus .  le secteur automobile chinois accuse cependant encore un repli de 12,7% de ses ventes depuis le début de l’année, d’après les données fournies par l’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM).

 

Cette dernière prévoit par ailleurs une chute des ventes automobiles d’environ 10% cette année, si tant est qu’une seconde vague d’infections soit évitée en Chine.

Signe du redressement progressif du marché de l’automobile chinois, les ventes de véhicules à énergie nouvelle (NEV) ont grimpé de 19,3% à 98.000 unités après avoir enregistré douze baisses mensuelles consécutives.

“La croissance des ventes démontre la capacité des fabricants et des clients de NEV à s’habituer à la nouvelle norme, celle-là même qui a découlé de la suppression des subventions par le gouvernement l’année dernière”, a déclaré un haut responsable de la CAAM, Xu Haidong.

L’association chinoise s’attend désormais à ce que les ventes de NEV s’élèvent à 1,1 million de véhicules en 2020, soit une baisse de 11% sur une base annuelle.

Les ventes de camions et autres véhicules utilitaires ont quant à elles bondi de 59,4%, soutenues par les investissements du gouvernement dans les infrastructures et le renforcement cette année des réglementations en matière d’émissions.

La croissance des ventes automobiles relevée en Chine au mois de juillet est notamment portée par les constructeurs Great Wall Motor, Geely Automobile Holdings et Toyota Motor.

Marché du crédit: des risques

Marché du crédit: des risques

La prudence est de rigueur sur le marché de crédit avec une conjoncture appelée à demeurer morose jusqu’à la fin de l’année et des risques majeurs à l’horizon, à commencer par une résurgence de la pandémie de coronavirus, dit-on chez Robeco. “On assiste notamment à une importation migration des notations avec des grandes entreprises de qualité, comme Kraft Heinz ou Ford, qui ont rejoint l’univers du High yield ( émission obligataire à fort rendement mais à haut risque) ce qui crée des opportunités d’investissement très intéressantes”, dit-il.

 

Le regain de contaminations au Covid-19 et la perspective de l’élection présidentielle américaine de novembre, susceptible de ramener de la volatilité sur les marchés financiers, figurent parmi les principales raisons qui ont conduit Robeco à réduire son exposition à cette classe d’actifs au mois de juin, dit à Reuters David Hawa, spécialiste du crédit pour la société de gestion.

Passée à l’achat en mars pour profiter des opportunités offertes par la forte correction liée à l’imminence d’une récession majeure entraînée par la crise du coronavirus, la société a profité du rebond spectaculaire observé sur le deuxième trimestre avant de changer son fusil d’épaule le mois dernier en abaissant le profil de risque dans tous ses portefeuilles de crédit.

“On a pris nos gains en juin pour adopter une attitude plus prudente, avec des bénéfices des entreprises appelés à demeurer plus faibles et une conjoncture qui devrait rester molle jusqu’à la fin de l’année”, explique David Hawa.

Les mesures de soutien massives prises par les instituts d’émission et les gouvernements ont permis de remédier à une crise de liquidité mais les perspectives de résultats d’entreprises peu glorieux et les risques de défauts appellent à la prudence sur un marché où des opportunités demeurent à condition de se montrer sélectif, poursuit-il.

“Ce sont les facteurs techniques qui mènent la danse aujourd’hui dans les marchés du crédit avec une politique très active et très coordonnée de la part de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne”, dit-il.

Dans ce contexte, Robeco reste plutôt positif sur la dette d’entreprise classée en catégorie investissement (‘investment grade’) mais prend davantage de précautions sur le segment classé en catégorie spéculative par les agences de notation (‘high yield’).

David Hawa met un bémol pour le crédit ‘investment grade’ dans les pays émergents, où les perspectives macroéconomiques sont moins favorables et dont les moyens sont plus limités en matière de politique monétaire et budgétaire.

Du côté du ‘high yield’, le gérant dit suivre de près les anges déchus de renom ayant atterri dans ce coin de la galaxie après une dégradation de leur note de crédit.

Comme beaucoup de monde, la société se méfie en revanche des entreprises les plus exposées à la crise sanitaire, notamment dans le tourisme et les voyages, avec des acteurs fragiles comme Air France-KLM.

L’approche mesurée de Robeco s’explique également par le ralentissement des émissions, qui avaient explosé après la dislocation du mois de mars et rencontré un franc succès avec l’arrivée sur le marché de nombreuses entreprises contraintes à se refinancer.

“On a vu un niveau d’émissions très élevé sur le marché primaire fin mars, début avril avec de belles signatures comme Unilever, Sanofi ou Nestlé mais aujourd’hui, le marché primaire est devenu cher”, explique David Hawa.

Réactions à l’annonce du nouveau gouvernement: en marche arrière

Réactions à l’annonce du nouveau gouvernement: en marche arrière

 

 

Les différentes réactions dans l’opposition se rejoignent au moins sur un point : en marche arrière pour Macron. Fini le temps du recours à la nouveauté politique sauf exception pour la justice, retour aux politiques  de métier et surtout recentrage complet à droite. C’est la fin du en même temps.

Macron sait qu’il a perdu tout appui à gauche et va surtout picorer dans les gamelles politiques de droite. Notons d’ailleurs qu’il n’a débauché aucune personnalité de premier plan tant à gauche qu’à droite. Bref pour ce gouvernement une sorte de  bricolage, on  a  fabriqué du neuf avec du vieux mais désormais clairement sous la tutelle de Macron.

Il n’y aura sûrement pas de changement de cap sauf peut-être un peu sur la méthode avec un retour à la multiplication des présences médiatiques un peu partout. Pour preuve le Premier ministre a déjà additionné  les rencontres qui ne servent pas à grand-chose car trop générales et trop rituéliques.

Pas étonnant pour l’innovation, ce sera comme d’habitude le champ d’action privilégiée du président de la république.

Ci-après les principales réactions à la composition du nouveau gouvernement du Premier ministre Jean Castex dévoilé ce lundi, qui compte 16 ministres et 14 ministres délégués.

MARINE LE PEN, présidente du Rassemblement national (RN), sur Twitter: “À la Justice est nommé un militant d’extrême gauche qui souhaite l’interdiction du RN, premier parti d’opposition. Ça promet…”

OLIVIER FAURE, Premier secrétaire du Parti socialiste, sur Twitter: “La crise appelait un changement profond. Au final, c’est un gouvernement plus à droite que jamais. Macron promettait de se réinventer mais il continue de concentrer tous les pouvoirs. Ce n’est pas un gouvernement, c’est un caprice.”

CHRISTIAN JACOB, président du parti Les Républicains, sur Twitter: “Tout ça pour ça. Ce jeu de chaises musicales ne fera pas oublier l’essentiel : l’échec de la politique menée depuis 3 ans, la défaite cinglante aux #Municipales2020 et l’incapacité d’Emmanuel #Macron à tracer un cap et à réagir face à la crise.”

ERIC COQUEREL, député La France insoumise, sur Twitter : “Le nouveau chemin se prépare en marche arrière : ce gouvernement c’est un commis, courroie de transmission de l’Elysée, un jeu de chaise-musicale entre les mêmes et deux papillons qui aiment les paillettes médiatiques en guise d’ouverture. Rien de changé.”

JULIEN BAYOU, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), sur Twitter : “Bon vent à #Pompili ministre de l’écologie. Une feuille de route simple, celle de la #conventioncitoyenne #climat. Espérons qu’elle fasse mieux que lors de son passage comme secrétaire d’Etat à la biodiversité sous Hollande. Assez de discours, des actes.”

Marché : une sévère correction à venir avec les contradictions de la cote

Marché : une sévère correction à venir avec les contradictions de la cote

Il est clair qu’on constate une nette contradiction entre la remontée des cours boursiers et la dégradation économique et sociale. Même si les perspectives économiques ne paraissent pas aussi noires que dans les scénarios les plus pessimistes ,il n’empêche que la croissance en 2020 subira une chute importante qui ne sera même pas compensée par celle de 2021. D’où un décalage incompréhensible entre ces deux tendances. Peut-être certains hypothèquent-t-ils sur les énormes gains de productivité qui pourraient être fait grâce aux plans de licenciement qui compenseraient alors plus que largement la baisse de la demande. Le problème c’est que les croissances internationaux sont surtout alimentées par la demande intérieure. Pourtant la baisse attendue du pouvoir d’achat moyen risque de porter atteinte au niveau global  de la demande, donc au niveau de l’activité et des rentabilités en attendre. «Au milieu de la tragédie humaine et de la récession économique causées par la pandémie, la récente augmentation de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers a retenu l’attention des analystes», résument dans un blog Tobias Adrian, conseiller financier du FMI, et Fabio Natalucci, responsable du GFSR. Ils s’inquiètent du fait que les investisseurs semblent parier sur une aide «solide et durable des Banques centrales qui soutiendra une reprise rapide, même si les données économiques indiquent une récession plus profonde que prévu». Le FMI a prévenu mercredi que la récession mondiale en 2020 serait plus sévère qu’estimé en avril (-4,9%) et il observe une reprise plus lente que prévu au début du troisième trimestre.

«Cette divergence fait naître le spectre d’une nouvelle correction des prix des actifs à risque si l’attitude des investisseurs changeait, menaçant la reprise», ajoutent-ils. C’est à la mi-mars qu’à Wall Street l’indice vedette, le Dow Jones, est entré en «bear market», c’est à dire une tendance à la baisse, perdant plus de 30% par rapport à son dernier record. Mais à partir de fin mars/début avril, les indices ont entamé une nette remontée. La hausse est depuis presque ininterrompue en dépit de petits creux mi-avril, mi-mai et début juin.

Le soutien «sans précédent» et «non conventionnel» des autorités qui ont déployé liquidités, prêts et taux d’intérêt bas, «a sans aucun doute amorti l’impact de la pandémie sur l’économie mondiale et atténué le danger immédiat pour le système financier mondial», selon le GFSR. Mais la dette des entreprises, qui était déjà élevée avant la pandémie, après une décennie de taux d’intérêt bas, a maintenant atteint des «niveaux historiquement élevés» et la dette des ménages augmente également, ce qui pourrait créer des problèmes si les emprunteurs ne sont pas en mesure de rembourser dans un contexte de lente reprise, relève le rapport.

Si l’aide des gouvernements et des banques centrales était incontournable pour éviter des vagues encore plus grandes de licenciements et de faillites, la facilité d’obtention des crédits, pourrait entraîner des «effets pervers», mettent-ils en garde.

Aéronautique: pas de reprise du marché avant 2023

  • Aéronautique: pas de reprise du marché avant 2023
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  • Le trafic aérien s’est effondré de 90 %. Les avions de ligne sont cloués au sol. L’Iata (International Air Transport Association) estime qu’un milliard de passagers manqueront à l’appel cette année( au moins la moitié). Du jamais-vu pour l’aéronautique, qui avait toujours été résiliente aux crises. «Le Covid-19 conjugue tous les effets des crises précédentes (attentats terroristes de 2001, Sras en 2003, crise financière de 2008) en provoquant une crise sanitaire mondiale qui entraîne une interdiction des voyages, une crise de confiance et une crise économique», analyse-t-on chez Airbus.
  • Du coup, entre 80 % et 90 % des commandes du géant européen risquent d’être décalées .pour plusieurs ânées.

Marché publicitaire: une chute de 20% en 2020

Marché publicitaire: une chute de 20% en 2020

Une chute qui va notamment gravement menacer les entreprises publicitaires mais aussi les entreprises médiatiques et surtout la presse écrite déjà fortement handicapées par les problèmes  diffusion pendant la crise sanitaire. Au bas mot, le marché publicitaire français est parti pour chuter de 23 % en 2020, selon les estimations établies par France Pub et l’Irep associés à Kantar Media. Il pourrait ainsi s’établir à 26 milliards d’euros, à comparer aux 33,8 milliards d’investissements des annonceurs l’an dernier.

La pandémie du coronavirus a occasionné un choc inédit, sans équivalent dans l’histoire récente. Ni l’éclatement de la bulle internet en 2001, ni la guerre du Golfe et la loi Sapin en 1993 n’avaient eu de tels effets. La dépression de 2009 consécutive à la crise financière n’avait pas non plus été si forte puisqu’elle avait entraîné une baisse de 9 % du marché, lequel a mis plusieurs années à s’en remettre.

Aurélien Taché, encore un député qui quitte « La République en marche »

Aurélien Taché, encore un député qui quitte « La République en marche »

Encore un député qui quitte la république en marche ou s’en écarte. Les  départs et prises de distance s’expliquent de deux manières. Il y a des divergences d’ordre idéologique mais aussi une sorte de fuite en avant. Après le désastre subi par la république en marche lors des élections municipales, nombre de députés de la majorité prennent conscience qu’ils ont peu de chances d’être réélu en 2022 sous la bannière de la république en marche.

( Interview dans le JDD)

 

Pourquoi quittez-vous La République en marche?
Pour que le monde d’après ne ressemble pas à celui d’avant en pire, un profond changement de logiciel est nécessaire. LREM ne peut pas l’opérer. En 2017, j’ai quitté le Parti socialiste parce qu’il n’était pas capable de dépasser ses frontières. Aujourd’hui, je quitte LREM exactement pour les mêmes raisons.

Que reprochez-vous à LREM?
Le mouvement n’a pas été capable de construire un corpus idéologique, de trouver des convergences avec d’autres partis ou des alliés au sein de la société. Par exemple, au lieu de réinventer les corps intermédiaires, on a voulu les faire disparaître! LREM n’a eu de cesse de répéter qu’il n’y avait point de salut en dehors d’elle, de refuser de voter tout ce qui venait des oppositions. Le mouvement ne peut donc apporter de réponses véritablement nouvelles à la crise et n’a plus la crédibilité pour créer des dynamiques collectives.

Etes-vous toujours macroniste?
Je ne regrette pas mon choix en 2017, je sais tout ce que je dois à Emmanuel Macron. Je reste persuadé que la politique qu’il a voulu mener était pour que des gens comme moi, issus d’un milieu modeste, aient leur chance. Cette promesse d’émancipation m’anime toujours : je suis macroniste en cela. Mais je suis un homme de gauche. Pour le rester, je dois quitter LREM.

Quittez-vous le groupe parlementaire?
Je quitterai très certainement le groupe.

Où siégerez-vous? Au sein du neuvième groupe?
Si une initiative qui prolonge le jour d’après trouvait sa place à l’Assemblée nationale, j’en ferais partie. Mais rien n’est arrêté, des discussions sont en cours. Et ce n’est pas le plus important. Ma seule motivation, c’est de contribuer à l’émergence de nouvelles forces collectives pour porter les aspirations populaires écologiques et de solidarité. Comme avec la plateforme « Le jour d’après », qui réunit 66 parlementaires de différents partis.

Serez-vous dans l’opposition ou dans la majorité présidentielle?
Je ne serai pas dans l’opposition. S’il faut choisir, je serai dans la majorité car je veux être constructif et obtenir des résultats pour les français. Mais avec une liberté absolue car ces étiquettes sont réductrices et ne correspondent plus vraiment à la réalité.

 

Pour faire avancer vos idées, n’était-il pas plus pertinent de rester au sein du parti au pouvoir?
« Le jour d’après » est plus utile que LREM pour porter les aspirations populaires à un changement de modèle. C’est très bien que Bruno Le Maire conditionne le report de charges pour les entreprises au non versement de dividendes, mais ça n’est qu’un tout petit pas. Il faut aller beaucoup plus loin. Nombre de députés LREM ont cette envie, mais le groupe parlementaire est devenu un frein. Parce que ce n’est pas du tout le logiciel de la majorité, qui érige par exemple la baisse des impôts de production pour les entreprises en priorité pour la sortie de crise et la contribution des plus aisés en tabou, qui pourrait pourtant financer la revalorisation des salaires des soignants, comme le propose Laurent Berger. Vendredi encore, une ordonnance a été votée pour faciliter le recours aux contrats très courts, en complète contradiction avec le système de bonus-malus prévu par la loi sur l’avenir professionnel, dont j’étais rapporteur à l’Assemblée.

Emmanuel Macron n’est-il pas capable « d’aller plus loin »?
On n’a plus le temps d’attendre. Je fais partie de ceux qui espèrent un tournant ; le Président peut le faire. Mais je veux agir en ce sens, tout ne doit pas passer par l’Etat ou le Président de la République, c’est un mal typiquement français. Et celui-ci devra pouvoir s’appuyer sur de nouvelles dynamiques collectives, car les forces conservatrices tireront dans l’autre sens.

Quel doit être ce tournant?
Il faut apporter à la France des oubliés la reconnaissance qu’elle mérite, pas seulement symbolique. Ceux qu’on n’entendait plus jusqu’à leur arrivée sur les ronds-points des Gilets jaunes sont les mêmes qui ont fait fonctionner les magasins, les hôpitaux pendant la crise. Il faudra revaloriser très franchement les carrières et les salaires des soignants et donner une priorité absolue à la santé. Le drame que nous avons connu dans les Ehpad, mais aussi, plus silencieusement, dans les foyers de travailleurs étrangers, ne doit pas se reproduire. Il faut cette grande loi qui donnera naissance à un nouveau service public de la dépendance. Mais certains diront qu’on ne peut plus agir du fait de l’énormité de la dette contractée. Sur la question écologique, un Green New Deal au niveau européen est nécessaire, mais un New Deal social est aussi indispensable au niveau national.

Comment se traduirait ce « New Deal social »?
On va avoir 500.000 chômeurs en plus dans les six prochains mois. Il faut un revenu d’existence dès 18 ans, poser de nouvelles régulations pour lutter contre l’optimisation fiscale des entreprises multinationales. Je m’inquiète aussi d’une explosion des expulsions locatives : on a besoin d’une assurance universelle sur les loyers impayés pour les propriétaires. Sinon, on aura de nouveaux bidonvilles en France et des interventions humanitaires seront nécessaires.

En quittant LREM, ne favorisez-vous pas la division plutôt qu’une démarche collective?
Ce serait vrai si LREM était capable de proposer une orientation politique qui intègre les impératifs sociaux et écologiques et de rassembler autour d’elle. On doit fonctionner autrement pour trouver des majorités de projet. Pendant des mois, on m’a fait des procès en traîtrise, pendant que LREM se refermait sur elle-même. Mais aujourd’hui, le mouvement est totalement isolé et se mue en parti utilitariste, qui propose, pendant la crise, des documents pour expliquer comment se laver les mains ou qui s’engouffre dans le solutionnisme technologique pour tracer les Français…

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LREM n’a-t-elle pas réussi à s’élargir en trouvant des alliés au Mouvement radical, chez Agir?
L’ouverture ne s’est faite que vers la droite. La promesse de LREM était de réunir des progressistes de gauche et de droite et d’abandonner les conservatismes. Aujourd’hui, les conservateurs sont aussi dans la majorité. On l’a vu sur la question de l’accueil des réfugiés, qui reste pour moi une grande déception. Même chose sur les libertés : comment un mouvement progressiste peut-il voter la loi anti-casseurs? Est-ce que des voix se sont élevées dans notre camp pour dénoncer les violences policières constatées dans les manifestations et dans les quartiers populaires? On a certes fait venir à nous d’autres forces politiques, mais sont-elles progressistes? Et de quel progrès parle-t-on? Celui-ci doit être humain, environnemental, social et s’appuyer sur les initiatives de la société civile engagée, dont LREM est aujourd’hui totalement coupée.

En 2022, ferez-vous campagne pour Emmanuel Macron?
Pour l’instant, la question n’est pas là. Je ne peux pas attendre un hypothétique deuxième quinquennat : je me bats pour que le Président prenne les décisions qu’il faut maintenant. Si des actes ne sont pas posés et qu’ils ne permettent pas à des coalitions d’un type nouveau d’émerger, les Français risquent de toute façon de choisir quelque chose de radicalement différent. Et la France pourrait alors, après l’Italie, les Etats-Unis, le Brésil, d’être la prochaine sur la liste du populisme. C’est ça qu’il faut à tout prix éviter.

« La transition d’une économie de marché capitaliste à une économie administrée par les banques centrales » ?

« La transition d’une économie de marché capitaliste à une économie administrée par les banques centrales » ?

L’économiste Christopher Dembik constate, dans une tribune au « Monde », que les immenses injections de liquidité des banques centrales – s’émancipant de leur mission de maintien de la stabilité des prix – en ont fait les principaux arbitres du marché des dettes souveraines.

Tribune.

 

Le 24 mars, la Banque centrale européenne (BCE) a levé un verrou majeur qui limitait jusqu’à présent sa marge de manœuvre. Dans le cadre du programme d’achats d’urgence face à la pandémie qui mobilise 750 milliards d’euros jusqu’à la fin de l’année, elle a annoncé qu’elle s’autorisait temporairement à racheter au-delà de la limite de 33 % de la dette d’un pays, et peut désormais intervenir sur l’ensemble de la courbe des taux, pour des maturités allant jusqu’à trente et un ans. Le quantitative easing (QE, ou « facilité de liquidité ») est désormais sans limite en zone euro.

Quinze autres banques centrales au niveau mondial ont annoncé des mesures similaires en l’espace d’un mois. La crise du coronavirus symbolise ainsi la transition d’une économie de marché capitaliste à une économie administrée par les banques centrales. En moins de dix ans, celles-ci se sont émancipées de leur mission de maintien de la stabilité des prix, héritée des années 1980, et se sont substituées au marché sur la longue durée, devenant ainsi des market makers, c’est-à-dire des faiseurs de prix.

Cette évolution est particulièrement visible sur le segment hautement stratégique de la dette souveraine des pays développés. Selon les données de la Banque des règlements internationaux, les banques centrales au niveau mondial détiennent, par exemple, environ 80 % de la dette souveraine allemande et environ 70 % de la dette souveraine française.

 Ces pourcentages sont amenés à augmenter dans les années à venir du fait de l’accentuation des programmes de rachats d’actifs. Alors qu’il y a quelques années de cela on évoquait le processus de normalisation de la politique monétaire, le choc du coronavirus semble indiquer clairement qu’il ne sera pas possible de sortir des taux bas et du QE dans les prochaines années. Les Anglo-saxons parlent même de « QE infinity » pour évoquer cette possibilité.

Pour la zone euro, il s’agit de l’aboutissement d’une évolution débutée en juillet 2012 lorsque Mario Draghi, alors président de la BCE, prononce son fameux « whatever it takes », pour affirmer son engagement à tout faire pour endiguer la crise de la dette souveraine européenne et lutter contre le risque déflationniste.

La BCE est contrainte d’intervenir pour pallier l’inaction des Etats, qui ne parviennent pas à s’entendre sur l’émission d’obligations communes (les « eurobonds ») et pour endiguer la spéculation financière qui fragilise les pays du sud de l’union monétaire. Rapidement confrontée au taux plancher à 0 % dès le début de la crise financière de 2007-2008, la BCE fait son aggiornamento et s’engage dans des mesures non conventionnelles, directement inspirées des expériences de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque du Japon…. »

 

Marché des obligations : menacé par le Coronavirus et les créances douteuses

Marché des obligations : menacé par le Coronavirus et les créances douteuses

 

Le  coronavirus mais surtout l’accumulation de créances douteuses favorisée par les politiques monétaires accommodantes de ces dernières années  ont fragilisé l’ensemble du système économique, réduisant considérablement les marges de manœuvres des Etats. ( Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l’ESSEC 2020-opinion dans la Tribune)

 

« Depuis l’avènement de la crise sanitaire du coronavirus, les chefs de gouvernements du monde entier semblent être passés d’une posture de réassurance des populations et de minimisation vers une course aux mesures visibles, de la « drôle de guerre » à la posture churchillienne. Les mesures actuelles sont en grande partie dictées par l’incapacité des systèmes hospitaliers à gérer le pic à venir des cas graves du fait du déficit de lits et de respirateurs.

De façon plus insidieuse, mais non moins dangereuse, se sont rapidement mises en place les conditions pour une forte récession en 2020.

Le coronavirus en est l’élément déclencheur, mais pas la cause. Selon les projections actuelles, les effets directs du coronavirus devraient faire baisser d’un point de pourcentage une croissance prévue initialement à 2,2% pour les économies développées. Il y a des disruptions des chaines de fabrication, notamment les retards de livraisons en provenance de Chine, et l’effondrement de la demande pour les secteurs du tourisme et du transport aérien. Dans ce contexte de baisse d’activité, la demande de pétrole a logiquement faibli. Pour des raisons géopolitiques et de rapport de forces complexes, les dirigeants russes et saoudiens ont enclenché une guerre des prix. Dans l’immédiat, la baisse du prix du pétrole (31 dollars le baril) affaiblit la rentabilité du secteur pétrolier et va probablement provoquer une vague de faillites chez les pétroliers américains de schiste. Elle devrait également, en fonction de sa durée, creuser le déficit public de nombreux pays exportateurs et mettre un coup d’arrêt aux incitations à la transition vers les énergies renouvelables. D’un côté, la baisse du prix du pétrole est une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat comme l’a pointé Donald Trump, cependant l’effet négatif sur le bilan des intermédiaires financiers devrait largement surcompenser l’effet bénéfique.

Accumulation de créances douteuses

Mais si une récession globale devrait s’installer, la cause principale est l’accumulation des créances douteuses sur un fonds d’argent facile quasiment incontrôlé. D’ailleurs, en janvier 2020, en pleine exubérance boursière, nous avons attiré l’attention sur les risques majeurs que posait une politique d’argent facile, maintenue depuis plus de 10 ans, et l’incapacité de la plupart des gouvernements à remettre en ordre leurs finances publiques alors que la croissance était de retour.

Aux Etats-Unis, depuis 2017, la Fed avait enclenché un processus de resserrement monétaire progressif alors que l’administration Trump maintenait un déficit public excessif, tout en exerçant des pressions sur la Fed pour qu’elle renonce au resserrement monétaire. Dans la Zone Euro, la BCE a maintenu une politique monétaire extrêmement laxiste et de nombreux pays comme l’Italie ou l’Espagne n’ont pas réussi à stabiliser leur dette publique. La France a même enclenché l’équivalent d’une politique de relance via les décisions prises à l’issue de la crise des gilets jaunes. Pour justifier leur politique monétaire, les banques centrales avaient l’habitude d’invoquer l’absence d’inflation. Selon eux, tant que l’inflation est trop faible, non seulement il n’y a aucune raison d’adopter des politiques plus restrictives mais encore, il est urgent de poursuivre une politique monétaire laxiste. Tout particulièrement les économistes des banques centrales semblaient n’être plus sûr du niveau de chômage à partir duquel l’inflation pouvait remonter.

Achat massif d’obligations du Trésor

Les risques liés à l’abondance de liquidité ne faisaient plus partie des préoccupations des régulateurs et banques centrales et on se souvient qu’au maximum d’amplitude de cette politique, la BCE injectait 80 milliards d’euro par mois dans l’économie (l’équivalent du cout de 16 porte-avions nucléaires). Au total, la BCE a acheté pour environ 2600 milliards d’euros d’obligations. L’achat massif d’obligations du Trésor (à échéance de dix ans ou plus) a eu pour conséquence une telle chute de leur rendement que les taux sont devenus négatifs pour les pays perçus comme les plus vertueux (le rendement diminue lorsque le prix d’un titre augmente). Suivant une logique de substitution de portefeuille, les taux d’intérêt sur toutes les obligations à 10 ans ont diminué fortement.

Sous la pression des épargnants, les intermédiaires financiers – banques et fonds d’investissements de toute sorte (pensions, spéculatifs, private equity) – se sont lancés dans une quête désespérée du moindre rendement positif, via l’achat d’obligations à risque et des prêts peu regardants. Pour les banques en zone euro, la quête du rendement positif était encore plus critique pour leur survie car depuis 2014 la BCE taxe leurs réserves, sous la forme de taux négatifs sur leurs dépôts qui ne sont pas utilisés pour financer des prêts (- 0.50% actuellement).

Selon un Rapport de l’OCDE de février 2020, à la fin 2019 le volume mondial d’obligations émises par les entreprises non-financières atteignait le record de 13.500 milliards de dollars. Une partie significative de cette dette est de faible qualité, et celle-ci s’est nettement dégradée au fil du temps par des émissions massives de corporate junk-bonds. En 2019, seules 30% des obligations des entreprises avaient une note de crédit de niveau A ou plus. De plus, ces notes étaient basées sur un contexte durable de taux d’intérêt faibles.

Parmi les entreprises très endettées, un grand nombre fonctionnent à la limite de l’insolvabilité. Ce type de firme « limite » peut être à peine solvable avec des taux d’intérêt à 2% mais insolvable à 3%. Le choc du coronavirus doublé de la guerre des prix du pétrole Russie-Arabie Saoudite sont sur le point de provoquer la réévaluation brutale du prix du risque associé à tous ces financements, selon un mécanisme pas très éloigné de la réévaluation du prix du risque des CDO, produits dérivés structurés, basés sur les prêts immobiliers sub-prime, en 2007-2008. Ces derniers jours, la prime de risque pour les obligations à fort risque a augmenté de quasiment rien à plus de 5-6% (qu’il s’agit de CDS ou corporate bond spread).

Les acheteurs de tels actifs disparaissent les uns après les autres, comme avaient disparu les acheteurs de CDOs en 2008. Par conséquent, de nombreuses firmes vont être en incapacité de refinancer leurs dettes, ainsi un choc d’illiquidité se profile. Les détenteurs de ces obligations cherchent à s’en délester, ce qui amplifie la baisse du prix. Pour les banques européennes, la situation est critique car ces banques ont financé beaucoup de projets risqués (y compris dans l’industrie pétrolière) et des entreprises déjà fortement endettées via des prêts classiques ou à effet de levier, une technique également répandue aux États-Unis. Si les marchés boursiers ont chuté la semaine passée de plus de 20% comparé au maximum au début du mois de février, l’indice du secteur bancaire européen a lui perdu 40% ce qui confirme la détresse significative des intermédiaires financiers.

Entre le choc d’illiquidité auquel peuvent être soumises de nombreuses entreprises, et la réévaluation de la prime de risque que banques et fonds d’investissement sont en train d’opérer, les effets sur l’investissement, et donc sur la survie de beaucoup d’entreprises, peuvent être très significatifs, du même ordre de grandeur que la raréfaction des financements 2008, le tout dans un contexte d’affaiblissement de la demande en raison de la crise sanitaire.

Les Etats promettent des aides pour maintenir des conditions de financement favorables à toutes les entreprises. Cependant, aucun Etat du Sud de l’Europe, ni même les Etats-Unis ne disposent des capacités financières pour tenir cette promesse. Les banques centrales peuvent racheter des créances douteuses comme l’a fait la Banque de Chine. Mais est-ce un exemple à suivre ? Un tel procédé jette le doute sur la crédibilité des banques centrales et peut générer une dégradation profonde des anticipations et une fuite vers les monnaies vertueuses ou l’or. Si on veut éviter un destin « à l’Argentine » des pays développés, il faut manier ces outils avec une grande prudence.

Il serait raisonnable à ce stade d’éviter les actions spectaculaires même si elles font plaisir aux politiciens, mais qui peuvent anéantir la crédibilité de la politique monétaire. La baisse du taux directeur par la Fed, dix jours avant la réunion normale de celle-ci, est l’exemple typique de ce qu’il ne faut pas faire. L’action modérée de la BCE, la semaine dernière, qui a pris en compte les risques d’un excès de liquidité non ciblée, est en revanche l’exemple à suivre et a valu à Christine Lagarde un déluge de critiques des politiques. Donald Trump promet un plan de relance bi-partisan mais qui pourra poser problème s’il y a une raréfaction des acheteurs d’obligations américaines. Pour ce qui est de la France, la lenteur des réformes, notamment l’incapacité des gouvernements successifs depuis 2010, comme du gouvernement actuel, à diminuer le déficit public fait que la politique d’Emmanuel Macron risque de se heurter cette fois non aux syndicats mais au marché des obligations. »

Une radiographie floue du marché du travail en 2019

Une radiographie floue du marché du travail en 2019

Une nouvelle fois l’INSEE tende de justifier ses chiffres de la baisse du chômage qui serait passé de 9,4 % en 2007 à 9 % en 2018. En ,une diminution de l’ordre de 300 000. Le problème, c’est que pendant le même temps les chômeurs non comptabilisés à savoir ceux qui ne sont pas inscrits demeurent à  un niveau considérable. En dépit de quelques signaux positifs, beaucoup de personnes souhaitant travailler sans pour autant être au chômage au sens du BIT se retrouvent dans le halo. Selon les dernières estimations de l’Insee, elles seraient 1,6 million sur les 11,6 millions d’inactifs. Ce qui est loin d’être négligeable.

Une étude de l’Insee rendue publique ce jeudi 20 février et intitulée « Une photographie du marché du travail en 2019 » dresse un panorama éclairant sur la situation des actifs occupés, des chômeurs, des indépendants. L’économie française comptait 29,2 millions de personnes dans la population active en 2019. Sur ce total, 26,8 millions ont un emploi et 2,5 millions sont au chômage.

Le chômage a poursuivi sa baisse en 2019 pour s’établir à 8,4% de la population active au sens du bureau international du travail (BIT) contre 9% en 2018 et 9,4% en 2017. Malgré une embellie ces dernières années, le chômage n’a toujours pas retrouvé son niveau antérieur à la crise de 2008.

. Pour les 15-24 ans, ce taux s’élève à 19,6% contre 7,8% pour les 25-49 ans et 6,3% chez les plus de 50 ans. Quant au chômage de longue durée (supérieur à un an), il concerne 3,4% de la population active. Chez les jeunes, il s’établit à 4,9% de la population active contre 3% chez les 25-49 ans et 3,7% chez les 50 ans et plus. Lorsque les plus de 50 ans se retrouvent au chômage après un licenciement ou un départ, retrouver un emploi peut se transformer en véritable calvaire.

Par catégorie socioprofessionnelle, il existe également de fortes disparités. Le taux de chômage a atteint 15,5% pour les actifs ayant le brevet et 5,1% pour les diplômés de l’enseignement supérieur. Concernant les professions, il frappe avant tout les ouvriers avec un taux bien supérieur à la moyenne (12,4%). Pour les employés, ce taux s’élève à 9,2%. Enfin, les cadres connaissent une situation de quasi plein emploi avec un chômage à 3,9%.

En parallèle, la part des salariés en CDD ou intérim a légèrement diminué l’année dernière pour atteindre 11,5% contre 11,9% en 2019. Là encore, la flexibilité accrue sur le marché du travail et la grande crise de 2008 ont accéléré les embauches en CDD ou en contrat intérimaire.. Enfin, les derniers chiffres de l’organisme de statistiques indiquent que la part des indépendants a augmenté entre 2018 et 2019, passant de 11,6% à 12,1%. Depuis le début des années 80, la part des indépendants a clairement baissé au regard des données fournies par l’organisme de statistiques malgré la montée en puissance des microentreprises depuis une dizaine d’années.

L’autre fait marquant est la hausse spectaculaire de la part des cadres dans la population active. Rien qu’entre 2018 et 2019, cette part a gagné un point pour s’établir à 19,3%. Et sur quatre décennies, cette catégorie a presque triplé pour atteindre un sommet l’année dernière. Cette évolution peut s’expliquer en partie par une hausse des personnes qualifiées dans la population active,

Orange: trop dominateur sur le marché entreprises

Orange: trop dominateur sur le marché entreprises

 

Orange reste « tout puissant », annonce son président Sébastien Soriano dans un entretien mis en ligne sur le site des Echos.

« Nous ne sommes pas satisfaits de la situation. Nous voulons un marché entreprises puissant et concurrentiel ; nous sommes loin de l’avoir aujourd’hui », explique Sébastien Soriano dans l’entretien. Le régulateur prévoit de soumettre à consultation une nouvelle régulation en vue d’une mise en oeuvre d’ici la fin de l’année.

« Dans ce cadre, sur la fibre dédiée aux entreprises, l’Arcep fera un suivi beaucoup plus fin des offres d’Orange », explique Sébastien Soriano.

L’Arcep menace en outre Orange, numéro un français des télécoms, d’une mise en demeure s’il ne baisse pas « immédiatement » le prix de l’option qualité de ses offres fibres pour les entreprises.

 

Sondage élections municipales : la république en marche à seulement 18 %

Sondage élections municipales : la république en marche à seulement 18 %

Sans doute pour une des rares fois, l’élection municipale va constituer aussi un enjeu national puisque selon une enquête 30 % des Français veulent en profiter pour régler des comptes avec Macron. Au total ,la république en marche devrait voir son score se situer seulement à 18 %. La confirmation que la république en marche est largement minoritaire dans le pays même si l’addition de toutes les oppositions ne peut constituer une alternative politique en regard des contradictions dont elles sont porteuses. Trois Français sur dix (30%) veulent en effet sanctionner Emmanuel Macron et le gouvernement lors des élections municipales de mars, mais une forte majorité entend se prononcer uniquement sur des enjeux locaux, selon un sondage Odoxa-CGI* diffusé mardi. Ils ne sont que 12% à vouloir soutenir l’exécutif et 58% ne voteront qu’en fonction d’enjeux spécifiques à leur commune.

Si le premier tour avait lieu dimanche, 18% des Français interrogés (inscrits sur les listes électorales et qui comptent aller voter) voteraient pour une liste La République en marche alliée au MoDem. C’est 4 points de moins que le score de LREM aux européennes de mai 2019, selon cette enquête pour la Presse régionale, France Inter et L’Express. Viennent ensuite les listes du Rassemblement national avec 14% d’intentions de vote, devant celles des Républicains et d’Europe Écologie Les Verts, toutes deux à 13,5%, puis celle du PS (11%) et de La France Insoumise (7%).

Ils sont 19% a vouloir voter pour une liste sans étiquette politique et 25% n’ont pas exprimé d’intentions de vote. Enfin, un Français sur deux (52%) souhaite la réélection de son maire actuel, contre 47% qui veulent en changer.

L’exécutif ne semble pas subir le contrecoup de plus d’un mois de conflit social contre la réforme des retraites. La popularité d’Emmanuel Macron est en hausse de 3 points en un mois à 36%, mais 64% (-3) considèrent qu’il n’est pas un bon président de la République. La cote d’Edouard Philippe est également en légère hausse à 36% (+1), mais près de deux Français sur trois (63%, -2) ont une opinion négative du chef du gouvernement. Nicolas Sarkozy est en tête des personnalités politiques dont les Français ont une opinion positive (32%, +1) devant Xavier Bertrand (27%, +1) et Jean-Yves Le Drian (27%, +2).

*Enquête réalisée en ligne les 22 et 23 janvier auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

1000 milliards pour la croissance verte ou le marché ?

seul 

1000 milliards de l’Europe confiés au marché ou une autre régulation ? Michael Vincent, auteur du livre Le banquier et le citoyen, et Nancy Yuk, co-fondatrice de  l’association Greentervention, viennent de publier pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès une note sur le Green New Deal porté par la nouvelle commission européenne concernant les investissements verts.

« Les élections européennes de 2019 ont montré une percée verte rendant la question écologique incontournable pour la Commission européenne. L’idée d’un Green Deal ou Pacte vert pour répondre à cette attente s’est très vite imposée, d’abord via le travail collectif lancé de longue date par les ONG (Climate Action Network (CAN), European Environmental Bureau (EEB), Fondation Nicolas Hulot (FNH), Finance Watch, Greentervention, Positive Money, World Wildlife Fund (WWF)) engagées sur le climat (voir le rapport Le Green Deal européen : une occasion de changer la donne), puis directement par la Commission européenne, marquant le début du mandat de la présidente Ursula von der Leyen. L’ensemble du spectre politique semble s’approprier le concept, tout comme l’idée d’une Banque du climat. Véritable « mot-valise », cet outil recouvre des réalités très différentes, dont les détails sont à examiner avec soin. Mais une chose est sûre, le Pacte vert reposera sur deux jambes : un financement privé et un financement public.

La transition écologique peut-elle être réalisée purement et simplement par le marché avec un prix du carbone comme incitation ?

Si le marché est nécessaire, les conditions à remplir pour garantir son efficacité ne sont pas remplies. Pour faire émerger un prix carbone, un accord mondial doit être trouvé, mais les aléas du marché carbone européen tout comme l’échec de la COP25 de Madrid en 2019 en souligne les difficultés.

Surtout, pour être suffisante, un « prix carbone » suppose de lever de nombreuses incertitudes sur le comportement rationnel des agents économiques, l’acceptabilité politique et sociale ou encore la solidité des partenariats internationaux, alors que les objectifs écologiques ne sont pas toujours compatibles avec ceux du privé.

Laisser le marché faire seul, c’est prendre le risque d’une transition à deux vitesses qui ne profite qu’à celles et ceux qui peuvent se l’offrir : la précarité énergétique concerne 11,6% des Français, souvent les plus modestes, qui y consacrent 8% de leur revenu

Risque climatique. Devant l’effort à consentir, l’investissement privé est absolument nécessaire : on observe aujourd’hui un déficit d’investissement privé dans des projets d’ampleur, novateurs mais plus risqués, dans une logique d’aversion au risque et de gain court-terme. C’est la « tragédie des horizons » mentionnée par Mark Carney, alors gouverneur de la Banque d’Angleterre et président du Financial Stability Board (FSB) en 2015 : le risque climatique dépasse les horizons des acteurs et des cycles économiques, des placements et des mandats politiques ou publics. Pourtant, les opportunités offertes par les taux bas et l’afflux de liquidités offerts par les banques centrales ne sont pas exploitées, ce qui n’est pas sans compter certains effets pervers.

La politique monétaire accommodante actuelle réduit les marges d’action des banques centrales en cas de crise. Le corollaire est le maintien sous perfusion d’entreprises non efficientes : le nombre d’entreprises « zombies » est en hausse dans les pays de l’OCDE, entre 6 et 13 % fin 2018 contre 1% fin 1999.

La recherche de rendement renforce « l’addiction » paradoxale des investisseurs aux industries les plus polluantes au détriment des opportunités plus « propres ». Banques, assureurs ou fonds de pension s’orientent vers des actifs considérés plus sûrs et rentables mais liés aux industries fortement émettrices de CO2. Face aux ressources pétrolières limitées, aux coûts élevés de production, à une demande accrue en énergie propre, est-il toujours rationnel de ne pas massivement investir dans les alternatives énergétiques de long terme ? Ces actifs ne sont-ils pas « surévalués » comme l’étaient les Collaterized Debt Obligations (CDOs), des subprimes il y a quinze ans, car n’intégrant pas le risque carbone ? Le montant des actifs condamnés au rebut une fois la transition engagée s’estime pourtant entre 12 000 et 20 000 milliards de dollars…

Laisser le marché faire seul, c’est aussi prendre le risque d’une transition à deux vitesses qui ne profite qu’à celles et ceux qui peuvent se l’offrir : la précarité énergétique concerne 11,6% des Français, souvent les plus modestes, qui y consacrent 8% de leur revenu.

Le choix ne se porte pas sur du « tout privé » ou « tout public » mais sur une complémentarité des efforts : les chiffres d’I4CE (Institut de l’économie pour le climat) montrent un déficit d’investissement vert privé comme public. Ménages, secteur public et entreprises n’ont réalisé que 45 milliards d’euros d’investissements en faveur du climat en 2018, contre 67 milliards pour les investissements fossiles.

La proposition d’Ursula von der Leyen repose sur le potentiel du marché unique, en facilitant le financement via les marchés européens. Avec l’idée de convertir la Banque européenne d’investissement (BEI) en Banque du climat, il s’agit d‘orienter les investissements vers des infrastructures, la recherche et développement, et des projets innovants tendant vers la neutralité carbone. Plusieurs aspects du volet financier méritent d’être soulignés.

Enveloppe Green Deal de la Commission ou investissements de la BEI, la répartition public/privé et le recours à l’emprunt demeurent extrêmement flous. D’abord, la Commission mentionne 1000 milliards d’euros sur la décennie, soit 100 milliards par an. Pour la BEI spécifiquement, la Commission évoque un doublement des financements pour le climat. L’institution bancaire parle de son côté de « mobiliser 1 000 milliards [...] au cours de la décennie 2021-2030 », dont 100 milliards pour le Just transition Fund. La Commission participerait-elle davantage aux projets BEI en multipliant par deux les financements ou est-ce un doublement de son budget (soit 32 milliards en 2019) et un abondement par le privé pour le restant ? S’agit-il de financements « neufs » ou de réallocation de financements ?

Derrière l’effet d’annonce reste la réalité : les propositions sont bien en-deçà des besoins. La Commission européenne estime déjà qu’une augmentation de l’investissement à 260 milliards d’euros par an est nécessaire.

De surcroît, l’effort d’investissement ne doit pas occulter la nécessité de réinventer nos modes de consommation, favoriser la recherche, explorer des solutions encore inconnues et donc financer des projets plus hétérodoxes. La problématique ne s’arrête pas à signaler d’un point de vue « macro » où l’argent doit aller – ce que vise la taxonomie verte (système de classification d’activités économiques considérées comme durables) en cours de développement en Europe. Qui dit impulsion « publique » pose de facto la question des échelles et de gouvernance. Le pilotage Commission/BEI doit résister à la tentation d’une action « top down » : l’action publique doit coordonner la dimension territoriale, nationale et européenne car le défi est par essence transnational, mais les leviers d’action souvent locaux.

Comment réinventer la ville autour d’une nouvelle mobilité urbaine, tels qu’un réseau de transport multimodal intégrant l’intelligence artificielle ? Comment réhabiliter le bâti et permettre à une copropriété déjà en quasi-faillite de financer la rénovation des logements pour réduire le nombre de « passoires thermiques » ? Comment moderniser une agriculture pour tous favorisant un mode de production protégeant l’environnement et ses êtres vivants ?

L’effort de coordination est crucial : si l’articulation privé-public est maintes fois soulignée, elle doit aussi se faire au niveau institutionnel et entre les Etats membres pour agir d’une seule voix. Il est regrettable que l’objectif de neutralité carbone pour 2050 « endossé » par le Conseil européen du 13 décembre 2019 se fasse sans la Pologne, alors que la Hongrie et la République tchèque n’ont pu être convaincues qu’in extremis.

Si nous devons saluer les dernières annonces qui semblent enfin montrer une volonté politique, la prudence reste de mise. L’ombre de l’immobilisme guette alors que l’inaction n’est pas une option – nous avons trop à perdre collectivement. 2019 s’est révélée être l’année de la prise de conscience du dérèglement climatique : que 2020 soit celle de l’action concrète pour la transition écologique et solidaire. »

Automobiles Chine: recul du marché qui confirme le tassement de la croissance

Automobiles Chine: recul du marché qui confirme le tassement de la croissance

 

Le principal marché automobile mondial enregistre une chute sévère qui explique en grande partie les impacts négatifs sur l’industrie manufacturière et plus généralement  sur la croissance.

Les  ventes des véhicules des particuliers ont chuté de près de 7,5%, une baisse encore plus forte qu’en 2018. Le recul du marché n’a pas touché tous les constructeurs automobiles. Ceux qui ont perdu des parts de marché sont les fabricants chinois et américains, tandis que ceux qui ont connu des ventes en hausse sont les marques japonaises et allemandes.

Autre indicateur, ‘’évolution des prix qui constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques. Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

 

Le tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  aussi un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

 

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

 

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquées précédemment selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

Croissance chine: recul du marché automobile qui confirme le tassement

Croissance chine: recul du marché automobile qui confirme le tassement

 

Le principal marché automobile mondial enregistre une chute sévère qui explique en grande partie les impacts négatifs sur l’industrie manufacturière et plus généralement  sur la croissance.

Les  ventes des véhicules des particuliers ont chuté de près de 7,5%, une baisse encore plus forte qu’en 2018. Le recul du marché n’a pas touché tous les constructeurs automobiles. Ceux qui ont perdu des parts de marché sont les fabricants chinois et américains, tandis que ceux qui ont connu des ventes en hausse sont les marques japonaises et allemandes.

Autre indicateur, ‘’évolution des prix qui constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques. Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

 

Le tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  aussi un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

 

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

 

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquées précédemment selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

 

Marché automobile français: PSA et Renault résistent un peu

Marché automobile français:  PSA et Renault résistent  un peu

Ce qui caractérise le marché français c’est une relative bonne résistance de PSA et Renault même si les marques étrangères grappillent des parts. Le marché est en cohérence avec la croissance molle enregistrée en 2019. S’y ajoutent évidemment des inquiétudes relatives aux normes et aux évolutions technologiques. Le marché du diesel continue  de s’écrouler mais on ne peut pas dire que les nouvelles technologies percent réellement. L’avenir se nourrira sans doute des grandes incertitudes sur l’évolution des normes et des nouvelles technologies. Pour l’instant même la venue du véhicule électrique n’est pas assurée en raison notamment de son cout mais aussi de la concurrence possible le  moment venu par exemple de l’hydrogène. Les deux constructeurs nationaux PSA (Marques Citroën, Peugeot, DS et Opel) et Renault (Renault, Dacia et Alpine) ont ainsi affiché une progression de 0,88% sur l’année avec 1,25 millions de véhicules immatriculés.

Sur le partage du gâteau entre constructeurs français et étrangers, les premiers ont vu leur part de marché régresser légèrement sur l’année, à 56,81% contre 57,37%, tandis que les étrangers ont vu la leur progresser à 43,19% contre 42,63%.

Dans le détail, PSA, a maintenu sa première place sur le marché français avec 708.438 voitures immatriculées (+1,35%), ce qui lui confère quasiment 32% du marché national. En face, le groupe Renault affiche 549.283 immatriculations (+0,29%), soit 24,81% de part de marché.

Marque par marque, c’est Renault qui reste la première dans le coeur des automobilistes français, avec 407.159 voitures lancées sur les routes (+0,23%), suivie par Peugeot (379.582 unités, -2,55%), puis Citroën (235.110 unités, +9,94%). L’allemande Volkswagen ravit cette année la quatrième marche du podium à Dacia (groupe Renault), avec 149.105 voitures contre 138.977.

Chez les constructeurs allemands, Volkswagen (marques Volkswagen, Audi, Skoda, Seat, Porsche, Bentley, Lamborghini) et Daimler (Mercedes et Smart) affichent des progressions à deux chiffres sur l’année (+10,35% pour le premier et +10,18% pour le deuxième).

Parmi les autres constructeurs, Nissan, allié de Renault (marques Nissan et Infiniti) subit un recul de 29,76% de ses immatriculations, malgré une forte envolée en décembre (+82%).

Et FCA (marques Fiat, Jeep, Alpha Romeo, Maserati, Lancia et Dodge) en cours de fusion avec PSA, subit aussi des revers avec un recul de 12,75% de ses immatriculations françaises.

Les chiffres publiés par le CCFA illustrent l’effondrement des ventes de diesel en France, dont la part du marché a reculé à 34% en 2019 contre 39% en 2018, 64% en 2014, et 72% au plus haut, en 2011-12, selon le CCFA.

Les véhicules à essence voient leur part de marché progresser à 57,9% contre 54,7% l’an passé. Celle des véhicules électriques augmente aussi, à 1,9% contre 1,4% l’an passé, tandis que celle des hybrides gonfle à 5,7% contre 4,9%.

La tendance va s’accélérer « avec 25 nouveaux modèles électriques ou hybrides rechargeables qui arrivent sur le marché en 2020″, a commenté François Roudier en regrettant néanmoins un nombre « trop faible » de bornes de recharge (25.000 dans tout le pays).

Côté industriel, la Plateforme automobile (PFA) qui défend les intérêts de la filière a estimé récemment que 15.000 emplois étaient menacés, uniquement dans la filière diesel.

« Il s’agit d’une décélération brutale qui impacte surtout les équipementiers mono-produits ayant du mal à se reconvertir » a souligné François Roudier, en citant l’exemple de Bosch à Rodez, spécialisé dans les injecteurs de moteurs diesel.

Pourquoi des députés « En marche » d’une telle nullité

Pourquoi  des députés En marche d’une telle nullité

 

L‘inconsistance, le manque d’expérience et de compétences de la quasi-totalité des députés En marche se vérifient chaque jour notamment lors leurs prestations  dans les médias. Visiblement, ces députés ne sont pas prêts à soutenir la comparaison avec leurs interlocuteurs dans les débats télévisés. Première observation, ils connaissent très mal les dossiers et se contentent  de répéter comme des perroquets les éléments de langage du type:  retraite universelle , un euro égal un euro, système à points. Plus récemment, le fameux slogan de Philippe,  » la réforme systémique est indispensable indissociable de la réforme paramétrique ». Aucun député ne se distingue vraiment de cette masse macroniste  composée pour l’essentiel d’arrivistes et de courtisans. Souvent de très jeunes gens frais émoulus d’instituts politiques qui n’apprennent  rien et surtout pas les réalités socio-économiques. On fera observer qu’il y a aussi quelques vieux crocodiles de la politique venus du parti des républicains ou des socialistes mais qui dans cette affaire particulière de la retraite évitent  de trop s’impliquer sachant qu’il y a surtout des coups à prendre compte tenu des contradictions du gouvernement. Pour preuve Macron a éprouvé bien des difficultés à trouver un remplaçant à Delevoye  et a dû se rabattre sur un député ancien DRH d’ Auchan sans véritable expérience politique et qui avait l’habitude de gérer les relations sociales à la hache. Il s’est surtout mis en évidence chez Auchan par la multiplication des plans de licenciement. Bref comme la plupart de ses collègues députés, surtout un arriviste sans réel vision politique  autre que sa propre carrière.

 

Faut-il rappeler cet incident significatif de sa personnalité quand il a voulu licencier une déléguée CFDT quand il était responsable des ressources humaines dans le magasin Auchan de Béthune, dans le Pas-de-Calais. Une caissière, qui est par ailleurs à l’époque déléguée syndicale CFDT, offre à une cliente un pain au chocolat qui était trop cuit. Immédiatement mise à pied, elle est placée en garde à vue pour vol. « Cela a été d’une violence sans nom », témoigne sur franceinfo Guy Laplatine, à l’époque délégué régional pour la CFDT« Cela a fini par s’arranger et notre collègue a été réintégrée », poursuit Guy Laplatine. « C’est une erreur de jeunesse, après, il s’est calmé », assure-t-il. De son côté, Laurent Pietraszewski assume :  »Mon rôle a été d’examiner des éléments objectifs. Après avoir sollicité l’inspection du travail, j’ai pris cette décision. La collaboratrice ne l’a pas contesté aux prud’hommes », explique-t-il dans le journal L’Humanité. Le problème global des députés de la république en marche c’est qu’ils n’ont aucune légitimité politique. Ils ont profité de la vague Macron pour se faire élire là où de toute manière une chèvre aurait aussi été portée  par la vague macroniste. . En plus sans doute par mimétisme beaucoup reprennent cette posture de Macron qui combine la condescendance et le mépris. Il y a quelque chose de surréaliste à voir ces jeunes députés tenter d’expliquer des problématiques socio économiques qu’ils ne connaissent pas et donner des leçons d’intérêt général quand pour l’essentiel, ils  ne pensent  qu’à leur intérêt particulier.

 

Mais cette nullité des députés en marche n’est sans doute pas dû au hasard . Elle correspond au caractère théocratique de la gestion du pouvoir de Macron. Lui seul s’estime qualifié pour décider. C’est aussi avec condescendance qu’il considère la plupart de ses collaborateurs. À dessein, il a choisi d’écarter toutes les personnalités politiques ayant réellement une certaine épaisseur et une certaine expérience. Voir par exemple avec quelle violence en public,  il a humilié Borloo et son excellent rapport sur les banlieues. En cause, le fait que Borloo représentait  évidemment un possible concurrent en 2022. Il est clair qu’on ne peut prétendre à des responsabilités politiques nationales sans avoir un passé une politique et une expérience socio-économique réelle. En général pour  former  un responsable national de parti, d’association ou de syndicat, il faut compter au moins une dizaine d’années. Là en quelques mois ont émergé les adeptes du macronisme dont  les compétences se limitent à répéter de manière malhabile et sans talent le discours du patron. Dans aucune organisation économique, politique sociale on ne peut devenir responsable national aussi vite que l’ont été les députés de Macron. Le même reproche peut être fait  à Macron, sorti de nulle part. On ne peut devenir président de la république à 39 ans sans le moindre passé politique, social voir même économique ( on peut même s’interroger sur la nature des fonctions réelles de Macron dans la banque). De la même manière qu’on peut s’interroger sur l’origine des fonds qui ont permis à Macron de financer sa campagne. (Une instruction judiciaire est en cours mais elle risque de durer longtemps !)

 

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