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Brexit : pour un nouveau marché unique (Londres)

Brexit : pour un nouveau marché unique (Londres)

 

 Londres propose un marché unique Pas exactement un marché unique mais une zone de libre échange avec des frontières virtuelle. Une sorte d’ersatz d’union économique mais sans les inconvénients de la réglementation européenne. 

« Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l’UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles », déclare Theresa May. Downing Street a précisé que le secteur des services ferait en revanche l’objet » d’arrangements différents ». Première observation pourquoi distinguer échanges de biens et de services ? Surtout dans uen économie où les servies sont de plus en plus intégrés dans les processus de production et inversement. Seconde observation, personne ne peut être contre uen zone de libre échanges, reste à savoir quel sera le contenue des règles communes pour les biens échangés. Cette proposition des britanniques n’apporte pas grand chose de nouveau tant que le contenu de la régulation du commerce n’aura pas été définie. (On pense aux droits de douane evidemmenet mais aussi aux normes régulatrices).  « Nous avons également convenu d’un nouveau modèle douanier favorable aux entreprises avec la liberté de conclure de nouveaux accords commerciaux dans le monde entier », a ajouté la Première ministre conservatrice

Le modèle douanier nouveau pourraiat s’appuyer sur   des innovations technologiques, comme la reconnaissance automatique des chargements, et à un réseau d’opérateurs agréés, explique Le Monde, donc nul besoin de contrôles douaniers.  Selon l’exécutif britannique, ces propositions permettront d’éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, cette question constituant le principal point d’achoppement des négociations en cours

 

Le marché automobile : forte hausse en avril

Le marché automobile : forte hausse en avril

Une bonne nouvelle économique sur un marché mondial qui fait du yo-yo ; En effet Les immatriculations de voitures neuves en France ont progressé de 9 % en avril par rapport à avril 2017 avec 187 399 unités. ce bond en avant permet désormais au marché français de progresser depuis le début de l’année de 4,4 % par rapport à la même période de l’an passé. Une performance qui est pour l’heure est largement au-dessus des prévisions des professionnels. L’Observatoire Cetelem de l’automobile s’attend pour 2018 à une hausse de 3,8 % avec 2,2 millions d’exemplaires vendus. De son côté, le Comité des constructeurs français table (CCFA) sur une progression de 2 %. Ces pronostics seront-ils déjoués ou faut-il s’attendre comme l’anticipent les professionnels à un ralentissement de l’activité dans les prochains mois ? Actuellement, le marché automobile français est largement tiré par les ventes de SUV (les voitures aux allures de 4X4).

Le marché européen automobile : baisse des ventes

Le marché européen  automobile : baisse des ventes

Le marché automobile européen a baissé de 5,3% en mars sur un an, pénalisé par des reculs au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne, selon des statistiques publiées mercredi. Le Royaume-Uni affiche à lui-seul une baisse de 12% de ses immatriculations sur le trimestre. La tendance s’est accélérée en mars puisque la baisse atteint les 15% sur ce mois. Tandis que l’Allemagne enregistre une baisse circonscrite au seul mois de mars (-3,4%). Ce marché reste positif de 4% sur l’ensemble du trimestre. L’Italie enregistre une baisse de quasiment 6% en mars (-1,5% sur les trois mois). La croissance de la France (+2,2%) et de l’Espagne (+2,1%) a permis de limiter la baisse. Au total, 1,79 millions d’automobiles neuves ont été mises sur les routes de l’UE (Union européenne) le mois dernier. Sur l’ensemble du premier trimestre, le marché européen reste en légère progression (+0,7%), totalisant 4,17 millions de voitures particulières neuves. Il a été tiré par l’Espagne (+10,5%), l’Allemagne (+4%) et la France (+2,9%) alors que l’Italie (-1,5%) et le Royaume-Uni (-12,4%) ont pesé sur la tendance. Les immatriculations de PSA ont bondi de 59,7% grâce à la consolidation d’Opel/Vauxhall avec Peugeot, Citroën et DS. Le deuxième groupe européen, PSA, a une nouvelle fois profité du rachat d’Opel qui était comptabilisé l’an dernier dans le giron de l’américain General Motors. Opel lui permet de renforcer considérablement son poids en passant de 9,4% à 15,9% du marché européen. La marque à l’éclair lui apporte plus de 65.000 véhicules supplémentaires, soit 6% des immatriculations dans l’UE. Peugeot (+1,4%), qui est toujours porté par le très gros succès de son SUV 3008, et Citroën (-3,8%) ont fait mieux que le marché alors que DS, dans des volumes très inférieurs, a fait à peine moins bien (-5,6%). Le groupe Renault gagne aussi des parts de marché, passant de 9,5% en mars 2017 à 9,8% le mois dernier. Il bénéficie de la très bonne forme de sa marque roumaine à bas coûts, Dacia (+10,5%), qui vient de lancer une nouvelle version de son 4×4 Duster. La marque au losange a en revanche reculé de 7,5%, voyant apparemment s’essouffler l’effet des nouveaux modèles lancés les années précédentes. Le groupe Renault a fait mieux que la moyenne, en enregistrant une baisse de 3,2%, d’après les chiffres de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Du côté des constructeurs, Volkswagen a gagné des parts de marché grâce à une progression de 0,3% en mars. Il a ainsi renforcé sa position de numéro Un en Europe, avec une part de marché de 22,6% (+1,3 point). Parmi les douze marques du géant allemand, Audi baisse de 9,1%, mais le label Volkswagen progresse de 2,2% alors que Skoda (+4%) et Seat (+9,7%) enregistrent de belles performances.

 

Le marché : une invention du génie humain (PHILIPPE SIMONNOT)

  • Le marché : une invention du génie humain  (PHILIPPE SIMONNOT)  

    Economiste anarcho capitaliste un peu iconoclaste  PHILIPPE SIMONNOT, remet en cause nombre d’idées reçues.  Il n’évite cependant le piège des autres économistes qui ont tendance survaloriser leur discipline et à vouloir  tout expliquer y compris les phénomènes sociétaux. Une interview intéressante cependant à lire dans la Tribune.

  • -À vous lire, l’économie permet de comprendre comment vivent les individus en société et ce qui les motivent ?
  • PHILIPPE SIMONNOT - L’économie est la reine des sciences sociales, car c’est elle qui dispose des outils les plus puissants d’effraction du monde réel. Et pas seulement dans le domaine dit économique. Elle permet d’apporter en effet des éclairages pertinents de phénomènes sociaux qui paraissent aux antipodes de l’économie comme l’art, la religion, la guerre… Pour ne rien dire de l’analyse économique de l’État, discipline très féconde. L’analyse économique est fondée sur le marché, qui a mauvaise presse, notamment en France. Or, loin de vilipender le marché, on devrait reconnaître en lui l’une des inventions les plus remarquables du génie humain. Les lois universelles de l’offre et de la demande qui permettent la formation des prix sont une merveille à la fois intellectuelle et pratique. Comme par hasard, quand il s’est agi il y a deux ou trois ans d’alléger les programmes scolaires d’enseignement de l’économie jugés trop lourd, ce sont ces lois que l’on a voulu faire passer à l’as. Hélas !
  • L’économie écarte-t-elle les jugements de valeurs ?
  • Tout-à-fait. L’économie est a-morale comme toute science digne de ce nom. Rien n’est pire qu’un économiste qui prétend dire le bien et le mal. Surtout quand il prétend défendre le « bien commun ».
  • Est-elle rationnelle ?
  • On se fait une idée fausse de l’homo economicus qui serait mû par son seul intérêt ou son égoïsme ou sa raison ou sa rationalité. L’économie n’entre pas dans cette boîte noire qu’est le cerveau humain. Elle laisse cette tâche au psychologue ou au sociologue… Pour l’économie, même l’inutile peut devenir utile pour peu que je le désire. Même le crime entre dans cette catégorie. Pour l’économie, le djihadiste est aussi rationnel que le père de famille. L’économie constate simplement que l’individu ne peut pas ne pas choisir. Ne pas choisir est encore un choix.
  • L’économie est-elle une science ?
  • Oui, je le répète, l’économie est bien une science à part entière, mais pas au sens de la physique ou de la chimie, qui sont prédictives. Car malgré ses prétentions, l’économie ne peut prévoir quoi que ce soit, contrairement à ce qu’affirment la très grande majorité des économistes, qu’ils soient libéraux, néolibéraux, keynésiens, marxistes, friedmaniens, qui souvent font de la prévision leur gagne-pain… Il est impossible de réduire l’action humaine à une équation. Sauf à tomber dans le scientisme.
  • Dès lors, comment définir cette science ?
  • C’est une science contre-factuelle. Par exemple, si la masse monétaire augmente de 3%, je ne peux aucunement prédire une hausse des prix de 3%, ou de 4%, comme le prétendait Milton Friedmann. La seule chose que je puisse affirmer est que cette hausse des prix sera supérieure à celle qu’elle aurait été si la masse monétaire n’avait pas augmenté. On pourrait même observer une baisse des prix en cas d’accroissement de la masse monétaire. Dans un tel cas, cette baisse aura été inférieure à celle qu’elle aurait été si l’on n’avait pas augmenté la masse monétaire. Il s’agit là d’une loi universelle, valable en tout temps et en tout lieu. Ce n’est pas rien ! Et il est utile de le savoir. Cette vision de l’économie a été développée par l’école autrichienne, notamment Ludwig von Mises, peu connu en France, dont l’un des ouvrages majeurs s’intitule précisément L’action humaine.

    Votre livre tranche avec le style scolaire des manuels d’économie habituels. Vous faites dialoguer deux personnages, Candide et Archibald, à l’imitation d’œuvres de philosophie classique. Pourquoi ce choix ?

  • Comme j’ai un regard critique sur l’économie, le dédoublement de la personnalité permet de répondre aux objections. Si Archibald joue l’économiste, Candide, qui n’est pas tout à fait candide, représente plutôt l’homme politique, qui énonce des lieux communs, souvent par démagogie, mais a besoin de l’économie pour gouverner. Le recours au dialogue m’a rendu l’écriture du livre plus facile. J’étais obligé d’être plus exigeant dans les réponses aux critiques que l’on fait couramment de l’économie, plus convaincant. Du moins, je l’espère.

    Vous consacrez de nombreuses pages à critiquer John Maynard Keynes. Pourquoi ?
  • C’était un homme brillant et cultivé, excellent écrivain à ses heures, ce qui est rare chez les économistes. Il a eu une énorme influence. Mais ses théories sont fausses, comme celles de Marx, et elles sont pétries de contradictions, ce qui donne lieu du reste à des exégèses infinies.
  • Comment expliquez-vous son aura chez les économistes ?
  • Quand il publie en 1936 la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, il est déjà une célébrité mondiale. Ce qui l’a fait connaître, c’est son essai de 1919, Les conséquences économiques de la paix, où il montrait en quoi le Traité de Versailles, qu’il avait négocié en tant que membre de la délégation britannique, était une erreur tragique. C’est devenu un best-seller mondial dès sa parution – un cas à l’époque exceptionnel pour un ouvrage d’économie. L’invention de la macro-économie keynésienne après la crise de 1929 a renforcé ce rôle de gourou exceptionnel qu’il a tenu jusqu’à sa mort en 1946.

    Vous défendez l’école autrichienne. Lors de la sortie des « 39 leçons d’économie contemporaine » en 1996, elle n’était connue que de certains cercles…

    En France, oui, et ce livre a peut-être contribué à la faire mieux connaître, mais cette connaissance reste marginale, contrairement aux États-Unis, en Angleterre ou encore en Allemagne où Mises est connu et étudié.

  • N’est-ce pas lié au fait qu’il y a toujours eu un courant libéral important dans ces pays ?

    Oui, la France, qui se dit pourtant la patrie des Droits de l’homme, est anti-libérale parce qu’elle est étatiste. L’État tient ce pays dans les deux sens du terme – institutionnel et policier.

    L’école autrichienne met d’emblée en question le rôle de l’État dans l’économie…

    Oui en particulier en matière de monnaie. Ses théoriciens pensent qu’elle ne doit pas être contrôlée par l’État. En France, au contraire, on parle communément de souveraineté monétaire. Parce que l’on croit que la monnaie est un attribut régalien. Ce qui est une erreur profonde. La monnaie est une invention des marchands, aussi géniale que le marché. On a beaucoup glosé sur un premier état de l’économie, qui serait le troc, lequel aurait été suivi par l’échange monétaire après un certain laps de temps. Selon moi, la monnaie apparaît très vite, parce que dès que le nombre d’objets échangés et le nombre de partenaires à l’échange sont supérieurs, disons à trois, elle s’impose d’elle-même par l’immense simplification qu’elle opère dans la formation des prix. Cela se démontre mathématiquement. Ensuite, l’État s’est approprié la monnaie et il a tôt fait de fabriquer de la fausse monnaie.

  • Dans la leçon consacrée au taux d’intérêt que vous avez remise à jour, vous vous montrez critique à l’égard des nouvelles politiques monétaires. Pourquoi ?

    Nous sommes parvenus au comble de l’absurde. Le seul exemple historique d’une économie ayant conservé un taux proche de zéro durant des années a été l’Union soviétique, avec le résultat désastreux que l’on connaît. Le taux d’intérêt, qui mesure l’incertitude du futur, est le critère qui permet d’arbitrer entre les investissements à réaliser. S’il est proche de 0%, vous ne pouvez pas faire un tel arbitrage, ce qui conduit à une mauvaise allocation des ressources.

    Pourtant, ces politiques monétaires accommodantes ont favorisé la reprise économique?

  • Oui, mais au prix de formation de plusieurs bulles.

    Pour le moment, aucune n’a éclaté…

  • Par définition, on ne peut jamais prévoir quand une bulle va éclater. Mais le facteur aggravant, c’est que les banques centrales, après le krach de 2008, ont, selon leurs propres dires, utilisé toutes leurs munitions. Aux États-Unis, la Fed est en train de rétropédaler pour sortir de cette politique, ce qui rend plus volatils les marchés financiers.
  • Par ailleurs, au-delà du seul problème monétaire, on ignore si les investissements qui ont été réalisés vont être finalement validés par les consommateurs, et si les énormes inégalités des revenus créées par l’hypertrophie du secteur financier, n’auront pas d’importantes conséquences économiques et sociales.
  • La révolution numérique qui a vu émerger les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft ; Ndlr) ne modifie-t-elle pas aussi en profondeur l’organisation de l’économie?

    Les GAFAM suivent la logique du WTA (« the Winner Takes All », le vainqueur emporte tout), car ils profitent d’une économie aux rendements croissants et aux coûts décroissants. Cela veut dire que le coût marginal est toujours inférieur au coût moyen. Pour une bonne gestion, le prix du marché doit se caler sur le coût marginal. Mais si le coût marginal est inférieur au coût moyen, la firme en question est condamnée au déficit… Et cela peut remettre en cause le fondement même de l’économie de marché, qui est basée sur des coûts marginaux croissants. J’ai étudié ce cas de figure dans la thèse de doctorat sur l’Économie des rendements croissants que j’ai soutenue il y a un demi-siècle !

  • Pour vous, une solution serait le retour à l’étalon-or, auquel vous consacrez une des nouvelles leçons. Mais ce système n’appartient-il pas au passé ?

    Cette idée est la grande victoire de Keynes qui traitait l’or de « relique barbare »… On ose dire encore aujourd’hui que l’époque de l’étalon or était instable. C’est faux. Durant un siècle, les valeurs de monnaies comme la livre, le mark, le franc, la lire, le dollar… variaient entre 1% et 2% ! Aujourd’hui, les variations de change sont de plus ou moins 10% – hors tempêtes monétaires… Au cours du 19e siècle et jusqu’en août 1914, la valeur du franc est restée à peu près constante. Depuis cette date jusqu’à l’avènement de l’euro, le franc a perdu 99% de sa valeur. Et l’on pourrait en dire autant des autres devises.
    Dans cette leçon sur le Gold Standard, je reviens sur l’histoire de son abandon qui démarre en août 1914 avec la décision des autorités suisses de fermer les banques aux clients qui par peur des hostilités s’étaient rués aux guichets pour échanger leurs billets contre de l’or. Les autres pays ont immédiatement suivi. Puis est venu le Gold Exchange Standard, qui arrimait le dollar à l’or à une seule monnaie, le dollar. Enfin, le coup de grâce a été asséné par le président américain Richard Nixon, en août 1971, qui a rompu tout lien entre le dollar et l’or. D’où l’ère des monnaies flottantes où nous sommes encore aujourd’hui et le développement d’un gigantesque marché financier pour la couverture des risques de change, fort coûteuse pour les entreprises et profitables pour les assureurs de ces risques

    Pourtant, vous affirmez que la mise en place d’un étalon-or ne serait pas compliquée ?

  • C’est techniquement simple, mais politiquement très complexe, parce que ceux qui sont à la manœuvre, les gouvernements et les banques centrales, n’y ont pas intérêt. Il s’agit de savoir quel est le gardien qui garde le gardien. Qui garde les banques ? C’est la banque centrale; Et qui garde la banque centrale, laquelle se prétend « indépendante » ? Personne ne peut aujourd’hui répondre à cette question. Avec l’étalon-or, le gardien de la monnaie, c’est l’or, qui permet d’avoir une économie basée sur du physique, ce qui devrait intéresser les écologistes, s’ils étaient vraiment écologistes…
    Aujourd’hui, aucun leader politique n’osera défendre une telle position. Quant à l’argument selon lequel l n’y aurait pas suffisamment d’or, il est absurde. La production varie en fonction de son cours, des prix élevés encouragent les investissements dans la production d’or et le recyclage des déchets contenant du métal jaune selon la logique de la loi de l’offre et de la demande, tout simplement !

    En Europe, l’euro n’agit-il pas comme un étalon-or, puisqu’il ne dépend plus des Etats ?

  • Oui. Je suis critique à l’égard de l’euro, car l’introduction d’une monnaie commune à des pays dont les économies sont aussi disparates ne me semble pas pouvoir bien fonctionner, mais je lui reconnais le mérite d’avoir éloigné le pot de miel de la patte de l’ours, la monnaie des mains de l’État, notamment de l’État français, toujours prompt à faire tourner la planche à billets. Et ce fut un excellent choix d’avoir installé le siège de la BCE à Francfort. On a besoin d’une monnaie la moins dépendante possible des gouvernements.

    Pour vous, elle existe, c’est le bitcoin. Vous consacrez une leçon aux cryptomonnaies. Ont-elles un avenir ?

  • C’est une invention prodigieuse. Grâce à la technologie de la blockchain, on a réussi à inventer une monnaie qui empêche de créer de la fausse monnaie, tout en étant complètement indépendante des banques centrales. Certes, cette monnaie est sujette à toutes les spéculations, à cause de l’abondance des liquidités créées par ces mêmes banques centrales. En système d’étalon-or, il serait inimaginable que la valeur d’une monnaie passe de 1 à 1.000 en quelques années. N’empêche que le bitcoin est bien le symptôme d’une volonté de s’extraire du système des banques centrales. N’est-il pas né en 2008, année de la crise financière, et son succès n’a-t-il pas accompagné l’application des politiques accommodantes des banques centrales ? Mais pourquoi faire simple (le rétablissement de l’étalon or) quand on peut faire compliqué (le Bitcoin) !

    Vous consacrez une leçon à l’immigration, supposée favoriser la montée des populismes en Europe. Vous, vous penchez plutôt pour l’ouverture des frontières, pourquoi ?

  • La liberté est indivisible. Elle doit s’appliquer aux êtres humains comme aux marchandises et aux capitaux. C’est un principe absolu. Et je ne fais pas de distinction entre les immigrés dits économiques, et ceux qui fuient la terreur ou la guerre. Les gens ont le droit de quitter l’endroit où ils vivent s’ils ont faim ou sont terrorisés ou massacrés. Le problème c’est qu’on reconnaît ce droit à l’émigration sans accepter, comme on devrait le faire logiquement, sa contrepartie, le droit à l’immigration. La seule limite, c’est le droit de propriété. Vous ne pouvez pas entrer chez moi, sans que je sois d’accord. Si vous le faites, c’est parce que je vous accueille, ou bien que je vous emploie comme salarié, ou que je vous loue ou vends ma propriété. De fait, il n’y aurait pas de problème d’immigration dans un espace complètement privé. Pourquoi l’immigration devient un problème ? C’est parce qu’il y a un espace public. Or la gestion par l’État de l’espace public donne lieu à des réactions passionnelles parce qu’il est forcément limité.
  • À vous lire, l’Etat est une machine à déresponsabiliser les individus?
  • Oui, à cause du développement de l’Etat-providence au détriment de l’Etat-gendarme. Pourquoi en tant que non-fumeur devrais-je payer pour soigner des fumeurs, par exemple, alors que le danger mortel du tabac est bien établi ?
  • La leçon que vous consacrez au pétrole illustre bien combien l’économie peut nous éclairer…
  • Depuis 1973, on entend des prévisions qui assurent qu’à un horizon de 30 ans, les gisements seront épuisés. On dit exactement la même chose aujourd’hui : l’horizon est toujours à 30 ans. Ceux qui défendent la thèse du « peak oil » ont passé leur temps à se tromper. Les compagnies pétrolières et l’Opep ont alimenté cette prévision pour faire monter les cours. Paradoxalement, les écologistes sont aussi de fervents défenseurs d’un tel mythe.

    Mais on constate que l’on n’a jamais autant produit de pétrole…

  • C’est qu’il y a une méconnaissance profonde de ce qu’est la recherche pétrolière. Du côté de l’offre, un géologue se limitera à émettre des probabilités en fonction de ses dernières recherches. Donc la thèse du « peak oil » ne repose sur rien de sérieux. En revanche, les gens ignorent qu’il y a eu un pic de consommation pétrolière (« demand peak ») dans les pays développés et que ce pic a été dépassé. Autrement dit, la consommation pétrolière de ces pays a diminué. En France, par exemple, le PIB a triplé en valeur depuis 1973, alors que l’importation de pétrole a diminué d’un tiers en tonnes. On oublie qu’à partir d’un certain niveau de prix du pétrole, la production du pétrole non conventionnel, d’autres énergies (charbon, gaz, hydraulique, nucléaire), d’énergies renouvelables est relancée, que les consommateurs font des économies sur le chauffage, la voiture, et que les investissements dans la recherche d’une meilleure efficience de l’utilisation du pétrole augmentent. Etc. Par exemple, la consommation d’un même modèle de voiture a été réduite de moitié entre 1973 et aujourd’hui. On sous-estime la capacité de création du génie humain. Qui aurait imaginé en 1973 l’émergence de l’économie numérique ? On entendait à peine parler de l’ordinateur. Les calculateurs qui alimentaient les visions catastrophiques des Cassandre des années 1970 fonctionnaient encore avec des fiches de carton perforées de petits trous pour les 0 et les 1 du langage des programmateurs…

    Dans la dernière leçon, vous expliquez que le capitalisme est le système le plus efficient que l’humanité ait connu dans son histoire. Vous donnez des exemples qui en effet montrent son efficacité…

    Marx lui-même disait que le capitalisme est un rapace qui économise sur les matières premières. Si vous faites un bilan, les pays capitalistes ont finalement moins gâché la nature que les pays communistes. Pensez à la mer d’Aral. En effet, là où la loi du profit s’applique, le propriétaire d’un bien a le souci de le conserver. Si les forêts amazoniennes sont ravagées c’est parce que les exploitants n’en sont pas propriétaires. En France, les forêts se maintiennent aujourd’hui parce qu’une large partie est privée, leurs propriétaires les gèrent de façon à augmenter leur valeur, ou du moins à la conserver. Le domaine public des Forêts domaniales a copié ce modèle de gestion de bon père de famille, heureusement.

  • Dans ce livre et dans d’autres, vous abordez l’analyse des religions par le biais de l’économie. Quel est l’intérêt d’une telle approche ?

    L’économie, comme je l’ai dit au début de notre entretien, peut s’intéresser au non-économique. Elle ne prétend évidemment pas expliquer la religion, mais elle peut faire apparaître certaines caractéristiques. Par exemple que les gens éprouvent le besoin de donner. On passe notre vie à le faire, à donner aux enfants, aux parents, aux amis, ou lors de campagnes télévisées… C’est un fait qui échappe à la science économique classique fondée davantage, on le sait, sur le comportement égoïste des individus.

    Chaque société recélant un gisement de dons potentiels, il va y avoir des « entités », en l’occurrence des religions, qui comme des compagnies minières vont se spécialiser dans la recherche et l’exploitation de ces gisements. À l’échelle des siècles, la logique « minière » mène au monopole. On passe du Temple de Jérusalem au Vatican. Le modèle du premier n’a jamais été égalé, puisqu’il cumulait le monopole du culte et le monopole financier. La papauté n’a pas le monopole du culte, en raison de la multitude des lieux de culte, mais elle avait organisé un système efficace de collecte d’argent, par exemple pour le denier de Saint-Pierre, qui a contribué à faire de l’Église la première puissance financière au Moyen Âge. L’Islam, lui, n’a ni monopole du culte ni monopole financier. Ce qui reste du modèle monopolistique, ce sont les revenus générés par le pèlerinage de la Mecque, qui reste un monopole.

    Ce qui m’amène à vous poser cette question : Quelle est la religion dont le capitalisme est le plus proche?

    Le sociologue Max Weber disait que c’était le protestantisme. Oublions Weber ! C’est en fait le catholicisme qui a inventé le capitalisme au début du 14e siècle. Un certain Jacques Duèze (1244-1334), élu pape sous le nom de Jean XXII en 1316, instaure le droit de propriété sur le fait que Dieu lui-même a institué Adam comme son ministre sur la terre et donc pouvant exercer un droit de propriété sur l’ensemble de l’univers. Le droit romain avait certes institué le droit de propriété avec un certain détail (usus, fructus, abusus), mais c’est ce pape qui l’a absolutisé. Le capitalisme vient de ce christianisme-là. Il est d’ailleurs déjà présent dans les Évangiles à travers la parabole de l’ouvrier de la onzième heure. Face aux protestations de l’ouvrier travaillant depuis le matin qui a reçu le même salaire que l’ouvrier qui n’a travaillé que la onzième heure, le maître répond en substance qu’étant propriétaire de son capital, il en dispose comme il l’entend !

  • (*) Philippe Simonnot « Nouvelles leçons d’économie contemporaine », éditions Gallimard, Folio Actuel, 740 pages, 11,20 euros.

Son dernier livre : « Le siècle Balfour », 224 pages, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 24,50 euros

La France a encore perdu des parts de marché à l’export

La France a encore perdu des parts de marché à l’export

 

Globalement en 2017 la France affichera encore un déficit de leur de 50 milliards d’euros à alors  que l’Allemagne, elle, enregistrera un excédent de leurs deux 200 milliards. Même en Europe les parts DDE marché de la France recule encore.  Selon une étude de l’institut Coe-Rexecode la part des exportations françaises de biens et de services dans celles de la zone euro s’est ainsi établie à 12,9%, après 13,2% en 2016. En 2000, cette part était de 17%, rappelle Coe-Rexecode. « Le manque à gagner cumulé depuis 2000 est de 1.700 milliards d’euros », indique Coe-Rexecode. A l’inverse, l’Allemagne a porté la part de ses exportations de biens et services dans celles de la zone euro de 26,5% à 29,2% entre 2000 et 2017. Malgré l’amélioration récente de la compétitivité-coût de la France, essentiellement due aux mesures d’allègements du coût du travail introduites sous le quinquennat Hollande (CICE, Pacte de responsabilité), « l’écart substantiel accumulé depuis 2000 demeure toutefois entre les deux pays », observe l’institut. En outre, la base industrielle française a continué de se contracter. « Un cercle vicieux s’est installé de façon structurelle, les pertes de parts de marché réduisant les débouchés des productions françaises et le recul relatif de la base industrielle réduisant nos capacités exportatrices ainsi que la variété de l’offre française », explique la même source. Selon une enquête réalisée par Coe-Rexecode auprès de 500 importateurs européens sur leur perception du positionnement des biens d’équipement et des biens intermédiaires français par rapport à ceux de neuf autres pays, ceux-ci sont vus comme étant « de qualité moyenne, pas assez innovants et toujours top chers ».

La république en marche : un parti dirigé par des robots

3,7

La république en marche : un parti dirigé par des robots

Dans le paysage politique le parti de Macon est une sorte d’ovni, un curieux objet juridique et politique qui ne correspond à aucune organisation déjà connue.  Première observation, la plupart des adhérents ne ce connaissent  pas  plus que les militants hormis dans des petits cercles fermés qui peuvent se créer un peu partout sur le mode des cercles Tupperware. L’information entre les comités locaux ne circule pas du tout. Aucune coordination ni au plan local, ni au plan départemental, au plan régional. Les adhérents et les militants sont complètement isolés et juste chapeautées par des sortes de commissaires politiques (référents) eux aussi inconnus et désignés  par la direction centrale auto proclamée. Bref davantage une sorte de club de fans, de secte tout à la gloire de Macon. D’ailleurs il n’y a pas pratiquement d’information montante. Tout descend ;  régulièrement les adhérents et militants reçoivent des infos vantant la politique du gouvernement. C’est leur seul rôle, diffuser  la propagande.  Inutile d’essayer d’entrer en contact avec des responsables d’en marche ; on peut juste espérer recevoir dans les 10 secondes un accusé de réception provenant évidemment d’un robot. La démocratie se résume à cet accusé de réception. Finalement on peut se poser la question de savoir à quoi servent les énormes subventions reçues par le parti en marche content tenu de l’indigence du fonctionnement voire de son absence. D’une certaine façon, mêmes les responsables qu’on voit de temps en temps à la télévision manifeste une suffisance voire une arrogance de nature robotique on dirait des patrons de start-up légitimant la politique de la direction en plus avec des approximations et des gens argumentaire très spécieux. Dernière exemple en date quand le gouvernement a critiqué l’INSEE qui  annoncé une hausse de fiscalité affectant le pouvoir d’achat au moins pour le début de l’année 2018. Les responsables en marche et le gouvernement ont déclaré que la hausse de fiscalité sur le tabac allait décourager des fumeurs qui du coup verront leur pouvoir d’achat augmenter. Un raisonnement économique de type vraiment robotique fondé sur un algorithme très approximatif.

Marché autos : en hausse

Marché autos : en hausse

Le marché français a retrouvé la barre des deux millions de voitures neuves (hors utilitaires) vendues correspondant à son seuil normal. Or, pendant quatre ans entre 2012 et 2015, le marché n’avait pas dépassé la barre des deux millions. La croissance est donc au rendez-vous sur le marché automobile français. Après la forte poussée constatée en octobre (+13,7%), les ventes de voitures neuves ont encore augmenté en novembre. Le mois dernier, avec 180.012 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves a en effet progressé de 10,3% en données brutes et de 5,1% à nombre de jours ouvrés comparable par rapport à novembre 2016 (21 jours en novembre 2017 et 20 jours en novembre 2016). Et comme en octobre, ce sont les constructeurs français qui ont le plus profité de cette croissance (+20%). Surtout PSA. Le groupe a vu ses ventes bondir de +34,1% en novembre. Peugeot progresse de 24,5% (33.261 véhicules vendus), Citroën de 10,8% (16.027 unités) et DS, en difficulté ces derniers mois, de +13,8% (1.949 véhicules). Le groupe Renault n’est pas en reste avec une progression de 5,3%. +3,2% pour la marque au losange (34.367 exemplaires vendus) et +14,1% pour Dacia. Le bilan est en revanche plus mitigé pour les constructeurs étrangers, dont les chiffres de vente se révèlent stables sur la période (78.934 véhicules écoulés en novembre 2016 contre 78.932 en novembre 2017). BMW (+18%), Daimler (+19,6%), Ford (16,1%), Toyota (+11,7%), FCA (+9,3%) et Hyundai (+5,6%) sont ceux qui s’en sortent le mieux. A l’inverse, certains perdent des ventes. C’est le cas de Nissan (-3%), Volvo (-0,8%) et Volkswagen (0,6%). Malgré les bonnes performances de Skoda (+35,6%), le groupe allemand pâtit des résultats de sa marque éponyme (-4,1%) et de Seat (-15,5%). Au final, sur les onze premiers mois de l’année, avec 1.917.383 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves apparaît en hausse de 5,3% en données brutes et à nombre de jours ouvrés identique par rapport à la même période de 2016 (231 jours sur les onze premiers mois de 2017 et sur la même période de 2016).

 

Mieux structurer la République En Marche, (Macron)….il serait temps !

Mieux structurer la République En Marche, (Macron)….il serait temps !

Macron aurait demandé à mieux structurer la République en marche. Il serait temps. Même pas 25% des adhérents de LREM ont  approuvé les statuts, des adhérents branchés internet à 99% puisque la vie de ce parti se résume à la diffusion par la direction de Mels. Cela traduit à l’évidence un désintérêt et même un échec d’un parti qui n’en est pas un mais qui ressemblent davantage un club de fans ou de supporters.  Le risque pour Emmanuel Macron et son gouvernement c’est de ne disposer d’aucune base en capacité d’expliquer, d’alimenter et de relayer la politique du gouvernement. Pour simplifier la république en marche est une organisation entièrement centralisée autour de responsables nationaux auto proclamés et les structures de base se réduisent à des comités locaux sans aucun pouvoir. Bref, une sorte d’organisation à l’américaine mais particulièrement dangereuse pour l’évolution de la popularité d’Emmanuel Macron comme de celle du gouvernement. Certes nombre d’adhérents de la république en marche ne sont pas forcément en désaccord avec les orientations de l’exécutif mais ils reprochent  surtout de n’être absolument pas impliqués mais seulement destinataires de méls de soutien à Macron. Du coup, le risque est grand que ce parti s’écroule comme un château de sable faute de volonté démocratique. La république en marche pourrait disparaître aussi vite apparue ;  il suffirait pour cela de nouvelles maladresses et d’un écroulement de Macron dans les sondages d’opinion. En l’état actuel des statuts, la république en marche est-elle réellement un parti politique, un club de fans ou de supporters. C’est la question que posent les contestataires du mouvement « la république en marche » à propos des statuts du mouvement. Il reproche notamment que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des contestataires de LREM  « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 25 % des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers.pas vraiment le moyen de disposer d’une vraie base militante impliquée et porteuse du projet de Macron qui prend le risque de s’enfermer dans la posture délicate de la grande solitude du pouvoir.

 

 

Le marché automobile français : 10 % sur un an

Le marché automobile français : 10 % sur un an

Le marché automobile français a accéléré en novembre, engrangeant une croissance qui se situe désormais dans le haut de la fourchette des estimations les plus optimistes pour 2017. Le marché automobile français a progressé de 10,3% en novembre sur un an, aidé par un jour ouvré supplémentaire et de bonnes performances de la marque Peugeot, selon les chiffres publiés vendredi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Avec des immatriculations en hausse de 34,1% en novembre, PSA (Peugeot, Citroën, DS) tire le marché, aidé par l’ajout des chiffres de sa filiale Opel, qui était l’an dernier dans le giron de General Motors. Le groupe Renault gagne 5,3%, alors que les constructeurs étrangers dans leur ensemble sont restés stables.

 

Veto des Etats-Unis et de l’UE pour le statut d’économie de marché à la Chine

Veto des Etats Unis pour le statut d’économie de marché à la Chine

Les États-Unis et l’union européenne contestent le statut d’économie de marché à la Chine ce qui juridiquement permettra de maintenir des barrières douanières vis-à-vis des importations chinoises. En cause, le fait que la Chine soutient artificiellement la compétitivité de certaines productions qui envahissent les marchés occidentaux. Les Etats-Unis ont donc officiellement informé l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) qu’ils s’opposaient à l’octroi à la Chine du statut d’économie de marché, ce qui devrait leur permettre de maintenir des barrières douanières élevées sur certains produits chinois. Cette déclaration a été transmise par les services du représentant américain au Commerce et a été rendue publique jeudi. Elle fait suite à un avis rendu en octobre par le département du Commerce selon lequel la Chine n’a pas répondu aux critères d’une économie de marché dans le cadre de l’étude d’un dossier antidumping sur les feuilles d’aluminium. Les Etats-Unis et l’Union européenne s’opposent à ce que la Chine bénéficie du statut d’économie de marché, 16 ans après son adhésion à l’OMC, en raison du rôle jugé prépondérant de l’Etat dans l’économie chinoise, notamment via une politique de subventions. « Nous sommes préoccupés par le fait que la libéralisation économique de la Chine semble avoir ralenti ou s’être inversée, avec un rôle de l’Etat qui va croissant », a déclaré jeudi David Malpass, sous-secrétaire au Trésor pour les affaires internationales.   »Les entreprises publiques ne sont pas soumises à de fortes contraintes budgétaires et la politique industrielle de la Chine est devenue de plus en plus problématique pour les entreprises étrangères. D’immenses crédits à l’exportation affluent de manière non-économique et faussent le marché », a-t-il ajouté.

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

  • Pas de surprise, Castaner a été élu délégué général de la république en marche avec un score de Corée du Nord. Le bureau exécutif lui a été élu à main levée avec aussi un score à la chinoise. De toute façon, il ne pouvait en être autrement car Castaner avait été désigné par Macron et il était le seul candidat. Cependant il ne sera pas le président mais seulement le délégué général car Macon n’a pas voulu de président pour son mouvement dans la mesure où le président c’est lui. Le concept même de parti n’est pas retenu et la république en marche demeure une sorte de d’organisation hybride entre mouvement politique et mouvement de supporters. Toutes les structures de décision sont complètement centralisées. Certes il existe des comités locaux mais un peu à l’image des cercles Tupperware. On peut discuter éventuellement mais de toute façon ces  comités locaux sont un peu hors sol. Ils ne sont pas habilités à faire de propositions officielles. Par ailleurs,  il n’existe aucune structure départementale ou  régionale. L’ensemble du dispositif relève du centralisme démocratique sous la houlette de responsables nationaux auto proclamés. La doctrine est claire : avant les élections tout doit partir du bas, les idées comme les propositions de candidats. Après les élections, tout doit partir du haut et l’action politique du mouvement en marche se résume à un site Internet qui diffuse les communiqués du gouvernement.  La candidature de Christophe Castaner a donc été largement validée par le bureau exécutif de la République En Marche, ce lundi 6 novembre. Dans un communiqué, le mouvement politique fondé par Emmanuel Macron indique que « le conseil d’administration de La République En Marche a validé la candidature de Christophe Castaner à la fonction de délégué général. Celle-ci remplit les conditions de parrainages fixées par le règlement d’installation des nouvelles instances ».  Joint par RTL.fr, la sémiologue Mariette Darrigrand souligne que le terme de « délégué général » correspond-il à la philosophie du mouvement politique, selon la sémiologue : « Cela renforce le côté jupitérien d’Emmanuel Macron. Il envoie son délégué vers les Français. Il reste le chef ». Il existe toutefois un aspect négatif à l’utilisation de ce terme. « Il y a un risque d’infantilisation du délégué avec des notions qui évoquent le délégué de classe, le délégué syndical… Cela fait référence à un personnage secondaire. ‘Délégué’, c’est un mot banal, enfantin, plat ».  Mariette Darrigrand estime aussi que l’expression de « délégué général » apparaît comme « faible et pas au niveau des enjeux actuels. Même si les mots se différencient de ceux des autres partis politiques, ce choix n’est qu’un pas de côté, il manque d’innovation. On reste dans l’idée de la tradition régalienne de la démocratie ».

Congrès La République en marche : une mascarade démocratique

Congrès La République en marche : une mascarade  démocratique

 

 

 

Le congrès de la république en marche qui va se tenir aujourd’hui va révéler la mascarade démocratique de cette organisation. D’abord le responsable du mouvement a été directement désigné par Macron. Ensuite et surtout,  les participants pour les trois quarts sont des responsables autos proclamées et/ou  désignés par des dirigeants nationaux eux-mêmes auto désignés (exemple par Richard Ferrand qui n’est pas vraiment un modèle de vertu financière). Dans le parti en marche, comme au Parlement, au gouvernement, c’est le centralisme démocratique qui prévaut. Bref les adhérents dans le principal organisme directeur ne seront représentés qu’à hauteur de 25 % et encore tirés au sort. C’est dire le peu de poids qu’ils auront dans l’appareil Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents, c’est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

La République en marche : un « mouvement hors sol » (Juppé)

La République en marche : un « mouvement hors sol » (Juppé)

D’une certaine manière,  Alain Juppé qui envisage des convergences avec Macron sur l’Europe  a bien résumé ce qui caractérise la république en marche : un mouvement hors sol. À peu près le même jugement que les 100 marcheurs qui ont dénoncé le manque de démocratie du parti de Macron. En réalité,  même pas un vrai parti car pour l’instant Macron préfère le terme mouvement. D’ailleurs il n’a pas souhaité non plus la nomination d’un président mais seulement délégué général. Les statuts de la république en marche témoignent bien de son originalité, une sorte d’organisation hybride qui s’appuie sur des adhérents qui n’ont pas droit à la parole et dirigé  par des responsables autos proclamées. Les trois quarts du principal organisme de direction sont des dirigeants nationaux eux-mêmes désignés par des responsables nationaux autoproclamés. Bref une sorte de club de supporters dirigés par des jeunes ou vieux crocodiles souvent compétent techniquement mais politiquement très flou et qui réduisent l’approche politique à la seule compétence technocratique. En outre des responsables qui comme Macon manifeste une certaine condescendance pour ne pas dire davantage à l’égard des opposants et un mépris des processus démocratiques. Témoin par exemple la nomination par les responsables nationaux auto proclamés de référents locaux sortes de commissaires politiques pour veiller au silence des troupes. C’est dans ce contexte que .Christophe Castaner, unique candidat au poste de délégué général de La République en marche, doit être désigné par un vote à main levée de ce collège, samedi 18 novembre. Mais alors que son intronisation était réglée comme du papier à musique, des voix s’élèvent contre la méthode employée. Franceinfo revient sur les difficultés que rencontre déjà le futur patron de la majorité.  Les modalités du vote qui doit le conduire à prendre les rênes de La République en marche, c’est l’autre caillou dans la chaussure de Christophe Castaner. Plus de 200 membres du conseil de LREM sur 750, dont 50 parlementaires, se sont prononcés pour l’élection à bulletin secret du bureau exécutif du parti, prévue samedi 18 novembre à Lyon, plutôt qu’à main levée, rapporte Libération. Ils craignent un verrouillage du parti par la garde rapprochée du président de la République.  En effet, sur les quatre listes qui devraient être présentées, la quatrième, soutenue par Christophe Castaner, rassemble les ténors du mouvement. On y retrouve ainsi les deux chefs de file des groupes LREM au Parlement, Richard Ferrand et François Patriat ou encore Cédric O, un des conseillers communs à l’Elysée et Matignon. Pour avoir leurs chances d’intégrer le bureau, les membres des autres listes comptent sur le vote à bulletin secret. « On est des démocrates et on a décidé de ne pas se laisser faire, explique à Libération la porte-parole de la liste numéro 1, Juliette de Causans. Le mouvement se constitue. Il sera exemplaire et démocratique ou il ne sera pas. » Les dissensions touchent également la base des « marcheurs ». Une centaine d’adhérents d’En marche ! ont annoncé, mardi 14 novembre dans une tribune, qu’ils claquaient la porte, faute d’y trouver « démocratie » et « éthique ». « Entre le jeu des statuts, l’opacité des instances, la loterie du tirage au sort de ceux qui ne représenteront qu’un quart des voix au Conseil national (…), les tirs aux pigeons sur les réseaux sociaux, les balles au prisonnier sur les boucles de communication Telegram, nous avons pour notre part suffisamment joué au sein de l’expérimentation politique En marche ! » écrivent-ils. Ils évoquent également « un mode d’organisation digne de l’Ancien régime ».

 

Investissements : les Chinois font leur marché en France

Investissements : les Chinois font leur marché en France

Il est clair que les échanges de biens sont particulièrement déséquilibrés entre la France et la Chine. La Chine qui exporte chaque année environ 46 milliards et la France une quinzaine. Un résultat qui tient compte des écarts de compétitivité mais aussi du soutien artificiel de l’État chinois à des entreprises en surcapacités de production. (Ce qui a justifié notamment l’augmentation considérable des droits de douane de la part des États-Unis sur l’acier et l’aluminium). Les importations concerne  avant tout des produits électroniques. D’abord, tout ce qui touche les téléphones portables. Nous en achetons pour plus de 5.5 milliards, suivi de très près de l’informatique. Beaucoup plus loin derrière on trouve les vêtements avec quand même de gros volumes. Côté français, la meilleure vente française c’est notre aéronautique, des avions Airbus l’an dernier. C’est le tiers de nos exportations vers la Chine. Viennent ensuite les céréales et les médicaments. Des exportations qui restent très en dessous de nos importations. Notre déficit commercial continue de se creuser »,   La Chine ne se contente pas de ce déséquilibre commercial à son profit, elle prend aussi des bardes plus importantes dans les investissements français, des investissements dans les entreprises mais aussi des investissements dans les terres agricoles. Certes La Chine ne pèse que 2% de l’investissement total étranger en France mais chaque année, des fleurons de l’économie nationale passent sous le contrôle partiel ou total des investisseurs du pays communiste. Ainsi par exemple  Dongfeng est devenu le premier actionnaire du groupe PSA à la faveur de la crise traversée par le groupe en 2014. De même, la compagnie aérienne China Eastern Airlines vient d’acquérir 10% d’Air France-KLM. En juin dernier, le fonds Fortune Fountain Capital (FFC) s’est emparé de Baccarat, une entreprise lorraine âgée de 250 ans. Dans la mode, les marques Sandro, Maje ou Sonia Rykiel sont également passées sous pavillon chinois. le groupe Jinjiang, leader de l’hôtellerie sur son marché, a franchi le seuil des 15% du capital d’Accor. En 2014, Il a déjà racheté la Louvre Hotels Group, qui possède des établissements de luxe et des chaînes grand public, comme Campanile ou Golden Tulip. Il vient également d’annoncer la prise de contrôle majoritaire du réseau français Hôtels & Préférence qui fédère 140 établissements de luxe dans le monde. le Club Med. Fosun est devenu l’actionnaire unique du champion des clubs de vacances. Les infrastructures sont aussi dans le viseur. De futures têtes de pont pour les entreprises et les marchandises en provenance d’Asie. Sur le modèle du Pirée, en Grèce, 14 hectares d’entrepôts du port du Havre sont passés sous contrôle chinois. Comme les 600 hectares de l’ancienne base américaine de Châteauroux, qui entourent un aéroport dédié notamment aux formations des pilotes d’Air France et à l’entretien des avions de ligne comme l’A380. Mais l’acte le plus fort reste le choix surprise, en 2016, d’un financier de Hongkong pour prendre le contrôle de l’aéroport de Blagnac au moment de sa privatisation. Enfin, plus récemment, les Chinois se sont pris de passion pour l’agroalimentaire et notamment les produits laitiers. Fosun (encore!) et Sanyuan ont acquis les laiteries Saint-Hubert. Biostime s’est associée à la coopérative d’Isigny pour financer la création d’une usine de lait infantile…

 

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

Au moins un député d’en marche qui approuve officiellement et encourage les vertus de la verticalité dans l’organisation du parti de Macon. Florian Bachelier, député d’Ille-et-Vilaine : « Je trouve ça assez sain d’assumer cette verticalité. On n’avait pas de temps à perdre avec une compétition interne entre plusieurs candidats. » Pour la plupart des parlementaires, il est normal que le fondateur d’En marche désigne son successeur : « C’est le Président! », répète Annie Vidal, élue de Seine-Maritime.  Au moins c’est clair ! Pas étonnant la plupart tiennent leur pouvoir directement de  Macron car ils ont été désignés par un comité national auto proclamé. Et ce type d’organisation va perdurer. Le seul patron de la république en marche, c’est Macron. Les seules responsables des élus nationaux désignés eux-mêmes au niveau central. La base du parti n’a pas son mot à dire. On concédera seulement une présence de 25 % d’adhérents au surplus tirés au sort. C’est dire que la verticalité présente des vertus dans le mouvement en marche dont on n’est même pas sur qu’il se transforme en parti. Il pourrait demeurer une sorte de mouvement de supporters de Macron et l’appareil sera dirigé par ses proches. Il est clair que la plupart des dirigeants d’en marche ont une conception assez restrictive de la démocratie : on se sert du mouvement de masse pour être élu mais une fois les élections passées les militants et les adhérents sont renvoyés à leurs chères études. Pas sûr que ce concept démocratique de type centraliste se révèle très pertinent et très efficace. En effet tout repose en fait sur la popularité du chef de l’État. Comme aucune tête ne doit dépasser dans le mouvement en marche, personne d’autre n’arrive à incarner le mouvement. Or cette  popularité pourrait être amenée à se fragiliser comme le démontre d’ailleurs les sondages de ses derniers mois. Du coup,  la force que représentait  la popularité de Macron pourrait être anéantie si cette tendance se prolongeait. En outre, les militants locaux et les adhérents sont complètement désorientés par le peu d’intérêt qu’on leur accorde. Pour toute action politique on leur propose de lire les communiqués du niveau central qu’on peut par ailleurs retrouver dans toute la presse. Il faudra autre chose pour que la république en marche existe réellement sur le terrain en particulier pour préparer les échéances des élections locales. En tout cas la désignation de Castaner  par Macon augure mal du fonctionnement démocratique d’en marche. Un fonctionnement plus proche du parti communiste chinois que d’une démocratie moderne. Et pour le confirmer cette autre déclaration du député Le Gendre : « Nous tenons tous notre légitimité et notre pouvoir d’Emmanuel Macron. Rideau, circulez, on n’a pas le temps de perdre du temps  avec des élections !

 

La république en marche : un mouvement ou un parti ?

La république en marche : un mouvement ou un parti ?

 

Hier sur BFM,  Astrid Panosyan de la direction de  la république en marche a éprouvé les pires difficultés pour expliquer le fonctionnement de son parti. Pas vraiment un parti a-t-elle même concédé mais plutôt un mouvement. Un concept assez vague qui témoigne que la république en marche est davantage un club de supporters de  Macon qu’un parti organisé et démocratique. Elle a largement pataugé dans la semoule quand il s’est agi de justifier le choix du futur responsable de ce parti à savoir Castaner. «  Un chois effectué de manière collective » a-t-elle affirmé. . Le problème c’est que la dimension collective ce limite à quelques responsables nationaux autoproclamés qui n’ont aucun compte  à rendre à la base. Une base qui par ailleurs ne dispose d’aucune responsabilité, et sous la tutelle d’un commissaire politique appelé référent désigné par le niveau national. La vérité c’est que Macron qui voulait bouleverser la vie démocratique recourt aux vieilles méthodes du PS qui consistent à s’entourer de fidèles oligarques. Pas étonnant, Astrid Panosyan est une ancienne socialiste.   Pour l’instant la république en marche constitue une sorte de club de fans dirigés par des responsables nationaux auto proclamés. Les adhérents ne seront présentes à hauteur de 25 % dans l’organe de direction est encore tirés au sort, comme loto. Il faudra pourtant bien que le parti en marche existe réellement sur le terrain s’il veut avoir quelque chance de succès aux sélections locales.  Encore faudra-t-il autoriser la démocratie dans ce rassemblement de supporters Candidat pour diriger LREM et fortement pressenti pour l’obtenir, Christophe Castaner a passé plus de trente ans au PS, un pur parti d’élus locaux. Le profil pour professionnaliser LREM donc. «C’est un élu de terrain, c’est un homme expérimenté», a vanté Benjamin Griveaux dont le nom était aussi évoqué pour prendre la direction du mouvement. Son profil trop parisien l’aura perdu. «L’enjeu, c’est de faire de ce parti quelque chose, inventer un truc, faire un mouvement et pas un parti traditionnel», expliquait récemment Christophe Castaner selon des propos rapportés par Libération. Il évoquait la nécessité de «réinvestir aussi certains quartiers», et déroulait l’idée de recréer une «démocratie horizontale», où «le militant de base aurait son influence». Bref, traduire sur le terrain ce que pourrait être cet «Epinay à l’envers» décrit par Emmanuel Macron.

 

 

République en marche : un club d’élus nationaux et-ou de supporters d’Emmanuel Macron ?

République en marche : un club d’élus nationaux et-ou  de supporters d’Emmanuel  Macron ?

 

 

 

Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents , c’ est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

Renault choisit le créneau des voitures bon marché

Renault choisit  le créneau des voitures bon marché

 

 

Le PDG a annoncé la couleur, Renault a choisi le créneau des voitures bon marché. D’abord parce que ça croissance reposera surtout sur une augmentation des ventes dans les pays en développement dont le niveau de vie est incompatible avec des voitures au prix excessif. Ensuite sans doute parce que le constructeur français est conscient que l’obsolescence de la voiture à moteur thermique est proche et que le consommateur dans les années à venir va hésiter  à investir dans ce type de véhicule à des prix dépassant 30 000 €. La rupture technologique est moins dans la voiture autonome au développement très hypothétique que dans la voiture électrique et Renault devra faire face à cette évolution technique. Pour la voiture autonome comme pour la voiture électrique la base du développement reposera sur des véhicules bas de gamme Clio. Pour le PDG  l’objectif: «est la croissance rentable». Ce qui se résume en trois chiffres, qui sont autant de promesses aux investisseurs: Renault vise en fin de période 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires (contre 51,2 milliards en 2016), et une marge opérationnelle de 7%. Il entend «franchir la barre des 5 millions de voitures vendues», affirme Carlos Ghosn (contre 3,18 millions à fin 2016). «Fin 2022, selon moi, Renault est une grande entreprise, par la taille», explique au Figaro le PDG du groupe. «C’est une entreprise saine, parce que très profitable et avec un bilan solide. C’est une entreprise qui aura prouvé qu’elle a su relever tous les défis de son secteur: défis technologiques, défis géographiques, défis organisationnels. C’est une entreprise française, qui n’aura rien perdu de cette identité, et mondialisée. Et c’est une entreprise qui est, avec Nissan et maintenant Mitsubishi, un pilier de l’Alliance, numéro un mondial depuis ce premier semestre 2017.» Ce plan s’inscrit dans les objectifs tracés pour l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi le mois dernier. Les deux constructeurs japonais rendront d’ailleurs publics leurs propres plans à moyen terme, les 16 et 18 octobre prochains. La force de frappe de l’Alliance joue un rôle clef dans le développement à venir de Renault, qui prévoit d’investir 18 milliards d’euros sur la période mais entend bénéficier des 50 milliards investis à l’échelle de l’Alliance. De quoi «considérer les ruptures technologiques de notre industrie comme des opportunités plutôt que comme des menaces», affirme Carlos Ghosn, qui précise que «Renault est prêt» pour la révolution de la voiture autonome. «Nous lancerons en 2019 la première voiture du segment B équipée d’un premier niveau d’autonomie, sur autoroute. Ce sera une Clio. Et sur la durée du plan, Renault lancera 15 modèles avec des degrés divers d’autonomie».

 

La République en Marche : bientôt un chef mais toujours pas de base !

La République en Marche : bientôt un  chef mais toujours pas de base !

 

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La République en marche va désigner un chef d‘ici la mi-novembre,  un délégué général en remplacement de la direction tricéphale en place depuis cet été, a-t-on appris auprès du mouvement présidentiel. En cause, le fait que la république en marche manque cruellement d’échanges et d’incarnation. Le problème c’est aussi et surtout que la république en marche ne dispose d’aucune structure politique de base pouvant à la fois ajuster les choix du gouvernement et relayer  sa politique. De toute évidence on semble confondre chez la république en marche un parti politique et un club d’élus. Il faut noter que le gouvernement s’adresse uniquement aux élus nationaux car la république en marche n’est pas un véritable parti politique mais une sorte de club de fans. Les structures de base n’existent pas et les adhérents choisis au hasard ne représenteront en tout état de cause que 25 % des voix dans l’organe de direction. Après avoir été très impliqués dans la campagne les militants et adhérents de la république en marche se voient transformer en supporters passifs. Certes ils reçoivent nombre d’informations mais qui se réduisent pour l’essentiel à des communiqués de l’action du gouvernement. On ne demande rien aux militants de base ni de discuter, ni de se réunir encore moins de faire des propositions à la direction du parti. Bref la république en marche n’a aucune base. Une base qui pourrait cependant être dispensable pour recueillir le sentiment des Français et relayer la politique gouvernementale. Du coup, la république en marche court un énorme risque,  celui d’être un parti disposant d’une tête mais sans jambes. En outre la république en marche est complètement absente dans les débats de politique locale et régionale. Pas étonnant si la république en marche éprouve des difficultés à être présent de manière significative au Sénat par définition chambre des élus locaux. Mais pour l’instant LREM se cherche seulement un chef.  “Pour qu‘Emmanuel Macron réussisse, il faut que le mouvement parle d‘une même voix”, indique  ce membre important du parti présidentiel. “Et pour être chef de parti, il faut du coffre”. Parmi les noms cités pour ce rôle figure Arnaud Leroy, l‘un des trois membres de la direction actuelle. Benjamin Griveaux, Julien Denormandie et Christophe Castaner, tous trois membres du gouvernement, sont aussi sur la liste des élus possibles. Si un seul nom devrait en principe sortir au final, les statuts de LREM adoptés cet été prévoient la possibilité d‘une direction collégiale. Selon la procédure envisagée par le parti, la nouvelle direction pourrait être installée lors d‘un Conseil national organisé à la mi-novembre. Ce Conseil sera composé de parlementaires, de cadres du parti et d‘adhérents, à hauteur de 25%. Engagée “à 400%” au service de sa circonscription, ce médecin-psychiatre ne se préoccupe que de loin des travaux de finition chez LREM et de son futur chef. “Que le parti se structure maintenant, tant mieux ! Mais cela n‘interfère pas du tout avec notre travail de député, que nous avons pris à bras le corps”, dit-elle. Une bien curieuse conception de la démocratie politique !

République en marche: Club de députés ou parti ?

LREM ? Club de députés ou parti ?

Les députés de la république en marche sont réunis les 18 et 19 septembre pour un séminaire de rentrée. En cause le fait que la république en marche manque cruellement d’échanges et d’incarnation. Or ces députés  auront fort à faire pour  défendre les nombreuses réformes engagées face à la contestation notamment de la rue. Le problème c’est que la république en marche ne dispose d’aucune structure politique de base pouvant à la fois ajuster les choix du gouvernement et relayer  sa politique.    De toute évidence on semble confondre chez la république en marche un parti politique et un club d’élus. Il faut noter que le gouvernement s’adresse uniquement aux élus nationaux car la république en marche n’est pas un véritable parti politique mais une sorte de club de fans. Les structures de base n’existent pas et les adhérents choisis au hasard ne représenteront en tout état de cause que 25 % des voix dans l’organe de direction. Après avoir été très impliqué dans la campagne les militants et adhérents de la république en marche se voient transformer en supporters passifs. Certes ils reçoivent nombre d’informations mais qui se réduisent pour l’essentiel à des communiqués de l’action du gouvernement. On ne demande rien aux militants de base ni de discuter, ni de se réunir encore moins de faire des propositions à la direction du parti. Bref la république en marche n’a aucune base. Une base qui pourrait cependant être dispensable pour recueillir le sentiment des Français et relayer la politique gouvernementale. Du coup, la république en marche court un énorme risque,  celui d’être un parti disposant d’une tête mais sans jambes. En outre la république en marche est complètement absente dans les débats de politique locale et régionale. Pas étonnant si la république en marche éprouve des difficultés à être présent de manière significative au Sénat par définition chambre des élus locaux. Comme la république en marche ne s’intéresse pas à la problématique locale il y a fort à parier qu’elle aura du mal à progresser au Sénat. Les experts lui promettent à peine de leur de 50 sénateurs.  Le parti présidentiel espère cependant se renforcer au Sénat, où la jeune formation a constitué un groupe, sachant que la chambre haute a de fortes chances de rester à droite à l‘issue de ce scrutin indirect renouvelant 170 sièges sur 348.

 

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