Archive pour le Tag 'marché'

Hausse des prix de l’électricité : dans la logique du marché

Hausse des prix de l’électricité : dans la logique du marché

 

L’économiste Anna Créti estime, dans une tribune au « Monde », que l’augmentation des tarifs de l’électricité reflète l’évolution des fondamentaux de l’offre et de la demande en Europe.

 

Tribune. 

 

Les hausses à répétition du prix de l’électricité ont créé une sorte de mystère autour du « marché européen de l’énergie ». Pourquoi un marché ouvert à la concurrence ne permet-il pas de générer des prix modérés ? Face à l’augmentation de la facture, on découvre des logiques complexes et contre-intuitives. Car l’électricité n’est pas un bien standard, en dépit de son omniprésence dans notre quotidien.

En 1996, la directive 92/CE commence le long chemin de l’ouverture à la concurrence du secteur électrique, dont l’objectif est de « garantir un marché performant offrant un accès équitable et un niveau élevé de protection des consommateurs, ainsi que des niveaux appropriés de capacité d’interconnexion et de production ». Le consommateur doit pouvoir choisir librement son fournisseur d’électricité, et les fournisseurs doivent pouvoir bénéficier d’un accès libre aux réseaux de transport et de distribution d’électricité. Les activités de production et de fourniture d’électricité doivent ainsi passer dans le domaine concurrentiel, en abandonnant les monopoles nationaux. Les activités de transport (longue distance) et de distribution (réseau local) d’électricité restent régulées. Un objectif parallèle de cette réforme est d’assurer la sécurité d’approvisionnement, c’est-à-dire de garantir que tout consommateur européen bénéficie d’une fourniture d’électricité sans black-out. Mais les textes ne mentionnent jamais un objectif de baisse de prix…

Le chemin vers la concurrence est progressif, accompagné par différentes directives et réglementations. Et il est semé d’embûches : il faut organiser un marché pour un bien qui n’est pas stockable, dont on a besoin en temps réel, qui doit traverser les frontières alors que les réseaux électriques étaient historiquement construits selon une logique nationale. Ces choix avaient privilégié des technologies très capitalistiques mais différentes : le nucléaire en France, le charbon en Allemagne, le gaz en Espagne et en Italie, l’hydroélectrique en Suède par exemple.

Dans ce parcours d’obstacles, les années 2000 ajoutent l’impératif de la décarbonation, en déclinant progressivement des objectifs de plus en plus ambitieux d’intégration des énergies renouvelables à la production d’électricité, et en imposant aux producteurs un surcoût sur leurs émissions, dans le cadre du marché européen des permis carbone.

L’architecture des marchés électriques est complexe parce qu’elle imbrique ainsi différents objectifs (libre choix des consommateurs, concurrence, sécurité de l’offre, décarbonation). Et le prix de l’électricité est censé être la pierre angulaire de cette architecture.

Prix Nobel d’économie : aux chercheurs empiriques du marché du travail

Prix Nobel d’économie : aux chercheurs empiriques du marché du travail

Le  Nobel d’économie a été décerné lundi à trois spécialistes de l’économie expérimentale et empirique, le Canadien David Card, l’Américano-Israélien Joshua Angrist et l’Américano-Néerlandais Guido Imbens.

David Card enseigne à l’université de Berkeley en Californie, Joshua Angrist au MIT du Massachussets et Guido Imbens à Stanford.

Le trio « nous a apporté de nouvelles idées sur le marché du travail et montré quelles conclusions peuvent être tirées d’expériences naturelles en termes de causes et de conséquences », a salué le jury Nobel.

Au lieu de construire des modèles théoriques d’explication des phénomènes économiques (comme la « théorie de l’équilibre général », la « théorie des contrats » ou la « théorie des incitations », etc.) et de les confronter aux comportements et aux terrains réels, l’approche expérimentale essaie de trouver, soit dans la réalité, soit dans une réalité créée pour les besoins de l’expérience, des terrains sur lesquels sont expérimentées des mesures économiques comme une hausse (ou une baisse) de revenus, de qualifications, de formation, d’impôts, de main-d’œuvre, etc.

Comme pour le test d’un médicament en médecine, l’application de cette variable sur le terrain d’expérimentation est comparée avec un terrain « témoin » où elle n’a pas été appliquée (le « placebo » dans le cas du médicament), ce qui permet d’en mesurer les effets relatifs. Cette méthode est particulièrement utile pour évaluer les politiques publiques, que ce soit pour en mesurer les effets ou pour tenter de les prévoir en menant des expérimentations préalables.

Environnement–Climat et marché : quelle compatibilité ?

Environnement–Climat et marché : quelle compatibilité ?

Face à l’idée prônée par le Prix Nobel Jean Tirole que la « bonne » économie consiste à combiner le jeu des intérêts particuliers, Benjamin Coriat , Économiste, développe dans son essai un modèle qui permettrait d’organiser une gestion durable et partagée des biens nécessaires à la vie de tous.( analyse du Monde, extrait)

 

 L’économiste Benjamin Coriat est l’un des principaux commentateurs et diffuseurs en France des idées d’Elinor Ostrom. L’Américaine, décédée en 2012, avait reçu le prix Nobel d’économie en 2009 pour ses travaux théoriques et empiriques sur la façon dont les communautés humaines gèrent ce que les Anglo-Saxons appellent les commons, et que l’on traduit en français de façon ambiguë soit par « les biens communs » (la nature, l’air, l’eau, le climat, l’énergie – tout objet dont l’appropriation par les uns prive les autres), soit par « le bien commun » au singulier (tout ce qui fait progresser le bonheur de l’humanité). Aussi son sang n’a-t-il fait qu’un tour lorsque Jean Tirole a publié, en 2016, Economie du bien commun (PUF), un essai dans lequel il tente de mettre ses travaux à portée du public. Pour le Prix Nobel d’économie (2014) en effet, « l’économie est au service du bien commun ; elle a pour objet de rendre le monde meilleur ».

Mais le fil rouge de son approche du bien commun n’en reste pas moins l’idée que la bonne économie consiste à combiner le jeu des intérêts particuliers. Or comme chacun cherche à obtenir un optimum de richesse pour lui-même, ce bien commun ne peut être atteint que sous ce que Tirole appelle le « voile de l’ignorance », qui empêche chacun d’agir rationnellement au mieux de ses intérêts, et permet aux marchés régulés d’atteindre un optimum collectif. Par exemple en incitant consommateurs et entreprises à accomplir la transition énergétique en organisant un marché du carbone où s’échangeraient des quotas de CO2.

C’est précisément ce que réfute Benjamin Coriat, pour qui le jeu, même régulé, des intérêts égoïstes ne peut que conduire à la catastrophe, et pour qui la justification de la recherche du bien commun par le « voile de l’ignorance » n’est qu’une pirouette rhétorique. Il est vrai que le cas du marché carbone européen tel qu’il a fonctionné jusqu’ici, décortiqué par l’auteur, n’est pas convaincant.

Aussi l’économiste préfère montrer que les solutions proposées par Elinor Ostrom restent le meilleur moyen d’éviter la catastrophe climatique. A savoir un modèle d’économie « polycentrée », qui permettrait à chaque niveau de collectivité humaine d’organiser à son échelle une gestion sobre, durable et partagée des biens nécessaires à la vie de tous, sans qu’aucune appropriation privée ni aucun niveau politique supérieur ou aucune « règle de marché » surplombante ne vienne l’entraver, mais plutôt l’appuyer.

Biden et Johnson torpillent le marché du siècle de sous-marins pour l’Australie

Biden et Johnson torpillent le marché du siècle de sous-marins pour l’Australie

 

 

Après l’accord stratégique de défense entre les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni («AUKUS» )  , l’Australie a annulé le contrat du siècle des sous-marins que devait fournir la France. Ce partenariat de sécurité conduit l’Australie à annuler sa commande à la France

 

«La décision que nous avons prise de ne pas continuer avec les sous-marins de classe Attack et de prendre un autre chemin n’est pas un changement d’avis, c’est un changement de besoin», a déclaré Scott Morrison, qui a également annoncé l’achat de missiles américains Tomahawk.

 

 

Climat et marché : quelle compatibilité ?

Climat et marché : quelle compatibilité ?

Face à l’idée prônée par le Prix Nobel Jean Tirole que la « bonne » économie consiste à combiner le jeu des intérêts particuliers, Benjamin Coriat , Économiste, développe dans son essai un modèle qui permettrait d’organiser une gestion durable et partagée des biens nécessaires à la vie de tous.( analyse du Monde, extrait)

 

 L’économiste Benjamin Coriat est l’un des principaux commentateurs et diffuseurs en France des idées d’Elinor Ostrom. L’Américaine, décédée en 2012, avait reçu le prix Nobel d’économie en 2009 pour ses travaux théoriques et empiriques sur la façon dont les communautés humaines gèrent ce que les Anglo-Saxons appellent les commons, et que l’on traduit en français de façon ambiguë soit par « les biens communs » (la nature, l’air, l’eau, le climat, l’énergie – tout objet dont l’appropriation par les uns prive les autres), soit par « le bien commun » au singulier (tout ce qui fait progresser le bonheur de l’humanité). Aussi son sang n’a-t-il fait qu’un tour lorsque Jean Tirole a publié, en 2016, Economie du bien commun (PUF), un essai dans lequel il tente de mettre ses travaux à portée du public. Pour le Prix Nobel d’économie (2014) en effet, « l’économie est au service du bien commun ; elle a pour objet de rendre le monde meilleur ». 

Mais le fil rouge de son approche du bien commun n’en reste pas moins l’idée que la bonne économie consiste à combiner le jeu des intérêts particuliers. Or comme chacun cherche à obtenir un optimum de richesse pour lui-même, ce bien commun ne peut être atteint que sous ce que Tirole appelle le « voile de l’ignorance », qui empêche chacun d’agir rationnellement au mieux de ses intérêts, et permet aux marchés régulés d’atteindre un optimum collectif. Par exemple en incitant consommateurs et entreprises à accomplir la transition énergétique en organisant un marché du carbone où s’échangeraient des quotas de CO2.

C’est précisément ce que réfute Benjamin Coriat, pour qui le jeu, même régulé, des intérêts égoïstes ne peut que conduire à la catastrophe, et pour qui la justification de la recherche du bien commun par le « voile de l’ignorance » n’est qu’une pirouette rhétorique. Il est vrai que le cas du marché carbone européen tel qu’il a fonctionné jusqu’ici, décortiqué par l’auteur, n’est pas convaincant.

Aussi l’économiste préfère montrer que les solutions proposées par Elinor Ostrom restent le meilleur moyen d’éviter la catastrophe climatique. A savoir un modèle d’économie « polycentrée », qui permettrait à chaque niveau de collectivité humaine d’organiser à son échelle une gestion sobre, durable et partagée des biens nécessaires à la vie de tous, sans qu’aucune appropriation privée ni aucun niveau politique supérieur ou aucune « règle de marché » surplombante ne vienne l’entraver, mais plutôt l’appuyer.

TER Marseille-Nice: la SNCF perd le marché

TER Marseille-Nice: la SNCF perd le marché

les trains régionaux seront assurés désormais par Transdev à la place de la SNCF. La conséquence de la mise en concurrence des opérateurs par la région PACA. Ce choix pourrait avoir des conséquences dans d’autres régions puisque la loi permet aux autorités régionales d’ouvrir à la concurrence ses dessertes locales.

Le choix de la région Paca n’est pas vraiment surprenant, sachant qu’elle n’était pas satisfaite de l’opérateur historique. «L’ouverture à la concurrence permettra d’améliorer très significativement l’offre pour les usagers, tout en assurant le prix juste pour la région», s’est-elle d’ailleurs félicitée dans un communiqué.

Trois candidats étaient en concurrence pour la liaison ferroviaire Marseille-Nice: la SNCF, l’italien Thello, filiale de Trenitalia, et Transdev, fruit de la fusion en 2011 de Transdev et de Veolia Transport. L’entreprise, transporte déjà 11 millions de passagers au quotidien dans le monde (bus, cars, trains) et est notamment gestionnaire de bus en Île-de-France.

Crise climatique : une évolution des comportements en marche

Crise climatique : Une évolution des comportements

 

Les sociologues Chantal Aspe et Marie Jacqué analysent, dans une tribune au « Monde », la mobilisation des jeunes pour le climat, par les manifestations mais aussi par la promotion militante de modes de consommation alternatifs.

 

Tribune. Les mobilisations pour le climat les plus médiatisées sont sans aucun doute les manifestations de jeunes brandissant le slogan « Changeons le système, pas le climat ». Pour certains d’entre eux, cet engagement se prolonge par leur participation à des organisations militantes récemment créées, comme Alternatiba/Action non violente COP21, Youth for Climate ou Extinction Rebellion. Dans le cadre d’un programme de recherche sur les nouvelles formes d’action pour le climat, nous avons réalisé une enquête qualitative basée sur 30 entretiens semi-directifs auprès de militants parisiens et marseillais, et participé en tant qu’observatrices à leurs manifestations et actions.


Ces jeunes engagés pour le climat partagent une socialisation commune aux enjeux environnementaux. En effet, ils appartiennent à une génération d’écocitoyens sensibilisée aux enjeux climatiques par les programmes d’éducation au développement durable enseignés en milieu scolaire et portés massivement par le tissu associatif. Cet aspect, souvent sous-estimé dans la compréhension de leur mobilisation, explique leur capacité à assimiler et diffuser les analyses et alertes scientifiques.

Armés de ces nouvelles connaissances, ils se projettent dans leur futur et redonnent sens à leur engagement politique à travers la solidarité et les luttes environnementales. Pour les deux tiers d’entre eux, « l’urgence d’agir » structure leur discours. Ils militent dans des organisations « horizontales » et revendiquent des prises de paroles libres, égalitaires, sans représentants, c’est-à-dire une forme de démocratie directe. Ils réactualisent les modes d’actions contestataires et visent directement les acteurs du pouvoir économique et politique : décrochage des portraits du président Macron, occupation des sièges sociaux des multinationales, happenings, « flashmobs » devant l’Assemblée nationale ou les mairies, actions artistiques, sabotages de panneaux publicitaires, etc.

Ces mobilisations générationnelles témoignent d’un renouvellement de l’action politique. Elles viennent renforcer et relayer d’autres formes de lutte (procès climatiques, tribunes et appels des scientifiques, etc.). Leur point commun est d’interpeller l’Etat dans son rôle protecteur hérité de la période de l’« Etat-providence ». En effet, à l’instar d’autres démarches juridiques engagées par des maires (comme celui de Grande-Synthe), ces mobilisations dénoncent les liens d’intérêts entre les représentants de la puissance publique et les lobbies pollueurs ; elles condamnent l’inaction de l’Etat pour le contraindre à mettre réellement en œuvre une politique climatique.

Biodiversité et marché : ennemis ou alliés ?

Biodiversité et marché : ennemis ou alliés  ?

 

 

Par Fabio Ferrari, CEO de ADryada évoque la problématique de la compatibilité de la biodiversité et du marché.( Dans la tribune, extrait)

 

 

Ils se haïssent a priori : d’un côté, « Dame Biodiversité », certes indispensable à la survie même de l’humanité, mais habillée d’une (belle) complexité où s’enchevêtrent des vies de bactéries, papillons, fleurs, frênes, mousses, coraux, éléphants, chevaux – sans oublier les nôtres. Ce à quoi le capitalisme n’a, jusqu’à ce jour, donné aucune valeur, hormis celle de la force de travail pour certaines vies. De l’autre, « Sieur Marché », qui simplifie l’homme en « consommateur », ne jure que par l’implacable loi de l’offre et de la demande monétarisées, et abrite tant d’entreprises qui recourent au « Green Washing » sans même songer, à la survie de l’humanité…

Cette haine semble d’autant plus légitime qu’en matière de lutte contre le réchauffement climatique, seule cause pour laquelle le monde semble plus ou moins mobilisé, le marché n’a jusqu’à présent pas brillé par ses succès : malgré la mise en place des crédits carbone dans la foulée du Protocole de Kyoto, en 1997 – les entreprises peuvent compenser leurs émissions en finançant des projets écologiques qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre, comme la plantation d’arbres – la planète continue à se réchauffer. Le 9 août le GIEC n’a fait que réaffirmer ce que chacun sait.

Quels sont les moyens dont nous disposons pour les atteindre, ces objectifs, hormis ceux du marché ?

L’histoire de celui créé pour le carbone est à ce titre riche d’instructions. A la fin des années 1990, les discussions portant sur le meilleur outil à mettre en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ont en effet abouti à une conclusion sans appel : les lois du marché sont plus efficaces que la mise en place de pénalités financières pour les émetteurs. Certes, le fameux marché s’est effondré avec la crise de 2008 et le réchauffement se poursuit aujourd’hui. Mais le mécanisme de marché est-il vraiment responsable ? Les hésitations des autorités publiques à réduire drastiquement les quotas d’émissions pour faire croître le prix de la tonne de carbone au-delà de 100 euros la tonne ne sont-elles pas les vraies coupables ?

Au-delà, les deux clefs d’un mariage réussi entre Sieur Marché et Dame Biodiversité sont aujourd’hui réunies. Des indicateurs pertinents d’abord, pour mesurer l’efficacité des actions menées. Certes, il n’existe pas d’équivalent « émissions de CO2 » pour calculer de façon standardisée, facile et incontestable la perte de nutriments des sols en Amazonie, la raréfaction des papillons et les liens existants entre toutes les vies de la nature. Certes, on pourrait disserter à l’infini sur le caractère imparfait des indicateurs qui sont déjà utilisés au niveau mondial en matière de biodiversité – comme le « Biodiversity Impact Analytics (BIA) basé sur l’abondance moyenne des espèces, animales et végétales, par km2 ou le Global Biodiversity Score for Financial Institutions (GBSFI). Mais ces indicateurs existent. Et a-t-on vraiment le temps de chercher la perfection ? Dame Biodiversité se meurt.

 

Seconde clef : les marchés financiers. Ces derniers voient en effet d’un œil de plus en plus mauvais les entreprises qui négligent la planète, et qui se faisant prennent des risques. Pour leur image bien sûr – il y a des classements plus attrayants que celui de « ces sociétés qui brûlent la forêt amazonienne ». Mais aussi pour leurs opérations quotidiennes – les industriels de l’agroalimentaire notamment, s’ils n’agissent pas pour enrayer la perte de qualité des sols en zones agricoles. En France, l’article 29 de la loi Énergie Climat, adoptée en 2019, prévoit ainsi de définir les obligations de reporting des investisseurs sur les risques climatiques et la biodiversité. Son décret d’application est sorti en mai dernier. De quoi inciter les entreprises à accélérer pour protéger la planète.

Reste à s’assurer qu’elles le fassent de manière efficace. Cela nécessite dans doute de les inciter à agir aussi – et même avant tout – dans les zones sauvages, les plus riches en biodiversité, même si ces dernières sont éloignées de leurs lieux d’activité. Cela suppose également d’acter la création de ce marché de la biodiversité, basé sur un indicateur de type BIA, et en fixant un coût unitaire basé sur le vrai cout des actions de préservation de la biodiversité. Les gouvernements du monde entier ont l’opportunité de prendre ces décisions à l’occasion de la COP 15, qui se tiendra en Chine cet automne. Courage. Unissons les Epoux promis.

Carbone :un second marché européen pour le transport routier et le chauffage (Ursula von der Leyen)

 Carbone :un second marché européen pour le transport routier et le chauffage (Ursula von der Leyen)

Dans un entretien au « Monde » et à quatre autres journaux européens du réseau Europa, la présidente de la Commission européenne dévoile les grands principes du paquet de mesures pour le climat qui sera présenté, mercredi, par Bruxelles. (Des grands principes mais avec des orientations très vagues car elles pourraient coûter cher aux utilisateurs et aux consommateurs)

 

L’industrie estime que vous lui en demandez trop, les ONG affirment que les ambitions européennes ne sont pas suffisantes pour respecter l’accord de Paris. Que leur répondez-vous ?

Le Green Deal, cela veut dire développer une nouvelle stratégie de croissance qui nous emmène vers une économie décarbonée. C’est possible : la croissance et les émissions de CO2 ne sont pas obligatoirement liées. Depuis 1990, les émissions ont reculé de 25 %, quand le produit intérieur brut [PIB] a progressé de plus de 60 %.

La Commission propose de renforcer le marché carbone qui existe pour l’industrie. Elle envisage, par ailleurs, d’en créer un autre, pour le transport routier et le chauffage des bâtiments. Avez-vous pris une décision ?

Le transport et l’énergie doivent être abordables pour tous. Mais le transport routier est le seul secteur dont les émissions de CO2 ont augmenté ces dernières années. Il faut inverser cette tendance.

Le marché carbone a fait ses preuves : ceux qui émettent du CO2 payent des droits à polluer, et cela les incite à innover et à investir dans des technologies propres. Aujourd’hui, l’Europe l’utilise pour l’industrie et la production d’électricité. Nous allons mettre en place un second marché carbone pour le transport routier et les systèmes de chauffage.

Climat dans la Constitution: la « république en marche » se ridiculise

 

 

Les députés de la république en marche qui ne servent  pas à grand-chose persistent  et signent pour trouver un accord avec le Sénat une rédaction commune Sénat-assemblée concernant l’inscription des climats dans la constitution avec l’organisation d’un référendum.

 

Une opération purement symbolique et politique car les préoccupations climatiques figurent déjà dans la constitution. En outre un référendum constituerait une opération purement politique car évidemment très peu de gens en théorie répondraient non à une consultation de ce type.

Le problème est que la manipulation apparaît tellement grosse que précisément l’opinion pourrait se retourner et transformer ce référendum en consultation anti Macron. Les députés LREM ont cependant déposé vendredi 11 juin un amendement au projet de loi visant à inscrire le climat dans la Constitution, dans le but de trouver un terrain d’entente avec le Sénat à majorité de droite et permettre le référendum voulu par Emmanuel Macron.

«nous prenons acte du refus du Sénat de proposer aux Français la formulation de la Convention citoyenne mais nous continuons l’échange» a déclaré le jeune rapporteur. Et la nouvelle formulation «doit nous permettre de trouver la voix d’un accord avec le Sénat» lequel ne veut pas entendre parler du terme garantir qui en faites juridiquement d’ailleurs ne signifie pas grand-chose.

 

Une proposition un peu surréaliste du député sorti de nulle part sinon d’un inutile institut d’études politiques et militants politiques depuis seulement 2016! Bref la maladie chronique des députés en marche immature et irresponsable.

 

Immobilier : le marché en forte hausse

Immobilier : le marché en forte hausse

A fin mars 2021, le volume des ventes de logements anciens a atteint 1,08 million de transactions sur un an, selon les chiffres des notaires publiés ce jeudi. Après 1,024 million à fin décembre 2020. Alors même que l’activité avait commencé à décroître après le millésime exceptionnel de 2019 , et qu’elle a continué à baisser jusqu’au troisième trimestre 2020 du fait des conséquences de l’épidémie de Covid-19…

Macron en marche dans le nid des Républicains

 Macron en marche dans le nid des Républicains

 

 

 

 

Ce n’est sans doute pas par hasard si Macron a choisi le thème de Machiavel comme sujet de sa thèse de fin d’études. On ne peut nier en effet la stratégie machiavélique, jusque-là payante, du président de la république. Sans parti, sans organisation, sorti de nulle part, il a d’abord investi le nid du parti socialiste pour le réduire ensuite presque à néant.

 

Progressivement , il débauche des personnalités des républicains. Maintenant il entame un processus d’alliance politique avec ces derniers à l’occasion des régionales. Il a  commencé pour l’instant par la région PACA. Son objectif est sans doute le même que vis-à-vis du parti socialiste à savoir s’installer dans le nid des républicains et le vider aussi de sa substance.’

Chez les républicains les réactions sont vives et parfois discordantes. Cependant pour l’instant officiellement on condamne.

Christian Jacob, patron des Républicains, a annoncé que Renaud Muselier, président LR sortant de la région Paca, ne pouvait plus bénéficier de l’investiture du parti, «conformément aux règles qui imposent qu’il n’y ait aucun accord de 1er tour avec LREM». Et de fustiger : «La peur de perdre des uns ajoutée au cynisme des autres n’a jamais fondé une ligne politique.»

 

Pour Éric Ciotti, il s’agit même d’un «coup de poignard dans le dos». «Ils préparaient leur mauvaise soupe sur le petit feu élyséen dans la mauvaise marmite En Marche», a déploré sur Twitter le député et président LR des Alpes-Maritimes.

À l’inverse le maire de Cannes, David Lisnard, a tweeté que «le temps est venu d’une nouvelle offre claire pour notre pays, loin et libre des arrangements politiciens qui réduisent le débat à un duel duo mortifère LREM/RN».

 

Hubert Falco, le maire de Toulon,lui,  voit en ce rassemblement le moyen d’éloigner le Rassemblement national. «Rassembler des femmes et des hommes face à l’extrémisme a toujours été ma ligne de conduite»,. Invité de BFMTV, Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, ancien LR, a estimé que cet accord était «un terrible aveu d’échec de la part d’Emmanuel Macron». Cette alliance «fait du RN le premier opposant, le seul opposant», a souligné le candidat à l’élection présidentielle 2022. Pour l’instant Macon a réussi au moins une chose à savoir créer un certain désordre au sein des républicains.

Relance et marché ne sont pas contradictoires

Relance et marché ne sont pas contradictoires

 

La chercheuse en science politique Ulrike Lepont relativise, dans une tribune au « Monde », le « retour de l’Etat » aux commandes de l’économie, car ni la nécessité de réduire son périmètre ni la priorité donnée au secteur privé pour l’allocation des ressources ne sont remises en cause.

 

 

 

Tribune. 
Après plusieurs décennies où l’Etat avait été assigné à s’en tenir à un rôle de garant du respect des règles de la concurrence et de contrôle de l’inflation par la seule politique monétaire, les plans de relance européens actuels, de par leur ampleur, sont souvent interprétés comme la marque d’un retour de l’Etat dans l’économie. Le recours à la politique budgétaire du « quoi qu’il en coûte », mais aussi à la politique industrielle via des investissements publics dans des secteurs jugés stratégiques pour la croissance future, est à nouveau légitime pour stimuler l’activité économique du pays. Ce phénomène n’est en réalité pas simplement conjoncturel : il s’inscrit dans un processus engagé depuis la crise de 2008, du fait de l’échec de la politique monétaire européenne à relancer la croissance de la zone euro, ainsi que de la montée du patriotisme économique à l’échelle internationale.

Pour autant, cette relégitimation des politiques industrielle et budgétaire est loin de signer le retour de l’Etat keynésien d’après-guerre. Du point de vue de la politique industrielle tout d’abord, les investissements publics sont conçus selon des objectifs et des modalités diamétralement différents. Durant les « trente glorieuses », l’objectif des politiques d’investissement était, pour l’Etat, de structurer des secteurs économiques entiers, parfois directement par des nationalisations, parfois par des subventions qui lui permettaient d’influer sur les choix de développement des entreprises. Il s’agissait ainsi de contrôler le marché, voire, pour certains secteurs comme l’énergie, de s’y substituer.

Les politiques d’investissement actuelles visent au contraire à encourager le développement des acteurs privés et du marché en déterminant des objectifs généraux – comme la transition écologique –, mais sans intervenir dans les stratégies des acteurs économiques. Elles s’appuient, pour ce faire, sur des instruments financiers comme des prêts, des prises de participation sous forme de capital-risque ou des garanties qui sont délivrées en premier lieu par les banques publiques d’investissement – dont l’activité a explosé depuis une décennie.

 Ces financements sont octroyés sur le critère de la rentabilité financière des projets et de la promesse d’un « retour sur investissement » pour l’Etat, mais sans exigence de contrepartie en matière de gouvernance. De plus, quand l’Etat investit par le biais des banques publiques d’investissement au capital d’entreprises, l’objectif est de s’en retirer dès que l’activité est rentable, de manière à réinvestir dans d’autres activités émergentes prometteuses, sur le modèle d’un fonds d’investissement. Enfin, l’Etat n’investit jamais seul, mais en cofinancement avec des acteurs privés, ce qui lui permet de miser sur l’« effet levier », mais qui réduit également sa capacité de contrôle.

Europe : des conséquences du marché du carbone

Europe : des conséquences du marché du carbone

Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MCAF) adopté par le Parlement européen devrait modifier le fonctionnement du marché des quotas d’émission de gaz à effet de serre.. (*) Par Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of

Economics. ( dans l’Opinion)

 

Il est rare qu’un rapporteur s’abstienne lors du vote d’une résolution qu’il a lui-même proposée. C’est pourtant ce qu’a fait le député vert Yannick Jadot lorsque le parlement européen s’est prononcé sur le mécanisme carbone d’ajustement à la frontière (MCAF) alors qu’il avait conduit les débats en commission parlementaire. Par ce geste, il entendait protester contre l’annulation par un amendement de dernière minute de la suppression des quotas gratuits du Système européen d’échange de quotas d’émission (SEQE) de l’Union européenne (UE). Pourtant, cette résolution contient plusieurs avancées dans l’élaboration du MCAF. Elle constitue une feuille de route qui devrait guider les travaux de la Commission en charge de faire une proposition en juin 2021.

Le rapport ne semble pas révolutionner le fonctionnement actuel du SEQE. Sur le fond, il reprend la proposition de la France de faire payer aux importateurs le prix des quotas d’émission correspondant au contenu carbone des produits importés. Il ne s’agit pas de participer directement au SEQE en achetant des quotas sur ce marché. Ni même de créer un marché parallèle, puisque le prix payé est fixé directement par le SEQE. Le mécanisme s’apparente plutôt à une taxe à l’importation (ou un tarif douanier) dont l’assiette est l’empreinte carbone des produits importés. Le taux appliqué à cette assiette varie au jour le jour en fonction du prix de la tonne de CO2 sur le SEQE. Les importateurs ne vont donc pas intervenir directement sur le marché européen du carbone mais ils seront soumis aux mêmes conditions de prix. Néanmoins, la mise en place d’un tel mécanisme nécessite de revoir certains aspects importants du SEQE.

Double protection

Le texte mentionne deux principes qui devraient en toute logique impliquer la suppression des quotas gratuits, lesquels sont en diminution régulière mais, en l’état actuel de la réglementation, doivent perdurer au moins jusqu’en 2030. Le premier est le principe pollueur-payeur. Si un pollueur se voit allouer gratuitement des quotas d’émission, il ne paye pas pleinement le coût social de sa pollution, donc le principe pollueur-payeur n’est pas respecté. Le second principe est celui de l’adéquation avec les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce. Les quotas gratuits procurent un avantage concurrentiel aux entreprises européennes par rapport à leurs compétiteurs hors EU qui devront eux s’acquitter du prix des quotas correspondant à leurs ventes dans l’Union. Il y a alors double protection : les industries européennes sont protégées de la concurrence internationale à la fois par les quotas gratuits et par le MACF. Au lieu de rétablir des conditions plus équitables, le MACF combiné à des quotas gratuits renverse l’avantage concurrentiel au bénéfice des entreprises européennes. Il pourrait même favoriser l’exportation des produits intensifs en émissions carbonées, et donc générer des fuites de carbones inversées, c’est-à-dire une délocalisation de la production, non pas de l’EU vers le reste du monde mais dans le sens inverse.

Réduire l’empreinte carbone des produits

L’objectif du SEQE est d’inciter les entreprises assujetties à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour que cela fonctionne, il faut que les quotas d’émission correspondent aux émissions réelles, ce qui implique de pouvoir mesurer, ou du moins estimer, ces émissions comme on le fait au sein de l’UE. C’est là une des difficultés du MCAF : comment mesurer l’empreinte carbone d’une tonne d’acier produite sur un site hors UE? Le projet recommande de se baser sur les données européennes, c’est-à-dire de faire payer selon les émissions que générerait cette tonne d’acier si elle était produite en Europe. Cette méthode a le mérite d’une égalité de traitement entre producteurs d’acier de chaque côté de la frontière. Cependant elle n’incite pas les producteurs hors UE à réduire leurs propres émissions puisqu’ils ne récolteront pas les fruits de leurs efforts.

Prenons l’exemple de LKAB, une entreprise suédoise qui investit 40 millions d’euros pour décarboner sa production d’acier en remplaçant le charbon par l’électricité comme source d’énergie. Cet investissement a un intérêt économique si cette baisse des émissions se traduit par une réduction importante des quotas que LKAB devra acquérir et soumettre au régulateur. Le gain économique correspond à la valeur des quotas évités. Ce n’est pas le cas si cet investissement a lieu hors EU même si l’acier est destiné au marché européen puisque le MCAF fera payer les quotas qu’il aurait été nécessaire d’acquérir pour produire cet acier avec la technologie standard et non avec la technologie innovante.

Un nouveau chantier

Afin de pallier ce problème, le rapport « Vers un mécanisme européen d’ajustement des émissions de carbone aux frontières compatible avec l’OMC (2020/2043(INI)) » stipule que « les importateurs devraient avoir la possibilité de prouver [...] que la teneur en carbone de leurs produits est inférieure à ces valeurs, et de bénéficier d’une adaptation en conséquence du montant exigé ». Se faisant il ouvre un nouveau chantier : celui de la création d’un organisme indépendant en charge de collecter, analyser et vérifier ces informations. Il devra être capable de calculer l’empreinte carbone d’une tonne d’acier produite dans un site de production identifié en prenant en compte non seulement le mode de production, mais aussi le bilan carbone des entrants et le prix local du carbone. Le calcul est complexe. Avec des sommes en jeux qui pourraient d’avérer conséquentes, il y a un risque important de capture par les lobbies industriels. Autant dire que les défis à relever sont nombreux avant qu’une telle institution voie le jour.

Même s’il reste à sa périphérie, le projet de MCAF va modifier le fonctionnement du marché du carbone européen. La discussion en cours sur sa conception et sa mise en pratique est une occasion à saisir pour améliorer le marché des quotas d’émission. Mais les remèdes peuvent tuer le malade comme le montre une étude sur les ajustements apportés au marché des permis d’émissions de SO2 aux Etats-Unis.

 

Marche climat : succès mitigé

Marche  climat : succès mitigé

Un succès mitigé compte tenu de l’ampleur qui vient sans doute pour partie des contradictions des différents protestataires dont certains veulent ignorer les réalités économiques et sociales quand d’autres esiment que la stratégie doit s’inscrire dans le temps long pour faciliter les transitions.

Un total de 44 000 personnes ont manifesté sur le territoire selon le ministère de l’Intérieur, tandis que les organisateurs avancent le chiffre de 110 000 participants.

A Paris, un foule nombreuse a défilé derrière une banderole« Pour une vraie loi climat : Stop au blabla«  dans un cortège festif, animé par des musiciens. Les manifestants rivalisaient de pancartes dénonçant l’attitude du président de la République. « Macron, ta loi en carton, c’est la poubelle jaune » se taillait un franc succès, comme les variations sur  »Sans filtre, tu nous enfumes ».

 

Pour des militants écologistes, il ne reste pas grand chose des 149 propositions de la convention, une fois passées à la moulinette du gouvernement, accusé d’avoir cédé aux lobbies économiques, loin de la promesse d’Emmanuel Macron aux « citoyens » de transmettre leurs mesures « sans filtre ». Une dizaine seulement sur les 150 de la convention ont été retenues sans philtre dans la loi.

Ce lundi débute à l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi « Climat et Résilience » en séance plénière. De nombreux manifestants appelaient les parlementaires à améliorer le projet de loi, sur lequel quelque 7 000 amendements ont été déposés.

Macron marche sur une jambe de bois à gauche

Macron marche sur une jambe de bois à gauche

Il est clair que la jambe gauche de Macron s’est nettement atrophiée depuis son accession au pouvoir. Avec la perspective des élections de 1022 il faut lui redonner un peu de muscle. Il est évident que les solutions fondamentales se trouvaient dans le rapport Borloo qui abordait d’un point de vue global les mesures à prendre sur le plan économique, social et sociétal. Du coup Macron propose comme mesure phare de faire entrer quelques élèves de quartiers défavorisés à l’ENA et dans quelques autres grandes écoles.

Le problème est évidemment ailleurs à savoir le déclassement de millions d’élèves de ces quartiers qui en fait  ont à peine le niveau de CM2 d’il y a 40 ou 50 ans quand ils arrivent en fin de secondaire. On a privilégié évidemment l’harmonisation mais par le bas. Du coup tout le système a été dévalorisé sauf évidemment pour les élites dont  les familles avaient des moyens.

Évidemment Macron se réfère à ce qu’il connaît à savoir l’élite  qui vise l’entrée dans les grandes écoles. Les priorités sont bien ailleurs ; ce ne sont les entrées de quatre ou cinq entrées d’élèves de quartiers défavorisés qui vont modifier la donne de milliers et de centaines de milliers de scolaires en déshérence .

La République en marche : bientôt les funérailles

La République en marche : bientôt les funérailles

Rien ne va plus dans ce pseudo parti de la république en marche. Un pseudo parti puisqu’il ne compte pas de militants ou de responsables et que tout repose sur le référent départemental, sorte de préfet du parti. Les défaites succédant aux défaites électorales, le parti vient de changer 70 préfets sur 130 afin de tenter de renouveler ces responsables sortis de nulle part et recrutés pour la plupart sur Internet.

 

Ces « préfets » du mouvement, comme ils sont surnommés, sont désignés par le siège national pour une durée de trois ans. Ceux remplacés aujourd’hui étaient donc arrivés aux manettes au début du quinquennat, voire avant l’élection d’Emmanuel Macron, à une époque où les marcheurs imaginaient encore que la bienveillance pouvait changer à elle seule le pays.

A seize mois de la prochaine présidentielle, un changement de cap s’impose. « Les référents passent du rôle de moteur à celui d’exécutant », résume Philippe Peruchon, qui vient de passer la main en Indre-et-Loire.

À noter que la désignation des nouveaux responsables d’une structure à la fois baroque et centralisée. En effet cette tâche incombe aux 12 membres de la « commission nationale des talents », parmi lesquels l’ex-ministre Sibeth Ndiaye et Jean-Marc Borello, délégué général adjoint de LREM.

En fait les prochaines élections locales (départementales et régionales) devraient constituer une sorte de funérailles pour le parti en marche qui devra changer de nom, de contenus et de dynamique si Macron veut être réélu. Adieu donc le recrutement par Internet et vivent les accommodements avec les partis classiques pour réunir les forces !

Un pôle de gauche dans la majorité en marche, un oxymore

Un pôle de gauche dans la majorité en marche, un oxymore

Un papier de Gilles Savary , ancien député PS rend assez bien compte du pathétique destin des soldats socialistes perdus dans la macronie. L’ancien socialiste invite à rejoindre le tout nouveau courant de gauche de la macro ni. Un pôle de gauche serait à la macronie ce que la  gastronomie est à McDo . C’est aussi contradictoire que si on annonçait un pôle libéral dans un régime de dictature communiste.  Une hérésie autant qu’un oxymore ! Un papier qui rend compte du total désarroi idéologique de ce qui reste des socialistes surtout préoccupés d’alliance davantage que de visions.(Tribune dans l’opinion)

 

Soixante-quinze personnalités de gauche en ont appelé, dans le JDD, à la constitution d’un pôle de gauche au sein de la majorité présidentielle : « Territoires de progrès ». L’initiative en a été proposée à Jean-Yves Le Drian par ce qu’il reste du groupe informel des députés « Réformateurs », autoconstituée au sein du groupe socialiste de l’Assemblée nationale pour soutenir François Hollande face au travail de sape des frondeurs, qui a conduit un quinquennat doté d’atouts politiques sans précédents à l’Assemblée, dans les collectivités locales et même au Sénat, au naufrage politique que l’on sait.

Nous considérons que cette implosion du Parti socialiste est la conséquence finale du grand écart idéologique qu’il a longtemps entretenu entre des postures d’opposition gauchisantes et un réalisme gouvernemental qui a pu susciter des sentiments compréhensibles et sincères de « trahison » jusque dans ses rangs.

Nous pensons que cette voie n’est plus praticable à l’heure des réseaux sociaux, où ce qu’il reste du PS n’a plus le choix qu’entre des alliances avec des formations radicalisées, voire notoirement illibérales et le soutien à la majorité au pouvoir qui repose sur un socle de gauche laissé en jachère.

Notre mouvement ne vise pas à diviser LREM, en refusant d’y adhérer et d’en accueillir des adhérents, mais à structurer dans la majorité, en toute indépendance, un pôle social-démocrate aujourd’hui en jachère

Seconde voie. Nous choisissons une autre seconde voie, dans la clarté et l’indépendance de LREM, en refusant d’y dissoudre notre ancrage à gauche, pour trois raisons essentielles :

 

– nous nous reconnaissons dans la continuité et l’achèvement de réformes lancées par François Hollande comme le prélèvement à la source, la subrogation de la CAF dans le versement des pensions alimentaires, l’aboutissement des projets socialistes de réforme du marché du travail et de la PMA, la consolidation du CICE, et plus encore dans la première relance économique par la demande et par le pouvoir d’achat entreprise depuis 1983, consécutive à la crise des Gilets jaunes,

– nous avons une conscience aiguë que les démocraties traversent une grave crise de confiance, dont on veut éviter à la France les affres et les incertitudes et qui devrait inciter tous les démocrates de ce pays à serrer les rangs plutôt que d’en négliger les dangers,

– nous ne voulons pas laisser au centre-droit le rôle d’appui exclusif et paradoxal du président de la République dans la mise en œuvre du virage à gauche de l’acte 2 de son quinquennat.

Nous avons la conviction qu’Emmanuel Macron constituera encore le principal recours contre les illibéraux de gauche et de droite en 2022, mais qu’il devra asseoir ses futurs gouvernements sur une coalition dont nous devons préparer l’élargissement de la base politique.

Notre mouvement ne vise pas à diviser LREM, en refusant d’y adhérer et d’en accueillir des adhérents, mais à structurer dans la majorité, en toute indépendance, un pôle social-démocrate aujourd’hui en jachère.

Nous en avons la légitimité et la sincérité, pour avoir porté les couleurs du PS aux dernières élections législatives au prix d’y avoir perdu nos mandats face à des candidats LREM, avec la conviction que l’avenir du pays et de la République ne se construit pas sur des rancœurs et des rancunes.

Gilles Savary, ancien député PS, chroniqueur à l’Opinion.

La Grèce revient sur les marchés pour emprunter

 La Grèce revient sur les marchés pour emprunter

Encore un nouvel emprunt de la Grèce sur les marchés financiers qui démontrent l’assainissement de sa situation. Le retour commencé en 2018 se poursuit.

Selon l’agence de la dette publique, 7,5 milliards d’euros ont été levés jusqu’à présent en 2020.

Plus tôt cette année, la Grèce disposait d’un coussin de trésorerie confortable de 35 milliards d’euros, mais elle a dépensé une partie de cet argent pour soutenir les entreprises lors du confinement lié à l’épidémie, entre les mois de mars et mai.

Le gouvernement grec a attribué 24 milliards d’euros de fonds nationaux et européens pour soutenir l’économie du pays.

L’économie grecque s’est contractée au premier trimestre de 0,9% par rapport à la même période un an plus tôt.

Voitures électriques : 10 % de parts de marché en Allemagne

Voitures électriques : 10 % de parts de marché en Allemagne

 

Les ventes de voitures électriques en Allemagne ont atteint pour la première fois une part de marché supérieure à 10% en juillet, bénéficiant du doublement de la prime à l’achat décidé par Berlin, selon la fédération des constructeurs allemands (VDA).

Les nouvelles immatriculations de voitures électriques en juillet sont en augmentation de 288% sur un an, à 35.955 véhicules, soit une part de marché qui a « franchi pour la première fois la barre des 10% », à 11,4%, parmi toutes les nouvelles immatriculations, a annoncé le VDA mardi dans un communiqué. Les ventes de modèles hybrides rechargeables (PHEV), avec 19.119 unités, ont presque quintuplé (+485%) sur un an, tandis que les modèles purement électriques à batterie (BEV) ont augmenté de 182%, pour atteindre le record de 16.798 unités.

12345...7



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol