Archive pour le Tag 'Gouvernement'

Composition gouvernement Borne : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Composition gouvernement Borne  : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Macron a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleurs à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

Sondage gouvernement Borne : déjà 60 % de mécontents

Sondage gouvernement Borne : déjà 60 % de mécontents

 

Selon Elabe pour BFMTV et L’Express en partenariat avec SFR., 58% des répondants se disent mécontents de la composition du nouvel exécutif. Emmanuel Macron avait promis « un renouvellement complet » lors d’un meeting de l’entre-deux-tours à Marseille. Mais les débuts de son nouveau quinquennat se placent plutôt sous le sceau de la continuité. Il a par exemple fait le choix de reconduire ses fidèles comme Gérald Darmanin à l’Intérieur ou Bruno Le Maire à Bercy.

Seule vraie surprise de ce gouvernement: l’arrivée de l’historien spécialiste des États-Unis Pap Ndiaye à l’Éducation nationale, et antithèse de son prédécesseur Jean-Michel Blanquer.

De quoi faire dire à 70% des personnes interrogées dans ce sondage Elabe que le gouvernement n’incarne pas la nouveauté, tout en se félicitant à 38% de la parité homme-femme sur les bancs du Conseil des ministres.

Un gouvernement incompétent face à la hausse des prix

65% des Français pensent que ce nouvel exécutif ne sera pas efficace pour répondre aux problèmes du pays.

Conscient de l’urgence économique alors que les prix de l’alimentaire pourraient augmenter de 5% d’ici l’été dans les supermarchés, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire a promis lundi qu’un projet de loi sur le pouvoir d’achat serait présenté avant les législatives. Elle a finalement rétropédalé ce mardi.En fait le projet de loi pourrait n’être adopté qu’après les législatives. Sur plusieurs sujets la nouvelle porte-parole du gouvernement s’est déjà prie les pieds dans le tapis

Quant au choix de nommer deux ministres dédiées à la lutte contre le réchauffement climatique, elle laisse également dubitatif. 68% des personnes interrogées doutent que le gouvernement soit efficace en la matière.Rien d’étonnant à cela puisque les deux énarques nommés n’ont jamais manifesté la moindre compétence et le moindre intérêt à la problématique environnementale

Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 1001 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgée de 18 ans et plus avec la méthode des quotas. Le recueil des informations s’est fait en ligne du 23 au 24 mai 2022.

Sondage gouvernement Borne : déjà discrédité

Sondage gouvernement Borne : déjà discrédité

 

Elabe pour BFMTV et L’Express en partenariat avec SFR. 58% des répondants se disent mécontents de la composition du nouvel exécutif. Emmanuel Macron avait promis « un renouvellement complet » lors d’un meeting de l’entre-deux-tours à Marseille. Mais les débuts de son nouveau quinquennat se placent plutôt sous le sceau de la continuité. Il a par exemple fait le choix de reconduire ses fidèles comme Gérald Darmanin à l’Intérieur ou Bruno Le Maire à Bercy.

Seule vraie surprise de ce gouvernement: l’arrivée de l’historien spécialiste des États-Unis Pap Ndiaye à l’Éducation nationale, et antithèse de son prédécesseur Jean-Michel Blanquer.

De quoi faire dire à 70% des personnes interrogées dans ce sondage Elabe que le gouvernement n’incarne pas la nouveauté, tout en se félicitant à 38% de la parité homme-femme sur les bancs du Conseil des ministres.

Un gouvernement incompétent face à la hausse des prix

65% des Français pensent que ce nouvel exécutif ne sera pas efficace pour répondre aux problèmes du pays.

Conscient de l’urgence économique alors que les prix de l’alimentaire pourraient augmenter de 5% d’ici l’été dans les supermarchés, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire a promis lundi qu’un projet de loi sur le pouvoir d’achat serait présenté avant les législatives. Elle a finalement rétropédalé ce mardi.En fait le projet de loi pourrait n’être adopté qu’après les législatives. Sur plusieurs sujets la nouvelle porte-parole du gouvernement s’est déjà prie les pieds dans le tapis

Quant au choix de nommer deux ministres dédiées à la lutte contre le réchauffement climatique, elle laisse également dubitatif. 68% des personnes interrogées doutent que le gouvernement soit efficace en la matière.Rien d’étonnant à cela puisque les deux énarques nommés n’ont jamais manifesté la moindre compétence et le moindre intérêt à la problématique environnementale

Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 1001 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgée de 18 ans et plus avec la méthode des quotas. Le recueil des informations s’est fait en ligne du 23 au 24 mai 2022.

Gouvernement : Borne oublie le logement

Gouvernement  : Borne  oublie le logement 

Henry Buzy-Cazaux, président fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers, dénonce l’absence de portefeuille dédié au premier budget des ménages dans le nouveau gouvernement d’Elisabeth Borne.(dans capital)

Emmanuel Macron est un homme libre. Il n’est d’aucun parti et le mouvement qu’il a créé au moment de sa première campagne n’aspire pas à entrer dans cette catégorie. Il ne fait pas allégeance. Il aime être où l’on ne l’attend pas. Il veut aussi montrer qu’il est maître du temps : il a ainsi fait attendre au pays la nomination de son nouveau gouvernement et n’a pas hésité à faire des choix hétérodoxes, tel celui du ministre de l’Education, historien et chercheur combattant de la cause de la diversité, mais aussi de femmes et d’hommes sans densité politique, sélectionnées pour leur compétence sectorielle. La plus grosse surprise est d’une autre nature que l’audace du casting. Elle prend à revers tous ceux, nombreux, qui se demandaient si le logement, premier poste budgétaire des ménages, à l’heure de la dégradation du pouvoir d’achat, ferait partie des attributions d’un grand ministère, d’un simple portefeuille ou d’un secrétariat d’État. Toute la communauté immobilière, mais aussi le monde du logement social, espérait que le périmètre de responsabilité inclût l’aménagement du territoire, voire la ville durable ou encore la construction. Eh bien, rien de tout cela, rien du tout, ni secrétaire d’État, ni ministre, ni ministre d’État. Nada (les Espagnols en ont un). Nichts (les Allemands aussi).

Pour la première fois depuis le début de la cinquième République, impasse sur le logement. Pour être honnête, il y a un précédent : le premier gouvernement d’Édouard Philippe ne comportait pas de titulaire du logement et il a été reconnu dans les heures qui ont suivi la nomination que c’était un fâcheux oubli et qu’en fait l’éphémère ministre en charge de la cohésion des territoires, Richard Ferrand, un mois aux affaires, était bel et bien chargé du logement. D’ailleurs son successeur, Jacques Mézard, sera flanqué d’un secrétaire d’État, Julien Denormandie, plus tard promu ministre de plein exercice. Bref, c’était une gaffe, une bévue, une bavure, une bourde et le décret d’attribution a été retouché d’un trait de plume. On ne fait pas deux fois le même oubli. Cette fois, le Président Macron a délibérément allégé l’organigramme gouvernemental du logement. Pour être précis, il faudra prendre connaissance des décrets d’attribution, lorsqu’ils paraîtront au Journal officiel, et on y trouvera peut-être le logement dans le giron d’un ministre. Il reste que le logement n’aura pas été cité. Il n’aura pas été mis au fronton du gouvernement de la République et ce n’est pas seulement un surprise, c’est une erreur démocratique grave.

Pourquoi ? Parce que le rapport des ménages français au logement, de trop d’entre eux, n’est ni simple ni indolore ni léger. On l’a cru ou on a fait semblant de le croire depuis quinze ans, malgré la hausse des prix éprouvant la solvabilité des familles, malgré l’insuffisance de l’offre privée et sociale, en grande partie grâce aux taux d’intérêt  bas et à l’accès ouvert au crédit, qui en atténuaient les effets. Depuis deux ans, on fait aussi semblant de croire que la crise sanitaire n’a pas troublé le marché immobilier résidentiel, oubliant que le « quoi qu’il en coûte » a neutralisé la fragilisation des ménages, que les acheteurs avaient néanmoins monté en gamme, ou encore que 80% de l’épargne supplémentaire constituée pendant la covid l’avait été par 20% des ménages. Oubliant aussi que les aides s’arrêteraient, que les entreprises devraient rembourser les prêts garantis par l’État – nous sommes dans cette période -, occultant qu’il faudrait en payant plus de taxes et d’impôts rembourser la dette publique abyssale, négligeant l’impact insondable des travaux de transition environnementale sur les budgets domestiques et la valeur des actifs immobiliers.

La communauté immobilière n’est-elle pas coupable d’avoir témoigné trop d’optimisme, d’avoir tenu des discours trop enthousiastes et à courte vue ? Au point qu’un Président de la République, déjà peu enclin à estimer l’immobilier, ait pu penser qu’il n’était pas un sujet d’urgence politique. Quoi qu’il en soit, que la filière le lui ait bien ou mal expliqué, ne lui appartient-il pas d’avoir la pleine conscience de la réalité de son pays ? N’a-t-il pas arpenté la France pour sa campagne et au cours de son premier mandat? N’a-t-il pas perçu le désarroi des Gilets jaunes, certes éprouvés par le prix du gas oil, mais également atteints par la dépréciation de leur pavillon, construit dans des communes en déprise économique, périmé selon les normes écologiques du moment ? À cet égard, ne sommes-nous pas presque tous dans cette situation de désarroi face aux contraintes climatiques, au point d’avoir besoin de boussole et d’accompagnement ? A supposer que le Président de la République et sa Première ministre se reprennent, ce sera du réchauffé. On apprend dans les bonnes écoles de commerce qu’ « on n’a pas deux occasions de faire une première bonne impression ». Les ménages français, les professionnels et les associations à leur service ont lu le signe: le logement ne compte pas pour Emmanuel Macron.

Pourtant, au rang des mesures annoncées comme devant figurer dans le projet de loi pour soutenir le pouvoir d’achat en période d’inflation, la désindexation des loyers a été citée. La tête de l’exécutif voit la souffrance des locataires, sans d’ailleurs noter que les propriétaires n’ont pas sans aide à consentir l’effort qu’on leur demanderait, et ne considère pas le logement comme un sujet majeur. Singulier. Les enseignements de cette mésestime officielle du logement sont de deux ordres : au sommet de l’État, on ne comprend pas que le pays a bel et bien un problème logement, et que c’est une équation complexe que la polytechnicienne cheffe du gouvernement ne pourra pas ne pas équilibrer ; ensuite, la communauté du logement ne fera pas l’économie de se demander collégialement pourquoi sa voix est si ténue que le son n’en parvienne ni Faubourg Saint-Honoré, jusqu’à l’Élysée, ni rue de Varenne, jusqu’à l’hôtel de Matignon.

Nouveau Gouvernement Borne : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Nouveau Gouvernement Borne  : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Marcon a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleur,s à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

Gouvernement Borne : une auberge espagnole

Gouvernement Borne : une auberge espagnole

 

Rarement sans doute dans l’histoire politique de la France on aura réussi cette espèce d’assemblage de briques et de broc que constitue aujourd’hui le gouvernement du pays. Pour relativiser cette incohérence, on peut penser que ce gouvernement n’a qu’une vocation très provisoire et qui ne tiendra pas au-delà de quelques mois. Il risque en effet d’éclater sous le poids de ses contradictions surtout face aux enjeux majeurs qui caractérisent la période. Le premier danger est évidemment celui de l’écroulement de la croissance complètement remise en cause avec l’envolée de l’inflation. Une inflation historiquement exceptionnelle de « seulement » 5 à 6 % en France( on se demande comment alors que la France importe l’essentiel des biens consommés et que sa balance commerciale est particulièrement sensible à la hausse des prix mondiaux ; sans doute grâce au miracle de l’évaluation des prix par l’INSEE qui d’une part minimise la transformation structurelle de la consommation et même ignore et où sous-estime complètement certains postes fondamentaux dans le budget des ménages). Dans le nouveau gouvernement Borne, on trouve d’abord un chef de gouvernement qui politiquement ne représente à peu près rien, ne pèse rien et évidemment n’aura pas son mot à dire sur l’orientation de la politique générale.

Son rôle se bornera comme d’habitude à répéter scrupuleusement et de matière courtisane les mots de Macron. Un président qui vient de réaliser un exploit en préparant une pseudo loi sur le pouvoir d’achat. Il a contacté tous les partenaires sociaux en oubliant simplement les syndicats !

Dans cet oubli toute la conception dite progressiste de Macron qui vise à éliminer toute organisation un peu représentative dans le pays et finalement à favoriser la pagaille  la plus totale. Macron voudrait réactiver les manifestations de rue qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Dans ce gouvernement on trouve d’anciens socialistes qui ont retourné leur veste reconvertis au néo libéralisme, des sociaux-démocrates, des sociaux libéraux, des ultralibéraux et même des gauchistes. On voit mal quel cohérence pourrait se substituer à cette espèce de musée hétérogène qui en fait est un rassemblement d’intérêts particuliers. De toute évidence à part deux ou trois,  la plupart n’ont pas la compétence, le charisme et la dimension nécessaire pour assumer la tâche ministérielle; à commencer par la première ministre elle-même ; une techno complètement transparente partout où elle a passé. Et en plus psychorigide !

Nouveau gouvernement Borne : de la cuisine politicienne digne de la IVe République

Nouveau gouvernement Borne  : de la cuisine  politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Marcon a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleur,s à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

Gouvernement Borne : de la cuisine politicienne digne de la IVe République

Gouvernement Borne  : de la cuisine  politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Marcon a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleur,s à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

Gouvernement Borne : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Gouvernement Borne  : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Marcon a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleur,s à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

Nouveau gouvernement : attention aux conflits d’intérêts

Nouveau gouvernement : attention aux conflits d’intérêts

 

Dans une tribune au « Monde », le président de Transparency International France, Patrick Lefas,  appelle la nouvelle cheffe du gouvernement, Elisabeth Borne, à mettre en place des mesures de déontologie et de transparence essentielles pour garantir la probité de l’exécutif.

Notons en effet que plusieurs affaires de membres de gouvernement ont été un peu vite enterrées par la justice depuis 2017 NDLR

 

Depuis les lois Confiance dans la vie politique du 15 septembre 2017 qui avaient cherché à traduire dans la loi la promesse forte d’exemplarité du candidat Emmanuel Macron et à tirer les leçons de l’affaire Fillon, le quinquennat qui s’est terminé le 13 mai laisse un goût d’inachevé en matière de transparence et de déontologie au niveau de l’exécutif. Alors que le Parlement s’est efforcé d’assurer un contrôle aussi rigoureux que possible des frais de mandat et s’est attaché à prévenir les risques de conflits d’intérêts, le gouvernement n’a pas suffisamment pris la mesure de l’exigence croissante d’éthique dans l’action et de redevabilité de chacun de ses membres, à l’instar de toutes les démocraties européennes.

La nouvelle première ministre, Elisabeth Borne, a aujourd’hui l’occasion de marquer dans la Constitution et les règles de fonctionnement de son gouvernement que tout manquement à la transparence et à la probité sera immédiatement sanctionné.

En premier lieu, il revient au chef du gouvernement la responsabilité de s’assurer que ses membres s’acquittent avec le plus grand sérieux de leurs obligations déclaratives auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique [HATVP]. En moins de dix années d’existence, celle-ci s’est fait une place de choix dans la vie publique française. Ses vérifications préalables de la situation fiscale des « ministrables », ainsi que ses contrôles postérieurs renforcés des déclarations d’intérêts et de patrimoine garantissent l’exemplarité des ministres.

Pourtant, quelques démissions contraintes du précédent quinquennat, dont l’affaire Delevoye [le haut-commissaire aux retraites avait « omis » de déclarer plusieurs mandats dans sa déclaration d’intérêts à la HATVP et continuait d’occuper des fonctions rémunérées après son entrée au gouvernement], auraient pu facilement être évitées si les principaux intéressés avaient rempli avec sérieux leurs déclarations. Le contrôle de la HATVP, doublé du contrôle citoyen rendu possible par la transparence, permet tôt ou tard de révéler les inexactitudes avec les dégâts d’image que cela implique. La désinvolture vis-à-vis de ses obligations déontologiques n’est donc aujourd’hui plus tolérable et c’est à la première ministre d’énoncer clairement ce principe.

Faire respecter la discipline déontologique au sein du gouvernement, c’est aussi s’assurer qu’une fois que des risques de conflit d’intérêts ont été identifiés, ils soient neutralisés dès que possible par une règle stricte de déport. Si cette obligation légale a été appliquée avec rigueur par la grande majorité des ministres, comme en témoigne le très complet registre de prévention des conflits d’intérêts du gouvernement accessible en ligne, il aura suffi d’un manquement individuel pour aboutir à une mise en examen.

Enjeux numériques pour le nouveau gouvernement

Enjeux numériques pour le nouveau gouvernement

 

Pour le nouveau quinquennat, Gilles Babinet, Digital Champion pour la France auprès de la commission européenne et coprésident du Conseil national du numérique (CNum) estime nécessaire d’appuyer les dynamiques qui font que le numérique sort du sillon technocratique pour devenir un enjeu politique avec des arbitrages et un pilotage interministériel. Ce qui plaide selon lui pour quatre ministères traitant des sujets numériques.(la Tribune)

 

Quel est le bilan de l’action du gouvernement sortant dans le numérique ?

Cédric O s’est surtout attaché à faire décoller l’écosystème des startups. J’entends beaucoup de voix très critiques de son action, qui a surtout consisté à aider à la réalisation de l’objectif fixé par le président d’avoir 25 unicornes en 2025 (elles sont désormais 26). Je pense au contraire que ces entreprises sont nécessaires et que Cedric O a eu un rôle très tangible à cet égard. Qu’on apprécie ce type d’acteurs ou pas, il faut être conscient que ce seront les grandes entreprises de demain. Il y aura des morts, des faillites (comme Sigfox) mais sur le fond une dynamique schumpétérienne est désormais en place.

Il y a également des critiques de son action sur les enjeux de souveraineté. Or, mis à part faire des politiques industrielles très colbertistes et qui ne marchent pas, je ne vois pas ce qu’on peut faire à court terme. Certes on peut réorienter la commande publique – je pense que cela sera fait dans ce nouveau mandat – et surtout accroître la qualité des formations. Ce dernier point est à mon sens l’écueil de ce gouvernement passé. Je ne sais pas qui aura le poste qu’occupe Cédric. mais je pense que ça sera une femme qui a déjà passé beaucoup de temps au contact de l’écosystème des startups ; deux trois noms reviennent beaucoup.

Signataire de la tribune publiée dans La Tribune qui plaide pour l’existence d’un grand ministère du numérique, il me semble surtout nécessaire d’appuyer les dynamiques qui font que le numérique sort du sillon technocratique pour devenir un enjeu politique avec des arbitrages et un pilotage interministériel.

A cet égard, je serais encore plus favorable d’avoir quatre ministères traitant de sujets numériques :

(i) un pour la compétitivité de l’écosystème numérique, Frenchtech… Ce que faisait Cedric O.

(ii) un second pour la transformation de l’Etat, des territoires et de l’expérience utilisateur.

(iii) un troisième pour la réindustrialisation, la décarbonation.

(iv) et un quatrième pour l’éducation, le code, la formation, la littérature numérique, en coordination avec la recherche.

Tous les quatre auraient le terme numérique dans leur titre et auraient des modes de collaborations renforcés. Ça aurait des répercussions très significatives, y compris à l’international.

Le chantier qui me préoccupe le plus va directement à l’enseignement et à la recherche. Nous devrions sérieusement en débattre. Lorsque le ministre Blanquer est arrivé, tout le monde lui a tressé des louanges, sans voir que le projet était très faible et que l’idée de remonter dans les

 

Ces réformes n’existeront que si un consensus se crée sur ce qu’il faut faire. Or, si le système ne sait pas faire le minimum, compter, lire, écrire, il ne faut même pas envisager d’y ajouter des thématiques numériques. Au-delà, nous n’avons pas de stratégie d’attractivité des chercheurs parce que nous savons que l’enseignement supérieur est sous-financé et sous gouverné. Il ne faut pourtant pas rêver : il n’y aura pas de « French Digital Nation » réellement souveraine sans une recherche et un enseignement supérieur de haut niveau. Avec 3,5% d’affectation du PIB français sur ce sujet, on est loin des 6% des meilleurs. Il faut engager les réformes indispensables de financement et de gouvernance des universités et de la recherche, que personne n’a osé toucher depuis les réformes Pécresse de 2007.

Quelle initiative nouvelle pourrait prendre le gouvernement à venir ?

Le sujet de l’inclusion devrait être mis en avant. Egalement celui de la débureaucratisation par le numérique. C’est un gros chantier, mais nécessaire. Je suis convaincu que la complexité administrative et la faible qualité de l’expérience utilisateur des services publics a eu sa part dans des mouvements sociaux comme les gilets jaunes. Ce qui serait également intéressant serait de faire cette nation écologique que vantait le candidat Macron, mais en rupture avec une écologie punitive. Or, l’une des opportunités que permet le numérique c’est de faire plus avec beaucoup moins. Partout autour de nous, nous avons du gâchis d’énergies, de ressources. Je travaille actuellement à l’Institut Montaigne sur un rapport concernant la façon d’accélérer la décarbonisation avec la technologie, nous sommes convaincus qu’il existe un potentiel inexploré.

Concernant le web3, est-ce un domaine où l’Etat devrait être présent ?

Oui et non. D’un coté les acteurs du web3 sont en train de nous faire le même coup que lors de l’émergence de l’internet et du web 2.0 : en substance, « ne nous régulez surtout pas ».   Ça a abouti à des concentrations de pouvoir, à une évasion fiscale de masse et à une déstabilisation de la démocratie à une échelle jamais vue. Il faut donc que l’Etat s’en mêle mais de façon intelligente : pas de politique industrielle comme on l’a trop fait et plutôt un accompagnement pour favoriser les meilleurs usages. Inter-compatibilité entre formats de blockchains et metaverses, ouverture des données d’intérêt général, cadre fiscal ambitieux et fait en comparaison avec ce qui se fait ailleurs… Et à nouveau accélérer sur les sujets d’éducation et de formation. La France pourrait se positionner de façon astucieuse dans de domaine si nos vieux démons ne s’en mêlent pas.

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Gilles Babinet est un entrepreneur dans le domaine digital. Il est contributeur de l’institut Montaigne sur les questions numériques et travaille actuellement sur les enjeux liés au numérique et aux émissions de CO2.

livre « Refondre les Politiques Publiques avec le Numérique »

Climat: La politique du gouvernement dans le brouillard

Climat: La politique  du gouvernement dans le brouillard  

 

Par Irène Inchauspé dans  » l’Opinion »

La complexité des dispositifs et instances chargés du climat rend illisible la politique menée dans ce domaine   .

Le gouvernement a répondu avec retard au Conseil d’Etat qui l’avait sommé de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Saisi par Grande-Synthe, commune du littoral du Nord qui s’estime menacée par la montée du niveau de la mer, le Conseil d’Etat avait donné en juillet 2021 neuf mois au gouvernement pour « prendre toutes mesures utiles » afin de ramener les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, à un niveau compatible avec les objectifs de la France en la matière, soit une baisse de 40% d’ici 2030 par rapport à 1990. Le gouvernement n’a pas respecté l’ultimatum fixé au 31 mars, dix jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. L’exécutif n’a transmis sa réponse à la plus haute juridiction administrative que mercredi 4 mai. Le document récapitule l’ensemble des textes adoptés depuis 2017 pour « décarboner » la France et rappelle tous les dispositifs et instances mises en place pour cela. Un ensemble si touffu qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits

Petit exemple de cette complexité : le gouvernement a lancé le 11 octobre 2021 les travaux d’élaboration de la future Stratégie française sur l’énergie et le Climat (SFEC), nouvelle feuille de route vers la décarbonation à l’horizon 2050. Cette stratégie, précise le ministère de la Transition écologique, sera constituée de la toute première loi de programmation sur l’énergie et le climat (LPEC), de la troisième Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3 ), du troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC 3), et de la troisième PPE (PPE 2023-2033)… Le futur Premier ministre en charge de la planification écologique aura déjà fort à faire avec ce chantier.

 Pour l’instant, nous en sommes à la deuxième Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC2). Pour améliorer le pilotage de cette stratégie, le ministère de la Transition écologique explique que « le gouvernement a souhaité doter la France d’un ensemble complet d’outils… qui constituent un cadre pionnier au niveau mondial ». Il l’a peut-être souhaité, mais il n’y est pas encore parvenu. Premier rouage du dispositif : leHaut Conseil pour le Climat. Il dispose de très peu de moyens : un secrétariat permanent composé de six personnes et un budget annuel de fonctionnement de 500 000 euros. La comparaison est cruelle avec le Climate Change Committee (CCC) anglais, considéré aujourd’hui dans le monde comme l’exemple de la meilleure pratique d’expertise indépendante au service de la gouvernance climat. Avec plus de six ans d’existence, il dispose d’un budget de 3 à 4 millions d’euros, compte neuf experts et 35 salariés. Preuve aussi que le reste du monde ne nous a pas attendus pour mettre en place ce type d’organes.

La France a également porté la mise en place d’un « HCC européen »… On espère qu’il fonctionnera mieux.   A côté de cela, nous avons aussi un Conseil de défense écologique, qui « permet de faire trancher au plus au niveau les décisions nécessaires pour inscrire la transition écologiquedans les politiques menées dans chaque ministère ». D’une efficacité contestable aussi. « Les plans climat demandés en mai dernier par Matignon doivent sortir très rapidement des ministères, sachant qu’à ce jour seulement trois sur dix ont rendu leur copie », a ainsi taclé le HCC en décembre dernier. Non seulement ces instances ne sont pas efficaces, mais en plus, elles se tirent dans les pattes. Présidé parEmmanuel Macron, le Conseil de défense écologique doit se réunir une fois par an, « ce qui n’a pas été le cas en 2021 », ajoute le HCC. Le président de la République a déclaré vouloir changer de méthode ? Une bonne chose serait de rendre visible et compréhensible la politique climatique en la simplifiant.

Climat : un coup de peinture du gouvernement ne suffira pas

Climat : un coup de peinture du gouvernement ne suffira pas

 

Du premier sommet de la Terre aux réunions internationales, la lutte contre le réchauffement climatique est devenue un totem pour les dirigeants mondiaux. Voire même plutôt une Arlésienne dont le refrain est connu d’avance  « Il faut que rien ne change pour que tout change ». Ceci même après les Accords de Paris où l’on répétait en cœur qu’il fallait sauver la planète sans en comprendre le sens et les efforts induits. On l’aura compris, ce n’est donc plus « la maison qui brûle » mais bien la planète. Par Vincent Auriac, PDG de AXYLIA, maison de finance responsable.( « la Tribune »).

 

 

Pour preuve, le 6e rapport du GIEC nous montre que nous sommes encore loin de la trajectoire qui nous permettrait d’atteindre les objectifs fixés par la science. Les climatosceptiques ont beau douter, si nous ne parvenons pas à réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre avant 2030, le réchauffement planétaire dépassera les 1,5 °C, entraînant avec lui son lot de conséquences désastreuses. Aussi et comme le dit très bien Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et éthologue dans son dernier ouvrage Des âmes et des saisons où il est question de psychoécologie, « notre culture a perdu la boussole, nous naviguons à vue, bousculés par les événements, errant là où le vent nous porte. Pourtant, il nous faut reprendre le cap car l’homme n’est pas au-dessus de la nature ni supérieur aux animaux. Il est dans la nature« .

Neutralité planétaire

Raison de plus pour tendre vers un monde bas carboné où l’écologie, l’économie et le social sont notre boussole. Plus que le développement durable défini par la Commission Brundtland en 1987, c’est bien la société de la sobriété qu’il faut faire advenir. C’est dire si nous avons collectivement tiré sur la corde et que le point de non-retour est proche. En effet, comme le précise le GIEC, il faut adopter un autre mode de vie qui nous permettrait de réduire nos émissions de 40% à 70% d’ici 2050. Ce levier essentiel demande des engagements sociétaux et politiques. Le Président Macron a promis de nommer un Premier ministre qui sera en même temps, le « super ministre » de l’Écologie. Nous verrons.

En tout cas, pour atteindre la neutralité carbone planétaire, un changement de paradigme doit nous conduire à nous débarrasser des énergies fossiles, mais aussi de faire un meilleur usage des terres et des forêts par exemple. Les métropoles et mégalopoles, sources d’émissions importantes, ont un rôle évident à jouer dans cette contribution à la neutralité, notamment dans l’usage des infrastructures de transports. Bien sûr, il ne s’agit pas de déclarer le temps de l’écologie punitive ou celui du score social. La société bas carbone ne peut se concevoir qu’à la condition de lui adjoindre l’équité et la justice sociale. Elles renforcent la participation citoyenne et génèrent une bien plus grande motivation à atténuer le changement climatique. Au lieu d’oppositions, elles suscitent des compromis plus viables et vivables.

La finance peut stopper la dérive climatique

De son côté, la finance, accusée injustement de tous les maux, sera nécessaire pour accompagner et financer cette transition. Il est vrai que ce secteur tarde à entamer une réelle transition. Elle attend trop des entreprises sans prendre d’engagements à la hauteur des enjeux. Donnons-lui donc sa chance d’assumer ses responsabilités et participer à la lutte contre le  changement climatique. Particulièrement dans l’accompagnement des investisseurs en mobilisant des capitaux, largement disponibles, encore mal alloués et qui participent parfois, inconsciemment, à la dérive climatique.

Face aux Cassandre, il faudra bien admettre et constater pourtant que les contraintes sociales et environnementales ne sont pas des freins à l’investissement, mais des moyens de bonne gouvernance. Elles permettent de sécuriser les performances, mieux que les placements traditionnels. Pour l’instant, les entreprises et surtout les gestionnaires financiers parlent encore trop d’acronymes et d’émissions de CO2 selon des méthodes de calcul et des critères d’analyse qui ne sont pas toujours standardisés. Ce qui est source de confusion chez les Français, investisseurs ou épargnants, qui ne s’y retrouvent pas parmi les multiples labels promus par l’État. Pour clarifier la situation, le Score Carbone® tient compte des efforts fournis par une entreprise pour réduire ses émissions de CO2 ; ce qui permet aux acteurs du secteur financier et aux particuliers de prendre les bonnes décisions.  Cet outil est la preuve que des solutions existent pour éclairer les épargnants sur les entreprises engagées et celles qui, en 2025, seront à la remorque du nécessaire changement.

Plus globalement, comme on le dit d’un nouveau développement en agriculture, il nous faudra aussi pratiquer la résilience en de nombreux autres secteurs comme l’alimentation, avec une consommation moins carnée, des logements mieux isolés, l’accroissement du télétravail dans les métropoles et des mobilités plus douces. Mais attention, il ne s’agit pas d’une décroissance déguisée. Simplement, la modération de nos besoins et de nos désirs pour rompre avec notre propre autodestruction. Cela implique de remettre les Hommes, les entreprises et la nature au cœur de nos préoccupations et de redonner à notre monde un peu plus d’oxygène, de légèreté et de saveur… Chiche !?

Vincent Auriac

Un gouvernement populiste conduit au déclin

Un  gouvernement populiste conduit au  déclin 

Une victoire de Marine Le Pen mènerait tout droit vers « une longue traversée du désert pour notre démocratie », analysent, dans une tribune au « Monde », les économistes Emeric Henry et Benjamin Marx, s’appuyant sur les exemples de la Hongrie d’Orban et des Etats-Unis de Trump.

 

Tribune. 

Au soir du 10 avril, Jean-Luc Mélenchon a évoqué le danger de « commettre des erreurs qui seraient définitivement irréparables ». Quel sens accorder à ces propos ? Nous n’en voyons qu’un : la seule issue possible pour la gauche est d’empêcher l’élection de l’extrême droite en France, qui aurait des conséquences irréversibles pour notre économie, nos institutions et notre démocratie.

De fait, l’issue du duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron s’annonce incertaine. De nombreux électeurs s’apprêtent à s’abstenir ou à voter blanc. Beaucoup d’entre eux renvoient les deux candidats dos à dos en suggérant que leurs politiques ne sont, au fond, pas si différentes.


Beaucoup, également, attendent les derniers sondages pour prendre la décision de voter ou non. Enfin, un autre argumentaire voit le jour, en particulier à gauche. Cet argumentaire associe l’idée qu’une élection de Marine Le Pen pourrait agir comme le catalyseur d’une refonte complète du système politique, et l’espoir que des cendres laissées par cinq ans d’une présidence Le Pen pourrait renaître une gauche revigorée.

« Les pouvoirs considérables accordés à la présidence de la République donneraient une grande latitude au RN pour modifier la composition de nos institutions »

Or, l’histoire et l’expérience récente de nos voisins suggèrent que ces espoirs risquent fort d’être déçus. Tout indique qu’une victoire de Marine Le Pen mènerait tout droit vers une longue traversée du désert pour notre démocratie. L’élection d’un gouvernement populiste n’est jamais un événement anodin : c’est au contraire un aller simple pour le déclin économique et social et la décadence des institutions démocratiques. Des travaux récents, s’appuyant sur des données répertoriant les régimes populistes à travers le monde entre 1900 et 2018, montrent que ces régimes tendent à se maintenir au pouvoir plus longtemps que les autres, et ce en dépit d’une performance économique largement inférieure, engendrant une baisse moyenne de 10 % du revenu par habitant (« Populist Leaders and the Economy », Funke, Schularick et Trebesch, Centre for Economic Policy Research, 2020, non traduit).

Comment la France de Marine Le Pen pourrait-elle connaître un tel sort ? La comparaison avec deux des modèles politiques de la candidate du Rassemblement national (RN), l’Américain Donald Trump et le Hongrois Viktor Orban, illustre l’importance de facteurs à la fois institutionnels et culturels. D’une part, les pouvoirs considérables accordés à la présidence de la République donneraient une grande latitude au RN pour modifier la composition de nos institutions ainsi que notre système électoral, possiblement par référendum. D’autre part, l’influence grandissante du discours extrémiste ne manquera pas de solidifier le soutien aux forces d’extrême droite.

Critique du projet « mon psy » du gouvernement

Critique du projet « mon psy » du gouvernement

 

Depuis plusieurs mois, Emmanuel Macron et Olivier Véran se félicitent d’une réforme concernant le remboursement de consultations auprès d’un psychologue qu’ils présentent avec emphase comme une avancée historique pour les personnes en situation de détresse psychique.

Que l’on ne s’y trompe pas. Beaucoup de psychologues sont favorables à un dispositif de remboursement des séances au nom d’une égalité d’accès aux soins psychiques. Et puis, ne boudons pas notre plaisir : notre métier est enfin reconnu d’utilité publique, loin des clichés sulfureux qu’il charrie encore parfois. Pour autant, le dispositif MonPsy, qui entrera en vigueur à partir du 5 avril, est inacceptable et dangereux pour nous comme pour nos futurs patients.

L’ensemble de la profession n’a cessé de le dire, mais nos demandes et propositions sont restées lettre morte. Si bien que nous, psychologues libéraux et exerçant en institution, sommes aujourd’hui déterminés à boycotter ce protocole dont nous étions pourtant nombreux à louer les motifs initiaux.

A titre liminaire, nous rappellerons au président de la République et à son ministre des solidarités et de la santé que le libre accès au soin psychique prodigué par des psychologues existe dans son principe noble, inconditionnel et gratuit, depuis une soixantaine d’années au sein de structures hospitalières et médico-sociales publiques.

Or ces établissements ne sont plus en capacité d’effectuer leur mission (les listes d’attente pour la prise en charge de nouveaux patients varient de plusieurs mois à quelques années) parce que les gouvernements successifs les ont laissés progressivement dépérir en limitant leurs moyens et en transformant leur esprit.

Dans ce contexte désolant, le dispositif promu par l’exécutif à destination du secteur libéral a tout de la poudre aux yeux jetée à des fins purement électoralistes. Qu’on en juge plutôt. En premier lieu, les séances ne seront remboursées que sur adressage préalable d’un médecin. Dans notre pratique quotidienne, une orientation du médecin est parfaitement compatible avec notre exercice.

Gouvernement et inflation : les mesures coûteuses, mal ciblées et inefficaces

Gouvernement et inflation : les mesures coûteuses, mal ciblées et inefficaces

 

Le gouvernement a pris des mesures surtout dirigées vers les plus entreprises mais aussi vers les particuliers. D’une façon générale, ces mesures sont jugées coûteuses, mal ciblés et inefficaces. Il faut en effet les mettre  en rapport avec les perspectives de dérive des prix.Les économistes de l’Insee ont révisé à la hausse leurs prévisions d’inflation la semaine dernière dans leur dernière note de conjoncture. Entre avril et juin, la poussée de fièvre des prix de l’énergie pourrait faire grimper l’indice des prix à la consommation entre 4% et 4,5% au cours du printemps. L’inflation poussée jusque- là par la flambée des prix de l’énergie pourrait s’installer dans la durée. En effet, la guerre en Ukraine a ravivé de nombreuses tensions sur les prix des matières premières et ceux de l’énergie.

La multiplication des chèques et des aides à l’approche de la présidentielle a suscité des vagues de critiques de la part de l’opposition depuis l’automne dernier. certains ont  accusé Emmanuel Macron de « cramer la caisse ». Sur les 25 à 26 milliards d’euros évoqués par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, 10 milliards d’euros sont consacrés au plafonnement du prix du gaz, 8 à 10 milliards d’euros pour le plafonnement des tarifs réglementés de l’électricité, 2,8 milliards d’euros pour la ristourne de 15 centimes par litre de carburant, 3 milliards d’euros pour l’indemnité inflation et 25 millions d’euros pour l’aide aux entreprises très dépendantes de l’énergie.

Les économistes s’accordent à dire cependant que ces mesures sont de relatif court terme car il faut prendre en compte les perspectives structurelles de dérive des prix. Il convient aussi de répondre par une politique très volontariste d’indépendance énergétique et de maîtrise.

Notons aussi que les recettes liées à la TVA notamment contribuent  à augmenter avec les prix de l’énergie. D’ores et déjà le budget prévu de 2002 aurait en tout cas obsolète et insuffisant pour faire face à l’ampleur de la crise notamment énergétique mais pas seulement

Inflation et crise énergétique : un micro plan de résilience du gouvernement

Inflation et crise énergétique : un micro plan de résilience du gouvernement

 

 

 

L’annonce la plus significative consiste à faire prendre en charge la moitié de la hausse de l’énergie pour les entreprises fortement dépendantes. (Plus de 3 % du chiffre d’affaires). Une condition toutefois : les entreprises devront démontrer que leur facture de gaz ou d’électricité a augmenté de plus de 40% depuis le début de la crise ukrainienne et qu’elles réalisent une perte d’exploitation, a précisé Bruno Le Maire, qui a évalué cette mesure à 3 milliards d’euros .

 

Les pêcheurs vont aussi bénéficier d’une «aide financière exceptionnelle, équivalente à 35 centimes par litre de gazole de pêche», dès «demain matin» et jusqu’en juillet, a annoncé Jean Castex. Les agriculteurs et éleveurs, quant à eux, bénéficieront aussi, pendant quatre mois, d’aides s’élevant à «400 millions d’euros» pour compenser les pertes dues à «l’envolée du coût de l’alimentation animale». Autre mesure, un acompte «de 25% du remboursement de la TICPE sur le gazole non routier» leur sera versé rapidement.

Par contre pour l’instant le gouvernement se limite à la réduction de 0,15 € du carburant pour les entreprises de transport «Les quinze centimes doivent bénéficier aux entreprises de transport», affirme Jean Castex, qui précise que Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports, doit recevoir les acteurs du secteur pour mieux les accompagner dans cette période de hausse des prix. Le gouvernement entend d’ores et déjà faciliter le remboursement de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE), qui a normalement lieu à un rythme trimestriel, mais qui pourra désormais être réclamée de manière mensuelle.

Par ailleurs, remise de 15 centimes par litre touchant les prix des carburants va être étendue «au gaz naturel véhicule (GNV) et au gaz de pétrole liquéfié (GPL)».

Toujours dans l’optique de rendre la France moins dépendante du gaz étranger, Barbara Pompili a annoncé un renforcement de «MaPrimeRénov’», afin d’accompagner les ménages dans l’acquisition de «solutions de chauffage renouvelable». Les aides attribuées seront augmentées de 1000 euros, du 15 avril à la fin de l’année 2022.

Le premier ministre a également annoncé des aides spécifiques pour les entreprises exportant une partie de leur production à l’étranger.

Un «appel à projet» va être lancé pour «subventionner, jusqu’à la fin d’année», les projets des acteurs souhaitant se dégager de leur dépendance vis-à-vis des intrants russes. Ces subventions atteindront «15% pour les grands groupes et 35% pour les petites entreprises», a précisé Bruno Le Maire. En outre, les ministres doivent faire remonter des propositions à Jean Castex pour développer des «sources d’approvisionnement alternatives» pour les produits agroalimentaires et intrants critiques, comme le nickel, cuivre, aluminium et titane.

Rappelant l’objectif européen de se dégager du pétrole et du gaz russes d’ici 2027, Jean Castex a notamment plaidé pour un renforcement des capacités d’importations de gaz naturel liquéfié (GNL) et pour augmenter les capacités de production de biogaz. En outre, les stocks de gaz devront être remplis «dès cet été», a affirmé la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Des «mesures de simplification» seront présentées pour accélérer le développement des énergies renouvelables, également.

Enfin, d’autres secteurs ont aussi été mentionnés. Bruno Le Maire a notamment détaillé certaines mesures pour le BTP, en demandant l’inclusion de «clauses de révision des prix dans les contrats publics» et en appelant les parties des contrats privés à amender les contrats pour «intégrer les hausses massives de coût».

 

Globalement le micro plan n’est sans doute pas à la hauteur des enjeux surtout si le baril continu de flirter avec les 100 $ et même bien au-dessus. La principale faiblesse réside dans la modestie de la ristourne de 0,15 € sur le carburant alors que le prix de l’essence risque d’augmenter de 50 % sur l’année. De quoi affecter grandement le pouvoir d’achat, donc la consommation et la croissance.

Crise énergétique : un micro plan de résilience du gouvernement

Crise énergétique : un micro plan de résilience du gouvernement

 

 

 

L’annonce la plus significative consiste à faire prendre en charge la moitié de la hausse de l’énergie pour les entreprises fortement dépendantes. (Plus de 3 % du chiffre d’affaires). Une condition toutefois : les entreprises devront démontrer que leur facture de gaz ou d’électricité a augmenté de plus de 40% depuis le début de la crise ukrainienne et qu’elles réalisent une perte d’exploitation, a précisé Bruno Le Maire, qui a évalué cette mesure à 3 milliards d’euros .

 

Les pêcheurs vont aussi bénéficier d’une «aide financière exceptionnelle, équivalente à 35 centimes par litre de gazole de pêche», dès «demain matin» et jusqu’en juillet, a annoncé Jean Castex. Les agriculteurs et éleveurs, quant à eux, bénéficieront aussi, pendant quatre mois, d’aides s’élevant à «400 millions d’euros» pour compenser les pertes dues à «l’envolée du coût de l’alimentation animale». Autre mesure, un acompte «de 25% du remboursement de la TICPE sur le gazole non routier» leur sera versé rapidement.

Par contre pour l’instant le gouvernement se limite à la réduction de 0,15 € du carburant pour les entreprises de transport «Les quinze centimes doivent bénéficier aux entreprises de transport», affirme Jean Castex, qui précise que Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports, doit recevoir les acteurs du secteur pour mieux les accompagner dans cette période de hausse des prix. Le gouvernement entend d’ores et déjà faciliter le remboursement de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE), qui a normalement lieu à un rythme trimestriel, mais qui pourra désormais être réclamée de manière mensuelle.

Par ailleurs, remise de 15 centimes par litre touchant les prix des carburants va être étendue «au gaz naturel véhicule (GNV) et au gaz de pétrole liquéfié (GPL)».

Toujours dans l’optique de rendre la France moins dépendante du gaz étranger, Barbara Pompili a annoncé un renforcement de «MaPrimeRénov’», afin d’accompagner les ménages dans l’acquisition de «solutions de chauffage renouvelable». Les aides attribuées seront augmentées de 1000 euros, du 15 avril à la fin de l’année 2022.

Le premier ministre a également annoncé des aides spécifiques pour les entreprises exportant une partie de leur production à l’étranger.

Un «appel à projet» va être lancé pour «subventionner, jusqu’à la fin d’année», les projets des acteurs souhaitant se dégager de leur dépendance vis-à-vis des intrants russes. Ces subventions atteindront «15% pour les grands groupes et 35% pour les petites entreprises», a précisé Bruno Le Maire. En outre, les ministres doivent faire remonter des propositions à Jean Castex pour développer des «sources d’approvisionnement alternatives» pour les produits agroalimentaires et intrants critiques, comme le nickel, cuivre, aluminium et titane.

Rappelant l’objectif européen de se dégager du pétrole et du gaz russes d’ici 2027, Jean Castex a notamment plaidé pour un renforcement des capacités d’importations de gaz naturel liquéfié (GNL) et pour augmenter les capacités de production de biogaz. En outre, les stocks de gaz devront être remplis «dès cet été», a affirmé la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Des «mesures de simplification» seront présentées pour accélérer le développement des énergies renouvelables, également.

Enfin, d’autres secteurs ont aussi été mentionnés. Bruno Le Maire a notamment détaillé certaines mesures pour le BTP, en demandant l’inclusion de «clauses de révision des prix dans les contrats publics» et en appelant les parties des contrats privés à amender les contrats pour «intégrer les hausses massives de coût».

 

Globalement le micro plan n’est sans doute pas à la hauteur des enjeux surtout si le baril continu de flirter avec les 100 $ et même bien au-dessus. La principale faiblesse réside dans la modestie de la ristourne de 0,15 € sur le carburant alors que le prix de l’essence risque d’augmenter de 50 % sur l’année. De quoi affecter grandement le pouvoir d’achat, donc la consommation et la croissance.

Hausse prix des carburants : un geste insignifiant du gouvernement

Hausse prix des carburants : un geste insignifiant du gouvernement

 

À bas bruit , le prix du litre du carburant se dirige doucement vers les deux euros (ainsi parfois atteint à l’intérieur de Paris) ; leprix des carburants a atteint des chiffres record qui dépassent même ceux qui avaient justifié le mouvement des filets jaunes. Plus généralement, cette hausse spécifique participe de l’inflation à laquelle ne répond pas le gouvernement. Pire,  il en profite puisque plus les prix du carburant s’envolent et plus les recettes fiscales progressent. Pris au dépourvu sans doute ,Jean Castex, a annoncé mardi 25 janvier que le barème de l’indemnité kilométrique serait rehaussé de 10% « dès cette semaine », par un arrêté.

 

À noter cependant que cette disposition ne prendra effet qu’après la déclaration d’impôt de 2022 c’est-à-dire en 2023. D’autre part qu’elle ne concernera qu’une partie assez limitée des automobilistes.

De toute évidence c’est mesure n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Il faudra bien se résoudre à un moment ou un autre à diminuer’certaines taxes provisoirement par exemple la TVA ou encore instaurer des taxes flottantes évoluant en fonction de l’évolution des prix.

 

Plus globalement comme déjà indiqué, c’est la question de l’inflation qui est posée. Une inflation qui aura atteint dollar de 3 % sur un an en France et qui pour l’instant n ‘est compensée que par une hausse en général de 1 % sur les salaires, les retraites et l’épargne. Bref une perte sèche de 2 %.

Croissance : tassement mondial (FMI)

 

Croissance : tassement mondial

 

 

Le fonds monétaire international a procédé à une révision générale des prévisions de croissance notamment dans les deux plus importantes zones économiques que  sont des États-Unis et la Chine. En cause, une crise sanitaire dans les effets sont encore loin d’être terminée et alors que la pandémie n’est pas encore complètement contrôlée loin s’en faut avec l’apparition du virus omicron.

 

Le deuxième facteur de refroidissement de la croissance tient sans doute au resserrement prévu des politiques monétaires. Les banques centrales ont en effet déversé sans compter des liquidités massives sur l’économie qu’il faut maintenant amortir. Un amortissement qui se fait de façon classique par le relèvement des taux d’intérêt et l’inflation.

Demeurent aussi des difficultés d’ordre logistique du fait de la recomposition d’une partie des processus de production et de répulsion.

Fondamentalement; un autre danger menace celui de l’éclatement de bulle financière gonflée précisément pendant la période de politiques accommodantes des banques centrales qui ont accordé des fonds de manière très généreuse et dont une partie a été utilisée de manière très spéculative.

Le Fonds monétaire international a donc  révisé à la baisse (-0,5 point) ses prévisions de croissance du PIB planétaire pour 2022 de 4,9% à 4,4%. L’activité aux Etats-Unis et en Chine devrait être beaucoup moins robuste que prévu.

Parmi les révisions à la baisse il faut signaler celle des États-Unis.. Après un plongeon a en 2020 (-3,4%), un redressement spectaculaire en 2021 (5,6%) un tassement des prévisions est à prévoir; le FMI a fortement révisé à baisse ses prévisions de croissance à 4% contre 5,2% en octobre dernier.

De son côté,l’économie chinoise devrait fortement marquer le pas en 2022. Après un pic à 8,1% en 2021la croissance du PIB attendue est de 4,8% cette année contre 5,6% lors des projections d’automne dernier.

La croissance en Europe pourrait passer de 5,2% en 2021 à 3,9% en 2022 et 2,5% en 2023. Le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance du PIB pour cette année de 0,4 point par rapport à l’automne dernier. Toutes les grandes économies de la zone euro ont enregistré une dégradation des projections par le FMI. Parmi les baisses les plus marquées figure l’Allemagne (-0,8 point).

La première économie de la zone euro devrait néanmoins voir son PIB augmenter entre 2021 et 2022 de 2,7% à 3,8%. Si le rebond l’année dernière est moins spectaculaire que celui de la France (6,7%), il faut néanmoins rappeler que le plongeon de l’activité en Allemagne a été nettement moins violent. En revanche, l’industrie outre-Rhin est toujours empêtrée dans de fortes difficultés d’approvisionnement. de l’Etat fédéral en fin d’année dernière succédant à Angela Merkel.

En France aussi, la croissance du PIB pourrait être moins robuste qu’attendu. Après une énorme chute (-8% en 2020) et un rebond en partie mécanique de 6,7% en 2021, la croissance devrait ralentir plus que prévu selon le FMI. Les économistes basés à Washington tablent sur une croissance de 3,5% cette année contre 3,9% en octobre 2021.

. Dans le sud de l’Europe, l’activité devrait également être moins robuste qu’anticipé. L’Italie (3,8% en 2022) et l’Espagne (5,8% en 2022) ont également vu leurs chiffres de croissance revus à la baisse (respectivement de -0,4 point et -0,6 point).

Le rattrapage économique suite à la profonde récession de 2020 et la remonté des prix du pétrole et ceux des matières premières ont fait ressurgir le spectre de l’inflation aux Etats-Unis et dans les autres pays riches. Au total, le FMI table sur une hausse de l’indice des prix de 3,9% en 2022 contre 3,1% en 2021 et 0,7% en 2020 dans les économies avancées. L’inflation devrait marquer le pas à partir de 2023 à 2,1%.

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