Archive pour le Tag 'Gouvernement'

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents, pourquoi ?

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents,  pourquoi ?

Macron ne bénéficie plus que d’un soutien de 38% des français (sondage Kandar) et 64% des Français se disent « mécontents  de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales » révèle un autre  sondage Odoxa-Dentsu Consulting du 9 novembre  pour franceinfo. Plus globalement  Six Français sur dix (59%) se disent  « mécontents » de l’action du gouvernement d’Edouard Philippe depuis six mois. Pas étonnant que Macron ne soit plus soutenu que par 38% des Français. C’est surtout le domaine économique et social qui alimente les mécontentements. En cause sûrement un déficit de pédagogie et déséquilibre entre le champ social et le champ économique. Aussi le manque de vision d’avenir qui pourrait légitimer les réformes. Enfin une certaine suffisance des responsables d’en marche, souvent brillants mais comme Macron assez imperméables à toute critique. Bref un peu trop technos  et pas assez politiques. Difficile aussi de demander des efforts aux Français quand l’Etat lui-même n’a même pas réduit son train de vie (l’amélioration de l’équilibre budgétaire vient mécaniquement de la hausse de croissance).   Dans ces mécontents, 40% se disent « plutôt mécontents », et 19% « très mécontents ». 41% des Français s’en disent satisfaits, dont 4% « très satisfaits ».  L’irritation est particulièrement marquée au Front national (77% de mécontents) et à gauche (76% de mécontents). La satisfaction, minoritaire, est nettement plus forte en revanche auprès des sympathisants de droite (46% de satisfaits). Le gouvernement satisfait ainsi deux fois plus de sympathisants de droite que de gauche (24% de satisfaits). Le bilan détaillé du gouvernement par grands domaines d’action n’est pas aussi mauvais, précise le sondage. Sur quatre grands domaines d’action testés, trois d’entre eux bénéficient d’une majorité de jugements favorables, et un pâtit de jugements négatifs : 64% des Français se disent « mécontents «de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales ». Sur l’Europe et l’international, tout comme sur la sécurité, 55% des sondés se disent satisfaits de l’action du gouvernement. Ils sont 52% de satisfaits contre 47% de mécontents sur les questions d’éducation.

Ce sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisé par internet les 8 et 9 novembre 2017, auprès d’un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 207 sympathisants de gauche, 119 sympathisants En Marche, 135 sympathisants de droite hors FN, et 175 sympathisants du FN. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents de la politique économique et sociale

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents de la politique économique et sociale

64% des Français se disent « mécontents «de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales » révèle un sondage Odoxa-Dentsu Consulting du 9 novembre  pour franceinfo. Plus globalement  Six Français sur dix (59%) se disent g « mécontents » de l’action du gouvernement d’Edouard Philippe depuis six mois. Dans ces mécontents, 40% se disent « plutôt mécontents », et 19% « très mécontents ». 41% des Français s’en disent satisfaits, dont 4% « très satisfaits ».  L’irritation est particulièrement marquée au Front national (77% de mécontents) et à gauche (76% de mécontents). La satisfaction, minoritaire, est nettement plus forte en revanche auprès des sympathisants de droite (46% de satisfaits). Le gouvernement satisfait ainsi deux fois plus de sympathisants de droite que de gauche (24% de satisfaits). Le bilan détaillé du gouvernement par grands domaines d’action n’est pas aussi mauvais, précise le sondage. Sur quatre grands domaines d’action testés, trois d’entre eux bénéficient d’une majorité de jugements favorables, et un pâtit de jugements négatifs : 64% des Français se disent « mécontents «de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales ». Sur l’Europe et l’international, tout comme sur la sécurité, 55% des sondés se disent satisfaits de l’action du gouvernement. Ils sont 52% de satisfaits contre 47% de mécontents sur les questions d’éducation.

Ce sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisé par internet les 8 et 9 novembre 2017, auprès d’un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 207 sympathisants de gauche, 119 sympathisants En Marche, 135 sympathisants de droite hors FN, et 175 sympathisants du FN. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Popularité gouvernement : Flessel, Le Drian et Vidal au hit-parade

Popularité gouvernement : Flessel, Le Drian et Vidal au hit-parade

Selon un so,ndage IFOP-JDD, onze minstres  eux obtiennent au moins 50% d‘opinions positives, dont le Premier ministre, Edouard Philippe (54%), le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner (53%), et le ministre de l‘Intérieur, Gérard Collomb (51%).Laura Flessel, Jean-Yves Le Drian et Frédérique Vidal forment le trio le plus populaire du gouvernement avec 68% de bonnes opinions pour la ministre des Sports, 59% pour celui des Affaires étrangères et 57% pour celle de l‘Enseignement supérieur, . Plusieurs poids lourds du gouvernement, comme le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin (46%), celui de l‘Economie et des Finances, Bruno Le Maire (46%), et celle du Travail, Muriel Pénicaud (44%), sont en revanche sous cette barre.

Cette étude a été réalisée en ligne, du 30 au 31 octobre, auprès d‘un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population

Corruption Airbus : le gouvernement embarrassé

Corruption  Airbus : le gouvernement embarrassé

Le ministre de l’économie et des finances Bruno Lemaire s’est montré pour le moins embarrassé par les accusations de corruption concernant Airbus. Le ministre s’est contenté de dire qu’il demeurait vigilant alors que cette situation chez Airbus  fait l‘objet d‘enquêtes anti-corruption en Grande-Bretagne et en France. On serait embarrassé à moins car il s’agit d’informations qui ont sans doute été divulgué par Boeing, le concurrent d’Airbus. La guerre entre les deux constructeurs n’est pas nouvelle, elle s’accuse réciproquement de bénéficier d’aides publiques qui faussent la concurrence aussi d’employer des moyens douteux emporter des marchés. . Il est clair que ces marchés représentent un enjeu économique souvent considérable et que des moyens de persuasion borderline sont utilisés par les uns et les autres. Des moyens politiques bien sûrs mais aussi des moyens plus discutables. De ce point de vue les procédés employés par Airbus ne sont sans doute pas différent de ceux  utilisés par Boeing. Il faut être bien naïf pour penser que ces transactions s’opère toujours dans des conditions de parfaite transparence et d’équité. Mais pour sans doute sauver la face le ministre de l’économie se dit attentif à l’évolution de cette affaire. Il prend cependant la précaution de ne guère se mouille “Croyez bien que, avec le président de la République, bous sommes totalement vigilants sur ce qui se passe chez Airbus”, a-t-il dit sur BFMTV. “Nous sommes vigilants et nous le resterons. Maintenant l‘affaire est dans les mains de la justice. C‘est à la justice d‘apporter tous les éléments d‘informations nécessaires”, a-t-il ajouté. Bruno Le Maire, qui s‘exprimait depuis Washington, a indiqué que, dès qu‘il avait été informé de l‘affaire, il avait demandé au président du conseil d‘administration d‘Airbus, Denis Ranque, “de faire toute la transparence sur ce sujet” pour l‘Etat actionnaire “et surtout de me proposer un plan d‘action pour remédier à ces difficultés si ces allégations étaient confirmées”.

Suppression d’emplois à GE : sanctions du gouvernement ?

Suppression d’emplois  à GE : sanctions du gouvernement ?

 

Après Nokia, c’est au tour de GE de ne pas tenir ses promesses d’emplois. Lors du rachat de la branche énergie d’Alstom par général électrique, l’entreprise américaine avait promis de créer 1000 emplois. Au lieu de cela  le groupe a annoncé en juillet qu‘il comptait supprimer 345 emplois sur les 800 que compte le site GE Hydro de Grenoble (Isère), un plan social qui pour les salariés contrevient aux engagements de création d‘emplois pris par le géant américain auprès du précédent gouvernement. “Le gouvernement sera extrêmement attentif à ce que General Electric respecte tous ses engagements et notamment la création nette de 1.000 emplois”, a déclaré le porte-parole du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l‘Assemblée nationale. S‘il a souligné que GE avait notamment l‘intention d‘investir à Belfort dans le développement 3D ou à Cherbourg (Manche) dans l’éolien, Christophe Castaner a jugé qu’“il faut accélérer”. “Le gouvernement a une arme pour cela, c‘est la pénalité de 50.000 euros par emploi manquant, que nous actionnerons pour faire en sorte que General Electric respecte les engagements qu‘il a donnés au gouvernement (précédent)”, a-t-il dit. “Il faut être très vigilant (…) parce que la situation des restructurations des activités hydro-électriques de ce groupe n‘est à la fois pas conforme aux engagements pris mais pas conforme non plus par rapport au projet industriel qui doit être le nôtre”, a poursuivi le secrétaire d‘Etat chargé des relations avec le Parlement. Au moment du rachat de la branche énergie d‘Alstom en 2014, GE s’était engagé à créer un millier d‘emplois avant 2018. L‘accord conclu avec Arnaud Montebourg, alors ministre de l‘Economie, prévoyait également des pénalités financières de 50.000 euros par poste non créé. Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de l‘Economie Benjamin Griveaux recevra à nouveau les acteurs concernés le 16 octobre, a précisé Christophe Castaner. Benjamin Griveaux est déjà engagé dans un dossier comparable, qui concerne le suivi des engagements pris par Nokia lors du rachat du franco-américain Alcatel-Lucent début 2016. Des engagements non tenus puisqu’il est prévu la suppression de 600 emplois  en 2018 et 2019, « soit 30% de tous les emplois hors Recherche et Développement », notent les élus. En 2015, lors du rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia, opération validée par le ministre de l’Économie, à savoir  Emmanuel Macron, la direction avait pris des engagements pour développer notamment la R&D. En contrepartie des 400 postes supprimés de l’époque, le groupe piloté aujourd’hui par Rajeev Suri s’était engagé à embaucher 500 personnes et à porter les effectifs à 2500 ingénieurs et chercheurs d’ici fin 2019.   Seulement, sur la première tranche de la campagne de recrutement, dont l’échéance est prévue pour la fin de l’année, « ils ont embauché seulement 120 personnes sur les 330 postes annoncés. On voit mal comment ils pourront tenir parole », insiste Bernard Trémulot. Une situation qui passe mal, y compris au niveau du gouvernement. Invité lundi sur France Inter, Benjamin Griveaux a reconnu que « manifestement, le compte n’y est pas », l’entreprise n’aurait « sciemment pas tenu la parole qu’elle avait donnée publiquement lors de l’opération de rachat ».   Lors de la dernière réunion du comité de suivi, au début du mois, l’équipementier finlandais a confirmé qu‘il tiendrait ses engagements en matière d‘emplois, sans pour autant renoncer au plan de suppression de près de 600 emplois qu‘il avait annoncé début septembre !

Les Français contre la politique fiscale du gouvernement : 56% des Français contre

Les Français contre la politique fiscale  du gouvernement : 56% des Français  contre

 

 

Paradoxalement comme pour la réforme du code du travail les Français sont plutôt contre les orientations du gouvernement en matière de fiscalité. Par contre, quand on examine les mesures une par une, l’opinion est nettement plus partagée. Ainsi si la suppression de la taxe d’habitation est très majoritairement approuvée, la suppression de l’impôt sur la fortune l’est également mais dans de moindres proportions. À noter une position majoritaire contre  quand on touche à l’assurance-vie ou aux intérêts du plan épargne logement. Selon un sondage Odoxa pour Les Echos et Radio classique,  Cinquante-six pour cent des personnes interrogées estiment “assez mauvaise” ou “très mauvaise” la politique fiscale menée par le président de la République Emmanuel Macron et le gouvernement, soit six points de plus que lors de la précédente enquête parue en juillet. Les opposants les plus farouches à cette politique sont les sympathisants de gauche et du Front national, tandis que 95% des sympathisants d‘En marche et 57% des sympathisants de droite disent la trouver “assez bonne” ou “très bonne”. En revanche, sur six propositions de réforme souhaitées par le gouvernement et soumises aux sondés, quatre obtiennent un taux d‘approbation supérieur à 50% : suppression de la taxe d‘habitation pour 80% des Français (70%), limitation du dispositif Pinel (60%), transformation de l‘ISF en impôt sur la fortune immobilière (54%) et vente des participations de l‘Etat dans les entreprises non stratégiques (58%). Les Français n‘approuvent pas en revanche l‘alourdissement de la fiscalité pour les contrats d‘assurance-vie supérieurs à 150.000 euros (62% y sont opposés). De même, l‘imposition des intérêts des Plans d’épargne logement (PEL) produits après dix ans au prélèvement forfaitaire unique de 30% est rejeté par 82% des Français. La question de la baisse des aides au logement souhaitée par le gouvernement n‘a pas été directement posée aux sondés. Mais 54% des sondés se disent d‘accord avec l‘opinion selon laquelle les aides au logement encouragent la hausse des loyers et des prix de l‘immobilier. Seuls les sympathisants de gauche ne sont pas d‘accord avec cette assertion (56%). Cette enquête a été réalisée par internet les 13 et 14 septembre auprès de 992 personnes âgées de 18 ans et plus.

Plan fibre : le faux débat du gouvernement et de SFR

Plan fibre : le faux débat du gouvernement et de SFR

Un vrai-faux débat entre le gouvernement et Patrick Drahi  de SFR concernant l’avenir du plan câble. Patrick Drahi veut son propre réseau et propose de couvrir toute la France sans argent public. De son côté, le gouvernement estime que cela fera double emploi avec les réseaux d’initiative publique financés en partie par l’État et les collectivités. En réalité, ce plan câble ne couvrira jamais toute la France d’ailleurs Emmanuel Macron lui-même a évoqué l’idée que le plan câble pourrait ne desservir que les zones agglomérées, les zones moins denses pouvant être desservi via les mobiles par 4G j’ai et demain la 5G. De toute façon,  ce plan est irréaliste et impossible à financer comme d’ailleurs l’a souligné la Cour des Comptes.  L’objectif affiché du Plan France Très Haut Débit est de fournir un accès Internet en très haut débit à tous (logements, administrations et services publics, entreprises) à horizon 2022, et ceci en couvrant l’ensemble du territoire national. Il a fallu près de 4 ans pour passer de 1,7 million à 5 millions d’abonnés à très haut débit et atteindre 18% du marché, peut-on encore espérer convertir plus de 20 millions d’abonnés en 5 ans pour atteindre l’objectif ?  Pour la Cour des comptes qui s’est penché sur la question, en l’état, la réponse est « non ». Dans un rapport très sévère, l’institution estime que quasiment rien ne va : le budget initial sera largement dépassé, tout comme les délais de couverture.  »Les juridictions financières évaluent à 34,9 milliards d’euros le coût total du Plan, estimé initialement à 20 milliards. « L’absence de cofinancement privé pour la construction des réseaux d’initiative publique (seulement 1 milliard des 12 milliards d’euros d’investissements engagés, pour 3 milliards attendus) nécessite un concours des collectivités territoriales d’environ 6,5 milliards jusqu’en 2022, très supérieur aux prévisions. Une impasse de financement de 12 milliards des réseaux d’initiative publique est à prévoir au-delà de cette échéance », assène la Cour des comptes.  Ce mardi, Patrick Chaize, le président de l’Association des villes et des collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel (Avicca), a montré son inquiétude pour l’avenir des RIP si SFR venait à doublonner les réseaux existants ou en cours de déploiement. « En ce mois de septembre, le gouvernement doit rendre ses arbitrages sur le très haut débit fixe et mobile. Se fier aux seules annonces d’acteurs privés compromettrait gravement l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il canardé dans un communiqué. Avant d’appeler le gouvernement à « signifier aux opérateurs privés qu’ils franchiraient une ligne rouge en dupliquant des réseaux [fibrés] » en particulier dans les zones rurales et peu denses. Même son de cloche pour Étienne Dugas, le président de la Fédération des industriels des réseaux d’initiative publique (Firip), qui s’est le même jour félicité « de l’analyse de Mounir Mahjoubi », en « confortant le modèle des RIP ». Reste qu’en face, Patrick Drahi et SFR ne semblent pas du tout prêts, pour le moment, à mettre de l’eau dans leur vin. Interrogé sur le déploiement de la fibre en France par la Commission des affaires économiques du Sénat, en juin 2016, le milliardaire s’est montré on ne peut plus clair : « On va venir tous vous voir, sur le terrain, parce que moi je veux fibrer plus que ce qui m’a été alloué [dans le cadre du PTHD, NDLR], quitte à fibrer en doublon. Parce que la législation ne me va pas du tout. Je ne veux pas être locataire du réseau des autres. Je vous l’ai déjà dit sur les RIP: ça ne me plaît pas. Je préfère être opérateur d’une infrastructure que je possède quitte à avoir des tarifs spécifiques quand il y a eu évidemment l’intervention de l’État ou des collectivités. » C’est dit.

Politique du gouvernement : un déficit d’explication (Bayrou)

Politique du gouvernement : un déficit d’explication (Bayrou)

 

 

Lors d’une interview sur BFM François Bayrou  a beaucoup insisté sur la nécessité d’une meilleure pédagogie de la part du gouvernement. Pour lui, les Français ont un peu de mal à comprendre l’objectif final des réformes. Trop de responsables d’en Marche considèrent que les annonces d’Emmanuel Macron au cours de la campagne électorale sont acquises et que cela suffit. François Bayrou estime, lui, au contraire qu’il convient d’investir bien davantage dans l’analyse et l’explication d’autant que le mouvement en marche est finalement peu enracinée dans le pays. Au passage il en a aussi profité donner des petits coups de patte au gouvernement notamment sur la question des APL, une mesure un peu improvisé selon lui. De la même manière il a critiqué la réduction trop brutale par exemple des emplois aidés. Fin août, le maire de Pau avait déjà adressé un premier avertissement au gouvernement. «L’opinion ne voit pas clairement la direction, le but que l’on se fixe», avait-il dit dans Le Point. «J’ai l’intention de soutenir le président de la République et le gouvernement comme citoyen et responsable politique», a d’abord rappelé le président du MoDem, contraint de quitter le ministère de la Justice après que le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour «abus de confiance et recel de ce délit» sur l’affaire des assistants parlementaires. «J’ai décidé de démissionner et de ne pas participer au deuxième gouvernement parce que face à ce tombereau d’accusations, je ne pouvais même pas dire un mot», a déclaré Bayrou, qui n’a pour l’instant, selon ses dires, pas été entendu par la justice. Alors que cette nomination représentait une consécration dans sa carrière, le centriste ne renonce pas au «combat». «Des accidents en politique, il y en a tout le temps. L’essentiel est de tenir bon et de maintenir un cap.»  Le président du MoDem reste donc un allié du chef de l’État, mais un allié vigilant.

Brexit : le gouvernement britannique joue la montre

Brexit : le gouvernement britannique joue la montre

Le conflit entre les autorités britanniques et Bruxelles demeurent. Du côté britannique,  on se refuse à une rupture avec l’union européenne qui entraînerait le paiement de sa dette (40 milliards pour le Royaume-Uni mais une estimation de 60 à 100 milliards pour Bruxelles). Pour Londres,   de questions fondamentales sont liés la dette du Royaume-Uni et doivent êtres  associées au résultat des négociations commerciales concernant les futurs échanges entre les deux zones économiques. Pour Bruxelles,  ces deux  questions doivent  être dissociées : le Royaume-Uni doit payer le prix de sa rupture avec l’union économique et ensuite seulement peuvent être engagé des négociations commerciales. Reste aussi la question de la libre circulation des citoyens européens. La négociation pour l’instant s’enlise dans les atermoiements de Londres qui finalement s’accommoderait bien d’une période de transition pour jouer sur les deux tableaux ; à savoir  retarder le paiement de la dette tout en continuant à  bénéficier  le plus longtemps possible des conditions actuelles d’échange commercial entre les deux zones. Le gouvernement de Theresa May doit présenter cette semaine cinq nouvelles propositions pour dessiner les futurs liens entre Londres et Bruxelles, y compris concernant la manière de résoudre d’éventuels conflits sans  »une compétence directe de la Cour de justice de l’Union européenne » (CEJ), a déclaré David Davis, ministre britannique du Brexit. Ce dernier a demandé à l’Union européenne de faire preuve de souplesse en vue de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. « Je crois fortement que les premiers tours de table ont déjà démontré que de nombreuses questions liées à notre retrait étaient inextricablement liées avec nos futures relations », explique-t-il dans le Sunday Times. « Les deux camps doivent avancer rapidement vers la négociation sur notre futur partenariat et nous souhaitons que cela ait lieu après le Conseil européen en octobre », ajoute-t-il. Les Européens continuent de faire valoir qu’ils souhaitent que des « progrès suffisants » soient accomplis dans la première phase des pourparlers sur les droits des expatriés, les frontières avec l’Irlande et la compensation financière attendue de Londres avant d’aborder le problème des relations à venir. Les dirigeants britanniques font, eux, valoir que la question de la frontière avec l’Irlande et celle des droits dus par Londres ne peuvent pas être réglées tant que ne sont pas discutés les termes des futures relations.

Projet de loi « droit à l’erreur » : d’abord pour le gouvernement ?

Projet de loi « droit à l’erreur » : d’abord pour le gouvernement ?

 

 

Une loi pavée de bonnes intentions mais approximative qui pourrait d’abord s’appliquer au gouvernement tellement ce texte paraît bancal sur le plan juridique,  flou sur le fond. Du coup,  le gouvernement est invité à revoir sérieusement sa copie. Sur le plan du droit,  on lui reproche surtout d’avoir élaboré un texte trop général qui renvoie la responsabilité de rédaction des textes d’application à des ordonnances de l’administration. Juridiquement l’essentiel doit se trouver dans la loi et non dans des textes d’application (décret ou ordonnance), qui échappent à la responsabilité du législateur. Ainsi le texte devait octroyer aux contribuables, employeurs, entreprises, citoyens, ce fameux «droit à l’erreur» vis-à-vis des administrations. C’est-à-dire la possibilité de se fourvoyer, une fois, sans être immédiatement fichés comme délinquants. Ce droit à l’erreur concerne toutes les procédures déclaratives. Pour le moment, le ministère des Comptes publics s’est focalisé sur les déclarations qui concernent les administrations de son ressort direct (douanes, trésor public et Urssaf).En plus d’absoudre les fautifs accidentels, la future loi doit permettre de simplifier les démarches administratives, jugées trop complexes et responsables des «erreurs» des administrés. Le président du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), Alain Lambert, peine à donner des exemples précis sur ce qui n’allait pas mais pointe, auprès de nos confrères de l’Opinion, un texte «inutilement bavard, approximatif et pernicieux». De fait, la semaine dernière, les membres du CNEN l’ont rejeté à une très large majorité, après deux heures de débat.

Texte anti lobby voté contre l’avis du gouvernement

Texte anti lobby voté contre l’avis du gouvernement

 

A juste titre l’assemblée a adopté un texte qui interdit que les collaborateurs des parlementaires soient rémunérés par les lobbies. Un sorte de révolte des députés y compris des députes en Marche. Dans le cadre de l’étude du projet de loi sur la moralisation de la vie publique, les députés ont en effet  adopté un texte issu du groupe PS et signé Delphine Batho, contre l’avis du gouvernement. Il aurait en effet été difficile d’expliquer à l’opinion qu’il en soit autrement: l’amendement prévoit que les collaborateurs parlementaires ne puissent pas être rémunérés par des lobbies.  Rapporteur du texte, la députée Yaël Braun-Pivet (LREM) penchait pour un dispositif déclaratif de transparence. De son côté, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait exprimé son souhait que cette question soit traitée par le bureau de l’Assemblée, et non par amendement, tout en affirmant «parfaitement entendre et comprendre que l’on soit choqué». Mais les autres élus LREM en ont décidé autrement. Il faut dire que, une fois n’est pas coutume, le texte de Delphine Batho était soutenu par le PS, l’aile droite de l’Hémicycle mais aussi par les communistes et les Insoumis, Un débat qui a agité la majorité LREM au point d’entraîner une suspension de séance. De retour à leur siège, les députés soutenant l’exécutif, centristes en tête, avaient résolu de voter contre l’avis du gouvernement, et le texte a finalement été adopté par 273 voix contre 14.

 

 

Le gouvernement lance ses états généraux de l’alimentation

Le gouvernement lance ses états généraux de l’alimentation

 

 

Mieux manger et mieux rémunérer les producteurs tels sont les objectifs qui sont parfois contradictoires tels sont les objectifs  du débat organisé au sein des États généraux de l’alimentation. Cela suppose une mutation progressive du mode de production dont la logique aujourd’hui est surtout productiviste même si se développe un marché de produits biologiques. La responsabilité est triple il y a celle des producteurs engagés dans une course folle à la productivité pour amortir des équipements de plus en plus coûteux et qui en dépit de cela pour un grand nombre ne  parviennent pas à tirer un revenu décent. La responsabilité concerne aussi l’État qui a longtemps encouragé ce mode productiviste au détriment de la qualité des produits. Dernière responsabilité, celle des consommateurs eux-mêmes qui pour leur alimentation choisissent trop de produits boostés aux engrais et aux pesticides pour des questions économiques mais aussi pour l’apparence. En cause, aussi les circuits de distribution avec des centrales d’achat de plus en plus concentrées  qui détourne une grande partie de la valeur ajoutée au détriment des producteurs et de la qualité de l’alimentation. Les responsabilités sont donc multiples et le consommateur lui-même est largement impliqué en consacrant de moins en moins de temps à la préparation des repas alors que la durée du travail augmente le temps disponible. Sans doute serait-il aussi souhaitable d’accepter une restructuration du contenu des repas avec en particulier moins d’éléments carnés. Bien entendu il est cependant nécessaire que les prix de l’alimentation restent accessibles au moins défavorisés notamment aux familles nombreuses pauvres. – Edouard Philippe a donné jeudi le coup d’envoi des états généraux de l’alimentation destinés à améliorer les relations entre les acteurs de la filière, mieux accompagner les agriculteurs frappés par des crises à répétition et faciliter l’accès des consommateurs à des produits sains. Cette vaste concertation, promise par Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle, doit s’étaler sur près de cinq mois, parallèlement à une consultation publique sur internet. « L’Etat ne doit pas tout faire, parce qu’il risquerait de faire mal, parce qu’il ne peut pas faire sans vous », a déclaré le Premier ministre devant un parterre de représentants issus de l’ensemble du secteur, des agriculteurs aux distributeurs. « Nous prendrons notre part de responsabilités. En fonction de vos conclusions, l’Etat accompagnera et mettra en cohérence les politiques publiques », a-t-il ajouté.

Référendum en entreprise : ambition réduite du gouvernement

Référendum en entreprise : ambition réduite du gouvernement

Finalement le référendum que le gouvernement envisageait  de réaliser à la seule initiative de l’employeur semble avoir du plomb dans l’aile. En fait il pourrait être limité aux seules petites entreprises ne disposant ni de délégué syndical, ni de délégué du personnel. Il ne concernerait les autres entreprises que s’il est demandé par des organisations syndicales représentant au moins 30 % du personnel. En cause,  la cohérence avec la Convention de l’organisation internationale du travail (OIT. La ministre du Travail a donc émis des réserves mardi sur la possibilité de mettre en place un référendum à la seule initiative de l’employeur dans les moyennes et grandes entreprises, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. « Ce n’est pas tellement compatible avec la convention de l’OIT (Organisation internationale du travail) et nous n’avons pas l’intention de sortir des conventions de l’OIT », a dit Muriel Pénicaud devant la commission des Affaires sociales du Sénat qui doit débattre la semaine prochaine du projet de loi d’habilitation. La convention 135 de l’Organisation internationale du travail oblige une entreprise à tout mettre en œuvre pour protéger le statut de ses représentants syndicaux. Cette dernière doit notamment s’assurer que la présence de « représentants élus ne puisse servir à affaiblir la situation des syndicats ». Cela exclut, a priori, la possibilité pour un employeur de consulter directement ses salariés. La ministre ne ferme toutefois pas la porte à la consultation directe dans les très petites entreprises, qui ne disposent ni de délégué syndical, ni de délégué du personnel, et ne répondent donc pas aux obligations de la convention. Ces dernières peuvent, par ailleurs, déjà consulter leurs salariés au sujet des contreparties au travail dominical depuis la loi Macron d’août 2015. La loi Travail a institutionnalisé le recours au référendum à la seule initiative des organisations syndicales ayant recueilli au moins 30% des voix lors des élections professionnelles. Un accord d’entreprise peut ainsi être validé de cette façon s’il est approuvé par la majorité. Emmanuel Macron avait annoncé dans son programme de campagne vouloir donner la possibilité aux entreprises de valider des accords par référendum, une proposition qui avait soulevé de nombreuses craintes de la part des syndicats.

Pollution : rappel à l’ordre du gouvernement par le Conseil d’Etat

Pollution : rappel à l’ordre du gouvernement par le Conseil d’Etat

 

 

En dépit des discours les seuils de pollution fixée par l’union européenne sont souvent dépassés en France surtout dans certaines zones très agglomérées.  Le conseil d’État vient de mettre en demeure le gouvernement de décider d’un plan supplémentaire pour diminuer la pollution relative en particulier au  dioxyde d’azote au en particules fines PM10 sous les valeurs limites. Cette décision concerne plus particulièrement douze zones, notamment en Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte-D’azur, où la concentration de dioxyde d’azote est supérieure aux limites de 2015 et trois où le dépassement de seuil concerne les particules fines PM10.Selon les dernières données d’Airparif, l’organisme chargé de contrôler la qualité de l’air, en 2015, 300 000 Franciliens étaient exposés à des excès de PM10 et 1,6 million à des dépassements de NO2 , contre respectivement 5,6 millions et 3,8 millions en 2007, lors du premier plan. « Le Conseil d’État constate ensuite que les plans de protection de l’atmosphère établis dans les zones concernées n’ont pas permis d’assurer, dans un délai raisonnable, le respect des valeurs limites et en déduit que de nouvelles mesures doivent être prises afin que soient respectées les obligations. » Dans sa décision, l’instance « enjoint au Premier ministre et au ministre chargé de l’Environnement de prendre toutes les mesures nécessaires pour que soit élaboré et mis en oeuvre (…) un plan relatif à la qualité de l’air permettant de ramener les concentrations » sous leur limites réglementaires. « Le Conseil d’État constate ensuite que les plans de protection de l’atmosphère établis dans les zones concernées n’ont pas permis d’assurer, dans un délai raisonnable, le respect des valeurs limites et en déduit que de nouvelles mesures doivent être prises afin que soient respectées les obligations. » Les limites de ces deux polluants ont été fixées en 2008 par une directive européenne.

Le gouvernement veut conjuguer économie, fiscalité et équilibre budgétaire

Le gouvernement veut conjuguer économie, fiscalité et équilibre budgétaire

 

Le gouvernement français s’engage dans un difficile exercice pour conjuguer à la fois les économies budgétaires, réduire la fiscalité et en même temps mieux rééquilibrer le déficit public. Si les économies budgétaires sont cohérentes avec la recherche d’un meilleur équilibre des déficits par contre la réduction de la fiscalité, elle, constitue une réelle difficulté pour cet équilibre. La baisse de la fiscalité pourrait atteindre environ 10 milliards en 2018. Elle devrait être compensée par des économies budgétaires d’un montant d’environ 20 milliards. Ces deux opérations combinées permettant d’atteindre environ 2,8 % du PIB pour le déficit public. Dans un entretien à paraître mercredi dans Les Echos, le chef du gouvernement confirme en outre la mise en oeuvre dès 2018 des principales mesures fiscales du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, dont les réformes de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) et de la fiscalité de l’épargne. Celle de la taxe d’habitation, que l’exécutif entend supprimer pour 80% des foyers, fera l’objet d’une première étape l’an prochain, pour un coût de trois milliards d’euros. « Nous voulons provoquer un effet de souffle fiscal en faveur de l’investissement, de l’emploi et de la croissance », dit Edouard Philippe aux Echos. »Nous voulons donner confiance aux acteurs économiques, avec de la visibilité et des engagements précis », a-t-il ajouté. Le tout se traduira par une baisse de 11 milliards d’euros de la pression fiscale en 2018, soit plus de 0,5 point de PIB, en tenant compte des mesures déjà prises à la fin du précédent quinquennat, comme la baisse de l’impôt sur les sociétés, sur lesquelles le nouveau gouvernement ne reviendra pas. Pour les financer, il mise sur une croissance économique qui atteindrait 1,6% cette année, se calant ainsi sur la dernière prévision de l’Insee, puis 1,7% l’an prochain, alors que la trajectoire du dernier gouvernement socialiste tablait sur 1,5% en 2017 comme en 2018. S’agissant du déficit public, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a annoncé mardi 4,5 milliards d’économies nouvelles pour le ramener cette année à 3% du PIB comme la France s’y est engagée auprès de ses partenaires européens. L’objectif de 2,8% affiché par l’ancien exécutif a été battu en brèche par le rapport de la Cour des comptes sur l’état des finances publiques. Le nouveau pouvoir vise maintenant 2,7% à l’horizon 2018. Cela passera par un effort d’ »au moins » 20 milliards d’euros d’économies l’an prochain via une stabilité en volume des dépenses de la sphère publique et en valeur pour ce qui est des seules dépenses de l’Etat, a souligné Edouard Philippe. La nouvelle trajectoire que le gouvernement soumettra aux commissions des Finances des deux chambres du Parlement ce mercredi prévoit en outre une baisse de cinq points sur l’ensemble du quinquennat du ratio dette publique/PIB qui s’inscrivait à 96,3% fin 2016. L’effort demandé parallèlement aux collectivités locales sera discuté lors de la conférence des territoires prévue la semaine prochaine, le Premier ministre évoquant à nouveau sur ce point la suppression possible d’un des trois échelons territoriaux en dessous de la région. Il a encore confirmé que, pour compenser la hausse controversée de la Contribution sociale généralisée (CSG), qui doit permettre de compenser les baisses de cotisations sociales des salariés mises en œuvre dès 2018, des mesures seront prévues à destination des indépendants et des fonctionnaires.

Sondage : 54 % en désaccord avec les orientations du gouvernement

Sondage : 54 % en désaccord avec les orientations du gouvernement

 

 

 

 

Finalement les orientations du gouvernement déclinées  par le premier ministre à l’assemblée nationale n’auront guère convaincu que la France est réellement engagée dans la voie du redressement. En cause sans doute, un  programme qui ménage la chèvre et le chou et reporte notamment à plus tard les mesures fiscales notamment sur la taxe d’habitation. Mais il faut souligner bien des contradictions chez les Français. Certains critiques comme l’insuffisance de mesures pour soutenir l’économie sont sans doute justifiées  par contre d’autres traduisent  l’immobilisme d’une partie de la population. Ajoutons qu’à l’insuffisance sur le fond s’ajoute au discours du président et du Premier ministre un manque de souffle évident (des discours appréciés par seulement 27 % des Français). Selon un sondage Odoxa avec Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, une majorité de Français désapprouvent d la direction donnée par le président dans son allocution devant le Congrès, réuni à Versailles lundi dernier, et par le premier ministre au Parlement, le lendemain, dans son discours de politique générale. Ils sont 54 % à juger que le cap fixé par le chef de l’État n’améliorera pas la situation de la France. «C’est loin de l’écho positif rendu par les médias, après l’épisode du Congrès et du discours de politique générale, commente Gaël Sliman, président d’Odoxa. Ce n’est pas un rejet total, mais on observe que les Français sont circonspects et qu’ils ne sont pas convaincus par les choix de l’exécutif.»  Mais cet avis négatif ne concerne pas toutes les mesures que prévoit le chef du gouvernement. La réforme du bac et cigarettes suscitent une large adhésion. Plus précisément: six Français sur dix sont favorables à l’augmentation du prix du tabac. «C’est très intéressant pour le gouvernement, car c’est une mesure qui, au nom de la santé publique, permettra de renflouer les caisses de l’État», souligne Gaël Sliman. C’est un non franc, en revanche, sur l’augmentation de la CSG. Les deux tiers des sondés y sont opposés. Ce serait un signe de fragilité de l’exécutif, selon le directeur d’Odoxa. «La plus importante promesse du président est l’amélioration de l’économie. Or, sur ce point, les Français ne sont pas convaincus», conclut Gaël Sliman.

 

Sondage popularité gouvernement : stabilité

Sondage   popularité gouvernement : stabilité

 

.

La popularité du couple exécutif se maintient, avec 58% (=) d’opinions favorables pour le président Emmanuel Macron et 57% (+2) pour Edouard Philippe, son Premier ministre, selon un sondage Odoxa réalisé au lendemain du remaniement ministériel consécutif aux élections législatives, publié mardi. La cote du chef de l’Etat est stable et celle du Premier ministre en hausse de deux points par rapport à la précédente enquête réalisée fin mai, peu après leur entrée en fonction. Les Français interrogés sont toutefois partagés sur la situation générale de la France, seuls 37% d’entre eux estimant qu’elle sera « plutôt meilleure » à la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, 21% « plutôt moins bonne » et 42% « ni meilleure ni moins bonne », selon cette enquête pour L’Express, la Presse régionale et France Inter. Plus de la moitié (53%) pense par ailleurs que l’Assemblée nationale nouvellement élue sera plus capable que les précédentes « de renouveler les pratiques et les idées politiques » et 47% qu’elle sera « plus représentative des Français ». Ils ne sont en revanche que 39% à estimer qu’elle sera « plus compétente que les précédentes » et 32% « plus indépendante du pouvoir exécutif ». Malgré un net recul par rapport au mois précédent, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, reste en tête des personnalités qui suscitent « le plus de soutien ou de sympathie » (53%, -4) devant le chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian (32%, -6), et Jean-Luc Mélenchon (32%, -5). François Bayrou perd 10 points à 24% et le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, 7 à 23%.

Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 juin, après l’annonce du remaniement du gouvernement, auprès d’un échantillon de 1.008 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Stéphane Le Foll (PS) contre une opposition radicale au gouvernement

Stéphane Le Foll (PS) contre une opposition radicale au gouvernement

 

 

Si l’on en croit Stéphane le Foll, député TPS, ancien porte-parole du gouvernement plusieurs lignes vont coexister au sein du parti socialiste quant à l’attitude à avoir vis-à-vis de Macron. Par rapport au vote de confiance par exemple la ligne officielle est de voter contre mais certains pourraient voter pour et d’autres s’abstenir. Stéphane le Foll préconise d’adopter une attitude positive par rapport au gouvernement tout en restant dans l’opposition. Plusieurs députés socialistes ont aussi critiqué dimanche la position officielle du Parti socialiste, choisie samedi soir en conseil national, de voter contre la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe. Il n’est pas certain toutefois qu’on procède à des exclusions ainsi que  le demandent certains comme la frondeuse Noël Marie Lienemann passée par tous les courants des rocardiens aux frondeurs. La principale ligne de partage se situe entre les  progressistes et la ligne crypto marxiste. ¨ Stéphane Le Foll, élu sans opposant de La République en marche face à lui, souhaite « faire évoluer » cette position afin que son parti « aille dans un certain sens, qui n’est pas une opposition radicale » au gouvernement. Parmi les 31 députés socialistes élus dimanche dernier, certains vont plus loin et ont fait savoir qu’ils iraient contre l’avis du PS. « Je souhaite voter la confiance au gouvernement », a annoncé dimanche le député Guillaume Garot sur franceinfo, qui se défend de donner un « chèque en blanc » à Emmanuel Macron. « Pour peser, pour être exigeant il faut d’abord afficher un soutien clair mais un soutien toujours exigeant », s’est-il justifié. Mardi dernier à la sortie d’un bureau politique, plusieurs membres appelaient à exclure les socialistes qui voteraient la confiance à Edouard Philippe, à l’image du sort réservé à l’ancien Premier ministre Manuel Valls. « Si on commence à exclure au moment où l’on veut reconstruire, je pense qu’on ira pas très loin », a réagi dimanche Guillaume Garot. Manuel Valls, élu sans l’étiquette socialiste ni celle de La République en marche malgré son appel à voter dès le premier tour de la présidentielle pour Emmanuel Macron, est pour l’instant inscrit comme député divers gauche. L’ancien premier ministre devrait tout de même siéger dans un groupe « progressiste », selon Le Parisien. Il retrouverait dans cette formation notamment des radicaux de gauche et un autre dissident socialiste, Olivier Falorni.

Sondage Sondage gouvernement : près de 70% des sympathisants LR pour une attitude constructive

Sondage gouvernement : près de 70% des sympathisants LR pour une  attitude constructive

 

Un sondage qui donne raison au courant constructif des LR à l’assemblée. Selon un  sondage Harris interactive pour Valeurs actuelles, deux tiers des sympathisants de droite et du centre (68%) jugent que les Républicains doivent avoir une attitude ouverte quant à la politique proposée par l’exécutif. Ils préconisent de soutenir ou de s’opposer aux réformes en fonction de leur contenu et non pas en fonction du positionnement politiques des uns et des autres. Seuls 16% d’entre eux jugent que le parti doit s’opposer à la politique du président de la République et du gouvernement. Et 16% encore jugent à l’inverse que les élus LR devraient soutenir l’exécutif. 54% des personnes interrogées imaginent que LR sera encore plus affaibli dans un an. Près d’un sympathisant LR sur trois (29%) est de cet avis également. Seule et bien maigre consolation: les sympathisants du PS sont eux encore plus pessimistes sur l’avenir de leur propre parti. Conséquence logique, les sympathisants de la droite et du centre et ceux, plus exclusifs, des Républicains souhaitent que LR passe des accords électoraux pour les prochaines échéances. Avec l’UDI, l’allié traditionnel, bien sûr. Mais aussi avec La République en marche pour 42% de ces sympathisants interrogés. Des accords avec le Front national ne sont suggérés que par une forte minorité de 19% des sympathisants LR. À en croire ces électeurs, ce serait donc en se tournant vers le centre droit et peut-être même vers le pôle macroniste que les Républicains prépareraient au mieux leur avenir. Peut-être est-ce pour cela qu’ils plébiscitent l’idée d’un François Baroin président du parti: 48% des sympathisants LR que le parti soit présidé par Baroin. Xavier Bertrand arrive en deuxième position dans le cœur des sympathisants du parti avec 19% et Laurent Wauquiez n’est que troisième avec 10%.

 

Enquête réalisée en ligne le 19 juin 2017 Échantillon de 1021 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.  

 

Gouvernement-Renault- : gros conflit à prévoir avec Carlos Ghosn


Gouvernement-Renault- : gros conflit à prévoir avec Carlos
Ghosn

 

 

Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters. La proposition préliminaire prévoit que Renault, Nissan et maintenant aussi Mitsubishi versent à la société enregistrée aux Pays-Bas une portion des nouvelles synergies dégagées grâce à l’alliance. Celles-ci devraient atteindre 5,5 milliards d’euros l’an prochain, un nouveau record après 4,3 milliards en 2016. Les fonds transférés sous la forme de bonus en numéraire et en titres serviraient à « encourager les dirigeants à poursuivre les opportunités de synergies », selon une présentation d’Ardea Partners, société de banque d’investissement conseillant Carlos Ghosn sur les questions d’intégration accrue de l’alliance. Catherine Loubier, porte-parole de l’alliance, a déclaré : « Cet article n’est pas basé sur une information fournie par l’alliance ou les entreprises qui en sont membres, et aucune décision de cette sorte n’a été prise. » L’Etat français, principal actionnaire de Renault, s’oppose régulièrement au PDG Carlos Ghosn sur sa rémunération. A l’assemblée générale de 2016, le PDG a sauvé sa rémunération de 7,2 millions d’euros malgré un vote sanction des actionnaires, dont l’Etat. En ajoutant le salaire versé par Nissan, la rémunération de Carlos Ghosn atteint 15,6 millions d’euros, faisant de lui le troisième patron le mieux payé des dirigeants du CAC 40. Les actionnaires de Renault auront à nouveau l’occasion de se prononcer sur la rémunération du PDG cette semaine lors de l’assemblée générale annuelle du groupe. Le « say on pay » reste consultatif sur le montant de rémunération de l’exercice écoulé, mais devient contraignant sur la politique de rémunération à venir. L’Etat et Carlos Ghosn se sont également affrontés en 2015 sur la question des droits de vote doubles. En février, le PDG de Renault-Nissan a déclaré que son principal actionnaire, qui détient actuellement près de 20% du capital, ne laisserait pas les deux partenaires de l’alliance aller jusqu’à une fusion. Le projet de bonus de l’alliance vise à encourager Renault et son partenaire japonais, dont il détient 44%, à opérer davantage comme une seule et même entité sans aller jusqu’à modifier la structure capitalistique. Il aboutirait à créer une nouvelle strate de rémunération des dirigeants qui échapperait à la supervision des actionnaires. Elle viendrait s’ajouter aux systèmes de bonus existants chez Renault, Nissan et Mitsubishi, dont Nissan a pris l’an dernier une participation de contrôle de 34%.

12345...11



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol