Archive pour le Tag 'Gouvernement'

SONDAGE gouvernement , économie, santé et terrorisme : la chute

SONDAGE gouvernement , économie, santé et terrorisme : la chute

Une  majorité ne se fient pas au gouvernement, ni pour aider les entreprises dans la crise (45% disent leur confiance, – 6 points par rapport au 29 octobre) ni pour faire face efficacement au coronavirus (35% ont confiance, -6 points également), ni pour affronter le terrorisme islamiste (39% ont confiance) d’après un sondage IFOP diffusé dans le JDD.

 

Alors qu’elle avait connu un rebond après l’intervention d’Emmanuel Macron annonçant le reconfinement, la confiance des Français dans la gestion de la crise sanitaire a donc reculé de six points depuis, à 35%, sans doute victime d’une série de couacs gouvernementaux cette semaine.

« C’est le chiffre le plus bas qu’on ait mesuré », souligne Dabi. Le niveau de défiance est comparable à ce qu’il était en mai dernier, à la veille du déconfinement, et il domine dans toutes les catégories de population. Seuls les électeurs d’Emmanuel Macron en 2017 font encore confiance au gouvernement pour lutter efficacement contre le coronavirus, à 68%.

Sur le volet économique de la crise, le plan d’aide aux entreprises est toutefois plutôt salué par les plus de 65 ans (52% affichent leur confiance), les cadres (56%), les chefs d’entreprises (54%) et même par les artisans et commerçants (52%), pourtant frappés durement par le reconfinement.

En revanche, après l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty et l’attentat de Nice, la majorité des Français ne fait pas confiance à l’exécutif pour affronter le terrorisme islamiste. Très préoccupés par la question, les sympathisants Les Républicains ne sont ainsi que 37% à se fier au chef de l’Etat dans ce domaine.

 

Le gouvernement perd ses nerfs à l’assemblée

Le gouvernement perd ses nerfs à l’assemblée

 

Visiblement le gouvernement éprouve un peu de difficulté à maîtriser ses nerfs face à différentes vagues de critiques aussi bien politiques que professionnelles sur la manière dont il conduit à la fois la crise sanitaire et la politique économique qui en découle. Une première fois Olivier Véran avait invité les députés à sortir de l’assemblée s’il ne comprenait pas les enjeux sanitaires. Une curieuse injonction pour un responsable en fait non élu s’adressant à des représentants de la république eux élus en bonne et due forme.

C’est aussi le Premier ministre qui manifeste une grande fébrilité en s’adressant de manière un peu ridicule et colérique à l’assemblée pour justifier les choix du gouvernement notamment en ce qui concerne l’ouverture des commerces et la politique hospitalière

Dans ce dernier cas de figure, Castex confirme qu’il ne parvient pas à imprimer dans l’opinion publique et dans la classe politique. Visiblement le costume est bien trop grand pour l’intéressé. Castex veut se faire le porte-voix de Macron et néglige notamment, comme son patron, les corps intermédiaires, les élus et plus généralement l’opinion. Une situation dont Macron et surtout responsable avec sa manie d’aller chercher des responsables venus de nulle part non seulement à l’Assemblée nationale mais aussi au sein de son gouvernement et même comme Premier ministre.

À cet égard, il y a lieu de s’interroger sur la décision de Macron de mettre fin au mandat d’Édouard Philippe qui lui au moins avait le mérite de présenter une certaine stature, une certaine autorité et une certaine expérience même si évidemment il y avait matière à être opposé à certaines orientations.

Jack Ma le milliardaire qui dérange le gouvernement chinois

Jack Ma le milliardaire qui dérange le gouvernement chinois

L’énorme introduction boursier à hauteur de 35 milliards de la société Ant Group  (Alibaba notamment) détenue par le milliardaire chinois Jack Ma a été brutalement suspendue sur ordre du gouvernement.

 

En cause peut-être une puissance financière qui commençait à poser dans un univers toujours contrôlé étroitement par le parti communiste. En plus quelques réflexions maladroites en tout cas mal venu du patron d’Ali Baba de la politique chinoise en matière bancaire et administrative.

L’ambition d’Ant, qui s’apprêtait à lever ce jeudi autour de 35 milliards de dollars et battre le record mondial établi par le groupe pétrolier Saudi Aramco (29 milliards de dollars en décembre dernier), a été arrêté net par les régulateurs chinois, bien décidés à garder sous contrôle le mastodonte financier contrôlé par Jack Ma. L’icone de la tech chinoise était sans doute devenue un peu encombrante pour le système.

Sondage terrorisme islamique : 26% seulement des Français font confiance au gouvernement

Sondage terrorisme islamique : 26% des Français font confiance au gouvernement

Selon le dernier baromètre sécurité Fiducial/Odoxa que révèle Le seuls 26% de nos concitoyens font encore confiance aux autorités pour les protéger, ce qui représente une baisse spectaculaire de 18 points depuis le mois de juillet et de 7 points en une semaine.

Bien que recueillis sous le coup de la très vive émotion nationale provoquée par l’assassinat de l’enseignant, les résultats de cette enquête dessinent une tendance. «Pendant quatre ans, les Français ont été plus de 40% à penser que le gouvernement était capable de les protéger, à l’exception du mois d’octobre 2019 au lendemain de l’attentat à la préfecture de police de Paris (36%)», précisent les analystes qui ajoutent: «Les différents attentats touchant la France sur cette période ont évidemment eu des effets sur cet indicateur, mais ils restaient contenus (7 à 8 points)».

VACCINS GRIPPE: PAS DE PÉNURIE ! LE MENSONGE DU GOUVERNEMENT

VACCINS GRIPPE: PAS DE PÉNURIE !  LE MENSONGE DU GOUVERNEMENT

 

Encore un énorme mensonge du gouvernement à propos du manque de vaccins contre la grippe classique. En fait,  le syndicat des pharmaciens affirme que 90 % des pharmacies sont en rupture de stock comme les fournisseurs d’ailleurs. Il existe bien des stocks de vaccins anti-grippe, malgré des « situations de tension » dans les officines, a répliqué ce mardi la ministre déléguée chargée de l’autonomie, Brigitte Bourguignon, à l’Assemblée nationale. Pour elle, 16% seulement des officines pharmaceutiques y sont confrontées », a-t-elle admis. « Une affirmation  complètement fantaisiste qui rappelle un peu l’affaire des masques et des tests.

 

Mali: le gouvernement militaire négocie avec les terroristes contre l’avis de la France

Mali: le gouvernement militaire négocie avec les terroristes contre l’avis de la France

 

On peut réellement s’interroger sur ce que fait encore la France au Mali avec la force Barkhane. En effet, le  pouvoir militaire est en train d’entamer des discussions avec des terroristes dans les vastes zones proches de l’Algérie là où se trouve des territoires peuplés de terroristes et considérées comme ingérables. L’objectif serait de faire des concessions aux terroristes en leur accordant un droit de gestion sur ces territoires éloignés qui deviendraient alors une sorte de réservoirs de rebelles que par ailleurs la France devrait combattre avec la force par Barkhane.

Le pouvoir militaire serait même prêt à islamiser d avantage le Mali en reconnaissant l’islam comme religion majeure dans le pays. Autant de concessions que ne peut évidemment accepter la France et qui pourrait remettre en cause la présence même de Barkhane.

Le Premier ministre par intérim du Mali s’est dit lundi ouvert à des discussions avec des rebelles islamistes, dont l’insurrection a rendu de vastes zones du pays ingouvernables, tandis que la France, son ancienne puissance coloniale, a fermement rejeté cette idée.

Le président déchu du Mali, renversé le 18 août par un coup d’Etat militaire, Ibrahim Boubacar Keïta, avait déclaré plus tôt cette année que son gouvernement était prêt à négocier avec les rebelles liés à Al-Qaïda. Cette stratégie a été confirmée pendant les pourparlers nationaux qui ont suivi le coup d’État.

Les responsables maliens ont fourni peu de détails sur les compromis qui pourraient être faits, mais certains partisans des négociations ont déclaré qu’ils pourraient inclure une plus grande reconnaissance de l’Islam dans la vie publique.

“Les conclusions des pourparlers nationaux (…) ont très clairement indiqué la nécessité d’une offre de dialogue à ces groupes armés”, a déclaré le Premier ministre par intérim Moctar Ouane lors d’une conférence de presse avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, en visite pour deux jours à Bamako.

“Nous devons y voir une opportunité d’engager des discussions de grande envergure avec les communautés afin de redéfinir les contours d’une nouvelle gouvernance dans les zones concernées”, a-t-il ajouté.

Coronavirus : Le gouvernement va payer les influenceurs

Coronavirus : Le gouvernement va payer  les influenceurs

On sait que la mode chez les certains jeunes est aux influenceurs. En fait, des commerciaux indépendants qui vantent les  grandes marques et qui sont payés pour assurer la promotion des produits sous couvert de tendances branchées.

Finalement une activité qui n’est pas nouvelle mais qu’utilise évidemment la puissance des réseaux sociaux. Il faut vraiment que la communication du gouvernement soit peu pertinente pour recourir aux services d’individus dans l’activité n’est pas condamnable mais dont l’objectif est essentiellement de faire de l’argent en défendant tout et n’importe quoi.

Crise sanitaire : les erreurs de communication du gouvernement

Crise sanitaire : les erreurs de communication du gouvernement

 

Le vice-président du groupe Havas, Stéphane Fouks dans son livre pandémie médiatique donne une véritable leçon de communication au gouvernement à propos de la crise sanitaire ( interview dans Marianne)

Dans votre livre Pandémie médiatique*, vous donnez aux politiques, et d’abord à la Macronie, une leçon de communication de crise. Pourquoi?
Je m’adresse à tout le monde! J’ai écrit ce livre parce que je suis inquiet : alors que la pandémie continue de frapper, une crise démocratique gagne la France. Nous sommes menacés par trois échecs, qui forment ce que j’appellerais le triangle du fiasco français. Le premier, c’est l’incompréhension, par nos dirigeants, du monde médiatique dans lequel nous vivons : un monde accéléré, où l’image l’emporte sur l’écrit, l’émotion sur la raison. A l’heure des réseaux sociaux, aucune élite n’a le privilège de l’information ; qu’elle soit fausse ou vraie, elle est partagée par tous. Aujourd’hui, tout le monde est épidémiologiste, comme tout le monde est sélectionneur de l’équipe de France de foot!

Emmanuel Macron et les « Macron boys » sont pourtant arrivés à l’Elysée avec des mentalités de start-upeurs…
Le monde politique dans son ensemble continue de fonctionner à l’ancienne, avec le logiciel mitterrando-gaulliste d’une époque où la télévision était en noir et blanc, où il y avait trois radios et trois journaux, où la communication pouvait être verticale, martiale et virile et où, quand on avait fait Europe 1- Le Monde – TF1, on avait parlé à tous les Français. Il faut sortir des vieilles règles de com dépassées. Les entreprises, elles, ont su évoluer - beaucoup l’ont montré dès les débuts de la pandémie – pour mieux répondre aux aspirations des salariés et des consommateurs. Les dirigeants politiques gagneraient à s’en inspirer.

Vous parliez d’un triangle ; quid du deuxième sommet?
Le mode d’organisation de la France est inadapté au monde d’aujourd’hui. Ce pays de particularismes locaux s’est construit autour de la verticalité d’une administration toute-puissante. La France des préfets a sa légitimité, mais elle montre ses limites dans la crise actuelle : une même mesure pour tous partout, ça ne fonctionne pas. On l’avait pourtant vu avec la limitation de vitesse à 80 km/h : la décision n’est devenue acceptable qu’une fois décentralisée. La crise du Covid a révélé que l’arbitraire technocratique menait à des décisions absurdes et à des injonctions contradictoires! C’est le deuxième échec.

 

Quel est le troisième?
C’est l’infantilisation. Elle conduit nos dirigeants à sous-estimer les Français, leur maturité, leur civisme. On voit, par les données Google, que la France est le deuxième pays au monde pour le respect du confinement, loin devant l’Allemagne. Pourtant, l’infantilisation se poursuit avec les mesures récentes, comme la décision de fermer tous les restaurants et tous les bars. Pourquoi pas seulement ceux qui ne respectent pas les règles? On envoie alors un mauvais signal, qui décourage l’esprit de responsabilité.

Le mensonge n’est-il pas également une forme d’infantilisation ?
C’est une autre forme de ce mépris du peuple qu’entretiennent les élites françaises! En France, par une sorte de complaisance médiatique, on considère comme normal que le mensonge fasse partie de la boîte à outils politiques. Edouard Philippe a été le premier, et pour l’instant le seul, à oser dire « je ne sais pas » quand il ne savait pas. Ce qui est incroyable, c’est qu’on ait trouvé ça incroyable! Imaginez : un dirigeant qui fait confiance aux Français… En 2003, avec Bernard Sananès, nous avons écrit La Société de défiance généralisée, où nous analysions la méfiance de l’opinion envers les élites. On voit aujourd’hui, avec la crise du Covid, qu’elle est le miroir de la défiance des élites envers le peuple. Cette absence de confiance réciproque alimente une crise démocratique dont les conséquences peuvent être dévastatrices.

 

Si l’on vous suit, la crise sanitaire n’est qu’un accélérateur, pas un déclencheur?
La crise sanitaire révèle de façon aiguë une crise structurelle de notre pays. Mais elle marque aussi un tournant. Du point de vue médiatique, cette pandémie a une portée anthropologique : jamais un événement n’avait autant capté l’attention des médias. Pendant deux mois, 80% des contenus d’information, dans l’audiovisuel et sur Internet, n’ont été consacrés qu’à ce sujet. Le 11 septembre 2001 avait connu la même intensité médiatique, mais durant trois jours! Aujourd’hui encore, la pandémie représente 60% des contenus. La comparaison avec la grippe de Hongkong à la fin des années 1960 est édifiante : même nombre de morts en France (30.000), même nombre de morts dans le monde (1 million), et pourtant, on ne s’en souvient quasiment pas. J’y vois une raison : la grippe de Hongkong est la dernière pandémie de l’ère Gutenberg, la nôtre est la première de l’ère numérique.

 

Ce que vous soulignez aussi, c’est la déconnexion entre la qualité des politiques sanitaires et le jugement porté par l’opinion.
D’un point de vue sanitaire, le bilan, provisoire, du gouvernement semble plutôt honorable. Pourtant, la France est, avec les Etats-Unis, le pays où l’opinion juge le plus sévèrement la gestion de la crise par ses dirigeants. A l’inverse, en Suède, alors que le gouvernement a fait des choix contestables, 71% des Suédois lui font encore confiance. Cela prouve que la communication est essentielle pour maintenir le lien démocratique.

Avez-vous envoyé votre livre à Emmanuel Macron et Olivier Véran?
Bien sûr! Je suis aussi allé présenter mes analyses à l’Elysée, devant la mission chargée de l’évaluation de la crise, et j’ai évidemment rencontré Olivier Véran.

Si vous deviez résumer d’une formule ce que vous leur avez dit?
Il n’est jamais trop tard pour changer!

* « Pandémie médiatique – Com de crise/Crise de com », Plon, 182 pages, 17 euros.

Veolia Suez: l’hypocrisie du gouvernement

Veolia Suez: l’hypocrisie du gouvernement

Dans cette affaire de regroupement possible entre Veolia et Suez,  le gouvernement a montré à la fois son incompétence mais aussi son hypocrisie. Dans un premier temps,  le Premier ministre par exemple à considéré comme pertinente la perspective de construction d’un grand groupe international oubliant sans doute que déjà les deux entreprises étaient respectivement premières et deuxième au plan mondial.

Le Premier ministre a aussi négligé l’impact sur l’emploi car inévitablement des doublons vont amener à la suppression de nombreux superstructures de Suez et à une vague de suppressions d’emplois d’ampleur qu’on peut chiffrer de 3000 à 5000 en France. Dernier problème et pas des moindres, celui de la vente des activités de l’eau à un fonds d’investissement qui pourrait même être étranger pour satisfaire aux exigences de concurrence fixée par Bruxelles.

Ce n’est que récemment que le Premier ministre s’est approprié cette problématique et qu’il a en fait changer sa position comme le ministre de l’économie d’ailleurs. Le problème, c’est que le gouvernement s’est montré complètement incapable de neutraliser Engie dont il est l’actionnaire principal, et de loin.

Engie a pu ainsi vendre ses parts de Suez en négligeant totalement l’avis  du gouvernement. La vérité, c’est qu’il y a sans doute un double langage de la part du ministre de l’économie. Officiellement,  il réclame de prendre du temps, d’ouvrir des négociations mais il laisse faire Veolia dans son opération brutale de prise en main de Suez.

Il n’y avait pas urgence en effet à décider aujourd’hui de la vente des actions que possédait Engie dans Suez. La seule urgence d’Engie consistait  à masquer ses insuffisances de gestion et sa stratégie approximative grâce à l’apport de cash de 2 milliards récupérés par la vente des actions Suez. Les administrateurs de l’État d’énergie feraient mieux de concentrer leurs efforts sur la clarification de la stratégie de leur entreprise et d’imposer une plus grande rigueur de gestion. L’État avait les moyens de s’opposer à ce transfert précipité des actions d’Engie dans Suez.

Engie- Au 31 mars 2020 répartition
Capital social (et droits de vote) :
État français :
23,64 % (34,47 %)
Actionnariat salarié :
3,27 % (3,43 %)
BlackRock :
4,49 % (3,48 %)
CDC et CNP Assurances :
4,59 % (3,91 %)
Auto-détention :
0,76 % (0,59 %)
Public (y compris investisseurs institutionnels, actionnaires individuels et autres, y compris BlackRock) :
67,74 % (57,60 %)

 

SONDAGE gouvernement: Baisse de crédibilité sanitaire et économique

SONDAGE gouvernement: Baisse de crédibilité sanitaire et économique

D’après un sondage de l’IFOP, la part de la population qui se fie au gouvernement pour résoudre la double crise sanitaire et économique devient nettement minoritaire. 44% des sondés font confiance à l’exécutif pour aider les entreprises en difficulté et 36% pour faire face efficacement au coronavirus.

Début septembre, ces proportions s’établissaient respectivement à 49% et 41%. Lors du déconfinement, mi-mai, 52% des Français accordaient leur confiance au gouvernement pour soutenir les entreprises, et 44% pour gérer l’épidémie.  »C’est sans doute le hiatus entre une inquiétude forte mais stable et la sévérité des mesures annoncées cette semaine qui explique la virulence des réactions », analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Cependant 83% des sondés se disent prêts à diminuer leur nombre de sorties de loisirs, 80% à voir moins souvent leurs aînés et 75% à voir moins leurs amis. Enfin, 72% affirment qu’ils respecteraient un reconfinement pour une période d’au moins 15 jours. Le télétravail, lui, divise davantage : seuls six Français sur dix y sont favorables.

 

* Enquête menée en ligne le 25 septembre 2020 auprès d’un échantillon de 1.033 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 et plus (méthode des quotas). 

Covid-19: l’invraisemblable communication du gouvernement

Covid-19: l’invraisemblable communication du gouvernement

 

 

Comme pour l’affaire des masques, le gouvernement réitère son invraisemblable communication. Il y a d’abord les contradictions permanentes sur la réalité de la remontée des contaminations sous-estimées en juillet et sans doute surestimées en septembre. Du coup, les mesures sont à géométrie variable y compris chez le ministre de la santé qui parlent pourtant beaucoup, qui parle mais se montre aussi confus que lors de l’affaire des masques concernant la politique sanitaire .

À la décharge des responsables politiques, les experts médicaux ne cessent de se contredire sur l’ampleur d’une éventuelle nouvelle vague et même sur sa réalité. L’affaire des tests est vraiment révélatrice de cette espèce de confusion permanente vis-à-vis des mesures de protection.

La vérité sans doute c’est que personne au plan de l’administration centrale n’a prévu les moyens d’affronter une éventuelle seconde vague et là encore l’absence de moyens explique les décisions contradictoires. La France est un des pays désormais les plus touchés en raison de ses contradictions. Dans le même temps à noter que l’Allemagne a enregistré moitié moins de morts mais évidemment a mis en place des mesures plus simples et beaucoup plus respectées. Résultat l’économie ne subira qu’une baisse de 5 % tandis que le produit intérieur brut de la France va enregistrer un écroulement de 10 %. Avec la grippe classique les défenses de patients porteurs de pathologies graves vont s’affaiblir et contribuer à la diffusion du virus qui va repartir de plus fort à partir d’octobre. Ce n’est pas le nouveau découpage technocratique distinguant les risques par département qui changera quelque chose à l’impréparation de la politique sanitaire face à la résurgence du virus.

 

Bridgestone : le gouvernement menace Speedy !

Bridgestone : le gouvernement menace Speedy !

Le gouvernement est relativement désarmé face à la décision sans appel de Bridgestone de fermer l’usine de  Béthune. Du coup, la sous ministre Agnès Pannier-Runacher en mal d’arguments utilise le chantage vis-à-vis de Speedy, société d’entretien des véhicules, propriété de Bridgestone.

«Bridgestone a également une activité pour les particuliers, qui est Speedy. Je crois que chacun regardera avec précision la façon dont ce groupe se comporte», a mis en garde Agnès Pannier-Runacher.

Un argument davantage politique que juridique car on ne voit pas en quoi le gouvernement pourrait se permettre de sanctionner Speedy en raison de la fermeture de l’usine de pneus de Béthune.

Les consommateurs pourraient-ils, par solidarité avec les salariés de Bridgestone, «sanctionner» le fabricant de pneus en ne se rendant plus dans sa filiale Speedy ? Rien n’est moins sûr, assure au Figaro Jean-Pierre Corniou, spécialiste de l’Industrie automobile. «Le consommateur n’est pas nationaliste au point de bouder une des premières enseignes de maintenance comme Speedy dans le but de punir Bridgestone».

Selon lui, c’est le rapport qualité/prix qui prime dans son choix : «Quel que soit l’avis du gouvernement, des influenceurs, l’acheteur va essayer d’optimiser son gain à lui. Cette idée de punir au nom de la marque et du drapeau est très archaïque et ne répond pas à la réalité de la vie économique», tranche-t-il. «On essaye de transformer une question productive en une question consumériste mais ça ne marche pas», abonde Bernard Jullien, maître de conférences en économie à l’Université de Bordeaux et spécialiste de l’industrie automobile. Il prend ainsi l’exemple de Volkswagen, que le scandale du «dieselgate» en 2015 n’a pas empêché, elle et ses autres marques, «de conserver une bonne image» auprès des consommateurs.

Face à la remontée du virus, le gouvernement doit prendre ses responsabilités ( Conseil scientifique)

Face à la remontée du virus, le gouvernement doit prendre ses responsabilités ( Conseil scientifique)

Même s’il n’a  n’atteint pas encore atteint les pics de mars, le virus enregistre une très forte remontée qui pourrait se conjuguer avec l’arrivée de la grippe traditionnelle et constituer un danger sanitaire difficile à gérer. De ce fait, le conseil scientifique estime que le gouvernement doit prendre des mesures courageuses pour éviter une vraie deuxième vague du Coronavirus. Le gouvernement est encore très partagé quant aux mesures à imposer car il craint par-dessus tout que l’économie déjà affaiblie ne subisse aussi un second choc. Un second choc qui serait sans doute fatal au chômage dont on prévoit déjà l’augmentation d’environ 1,5 millions début 2021.

En outre, contrairement aux attentes, le dernier trimestre n’enregistrera qu’une croissance insignifiante. En effet l’effet de rattrapage et des achats affectés par la crise est maintenant terminé et les ménages se réfugie dans l’attentisme en attendant l’inévitable vague de chômage. Le reconfinement généralisé est une hypothèse complètement exclue mais il conviendra cependant de prendre des mesures plus radicales qu’actuellement même si elles sont ciblées.

Le gouvernement «va donc être obligé de prendre un certain nombre de décisions difficiles»,«dans les huit à dix jours maximum», a estimé mercredi le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, qualifiant d’«inquiétant» le niveau de l’épidémie de Covid-19 en France. «On peut être faussement rassuré» parce que l’augmentation de la circulation du virus a «peu de retentissement actuel» sur le système de soins, mais il peut y avoir «une augmentation très rapide, exponentielle, dans un deuxième temps», a-t-il averti, pointant «en particulier» la situation en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

«La France se situe à un niveau maintenant qui est inquiétant, qui n’est pas celui de l’Espagne mais qui n’est pas loin, avec un décalage peut-être d’une quinzaine de jours et qui est beaucoup plus sévère que celui de l’Italie», a-t-il estimé au cours d’une conférence de presse en ligne, consacrée aux modalités d’isolement des personnes infectées et des cas contacts.

Le gouvernement refuse la gratuité du masque pour tous

Le gouvernement refuse la gratuité du masque pour tous

la ministre chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher a annoncé que l’État continuerait d’équiper «ceux qui en ont le plus besoin», mais qu’il était «légitime» que les entreprises assument également ces coûts. Elle a également vanté les mérites des masques en textile, réutilisables et moins chers à l’usage, et affirmé que la France n’était plus dépendante de la Chine dans son approvisionnement.

lLe  coût des masques sanitaires peut atteindre les 300 euros par mois pour une famille de quatre personnes, Agnès Pannier-Runacher a vanté les mérites des masques réutilisables en textile. « Nous devons être fiers de notre filière textile» a-t-elle dit, rappelant qu’une utilisation d’un masque textile revient à 10 centimes d’euros environ, contre 95 centimes maximum pour un masque jetable. «De plus, la plupart des masques jetables sont aujourd’hui autour de 30 centimes d’euros», a rappelé la ministre.

Un gouvernement d’experts au Liban ?

Un gouvernement d’experts  au Liban ?

Depuis la démission du gouvernement libanais lundi,  la question se pose de son remplacement par une équipe d’experts. Des experts chargés non seulement de s’assurer que l’aide internationale parvient bien à ceux qui en ont besoin mais aussi en charge du redressement économique..“Un gouvernement de technocrates qui puisse assurer les réformes et qui gère l’aide d’urgence ” estime la France.

La France est déterminée à éviter que le Liban s’effondre et Emmanuel Macron a insisté lors de sa visite à Beyrouth puis lors de la visioconférence qu’il co-organisait dimanche sur l’aide à la reconstruction: l’aide d’urgence sera acheminée mais le soutien financier nécessaire par la suite pour reconstruire une économie durement touchée par la crise bancaire et qui ploie sous le poids de la dette dépend des réformes.

“Depuis qu’il est venu ici, relève une source politique libanaise de haut rang, Macron se comporte comme s’il était désormais le président du Liban. Ce qui n’est pas une mauvaise chose parce que personne ici n’est en mesure de jouer ce rôle. Personne ne fait confiance à qui que ce soit.”

Le gouvernement sortant était déjà largement formé par des ministres issus de la technocratie, mais nommés par les chefs de file des partis communautaires qui ont continué d’exercer leur influence à travers eux et fait obstacle à des réformes susceptibles de mettre fin à leurs systèmes de patronage.

Le coût de la reconstruction de Beyrouth, où l’explosion a fait 250.000 sans-abri, pourrait atteindre jusqu’à 30 milliards de dollars, ou 25 milliards d’euros, une somme que le Liban est incapable d’assumer seul.

“Plus encore qu’ailleurs, au Liban le temps c’est de l’argent”, souligne une source au ministère français des Finances.

En avril 2018, la conférence CEDRE (conférence économique pour le développement du Liban par les réformes et avec les entreprises) organisée à Paris par Emmanuel Macron a débouché sur des promesses de prêts et de dons de 11 milliards de dollars pour financer des investissements en infrastructures.

Mais leur déblocage dépend de la mise en oeuvre des réformes structurelles et sectorielles promises par le gouvernement libanais, réformes qui se font toujours attendre.

Selon une source gouvernementale libanaise, Emmanuel Macron souhaiterait que le futur gouvernement soit dirigé par Saad Hariri, qui a déjà été à deux reprises Premier ministre. Mais, ajoute cette source, le président Michel Aoun et les partis chrétiens s’y opposent.

Et si au final les factions libanaises ne cédaient pas aux demandes de réformes des pays donateurs, le député français Loïc Kervran, qui préside le groupe d’amitié France-Liban à l’Assemblée nationale, indique que des sanctions pourraient s’avérer un outil efficace, une interdiction de visa par exemple.

“Les hommes politiques libanais voyagent beaucoup, et voyagent beaucoup à Paris par exemple (…) C’est un moyen de pression important”, dit-il.

Gouvernement : une armée mexicaine inefficace

Gouvernement : une armée mexicaine inefficace

L’inflation du nombre de ministres s’accompagne d’une instabilité croissante, qui nuit à l’efficacité du pilotage des politiques publiques, déplore Gaspard Gantzer, ancien conseiller de François Hollande. Parmi une série de dispositions pour y mettre fin, il propose d’en fixer le nombre maximum dans la Constitution.

Tribune. On a beaucoup glosé sur le nombre de membres du gouvernement de Jean Castex. Il y a de quoi. Avec quarante-trois membres, il est le plus large depuis celui de Jean-Pierre Raffarin en 2004, qui comptait quarante-quatre personnes, et se rapproche du record du gouvernement Rocard de 1988, qui en rassemblait quarante-neuf. On est loin de la promesse de campagne d’Emmanuel Macron qui s’était engagé en 2017 à composer « un gouvernement de quinze membres maximum, très ramassé ».

Cette inflation des portefeuilles ministériels semble cependant moins préjudiciable au bon fonctionnement de la démocratie que l’instabilité gouvernementale qui l’accompagne. En effet, en trois ans, Emmanuel Macron a nommé soixante-neuf personnes au gouvernement. C’est déjà plus que Nicolas Sarkozy en cinq ans (soixante-huit) et presque autant que François Hollande lors du précédent quinquennat (soixante-quatorze).

Dans certains ministères, la valse des titulaires donne le tournis. A l’écologie, Barbara Pompili est la quatrième ministre en trois ans, tout comme Julien Denormandie à l’agriculture, Clément Beaune aux affaires européennes et Gabriel Attal au porte-parolat. A l’intérieur, Gérald Darmanin est le troisième ministre depuis 2017, tout comme Roselyne Bachelot à la culture et Eric Dupond-Moretti à la justice. Du premier gouvernement Edouard Philippe, il ne reste que neuf survivants et seuls Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire, Frédérique Vidal et Jean-Michel Blanquer sont toujours à leur poste de départ.

L’instabilité s’accentue, mais elle n’est cependant pas nouvelle.

Lors du précédent quinquennat, si Stéphane Le Foll, Jean-Yves Le Drian et Marisol Touraine sont restés à leur place de bout en bout, François Hollande a connu trois premiers ministres, quatre ministres de l’intérieur et de l’écologie, trois ministres de l’éducation, de la culture et du travail. Si Nicolas Sarkozy n’a eu qu’un seul premier ministre, François Fillon, il a compté trois ministres des affaires étrangères, de l’intérieur, de la défense et de l’économie, ainsi que cinq titulaires différents aux affaires européennes !

Comment expliquer cette instabilité croissante ? Il ne faut pas exclure le plaisir des présidents successifs d’user et parfois d’abuser de leur pouvoir de nomination qui leur donne droit de vie et de mort politique.

De même, on peut imaginer qu’Emmanuel Macron soit amené à commettre plus d’erreurs de casting que ses prédécesseurs, en raison de la rapidité de son ascension qui ne lui a pas permis de constituer un réseau politique dense et de sa volonté d’ouvrir le gouvernement à des personnalités issues de la société civile, sans expérience du pouvoir. Cependant, cette instabilité ministérielle chronique a des causes plus profondes.

 

Ségolène Royal: « On m’a proposé » d’entrer ……ou de ne pas entrer…. au gouvernement ?

Ségolène Royal: « On m’a proposé » d’entrer ……ou de ne pas entrer…. au gouvernement ?

 

La capacité de Ségolène Royal à rebondir médiatiquement est sans doute sans limite. Pour preuve, elle persiste et signe en affirmant qu’elle a bien été contactée mais on ne sait pas très bien si c’est pour entrer ou ne pas entrer dans le gouvernement. Ce qui paraît vraisemblable, c’est que comme d’habitude elle a rappelé à un proche de Macon qu’elle existait toujours. On note d’ailleurs dans ses critiques du gouvernement une certaine déception pour n’avoir pas eu de retour. L’ancienne ministre de l’Écologie avait assuré début juillet avoir été contactée pour entrer au gouvernement, une information rapidement démentie par l’Élysée. Mais Ségolène Royal a maintenu sa version, mercredi soir sur Europe 1.  »On me l’a proposé en tout cas », a-t-elle assuré, avant d’expliquer pourquoi elle n’a aucun regret de ne pas être entrée au sein du gouvernement.

« Ça n’avait de sens que s’il y avait eu une évolution politique plus profonde, c’est-à-dire une remise à nouveau des services publics, qui ont été drastiquement réduits au cours de ces dernières années. Et puis une offensive beaucoup plus forte sur la question environnementale pour laquelle il y a eu des reculs inqualifiables ces trois dernières années », a critiqué l’ancienne candidate à la présidentielle.

Ségolène Royal a ensuite vivement pointé du doigt la politique environnementale menée par le gouvernement, déplorant de nombreux « reculs » en la matière. « Ça supposerait déjà une remise à niveau de tout ce qui a reculé, comme les échéances sur la diminution du nucléaire ou des autorisations sur la déforestation qui ont été organisées », a-t-elle jugé.

« Il y a eu aussi l’affaiblissement des protections des établissements classés, c’est-à-dire les usines dangereuses, qui a été entérinée. Il y a également l’affaiblissement des sites naturels, ainsi qu’un recul sur l’application de l’accord de Paris sur le climat. »

Ségolène Royal est également revenue sur le plan de relance de l’Union européenne, adopté mardi par les 27 pays pour relancer l’économie européenne face à la crise du coronavirus. L’ancienne ministre a salué cet accord mais a expliqué que « tout reste à faire » en matière d’écologie, taclant au passage Emmanuel Macron.  »Comme le disait Angela Merkel : tout reste à faire. Il y a une sorte de contraste entre la déclaration d’Emmanuel Macron, qui a dit que c’est le moment le plus important de l’histoire de l’Europe depuis la création de l’euro, et la sobriété d’Angela Merkel. C’est bien de tenir un discours positif, mais je préfère celui d’Angela Merkel, qui dit qu’il faut transformer ces annonces en actions », a estimé Ségolène Royal.

« Si on veut qu’il y ait une priorité environnementale pour des créations d’activités et d’emplois, tous les ministres et tous les territoires doivent se mobiliser. Pour la première fois, les énergies renouvelables constituent l’énergie la plus importante dans le production d’électricité en Europe. Il faut vraiment accélérer ce mouvement », a insisté l’ancienne ministre visiblement très déçu de ne pas l’être à nouveau.

Réactions à l’annonce du nouveau gouvernement: en marche arrière

Réactions à l’annonce du nouveau gouvernement: en marche arrière

 

 

Les différentes réactions dans l’opposition se rejoignent au moins sur un point : en marche arrière pour Macron. Fini le temps du recours à la nouveauté politique sauf exception pour la justice, retour aux politiques  de métier et surtout recentrage complet à droite. C’est la fin du en même temps.

Macron sait qu’il a perdu tout appui à gauche et va surtout picorer dans les gamelles politiques de droite. Notons d’ailleurs qu’il n’a débauché aucune personnalité de premier plan tant à gauche qu’à droite. Bref pour ce gouvernement une sorte de  bricolage, on  a  fabriqué du neuf avec du vieux mais désormais clairement sous la tutelle de Macron.

Il n’y aura sûrement pas de changement de cap sauf peut-être un peu sur la méthode avec un retour à la multiplication des présences médiatiques un peu partout. Pour preuve le Premier ministre a déjà additionné  les rencontres qui ne servent pas à grand-chose car trop générales et trop rituéliques.

Pas étonnant pour l’innovation, ce sera comme d’habitude le champ d’action privilégiée du président de la république.

Ci-après les principales réactions à la composition du nouveau gouvernement du Premier ministre Jean Castex dévoilé ce lundi, qui compte 16 ministres et 14 ministres délégués.

MARINE LE PEN, présidente du Rassemblement national (RN), sur Twitter: “À la Justice est nommé un militant d’extrême gauche qui souhaite l’interdiction du RN, premier parti d’opposition. Ça promet…”

OLIVIER FAURE, Premier secrétaire du Parti socialiste, sur Twitter: “La crise appelait un changement profond. Au final, c’est un gouvernement plus à droite que jamais. Macron promettait de se réinventer mais il continue de concentrer tous les pouvoirs. Ce n’est pas un gouvernement, c’est un caprice.”

CHRISTIAN JACOB, président du parti Les Républicains, sur Twitter: “Tout ça pour ça. Ce jeu de chaises musicales ne fera pas oublier l’essentiel : l’échec de la politique menée depuis 3 ans, la défaite cinglante aux #Municipales2020 et l’incapacité d’Emmanuel #Macron à tracer un cap et à réagir face à la crise.”

ERIC COQUEREL, député La France insoumise, sur Twitter : “Le nouveau chemin se prépare en marche arrière : ce gouvernement c’est un commis, courroie de transmission de l’Elysée, un jeu de chaise-musicale entre les mêmes et deux papillons qui aiment les paillettes médiatiques en guise d’ouverture. Rien de changé.”

JULIEN BAYOU, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), sur Twitter : “Bon vent à #Pompili ministre de l’écologie. Une feuille de route simple, celle de la #conventioncitoyenne #climat. Espérons qu’elle fasse mieux que lors de son passage comme secrétaire d’Etat à la biodiversité sous Hollande. Assez de discours, des actes.”

Un nouveau gouvernement de Pieds Nickelés ?

Un nouveau gouvernement de Pieds Nickelés ?

 

En dépit des déclarations du nouveau Premier ministre, il sera difficile de mettre en place un nouveau gouvernement à la fois compétent et d’un certain poids politique.

On voit mal pourquoi Macron aurait choisi un troisième couteau comme premier ministre mais qu’il accepterait par contre des ministres ayant de fortes personnalités politiques. On peut d’ores et déjà prévoir une dizaine tout au plus de ministres sur les 40 actuels qui vont demeurer dans le nouveau gouvernement. La plupart devront donc partir. Ils seront remplacés surtout par des personnalités au profil plutôt neutre pour ne pas gêner la communication de Macron qui veut remettre la main sur Matignon.

Certes,  il y aura quelques surprises comme d’habitude mais davantage pour l’affichage qu’un changement réel de ligne. Parmi les surprises, certaines personnalités de gauche ( et de droite)  qui rêvent d’être ministre ou de le redevenir. Une sorte de débauchage à la mode de Sarkozy. Parmi les candidates , Royal affirme ,contrairement à l’Élysée, qu’elle a été sollicitée. Cependant l’Élysée dément. Cela d’autant plus que Macron ne veut sans doute pas s’entourer de responsables disposant d’une certaine épaisseur politique et qui pourraient lui faire de l’ombre. On pourrait en fait se retrouver avec une sorte de gouvernement assez disparate sorte de cocktail des différentes sensibilités, compétences, combines au goût global difficilement reconnaissable. Bref, le gouvernements type Macron sans grande saveur, sans grande personnalité et auquel on demandera  en outre de se taire le plus souvent pour laisser la parole au chef de l’État. Pour preuve, Macron a déjà imposé le directeur de cabinet et le chef de cabinet du nouveau premier ministre

Deux proches d’Emmanuel Macron viennent de le rejoindre : Nicolas Revel, en tant que directeur de cabinet, et Mathias Ott, nommé chef de cabinet, venu de l’Élysée où il officiait au sein du pôle territoire. Il n’en fallait pas plus pour que certains y voient le signe d’une mainmise du « Château » sur Matignon et d’une volonté de réduire le premier ministre à un rôle d’exécutant. « Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de “collaborateur” », a réfuté Castex, dans Le JDD.

« Ce n’est pas un souple, il ne faut pas se laisser avoir par ses rondeurs méridionales, confirme un membre du gouvernement. Le choix des conseillers thématiques aura beaucoup plus de signification. » Le premier ministre avait annoncé le jour de sa nomination qu’il prononcerait son discours de politique générale devant le Parlement dès le « milieu de la semaine ». Ce qui est certain quand on connaît Macon c’est que la composition du nouveau gouvernement donnera lieu à des commentaires nombreux, sans doute aussi controversés.

 

SONDAGE gouvernement. Les candidats en tête

SONDAGE gouvernement. Les candidats en tête

 

Pour le JDD, l’Ifop a sondé les Français* :ils  souhaitent-ils que Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer, Christophe Castaner, Bruno Le Maire, Muriel Pénicaud et Olivier Véran conservent leur ministère? Deux d’entre eux recueillent une majorité d’opinions favorables : Bruno Le Maire (53%), à l’Economie et aux Finances, suivi par Olivier Véran (52%), aux Solidarités et à la Santé.

« Bruno Le Maire est peut-être le ministre qui est le mieux sorti de la crise, il y a eu très peu de critiques sur la gestion économique, analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Il est en tête chez toutes les catégories politiques, à 90% chez LREM, 72% chez LR, presque 50% à gauche. » Seul Olivier Véran fait mieux auprès des sympathisants de gauche (51%). Le ministre de la Santé est aussi très populaire auprès des sympathisants LREM (87%) et LR (70%).

Les quatre autres ministres testés de recueillent pas une majorité d’opinions favorables. 44% des Français veulent voir Jean-Michel Blanquer poursuivre dans le rôle de ministre de l’Education nationale – « un score tout à fait honorable » selon Dabi – mais le détail de l’enquête est plus nuancé. « C’est assez préoccupant de voir qu’il fait un score très en dessous de sa moyenne chez les catégories de personne en âge d’avoir des enfants (38% chez les 25-34 ans et les 35-49 ans). Ça montre le divorce avec une partie des parents d’élèves », pointe le sondeur.

Pour les trois autres ministres testés, la situation est encore plus contrastée. Seuls 36% des Français veulent voir Nicole Belloubet rester ministre de la Justice, 28% souhaitent que Muriel Pénicaud conserve le ministère du Travail et 27% estiment que Christophe Castaner doit demeurer ministre de l’Intérieur. « Castaner est minoritaire dans tous les électorats, à peine majoritaire chez LREM (53%). Belloubet est aussi en difficulté, même si elle fait un score nettement au-dessus de lui. Il y a un vide sur l’autorité de l’Etat », note Frédéric Dabi.

Quant à Muriel Pénicaud, le sondeur estime que son faible score « est peut-être dû au fait que les Français ont intériorisé qu’on aurait un fort taux de chômage ». « C’est peut-être plus une anticipation qu’un désaveu, car elle a été considérée comme à la hauteur sur le chômage partiel. »

* Enquête menée le 3 juillet en ligne auprès d’un échantillon de 1.013 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

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