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La décivilisation par les réseaux sociaux

La décivilisation par les réseaux sociaux

TRIBUNE

 

Nathalie Heinich, sociologue dénonce dans le Monde  l’anarchie des réseaux sociaux et leur rôle décivilisateur.

 

 

 

Tribune.

 

L’assassinat islamiste qui nous endeuille confirme l’amplification d’un processus auquel nous assistons jour après jour avec effroi, et que le sociologue Norbert Elias aurait nommé « processus de décivilisation », permettant l’activation à grande échelle de tendances latentes, mais que bride le processus de « civilisation des mœurs ». Celui-ci, fait d’intériorisation des contraintes et d’autocontrôle des pulsions, a mis des siècles à se mettre en place à l’échelle de l’humanité.

Ce processus de civilisation est en train de se retourner en son contraire sous le coup, principalement (même si en matière humaine les causalités sont toujours multiples), des réseaux sociaux, cause si familière qu’on finit par ne plus en repérer les effets. En permettant l’extension dans l’espace et l’accélération dans le temps de la mise en public de tout le spectre des opinions et des comportements, ces technologies produisent des effets que plus personne ne maîtrise, parce qu’à la fois massivement mondialisés et spectaculairement accélérés – comme dans le cas de l’assassin de Samuel Paty, revendiquant son crime sur Twitter en temps réel.

Pointer ainsi le rôle décivilisateur des réseaux ne relève ni d’une peur ringarde de l’innovation ni d’une résistance face à la diffusion de nouvelles formes de communication où les plus âgés ne retrouveraient plus – dans tous les sens du terme – leurs petits. Libre aux « ravis » de la croyance inconditionnelle en les vertus du progrès technique de croire qu’il s’agirait d’un problème générationnel : ils rejoindront ainsi les « ravis » de la croyance inconditionnelle en les capacités d’autorégulation du marché. Il suffit d’observer et de comparer pour repérer ces ravages décivilisateurs, dont nous connaissons isolément chacun des éléments mais dont nous ne réalisons pas à quel point, se cumulant, ils font système, modifiant en profondeur notre monde.

En créant une immense tour de Babel incontrôlée des propos et des images accessibles dans l’espace public d’Internet, les réseaux favorisent une compétition pour l’attention (conceptualisée sous le terme d’« économie de l’attention »), qui induit la surenchère dans la singularisation, par la provocation, l’exagération, le défoulement, voire la jouissance à dire l’indicible, à montrer l’irreprésentable. D’où la publicisation massive d’opinions et de comportements transgressifs.

Société-Réseaux sociaux: responsables de l’appauvrissement de la pensée

Société-Réseaux sociaux:  responsables de l’appauvrissement de la pensée

Dans une interview au Figaro , Delphine Horvilleur, rabbin et écrivaine , pose la problématique dramatique de l’appauvrissement de la pensée du fait des réseaux sociaux où la caricature simplificatrice permet de faire l’économie de l’effort de compréhension de la complexité. Certes,  l’outil en tant que tel est neutre;  comme la plupart des nouvelles technologies, ce sont les conditions d’utilisation qui sont à mettre en cause. Les réseaux sociaux sont sans doute le meilleur et la pire des choses. Le meilleur quand ils permettent l’accès à la connaissance, le pire quand ils servent de miroir–malheureusement partagé_ aux abrutis violents,  incultes et intolérants.   (Interview le Figaro)

Que penser des réseaux sociaux, cet endroit où l’on est finalement au summum de la liberté d’expression, mais «où la haine s’étale aussi sans filtre» comme le dit Leïla Slimani ?
Sans aucun doute, les réseaux sociaux ont joué un rôle majeur dans l’appauvrissement de la pensée, en nous invitant continuellement à simplifier nos messages, en ne tolérant plus quoi que ce soit qui serait implicite, en nous permettant de constituer des communautés autour de nous, des gens qui pensent comme nous, qui votent comme nous, qui lisent les mêmes livres, qui ont les mêmes références culturelles… En réalité, on a anéanti, ou on est en phase d’anéantissement, du débat possible entre nos cultures. L’autre problème, c’est que le jeunes s’informent sur les réseaux sociaux. Ils croient que quand c’est sur une chaîne YouTube c’est vrai. Un point crucial à travailler avec l’école, c’est de les faire se questionner sur leurs sources d’information. À une époque, on disait «d’où tu parles, toi ?» Et en fait, le «d’où tu parles», il est génial, parce que c’est exactement la question qu’il faut poser aux jeunes aujourd’hui : d’où tu parles ? D’où détiens-tu l’information qui te permet de dire ce que tu dis ?

Comment expliquer que la jeunesse, si libre au XXIe siècle, puisse tomber dans le panneau du fondamentalisme religieux ?
Refuser la complexité du monde, c’est toujours tentant. Il y a quelque chose de radical dans la simplification du débat, et la radicalité a toujours tenté la jeunesse, et c’est normal. Il y a d’ailleurs une responsabilité très forte des modèles de la jeunesse, les animateurs de télévision, les youtubeurs, les influenceurs, les sportifs… Qui n’apportent pas la subtilité, la complexité, l’humour fin, et, je le redis, l’esprit critique, dont les jeunes ont besoin. Il y a une expression qu’on a beaucoup entendue dans la jeunesse ces dernières années : «tu me manques de respect». C’est intéressant de réfléchir à ça. Qu’est-ce que c’est que de respecter quelqu’un ? C’est savoir le contredire, le plus souvent. Protéger à tout prix quelqu’un d’une autocritique, c’est, au contraire, lui manquer de respect. C’est considérer qu’il est trop infantile, ou sous-développé, pour être capable de faire face à un questionnement, à une interrogation de ses repères.

À travers votre discours, on comprend aussi qu’il y a cet enjeu de croire en la laïcité tout en étant croyant (religieusement)…
Beaucoup de gens ont l’impression qu’on est laïque ou religieux, qu’on est croyant ou pas croyant. C’est comme s’il fallait choisir entre la science et la religion, c’est absurde. Pour moi, la laïcité et l’attachement à une religion cohabitent parfaitement. Je reconnais à la laïcité la bénédiction de me permettre de vivre la religion telle que je la vis. Je me sens profondément attachée à la laïcité parce que pour moi, elle est un cadre qui permet qu’aucune conviction, aucune croyance et aucun dogme ne sature l’espace dans lequel je vis. La laïcité est une garantie d’oxygénation permanente parce qu’il y a toujours un espace autour de moi qui reste vide de ma croyance ou de celle de mon voisin. Pour beaucoup, et on en revient à l’appauvrissement de la pensée et du vocabulaire, la laïcité est devenue synonyme d’athéisme. Mais ça ne l’a jamais été.

Depuis l’attentat, on entend çà et là des gens dire : les hommages c’est bien, maintenant, il faut du courage. «Ça ne peut plus se passer dans le pacifisme», dit Elisabeth Badinter. Quel est votre sentiment sur ce point ?
Il n’est pas question aujourd’hui d’être pacifiste, ou de baisser les bras, ou de trouver un compromis avec des assassins. Il y a un combat à mener, et comme dans tous les combats, y compris dans les combats militaires, il faut penser les alliances. Il n’y aurait rien de pire que de se tromper d’ennemi, et de commencer à se déchirer entre gens qui sont d’accord sur le fond, mais peut-être pas nécessairement sur la forme que doit prendre ce combat. Aujourd’hui, l’enjeu est là, il est dans comment on fait pour trouver des alliances qui soient salutaires, tout en étant conscient, lucide, que oui, nous sommes en guerre.

Réseaux sociaux: responsables de l’appauvrissement de la pensée

Réseaux sociaux:  responsables de l’appauvrissement de la pensée

Dans une interview au Figaro , Delphine Horvilleur, rabbin et écrivaine , pose la problématique dramatique de l’appauvrissement de la pensée du fait des réseaux sociaux où la caricature simplificatrice permet de faire l’économie de l’effort de compréhension de la complexité. Certes,  l’outil en tant que tel est neutre;  comme la plupart des nouvelles technologies, ce sont les conditions d’utilisation qui sont à mettre en cause. Les réseaux sociaux sont sans doute le meilleur et la pire des choses. Le meilleur quand ils permettent l’accès à la connaissance, le pire quand ils servent de miroir–malheureusement partagé_ aux abrutis violents,  incultes et intolérants.   (Interview le Figaro)

Que penser des réseaux sociaux, cet endroit où l’on est finalement au summum de la liberté d’expression, mais «où la haine s’étale aussi sans filtre» comme le dit Leïla Slimani ?
Sans aucun doute, les réseaux sociaux ont joué un rôle majeur dans l’appauvrissement de la pensée, en nous invitant continuellement à simplifier nos messages, en ne tolérant plus quoi que ce soit qui serait implicite, en nous permettant de constituer des communautés autour de nous, des gens qui pensent comme nous, qui votent comme nous, qui lisent les mêmes livres, qui ont les mêmes références culturelles… En réalité, on a anéanti, ou on est en phase d’anéantissement, du débat possible entre nos cultures. L’autre problème, c’est que le jeunes s’informent sur les réseaux sociaux. Ils croient que quand c’est sur une chaîne YouTube c’est vrai. Un point crucial à travailler avec l’école, c’est de les faire se questionner sur leurs sources d’information. À une époque, on disait «d’où tu parles, toi ?» Et en fait, le «d’où tu parles», il est génial, parce que c’est exactement la question qu’il faut poser aux jeunes aujourd’hui : d’où tu parles ? D’où détiens-tu l’information qui te permet de dire ce que tu dis ?

Comment expliquer que la jeunesse, si libre au XXIe siècle, puisse tomber dans le panneau du fondamentalisme religieux ?
Refuser la complexité du monde, c’est toujours tentant. Il y a quelque chose de radical dans la simplification du débat, et la radicalité a toujours tenté la jeunesse, et c’est normal. Il y a d’ailleurs une responsabilité très forte des modèles de la jeunesse, les animateurs de télévision, les youtubeurs, les influenceurs, les sportifs… Qui n’apportent pas la subtilité, la complexité, l’humour fin, et, je le redis, l’esprit critique, dont les jeunes ont besoin. Il y a une expression qu’on a beaucoup entendue dans la jeunesse ces dernières années : «tu me manques de respect». C’est intéressant de réfléchir à ça. Qu’est-ce que c’est que de respecter quelqu’un ? C’est savoir le contredire, le plus souvent. Protéger à tout prix quelqu’un d’une autocritique, c’est, au contraire, lui manquer de respect. C’est considérer qu’il est trop infantile, ou sous-développé, pour être capable de faire face à un questionnement, à une interrogation de ses repères.

À travers votre discours, on comprend aussi qu’il y a cet enjeu de croire en la laïcité tout en étant croyant (religieusement)…
Beaucoup de gens ont l’impression qu’on est laïque ou religieux, qu’on est croyant ou pas croyant. C’est comme s’il fallait choisir entre la science et la religion, c’est absurde. Pour moi, la laïcité et l’attachement à une religion cohabitent parfaitement. Je reconnais à la laïcité la bénédiction de me permettre de vivre la religion telle que je la vis. Je me sens profondément attachée à la laïcité parce que pour moi, elle est un cadre qui permet qu’aucune conviction, aucune croyance et aucun dogme ne sature l’espace dans lequel je vis. La laïcité est une garantie d’oxygénation permanente parce qu’il y a toujours un espace autour de moi qui reste vide de ma croyance ou de celle de mon voisin. Pour beaucoup, et on en revient à l’appauvrissement de la pensée et du vocabulaire, la laïcité est devenue synonyme d’athéisme. Mais ça ne l’a jamais été.

Depuis l’attentat, on entend çà et là des gens dire : les hommages c’est bien, maintenant, il faut du courage. «Ça ne peut plus se passer dans le pacifisme», dit Elisabeth Badinter. Quel est votre sentiment sur ce point ?
Il n’est pas question aujourd’hui d’être pacifiste, ou de baisser les bras, ou de trouver un compromis avec des assassins. Il y a un combat à mener, et comme dans tous les combats, y compris dans les combats militaires, il faut penser les alliances. Il n’y aurait rien de pire que de se tromper d’ennemi, et de commencer à se déchirer entre gens qui sont d’accord sur le fond, mais peut-être pas nécessairement sur la forme que doit prendre ce combat. Aujourd’hui, l’enjeu est là, il est dans comment on fait pour trouver des alliances qui soient salutaires, tout en étant conscient, lucide, que oui, nous sommes en guerre.

Réinventer les réseaux sociaux

Réinventer les réseaux sociaux

L’Odissée (*)  propose dans la Tribune de réinventer les réseaux sociaux.

 

Les réseaux sociaux ont lancé une ère d’échange d’information. Dans leur âge adulte, ils devront structurer les interactions au point de permettre aux internautes de produire par eux-mêmes du sens partagé et des raisonnements collectifs.

Les limites des réseaux sociaux actuels

Les réseaux sociaux placent chaque personne à un simple clic du toute l’information accumulée dans l’histoire de l’humanité. En théorie, chacun peut donc désormais découvrir facilement ce qu’il cherche. Pourtant, ces plateformes restent encore en pratique porteuses d’exploitation, de partialité, de simplisme, d’addiction et de manipulation :

  • L’utilisateur utilisé. Engagé malgré lui dans un modèle économique non transparent, l’utilisateur n’a pas conscience d’être en réalité un produit vendu par les réseaux sociaux à leurs propres clients. Son temps d’écran et ses données personnelles sont négociés à son insu à des annonceurs.
  • Le lecteur enfoncé dans sa subjectivité. Pris dans des algorithmes dont il n’a pas idée, l’Internaute devient un consommateur conditionné : qui n’accède qu’à des informations qui correspondent à ses goûts. Plus il reçoit d’informations, plus il conforte ses aprioris et moins il développe son savoir et son objectivité.
  • Le récepteur égotisé. Dans une majorité de cas, entrer dans l’échange ne devrait pas se réduire à l’ajout facile d’un Like (cliquer sur un pouce levé), d’un petit cœur ou d’un commentaire lapidaire. Ainsi, réagir ne consiste pas à aiguiser son esprit critique, mais seulement à affirmer son opinion sans l’argumenter. C’est le règne du Moi.
  • L’émetteur addictif. Les émetteurs de photos et autres posts sont pris au double piège du recueil de Likes et de cœurs, qui satisfont à la fois leur besoin social d’approbation par autrui et leur besoin physiologique de leur dose de dopamine (molécule de la sensation du plaisir instantané) sans laquelle ils se trouvent en état de manque. Placé en dépendance, l’humain voit ainsi son rôle réduit à celui d’une ressource exploitable en continu à ses dépens.
  • Le citoyen dictateur. Sans guère d’autre choix que se conformer à la logique de propagande manipulatoire dans laquelle il baigne, l’Internaute s’active le plus souvent pour affirmer son propre point de vue à la va-vite. La somme de tous ces petits dictateurs nous plonge dans un despotisme insidieux.

 

Les réseaux sociaux, peut être malgré eux, reposent sur des mécanismes sous-jacents qui éloignent de la démarche scientifique de recherche de vérité. D’aucuns dénoncent même leur impact destructeur sur la civilisation. En tous cas, même lorsqu’ils ne visent pas seulement à divertir, ils restent encore fort loin de leur potentiel de partage de la connaissance et d’élévation de l’épanouissement de leurs larges publics.

Une nouvelle génération de réseaux sociaux

Reste donc à structurer l’accès au savoir pour projeter les populations dans la recherche des conditions de meilleurs niveaux de vivre ensemble et de réussir ensemble. Il s’agit d’inverser la morale du Loup et l’agneau La raison du plus fort est toujours la meilleure pour faire en sorte que, désormais, la raison la meilleure devienne la plus forte. L’affaire n’est pas mince … ! Cela suppose d’ajouter aux plateformes actuelles plusieurs univers entiers qui leur sont encore étrangers :

  • Organiser la réflexion collective. Le Maréchal Foch disait que la question la plus importante, en toute situation, est « De quoi s’agit-il ? ». La formulation augmentée d’un problème suppose d’englober tous les faits à leur juste place. Alors seulement un diagnostic pointu peut être établi. Ensuite, la recherche de solutions innovantes et efficaces nécessite de soumettre toutes les idées à un même niveau aigu d’analyse.

–> Résoudre un problème requiert donc de recueillir toutes les informations et propositions, puis de les agencer dans un ordre optimal pour bâtir un raisonnement commun. Un travail à plusieurs suppose donc d’organiser ce partage entre tous et cet ordonnancement avant, pendant et après les instants de travail collectif. Alors, il devient possible de distribuer la parole à la diversité des participants dans un ordre optimal.

  • Étudier le collectif. L’enchainement impartial des données est nécessaire, mais encore insuffisant : garantir la qualité de la réflexion collective réclame d’égaliser les chances et donc les soutiens dont bénéficient la variété des expériences, savoirs et visions. Aussi, la sur-représentation de certains groupes doit être atténuée pour certaines données, tandis que la sous-représentation d’autres groupes doit être étayée pour d’autres données.

–> Ordonner les faits et idées suppose de compenser les minorités face à la majorité. Distribuer la parole en pratique rend indispensable de procéder à un examen de l’ensemble des participants pour les regrouper par catégories spécifiques. Ceci pour chaque phase de la réflexion collective. Pour que le groupe accepte ce genre de classification, il lui faut pouvoir y accéder et s’y reconnaître, tout en préservant l’anonymat des participants. Cela au point de l’aider à mieux se connaître et surtout à comprendre comment transformer en opportunité la faiblesse apparente de sa diversité.

  • Évaluer les acteurs. Traiter un groupe d’acteurs en adultes, à égalité, commande d’étudier la spécificité de chacune des personnes qui le composent. Au-delà des lois sur la protection et l’accès aux données personnelles sur Internet, ce positionnement individuel doit être restituable à chacun de façon confidentielle.

–> La prise en compte de la complexité de la personne vise à démontrer l’objectivité du processus de réflexion collective. Mais l’analyse vise surtout à aider chacun à mieux se comprendre à la fois de façon intrinsèque sur le sujet traité et de façon relative en se comparant aux autres participants.

  • Développer l’engagement dans le collectif. Si le préalable à la réussite de l’inclusion d’acteurs dans la réflexion exige de respecter les particularités de tous, l’étude n’est qu’un moyen. La finalité est le développement conjugué de la personne, du collectif qui travaille ensemble ainsi que de toutes parties prenantes concernées par le travail de ce collectif.

–> Il s’agit donc de favoriser le rapprochement systématique des intérêts, pratiques et projets de chaque personne avec ceux du collectif dans lequel elles évoluent ainsi qu’avec les parties prenantes de ce groupe, c’est-à-dire avec l’intérêt général.

Embarquer l’intelligence sociale

 

Le système d’étude embarquée dans les réseaux sociaux du futur doit donc générer de façon automatique une analyse qui permette aux utilisateurs de se saisir de leur différences et complémentarités.

Le mécanisme fonctionnera par le simple ajout d’un lien vers un questionnaire thématique universel court établi par des sociologues, composé d’un Quotient d’intelligence sociale (QIS ou Q.I. social) ainsi que de questions ouvertes génériques (recueil de témoignages et de pratiques). En guise d’ordre du jour ou de compte rendu de réunion, ou dans le cadre d’une démarche d’étude, d’évaluation spécifique, des questions Minutes pourront être ajoutées à la volée par l’Internaute émetteur, animateur de sa propre dynamique structurée. Chaque participant pourra modifier à volonté le niveau de partage de chacune de ses analyses et propositions avec le collectif qui l’invite, sa communauté ou même sur Internet. Les réponses seront mémorisées dans une plateforme globale incluant des espaces sécurisés dédiés aux organismes participants.

Les résultats pourront être présentés dans des formats adaptés aux quatre usages primaires, indépendants les uns des autres :

  • Réunions : guide d’animation pour distribuer la parole, bloc-notes collectif pour partager les faits et idées,
  • Étude : carte des faits et idées pour embrasser la complexité des enjeux, sociogramme du collectif (diaporama et rapport anonymisés) pour intégrer la diversité des acteurs,
  • Évaluation : sociogrammes individuels (diaporamas et rapports confidentiels) pour analyser chaque acteur, blocs-notes individuels pour mémoriser la paternité des contributions, Cv citoyen pour valoriser toutes les compétences et valeurs,
  • Engagement social et citoyen : calcul du temps passé par programme, par action, par acteur, par événement pour conscientiser la réalité de l’engagement, production de reçus fiscaux pour le temps de travail consacré à la recherche de l’intérêt général pour valoriser l’engagement citoyen.

Inventer les sociotech

Si les premiers réseaux sociaux ont été portés par des entrepreneurs de la high-tech, des ingénieurs informatiques, il s’agit à présent d’insérer la sociologie dans la technologie afin d’en multiplier l’utilité et d’exploiter tout son potentiel de développement de l’esprit critique. Alors, cette nouvelle génération de réseau social permettra de socratiser le dialogue.  Chaque interaction abondera à une démarche participative continue ouverte et structurée. Chaque participant verra sa lucidité affutée, prendra des décisions plus éclairées et pourra augmenter son ambition en lien avec sa famille et ses amis, ses activités et ses interlocuteurs professionnels, son territoire et même la planète dans son ensemble.

Alors, la merveilleuse ambition du précepte Connais-toi toi-même, écrit sur le frontispice du temple de Delphes, trouvera un nouveau souffle pour forger la conscience et la prise en main par chacun de son destin personnel et du destin collectif.

 

_____

NOTES

(*) Afin d’éviter les écueils des faux dialogues générateurs de suspicion, de rupture et de conflits, La Tribune ouvre ses colonnes à l’Odissée. Pilotée par son directeur et expert de la dialectique, Jean-François Chantaraud, la chronique hebdomadaire « Ne nous fâchons pas ! » livrera les concepts, les clés opérationnelles de la méthode en s’appuyant sur des cas pratiques et sur l’actualité.

L’Odissée, l’Organisation du Dialogue et de l’Intelligence Sociale dans la Société Et l’Entreprise, est un organisme bicéphale composé d’un centre de conseil et recherche (l’Odis) et d’une ONG reconnue d’Intérêt général (les Amis de l’Odissée) dont l’objet consiste à « Faire progresser la démocratie dans tous les domaines et partout dans le monde ».

Depuis 1990, l’Odissée conduit l’étude interactive permanente Comprendre et développer la Personne, l’Entreprise, la Société. Dès 1992, elle a diffusé un million de Cahiers de doléances, ce qui l’a conduit à organiser des groupes de travail regroupant des acteurs des sphères associative, sociale, politique, économique qui ont animé des centaines d’auditions, tables rondes, forums, tours de France citoyens, démarches de dialogue territorial et à l’intérieur des entreprises.

 

Professeur assassiné: Les réseaux sociaux en cause

Professeur assassiné: Les réseaux sociaux en cause

Le professeur assassiné été victime d’un complot puisque l’auteur de ce crime ne connaissait pas le professeur et qu’il a été manipulé. Un complot soutenu notamment par des vidéos sur les réseaux sociaux. Curieusement,  les propos sur ces  vidéos seraient poursuivis juridiquement s’il s’était tenu de manière verbale. La preuve que sur Internet la plus grande anarchie règne en matière de régulation.

Cela d’autant plus que l’anonymat est également autorisé. Toutes les passions, les excès et les points de vue tordus et irresponsables  peuvent s’exprimer derrière l’anonymat de l’écran. Les  réseaux sociaux  sont largement responsables dans la mesure où ils fonctionnent sur la dynamique du buzz. Plus le propos est polémique, plus il suscite des  réactions et plus le réseau social gagne de l’argent avec la pub.

Dans le cas de l’assassinat du professeur Samuel Patty des vidéos ont été mises en ligne par un père d’élève, dont la demi-soeur avait rejoint le groupe Etat islamique en Syrie en 2014, dénonçant la présentation par le professeur de deux caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression quelques jours plus tôt, selon le procureur antiterroriste.

“On ne peut pas imaginer qu’on puisse en arriver-là”, a dit à Reuters Cécile Ribet-Retel, membre d’une des associations de parents d’élèves du collège. “Cela questionne sur le rôle des réseaux sociaux.”

La crise commence le 7 octobre, lorsque le père d’une élève publie sur son compte Facebook une vidéo dans laquelle il crie sa colère contre le professeur qui a, selon lui, diffusé en classe une caricature représentant le prophète Mahomet nu, a expliqué le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard.

Il rencontre le lendemain la direction de l’établissement pour réclamer le renvoi du professeur, puis publie le soir-même une autre vidéo dans laquelle il donne cette fois, le nom de l’enseignant ainsi que l’adresse du collège. Il dépose ensuite une plainte pour diffusion d’images pornographiques.

Une autre vidéo intitulée “l’Islam et le prophète insulté dans un collège public” est publiée le 12 octobre. Le père de l’élève y relate une nouvelle fois les faits.

Certaines vidéos sont relayées par la Grande Mosquée de Pantin. Abdelhakim Sefrioui, activistes islamistes notoires, apporte son soutien au père de l’élève sur Twitter.

Cadres et réseaux sociaux : » lèche-bottes” institutionalisé »

Cadres et  réseaux sociaux : » lèche-bottes” institutionalisé »

L’ethnologue et consultant Laurent Assouly expose, dans une tribune au « Monde », les résultats d’une enquête sur l’utilisation des réseaux sociaux professionnels, tels que LinkedIn, par les cadres d’entreprise

 

Tribune. Le recours massif aux réseaux sociaux par la plupart des entreprises est aujourd’hui chose commune, mais l’incitation grandissante des salariés à y jouer un rôle actif est relativement récente. Au risque de fracturer, ou de renouveler pour les plus optimistes, la relation employeur-salarié. Une promenade d’investigation sur quelques plates-formes numériques du moment (LinkedIn, réseaux sociaux internes des entreprises, Facebook…) dévoile, pour un individu étranger au monde de l’entreprise, un univers d’employés dévots, solidaires et décontractés, au sein d’espaces de travail à l’iconographie d’hôtellerie vacancière de luxe avec, en parallèle, un monde de « coachs » prêts à porter assistance à leur réussite professionnelle et/ou privée.

Les textes qui agrémentent ces visuels soignés et policés clament, à la quasi-unanimité, l’amour et la fierté que ressentent les salariés à l’égard de leur entreprise. Les images et émoticônes surannées gomment les aspérités d’un néolibéralisme tant décrié et d’un mal-être au travail qui touche, par déduction pourrait-on supposer, les entreprises absentes de ces réseaux sociaux. Impulsés par des start-up pionnières maîtrisant ces nouveaux codes communicationnels, les grands groupes ne sont jamais en reste dès lors qu’il faut « faire jeune » et se rêver agile.

Une observation attentive des « posts » du réseau professionnel LinkedIn, plate-forme de recrutement mais aussi enseigne de communication des entreprises, révèle une rhétorique et une dialectique uniformisée donnant à voir des salariés prenant soin de ne jamais « tirer la couverture à soi », dans un contexte revendiqué de « bienveillance ». Comme si, par enchantement, les jeux de pouvoirs documentés depuis les années 1970 par les travaux des sociologues Erhard Friedberg et Michel Crozier s’étaient évaporés, et les cadres étaient soudain habités des préceptes de sagesse de la philosophie de Sénèque.

Bien évidemment, il n’en est rien. Un nouveau genre théâtral se fait jour, la comédie « hypocrito-tragique », où le salarié, dans un formidable effort narcissique et schizophrénique, joue le bonheur dans un certain renoncement de son « moi » au risque de se perdre. Plusieurs utilisateurs assidus de LinkedIn nous diront que continuellement, ils se mentent à eux-mêmes pour se conformer à leur cadre professionnel (enquête postée le 21 août 2020 sur la plate-forme LinkedIn : une cinquantaine d’utilisateurs ont réagi à travers des commentaires publics et/ou privés, poursuivis par des interviews plus personnelles).

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« Quelle régulation des réseaux sociaux»

« Quelle régulation des réseaux sociaux»

 

 

Pour sortir de l’opacité qui alimente craintes et rumeurs de manipulations, le législateur doit confier à l’administration le pouvoir d’obtenir la transparence des plates-formes, estiment, dans une tribune au « Monde », Paula Forteza, députée, Aymeril Hoang et Benoît Loutrel, experts en numérique.

 

Tribune.

 

L’invalidation et les réserves d’interprétation décidées par le Conseil constitutionnel sur les lois de « lutte contre les contenus haineux sur Internet » et « contre la manipulation de l’information », ont le mérite de protéger sans concession la liberté d’expression. Elles soulignent aussi la difficulté à inventer un modèle de régulation des grands réseaux sociaux.

Dans une approche directe, la régulation porte sur les contenus publiés et se retrouve coincée dans une double contrainte : soit elle est respectueuse de nos libertés, mais au prix de son efficacité, en exerçant un contrôle trop tardif de l’expression publique ; soit elle est efficace, mais au prix de nos libertés, en exerçant un contrôle a priori par une entité illégitime.

Car selon nous, le juge judiciaire reste la seule autorité légitime pour sanctionner les abus de cette liberté. Rien ne saurait justifier de faire exception ou entorse au rôle de la justice, pas même le caractère instantané et massif de contenus contestables que permet le numérique. Alors, oui, la dématérialisation de notre parole, le recours à des pseudonymes, viennent percuter le mode opératoire de la justice. Mais il convient d’adapter les procédures judiciaires au contexte numérique et non d’en bouleverser les principes.

Dans l’attente de l’adaptation de la justice à la transition numérique, se pose néanmoins la question de l’action et de la responsabilité des grands réseaux sociaux. Participent-ils à une censure excessive de nos propos ou au contraire sont-ils trop permissifs à l’égard de nos abus ? Plus important peut-être, quelles sont les intentions et effets de ces traitements algorithmiques d’information à une échelle massive ? Cherchent-ils à influencer l’opinion publique ? S’en préoccupent-ils ? Qui utilise, et à quelles fins, cette infrastructure informationnelle pour cibler toujours plus finement des contenus qui ne se limitent pas nécessairement à nous vanter les vertus d’un bien ou d’un service ?

Le pouvoir des réseaux sociaux est à la fois similaire et fondamentalement différent de celui des médias traditionnels. Similaire, car en accélérant certaines informations, médias et réseaux sociaux influencent et permettent la formation de l’opinion publique. Radicalement différent, car les réseaux sociaux n’ont pas de protocole éditorial, qui voit l’éditeur sélectionner, un à un, les contenus. Leur pouvoir découle d’une fonction algorithmique, qui traite en masse les contenus.

 

A quand la fin de l’Anonymat sur les réseaux sociaux ?

A quand la fin  de l’Anonymat sur les réseaux sociaux ?

 

 

Il est clair que l’anonymat sur les réseaux sociaux permet  d’augmenter considérablement le volume des flux et satisfaits les grands du numérique. D’où d’ailleurs les réticences à vouloir réguler les excès. Réduire les excès, c’est réduire le business notamment la ressource publicitaire. Le déferlement maladif de tous les excès et évidemment encourager par cet anonymat symbole du manque de courage d’une société autant que des individus. Il suffit pour s’en persuader de lire certains sites et certains commentaires qui relèvent de l’information du caniveau. Des caniveaux plus ou moins profond selon la ligne éditoriale des médias qui les diffusent. Plus cette ligne éditoriale est populiste et plus les caniveaux gagnent en profondeur notamment en haine, en injure tout autant qu’en offense à la langue française. La diffusion de commentaires par les sites eux-mêmes posent des problèmes de déontologie. Certains sites populistes diffusent essentiellement les commentaires favorables à leur thèse pour renforcer la crédibilité de leur ligne éditoriale ce qui permet aussi d’offrir une réassurance identitaire à des lecteurs les plus radicaux, les plus excessifs mais en même temps les plus insignifiants.

 

Pour Jean Castex, l’anonymat sur les réseaux sociaux est « quelque chose de choquant », « un sujet dont il va falloir qu’on s’empare »a-t-il déclaré mi-juillet au Parisien. le Premier ministre estime que « si on se cache, les conditions du débat sont faussées. [...]. On peut vous traiter de tous les noms, de tous les vices, en se cachant derrière des pseudonymes. Dans ces conditions, les réseaux sociaux, c’est le régime de Vichy : personne ne sait qui c’est ! », De son côté le nouveau ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti s’est interrogé. « Est-ce que technologiquement on peut intervenir pour interdire l’anonymat sur les réseaux sociaux ? Si vous pouvez m’aider à résoudre cette question, je suis preneur« , a-t-il demandé lors de son audition devant l’Assemblée nationale.

Bien entendu il ne s’agit pas de mettre en place une quelconque censure mais cet anonymat qui encourage tous les excès dans tous les domaines n’est évidemment pas tolérable. On objectera (les défenseurs de l’anonymat) que la législation permet de poursuivre les auteurs d’éventuels délits. Le problème c’est que les dispositions prévues sont complètement inapplicables et inappliquées compte tenu de l’ampleur du phénomène notamment.

Energie :  » les risques d’une tempête solaire sur les réseaux électriques »

Energie :  » les risques d’une tempête solaire sur les réseaux électriques »

Le professeur Charles Cuvelliez et l’assureur Emmanuel Michiels pointent, dans une tribune au « Monde », le risque que fait peser une toujours possible éruption solaire sur les réseaux électriques de la planète.

Tribune.

 En mars 2019, le président Trump a signé une ordonnance relative à une nouvelle menace militaire : les impulsions électromagnétiques, connues depuis longtemps comme un dommage « collatéral » des explosions nucléaires. Elles ont été découvertes en 1962 lors d’un essai nucléaire au-dessus du Pacifique. Sur un rayon de 1 400 km, des équipements électriques furent endommagés. Les Etats-Unis et l’Union soviétique ont alors investigué le potentiel de destruction de cette arme, mais elle a été jugée trop destructrice, puisque à même de stopper définitivement le fonctionnement d’un pays.

Une impulsion électromagnétique d’origine nucléaire a trois phases, dites E1, E2 et E3. Durant la phase E1, les rayons gamma émis par l’explosion arrachent des électrons aux atomes de la haute atmosphère. Ces derniers arrosent ensuite le sol et l’ensemble des équipements électriques, qui agissent comme des antennes pour les capter. Les dégâts sont immenses.

La phase E2 résulte des rayons gamma secondaires qui ont pu interagir avec la haute atmosphère. Leur effet est alors similaire à des orages, contre lesquels les protections habituelles peuvent fonctionner.

Enfin, la phase E3 a le même effet que les tempêtes solaires : c’est la phase « magnétohydrodynamique », qui déforme le champ magnétique terrestre et crée, du fait de cette interaction, des courants électriques géo-induits dans les équipements au sol.

Une arme aux mêmes effets, mais sans son côté nucléaire, pourrait mettre un adversaire hors de combat sans combat. Voilà qui est attirant pour les stratèges et les politiques. Les « e-bombes », appelons-les ainsi, ont aussi l’élégance, tout comme les cyberattaques, de ne tuer personne, ou presque (les porteurs de pacemakers et les patients sous assistance électronique dans les hôpitaux). Une e-bombe aurait été testée, dit-on, pour stopper le réseau de propagande de Saddam Hussein en 2003.

S’il n’y a pas besoin d’une arme nucléaire pour produire une e-bombe, des pays moins développés pourraient la développer. Il n’en fallait pas plus, dans le contexte actuel, pour voir les Etats-Unis s’en …. »

5G : Huawei presque exclu des réseaux français

5G : Huawei presque exclu des réseaux français

Les opérateurs devront travailler sans l’acteur chinois pour leurs réseaux télécoms, même si l’Anssi se défend d’un bannissement total de Huawei. « Nous ne sommes pas dans du Huawei bashing, ni dans du racisme antichinois. Nous disons juste que le risque n’est pas le même avec des équipementiers européens, qu’avec des non européens (…) La question, c’est juste celle de la souveraineté », insiste son directeur général, Guillaume Poupard, dans une interview aux Échos.

 

Pékin ne l’entend pas ainsi, appelant l’État français à « mettre en place un environnement ouvert, équitable et non discriminatoire pour les entreprises de tous les pays, y compris chinoises ». Dans ce dossier devenu éminemment politique, les réponses de l’Anssi vont ouvrir un autre front entre l’État et les opérateurs concernés : celui d’une indemnisation pour compenser les surcoûts entraînés par ce bannissement de Huawei. Devoir changer de fournisseur représente à la fois d’importants investissements et des risques commerciaux. Se posera alors une question d’équité et de concurrence entre les quatre opérateurs. Les négociations, déjà entamées, risquent de prendre elles aussi de longs mois.

Boycott aussi de Coca sur les réseaux sociaux

  • Boycott aussi de coca sur les réseaux sociaux
  • Coca-Cola, l’une des marques les plus connues du monde qui dépense des sommes énormes en publicité, a annoncé vendredi qu’elle suspendait pendant au moins trente jours toute promotion sur tous les réseaux sociaux, parce qu’«il n’y a pas de place pour le racisme»«Il n’y a pas de place pour le racisme dans le monde et il n’y a pas de place pour le racisme sur les réseaux sociaux», a dit James Quincey, le PDG du géant mondial, dans un très bref communiqué.
  • Il a exigé des réseaux sociaux -que d’autres marques ont décidé de boycotter pour les forcer à faire davantage pour supprimer les contenus haineux- qu’ils fassent preuve de plus de «transparence et de responsabilité». Coca-Cola va mettre à profit sa pause pour «faire le point sur (ses) stratégie publicitaires et voir si des révisions sont nécessaires», a expliqué James Quincey.

 

  • Le géant des boissons gazeuses a précisé à la chaîne CNBC, que cette «pause» ne signifiait pas qu’il rejoignait le mouvement lancé la semaine dernière par des associations de défense des Noirs américains et de la société civile. Baptisée #StopHateForProfit («Non à la haine pour les profits»), cette campagne de boycott des publicités sur Facebook en juillet est notamment soutenue par la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), ColorOfChange, ADL (Anti-Defamation League, une organisation juive), FreePress et Sleeping Giants. Elle vise à obtenir une meilleure régulation des groupes incitant à la haine, au racisme ou à la violence sur le réseau.
  • Vendredi c’est Unilever, un des leaders mondiaux de l’agroalimentaire et des cosmétiques, qui a annoncé qu’il mettait un terme à ses publicités sur Facebook, Twitter et Instagram aux Etats-Unis jusqu’à la fin de l’année, au moins, en raison d’une période électorale «polarisée». Sous la pression, Facebook a lâché du lest sur les principes affichés par son fondateur Mark Zuckerberg, qui a lui-même annoncé un durcissement de la position du réseau social face aux messages haineux.

 

La montée des réseaux criminels tchétchènes

La montée des réseaux criminels tchétchènes

Les démonstrations de force des groupes criminels tchétchènes «sont de plus en plus fréquentes sur le territoire et évoluent vers des violences sans précédent», alerte une note confidentielle de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) datée de mardi 16 juin, et dont Le Parisien a publié des extraits ce mercredi. Ces observations ont été formulées après que des dizaines de Tchétchènes ont lancé vendredi 12 juin une expédition punitive dans le centre-ville de Dijon. Cette descente a donné le coup d’envoi d’un week-end de violentes tensions entre cette communauté originaire du Caucase et des habitants du quartier des Grésilles.

«Ces dernières années, les affrontements entre les Tchétchènes et les autres communautés, principalement d’origine maghrébine, se sont développés», résume cette note du Sirasco, le service de renseignements criminels de la police judiciaire. «Ces conflits relèvent bien souvent du domaine de l’honneur ou résultent d’enjeux clandestins sur fond d’économie grise.». Bref pour ne pas schématiser, davantage, il s’agit  davantage de lutte entre mafias que de conflits ethniques dont des populations sont elles-mêmes victimes. Si les affrontements qui ont éclaté ce week-end à Dijon relèvent plutôt de la première catégorie, Le Parisien rappelle, source proche du dossier à l’appui, que la plupart de ses participants, côté Tchétchènes, sont «membres d’organisations criminelles».

Depuis plusieurs années, remarquent les analystes de la PJ, «les réseaux criminels tchétchènes investissent un large panel d’infractions». Dans plusieurs régions, comme l’Alsace et le sud de la France, «les membres des réseaux tchétchènes se sont notamment imposés en qualité d’agents de sécurité dans le milieu de la nuit, tenu principalement par le banditisme traditionnel. Dans ce domaine d’activité, ils sont parvenus progressivement à évincer par la force (violences aggravées, extorsions) la concurrence et à développer leurs propres activités.»

En Île-de-France, la note fournit l’exemple de la ZUP Surville, à Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne, où les Tchétchènes sont parvenus à s’implanter et «à s’imposer par la force, les menaces et intimidations auprès des habitants et des trafiquants locaux».

Cette progression ces dernières années a attiré l’attention des services de renseignement français, qui s’inquiètent particulièrement des entrelacs du banditisme tchétchène avec des éléments «connus pour leur appartenance à la mouvance indépendantiste tchétchène ou pour leur fondamentalisme religieux». D’après Le Parisien, environ 300 Tchétchènes seraient aujourd’hui inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), «une surreprésentation».

 

Réseaux sociaux: une audience considérable

Réseaux sociaux: une audience considérable

Même s’il est difficile de cerner avec précision le concept de réseaux sociaux et le type de relations de ceux qui les consultent, globalement il est indéniable que la fréquentation concernant ces nouveaux médias ne cessent de prendre une ampleur considérable au point sans doute de rendre obsolète certains médias classiques. Globalement le temps consacré  à Internet progresse considérablement. Dans cette enveloppe de temps , selon Médiamétrie, un tiers du temps passé sur internet leur est consacré. Ce taux passe à 45 % chez les ados. Cela signifie que les deux tiers de temps non consacré aux réseaux sociaux peuvent avoir différentes autres finalités et expliquent  largement la perte d’audience par exemple de la presse écrite ou même de la télévision. En cause sans doute le copier coller de la plupart de ses organes d’information maintenant maîtrisés pour la plupart par les grands groupes économiques et financiers et qui servent à peu près tous avec des nuances le même menu informatif.

Selon Statista, en 2017 (l’année la plus récente pour laquelle des données complètes sont disponibles), les gens passaient 135 minutes par jour, soit près de deux heures et demie, sur les médias sociaux. Il s’agit d’une augmentation par rapport à 2016, alors que les gens passaient en moyenne 126 minutes par jour. En fait, le temps que les gens passent quotidiennement sur les médias sociaux n’a cessé d’augmenter chaque année au cours des cinq dernières années. Si nous prévoyons que ces données comprendront les années 2018 ( 144 minutes)  et 2019, nous pouvons estimer que ce nombre est maintenant passé à 153 minutes par jour.

Les collégiens sont particulièrement attirés par les réseaux sociaux. Ils leur consacrent plus d’une heure par jour. 171595921/akhenatonimages – stock.adobe.com

Ils sont six sur dix à s’y connecter chaque jour, et ces sites représentent à eux seuls un tiers du temps passé sur internet: pas de doute, les Français sont accros aux réseaux sociaux et aux messageries. L’étude de Médiamétrie «L’année internet 2019» souligne le poids croissant de ces applications dans la vie quotidienne des internautes. Ainsi, 24 millions de Français se connectent chaque jour sur Facebook, soit 1,7 million de plus qu’en 2018. Ils sont 14 millions à consulter quotidiennement Snapchat, soit un bond de 5,8 millions d’utilisateurs en un an. Sur la même période, Instagram est passé de 7,3 millions de visiteurs par jour à 11,5 millions. Et les messageries ne sont pas en reste: 12,2 millions de Français discutent avec leurs proches chaque jour sur Messenger, et 9,9 millions sur WhatsApp. Ces applications ont toutes deux gagné 3,5 millions d’utilisateurs quotidiens en un an. «Et plus vous passez du temps sur internet, plus la part accordée aux réseaux et aux messageries est importante»

Elections Paris: Villani en tête des réseaux sociaux

Elections Paris: Villani en  tête des réseaux sociaux

Cédric Villani, fait une nette percée sur le réseaux sociaux avec 1 176 followers supplémentaires, c’est 382 de plus que ce qu’a fait Rachida Dati la semaine passée.

Chaque semaine, Visibrain, l’outil de veille des médias sociaux, réalise pour l’Opinion, le baromètre des candidats aux élections municipales de Paris sur les réseaux sociaux.

Sur Twitter la campagne s’accélère. Entre le 24 et le 31 janvier, 361 667 tweets ont été publiés par 71 566 utilisateurs sur les municipales, cela représente une forte hausse de 35 % par rapport à la semaine passée.

Sur Facebook, le nombre de posts publiés continue également d’augmenter avec 12 938 posts sur les Municipales cette semaine (+11 %). Ces publications ont généré 591 086 réactions au total (likes, angry, love…) et 103 168 commentaires. L a  plus belle progression de la semaine est encore une fois enregistrée par Marcel Campion, qui continue de voir son nombre de followers bondir, avec une augmentation de +826 %.

Rachida Dati et Anne Hidalgo sont les candidates dont les internautes parlent le plus au sujet des Municipales depuis le lancement du baromètre. La grande nouveauté cette semaine, c’est l’entrée sur le podium du mathématicien, Cédric Villani. Au cœur du débat cette semaine : sa séparation avec La République En Marche. Dorénavant, l’ancien directeur de l’institut Henri-Poincaré, candidate librement à la Mairie de Paris, ce qui a alimenté un grand nombre de conversations sur les réseaux sociaux (environ 40 % des messages publiés à son sujet concernaient cette annonce) et a été beaucoup repris par la presse.

Du côté de la candidate Hidalgo, c’est son annonce d’un Paris 100 % à vélo qui la propulse sur le devant de la scène. À noter également cette semaine, que la distance entre les deux candidates les plus populaires (Rachida Dati et Anne Hidalgo) diminue. Cédric Villani rattrape les rangs, suivi de près par Benjamin Griveaux. En revanche, le fossé se creuse avec les autres candidats. Bien loin derrière, nous retrouvons Ian Brossat (9 131 citations), Danielle Simonnet (8 941 citations) et David Belliard (7 722 citations).

 

Instagram : réseau de photos ou réseau de likes ?

 

Instagram : réseau de photos ou réseau de likes ?

 

La virtualité des réseaux sociaux se dépasse elle-même. En effet pour nombre d’abonnés au réseau Instagram (surtout des plus jeunes quand les vieux préfèrent tweeter et les ados prolongés utiliser Facebook !) Le contenu importe moins que le nombre de supporters, le nombre de like ( de j’aime). Une course idiote qui n’a guère de sens autres que celles qui consistent à combler le vide existentiel des émetteurs de photos qui prennent les like comme des preuves de reconnaissance sociale. Du coup pour désintoxiquer des abonnés à instinct grammes, le réseau a décidé de masquer ses like sauf pour l’émetteur.

Petite révolution en vue aux États-Unis pour la plateforme dédiée à la photo. Instagram va en effet masquer, pour une petite partie de ses utilisateurs américains, le nombre de «likes» recueillis par les contenus postés à partir de mi-novembre, dans la foulée de plusieurs tests similaires dans d’autres pays. L’objectif est de diminuer la pression sociale sur le réseau. «Nous avons testé la possibilité de rendre les «likes» privés dans plusieurs pays. Nous étendons ces tests à une petite portion des gens aux États-Unis (…). Nous avons hâte de voir les retours d’expérience», a tweeté vendredi 8 novembre Adam Mosseri, patron de la plateforme mobile propriété de Facebook, centrée sur le partage de photos et vidéos.

Instagram avait commencé à masquer les «likes» en mai au Canada, puis dans six pays (Australie, Italie, Irlande, Japon, Brésil, Nouvelle-Zélande) en juillet, assurant vouloir diminuer le stress chez ses utilisateurs après des critiques sur les risques de l’application pour la santé mentale. Les utilisateurs concernés ne pourront plus voir combien de «j’aime» reçoivent les posts des autres. Ils pourront toujours voir le nombre de «likes» sur leurs propres posts mais en cliquant sur une page différente.

Pendant les tests, le réseau appartenant au géant américain Facebook avait précisé que les outils de mesure des entreprises utilisant la plateforme pour promouvoir leurs produits n’étaient pas affectés. Instagram compte plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde.

«Nous faisons cette expérience parce que nous souhaitons que nos utilisateurs se concentrent sur les photos et les vidéos partagées, pas sur le nombre de j’aime qu’ils recueillent», avait déclaré un porte-parole d’Instagram en juillet. «Nous ne voulons pas qu’Instagram donne l’impression d’être une compétition.»

Une étude conduite en 2018 aux Etats-Unis par le Pew Research Center a montré que 72% des adolescents du pays utilisaient Instagram et que près de 40% d’entre eux se sentaient obligés de ne partager que les contenus ayant rassemblé beaucoup de «likes» ou de commentaires. Facebook envisage également de ne plus afficher publiquement le nombre de mentions «likes» ou «j’aime» récoltés par les contenus.

Réseaux sociaux : la grande peur des médias traditionnels

Réseaux sociaux : la grande peur des médias traditionnels

 

 

Si l’on se fie au  le baromètre 2018 réalisé pour La Croix par Kantar Public, seulement un Français sur deux fait confiance aux médias classiques (56 % cependant pour la radio). Il n’y aurait que de l’ordre de 31 % qui feraient confiance aux médias en ligne. À noter que 60 % environ s’intéressent à l’actualité. En cause, l’excès de peopolisation de  l’information aussi le mauvais traitement de l’information économique et politique. Les raisons sont connues les médias publics sous contrôle du pouvoir politique sont très influençables. Les médias publics pour la plupart sont désormais dans les mains des financiers et les grands patrons. L’audience de ces grands médias ne cesse de diminuer au profit d’ailleurs des infos sur Internet. D’où la mise en accusation permanente de ce  net. Par les journalistes patentés des médias classiques, on reproche aux réseaux sociaux et à Internet en général de manquer de professionnalisme, d’objectivité voire de diffuser des fake news. L’inquiétude n’est pas seulement déontologique elle est aussi de nature corporatiste car les médias classiques connaissent une très grave crise économique qui se traduit régulièrement par des plans de réduction des journalistes et autres personnels. Du coup, c’est médias  classique présentent  la caractéristique de se ressembler tous du Parisien à libé. Et pour cause, les lignes éditoriales sur toutes alimentées par la reprise des mêmes informations fournies par les agences de presse, le gouvernement ou les institutions. Des informations souvent livrées brut de brut sans beaucoup d’analyse. Sans parler d’une orientation ultra libérale pour la plupart. La presse d’opinion a disparu depuis que les financiers ont mis la main sur les médias et la presse d’analyse est réduite à la portion congrue, le Monde y compris. Tous les médias ont sacrifié à la mode des gros titres et des photos. Pas étonnant dans ces conditions que les Français se tournent vers Internet qui il est vrai, constitue cependant une véritable auberge espagnole où le pire côtoie le meilleur surtout sur les réseaux dits sociaux. Avec un peu de persévérance on peut quand même trouver des les éléments d’analyse sur les innombrables sites qui sont les véritables concurrents des médias classiques. Cela avec des dés informations autrement plus fouillées et donc plus pertinentes. Certes 90 % des informations sur le net du niveau du caniveau mais les 10 % restants représentent une force informative 1000 ou 10 000 fois supérieures aux médias classiques. Les journalistes patentés font un mauvais procès de nom professionnalisme aux émetteurs d’informations du net car eux-mêmes le plus souvent ne sont capables de traiter les événements qu’en surface faute de temps, de compétences et en raison des influences qu’ils subissent et où qu’ils s’infligent.

Haine ou insulte sur les réseaux : à quand la fin de l’anonymat (LICRA)

Haine ou insulte  sur les réseaux : à quand la fin de l’anonymat (LICRA)

Le directeur de la Licra, Mario Stasi,  souhaite qu’on puisse retrouver les adresses IP de ceux qui se livrent  à des insultes haineuses. La Licra a sans doute raison mais il conviendrait sans doute d’aller beaucoup plus loin en exigeant non seulement l’adresse mais aussi le nom de ceux qui s’expriment sur Internet pour éviter tous les propos de poubelles qu’on trouve sur le Web. Interview  sur Europe 1).  

« Au cœur de l’actualité, le mouvement des ‘gilets jaunes’ a charrié son lot d’insultes. « Cela participe de la libération sans retenue, sans empêchement, sans rigueur, sans dignité de la parole. Mon appréciation des ‘gilets jaunes’ est assez horrifiée sur ces débordements-là et justifie le coup de gueule qui consiste à dire qu’à côté de la liberté d’expression, il faut rappeler que le racisme est un délit. » Selon Mario Stasi, les moyens légaux sont pour l’heure insuffisants pour se prémunir de cette haine sur les réseaux. Raison pour laquelle d’après lui, « le président de la République et le Premier ministre ont décidé de l’émission d’un rapport qui préconise toute une série de mesures qui vise à responsabiliser les hébergeurs ». A l’instar du modèle allemand, l’idée serait d’exposer à une lourde amende tout  Le directeur de la Licra va plus loin et préconise la fin de l’anonymat sur les réseaux pour ne pas non plus oublier la responsabilité individuelle à côté de celle des hébergeurs. « Dans un pays de droit et de liberté d’expression, je ne vois pas ce qui justifierait cet anonymat qui permet à chacun de délivrer immondice sur immondice, cette parole libérée. La levée de l’anonymat, c’est faire en sorte que l’hébergeur ait l’obligation de donner l’adresse IP de celui qui s’exprime. Il faut la responsabilité des auteurs et des hébergeurs », insiste-t-il. »

 

Facebook, réseaux sociaux : l’auberge espagnole

Facebook, réseaux sociaux : l’auberge espagnole

 

Pour les Français c’est un peu comme à  la Samaritaine, on n’y trouve un peu tout,  le meilleur et le pire.  Pour preuve certains  sites et autres forums sont considérés comme des vecteurs d’intox. . Les réseaux sociaux sont particulièrement visés par les internautes, une critique justifiée dans la mesure où dominent souvent les avis partisans, les informations approximatives voire  la manipulation. Pas étonnant dans la mesure les sites constituent un véritable maquis de quelque 5 millions d’émetteurs. Sur ces 5 millions sans doute à peine quelques centaines présentent  sans doute un intérêt. Ceci étant les Français considère que globalement Internet constitue une source d’information utile.

Usage d’Internet en France

  • 85% des Français ont accès à Internet
  • 74% y accèdent tous les jours – 95% des 18-24 ans
  • En moyenne, on passe 18 heures par semaine sur Internet
  • 93% ont un mobile, 65% un smartphone, 82% un ordinateur, 40% une tablette
  • En moyenne, on passe 58 minutes par jour sur l’Internet mobile
  • 55% des Français utilisent un navigateur, 48% téléchargent des applications
  • 60% des Français ont effectué au moins un achat en ligne en 2016
  • 25% utilisent Internet pour leur recherche d’emploi
  • 56% sont inscrits sur au moins un réseau social
  • En moyenne, on passe 1h16 par jour sur les réseaux sociaux

 

Selon la 6e édition du baromètre publié lundi par l’Acsel (association de l’économie du numérique)  et La Poste, trois Français sur quatre n’ont pas confiance dans les informations qu’ils trouvent sur les réseaux sociaux. Si 75% des Français disent avoir confiance dans les informations des sites de médias en ligne traditionnels, ils ne sont plus que 32% pour celles trouvées sur les forums, et ce chiffre tombe à 25% pour les informations circulant sur les réseaux sociaux. Seule une minorité de personnes estime que les informations trouvées sur Facebook, Twitter ou encore LinkedIn sont neutres (27%) et fiables (29%). Facebook en particulier est un réseau voyou dont l’objet est surtout de récupérer des données personnelles pour les vendre à des fins commerciales ou même politiques. Un réseau par ailleurs d’une grande pauvreté sur le plan informationnel plutôt utilisé par des ados prolongés. Les plus jeunes préférant par exemple Instagram les moins jeunes tweeter.

Surveillance des réseaux sociaux par le fisc !

Surveillance des réseaux sociaux par le fisc

 

 

On peut comprendre que l’administration fiscale cherche à repérer ceux qui pratiquent l’évitement de l’impôt car la fraude fis cale en France représente sans doute de 100 milliards par an. Par contre on a des difficultés à admettre cette surveillance des réseaux sociaux par l’administration pour vérifier le train de vie des citoyens contribuables. Pourquoi  aussi ne pas mettre des caméras dans le lit des contribuables pour vérifier si la nature et le coût des pratiques sexuelles de ces derniers est en adéquation avec les revenus dés intéressés. L’administration fiscale expérimentera donc à compter du début de l’an prochain la surveillance des comptes des contribuables sur les réseaux sociaux afin d’améliorer la lutte contre la fraude fiscale, annonce Gérald Darmanin dans l’émission Capital qui sera diffusée demain soir sur M6. Pour accentuer la lutte contre la fraude, au-delà des dispositions prévues dans la loi promulguée le 24 octobre dernier, « il y a aussi un certain nombre d’expérimentations que nous mettons en place, qui ont été autorisées, notamment grâce aux réseaux sociaux », explique le ministre de l’Action et des Comptes publics dans un extrait de l’émission disponible en ligne sur le site RTL-M6 Info. Cette analyse des données disponibles sur les « comptes personnels puisqu’ils sont publics » sur les réseaux sociaux seront « regardés par expérimentation », par exemple pour permettre de déceler des signes d’un niveau de vie en inadéquation avec les revenus déclarés. En pratique, l’administration pourra « constater que si vous vous faites prendre en photo manifestement de nombreuses fois avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens pour le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas », souligne Gérald Darmanin. On pourrait suggérer à Darmanin que l’essentiel de la fraude fiscale ne transparaît pas dans les réseaux sociaux d’autant que cette optimisation est discrètement véhiculée dans des paradis fiscaux.

 

Données personnelles : Twitter condamné…. et les autres réseaux ?

Données personnelles : Twitter condamné…. et les autres réseaux ?
Aujourd’hui, c’est Twitter qui est officiellement condamné en France pour clauses abusives. En réalité, la même condamnation devrait s’appliquer à la plupart des grands réseaux et des grandes plates-formes dont d’ailleurs certaines ne sont accessibles qu’après avoir cliqué sur une petite case qui manifesterait l’adhésion à des conditions d’utilisation incompréhensibles, ambiguës et souvent illicites. En clair, il s’agit surtout de l’exportation commerciale des données y compris les données les plus personnelles. La justice française a donc condamné le géant américain Twitter à modifier ses conditions générales d’utilisation, a annoncé mercredi 8 août l’UFC-Que Choisir. L’association avait assigné le réseau social en justice, jugeant certaines de ses clauses « abusives » ou « illicites ». L’association de défense des consommateurs avait saisi le Tribunal de grande instance de Paris en 2014 « pour faire reconnaître le caractère abusif ou illicite » de 256 clauses contenues dans ses conditions générales d’utilisation, a-t-elle expliqué dans un communiqué. Twitter a également été condamné à verser à l’UFC-Que Choisir 30 000 euros d’amende pour le préjudice moral porté à l’intérêt collectif. Une sanction financière que l’association juge « insignifiante pour le réseau social, qui a généré en 2017 un chiffre d’affaires mondial de 2,1 milliards de dollars ».

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