Archive pour le Tag 'Français'

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Santé : 95 % des Français manquent d’activité physique

Santé : 95 % des Français manquent d’activité physique

 

Pour résumer, les Français passent trop de temps devant les écrans et ou en position assise. D’où un manque d’activité physique est une menace sérieuse sur la santé.

 

. L’organisation de la vie de 95 % des adultes français (18-64 ans) les expose à une détérioration de leur santé d’après une étude de l’Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale (Anses) .

 

L’étude révèle des disparités dans la population. Ainsi, les femmes sont plus exposées à un manque d’activité physique. 70 % d’entre elles sont en deçà de tous les niveaux d’activité identifiés pour être en bonne santé, contre 42 % des hommes. En outre, l’insuffisance d’activité physique touche plus les habitants de l’agglomération parisienne que ceux des zones rurales.Concernant la sédentarité (qui correspond à un niveau d’activité très bas, comme lorsqu’on est devant la télévision, un jeu vidéo ou un ordinateur), les adultes à faible niveau d’études et les moins de 45 ans sont les plus touchés (42 % des 18-44 ans passent plus de 8 heures par jour devant un écran, contre 31 % des 45-64 ans). Là encore, les Franciliens sont plus exposés à la sédentarité, à raison de 2 heures supplémentaires par jour que les ruraux.

Pour les adultes à l’activité physique faible à modérée (37 % de la population adulte), l’augmentation de la mortalité, toutes causes confondues, s’élève de 5 à 10 %, contre 40 % chez les adultes les moins actifs (27 % de la population adulte).

Les risques pour la santé sont multiples : « Par exemple, ils [les populations à risque] sont davantage exposés aux maladies cardiovasculaires et à certains cancers. Ils sont également plus à risque d’hypertension ou d’obésité », explique le professeur Irène Margaritis, cheffe de l’Unité d’évaluation des risques liés à la nutrition à l’Anses.

« C’est l’organisation même de nos modes de vie qui est à revoir », insiste Irène Margaritis, « que ce soit dans l’espace public, en laissant davantage de place aux mobilités actives comme le vélo ou la marche, ou sur le lieu de travail, en favorisant la pratique sportive et en limitant les temps de sédentarité, ou encore dans le système scolaire en augmentant l’espace et le temps dédiés aux activités physiques et sportives », égrène-t-elle.

 

Campagne électorale : les Français déçus des candidats

Campagne électorale : les Français déçus des candidats

Selon une étude réalisée par OpinionWay, les Français sont très déçus de la campagne électorale et des candidats. Ce n’est sans doute pas une surprise si les abstentions pourraient être records lors  de l’élection présidentielle avec une perspective de 35 %  à ajouter aux non-inscrits de 10 %, soit près de la moitié des Français qui ne iraient pas voter.

« Dans l’ensemble, les Français sont extrêmement critiques envers leur classe politique. Il y a beaucoup d’indifférence vis-à-vis de la campagne, même si on remarque une certaine demande d’espoir et de renouveau. C’est sur ces leviers que les candidats pourraient mobiliser les électeurs », analyse Charlotte Cahuzac, directrice des études qualitatives pour OpinionWay.

L’étude se concentre sur les cinq candidats régulièrement sondés au-dessus des 10 % d’intentions de vote dans le baromètre quotidien OpinionWay-Kéa Partners pour « Les Echos » . Pas encore officiellement candidat, Emmanuel Macron s’en sort le mieux et jouit d’une bonne image auprès de 40 % des personnes interrogées. Un chiffre qui tombe à 37 % pour Valérie Pécresse et 35 % pour Marine Le Pen .Dans le détail, les Français sont une grande majorité à percevoir Emmanuel Macron comme le « président des riches » et comme un président de « droite ». Les critiques revenant le plus souvent évoquent une personnalité « arrogante » et « méprisante » ainsi qu’une dimension « monarchique » et « autoritaire » dans sa façon de gouverner.

De son côté, Valérie Pécresse apparaît aux yeux de ses détracteurs comme un « Macron au féminin » qui ne ferait ni mieux ni différemment si elle accédait à l’Elysée. La candidate des Républicains incarne toutefois la compétence mais aussi un certain renouveau du casting politique.

L’irruption d’Eric Zemmour dans la campagne est par ailleurs une des causes principales de la relative « ringardisation » de Marine Le Pen. Beaucoup d’électeurs d’extrême-droite apprécient l’« audace » et la « détermination » de l’ancien polémiste. Mais il est très vivement rejeté par le reste du spectre électoral, et plus particulièrement par les sympathisants de gauche.

Si ses compétences de chef d’Etat potentiel sont largement remises en question, c’est surtout son discours qui inquiète les Français. Pour le définir, les mots « haineux », « intolérant », « raciste », « misogyne » et « homophobe » reviennent régulièrement.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon pâtit surtout de sa personnalité. Les sondés le définissent comme « caractériel » ou « hargneux ». Certains le disent aussi « froid » et « mégalomane

(*)L’étude a été réalisée du 4 au 14 février auprès d’un échantillon d’environ 1.500 personnes. La méthodologie qualitative repose sur l’analyse d’une question ouverte posée à l’ensemble de l’échantillon : Quel sentiment vous inspire chacun des candidats suivants ?

Moral des Français : chute sans précédent

Moral des Français : chute sans précédent

Une chute sans précédent qui accroît encore la tendance baissière de ces dernières années. En cause évidemment la crise sanitaire pour ses conséquences humaines et matérielles aussi pour la réduction quantitative et qualitative des relations sociales en général. S’y ajoute un fort désabusement de l’opinion publique vis-à-vis des capacités des politiques à faire évoluer positivement les situations. Dans de nombreux domaines économiques, sociaux et sociétaux l’opinion publique ne croient plus les responsables.

 

D’après la dernière enquête de l’INSEE sur le moral des Français, on constate «une chute sans précédent du niveau de la satisfaction générale dans la vie», qui s’établit à 6,8 sur 10 au début de 2021, alors qu’elle atteignait 7,3 en 2019 et une moyenne comprise entre 7,1 et 7,5 sur la décennie 2010. C’est «le plus bas niveau déclaré depuis que la satisfaction dans la vie est mesurée, soit 2010», note l’Insee.

La satisfaction dans la vie dépend du nombre de privations, matérielles ou sociales (achats de biens, sorties culturelles, activités sportives…) déclarées: elle diminue à mesure que les frustrations augmentent. Point nouveau, la satisfaction en 2021 a chuté quel que soit le nombre de privations – même si la baisse a été moindre pour les personnes les plus en situation de privation que pour les autres.

Dit autrement, les personnes vivant seules et avec peu de besoins ont moins perdu en «satisfaction dans la vie» notamment parce qu’elles partaient de plus bas et avaient donc moins à perdre…

La persistance de la crise sanitaire depuis deux ans a eu un autre effet, mais bénéfique celui-là: la forte baisse du nombre de personnes recensées en situation de privation matérielle et sociale, quel que soit l’âge ou le type de ménage. Avec un taux début 2021 de 10,9 % de «pauvres», selon l’indicateur européen de privation (contre 13,1 % en 2020) et une moyenne supérieure à 12,1 % sur l’ensemble de la décennie 2010. La raison? Les confinements et restrictions, tant de circulation que de liberté, ont modifié les modes de vie et de consommation des Français qui ont, au final, individuellement et collectivement moins dépensé et plus épargné.

Politique- Présidentielle 2022: environ 50 % des Français ne voteront pas

Politique- Présidentielle 2022: environ 50 % des Français ne voteront pas

 

 

 

La France est bien entendu affectée par un certain nombre d’éléments de crise différents, certains sont d’ordre économiques, d’autres sociaux, environnementaux mais le plus grave est peut-être le discrédit qui frappe le milieu politique, mais aussi les médias voire les élites en général.

 

En cause, surtout un fonctionnement démocratique demeuré à l’état néandertalien et qui se limite au dépôt d’un bulletin de vote une fois tous les quatre ou cinq ans. En réalité la plupart des élus ne sont nullement représentatifs. Ainsi par exemple si l’on tient compte des citoyens non-inscrits qui représentent 10 % du corps électoral et du taux d’abstention enregistrée récemment autour de 35 % ( les sondages démontent que le taux d’abstention pourrait atteindre aussi ce chiffre aux présidentielles) c’est près de la moitié de la population qui ne vote pas.

Un président de la république qui obtient de l’ordre de 24 %au  premier tour n’est en réalité élue que par 8 % de des votants. Le second tour  n’est pas réellement une adhésion un programme mais plutôt le rejet de celui qu’on ne souhaite pas voir accéder à la magistrature suprême. L’adhésion, la vraie c’est celle du premier tour.

Cette démocratie est donc une forme d’escroquerie. On la retrouve à tous les échelons des élections au plan local ,départemental ou  régional. C’est une infime minorité qui désigne les responsables lesquels ensuite se croient investis pour mettre en œuvre sans discussion des politiques qui correspondent à leurs convictions mais pas à celle de tous les électeurs, loin s’en faut.

Pour combler ce vide dramatique, certains imaginent des débats dans des commissions de citoyens tirés au sort qui évidemment faute de culture suffisante se font facilement manœuvrer par les experts et les politiques.

La France souffre en fait d’un manque de vie et de débat via les organisations intermédiaires seules capables de faire émerger des représentants formés et responsables. À chaque niveau d’élection, il conviendait donc d’ouvrir largement les débats avec les citoyens avant décision finale.

L’autre facteur explicatif de la crise démocratique tient au caractère monopolistique des grands médias qui appartiennent tous aux financiers et défendent à peu près tous la même orientation politique. Du coup, la démocratie est aussi étouffée de ce côté-là. S’y ajoute l’avis  de trop nombreux experts opportunistes qui servent la soupe aux pouvoirs. Ainsi nombre de citoyens ne se retrouve plus dans ce système démocratique très virtuel.

Mode du Franglais: danger pour le français ? (Luc ferry et JM Rouart)

Mode du Franglais:    danger pour le français ? (Luc ferry et JM Rouart)

 

Le philosophe Ferry et l’académicien Rouart débattent dans le Monde de l’opportunité de faciliter l’emploi de l’anglais à l’université.

 

Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, le projet de loi sur l’enseignement supérieur facilite l’emploi de l’anglais à l’université. La polémique qu’il suscite relève-t-elle d’un folklore français ? 

Jean-Marie Rouart : La France est un pays d’idées. Et les idées ont toujours été explosives. Quant à la langue française, elle est dans une situation effroyable. D’autant plus effroyable que les gouvernants et les Français ne s’en rendent pas compte.

Cette loi touche à l’être même du pays : la France est une idée. Et cette idée sans mots, eh bien, elle n’est plus rien ! Faut-il rappeler qu’il y a cinquante ans Emile Cioran, un Roumain, a lancé cet appel désespéré : « Aujourd’hui que cette langue est en plein déclin, ce qui m’attriste le plus, c’est de constater que les Français n’ont pas l’air d’en souffrir. Et c’est moi, rebut des Balkans, qui me désole de la voir sombrer. Eh bien, je coulerai inconsolable avec elle ! »

Là est le plus grave. Le problème n’est pas celui des anglicismes, c’est-à-dire du vocabulaire. Nous utilisons beaucoup de mots anglais, et cela peut être acceptable. Même si un snobisme fait rage, celui de créer des mots pseudo-anglais qui, dans cette langue, ne veulent rien dire.

Luc Ferry : Il y a une passion pour la langue française, et je la partage. Les fautes sont de plus en plus fréquentes. Nos hommes politiques les plus éminents n’y échappent pas : « Nous avons convenu… », « Vous vous en rappelez… », « La décision que j’ai pris », etc. Ce déclin m’est extraordinairement pénible. La langue, c’est un patrimoine et un espace de pensée communs. Mais ce phénomène n’a aucun rapport avec l’enseignement en anglais. Parler mal l’anglais n’est pas un gage de parfaite maîtrise du français. Le triste état de notre langue s’explique par deux grandes causes : derrière la prédominance de l’anglo-américain, il y a le fait que la culture contemporaine est devenue, pour l’essentiel, et pour son malheur, une culture scientifique et commerciale. Or, dans ce domaine, l’anglo-américain est dominant.

Par ailleurs, ni vous ni moi n’avons inventé le français. Tout comme la civilité (ou la politesse), il constitue un patrimoine héréditaire. Hélas, ils sont tous les deux en perdition sous les effets de l’immense mouvement de déconstruction des traditions et des patrimoines qui a caractérisé le XXe siècle.

Pour en revenir au projet du gouvernement, ne fallait-il pas adapter le droit à la réalité, l’emploi répandu de l’anglais dans l’enseignement supérieur ?

Autre problème, ce texte détricote la loi Toubon, seul geste d’indignation pour essayer de protéger la langue française. [Adoptée en 1994, elle vise à en protéger l'usage, notamment dans l'enseignement supérieur.]

L. F. : C’est la loi la plus absurde que l’on ait adoptée concernant l’université depuis que celle-ci existe ! Pourquoi, d’ailleurs, l’Académie française ne s’est-elle pas mobilisée lorsque les grandes écoles ont commencé à donner des cours en anglais ?

L’usage de l’anglais ne risque-t-il pas de se généraliser peu à peu, comme cela s’est vu dans le nord de l’Europe ?

L. F. : Le gouvernement assure qu’il n’y aura que 1 % de cours en anglais. Il n’y a donc pas de risque de généralisation.

M. Ferry affirme que les étudiants étrangers emporteront un morceau de la France dans leur cartable même s’ils reçoivent leur enseignement en anglais. Cela me paraît une bien étrange conception de la langue française et donc de la France.

On touche ici à l’idée de la France, et c’est ce qui déchaîne les passions. La langue française porte quelque chose de plus grand qu’elle-même, quelque chose de généreux que n’a pas l’anglais. L’anglais porte avec lui le commerce.

L. F. : La constitutionnalité de cette loi ne fait aucun doute. Je me suis intéressé aux écoles bilingues lorsque j’étais ministre de l’éducation nationale. Elles ont le droit d’utiliser l’allemand, l’italien, aussi bien que l’anglais, pourvu que cela ne dépasse pas un certain pourcentage. Elles n’enfreignent aucun principe constitutionnel.

J.-M.R. : Il est affligeant de constater l’absence de politique de la francophonie. Si l’on souhaite attirer des étudiants étrangers, que l’on commence par cela. Les pays francophones sont navrés de voir à quel point nous sommes laxistes, à quel point nous ne défendons pas notre langue. Les étudiants francophones préféreraient entendre cette langue, qui reste un chef-d’oeuvre. Ils ont l’impression que l’on met un drugstore dans la cathédrale de Chartres. D’ailleurs, beaucoup d’étrangers se sont convertis à notre langue : Eugène Ionesco, Romain Gary et bien d’autres. Descartes ne doit pas son succès au fait qu’il écrivait en latin. Montaigne et Rousseau n’ont-ils pas eu une égale renommée alors qu’ils écrivaient en français ?

L. F. : Si Spinoza, Leibniz et Descartes ont pu lire les ouvrages les uns des autres, c’est parce qu’ils s’exprimaient en latin, car la langue maternelle de Leibniz était l’allemand, celle de Spinoza le hollandais, et celle de Descartes le français. La langue commune était alors le latin. Aujourd’hui, c’est une position occupée par l’anglais. M. Rouart et moi-même nous entendons pour défendre le français. Ce qui nous différencie, c’est la question de la finalité de la loi sur l’enseignement supérieur.

Ce débat ne montre-t-il pas le malaise de la France dans la mondialisation ?

Nous avons une tradition jacobine qui s’est incarnée à gauche, même chez les communistes, autant qu’à droite chez les gaullistes – si tant est que l’on puisse considérer que le gaullisme est de droite. Cette tradition est présente dans le code Napoléon : le droit va de l’Etat vers la société civile. Il faut rappeler que la France est le plus vieil Etat-nation du monde.

J.-M. R. : La mondialisation est une catastrophe.

L. F. : Pas du tout.

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Présidentielle 2022: environ 50 % des Français ne voteront pas

Présidentielle 2022: environ 50 % des Français ne voteront pas

 

 

 

La France est bien entendu affectée par un certain nombre d’éléments de crise différents, certain sont d’ordre économiques, d’autres sociaux, environnementaux mais le plus grave est peut-être le discrédit qui frappe le milieu politique, mais aussi les médias voire les élites en général.

 

En cause, surtout un fonctionnement démocratique demeuré à l’état néandertalien et qui se limite au dépôt d’un bulletin de vote une fois tous les quatre ou cinq ans. En réalité la plupart des élus ne sont nullement représentatifs. Ainsi par exemple si l’on tient compte des citoyens non-inscrits qui représentent 10 % du corps électoral et du taux d’abstention enregistrée récemment autour de 35 % ( les sondages démontent que le taux d’abstention pourrait atteindre aussi ce chiffre aux présidentielles) c’est près de la moitié de la population qui ne vote pas.

Un président de la république qui obtient de l’ordre de 24 %au  premier tour n’est en réalité élue que par 8 % de des votants. Le second tour  n’est pas réellement une adhésion un programme mais plutôt le rejet de celui qu’on ne souhaite pas voir accéder à la magistrature suprême. L’adhésion, la vraie c’est celle du premier tour.

Cette démocratie est donc une forme d’escroquerie. On la retrouve à tous les échelons des élections au plan local ,départemental ou  régional. C’est une infime minorité qui désigne les responsables lesquels ensuite se croient investis pour mettre en œuvre sans discussion des politiques qui correspondent à leurs convictions mais pas à celle de tous les électeurs, loin s’en faut.

Pour combler ce vide dramatique, certains imaginent des débats dans des commissions de citoyens tirés au sort qui évidemment faute de culture suffisante se font facilement manœuvrer par les experts et les politiques.

La France souffre en fait d’un manque de vie et de débat via les organisations intermédiaires seules capables de faire émerger des représentants formés et responsables. À chaque niveau d’élection, il conviendait donc d’ouvrir largement les débats avec les citoyens avant décision finale.

L’autre facteur explicatif de la crise démocratique tient au caractère monopolistique des grands médias qui appartiennent tous aux financiers et défendent à peu près tous la même orientation politique. Du coup, la démocratie est aussi étouffée de ce côté-là. S’y ajoute l’avis  de trop nombreux experts opportunistes qui servent la soupe aux pouvoirs. Ainsi nombre de citoyens ne se retrouve plus dans ce système démocratique très virtuel.

Élection présidentielle : environ 50 % des Français ne voteront pas

Élection présidentielle : environ 50 % des Français ne voteront pas

 

 

 

La France est bien entendu affectée par un certain nombre d’éléments de crise différents, certain sont d’ordre économiques, d’autres sociaux, environnementaux mais le plus grave est peut-être le discrédit qui frappe le milieu politique, mais aussi les médias voire les élites en général.

 

En cause, surtout un fonctionnement démocratique demeuré à l’état néandertalien et qui se limite au dépôt d’un bulletin de vote une fois tous les quatre ou cinq ans. En réalité la plupart des élus ne sont nullement représentatifs. Ainsi par exemple si l’on tient compte des citoyens non-inscrits qui représentent 10 % du corps électoral et du taux d’abstention enregistrée récemment autour de 35 % ( les sondages démontent que le taux d’abstention pourrait atteindre aussi ce chiffre aux présidentielles, c’est près de la moitié de la population qui ne vote pas.

Un président de la république qui obtient de l’ordre de 24 %au  premier tour n’est en réalité élue que par 8 % de des votants. Le second tour  n’est pas réellement une adhésion un programme mais plutôt le rejet de celui qu’on ne souhaite pas voir accéder à la magistrature suprême. L’adhésion, la vraie c’est celle du premier tour.

Cette démocratie est donc une forme d’escroquerie. On la retrouve à tous les échelons des élections au plan local ,départemental ou  régional. C’est une infime minorité qui désigne les responsables lesquels ensuite se croient investis pour mettre en œuvre sans discussion des politiques qui correspondent à leurs convictions mais pas à celle de tous les électeurs, loin s’en faut.

Pour combler ce vide dramatique, certains imaginent des débats dans des commissions de citoyens tirés au sort qui évidemment faute de culture suffisante se font facilement manœuvrer par les experts et les politiques.

La France souffre en fait d’un manque de vie et de débat via les organisations intermédiaires seules capables de faire émerger des représentants formés et responsables. À chaque niveau d’élection, il conviendait donc d’ouvrir largement les débats avec les citoyens avant décision finale.

L’autre facteur explicatif de la crise démocratique tient au caractère monopolistique des grands médias qui appartiennent tous aux financiers et défendent à peu près tous la même orientation politique. Du coup, la démocratie est aussi étouffée de ce côté-là. S’y ajoute l’avis  de trop nombreux experts opportunistes qui servent la soupe aux pouvoirs. Ainsi nombre de citoyens ne se retrouve plus dans ce système démocratique très virtuel.

Franglais: danger pour le français ?

Franglais:    danger pour le français ?

 

Le philosophe Ferry et l’académicien Rouart débattent dans le Monde de l’opportunité de faciliter l’emploi de l’anglais à l’université.

 

Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, le projet de loi sur l’enseignement supérieur facilite l’emploi de l’anglais à l’université. La polémique qu’il suscite relève-t-elle d’un folklore français ?

Jean-Marie Rouart : La France est un pays d’idées. Et les idées ont toujours été explosives. Quant à la langue française, elle est dans une situation effroyable. D’autant plus effroyable que les gouvernants et les Français ne s’en rendent pas compte.

Cette loi touche à l’être même du pays : la France est une idée. Et cette idée sans mots, eh bien, elle n’est plus rien ! Faut-il rappeler qu’il y a cinquante ans Emile Cioran, un Roumain, a lancé cet appel désespéré : « Aujourd’hui que cette langue est en plein déclin, ce qui m’attriste le plus, c’est de constater que les Français n’ont pas l’air d’en souffrir. Et c’est moi, rebut des Balkans, qui me désole de la voir sombrer. Eh bien, je coulerai inconsolable avec elle ! »

Là est le plus grave. Le problème n’est pas celui des anglicismes, c’est-à-dire du vocabulaire. Nous utilisons beaucoup de mots anglais, et cela peut être acceptable. Même si un snobisme fait rage, celui de créer des mots pseudo-anglais qui, dans cette langue, ne veulent rien dire.

Luc Ferry : Il y a une passion pour la langue française, et je la partage. Les fautes sont de plus en plus fréquentes. Nos hommes politiques les plus éminents n’y échappent pas : « Nous avons convenu… », « Vous vous en rappelez… », « La décision que j’ai pris », etc. Ce déclin m’est extraordinairement pénible. La langue, c’est un patrimoine et un espace de pensée communs. Mais ce phénomène n’a aucun rapport avec l’enseignement en anglais. Parler mal l’anglais n’est pas un gage de parfaite maîtrise du français. Le triste état de notre langue s’explique par deux grandes causes : derrière la prédominance de l’anglo-américain, il y a le fait que la culture contemporaine est devenue, pour l’essentiel, et pour son malheur, une culture scientifique et commerciale. Or, dans ce domaine, l’anglo-américain est dominant.

Par ailleurs, ni vous ni moi n’avons inventé le français. Tout comme la civilité (ou la politesse), il constitue un patrimoine héréditaire. Hélas, ils sont tous les deux en perdition sous les effets de l’immense mouvement de déconstruction des traditions et des patrimoines qui a caractérisé le XXe siècle.

Pour en revenir au projet du gouvernement, ne fallait-il pas adapter le droit à la réalité, l’emploi répandu de l’anglais dans l’enseignement supérieur ?

Autre problème, ce texte détricote la loi Toubon, seul geste d’indignation pour essayer de protéger la langue française. [Adoptée en 1994, elle vise à en protéger l'usage, notamment dans l'enseignement supérieur.]

L. F. : C’est la loi la plus absurde que l’on ait adoptée concernant l’université depuis que celle-ci existe ! Pourquoi, d’ailleurs, l’Académie française ne s’est-elle pas mobilisée lorsque les grandes écoles ont commencé à donner des cours en anglais ?

L’usage de l’anglais ne risque-t-il pas de se généraliser peu à peu, comme cela s’est vu dans le nord de l’Europe ?

L. F. : Le gouvernement assure qu’il n’y aura que 1 % de cours en anglais. Il n’y a donc pas de risque de généralisation.

M. Ferry affirme que les étudiants étrangers emporteront un morceau de la France dans leur cartable même s’ils reçoivent leur enseignement en anglais. Cela me paraît une bien étrange conception de la langue française et donc de la France.

On touche ici à l’idée de la France, et c’est ce qui déchaîne les passions. La langue française porte quelque chose de plus grand qu’elle-même, quelque chose de généreux que n’a pas l’anglais. L’anglais porte avec lui le commerce.

L. F. : La constitutionnalité de cette loi ne fait aucun doute. Je me suis intéressé aux écoles bilingues lorsque j’étais ministre de l’éducation nationale. Elles ont le droit d’utiliser l’allemand, l’italien, aussi bien que l’anglais, pourvu que cela ne dépasse pas un certain pourcentage. Elles n’enfreignent aucun principe constitutionnel.

J.-M.R. : Il est affligeant de constater l’absence de politique de la francophonie. Si l’on souhaite attirer des étudiants étrangers, que l’on commence par cela. Les pays francophones sont navrés de voir à quel point nous sommes laxistes, à quel point nous ne défendons pas notre langue. Les étudiants francophones préféreraient entendre cette langue, qui reste un chef-d’oeuvre. Ils ont l’impression que l’on met un drugstore dans la cathédrale de Chartres. D’ailleurs, beaucoup d’étrangers se sont convertis à notre langue : Eugène Ionesco, Romain Gary et bien d’autres. Descartes ne doit pas son succès au fait qu’il écrivait en latin. Montaigne et Rousseau n’ont-ils pas eu une égale renommée alors qu’ils écrivaient en français ?

L. F. : Si Spinoza, Leibniz et Descartes ont pu lire les ouvrages les uns des autres, c’est parce qu’ils s’exprimaient en latin, car la langue maternelle de Leibniz était l’allemand, celle de Spinoza le hollandais, et celle de Descartes le français. La langue commune était alors le latin. Aujourd’hui, c’est une position occupée par l’anglais. M. Rouart et moi-même nous entendons pour défendre le français. Ce qui nous différencie, c’est la question de la finalité de la loi sur l’enseignement supérieur.

Ce débat ne montre-t-il pas le malaise de la France dans la mondialisation ?

Nous avons une tradition jacobine qui s’est incarnée à gauche, même chez les communistes, autant qu’à droite chez les gaullistes – si tant est que l’on puisse considérer que le gaullisme est de droite. Cette tradition est présente dans le code Napoléon : le droit va de l’Etat vers la société civile. Il faut rappeler que la France est le plus vieil Etat-nation du monde.

J.-M. R. : La mondialisation est une catastrophe.

L. F. : Pas du tout.

Moral des patrons français : plus haut qu’ailleurs

 

Moral des patrons français : plus haut qu’ailleurs 

 

Les  dirigeants français sont optimistes. C’est ce qui ressort de l’étude CEO Survey 2022 r- Ey Parthenon  rapportée par le Figaro qui a interrogé 2140 chefs d’entreprise dont 100 en France à la tête d’entreprises dont 80 % ont un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions de dollars

Contrairement aux habitudes, le moral des patrons français serait plus haut que celui des patrons étrangers en général. Ainsi, 67% des chefs d’entreprise français disent vouloir accélérer leurs investissements à l’étranger contre 45% des dirigeants mondiaux interrogés dans cette étude. Loin d’être effrayés par les risques géopolitiques et les attitudes protectionnistes de certains États, les patrons de l’hexagone jugent impératif de soutenir le développement de leurs filiales internationales. Ils sont d’ailleurs plus nombreux (70% contre 47% pour les dirigeants mondiaux) à déclarer trouver un soutien de la part de leurs investisseurs.

Un fait d’autant plus surprenant que, selon les précédentes études menées par Ey Parthenon, les Français sont «traditionnellement et notamment avant pandémie, moins optimistes que les dirigeants du reste du monde», indique, Bruno Bousquié responsable du cabinet de conseil en stratégie Ey Parthenon. Selon lui, cet état d’esprit s’explique notamment par le soutien mis en place par l’État depuis le début de la pandémie. Le «quoi qu’il en coûte» brandit par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, «a bénéficié aux entreprises et rassuré les actionnaires et investisseurs», explique-t-il. Mais pas seulement. La pandémie et les difficultés économiques associées ont démontré la capacité des entreprises françaises à faire évoluer leur stratégie de développement pour répondre à cette situation de crise. Pour preuve, si pour un tiers des dirigeants le Covid-19 a provoqué une «disruption» dans leur industrie, chez les Français, elle est vue davantage comme un élément positif que négatif. C’est l’inverse pour les dirigeants internationaux.Si les dirigeants français ont le regard tourné vers l’après-pandémie, les enjeux environnementaux font désormais partie de leurs objectifs.

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Un manque de culture économique dramatique chez les Français

Un  manque de culture économique dramatique chez les Français

Si l’on se fie au contenu de la campagne électorale, on constate que les candidats sont en adéquation avec l’opinion publique concernant leur insuffisance de culture économique. Pour preuve, ils font à peu près tous des promesses dont on se demande comment elles pourront être financées hormis évidemment par l’emprunt alors que l’endettement de l’État représente déjà environ 100 000 € par ménage !

Quand on parle d’économie budgétaire, le propos demeure très vague. Pour preuve de cette insuffisance de culture économique une étude Allianz plaçait l’Hexagone bon dernier des pays européens – l’Autriche et l’Allemagne se situant tout en haut du classement. Elle montrait que la moitié des Français maîtrisait les mécanismes de l’inflation et des taux d’intérêt, et seulement 9 % les concepts relatifs aux risques financiers. Ces résultats ne semblent pas être le fruit d’une désaffection pour la matière.

Dès lors, il paraît difficile d’engager des réformes structurelles permettant de retrouver une certaine compétitivité mais qui impose aussi de faire des choix et de réduire des dépenses improductives qui au surplus pour certaines ne rentrent pas dans le champ des missions régaliennes de l’État.

Le mal français du déficit commercial

Le mal   français du déficit commercial

 

 

 

La sortie de crise en France a réservé des bonnes surprises. Le fort rebond de la croissance, des créations d’emplois à un niveau historique, un chômage en baisse sensible et des Français qui n’ont jamais créé autant d’entreprises. En revanche, il n’y a pas eu de miracle pour le commerce extérieur. Bien au contraire, le déficit a continué de se creuser, inexorablement explique un papier du Monde.

Le sujet n’est pas nouveau. Depuis plus de vingt ans, nous importons beaucoup plus que ce que nous exportons. Notre balance commerciale n’est que le reflet de nos choix économiques. La croissance reste dépendante de la consommation, tandis que la production sur notre sol a été négligée. En 2021, le déficit s’est élevé à 84,7 milliards d’euros. En trente ans, la part des produits français dans les exportations mondiales a chuté de 60 %. Ce « mal français » pèse sur le rythme de la croissance, il a mité le tissu industriel et a fragilisé les bassins d’emploi.

Inutile de chercher à se retrancher derrière des causes conjoncturelles. Elles ont joué un rôle. Mais la forte hausse des prix du pétrole et du gaz que nous importons massivement ou encore la crise du secteur aéronautique, l’un de nos principaux postes d’exportation, n’ont fait qu’accentuer une tendance structurelle.

L’une des causes tient à la désindustrialisation de notre économie. La part de la valeur ajoutée du secteur manufacturier est tombée de 15,7 % en 2000 à 11,2 % aujourd’hui. Sur cette période, la production automobile a été divisée par deux. Il y a quelques semaines, le Haut-Commissariat au plan a dressé un constat accablant. Sur 9 000 produits du quotidien (fruits, légumes, vêtements, électroménager, équipements professionnels), les deux tiers contribuent au déficit commercial, pour un montant total de 266 milliards d’euros. Nos Airbus, Rafale, parfums et sacs de luxe sont loin de compenser ce déséquilibre.

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La mondialisation n’est pas la cause principale de la situation. L’essentiel de notre déficit commercial vient de nos échanges avec le reste de la zone euro. Par ailleurs, la monnaie unique n’empêche ni l’Allemagne, ni l’Espagne, ni l’Italie de dégager des excédents. 

Les raisons sont plutôt à chercher dans la structure de notre économie. Celle-ci souffre principalement d’un problème de spécialisation en restant trop focalisée sur une production de milieu de gamme, qui subit de plein fouet la concurrence des pays dont les coûts sont inférieurs. L’enjeu n’est pas tant de réduire les prix de revient pour vendre moins cher que d’améliorer la qualité et le positionnement de ce qui est fabriqué en France.

Trois leviers peuvent être actionnés. La réindustrialisation d’abord. Bonne nouvelle : sa nécessité ne fait plus débat, la crise ayant provoqué une prise de conscience de nos vulnérabilités. En 2021, la France a compté deux fois plus d’ouvertures de sites industriels que de fermetures et, depuis 2015, l’emploi dans ce secteur s’est stabilisé. Ce sont des signes encourageants.

L’innovation, ensuite. Le plan France 2030 est censé donner un nouvel élan dans ce domaine, alors que la montée en puissance de notre écosystème de start-up au cours des dix dernières années commence à porter ses fruits. L’élévation des compétences de la main-d’œuvre, enfin. Notre système éducatif et de formation professionnelle n’est pas assez efficace. Au-delà des moyens, c’est toute son organisation qui doit être repensée.

Pour venir à bout de ce « mal français », il faut poursuivre et accentuer les efforts qui ont commencé à être engagés. Mais le retour à un excédent commercial sera de toute façon un chantier de longue haleine.

Le retour du franc : 11 % des Français !

Le retour du franc : 11 % des Français !

 

C’est un peu le paradoxe de cette élection présidentielle où certains partis politiques proposent des stratégies nationalistes en rupture avec l’union européenne. Le seul problème c’est qu’aucun de ces partis ne propose de façon très claire la rupture avec l’union européenne et encore moins avec l’euro. Bref on revendique la réappropriation de la souveraineté mais en ne remettant pas en cause son principal instrument : la monnaie unique. ( Hormis le marginal Asselineau qui fait moins de 1 %).

Or, à en croire un sondage Ifop réalisé pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès à l’occasion des vingt ans de l’introduction de l’euro, 63% des Français souhaitent conserver ce dernier, mais ils sont encore 11% à penser qu’un retour au franc est possible, tandis que 26% le souhaitent sans croire que cela soit possible. Les plus attachés à la monnaie unique se trouvent parmi les électeurs potentiels de Christiane Taubira (93%) et d’Anne Hidalgo (89%), à une certaine distance de ceux d’Emmanuel Macron (86%), de Valérie Pécresse et de Yannick Jadot (83%), loin devant les supporters de Jean-Luc Mélenchon (63%). A l’opposé,les eurosceptiques gonflent les troupes d’Eric Zemmour (53%) et plus encore de Marine Le Pen (68%). Ces derniers trouvent à 66% que chaque Etat devrait pouvoir gérer son budget comme il l’entend. Parmi les sympathisants zemmouristes, 23% pensent qu’un retour au franc est possible contre 20% pour les lepénistes, sachant que 27% de nos compatriotes avouent continuer à convertir les euros en francs toujours (6%) ou souvent (21%) pour évaluer les prix. Seuls, en Europe, les Belges font mieux ! Il est vrai que 59% des Français ne savent pas exactement le nombre de pays ayant adopté l’euro.

Le parc automobile français vieillit avec 11 ans en moyenne

Le parc automobile français vieillit avec 11 ans en moyenne

Le parc automobile français vieillit de plus en plus. Plusieurs facteurs explicatifs. Beaucoup d’interrogations d’abord sur le véhicule du futur et l’avenir du véhicule électrique (sans parler du manque actuel de composants électroniques). La crise sanitaire qui a réduit de manière assez sensible la mobilité et les moyens pour l’assurer via les automobiles. Aussi le phénomène très peu d’automobilistes de la plus grande fiabilité des voitures qui bien entretenues peuvent voir leur durée de vie prolongée de quatre à cinq ans.( Une voiture en moyenne effectue un peu plus de 12 000 km par an et peut sans dommage avoir une durée d’une quinzaine d’années ( Ce dont s’aperçoivent de plus en plus les automobilistes eux-mêmes).

L’âge moyen des véhicules en France progresse donc de deux mois en un an, malgré les primes à la conversion en vigueur depuis 2018.

Au 1er janvier 2022, l’âge moyen des véhicules en circulation en France a atteint les 11 ans. Le parc hexagonal vieillit donc par rapport à l’an dernier (+ 2 mois), et ce «alors que les primes à la conversion en vigueur depuis 2018 ont pour objectif de retirer de la circulation les modèles les plus anciens», souligne AAA Data, qui publie ces données.

La prime à la conversion consiste en une aide à l’achat ou à la location d’un véhicule peu polluant, en échange de la mise à la casse d’un véhicule ancien. Elle peut atteindre jusqu’à 5000 euros, un niveau qui sera maintenu jusqu’en juillet prochain, a annoncé la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili en octobre dernier.

La note publiée le 1er février par AAA Data, cabinet spécialisé dans le traitement de données, donne d’autres détails sur le visage du parc automobile français. On y apprend qu’au 1er janvier 2022, il y avait 41,1 millions de voitures en circulation dans l’Hexagone. Sur le type de véhicules roulant, 19 % sont des SUV, ces véhicules surélevés imposants ressemblant parfois à des 4×4. Si les immatriculations de voitures électriques sont en forte progression ces dernières années, elles ne représentent encore que 1% du parc français.

Sondage sécurité : un mauvais bilan de Macron pour 62 % des Français

Sondage sécurité : un mauvais bilan de Macron pour 62 % des Français

 

La sécurité est de loin le champ d’action qui mécontente le plus l’opinion publique. Macron est très sévèrement jugé sur cette question. D’après le baromètre Fiducial-Odoxa pour Le Figaro  62 % des Français considèrent comme «mauvais» le bilan de son quinquennat.

Déçus, ils jugent que son action n’a pas été à la hauteur en particulier en matière de lutte contre la délinquance (74 %) contre laquelle, pourtant, avait été déployée la «police de sécurité du quotidien» au début de la mandature. Considérée comme un «marqueur» pour lutter contre les délits et les incivilités pourrissant la vie des administrés, cette réforme est ressentie comme un échec total.

En cause sans doute le manque de moyens notamment de policiers sur le terrain mais aussi le laxisme de la justice.

Sondage: l’ hôpital est malade pour 65 % des Français

Sondage: l’ hôpital est malade pour 65 % des Français

 

Un sondage Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions*, publié jeudi 3 février par France Info souligne que pour 65% Français l’hôpital est malade.

En élargissant au « système de santé » dans une question qui mentionne les « qualité des soins, accès aux soins, niveaux de remboursements », l’avis des personnes interrogées est cette fois majoritairement positif : 56% des sondés jugent la situation du système de santé « bonne » et 12% considèrent même qu’elle est « très bonne ». « Ce résultat montre l’attachement des Français au système de santé, commente Pierre Latrille, auteur de l’étude pour l’institut Ipsos. Le système de santé est plutôt bien perçu, parce qu’il permet d’avoir des soins de qualité et à des prix accessibles. »Toutefois, tous les candidats n’ont pas encore publié leur programme, « donc les personnes interrogées ne savent pas forcément quoi penser », remarque Pierre Latrille, qui souligne la bonne performance d’Emmanuel Macron. « Après deux ans de gestion de la pandémie, c’est plutôt une bonne chose pour lui qu’il ait un tel taux de confiance. » Avant de nuancer : « Cela veut dire qu’il y a quand même deux tiers qui ne savent pas quoi en penser ou n’ont pas confiance en lui. »

* Méthodologie : étude réalisée selon la méthode des quotas à partir d’un questionnaire en ligne. 989 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, ont été interrogées, le 28 janvier 2022. Pour cette étude, Ipsos-Sopra Steria affiche un intervalle de confiance de 95%.

Sondage Présidentielle : les Français veulent un débat avec Macron avant le premier tour

Sondage Présidentielle : les Français veulent un débat avec Macron avant le premier tour

 

 62% des Français condamnent  l’absence de débat avec Macron avant le premier tour selon un sondage YouGov pour Le HuffPost . De ce point de vue la posture quasi monarchique de Macron est de plus en plus critiquée

Dans le détail, ce pourcentage bondit à gauche, chez les sympathisants Insoumis (81%) et socialistes (83%). Les sondés proches de La République en marche, eux, sont 50% à regretter qu’Emmanuel Macron ne descende pas dans l’arène. À droite, ils sont 67% chez les sympathisants Les Républicains et 67% chez les proches du Rassemblement National.

Dans un récent sondage Ipsos paru la semaine dernière, sept Français sur dix déclaraient être «intéressés par la prochaine élection Présidentielle de 2022». Cette tendance ne change pas. Le sondage YouGov indique que 68% des sondés sont «intéressés par la campagne présidentielle». Près d’un Français sur deux pense d’ailleurs qu’Emmanuel Macron doit se déclarer candidat rapidement, une position très largement répandue chez les sympathisants LREM (96%).

 

 

Renvoi de l’ambassadeur français au Mali: L’échec complet de Barkhane au Sahel

Renvoi de l’ambassadeur français au Mali: L’échec  complet de Barkhane au Sahel

C’est le dernier affront subi par la France avec le renvoi de l’ambassadeur français au Mali par les dictateurs militaires. Un grave échec diplomatique et militaire pour Macron et la force Barkhane. À la décharge des militaires, Barkhane a toujours été sous dimensionnée par rapport à l’immensité du territoire  (5000 militaires quand il en faudrait 150 000 sur un territoire 10 fois plus grand que que la France). Les putschistes au Mali veulent pousser vers la France dehors et maintenant, c’est le Burkina Faso qui est à son tour victime d’un putsch militaire. Reste le Niger, un pays aussi particulièrement fragile et qui aussi pourrait basculer d’un jour à l’autre. Bref, il va falloir décider rapidement du rôle de la force Barkhane avec les Européens qui en réalité ne se sont vraiment jamais totalement investis dans le conflit du Sahel.

Il n’y a sans doute pas grand-chose à espérer des discussions avec les putschistes tant du Mali que du Burkina. Des militaires plus compétents pour faire des coups d’Etat que pour maintenir l’ordre dans leur pays et qui accessoirement se partagent les maigres ressources locales.

La France et ses alliés européens se sont donné deux semaines, vendredi 28 janvier, pour décider de l’évolution de leur engagement militaire contre les groupes djihadistes au Mali alors que la junte au pouvoir à Bamako manifeste une hostilité croissante à leur égard.

La situation au Mali devient « intenable », a estimé vendredi le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, sur RTL au lendemain de la décision du Danemark de retirer ses forces spéciales dont les autorités maliennes avaient jugé la présence indésirable. Samedi, la ministre des Armées Florence Parly a déclaré, sur France Inter : « Nous devons constater que les conditions de notre intervention, qu’elle soit militaire, économique et politique sont rendues de plus en plus difficiles, bref, on ne peut pas rester au Mali à n’importe quel prix. »Alors que tout indique que les militaires maliens cherchent à pousser vers la sortie leurs partenaires occidentaux au profit d’une alliance avec la Russie, qui ne s’offusquerait pas de leur maintien au pouvoir, la ministre de la Défense danoise, Trine Bramsen, a déclaré à Reuters que les Européens s’étaient laissé 14 jours pour décider « à quoi devrait ressembler la future mission contre-terroriste dans la région du Sahel ».

Les autorités maliennes, qui ont multiplié les accusations de néocolonialisme à l’égard de la France, ne donnent de leur côté aucun signe de volonté d’apaiser la situation. Le Premier ministre Abdoulaye Diop a ainsi estimé vendredi sur France 24 que les propos de Jean-Yves Le Drian étaient « plein de mépris » et que Paris devait respecter la souveraineté du Mali.

Société : Les Français de plus en plus à droite ?

Société : Les Français de plus en plus à droite ?

 

Ce qui est évident, c’est que les Français votent de plus en plus pour la droite et l’extrême droite. De là à conclure que les français se situent idéologiquement à droite y a un pas à franchir. En effet ce qui explique d’abord le vote très majoritaire à droite c’est la défaillance complète des partis de gauche complètement éclatés dans un nombre de familles incalculables et qui ont tellement déçu depuis plus de 20 ans avec un discours très radical lors des campagnes électorales et une gestion finalement assez semblable aux partis qui les ont précédés.

C’est parce que la gauche est complètement discréditée en ce moment que la droite progresse. Pour preuve la majorité des Français n’adhère pas au libéralisme économique. C’est pourtant ce qui d’un point de vue idéologique caractérise une adhésion politique à la droite ( avec le libéralisme politique). La vérité sans doute c’est que les Français sont très partagés sur de nombreux sujets et qu’il est difficile de les identifier à travers une case politique bien précise.

Après une crise sanitaire et un quinquennat mené par un président de la République ayant fait ses gammes à gauche, les Français se positionnent de plus en plus à droite politiquement. C’est le constat que dresse une étude menée par OpinionWay pour le Cevipof, centre de recherches politiques rattaché à Sciences Po, réalisée entre le 23 décembre 2021 et le 10 janvier 2022 et dévoilée  dans le Figaro.

Ce « baromètre de la confiance politique », mené depuis 2009, établit qu’actuellement, 32% des Français se classent politiquement à droite, et 11% à l’extrême droite. De l’autre côté de l’échiquier politique, 17% se disent de gauche et 6% se placent à l’extrême gauche. Enfin, 14% s’estiment au centre, quand 20% ne se prononcent pas.

Des résultats, qui ramenés à ceux de 2017, viennent témoigner du basculement à droite d’une partie des Français. Il y a cinq ans, 26% d’entre eux se disaient de droite. Soit six points de moins qu’actuellement.

De même, la part de Français se situant à l’extrême droite a grimpé de quatre points sur la même période, passant de 7% en 2017 à 11% aujourd’hui. Le phénomène s’est accru ces derniers mois. Alors que la part se plaçant à l’extrême droite était retombée à 7% en février 2021, elle a connu une importante remontée en un an. Les résultats de l’étude sont toutefois contradictoires.

En effet, les résultats de l’enquête menée par OpinionWay pour le Cevipof témoignent d’un paradoxe. Bien qu’ils se positionnent plus à droite qu’il y a cinq ans, les Français sont en parallèle plus que jamais hostile au libéralisme économique.

73% d’entre eux pensent que « l’économie actuelle profite aux patrons aux dépens de ceux qui travaillent », et 57% jugent que « pour établir la justice sociale, il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres ».

De même, concernant les questions de société, 61% des Français estiment que « la procréation médicalement assistée (PMA) est une bonne chose pour les femmes seules ou homosexuelles ». Tout en étant 63% à juger qu’ »il y a trop d’immigrés en France ».

Difficile donc d’y voir clair, d’autant que 39% des sondés disent souhaiter voir à la tête du pays « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ou des élections », soit une dictature, et 27% une junte militaire.

Politique Les Français de plus en plus à droite ?

Politique Les Français de plus en plus à droite ?

 

Ce qui est évident, c’est que les Français votent de plus en plus pour la droite et l’extrême droite. De là à conclure que les français se situent idéologiquement à droite y a un pas à franchir. En effet ce qui explique d’abord le vote très majoritaire à droite c’est la défaillance complète des partis de gauche complètement éclatés dans un nombre de familles incalculables et qui ont tellement déçu depuis plus de 20 ans avec un discours très radical lors des campagnes électorales et une gestion finalement assez semblable aux partis qui les ont précédés.

C’est parce que la gauche est complètement discréditée en ce moment que la droite progresse. Pour preuve la majorité des Français n’adhère pas au libéralisme économique. C’est pourtant ce qui d’un point de vue idéologique caractérise une adhésion politique à la droite ( avec le libéralisme politique). La vérité sans doute c’est que les Français sont très partagés sur de nombreux sujets et qu’il est difficile de les identifier à travers une case politique bien précise.

Après une crise sanitaire et un quinquennat mené par un président de la République ayant fait ses gammes à gauche, les Français se positionnent de plus en plus à droite politiquement. C’est le constat que dresse une étude menée par OpinionWay pour le Cevipof, centre de recherches politiques rattaché à Sciences Po, réalisée entre le 23 décembre 2021 et le 10 janvier 2022 et dévoilée  dans le Figaro.

Ce « baromètre de la confiance politique », mené depuis 2009, établit qu’actuellement, 32% des Français se classent politiquement à droite, et 11% à l’extrême droite. De l’autre côté de l’échiquier politique, 17% se disent de gauche et 6% se placent à l’extrême gauche. Enfin, 14% s’estiment au centre, quand 20% ne se prononcent pas.

Des résultats, qui ramenés à ceux de 2017, viennent témoigner du basculement à droite d’une partie des Français. Il y a cinq ans, 26% d’entre eux se disaient de droite. Soit six points de moins qu’actuellement.

De même, la part de Français se situant à l’extrême droite a grimpé de quatre points sur la même période, passant de 7% en 2017 à 11% aujourd’hui. Le phénomène s’est accru ces derniers mois. Alors que la part se plaçant à l’extrême droite était retombée à 7% en février 2021, elle a connu une importante remontée en un an. Les résultats de l’étude sont toutefois contradictoires.

En effet, les résultats de l’enquête menée par OpinionWay pour le Cevipof témoignent d’un paradoxe. Bien qu’ils se positionnent plus à droite qu’il y a cinq ans, les Français sont en parallèle plus que jamais hostile au libéralisme économique.

73% d’entre eux pensent que « l’économie actuelle profite aux patrons aux dépens de ceux qui travaillent », et 57% jugent que « pour établir la justice sociale, il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres ».

De même, concernant les questions de société, 61% des Français estiment que « la procréation médicalement assistée (PMA) est une bonne chose pour les femmes seules ou homosexuelles ». Tout en étant 63% à juger qu’ »il y a trop d’immigrés en France ».

Difficile donc d’y voir clair, d’autant que 39% des sondés disent souhaiter voir à la tête du pays « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ou des élections », soit une dictature, et 27% une junte militaire.

Divorce entre les Français et les politiques

Divorce entre les Français et les politiques

Selon le baromètre de la confiance politique, réalisé par le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) à partir d’un large panel de 10.500 personnes interrogées par OpinionWay, dont rend compte public Sénat, les Français n’ont jamais été aussi critiques vis-à-vis des politiques. 55 % des Français pensent que la démocratie ne fonctionne pas très bien.  Les  Français ne se sont jamais dits aussi méfiants (37 %, + 14 points par rapport à mai 2021).

 

Sans surprise, c’est toujours le conseil municipal qui est plébiscité avec 64 % d’opinions favorables (en hausse de 4 points). En comparaison, le Sénat et l’Assemblée nationale ne recueillent que 39 et 38 % d’opinions « confiantes » mais sont tout de même en nette hausse par rapport à 2019 (respectivement +6 et +7 points). Logiquement, c’est la figure du maire qui recueille encore une fois la plus grande confiance (65 %) des Français à l’inverse du président de la République actuel (37 %) et de son Premier ministre, dernier du classement à 34 %.

Au niveau des organisations indispensables à la société, ce sont le personnel médical et les hôpitaux qui sont en pole position avec des taux de confiance de 85 % et 81 %. Alors que se tient actuellement le « Beauvau de la sécurité », la confiance dans la police est en hausse à 69 %, malgré plusieurs affaires récentes de violences policières. Par comparaison, en février 2015, juste après les attentats de Charlie Hebdo, la confiance dans la police avait atteint 80 %. Les médias (28 %), les réseaux sociaux (17 %) et les partis politiques (16 %) sont les derniers du classement.

« Il y a un effet covid. Tous ceux qui sont aux commandes sont rétribués en termes de confiance. Cela ne veut pas dire que leur action est validée, mais ils vont bénéficier d’un regain de confiance », note Bruno Cautrès, politologue au Cevipof, invité de Public Sénat pour l’émission « Allons plus loin ». Professeur en sciences politiques à l’université de Nice, Vincent Martigny ajoute : « Dans cette période on a envie de s’accrocher à ce qu’on connaît. Mais il y a quand même un tassement du syndrome de l’homme fort. Et une majorité de gens qui souhaitent que les institutions soient plus démocratiques. »

Le jugement des Français sur le fonctionnement de la démocratie est à la hausse. Seuls 55 % d’entre eux estiment que la démocratie ne fonctionne « pas très bien » quand ils étaient 70 % en décembre 2018 ! Preuve d’une résorption du phénomène des Gilets Jaunes dont les rangs se sont considérablement clairsemés. Les Allemands et les Britanniques ont eux un meilleur jugement de leur démocratie puisqu’ils sont respectivement 67 % et 61 % à penser qu’elle fonctionne « bien ».

 

« Le constat, c’est que la coupure avec l’ancien monde voulu par Emmanuel Macron n’a pas encore marché. Le fossé démocratique n’est pas encore comblé. Et le cœur du problème, il me semble que c’est la différence entre le discours politique et son application. Faut-il un effort de modestie pour la prochaine présidentielle ? Ou faut-il un changement des institutions ? Je pense que c’est plutôt vers là qu’il faut aller », analyse Bruno Cautrès. Pour Vincent Martigny, il n’y a pas de crise de la démocratie mais bien de la « représentation et de la confiance dans les institutions telles qu’elles fonctionnent ».

 une vision négative de la politique

Les Français sont également les derniers d’Europe à s’intéresser à la politique (49 %) quand ils sont 79 % en Allemagne et 69 % en Italie. Et pour cause, quand on interroge les Français sur le sentiment qu’ils éprouvent à l’égard de la politique, c’est la « méfiance » (39 %) et le « dégoût » (23 %) qui arrivent en premier. En tout, ils sont donc 77 % à répondre un mot négatif à la question. Seuls 10 % des sondés disent « avoir de l’intérêt » en pensant à la politique. Près de 65 % des Français estiment par ailleurs que leurs élus et dirigeants sont « plutôt corrompus ».

Plus généralement, à l’approche de l’élection présidentielle de 2022, l’enquête d’opinion propose une photographie des opinions politiques des Français : le bloc de gauche (gauche et extrême gauche) cumule 24 % des sondés, le bloc de droite (droite et extrême droite) atteint 38 %. 17 % des Français se disent « centristes ». La « réduction des inégalités de revenus » est la proposition qui emporte la plus grande adhésion (76 %). Les sondés sont également une grande majorité (61 %) à penser que la PMA est une « bonne chose pour les femmes seules ou homosexuelles », alors que le Sénat l’a rejeté pour toutes les femmes lors de l’examen du texte.

« Il y a le sentiment diffus d’une crise, sans fin dont on ne verrait jamais la sortie », analyse au Monde Bruno Cautrès, politiste au CEVIPOF et spécialiste de l’analyse des comportements politiques. La méfiance des Français vis-à-vis des vaccins a quant à elle baissé mais se maintient toujours à 30 % de réfractaires. Enfin, dans l’ensemble, 58 % des Français jugent que le gouvernement ne gère pas « bien » la crise sanitaire, soit le plus haut pourcentage parmi ses voisins européens.

Des conventions citoyennes « ponctuelles »

Demande des Gilets Jaunes, le format de la convention citoyenne a été sollicité sur le climat. L’expérience reste mitigée mais l’exécutif a promis de la réitérer à l’avenir. Les Français y sont en tout cas favorables : 34 % d’entre eux pensent qu’elles doivent être « ponctuelles et ne concerner que des grandes questions », mais 28 % affirment quelles « doivent être systématiques et venir compléter le travail du Parlement ». Quant à leurs recommandations, la majorité (55 %) trouve qu’elles devraient être « obligatoirement mises en œuvre par le gouvernement ».Un pourcentage qui révèle les contradictions des Français par rapport à la démocratie représentative.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui permet à la société civile et aux citoyens de rendre des avis au gouvernement, est plébiscité par 54 % des Français « pour renforcer la confiance dans les institutions ». Seuls 21 % d’entre eux pensent l’inverse.

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