Archive pour le Tag 'Rugby'

Rugby-Champions Cup: encore Toulouse et Dupont

Rugby-Champions Cup: encore Toulouse et Dupont

 

Antoine Dupont savoura juste titre la victoire de Toulouse au plan européen à laquelle il a apporté une contribution fondamentale surtout cette fois par ses qualités de défense. Interview dans le Figaro

 

Quelle sensation domine après un tel combat ?
Antoine Dupont : Un pur bonheur, tout simplement. Ce sont des émotions qui sont dures à décrire avec des mots. On s’entraîne tellement dur pour ça et quand on est aussi proche de le toucher, il faut arriver jusqu’au bout parce qu’on ne sait pas quand ça se présentera à nouveau. On a eu la chance de soulever la coupe il y a trois ans et on connaît la difficulté de gagner cette compétition. On a échoué deux fois en demi-finale les deux dernières années. On sentait vraiment qu’on avait la capacité d’aller au bout cette année. Maintenant que c’est fait, dans un un match pas simple, on ne va pas se mentir, c’est un pur bonheur.

Comment avez-vous réussi à vous remobiliser pour la prolongation après avoir déjà beaucoup donné pendant 80 minutes ?
On s’est dit que ça allait être dur pour nous évidemment, mais qu’eux aussi étaient en difficulté. On a vu des joueurs marqués, fatigués, et qu’on avait des solutions. Quand on arrive en prolongation, il faut aller puiser dans ses retranchements. On rentre dans le ’’money time’’, il n’y a plus de questions à se poser. C’est juste se lancer dans la bataille, ne rien lâcher, s’entraider, faire preuve d’un état d’esprit hors du commun. Dans ces moments-là, ça se joue surtout dans la tête. C’est là-dessus que le vainqueur est déterminé.

Honnêtement, si on avait pu gagner plus simplement, on aurait quand même dit oui.Le scénario de cette finale rend-il ce sacre encore plus savoureux ?
On a vraiment senti de la tension. Mais on a aussi maintenant l’expérience de ces matches-là, cette expérience pour ne pas s’affoler et continuer à être nous-mêmes, à jouer notre rugby, à être sûrs de nos bases, à garder cette confiance. C’est vrai que plus c’est dur, plus ça fait plaisir à la fin. Honnêtement, si on avait pu gagner plus simplement, on aurait quand même dit oui.

Rugby : la France se rachète….. tardivement

Rugby : la France se rachète….. tardivement

Après un tournoi assez quelconque, l’équipe de France termine finalement deuxième après avoir disposé in extremis du 15 de la rose. Le 15 français a réalisé une très bonne prestation au cours de la première mi-temps et a lâché prise en seconde.

 

Malgré tout la France a réussi à s’imposer de justesse. A moins d’une minute de la sirène, le pied assuré de Thomas Ramos a permis aux Bleus de reprendre les devants. Et de sceller le résultat d’un match fou, de libérer un Groupama Stadium qui ne demandait qu’à exploser. Dans une ambiance de folie et d’union, joueurs et supporters tricolores ont célébré, jusqu’au long tour d’honneur et un bruyant clapping, cette victoire devenue presque inespérée. Une victoire qui laisse un goût d’amertume car la France a fait preuve du bon et du moins bon dans ce tournoi. Bref trop d’inconsistance et d’une certaine manière la deuxième place obtenue constitue une surprise heureuse. Résultat :33–31 pour la France lors du match contre l’Angleterre.

 

Rugby–Italie : une équipe maladroite, perdue et stressante

Ce France  Italie confirme la très grande fragilité de l’équipe de France de rugby qui après son lourd échec à la coupe du monde est en train de toucher le fond. Rien ne marche actuellement. L’équipe manifeste une maladresse incroyable en multipliant les fautes et les approximations.

Le formidable collectif a disparu pour laisser place à des initiatives individuelles qui tentent désespérément de sauver la face, en vain.
Il manque surtout une paire de demis à la hauteur et on se rend compte de l’importance du rôle de Dupont et de Ntamack. Des rouages indispensables.
Le pire c’est que l’entraîneur paraît aussi contaminé par la fébrilité voire la peur. En l’état actuel de l’équipe, la différence pourrait être de 30 à 50 points avec les autres concurrents du tournoi autrement plus forts que l’Italie

Coupe du monde de rugby : un arbitrage trop défaillant

Coupe du monde de rugby : un arbitrage trop défaillant

La plupart des matchs entre grandes nations du rugby ont suscité de sérieuses critiques en matière d’arbitrage. En fait, les décisions de l’arbitre ont souvent été décisives pour désigner le vainqueur comte tenu des scores très étriqués.

Même lors de la finale entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande on a enregistré le même phénomène de rôle central de l’arbitre concernant le score.

La France elle-même avait été victime d’un arbitrage très discutable.

En cause, sans doute des règles du rugby devenues très complexes pour les joueurs mais aussi pour les arbitres sans parler des spectateurs. Il y aurait sans doute lieu de simplifier la doctrine arbitrale afin aussi que le jeu soit beaucoup moins haché qu’actuellement. Les règles concernant le placage et les rucks sont particulièrement difficiles à être respectées.

Le rugby a vocation à se développer au plan mondial y compris chez les femmes car il est trop circonscrit à quelques Nations majeures aujourd’hui mais cela suppose aussi des règles compréhensibles et applicables.

Il faudra encore professionnaliser bien davantage et perfectionner l’arbitrage. Les joueurs ont profondément évolué depuis 10 ou 20 ans avec des physiques hors normes et une vitesse d’exécution surprenante en dépit du poids des joueurs. Bref, les joueurs se sont considérablement transformés comme le jeu lui-même. Mais l’arbitrage tatillon et surtout approximatif n’a pas suffisamment évolué.

Rugby France-Afrique du Sud : un match truqué ?

Rugby France-Afrique du Sud : un match truqué ?


L’étroitesse du score en quart de finale de la coupe du monde de rugby ovale (28–29) montre d’abord que les deux équipes étaient ce soir-là à peu près du même niveau. Reste qu’on peut s’interroger à juste titre sur l’influence d’un arbitrage très partial de la part de l’arbitre néo-zélandais et de ses collègues qui l’ assistaient à la télévision au board. Ce n’est pas nouveau il y a déjà des dizaines et des dizaines d’années que les anglo-saxons acceptent difficilement la montée en puissance de la France dans le rugby.

Progressivement le rugby français a fait son trou en dépit d’un arbitrage assez souvent défavorable. La fédération française découvre aujourd’hui un peu naïvement que lors de ce match décisif entre la France et l’Afrique du Sud les instances dirigeantes avaient choisi un arbitre néo-zélandais et des néo-zélandais également au board. Alors que normalement la diversité s’impose dans le choix des arbitres d’après les règles internationales.

De fait, les anglo-saxons noyautent les instances de la fédération internationale. Il est grand temps dans l’intérêt même du rugby s’il veut s’internationaliser comme d’autres sports que d’autres pays que les anglo-saxons soient représentés dans les instances de direction au plan international.

La France a perdu mais elle aurait pu gagner avec un arbitrage plus impartial. Notons aussi que les médias une nouvelle fois se sont enflammées bien imprudemment considérant que la France était grande favorite et dans ce cas, on sait parfaitement que les Français sont psychologiquement plus fragiles que lorsqu’ils sont en situation d’outsiders.

Les joueurs du XV de France ont fustigé l’arbitrage du quart de finale perdu face aux Springboks dimanche soir à Saint-Denis (28-29). Interpellé sur les décisions très litigieuses de l’arbitre Néo-Zélandais Ben O’Keeffe durant la rencontre, le président de la Fédération française de rugby Florian Grill constate sur son compte X (ex-Twitter) que la France n’est pas encore assez bien représentée dans les instances de World Rugby.

«Nous avons un énorme travail à faire pour que la France soit représentée dans les instances de World Rugby. Un seul arbitre de champ, personne au board, presque personne dans les commissions… Du pain sur la planche !», a estimé le patron de la FFR.

Sport et préparation mentale : le modèle du rugby français

Sport et préparation mentale : le modèle du rugby français

Lors du match inaugural de la Coupe du monde de rugby, le XV de France a brillamment illustré le parcours solide qu’il a suivi au cours des quatre dernières années. Face aux All Blacks, un adversaire historique invaincu en phase de poules de cette compétition, les défis étaient multiples. Aussi, la sérénité manifestée par les joueurs français n’est pas le fruit du hasard. Elle souligne une transformation profonde dans l’approche de l’optimisation de la performance. Aujourd’hui, le rugby français témoigne d’une réorientation significative de la manière dont est intégrée la préparation mentale, désormais conçue comme une composante clé du plan de performance en s’appuyant sur des connaissances scientifiques avancées.

par Mickaël Campo
Chercheur en psychologie du sport et responsable de la préparation mentale à la FFR, Université de Bourgogne – UBFC dans the Conversation

Après plus de deux décennies d’initiatives diverses et variées ayant tenté de prendre en compte la dimension mentale, un tournant a été opéré en 2019 avec une collaboration inédite entre la Fédération française de rugby (FFR) et l’Université de Bourgogne. Objectif : mettre en place un accompagnement scientifique dans l’élaboration, la structuration et la mise en œuvre d’un modèle de performance incluant la dimension mentale au cœur des pratiques.

Cette initiative visait à conduire à la création d’un pôle de psychologie du sport au sein du département d’accompagnement à la performance de la FFR, résolument ancré dans une philosophie fondée sur la rigueur et l’évidence scientifique.

Le travail réalisé a alors permis d’accompagner les entraîneurs de l’ensemble des équipes de France de rugby (équipes masculines et féminines de rugby à XV et à 7 olympiques) au travers de différentes approches allant de la formation et l’accompagnement des staffs à l’intervention en préparation mentale des équipes, en passant par l’encadrement scientifique des projets de performance.

La mise en œuvre de ce modèle de performance impacte les jeunes potentiels dans leur formation. Ainsi, la planification de l’entraînement des habiletés mentales (PEHM) représente près de 200 heures d’entraînement spécifique dans le parcours de formation sur trois ans d’Académie Pôle-Espoirs. Nous incluons par exemple un travail sur le développement des compétences émotionnelles, ou les capacités de leadership.

Les joueurs et joueuses internationaux bénéficient de leur côté d’une prise en compte de l’optimisation de cette dimension, par les staffs désormais sensibilisés, voire clairement formés en interne aux connaissances en psychologie du sport.

Le XV de France est d’ailleurs l’une des principales illustrations, avec également l’apport d’un travail spécifique réalisé chaque semaine depuis quatre ans avec cette équipe.

En prévision des Jeux olympiques de Paris, la démarche mise en œuvre par la Fédération française de rugby offre ainsi un bel exemple de la manière dont les sciences humaines peuvent nourrir l’optimisation de la performance sportive, permettant in fine aux athlètes, staffs et équipes de maîtriser la pression des grandes occasions.

Mais il s’agit alors de savoir naviguer dans la complexité, dans l’univers encore méconnu de la préparation mentale en sports collectifs. Car lorsque l’on évoque la notion de préparation mentale en sports collectifs de très haut niveau, nous nous confrontons inévitablement à sa dimension labyrinthique et aux fines nuances qui l’entourent et qui exigent une approche adaptée aux réalités et besoins des équipes et des entraîneurs.

Il apparaît alors clairement que la préparation mentale « traditionnelle », réalisée le plus souvent en tête-à-tête avec un joueur dans un cadre de consultations individuelles, ne parvient pas à englober entièrement la profondeur et la complexité de l’écosystème de performance collective, riche en interactions sociales incessantes. Juste à titre d’illustration, on notera que le XV de France est constitué actuellement de plus de 60 personnes, comprenant 33 joueurs et un staff composé de 30 experts…

Dans un contexte où de nombreuses personnes aux formations diversifiées se revendiquent préparateurs mentaux, parfois sous des intitulés ambigus (coach mental, entraîneur cérébral, développeur de talent, etc.), il est courant de voir le recours à l’utilisation systématique et simpliste d’outils et d’approches dogmatiques qui prétendent offrir une solution universelle. On peut alors légitimement s’interroger sur la véritable profondeur de cette maîtrise, surtout lorsqu’il s’agit du domaine spécifique des sports collectifs.

La préparation mentale, en particulier dans les sports collectifs, requiert une expertise pointue et se base sur des fondements scientifiques solides, ne laissant pas de place à l’approximatif dont souvent découle aussi le manque d’éthique.

À l’image d’autres nations sportives majeures, le sport français peut à cet égard s’appuyer sur sa société savante, la Société française de Psychologie du Sport. Cette entité veille à la rigueur éthique et scientifique de la discipline, garantissant une orientation conforme aux standards les plus exigeants. Dans une volonté de parfaire son modèle, la FFR vient tout juste d’initier une collaboration étroite avec la SFPS.

Le département d’accompagnement à la performance de la Fédération française de Rugby (FFR), sous la responsabilité du docteur Julien Piscione, s’est longtemps ancré dans les sciences de la vie pour mener ses recherches visant l’optimisation de la performance et le soutien des jeunes talents.

Créé en 2002 en tant que cellule de recherche, il peut être noté que ce département était dirigé au départ par un chercheur en sciences de l’éducation (Daniel Bouthier de l’Université de Bordeaux), puis par une chercheuse en sciences sociales (Hélène Joncheray, de l’INSEP – Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), avec donc une sensibilité déjà bien présente pour les SHS.

Il y a cinq ans, Julien Piscione et Didier Retières, alors directeur technique national, ont choisi de mettre davantage l’accent sur la dimension mentale. Initiée 25 ans plus tôt par des entraîneurs nationaux tels que Fabrice Brochard, Michel Jeandroz et Riadh Djaït, Julien Piscione et Didier Retières ont su reconnaître son importance et lui donner une place centrale dans la formation et la préparation des athlètes, poursuivant ainsi une tradition d’innovation dans l’optimisation de la performance à la FFR.

En s’inspirant du modèle systémique de la performance, qui souligne l’intrication profonde et complexe de la dimension mentale dans les sports collectifs, une grande importance a notamment été accordée à la formation des entraîneurs pour que les staffs des équipes de France aient en leur sein des personnes formées aux bases scientifiques de la psychologie du sport.

Au-delà de leur formation et de leur accompagnement, nos staffs peuvent aussi désormais être renforcés par l’apport de préparateurs mentaux, aguerris aux caractéristiques des sports collectifs et titulaires d’un doctorat en psychologie du sport.

Épousant ainsi une philosophie fermement ancrée sur la précision et l’évidence scientifique, une démarche méthodique a donc été adoptée pour structurer et développer la préparation mentale sur la base des connaissances en psychologie du sport, s’adressant à tous les niveaux, des écoles de rugby jusqu’aux équipes nationales, en englobant toute la filière jeune.

Le partenariat avec la faculté des sciences du sport de l’université de Bourgogne a donc permis non seulement de structurer une démarche, mais aussi de développer des programmes de recherche appliquée visant à répondre aux besoins d’innovation dans le domaine de la performance sportive, dans un contexte sportif international ultra-concurrentiel.

Le sélectionneur Fabien Galthié, très sensible à l’importance du facteur humain, a souhaité dès le début intégrer la préparation mentale comme l’un des pivots de sa stratégie de performance.

Cet élan global avait été notamment amorcé par les équipes de France olympiques de rugby à 7 dès 2018 avec les sélectionneurs Jérôme Daret (7 masculin) et David Courteix (7 féminin), puis les équipes de France jeunes et le XV de France féminin, toutes distinguées par de brillantes performances les plaçant sur de nombreux podiums de la scène internationale durant ces dernières années.

Ainsi, il doit être soulevé que l’observation de ce XV de France si « fort mentalement » est la résultante d’un processus beaucoup plus long et complexe qu’un potentiel lien simpliste et direct qui pourrait être fait avec les interventions en préparation mentale réalisées pendant une préparation de Coupe du monde ! L’incroyable capacité de ces athlètes de très haut niveau sur le plan mental est, il me semble, davantage le fruit d’une longue acculturation à la dimension mentale dans leur parcours de formation en club, en académies fédérales et au sein des équipes de France jeunes, ainsi qu’au travail approfondi réalisé par l’ensemble du staff du XV de France durant ces quatre années.

Les interventions spécifiques en préparation mentale ont juste complété ce travail de construction de longue haleine en apportant des connaissances scientifiques nouvelles et directement mobilisables par les joueurs dans la gestion mentale de la compétition à niveau international.

Une autre évolution marquante se manifeste également au sein même de l’activité scientifique, que ce soit dans le cadre d’une activité de recherche et développement ou dans l’accompagnement scientifique des équipes.

Particulièrement, une étude que nous avons menée dans le rugby a montré que les émotions collectives (la manière dont chaque joueur perçoit l’émotion de l’équipe en tant qu’entité) avaient plus d’effets sur les performances individuelles et collectives que les émotions individuelles des joueurs.

Partant d’un constat d’instabilité de performances des équipes de France de rugby à cette époque (rappelons-nous par exemple du match inaugural de la Coupe du Monde 2007 en France, où les Bleus avaient essuyé une défaite face à l’Argentine (12-17)), le pôle de psychologie du sport a investi ce nouveau paradigme scientifique, totalement aligné avec le terrain de la performance collective.

Avec la collaboration des entraîneurs nationaux, des normes d’expression émotionnelles ont été établies afin d’optimiser la façon d’exprimer ses émotions sur le terrain.

Des programmes visant à renforcer l’intelligence émotionnelle] ont été également intégrés aux planifications des rassemblements internationaux, favorisant ainsi le développement de compétences adaptatives et des stratégies collectives de régulation émotionnelle. Cela consiste essentiellement en la planification de travaux par groupes visant à développer les principales compétences émotionnelles (expression, reconnaissance, régulation, etc.), sur le plan individuel, mais surtout collectif.

L’objectif était de maîtriser les phénomènes de contagion émotionnelle à l’origine des craquages sous pression.

Dans ce contexte, nous avons développé la notion de « temps non-joués » qui correspond aux temps de match pendant lequel les joueurs, qui sont sur le terrain, ne sont pas impliqués directement dans l’action, dans le jeu (par exemple après un essai, pendant un arbitrage video, etc). Cela représente 54 % du temps d’un match international. Ces temps revêtent donc une importance cruciale dans l’optimisation de la performance collective, notamment dans l’opportunité que cela ouvre de pouvoir être davantage en maîtrise du vécu émotionnel collectif.

L’exemple typique que l’on peut observer sont les rassemblements des joueurs après avoir marqué un essai (bulles de maîtrise).

Ces travaux ont amené à prioriser la compréhension de l’identité collective et des phénomènes de contagion émotionnelle en tant que leviers d’optimisation de la performance.

Le projet TEAM SPORTS en est l’illustration majeure. Financé dans le cadre du Programme Prioritaire de Recherche Sport de Très Haute Performance, il est mené en collaboration avec les principales fédérations olympiques de sports collectifs (FFR, FFF, FFHB, FFVolley, et FFBB).

Mobilisant une trentaine de chercheurs, provenant d’institutions telles que l’Université de Bourgogne, l’Inserm, le CEA, l’ENSAM et l’Université de Rouen, ce programme ambitieux se penche sur la façon dont les dynamiques individuelles et collectives s’entrecroisent au sein des équipes de haut niveau.

Les premiers résultats montrent, par exemple, que lors de séance d’entraînements à haute intensité très utilisées à haut niveau, l’accent devrait être mis sur des enjeux individuels plutôt que sur l’appartenance à l’équipe pour permettre aux joueuses et joueurs de repousser leurs limites.

Aussi, à travers 196 entretiens approfondis, des éclairages ont été également obtenus sur les facteurs qui encouragent soit le renforcement du « JE », soit celui du « NOUS » (identité collective), des données qui peuvent venir éclairer les entraîneurs dans leur stratégie managériale.

D’autres résultats montrent également que le sentiment d’appartenance à une équipe influence profondément les interactions motrices et les décisions ainsi que de la manière dont les informations sont prises durant le jeu.

Par exemple, nos études ont montré que les joueurs qui sont moins identifiés au groupe ont tendance à davantage capter des informations qui pourraient leur être utile pour la réalisation d’une performance personnelle (par exemple, identifier un espace dans la défense adverse permettant une percée). A contrario, les joueurs les plus identifiés au groupe prendront davantage de repères sur les solutions collectives pour faire avancer le jeu.

TEAM SPORTS a aussi été l’occasion de créer des innovations technologiques, comme des environnements virtuels pour stimuler des états émotionnels, ou des algorithmes sophistiqués permettant de suivre en temps réel les indicateurs de body langage des joueurs, ainsi que d’évaluer en temps réels les niveaux de stress collectif de l’équipe et des adversaires.

Certaines de ces technologies et les connaissances acquises sont d’ailleurs en cours d’utilisation par le XV de France pour la Coupe du monde, permettant de les améliorer encore pour les Jeux de Paris. C’est ainsi, par exemple, que nous connaissons parfaitement nos tendances en compétition. Cela nous a permis de travailler sur la maîtrise de nos temps faibles, comme de nos temps forts, durant nos matches.

Tous ces travaux seront par la suite publiés une fois les Jeux Olympiques passés, pour permettre à la communauté de profiter de cet héritage des Jeux. Mais en amont, les quatorze études réalisées auprès de 900 athlètes et entraîneurs offrent d’ores et déjà un éclairage précieux aux encadrements sportifs, leur fournissant des connaissances pointues pour optimiser leur approche managériale et la gestion mentale de la compétition de haut niveau.

Ce programme de recherche a notamment conduit à l’élaboration d’une formation spécialisée en psychologie du sport, unique en Europe, axée sur l’optimisation de la haute performance collective (D.U OHPCo – Univ. Bourgogne).

Alors que les Jeux olympiques de Paris catalysent un intérêt grandissant pour la préparation mentale au sein du sport français, il est important de comprendre que, comme pour les autres métiers de l’encadrement sportif, la préparation mentale ne peut se construire sans un savoir-faire basé sur une forte assise scientifique.

L’exemple de la FFR, couplé à l’initiative du programme TEAM SPORTS, sert de rappel éloquent : pour être véritablement à la pointe et innover face à une concurrence internationale qui va extrêmement vite, les connaissances scientifiques sont une voie indispensable pour pouvoir naviguer de façon pertinente dans la complexité de la performance collective, et être en mesure non seulement de s’adapter aux chaos souvent rencontrés dans ces écosystèmes, mais aussi de permettre l’innovation incontournable pour performer.

Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la science (qui a lieu du 6 au 16 octobre 2023 en métropole et du 10 au 27 novembre 2023 en outre-mer et à l’international), et dont The Conversation France est partenaire. Cette nouvelle édition porte sur la thématique « sport et science ». Retrouvez tous les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.

Le projet TEAM-SPORTS a été soutenu par l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui finance en France la recherche sur projets. Pour en savoir plus, consultez le site de l’ANR.

Politique- Macron hué lors du match de rugby France Nouvelle-Zélande

Politique- Macron hué lors du match de rugby France Nouvelle-Zélande

Une nouvelle fois le président de la république a été largement hué lors de son discours introductif précédant le match de rugby de la coupe du monde France Nouvelle-Zélande. Des sifflets qui témoignent de la perte de popularité de l’intéressé dont la crédibilité baisse encore dans les sondages.

Lors de son discours d’ouverture de la Coupe du monde de rugby vendredi soir au Stade de France, le président de la République Emmanuel Macron a été la cible de nombreux sifflets de la part du public du stade.

Une bronca pour Emmanuel Macron. Après une convaincante cérémonie d’ouverture pour la Coupe du monde de rugby, le président de la République s’est présenté face aux spectateurs du Stade de France pour un court discours avant le coup d’envoi du match France-Nouvelle-Zélande, premier choc de la compétition. Sa prise de parole a été marquée par de copieux sifflets venus des tribunes

Politique finale top 14 rugby: Macron sifflé… « brièvement » !

Politique- finale top 14 rugby: Macron sifflé… brièvement !

Contrairement la finale de foot, macro est descendu sur la pelouse pour la finale de rugby afin de saluer les joueurs. Et la plupart des médias- reprenant d’ailleurs intégralement des dépêches d’agence–de titrer « Macro sifflé…. brièvement ». Tout avait d’ailleurs été fait pour tenter d’étouffer ces sifflets avec une sono à fond, avec au contraire une télé en retrait et l’absence d’annonce de la venue du président.

Emmanuel Macron n’a pas échappé à un certain nombre de sifflets descendus des travées du stade, comme en attestent de nombreuses vidéos capturées depuis l’intérieur du Stade de France.

Accompagné de Florian Grill, récemment élu président de la Fédération française de rugby, Emmanuel Macron a serré la main aux joueurs des deux équipes, ainsi qu’au corps arbitral. Le président de la République était suivi de près par René Bouscatel, président de la Ligue, Didier Lacroix, président du Stade Toulousain ou encore Vincent Merling, président du Stade Rochelais. Sa venue sur la pelouse de Saint-Denis s’est accompagnée de quelques sifflets de la part du public.

Rugby: la revanche de Waterloo !

Rugby: la revanche de Waterloo !

Cette rencontre de rugby entre la France et l’Angleterre demeurera historique. D’abord il y a le score démentiel avec plus de 50 points pour la France. Mais il y a surtout peut-être la manière , l’engagement, la technique et l’intelligence.

Les Bleus n’avaient pas remporté la moindre confrontation face à l’Angleterre à Twickenham dans le Tournoi depuis 2005 (succès 17-18 en février 2005). Ensuite, jamais le XV de la Rose n’avait subi pareille claque à domicile de toute leur histoire : il s’agit en effet de la plus lourde défaite anglaise dans leur stade, et la troisième plus grosse défaite de toute son histoire après une humiliation totale face à l’Australie en 1998 (76-0) et un carton encaissé face à l’Afrique du Sud en 2007 (58-10).

On pourrait aussi tirer de cette victoire exceptionnelle des enseignements pour le football où les joueurs pourtant gagnent en moyenne 100 fois plus que les rugbymen !

Rugby : Bernard Laporte , Une curieuse suspension

Rugby : Bernard Laporte , Une curieuse suspension

Paradoxalement Bernard Laporte se retire provisoirement de son poste de vice-président de la fédération internationale de rugby mais se maintient comme préside de la fédération française.

Pourtant l’accusation portée sur des infractions concernant le trafic d’influence en France au profit d’un président de club de Montpellier.

Ce maintient comme président à la fédération de rugby a de quoi surprendre et nourrit les protestations de nombreuses personnes dont le ministre des sports.

Condamné à deux ans de prison avec sursis, Bernard Laporte se retire de son poste de vice-président de la Fédération internationale de rugby, a annoncé, mardi, l’institution. Il conserve néanmoins sa fonction de président de la Fédération française.
Article rédigé par

La condamnation prévoit également une interdiction d’exercer toute fonction en lien avec le rugby pendant deux ans. Son avocate, Fanny Colin, a annoncé qu’il allait faire appel, et ce dernier étant suspensif, Bernard Laporte reste président de la FFR.

Dans un communiqué, la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castera, avait précédemment réagi aux sanctions prononcées à l’encontre du dirigeant : « Ce nouveau contexte fait obstacle à ce que Bernard Laporte puisse, en l’état, poursuivre sa mission dans de bonnes conditions à la tête d’une fédération délégataire d’une mission de service public, à un moment aussi décisif pour le rugby français que la dernière ligne droite avant une Coupe du monde de rugby où la France recevra les nations du monde entier. » La ministre a précisé qu’elle aura « dans un bref délai un échange avec les parties prenantes de la gouvernance de la FFR ».

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Rugby -victoire française contre les blacks . On a oublié la victoire des féminines ?

Rugby -victoire française contre les blacks . On a oublié la victoire des féminines ?

La victoire de l’équipe masculine a été saluée justement dans tous les médias. Une victoire significative et historique par son ampleur. A deux ans de la Coupe du monde, l’équipe de France réalise un énorme exploit en battant les All blacks 40 à 25, plus grosse victoire de l’Histoire face aux Neo Z ! Les Bleus ont fait tomber les ogres néo zélandais en leur passant 5 essais et en les réduisant (presque) au silence tout le match. Ils terminent leur Tournée automnale avec 3 victoires en autant de rencontres, les Blacks connaissent leur 2e défaite d’affilée face à des nations de l’Hémisphère Nord !

Mais les mêmes médias, pourtant parfois sensibles aux déviations sociétales du wokisme ont presque tous oubliés que la victoire de l’équipe féminine était aussi méritoire. En effet,  leur victoire la semaine dernière à Pau, les Bleues ont signé un bis repetita plein de maîtrise à Castres, pour battre la Nouvelle-Zélande (29-7). Les Tricolores ont inscrit quatre essais aux Black Ferns.

Il faudrait que les journalistes prennent enfin conscience que le rugby et le sport en général n’est pas qu’une affaire de mecs ! Et nul besoin des théories fumeuses wokisme américain pour revendiquer cette égalité.

Rugby : cinquième titre pour le Stade toulousain en Champions Cup

Rugby : cinquième titre pour le Stade toulousain en Champions Cup

Gagnant contre La Rochelle à Twickenham (22-17), le Stade toulousain devient le club plus titré en Champions Cup de rugby.

 

Les  Rouge et Noir ont remporté la Champions Cup pour la cinquième fois (après 1996, 2003, 2005 et 2010), devenant le club le plus titré sur la scène européenne devant le Leinster (Irlande). Les coéquipiers d’Antoine Dupont, capitaine en l’absence de Julien Marchand (suspendu), ont ferraillé dur contre des Rochelais surpuissants qui ont fini par payer cher l’exclusion définitive de Levani Botia peu avant la demi-heure de jeu pour un plaquage sur Maxime Médard (22-17).

Rugby : annuler France-Ecosse ?

Rugby : annuler France-Ecosse ? 

Le match de rugby international du tournoi des six nations ne sera peut-être pas annulé comme le demande Éric Caumes, infectiologue à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière. Cependant il risque de manquer un certain nombre de joueurs progressivement atteints par le virus et qui doivent  déclarer forfait. Du coup, le résultat risque d’en être faussé sa parler des possibilités de contagion ultérieure.

Éric Caumes il considère que le maintien d’un tel événement sportif n’est pas une bonne chose.

Le spécialiste a longuement discuté de la pandémie mondiale et de ses nombreux effets sur la société française. Il s’est notamment dit favorable à l’instauration de confinements locaux et départementaux, tant qu’une immunité collective, naturelle et post-vaccinale, n’est pas atteinte.

 

Rugby : Le Tournoi des six nations menacé

Rugby : Le Tournoi des six nations menacé

Le président de la fédération française de rugby lance un cri d’alerte «S’ils ferment les frontières pendant deux mois, on ne pourra pas jouer le Tournoi des Six Nations. Le monde du sport ne pourra pas tenir un an de plus. Ce n’est pas possible. Et pas que dans la France mais dans le monde entier. Il va y avoir un effondrement des clubs ! Ce n’est pas possible d’avoir aucune recette. On a des aides mais on ne s’attend pas à avoir 100% d’aides. L’argent, personne ne le fabrique. La perte sèche de la FFR est de 27 millions d’euros nets sur cet exercice. On va avoir un dédommagement de l’Etat d’un million et demi. Vous voulez que l’on demande quoi à l’Etat ? Qu’il nous rembourse l’intégralité des pertes ? Non ! L’Etat en fait déjà beaucoup et l’argent ne se fabrique pas.»

 

«Le sport, c’est comme la culture, on est tous à la même enseigne, on suit les restrictions gouvernementales. Mais si les gens ne reviennent pas au stade, ce sera très difficile de terminer la saison car un club de rugby vit à 80% de billetterie, d’hospitalités et de sponsoring. C’est donc un manque à gagner considérable. Et de l’autre côté, il y a des charges fixes : il faut payer les joueurs qui jouent et c’est normal… C’est dramatique pour tout le monde. Si on continue comme cela, il y aura des faillites pour les restaurants mais également dans le monde du sport. On est tous sur le même bateau.»

 

«Je veux de la solidarité. Je connais bien le Premier ministre et je sais très bien qu’il ne ferme pas les musées, les théâtres et les stades par plaisir, car c’est un passionné de rugby et de sport. On est dans la merde, c’est clair, et le monde du sport en premier. Mais il faut être solidaires. On espère que petit à petit on pourra retrouver une vie normale et que les gens pourront revenir dans les stades. Il peut y avoir une différence entre un lieu ouvert comme dans un stade et un lieu fermé comme dans une salle. Si on me dit qu’on met 1 personne tous les 4 sièges dans un stade et 1 personne tous les 8 sièges dans une salle fermée, ça me paraîtrait logique.»

 

«On  attend avec impatience la reprise car le monde amateur ne joue pas. Dans des petits villages où le club de rugby est le côté social du village, c’est un village qui meurt. On a déjà réussi à faire en sorte que les mineurs puissent jouer et c’est une bonne chose. Il y a la pratique avec des conditions à respecter mais au moins les jeunes peuvent pratiquer. Maintenant, on espère pouvoir ouvrir pour les seniors. Il faut que ça reprenne. Le monde amateur a besoin de retrouver les stades.»

Élection fédération Française de rugby : Laporte réélu

Élection fédération Française de rugby : Laporte réélu

 

 

Après une campagne très dure et une envolée réciproque de noms d’oiseaux, Laporte  est réélu comme président de la fédération de rugby avec un score très serré de. 51,47% des voix, contre 48,53% à son opposant, Florian Grill. Le tout avec une très forte mobilisation des clubs amateurs votants puisque le taux de participation s’est élevé à 95,21 % (représentant 96,77 % du total des voix). Bernard Laporte s’est félicité évidemment et a appelé à l’unité entre la fédération et la ligue des professionnels. Mais il y aura  quand même des règlements de compte car la ligue des professionnels pour réélire Paul Goze, opposant systématique lui aussi de Laporte devra changer ses statuts. Le problème c’est que le changement impose l’accord de la fédération qui s’y opposera.

De toute manière l’ambiance sera chaude aussi à l’intérieur de la ligue des professionnels car le rugby se situe avec la crise sanitaire dans un environnement économique de plus en plus fragile qui pourrait même conduire certains clubs professionnels à faire faillite.

 

À noter un grand rendez-vous : la coupe du monde 2023 en France. «Un événement extraordinaire derrière lequel tous les passionnés doivent se rassembler. La priorité, en plus de continuer nos réformes déjà mises en place, est de retrouver un XV de France, masculin et féminin, qui gagne. C’est la vitrine de notre sport. Ce sont eux qui donnent envie à un maximum de jeunes filles et de jeunes garçons de pratiquer notre sport.»

Un XV de France qui disputera bien six tests en octobre-novembre. « Il y aura six matches, oui», a confirmé Laporte. Peu importe si la billetterie se retrouve réduite à la jauge de 1.000 spectateurs. «Ce serait nuisible pour nos finances. Mais la FFR a les reins solides pour absorber ça. On n’est pas du tout dans l’ornière, contrairement à ce que certains ont affirmé. On a 70 M€ de trésorerie, 32 M€ de fonds propre et un actif, avec le CNR de Marcoussis, qui pèse 50 M€.» Il n’y aura donc aucune inflexion de la politique mise en place depuis quatre ans. Reste que l’ensemble des trésoreries de tous les clubs présente une grande fragilité.

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