Archive pour le Tag 'politiques'

L’expert « indépendant »: le nouveau parapluie des politiques

L’expert « indépendant »: le nouveau parapluie des politiques

Les conseils d’experts dits indépendants se multiplient, pour servir de parapluie à des responsables politiques de plus en plus contestées par l’opinion.  On voit un peu partout fleurir des institutions dites indépendantes sans qu’on ait vraiment bien analysé les conditions objectives de leur fonctionnement  et ce qui définit  l’indépendance. Affirmer que les experts sont  indépendants parait en effet un peu excessif pour la seule raison que l’indépendance, c’est-à-dire l’affranchissement de toute considération extérieure autre que l’intérêt général, constitue en fait une sorte d’exception rare dont le prix à supporter et particulièrement lourd pour les intéressés. En clair, mieux vaut renoncer à une carrière brillante!  L’expert indépendant, dans une institution ou pas, doit en effet être en capacité s’il le faut de contredire les points de vue du monde économique, social, technologique, environnemental et des institutions. Or la plupart de ces institutions  indépendantes sont composés par les pouvoirs publics et le choix dès le départs sont faussés. La plupart de ces institutions fonctionnent  aussi sur des crédits publics et où des ressources fiscales d’entreprise. Pourtant la dépendance éthique est indissociablement liée à l’indépendance économique. Ceux  qui ont participé à ces différentes institutions ou  commissions dites « indépendantes » savent bien que 80 % des participants, en réalité de façon conscient ou inconsciente, sont au service de ceux  qui les ont désignés. L’expert réellement indépendant est définir d’abord, à trouver ensuite ! le papier du Monde:

 

« C’est dans les années 1990 que l’on a vu fleurir, en France comme dans bien d’autres pays, à l’échelon national comme international, nombre d’agences, hautes autorités, cours de justice, commissions d’arbitrage, etc., pour, en vrac, réguler les marchés, gérer la dette publique ou la politique monétaire, surveiller l’éthique du personnel politique ou de la recherche biologique, évaluer la conformité aux lois ou à la Constitution, protéger la concurrence ou punir les fraudes dans l’industrie, la finance, l’alimentation, le médicament, combattre la prolifération nucléaire… Dotées, selon les cas, de fonctions de consultation, d’évaluation, d’arbitrage, de prescription, de certification, de contrôle, de sanction, ces institutions ne sont pas toutes nouvelles – comme les banques centrales, la Cour des comptes, le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne de justice –, mais toutes ont réaffirmé dans les trois décennies écoulées leur volonté d’autonomie sur le thème de « l’indépendance » vis-à-vis du pouvoir politique.

Il s’est ainsi développé un discours de promotion de « l’indépendance », passée du registre de la morale personnelle (du magistrat, du fonctionnaire, du scientifique) à celui d’une garantie d’efficacité, de justice, de transparence et de poursuite de l’intérêt commun que ne sauraient plus assumer des autorités politiques élues et des administrations bureaucratisées, minées par le clientélisme, la démagogie, le corporatisme et les lobbies.

Ce mouvement, conceptualisé par la « théorie de l’agence », développée par les économistes américains et promouvant l’idée d’un « agent » auquel un « principal » délègue pouvoir et autonomie en échange d’une rationalité accrue, a également reçu le soutien des médias, qui, eux aussi soucieux de leur « indépendance » vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, usent volontiers pour désigner ces institutions des termes de « gendarme », « sages », « vigie », « avocat », comme pour souligner l’impartialité et l’expertise de leurs travaux – il n’est qu’à voir la transe qui s’empare des rédactions parisiennes à l’approche de la publication du rapport annuel de la Cour des comptes ou d’un avis du Conseil constitutionnel. « L’indépendance s’est imposée comme une catégorie politique centrale de nos démocraties », constatent les auteurs.

Il était donc temps que la recherche en science politique, en sociologie et en droit se penche sur le fonctionnement réel de ces « indépendantes », non pas pour en dénoncer les éventuelles compromissions et malfaçons – d’autres s’en chargent –, mais pour en décortiquer les discours, faire l’histoire de leur construction, identifier leurs règles de professionnalisation et d’appartenance socioculturelle, bref, décrire par le menu ce qui s’apparente de fait à un nouveau mode d’exercice du pouvoir politique.

« Coronavirus, les politiques ont manqué de courage »

« Coronavirus, les politiques ont manqué de courage »

 

Pour Yves Sintomer, professeur de science politique, les politiques ont manqué de courage ( tribune dans le Monde)

« La gestion de cette crise est à l’image de la politique menée sur d’autres fronts : un mélange d’amateurisme, d’improvisation et d’arrogance. Les simples citoyens ont été privés des débats nécessaires sur les choix à faire, estime le politiste Yves Sintomer

L’explosion de la pandémie de Covid-19 est un révélateur : la politique est en état d’apesanteur. La soirée électorale du dimanche 15 mars en témoigne, où l’on parla davantage du coronavirus que des résultats.

Poussée par la crise sanitaire, l’abstention atteint des records historiques, passant à plus de 55,25 %. Cela accélère un déclin continu depuis 1977 (où elle n’était que de 21,1 %). La République en marche (LRM) encaisse une débâcle : elle n’enregistre que des succès de second plan, elle est en échec dans la plupart des grandes villes et va sans doute perdre Lyon, l’une des rares qu’elle tenait.

Elle fait piètre figure à Paris, qui avait plébiscité l’actuel président en 2017. Curieusement, le mardi 17 mars, en fin de journée, le ministère de l’intérieur n’avait pas encore publié les résultats nationaux agrégés. Macron a réussi à dilapider l’essentiel de son capital politique. Après Sarkozy et Hollande, il s’agit du troisième président à connaître l’impopularité peu de temps après son élection.

Comment fallait-il réagir, si cela se produisait ? En laissant faire, au prix d’une mortalité très élevée, afin d’atteindre une immunité collective rapide des populations ? En menant une politique modérée d’atténuation, visant à aplanir la courbe de diffusion du virus afin que le système de soins puisse parvenir à gérer la maladie ? En tentant d’endiguer le virus par des mesures radicales ? Les modèles se sont affinés, mais il était possible de discuter des leçons tirées des cas de la Chine et des autres pays asiatiques en passe de vaincre la pandémie, comme Hongkong, Taïwan, Singapour et la Corée du Sud. »

Salon de l’agriculture: d’abord un défilé de mode des politiques ?

Salon de l’agriculture: d’abord un défilé de mode des politiques ?

Avec le traditionnel défilé des différents responsables politiques qui se disputent le temps passé au salon, la question se pose de savoir s’il s’agit d’une manifestation agricole ou d’une Fashion Week politique. Pour cette édition 2020, on a choisi pour le salon le slogan idiot « L’agriculture vous tend les bras ». Le type de slogan de la plupart des politiques quand ils sont en mal d’inspiration pour qualifier leur stratégie.

Un slogan complètement vide de tout contenu sans doute pour éviter les contradictions entre une agriculture industrielle française qui ne parvient pas à être compétitive sur des marchés internationaux faussés et une tendance alimentaire vers davantage de production locale de qualité. Et en plus qui ne permet pas de rémunérer correctement les agriculteurs (revenu moyen de 1400 € pour des journées de 12 heures).  La vérité,  c’est que les autorités agricoles ne veulent pas aborder ces contradictions et reculent  ainsi les transitions nécessaires vers une agriculture plus saine sur le plan alimentaire est plus respectueuse de la biodiversité.

En fait, il y a une sorte de détournement de la problématique agricole au profit d’une sorte de défilé de mode des politiques qui vont se pavaner pendant des heures davantage devant les caméras que devant les productions agricoles pour développer leur programme politique. D’une certaine manière,  les agriculteurs se font voler depuis des années le salon par les politiques.

 » L’agriculture vous tend les bras  » , le slogan choisi pour le salon : Une thématique volontairement très large qui permet de brasser de nombreux sujets mais qui évite les principaux enjeux. Pour preuve les déclarations président du salon Un thème qui Jean-Luc Poulain,: « On sait qu’à peu près 50% des agriculteurs sont à moins de dix ans de la retraiteDonc il va y avoir besoin de monde », explique-t-il. « En tout, c’est 1,2 million d’emplois en France aujourd’hui, poursuit le président du Salon, ce sont des métiers qui se sont considérablement modernisés. L’informatique est partout, la pelle et la brouette sont rangées depuis longtemps. » Aujourd’hui, on estime que 70 000 emplois ne sont pas pourvus en France dans le secteur.

« L’agriculture vous tend les bras », c’est aussi une façon de dire que le monde agricole s’ouvre aux consommateurs. En ces temps de méfiance généralisée, les opérations « fermes ouvertes » se multiplient un peu partout en France. Le Salon de l’agriculture est paraît-il la plus grande ferme de France !

Les enjeux du Salon de l’agriculture: d’abord un défilé de mode des politiques

Les  enjeux du Salon de l’agriculture: d’abord un défilé de mode des politiques

Pour cette édition 2020, on a choisi pour le salon le slogan idiot « L’agriculture vous tend les bras ». Le type de slogan de la plupart des politiques quand ils sont en mal d’inspiration pour qualifier leur stratégie.

Un slogan complètement vide de tout contenu sans doute pour éviter les contradictions entre une agriculture industrielle française qui ne parvient pas à être compétitive sur des marchés internationaux faussés et une tendance alimentaire vers davantage de production de qualité locale. Et en plus qui ne permet pas de rémunérer correctement les agriculteurs (revenu moyen de 1400 € pour des journées de 12 heures).  La vérité c’est que les autorités agricoles ne veulent pas aborder ces contradictions et reculent  ainsi les transitions nécessaires vers une agriculture plus saine sur le plan alimentaire est plus respectueuse de la biodiversité.

En fait, il y a une sorte de détournement de la problématique agricole au profit d’une sorte de défilé de mode des politiques qui vont se pavaner pendant des heures davantage devant les caméras que devant les productions agricoles pour développer leur programme politique. D’une certaine manière,  les agriculteurs se font voler depuis des années le salon par les politiques.

 » L’agriculture vous tend les bras », le slogan choisi pour le salon : Une thématique volontairement très large qui permet de brasser de nombreux sujets mais qui évite les principaux enjeux. Pour preuve les déclarations président du salon Un thème qui Jean-Luc Poulain,: « On sait qu’à peu près 50% des agriculteurs sont à moins de dix ans de la retraiteDonc il va y avoir besoin de monde », explique-t-il. « En tout, c’est 1,2 million d’emplois en France aujourd’hui, poursuit le président du Salon, ce sont des métiers qui se sont considérablement modernisés. L’informatique est partout, la pelle et la brouette sont rangées depuis longtemps. » Aujourd’hui, on estime que 70 000 emplois ne sont pas pourvus en France dans le secteur.

« L’agriculture vous tend les bras », c’est aussi une façon de dire que le monde agricole s’ouvre aux consommateurs. En ces temps de méfiance généralisée, les opérations « fermes ouvertes » se multiplient un peu partout en France. Le Salon de l’agriculture est paraît-il la plus grande ferme de France !

Elections Iran: risques politiques et économiques

Elections Iran: risques politiques et économiques

Sébastien Abis , directeur du Club Demeter et chercheur associé à l’Iris, l’Institut de relations internationales et stratégiques s’inquiète des risques politiques et économiques susceptibles d’intervenir après les prochaines élections en Iran. (Tribune dans l’Opinion )

 

 

Dans la géopolitique effervescente du Moyen-Orient, l’évolution sociale de l’Iran pèse de tout son poids. Des élections législatives s’y tiennent ce 21 février dans un contexte caractérisé par l’affaiblissement du camp des modérés. Son premier représentant, le Président Hassan Rohani, peine à transformer l’essai de son pari diplomatique en résultats économiques. L’accord sur le nucléaire (Jappa), signé en juillet 2015 à Vienne, n’aura donné qu’une bouffée d’espoir conjoncturelle, vite tarie par l’unilatéralisme américain. En rétablissant des sanctions financières contre Téhéran, dès mai 2018, l’administration Trump cherche à maintenir l’Iran en dehors de la communauté internationale et à mettre la République islamique sous pression maximale. La croissance s’est contractée de 5 % en 2018 et de 10 % en 2019.

Si, de leur côté, les Européens tentent de sauver ce qu’il reste du Jappa, sachant que la majorité des conservateurs iraniens considèrent qu’il est désormais caduc, le bilan du mécanisme dit Instex, déployé il y a un an par l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, se révèle famélique. Créé pour favoriser le commerce et les affaires, il demeure inopérant et sert tout au plus à préserver un canal de discussion entre ces pays et le pouvoir iranien. Les débats se polarisent donc sur le politique, le diplomatique et le sécuritaire, ce que l’assassinat, sur décision de la Maison Blanche en janvier 2020, de Ghassem Soleimani, alors chef des Gardiens de la Révolution et protagoniste de l’activisme extérieur iranien, vient implacablement renforcer.

Or les conditions de vie des 85 millions d’Iraniens se dégradent. Etouffés par la rigidité d’un régime autoritaire et religieux, privés d’insertion dans la mondialisation, ils subissent un double enfermement. Deux-tiers de la population a moins de quarante ans. Elle est donc née après la révolution de 1979. Eduquée, fière de son identité iranienne, elle aspire aux changements. Le Jappa, au-delà des tractations nucléaires, était considéré comme un chemin de développement et de progrès pour de nombreux Iraniens. Ces derniers demandent des comptes au gouvernement et aux autorités, leur reprochant tout autant le manque de réformes politiques, l’absence de perspectives en termes d’emploi que le coût des opérations militaires à l’étranger. La récurrence de troubles publics s’est accentuée récemment.

L’inflation sur les denrées de base — pain, œuf, riz, poulet — s’élève à 30 % depuis un an. Bien que la nourriture et les médicaments sont censés ne pas être concernés par les sanctions, la réalité des faits, dans un pays si complexe, tranche avec les textes. En outre, l’agriculture iranienne, seule, ne subvient pas à l’ensemble des besoins nationaux. La croissance démographique (1 million de personnes en plus chaque année), l’urbanisation et les contraintes géographiques plongent l’Iran dans une terrible équation.

Il lui faut accéder aux marchés internationaux pour s’approvisionner et éviter que la société ne soit encore plus insatisfaite et turbulente en cas de pénuries alimentaires. Mais si ce levier est entravé par les blocages que provoque sa mise au ban du commerce mondial et des circuits officiels, l’Iran recours à deux ressources stratégiques : l’économie informelle et transfrontalière, qui rappelle que l’alimentaire rime souvent avec la géopolitique ; l’eau des nappes phréatiques pour irriguer davantage les cultures et assurer le maximum de sécurité nationale. C’est sans doute là l’une des faces cachées de la sismicité iranienne à moyen terme : le pays est menacé de déshydratation. Les crises de l’eau se multiplient et cette ressource se raréfie. Il s’agit là d’un élément de stress pour les agriculteurs et de nombreuses couches de la société. Sécheresses, désertifications et défis environnementaux seront des épreuves politiques intérieures redoutables. Mais ne nous trompons pas : la bombe hydrique iranienne pourrait aussi avoir des répercussions mondiales.

Affaire Griveaux : le mélange souvent volontaire de la vie publique et de la vie privée des politiques

Affaire Griveaux  : le mélange souvent volontaire de la vie publique et de la vie privée des politiques

 

L a plupart  des responsables politiques condamnent sévèrement l’utilisation  de la vie privée à des fins politiques voire politiciennes. Mais au-delà de cette condamnation,  on doit s’interroger sur la responsabilité des politiques eux-mêmes dont certains mêlent justement vie privée et vie publique pour séduire certaines catégories d’électeurs sensibles aux approches de télé et autre médias-réalité. Plus les responsables occupent de hautes  fonctions et plus ils ont tendance à s’exposer. On voit ainsi régulièrement des reportages acceptés voire provoqués par des responsables dans des revues people ou des hebdo type Paris-Match où  l’on étale sa vie familiale.

De ce point de vue, la situation démocratique n’est d’ailleurs pas très claire quant au statut du conjoint d’un responsable. Autant en Allemagne en Grande-Bretagne, les conjoints des plus hauts responsables sont complètement inconnus et se tiennent à l’écart, autant en France on utilise le conjoint comme un argument publicitaire. Macron lui-même s’est affiché avec son épouse ( ne parlons pas de Hollande ou Sarkozy).

Madame Macron  en plus ne cesse de prendre de plus en plus position sur des sujets très variés pour lesquels elle n’a aucune autorité et surtout aucune légitimité. La plupart des prétendants à des fonctions gouvernementales opèrent  de la même façon. On a par exemple vu Jadot s’afficher curieusement avec son épouse sur la Une d’un grand hebdomadaire. Une pratique curieuse pour un écolo qui en général prône une certaine éthique. Les politiques se livrent ainsi à un jeu très dangereux avec les médias.

Bien entendu, ces médias officiels comme officieux jouent  rôle essentiel dans l’opinion publique mais privilégient  souvent la surface des choses sur le contenu, jusqu’à la caricature. Du coup, la politique se nourrit surtout de techniques de com’ comme n’importe quel produit promu par la publicité. Le faire savoir et plus important que le savoir-faire. Et comme on le dit désormais : pour maintenir la cohérence et l’unité d’une organisation politique il faut se soumettre et adopter les éléments de langage, bref les plats tout préparés de l’argutie politique. On voit mal en quoi la démocratie peut s’améliorer du  fait de l’exposition de la vie familiale.

De la même manière, on  voit mal ce qu’apporte les propos d’un conjoint. S’ajoute à cela maintenant la pratique des petites confidences intimes faites par les politiques à certains journalistes. Certains  rapports entre les médias et la politique démocratique favorisent  le bavardage incontrôlé, les petites phrases et autres confidences approximatives qui ne font que contribuer à rendre l’ambiance un peu plus délétère. Un seul exemple on se demande pourquoi Hollande a consenti à passer des heures et des heures, des jours et des jours,  à faire des confidences à des journalistes sachant que ces derniers allaient sortir un livre. Un livre qui est lourdement retombé sur le nez de l’intéressé. Il est loin d’être le seul à s’être épanché ainsi pour satisfaire sans doute à la mode de la télé des médias-réalité.

Environnement-Pesticides agricoles : échec des politiques ( Cour des Comptes)

Environnement-Pesticides agricoles : échec des politiques ( Cour des Comptes)

L’utilisation des pesticides dans l’agriculture française n’a pas baissé, au contraire, malgré les politiques publiques liées aux plans Ecophyto, censées réduire leur usage. « En dépit de ces actions et de la mobilisation de fonds publics pouvant être estimés, pour 2018, à environ 400 millions d’euros (dont 71 millions prélevés sur la redevance pour pollutions diffuses), plusieurs travaux d’évaluation ont dressé un bilan réservé de l’action menée. La Cour constate, pour sa part, que les effets des plans Écophyto demeurent très en deçà des objectifs fixés », selon le référé publié de la Cour des Comptes ce mardi.

« L’objectif initial de diminution du recours aux produits phytopharmaceutiques de 50 % en dix ans, reporté en 2016 à l’échéance 2025 et confirmé en avril 2019, assorti d’un objectif intermédiaire de -25 % en 2020, est loin d’être atteint: l’utilisation des produits mesurée par l’indicateur NODU (nombre de doses unités, NDLR) a, au contraire, progressé de 12 % entre 2009 et 2016, ce qui reflète la lente évolution du modèle agricole national » constate froidement la Cour.

 

La DG d’Engie, Isabelle Kocher , remerciée pour des raisons politiques

La  DG d’Engie,  Isabelle Kocher , remerciée pour des raisons politiques

Plusieurs raisons à l’éviction de la directrice générale mais la plus importante est politique. Le gouvernement n’a guère apprécié qu’Isabelle Kocher soit soutenue par des personnalités de gauche pas plus que paradoxalement,  il n’a apprécié le recentrage un peu écolo d’Engie. Un recentrage écolo pourtant pas évident pour une entreprise qui gère nombre de matières à forte émissions polluantes.  La directrice générale est aussi victime de ses relations détestables avec l’influent président du  conseil d’administration. On reproche aussi à l’intéressé de n’avoir pas su arroser suffisamment les actionnaires donc évidemment l’État. Enfin , le fait d’être une femme n’a pas avantagé la directrice générale dans un monde du CAC  40 exclusivement dirigé par des hommes.

Engie devait à l’origine se prononcer fin février sur la reconduction ou non de la dirigeante, en poste depuis 2016.Mais, selon plusieurs sources au fait du dossier, les relations entre Isabelle Kocher et Jean-Pierre Clamadieu se sont dégradées à un tel point ces dernières semaines que le groupe a décidé d’accélérer sa décision.

Des sources internes à Engie et des observateurs du groupe indiquent que l’Etat, qui peut se désengager du capital depuis le vote de la loi Pacte, reproche à Isabelle Kocher de s’être entourée d’une équipe dirigeante manquant d’envergure et d’avoir informé trop tardivement le conseil de certaines décisions et orientations stratégiques.

La progression du cours de Bourse de l’entreprise sous son mandat (+13% environ), jugée trop modeste, est elle aussi invoquée comme motif de son éviction. Alors que des rumeurs sur son éviction potentielle ont commencé à circuler fin 2019, des salariés du groupe ont publiquement pris position en faveur de son maintien et, plus récemment, des personnalités du monde politique et des affaires lui ont apporté leur soutien – dont Anne Hidalgo, Xavier Bertrand ou encore Cédric Villani et Aurore Bergé -, ce que la présidence d’Engie et l’Etat auraient très mal perçu.

Isabelle Kocher, après avoir déjà entretenu des relations tendues avec l’ancien président d’Engie Gérard Mestrallet, a régulièrement estimé ces dernières années qu’elle était la cible de critiques en raison du virage stratégique qu’elle a fait prendre au groupe.

Engie: la DG, Isabelle Kocher , remerciée pour des raisons politiques

Engie: la DG, Isabelle Kocher , remerciée pour des raisons politiques

Plusieurs raisons à l’éviction de la directrice générale mais la plus importante est politique. Le gouvernement n’a guère apprécié qu’Isabelle Kocher soit soutenue par des personnalités de gauche pas plus que paradoxalement,  il n’a apprécié le recentrage un peu écolo d’Engie. Un recentrage écolo pourtant pas évident pour une entreprise qui gère nombre de matières à forte émissions polluantes.  La directrice générale est aussi victime de ses relations détestables avec l’influent président du  conseil d’administration. On reproche aussi à l’intéressé de n’avoir pas su arroser suffisamment les actionnaires donc évidemment l’État. Enfin , le fait d’être une femme n’a pas avantagé la directrice générale dans un monde du CAC  40 exclusivement dirigé par des hommes.

Engie devait à l’origine se prononcer fin février sur la reconduction ou non de la dirigeante, en poste depuis 2016.Mais, selon plusieurs sources au fait du dossier, les relations entre Isabelle Kocher et Jean-Pierre Clamadieu se sont dégradées à un tel point ces dernières semaines que le groupe a décidé d’accélérer sa décision.

Des sources internes à Engie et des observateurs du groupe indiquent que l’Etat, qui peut se désengager du capital depuis le vote de la loi Pacte, reproche à Isabelle Kocher de s’être entourée d’une équipe dirigeante manquant d’envergure et d’avoir informé trop tardivement le conseil de certaines décisions et orientations stratégiques.

La progression du cours de Bourse de l’entreprise sous son mandat (+13% environ), jugée trop modeste, est elle aussi invoquée comme motif de son éviction. Alors que des rumeurs sur son éviction potentielle ont commencé à circuler fin 2019, des salariés du groupe ont publiquement pris position en faveur de son maintien et, plus récemment, des personnalités du monde politique et des affaires lui ont apporté leur soutien – dont Anne Hidalgo, Xavier Bertrand ou encore Cédric Villani et Aurore Bergé -, ce que la présidence d’Engie et l’Etat auraient très mal perçu.

Isabelle Kocher, après avoir déjà entretenu des relations tendues avec l’ancien président d’Engie Gérard Mestrallet, a régulièrement estimé ces dernières années qu’elle était la cible de critiques en raison du virage stratégique qu’elle a fait prendre au groupe.

Pesticides agricoles : échec des politiques ( Cour des Comptes)

Pesticides agricoles : échec des politiques ( Cour des Comptes)

L’utilisation des pesticides dans l’agriculture française n’a pas baissé, au contraire, malgré les politiques publiques liées aux plans Ecophyto, censées réduire leur usage. « En dépit de ces actions et de la mobilisation de fonds publics pouvant être estimés, pour 2018, à environ 400 millions d’euros (dont 71 millions prélevés sur la redevance pour pollutions diffuses), plusieurs travaux d’évaluation ont dressé un bilan réservé de l’action menée. La Cour constate, pour sa part, que les effets des plans Écophyto demeurent très en deçà des objectifs fixés », selon le référé publié de la Cour des Comptes ce mardi.

« L’objectif initial de diminution du recours aux produits phytopharmaceutiques de 50 % en dix ans, reporté en 2016 à l’échéance 2025 et confirmé en avril 2019, assorti d’un objectif intermédiaire de -25 % en 2020, est loin d’être atteint: l’utilisation des produits mesurée par l’indicateur NODU (nombre de doses unités, NDLR) a, au contraire, progressé de 12 % entre 2009 et 2016, ce qui reflète la lente évolution du modèle agricole national » constate froidement la Cour.

 

Procès Jean-Jacques Urvoas : la bienveillante justice pour les politiques

Procès Jean-Jacques Urvoas : la bienveillante justice pour les politiques

 

Comme il fallait s’y attendre la très sulfureuse cour de justice de la république a montré la plus grande bienveillance à l’égard de l’ex ministre de la justice. Depuis l’existence de cette justice d’exception ? spécialement conçue pour juger les politiques, aucune condamnation significative n’a été prononcée. Pas étonnant ? Cette cour de justice très spéciale est aussi composée d’élus peu disposés  à sanctionner leurs collègues. La peine prononcée à l’égard de l’ex ministre  français de la Justice Jean-Jacques Urvoas est une fois de plus symbolique. N’importe quel citoyen lambda dans ce genre d’affaire aurait écopé d’un minimum de six mois de prison ferme. D’abord le procureur n’avait demandé qu’un an de prison avec sursis et finalement la sanction finit en eau de boudin avec un mois de prison avec sursis pour violation du secret professionnel dans une affaire impliquant également le député de la majorité Thierry Solère (La République en marche).

L’ancien élu socialiste s’est également vu infliger une amende de 5.000 euros par la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à juger des délits commis par des ministres dans l’exercice de leur fonction. La peine est inférieure aux demandes du procureur général, François Molins, qui avait requis jeudi un an de prison avec sursis à l’encontre de celui qui fut garde des Sceaux à la fin du quinquennat de François Hollande, en 2016-2017.

Jean-Jacques Urvoas est condamné pour avoir transmis à Thierry Solère, en mai 2017, une fiche de la Direction des affaires criminelles et des grâces sur l’avancement d’une enquête visant le député des Hauts-de-Seine, qui appartenait alors aux Républicains, puis un courriel via la messagerie chiffrée Telegram.

Soupçonné de fraude fiscale, Thierry Solère faisait l’objet d’une enquête préliminaire, qui est passée en février dernier au stade de l’information judiciaire. Le ministre de la Justice peut, dans le cadre de ses fonctions, recevoir des informations sur des enquêtes en cours du fait du lien de subordination qui place les procureurs et procureurs généraux sous son autorité.

La défense n’a jamais contesté les faits mais estimait que Jean-Jacques Urvoas n’était alors tenu par aucun secret professionnel !!!

Les crocodiles politiques sont de retour

Les crocodiles politiques sont de retour

 

C’est la rentrée et les universités d’été et les meetings politiques fleurissent dans la perspective bien sûr des élections municipales voir au-delà. La spécificité française c’est que ce sont toujours les mêmes crocodiles qui apparaissent dans le théâtre politique ainsi peut-on remarquer le nom des vedettes annoncées : Léonetti, Morin, Bayrou, Olivier Faure, Emmanuel Morel, Artaud, Lepen, Dupont Aignant  ou encore Poutou. Chacun présidera un grand meeting de rentrée. Pas vraiment des têtes nouvelles et sans doute pas non plus de renouvellement des idées.  Des réunions qui du coup s’adresseront surtout un public militant déjà convaincu. La participation risque cependant d’être faible car le discours politique national ne colle pas toujours avec les préoccupations locales qui peuvent émerger à l’occasion des municipales. Ces meetings sont aussi l’occasion de soutenir un candidat local parfois en difficulté comte  tenu du jeu des alliances et des contre alliances. Mais s’il s’agit d’essayer d’accroître l’audience on ferait mieux de faire présider ses meetings par une vedette du showbiz qui par exemple pourra attirer cette jeunesse qui manque tellement aux organisations politiques. On objectera que ce mélange déjà genre n’est pas conforme à la Doxa pourtant certains la pratique déjà et finalement il n’y a rien de choquant à faire venir une star dans ce qui est devenu le théâtre politique permanent. À défaut de nouveautés on aura  au moins la distraction. Ce qui est en cause ce n’est pas tellement la tenue de ces manifestations mais la répétition lassante des mêmes discours usés jusqu’à la corde.

Taxe carbone : une escroquerie d’ « experts» et de politiques

Taxe carbone : une escroquerie d’ « experts» et de politiques

 

Les écolos, les socialos, des « experts » de tout poil (historien, géographe, économiste, psychologue, sociologue, climatologue etc.) resservent le plat  de la taxe carbone notamment à l’occasion de la canicule. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux et environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures sur le carburant touchent surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité.

 

LREM : des référents ou des commissaires politiques ?

LREM : des référents ou des commissaires politiques ?

 

Ça remue sérieusement dans les brancards à la base de la république en marche. Surtout en prévision des élections municipales, les responsables locaux vérifient que dans ce parti c’est une sorte de comité central qui va désigner les représentants LREM dans la plupart des grandes villes. On en profitera pour parachuter de nombreux oligarques proches de Macron Le deuxième motif d’insatisfaction démocratique est lié statut de ce qu’on appelle pudiquement des référents. En fait des responsables locaux désignés aussi par le pouvoir central mais qui n’ont aucune légitimité démocratique.  Pour eux,  il s’agit surtout de porter la parole du gouvernement et de Macron. Pas vraiment des animateurs de vie locale mais plutôt des sortes de commissaires politiques qui ont tout pouvoir écarter tels ou tels, empêcher le débat.   A LREM de toute manière les structures locales n’ont aucune existence juridique. Ce sont en quelque sorte des clubs d’amis ou de supporters de Macron mais pas des structures participants à l’élaboration de la politique globale défendue par la république en marche et le gouvernement. Macron veut surtout éviter qui émergent des frondeurs dans ce mouvement. On aura d’ailleurs noté que sitôt qu’un député par exemple émet des assez divergents du gouvernement il est assez rapidement mis sur la touche ou évincé,  finalement comme dans les monarchies prétendues républicaines.

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Faute d’avoir des idées sur la meilleure gestion de l’intérêt général, les politiques développent leurs capacités de créativité dans l’art architectural. Pour preuve, un débat animé se développe concernant les partisans de la reconstruction de la cathédrale et  de la flèche de Notre-Dame de Paris en particulier. Même le président Macron, qui s’occupe de tout,  y va de son avis ; certains même comme Retailleau (LR) proposent une consultation nationale. Bref une sorte de RIC sur l’esthétisme architectural et culturel. Comme si l’art pouvait être le produit de l’avis du grand nombre. Bref on s’engage sur cette question dans de véritables discussions de bistrot. Avec évidemment le souci de récupérer politiquement l’émotion des Français. Mercredi, Emmanuel Macron a avancé l’hypothèse d’un “geste architectural contemporain” pour remplacer la tour manquante, celle, culminant à 93 mètres, qu’avait imaginée l’architecte Eugène Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle. La déclaration présidentielle a causé la frayeur des partisans d’un retour à la silhouette antérieure. “Nos gouvernants devraient retrouver un peu d’humilité”, a mis en garde, sur Twitter, François-Xavier Bellamy, figure de la droite conservatrice et catholique, également tête de liste des Républicains (LR) aux élections européennes du mois prochain. “Il serait tragique qu’au deuil de la destruction succède la manie de la disruption, et que l’orgueil du ‘nouveau monde’ dénature maintenant le meilleur de l’ancien au lieu de le transmettre”, a poursuivi l’élu versaillais. “On a des règles en France pour protéger le patrimoine. Le président de la République n’est pas au-dessus des lois. Ce n’est pas à lui de décider de construire une flèche moderne”, a-t-il  Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, encore plus démagogue a lancé pour sa part jeudi un appel “pour que les Français choisissent le projet architectural de restauration” via une consultation nationale en ligne. Pour Benjamin Mouton, architecte en chef de la cathédrale de 2000 à 2013, les concepteurs de la future Notre-Dame devront respecter l’harmonie des lieux, ne pas trahir l’esprit de leurs prédécesseurs, mais ne pas non plus bâtir une réplique des pans disparus. Aucune décision n’est encore prise quant à l’aspect futur de la cathédrale, qui s’est entièrement dégarnie sur le sommet depuis que la flèche, mais aussi la charpente de chêne, vieille de huit siècles, et la toiture sont parties en fumée dans le sinistre, a priori accidentel. Évidemment le premier ministre n’a pas voulu rester à l’écart et il a lancé le projet d’un concours d’architecture international, au terme duquel l’Etat décidera s’il y a lieu d’ériger à nouveau une flèche et, le cas échéant, l’allure que celle-ci devra avoir. Comme si c’était à l’Etat de faire des choix de reconstruction même d’un monument comme la cathédrale de Paris. S’il y a une reconstruction à faire c’est celle du pays et là, c’est le vrai travail des politiques.

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Faute d’avoir des idées sur la meilleure gestion de l’intérêt général, les politiques développent leurs capacités de créativité dans l’art architectural. Pour preuve un débat animé se développe concernant les partisans de la reconstruction de la flèche de Notre-Dame de Paris. Même le président Macron ,qui s’occupe de tout,  y va de son avis ; certains même comme Retailleau (LR) propose une consultation nationale. Bref une sorte de RIC sur l’esthétisme architectural et culturel. Comme si l’art pouvait être le produit de l’avis du grand nombre. Bref on s’engage sur cette question dans de véritables discussions de bistrot. Avec évidemment le souci de récupérer politiquement l’émotion des Français. Mercredi, Emmanuel Macron a avancé l’hypothèse d’un “geste architectural contemporain” pour remplacer la tour manquante, celle, culminant à 93 mètres, qu’avait imaginée l’architecte Eugène Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle. La déclaration présidentielle a causé la frayeur des partisans d’un retour à la silhouette antérieure. “Nos gouvernants devraient retrouver un peu d’humilité”, a mis en garde, sur Twitter, François-Xavier Bellamy, figure de la droite conservatrice et catholique, également tête de liste des Républicains (LR) aux élections européennes du mois prochain. “Il serait tragique qu’au deuil de la destruction succède la manie de la disruption, et que l’orgueil du ‘nouveau monde’ dénature maintenant le meilleur de l’ancien au lieu de le transmettre”, a poursuivi l’élu versaillais. “On a des règles en France pour protéger le patrimoine. Le président de la République n’est pas au-dessus des lois. Ce n’est pas à lui de décider de construire une flèche moderne”, a-t-il  Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, encore plus démagogue a lancé pour sa part jeudi un appel “pour que les Français choisissent le projet architectural de restauration” via une consultation nationale en ligne.Pour Benjamin Mouton, architecte en chef de la cathédrale de 2000 à 2013, les concepteurs de la future Notre-Dame devront respecter l’harmonie des lieux, ne pas trahir l’esprit de leurs prédécesseurs, mais ne pas non plus bâtir une réplique des pans disparus.Aucune décision n’est encore prise quant à l’aspect futur de la cathédrale, qui s’est entièrement dégarnie sur le sommet depuis que la flèche, mais aussi la charpente de chêne, vieille de huit siècles, et la toiture sont parties en fumée dans le sinistre, a priori accidentel. Évidemment le premier ministre n’a pas voulu rester à l’écart et il a lancé le projet d’un concours d’architecture international, au terme duquel l’Etat décidera s’il y a lieu d’ériger à nouveau une flèche et, le cas échéant, l’allure que celle-ci devra avoir. Comme si c’était à l’Etat de faire des choix de reconstruction même d’un monument comme la cathédrale de Paris. S’il y a une reconstruction à faire c’est celle du pays et la c’est le vrai travail des politiques.

Scandale du Conseil constitutionnel : le placard doré des anciens politiques ?

Scandale du Conseil constitutionnel : le placard  doré  des anciens politiques ?

 

Le conseil constitutionnel est considéré comme la plus haute institution française puisqu’il peut se prononcer sur la validité des lois et autres élections nationales. On considère que c’est l’assemblée des sages. Curieuse sagesse en vérité car le conseil constitutionnel est composé exclusivement d’anciens politiques forcément marqués par leur idéologie, leur parcours et qui ne peuvent du jour au lendemain acquérir la posture de sage q’ exige cette institution  « indépendante » du pouvoir. Le conseil est en effet composé de neuf membres désignés par le président de la république, par le président de l’Assemblée nationale et par le président du Sénat. Ces trois derniers responsables n’étant pas particulièrement neutres pour cette désignation. S’y ajoute la présence des anciens présidents de la république. Bref, c’est en fait une institution d’anciens politiques, une sorte d’EPHAD  de luxe pour de vieux responsables. Une curieuse conception de l’indépendance. Il ne manque pourtant pas en France de juristes compétents complètement apolitiques qui pourraient composer un conseil constitutionnel réellement à l’abri des les influences politiques.  Aucune condition de compétence juridique des membres du Conseil constitutionnel n’existe. La France est ainsi l’exception en Europe, puisqu’il faut être, au minimum, juriste, pour être juge constitutionnel. Dans divers pays européens, par exemple, les qualités exigées sont :

  • Autriche : être juge, fonctionnaire ou professeur d’université ;
  • Allemagne : être magistrat fédéral suprême (pour six d’entre eux au moins), remplir les conditions pour être juge allemand ;
  • Italie : être magistrat, professeur de droit ou avocat ;
  • Espagne : être magistrat, professeur ou avocat ;
  • Portugal : être juge (pour six d’entre eux au moins) ou juriste ;
  • Belgique : avoir été pendant 5 ans soit haut magistrat, soit parlementaire.

 

Notons également que les membres du conseil constitutionnel sont grassement rémunérés de 17 000 € bruts par mois alors que la plupart cumulent  déjà plusieurs retraites. Or le conseil constitutionnel est loin d’être une institution qui mobilise à plein temps. Par ailleurs, le travail essentiel est effectué par des rapporteurs. Pour parler clair, les membres du conseil constitutionnel s’y rendent une fois ou deux par mois pour une rémunération démentielle à laquelle s’ajoute d’ailleurs le remboursement de frais.

 

 

Le conseil constitutionnel n’a pas besoin de politiques mais de juristes

Le conseil constitutionnel n’a pas besoin de politiques mais de juristes

 

Ce que dit en substance le juriste Thomas Hochmann, dans une tribune au « Monde » (extraits)

 

Alain Juppé a déjà fait ses adieux à la mairie de Bordeaux. Il a suffi que le président de la République, le président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale annoncent l’identité des personnes qu’ils souhaitaient nommer au Conseil constitutionnel pour que ces décisions soient considérées comme actées. Pourtant, depuis 2010, ces nominations sont soumises à un vote de la commission des lois de l’Assemblée nationale ou du Sénat. Certes, ces commissions ne peuvent s’opposer à une nomination qu’à la majorité des trois cinquièmes.

Mais leur pouvoir n’est pas mince, dès lors qu’elles procèdent à l’audition publique des personnes pressenties, afin notamment de s’assurer de leur compétence. Or, si une expérience de la vie politique ne nuit sans doute pas à la fonction, l’expertise requise est avant tout juridique. Le Conseil constitutionnel dispose du pouvoir d’abroger les lois qu’il juge inconstitutionnelles. Son existence repose sur l’idée qu’il se livre à un contrôle juridique. Personne n’est prêt à admettre qu’un petit groupe de personnalités prestigieuses décident simplement selon leur intuition du sort des lois votées par le Parlement. Or, tant sur la forme que sur le fond, les auditions échouent pour l’instant à atteindre leur objectif. Sur la forme, la technique actuelle consiste à rassembler les questions avant d’entendre de brèves réponses à chacune d’entre elles. Il convient de permettre à tous les parlementaires qui le souhaitent de s’entretenir avec la personne auditionnée, et d’insister lorsqu’une réponse ne les satisfait pas. Les auditions durent actuellement moins de deux heures. L’enjeu est suffisamment important pour qu’il paraisse justifié de les prolonger. Un échange datant de 2016, que l’on peut visionner sur le site du Sénat, permet de se faire une idée des questions posées lors de ces auditions. Membre de la Commission des lois, le sénateur Jacques Mézard (aujourd’hui désigné comme l’un des trois entrants au Conseil, en même temps qu’Alain Juppé et François Pillet) s’adresse à Michel Pinault, alors futur membre : « Quelle est votre relation avec les Français ? » Réponse de l’intéressé : « J’ai une maison de campagne dans le Beaujolais, avec des voisins dont certains sont modestes, et que j’aime beaucoup. Et je les écoute, parfois autour d’un verre de morgon. » !!!!!!

Conseil constitutionnel : le placard doré des anciens politiques ?

Conseil constitutionnel : le placard  doré  des anciens politiques ?

 

Le conseil constitutionnel est considéré comme la plus haute institution française puisqu’il peut se prononcer sur la validité des lois et autres élections nationales. On considère que c’est l’assemblée des sages. Curieuse sagesse en vérité car le conseil constitutionnel est composé exclusivement d’anciens politiques forcément marqués par leur idéologie, leur parcours et qui ne peuvent du jour au lendemain acquérir la posture de sage q’ exige cette institution  « indépendante » du pouvoir. Le conseil est en effet composé de neuf membres désignés par le président de la république, par le président de l’Assemblée nationale et par le président du Sénat. Ces trois derniers responsables n’étant pas particulièrement neutres pour cette désignation. S’y ajoute la présence des anciens présidents de la république. Bref, c’est en fait une institution d’anciens politiques, une sorte d’EPHAD  de luxe pour de vieux responsables. Une curieuse conception de l’indépendance. Il ne manque pourtant pas en France de juristes compétents complètement apolitiques qui pourraient composer un conseil constitutionnel réellement à l’abri des les influences politiques.  Aucune condition de compétence juridique des membres du Conseil constitutionnel n’existe. La France est ainsi l’exception en Europe, puisqu’il faut être, au minimum, juriste, pour être juge constitutionnel. Dans divers pays européens, par exemple, les qualités exigées sont :

  • Autriche : être juge, fonctionnaire ou professeur d’université ;
  • Allemagne : être magistrat fédéral suprême (pour six d’entre eux au moins), remplir les conditions pour être juge allemand ;
  • Italie : être magistrat, professeur de droit ou avocat ;
  • Espagne : être magistrat, professeur ou avocat ;
  • Portugal : être juge (pour six d’entre eux au moins) ou juriste ;
  • Belgique : avoir été pendant 5 ans soit haut magistrat, soit parlementaire.

 

Notons également que les membres du conseil constitutionnel sont grassement rémunérés de 17 000 € bruts par mois alors que la plupart cumulent  déjà plusieurs retraites. Or le conseil constitutionnel est loin d’être une institution qui mobilise à plein temps. Par ailleurs, le travail essentiel est effectué par des rapporteurs. Pour parler clair, les membres du conseil constitutionnel s’y rendent une fois ou deux par mois pour une rémunération démentielle à laquelle s’ajoute d’ailleurs le remboursement de frais.

 

 

Conseil constitutionnel : maison de retraite de luxe des anciens politiques ?

Conseil constitutionnel : maison de retraite de  luxe des anciens politiques ?

 

Le conseil constitutionnel est considéré comme la plus haute institution française puisqu’elle peut se prononcer sur la validité des lois et autres élections nationales. On considère que c’est l’assemblée des sages. Curieuse sagesse en vérité car le conseil constitutionnel est composé exclusivement d’anciens politiques forcément marqués par leur idéologie, leur parcours et qui ne peuvent du jour au lendemain acquérir la posture de sage q’ exige cette institution  « indépendante » du pouvoir. Le conseil est en effet composé de neuf membres désignés par le président de la république, par le président de l’Assemblée nationale et par le président du Sénat. Ces trois derniers responsables n’étant pas particulièrement neutres pour cette désignation. S’y ajoute la présence des anciens présidents de la république. Bref, c’est en fait une institution d’anciens politiques, une sorte d’EPHAD  de luxe pour de vieux responsables. Une curieuse conception de l’indépendance. Il ne manque pourtant pas en France de juristes compétents complètement apolitiques qui pourraient composer un conseil constitutionnel réellement à l’abri des les influences politiques.  Aucune condition de compétence juridique des membres du Conseil constitutionnel n’existe. La France est ainsi l’exception en Europe, puisqu’il faut être, au minimum, juriste, pour être juge constitutionnel. Dans divers pays européens, par exemple, les qualités exigées sont :

  • Autriche : être juge, fonctionnaire ou professeur d’université ;
  • Allemagne : être magistrat fédéral suprême (pour six d’entre eux au moins), remplir les conditions pour être juge allemand ;
  • Italie : être magistrat, professeur de droit ou avocat ;
  • Espagne : être magistrat, professeur ou avocat ;
  • Portugal : être juge (pour six d’entre eux au moins) ou juriste ;
  • Belgique : avoir été pendant 5 ans soit haut magistrat, soit parlementaire.

 

Notons également que les membres du conseil constitutionnel sont grassement rémunérés de 17 000 € bruts par mois alors que la plupart cumule déjà plusieurs retraites. Or le conseil constitutionnel est loin d’être une institution qui mobilise à plein temps. Par ailleurs, le travail essentiel est effectué par des rapporteurs. Pour parler clair, les membres du conseil constitutionnel s’y rendent une fois ou deux par mois pour une rémunération démentielle à laquelle s’ajoute d’ailleurs le remboursement de frais.

 

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