Archive pour le Tag 'politiques'

Départ de Bayrou : trois erreurs politiques fatales

Départ de Bayrou : trois erreurs politiques fatales

De façon un peu naïve Bayrou s’est étonné d être poussé vers la porte. Pour éviter d’être jeté dehors, il a donc précédé le mouvement avec une curieuse demande de confiance tardivement présentée à l’Assemblée nationale. Dès sa nomination, le devenir de ce gouvernement avec Bayrou était tracé d’avance. Et Bayrou en outre a multiplié les erreurs et cela s’inscrit dans un long processus. La première erreur fatale celle-là aura été d’apporter sa bénédiction déterminante à la candidature de la présidence de la république à Macron.

Sans cet appui, il est vraisemblable que Macron aurait eu les pires difficultés à gagner l’élection présidentielle. On se demande sur telle critères objectifs de compétences Bayrou a pu s’appuyer pour sortir presque du néant le jeune Macron qui jusque-là n’avait pas exercé la moindre responsabilité politique comme élu et pas même la moindre fonction dans un parti un peu représentatif. Il est clair que Bayrou faisait le calcul du retour d’ascenseur en espérant devenir beaucoup plus tôt le premier ministre. Malheureusement, il s’est vite aperçue que le nouveau monarque républicain ne goûtait guère la présence de responsables politiques chevronnés et d’une manière générale toute institution ou organisation y compris à l’intérieur d’un parti dit  » en marche  » mais qui est toujours resté sur place. Une situation voulue de manière délibérée par Macron. Et d’empêcher même toute émergence de nouveaux responsables à l’exception peut-être de Gabriel Attal mais lui aussi victime du pouvoir absolu du président monarque. Comment raisonnablement pouvait-on espérer cohérence, courage et démocratie de la part d’un Macron petit prince sorti de nulle part et qui a confondu démocratie et monarchie.
La seconde erreur politique de François Bayrou enfin désigné -ou plutôt auto désigné- premier ministre aura été de faire naître de grands espoirs à propos de la réforme des retraites et de la concertation avec les partenaires sociaux. Il avait pourtant promis de laisser le débat complètement libre étant entendu que de toute façon la décision finale appartient à l’Assemblée nationale et au Sénat. De façon consciente ou non, Bayrou en s’immisçant dans ce débat dit libre a fusillé la négociation entre les partenaires sociaux. Bayrou comme premier ministre a manqué à sa parole et tuer l’espérance d’une sortie cohérente et partagée du complexe problème des retraites.
La dernière erreur est évidemment celle qui consiste maintenant à tenter de masquer l’arrivée inévitable d’une motion de censure qui met fin à son mandat. Et d’inventer pour cela une sorte de questionnement bidon relatif à la gravité de la situation financière du pays. Une situation par ailleurs qui n’est contestée par personne même si les avis divergents fortement ensuite sur les manières d’y apporter des réponses. Pour terminer, Bayrou aura au cours de ces années et même de ces derniers jours échoué sur tous les plans et commis sans doute les pires erreurs politiques. Pourtant le bonhomme a des rondeurs apparentes mais il manque cruellement de clarté, de pertinence et même de courage. Sans parler de son rapport approximatif à la démocratie.
En outre Bayrou n’a jamais su séduire car à l’insuffisance sur le fond il faut ajouter son manque évident de charisme. La vérité, c’est que Bayrou n’a pas la stature qui convient pour être premier ministre surtout en période de crise. Sur la forme comme sur le fond son propos aura été complètement inaudible voire insupportable. Bayrou est plus proche du profil d’un président de conseil départemental que de celui de premier ministre. On objectera sans doute que la France manque cruellement de ces responsables à la fois à la hauteur et capable de mobiliser les forces actives et constructives du pays. Bref un manager, ni un technocrate ni un oligarque défraîchi

Ingérences politiques : un encadrement européen plus strict des plateformes ?

Ingérences politiques : un encadrement européen plus strict des plateformes ?

Bruxelles mène actuellement des enquêtes sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram du groupe américain Meta, ainsi que sur TikTok, mais les députés français appellent l’UE à «contraindre et sanctionner» les plateformes en cas de manquement. Avec dans leur viseur: le risque d’ingérences étrangères. «En 2023, Elon Musk (patron de X) a publiquement soutenu l’AfD, parti d’extrême droite allemand, contribuant à la diffusion massive de ses idées. En Roumanie, TikTok a servi de caisse de résonance à une campagne de désinformation à grande échelle, relayant des récits anti-occidentaux à l’approche d’élections cruciales.

Sondage: Les Français font davantage confiance aux entreprises qu’aux politiques

Sondage: Les Français font davantage confiance aux entreprises qu’aux  politiques

D’après une étude OpinionWay plus de trois quarts des Français (76%) font ainsi confiance aux petites et moyennes entreprises, et près de la moitié d’entre eux (48%) accorde leur confiance aux grandes entreprises privées. Ces dernières sont par ailleurs perçues comme un lieu de réussite par la moitié des sondés, qui estiment qu’ils ont plus de chances de réussir dans la vie en étant salarié du secteur privé. 

Moins d’un quart des quelque 3500 répondants accorde sa confiance au gouvernement (23%). Même constat pour l’Assemblée nationale (24%), illustrant ainsi la perte de confiance dans le système démocratique. Les conseils municipaux et départementaux inspirent encore confiance à 50% des votants, mais souffrent tout de même d’une dégradation de leurs notes respectives depuis 2009. Au total, «seuls 16 % des citoyens accordent aujourd’hui leur confiance aux partis politiques (-4 points en un an), contre 36 % des Italiens, 34 % des Allemands et 23 % des Néerlandais», souligne l’IDEP (qui a participé à l’étude d’OpinionWay) dans un communiqué de presse.

« Littérature »-Sandrine Rousseau, Borne, François Hollande, Hidalgo les plus nuls !

« Littérature »-Sandrine Rousseau, Borne,  François Hollande, Hidalgo les plus nuls !

 Une manière générale les livres politiques connaissent peu de succès auprès du public. Des tirages papier assez marginaux qui n’ont rien à voir évidemment avec le taux de lecture sur d’autres médias. En cause,  le fait que certains n’ont pas grand-chose à dire ou qu’ils feraient mieux de s’abstenir. À noter toutefois des tirages satisfaisants à droite avec Jordan Bardella ( avec une grosse campagne de pub) ,139.071 exemplaires vendus pour « Ce que je cherche ». Juste derrière, Philippe de Villiers avec «Mémoricide » 136.529 ventes. Enfin, le troisième, c’est Nicolas Sarkozy avec 84.000 exemplaires du Temps des combats, Un des rares hommes politiques à vendre régulièrement sa prose. À gauche visiblement la littérature politique ne séduit pas pour preuve:

 

L’ex-Première ministre Élisabeth Borne fait un bide avec ses Vingt mois à Matignon (Flammarion) qui n’ont intéressé que 4.700 acheteurs. Même François Hollande, président redevenu simple député, ne s’est vendu qu’à 6.700 exemplaires.

1.700 pour Boris Vallaud et En PermanenceCe qui nous porte (Seuil), de Sandrine Rousseau, n’atteint même pas la barre des 1.000. Mais la palme des flops revient à Anne Hidalgo avec Le lieu des possibles et ses 227 exemplaires écoulés.
Notons que nombre de ces derniers livres ont été achetés par les auteurs eux-mêmes être distribués aux amis!

France- Les partis politiques conduisent le pays vers le chaos

France- Les  partis politiques conduisent le pays vers le chaos

Grâce à l’incongrue dissolution de l’Assemblée nationale qui a bouleversé tout le calendrier politique et à l’irresponsabilité totale de la plupart des partis politiques, la France se dirige tranquillement vers le chaos politique mais surtout aussi économique, financier et social. Le tout pouvant aller vers une crise de régime où tous les pouvoirs pourraient devenir obsolètes : celui du gouvernement, celui du Parlement celui aussi du président de la république.

 

Manquerait plus qu’une éclosion sociale ou sociétale pour plonger durablement le pays dans un marasme ingérable. Précisément  une hypothèse  choisie par  Mélenchon le révolutionnaire de papier qui rêve de transformer la France en pays sous-développé mais communiste avec évidemment une dictature du prolétariat assuré par des oligarques pour la plupart anciens fonctionnaire ou dépendant de crédits publics. L’extrême droite a l’air de se résoudre aussi à accélérer la décomposition du régime en poussant Macron  dehors alors que visiblement si le RN  croit indiscutablement dans l’opinion contre ce parti est loin d’être cohérent sur les orientations économiques, sociales et financières.

Dans les autres partis la confusion est encore plus grande au parti socialiste évidemment toujours écartelé entre les néo marxistes et sociaux démocrates, chez les écolos partagés entre la sensibilité environnementale et leurs agitations gauchistes irresponsables. Chez les républicains et les anciens macronistes,  c’est la lutte des leaders qui étouffent les priorités du moment.

Bref les partis politiques ligotent Bayrou qui en outre lui-même ne semble pas prendre la mesure de l’ampleur et de l’urgence de la situation et qui paraît maintenant déboussolé dans un costume trop grand pour lui. À tel point que certains l’ont comparé à Jo Biden. L’intéressé ne semble pas disposer de la vigueur qu’il faut face à la rudesse de la tâche.

Les échéances sont sans doute être encore repoussées notamment celle du budget voire du gouvernement. Le problème c’est que la situation globale va rapidement se dégrader et les statistiques confirmer  que la France est engagée maintenant sur une tendance de récession caractérisée par de nombreux plans sociaux et une dégradation financière concernant les comptes publics. Les institutions internationales pourraient bien entrer dans le jeu d’ici quelques semaines pour arbitrer des différends entre des partis politiques complètement irresponsables , incompétents et sans courage.

Ces partis politiques qui conduisent le pays vers le chaos

Ces partis politiques qui conduisent le pays vers le chaos

Grâce à l’incongrue dissolution de l’Assemblée nationale qui a bouleversé tout le calendrier politique et à l’irresponsabilité totale de la plupart des partis politiques, la France se dirige tranquillement vers le chaos politique mais surtout aussi économique, financier et social. Le tout pouvant aller vers une crise de régime où tous les pouvoirs pourraient devenir obsolètes : celui du gouvernement, celui du Parlement celui aussi du président de la république.

 

Manquerait plus qu’une éclosion sociale ou sociétale pour plonger durablement le pays dans un marasme ingérable. Précisément  une hypothèse qui a choisi Mélenchon le révolutionnaire de papier qui rêve de transformer la France en pays sous-développé mais communiste avec évidemment une dictature du prolétariat assuré par des oligarques pour la plupart anciens fonctionnaire ou dépendant de crédits publics. L’extrême droite a l’air de se résoudre aussi à accélérer la décomposition du régime en poussant Macron  dehors alors que visiblement si son audience croit indiscutablement dans l’opinion pour la pertinence des dysfonctionnements des différents gouvernements par contre ce parti est loin d’être cohérent sur les orientations économiques, sociales et financières.

Dans les autres partis la confusion est encore plus grande au parti socialiste évidemment toujours écartelé entre les néo marxistes et sociaux démocrates, chez les écolos partagés entre la sensibilité environnementale et leurs agitations gauchistes irresponsables. Chez les républicains et les anciens macronistes,  c’est la lutte des leaders qui étouffent les priorités du moment.

Bref les partis politiques ligotent Bayrou qui en outre lui-même ne semble pas prendre la mesure de l’ampleur et de l’urgence de la situation et qui paraît maintenant déboussolé dans un costume trop grand pour lui. À tel point que certains l’ont comparé à Jo Biden. L’intéressé ne semble pas disposer de la vigueur qu’il faut face à la rudesse de la tâche.

Les échéances sont sans doute être encore repoussées notamment celle du budget voire du gouvernement. Le problème c’est que la situation globale va rapidement se dégrader et les statistiques confirmer  que la France est engagée maintenant sur une tendance de récession caractérisée par de nombreux plans sociaux et une dégradation financière concernant les comptes publics. Les institutions internationales pourraient bien entrer dans le jeu d’ici quelques semaines pour arbitrer des différends entre des partis politiques complètement irresponsables , incompétents et sans courage.

Politique-: les Français lassés des querelles politiques

Politique-: les Français lassés des querelles politiques

 

Combines et diatribes auront caractérisé la période qui a précédé la nomination de bayrou . Pas vraiment un climat d’apaisement entre des organisations politiques de plus en plus déconsidérées. Les Français sont de plus fatigués du climat politique délétère en France. 

41% des Français auraient préféré un premier ministre neutre, selon un sondage Elabe pour BFMTV.

Après la censure du gouvernement de Michel Barnier,  les Français se disaient  inquiets (32%),  « en colère » (30%), et lassés (24%), selon un sondage Elabe pour BFMTV sorti mercredi. 41% préfèreraient un Premier ministre issu d’aucun parti politique, en d’autres termes recruté au sein de la société civile ou du monde de l’entreprise. Contre 23% pour un chef du gouvernement issu de la gauche, 17% pour une personnalité du RN, 12% pour la droite et seulement 6% pour le camp présidentiel.

Une large majorité d’entre eux (69%) se déclare en tout cas favorable à un accord de « non-censure ». Mais ils sont presque tout autant (67%) à ne pas croire en la capacité des partis à s’entendre.

Politique-Premier ministre : les Français lassés des querelles politiques

Politique-Premier ministre : les Français lassés des querelles politiques

 

Combines et diatribes auront caractérisé la période qui a précédé la nomination de bayrou . Pas vraiment un climat d’apaisement entre des organisations politiques de plus en plus déconsidérées. Les Français sont de plus fatigués du climat politique délétère en France. 

41% des Français auraient préféré un premier ministre neutre, selon un sondage Elabe pour BFMTV.

Après la censure du gouvernement de Michel Barnier,  les Français se disaient  inquiets (32%),  « en colère » (30%), et lassés (24%), selon un sondage Elabe pour BFMTV sorti mercredi. 41% préfèreraient un Premier ministre issu d’aucun parti politique, en d’autres termes recruté au sein de la société civile ou du monde de l’entreprise. Contre 23% pour un chef du gouvernement issu de la gauche, 17% pour une personnalité du RN, 12% pour la droite et seulement 6% pour le camp présidentiel.

Une large majorité d’entre eux (69%) se déclare en tout cas favorable à un accord de « non-censure ». Mais ils sont presque tout autant (67%) à ne pas croire en la capacité des partis à s’entendre.

Premier ministre : les Français lassés des querelles politiques

Premier ministre : les Français lassés des querelles politiques

 

Combines et diatribes auront caractérisé la période qui précède la nomination du nouveau Premier ministre aujourd’hui. Pas vraiment un climat d’apaisement entre des organisations politiques de plus en plus déconsidérées. Les Français sont de plus fatigués du climat politique délétère en France. Les Français préféreraient donc Premier ministre neutre

41% des Français préfèreraient un Premier ministre issu d’aucun parti politique, en d’autres termes recruté au sein de la société civile ou du monde de l’entreprise, selon un sondage Elabe pour BFMTV.
Promis ce jeudi, le nom du nouveau Premier ministre n’interviendra que vendredi matin par « communiqué », selon une information de l’Elysée transmise ce soir. Une annonce qui intervient alors qu’Emmanuel Macron venait d’atterrir près de Paris, de retour d’une visite en Pologne. Pour rappel, le chef de l’État avait promis mardi de prendre une décision « dans les 48 heures ».

 

Cette attente, une semaine après la censure du gouvernement de Michel Barnier, laisse en tout cas les Français aussi inquiets (32%), qu’ « en colère » (30%), et lassés (24%), selon un sondage Elabe pour BFMTV sorti mercredi. 41% préfèreraient un Premier ministre issu d’aucun parti politique, en d’autres termes recruté au sein de la société civile ou du monde de l’entreprise. Contre 23% pour un chef du gouvernement issu de la gauche, 17% pour une personnalité du RN, 12% pour la droite et seulement 6% pour le camp présidentiel.

Une large majorité d’entre eux (69%) se déclare en tout cas favorable à un accord de « non-censure ». Mais ils sont presque tout autant (67%) à ne pas croire en la capacité des partis à s’entendre.

 

Sondage Partis politiques: discrédités pour 82% des Français

Sondage Partis politiques: discrédités pour 82% des Français

Selon l’enquête Odoxa-Backbone pour le Figaro, , 82 % des Français  ont désormais une mauvaise image des partis.

 Une écrasante majorité du pays (82 %)  condamnent les partis politiques, comme le révèle un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro. Pire encore, les appareils partisans sont jugés ni honnêtes (90 %) ni crédibles (85 %) par les électeurs. La popularité d’Emmanuel Macron est par ailleurs  au plus bas (22 %) depuis la dissolution, selon le baromètre mensuel. Et ce n’est pas le triste spectacle par ailleurs complètement contradictoire de l’Assemblée nationale qui risque de faire remonter la crédibilité des partis politiques en France

Partis politiques: discrédités pour 82% des Français

Partis politiques: discrédités pour 82% des Français

Selon l’enquête Odoxa-Backbone pour le Figaro, , 82 % des Français  ont désormais une mauvaise image des partis.

 une écrasante majorité du pays (82 %)  condamnent les partis politiques, comme le révèle un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro. Pire encore, les appareils partisans sont jugés ni honnêtes (90 %) ni crédibles (85 %) par les électeurs. La popularité d’Emmanuel Macron estpar ailleurs  au plus bas (22 %) depuis la dissolution, selon le baromètre mensuel.

 

Politique- Sondage Popularité : les politiques s’écroulent Macron à 20 % et Barnier à 33 %

Politique- Sondage Popularité : les politiques s’écroulent Macron à 20 % et Barnier à 33 %

 Dans le baromètre mensuel réalisé par l’institut Ipsos pour  » la Tribune », , Barnier compte 46% d’avis défavorables parmi les Français sondés les 9 et 10 octobre. Cela fait 13 points de plus que son lot d’avis favorables, évalué à 33%. Macron , lui ,tombe à 20 %
 Le phénomène touche aussi bien François Ruffin que Marine Le Pen, Édouard Philippe ou Raphaël Glucksmann. La palme de la baisse revient à Gabriel Attal et Bernard Cazeneuve. Le premier est passé de 31 à 23% de satisfaits, le second de 19 à 11%.

 Quant à Emmanuel Macron, sa dégringolade ne fait que se poursuivre. Seuls 25% des Français interrogés le soutiennent. Un niveau proche de son plancher de 20%, atteint à l’époque des Gilets jaunes. Plus alarmant pour lui, c’est dans son propre camp que le soutien s’effrite : chez les sympathisants de Renaissance, du MoDem et d’Horizons, il perd 13 points. Pour eux, l’après-Macron a bel et bien commencé. « Globalement, les Français estiment que leurs représentants ont failli, sans pour autant préserver les divers opposants, développe Brice Teinturier. Ce qui se passe autour du budget sonne, dans l’opinion, comme un désaveu massif de la politique menée par Emmanuel Macron. C’est comme si on réalisait que dans son bilan, il y a un énorme trou, à savoir la dette, qu’on va devoir régler dans la douleur parce que ça n’a pas été traité avant. »

 

Le pessimisme général des citoyens a, en conséquence, fait un bond spectaculaire. D’abord, s’agissant des hausses d’impôts annoncées, 62% des Français sondés pressentent qu’elles ne toucheront pas uniquement les plus fortunés et les grandes entreprises, contrairement aux engagements pris par l’exécutif.

Sondage Popularité : les politiques s’écroulent Macron à 20 % et Barnier à 33

Sondage Popularité : les politiques s’écroulent Macron à 20 % et Barnier à 33 

 Dans le baromètre mensuel réalisé par l’institut Ipsos pour  » la Tribune », , Barnier compte 46% d’avis défavorables parmi les Français sondés les 9 et 10 octobre. Cela fait 13 points de plus que son lot d’avis favorables, évalué à 33%. Macron , lui ,tombe à 20 %
 Le phénomène touche aussi bien François Ruffin que Marine Le Pen, Édouard Philippe ou Raphaël Glucksmann. La palme de la baisse revient à Gabriel Attal et Bernard Cazeneuve. Le premier est passé de 31 à 23% de satisfaits, le second de 19 à 11%.

 Quant à Emmanuel Macron, sa dégringolade ne fait que se poursuivre. Seuls 25% des Français interrogés le soutiennent. Un niveau proche de son plancher de 20%, atteint à l’époque des Gilets jaunes. Plus alarmant pour lui, c’est dans son propre camp que le soutien s’effrite : chez les sympathisants de Renaissance, du MoDem et d’Horizons, il perd 13 points. Pour eux, l’après-Macron a bel et bien commencé. « Globalement, les Français estiment que leurs représentants ont failli, sans pour autant préserver les divers opposants, développe Brice Teinturier. Ce qui se passe autour du budget sonne, dans l’opinion, comme un désaveu massif de la politique menée par Emmanuel Macron. C’est comme si on réalisait que dans son bilan, il y a un énorme trou, à savoir la dette, qu’on va devoir régler dans la douleur parce que ça n’a pas été traité avant. »

 

Le pessimisme général des citoyens a, en conséquence, fait un bond spectaculaire. D’abord, s’agissant des hausses d’impôts annoncées, 62% des Français sondés pressentent qu’elles ne toucheront pas uniquement les plus fortunés et les grandes entreprises, contrairement aux engagements pris par l’exécutif.

Pour des politiques économiques proches de celles menées dans les autres pays européens

Pour des politiques économiques proches de celles menées dans les autres pays européens


Par Patrick Artus

conseiller économique du gestionnaire d’actifs Ossiam et membre du Cercle des économistes

Les choix économiques d’un pays ouvert comme la France ne peuvent diverger de ceux de ses voisins européens sans risque. A moins de changer les règles européennes, observe Patrick Artus dans sa chronique au  » Monde ».

 

Lorsqu’on écoute les débats de politique économique actuels, on pourrait croire que la France est un pays isolé, une économie fermée, qui peut mener une politique économique très différente de celle poursuivie par les autres pays de la zone euro. On envisage par exemple des hausses de salaires, des politiques fiscales, des règles du marché du travail qui pourraient être très différentes en France de celles observées dans les autres pays européens.Or, la France est une économie très ouverte – les importations représentent 28 % du produit intérieur brut (PIB) – qui a, en tant que membre de la zone euro, les mêmes taux d’intérêt à court terme et le même taux de change que les autres pays de la zone euro, dont 55 % de la dette publique est détenue par des non-résidents, et dont la dette extérieure nette atteint 24 % du PIB (la dette extérieure nette est la différence entre la dette extérieure brute et les avoirs extérieurs bruts).

Cette ouverture économique impose à la France de mener des politiques économiques proches de celles menées dans les autres pays européens, en particulier les politiques budgétaires et fiscales, mais aussi salariales, éducatives et les politiques d’emploi.

Il existe déjà de fortes différences entre la France et les autres pays de la zone euro. Le déficit public était en 2023 de 3,6 % du PIB dans la zone euro et de 5,5 % en France ; celui prévu pour 2024 est de 3 % dans la zone euro et au moins 5,6 % en France. Le taux d’endettement public est de 110 % du PIB en France début 2024 contre 90 % dans la zone euro, malgré une pression fiscale nettement plus forte en France : 48 % du PIB en 2022 contre 42 % en Allemagne, 38 % en Espagne, 43 % en Italie, 38 % aux Pays-Bas.

Le salaire horaire charges sociales comprises dans l’industrie manufacturière était en 2021 de 43 euros en France, de 44 euros en Allemagne, mais seulement de 31 euros en Italie, de 25 euros en Espagne et de 41 euros aux Pays-Bas.

Après les jeux olympiques…. les jeux politiques

Des jeux olympiques aux jeux politiques

Pour Ariel Weil, maire PS de Paris Centre) ,  la politique « est un art, pour lequel il faut néanmoins des talents, comme ceux des athlètes, et une crédibilité ». dans La Tribune

Cette semaine, l’ouverture des jeux paralympiques permet de prolonger le rêve que furent les jeux olympiques, d’en poursuivre quelques instants de plus la trêve.Que nous restera-t-il de ces jeux, une fois l’euphorie passée ? Des ouvrages et beaucoup d’images en héritage. Et un pays subitement uni dans la célébration, après avoir scellé sa désunion dans les élections.

Un ballon qui s’envole chaque soir dans les cieux de Paris en charriant la vasque olympique, un piano renversé dans les airs, des athlètes en surf, à vélo ou dans l’eau, qui semblent défier les lois de la physique quantique devant des monuments qui charrient les réminiscences de la Grèce ou de l’Égypte antiques. On a tout vu et tout dit sur ces jeux. S’ils ont tant fasciné, c’est qu’il se sont inscrits dans les 4 dimensions de l’espace et du temps. L’espace, on l’a bien vu avec ces clichés déjà mythiques d’athlètes dans toutes les positions. Le temps aussi a semblé suspendu, mêlant les images des derniers jeux de Paris en 1924 aux souvenirs et aux records dépassés des éditions précédentes, de Los Angeles à Tokyo, d’Athènes à Londres, de Munich à Rio.

Ces jeux nous ont aussi dit quelque chose sur le service public à la française, sa capacité de mobilisation autour d’un événement exceptionnel en surmontant les complexités administratives qui le minent au quotidien. A l’image des forces de l’ordre omniprésentes, cette surmobilisation face à la crise, qui évoque celle des athlètes français, cette capacité à faire travailler dans le même sens l’ensemble des acteurs – de la ville à la métropole et de la région à l’Etat – nous l’avions déjà expérimentée lors de la crise sanitaire.

Politiquement, quel héritage en espérer ? Je ne reviens pas sur l’idée mystérieuse de dissoudre l’Assemblée immédiatement après la défaite du gouvernement aux européennes. Elle semblait absurde à la veille des jeux olympiques, qu’elle prenait le risque de fragiliser, elle le paraît davantage à leur lendemain, alors qu’ils se sont si bien passés. Il n’était pas nécessaire de dissoudre mais tant qu’à le faire, mieux valait attendre la rentrée pour en prendre la décision ou en programmer l’échéance. Nul doute, les résultats auraient favorisé le camp de ceux qui ont planifié et géré cet événement planétaire sans accroc, plutôt que les Cassandre qui prédisaient le pire ou en dénonçaient le principe.

Et si c’était ce camp, c’est-à-dire au fond celui des gestionnaires plutôt que des populistes, celui de l’action plutôt que de la parlote, dont pouvait aujourd’hui émerger la solution ? En réalité, il n’y a pas tellement le choix puisque l’équation de cette chambre introuvable rend impossible toute solution aux extrémités de l’échiquier politique.

Oui, mais à condition de tenir compte du vote tel qu’il s’est exprimé dans les urnes. Ce vote ne rend possible un gouvernement d’union qui serait une simple ouverture du gouvernement de la majorité. Une coalition, certes, mais une coalition de cohabitation. On pourrait même tenter le néologisme : une « cohalitation ». Ceux qui ont dit qu’ils avaient gagné avec une minorité des voix ont eu tort ; ceux qui avec la même minorité des voix ont dit qu’ils n’avaient pas perdu aussi. Le camp présidentiel battu, il ne peut prétendre diriger la coalition. Et les oppositions minoritaires, elles, doivent forcément composer.

Comment ? Bien entendu en partant d’un programme négocié autour de mesures qui paraissent porteuses de consensus, sur la qualité du service public, la sécurité, le logement, le climat, le pouvoir d’achat, la santé ou la fin de vie. Il faut partir de là.

Et ensuite ? Tony Estanguet, Teddy Riner ou Marie-José Perec à la barre ? Certains ont évoqué en plaisantant à moitié un athlète à la tête du gouvernement. On comprend l’intuition qui cherche à installer quelqu’un qui fait l’unanimité des Français. Mais à chacun son talent. Si à la rigueur un ancien sportif ayant fait ses preuves à l’organisation d’un événement majeur n’est pas absurde, il est temps de nommer une ou un ministre d’expérience politique, quelqu’un à même de piloter cette coalition de cohabitation si peu française et pourtant si nécessaire.

J’ai suffisamment dit et écrit que la politique n’était pas un métier. Elle est un art, pour lequel il faut néanmoins des talents, comme ceux des athlètes, une expérience et une crédibilité. Bien sûr, en tant que premier soutien de la Convention de Bernard Cazeneuve, je suis persuadé qu’il répond à chacune de ces exigences. Mais le point de départ, et même l’urgence, c’est l’écriture de ce programme de « cohalitation ».

Que les femmes et les hommes de bonne volonté se mettent au travail !

12345...13



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol