Archive pour le Tag 'bas'

Le pétrole au plus bas depuis trois mois mais le carburant toujours haut !

Le pétrole au plus bas depuis trois mois mais le carburant toujours haut !

 

Le prix du pétrole a diminué de façon significative en quelques mois pourtant le carburant demeure encore un niveau assez élevé exemple 1,73 euros le litre le super

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a reculé de 0,65%, pour clôturer à 81,36 dollars. Celui de West Texas Intermediate (WTI) américain de même échéance a lui abandonné 0,90%, à 76,87 dollars.

Plus tôt, le Brent était descendu à son plus bas depuis mi-février et le WTI en avait fait autant pour la première fois depuis près de quatre mois.

Sondage popularité Macron : toujours plus bas

Sondage popularité Macron : toujours plus bas

En dépit de la multiplication de la parole depuis la rentrée sur à peu près tous les sujets, le président connaît encore une nouvelle baisse de popularité. Le président est pris dans ses contradictions notamment concernant l’inflation , le pouvoir d’achat et la fiscalité. Par ailleurs sa grande initiative politique a fait flop puisqu’il n’en est ressorti à peu près rien.

Selon le baromètre Elabe pour « Les Echos », la cote de confiance d’Emmanuel Macron perd 1 point en septembre, pour s’établir à 28 %. Après un net rebond après la réforme des retraites , elle est sur une pente glissante depuis le début de l’été. « L’activisme politique et médiatique d’Emmanuel Macron se heurte à l’inflation. Il est présent, mais cela n’a pas d’impact car une partie de l’opinion n’entend pas ses messages et attend des mesures pour lutter contre l’inflation », explique Bernard Sananès, le président d’Elabe.

Les dividendes au plus hauts, le pouvoir d’achat au plus bas

Les dividendes au plus hauts, le pouvoir d’achat au plus bas


La flambée de l’inflation aura constitué une énorme opération anti redistributive. En effet d’un côté les dividendes et les profits des entreprises ont rarement été aussi hauts pendant que le pouvoir d’achat des salariés a rarement été aussi bas. En clair il y a eu par le mécanisme de l’inflation un transfert des profits du capital au détriment des rémunérations des salariés. Si les différents gouvernements dans le monde s’alertent du cercle vicieux salaire inflation, par contre c’est le grand silence sur le cercle tout aussi vicieux inflation. En faite, les ménages payent par exemple à travers l’énergie et l’alimentaire les superprofits des entreprises ont également progressé mais le problème réside dans le fait que cette hausse n’est pas du tout à la hauteur de l’inflation. par ailleurs en zone euro si entre début 2022 et début 2023, l’inflation importée a largement contribué, pour 40 %, à celle des prix à la consommation en zone euro (plus précisément du déflateur de la consommation), la contribution de l’augmentation des profits a été plus forte encore, à hauteur de 45 %, d’après le Fonds monétaire international (FMI).

Les plus grandes entreprises dans le monde ont versé plus de 560 milliards de dollars de dividendes au deuxième trimestre, un record sur cette période, avec une tendance encore plus accentuée en France. Entre avril et juin, les 1.200 plus importantes entreprises cotées en Bourse, recensées par le gestionnaire d’actifs Janus Henderson, ont redistribué 568,1 milliards de dollars en dividendes à leurs actionnaires. Cette croissance de 4,9% par rapport à la même période de 2022 «dépasse» même de peu les «attentes optimistes» de l’entreprise.

En Europe, où deux tiers des dividendes sont réalisés durant ces trois mois car beaucoup d’entreprises choisissent de verser l’intégralité du dividende annuel en une fois, la hausse a été de 9,7%. En France, qui a représenté près de 30% des dividendes en Europe, la tendance a été plus marquée encore avec une hausse de 13,3%, devant d’autres grandes économies comme l’Allemagne (+9,6%), l’Italie (+9,4%), mais moins que l’Espagne (+32,7%). Janus Henderson estime à 49,5 milliards de dollars (environ 46 milliards d’euros) le montant des dividendes en France, un record.

Les banques ont été «le principal moteur» de la croissance des dividendes, en Europe comme dans le monde, suivies par l’automobile en Europe, selon le groupe de gestion d’actifs mondial Janus Henderson. Le gestionnaire s’attend «à ce que la hausse des dividendes se poursuive (…). Une des caractéristiques rassurantes des revenus de dividendes est qu’ils sont typiquement beaucoup moins volatils que les bénéfices. Les versements de dividendes ont été inférieurs à la croissance des bénéfices l’année dernière et peuvent donc la dépasser cette année», précise dans le communiqué de presse de Janus Henderson Ben Lofthouse, le responsable de l’équipe actions monde.

SONDAGE Macron : toujours très bas

SONDAGE Macron : toujours très bas


La cote de confiance du chef de l’Etat stable au mois d’août mais elle se maintient un niveau très bas: à 29 % ( baromètre Elabe pour « Les Echos »)

La cote de confiance d’Emmanuel Macron semble plombée et ce maintien un niveau très bas le deuxième mois consécutif, à 29 % selon Elabe
« Il n’y a pas de rebond comme après la crise des ‘gilets jaunes’, souligne Bernard Sananès, le président d’Elabe. Le remaniement n’a pas eu d’impact dans l’opinion et l’intervention télévisée d’Emmanuel Macron depuis la Nouvelle-Calédonie, qui a suivi, n’a pas marqué les esprits, constate-t-il. La parole du président porte peu auprès des Français. »

Pas de rebond non plus pour Elisabeth Borne.

Par contraste, les ministres les plus en vue, comme Gérald Darmanin, Bruno Le Maire ou Gabriel Attal, voient, eux, leur popularité sensiblement augmenter ce mois-ci. Ils gagnent respectivement 3, 2 et 3 points auprès de l’ensemble des Français.

Le chef de l’Etat recule, lui, ce mois-ci de 6 points dans son électorat de premier tour, à 75 %. Son indécision avant le remaniement, l’absence de grandes annonces ou d’orientations fortes dans la foulée, expliquent en partie cet effritement, indique Bernard Sananès.

Chômage UE: Au plus bas

Chômage UE: Au plus bas

Le taux de chômage s’affiche en juin en repli de 0,3 point par rapport au même mois de 2022. Pour l’ensemble de l’Union européenne, il s’est élevé à 5,9% en juin, stable par rapport à avril (chiffre révisé) et à mai. Le chômage a nettement baissé en Europe depuis mi-2021 grâce à la forte reprise économique post-Covid, qui a succédé à une récession historique.

Quelque 12,8 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage en juin au sein des vingt-sept Etats membres de l’UE, dont 10,81 millions parmi les vingt pays partageant la monnaie unique. Dans le détail, le taux de chômage a atteint 7,1% en France, inchangé par rapport à mai. Il s’est établi à 3% en Allemagne, au même niveau que les mois précédents, et à 7,4% en Italie. Les taux les plus faibles de l’UE ont été enregistrés en République tchèque (2,7%), à Malte (2,6%) et en Pologne (2,7%). Les plus élevés ont été relevés en Espagne (11,7%, contre 12,1% en avril et 11,9% en mai) et en Grèce (11,1%).

Sondage popularité gouvernement : stable mais bas

Sondage popularité gouvernement : stable mais bas


Politiquement, Emmanuel Macron à 30 % est stable ou en légère hausse au sein des principaux électorats – que ce soit le sien (81%, +2), celui de Jean-Luc Mélenchon (12%, +3) ou de Marine Le Pen (10%, +1) – et progresse auprès des abstentionnistes (24%, +5). Il est en revanche en baisse auprès des électeurs de Valérie Pécresse (28%, -14 points) et d’Éric Zemmour (10%, -7 points).Un sondage toutefois à relativiser car il n’intègre pas totalement les conséquences de la gestion en cours des émeutes des quartiers.

Professionnellement, la côte de confiance du chef de l’Etat évolue peu. En termes d’âge, les plus de 65 ans (39%, +4) sont les plus nombreux à le soutenir. Géographiquement, le président dispose d’une confiance plus élevée auprès des habitants des métropoles : d’abord dans l’agglomération parisienne (35%, +1), puis dans les villes de province de plus de 100 00 habitants (31%, +3) et enfin dans les communes plus petites (entre 26% et 29% selon la taille). C’est néanmoins dans les communes rurales qu’il progresse le plus ce mois-ci (26%, +5).

Un quart des Français accorde leur confiance à la Première ministre, Elisabeth Borne (25%, +1). La défiance des Français à son égard reste néanmoins forte : 66% (+3) d’entre eux ne lui font pas confiance et 43% (+2) pas confiance du tout.

Edouard Philippe progresse de 3 points et consolide sa place de personnalité préférée des Français. Marine Le Pen, Jordan Bardella et Marion Maréchal sont tous trois dans le Top 7. François Hollande est la seule personnalité de gauche à s’insérer dans le haut du classement.

La popularité d’Edouard Philippe reste élevée (44%, +3 points sur un mois et +1 point depuis le début de l’année). Marine Le Pen reste deuxième, mais perd un point en juillet (32%, -1 point) ; elle devance Nicolas Sarkozy (28%, +3 points) et Bruno Le Maire (28%, =), ministre le plus populaire de ce classement. François Hollande progresse de 4 points (28%) et se positionne devant Jordan Bardella (25%, +1) et Marion Maréchal (25%). Fabien Roussel, 8ème, recule de 1 point (24%). Parmi les personnalités qui font leur entrée ou leur retour dans l’observatoire politique, Carole Delga obtient 13% d’image positive (contre 26% d’image négative), Marlène Schiappa 12% (contre 60% négative), Yaël Braun-Pivet 10% (contre 34% négative) et Rima Abdul-Malak 7% (contre 34% négative).

Auprès des électeurs de gauche, Jean-Luc Mélenchon est premier (50%, +2 points) ex-aequo avec François Hollande qui enregistre une forte progression ce mois-ci (50% +12 points après -10 points le mois dernier). François Ruffin est 3ème (46%, +1 point) ; le député de la Somme obtient 21% d’image « très positives », soit quasiment deux fois plus que Jean-Luc Mélenchon (12%), pourtant plus populaire et plus connu. Olivier Faure (31%, +6 points, après -8 points) et Sandrine Rousseau (31%, +11 points, après -7 points) progressent fortement. Carole Delga est 8ème de ce classement (26%), juste devant Bernard Cazeneuve (24%, +5 points).

Environnement- La douteuse stratégie nationale bas carbone

Environnement- La douteuse stratégie nationale bas carbone

par
Christian de Perthuis
Professeur d’économie, fondateur de la chaire « Économie du climat », Université Paris Dauphine – PSL dans the Conversation

Le 22 mai dernier, la Première ministre Élisabeth Borne annonçait que la « stratégie nationale bas carbone » (SNBC), la feuille de route fixant les trajectoires d’émission du pays d’ici 2050, était en cours de révision. L’actuelle feuille de route, la « SNBC-2 » pour les initiés, arrive en effet à expiration en décembre 2023. La « SNBC-3 » doit désormais s’aligner sur nos engagements européens : en décembre 2020, l’Union européenne (UE) avait porté son objectif de réduction d’émission de gaz à effet de serre à 55 % entre 1990 et 2030, contre 40 % antérieurement.

Une sacrée marche d’escalier à franchir en 7 ans seulement.

L’objectif de 55 % s’applique à l’ensemble des gaz à effet de serre, transports internationaux inclus. Il concerne les émissions nettes des absorptions de CO2 par les changements d’usage des terres, mesurées par les inventaires nationaux. Il doit être atteint sans utilisation de crédits carbone internationaux.

La contrainte porte donc sur les émissions brutes qui doivent être réduites et sur la capacité d’absorption du carbone atmosphérique qui doit être renforcée. Commençons par l’examen des émissions brutes.

Depuis 1990, ces émissions ont reculé d’un quart. La totalité de la baisse a été obtenue entre 2005 et 2022. D’une année à l’autre, ces émissions subissent des fluctuations pouvant être importantes. Sur la période 2005-2022, elles suivent une tendance, robuste au plan statistique, et indépendante des alternances politiques : une baisse annuelle de 1,8 %, ou encore de 8,5 mégatonnes (Mt) d’équivalent CO2 par an.

La prolongation de cette tendance conduirait à des émissions de 340 Mt d’équivalents CO2 en 2030. Or, la cellule de planification écologique rattachée à la Première ministre estime qu’il faudrait viser 270 Mt pour être en phase avec l’objectif européen du -55 %. Pour combler l’écart en 7 ans, il faut donc, non pas doubler comme cela est souvent affirmé, mais tripler le rythme de l’effort : passer d’une baisse annuelle de 1,8 % à 5 % ou encore de 8,5 Mt à 17,5 Mt par an.

Si la France n’émet plus que 270 Mt d’équivalent CO2 en 2030, elle n’aura pas réduit ses émissions de 55 % mais de 48 % relativement à 1990. La transposition nationale de l’objectif européen s’effectue en effet via un double mécanisme.

La grande majorité des émissions de l’industrie et du secteur de l’énergie sont directement régulées par le système européen d’échange des quotas de CO2. Pour cette catégorie d’émission, la contrainte est mutualisée au niveau européen et il n’y a pas d’obligations nationales spécifiques.

Pour les autres émissions, principalement localisées dans les secteurs du transport, de l’agriculture, des bâtiments et des déchets, le passage de l’objectif européen aux objectifs nationaux s’effectue via un règlement dit du « partage de l’effort ». Au titre de ce partage, la France doit réduire de 47,5 % les émissions de ces secteurs d’ici 2030, relativement à 2005. L’un des plus gros travaux de la SNBC consiste à répartir cet objectif de réduction par secteur et par agent économique.

Une façon de hiérarchiser les actions à engager consisterait à utiliser le critère du coût de la tonne de CO2 évitée : s’il en coûte 20 euros de réduire les émissions par l’action A et 100 euros par l’action B, on abat avec la même mise initiale cinq fois plus d’émissions en retenant l’action A plutôt que l’action B. Il serait dommage de s’en priver.

Conduit sous l’autorité de l’économiste Patrick Criqui, un travail important a été réalisé pour cerner ces coûts par secteur d’activité. Cette boite à outils semble relativement peu utilisée dans les arbitrages proposés par la cellule de planification écologique de Matignon. Les potentiels de réduction sont estimés par des méthodes technico-économiques s’adaptant aux caractéristiques propres à chaque secteur.

Représentant à lui seul un tiers des émissions nationales, le secteur des transports cristallise bien le casse-tête de la réévaluation de la SNBC. En 2022, les émissions du transport ont été supérieures de 5 % à leur niveau de 1990, à comparer à une baisse d’un tiers dans l’ensemble des autres secteurs. Le projet de SNBC-3, préparé à Matignon, vise une baisse de 30 % entre 2022 et 2030. Comment y parvenir ?

Les deux leviers principaux identifiés sont l’électrification des transports routiers et le transfert modal vers le rail. Ils exigent l’un et l’autre des investissements conséquents qui n’auront qu’un effet limité d’ici 2030 : il faut du temps pour électrifier les parcs existants de véhicules et encore plus pour réaliser les infrastructures ferroviaires permettant de reprendre du trafic à la route.

Pour viser une baisse de 30 % d’ici 2030, il convient donc d’agir simultanément sur la demande en actionnant des leviers qui ont un impact plus rapide sur les émissions : réduire les déplacements superflus, élargir la pratique du co-voiturage, favoriser les transports en commun et la mobilité douce, limiter la vitesse des déplacements sur route et autoroute.

Ces leviers, dits de « sobriété », renvoient aux usages que font les citoyens des infrastructures existantes. Ces usages sont impactés par les prix et les contraintes budgétaires des ménages, mais pas seulement. En 2022, le gouvernement a subventionné les prix de l’énergie avec le fameux « bouclier tarifaire ». Les effets ont été bien différents sur la consommation d’électricité et de gaz des ménages pour lesquels les messages de sobriété ont été entendus et sur les carburants dont la consommation a nettement progressé en l’absence de tels messages.

Ce partage entre actions sur la demande et sur l’offre est important pour l’évaluation des impacts économiques de la feuille de route climatique. Dans leur rapport remis à la Première ministre sur la question, les économistes Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz retiennent l’hypothèse que 15 % des réductions d’émission sont obtenues grâce à la sobriété. D’autres scénarios, comme celui élaboré par l’association Negawatt, misent plutôt sur 33 %.

Cette hypothèse est cruciale pour le calcul des investissements requis pour mettre en œuvre la SNBC. Une partie des réductions d’émission résultant de la sobriété n’exige en effet pas ou peu d’investissements additionnels. Mais la sobriété ne se décrète pas. Elle implique une adhésion citoyenne, difficile à obtenir quand le contexte social est dégradé.

Un enseignement important du rapport est que le supplément d’investissement requis par la transition, estimé à un peu plus de 2 % du PIB, ne va pas doper la croissance. Il va se traduire par une baisse de la productivité apparente du capital. Ce point est essentiel : ce qui réduit les émissions de CO₂, ce n’est pas d’investir dans des sources décarbonées. C’est de désinvestir des sources fossiles en retirant ou reconvertissant le capital lié à la production ou l’utilisation de l’énergie fossile. La capacité productive n’est donc pas accrue par l’investissement bas carbone et il faut financer le désinvestissement en assurant les reconversions industrielles et professionnelles.

Pour viser la neutralité climat, il ne suffit pas d’opérer la transition énergétique en s’affranchissant de la dépendance à l’énergie fossile. Il faut opérer une seconde transformation systémique concernant les activités travaillant le « carbone vivant » : l’agriculture, la forêt, la gestion des déchets organiques. Nous y sommes très mal préparés.

Dans le projet de SNBC-3, la baisse attendue des émissions agricoles, deuxième secteur émetteur après le transport, est bien plus modeste que celles visées dans les autres secteurs. Elle résulte plus d’aménagements incrémentaux que de l’amorce d’une transition systémique conduisant à basculer vers des modèles agricoles reposant sur la diversité du vivant pour produire de façon résiliente et intensive à l’hectare. Or, c’est bien d’un changement de système dont a besoin l’agriculture pour réduire ses émissions spécifiques et contribuer à la protection du puits de carbone national en protégeant ses sols vivants pour stocker du CO2.

Car l’évolution la plus inquiétante des dix dernières années ne concerne pas l’insuffisance de la baisse des émissions, mais la perte de capacité de stockage du CO2 atmosphérique par le milieu naturel. Si la superficie forestière continue d’augmenter, la croissance des arbres subit les effets conjugués des sécheresses, des intempéries, des incendies et de la remontée des maladies et des parasites. Résultat : la capacité du puits de carbone national a été divisée par trois depuis 2005.

La récente régulation européenne assigne à la France l’objectif d’absorber 34 Mt de CO2 atmosphérique en 2030, alors que seulement 17 Mt l’ont été en 2022. Ce sera le principal casse-tête de la prochaine SNBC : comment multiplier par deux la capacité d’absorption du puits de carbone national alors que nous l’avons divisée par trois sur les quinze dernières années ?

La douteuse stratégie nationale bas carbone

La douteuse stratégie nationale bas carbone

par
Christian de Perthuis
Professeur d’économie, fondateur de la chaire « Économie du climat », Université Paris Dauphine – PSL dans the Conversation

Le 22 mai dernier, la Première ministre Élisabeth Borne annonçait que la « stratégie nationale bas carbone » (SNBC), la feuille de route fixant les trajectoires d’émission du pays d’ici 2050, était en cours de révision. L’actuelle feuille de route, la « SNBC-2 » pour les initiés, arrive en effet à expiration en décembre 2023. La « SNBC-3 » doit désormais s’aligner sur nos engagements européens : en décembre 2020, l’Union européenne (UE) avait porté son objectif de réduction d’émission de gaz à effet de serre à 55 % entre 1990 et 2030, contre 40 % antérieurement.

Une sacrée marche d’escalier à franchir en 7 ans seulement.

L’objectif de 55 % s’applique à l’ensemble des gaz à effet de serre, transports internationaux inclus. Il concerne les émissions nettes des absorptions de CO2 par les changements d’usage des terres, mesurées par les inventaires nationaux. Il doit être atteint sans utilisation de crédits carbone internationaux.

La contrainte porte donc sur les émissions brutes qui doivent être réduites et sur la capacité d’absorption du carbone atmosphérique qui doit être renforcée. Commençons par l’examen des émissions brutes.

Depuis 1990, ces émissions ont reculé d’un quart. La totalité de la baisse a été obtenue entre 2005 et 2022. D’une année à l’autre, ces émissions subissent des fluctuations pouvant être importantes. Sur la période 2005-2022, elles suivent une tendance, robuste au plan statistique, et indépendante des alternances politiques : une baisse annuelle de 1,8 %, ou encore de 8,5 mégatonnes (Mt) d’équivalent CO2 par an.

La prolongation de cette tendance conduirait à des émissions de 340 Mt d’équivalents CO2 en 2030. Or, la cellule de planification écologique rattachée à la Première ministre estime qu’il faudrait viser 270 Mt pour être en phase avec l’objectif européen du -55 %. Pour combler l’écart en 7 ans, il faut donc, non pas doubler comme cela est souvent affirmé, mais tripler le rythme de l’effort : passer d’une baisse annuelle de 1,8 % à 5 % ou encore de 8,5 Mt à 17,5 Mt par an.

Si la France n’émet plus que 270 Mt d’équivalent CO2 en 2030, elle n’aura pas réduit ses émissions de 55 % mais de 48 % relativement à 1990. La transposition nationale de l’objectif européen s’effectue en effet via un double mécanisme.

La grande majorité des émissions de l’industrie et du secteur de l’énergie sont directement régulées par le système européen d’échange des quotas de CO2. Pour cette catégorie d’émission, la contrainte est mutualisée au niveau européen et il n’y a pas d’obligations nationales spécifiques.

Pour les autres émissions, principalement localisées dans les secteurs du transport, de l’agriculture, des bâtiments et des déchets, le passage de l’objectif européen aux objectifs nationaux s’effectue via un règlement dit du « partage de l’effort ». Au titre de ce partage, la France doit réduire de 47,5 % les émissions de ces secteurs d’ici 2030, relativement à 2005. L’un des plus gros travaux de la SNBC consiste à répartir cet objectif de réduction par secteur et par agent économique.

Une façon de hiérarchiser les actions à engager consisterait à utiliser le critère du coût de la tonne de CO2 évitée : s’il en coûte 20 euros de réduire les émissions par l’action A et 100 euros par l’action B, on abat avec la même mise initiale cinq fois plus d’émissions en retenant l’action A plutôt que l’action B. Il serait dommage de s’en priver.

Conduit sous l’autorité de l’économiste Patrick Criqui, un travail important a été réalisé pour cerner ces coûts par secteur d’activité. Cette boite à outils semble relativement peu utilisée dans les arbitrages proposés par la cellule de planification écologique de Matignon. Les potentiels de réduction sont estimés par des méthodes technico-économiques s’adaptant aux caractéristiques propres à chaque secteur.

Représentant à lui seul un tiers des émissions nationales, le secteur des transports cristallise bien le casse-tête de la réévaluation de la SNBC. En 2022, les émissions du transport ont été supérieures de 5 % à leur niveau de 1990, à comparer à une baisse d’un tiers dans l’ensemble des autres secteurs. Le projet de SNBC-3, préparé à Matignon, vise une baisse de 30 % entre 2022 et 2030. Comment y parvenir ?

Les deux leviers principaux identifiés sont l’électrification des transports routiers et le transfert modal vers le rail. Ils exigent l’un et l’autre des investissements conséquents qui n’auront qu’un effet limité d’ici 2030 : il faut du temps pour électrifier les parcs existants de véhicules et encore plus pour réaliser les infrastructures ferroviaires permettant de reprendre du trafic à la route.

Pour viser une baisse de 30 % d’ici 2030, il convient donc d’agir simultanément sur la demande en actionnant des leviers qui ont un impact plus rapide sur les émissions : réduire les déplacements superflus, élargir la pratique du co-voiturage, favoriser les transports en commun et la mobilité douce, limiter la vitesse des déplacements sur route et autoroute.

Ces leviers, dits de « sobriété », renvoient aux usages que font les citoyens des infrastructures existantes. Ces usages sont impactés par les prix et les contraintes budgétaires des ménages, mais pas seulement. En 2022, le gouvernement a subventionné les prix de l’énergie avec le fameux « bouclier tarifaire ». Les effets ont été bien différents sur la consommation d’électricité et de gaz des ménages pour lesquels les messages de sobriété ont été entendus et sur les carburants dont la consommation a nettement progressé en l’absence de tels messages.

Ce partage entre actions sur la demande et sur l’offre est important pour l’évaluation des impacts économiques de la feuille de route climatique. Dans leur rapport remis à la Première ministre sur la question, les économistes Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz retiennent l’hypothèse que 15 % des réductions d’émission sont obtenues grâce à la sobriété. D’autres scénarios, comme celui élaboré par l’association Negawatt, misent plutôt sur 33 %.

Cette hypothèse est cruciale pour le calcul des investissements requis pour mettre en œuvre la SNBC. Une partie des réductions d’émission résultant de la sobriété n’exige en effet pas ou peu d’investissements additionnels. Mais la sobriété ne se décrète pas. Elle implique une adhésion citoyenne, difficile à obtenir quand le contexte social est dégradé.

Un enseignement important du rapport est que le supplément d’investissement requis par la transition, estimé à un peu plus de 2 % du PIB, ne va pas doper la croissance. Il va se traduire par une baisse de la productivité apparente du capital. Ce point est essentiel : ce qui réduit les émissions de CO₂, ce n’est pas d’investir dans des sources décarbonées. C’est de désinvestir des sources fossiles en retirant ou reconvertissant le capital lié à la production ou l’utilisation de l’énergie fossile. La capacité productive n’est donc pas accrue par l’investissement bas carbone et il faut financer le désinvestissement en assurant les reconversions industrielles et professionnelles.

Pour viser la neutralité climat, il ne suffit pas d’opérer la transition énergétique en s’affranchissant de la dépendance à l’énergie fossile. Il faut opérer une seconde transformation systémique concernant les activités travaillant le « carbone vivant » : l’agriculture, la forêt, la gestion des déchets organiques. Nous y sommes très mal préparés.

Dans le projet de SNBC-3, la baisse attendue des émissions agricoles, deuxième secteur émetteur après le transport, est bien plus modeste que celles visées dans les autres secteurs. Elle résulte plus d’aménagements incrémentaux que de l’amorce d’une transition systémique conduisant à basculer vers des modèles agricoles reposant sur la diversité du vivant pour produire de façon résiliente et intensive à l’hectare. Or, c’est bien d’un changement de système dont a besoin l’agriculture pour réduire ses émissions spécifiques et contribuer à la protection du puits de carbone national en protégeant ses sols vivants pour stocker du CO2.

Car l’évolution la plus inquiétante des dix dernières années ne concerne pas l’insuffisance de la baisse des émissions, mais la perte de capacité de stockage du CO2 atmosphérique par le milieu naturel. Si la superficie forestière continue d’augmenter, la croissance des arbres subit les effets conjugués des sécheresses, des intempéries, des incendies et de la remontée des maladies et des parasites. Résultat : la capacité du puits de carbone national a été divisée par trois depuis 2005.

La récente régulation européenne assigne à la France l’objectif d’absorber 34 Mt de CO2 atmosphérique en 2030, alors que seulement 17 Mt l’ont été en 2022. Ce sera le principal casse-tête de la prochaine SNBC : comment multiplier par deux la capacité d’absorption du puits de carbone national alors que nous l’avons divisée par trois sur les quinze dernières années ?

Sondage Macron: Légère remontée à un niveau très bas !

Sondage Macron: Légère remontée à un niveau très bas !


Le chef de l’État enregistre enfin une légère remontée dans l’opinion. Ceci est sans doute le résultat des énormes efforts déployés par le président de la république pour tourner la page des retraites et multiplier les interventions de type campagne électorale. Reste que moins de 30 % des Français font confiance au chef de l’État pour régler les problèmes du pays.

Selon l’étude Elabe, le chef de l’Etat gagne 4 points, ce qui fait grimper à 29% le nombre de Français lui accordant leur confiance « pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays ». La défiance envers le président perd également en intensité, avec 64% des Français qui ne lui font « pas du tout » confiance, soit un recul de 6 points. Il s’agit du premier mois où Emmanuel Macron enregistre une baisse aussi sensible de cet indicateur depuis août 2022. Le président conserve une confiance solide de ses sympathisants (90% auprès des sympathisants Renaissance et alliés) et progresse au sein de l’électorat de Valérie Pécresse (42%).

Elisabeth Borne gagne quant à elle 2 points, mais reste faible, à 24 % de confiance. Il s’agit de l’une des cotes les plus basses enregistrées pour un Premier ministre d’Emmanuel Macron, relève Elabe.

Taux d’intérêt : trop haut ou trop bas ?

Taux d’intérêt : trop haut ou trop bas ?

CHRONIQUE. Les taux d’intérêt sont en forte hausse depuis fin 2021, mais restent encore tellement bas.

Par Karl Eychenne, chercheur chez Oblomov & Bartleby dans La Tribune

Depuis le début des hostilités, les taux d’intérêt à 10 ans français ont remonté de 0 % à près de 3 %. Nous sommes fin 2021, et la crise sanitaire semble enfin dans le rétroviseur. Les taux d’intérêt de long terme sont alors aspirés par une accélération fulgurante de l’inflation, et l’anticipation d’une remontée des taux d’intérêt directeurs des Banques centrales. La hausse des taux marque la fin d’une décennie de politique monétaire ultra – accommodante. Les taux retrouvent des niveaux qu’ils n’avaient plus connu depuis 2012. Mais cela ne suffit pas, loin de là.

Cela fait un moment que la recherche académique bataille avec les niveaux de taux observés. Déjà dans les années 80, on parlait de l’énigme de la prime du taux sans risque (Philippe Weil, The Equity risk premium puzzle and the risk free rate puzzle, 1989). On ne comprenait pas comment les taux pouvaient être si bas, à moins de supposer que l’agent économique éprouve une aversion pour le risque démesurément faible, voire négative ! Mais à l’époque, on mettait cela sur le compte d’un formalisme excessif de la théorie. Le problème ne pouvait pas venir du fait observé, c’est le modèle qui devait se tromper. Depuis, la théorie a fait preuve d’une imagination débordante, mais au prix d’une technicité rebutante, et sans jamais vraiment convaincre son auditoire.

Des années plus tard, rien n’a changé ou pire. Crise financière, embellie économique, ou aujourd’hui inflation galopante, rien n’y fait. Les taux restent toujours trop bas. Ce constat peut heurter celui qui cherche vainement un crédit immobilier depuis 1 an. Pourtant, avec des taux 10 ans à près de 3 % mais une inflation à 6 %, il est bien difficile de soutenir que les conditions de financement soient vraiment restrictives. Le coût de l’argent reste bien inférieur au coût de la vie. Mieux encore, avec un taux réel (taux moins l’inflation) négatif à près de – 3 %, le cout de financement de l’économie est bien inférieur au taux de croissance de cette même économie plus proche de 1 %. En caricaturant, cela signifie que l’économie se finance à « bon prix ».

Il ne semble pas que la situation évoluera beaucoup pour les mois qui viennent. En effet, les taux semblent déjà à bout de souffle, en témoigne leur relative stabilité depuis le début de l’année avec l’anticipation d’une Banque centrale en fin de course. D’autre part, l’inflation cœur (hors prix de l’énergie et de l’alimentaire) ne montre toujours pas de signe d’essoufflement. Enfin, la croissance du PIB devrait rester proche de 1 % avec l’éloignement du risque de récession. Au total, les taux réels resteraient donc négatifs, et bien inférieurs à la croissance. Des taux bas, trop bas, qui posent un problème aux marchés financiers.

Les faillites ou rachats de quelques banques depuis février ne sont que des avertissements sympathiques. Mais la longue tendance baissière des taux réels depuis de nombreuses années a très probablement incité d’autres établissements ou investisseurs à saisir des opportunités qui n’en étaient pas. En effet, cette baisse des taux réels a renchéri considérablement la valeur des obligations détenues, mais a aussi contribué à doper la valorisation des actifs risqués. C’est donc sans surprise que la violente remontée des taux observée en 2022 a motivé de fortes moins-values sur les obligations détenues ainsi que sur les marchés d’actions.

Or, s’il s’avérait que les taux réels ont déjà fini de remonter, alors la purge aura été de courte durée, et les investisseurs pourraient de nouveau succomber à la tentation d’acheter des actifs financiers dopés par les taux bas, trop bas. Le risque d’une nouvelle vague d’exubérance est bien réel. Cependant, tout le monde ne serait pas perdant dans l’affaire.

La lutte contre le réchauffement climatique nécessite des réformes qui ont un coût. Or, plus les taux réels sont bas, et plus grandes sont les chances que ces réformes soient mises en œuvre rapidement. En effet, des taux bas dopent la valeur présente des bénéfices liés aux réformes qui seraient mises en place. C’est exactement le même mécanisme que pour un actif financier, dont la valorisation des bénéfices futurs est dopée par la seule baisse des taux.

Jusqu’à présent, les experts des deux camps s’opposaient sur le choix du taux adéquat (Christian Gollier & Co., The discounting premium puzzle : survey evidence from professional economists, 2022). Les experts souhaitant des réformes au plus vite proposaient un taux socialement responsable faible, plus faible que le taux de marché. Mais l’autre camp, dont le prix Nobel récent William Nordhaus, proposait un taux plus élevé, plus proche du taux de marché. Or, il semblerait bien que ce fameux taux de marché soit aujourd’hui devenu aussi faible que le taux socialement responsable défendu par le camp favorable à des réformes plus tôt. Autrement dit, l’argument du camp des réformes plus tard est caduc. Une aubaine pour justifier le financement d’une transition énergétique au plus vite.

Sondage popularité Macron : au plus bas, pourquoi ?

Sondage popularité Macron : au plus bas, pourquoi ?


Avec 72 % % de mécontents dont 47% et seulement 26 % deux satisfaits, Macon atteint un record d’impopularité

D’après le baromètre mensuel Ifop, les Français « satisfaits » d’Emmanuel Macron ne sont plus que 26 % (- 2 en un mois). Il s’agit de son troisième mois consécutif de chute, mais aussi de son troisième plus mauvais niveau depuis son élection en 2017 : il n’avait fait pire qu’en novembre 2018 (25 %) et décembre 2018 (23 %), au plus fort de la crise des Gilets jaunes. Comparé à ses deux prédécesseurs, il n’est pas le plus impopulaire : en 2016, François Hollande avait à trois reprises atteint 14 %. Il l’est en revanche si on confronte son score à celui des chefs d’État ayant réussi leur réélection un an après celle-ci : en avril 1989, François Mitterrand se situait à 46 % et Jacques Chirac, en avril 2003, à 65 %.

Dans l’entourage du président, on compte sur le temps long ( c’est-à-dire l’étouffement progressif de l’opposition à la réforme des retraites) pour redresser la barre de popularité. Plusieurs obstacles cependant vont s’opposer à cette perspective. D’abord il y a au-delà de la question présidentielle le problème plus général du discrédit du système démocratique, un discrédit bien antérieur à Macron mais qu’il a approfondi. Le deuxième obstacle tient à la personnalité même du président qui non seulement suscite le rejet mais aussi la haine du fait d’une personnalité qui dégage surtout du mépris pour les Français. Le dernier obstacle est lié à l’absence d’enracinement du macronisme par ailleurs aussi flou qu’inefficace au point qu’il devrait disparaître avec Macron.

Environnement- Sécheresse : 75 % des nappes à un niveau trop bas

Environnement- Sécheresse : 75 % des nappes à un niveau trop bas

Le Bureau de recherches géologiques et minières annonce que 75% des nappes «affichent des niveaux bas à très bas». Rien ne permet d’hypothéquer sérieusement sur la pluie qui pourrait tomber au printemps et cet été. Par contre ce qui est sûr c’est que les nappes souterraines n’ont pas été rechargées par les pluies d’automne et d’hiver et que 75 % d’entre elles affichent des niveaux très bas.

Au sortir de l’hiver, période où les nappes sont censées se recharger avant que la végétation reprenne sa croissance au printemps, «l’ensemble des nappes affiche des niveaux sous les normales et 75% affichent des niveaux bas à très bas» poursuit le BRGM, avant d’ajouter que «de nombreux secteurs présentent un risque avéré de sécheresse durant la période estivale». L’an dernier, au 1er avril, 58% des niveaux étaient sous les normales. L’été 2022 a pourtant subi une sécheresse historique.

. Selon le BRGM, une bonne cinquantaine de départements métropolitains, notamment dans le Nord, le centre et le sud-est du pays présentent ainsi un risque «très fort» de sécheresse «présageant d’un printemps et d’un été probablement tendus» et qui en l’absence de pluies «très excédentaires» dans les prochaines semaines devraient se traduire par des arrêtés de restriction d’eau.

En mars, où selon Météo-France la France a connu un excédent de précipitations de 40% au niveau national par rapport aux normales, mais avec des situations très hétérogènes selon les régions; seules les nappes de la Bretagne à la Nouvelle-Aquitaine ont bénéficié «d’épisodes conséquents de recharge». Plusieurs autres, en Champagne, dans le couloir Rhône-Saône, le Roussillon ou en Provence/Côte d’Azur, affichent toujours des «situations peu favorables» avec des niveaux qui restent très bas. Globalement, «les pluies infiltrées en profondeur durant le mois de mars n’ont pas été suffisantes pour engendrer une amélioration franche», note le BRGM.

Sécheresse : 75 % des nappes à un niveau trop bas

Sécheresse : 75 % des nappes à un niveau trop bas

Le Bureau de recherches géologiques et minières annonce que 75% des nappes «affichent des niveaux bas à très bas». Rien ne permet d’hypothéquer sérieusement sur la pluie qui pourrait tomber au printemps et cet été. Par contre ce qui est sûr c’est que les nappes souterraines n’ont pas été rechargées par les pluies d’automne et d’hiver et que 75 % d’entre elles affichent des niveaux très bas.

Au sortir de l’hiver, période où les nappes sont censées se recharger avant que la végétation reprenne sa croissance au printemps, «l’ensemble des nappes affiche des niveaux sous les normales et 75% affichent des niveaux bas à très bas» poursuit le BRGM, avant d’ajouter que «de nombreux secteurs présentent un risque avéré de sécheresse durant la période estivale». L’an dernier, au 1er avril, 58% des niveaux étaient sous les normales. L’été 2022 a pourtant subi une sécheresse historique.

. Selon le BRGM, une bonne cinquantaine de départements métropolitains, notamment dans le Nord, le centre et le sud-est du pays présentent ainsi un risque «très fort» de sécheresse «présageant d’un printemps et d’un été probablement tendus» et qui en l’absence de pluies «très excédentaires» dans les prochaines semaines devraient se traduire par des arrêtés de restriction d’eau.

En mars, où selon Météo-France la France a connu un excédent de précipitations de 40% au niveau national par rapport aux normales, mais avec des situations très hétérogènes selon les régions; seules les nappes de la Bretagne à la Nouvelle-Aquitaine ont bénéficié «d’épisodes conséquents de recharge». Plusieurs autres, en Champagne, dans le couloir Rhône-Saône, le Roussillon ou en Provence/Côte d’Azur, affichent toujours des «situations peu favorables» avec des niveaux qui restent très bas. Globalement, «les pluies infiltrées en profondeur durant le mois de mars n’ont pas été suffisantes pour engendrer une amélioration franche», note le BRGM.

Sondage Popularité: Macron au plus bas

Sondage Popularité: Macron au plus bas

Encore un écroulement de cinq points en un mois pour atteindre son plus bas niveau depuis sa réélection.

D’après baromètre Kantar en un mois, la cote de confiance d’Emmanuel Macron perd 5 points. Mais c’est surtout le nombre des mécontents qui doit inquiéter le chef de l’État. 64% des Français ne lui font pas confiance, le point le plus haut depuis sa réélection, dont 41% (+6) ne lui font pas du tout confiance.

Autre élément inquiétant, la cote de confiance de sa première ministre suit la même pente et ne le protège donc pas. Ceux qui ne font pas confiance en Élisabeth Borne sont passés de 48% en juin dernier à 64% ce mois-ci. Enfin, tous les ¬ministres testés sont en forte baisse, ¬notamment ceux qui sont montés au créneau pour défendre la réforme des retraites, Gabriel Attal, Olivier Véran ou Bruno Le Maire. Le défi pour Emmanuel Macron est de taille pour la suite de son mandat.

Sondage Kantar Public – Epoka effectué par Le Figaro Magazine. Dates de réalisation: 26 et 27 février 2023. Échantillon national de 1000 personnes, représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en ligne.

Sondage popularité Macron : au plus bas

Sondage popularité Macron : au plus bas

Encore un écroulement de cinq points en un mois pour atteindre son plus bas niveau depuis sa réélection.

D’après baromètre Kantar en un mois, la cote de confiance d’Emmanuel Macron perd 5 points. Mais c’est surtout le nombre des mécontents qui doit inquiéter le chef de l’État. 64% des Français ne lui font pas confiance, le point le plus haut depuis sa réélection, dont 41% (+6) ne lui font pas du tout confiance.

Autre élément inquiétant, la cote de confiance de sa première ministre suit la même pente et ne le protège donc pas. Ceux qui ne font pas confiance en Élisabeth Borne sont passés de 48% en juin dernier à 64% ce mois-ci. Enfin, tous les ¬ministres testés sont en forte baisse, ¬notamment ceux qui sont montés au créneau pour défendre la réforme des retraites, Gabriel Attal, Olivier Véran ou Bruno Le Maire. Le défi pour Emmanuel Macron est de taille pour la suite de son mandat.

Sondage Kantar Public – Epoka effectué par Le Figaro Magazine. Dates de réalisation: 26 et 27 février 2023. Échantillon national de 1000 personnes, représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en ligne.
À retrouver dans Le Figaro Magazine, en kiosque dès vendredi.

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