Archive pour le Tag 'stabilité'

Confiance ménages : stabilité

Confiance ménages : stabilité

 

Après le tassement de février, c’est la stabilité en mars et sur un niveau de longue période. Pour l’instant, cela traduit une certain attentisme ( m^me si la conso a enregistré une hausse en février).  Dans le détail, l’opinion des ménages sur leur situation future s’est nettement améliorée, avec un solde regagnant 6 points, après en avoir perdu 5 en février. La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants a, pour sa part, perdu de nouveau un point, tandis que le solde sur la capacité d’épargne actuelle baisse de 2 points. Celui sur leur capacité d’épargne future progresse d’un point.    Concernant la situation économique en général, les ménages sont un peu plus nombreux à penser que le niveau de vie en France s’est dégradé au cours des douze derniers mois (+2 points). L’opinion des ménages concernant le niveau de vie futur en France est quant à elle inchangée, et celle sur l’évolution du chômage est quasi stable. Les ménages sont également moins nombreux que le mois dernier à estimer que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois, avec un solde perdant 6 points.

 

La croissance chinoise: stabilité

 

La croissance chinoise: stabilité  

En dépit de la faiblesse de la demande mondiale, la croissance économique de la Chine se maintient même si on prévoit un léger ralentissement au deuxième trimestre après un panel d’experts sondés par l’AFP avant la publication lundi des chiffres officiels. Le gouvernement avait prévu une augmentation de 6,5 % du, cette augmentation sera certainement tenue. Selon les seize experts interrogés par l’AFP, le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a progressé en moyenne de 6,8% entre avril et juin, par rapport au trimestre correspondant de l’année dernière. Au premier trimestre, la croissance avait été de 6,9% alors que les analystes tablaient en moyenne sur une stabilisation à 6,8%. L’investissement à crédit dans les infrastructures et l’immobilier a soutenu la croissance rapide de la Chine pendant des années mais les avertissements sur les risques d’une crise financière aux implications mondiales ont incité Pékin à les freiner. Vendredi, Fitch Ratings a prévenu que la dette croissante de la Chine pourrait provoquer un « choc économique et financier ». Pour autant, l’agence de notation a maintenu la note A+ avec une perspective stable. Fin mai, Moody’s avait infligé à la Chine le premier abaissement de sa note depuis 28 ans, l’agence de notation financière s’inquiétant des risques d’augmentation de la dette du pays. Les efforts de Pékin de restreindre les prêts bancaires et les achats immobiliers vont continuer à peser sur l’économie dans les prochains mois, pronostique Larry Hu, responsable des sciences économiques chinoises à Macquarie Group.  »Nous attendons une baisse de la croissance au second semestre 2017 du fait d’un ralentissement des ventes immobilières et du resserrement des liquidités », estime-t-il. Pour Fan Zhang, chef économiste pour la Chine à RHB Bank, le ralentissement de la consommation, du fait de la baisse de la croissance des revenus, aura aussi des conséquences sur la croissance économique. Une forte baisse de la croissance économique chinoise au second semestre est cependant improbable alors que les responsables politiques sont en train de préparer un important congrès du Parti communiste à la fin de l’année qui fera vraisemblablement du président Xi Jinping le leader le plus puissant de sa génération. « Il est dès lors hautement prévisible que les autorités vont utiliser les ressources et les outils politiques à leurs dispositions pour garantir des résultats économiques positifs », affirme Citibank. Le gouvernement vise une croissance d’environ 6,5% en 2017. La Chine a connu en 2016 une croissance de 6,7%, la plus faible performance depuis 26 ans. Fin juin, le Premier ministre Li Keqiang avait martelé que la Chine serait capable d’atteindre son objectif de croissance pour 2017 en dépit de l’essoufflement de la conjoncture. Il avait assuré que les fragilités du système financier demeuraient « sous contrôle ». Le régime communiste s’efforce de rééquilibrer le modèle de croissance chinois vers les services, les nouvelles technologies et la consommation intérieure, au détriment des industries lourdes et des exportations à faible valeur ajoutée.

Sondage popularité gouvernement : stabilité

Sondage   popularité gouvernement : stabilité

 

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La popularité du couple exécutif se maintient, avec 58% (=) d’opinions favorables pour le président Emmanuel Macron et 57% (+2) pour Edouard Philippe, son Premier ministre, selon un sondage Odoxa réalisé au lendemain du remaniement ministériel consécutif aux élections législatives, publié mardi. La cote du chef de l’Etat est stable et celle du Premier ministre en hausse de deux points par rapport à la précédente enquête réalisée fin mai, peu après leur entrée en fonction. Les Français interrogés sont toutefois partagés sur la situation générale de la France, seuls 37% d’entre eux estimant qu’elle sera « plutôt meilleure » à la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, 21% « plutôt moins bonne » et 42% « ni meilleure ni moins bonne », selon cette enquête pour L’Express, la Presse régionale et France Inter. Plus de la moitié (53%) pense par ailleurs que l’Assemblée nationale nouvellement élue sera plus capable que les précédentes « de renouveler les pratiques et les idées politiques » et 47% qu’elle sera « plus représentative des Français ». Ils ne sont en revanche que 39% à estimer qu’elle sera « plus compétente que les précédentes » et 32% « plus indépendante du pouvoir exécutif ». Malgré un net recul par rapport au mois précédent, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, reste en tête des personnalités qui suscitent « le plus de soutien ou de sympathie » (53%, -4) devant le chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian (32%, -6), et Jean-Luc Mélenchon (32%, -5). François Bayrou perd 10 points à 24% et le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, 7 à 23%.

Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 juin, après l’annonce du remaniement du gouvernement, auprès d’un échantillon de 1.008 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Inflation : stabilité à bas niveau

Sur un an, l’inflation officielle se maintient à un bas niveau. En novembre l’augmentation des prix ne dépasse repas 0, 5 % d’après l’INSEE. L es prix à la consommation en France sont restés stables en novembre par rapport au mois d’octobre. Sur un mois, les prix de l’énergie ont poursuivi leur augmentation, « mais moins qu’en octobre » et ceux de l’alimentation ont rebondi légèrement, des hausses « compensées par un recul accentué des prix des services », a précisé l’Insee. Sur un an, l’inflation a connu une légère augmentation pour atteindre 0,5% qui « résulterait d’une nette accélération des prix de l’énergie et d’un rebond modeste des prix de l’alimentation ». Selon l’Insee, les prix des services « augmenteraient au même rythme que le mois précédent ». Quant aux prix des produits manufacturés, ils baisseraient à la même allure qu’en octobre.     L’indice des prix à la consommation harmonisé, utilisé pour les comparaisons entre membres de l’Union européenne, connaîtrait une accélération à +0,7% en novembre 2016, après +0,5% le mois précédent.

Vers un nouveau pacte de stabilité : Jeroen Dijsselbloem (Président de l’Eurogroupe)

Vers un nouveau pacte de stabilité :  Jeroen Dijsselbloem  (Président de l’Eurogroupe)

 

Dans une interview aux Échos le président de l’Eurogroupe fait le point des avancées des négociations avec la Grèce et évoque la possibilité d’un nouveau concept de pacte de stabilité pour l’ensemble des Etats de l’union européenne. Pour schématiser, il serait imposé d’ajuster le niveau des dépenses à celui des rentrées dans les budgets. Interview les Echos :

L’ajournement, cette semaine, de l’Eurogroupe consacré à la Grèce est-il inquiétant ?

Il faut se rappeler que beaucoup de progrès ont été faits ces derniers jours. Par exemple, il y a un accord entre les institutions (BCE, FMI, Commission européenne) et le gouvernement grec sur le plan d’économies et de réformes (notamment celle des retraites) qui doit permettre à la Grèce de dégager un excédent budgétaire primaire de 3,5% en 2018. Mais il y a encore un accord à trouver sur un second paquet de mesures dites « de secours » qui ne s’appliqueront que si la performance budgétaire du pays est moins bonne qu’attendu. Cela s’est révélé plus difficile à élaborer que ce que l’on avait cru. Juridiquement, c’est très compliqué puisque le système grec empêche de légiférer sur des mesures que vous pourriez ne pas appliquer. Si vous légiférer, c’est pour appliquer des mesures ! C’est donc avant tout une question de temps : nous avons besoin de plus de temps pour trouver une approche alternative.

 

Ces nouvelles exigences traduisent-elles un problème de confiance vis-à-vis d’Athènes ?

Non. Nous avons besoin de ce plan de secours car le FMI a des prévisions économiques différentes que celles de la Commission et de la Grèce. Il n’y a donc pas de problème de confiance entre Européens. C’est un problème de prévisions, rien de plus. Sur la confiance, nous avons fait beaucoup de chemin. Après le point bas atteint l’été dernier, l’atmosphère a changé et il faut souligner le travail très sérieux et constructif du gouvernement grec.

 

Imposer un nouveau plan d’austérité « de secours » alors que le précédent n’est même pas encore appliqué, n’est ce pas saper l’autorité politique d’Alexis Tsipras ?

On peut aussi voir les choses autrement. Si les Grecs sont certains de leur trajectoire budgétaire, ils peuvent légitimement se dire qu’ils n’auront pas à appliquer ces nouvelles mesures. Pour eux, ce n’est pas un problème si grave. D’ailleurs, lors du dernier Eurogroupe à Amsterdam, j’ai compris que le ministre grec des Finances avait donné son accord de principe sur ce paquet de mesures additionnelles. Le seul débat est de savoir comment appliquer cette idée.

 

N’y a-t-il pas un risque de relancer les spéculations sur le « Grexit » ?

Les négociations avec la Grèce sont toujours très sensibles et agitées. Une fois que l’on aura trouvé un moyen de mettre en place ce paquet de mesures « de secours », on pourra débuter les discussions sur la dette. Beaucoup de gens disaient que discuter de la dette était impossible, trop sensible politiquement, mais on va le faire ! Tous les ministres de l’Eurogroupe ont dit leur accord pour négocier sur ce sujet.

Vous poussez pour une réforme du Pacte de stabilité et de croissance. Pour quelles raisons ?

Une réforme du Pacte est nécessaire car nous avons tous des problèmes avec les indicateurs actuels qui jugent la performance d’un pays, et notamment avec le déficit structurel. C’est un indicateur difficile à prédire, difficile à gérer et difficile à expliquer. Récemment, nous avions une discussion budgétaire aux Pays-Bas et je devais expliquer à mon Premier ministre et à des chefs de partis comment cet indicateur de déficit structurel marchait. Cela m’a pris beaucoup de temps. Une de mes frustrations, c’est que cet indicateur monte et descend sans que je sache réellement pourquoi. J’ai proposé que nous nous concentrions plus à l’avenir sur un indicateur de dépenses de référence (« expenditure benchmark »). Il s’agit de lier l’évolution du niveau de dépense des Etats à leur activité économique. C’est une règle simple à expliquer et à appliquer. Beaucoup de pays soutiennent cette idée, et la Commission doit faire des propositions. Par ailleurs, il faudrait que la Commission revoie la façon dont elle calcule l’écart de production entre le niveau du PIB réel et celui du PIB potentiel, en se basant sur une période de quatre ans et non de deux ans comme actuellement.

 

Y-a-t-il d’autres chantiers à mener pour rendre la gouvernance de la zone euro plus lisible ?

Je pousse également – mais cela va demander plus de discussions – sur le fait de connecter beaucoup plus ce qui se fait à Bruxelles de ce qui se décide politiquement dans les capitales. Idéalement, j’aimerais que dès qu’un gouvernement est nouvellement élu, il travaille avec la Commission européenne sur un plan pour sa mandature (4 ou 5 ans selon les pays). Ce serait de la responsabilité du nouveau gouvernement de définir ses objectifs budgétaires et de réformes structurelles. La Commission évaluerait alors ce plan et vérifierait ensuite chaque année son application, avec éventuellement des sanctions si la trajectoire dévie.

 

Vous voulez que l’Union européenne rende obligatoires ses préconisations de politique économique ?

Je ne veux pas que l’Union européenne dise comment il faut mener une réforme des retraites ou du marché du travail. Mais je constate qu’aujourd’hui nous avons deux mondes différents, avec d’un côté le programme de politique économique des gouvernements et de l’autre les recommandations faites chaque année par la Commission européenne. Celles-ci sont très peu reprises par les Etats. Il faut que ces deux mondes se rejoignent et travaillent mieux ensemble. Cela doit permettre de corriger un défaut de l’approche budgétaire de la Commission, qui est trop centrée sur le court terme et qui se traduit par des admonestations tous les trimestres aux Etats pour qu’ils tiennent leurs objectifs.

Lire aussi :

 

Soutenez-vous la politique monétaire de Mario Draghi ?

Je ne peux pas répondre à cette question pour ne pas interférer avec l’indépendance de la BCE. Mais je peux dire que la Banque centrale a pris ses décisions dans une période très difficile, avec un environnement de taux bas. Les taux bas n’ont pas été provoqués par la BCE mais par des facteurs démographiques, économiques et politiques. Arrêtons cette discussion qui n’a pas lieu d’être : la BCE agit dans le cadre de son mandat. Pour certains pays, ce n’est peut-être pas adapté mais la BCE prend des décisions pour l’ensemble de l’eurozone.

Espagne : le pacte européen de stabilité budgétaire menacé

Espagne : le pacte européen de stabilité budgétaire menacé

 

 

L’Espagne par la voix du chef du gouvernement espagnol sortant, Mariano Rajoy a déclaré que l’Espagne ne pourrait respecter les objectifs d’équilibre budgétaire décidés par l’Europe. Une déclaration à prendre  d’autant plus au sérieux que c’est le leader socialiste qui a été sollicité pour tenter de former un gouvernement. Il est vraisemblable que ce dernier prendra encore davantage de liberté avec les contraintes européennes. En clair cela signifie que le pacte de stabilité budgétaire est grandement menacé puisque presque la moitié des pays de la zone euro ne le respecteront pas en 2016, la France y compris bien entendu. Pour autant la commission européenne s’accroche à son dogme : «Quand les marchés sont volatiles, vous avez besoin de fermeté sur ce qui a été convenu (…) nous devons prendre cela très au sérieux», a déclaré le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, interrogé sur le budget espagnol après une réunion des 19 ministres des Finances à Bruxelles. Et le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, de renchérir: «L’Espagne doit respecter les recommandations (…) il faudra voir avec le nouveau gouvernement (…) il faudra être très rigoureux». Comme si on pouvait faire abstraction du tassement économique mondial qui affecte aussi la zone euro puisque les perspectives de croissance de 2016 n’atteindront peut-être même pas les résultats de 2015,  qu’en outre on n’est pas à l’abri d’une crise financière majeure. Alors qu’il faudrait relancer réellement les investissements et soutenir le pouvoir d’achat pour relancer la croissance. Certes la rigueur budgétaire est nécessaire mais ce n’est pas en période de crise qu’on  peut y parvenir et de ce point de vue le calendrier de la commission européenne est un peu surréaliste.

Le pacte de stabilité menacé en zone euro

Le pacte de stabilité menacé en zone euro

Après l’accord de Schengen qui risque de voler en éclats c’est maintenant le pacte de stabilité qui risque aussi d’éclater. En effet compte tenu en particulier du ralentissement de la croissance il paraît de plus en plus évident que les objectifs de réduction du déficit budgétaire ne pourront pas être tenus. En fait c’est au moins la moitié des pays de la zone euro qui vont déroger aux règles de réduction des déficits publics d’après les prévisions mêmes de la commission européenne. À commencer par la France. Bruxelles ne pense pas que la France puisse réduire son déficit. Selon les prévisions de la Commission européenne, le pays ne réussira pas à faire passer son déficit public sous la barre des 3% de son PIB en 2017 comme cela avait été annoncé. Le déficit sera encore de 3.4% en 2016 et de 3.2% en 2017. Autrement dit, la France n’est toujours pas dans les clous du traité de Maastricht. Mais il faut dire que le pays a eu des dépenses supplémentaires à comptabiliser dans le budget en termes de sécurité et de défense après les attentats. Par ailleurs, les prévisions de croissance restent moroses. Rappelons que Bercy a misé sur 1 % de croissance mais le souci reste que les investissements ne repartent toujours pas ou alors très graduellement. La France n’est pas seule dans ce cas, une majorité de pays de la zone euro pourrait être en dehors des clous en 2016 mais aussi en 2017. En cause surtout le net tassement de l’activité économique avec maintenant des perspectives 2016 qui au mieux seront équivalentes à celles de 2015. Aussi la lutte contre le terrorisme aussi bien en zone euro que dans l’état islamique. Lutte qui entraîne des dépenses supplémentaires notamment pour la France le pays nettement le plus engagé dans les opérations extérieures. Enfin dans certains pays, le coup de la gestion des flux de migrants. La conséquence de ces dérapages budgétaires liés aux conséquences du tassement économique affecte la parité de l’euro.  Pour la France, la Commission européenne prévoit un déficit public à 3,4% du PIB cette année, puis à 3,2% en 2017, alors que la France a pour objectif 3,3% en 2016 et s’est engagée à la ramener sous 3,0% l’an prochain.  L’Italie, bien que nettement en-dessous de la barre de 3% du PIB, verra son déficit structurel augmenter à 1,7% cette année, contre 1,0% en 2015. La réglementation européenne exige une réduction d’au moins 0,5 point du PIB par an du déficit structurel. Le déficit structurel de Rome devrait être ramené à 1,4% en 2017, toujours en-dessous de la réduction minimum imposée.  L’Espagne, qui n’a toujours pas réussi à constituer son gouvernement à la suite des élections serrées de décembre, devait ramener son déficit public à 4,2% du PIB en 2015. Mais les estimations de la Commission montrent qu’elle n’a pas atteint cet objectif, avec un déficit de 4,8% l’an dernier.  Pour cette année, Madrid doit ramener son déficit à 2,8% mais, à moins d’un changement de politique, il devrait atteindre 3,6%, selon les chiffres de la Commission. Quant au déficit structurel, il est en hausse depuis 2014 plutôt qu’en baisse. Le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos, a dit qu’il était trop tôt pour dire si l’objectif 2015 serait atteint, ajoutant que l’incertitude provenait surtout des régions autonomes, qui ont trop dépensé ces dernières années.  De même, le Portugal est en difficulté sur ce terrain. Le gouvernement socialiste arrivé au pouvoir en novembre a bouclé l’année avec un déficit de 4,2%, selon les calculs de la Commission, alors que l’objectif fixé était de 2,5%. Sauf changement de politique, Lisbonne ne devrait pas arriver non plus à ramener son déficit sous les 3% cette année et son déficit structurel a également augmenté contrairement aux directives. Le pays est en négociations avec la Commission pour éviter que son projet de budget 2016 lui soit renvoyé. Mais les pays du sud de l’Europe ne sont pas seuls à avoir du mal à respecter les règles de déficit structurel. La Commission prévoit que l’Autriche, qui a réduit son solde structurel à 0,3% en 2015, le porte à 1,0% du PIB cette année.

Chômage : quasi stabilité en zone euro

Chômage : quasi stabilité en zone euro

Le chômage connaît une quasi stabilité en octobre dans la zone euro par rapport au mois de septembre. La France qui se situe dans la moyenne est cependant le pays qui connaît la progression la plus forte sur un an. Ce très haut niveau de chômage témoigne du fait que l’Europe est bien engluée dans une croissance molle et que d’une manière générale tant la politique budgétaire que la politique monétaire sont incapables de redynamiser une économie atone. Le taux de chômage en zone euro s’établit donc  à 10,7% pour le mois d’octobre, selon les derniers chiffres d’Eurostat publiés ce mardi. L’Allemagne enregistre le plus faible nombre de chômeurs (4,5%), tandis qu’il atteint 24,6% en Grèce. La France, à 10,8%, connaît quant à elle l’une des plus fortes hausses sur un an.  Le chômage a encore connu un léger recul au mois d’octobre dans la zone euro. S’établissant à 10,7%, il atteint son plus bas niveau depuis janvier 2012, a indiqué mardi l’Office européen de statistiques Eurostat. C’est un peu mieux que ce que prévoyaient les analystes, qui tablaient sur un taux stable à 10,8%. En septembre, le taux de chômage dans la zone euro s’était alors établi à ce même taux de 10,8% précise Eurostat. En octobre, la zone euro comptait quelque 17,240 millions de chômeurs, soit 13.000 de moins qu’un mois plus tôt et 1,302 million de moins qu’il y a un an exactement, période où le taux de chômage  de la zone euro s’élevait encore à 11,5%. Parmi les 19 pays de la région, l’Allemagne a enregistré le plus faible taux de chômage (4,5%, contre 4,7% en septembre), suivi de Malte (5,1%, comme en septembre). A l’inverse, le chômage a atteint 24,6% de la population en Grèce, selon les chiffres d’août (dernières dates disponibles) et en Espagne, il a gardé son haut niveau: 21,6%. C’est toutefois en Espagne que le taux de chômage a le plus diminué en un an, passant de 23,9% à 21, 6%. Les autres « bons élèves » de l’eurozone sont la Slovaquie, qui est passée de 12,7% à 10,7% et l’Irlande (de 10,7% à 8,9%).

 

Chômage : une stabilité……grâce au tripatouillage méthodologique

Chômage : une stabilité……grâce au tripatouillage  méthodologique

Il s’agit en fait d’ une stabilité uniquement due au bricolage  statistiques puisque la méthodologie a été modifiée pour calculer le nombre de chômeurs. En fait on a éliminé 10 000 chômeurs. De toute manière sur un an environ, on constate  5 % chômeurs en plus sans aucune activité  7% avec une activité réduite.  soit plus de 500 000 supplémentaires depuis l’arrivée  de Hollande. D’une certaine manière le ministère du travail ne manque pas d’humour en indiquant qu’il convient d’examiner cette stabilité avec prudence. On semble aussi regretter au ministère l’insuffisance des radiations c’est-à-dire de chômeurs qui renoncent à s’inscrire faute de perspective d’emploi. À noter aussi cette contradiction entre cette pseudo stabilité et la diminution du nombre d’offres d’emplois reçus par pôle emploi. Il y a fort à parier que la fameuse inversion du chômage ce produira lors d’un prochain bricolage méthodologique. Le chômage serait donc  quasi stable en juin en France, la baisse du nombre de jeunes inscrits à Pôle Emploi, après trois mois consécutifs de hausse, permettant de compenser la progression des autres catégories d’âge, surtout les seniors, selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail. La hausse du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a ainsi été limitée à 1.300, pour un total 3.553.500 en métropole. En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a reculé de 0,3%, soit 16.800 personnes, pour un total de 5.397.400 (5.703.000 en incluant les départements d’Outre-mer.) Sur un an, à fin juin, la métropole compte 4,7% de demandeurs d’emploi en plus en catégorie A et 7,1% en incluant les catégories B et C. Les catégories A, B et C ont enregistré en juin leur première baisse mensuelle pour l’ensemble des catégories A, B et C depuis août 2013, mois où la collecte des données avait été perturbée par un « bug » informatique. Dans un communiqué, le ministère du Travail invite toutefois à interpréter cette baisse « avec prudence ». Il invoque d’une part des changements intervenus le mois dernier dans la collecte de données administratives qui permettent à Pôle Emploi « de mieux connaître les demandeurs d’emploi en formation, en service civique ou en contrat aidé dans l’insertion par l’activité économique ». S’y ajoute l’effet prolongé des fortes baisses toujours inexpliquées du nombre de sorties de Pôle emploi pour défaut d’actualisation enregistré en mai. « Une partie non quantifiable de cet effet demeure sur le nombre de demandeurs d’emploi inscrits fin juin 2015″, souligne le ministère. En juin, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a baissé de 1,1% chez les moins de 25 ans, mais progressé de 0,1% chez les 25-49 ans et de 0,6% chez 50 ans et plus. Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle Emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, a continué d’augmenter, de 0,5% sur un mois et de 10,8% sur un an. Leur part dans le nombre total des demandeurs d’emploi inscrits a progressé à 44,1% (+0,4 point sur le mois et +1,6 point un an). L’ancienneté moyenne des inscriptions est en hausse à 556 jours (+7 jours). Les entrées à Pôle Emploi ont reculé de 0,6% en métropole, et les sorties ont bondi de 18,7% après leur chute de 9,5% en mai. Le nombre d’offres d’emploi collectées par Pôle Emploi a diminué de 2,6%.

 

Pacte de stabilité : les députés PS vont se coucher devant Valls

Pacte de stabilité : les députés PS vont se coucher devant Valls

Il y aura quelques abstentions mais grâce aux gadgets obtenus, les Députés PS vont voter en masse le plan de stabilité ; Ils n’ont pas d’autres solutions, s’ils devaient provoquer une crise de régime ce serait la dissolution et nombre d’entre eux ne seraient pas certains d’être réélus. Du coup après quelques cris d’orfraie, ils vont se coucher devant Valls. Après deux semaines de confrontation inédite avec sa majorité, le gouvernement devrait au final réussir à faire adopter ce mardi à l’Assemblée son plan de 50 milliards d’économies, indispensable à ses yeux pour la crédibilité française en Europe. En dépit des abstentionnistes annoncés dans les rangs PS, le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, s’est dit ce lundi  »confiant dans la majorité et dans la nature de la majorité », de gauche, que le gouvernement obtiendra. C’est « un moment de vérité », un « vote tout sauf indicatif », a d’ailleurs écrit ce lundi le Premier ministre aux parlementaires de sa majorité dont nombre d’entre eux menaçaient jusque ce week-end de s’abstenir. Traumatisés par la déroute des municipales, ces derniers s’inquiètent de l’impact de la réduction des dépenses publiques sur la reprise de la croissance et protestent particulièrement contre le gel des prestations sociales jusqu’en octobre 2015 et celui du point d’indice des fonctionnaires jusqu’en 2017. Manuel Valls a annoncé lundi des mesures de compromis sur son plan d’économies. Ces annonces devraient calmer nombre des frondeurs, notamment des « quadra » du cœur de la majorité qui depuis deux ans n’avaient pas fait défaut au gouvernement où certains auraient pu rentrer lors du remaniement.  »Notre demande de justice sociale a été entendue », s’est félicité le député de Saône-et-Loire Thomas Thévenoud. « Dès lors que le gouvernement a revu sa copie, je voterai pour son projet », a renchéri celui du Lot-et-Garonne, Matthias Fekl. Lundi soir, le bureau national du PS a adopté une résolution de soutien au programme de stabilité. Reste, en dépit de ces concessions et des rappels à l’ordre, une vingtaine de députés qui pourraient tout de même s’abstenir : membres de l’aile gauche, chevènementistes ou proches de Martine Aubry comme Christian Paul qui demandaient un volume d’économies réduit à 35 milliards au lieu de 50.  A la différence du vote de confiance, Manuel Valls, s’il a le soutien des radicaux de gauche, ne pourra pas non plus s’appuyer sur la majorité des écologistes, ceux-ci oscillant entre l’abstention et un vote contre, qui sera sans surprise celui du Front de Gauche. En revanche, il pourrait bénéficier d’ »une abstention d’encouragement » d’une majorité des 29 députés UDI, qui en débattront mardi matin, et d’une poignée d’UMP.

Programme de stabilité : doutes de Migaud.

Programme de stabilité : doutes de Migaud.

À l’issue du Conseil des ministres, le gouvernement a présenté le programme de stabilité devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale. La première étape d’une longue séquence budgétaire qui s’achèvera à Bruxelles au début du mois de mai.  Conformément aux engagements européens de la France, ce plan doit ramener le déficit sous les 3% en 2015. Michel Sapin et Christian Eckert ont également annoncé que le pacte de responsabilité et de solidarité devrait permettre de générer 200.000 emplois supplémentaires d’ici à 2017. Un scénario pris avec des pincettes par le président du Haut Conseil des Finances Publiques, Didier Migaud. « Sur 2015, nous avons effectivement des interrogations, indique le premier président de la Cour des comptes. S’il estime que « l’hypothèse de croissance de 1.7% n’est pas hors d’atteinte », Didier Migaud assure que « la croissance peut ne pas être aussi riche en emplois que ne le prévoit le gouvernement ».  « Il y a également des interrogations sur le niveau de consommation en conséquence du revenu même des ménages, poursuit-il. Si la croissance est moins riche en emplois, bien évidemment, la masse salariale risque de ne pas être celle que calcule le gouvernement avec toutes les conséquences que cela peut avoir ». Le gouvernement est prévenu.

 

Italie: « le pacte de stabilité , un pacte de stupidité » (Renzi)

Italie: « le pacte de stabilité ,  un pacte de stupidité » (Renzi)

« On ne peut pas dépenser d’argent en raison du pacte de stabilité, qui est un pacte de stupidité », a dit le chef du gouvernement italien Matteo Renzi pays  affirmé lors de l’émission « Porta a Porta » sur la chaîne publique Rai Uno.  Le pacte de stabilité conclu entre les pays membres de la zone euro vise à empêcher les dérapages budgétaires, avec des déficits publics qui ne doivent pas excéder 3% du PIB.   »Je suis le Premier ministre d’un pays qui respecte les engagements pris avec l’Europe mais il y a un engagement encore plus grand: la vocation de l’Europe, qui ne doit pas être un ensemble de techniciens sans âme », a ajouté M. Renzi qui doit rencontrer prochainement le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.  Le président du conseil italien avait annoncé mercredi une série de mesures pour relancer la croissance dans son pays, notamment une baisse de l’impôt sur le revenu pour 10 millions de personnes, qui représentera un coût de 10 milliards d’euros pour l’Etat.  Jeudi, il a assuré que pour tenir sa promesse « 6,6 milliards d’euros suffisent ». Il a exclu à la fois l’instauration d’un impôt sur la fortune et des ponctions sur les retraites inférieures à 3.000 euros. Il a également écarté la piste de la baisse des salaires des parlementaires, bien qu’ils figurent parmi les mieux payés d’Europe.  Parmi les économies que le jeune chef du gouvernement entend réaliser pour couvrir les dépenses, figurent la réduction du nombre de parlementaires, l’abolition des provinces, l’abolition de certains émoluments et des remboursements de frais pour les conseillers régionaux. « Nous prendrons 500 millions d’euros sur les salaires des dirigeants d’entreprises publiques », qui « gagnent beaucoup plus que la moyenne des dirigeants anglais ou allemands », a-t-il ajouté jugeant également que ces dirigeants devaient cesser de l’être « à durée indéterminée ».   »Depuis des années, les citoyens ont vu leurs factures et les tarifs augmenter alors que les salaires étaient bloqués. Pour la première fois, le gouvernement, au lieu d’augmenter les indemnités des élus régionaux les rend aux personnes, à la vie réelle », a-t-il résumé.

 

Pacte responsabilité de Hollande : la CGPME veut surtout de la stabilité réglementaire et fiscale

Pacte  responsabilité de Hollande : la CGPME veut surtout de la stabilité réglementaire et fiscale

 

La CGPME demeure très prudente vis-à-vis de la dernière invention de Hollande : le pacte de responsabilité. Elle réclame surtout davantage de lisibilité sur la stabilité fiscale et réglementaire et constate que les marges des entreprisses n’ont jamais été aussi basses depuis 30 ans. « Ce qu’on demande, ce sont des actes ». Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, le secrétaire général de la CGPME, était l’invité de BFM Business ce vendredi 3 janvier. Il est revenu notamment sur le pacte de responsabilité proposé par François Hollande. Annoncé lors des vœux le 31 décembre, ce pacte « est fondé sur un principe simple: moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie: plus d’embauches et plus de dialogue social », avait déclaré le président. « Nous sommes prudents, a prévenu Jean-Eudes du Mesnil du Buisson. La réalité ce sont les difficultés qu’ont les entreprises, l’investissement qui recule depuis plus de 2 ans, des marges qui n’ont jamais été aussi basses depuis 1985. Ce sont des mesures urgentes et rapides que nous voulons et pas simplement des promesses à horizon 2017″. Néanmoins, le secrétaire général de la CGPME ne rejette pas tout en bloc. « Les chefs d’entreprises sont des gens responsables. S’ils ont capacité de créer des emplois, ils le font, ils ne demandent que de conquérir de nouveaux marchés, d’avoir de la croissance. Si le pacte débouche sur des mesures concrètes, pourquoi pas. Ce que nous voulons c’est que cela soit inscrit dans le temps et dans la durée ». Selon lui, la réelle difficulté pour les entreprises aujourd’hui est une fiscalité, une législation qui « change à longueur de temps ».  Jean-Eudes du Mesnil est revenu également sur le temps partiel. Depuis le 1er janvier, la durée minimale des temps partiels est passée à 24 heures par semaine. « Nous avons signé cet accord dans le cadre d’un accord global avec un certain nombre d’avancées pour les entreprises. Ce qui est dans la loi aujourd’hui ne correspond pas à ce que nous signés ». Il a rappelé que l’accord que la CGPME a signé était assorti de dérogations, notamment pour des motifs économiques. « En 2016, cela va s’appliquer à tous les contrats en cours. Donc, les entreprises ne pourront pas payer leurs salariés au-delà de 24heures et seront obligées de licencier ». Jean-Eudes du Mesnil espère que ce texte va évoluer avant de bloquer l’embauche.

 

Stabilité fiscale pour Hollande ou mise à plat fiscale pour Ayrault

Stabilité fiscale pour Hollande ou mise à plat fiscale pour Ayrault,

 

Pue d’observateurs ont noté l’énorme contradiction entre les propos d’Hollande en Arabie saoudite sur la fiscalité et ceux d’Ayrault.  Hier en Arabie saoudite Hollande à voulu rassuré les investisseurs en affirmant que désormais ce serait la stabilité fiscale en  France. Ayrault de son coté avait sorti de son chapeau ( et sans en parler à personne, surtout pas à Moscovici et Bercy) une remise à plat totale de la fiscalité. Pourquoi une telle contradiction ? Simplement parce que la  remise à plat fiscale est une lubie d’Ayrault qui a tenté de sauver son poste par un coup médiatique. Que Hollande ne l’a vraiment jamais appuyé sur ce point assurant même qu’il fallait « sanctuariser ce qui avait été déjà décidé. (Autant dire ne pas le bouger). Surtout parce que Hollande vient de s’apercevoir que cette instabilité fiscale nuit grandement à la confiance des investisseurs qui savent bien que lorsqu’on augmente un impôt, on ne sait jamais s’il sera compensé par la baisse d’un autre et à qui. Bref, un enterrement de la grande réforme fiscale d’Ayrault.  Le président de la République a donc déclaré, ce lundi 30 décembre, devant des investisseurs saoudiens, que « la stabilité fiscale doit être la règle » en France.  Alors que le Conseil constitutionnel a censuré 24 des 236 articles de la loi de Finances pour 2014 et du collectif budgétaire 2013, François Hollande a voulu rassurer, ce lundi 30 décembre. A l’occasion de sa visite d’Etat en Arabie Saoudite, le président de la République a pris, devant des investisseurs saoudiens, l’engagement suivant: « la stabilité fiscale doit être la règle, la simplification doit être le comportement quotidien de l’administration française et l’attractivité doit être la priorité ». « C’est bien la volonté qui est la mienne », a-t-il lancé, répondant aux souhaits exprimés quelques instants plus tôt par ces mêmes investisseurs, et qu’il a rappelés, « d’assurer une stabilité fiscale et des normes » ainsi qu’une « simplification » administrative en France.  Cette volonté, a-t-il détaillé, est de « faire en sorte que les règles fiscales soient connues et ne bougent pas et notamment pour tout ce qui peut être source d’attractivité pour les investissements ». « Chaque fois qu’un investissement vient en France pour créer de la richesse, c’est favorable à l’emploi, au développement des technologies et des échanges », a encore fait valoir François Hollande. Le président de la République n’a toutefois pas précisé de quelle manière cette promesse de stabilité fiscale s’articulerait avec le chantier de « remise à plat » de la fiscalité engagé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ni à quelle date elle interviendrait.

 

Croissance : stabilité de la consommation des ménages en décembre

Croissance : stabilité de la consommation des ménages en décembre

La consommation des ménages français est restée stable – mais à un bas niveau- en décembre sur un mois, après un léger rebond en novembre, mais a reculé de 0,2% en moyenne en 2012 par rapport à l’année précédente, a annoncé jeudi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).  En décembre, le rebond des achats d’automobiles et le recul des dépenses en énergie se compensent, précise l’Insee dans un communiqué.

 

 

 

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Pacte de stabilité : remis en cause en France et ailleurs 2013

Pacte de stabilité : remis en cause en France et ailleurs 2013

A peine signé, le pacte de stabilité est déjà remis en cause dans les faits. De toute évidence, les pays européens très endettés ne pourront tenir les objectifs y compris la France. La commission européenne par la voix de son commissaire aux affaires économiques a d’ailleurs convenu qu’il fallait sans doute donner un peu plus de temps à l’Espagne qui s’enfonce en matière de croissance, d’emploi mais aussi de dettes. Ramener le déficit français à 3% est à la fois illusoire et dangereux ; c’est aussi ce que pense maintenant  la directrice générale du FMI ;  s’exprimant à Davos, elle a non seulement estimé l’objectif français de ramener le déficit public à 3% «extraordinairement ambitieux», mais a aussi appelé les Européens à décider «collectivement» de «prendre un peu plus de temps plutôt que d’avancer à marche forcée» pour rétablir les finances publiques. «L’effet des plans d’austérité sur la croissance est plus fort que ce que nous avions anticipé il y a trois ou quatre ans», a-t-elle concédé, en rappelant que l’Espagne avait pâti d’être allée trop vite dans la rigueur l’année dernière. En faiat la France se prépare à dépasser son objectif de déficit mais voudrait bien que l’Europe l’y encourage d’une manière ou d’une autre. Dans les faits pour la croissance, l’objectif de 0.8% ne pourra être atteint puisqu’on connaitra la stagnation… au mieux.  «Si la croissance devait tomber au-dessous de 0,5% en 2013, nous ne ferions pas de nouvel ajustement budgétaire; on ne peut pas demander plus aux Français cette année», confiait-on récemment à l’Élysée.  À Bruxelles, le gouvernement compte ensuite insister sur les efforts menés pour améliorer le déficit structurel – celui qui ne tient pas compte des effets de la crise et des événements ponctuels. En fait un concept très approximatif qui autoriserait des déficits nettement plus importants que prévus. Progressivement la FMI d’abord, la commission européenne ensuite, la France enfin semblent prendre conscience que l’austérité à marche forcée tue la croissance et l’emploi.

 

 

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