Archive pour le Tag 'financiére'

Crise financière France : un pays ingérable

Crise financière: un pays ingérable

Face à la crise financière d’une France ingérable le pays se retrouvera un jour ou l’autre comme la Grèce en situation de faillite( on dit « défaut » pour ne pas affoler l’opinion). Quand les experts parlent d’un déficit égal à 6 % du PIB ou d’une dette cumulée de 114 % du PIB , soit 3300 milliards, les propos paraissent complètement abstraits à la plupart des Français. Des Français par ailleurs fâchés avec les chiffres en général et les connaissances économiques et financières d’autre part.

Ainsi une enquête d’Allianz avait démontré que sur 19 pays la France se situait au au dernier rang européen en matière de connaissances sur le terrain économique et financier. On peut régulièrement rappeler les 30 ou 40 chiffres qui caractérisent la dramatique situation du pays. De quoi noyer encore un peu plus la plupart des Français dans leur incurie. Pourtant la dette publique ramenée à l’échelle d’un ménage c’est de l’ordre de 100 000 € ! Pourtant le déficit annuel actuellement est autour de 150 milliards. Pourtant le plan d’économies de 40 milliards de Bayrou est rejeté par une très large majorité ( alors qu’il manque 150 milliards ). Pourtant le poids de la dette( charges financières) va passer de 50 à 100 milliards en quelques années et devenir le premier poste de dépenses.

Faute d’équilibre la France est condamnée à l’emprunt et à la dette perpétuelle. Jusqu’au jour où les prêteurs exigeront des taux d’emprunt usuriers qui détruiront tous les équilibres économiques à commencer par celui des entreprises. Cela se traduira aussi par une envolée de l’inflation qui est une manière plus discrète de réajuster les ressources fiscales à la richesse réelle du pays. Une richesse qui correspond surtout à la valeur de la production et au travail qui la rend possible.

Or les salariés à temps complet en France travaillent 1673h par an soit beaucoup moins que la plupart des autres pays européens. La France produit 15 % de moins de richesses que ses voisins faute de croissance, faute de travail.

Pour résumer trop peu de travail pour trop peu de populations et donc trop peu de richesses mais des déficits abyssaux comte tenu des dépenses publiques complètement incontrôlées.

Les responsabilités sont évidemment complexes et multiples. En premier on pense évidemment à la classe politique sorte de club de professionnels qui ont transformé la fonction électorale en job très rémunérateur eu égard à leur production réelle. Et de s’appuyer pour cela sur des analyses et des projets politiques complètement démagogiques et surréalistes à gauche comme à droite.

Les Français ont tellement peu de mémoire qu’ils ne se rappellent même pas que le parti socialiste a dû faire trois dévaluations après les dérives financières de Mitterrand. De la même manière, la France a perdu en compétitivité avec les 35 heures d’Aubry. À gauche, c’est l’idéologie marxiste qui domine les analyses ( PC bien sûr mais aussi chez les écolos, les Insoumis clownesques, une grande partie du PS et des syndicats comme Sud ou la CGT). À droite on patauge entre libéralisme et étatisme.( Cela vaut aussi pour le Rassemblement National). Globalement la classe politique est hors sol et a surtout pour but de se reproduire de manière lucrative.

L’autre handicap majeur du pays, c’est le poids des fonctionnaires et de l’intervention omnipotente de l’État y compris sur des sujets qui n’ont rien de régalien. Au bas mot il y a au moins 1 million de fonctionnaires en trop qui non seulement plombent les comptes avec leur masse salariale mais qui en plus et surtout provoquent des surcoûts bureaucratiques que doivent avaler les entreprises.

La fonction publique est-elle aussi devenue incontrôlable, elle se reproduit toute seule et sans contrôle politique et démocratique. C’est vrai au plan national mais c’est peut-être encore pire au plan local avec ses hordes de fonctionnaires qui progressent partout. Une situation qu’on masque en attirant l’attention sur quelques situations effectivement critiques pour légitimer les sureffectifs inutiles dans la plupart des activités.

La troisième responsabilité incombe directement aux Français vraiment fâchés avec toute rationalité économique et qui à 80 % refusent de supprimer par exemple deux jours de fête par année alors que le pays est celui qui travaille le moins en Europe quand on intègre tous les paramètres. Le résultat aussi de la dégradation de la valeur travail, de l’individualisme et de la baisse générale du niveau de formation en moyenne.

En attendant la France tente de se rassurer mais en réalité vit sur le dos de pays plus vertueux comme l’Allemagne qui grâce à sa compétitivité et à sa production assure la solidité de l’Euro. Sans l’euro une éventuelle monnaie nationale serait sans doute dévaluée de 15 à 20 %.

Faute de prise de conscience sur l’ampleur de la crise, de démagogie et d’incompétence d’ici quelques années la France remettra son sort dans les mains du FMI et des investisseurs prêteurs.

En attendant le pays se focalise autour de la question de la suppression du lundi de Pentecôte !

Budget : 50 ans de dérive financière et maintenant la facture !

Budget : 50 ans de dérive financière et maintenant la facture !

Fin mars 2025, la dette publique française atteint 3,345 milliards d’euros, soit 114 % du PIB. Avec un déficit de 168 milliards d’euros et une hausse des taux d’intérêt, le pays se retrouve dans une situation périlleuse. Comment réagir face à cette crise imminente ? Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs à l’Essec
Marc Guyot et Radu Vranceanu dans La Tribune

Fin mars, la dette publique française a atteint les 3,345 milliards d’euros, soit 114 % du PIB. L’année dernière l’État a dépensé 1,670 milliard d’euros (57,2 % du PIB), tout en collectant moins, pour un déficit de 168 milliards d’euros. Les années Macron n’ont constitué qu’une accélération, certes majeure, dans le trio Dépenses publiques — Déficit budgétaire — Dette publique, qui a été pratiqué par tous les gouvernements précédents. Tant que le taux d’intérêt à long terme demeurait inférieur au taux de croissance, il n’y avait pas trop de souci à se faire à part le transfert de dettes aux générations futures. Après le Covid19, l’économie française a basculé dans une situation nouvelle et périlleuse avec des taux d’intérêt supérieurs à la croissance nominale, rendant la glissade de la dette publique extrêmement inquiétante, y compris à court terme. En effet, la glissade continue de la dette en proportion du PIB, va finir par alarmer les investisseurs générant potentiellement une crise financière de grande ampleur.

Les taux d’intérêt augmentent pour différentes raisons, structurelles et conjoncturelles. Cependant, le différentiel de taux en faveur de l’Italie ou de la Grèce, signifie clairement que le facteur « risque de soutenabilité » joue de manière significative sur les taux français. En conséquence, il n’y a pas d’alternative au rééquilibrage des finances publiques par la réduction du déficit public, voire retrouver un surplus primaire (hors charge de la dette), pour faire diminuer cette prime.

Siffler la fin de cette fête de 50 ans et le début de l’austérité est tombé sur François Bayrou puisque c’est lui qui est Premier ministre. Il aurait certes préféré ne pas boire de ce calice, mais en réalité il n’a pas le choix. Pour ramener le déficit public à 4,6 % du PIB en 2026, le gouvernent a chiffré le rééquilibrage budgétaire à 43,8 milliards d’euros. Il a tenté de répartir au mieux l’ajustement, dans le cadre des contraintes imposées par les différentes forces politiques. Le gros des économies, 30 milliards d’euros, concernera la dépense publique qui n’augmentera pas autant que prévu (1,722 milliard d’euros au lieu de 1,752 milliard d’euros). Certaines missions de l’État verront leur budget diminuer, d’autres comme les Armées, la Justice et l’Intérieur vont augmenter. La charge de la dette devra également augmenter. La différence proviendra d’impôts qui devraient augmenter avec la non-indexation des tranches d’imposition ou la suppression de l’abattement de 10 % pour frais professionnels pour les retraités, et autres niches fiscales.

François Bayrou mise sur le fait qu’un programme d’économie minimale et touchant un peu tout le monde est plus facilement acceptable qu’un programme qui pèserait uniquement sur des catégories bien identifiables et comportant des mesures choc comme une hausse significative de la TVA ou la suppression des aides massives aux associations censées s’autofinancer.

Dans un monde où le bon sens prévaudrait, ce programme minimaliste d’une extrême prudence politique devrait être accepté. Dans notre monde politique de court terme où les partis rivalisent de populisme pour arracher le succès aux prochaines élections, notamment les législatives à venir ainsi que les élections municipales, régionales, nationales ou européennes. Pour un parti d’opposition, valider le projet de François Bayrou reviendrait à confirmer les bons choix du Premier ministre et donc de diminuer ses propres chances de succès. LFI, le PS et les Verts sur sa gauche, le RN sur sa droite sont vent debout sans que Bayrou ne sente de soutien fort sur sa base Renaissance et LR. Abandonner des jours fériés serait une atteinte à l’identité nationale ; supprimer telle niche fiscale détruirait le tissu social, l’injustice serait partout.

Les représentants des différentes catégories de Français eux-mêmes s’engouffrent dans cette cacophonie politique, chacun cherchant à préserver ses acquis. Chacune est prête à accepter des sacrifices venant des autres, comme le montre les nombreux sondages. Ceux qui ne prennent pas l’avion souhaitent des taxes sur le transport aérien, mais s’opposent aux taxes sur le carburant. Ceux dont le patrimoine les situe dans les 90 % des moins riches souhaitent une taxe sur les 10 %. L’argument de justice sociale s’étale sur tous les refus et toutes les exigences sur autrui. À l’extrême gauche on demande plus de subventions pour tout, à l’extrême droite, moins d’aides à l’insertion des immigrés et moins de contribution européenne.

Tout cela découle d’une structure politique qui laisse peu de place à la coopération et du fait qu’en sept ans, les gouvernements d’Emmanuel Macron ont fait régulièrement des cadeaux à toutes les parties prenantes sans jamais se préoccuper du financement, miracle rendu possible par l’endettement à taux bas. Ce manque de prévoyance, typique de ceux qui dépensent l’argent des autres, n’a eu d’équivalent politique que dans la dissolution désastreuse de l’Assemblée, qui a conduit à la configuration politique ingouvernable que nous connaissons.

À l’automne, il est fort probable que les partis politiques poussent François Bayrou vers la sortie. Emmanuel Macron choisira-t-il de dissoudre à nouveau l’Assemblée nationale ; nul ne peut dire ce qu’il adviendra. Mais on peut anticiper sans peine que le cynisme, l’égoïsme et la non-coopération vont s’accentuer, poussant un peu plus les finances publiques françaises vers le point de non-retour. Face à cet état de confusion permanent, une crise de grande ampleur devient presque un espoir. En effet, elle permettrait de purger un système devenu irrécupérable. Des pays comme la Grèce ou le Portugal, ayant traversé des crises sévères, sont repartis sur de bonnes bases après avoir mis en œuvre les réformes structurelles nécessaires et coupé le robinet de dépenses.

Le programme de Javier Milei en Argentine est une version maximaliste d’un programme de réforme structurel : transferts vers le privé de nombreux services publics, coupes drastiques dans les salaires et les effectifs de la fonction publique, réaffectation de la main-d’œuvre vers le secteur privé, libéralisation du marché du travail et des nombreux prix administrés. Cela peut paraître brutal pour la France, car nous ne sommes pas en situation d’hyper-inflation. En revanche, la productivité stagne, la croissance est atone, l’innovation est à la traine, la désindustrialisation est manifeste. Libéraliser l’économie pourrait produire plus de richesses, plus d’emplois, et plus de perspectives pour les entrepreneurs. La France a de nombreux atouts, mais pour les mettre en valeur, il faut rompre avec 50 ans de pratiques populistes et enfin réformer comme tant d’autres pays ont fini par le faire.

Finances-Banques 100 % numériques : quel risque pour la stabilité financière ? 

Finances-Banques 100 % numériques : quel risque pour la stabilité financière ? 

Le spécialiste de la sécurité informatique Charles Cuvelliez et le banquier François-Valéry Lecomte estiment, dans une tribune au « Monde », que l’essor des banques en ligne au sein de l’Union européenne ne présente pas de risques majeurs, malgré les réserves émises par la Banque centrale européenne, dans un rapport en mai.

En Europe, 60 banques sont totalement en ligne et n’ont aucune accroche physique, ni réseau, ni humains à qui parler. Sept d’entre elles sont filiales de banques traditionnelles. Elles ne représentent que 3,9 % des actifs bancaires en 2024, contre 3,1 % en 2019. La structure de leur financement est quasiment exclusivement orientée vers les petits dépôts des particuliers, à hauteur de 80 %. L’absence de succursales physiques réduit en effet leur ancrage local, ce qui conduit à des dépôts plus volatils qui peuvent sauter les frontières.

Pourtant, 90 % de ces dépôts de particuliers sont couverts par des systèmes de garantie, mais au niveau du pays où ils sont établis, alors que le client ne l’est pas forcément. La taille moyenne des dépôts est plus petite que dans les banques traditionnelles : c’est une preuve que peu de clients utilisent les banques numériques pour leur compte bancaire principal, constate la Banque centrale européenne (BCE), dans son rapport sur la stabilité financière de mai 2025, qui s’interroge sur le risque qu’elles représentent pour la stabilité financière.

De fait, les dépôts des entreprises et la banque dite « de gros » – c’est-à-dire envers les institutions financières, les fonds d’investissement, les compagnies d’assurances, les organismes publics ainsi que les autres banques – jouent un rôle beaucoup moins important pour les banques numériques. Or, selon la BCE, ce manque de diversification de leur clientèle constitue une faiblesse pour les banques numériques.

Leur structure de financement repose pour l’essentiel sur des particuliers, qui ne sont pas liés à leur banque numérique, qui leur offre juste de meilleurs rendements. Qui plus est, le comportement de la clientèle est souvent plus moutonnier. Mais la BCE exagère, car il est réducteur de penser qu’on souscrit à une banque en ligne uniquement pour ses taux d’intérêt. Son application mobile fait aussi la différence, comme l’a montré l’application financière Revolut. Il est vrai, en revanche, que la dépendance de ces banques aux canaux de distribution en ligne augmente leur vulnérabilité.

États-Unis : menace de crise financière ( JP Morgan)

États-Unis : menace de crise financière ( JP Morgan)

«C’est un gros problème, le marché obligataire va avoir des difficultés», a déclaré Le patron de la banque JP Morgan sur la chaîne Fox Business dimanche, dans l’extrait d’une interview dont rend compte contre le Figaro.

Si les investisseurs décident que le dollar n’est plus la valeur refuge, financer la dette américaine coûtera plus cher.

Historiquement, les États-Unis ont pu se reposer sur l’appétit du marché pour les obligations du Trésor américain, à des taux d’intérêt faibles, pour soutenir leur économie. Les taux ont grimpé la semaine dernière (avant de redescendre), sur fond de craintes liées au projet budgétaire du président Donald Trump, qui comprend notamment l’extension des gigantesques crédits d’impôt de son premier mandat.

Mi-mai, pour la toute première fois, l’agence de notation Moody’s a retiré à la dette américaine sa note maximale de AAA et l’a rétrogradée à AA1. Les annonces et revirements de la Maison Blanche sur les droits de douane suscitent aussi beaucoup d’incertitude, et donc de volatilité sur les marchés.

Jamie Dimon avait déjà mis en garde en avril contre les «turbulences considérables» que l’économie américaine doit affronter, citant notamment les tarifs douaniers, les guerres commerciales, l’inflation et les déficits budgétaires.

Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise et l’immobilisme

Politique- Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise et l’immobilisme !

« Les annonces d’Emmanuel Macron sur TF1 risquent d’apparaître comme de la diversion si un chemin crédible n’est pas tracé pour réduire les déficits et la dette publique »

par Françoise Fressoz

Editorialiste au « Monde »

Le président de la République marginalise la question des finances publiques pour mettre sous les projecteurs la question démocratique, constate dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

Le retour du président de la République sur le devant de la scène intérieure est à la fois compréhensible et ambigu. Compréhensible parce que le décalage entre l’accélération des bouleversements dans le monde et la quasi-paralysie de la vie politique française a de quoi rendre perplexe. Si le pays ne muscle pas rapidement sa défense ainsi que son appareil de production, et s’il ne réinterroge pas le concept de citoyenneté à l’heure de l’essor des régimes autoritaires, il se met en grand danger. Fortement impliqué dans la riposte européenne aux foucades de Donald Trump, face au risque de désengagement militaire américain du continent européen et à la menace russe, le président français a toute légitimité pour jouer les éclaireurs.

Mais ce retour, concrétisé par une longue intervention télévisée, mardi 13 mai sur TF1, est en même temps ambigu. Le principal défi auquel est confronté le pays pour regagner en souveraineté est de parvenir à réduire le poids des remboursements de sa dette publique, dont le montant croissant obère ses marges de manœuvre. Or, il n’est pas certain que, sur ce chapitre, le chef de l’Etat soit dans la disposition d’esprit ou capable de voler au secours de son premier ministre.

Le récent différend apparu entre les deux têtes de l’exécutif à propos de l’usage du référendum éclaire l’impasse dans laquelle risque de se trouver François Bayrou lorsqu’il présentera, à l’été, son plan de redressement des finances publiques. A l’Assemblée nationale, son sort dépend étroitement du comportement du groupe socialiste, qui l’a sauvé à deux reprises en refusant de voter la motion de censure déposée par La France insoumise contre les projets de budget pour 2025 et de loi de financement de la Sécurité sociale.

Seule la neutralité durable de ce groupe peut lui garantir, à l’avenir, d’échapper à la coalition des oppositions (gauche, extrême droite) qui avait eu raison du gouvernement Barnier. Celle-ci est loin de lui être acquise pour trois raisons : quel que soit le résultat de son congrès en juin, le Parti socialiste continuera de se situer dans l’opposition ; le montant de l’effort à fournir – soit 40 milliards d’euros à trouver en 2026, près de 100 milliards d’euros d’ici à 2029 – pour simplement stopper la progression de la dette est si important qu’il oblige à réinterroger les politiques publiques et le modèle social alors qu’il n’existe aucun consensus sur le nouveau modèle à construire…

Politique- Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise financière et l’immobilisme !

Politique- Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise financière et l’immobilisme !

« Les annonces d’Emmanuel Macron sur TF1 risquent d’apparaître comme de la diversion si un chemin crédible n’est pas tracé pour réduire les déficits et la dette publique »

par Françoise Fressoz

Editorialiste au « Monde »

Le président de la République marginalise la question des finances publiques pour mettre sous les projecteurs la question démocratique, constate dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

Le retour du président de la République sur le devant de la scène intérieure est à la fois compréhensible et ambigu. Compréhensible parce que le décalage entre l’accélération des bouleversements dans le monde et la quasi-paralysie de la vie politique française a de quoi rendre perplexe. Si le pays ne muscle pas rapidement sa défense ainsi que son appareil de production, et s’il ne réinterroge pas le concept de citoyenneté à l’heure de l’essor des régimes autoritaires, il se met en grand danger. Fortement impliqué dans la riposte européenne aux foucades de Donald Trump, face au risque de désengagement militaire américain du continent européen et à la menace russe, le président français a toute légitimité pour jouer les éclaireurs.

Mais ce retour, concrétisé par une longue intervention télévisée, mardi 13 mai sur TF1, est en même temps ambigu. Le principal défi auquel est confronté le pays pour regagner en souveraineté est de parvenir à réduire le poids des remboursements de sa dette publique, dont le montant croissant obère ses marges de manœuvre. Or, il n’est pas certain que, sur ce chapitre, le chef de l’Etat soit dans la disposition d’esprit ou capable de voler au secours de son premier ministre.

Le récent différend apparu entre les deux têtes de l’exécutif à propos de l’usage du référendum éclaire l’impasse dans laquelle risque de se trouver François Bayrou lorsqu’il présentera, à l’été, son plan de redressement des finances publiques. A l’Assemblée nationale, son sort dépend étroitement du comportement du groupe socialiste, qui l’a sauvé à deux reprises en refusant de voter la motion de censure déposée par La France insoumise contre les projets de budget pour 2025 et de loi de financement de la Sécurité sociale.

Seule la neutralité durable de ce groupe peut lui garantir, à l’avenir, d’échapper à la coalition des oppositions (gauche, extrême droite) qui avait eu raison du gouvernement Barnier. Celle-ci est loin de lui être acquise pour trois raisons : quel que soit le résultat de son congrès en juin, le Parti socialiste continuera de se situer dans l’opposition ; le montant de l’effort à fournir – soit 40 milliards d’euros à trouver en 2026, près de 100 milliards d’euros d’ici à 2029 – pour simplement stopper la progression de la dette est si important qu’il oblige à réinterroger les politiques publiques et le modèle social alors qu’il n’existe aucun consensus sur le nouveau modèle à construire…

Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise financière et l’immobilisme !

Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise financière et l’immobilisme !

« Les annonces d’Emmanuel Macron sur TF1 risquent d’apparaître comme de la diversion si un chemin crédible n’est pas tracé pour réduire les déficits et la dette publique »

par Françoise Fressoz

Editorialiste au « Monde »

Le président de la République marginalise la question des finances publiques pour mettre sous les projecteurs la question démocratique, constate dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

Le retour du président de la République sur le devant de la scène intérieure est à la fois compréhensible et ambigu. Compréhensible parce que le décalage entre l’accélération des bouleversements dans le monde et la quasi-paralysie de la vie politique française a de quoi rendre perplexe. Si le pays ne muscle pas rapidement sa défense ainsi que son appareil de production, et s’il ne réinterroge pas le concept de citoyenneté à l’heure de l’essor des régimes autoritaires, il se met en grand danger. Fortement impliqué dans la riposte européenne aux foucades de Donald Trump, face au risque de désengagement militaire américain du continent européen et à la menace russe, le président français a toute légitimité pour jouer les éclaireurs.

Mais ce retour, concrétisé par une longue intervention télévisée, mardi 13 mai sur TF1, est en même temps ambigu. Le principal défi auquel est confronté le pays pour regagner en souveraineté est de parvenir à réduire le poids des remboursements de sa dette publique, dont le montant croissant obère ses marges de manœuvre. Or, il n’est pas certain que, sur ce chapitre, le chef de l’Etat soit dans la disposition d’esprit ou capable de voler au secours de son premier ministre.

Le récent différend apparu entre les deux têtes de l’exécutif à propos de l’usage du référendum éclaire l’impasse dans laquelle risque de se trouver François Bayrou lorsqu’il présentera, à l’été, son plan de redressement des finances publiques. A l’Assemblée nationale, son sort dépend étroitement du comportement du groupe socialiste, qui l’a sauvé à deux reprises en refusant de voter la motion de censure déposée par La France insoumise contre les projets de budget pour 2025 et de loi de financement de la Sécurité sociale.

Seule la neutralité durable de ce groupe peut lui garantir, à l’avenir, d’échapper à la coalition des oppositions (gauche, extrême droite) qui avait eu raison du gouvernement Barnier. Celle-ci est loin de lui être acquise pour trois raisons : quel que soit le résultat de son congrès en juin, le Parti socialiste continuera de se situer dans l’opposition ; le montant de l’effort à fournir – soit 40 milliards d’euros à trouver en 2026, près de 100 milliards d’euros d’ici à 2029 – pour simplement stopper la progression de la dette est si important qu’il oblige à réinterroger les politiques publiques et le modèle social alors qu’il n’existe aucun consensus sur le nouveau modèle à construire…

Sport– Risque de crise financière grave dans le foot professionnel

Sport- Risque de crise financière grave dans le foot professionnel

Nombre de clubs pourraient bien se retrouver en faillite si aucun accord n’intervient dans le différend financier entre le diffuseur télé et la ligue de football professionnel. L’enjeu est considérable autour de 400 millions qui étaient attendus de l’accord entre DAZN et la ligue de football. Le diffuseur considère qu’il y a eu tromperie sur la marchandise ( pas assez de connexions). DAZN refuse d’honorer ses engagements. La rupture devrait intervenir avec la ligue de football à la fin de l’année. Cela d’autant plus que des DAZN propose seulement de payer 100 millions sur les 400 promis. Beaucoup de petits clubs professionnels pourraient courir le risque de disparaître faute de recettes des diffuseurs.

Si DAZN ne versait pas le montant dû, la Ligue devrait alors puiser, à nouveau, dans son fond de réserve pour assurer le versement aux clubs à très court terme. Et dans un deuxième temps, elle serait contrainte d’activer la garantie de l’actionnaire, sans aucune visibilité sur les délais de résultat d’une telle procédure. Dans ce scénario sombre, les trésoreries de beaucoup de clubs seraient alors en grand danger dans les toutes prochaines semaines.

Sport- Foot et DAZN – Risque de crise financière grave dans le foot professionnel

Sport- Foot et DAZN – Risque de crise financière grave dans le foot professionnel

Nombre de clubs pourraient bien se retrouver en faillite si aucun accord n’intervient dans le différend financier entre le diffuseur télé et la ligue de football professionnel. L’enjeu est considérable autour de 400 millions qui étaient attendus de l’accord entre DAZN et la ligue de football. Le diffuseur considère qu’il y a eu tromperie sur la marchandise ( pas assez de connexions). DAZN refuse d’honorer ses engagements. La rupture devrait intervenir avec la ligue de football à la fin de l’année. Cela d’autant plus que des DAZN propose seulement de payer 100 millions sur les 400 promis. Beaucoup de petits clubs professionnels pourraient courir le risque de disparaître faute de recettes des diffuseurs.

Si DAZN ne versait pas le montant dû, la Ligue devrait alors puiser, à nouveau, dans son fond de réserve pour assurer le versement aux clubs à très court terme. Et dans un deuxième temps, elle serait contrainte d’activer la garantie de l’actionnaire, sans aucune visibilité sur les délais de résultat d’une telle procédure. Dans ce scénario sombre, les trésoreries de beaucoup de clubs seraient alors en grand danger dans les toutes prochaines semaines.

Foot et DAZN – Risque de crise financière grave dans le foot professionnel

Foot et DAZN – Risque de crise financière grave dans le foot professionnel

Nombre de clubs pourraient bien se retrouver en faillite si aucun accord n’intervient dans le différend financier entre le diffuseur télé et la ligue de football professionnel. L’enjeu est considérable autour de 400 millions qui étaient attendus de l’accord entre DAZN et la ligue de football. Le diffuseur considère qu’il y a eu tromperie sur la marchandise ( pas assez de connexions). DAZN refuse d’honorer ses engagements. La rupture devrait intervenir avec la ligue de football à la fin de l’année. Cela d’autant plus que des DAZN propose seulement de payer 100 millions sur les 400 promis. Beaucoup de petits clubs professionnels pourraient courir le risque de disparaître faute de recettes des diffuseurs.

Si DAZN ne versait pas le montant dû, la Ligue devrait alors puiser, à nouveau, dans son fond de réserve pour assurer le versement aux clubs à très court terme. Et dans un deuxième temps, elle serait contrainte d’activer la garantie de l’actionnaire, sans aucune visibilité sur les délais de résultat d’une telle procédure. Dans ce scénario sombre, les trésoreries de beaucoup de clubs seraient alors en grand danger dans les toutes prochaines semaines.

Foot- Risque de crise financière grave dans le foot professionnel

Foot- Risque de crise financière grave dans le foot professionnel

Nombre de clubs pourraient bien se retrouver en faillite si aucun accord n’intervient dans le différend financier entre le diffuseur télé et la ligue de football professionnel. L’enjeu est considérable autour de 500 millions qui étaient attendus de l’accord entre DAZN et la ligue de football. Le diffuseur considère qu’il y a eu tromperie sur la marchandise ( pas assez de connexions). La rupture pourrait être totale avec le diffuseur des matchs télévisés. Dans ce cas beaucoup de petits clubs professionnels pourraient courir le risque de disparaître faute de recettes des diffuseurs.

Si DAZN ne versait pas le montant dû, la Ligue devrait alors puiser, à nouveau, dans son fond de réserve pour assurer le versement aux clubs à très court terme. Et dans un deuxième temps, elle serait contrainte d’activer la garantie de l’actionnaire, sans aucune visibilité sur les délais de résultat d’une telle procédure. Dans ce scénario sombre, la trésorerie de beaucoup de clubs seraient alors en grand danger dans les toutes prochaines semaines.

Notation financière de la France :un sursis, Fitch maintient sa note

Notation financière de la France :un sursis, Fitch maintient sa note

Si Fitch a maintenu, vendredi soir, sa perspective négative, l’agence a jugé que la France conserve une économie «vaste et diversifiée», avec des «institutions fortes et efficaces». Reste à venir l’évaluation de la principale agence de notation Standard Standard & Poor’s.

Le gouvernement est parvenu à faire adopter son projet de loi de finances, redonnant un semblant de stabilité, malgré une trajectoire des comptes publics encore incertaine. Le déficit, espéré à 5,4% du PIB par l’exécutif, reste exposé à de nombreux aléas.

Les regards se tournent désormais vers Standard & Poor’s, qui en février a fait passer son propre «AA-» en perspective négative. Si la situation de la France ne s’arrange pas, l’agence américaine, beaucoup plus suivie, pourrait se monter plus sévère que Fitch lors de sa prochaine notation. La troisième agence, Moody’s, classe la France Aa3, l’équivalent de AA-, mais avec perspective stable.

Première sanction financière de Washington contre Poutine

Première sanction financière de Washington contre Poutine

Cette décision n’a pas fait là Une desgrands médias car sans doute trop complexe mais c’est un élément majeur qui prive Poutine de moyens financiers importants.

En effet le gouvernement américain n’a pas renouvelé une autorisation permettant aux banques russes de continuer à utiliser les systèmes de paiement américains pour des opérations liées à des contrats déjà en cours dans l’industrie pétrolière russe, a confirmé jeudi le ministère de l’Economie à l’AFP.

Cette licence permettait aux banques russes, même visées par des sanctions, de continuer à passer par le système de paiement américain pour certaines catégories de transactions liées à l’énergie. Elle avait été accordée par le gouvernement de l’ancien président Joe Biden dans les derniers jours de sa présidence.

La banque centrale russe et l’ancienne filiale de la Société générale dans le pays, RosBank, sont parmi les établissements qui disposaient d’une exemption en la matière sous ce régime.

Hier

La crise financière du football qui se prépare

La crise financière du football qui se prépare

Comme c’était prévisible, il se prépare une grave crise structurelle pour le football professionnel en France. En effet des DAZN  qui dispose d’une partie des droits télés français refuse d’honorer sa facture. Une action juridique vient d’être engagée de la part de la ligne professionnelle française. De toute manière il n’y a pas photo entre les droits français et ceux  des meilleurs championnats. La France comptait  au départ sur 1 milliard de recettes, elle a dû se contenter de 500 millions qui ne seront pas tous honorés.

La valorisation du football français est en fête cohérente avec un championnat globalement assez insipide et qui ne soutient pas la comparaison avec l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne ou encore l’Italie

Le montant des droits TV des championnats européens pour la saison 2024-2025 (en euros)
Angleterre (Premier League): 4,05 milliards (1,95 milliard pour les droits domestiques / 2,1 milliards pour les droits internationaux)
Espagne (Liga): 2,04 milliards (1,19 milliard / 830 millions)
Allemagne (Bundesliga): 1,25 milliard (1,08 milliard / 170 millions)
Italie (Serie A): 900 million (droits domestiques)
France (Ligue 1): 660 millions (500 millions / 160 millions)
Portugal (Primeira Liga): 190 millions (droits domestiques)
Pays-Bas (Eredivisie): 120 millions (100 millions / 20 millions)

Politique: Crise financière : « c’est pas moi », (Le Maire, Borne, Attal , élus locaux etc)

Politique:  Crise financière   : « c’est pas moi », (Le Maire, Borne, Attal , élus locaux etc)

Élisabeth Borne ancienne première ministre, a été particulièrement secouée lors de son audition au Sénat sur la responsabilité relative à la dérive du déficit du budget. Comme Bruno Le Maire, Attal et d’autres, elle a affirmé qu’elle n’était pas responsable et que la question des recettes ne relevait pas de la responsabilité du gouvernement ! Le même raisonnement que Bruno Le Maire ou une drôle de conception de la gestion ! Un peu comme si dans une entreprise ou un ménage on décidait d’ignorer les ressources pour décider des dépenses. La vérité sans doute c’est que plus personne ne contrôle vraiment la dérive suicidaire des déficits et de la dette. En cause un nombre incalculable de superstructures qui s’auto-développent  d’autant plus facilement que les élus n’y comprennent pas grand-chose. Et le plus souvent, c’est la technostructure- (et les cabinets de conseil) qui décide de tout aussi bien au plan national qu’  au plan local.  Résultat alors qu’on affirme partout être à l’euro près ( dixit Bruno Le Maire et autres élus y compris locaux), on a perdu de l’ordre de 50 milliards de recettes fiscales !En clair on a dépensé 50 milliards supplémentaires sans les ressources correspondantes.

« Je n’ai pas eu d’alerte avant décembre 2023. Il est inhabituel de piloter des incertitudes sur les recettes. Cela ne relève pas de la responsabilité du gouvernement d’anticiper d’hypothétiques risques sur les recettes calculées par les services », a-t-elle déclaré devant les sénateurs.

Interrogée sur les notes d’alerte envoyées par Bercy, la désormais députée à l’Assemblée nationale a balayé d’un revers de main les arguments du duo de choc du palais du Luxembourg. « Les alertes de la mi-décembre ont porté sur les objectifs de recettes. Ce n’est pas habituel d’avoir des écarts de cet ordre là. Jusqu’à mi-décembre, je n’ai pas eu d’alerte pour mesurer l’ampleur du montant », a déclaré Elisabeth Borne.

S’agissant des prévisions de croissance du projet de loi de finances 2024 (1,4%) jugées optimistes par beaucoup d’économistes à l’époque, elle a estimé que « ce n’est pas le rôle du Premier ministre de challenger les hypothèses de croissance de son ministre de l’Economie. Il n’y a pas de services auprès du Premier ministre en mesure de challenger le ministre de l’Economie. Si le budget avait été construit sur des hypothèses erronées, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) l’aurait signalé ».

Là encore, la défense de l’élue semble bien fragile. Le HCFP présidé par Pierre Moscovici, dans son avis remis au moment de la présentation du budget 2024 montre que, « les recettes semblent un peu surestimées. Elles sont tirées vers le haut par la prévision de croissance élevée de l’activité et, au-delà, par des hypothèses favorables sur le rendement de certains impôt».

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