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Stabilité financière : pour la Banque de France, tout va bien….. pour l’instant !

Stabilité financière : pour la Banque de France, tout va bien….. pour l’instant !

 

La Banque de France, évidemment sous tutelle de l’État, se veut rassurante quant au risque financier qui pourrait découler de non-remboursement de crédits accordés. La Banque de France diffuse donc un air d’optimisme mais en prenant de solides précautions oratoires pour ne pas évacuer une vague d’insolvabilité.

 « Selon la durée de la crise sanitaire, nous avons des situations actuellement sous contrôle qui pourraient passer à des situations d’insolvabilité », note Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France. Mais, à la fin de l’année 2020, la matrice des risques apparaît globalement stable d’un semestre à l’autre.

 

Sans surprise, le principal point d’inquiétude concerne la hausse de l’endettement brut des sociétés non financières, en partie liée aux mesures de soutien des pouvoirs publics. La dette brute des entreprises a augmenté de 175 milliards d’euros entre mars et septembre 2020 (soit 2,5 fois plus vite que sur la même période en 2019), dont 121 milliards pour les seuls prêts garantis par l’Etat (PGE), .

Le prêt garanti par l’Etat est un prêt de trésorerie d’un an. Ce prêt de trésorerie pourra couvrir jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires, soit un quart du chiffre d’affaires annuel. « Ce dispositif s’inscrit dans le pont aérien de cash que nous avons déployé pour que l’entrepreneur puisse avoir, en prêt, l’équivalent de trois mois de chiffre d’affaires, qu’il n’a pas pu réaliser », résume Nicolas Dufourcq, le patron de Bpifrance. Les entreprises souhaitant emprunter moins que trois mois de chiffre d’affaires en auront la possibilité.

Pour les jeunes pousses innovantes, qui n’ont souvent pas, ou très peu, de chiffre d’affaires, un autre critère est retenu. Le prêt pourra ainsi couvrir jusqu’à deux années de masse salariale, hors cotisations patronales. « Les start-up ne sont pas les oubliées du système », a ainsi souligné Nicolas Dufourcq. Ce plafond est également retenu pour les entreprises créées depuis le 1er janvier 2019.

Le prêt bénéficie d’une garantie de l’Etat à hauteur de 70 à 90%, selon la taille de l’entreprise. Les banques conservent ainsi une part du risque associé, mais celle-ci est minimisée pour les inciter à prêter. Dans les détails, les entreprises ayant moins de 5.000 salariés et faisant moins de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires bénéficieront d’une garantie de l’Etat de 90%.

Celles qui comptent plus de 5.000 salariés et qui réalisent plus d’1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires pourront bénéficier d’une garantie publique de 80%. Ce pourcentage descend à 70% pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards d’euros. La garantie est donc plus faible pour les plus grandes entreprises.

Le système se veut le plus accommodant possible pour les entreprises. Aucun remboursement ne sera exigé la première année. Ensuite, l’entreprise pourra décider, à l’issue des douze premiers mois, d’amortir le prêt sur une durée de 1, 2, 3, 4 ou 5 années supplémentaires. « Pas question de créer un autre mur pour l’entreprise », a souligné Sébastien Raspiller, à la direction générale du Trésor.

Lagardère : sous perfusion financière avec un prêt garanti par l’État de 465 millions d’euros

Lagardère : sous perfusion financière avec un prêt garanti par l’État de 465 millions d’euros

Le groupe Lagardère connaît des difficultés particulières. Sans apport pour renforcer son capital, le groupe pourrait être dépecé soit par Bolloré, soit par le groupe Pinault (ou les deux)

Le groupe familial, qui est coté en Bourse et a un statut de société en commandite par actions (SCA), fait par ailleurs l’objet d’une fronde de ses deux premiers actionnaires, le groupe Vivendi et le fonds Amber : ils représentent ensemble 49% du capital et critiquent la gouvernance d’Arnaud Lagardère, mais ont échoué jusqu’à présent à obtenir la convocation d’une assemblée générale extraordinaire.

 

Le groupe connaît en outre un problème de trésorerie qui l’a amené à solliciter un prêt de 465 millions d’euros. Le groupe, dirigé par Arnaud Lagardère et propriétaire de l’éditeur Hachette, des boutiques Relay ou encore des médias Europe 1, Paris Match et Journal du Dimanche, avait enregistré au troisième trimestre un chiffre d’affaires en recul de 38%. Les revenus de la branche de distribution dans les gares et aéroports (boutiques Relay et duty free) se sont notamment effondrés de 66% à 393 millions d’euros, après avoir déjà reculé de 55% au premier semestre.

 

«On prend toutes les mesures nécessaires pour faire face à une crise qui peut être longue», a-t-on commenté dans l’entourage de Lagardère. «Le ‘travel retail’, comme tous les métiers liés au voyage, est très touché par la pandémie», et la souscription du PGE est une démarche «de bon sens, de bonne gestion» dans ce contexte, assure-t-on.

Le groupe familial, qui est coté en Bourse et a un statut de société en commandite par actions (SCA), fait par ailleurs l’objet d’une fronde de ses deux premiers actionnaires, le groupe Vivendi et le fonds Amber : ils représentent ensemble 49% du capital et critiquent la gouvernance d’Arnaud Lagardère, mais ont échoué jusqu’à présent à obtenir la convocation d’une assemblée générale extraordinaire.

Pour rappels, les prêts garantis par l’État (PGE) permettent de faciliter l’octroi d’un emprunt à une entreprise ayant des difficultés de trésorerie. En cas de non-remboursement, l’État s’engage à prendre à sa charge la majeure partie du reste du crédit à rembourser, en l’occurrence 80%.

Gérants d’actifs : ne pas regarder que la rentabilité financière à court terme

Gérants d’actifs : ne pas regarder que la rentabilité financière à court terme

Olivier de Guerre, cofondateur avec Denis Branche, de la Sicav Phitrust, réagit pour La Tribune à la volonté du géant américain de la gestion d’actifs BlackRock d’être un actionnaire plus engagé auprès des entreprises.

 

LA TRIBUNE – BlackRock a publié un nouveau rapport détaillant ses priorités en matière d’engagement actionnarial. Cette annonce du plus grand gestionnaire d’actifs du monde marque-t-elle, selon vous, un tournant ?

OLIVIER DE GUERRE - C’est effectivement un tournant très important. L’initiative de BlackRock confirme que les grands gérants d’actifs ne peuvent plus regarder que la rentabilité financière à court terme. Et le moteur de ce changement, c’est l’Accord de Paris de 2015 qui a incité les grands investisseurs institutionnels américains et européens à prendre des engagements vis-à-vis de la transition énergétique.

Chine : vers une crise financière dans les entreprises

Chine : vers une crise financière dans les entreprises

Il est clair que déjà depuis longtemps nombre d’entreprises sont sous perfusion financière de l’État pour subsister. Or il semblerait que pouvoir chinois soit décidé à assainir un peu la situation financière des entreprises , l’augmentation des défauts de paiement par exemple en témoigne. Des analystes estiment que les défauts de paiement sont le signe que les autorités chinoises cherchent à réduire l’accumulation excessive de dettes dans une économie se remettant tout juste de la pandémie de coronavirus.

Les obligations émises par les entreprises publiques sont généralement jugées moins risquées que celles des entreprises privées, le soutien de l’État étant censé prévenir le risque de faillite.

Mais les récentes défaillances de Yongcheng Coal & Electricity Holding Group et d’autres sociétés publiques ont déclenché un mouvement de vente de titres de dettes émises par des entreprises soutenues par Pékin.

« Une fois que l’environnement du crédit est détruit, il est très difficile de rétablir la confiance », a écrit Qu Qing, un analyste de Jianghai Securities, soulignant le risque de voir les investisseurs se replier sur les emprunts d’État et les obligations des banques si la situation se détériore.

La nervosité a gagné le marché boursier et les actions des banques chinoises ont chuté vendredi, certains investisseurs redoutant de les voir confrontées à une envolée des créances douteuses.

« L’autonomie financière des collectivités mises en cause »( Johanna Rolland) France urbaine

 

 

Johanna Rolland , présidente de l’association d’élu(e)s France urbaine et présidente de Nantes Métropole, critique dans la Tribune la mise en cause de l’autonomie financière des collectivités locales.

 

Dans quel état d’esprit sont les grandes villes près d’une semaine après le retour du confinement ? -

 Nous nous sommes réunis mardi matin [le 3 novembre, Ndlr] en visioconférence pendant près de deux heures. De nombreux sujets ont été mis sur la table, provoquant de denses et riches échanges entre nous, et en premier lieu la situation sanitaire.

Les niveaux de l’épidémie restent encore différents selon les territoires, où de 30% à 80% des lits de réanimation sont occupés. La situation est particulièrement grave. Toutes les sensibilités politiques constatent en outre une très forte hausse de la pauvreté dans nos métropoles, mais la réponse de l’État reste largement insuffisante avec seulement 0,8% du plan de relance consacré à la question.

En première ligne, les associations nous alertent et nous devons déclencher des premières mesures, mais il nous faut des moyens de fonctionnement. Aujourd’hui, nous n’avons toujours pas de réponse du gouvernement, alors que nos dépenses s’envolent »

43 élus de France urbaine, dont Bruno Bernard et Grégory Doucet, ont signé une tribune au sein de laquelle ils demandent au gouvernement de préserver les budgets des collectivités locales.

« Sans sérénité financière, pas de confiance, pas de relance ». Telle est le titre de la tribune qu’ont adressé 43 élus de France urbaine. Ils demandent par celle-ci au gouvernement de préserver les budgets des collectivités locales. Plus de 40 élus membres de France urbaine ont signé une tribune, parue le 3 novembre dans Le Monde, qui demande à l’Etat de préserver les budgets et de faire confiance à ceux-ci dans leur action de terrain.

Ils rappellent que « les collectivités territoriales, leurs élus et leurs agents sont en première ligne, aux côtés de l’Etat et des personnels de santé, pour protéger les Français, appliquer les mesures d’urgence, endiguer la pandémie, communiquer sur la situation et assurer la continuité des services publics de proximité, essentiels ». Parallèlement, soulignent-il, « ils soutiennent le système alimentaire sur les territoires, mettent en place de nombreuses aides financières et solidaires, pour venir en aide aux personnes les plus fragiles, âgées et isolées mais aussi pour soutenir des secteurs d’activité en grande difficulté tels que les TPE-PME, artisans, commerçants, clubs, institutions et associations sportives et culturelles ». Aussi, selon eux, « la crise a prouvé le rôle stratégique et opérationnel des collectivités locales dans le quotidien des Français, alliant expertise, efficacité et proximité, même en situation d’urgence. Elle a ainsi prouvé la nécessité de faire confiance aux territoires et à leurs élus locaux ».

Aide financière au photovoltaïque : révision en baisse

Aide financière au photovoltaïque : révision en baisse

 

Certaines énergies nouvelles n’ont pas encore vraiment démontré leur pertinence technologique et surtout économique. C’est vrai pour les très coûteuses éoliennes dans le financement est porté à bout de bras par les pouvoirs publics. A un  moindre degré, c’est aussi vrai pour le photovoltaïque largement aidé puis progressivement un peu lâché. Le gouvernement français veut prendre encore du recul avec les aides financières du voltaïque en réduisant encore le soutien financier considéré comme beaucoup trop coûteux. En fait pour le voltaïque comme pour les éoliennes c’est EDF qui paye des tarifs exorbitants mais au final c’est le consommateur qui règle la facture.

Un mécanisme d’obligation d’achat par EDF au bénéfice de personnes installant des panneaux photovoltaïques a été instauré en 2000, via des contrats pouvant aller jusqu’à 20 ans, précise le journal économique. Or ces contrats ont été assortis de tarifs très élevés et certains, ceux passés avant l’imposition d’un moratoire fin 2010, sont toujours en vigueur aujourd’hui.

La mesure de renégociation, si elle était menée, pourrait permettre d’économiser jusqu’à 600 millions d’euros en régime de croisière étant entendus que les particuliers ne seraient pas concernés par cette mesure.

« Le doute de la gestion financière de la crise sanitaire»

 « Le doute de la gestion financière de la crise sanitaire»

 

L’économiste, Jézabel Couppey-Soubeyran ,  observe, dans une chronique au Monde , que les banques centrales utilisent face à la pandémie les mêmes méthodes que face à la crise financière de 2008. Et elles risquent d’obtenir les mêmes résultats, décevants.

Refrain du moment : grâce à la crise financière de 2007-2008, nous serions désormais bien outillés pour affronter les crises. De quoi donc gérer la crise sanitaire, qui nous aurait écartés du « chemin du dynamisme économique » que l’on aurait prétendument retrouvé avant que n’éclate la pandémie. En cette rentrée compliquée, faut-il aussi que la réalité porte le masque ?

L’après-crise financière a, il est vrai, été une période de réformes (Bâle III et Union bancaire en Europe, loi Dodd-Frank aux Etats-Unis,…). Mais celles-ci n’ont ni réorienté l’activité des banques vers l’économie réelle, ni réduit le risque que la faillite de l’une des plus grandes d’entre elles entraîne les autres dans leur chute, ni réduit la vitesse et le volume des transactions sur les marchés financiers, ni réduit l’endettement public et privé.

Quand la crise sanitaire a éclaté au début de l’année, la finance mondiale n’était pas devenue plus stable et le risque de crise financière était toujours présent. L’insolente bonne santé actuelle des marchés financiers et le maintien des résultats des banques ne tiennent qu’au soutien sans limite des banques centrales qui, depuis mars, ne cessent de les abreuver de milliers de milliards. Le 24 juin, la Banque centrale européenne (BCE) a, par exemple, prêté en une seule fois 1 308 milliards d’euros à 742 banques de la zone euro, du jamais-vu. Des sommes dont l’économie réelle voit peu la couleur.

Quant à ces digues installées depuis la crise financière (plus de fonds propres, plus d’actifs liquides, mise à contribution des créanciers en cas de difficulté), dont beaucoup affirment qu’elles ont rendu le secteur bancaire plus résilient, les régulateurs ont fait le choix d’en relâcher la plupart temporairement le temps de la crise sanitaire (« Les banques européennes à l’épreuve de la crise du Covid-19 », CEPII Policy Brief n° 32, mai 2020). Ceux qui en louent l’existence feraient bien de s’en inquiéter davantage.

Dernier rabotage en date en zone euro, celui du ratio de levier annoncé par la BCE le 17 septembre. Quand les coussins d’absorption de pertes seront à plat du fait de ce relâchement et qu’en même temps les faillites d’entreprises et les défauts qui en résultent se multiplieront, comment les banques absorberont-elles leurs pertes ? Bien moins par la mise à contribution de leurs créanciers qu’en appelant encore et toujours les Etats et la BCE à la rescousse !

 

Liban: sous tutelle financière?

Liban:  sous tutelle financière?

Le FMI propose la restructuration des banques en favorisant des concentrations et en faisant entrer au capital de nouveaux actionnaires parmi les détenteurs d’avoirs grugés. Cela passera aussi par des fusions-acquisitions. Il y a plus de 40 banques au Liban pour quatre millions d’habitants.

Pour le FMI, ceux qui ont bénéficié de rendements excessifs passés doivent partager le fardeau de la recapitalisation des banques, pour protéger l’épargne de la majorité des déposants. D’autres mesures d’austérité sont attendues comme la refonte complète de la production énergique et des tarifs d’électricité. Les autorités devraient aussi substituer progressivement la production interne aux importations. Une récession de 14 % est attendue en 2020 et la dette s’élèverait à 92 milliards de dollars, soit 170 % du Produit intérieur brut. «Le FMI exige la viabilité de la dette comme condition de prêt ​», souligne la patronne du FMI, Kristalina Georgieva. Les négociations sur les réformes devraient prendre du temps en l’absence de consensus politique. Le lobby bancaire, appuyé par certains hommes politiques qui sont directement intéressés, s’y oppose car cela signifie l’érosion du système clientéliste.

Air France-KLM : catastrophe financière

Air France-KLM : catastrophe financière

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un peu plus d’un milliard de chiffres d’affaires pour les six premiers mois et un déficit de plus de 4 milliards. Une entreprise qui aurait disparu du ciel mondial sans la dizaine de milliards apportés par la puissance publique. Même avec cet apport rien n’est joué car la crise n’est pas simplement conjoncturelle, c’est une autre conception de la mobilité qui est en train d’émerger affectant le volume et la nature des flux. Les plans de réduction des coûts prévus jusque-là pourtant importants notamment sur les personnels seront sans doute insuffisants pour rétablir la situation.

Le groupe franco-néerlandais affiche un résultat net négatif de 4,4 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année. Les deux compagnies ont transporté 62 % de passagers de moins que l’an dernier sur la même période. Au deuxième trimestre, le chiffre d’affaires est tombé à 1,18 milliard, en baisse de 5,84 milliards sur un an…

Le groupe précise disposer de 14,2 milliards d’euros de liquidités ou de lignes de crédit « pour faire face à la crise et restructurer son activité ». Air France-KLM a bénéficié d’un prêt garanti par l’Etat français de 4 milliards d’euros et d’un prêt direct de Bercy de 3 milliards. Les Pays-Bas ont également mis la main à la poche - en injectant 3,4 milliards .

« Ce contexte nous pousse à accélérer notre transformation », affirme le directeur général, Ben Smith, qui a déprécié pour 520 millions d’euros d’actifs en décidant de mettre un terme prématurément à l’emploi d’Airbus A 380. Air France prévoit une réduction de 6.560 équivalents temps plein d’ici la fin de l’année 2022. De son côté, KLM a déjà obtenu 2.000 départs volontaires en équivalent temps plein. KLM s’apprêterait par ailleurs à supprimer 1.100 postes supplémentaires, a rapporté jeudi soir la chaîne néerlandaise de télévision NOS, citant des sources proches du dossier.

 

Notation financière de la France: maintien de la note mais perspectives en baisse ( Fitch)

Notation financière de la France: maintien de la note mais perspectives en baisse ( Fitch)

 

Passage des  perspectives à long terme de la France de stables à négatives mais maintient le classement de sa note de crédit en catégorie AA décidé  par l’agence Fitch. Une information qui peut paraître un peu technique mais qui signifie simplement que la France devra faire face à une augmentation des taux d’intérêt sur les prêts auprès du marché financier. À moins évidemment que l’union européenne se mette d’accord sur une forme de mutualisation des dettes qui permettent une harmonisation des taux d’intérêt pour tous les pays. On est loin encore de cet accord sauf dans le cadre encore trop restreint du mécanisme européen appelé MES et qui porte sur 500 milliards de prêts quand il en faudra sans doute 10 fois plus.

Fitch explique que sa décision reflète l’aggravation de la situation des finances publiques de la France et de l’activité économique attendue cette année du fait de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19.

L’agence ajoute qu’elle prévoit une augmentation légère du déficit du compte courant de la France sur les deux années à venir.

« Non à l’orthodoxie financière persistante »

« Non à  l’orthodoxie financière persistante »

 

 

Les économistes Solène Morvant-Roux et Jean-Michel Servet contestent, dans une tribune au « Monde », l’idée que les banques centrales auraient rompu avec les dogmes monétaristes, et proposent une rupture réelle par le moyen des monnaies locales complémentaires.

 

Tribune.

 

« Le 9 avril, la Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé son soutien à une politique monétaire accommodante pour financer dans le contexte du confinement les besoins urgents du gouvernement. Certains y ont vu les prémices d’une suspension de l’agenda néolibéral qui domine les banquiers centraux et un grand nombre d’économistes ; et ce, dans un pays et par une institution qui en ont été parmi ses premiers et plus virulents promoteurs.

Pourtant, le communiqué conjoint de la Banque d’Angleterre et du Trésor britannique daté du 9 avril est sans équivoque quant à la conformité des instruments monétaires (Ways and Means facilities, W&M) annoncés. Et surtout, ce découvert du compte de l’Etat à la Banque centrale pour injecter des liquidités dans l’économie britannique n’est pas nouveau. Les historiens le font remonter à la création même de la banque… en 1694 !

En 2008, il était passé à 19,8 milliards de livres sterling. Début avril 2020, il ne s’élevait plus qu’à 400 millions de livres sterling (457,50 millions d’euros). La possibilité qu’il soit à nouveau amplifié est simplement aujourd’hui rendue publique. Toutefois la différence quantitative annoncée ne constitue pas une différence qualitative quant à la nature de la mesure prise.

Il ne s’agit en effet en rien d’une émission publique de monnaie dont la seule contrepartie serait la dynamique économique que cette injection monétaire enclencherait, ni de dettes destinées à être rapidement annulées. Ces W&M sont des crédits de trésorerie qui doivent être remboursés par le Trésor britannique à la Banque d’Angleterre avant fin décembre 2020. Il est possible que ce remboursement soit différé si la crise persistante empêchait l’Etat de percevoir les impôts nécessaires. Les financements classiques, à long et moyen terme, devraient demeurer beaucoup plus volumineux et se feront toujours sur le marché obligataire.

Cette augmentation des W&M a été annoncée, d’abord pour afficher que le gouvernement britannique est pleinement conscient de la gravité de la situation (ses besoins de financement du secteur de la santé et de soutien aux entreprises seraient multipliés par trois), ensuite pour rassurer le secteur financier privé quant à la résilience de l’économie.

Cette mesure ne vise donc en rien, pas même temporairement, à transformer les modes de financement de l’économie britannique.

On a tout lieu de penser qu’une injection monétaire par rachat, par la Banque centrale, de titres détenus par les banques, analogue à celles d’après la crise de 2008 au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et d’après la crise de la dette dans la zone euro, alimenterait surtout in fine l’économie spéculative.

Union européenne : Macron plaide encore pour la solidarité financière

Union européenne : Macron plaide encore pour la solidarité financière

 

 

Macron rhabille  son idée d’Eurobonds  et de solidarité financière européenne. Il propose à peu près la même chose en demandant des transferts financiers entre pays et en fonction des secteurs. Bref, il demande que les pays riches financent une partie des dépenses des pays en difficulté pour relancer l’économie. Rien de très nouveau schéma sous sans doute que Macon est de plus en plus inquiet pour la France elle-même qui se rapproche dangereusement des pays les plus fragiles  dans du point de vue sanitaire que du point de vue financier.

Il n’est pas sûr que les pays du Nord de l’Europe soient très sensibles à ce discours de solidarité européenne. En effet si la crise sanitaire a  aggravé la situation de nombre de pays, il n’empêche que les pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne aussi la France connaissaient déjà une dérive de leurs grands équilibres avant la venue du Coronavirus. En outre, la manière de présenter et de légitimer la demande de macron n’est pas nécessairement la plus pédagogique. Il y a même un peu de brutalité dans les propositions du président de la république français qui parle non seulement de solidarité européenne, c’est-à-dire de mutualisation en matière de dette mais aussi de transferts financiers non remboursables.

“Il y a un consensus sur la nécessité d’une réponse rapide et forte. C’est une avancée, personne ne conteste qu’on a un besoin de réponse entre 5 et 10 points de notre PIB. Il y a des désaccords qui demeurent sur les mécanismes”, a souligné le chef de l’Etat. “Il nous faudra une capacité commune d’endettement pour financer cette réponse” des Européens sur les phases à venir de “résistance” et de “relance” après la crise sanitaire, a-t-il poursuivi.

Appelant à “un changement complet des capacités budgétaires européennes”, il a rappelé que le budget européen représentait actuellement 1% environ du revenu national brut de l’UE. “Il n’est plus à la bonne taille.”

Le président français, invoquant la solidarité et un risque d’asymétrie entre les Etats-membres qui ne présentent pas tous la même solidité financière sur les marchés, a surtout plaidé pour des “transferts budgétaires, réels, économiques, pas simplement des prêts” vers les régions et les secteurs les plus touchés.

C’est sur cet équilibre entre transferts (ou subventions) et prêts que se focalise le débat.

“Nous avons des désaccords sur la nature des transferts qui seront faits”, a-t-il dit. “Dans le moment que nous vivons, je crois que ces transferts doivent être des transferts par subsides, des vrais transferts budgétaires”.

Insistant sur les “convergences nouvelles” entre les Vingt-Sept, notamment en matière de souveraineté européenne, et sur le “consensus” existant autour de la nécessité d’une réponse rapide et forte, le président français a estimé que l’option des prêts, ne ferait qu’aggraver la situation des pays déjà fragilisés. “Ils auront simplement un prêt de plus, pas avec le marché mais avec l’Europe.”

“Des plans d’urgence ont été mis en œuvre dès le début avec la mobilisation de sommes massives. C’est vrai de la plupart des pays européens. Néanmoins ces réponses sont asymétriques. Cette asymétrie va continuer à s’aggraver si nous ne la corrigerons pas et pourrait mettre à l’épreuve la cohésion de la zone euro et l’unité du marché unique. Il nous faut donc être très vigilant à la solidité, l’unité de l’UE”.

“Ce virus est un choc exceptionnel pour nos sociétés, pour nos pays, il implique donc une réponse exceptionnelle”, a-t-il ajouté lors d’une intervention télévisée.

Après la crise sanitaire, la crise financière?

Après la crise sanitaire, la crise financière?

Au cours de l’année 2019 et au tout début 2020, les cours des marchés financiers ont tenté d’atteindre le ciel de manière tout à fait irresponsable à la fois par rapport à leur déconnexion au tassement économique aussi par rapport aux résultats des entreprises. Pas étonnant que désormais les cours dévissent  complètement d’abord pour rééquilibrer richesse produite et profit spéculatif ensuite évidemment pour tenir compte de la terrible crise économique qui va suivre la crise sanitaire. Il est clair en effet que la crise sanitaire sera suivie d’une profonde crise économique qui se traduira notamment par une énorme vague de défaillances et sa cohorte de chômages.. Nombre d’entreprises comme nombres de ménages ne pourront faire face à leurs engagements financiers. Pendant la crise sanitaire, on a surtout connu une crise de la demande,  une grande partie du système de production était paralysée. Beaucoup d’entreprises auront des difficultés à assumer les risques de cette paralysie faute de trésorerie suffisante. Contrairement à l’idée répandue dans certains médias, beaucoup d’activités en l’absence de production et de clients doivent continuer de faire face à des charges. Dans un deuxième temps,  l’économie enregistrera une crise de la demande du fait du tassement généralisé du pouvoir d’achat des ménages et du plongeon des investissements. Il ne faudra guère compter sur le commerce international pour compenser ces chutes car il sera lui-même en fort recul. «Le système financier a déjà été profondément impacté», expliquait mardi Tobias Adrian, directeur du département marchés financiers au FMI, «une intensification de la crise (sanitaire et économique) pourrait menacer la stabilité financière». Itinéraire d’une crise financière qui reste possible.

 

Après la crise sanitaire, une crise économique et financière ?

Après la crise sanitaire, une crise économique et financière ?

 

L’aversion au risque ne cesse de s’amplifier sur les marchés qui après la crise sanitaire craignent d’abord une crise économique   ensuite une crise financière. À dessein sans doute le Fonds monétaire international dans ses dernières prévisions a tout fait pour minimiser les risques indiquant que la croissance mondiale ne connaîtrait qu’une chute de 3 % en 2020. Des scénarios tout à fait illusoires  quand on sait que la Chine sera scotchée à une croissance zéro en 2020 que l’Europe verra son PIB diminuer de 8 % et les États-Unis de 6 %. Trois zones économiques qui représentent 60 % environ du PIB mondial. Tous les indicateurs montrent donc que la crise sera beaucoup plus importante que ne le signale le fonds monétaire international. Aux Etats-Unis par exemple, les ventes au détail ont en effet diminué de 8,7% en avril, leur plus forte baisse depuis au moins 28 ans, conséquence de la fermeture imposée de nombreux commerces visant à freiner l’épidémie de coronavirus.

La production industrielle américaine a parallèlement baissé de 5,4% et la seule production manufacturière accuse un repli de 6,3%, la plus marquée depuis 1946.

Et le mois d’avril s’annonce pire encore: l’indice d’activité “Empire State” de la région de New York s’effondre à -78,2, un niveau sans précédent, contre -21,5 en mars.

En France, les ventes au détail ont chuté de 24% en mars.

“La majeure partie des gains engrangés par les actions européennes depuis la mi-mars étaient alimentés par les plans de sauvetage et, plus récemment, par la stabilisation du rythme des infections, mais les traders doivent désormais affronter la perspective d’une crise économique douloureuse” explique David Maden, analyste de CMC Markets.

Une crise économique qui pourrait interagir avec une crise financière du fait notamment du décalage entre la masse monétaire et la richesse réellement produite.

Crise économique mondiale plus grave que la crise financière de 2008 (FMI)

Crise économique mondiale plus grave que la crise financière de 2008 (FMI)

Le FMI tente de rassurer en indiquant que la reprise devrait être forte en 2021. Personne n’en sait rien évidemment car tout dépendra de la durée de la pandémie dont certains pensent qu’elle pourrait durer plusieurs mois voir même plusieurs années.

 

Ce qui est sûr, c’est que l’économie s’écroule dans des conditions beaucoup plus graves que lors de la crise financière de 2008. Ainsi l’activité économique qui avait baissé de 3 à 4 % dans les pays développés pourrait voir la richesse diminuer de 20 à 30 % si la crise se prolonge jusqu’à l’été. Déjà les indicateurs d’activité Markit montrent un véritable écroulement de l’économie en mars avec une chute de près de 50 % de l’activité. La pandémie du coronavirus a contraint de nombreux pays à prendre des mesures draconiennes — suspension de lignes aériennes, fermeture de magasins, bars et restaurants et confinement de millions de personnes, mettant un coup d’arrêt à l’activité économique du monde.

Le problème sur lequel le fonds monétaire international ne met pas l’accent et qui apparaît catastrophique c’est l’incapacité à coordonner les actions internationales tant sur le plan de la santé que dans le domaine économique et financier. Or ce serait notamment l’une des missions du fonds monétaire international que d’organiser cette cohérence et cette efficacité mondiale. Si le système financier a pu être sauvé lors de la crise de 2008, c’est essentiellement parce que la coordination des actions internationales a été mise en place.

Alors pour l’instant chaque pays, chaque zone essaye de bricoler dans son coin des recettes pour éviter le drame sanitaire mais aussi le drame économique. Le Fonds se dit « prêt à déployer toute sa capacité de financement, soit 1.000 milliards de dollars ». Mme Georgieva assure par ailleurs travailler en collaboration avec les autres institutions financières internationales « pour apporter une réponse coordonnée solide ». Mais si l’on en juge par les décisions des banques centrales ou les politiques budgétaires, la coordination paraît très relative.

Dans un communiqué séparé, la Banque mondiale a rappelé avoir approuvé un paquet d’aide immédiate de 14 milliards de dollars pour lutter contre l’impact du coronavirus. « Nous préparons également des projets dans 49 pays (…) avec des décisions attendues cette semaine sur pas moins de 16 programmes », a indiqué David Malpass, son président, cité dans le texte. La Banque mondiale est en outre « en dialogue avec la Chine parmi d’autres pays clés pour obtenir de l’aide pour la fabrication et la livraison rapides d’un grand nombre de fournitures nécessaires », a-t-il ajouté, faisant état « de réponses positives ».

David Malpass a enfin indiqué que le groupe la Banque mondiale, qui inclut la société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), était en mesure de déployer jusqu’à 150 milliards de dollars au cours des 15 prochains mois. Le nouveau coronavirus a fait au moins 15.189 morts dans le monde, dont une nette majorité désormais en Europe, depuis son apparition en décembre en Chine.

Crise économique mondiale plus grave que la crise financière de 2008 (FMI)

Crise économique mondiale plus grave que la crise financière de 2008 (FMI)

Le FMI tente de rassurer en indiquant que la reprise devrait être forte en 2021. Personne n’en sait rien évidemment car tout dépendra de la durée de la pandémie dont certains pensent qu’elle pourrait durer plusieurs mois voir même plusieurs années.

 

Ce qui est sûr, c’est que l’économie s’écroule dans des conditions beaucoup plus graves que lors de la crise financière de 2008. Ainsi l’activité économique qui avait baissé de 3 à 4 % dans les pays développés pourrait voir la richesse diminuer de 20 à 30 % si la crise se prolonge jusqu’à l’été. Déjà les indicateurs d’activité Markit montrent un véritable écroulement de l’économie en mars avec une chute de près de 50 % de l’activité. La pandémie du coronavirus a contraint de nombreux pays à prendre des mesures draconiennes — suspension de lignes aériennes, fermeture de magasins, bars et restaurants et confinement de millions de personnes, mettant un coup d’arrêt à l’activité économique du monde.

Le problème sur lequel le fonds monétaire international ne met pas l’accent et qui apparaît catastrophique c’est l’incapacité à coordonner les actions internationales tant sur le plan de la santé que dans le domaine économique et financier. Or ce serait notamment l’une des missions du fonds monétaire international que d’organiser cette cohérence et cette efficacité mondiale. Si le système financier a pu être sauvé lors de la crise de 2008, c’est essentiellement parce que la coordination des actions internationales a été mise en place.

Alors pour l’instant chaque pays, chaque zone essaye de bricoler dans son coin des recettes pour éviter le drame sanitaire mais aussi le drame économique. Le Fonds se dit « prêt à déployer toute sa capacité de financement, soit 1.000 milliards de dollars ». Mme Georgieva assure par ailleurs travailler en collaboration avec les autres institutions financières internationales « pour apporter une réponse coordonnée solide ». Mais si l’on en juge par les décisions des banques centrales ou les politiques budgétaires, la coordination paraît très relative.

Dans un communiqué séparé, la Banque mondiale a rappelé avoir approuvé un paquet d’aide immédiate de 14 milliards de dollars pour lutter contre l’impact du coronavirus. « Nous préparons également des projets dans 49 pays (…) avec des décisions attendues cette semaine sur pas moins de 16 programmes », a indiqué David Malpass, son président, cité dans le texte. La Banque mondiale est en outre « en dialogue avec la Chine parmi d’autres pays clés pour obtenir de l’aide pour la fabrication et la livraison rapides d’un grand nombre de fournitures nécessaires », a-t-il ajouté, faisant état « de réponses positives ».

David Malpass a enfin indiqué que le groupe la Banque mondiale, qui inclut la société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), était en mesure de déployer jusqu’à 150 milliards de dollars au cours des 15 prochains mois. Le nouveau coronavirus a fait au moins 15.189 morts dans le monde, dont une nette majorité désormais en Europe, depuis son apparition en décembre en Chine.

Retraites: une «règle d’or» financière pour le futur système

Retraites: une «règle d’or» financière pour le futur système

 

Finalement , on a adopté une règle d’or pour les retraites très comparable aux critères européens pour la gestion des budgets généraux. Le déficit ne devra pas dépasser 3 % des recettes. Notons que cette règle qui doit structurer la politique budgétaire n’est pas particulièrement respectée en France puisque en 2020, on dépassera  assez sensiblement 3% ! Comme d’habitude en France, il s’agit d’une déclaration d’intention et il faudra se méfier de la gestion désormais complètement étatique des retraites. De toute manière, la question dépend largement de l’environnement économique, surtout de la croissance ;réforme ou pas, il faudra comme d’habitude tous les cinq ans remettre l’ouvrage sur la table. Cela d’autant plus que les nombreuses exceptions et transitions risquent d’alourdir sérieusement la facture pendant encore assez longtemps. Voté à 77 voix contre 21, l’article 1 de ce projet de loi organique vise à fixer une trajectoire pluriannuelle d’équilibre financier par tranches de cinq ans. «C’est un gage de stabilité mais aussi de prévision et de pérennité», a affirmé la députée LREM Perrine Goulet dans l’hémicycle. Un déficit pourra être toléré sur un, deux ou trois ans, mais devra être lissé afin d’assurer un équilibre sur cinq années. En cumulé, il ne pourra être supérieur à 3% du montant des recettes.

Ce pourcentage n’est pas un «chiffre au doigt mouillé», mais le «taux d’endettement le plus important qu’on ait eu au moment de la crise de 2008», de «10 milliards d’euros», pour la caisse nationale d’assurance maladie, précise une élue LREM.

À gauche, communistes et insoumis ont dénoncé une «règle de plomb» et une mesure «austéritaire», de nature à faire baisser les pensions selon eux.

La règle d’or, c’est «la règle pour les petits, l’or pour les autres», a lancé le communiste Sébastien Jumel. Le socialiste Boris Vallaud a reproché à la majorité de «donner des leçons de vertu budgétaire à travers cette règle d’or alors que la réforme n’est pas financée» et «que la conférence de financement est en cours».

À droite, Eric Woerth (LR) juge que les «règles d’or n’engagent que ceux qui y croient» et son collègue Marc Le Fur a réclamé des «garanties supplémentaires». 

À l’inverse, la marcheuse Marie-Christine Verdier-Jouclas considère que la règle d’or relève «du bon sens», pour «contrecarrer les craintes». Un équilibre tous les cinq ans permettra de «tenir compte des aléas économiques», souligne-t-elle. Ce qui confirme que finalement cette réforme des retraites sera bien réexaminée comme dans le passé et aussi régulièrement.

Comme dans le volet ordinaire, ce projet de loi organique indique que la valeur du point – unité de compte fondamentale du futur système – ne «baissera pas» et sera «a minima indexée sur l’inflation» avant de tendre vers le nouvel indicateur de «revenu d’activité par tête», a assuré la rapporteure LREM Cendra Motin. Une sorte là de  tour de passe-passe pour indiquer que les retraites seront revalorisées en fonction de l’évolution des prix dans un premier temps puis vers ce fumeux indicateur revenu d’activité par tête qui mécaniquement fera baisser les pensions.

France: Notation financière diminuée

France: Notation financière diminuée

 

L es perspectives  chez Moody’s passent de positives à stables ; par contre la note proprement dite et maintenue dans la catégorie Aa2. En cause une certaine dérive budgétaire. Notons sur  ce sujet que Macron a déclaré que cette contrainte de déficit budgétaire fixé à 3 % du PIB était devenue obsolète ! L’autre raison est la tendance toujours à la hausse de la dette publique qui atteint maintenant 100 % du PIB.

 

Moody’s justifie  donc sa décision par une amélioration des indicateurs budgétaires de la France plus modérée qu’attendue lorsqu’elle avait amélioré ses perspectives à “positives”, en mai 2018.

A l’époque, rappelle l’agence, le gouvernement français affichait l’objectif de ramener la dette sous le seuil de 90% du PIB d’ici 2022 en réduisant les déficits budgétaires.

Moody’s “reconnaît que le gouvernement a réussi à réduire le déficit budgétaire depuis son entrée en fonction, malgré les baisses d’impôts significatives dans le contexte de l’émergence du mouvement des Gilets jaunes”.

Mais le niveau de la dépense publique reste très élevé, au-dessus des 55% du PIB, poursuit l’agence de notation.

“Par conséquent, selon le scénario de base de Moody’s, le déficit budgétaire devrait se stabiliser autour de 2 à 2,3% du PIB au cours des prochaines années, plutôt que de diminuer davantage. La dette publique devrait rester stable également, juste au-dessous de 100% du PIB, un niveau nettement supérieur aux pays notés Aa1, et supérieur aux anticipations de Moody’s en mai 2018.”

“Bien que le gouvernement français soit parvenu à mettre en oeuvre des mesures ayant contribué à une croissance des dépenses plus modérée que dans le passé, celles-ci sont insuffisantes pour entamer une réduction claire et durable du poids de la dette publique” selon Moody’s.

“Par conséquent, les indicateurs de finances publiques de la France sont caractéristiques d’une notation Aa2, plutôt que d’une notation plus élevée.”

Moody’s juge toutefois que le coût de la dette reste faible et devrait le rester même lorsque les taux directeurs commenceront à remonter.

De même, l’exposition de la France à des risques politiques ou extérieurs est très faible.

L’agence de notation estime que les réformes engagées amélioreront la compétitivité, l’efficacité du marché du travail et les perspectives de croissance économique sur le moyen terme.

Une crise financière inévitable

Une  crise financière inévitable

 

La crise économique et financière apparaît en plus inévitable aux experts même de la finance interrogés par Natixis IM. D’après une enquête auprès des plus grands investisseurs mondiaux ( 15 000 milliards  de dollars d’actifs en gestion), l’écrasante  majorité d’entre eux s’attend à une crise financière mondiale dans les années à venir. Une crise qui pourrait se produire d’ici cinq ans. Plusieurs facteurs explicatifs sont à prendre en compte mais pour simplifier le système va forcément exploser avec le décalage entre la masse monétaire ( grâce à la planche à billets des banques centrales), la richesse réelle produite et la valeur très spéculatif des actifs boursiers. Une crise financière qui s’imbrique évidemment dans une crise économique.

Depuis maintenant presque un an, certains observateurs qui ne se limitent pas à reprendre bêtement les projections des institutionnels ne cessent d’attirer l’attention sur la phase baissière de la croissance . Cette tendance vaut toutes les économies dans le monde. Plusieurs phénomènes, d’abord la fin d’un cycle classique de croissance qui n’a pu être prolongée que grâce à une politique monétaire très accommodante. Aujourd’hui l’endettement global public et privé atteint des limites qui nécessairement vont peser sur les équilibres. La politique des taux bas voire négatifs accroissent encore le risque d’éclatement des bulles. S’ajoutent à cela des évolutions géo stratégiques qui menacent la paix en tout cas les rapports entre grandes zones. La mode générale est au repli nationaliste, ce qui perturbe de manière sensible le commerce international ; témoin le tassement économique en particulier en Chine. Se pose enfin un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois. Finalement la crise économique n’éclatera peut être pas en 2020 mais nombre de pays vont tutoyer la récession en se contentant d’une croissance du PIB voisine de 0.5%.

Conséquences les experts de la fiances sont 48% à penser que ce sont les marchés d’actions qui connaîtront la plus forte correction  correction l’an prochain, ils  46% à anticiper une chute de la valeur des crypto-actifs.

Le Bitcoin, le plus connu des crypto-actifs et la plus forte capitalisation de ce jeune marché (135 milliards de dollars), a presque doublé cette année, passant de moins de 4.000 à 7.500 dollars, dépassant même les 10.000 dollars cet été.

 

Les institutionnels interrogés par Natixis IM « voient des risques importants  car  54% pensent que le marché ignore les fondamentaux et 57% craignent que le phénomène ait concentré le contrôle entre les mains d’un trop petit nombre d’actionnaires« .

 

Prospective: Une crise économique et financière inévitable

Prospective: Une  crise économique et financière inévitable

 

La crise économique et financière apparaît en plus inévitable aux experts même de la finance interrogés par Natixis IM. D’après une enquête auprès des plus grands investisseurs mondiaux ( 15 000 milliards  de dollars d’actifs en gestion), l’écrasante  majorité d’entre eux s’attend à une crise financière mondiale dans les années à venir. Une crise qui pourrait se produire d’ici cinq ans. Plusieurs facteurs explicatifs sont à prendre en compte mais pour simplifier le système va forcément exploser avec le décalage entre la masse monétaire ( grâce à la planche à billets des banques centrales), la richesse réelle produite et la valeur très spéculative des actifs boursiers. Une crise financière qui s’imbrique évidemment dans une crise économique.

Depuis maintenant presque un an, certains observateurs qui ne se limitent pas à reprendre bêtement les projections des institutionnels ne cessent d’attirer l’attention sur la phase baissière de la croissance . Cette tendance vaut toutes les économies dans le monde. Plusieurs phénomènes, d’abord la fin d’un cycle classique de croissance qui n’a pu être prolongée que grâce à une politique monétaire très accommodante. Aujourd’hui l’endettement global public et privé atteint des limites qui nécessairement vont peser sur les équilibres. La politique des taux bas voire négatifs accroissent encore le risque d’éclatement des bulles. S’ajoutent à cela des évolutions géo stratégiques qui menacent la paix en tout cas les rapports entre grandes zones. La mode générale est au repli nationaliste, ce qui perturbe de manière sensible le commerce international ; témoin le tassement économique en particulier en Chine. Se pose enfin un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois. Finalement la crise économique n’éclatera peut être pas en 2020 mais nombre de pays vont tutoyer la récession en se contentant d’une croissance du PIB voisine de 0.5%.

Conséquences les experts de la fiances sont 48% à penser que ce sont les marchés d’actions qui connaîtront la plus forte correction  correction l’an prochain, ils  46% à anticiper une chute de la valeur des crypto-actifs.

Le Bitcoin, le plus connu des crypto-actifs et la plus forte capitalisation de ce jeune marché (135 milliards de dollars), a presque doublé cette année, passant de moins de 4.000 à 7.500 dollars, dépassant même les 10.000 dollars cet été.

 

Les institutionnels interrogés par Natixis IM « voient des risques importants  car  54% pensent que le marché ignore les fondamentaux et 57% craignent que le phénomène ait concentré le contrôle entre les mains d’un trop petit nombre d’actionnaires« .

 

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