Archive pour le Tag 'bancaire'

L’union bancaire : Lemaire dénonce le blocage de l’Allemagne

L’union bancaire : Lemaire dénonce le blocage de l’Allemagne

Une nouvelle fois l’Allemagne s’oppose à l’approfondissement de la politique européenne, cette fois sur l’union bancaire. Une affaire complexe mais qui peut se résumer à la création d’un fonds communs pour protéger les déposants et les créanciers. Or l’Allemagne et les Pays bas s’opposent à cette mutualisation des risques. La preuve que Macron est loin d’avoir  convaincu l’Allemagne de la grande réforme qu’il souhaite pour l’Europe.  L’Allemagne a donc une nouvelle fois empêché le déblocage du projet d’union bancaire censé permettre à la zone euro d’améliorer la stabilité de son système financier faisant amender un communiqué des dirigeants européens.   Le projet d’union bancaire a été lancé en 2012 en pleine crise de la dette souveraine européenne et dans la foulée de la crise financière mondiale de 2007-2008 qui a poussé les pays de la zone euro à fournir à leurs banques près de 2.000 milliards d’euros de capitaux et de garanties. Les 19 pays de la zone euro peinent désormais à amplifier l’union bancaire, divergeant notamment sur les modalités de la création d’un système européen de garantie des dépôts, troisième et dernier pilier du plan. Ils sont également en désaccord sur la mise en place d’un mécanisme de protection financière pour le fonds bancaire, l’Allemagne refusant d’être associée à un quelconque partage des risques tant que les pays du sud de la zone euro n’auront pas tout à fait nettoyé leur système bancaire et atténué le risque systémique.  “Je regrette que les difficultés politiques actuelles dans certains Etats européens empêchent aujourd’hui l’adoption de ces progrès politique majeurs”, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances lors d’une intervention en ouverture du colloque House of Finance Days, à l’université Paris-Dauphine. “Je redis à nos partenaires, en particulier nos partenaires allemands: tout est sur la table, il est temps de décider, la France est prête à décider”, a-t-il ajouté. Pour Bruno Le Maire, les “concessions importantes” consenties par la France “pour parvenir à un consensus sur le paquet bancaire, sur l’union bancaire et sur l’union des marchés de capitaux”, appellent à une contrepartie, à savoir une décision sur ces sujets.

Après la distribution, le secteur bancaire ubérisé par Amazon ?

Après la distribution, le secteur bancaire ubérisé par Amazon ?

 

Pas vraiment une banque mais une ubérisation du secteur avec la complicité de banques existantes, le même phénomène que dans la distyribution. La mainmise sur la clientèle mais pas les contraintes et les régles prudentielles  de la gestion.  Déjà puissant sur de nombreux produits hors alimentaire, Amazon continue de se structurer en France avec ses centres de stockage, distribution, de tri et son service ultra rapide de livraison. L’objectif est d’attaquer aussi  l’alimentaire quitte à passer des accords avec certains distributeurs français qui risquent- comme les producteurs-  tout simplement d’être à terme ubérisés voire de disparaitre.   On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer uen sorte d’entrée du loup dans la bergerie. Une fois que les grandes plates formes auront maitrisé le portefeuille clients, elles pourront commercialiser d’autres produits, d’autres marques, d’autres origines et d’autres distributeurs.  D’une certaine manière, les grandes plateformes internationale, pourraient ubériser la distribution et mettre donc la grande distribution en situation de dépendance.  Même risque dans le secteur bancaire. La tribune rappelle qu’Amazon  a lancé sa première carte bancaire à sa marque avec JP Morgan en 2002 et propose plusieurs cartes offrant des avantages (du cashback de quelques pourcents à chaque achat) et des facilités de paiement. Il essaie aussi de déployer son système Amazon Pay, Amazon envisage d’aller plus loin et cible les jeunes clients et les populations sans compte bancaire (qui ne peuvent donc acheter sur son site).  Outre-Atlantique, on ne dit plus se faire « ubériser » mais « amazoniser », l’irruption fracassante du géant de l’e-commerce étant redoutée dans de nombreux secteurs comme la santé, la livraison, la distribution alimentaire ou les pièces automobiles, La m^me démarche qu’ Alibaba, dont la filiale financière, Ant Financial, est d’ores et déjà la première Fintech au monde : elle propose notamment une appli de gestion de patrimoine (Ant Fortune), une banque en ligne pour PME (MYbank) et un service d’analyse de score de crédit (Zhima Credit). En Europe, contrairement à certaines rumeurs, Amazon ne dispose pas d’une licence bancaire  – elle ne figure pas dans la liste des établissements européens supervisés par la BCE, où se trouvent en revanche Orange Bank, Carrefour Banque, la néobanque allemande N26 ou encore PayPal. Elle a le statut d’établissement de monnaie électronique, attribué à sa filiale Amazon Payments Europe immatriculée au Luxembourg. Ce qui lui permettrait de proposer un compte sans découvert à la Compte Nickel mais pas du crédit. Sauf à trouver un partenaire comme dans la distribution. …

Le siège de l’Autorité bancaire européenne transféré à Paris

Le siège de l’Autorité bancaire européenne transféré à Paris

Le transfert de Londres à Paris de l’autorité bancaire européenne constitue un symbole fort pour la crédibilité de la France. Certes les plus emplois, à savoir 170, ne sont pas énormes mais ce transfert représente un signe de la volonté française de mieux situer le pays dans l’ensemble du dispositif financier. Il faut surtout espérer que des transferts de banques suivront même si vraisemblablement certains se partageront entre Francfort, Paris et Amsterdam. . Créée en 2011 dans la foulée de la crise financière, l’autorité bancaire est connue pour avoir mené les tests de résistance des banques européennes et elle rédige des règles communes.  Emmanuel Macron s’est également félicité lundi soir de cette nouvelle, y voyant «la reconnaissance de l’attractivité et de l’engagement européen de la France».Dans un communiqué publié un peu plus tard par l’Élysée, le président français s’est dit «heureux et fier de ce choix, qui vient saluer l’engagement européen de la France et l’attractivité de notre capitale» et «conforte ainsi son rang de place financière majeure». Le président de la République «remercie (ses) partenaires européens pour cette marque de confiance» et assure que «l’ensemble des acteurs peut compter sur le soutien de l’État pour faire de cette relocalisation un plein succès, au service d’une régulation européenne juste et efficace». La France se console de l’échec de Lille, qui était sur les rangs pour l’Agence européenne du médicament et ses 900 emplois. Amsterdam a coiffé Milan au poteau. La Commission avait réalisé, fin septembre, une évaluation des candidatures sans indiquer ses préférences. Passant au crible six critères dont la garantie que les agences seront opérationnelles au moment où la Grande-Bretagne quittera l’UE (au plus tard fin mars 2019) ; la continuité de l’activité ; l’accessibilité ; la présence d’écoles internationales ou encore un équilibre dans la répartition des entités européennes.

 

Macron et la profession bancaire traités de « putes « par Gilbert Collard

Macron et la profession bancaire traités de « putes « par  Gilbert Collard

 

Au Front national, sur le fond comme sur la forme ou ne s’embarrasse pas avec la décence. L’outrance et  la vulgarité caractérisent  même la rhétorique du parti d’extrême. Pour preuve Gilbert Collard, pourtant avocat, à traité de pûtes Macron et la profession bancaire de « putes ». Des propos évidemment injurieux et grossiers plus proches de ceux qu’on utilise dans les bistrots après plusieurs tournées d’apéritif que dans les sphères  démocratiques. Il faut dire que nombre de soutiens du Front national, si l’on en juge par leurs propos voire leur faciès doivent  sans doute fréquenter de manière excessive les comptoirs de café. C’est en tout cas l’impression que donne Gilbert Collard, toujours rouge de colère et peut-être d’alcool dans la caractéristique et de cracher sur ses adversaires. Ainsi pour répondre à Macron qui accusait le front national d’instrumentaliser les salariés de Whirlpool à Amiens, le provocateur Gilbert Collard n’a pas hésité à déclarer : « Depuis quand on achète des militants, des ouvriers ? (…) Ce ne sont pas des putes comme les banquiers », ce qui a suscité vendredi l’ire des organisations représentatives du secteur bancaire français. « La profession bancaire et ses 370.000 salariés se sentent profondément blessés par ces propos injurieux qui portent atteinte à leur dignité tant professionnelle que personnelle », ont fait savoir vendredi dans un communiqué commun la FBF, peu habituée à s’exprimer dans le débat politique, et les syndicats représentatifs du secteur CFDT, CFTC et SNB/CFE-CGC. « Les banques françaises et les syndicats représentatifs de secteur bancaire regrettent profondément » ces propos et « nous pensons tout particulièrement aux effets de tels propos sur les salariés des banques », soulignent les organisations dans le communiqué. Dans un communiqué séparé, le syndicat FO Banques a estimé que « ces propos sont profondément choquants, insultants et méprisants pour des salariés des banques et sociétés financières ».

Fillon : Pas seulement un compte bancaire, mais plus de dix

Fillon :  Pas seulement un compte bancaire, mais plus de dix

La semaine écoulée François Fillon avait déclaré ne posséder qu’un seul compte au crédit agricole. Sur les conseils sans doute des spécialistes de la communication qui l’entourent,  il a bien été obligé d’avouer qu’il en possédait plus d’une dizaine. François Fillon déclare entre 2012 et 2016 avoir perçu des revenus de 1,46 millions d’euros (dont 275.000 euros l’année passée). Il dit par ailleurs détenir deux plans épargne en Actions, deux comptes-titres, deux assurances vies, deux comptes épargne logement, deux plans épargne logement, trois comptes courants, un compte joint, un compte espèces, un livret de développement durable et un livret A. Le candidat n’a donc pas un seul compte bancaire, comme il l’a prétendu un temps, mais plus de dix…  On trouve du côté de la déclaration de patrimoine publiée par François Fillon les éléments qu’il a lui-même évoqués au cours de sa conférence de presse, à savoir :

- Une maison dans la Sarthe d’une surface habitable de 1.107 m2 évaluée à 750.000 euros mais qui en vaut 10 fois plus puisqu’il s’agit d’un château ;

- 44% de la nue-propriété de la maison de son père au Pays basque, pour un montant de 134.000 euros ;

- Un tiers de la nue-propriété de la maison paternelle dans la Sarthe, soit 41.300 euros.

François Fillon déclare entre 2012 et 2016 avoir perçu des revenus de 1,46 millions d’euros (dont 275.000 euros l’année passée). Il dit par ailleurs détenir deux plans épargne en Actions, deux comptes-titres, deux assurances vies, deux comptes épargne logement, deux plans épargne logement, trois comptes courants, un compte joint, un compte espèces, un livret de développement durable et un livret A. Le candidat n’a donc pas un seul compte bancaire, comme il l’a prétendu un temps, mais plus de dix…

Plus curieux, toujours selon ce document, sa conjointe a déclaré 55.414 euros de revenus en 2012, et 94.560 euros en 2013, ce qui fait pour ces deux années presque 150.000 euros de revenus. Or selon le tableau des rémunérations perçues par son épouse comme collaboratrice parlementaire, elle a touché pendant cette période  »seulement » 65.839,55 euros… Ce qui semble signifier qu’elle a alors assuré d’autres activités au même moment. A la « La revue des 2 mondes » par exemple ?

Changer de banque à cause des frais bancaires

Changer de banque à cause des frais bancaires

La loi Macron permet désormais de changer de banque. Un mouvement qui pourrait prendre de l’ampleur compte tenu de l’importance et de la diversité des frais bancaires Plusieurs facteurs explicatifs à cette nouvelle hausse des tarifs bancaires. Il y a d’abord les règles prudentielles qui imposent aux banques de renforcer leurs fonds propres afin de faire face aux créances douteuses. Notons cependant que les banques françaises dans ce domaine résistent beaucoup mieux que d’autres aux tests de solvabilité que les banques italiennes par exemple en pleine crise ou même que les banques allemandes. En clair le système bancaire français est relativement solide. Second élément d’explication,  la faiblesse des taux qui réduisent les profits des banques concernant les prêts accordés. Reste que les banques françaises vont encore distribuer malgré tout des dividendes généreux et que l’ampleur des frais de gestion des comptes bancaires n’est pas justifiée. Cette augmentation devrait en effet en 2017 dépassés les 15 %. Une augmentation qu’il faut aussi mettre en parallèle avec une inflation très faible de l’ordre de 0,5 %. Pour faire passer la pilule les banques vont donc multiplier les tarifs sur les différentes prestations bancaires. Les clients des banques vont devoir remettre la main au portefeuille en 2017. Selon une étude réalisée par le comparateur meilleurebanque, qui a passé au crible les barèmes de 54 établissements, ceux-ci vont sérieusement mettre leurs clients à contribution pour restaurer leur rentabilité. La principale flambée va concerner les frais de tenue de compte, qui s’ajoutent à la facturation de leurs différents services. En l’espace de deux ans, «ces frais sont rentrés dans les mœurs, constate Romain Espinasse, directeur de meilleurebanque. Les banques qui n’en factureront pas au 1er janvier se compteront sur les doigts d’une main». Ils augmenteront en moyenne de 13 %, dès le 1er janvier 2017. D’autres frais, comme les retraits dans les distributeurs d’autres banques, coûteront également plus cher de 4,5 % en moyenne. Ce sera encore le cas des cartes à débit immédiat, dont le prix grimpera de 3,35 %, tandis que le celui de la carte à débit différé diminuera de 1,12 %. (…). Cette généralisation des frais de tenue de comptes au sein des grandes banques françaises encourage le changement de banque.  Concrètement, les particuliers souhaitant changer n’auront qu’à fournir leur RIB actuel (le relevé d’identité bancaire où figurent le code IBAN international et le code BIC de l’établissement) et signer un mandat de mobilité bancaire à la nouvelle banque qui se chargera d’en avertir créditeurs et débiteurs. Toutes les opérations de transfert devant être terminées dans un délai maximal de 22 jours.

Risque de crise bancaire : le gouverneur de la Banque de France veut rassurer

Risque de crise bancaire : le gouverneur de la Banque de France veut rassurer

face aux risques de crise bancaire Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a récusé samedi tout problème de solvabilité des banques européennes, malgré les inquiétudes sur Deutsche Bank et les mises en garde du FMI. « La priorité n’est pas aujourd’hui d’augmenter la solvabilité ou le capital des banques européennes de manière injustifiée », a déclaré le gouverneur lors d’une conférence de presse à Washington, au terme de la réunion d’automne du FMI et de la Banque mondiale (BM). Au milieu des inquiétudes sur la situation de Deutsche Bank, les participants à cette réunion du gotha financier mondial ont transmis un message de tranquillité : « un chiffre est revenu souvent, le ratio de solvabilité des banques européennes qui est passé de 9% en 2012 à 13% aujourd’hui, soit une amélioration de 1% par an », a-t-il souligné. « Le sujet est plutôt celui de leur rentabilité », a expliqué M. Villeroy de Galhau, pointant des difficultés dues à « la prolongation des taux bas » ou encore à la « question des créances douteuses qui pèsent sur la rentabilité des banques ».  « Je relève au passage que les banques françaises le traitent plutôt mieux que la moyenne des banques européennes », a-t-il assuré. « Elles sont aujourd’hui dans une situation de profitabilité plus favorable et elles montrent leur capacité d’adaptation », a-t-il ajouté. Mercredi, le FMI avait exprimé des inquiétudes sur l’état de santé des banques européennes.

 

(Agences)

Découvert bancaire pour 61% des Français

Découvert bancaire pour 61% des Français

Au moins une fois par an 61% des Français sont dans le rouge et il y a 25 % qui le sont chaque mois  d’après une enquête  de Panorabanques.com pour RTL et « Le Parisien ». D’après cette enquête, la cause majeure viendrait d’une mauvaise gestion de trésorerie. La vérité est peut-être différente et parmi les facteurs explicatifs il faudrait citer la hausse de la fiscalité, d’une manière générale la hausse des prix dont l’indice INSEE ne rend pas compte du fait de la modification structurelle de la consommation des ménages. Des ménages de plus en plus affectés pour les couches modestes et moyennes par le coût  des dépenses contraintes ‘(dépenses sous-estimées par l’INSEE). Pas étonnant si nombre de Français préfèrent  délaisser le livret A et figer leurs revenus dans les comptes courants (même si on a un léger redressement des livrets à ces derniers temps). D’après l’enquête,  52% des sondés déclarant des versements mensuels (salaires, allocations, rentes…) de 3.000 euros ou plus confessent dépasser la limite de leur découvert autorisé au moins une fois par an. En apparence, ce n’est pas tellement moins que les sondés qui perçoivent moins de 1.500 euros par mois, qui sont à 64% dans cette situation. Cependant, si l’on se concentre sur ceux qui sont en difficulté financière chaque mois, on note que les plus petits revenus ont le plus fort taux de dépassement de découvert autorisé. Ils sont 28% à franchir la limite chaque mois, contre 16% chez les Français déclarant 3.000 euros ou plus. Un écart qui n’est pas pris en compte par les banques dans le coût des commissions d’intervention, puisque 95% d’entre elles les facturent au plafond légal, soit 8 euros par opération, quels que soient les revenus du client.

 

RTL

Brexit : L’Autorité bancaire européenne quittera Londres

Brexit : L’Autorité bancaire européenne quittera Londres

Conséquence immédiate en cas de Brexit, l’Autorité bancaire européenne (ABE) quittera son siège londonien si les Britanniques décident de rompre avec l’Union européenne lors du référendum de jeudi, annonce son président, Andrea Enria, dans un entretien publié dimanche. Il ya aura bien sûr beaucoup d’autres conséquences car la place de Londres abrite de l’ordre de 1500 organismes financiers chargés principalement des relations commerciales avec l’union économique.  L’autorité bancaire européenne,  Créée  en 2011 fait partie du système de surveillance européen conçu après la crise financière. « Si les Britanniques décident de quitter l’UE, nous devrons effectivement aller dans une autre capitale européenne », dit Andrea Enria dans les colonnes du Welt am Sonntag. L’ABE a entrepris l’élaboration de nouvelles règles européennes pour garantir l’équité du marché bancaire au sein de l’UE. « Cette tâche doit être achevée quel que soit le résultat du référendum. Nous devons nous assurer qu’il n’y a pas de différences réglementaires entre les pays ayant adopté l’euro et les autres », poursuit son président.

(Reuters)

Risque de krach bancaire

Risque de krach bancaire

 

Aux dires d’un certain nombre d’experts,  le risque d’un krach bancaire comme d’un krach économique peut être écarté. À noter toutefois que ce sont les mêmes experts qui ont pronostiqué la reprise économique générale en 2016. Or force est de constater que non seulement cette reprise générale n’aura pas lieu mais que la croissance mondiale pourra être divisée au moins par deux. En cause notamment le déséquilibre offre demande provoquée en particulier par la Chine qui utilise environ la moitié du pétrole, du ciment et de l’acier dans le monde. Depuis maintenant plus d’un an l’industrie ne cesse de reculer en Chine,  ce qui explique largement l’écroulement du prix des matières premières et notamment du pétrole. Une crise économique chinoise qui se combine avec une crise financière caractérisée par un endettement monumental des entreprises, des collectivités locales et des particuliers. Tous les pays sont affectés par la dépression chinoise, les pays développés qui s’installent dans la croissance molle ou les pays en développement qui connaissent la décroissance. Du coup, les banques surtout les très grandes engagées internationalement sont  fortement secouées. Mais les experts  rassurants considèrent qu’il s’agit d’une surréaction du marché quand d’autres craignent maintenant un krach financier. La vérité c’est que personne ne connaît l’ampleur et le niveau des risques des grandes banques internationales ; des grandes banques au caractère systémique dont la maladie pourrait contaminer l’ensemble du système bancaire et financier. Actuellement la Deutsche Bank est fortement menacée comme la banque italienne UniCredit qui a perdu à peu près la moitié de sa valeur depuis le début de l’année. La Société générale en France a également été secouée. Une trentaine de banques internationales présentent un risque systémique dont les 4 principales banques françaises. Encore une fois le risque principal, c’est le niveau d’engagement réel des banques. Un niveau souvent impossible à définir même par les banques elle-même et qui ne pourra être géré par les seules règles prudentielles relatives en particulier au niveau de fonds propres. Du coup,  la volatilité des bancaires sur les marchés financiers va contraindre ces banques à durcir les conditions du crédit et à  fragiliser aussi l’économie. Bref un cercle vicieux finance-économie qui pourrait conduire à un krach.

Frais de compte bancaire au 1er janvier : une imposture

Frais de compte bancaire au 1er janvier : une imposture

 

La plupart des grandes banques se sont donc mises d’accord pour instaurer à partir du 1er janvier une taxe destinée à rémunérer les frais de gestion pour la tenue des comptes courants. Il s’agit là d’une véritable imposture. D’abord parce que la France a refusé d’effectuer une véritable réforme bancaire séparant les activités de dépôt des activités d’investissement (sous-entendu de spéculation). Du coup, les banques françaises peuvent en toute tranquillité continuer de récolter la manne que représentent les comptes courants tout en se livrant à leurs activités d’investissement et de spéculation ; de toute manière, le client lui est prisonnier de la législation puisqu’il doit nécessairement posséder un compte bancaire pour percevoir ses revenus. Cette manne est loin d’être négligeable puisqu’elle représente 300 400 milliards en permanence. (C’est-à-dire le solde des comptes non utilisés). Or non seulement cette manne avec laquelle les banques travaillent  n’est pas rémunéré mais en plus les banques veulent taxer la gestion des comptes courants entre parenthèses décomptent déjà taxés à hauteur de près de 200 euros par an (carte bancaire, découvert, services tec).  Avec la Société Générale et BNP Paribas à partir du 1er janvier, ce sont désormais près de 80% des établissements bancaires qui appliquent des frais de tenue de compte courant à leurs clients. En effet, en 2016, les deux banques factureront respectivement 24 euros et 30 euros par an la détention d’un compte courant, alors que ce service était jusqu’à présent offert. Société Générale et BNP Paribas rejoignent ainsi un mouvement déjà largement engagé avant elles par des banques soucieuses de rattraper le manque à gagner lié au plafonnement ou à l’interdiction de frais divers (commissions d’intervention, envoi de relevés papier, émission de chèques…) et l’accroissement, selon elles, des coûts de sécurisation des transactions. En 2010, seulement un tiers des banques facturaient ce service.

25 % des Français en découvert bancaire

25 % des Français en découvert bancaire

 

Conséquence de la crise, du blocage des revenus, les Français recourent de plus en plus au découvert bancaire. Dans les cas les plus dramatiques cela entraîne des charges financières énormes qui plongent certains dans le surendettement et la misère. En cause les taux d’intérêt exorbitant qui sont imposés par les banques pour ce découvert bancaire. Des taux qui évoluent entre 10 et 15 %  parfois davantage alors que les banques s’approvisionnent auprès de la BCE à un taux de 0 %.  d’une certaine manière l’augmentation des découverts bancaires constitue une petite mine d’or pour les banques et leur rapporte autour de 1 milliard de francs d’euros par an . Les Français sont donc de plus en plus dans le rouge. Au premier semestre, les encours de découverts atteignaient ainsi 7,6 milliards d’euros, selon les Échos qui citent les chiffres de la Banque de France. Le quotidien économique précise que cette donnée, la plus récente, a atteint un montant record depuis 1993, date à laquelle la statistique a commencé à être publiée. Cette hausse a été quasi-continue depuis 2008, ajoute encore le journal, en rappelant que l’Observatoire des crédits aux ménages avait montré, dans son rapport annuel pour 2015, que 26,4% des ménages en 2014 présentaient un découvert contre 24,5% en 2004. « 49% des ménages qui ne détiennent que des crédits à la consommation et 47,9 % de ceux qui détiennent des crédits immobiliers et des crédits à la consommation utilisent le découvert bancaire », expliquait l’Observatoire des crédits aux ménages. À l’inverse, seuls 16% des ménages non endettés utilisent le découvert, et 25,9% des ménages ayant uniquement des crédits immobiliers. L’Observatoire indiquait aussi que « certains ménages sont contraints à l’usage des crédits à la consommation pour pallier les insuffisances du revenu courant. Ils ont alors, en outre, fréquemment recours au découvert bancaire ». « Ils ne contrôlent plus, dès lors, facilement ni le niveau de l’endettement ni le poids des charges qu’il entraîne », ajoutait-t-il. Ce qui risque alors de les faire plonger dans le surendettement.

 

« Compte-Nickel » compte bancaire alternatif des buralistes fait un tabac

« Compte-Nickel » compte bancaire alternatif des buralistes fait un tabac

Pour un abonnement annuel de 20 euros, Compte-Nickel offre le service bancaire minimal : une carte MasterCard, un RIB, un site Internet et un service clients. L’inscription se fait en cinq minutes. Une adresse et une pièce d’identité suffisent, aucune condition de revenus n’est exigée. Car le compte, débité instantanément, a la spécificité de ne pouvoir être débiteur. Pas d’argent ? La carte est bloquée. Un modèle qui évite aux ménages les plus modestes des frais d’agios punitifs. « Nous sommes le seul service bancaire qui ne fasse pas payer les pauvres plus cher que les riches ». Tout en séduisant une cible extrêmement large, du chômeur au bobo argenté, bien au-delà des populations fragiles (chômeurs, interdits bancaires) visées à l’origine. « Je vois de tout, confirme un buraliste du VIe arrondissement parisien. Des étudiants en colocation, une dame qui confie la carte à son employée de maison, des jeunes salariés… » la start-up qui a lance le compte Nickel pense atteindre bientôt la barre de 1 million de clients. . Déjà un millier à s’être équipés d’une borne Compte-Nickel, les bureaux de tabac seront bientôt trois fois plus nombreux. Un investissement de 1 million d’euros. « Nous sommes en train d’instruire les dossiers de 1.700 buralistes qui seront bientôt équipés », précisent les responsables de la start-up. Pour ces petits distributeurs, confrontés à une baisse des ventes du tabac, des jeux et des timbres fiscaux, Compte-Nickel est un relais de croissance et une façon d’améliorer leur image. De vendeurs de tabac, ils deviennent banquiers. Plus chic. D’où l’implication forte de leur organisme professionnel, la Confédération nationale des buralistes de France, actionnaire historique, qui a renforcé sa participation à 6,1%.  Distribué plus largement, Compte-Nickel veut aussi toucher d’autres publics. En octobre, il a lancé une offre pour les mineurs. Pour le même prix que leurs aînés, les 12-18 ans peuvent ouvrir un vrai compte. Seule différence, toutes les transactions sont validées par un parent.  Autre vaste territoire de chasse, Compte-Nickel va attaquer début 2016 le marché des professionnels, une cible de 4,5 millions de clients : très petites entreprises (moins de dix salariés et 2 millions de chiffre d’affaires), professions libérales, artisans… Là encore, il cassera les codes et les prix, sur un marché plutôt mal couvert. Chiches sur les facilités de paiement, les banques pratiquent des marges élevées sur la location de terminaux. « Comme pour les particuliers, nous serons quatre à cinq fois moins chers que les banques »,

Encore une mini réforme bancaire

Encore une mini réforme bancaire

 

Encore une mini réforme bancaire européenne pour faire semblant de séparer activités de dépôt et spéculation. Du fait de l’opposition notamment  de la France et des banques britanniques. En plus uen réforme dont set exemptée la Grande Bretagne.  Les ministres des Finances de l’Union européenne ont abouti à un accord vendredi sur un projet de directive visant à encadrer les activités des banques pour limiter les risques systémiques, un texte dont seront exemptés les établissements financiers britanniques déjà soumis à des règles comparables. L’Ecofin réuni à Luxembourg a donné le feu vert à ce projet de réforme, censé éviter que survienne à nouveau une crise financière comme celle de 2007-2009, et dont doit maintenant se saisir le Parlement européen. « La réforme structurelle des banques est un élément tout à fait central permettant d’achever la réforme favorisant la stabilité bancaire », a déclaré la présidence lettone de la réunion.  Le texte vise notamment à séparer les activités commerciales et d’investissement des banques, une scission à laquelle s’opposent entre autres les banques françaises en dénonçant l’exemption dont bénéficient leurs rivales britanniques.  Jeudi, la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), Marie-Anne Barbat Layani, a ainsi déclaré que l’adoption du texte en l’état serait « l’un des plus beaux scandales financiers de l’histoire européenne ». Le projet de loi, proposé par la Commission européenne en 2014, s’applique aux banques dont les opérations de trading dépassent les 100 milliards d’euros. Les ministres ont amendé le texte de l’exécutif européen de façon à ce que l’activité de tenue du marché des banques dites universelles, comme BNP Paribas et Deutsche Bank, au sein desquelles banque de dépôt et banque d’investissement cohabitent dans la même structure, puisse se poursuivre, afin d’éviter toute perturbation du financement de l’économie. Les autorités nationales auront en outre un droit de regard plus déterminant que ce qui avait été prévu à l’origine lorsque la séparation du trading se produira. Enfin, la proposition de la Commission d’interdire le trading pour compte propre a été abandonnée, ce type de trading devant être géré par une structure distincte. La réforme Vickers en Grande-Bretagne stipule que les banques de dépôt telles que HSBC et Lloyds devront, d’ici 2019, scinder leur activité de banque de détail et la doter de fonds propres supplémentaires pour ne pas l’exposer aux retombées de difficultés éventuelles de leur activité de banque d’investissement. La Grande-Bretagne affirme que la réforme Vickers va plus loin que les règles prévalant dans d’autres Etats membres et son ministre des Finances, George Osborne, s’est félicité vendredi à l’Ecofin du fait que la réforme européenne prenne acte de l’existence de systèmes bancaires différents au sein de l’Union européenne.  Après quelques aménagements de dernière minute, la France a rallié le projet européen mais craint qu’il ne constitue un précédent en accordant à un Etat membre une dérogation au sein de ce qui est censé être un marché unique.

 

Grèce : panique bancaire ?

Grèce : panique bancaire ?

Ce  n’est pas la panique bancaire mais ça y ressemble. Les Grecs sont de plus en plus nombreux à vider leurs comptes en banque: sur les dernières semaines, les sommes extraites en liquide des comptes en banques avoisineraient les 250 millions par jour. Plus de 30 milliards d’euros auraient été retirés des banques grecques entre octobre 2014 et avril 2015.  Une telle hémorragie des liquidités peut faire vaciller le système bancaire grec. Au point que Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a demandé lors de la réunion de jeudi soir à Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, si les banques grecques pourraient ouvrir vendredi. «Demain oui, lundi je ne sais pas», a répondu Benoît Coeuré.  La banque centrale a ainsi décidé de ne pas attendre pour décider d’aider ou non les banques grecques. Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) va organiser dès ce vendredi à midi une conférence téléphonique pour discuter de l’augmentation des liquidités d’urgence pour les banques grecques, selon deux sources proches du dossier citées par Reuters. Il s’agit d’éviter la panique bancaire en Grèce mais aussi un phénomène de contagion avec d’autres pays si les taux notamment devaient brutalement remonter .

Le lobby bancaire contre les 1% du livret A

Le lobby bancaire contre les 1% du livret A

 

Tout le lobby bancaire, relayé par les journaux économiques,  se mobilise contre la rémunération à 1% du livret A ; uen rémunération jugée excessive et qui entamerait les marges des banques.( Bizarre car il n’y a jamais eu autant de dividendes versés et autant de millionnaires chez les banquiers). Une offensive d’autant plus curieuse que la collecte du livret A ne ceses de diminuer,  preuve s’il en était que la rémunération est pas très attractive.  La rémunération du Livret A avait été abaissée le 1er août 2014 à 1%, son plus bas niveau depuis la création du deuxième placement préféré des Français, en…1818. Une mesure jugée suffisamment impopulaire par le gouvernement pour que ce dernier ait décidé, le 1er février dernier, de maintenir cette rémunération à 1%, alors que le niveau quasi nul de l’inflation, sur la base de laquelle le taux du Livret A est calculé, aurait dû déboucher sur une nouvelle baisse de ce taux, à 0,25%. Afin de tenir compte de « la psychologie des épargnants », Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, avait proposé de couper la poire en deux, en suggérant de ramener le taux du Livret A à 0,75%. Peine perdue, le gouvernement n’a rien voulu savoir, au grand dam de l’industrie bancaire. En effet, cette gestion éminemment politique de la rémunération de l’épargne réglementée rend les ressources des banques trop coûteuses, dans l’environnement actuel de taux d’intérêt très bas. Et ce, d’autant plus que, pour des raisons commerciales évidentes, les banques se voient contraintes d’aligner les rémunérations de leurs propres livrets sur celle du Livret A. Or, dès lors que les banques sont obligées de rémunérer des dépôts à 1%, il leur est difficile de ne pas répercuter ce taux sur le coût des crédits qu’elles accordent aux agents économiques. Au risque, sinon, d’un fléchissement de leurs marges d’intérêt. LCL (ex-Crédit lyonnais) a ainsi accusé une baisse de 3,6% de son chiffre d’affaires, au premier trimestre, le maintien du taux du Livret A à 1% au lieu du taux théorique de 0,25% ayant dégradé la marge d’intérêt de cette filiale du Crédit agricole. Dans une étude publiée en janvier, le courtier Exane BNP Paribas estimait d’ailleurs que le Crédit agricole serait le premier bénéficiaire d’une baisse de 0,5 point du rendement du Livret A, baisse qui engendrerait un rebond de 1,7%, en moyenne, des revenus du métier de banque de détail en France. Autre produit d’épargne réglementée dans la ligne de mire des banques, le PEL. Certes, le gouvernement avait consenti en début d’année à ce que la rémunération des PEL ouverts à partir du 1er février 2015 soit ramenée de 2,5% à 2%. Mais « cette ressource demeurera chère pour le financement du logement », le taux moyen des crédits immobiliers n’excédant pas 2,36%, avait alors souligné la Fédération bancaire française (FBF). Une généreuse politique monétaire qui ne parvient pas à « se diffuser à l’ensemble de l’économie », en raison de la « rigidité des taux de l’épargne réglementée » en France, dont « le niveau élevé constitue une anomalie unique dans la zone euro », a redit Christian Noyer le 5 mai, lors de la présentation du rapport annuel de la Banque de France. « 1%, c’est un niveau de rendement à nul autre pareil en Europe, pour un placement liquide et sans risque, c’est exorbitant », a renchéri Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale, le 6 mai, en présentant les résultats trimestriels de la banque. François Pérol, président du directoire de BPCE, abonde en ce sens : « Je connais peu de financiers et d’économistes qui ne partagent pas ce point de vue. Rémunérer l’épargne à vue au taux de 1%, net de fiscalité, est incohérent. »  La prochaine révision du taux du Livret A aura lieu dans moins de trois mois, le 1er août.

 

« le secteur bancaire français est surtaxé » (F. Oudéa), ben voyons !

« le secteur bancaire français est surtaxé » (F. Oudéa), ben voyons !

Frédéric Oudéa, pur produit de l’oligarchie qui dirige aussi l’économie ( X, ENA , conseiller de Sarkozy) ne manque pas  d’humour. « Le secteur bancaire français est surtaxé », a-t-il « J’ai estimé que les taxes réglementaires représentent environ 10% d’impôt sur les sociétés supplémentaires », a-t-il révélé, ajoutant que cette fiscalité signifie « moins de capacité d’investissement » à un moment « où il faut investir dans le numérique et les systèmes d’informations ». Il a également mis en garde contre la taxe qui va concerner toutes les banques françaises ( forcèment puisqu’on a refusé en France de faire une vraie réforme bancaire). Cependant  en  février, Société Générale a publié ses résultats annuels 2014, avec notamment un bénéfice net en hausse de 30% à 2,69 milliards d’euros. Pour 2015, la banque dit aborder « avec confiance le nouvel exercice ».  Comprenant le scandale HSBC, Oudéa minimise.  Frédéric Oudéa a d’emblée rappelé que cette affaire remonte à « 2006-2007 et que les fichiers concernés ont été apporté au gouvernement français en 2009″. « Il ne faut pas sous-estimer tout ce qui a été fait entre 2009 et aujourd’hui qui fait qu’il y aura une transparence totale de la circulation de l’information à partir 2017 y compris en Suisse », a-t-il prévenu. Et selon lui le modèle de la Banque privée, métier mis en cause dans le scandale HSBC, a « profondément changé son modèle ».   »Ce modèle qui pouvait être fondé sur l’idée de cacher de l’argent au fisc est un modèle qui s’appuie maintenant sur des banques avec une qualité de service, avec un conseil d’investissement et de la transparence fiscale ». Frédéric Oudéa a ensuite affirmé qu’un des changements réglementaires pour les banques est « lié à des risques de litiges et de réputation ». « On est en train de parler en 2015 à une affaire qui remonte à il y a plus de 10 ans. Tout l’enjeu pour nous, directeurs généraux de banques, c’est d’éviter que dans cinq ans vous parliez d’une affaire qui remonterait aux années 2010″, a-t-il expliqué. Sans rire !

 

Allemagne : l’Union bancaire européenne contestée

Allemagne : l’Union bancaire européenne contestée

L’union bancaire sera jugée par la cour constitutionnelle allemande, c’est la principale réponse apportée par l’Union européenne à la crise financière des années 2008-2010. En vertu de ce projet, la Banque centrale européenne (BCE) deviendra le gendarme du secteur bancaire de la zone euro et aura la possibilité de fermer des établissements qu’elle jugera trop faibles pour survivre. « L’union bancaire ne repose sur aucune base légale dans les traités européens et représente une violation de la loi fondamentale », estime l’avocat berlinois Markus Kerber, professeur de finances publiques et d’économie, cité par le Welt am Sonntag. « L’union bancaire européenne ne pouvait être mise en place qu’après une modification des traités européens », ajoute Kerber, estimant que ce mécanisme représentera à terme une nouvelle charge pour le contribuable allemand, charge liée à des banques qui ne seront plus sous la supervision directe des autorités nationales. Une porte-parole du ministère des Finances s’est abstenue de tout commentaire direct dans la mesure où aucune plainte n’a été reçue. « Le ministère des Finances a étudié avec soin les bases de l’union bancaire avec le département responsable des questions constitutionnelles. Nous considérons que l’union bancaire est constitutionnelle », a-t-elle dit dans un communiqué. Personne n’était disponible pour commenter cette information auprès de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Le gouvernement allemand a adopté une série de projets de loi sur l’union bancaire ce mois-ci. Pour minimiser l’impact sur les finances publiques de la faillite éventuelle d’une banque, l’Union européenne a rédigé une série de textes prévoyant que les actionnaires, les créanciers et même les gros déposants soient mis à contribution dans un tel cas.  La Cour constitutionnelle a par le passé retardé, sans les bloquer, des traités européens, le temps de vérifier leur compatibilité avec le droit allemand. Ses magistrats ont à plusieurs reprises imposé la condition que le parlement allemand devait être consulté en bonne et due forme.

 

Union bancaire : une petite réforme et une petite solidarité

Union bancaire : une petite réforme et une petite solidarité

 

Une réforme à minima car ce compromis conclu jeudi suscite déjà des critiques faute d’assurer dès le départ des financements suffisants pour fermer, si nécessaire, des banques en difficulté. Selon ce texte, rédigé à l’issue d’une nuit de discussions, les parlementaires et les représentants des Etats membres de l’UE sont d’accord pour donner à la Banque centrale européenne (BCE) un rôle de premier plan dans la fermeture éventuelle d’une banque.  L’union bancaire, accompagnée d’un assainissement des bilans des banques, doit restaurer la confiance des banques les unes envers les autres et dégripper ainsi la mécanique du crédit. Elle vise aussi à rompre le lien entre les Etats endettés et les banques qui détiennent des obligations émises par ces Etats, des titres qu’elles peuvent pour l’instant comptabiliser comme des actifs « sans risque » dans leurs livres de comptes. L’accord doit être approuvé à la fois par les ministres des Finances de l’Union européenne et par le Parlement européen. « Le compromis trouvé aujourd’hui nous permet de parachever l’architecture de l’union bancaire de la zone euro », a déclaré Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur. « Le second pilier de l’union bancaire permettra de gérer de façon plus efficace les crises bancaires », a-t-il estimé, ajoutant que l’accord contribuerait également à « mettre un terme à l’ère des sauvetages massifs ».  L’union bancaire limitera de fait la capacité des Etats membres à remettre en cause une décision de fermeture prise par la BCE. Le document précise qu’un accord a été trouvé pour que le fonds de résolution bancaire, financé par des contributions versées par les banques elles-mêmes, soit constitué sur une période de huit ans, soit deux ans de moins que prévu initialement. Le fonds sera progressivement abondé jusqu’à atteindre 55 milliards et 40% de la collecte seront mis en commun dès la première année, une proportion qui atteindra 70% au bout de trois ans. « Je pense que c’est un bon accord. Il a été discuté d’abord entre les ministres des Finances », a commenté le ministre français de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici. « Il est meilleur parce que la mutualisation est plus rapide, il est meilleur parce que la montée en charge de la mutualisation s’accélère, il est meilleur parce qu’on parle de renforcement de la capacité d’emprunt du fonds de résolution unique et qu’un mouvement s’enclenche. » Wolfgang Schäuble, son homologue allemand aux Finances, a lui aussi salué cet accord, en jugeant qu’il ouvrait la voie à « une participation claire des créanciers privés dès le départ », mais contrairement à Pierre Moscovici, il a insisté sur le fait que le texte excluait la mutualisation de la responsabilité financière. Tout au long du processus de négociation, l’Allemagne a résisté aux pressions de la France et de l’Espagne en faveur d’une mutualisation des ressources des Etats membres pour régler le problème des banques en faillite.  Le nouveau fonds ne sera pas en mesure d’accéder aux fonds du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de gestion des crises financières de l’Union, si ses propres capitaux sont insuffisants. Une restriction qui fait dire à certains observateurs que l’union bancaire n’aura d’union que le nom. « La clé de l’union bancaire, c’est une autorité dotée d’un pouvoir financier. Ce ne sera pas les cas, donc il n’y a pas d’union bancaire », a ainsi déclaré Paul De Grauwe, de la London School of Economics. « L’idée centrale, c’était de rompre le lien mortifère entre les banques et les souverains. Mais si une nouvelle crise bancaire venait à se déclencher, on en reviendrait à la situation de 2008, avec chaque pays de son côté. »

Luxembourg : fin du secret bancaire ?

Luxembourg :  fin du secret bancaire ?

Le Luxembourg et l’Autriche vont renoncer au secret bancaire. Une particularité que ces deux États ont toujours défendu bec et ongles. Les ministres des Finances de l’Union européenne ont réussi à les convaincre de ne pas bloquer la prochaine directive européenne sur la fiscalité de l’épargne.  Il aura fallu plus de onze ans aux Européens pour vaincre la réticence de quelques pays à abandonner le secret bancaire. La Belgique avait d’abord lâché. Il ne restait plus que l’Autriche et le Luxembourg. 30% de la richesse du plus petit État de l’Union européenne dépend du secteur financier et de la discrétion de ses banques.  C’est dire si le secret bancaire était tabou au grand duché pour résister à la pression croissante de Paris ou Berlin, qui veulent récupérer l’argent échappant au fisc.  Le Luxembourg a donc cherché un allié ailleurs. « Tant que la Suisse n’abandonnera pas son secret bancaire, nous ne bougerons pas », répétait systématiquement le gouvernement du Luxembourg. Soumis à une pression des États-Unis et du G8, la Suisse a fini par bouger.  C’est la fin de l’alliance. Le Luxembourg ne pouvait plus tenir tout seul. Il a tergiversé et gagné un an pour se préparer à la reconversion et, mardi soir, le ministre des Finances a sonné la fin de la résistance.  C’est le Premier ministre Xavier Bettel qui l’annoncera officiellement aux dirigeants de l’Union européenne à Bruxelles, sauf revirement de dernière minute qui n’est jamais impossible selon les experts.

 

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