Archive pour le Tag 'union'

Taxe sur l’acier chinois (Union économique)

Taxe sur l’acier chinois  (Union économique)

 

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Des taxes  sur l’importation de produits de l’aciérie chinoise ont été décidées par l’union européenne au motif que ces produits auraient bénéficié d’aides de l’État chinois. Notons que les produits visés ont fait l’objet d’importation qui ont augmenté de près de 50 % en un an. En cause, la surproduction chinoise qui la contrainte à se débarrasser à petit prix e l’acier excédentaire. La Commission européenne (CE), qui a rendu sa décision le 9 août, avait agi sur requête de l’organisme professionnel Eurofer. Ces importations chinoises d’acier galvanisé ont augmenté de 45% cette année et représentent 51% du total du produit importé par l’UE, selon des données citées par la banque d’investissement Jefferies.   »Dans la mesure où Voestalpine, ThyssenKrupp et ArcelorMittal sont les plus impliqués dans l’acier galvanisé, c’est une bonne nouvelle, qui peut stimuler la part de marché et les marges locales », expliquent des analystes de Jefferies. L’UE a imposé toute une série de droits antidumping sur l’acier chinois ces dernières années pour tenter d’endiguer un flot d’importations à vil prix, selon les producteurs européens, résultant des surcapacités de la sidérurgie chinoise. La CE estime que l’imposition de ces droits contribuera au redressement de l’industrie européenne en permettant une hausse des prix générale. Les droits varient de 17,2% à 28,5%; ils toucheront les sociétés Hesteel Group, Shougang Group, Shagang Group et plusieurs autres sociétés chinoises, lesquelles disposent de 25 jours pour contester la décision.

Ports français : trop d’exemptions pour l’union économique

Ports français : trop d’exemptions pour l’union économique

 

L’Union économique rappelle à l’ordre la France mais aussi la Belgique concernant les allégements fiscaux dans les ports. Reste que la fiscalité demeurant de la responsabilité des Etats,  la France risque de s’opposer aux volontés européennes. Cela d’autant plus que les ports français souffrent en général d’un manque de compétitivité et qu’ils sont très concurrencés par les ports du Nord  mais aussi du Sud « La Belgique et la France ont jusqu’à la fin de 2017 pour prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à l’exemption fiscale de manière à assurer que, à partir du 1er janvier 2018, tous les ports soient soumis aux mêmes règles d’imposition des entreprises que toutes les autres sociétés », a dit l’exécutif européen dans un communiqué. La Commission européenne considère que les exemptions de l’impôt sur les sociétés accordées aux ports belges et français leur procurent un avantage concurrentiel, en violation avec les règles de l’UE sur les aides d’État. En Belgique,  les ports ne sont pas assujettis, selon le droit belge, au régime général d’imposition des sociétés, et sont imposés selon un autre régime, fondé sur une assiette et des taux différents. Des ports maritimes et fluviaux sont dans le collimateur de cette mesure ; notamment les ports d’Anvers, de Bruges, de Bruxelles, de Charleroi, de Gand, de Liège, de Namur et d’Ostende, ainsi que les ports situés le long des canaux de la province du Hainaut et de Flandre. Ces ports sont imposés selon un autre régime, fondé sur une assiette et des taux différents. Il s’ensuit que le taux d’imposition appliqué aux ports belges est globalement inférieur à celui des autres entreprises qui exercent leurs activités en Belgique. La plupart des ports français, notamment les 11 « grands ports maritimes » (les ports de Bordeaux, Dunkerque, La Rochelle, Le Havre, Marseille, Nantes-Saint-Nazaire et Rouen, ainsi que la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et La Réunion), le « port autonome de Paris » et les ports exploités par des chambres de commerce et d’industrie, sont totalement exonérés, selon le droit français, de l’impôt sur les sociétés, a précisé également la Commission.

L’union française d’électricité propose un matraquage fiscal

L’union française d’électricité propose un matraquage fiscal

 

 

Le lobby de l’électricité représentée par l’union française de l’électricité (UFE) propose ni plus ni moins un matraquage fiscal à la fois sur le carburant mais aussi sur l’électricité. Ce lobby (EDF mais aussi énergies alternatives) a trouvé la martingale : faire payer très cher et immédiatement l’accès à l’énergie. Il s’agit de sauver le climat mais sans doute mais pas la croissance (et l’emploi). Or ce sont deux éléments de la problématique économique qu’il convient pourtant d’articuler On voit bien que la problématique du climat est instrumentalisée par différents lobbys pour ponctionner le pouvoir d’achat des Français. La solution miracle serait d’aligner tout de suite le niveau du prix du gasoil sur l’essence d’une part et d’augmenter de façon substantielle la contribution climat énergie qui s’ajoute à la facture d’électricité. Des propositions sans doute pour faire plaisir à la fois au ministre de l’écologie mais aussi à Bercy. Toutefois des propositions qui risquent de recueillir moins de ferveur de la part des consommateurs dont pratiquement le pouvoir d’achat n’évolue plus si l’on s’en tient à l’évolution réelle des prix de la consommation des ménages (et pas seulement à l’indice obsolète des prix calculés par l’INSEE.  L’Union française de l’électricité (UFE), fédération professionnelle du secteur électrique, a en effet présenté mardi ses propositions pour faire de la fiscalité un « levier de la politique climatique » française, à commencer par des hausses importantes de taxes sur les carburants. Les mesures avancées ont notamment pour objectif de « parachever la transformation de la fiscalité énergétique en fiscalité climatique », explique l’UFE dans un communiqué. A cette fin, l’organisation veut rapprocher les taxations du diesel et de l’essence « sans diminuer le niveau de la fiscalité sur l’essence » et rappelle que la réduction accordée au diesel « représente 6,1 milliards d’euros ». L’UFE veut aussi supprimer les diverses exonérations de taxes sur les carburants (avions, camions, bateaux, outre-mer), qu’elle estime à 7 milliards d’euros, pour les remplacer « par des réductions de charges sur le travail ou l’innovation ». Le lobby de l’électricité veut aussi relever le niveau de la contribution climat-énergie (CCE), sorte de taxe carbone intégrée dans les taxes payées sur les carburants et le fioul, pour atteindre 140 euros par tonne de CO2 (dioxyde de carbone) rejetée en 2030, au lieu de l’objectif actuel de 100 euros par tonne au même horizon. A l’inverse propositions, l’UFE réclame une baisse de la « très lourde » fiscalité locale sur les barrages hydroélectriques.

 

 

Pour un gouvernement d’union nationale

Pour un gouvernement d’union nationale

 

 

Il est clair que les clivages gauche droite sont complètement dépassés et qu’ils n’intéressent que les apparatchiks des appareils. Le contexte de terrorisme, la crise économique et le délabrement de nos finances publiques donnent  une légitimité supplémentaire à la nécessité d’une union nationale. Il s’agit de réunir toutes les compétences et toutes les volontés pour permettre le redressement du pays. De ce point de vue les appartenances aux vieilles boutiques politiques sont obsolètes, il faut réunir les plus lucides, les plus modernes et les plus déterminés. Il y a longtemps une majorité de Français ne ce détermine plus en fonction des vertus affichées de tel ou tel camp. Il y a longtemps que les Français ne croient plus aux promesses débitées leur des campagnes électorales. Depuis plus de 30 ans trop de déception ce sont accumulés. La nature même de la crise son ampleur, sa durée exige donc la mobilisation des hommes et des femmes de progrès de ce temps. Des responsables de valeurs existent dans toutes les formations républicaines comme existe aussi des apparatchiks néandertaliens qui substituent  l’intérêt de leurs appareils à l’intérêt général et où qui proposent  un futur nourri des années 50. L’objectif prioritaire est de s’attaquer à la dramatique question du chômage principal source de création des inégalités sociales, de la misère et de la désespérance. Dans le cadre des contraintes budgétaires et normatives des marges de manœuvre existent. Encore faudrait-il que la question de la croissance et de l’emploi constitue le choix prioritaire pour l’affectation des ressources. De ce point de vue,  on est encore loin du compte au sein aussi bien de l’État que des collectivités locales. Certains objecteront qu’en prenant en compte une gestion plus rigoureuse on risque de gérer la France comme une entreprise. Mais quelle honte y aurait-il ? Certes l’objet même de l’intérêt national n’est pas comparable avec celui d’une entreprise. Pour autant,  il y a la même obligation de résultat. L’objet social est différent mais le citoyen est en droit d’attendre des résultats, il est en droit d’attendre la meilleure affectation des ressources publiques ;  ceci vaut pour le domaine économique mais aussi pour d’autres champs sociétaux comme l’école ou la santé. Le caractère public des missions n’autorise nullement l’amateurisme ou la gabegie. Des défauts largement responsables aujourd’hui des 7 à 8 millions de chômeurs, de la croissance molle, d’un endettement abyssal qui représente 33 000 € en moyenne par Français et du record du monde des prélèvements obligatoires. Alors oui il est temps d’unir les forces constructives, les forces compétentes et les forces de progrès.

Valls pour un gouvernement d’union républicaine

Valls pour un gouvernement d’union républicaine

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Priorité au pays et mise entre parenthèses du PS jusqu’à élection du second tour, ensuite gouvernement d’union nationale des républicains, c’est en substance ce que dit Valls qui en quelque sorte a décrété mardi soir la fin du PS et invité ses partisans à participer à la future majorité d’Emmanuel Macron, favori des sondages pour l’élection présidentielle. L’ancien candidat à la primaire de la gauche, qui avait réuni ses partisans à la Maison de la Chimie, à Paris, a estimé que « l’urgence (n’était) pas le PS, encore moins son unité », face au « danger du Front national » qui « n’est pas écarté ». Emmanuel Macron est arrivé dimanche en tête du premier tour de la présidentielle, qui a vu l’élimination des candidats de la droite et du PS, François Fillon et Benoît Hamon. L’ex-ministre de l’Economie de François Hollande affrontera le 7 mai, au second tour, la candidate du FN, Marine Le Pen. Les sondages lui prédisent aujourd’hui une très large victoire. « Tous nos repères viennent de voler en éclats », a déclaré Manuel Valls, selon des éléments de son discours obtenus par Reuters. « Les Français viennent de rejeter les vieilles étiquettes (…) La gauche partisane telle que nous l’avons connue n’existe plus. C’est la fin d’un cycle, celui d’Epinay (création du PS en 1971-NDLR). C’est la fin d’une histoire. Une page se tourne ; il faudra en réécrire une autre. » Il a en revanche estimé que l’échec des partis de gouvernement traditionnels à régler les problèmes des Français avait créé ces dernières décennies « une immense bombe à retardement qui explose dans les urnes ». Le danger du FN « est là, présent au second tour. Il pèse très lourdement. Marine Le Pen peut l’emporter. Et si elle ne l’emporte pas, elle dépassera de toutes les façons les 10 millions de voix », a-t-il averti. Il y a une lame de fond bien plus puissante qu’on ne l’imagine. » « Nous sommes dans un moment de rupture. Il faut donc de la gravité, oublier toute forme d’arrogance et rester mobilisés jusqu’au 7 mai », a ajouté Manuel Valls. Un avertissement adressé aux siens tout autant qu’à Emmanuel Macron. Il a estimé que ce danger justifiait son appel à voter pour le candidat d’En Marche ! Dès avant le premier tour, au mépris de l’engagement pris par les candidats à la primaire de la gauche, en vertu duquel il aurait dû soutenir Benoît Hamon. « Je l’assume, j’ai choisi mon pays avant mon parti. Et les faits me donnent raison », a-t-il expliqué. Pour l’ex-Premier ministre, il faut maintenant « permettre la réussite du quinquennat d’Emmanuel Macron » en écartant les « petites tactiques de bas étage qui voudraient qu’un Macron mal élu soit un ballon d’oxygène pour la gauche. » « Je veux parier sur la réussite d’Emmanuel Macron, pas sur son échec », a-t-il lancé. « Emmanuel Macron n’est pas un adversaire politique (…) Il a désormais la responsabilité de rassembler largement et de bâtir une majorité présidentielle, progressiste, forte et cohérente. »

Turquie : victoire relative qui exclut de l’Union européenne

Turquie : victoire relative qui exclut de l’Union européenne

C’est une victoire à la Pyrrhus qu’à obtenu Erdogan. Une victoire par ailleurs très contesté par l’opposition qui a constaté de nombreuses irrégularités. Une victoire autour de 51 % qui relativise le succès d’Erdogan. Une certitude toutefois avec le résultat de ce référendum toute adhésion de la Turquie à l’union européenne est désormais exclue. En cause évidemment la mise sous tutelle de la démocratie puisque le président aura désormais tous les pouvoirs aussi l’orientation de plus en plus intégriste des autorités turques. Cette victoire plus étroite laissera un goût amer à Erdogan d’autant que les opposants contestent les résultats Ces derniers fustigent notamment une mesure annoncée à la dernière minute par le Haut-Conseil électoral considérant comme valides les bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau de vote dans lequel ils ont été glissés dans l’urne. Quelques milliers de manifestants contestant la victoire du oui ont scandé des slogans hostiles à M. Erdogan dans les quartiers de Besiktas et Kadiköy à Istanbul, selon des photographes de l’AFP. Aucun incident n’a été signalé lors de ces manifestations.S’exprimant devant la presse en son palais présidentiel dimanche soir, le président Erdogan a salué le résultat du référendum : « C’est un moment historique, un changement très sérieux pour l’avenir de la Turquie. » « C’est toujours difficile de choisir quelque chose de nouveau », a convenu le chef de l’Etat, comme pour justifier l’étroitesse de sa victoire.  Les derniers résultats provisoires publiés par l’agence de presse Anatolie, sur 99,45 % des bulletins dépouillés, donnent une courte avance au oui, avec 51,37 % des suffrages. Loin du plébiscite espéré par le président Erdogan, ce résultat est par ailleurs marqué par des scores défavorables au chef de l’Etat dans les grandes villes, comme Ankara et Istanbul, qui ont voté non à une très courte majorité. Dans les bastions du mouvement kurde du sud-est de la Turquie, le non l’a également emporté, sans surprise. « Une telle réforme ne peut passer avec une majorité aussi étriquée », affirme Murat Yetkin, directeur du Hurriyet Daily News, sur CNN-Turk. Grâce à ce référendum Erdogan se donne la possibilité de gouverner jusqu’en 2030 ! Il supprime le poste de premier ministre, met  le parlement sous l’éteignoir sans parler des états d’urgence qu’il peut décréter à tout moment. La purge et les répressions pourront donc continuer. Le vrai résultat c’est que la société est très divisée entre intégristes d’une part et modernistes  d’autre part avec des perspectives d’opposition sur la laïcité qui pourrait prendre des formes conflictuelles dures.

Le Pen, madame soleil, prévoit la fin de l’Union européenne !

Le Pen, madame soleil, prévoit  la fin  de l’Union européenne !

 

Les candidats se transforment de plus en plus en oiseaux  de mauvais augure en rejoignant le clan des déclinistes. Pour Hamon, c’est la fin du travail, pour Marine Le Pen c’est la fin de l’union européenne. Des prévisions sur le mode de Madame Soleil. La candidate annonce la fin de l’ordre mondial et du système qu’il le soutient. Normal pour  la candidate anti système, la candidate du peuple ! Pourtant,  il n’y a sans doute pas meilleur produit du système qu’elle. Héritière d’un nom, héritière de la fortune paternelle et même héritière du parti Bref les privilèges de l’ancien régime. Et pourtant,  elle met en cause cette oligarchie qui œuvre contre les Français évitant évidemment de parler de cette autre oligarchie qui gouverne l’entreprise familiale du Front National. Peu importe d’ailleurs car les rhétoriques les plus simplistes caractérisent les propos de la candidate du Front national. Plus c’est gros plus ça passe d’autant plus que ses sélecteurs attachent  peu d’importance à la cohérence de son argumentation, qu’ils se situent surtout dans une posture de protestation, de haine et de racisme.  Marine Le Pen est évidemment peu crédible aux yeux de l’ensemble des Français quand elle parle des excès de la finance ;  elle,  qui avec son père à dissimulé une partie de son patrimoine y compris avec des comptes à l’étranger (dissimulation qui fait d’ailleurs l’objet d’une enquête judiciaire sans parler de la consanguinité des comptes du parti et des comptes personnels). Pour la morale financière,  il y a sans doute mieux car Marine Le Pen appartient à cette caste financière qu’elle dénonce. Donc Le Pen a prédit dimanche la mort de l’Union européenne et la défaite des « mondialistes », en présentant ses concurrents Emmanuel Macron et François Fillon en suppôts d’une « oligarchie » œuvrant contre les Français. Lors d’un meeting à Lille, la candidate du Front national a promis de renverser le pouvoir européen pour rendre à la France sa souveraineté législative, territoriale et monétaire. « L’heure de la défaite des mondialistes est venue », a-t-elle déclaré, en attaquant « ces oligarques de l’ordre mondial qui, de leur immeuble de verre à Bruxelles, nous administrent comme si nous étions leurs colonies ». Emmanuel Macron et François Fillon, « mes deux principaux adversaires sont une incarnation parfaite de cette oligarchie qui décide, de ce système qui oppresse et brutalise », a-t-elle ajouté. Les candidats d’En Marche ! et des Républicains, que les sondages voient battre Marine Le Pen au second tour de la présidentielle sont, selon elle, « les représentants d’intérêts privés (…) des courroies de transmission de la finance ». « Les politiciens du système, a-t-elle ajouté, leur vraie patrie, c’est le marché planétaire de masse. » « Leur trahison, c’est le prix de leur admission dans la caste mondiale », a-t-elle poursuivi, en faisant allusion aux parcours professionnels d’Emmanuel Macron et de François Fillon, présentés comme des candidats qui devront « donner un jour un coup de pouce dans ses affaires » à tel ou tel grand patron. « L’Union européenne va mourir, a annoncé Marine Le Pen, déclenchant un tonnerre d’applaudissement, parce que les peuples n’en veulent plus. » Elle a ensuite évoqué sa rencontre cette semaine avec le président russe Vladimir Poutine, « vrai homme d’Etat », les victoires du Brexit en Grande-Bretagne et de Donald Trump aux Etats-Unis, et jugé que « partout dans le monde les patriotes parlent la même langue ». Si elle remporte l’élection présidentielle le 7 mai, Marine Le Pen compte négocier pendant six mois avec les partenaires européens pour restaurer la souveraineté monétaire, législative, territoriale et économique de la France. Elle promet que cette négociation, quelle qu’en soit l’issue, sera suivie d’un référendum ; une manière de relativiser sa détermination à quitter l’euro puisqu’on s’est que plus de 70 % des Français ne souhaitent pas abandonner la monnaie européenne.

Valls propose l’union politique

Valls propose l’union politique

 

 

L’appel à l’union de tous les républicains lancé par manuel Valls est peut-être moins destiné à la perspective de l’élection présidentielle de 2017 qu’au futur congrès du parti socialiste. D’ailleurs Manuel Valls qui a refusé de soutenir Benoît Hamon n’a pas davantage décidé d’apporter son appui à Emmanuel Macron qui pour l’instant occupe le créneau du rassemblement des républicains de droite et de gauche. L’objectif de Manuel Valls est sans doute de marginaliser encore un peu plus Benoît Hamon aujourd’hui englué autour de 12 % des intentions de vote et qui devra rendre compte évidemment de la défaite catastrophique qui s’annonce non seulement pour les élections présidentielles mais surtout pour les législatives. Valls veut vraisemblablement montrer dès maintenant que la posture gauchiste de Benoît Hamon est responsable de la défaite. Du coup, Valls se repositionne (comme François Hollande)  comme le partisan de la synthèse pour reprendre en main le parti socialiste lors de son prochain congrès. Manuel Valls, qui a tourné le dos à Benoît Hamon sans pour autant rallier Emmanuel Macron en vue de la présidentielle d’avril-mai, plaide en effet dans une tribune au Journal du dimanche pour la constitution d’une coalition centrale dépassant les clivages habituels. « Les progressistes et les républicains ont un immense devoir : assumer leurs convictions et défendre cette position centrale, équilibrée, responsable, civique, la seule capable de rassembler les Français », écrit l’ex-Premier ministre, battu au second tour de la primaire organisée par le Parti socialiste. « Dans un monde incertain, instable, où la menace terroriste est prégnante, il faudra tenir le pays, se dépasser, oublier les vieux clivages », ajoute-t-il, sans autre précision sur la forme que pourrait prendre ce rapprochement. Dans la campagne en cours, Emmanuel Macron occupe un créneau central, entre le PS et François Fillon, et se dit adepte du « et droite et gauche ». Manuel Valls, qui a annoncé mardi son refus d’accorder son parrainage d’élu à Benoît Hamon en raison de leurs désaccords, se défend par ailleurs de toute trahison. « Quelle serait donc cette trahison qui consiste à refuser ce cynisme ambiant où l’on promet tout et son contraire, où l’on signe des chèques en bois (…) ? », se justifie-t-il dans sa tribune. « Quelle est donc cette trahison qui consiste à rester fidèle à ses idées et cohérent avec ses engagements ? », ajoute-t-il. Son ancien rival de la primaire a déploré mardi, au journal de 20-Heures de TF1, l’absence de soutien de Manuel Valls. « Je ne me sens pas trahi mais sans doute les électeurs de la primaire se sentent-ils trahis. En démocratie, le respect de la parole donnée est important », a déclaré l’ancien ministre de l’Education nationale qui évidemment a oublié qu’il n’avait cessé de mettre des bâtons dans les roues au gouvernement pendant cinq ans cherchant même à le renverser avec ses amis frondeurs.

Trump tape sur Merkel et l’union européenne

Trump tape sur Merkel et l’union européenne

Comme d’habitude Trump  ne fait pas dans la dentelle, il tape sérieusement sur Merkel considérant que sa politique d’immigration est catastrophique et que l’union européenne risque d’éclater. Il se félicite d’ailleurs du brexit  et assure la Grande-Bretagne de liens privilégiés pour développer le commerce entre les deux pays. En outre Trump considère que l’alliance atlantique est obsolète parce que les nombres d’états autres que les États-Unis ne font pas les efforts nécessaires pour développer leur part de défense. Dernier reproche fait aux membres de l’alliance atlantique : l’insuffisance d’efforts qu’ils font pour lutter contre le terrorisme. Bref une attaque en règle surtout contre l’Europe à la fois sur le plan politique, économique aussi dans le domaine de la défense. Des critiques qui ne sont pas toutes injustifiées mais évidemment outrancières et malvenues quand le nouveau président américain encourage en quelque sorte à quitter l’union européenne. Le président élu américain Donald Trump a notamment qualifié l’Otan d’organisation « obsolète », reprochant à ses Etats membres de ne pas payer leur part de la défense commune et de se reposer sur les Etats-Unis, dans une interview diffusée dimanche soir.  »J’ai dit il y a longtemps que l’Otan avait des problèmes. En premier lieu qu’elle était obsolète parce qu’elle a été conçue il y a des années et des années », a jugé Donald Trump dans cette interview accordée au quotidiens allemand Bild et britannique The Times. « En deuxième lieu, les pays (membres) ne payent pas ce qu’ils devraient », a ajouté Donald Trump, dans une référence au fait que peu d’Etats de l’Alliance atlantique atteignent le niveau de 2% de leur Produit intérieur brut pour les dépenses militaires, qui est l’objectif que s’est fixé l’Otan en 2014.  »Nous devons protéger ces pays mais beaucoup de ces pays ne paient pas ce qu’ils devraient », a ajouté le président américain, « ceci est très injuste à l’égard des Etats-Unis ». « Il n’y a que cinq pays qui paient ce qu’ils doivent, cinq ce n’est pas beaucoup », a-t-il critiqué. Le président élu américain a aussi dit avoir qualifié l’Otan d’obsolète « parce qu’elle ne s’est pas occupée du terrorisme». CES faiblesses mises à part, « l’Otan reste à mes yeux très importante », a néanmoins souligné le président élu, selon Bild. Les critiques du président élu risquent de renforcer les craintes des alliés des Etats-Unis sur la politique qui sera suivie désormais par Washington. Durant sa campagne pour l’élection présidentielle, Donald Trump avait suscité l’inquiétude en particulier des pays d’Europe de l’Est proches de la Russie, en paraissant remettre en cause l’obligation de solidarité entre pays de l’Otan en cas d’agression. Il avait dit qu’il réfléchirait à deux fois avant d’aider un pays de l’Otan si les Etats-Unis ne devaient pas être « raisonnablement remboursés » pour leur soutien. Par ailleurs, le président élu a également estimé que la chancelière allemande Angela Merkel avait commis « une erreur catastrophique » en ouvrant les frontières de son pays aux réfugiés.  Le président élu américain Donald Trump a aussi prédit que le Brexit serait « un succès » et annoncé qu’il voulait conclure « rapidement » un accord commercial avec le Royaume-Uni.  »Nous allons travailler très dur pour (qu’un tel accord) soit conclu rapidement et dans les règles. Bon pour les deux parties », a souligné Donald Trump.

Union avec le PS ? « Conte de fée »(Mélenchon)

Union avec le PS ? « Conte de fée »(Mélenchon)

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, le ralliement avec le camp socialiste est possible mais seulement dans un seul sens : derrière Mélenchon. Pour lui l’inverse relève du conte de fée. En l’état actuel des sondages qui lui confèrent une assez nette avance sur le parti socialiste, Mélenchon ironise sur les conditions de ralliement possible. En clair pour lui si le parti socialiste veut sauver sa peau (c’est-à-dire son nombre de députés), il n’y a qu’une seule alternative se ranger derrière le candidat du parti de gauche et sans condition. Finalement, le même raisonnement qu’Emmanuel Macron qui le dit avec moins de brutalité : c’est au parti socialiste de ce rallier.  Jean-Luc Mélenchon a donc exclu dimanche toute candidature commune avec Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon si l’un de ces deux socialistes devait être investi pour la présidentielle, l’hypothèse relevant selon lui du « conte de fée». Lui-même candidat de « La France insoumise », l’eurodéputé accepterait seulement un ralliement derrière lui mais en aucun cas un accord avec le vainqueur de la primaire de la fin janvier, a-t-il dit lors du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro. « C’est vos contes de fée, c’est la Belle au bois dormant », a répondu Jean-Luc Mélenchon, interrogé sur le sujet. « C’est des histoires pour les enfants (…) Là, on parle de choses sérieuses. Il s’agit de gouverner la cinquième puissance du monde au moment où la guerre généralisée se dessine. » « Je ne suis pas intéressé à la carabistouille », a-t-il insisté, tout en disant qu’il serait « clairement » préférable que le candidat désigné le 29 janvier, à l’issue de la primaire de la « Belle alliance populaire », se range derrière lui. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, classés à la gauche du PS, ont à plusieurs reprises lancé des appels à l’union, destinés en premier lieu à Jean-Luc Mélenchon.

Barroso chez Goldman Sachs : normal ! (union économique)

Barroso chez Goldman Sachs : normal ! (union économique)

 

 

 

Barroso n’a pas violé les règles européennes a déclaré la commission européenne qui ménage aussi sans doute les intérêts des technocrates qui voudront se recaser dans le privé. Barroso ancien président  de la commission européenne, ancien premier ministre portugais et ancien gauchiste Mao pourra donc utiliser son carnet d’adresses au service de Goldman Sachs. C’est  tout juste si on lui reproche un manque de jugement, un euphémisme ! Comme dessous beaucoup d’anciens responsables politiques de haut niveau Barroso veut gagner des sous. Pour cela il entend monnayer son carnet d’adresses européennes auprès de la sulfureuse banque Goldman Sachs. Notons que Sarkozy en France ne fait pas autre chose quand il fait payer ses conférences autour de 100 000 €. Mais juridiquement L’embauche de Barroso par Goldman Sachs n’a a priori violé aucune règle en étant recruté par la banque d’affaires américaine Goldman Sachs mais l’ancien président de la Commission européenne n’a pas fait preuve d’un « bon jugement », selon l’avis du comité d’éthique de l’exécutif de l’UE rendu public lundi. Son successeur Jean-Claude Juncker a ouvert en septembre une enquête sans précédent sur ce dossier dans le but de vérifier la conformité de cette embauche à la législation européenne. Goldman Sachs a annoncé début juillet avoir recruté José Manuel Barroso au poste de conseiller et président non exécutif de sa branche internationale basée à Londres. L’ex-chef du gouvernement portugais est chargé de conseiller la banque sur le Brexit, le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Dans une lettre à Jean-Claude Juncker, José Manuel Barroso affirme qu’il n’a pas été engagé par Goldman Sachs pour faire du lobbying et qu’il a été recruté avant le référendum britannique. Le comité d’éthique reconnaît tout d’abord que la « période de refroidissement » réglementaire de 18 mois pendant laquelle un commissaire ne peut accepter un travail portant sur des dossiers qu’il avait à connaître à Bruxelles a été respectée. Ses membres soulignent qu’ils n’auraient donc théoriquement même pas dû être consultés mais que Jean-Claude Juncker a saisi le comité de manière « exceptionnelle ». Le comité estime que tout cela est « insuffisant pour établir que M. Barroso a violé son devoir d’intégrité et de discrétion », et qu’ »aussi longtemps » que Goldman Sachs « respecte les règles de droit, il n’est pas en soi illégal d’accepter de travailler pour la banque ». L’affaire Barroso est d’autant plus sensible qu’elle intervient au moment où l’UE doit lutter contre la perception du public qui la voit comme une pièce du capital mondial après la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne. Le président français François Hollande avait jugé le 14 juillet dernier que le recrutement annoncé de José Manuel Barroso, était « moralement inacceptable ». Le comité d’éthique comprend trois membres : un ancien juge néerlandais à la Cour de justice de l’Union, un social-démocrate allemand ancien membre du Parlement européen et un ancien haut responsable autrichien à la Commission européenne.

(Avec Reuters)

« L’Union européenne n’a pas vocation à s’élargir » (Valls), Si !

« L’Union européenne n’a pas vocation à s’élargir » (Valls), Si !

En gros Valls considère que l’Europe n’a pas à s’agrandir indéfiniment. Sans doute en réaction au souverainisme populiste qui monte dans nombre d’Etats. Une erreur d’analyse évidemment. Pour lui, l’Europe va trop loin géographiquement. Alors que le reproche essentiel à faire à l’union européenne ce n’est pas qu’elle aille trop loin mais qu’elle aille trop vite. C’est-à-dire qu’elle ne prenne pas le temps d’harmoniser les conductions conditions de production dans les domaines économiques, sociaux et fiscaux. Sans parler de l’adhésion aux valeurs communes. Géographiquement l’Europe est bien délimitée, rien ne s’oppose à ce qu’elle fonde une union intégrant y comprit la Russie mais le moment venu évidemment. Peut-être pas avant 20 ou 50 ans. Il faudra évidemment non seulement une adhésion aux valeurs de cette Europe, à sa culture mais aussi son respect. Et de ce point de vue pour nombre de raisons la Turquie ne pourra faire partie de cette Europe. Pas plus que l’Arabie Saoudite ou l’Iran. Valls tente lui aussi de surfer sur la vague du populisme même si c’est de manière un peu plus soft que d’autres.  Avec des formules dont la banalité n’éclaire pas beaucoup le débat :  »Revendiquer une identité européenne, c’est assumer l’existence de frontières extérieures. Bien souvent, le mot est tabou. Revendiquer une identité européenne, c’est dire que l’Europe commence et s’arrête quelque part. Non pas pour exclure, rejeter mais pour délimiter et définir. Sans dehors, on cherche en vain un dedans! » « D’autres Etats, notamment dans les Balkans, pourront bien sûr la rejoindre le moment venu, mais il faudra aussi savoir dire non. Telle est ma conviction! », a ajouté Manuel Valls, avant d’évoquer le cas de la Turquie : « La question de la Turquie est, bien sûr, dans tous les esprits [...] Il faudra sortir de l’hypocrisie. La Turquie est un grand partenaire, essentiel pour notre sécurité collective ; il est membre de l’OTAN. Mais, il faudra aller au fond de ce débat. Pas parce que c’est un pays musulman, [...] mais parce qu’il s’agit bien de savoir où commence et où finit l’Europe. » Question à laquelle il n’apporte pas de réponse.

Union européenne : une réunion qui va confirmer les contradictions

  • Union européenne : une réunion qui va confirmer les contradictions

À l’ordre du jour de cette réunion des 27 (sans les Britanniques) : la gestion brexit, la croissance,  la sécurité et la défense. Autant de sujets sur lesquels la France et l’Allemagne sont en désaccord à peu près complet. Sur le brexit  Hollande veut aller vite, pas Merkel. Sur la croissance Hollande veut un grand plan, Merkel n’en veut pas et le plan Juncker est une  illusion. Sur la sécurité intérieure vis-à-vis des risques terroristes chacun fait sa cuisine. Enfin sur la défense, seule la France assure les responsabilités tandis que les autres font du business-Bref, l’Europe est en panne. L’Union européenne fera donc semblant vendredi à Bratislava de dynamiser par des projets concrets une entreprise menacée par un calendrier électoral surchargé, la montée des populismes et le départ annoncé du Royaume-Uni, qui reste à concrétiser. L’agenda adopté dans la capitale slovaque par les Vingt-Sept, réunis sans leur partenaire britannique, comprendra notamment le doublement du plan d’investissement Juncker et sera ensuite déroulé jusqu’au 60e anniversaire du traité de Rome fondateur de la Communauté européenne, en mars 2017. Sécurité, défense, croissance et jeunesse sont les priorités, pas vraiment nouvelles, décrétées après le coup de tonnerre du référendum britannique du 23 juin et préparées notamment par le couple franco-allemand. Du coup pour marquer les oppositions on emploiera à nouveau la langue de bois. « Pour l’Union européenne, un impératif : passer à la vitesse supérieure et reconquérir l’opinion sous peine de dislocation. Nous souhaitons que les inquiétudes de nos populations soient apaisées et que l’Europe soit à nouveau synonyme d’espoir et d’avenir », a déclaré jeudi Angela Merkel à propos du « plan de Bratislava » lors d’une rencontre à Paris avec François Hollande. « Nous ne voulons laisser personne au bord du chemin », a dit la chancelière allemande, se disant persuadée que les autres Etats membres s’associeraient aux propositions de Berlin, de Paris et de la Commission européenne.

(Avec Reuters)

Gouvernement d’union nationale : 67% des Français pour

Gouvernement d’union nationale : 67% des Français pour

 

Si les Français ne font pas confiance au gouvernement pour lutter avec efficacité contre le terrorisme, ils ne font pas davantage crédit à la droite des Républicains. D’où leur souhait d’un gouvernement d’union nationale soutenue par 67 % dans un sondage de l’IFOP. Le crédit en François Hollande « pour faire face et lutter contre le terrorisme » s’est érodé avec la succession des tragédies. Ils sont 35% à lui accorder leur confiance, selon notre sondage IFOP-JDD. C’est un peu au-dessus des 33% comptés juste au lendemain de l’attentat sur la promenade des Anglais, mais en-dessous des 50% de novembre (Bataclan, terrasses, Stade de France) et des 51% de janvier 2015 (Charlie Hebdo, Hyper Cacher). Malgré cette dégradation de l’opinion, six Français sur dix considèrent que Les Républicains, s’ils étaient au pouvoir, ne feraient pas mieux dans la lutte contre le terrorisme. Conséquence : l’idée d’un gouvernement d’union nationale dans ces circonstances rassemble l’avis favorable de deux Français sur trois (67%).

 

(Avec le JDD)

 

Écosse : pour une double appartenance au Royaume-Uni et à l’union économique européenne

Écosse : pour une double appartenance au Royaume-Uni et à l’union économique européenne

 

 

Il est clair que le brexit  a enclenché un processus qui pourrait bien menacer l’unité du Royaume-Uni avec notamment le refus de l’Écosse de quitter l’union européenne La première ministre écossaise Nicola Sturgeon propose donc que l’Ecosse fasse partie de l’UE et du Royaume-Uni après le Brexit. Une option inspirée du statut du Groenland vis-à-vis du Danemark. En cas de refus de Londres, elle menace d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance dès 2017. Nicola Sturgeon, la chef du gouvernement écossais, maintient la pression sur Londres. Vendredi 15 juillet, la nouvelle première ministre britannique Theresa May, s’est rendue à Edimbourg pour rencontrer Nicola Sturgeon. Un geste d’apaisement envers l’Ecosse qui, le 23 juin, a voté à 62 % pour le maintien dans l’Union européenne, alors que le Royaume-Uni dans son ensemble a voté à 52 % pour une sortie de l’UE. A l’issue de cette rencontre, Theresa May s’est engagé à ne pas utiliser l’article 50 du traité de l’UE, qui permet d’en sortir, avant d’avoir défini une position « britannique » sur la stratégie à mener. Autrement dit avant d’avoir intégré dans la position du gouvernement celle des autorités des trois nations autres que l’Angleterre (qui ne dispose pas d’autorité propre), et particulièrement de l’Ecosse. Pour Nicola Sturgeon, cet engagement est important : il donne de fait une forme de droit de veto à l’Ecosse sur l’article 50, ce qu’elle a volontiers reconnu implicitement. Un droit qui, s’il ne lui permettra pas de stopper le Brexit, lui permettra de dicter ses conditions à l’UE – pressée d’ouvrir les négociations – et au gouvernement britannique – qui s’est engagé à réaliser le Brexit. Grâce à Theresa May, Holyrood, le siège du pouvoir écossais, dispose d’un nouveau moyen de pression. Lors de l’émission télévisée dominicale d’Andrew Marr sur la BBC ce 17 juillet, Nicola Sturgeon a ainsi reconnu ne pas exclure une solution où l’Ecosse pourrait demeurer à la fois dans l’Union européenne et dans le Royaume-Uni, alors que le reste de ce pays ne serait plus dans l’UE. Cette solution est évoquée depuis le 23 juin et est inspirée de certains précédents, comme celui du Danemark et du Groenland. Face à cette réponse, Nicola Sturgeon a prévenu dimanche que c’était « pour cette raison qu’elle préparait un second référendum sur l’indépendance en 2017 ». Autrement dit, Holyrood pose un ultimatum : ou l’Ecosse reste, d’une façon ou d’une autre dans l’UE, ou il y aura un processus de sécession. « L’Ecosse n’est pas une région du Royaume-Uni, c’est une nation et elle a fait le choix de rester dans l’UE », a indiqué Nicola Sturgeon. Cette menace est sérieuse pour Londres : dans les jours qui ont suivi le vote du 23 juin, les sondages ont donné plus de 55 % de « oui » à l’indépendance. Londres risque donc de devoir choisir entre le Brexit et l’indépendance écossaise.

 

(La tribune)

Retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne ?

Retour du   Royaume-Uni dans l’Union européenne ?

Après l’émotion du brexit  2 scénarios sont envisages. Le scénario préféré de François Hollande c’est de mettre à l’écart rapidement et définitivement le Royaume-Uni. Un scénario qu’on explique par la nécessité de mettre fin aux incertitudes qui mettent  en cause la confiance aussi bien des investisseurs que des ménages. Reste que ce scénario est peu envisageable. Le Royaume-Uni ne pourra être exclu rapidement et définitivement de l’union européenne. D’abord parce que c’est le Royaume-Uni qui détient les clés pour la procédure du divorce. Or les élites britanniques y compris celles qui ont milité en faveur du brexit ont été très surprises du résultat et n’avait pas préparé de plan B. Du coup Cameron va gagner quelques mois en restant au pouvoir. Pendant cette période qui durera jusqu’à l’automne il n’a nulle intention d’engager la négociation avec l’union européenne. Il en confie le soin à son successeur qui sera désigné vers octobre. Ce successeur ne sera sans doute guère pressé de quitter rapidement l’union européenne. La négociation risque de durer des mois voire des années alimentant en même temps la période d’incertitude voir la déstabilisation de l’économie européenne. Personne n’a grand-chose à gagner dans une rupture totale avec la Grande-Bretagne, ni l’économie britannique ni l’économie européenne. Plus globalement la puissance de l’Europe se trouvera affectée  dans beaucoup de domaines. Certes on objectera à juste titre que les Britanniques n’ont jamais vraiment joué le jeu avec l’Europe avec une posture ambiguë : un pied dedans, un pied dehors. En plus en privilégiant de manière outrageuse les intérêts du Royaume-Uni. De toute manière la clarification avec la Grande-Bretagne quant à son implication dans le projet européen était nécessaire, elle se fera sans doute mais peut-être pas dans le cadre d’un scénario de rupture totale. En effet les Allemands sont peu favorables à cette rupture et souhaiterait sans doute une solution qui permette de maintenir des liens économiques forts avec la Grande-Bretagne. De ce point de vue l’avenir est loin d’être encore écrit et il se pourrait bien que le Royaume uni soit convié à des élections générales afin de préparer un nouvel accord avec l’union économique européenne. Un scénario en tout cas espéré par l’Allemagne aussi bien chez des libéraux que chez les sociaux démocrates du SPD. « Peu de choses durent pour l’éternité », a déclaré samedi à Berlin Sigmar Gabriel, le vice-chancelier allemand, lors d’une conférence du Parti social-démocrate dont il est président. « Je suis sûr que ceci est un épisode et non pas une époque ». Sigmar Gabriel semble convaincu : un jour ou l’autre, le Royaume-Uni reviendra dans l’Union européenne (UE). « Peu de choses durent pour l’éternité », a déclaré samedi à Berlin le vice-chancelier allemand lors d’une conférence du Parti social-démocrate (SPD), dont il est président. La chancellerie aimerait ne pas en arriver là, semble-t-il, et continue de vouloir laisser le temps de la réflexion à Londres avant de notifier l’article 50 qui enclenche les négociations de sortie de l’UE. « Les Britanniques doivent décider si et quand ils notifient leur demande de sortie », juge ce samedi dans le magazine « Der Spiegel » Peter Altmaier, le bras droit d’Angela Merkel. Sigmar Gabriel, qui devrait affronter la chancelière conservatrice aux élections de septembre 2017, ne veut pas laisser trop de temps à Londres mais s’attaquer à une « refondation de l’UE ». Parmi ses propositions : une réforme du Pacte de stabilité et de croissance « pour en faire un pacte de croissance » et une adaptation du marché unique pour qu’il « protège » les travailleurs.

Standard & Poor’s : dégradation de la note de l’union européenne

Standard & Poor’s : dégradation de la note de l’union européenne

Conséquence du brexit, comme le Royaume-Uni, l’union européenne subit aussi une dégradation de sa note par Standard & Poor’s qui passe de AA+ à AA, La perspective de la nouvelle note est stable, précise l’agence dans un communiqué. « Après la décision des électeurs du Royaume-Uni de quitter l’UE à l’issue du référendum consultatif du 23 juin, nous avons réévalué notre jugement sur la cohésion de l’UE, que nous considérons désormais comme un facteur neutre et plus positif en terme de notation », explique-t-elle. « Nous pensons que dorénavant, les prévisions de revenus, la planification à long terme et les ajustements des principaux mécanismes d’amortissement financier de l’UE seront sujets à une incertitude accrue. » S&P avait abaissé dès lundi la note du Royaume-Uni de deux échelons, à AA, le privant de la note suprême AAA.

(Avec Reuters)

Union européenne : 45% des Français pour le maintien de la France

Union européenne : 45% des Français pour le maintien de la France

 

Non seulement les Français sont pour le maintien de la France dans l’union européenne mais ils  regrettent  aussi le départ de la Grande-Bretagne considérant que les conséquences de ce divorce seront également néfastes à la France. Il se pourrait bien que les sombres perspectives brexit  et les incertitudes qui en découlent aient pesé sur l’avis des Français. À noter cependant que si les Français dans leur majorité souhaitent le maintien de la France dans l’union économique européenne, ils veulent toutefois que l’Europe  se recentre sur quelques enjeux stratégiques et que les nations puissent disposer pour le reste d’autonomie.  Le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’a visiblement pas déclenché de volonté d’émancipation chez les Français. Selon un sondage TNS Sofres-Onepoint réalisé pour RTL, Le Figaro et LCI, 45% des Français seraient favorables au maintien de la France au sein de l’UE. Si une consultation similaire à celle qui a mené au Brexit était organisée dans l’Hexagone, ils ne seraient que 33% à voter pour un « Frexit«  (une sortie de l’UE, ndlr). Il reste toutefois 22% d’indécis qui n’ont pas fait leur choix. Les Français sont également partagés à propos de la possibilité d’organiser un tel référendum. Ils sont 45% à se dire pour et 44% à y être opposés. Le taux de personnes « tout à fait favorables » est d’ailleurs équivalent à celui des « pas du tout favorables » (27% contre 28%). La majorité des sondés (55%) préférerait toutefois que les nations qui composent l’Union européenne aient davantage d’autonomie. Ils ne sont, au contraire, que 25% à vouloir davantage d’intégration des nations au sein de l’UE. Les Français semblent en tout cas plutôt contrariés par le futur départ du Royaume-Uni. Ils sont 43% à estimer que le vote du Brexit est une mauvaise chose pour la France - 24% des sondés pensent le contraire -, 45% à se dire déçus du Brexit et 48% à considérer qu’il s’agit d’une mauvaise chose pour l’Union européenne. L’issue du référendum semblait toutefois attendue, 58% des sondés se disant « pas surpris » par le départ du Royaume-Uni. 

 

(Avec RTL)

Réforme Union économique : une urgence supprimer 10 000 fonctionnaires

Réforme Union économique : une urgence supprimer 10 000 fonctionnaires

 

Après le brexit, on  s’interroge sur la réorientation possible dune  l’Union européenne moins bureaucratique et qui puisse ce concentrer sur l’essentiel au lieu d’intervenir sur tout, n’importe quoi et mal. Un des facteurs explicatifs fondamentaux de la bureaucratie de Bruxelles provient du nombre incroyable de fonctionnaires. L’UE emploie en effet 55.000 fonctionnaires dont 38.500 permanents. Un  fonctionnaire européen gagne en moyenne 6.500 euros nets par mois tandis que sa pension moyenne atteint 6.000 nets. Ces montants élevés s’expliquent en raison du nombre important de hauts fonctionnaires dans l’administration européenne. Des chiffres qui dépassent ceux par exemple des fonctionnaires français et surtout ce deux pays de l’Europe de l’Est. Bref une situation sociale très confortable d’une caste qui incite les intéressés à se justifier et à se reproduire par des procédures kafkaïennes qui étouffent l’économie européenne. Une première mesure après le brexit  serait donc de supprimer 10 000 fonctionnaires pour en réduire le nombre de moitiés. Le fonctionnement de Bruxelles est en effet atteint de la même pathologie que l’administration française. Pas étonnant c’est la France qui a inspiré sa mise en place. Pour justifier leur inutilité les fonctionnaires européens (comme les français) complexifie à dessein les procédures dans la plupart des champs économiques et sociaux. Premier objectif, noyer les responsables politiques dans la complexité administrative et les dessaisir de fait de leur pouvoir de décision. Second objectif donnait une légitimité à cette bureaucratie en produisant des réglementations pourtant inutiles et qui plombent l’initiative et la compétitivité. Notons que plusieurs pays ont critiqué l’importance de l’appareil administratif de Bruxelles mais la commission a réussi à largement limiter les dégâts de la réduction d’effectifs demandés.  La Commission s’est engagée à réduire de 5% d’ici à 2018 le nombre de fonctionnaires, soit 500 de moins par an. Mais ce chiffre ne prend pas en compte les recrutements liés à l’entrée de la Croatie dans l’UE en juillet dernier, devenu le 28eme état membre. Autant dire qu’au final le nombre de fonctionnaires ne va pas diminuer et qu’il risque même d’augmenter encore.

 

Union économique : un Brexit désastreux au plan international

Union économique : un Brexit désastreux au plan international

 

Un départ du Royaume-Uni de l’UE serait « désastreux » pour le rayonnement de Bruxelles sur la scène internationale, affaiblissant encore une Union déjà secouée par des crises en cascade, selon des analystes interrogés par l’AFP. Le divorce avec cette puissance nucléaire, seul pays européen ayant un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU avec la France, « pourrait avoir un effet désastreux sur la politique étrangère et de sécurité de l’UE », estime Rosa Balfour, analyste du German Marshall Fund. D’autant plus qu’il ponctuerait une période agitée. Le continent a été frappé par le terrorisme à Paris, Copenhague et Bruxelles, depuis début 2015, il affronte dans le désordre un afflux migratoire sans précédent depuis 1945, doit gérer le refroidissement de ses relations avec Moscou et a failli voir la Grèce sortir de la zone euro à l’été 2015. Dans ce contexte, le Brexit apparaîtrait comme un nouveau coup dur. Car même si « aucun changement abrupt » n’est attendu en matière de politique étrangère européenne après le référendum britannique du 23 juin, la « perte en termes d’image » serait bien réelle, note Janis Emmanouilidis, directeur du European Policy Center (EPC) à Bruxelles.  Ce départ montrerait que « les Européens sont absorbés par leurs nombreux problèmes comme la crise migratoire ou financière, qu’ils se regardent le nombril. Cela ne donne pas une image de force, mais de faiblesse » qui pourrait être exploitée par la Russie de Vladimir Poutine ou les dirigeants chinois, avides d’étendre leur influence, affirme M. Emmanouilidis. « Cela dégraderait encore son image si l’Union rétrécit pour la première fois dans son histoire », poursuit-il, alors qu’elle n’est dotée d’un service diplomatique que depuis 2010. Ses dirigeants, dont l’actuelle Haute représentante Federica Mogherini, ont chapeauté les négociations ayant mené à un accord historique avec l’Iran sur son programme nucléaire, se sont imposés comme médiateur entre la Serbie et le Kosovo et font partie du Quartet pour le Proche-Orient. L’Union a aussi développé au fil des ans ses missions militaires et civiles à l’étranger, contre le piratage au large de la Somalie, en République centrafricaine et, plus récemment, l’opération navale Sophia contre les passeurs de migrants au large de la Libye. « De grandes puissances comme les Etats-Unis, la Chine, l’Inde… verraient l’UE affaiblie politiquement et géopolitiquement s’il y a un Brexit. Ils ne comprendraient pas. Ils ne comprennent déjà pas qu’il puisse y avoir un débat sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE », observe Vivien Pertusot, correspondant à Bruxelles de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Le départ du Royaume-Uni risquerait aussi de provoquer un recentrage stratégique vers les pays de son voisinage immédiat, au sud et à l’est, au détriment notamment de l’Asie et à contrecourant des Etats-Unis, relève-t-il.
Car en affaires étrangères, les décisions sont prises par les pays membres, et en l’absence de Londres, seul Paris a aujourd’hui un « regard stratégique global » parmi les 28. 
Selon le chercheur, le couple franco-allemand ne pourrait compenser à lui seul cet affaiblissement, en raison des « divergences fondamentales » entre Paris et Berlin sur la question de l’engagement militaire.  Dans ce domaine, Londres s’est toujours opposé à l’essor d’une politique commune en matière de défense, et s’est montré très sélectif quand il s’agissait de fournir des troupes ou équipements pour des missions européennes.
Mais son départ ne permettra pas pour autant d’avancer dans ce domaine car d’autres capitales tiennent à jalousement conserver leur souveraineté, rejetant tout ce qui, de près ou de loin, pourrait ressembler à une « armée européenne », souligne Mme Balfour. 
A leurs yeux, l’Otan, qui compte 22 membres faisant partie de l’UE, reste l’instance privilégiée de coopération en la matière. En revanche, en ce qui concerne les sanctions internationales, véritable bras armé de la diplomatie européenne, la Grande-Bretagne a souvent été un facteur d’unité, voire un moteur, relève Stefani Weiss, de la fondation Bertelsmann. Londres s’est notamment rangé avec force derrière les lourdes sanctions économiques décrétées en 2014 contre la Russie pour son rôle dans le conflit ukrainien, alors que d’autres capitales comme Rome, Budapest ou Athènes ne cachaient pas leur manque d’entrain.

 

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