Archive pour le Tag 'système'

Services d’urgences : une grève consécutive à l’état système de santé

Services d’urgences : une grève consécutive à l’état système de santé

La grève des services d’urgence s’étend à Paris et pourrait même peut-être bientôt concerner la province. Il faut convenir que la crise des services d’urgence à Paris et ailleurs est significative de l’état du système de santé en France caractérisée par des déserts médicaux qui ne cessent de s’accroître en zone rurale bien sûr mais aussi en zone urbaine. Le manque chronique de médecins généralistes notamment libéraux se traduit par le fait que toutes les pathologies sont rapatriées par les pompiers, par les ambulances par les particuliers sur le service des urgences qui doit alors tout traité les cas sociaux, les petits bobos, les pathologies ordinaires et les cas graves. Des centaines de personnes rapatriées qui se côtoient, se bousculent, interpellent  dans la plus grande pagaille faute d’adaptation des locaux et surtout de personnel. La question du personnel et central dans les services d’urgence mais le problème de fond réside dans le faite qu’on ne trouve plus de médecins généralistes sur le terrain qui pourrait traiter 80 % des affections. Plus grand hôpital d’Europe avec 39 établissements, qui accueille plus de 10 millions de patients par an et emploie 120.000 personnes, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) est confrontée depuis dimanche à un mouvement de grève. Dénonçant la violence devenue quotidienne, plusieurs services d’urgences ont entamé une grève illimitée, notamment à Lariboisière, la Pitié-Salpêtrière, Saint-Louis et Tenon. Ils ont rejoint l’hôpital Saint-Antoine, en grève depuis le 18 mars après une série d’agressions (cinq en une nuit). Le peuple est devenu violent, il n’y a plus de respect de l’autre, plus de politesse, certains exigent de n’être soignés que par des hommes ou que par des femmes. Le personnel n’en peut plus de se faire insulter et tabasser», affirme Patrick Pelloux, urgentiste et président de l’Association des médecins urgentistes de France. Lundi soir, alors que le taux de grévistes a dépassé les 30% en journée, quatre nouveaux préavis ont été déposés à Cochin, Robert-Debré, Bicêtre et Georges-Pompidou. Le malaise plus profond. Une journée de grève générale est d’ailleurs prévue vendredi prochain, à la veille du week-end de Pâques, pour protester contre la pénurie de personnel alors que les hôpitaux sont contraints depuis des années de faire des économies pour tenir l’envolée des dépenses de santé. Confrontée à une dégradation de ses comptes depuis 2017, l’AP-HP a serré la vis sur ses dépenses de personnel, gelées jusqu’en 2023, ce qui s’est traduit par la suppression de 405 équivalents temps plein (ETP) l’an dernier et une nouvelle coupe prévue de 779 ETP cette année.

Consciente des tensions, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a relâché l’étau fin février en accordant 300 millions d’euros supplémentaires aux hôpitaux et une hausse de 0,5 % des tarifs hospitaliers en 2019 après des années de baisse. Une mesure qui a permis à Martin Hirsch d’annoncer que toute infirmière partant en congé maternité sera désormais remplacée, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

Redresser le système (scolaire Jean-Michel Blanquer)

Redresser le système (scolaire Jean-Michel Blanquer)

Le ministre de l’éducation persiste et signe en rappelant que son action vise à redresser un système scolaire en décomposition et caractérisé par exemple par le fait que 20% des enfants du primaire ne maîtrisent pas les fondamentaux.  Dans les colonnes du JDD, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer fait un premier bilan, un an après son entrée en fonction. Il retrace et explique les réformes qu’il a entreprises pour redresser le système scolaire français.  »Un an, c’est court », note-t-il avant de rappeler les « priorités fixées » (« le primaire, le lycée professionnel et une action résolue pour les territoires défavorisés, urbains et ruraux ») et les « leviers actionnés », comme le dédoublement des CP en éducation prioritaire ou la réforme du lycée et du bac.

« Je l’ai souvent répété : 20% des élèves sortent de l’école primaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux, explique-t-il encore. Améliorer ces résultats médiocres et retrouver le goût de l’excellence sont mes obsessions. » Et d’ajouter : « L’idée est d’enclencher le cercle vertueux de la confiance. C’est la clé du succès : les pays qui s’en sortent le mieux sur le plan scolaire sont ceux où la société a confiance en son école. ». De la maternelle au lycée, Jean-Michel Blanquer passe en revue l’ensemble des réformes mises en œuvre et se défend d’avoir opté pour une vision passéiste de l’école : « N’en déplaise aux agacés professionnels, il faut examiner nos forces et nos faiblesses, regarder ce qui marche mieux dans d’autres pays et ce que dit la recherche internationale. Être moderne, ce n’est pas édulcorer. Ceux qui nient l’apport des sciences nouvelles peuvent-ils se proclamer progressistes? »

 

 » Système de santé : à bout de souffle »(Patrick Bouet)

 » Système de santé : à bout de souffle »(Patrick Bouet)

Patrick Bouet, généraliste et président de l’ordre des médecins dresse un tableau très critique de la situation de la santé en France dans uen interview au JDD. En fait comme le craint le président de l’ordre des médecins, on risque de s’attaquer davantage aux questions de couts qu’aux questions de qualité des soins. Sans surprise, la réforme du financement des hôpitaux sera sur la table, après une dégradation des comptes sans précédent en 2017: le déficit est estimé à 1,5 milliard d’euros pour les seuls établissements publics. Le gouvernement s’en tient sur ce sujet à la promesse d’Emmanuel Macron de « plafonner à 50% » la tarification à l’activité des hôpitaux, qui « pousse à une activité sans qualité », selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Un constat unanimement partagé, y compris par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui a qualifié mardi d’ »impasse » cette tarification à l’activité qui a conduit « l’hôpital au bord du burn-out ». Mais ce changement prendra du temps: une équipe d’experts devra proposer d’ici fin 2019 plusieurs nouveaux modèles de financement. Leurs travaux devront aussi tenir compte d’indicateurs de qualité commandés à la Haute autorité de santé (HAS) et englober les médecins et paramédicaux libéraux.  En parallèle, le gouvernement veut ouvrir la chasse aux actes « inutiles », qui représentent, selon Agnès Buzyn, 30% des dépenses de l’Assurance maladie. Les différentes spécialités médicales devront soumettre des propositions en ce sens d’ici l’été. Dans l’immédiat, toutefois, les tarifs des hôpitaux « seront en baisse » à nouveau cette année, a annoncé le Premier ministre. « Les bonnes intentions ne sont pas suivies d’effet », a regretté le président de la fédération des établissements privés (FHP), Lamine Gharbi, dont « l’inquiétude reste très forte ». Sur ce point comme sur d’autres, le gouvernement s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs. Ainsi, les regroupements d’hôpitaux vont être « approfondis » et le « virage ambulatoire » (soins sans hospitalisation) sera élargi à d’autres activités que la chirurgie. Autre cap maintenu, le « virage numérique » doit s’ »accélérer », soutenu par cinq milliards d’euros issus du Grand plan d’investissement annoncé en octobre. Le gouvernement y intègre également la généralisation du dossier médical partagé (DMP) et l’essor de la télémédecine. Par ailleurs, la formation des futurs soignants sera remaniée: en plus du « service sanitaire » obligatoire dès la rentrée de septembre, Edouard Philippe a promis « une réflexion sans tabou sur le numerus clausus », qui fait office de quota d’étudiants admis en deuxième année. Agnès Buzyn et sa collègue de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal devront aussi se pencher « sur l’avenir des épreuves classantes nationales qui précèdent l’internat » des étudiants et décident de leur spécialisation. Ces deux sujets feront l’objet de « mesures législatives dès le début de l’année 2019″, a assuré le Premier ministre.

Ne cédez-vous pas au catastrophisme en parlant d’une « explosion programmée » du système de santé?
Ce n’est pas un énième cri d’alarme mais l’aboutissement d’une réflexion de cinq ans. Une réflexion basée sur une connaissance du terrain – l’institution que je préside est présente dans chaque département – et aussi sur ma propre expérience : je suis généraliste en Seine-Saint-Denis depuis quarante ans. Dans mon cabinet, j’ai vécu toutes les évolutions, toutes les réformes successives qui ont conduit notre système, un bien commun, à l’impasse actuelle : il est à bout de souffle! Nous sommes vraiment arrivés à la fin d’un cycle. Si la machine continue de tourner, c’est grâce à l’engagement des aides-soignantes, des infirmiers, des kinés et des médecins, étudiants, libéraux ou salariés du public et du privé. C’est miraculeux qu’ils continuent de croire en leur mission!

Pourquoi sortir du bois avant les annonces du gouvernement, qui prépare justement une réforme?
Emmanuel Macron s’était engagé à réformer les retraites, mais il n’avait pas prévu de s’attaquer au système de santé. Aussi nous craignons que le projet en préparation au ministère de la Santé soit plus un cataplasme que la réforme globale attendue par l’ensemble de la population. Nous disons au président de la République que nous ne pouvons pas croire que la santé puisse être l’oubliée de sa volonté réformatrice.

 

Cryptomonnaie : des risques et big-bang du système financier

Cryptomonnaie : des  risques et big-bang du système financier

Un article de la Tribune reprend  les risques  évoqués par la Banque des règlements internationaux (BRI). La BRI  souligne les risques potentiels quant à l’utilisation de monnaies virtuelles pour la stabilité financière. Des menaces pour le public mais aussi pour le système financier tout entier, banques centrales, banques commerciales aussi pour  les Etats. En gros le risque c’est celui d’un big bang sur l’organisation du système avec en particulier des bouleversements notamment dans les banques commerciales. Classiquement, dans un Etat la banque centrale émet la monnaie nationale et applique la politique monétaire du gouvernement. De leur côté, les banques commerciales distribuent la monnaie de la banque centrale et gèrent des services comme les prêts avec de la monnaie scripturale, c’est-à-dire dont les mouvements sont enregistrés dans les comptes. Un virement de cent euros ne signifie pas que cent euros en billets sont dans une boîte, c’est uniquement une écriture. Une autre écriture débitera le compte suite à un règlement par carte. Globalement, la masse monétaire est créée à 95% par les banques commerciales et 5% par les banques centrales.  Avec la technologie blockchain, une grande partie de la monnaie classique pourraiat disparaitre et le rôle des banques centrales et des banques commerciales pourraient ^ter sérieusement remis en cause. Du coup la BRI suggère que les banques centrales utilisent les monnaies numériques.  « Les monnaies numériques de banque centrale pourraient rendre plus efficace le règlement des échanges d’action et des changes à l’avenir. Mais il faut davantage de travail et d’expérimentations pour en évaluer leurs bénéfices » considère Benoît Cœuré, le Comité sur les paiements et les infrastructures de marché, qui est par ailleurs membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). [Les avantages comparés de la monnaie banque centrale existante et d'une version numérique : disponibilité 24/7, anonymat, transfert entre particuliers, capacité à générer des intérêts, limites ou plafonds. Crédits : BRI] « Les monnaies numériques de banque centrale d’usage général pourraient révolutionner la façon dont est fourni l’argent et le rôle les banques centrales dans le système financier, mais il s’agit de terrains inconnus, présentant des risques potentiels » fait valoir Benoît Cœuré. « Ce rapport est un point de départ pour d’autres débats et recherches, il aidera les pays à décider en fonction de leur propre contexte. » La question de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, du traçage de cette monnaie numérique officielle, s’il lui était possible d’être anonyme, comme l’argent liquide pourrait poser problème. La présidente du Comité des marchés, Jacqueline Loh, insiste sur l’impact que ces monnaies pourraient avoir sur les dépôts, « une source majeure de financement pour les banques commerciales. » La concurrence de cette monnaie de banque centrale pourrait mettre la pression sur les banques commerciales pour qu’elles augmentent le taux d’intérêt des dépôts afin de ne pas perdre ces flux nécessaires à leurs activités de financement, en transformant les dépôts en prêts. Les banques pourraient aussi se lancer dans des formes de prêts plus risquées pour retrouver de la rentabilité.  Autre risque : les impacts sur la liquidité des marchés financiers. « Surtout si elle est introduite de manière soudaine et inattendue, une monnaie digitale de banque centrale pourrait entraîner de vastes mouvements de capitaux et des effets sur les changes et le prix des actifs » relève le rapport de la BRI. prospectif d’une trentaine de pages. Des effets potentiellement massifs et sans frontière dans les périodes de « fuite vers la qualité » généralisée.

Système U : dans la gueule du loup Amazon ?

Système U : dans la gueule du loup Amazon ?

On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer uen sorte d’entrée du loup dans la bergerie. Une fois que les grandes plates formes auront maitrisé le portefeuille clients, elles pourront commercialiser d’autres produits, d’autres marques, d’autres origines et d’autres distributeurs.  D’une certaine manière, les grandes plateformes internationale, pourraient ubériser la distribution et mettre donc la grande distribution en situation de dépendance. Par exemple, Système U poursuit des discussions sur une éventuelle alliance avec Amazon, a déclaré mercredi le président du groupement de commerçants indépendants.  Un tel accord permettrait à Amazon d‘avoir accès à la centrale d‘achat de Système U, mise en commun avec celle d‘Auchan, une nécessité pour le service “Prime Now” de livraison express d‘Amazon qui doit trouver des accords d‘approvisionnement qui lui ont été jusqu‘ici refusés. L‘accord pourrait aussi voir Système U offrir ses produits de marque propre sur le site d‘Amazon. Les manoeuvres d‘approche d‘Amazon témoignent des ambitions du géant américain du e-commerce dans l‘alimentaire et obligent les distributeurs à accélérer leur transformation digitale. Leclerc, numéro un de la distribution alimentaire en France, avait déclaré à Reuters en octobre 2017 avoir été approché par l‘américain et n‘avait pas exclu de nouer des partenariats avec lui. Face aux ambitions d‘Amazon, les distributeurs ont décidé d‘accélérer le pas dans le digital. Auchan s‘est allié au chinois Alibaba, Casino au britannique Ocado et Carrefour a noué une alliance en Chine avec Tencent et annoncé un plan d‘investissement de 2,8 milliards d‘euros pour rattraper son retard dans le e-commerce. Leclerc a quant à lui annoncé pour les prochains mois un service de vente à domicile à Paris.

Système scolaire : inaptitude de l’Etat à évaluer (Cour des comptes)

Système scolaire : inaptitude de l’Etat  à évaluer  (Cour des comptes)

La France est complètement inapte pour évaluer son système scolaire, ce qui explique en partie le désastre de l’enseignement français dans les classements internationaux ; Un jugement sans nuance du président de la cour des comptes. Lequel met aussi en cause les résultats du bac auquel on a fixé des taux de réussite artificiel. Le principal reproche concerne l’indigence du système dévaluation. “Cela explique que la France ne puisse exposer le résultat de ses propres évaluations face aux conclusions des enquêtes internationales qui qualifient avec netteté la performance de chaque système d‘enseignement”, a-t-il poursuivi. La Cour des comptes souligne le manque de moyens humains et financiers pour réaliser ces évaluations. De 2000 à 2017, les crédits dédiés à cet objectif ont toujours été inférieurs à cinq millions d‘euros par an, dans un budget global de 70 milliards d‘euros en 2018. Didier Migaud estime que l’évaluation des acquis par des examens comme le baccalauréat ne suffit plus pour juger de l‘efficacité du système français, en raison de “la fixation d‘objectifs de taux de réussite”. Il pointe des “freins culturels et administratifs” face au recueil de données sur les résultats des élèves par crainte que ces informations ne nourrissent les évaluations des enseignants et établissements. Il émet onze recommandations parmi lesquelles la mise en place d‘une “nouvelle architecture administrative” qui distingue les “rôles des gestionnaires et évaluateurs”. Il appelle à “mesurer systématiquement le niveau des élèves durant la scolarité” et à publier de façon régulière un rapport sur la performance du système scolaire, “sorte de Pisa (Programme international de suivi des acquis des élèves) à la française”.

Parcoursup» : système de sélection qui ne dit pas son nom

Parcoursup» : système de sélection qui ne dit pas son nom

 

Si le gouvernement s’est gardé de faire figurer le terme qui fâche dans son projet de loi, c’est bien une sélection que les universités pourront mettre en œuvre. Pour preuve, les réactions à gauche et à l’extrême gauche, où l’on craint de voir s’ouvrir la boîte de Pandore, mais aussi à droite, où certains auraient préféré une sélection assumée, assortie de critères transparents. Cette sélection, c’est avec l’usage de la nouvelle plateforme qu’elle va se matérialiser. Parcoursup renverse les rapports de force. Désormais, les futurs bacheliers ne classeront plus leurs vœux. Ce sont les universités qui classeront les candidats. En fonction de quels critères? Des «compétences d’expression écrite et orale» à la «capacité de travailler de manière autonome», la liste des «attendus» dans chacune des 45 mentions de licences proposées en France, publiée mi-décembre par le ministère, fixe un cadre on ne peut plus général… Et laisse aux universités autonomes la liberté d’établir leurs propres critères. Sur Parcoursup, elles auront accès aux relevés de notes de classe de première et de terminale. Avec quelque 8 millions de vœux potentiels formulés (environ 800.000 candidats pouvant formuler jusqu’à dix vœux), pour 650.000 places, les conditions d’une véritable mise en concurrence sont réunies.

 

Retraites : le meilleur système en France….pour l’instant !

Retraites : le meilleur système en France….pour l’instant !

 

Confirmation, la France dispose du meilleur système de retraites mais pour l’avenir il est largement hypothéqué par son financement. C’est la conclusion  de l’indice Mercer Melbourne qui évalue les systèmes de retraite de 30 pays, Par rapport à 2016, la France recule de trois places, à la 16ème place, même si son indice global (59,6) s’améliore grâce à de meilleures perspectives économiques. Mais le pays affiche des résultats contrastés. Avec un indice de 80,4, la France occupe en effet la première place de l’indice « performance », c’est-à-dire que son système offre le meilleur niveau de vie à ses retraités. En revanche, sa pérennité semble inquiéter les analystes de Mercer. Avec un indice de 38,6, le pays pointe à la 24ème place, juste derrière l’Allemagne (40,9). « Le problème est que tout repose sur les régimes obligatoires, qui fonctionnent par répartition (les cotisations des actifs financent immédiatement les pensions de retraite, NDLR). Il n’y a donc aucun préfinancement. Et la dette de ces régimes est équivalente à une part très importante du PIB », indique Christel Bonnet, consultante retraite chez Mercer. En termes de transparence et de simplicité, la France semble également pouvoir largement s’améliorer, puisqu’elle se classe 25ème sur 30. En ce sens, « la réforme des retraites promise par Emmanuel Macron, devant aboutir à un système par points, serait bénéfique en ter, disant ou à la saint-glinglin pour le pour l’arrêt de l’autorisation du visiophone (commercialisé notamment sous l’appellation ronde). Visiblement personne n’est vraiment d’accord ni en Europe ni au sein même du pour permettre à l’agriculture française de trouver un produit de remplacement moins polluant et moins dangereux pour la santé. Enfin Nicolas Hulot parle un jour de trois ans un autre d’un délai se situant dans la mandature présidentielle Gouvernement français Mes de compréhension », selon Christel Bonnet.

Le système des retraites prêt à exploser

 

Tous les trois ou quatre ans, les gouvernements successifs annoncent qu’ils ont mis en œuvre la grande réforme des retraites.  Malheureusement, les orientations deviennent vite obsolètes. Pour preuve le COR vient d’annoncer le report de l’équilibre des régimes non pas en 2020 mais en 2040.  En cause surtout l’évolution démographique alors qu’aujourd’hui on peut encore compter 2,2 actifs pour un retraité en 2050 il n’y aura plus qu’1.4 pour un retraité. La France, pays où le poids des retraités sur les actifs est le plus élevé du monde selon une étude réalisée par Bloomberg, la France serait avec seulement 2,2 actifs pour un retraité, le pays qui supporterait la plus lourde charge au monde, ex aequo avec Singapour et devant le Japon. Avec 13,85 millions de personnes qui touchent une pension de retraite en France pour 28,6 millions de personnes actives, le ratio actifs/retraités ne cesse de diminuer depuis des années avec le vieillissement de la population. Ainsi l’âge médian de la population française (50% ont plus, 50% ont moins) était de 33,7 ans en 1991. Il est de 40,4 ans en 2017 selon l’Insee.  Le système de retraites est donc condamné à exploser sauf à modifier assez sérieusement l’âge de départ, le montant des cotisations et le niveau de retraites. D’après un sondage,   nos concitoyens savent que notre régime obligatoire de retraite de base et de retraite complémentaire sera en faillite d’ici 10 ans. Un sentiment  qui paraît pertinent puisque chaque année le déficit de l’ensemble des systèmes de retraite et de l’ordre  de 10 milliards. Le COR prévoyait encore récemment que cet équilibre serait atteint en 2020 mais il a repoussé l’échéance à 2040. . Alors 2020,2030 2050, en fait  personne n’en sait rien car tout dépendra du rapport entre actifs et retraités, de la croissance donc aussi du chômage.  L’année dernière, le rapport du COR rappelait que selon les dernières données disponibles), le déficit annuel de l’ensemble des régimes de retraite représentait 0,5% du PIB français, soit environ 10 milliards d’euros. « En 2012, les ressources de l’ensemble des régimes de retraite français légalement obligatoires (y compris le Fonds de solidarité vieillesse) représentaient 13,4 % du produit intérieur brut (PIB), et les dépenses 13,9 % du PIB ». Le COR poursuivait : « La hausse des dépenses […] correspond quasi intégralement à l’augmentation de la masse des prestations de droit direct, en lien avec l’augmentation régulière du nombre de retraités – portée notamment par l’arrivée aux âges de la retraite des générations du baby-boom au cours de la décennie – et avec l’augmentation de la pension moyenne des retraités – sous « l’effet de noria » traduisant l’amélioration régulière des carrières au fil des générations ». Pour Le Figaro, les prévisions du rapport 2015 du COR « confirme, surtout, que la réforme Touraine des retraites, baptisée « loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites », ne suffit pas ». Une situation effectivement catastrophique.  Pourtant ils sont  à 65% à être opposés à un report de l’âge de départ de 62 à 65 ans.  Estimant pour la plupart d’entre eux que leur pension sera insuffisante pour vivre correctement, nos concitoyens épargnent régulièrement et se tournent vers des solutions individuelles. Leurs placements préférés restent sans surprise l’assurance vie –pour la disponibilité de l’épargne et l’immobilier- pour la sécurité et la possibilité de rester chez soi autant que possible pour ses vieux jours. C’est ainsi qu’une grande majorité plébiscite le fait d’être propriétaire de sa résidence principale pour bien préparer sa retraite et pour près de 30% d’entre eux cette préparation passe également par la réalisation d’investissements immobiliers.

Russie « un système totalitaire » (Pougatchev)

Russie «  un système totalitaire » (Pougatchev)

Le régime russe est   »totalitaire » d’après un ’ex-oligarque russe Sergueï Pougatchev, ancien conseiller de Boris Eltsine puis de Vladimir Poutine  (interview JDD).

 

. Pour l’ex-oligarque, le régime de Moscou oeuvre pour la chute de l’Union européenne et transforme également ses citoyens en esclaves d’un système verrouillé à plusieurs tours.

Emmanuel Macron a-t-il raison de rencontrer Vladimir Poutine lundi?
C’est une erreur de le rencontrer maintenant et dans un format bilatéral plutôt qu’avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président ukrainien, Petro Porochenko, dans le format Normandie [quatuor diplomatique composé de l’Allemagne, de la France, de l’Ukraine et de la Russie] mis en place sous la présidence de François Hollande pour le règlement de la crise en Ukraine. La tentation d’échanger avec des dictateurs a toujours existé : il suffit de se souvenir du colonel Kadhafi. Mais ce genre de procédé ne produit pas les résultats espérés, surtout si on envisage une négociation avec Vladimir Poutine, qui ne tient jamais ses engagements. Regardez les accords de Minsk sur l’Ukraine, qu’il sabote et utilise comme objet de chantage à l’encontre de l’Union européenne…

 

Comment qualifieriez-vous la Russie de Vladimir Poutine aujourd’hui?
Ce système de gouvernance est autoritaire, voire totalitaire. Avec la concentration dans ses mains d’un pouvoir sans limite, il a depuis longtemps transformé les citoyens russes en esclaves sans droit de vote. Actuellement, l’atmosphère en Russie est irrespirable, y compris dans la sphère culturelle, puisque Macron et Poutine parleront demain de culture.

 

La France doit-elle coopérer avec Moscou contre le terrorisme?
Les positions de Poutine ne sont pas dirigées contre le terrorisme : c’est lui-même qui a lancé la guerre avec l’Ukraine, où les troupes russes sont impliquées, alors que plus de 10.000 personnes sont déjà décédées dans ce conflit. C’est lui qui a annexé la Crimée de force. En Syrie, il se bat pour que le président Bachar el-Assad conserve le pouvoir à n’importe quel prix, alors même que sont ciblés des civils, des organisations humanitaires, des hôpitaux. L’arrivée de Poutine en 2000 et son maintien au pouvoir ont eu lieu sous les auspices d’un accroissement du terrorisme. C’est au cours de son premier mandat présidentiel que les actes terroristes majeurs ont eu lieu (explosions d’immeubles, la prise d’otages lors de la comédie musicale Nord-Ost, la prise d’otages et le massacre dans l’école de Beslan…) Encore aujourd’hui, les véritables motifs et les conditions de ces événements n’ont pas été rendus publics, alors qu’il y a des témoins de ces événements et des auteurs de ces attentats, qui n’ont pas été inquiétés.

 

La Maison-Blanche a exclu vendredi d’alléger les sanctions visant la Russie. Les Européens devraient les reconduire le 22 juin. Est-ce une bonne décision?
C’est une très bonne chose, car Poutine est clairement contre l’Union européenne. Pourquoi croyez-vous qu’il s’est immiscé dans l’élection présidentielle française et que le Kremlin a financé directement le Front national de Marine Le Pen – un fait sans précédent pour la France? Pour que l’UE s’effondre.

 

Dans quel état est l’économie russe aujourd’hui?
Il n’y a qu’un seul homme d’affaires aujourd’hui en Russie : c’est Poutine. En raison de sa politique agressive, l’économie russe se trouve dans un état terrible, au plus bas depuis la chute de l’URSS. En dix-sept ans à la tête du pays, il ne s’est pas contenté d’usurper le pouvoir : il a également placé sous sa coupe toute l’économie. Les entreprises dans les secteurs qui fonctionnent encore, essentiellement l’énergie, le pétrole et l’extraction gazière, Poutine les a partagées avec ses amis, principalement des anciens du KGB, tout en restant le bénéficiaire final. Les opposants comme Alexeï Navalny essaient bien de pousser la population à manifester pour ses droits. Mais les Russes ne sont pas près de s’opposer à Poutine.

 

Comment se portent les relations économiques et commerciales entre la France et la Russie?
Les échanges commerciaux s’élèvent à environ 11 milliards d’euros, ce qui est ridiculement peu pour un PIB français de plus de 2 200 milliards d’euros. J’aimerais néanmoins que le Président Macron prenne la peine de se pencher sur la sécurité des actifs des rares investisseurs français présents en Russie qui, si l’on suit mon propre exemple, encourent des risques énormes, comme les groupes Auchan, Danone, Renault, Total.

 

Imaginez-vous jouer un rôle dans le futur de la Russie?
Non, car je ne suis plus citoyen russe. Je suis maintenant citoyen français.

 

Le système de détournement des fonds européens par le Front National

Le système de détournement des fonds européens par le Front National

Dans un courrier paru dans le monde les deux juges en charge de l’enquête sur le détournement des fonds européens démontent le système de financement du Front National Selon ce courrier, cité par Le Monde, les investigations menées à ce stade sur une partie des collaborateurs des 24 députés européens du FN « permettent de constater l’absence totale de tout travail d’assistant parlementaire et au contraire un travail effectif au profit du Front national en France ». Les deux magistrats évoquent également dans leur lettre des documents découverts dans le bureau du trésorier du FN, Wallerand de Saint Just. Ces documents révèlent « la volonté du FN de réaliser de substantielles économies au détriment du Parlement européen par la prise en charge par celui-ci de salariés du parti au titre d’assistants parlementaires », écrivent-ils, selon Le Monde. Selon Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke, « des notes manuscrites saisies, attribuées à Wallerand de Saint Just (font) le lien entre le nombre de députés européens FN et un certain nombre de recettes pour le parti ». Les deux juges réitèrent leur volonté d’entendre Marine Le Pen, candidate du FN à l’élection présidentielle, qui affrontera le 7 mai au second tour l’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron. Le Monde avait déjà publié en mars un document aux mains de la justice, dans lequel Wallerand de Saint Just s’inquiète d’une hausse des dépenses du FN auprès de Marine Le Pen. Document dont le Front national a contesté l’interprétation qu’en a faite Le Monde. Le Parlement européen estime désormais à près de cinq millions d’euros le préjudice potentiel qu’il a subi dans cette affaire du 1er avril 2012 au 1er avril 2017.

Candidat du peuple ou anti système : une escroquerie

Candidat du peuple ou anti système : une escroquerie

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques, désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus « anti systèmes ». Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentants des moins favorisés voir des opprimés. Evidemment pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désignent des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi partie de ces multimillionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique, on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  « anti système » sont  les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats « anti système » entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et/ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause, notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et sont d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu,  il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système,  au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. Les candidats anti système n’existe pas, autant l’admettre et se déterminer sur des critères moins ésotériques.

2017 : Marine Le Pen dans le système du fric

2017 : Marine Le Pen dans le système du fric

 Les Le Pen sont sans doute mal placés pour critiquer  les autres candidats dits du système, eux qui vivent bourgeoisement grâce à un héritage et des profits de la politique. Ils sont empêtrés dans de nombreuses affaires (avec les impôts,  avec le Parlement européen et avec la justice française). Cependant les  Le Pen (père et fille) ont décidé de déposer plainte. Une plainte déposée pour dénonciation calomnieuse, visant personnellement Jean-Louis Nadal, le président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Jean-Marie Le Pen s’estime « harcelé » par la Haute autorité dans le but « de ruiner les ambitions présidentielles » de sa fille Marine. L’affaire remonte à février 2016, quand, en épluchant les comptes bancaires de Jean-Marie le Pen, la HATVP a tiqué sur une somme de 600.000 euros, en provenance de Cotelec, le micro parti de financement de l’ancien président frontiste. Le patrimoine immobilier des Le Pen continue d’intéresser la justice. Des investigations judiciaires sont en cours sur les conditions d’achat par Jean-Marie et Marine Le Pen d’une villa en 2012, peu après un virement d’un micro-parti satellite du FN sur un compte du cofondateur du parti, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.  Comme l’a révélé Le Point, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait signalé ces opérations au parquet national financier (PNF), soupçonnant des faits possibles d’abus de confiance et de recel, précisent les sources judiciaire et proche du dossier.  Le PNF a joint ce signalement à l’enquête déjà ouverte sur de possibles sous-évaluations ou omissions dans les déclarations de patrimoine de Jean-Marie et Marine Le Pen au Parlement européen, sur des soupçons de fraude fiscale concernant l’ancien président du FN, a précisé la source judiciaire. Le signalement portait sur la valeur de quatre biens immobiliers déclarés pour le père et sa fille, dont deux en commun, mais aussi sur l’acquisition de l’une des résidences, une villa à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) dans laquelle Jean-Marie Le Pen réside avec son épouse Jany. Cette résidence, vendue à la fin des années 1980 par Jany Le Pen, a été rachetée fin 2012 pour un montant d’environ 700.000 euros par Jean-Marie Le Pen et deux de ses filles, Marine et Yann Le Pen, explique une source proche du dossier.  Dans ses investigations, la HATVP a été intriguée par un virement de 600.000 euros de Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, sur son compte personnel, raconte la même source. « Dans un délai d’un mois sont intervenus le protocole d’accord pour la vente, le virement puis l’achat de la maison », indique encore cette source. Jean-Marie Le Pen évoque lui un emprunt de 700.000 euros à Cotelec, qui « n’avait rien à voir avec l’achat de la propriété » de Rueil-Malmaison en 2012.  A l’instar de Jeanne pour Marine Le Pen, Cotelec a longtemps été l’instrument permettant à Jean-Marie Le Pen de financer ses campagnes. Si l’argent d’un parti est utilisé à d’autres fins qu’un but politique, cela peut constituer le délit d’abus de confiance. Notons que Cotelec permettait de surfacturer (17 000 euros pour les tracts emballés dans un pseudo kit de campagne de chaque candidat !) aux fins de les faire rembourser par l‘Etat.

 

Nutrition : nouveau système d’étiquetage

Nutrition : nouveau système d’étiquetage

 

.La ministre de la santé s’explique dans le parisien sur le nouveau système d’étiquetage destiné à préciser la valeur nutritionnelle d’un produit. Reste à savoir comment les produits seront évalués et sur quels critères afin de ne pas réduire l’appréciation sur les seules teneurs en protéines, sucre, gras et sel. Bien d’autres nutriments sont à prendre en considération notamment les vitamines et les minéraux dans certaines carences seraient à l’origine de maladies graves ‘( impact nutritionnel qu’ignore l’INRA!). L’ Étiquetage qui va de la lettre A à la lettre E en passant par B, C et D (du vert au rouge) A présentant la meilleure valeur nutritionnelle et E la plus mauvaise Ministre de la Santé, Marisol Touraine, nous a reçus lundi pour nous annoncer, en exclusivité, le nouveau logo nutritionnel. Prévu dans la loi Santé, ce logo simplifié fera son apparition début avril dans les supermarchés.

 

Il doit permettre d’indiquer aux consommateurs la valeur nutritionnelle d’un produit, bien loin des étiquettes illisibles.

 

Quel logo figurera sur les produits industriels ?
MARISOL TOURAINE. Les résultats des études viennent de montrer que le plus pertinent des logos pour aider à manger sainement est le Nutri-Score. Cette vignette va du vert à l’orange foncé en fonction de la qualité du produit, type plats cuisinés ou sodas. C’est celle-là qui a donc été choisie. On a testé quatre pictogrammes pendant dix semaines lors d’une expérimentation dans soixante supermarchés dès septembre. Résultat : la qualité du panier moyen d’achat a le plus augmenté avec le Nutri-Score. En clair, les consommateurs ont été davantage attentifs et ont privilégié des aliments plus sains. En avril, je prendrai donc un arrêté pour que les industriels puissent apposer ce logo sur les paquets dans les rayons de supermarchés.

Quel est l’objectif d’une telle mesure ?
Une bonne alimentation est un facteur de bonne santé. Or, il y a 30 % d’adultes en surpoids, 15 % en obésité. Les familles défavorisées sont les plus touchées. Il y a aujourd’hui tellement d’indications sur les produits qu’elles sont trop difficiles à analyser. Il faut une information lisible afin que tout le monde s’y retrouve en un coup d’œil. L’idée n’est pas de dire aux gens de choisir entre un yaourt ou une pizza mais de leur dire laquelle des pizzas présentes dans les rayons est la moins grasse et salée. J’ai moi-même revu ma façon de consommer : je privilégie certaines céréales à d’autres. Cet étiquetage n’a pas pour objectif de dire aux Français : «Arrêtez les produits gras et sucrés» mais de donner à chacun les armes appropriées pour se protéger.

 

Sauf que ce logo reste facultatif. Si chaque industriel fait ce qu’il veut, cette mesure peut-elle être efficace ?
Certes, je ne peux pas leur imposer. Les règles européennes ne le permettent pas. Je le regrette mais c’est ainsi. Je compte sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s’engagent dans cette voie. Certains joueront le jeu et cela aura un effet boule de neige. On ne peut pas parler de santé publique et ne pas être transparent. Aujourd’hui, tout le monde parle de prévention, c’est l’avenir de la santé.

 

Pourtant, l’Anses, gendarme de l’alimentation, doute de la pertinence de l’étiquetage pour diminuer obésité et diabète…
C’est précisément parce qu’il y a eu des interrogations qu’on a fait des études. Pour la première fois, l’intérêt de l’étiquetage nutritionnel est démontré. C’est totalement nouveau en France. Une intuition se dégage à l’échelle mondiale : pour lutter contre le surpoids, il faut simplifier l’information sur les emballages.

 

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a jugé ce système d’étiquetage «trop stigmatisant». Que répondez-vous ?
Il y a eu beaucoup de débats, d’obstacles et de faux procès. Je suis restée sereine. Je ne suis pas dans la revanche et je suis heureuse de passer de l’intuition à la démonstration. Je ne souhaite pas bannir le plaisir de manger et de partager. On a le droit à des excès, je ne vais pas mettre une étiquette sur de la crème au beurre d’une pâtisserie de quartier. Je veux seulement donner à chacun le moyen de choisir.

 

 

Un système frauduleux installé au FN (Gaël Nofri)

Un système frauduleux installé au FN (Gaël Nofri,)

  • Gaël Nofri, ancien conseiller de Marine Le Pen, qui a ensuite dirigé la campagne européenne de Jean-Marie Le Pen dans le Sud-est en 2014 raconte : «En septembre 2011, je signe un contrat de campagne avec Marine Le Pen, qui m’a proposé de travailler avec elle. En 2012, on me dit : ‘il y a un problème, il faut passer sur un contrat avec le Parlement européen’. Je refuse. « En mai 2012, mon contrat s’arrête. Je vais pour m’inscrire au chômage. On me dit que les cotisations n’ont pas été versées. Je me dispute alors avec Marine Le Pen », poursuit-il. « C’est là qu’on me dit que Nicolas Crochet », expert-comptable du FN renvoyé lui aussi en correctionnelle, « allait m’envoyer un contrat pour me régulariser. J’attends, je gueule tout l’été », continue Gaël Nofri. « En septembre, Crochet me donne le contrat, je vois que ce n’est pas un contrat de campagne mais de conseil dans son cabinet d’expertise comptable. J’assume, je signe après cinq mois sans salaire ni chômage », confirme-t-il à l’AFP, alors qu’il dit n’avoir « jamais mis les pieds » dans ce cabinet. « J’interroge Marine Le Pen par SMS, Louis Aliot au téléphone, ils ne me répondent pas. À partir de ce moment-là, je suis en rupture totale » avec Marine Le Pen, confirme-t-il, racontant avoir rencontré les enquêteurs en septembre 2014 pour leur « apporter des éléments ». Dans cette affaire, le FN est soupçonné d’avoir mis en place, via des kits de campagne fabriqués par Riwalune escroquerie au préjudice de l’Etat, qui rembourse les frais de campagne, et ce par le biais notamment de surfacturations. Le parti, des dirigeants et des proches de la présidente du FN sont renvoyés en correctionnelle.

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus anti systémiques. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés. Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et son d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. 

 

Système de retraites: l’explosion

 

Tous les trois ou quatre ans, les gouvernements successifs annoncent qu’ils ont mis en œuvre la grande réforme des retraites.  Malheureusement, les orientations deviennent vite obsolètes. En cause surtout l’évolution démographique alors qu’aujourd’hui on peut encore compter 2,2 actifs pour un retraité en 2050 il n’y aura plus qu’1.4 pour un retraité. La France, pays où le poids des retraités sur les actifs est le plus élevé du monde selon une étude réalisée par Bloomberg, la France serait avec seulement 2,2 actifs pour un retraité, le pays qui supporterait la plus lourde charge au monde, ex aequo avec Singapour et devant le Japon. Avec 13,85 millions de personnes qui touchent une pension de retraite en France pour 28,6 millions de personnes actives, le ratio actifs/retraités ne cesse de diminuer depuis des années avec le vieillissement de la population. Ainsi l’âge médian de la population française (50% ont plus, 50% ont moins) était de 33,7 ans en 1991. Il est de 40,4 ans en 2017 selon l’Insee.  Le système de retraites est donc condamné à exploser sauf à modifier assez sérieusement l’âge de départ, le montant des cotisations et le niveau de retraites. D’après un sondage,   nos concitoyens savent que notre régime obligatoire de retraite de base et de retraite complémentaire sera en faillite d’ici 10 ans. Un sentiment  qui paraît pertinent puisque chaque année le déficit de l’ensemble des systèmes de retraite et de l’ordre  de 10 milliards. D’après le comité d’orientation des retraites (COR) l’équilibre devrait cependant être retrouvé d’ici 2030. Malheureusement le COR prévoyait encore récemment que cet équilibre serait atteint en 2020. Alors 2020,2030 2050, en fait  personne n’en sait rien car tout dépendra du rapport entre actifs et retraités, de la croissance donc aussi du chômage.  L’année dernière, le rapport du COR rappelait que selon les dernières données disponibles (), le déficit annuel de l’ensemble des régimes de retraite représentait 0,5% du PIB français, soit environ 10 milliards d’euros. « En 2012, les ressources de l’ensemble des régimes de retraite français légalement obligatoires (y compris le Fonds de solidarité vieillesse) représentaient 13,4 % du produit intérieur brut (PIB), et les dépenses 13,9 % du PIB ». Le COR poursuivait : « La hausse des dépenses […] correspond quasi intégralement à l’augmentation de la masse des prestations de droit direct, en lien avec l’augmentation régulière du nombre de retraités – portée notamment par l’arrivée aux âges de la retraite des générations du baby-boom au cours de la décennie – et avec l’augmentation de la pension moyenne des retraités – sous « l’effet de noria » traduisant l’amélioration régulière des carrières au fil des générations ». Pour Le Figaro, les prévisions du rapport 2015 du COR « confirme, surtout, que la réforme Touraine des retraites, baptisée « loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites », ne suffit pas ». Une situation effectivement catastrophique.  Pourtant ils sont  à 65% à être opposés à un report de l’âge de départ de 62 à 65 ans.  Estimant pour la plupart d’entre eux que leur pension sera insuffisante pour vivre correctement, nos concitoyens épargnent régulièrement et se tournent vers des solutions individuelles. Leurs placements préférés restent sans surprise l’assurance vie –pour la disponibilité de l’épargne et l’immobilier- pour la sécurité et la possibilité de rester chez soi autant que possible pour ses vieux jours. C’est ainsi qu’une grande majorité plébiscite le fait d’être propriétaire de sa résidence principale pour bien préparer sa retraite et pour près de 30% d’entre eux cette préparation passe également par la réalisation d’investissements immobiliers.

Une «révision totale du système de lutte antidopage» ? (CIO)

Une «révision totale du système de lutte antidopage» ? (CIO)

Afin sans doute d’éviter d’avoir à exclure tous les sportifs russes des JO, le président du Comité international olympique Thomas Bach a appelé mardi à une « révision totale du système de lutte antidopage ». Une manière de repousser à plus tard la mise à l’écart de la Russie suite au rapport de l’agence mondiale antidopage évoquant un dopage d’Etat Pour n’avoir pas à trancher sur cette question le sulfureux comité international olympique avait déjà renvoyé la responsabilité d’exclusion sur les fédérations internationales. Pour justifier encore davantage son laxisme le comité international olympique évoque la nécessité d’un système de lutte antidopage plus transparent, un euphémisme ! «  Les événements récents montrent que nous avons besoin d’une révision totale du système de lutte antidopage, a déclaré M. Bach, à l’ouverture de la 129e session du CIO qui réunit la centaine de membres de l’instance. Cela implique des responsabilités clairement établies, plus de transparence, plus d’indépendance et une meilleur harmonisation au niveau mondial», a ajouté le patron du mouvement olympique. M. Bach a également fermement répondu à ceux qui avaient appelé à une suspension totale de la Russie, après les révélations du rapport McLaren mettant en lumière un dopage d’Etat en Russie. Sur la base de ce rapport, le CIO a demandé aux fédérations internationales d’établir une liste de sportifs russes éligibles et non éligibles pour les JO. Un panel du CIO validera d’ici à vendredi ces listes, avec la possibilité d’écarter de nouveaux sportifs, qui s’ajouteraient à ceux déjà exclus. Certains ont appelé à une exclusion totale de l’équipe olympique russe bien avant que les révélations du rapport McLaren ne soient connues, a ajouté M. Bach. Cette exclusion totale de l’équipe russe a été qualifiée par certains « d’option nucléaire » et des athlètes innocents auraient alors dû être considérés comme des « victimes collatérales »». Une telle comparaison «est hors de toute mesure quand il s’agit de sport. Imaginons un instant les conséquences de « l’option nucléaire »», a-t-il ajouté. «Le résultat est la mort et la destruction. Ce n’est pas la mission du mouvement olympique» !

(Avec AFP)

Intermittents : trop de monde dans le système (Michel Menger , Sociologue)

Intermittents : trop de monde dans le système (Michel Menger , Sociologue)

Le récent accord concernant l’indemnisation du chômage des intermittents a été bien accueilli par les syndicats. Toutefois sa pérennité pourrait être menacé en regard du nombre croissant de bénéficiaires qui a été multiplié par 10 en 10 ans, ce qui fait reposer le financement du système essentiellement sur l’Unedic. . « Le paradoxe extraordinaire de ce système, c’est que quand vous créez de l’emploi sous forme intermittente, vous créez aussi du chômage », a expliqué mercredi sur France Info le sociologue et professeur au Collège de France Pierre-Michel Menger. « On a fait rentrer beaucoup plus de monde dans le système qu’il n’y avait de travail à se partager, c’est ça le grand problème », a-t-il estimé. Selon Pierre-Michel Menger, entre 1990 et 2000, on a « multiplié le nombre d’intermittents par dix ». Dans le même temps, le nombre de jours de travail a baissé, « de 68 jours il est passé à 43 jours ». Pierre-Michel Menger a pointé aussi des inégalités « considérables ». « Il y en a qui galèrent comme des malheureux, il y a des vedettes, et au milieu, des intermittents mieux lotis que d’autres : les techniciens ». Pour lui, il est nécessaire de trouver un équilibre de financement. Le professeur au Collège de France a dénoncé aussi « le silence assourdissant des employeurs des intermittents » dans cette crise. « Ils disposent d’un système d’emploi imbattable, ils peuvent employer quelqu’un sans jamais se soucier de sa carrière ». « Le DRH du secteur, c’est l’Unedic et les caisses de retraites », a lancé Pierre-Michel Menger qui a demandé des comptes aux employeurs : « On ne sait pas du tout comment ils utilisent l’intermittence, à un moment donné il faut faire apparaître la vérité du prix du travail ».

 

(France Info)

Hollande sur France 2 : crise de la télé ou du système politique ?

Hollande sur France 2 : crise de la télé ou du système politique ?

 

 

Finalement l’émission de François Hollande sur France 2 n’a rassemblé que de l’ordre de 13 % des téléspectateurs soit à peu près le même chiffre que la popularité du président de la république. En cause peut-être le formatage d’une émission dans le principe est peut-être usé jusqu’à la corde. En réalité le fait de faire participer trois ou quatre Français « de base » n’ajoute pas grand-chose et surtout ne contribue pas à l’élévation de la réflexion. Les propos du téléspectateur lambda sont certes concrets, voire pertinents mais trop partiels ; ils  contribuent à la désacralisation de la fonction et tire la discussion vers le bas. Mais au-delà du caractère un peu obsolète de ce type d’émission se pose surtout la question de la perte totale de crédibilité du système politique et de ceux qui le représentent. Le téléspectateur moyen ne supporte plus l’overdose de discours formaté, répétitif à caractère scientiste. Bref le bla-bla habituel des responsables qui parlent tous de changement sans connaître la nature de l’objet à moderniser. Du coup faute de réflexion vraiment nouvelle on l’alibi de la présence de quelques citoyens pour donner un vernis de nouveauté sur la forme comme sur le fond. Une vision évidemment de communicants qui pensent que l’enjeu électoral se joure essentiellement dans l’espace médiatique alors qu’en réalité les citoyens forment le jugement à partir des résultats économiques et sociaux concrets. La petite fenêtre télévisuelle ne formate pas l’opinion elle ne fait que la refléter. François Hollande a bien essayé de se montrer pédagogue, une partie des téléspectateurs a déserté. Jeudi soir, l’émission politique Dialogues Citoyens a réalisé un score d’audience moyen, pour ne pas dire médiocre, lors d’un rendez-vous qui se voulait important dans la reconquête de l’opinion par un président de la République chahuté dans les sondages. Avec seulement 3.474.000 Français sur France 2, la rencontre avec quatre Français n’a pas trouvé son public.

 

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