Archive pour le Tag 'obsolète'

Un système d’orientation scolaire obsolète

Un système d’orientation scolaire obsolète

Alors que la procédure Parcoursup continue, Vincent Troger, maître de conférences honoraire en sciences de l’éducation, invite, dans une tribune au « Monde », à centrer davantage l’orientation sur le projet de vie des jeunes.

 

Tribune. 

 

Depuis fin mai et jusqu’au 16 juillet (pour la phase principale), les lycéens et étudiants en réorientation reçoivent, au compte-gouttes, les réponses aux vœux d’orientation vers l’enseignement supérieur qu’ils ont exprimés sur la plate-forme Parcoursup. Cette année, comme les précédentes, la procédure n’a pas manqué de relancer les débats sur la politique d’orientation en France.

 

Dans un « cadre national de référence » publié en mai 2019, le ministère de l’éducation nationale rappelle sa logique de l’orientation à l’école : « permettre aux jeunes (…) d’élaborer progressivement leur projet d’orientation » à partir des informations que leur fournissent les documents de l’Onisep, les enseignants et les conseillers d’orientation. Ces informations reposent toutes sur le même principe : elles présentent « tous les diplômes proposés dans le cadre du service public d’éducation » et donnent « l’information sur les métiers et les formations » qui correspondent à ces diplômes. Ce dispositif repose donc sur l’idée qu’à chaque profession et niveau de qualification correspond une formation et un diplôme. Or cette logique d’une adéquation entre la formation, le diplôme et l’emploi est désormais de plus en plus obsolète. Comme si l’orientation scolaire était désorientée.

En effet, ce que l’on sait de l’entrée des jeunes sur le marché du travail montre que si, globalement, le diplôme protège à long terme du chômage, il ne garantit plus depuis longtemps une insertion stable dans le domaine professionnel correspondant théoriquement à la formation suivie. Plus exactement, cette garantie ne concerne plus que la proportion des jeunes qui accèdent, après le baccalauréat, aux formations sélectives de l’enseignement supérieur : certains BTS, IUT, médecine, sciences politiques, écoles de commerce, classes préparatoires aux grandes écoles… Or ces formations n’accueillent qu’environ 35 % d’une classe d’âge.

Pour les 65 % restants, l’insertion professionnelle est longue et discontinue. Une enquête de suivi de l’insertion professionnelle publiée par le Centres d’études et de recherches sur les qualifications en 2019 montre que dans la génération sortie du système scolaire en 2010, 17 % n’ont connu pendant sept ans que « chômage récurrent » ou « inactivité », et seulement 55 % d’entre eux ont obtenu rapidement un CDI. Et à la fin de la période d’enquête, ils sont encore 20 % à n’avoir qu’un emploi en CDD ou en intérim. Pour la majorité des jeunes, titulaires de diplômes universitaires, de bacs professionnels ou de CAP, les années qui suivent la sortie du système éducatif seront donc celles des CDD, de l’intérim, des petits boulots, des périodes de chômage, des retours en formation. En 2015, dans son étude intitulée « La face cachée des “Tanguy” », la Fondation Abbé Pierre recensait 338 000 jeunes adultes de plus de 25 ans obligés de recohabiter avec leurs parents en raison notamment de pertes d’emploi ou de revenus insuffisants.

Éducation–Un système français d’orientation complètement obsolète

Éducation–Un système français d’orientation  complètement obsolète

Alors que la procédure Parcoursup continue, Vincent Troger, maître de conférences honoraire en sciences de l’éducation, invite, dans une tribune au « Monde », à centrer davantage l’orientation sur le projet de vie des jeunes.

 

Tribune. 

 

Depuis fin mai et jusqu’au 16 juillet (pour la phase principale), les lycéens et étudiants en réorientation reçoivent, au compte-gouttes, les réponses aux vœux d’orientation vers l’enseignement supérieur qu’ils ont exprimés sur la plate-forme Parcoursup. Cette année, comme les précédentes, la procédure n’a pas manqué de relancer les débats sur la politique d’orientation en France.

 

Dans un « cadre national de référence » publié en mai 2019, le ministère de l’éducation nationale rappelle sa logique de l’orientation à l’école : « permettre aux jeunes (…) d’élaborer progressivement leur projet d’orientation » à partir des informations que leur fournissent les documents de l’Onisep, les enseignants et les conseillers d’orientation. Ces informations reposent toutes sur le même principe : elles présentent « tous les diplômes proposés dans le cadre du service public d’éducation » et donnent « l’information sur les métiers et les formations » qui correspondent à ces diplômes. Ce dispositif repose donc sur l’idée qu’à chaque profession et niveau de qualification correspond une formation et un diplôme. Or cette logique d’une adéquation entre la formation, le diplôme et l’emploi est désormais de plus en plus obsolète. Comme si l’orientation scolaire était désorientée.

En effet, ce que l’on sait de l’entrée des jeunes sur le marché du travail montre que si, globalement, le diplôme protège à long terme du chômage, il ne garantit plus depuis longtemps une insertion stable dans le domaine professionnel correspondant théoriquement à la formation suivie. Plus exactement, cette garantie ne concerne plus que la proportion des jeunes qui accèdent, après le baccalauréat, aux formations sélectives de l’enseignement supérieur : certains BTS, IUT, médecine, sciences politiques, écoles de commerce, classes préparatoires aux grandes écoles… Or ces formations n’accueillent qu’environ 35 % d’une classe d’âge.

Pour les 65 % restants, l’insertion professionnelle est longue et discontinue. Une enquête de suivi de l’insertion professionnelle publiée par le Centres d’études et de recherches sur les qualifications en 2019 montre que dans la génération sortie du système scolaire en 2010, 17 % n’ont connu pendant sept ans que « chômage récurrent » ou « inactivité », et seulement 55 % d’entre eux ont obtenu rapidement un CDI. Et à la fin de la période d’enquête, ils sont encore 20 % à n’avoir qu’un emploi en CDD ou en intérim. Pour la majorité des jeunes, titulaires de diplômes universitaires, de bacs professionnels ou de CAP, les années qui suivent la sortie du système éducatif seront donc celles des CDD, de l’intérim, des petits boulots, des périodes de chômage, des retours en formation. En 2015, dans son étude intitulée « La face cachée des “Tanguy” », la Fondation Abbé Pierre recensait 338 000 jeunes adultes de plus de 25 ans obligés de recohabiter avec leurs parents en raison notamment de pertes d’emploi ou de revenus insuffisants.

Le système scolaire d’orientation français complètement obsolète

 Le système scolaire d’orientation français complètement obsolète

Alors que la procédure Parcoursup continue, Vincent Troger, maître de conférences honoraire en sciences de l’éducation, invite, dans une tribune au « Monde », à centrer davantage l’orientation sur le projet de vie des jeunes.

 

Tribune. 

 

Depuis fin mai et jusqu’au 16 juillet (pour la phase principale), les lycéens et étudiants en réorientation reçoivent, au compte-gouttes, les réponses aux vœux d’orientation vers l’enseignement supérieur qu’ils ont exprimés sur la plate-forme Parcoursup. Cette année, comme les précédentes, la procédure n’a pas manqué de relancer les débats sur la politique d’orientation en France.

 

Dans un « cadre national de référence » publié en mai 2019, le ministère de l’éducation nationale rappelle sa logique de l’orientation à l’école : « permettre aux jeunes (…) d’élaborer progressivement leur projet d’orientation » à partir des informations que leur fournissent les documents de l’Onisep, les enseignants et les conseillers d’orientation. Ces informations reposent toutes sur le même principe : elles présentent « tous les diplômes proposés dans le cadre du service public d’éducation » et donnent « l’information sur les métiers et les formations » qui correspondent à ces diplômes. Ce dispositif repose donc sur l’idée qu’à chaque profession et niveau de qualification correspond une formation et un diplôme. Or cette logique d’une adéquation entre la formation, le diplôme et l’emploi est désormais de plus en plus obsolète. Comme si l’orientation scolaire était désorientée.

En effet, ce que l’on sait de l’entrée des jeunes sur le marché du travail montre que si, globalement, le diplôme protège à long terme du chômage, il ne garantit plus depuis longtemps une insertion stable dans le domaine professionnel correspondant théoriquement à la formation suivie. Plus exactement, cette garantie ne concerne plus que la proportion des jeunes qui accèdent, après le baccalauréat, aux formations sélectives de l’enseignement supérieur : certains BTS, IUT, médecine, sciences politiques, écoles de commerce, classes préparatoires aux grandes écoles… Or ces formations n’accueillent qu’environ 35 % d’une classe d’âge.

Pour les 65 % restants, l’insertion professionnelle est longue et discontinue. Une enquête de suivi de l’insertion professionnelle publiée par le Centres d’études et de recherches sur les qualifications en 2019 montre que dans la génération sortie du système scolaire en 2010, 17 % n’ont connu pendant sept ans que « chômage récurrent » ou « inactivité », et seulement 55 % d’entre eux ont obtenu rapidement un CDI. Et à la fin de la période d’enquête, ils sont encore 20 % à n’avoir qu’un emploi en CDD ou en intérim. Pour la majorité des jeunes, titulaires de diplômes universitaires, de bacs professionnels ou de CAP, les années qui suivent la sortie du système éducatif seront donc celles des CDD, de l’intérim, des petits boulots, des périodes de chômage, des retours en formation. En 2015, dans son étude intitulée « La face cachée des “Tanguy” », la Fondation Abbé Pierre recensait 338 000 jeunes adultes de plus de 25 ans obligés de recohabiter avec leurs parents en raison notamment de pertes d’emploi ou de revenus insuffisants.

Réforme des retraites : un texte obsolète

Réforme des retraites : un texte obsolète

 

Pour des motifs juridiques mais aussi économiques et sociaux, le texte de la réforme des retraites est devenu obsolète. Frédéric Sève, le secrétaire national de la CFDT chargé des retraites contacté par le JDD : « Il est trop compliqué de reprendre le projet en l’état. Il faudrait d’abord qu’il repasse au Sénat. Et techniquement, le texte est obsolète puisqu’il avait instauré une conférence de financement qui devait se terminer le 30 avril 2020 et qui n’a jamais eu lieu pour cause de Covid. »

« La pandémie a toutefois mis en avant les difficultés d’avoir un système morcelé, poursuit le responsable de la CFDT. De mon point de vue, la crise sanitaire n’a pas invalidé le besoin de système universel, bien au contraire. »

Le 26 avril sur Europe 1, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire défendait lui aussi l’idée de de reprendre telle quelle la réforme. 53% des Français pensent également qu’il faut relancer la réforme selon le sondage Ifop pour le JDD publié jeudi matin.

Notons que la caisse d’assurance vieillesse a révélé que l’âge moyen réel de départ en retraite et près de 63 ans dans le privé.Dans le public l’âge varie de 50 à 60 ans selon les fonctions et les générations.

Âge minimum de départ à la retraite d’un fonctionnaire

L’âge minimum autorisé de départ à la retraite des fonctionnaires dépend de l’année de naissance :

  • Entre 60 (naissance avant le 1er juillet 1951) et 62 ans (naissance à partir de 1955) pour les emplois sédentaires
  • Entre 55 ans (naissance avant le 1er juillet 1956) et 57 ans (naissance à partir de 1960) pour les emplois de catégorie active
  • Entre 50 ans (naissance avant le 1er juillet 1961) et 52 ans (naissance à partir de 1965) pour les emplois de la catégorie super active

Les infirmiers et les personnels paramédicaux de la fonction publique hospitalière qui ont opté pour leur intégration dans les nouveaux corps de catégories A sédentaire peuvent partir en retraite à 60 ans.

Lorsque le départ à la retraite pouvait intervenir avant le 11 novembre 2010 à un âge inférieur à 55 ans (à partir de 50, 53 ou 54 ans), l’âge minimum de départ à la retraite est également relevé progressivement de 2 ans.

 

Possibilité de départ en retraite anticipé des fonctionnaires

Certaines situations autorisent sous condition, un départ en retraite anticipé des fonctionnaires :

  • Sans condition d’âge, en cas de retraite pour invalidité (on parle d’infirmité dans le cas des militaires), qu’elle soit d’origine professionnelle ou non
  • À partir de 55 ans, en cas d’incapacité permanente d’au moins 50 % ou en cas de reconnaissance du statut de travailleur handicapé
  • En cas de carrière longue
  • Sans condition d’âge en justifiant de 15 ans de services dans la fonction publique pour un parent d’un enfant atteint d’une invalidité d’au moins 80%
  • Sans condition d’âge, pour les fonctionnaires d’État ayant accompli au moins 15 ans de services et atteint (ou ayant un conjoint atteint) d’une infirmité ou d’une maladie incurable rendant l’exercice de toute profession impossible
  • Dès 60 ans pour les fonctionnaires d’une allocation amiante

Obtention de la retraite à taux plein pour les fonctionnaires

La retraite à taux plein peut être obtenue :

  • Automatiquement dès l’atteinte d’un certain âge (âge du taux plein)
  • À partir de l’âge minimum autorisé de départ en retraite à condition de justifier d’un nombre de trimestres d’assurance suffisant
  • Entre 55 ans (naissance avant le 1er juillet 1961) et 57 ans (naissance à partir de 1965) pour les emplois de la catégorie super active

L’atteinte du taux plein, équivalent à 75 % (voire 80 % pour les fonctionnaires actifs) dans le régime des fonctionnaires, permet d’obtenir une pension sans décote.

Le clivage gauche-droite obsolète chez les jeunes ?

 Le clivage gauche-droite obsolète chez les jeunes  ?

Selon la sociologue Anne Muxel, l’extrême droite ne fait plus figure de repoussoir chez les jeunes générations. Marine Le Pen est parvenue à incarner en partie le « vote protestataire ». (Interview le monde)

La sociologue Anne Muxel, directrice de recherches au Cevipof, le Centre de recherches politiques de Sciences Po, revient sur la forte tentation des jeunes pour un vote protestataire, à l’extrême droite mais aussi pour La France insoumise.

Existe-t-il un vote jeune ?

Au fil du temps, les jeunes se sont mis tendanciellement à voter comme le reste de l’électorat, avec cependant quelques inflexions. Ce n’était pas le cas dans les années post-Mai 68, où l’électorat jeune était marqué par un tropisme de gauche – on a pu parler d’une « génération Mitterrand » – qui avait sensiblement contribué à l’arrivée du candidat du Parti socialiste (PS) au pouvoir.

Ce vote s’est ensuite quelque peu résorbé, notamment avec l’élection de Jacques Chirac en 1995, pour lequel une majorité de jeunes électeurs a voté, participant finalement à un désir d’alternance politique. En 2007, lors de l’élection qui opposait Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, a ressurgi un vote majoritaire pour la gauche, mais, depuis, si l’électorat jeune reste plus à gauche que ses aînés, il est moins à gauche qu’auparavant.

 

Notamment avec le trouble introduit par le vote frontiste, qui a toujours concerné une partie significative de l’électorat jeune, particulièrement dans ses segments les plus populaires, les moins scolarisés, déjà au travail ou en quête de travail, chez qui Jean-Marie Le Pen ou sa fille ont fait des scores tout à fait importants. Beaucoup de jeunes qui votent pour Marine Le Pen se disent d’ailleurs ni de droite ni de gauche ; le clivage a perdu de sa pertinence chez eux. Et ce mouvement ne profite guère à la droite classique, Les Républicains ayant beaucoup de difficultés à attirer l’électorat jeune. Par ailleurs, l’enjeu écologique, devenu premier dans les préoccupations des jeunes, ne se traduit encore que timidement dans le vote écologique.

Y a-t-il eu un tournant dans ce vote pour le RN ?

C’est plutôt très progressif et cela participe des fluctuations, des mouvements, des réalignements qui ont affecté les évolutions de l’ensemble du corps électoral. Sans oublier la persistance de l’abstention, qui ne cesse de croître, mais est nettement plus marquée chez les jeunes. Quel que soit le type de scrutin, il y a toujours dix points d’abstention de plus dans cet électorat.

La dernière présidentielle est intéressante : alors même qu’il s’agissait d’une élection assez politisée, mettant en scène un candidat très jeune avec un discours net de renouveau de la vie politique, cette élection s’est soldée non seulement par un vote très tiède des 18-24 ans pour Emmanuel Macron, mais surtout une abstention forte, puisqu’un tiers des étudiants, a priori ceux qui ont le plus de chance de participer à un scrutin, sont restés en retrait.

 

 

Inflation : le calcul de l’indice est obsolète

Inflation : le calcul de l’indice est obsolète

 

 

 

Il est clair qu’il y a longtemps que l’indice des prix à la consommation calculée par l’INSEE est complètement obsolète. Conjoncturellement, il faut tenir compte de la crise sanitaire qui a complètement modifié la structure de consommation des Français. Structurellement , cet indice est aussi à revoir sérieusement puisque par exemple le du logement et seulement pris en compte pour 6 % dans l’indice total alors qu’il représente réellement de l’ordre de 20 %. En outre d’une manière générale sont sous-estimés l’évolution des prix des services.

Les  prix sur les produits alimentaires – en demande accrue avec la fermeture des restaurants – ne se sont, eux, pas relâchés. Bien au contraire. Le poids de l’alimentation dans la consommation a ainsi atteint 33% en avril, selon la Banque centrale. Or, selon l’Insee, cette part était de 18% dans son indice des prix en France.

 « L’Insee a fait comme si le confinement n’avait pas existé, c’est complètement aberrant. Le panier de référence de la ménagère est changé annuellement, alors qu’il est évident que la structure de consommation des Français a changé radicalement pendant les confinements. Le budget alimentaire a explosé et en plus avec des prix à la hausse, l’inflation a été bien supérieure », commente à La Tribune l’économiste Philippe Herlin, auteur de « Pouvoir d’achat : le grand mensonge » (2018, Eyrolles), dans lequel il pointe les défauts des méthodes de calcul de l’Institut national des statistiques. Et d’ajouter : « L’Insee aurait du faire un correctif ».

Inflation : le calcul de l’indice est obsolète

Inflation : le calcul de l’indice est obsolète

 

 

 

Il est clair qu’il y a longtemps que l’indice des prix à la consommation calculée par l’INSEE est complètement obsolète. Conjoncturellement, il faut tenir compte de la crise sanitaire qui a complètement modifié la structure de consommation des Français. Structurellement , cet indice est aussi à revoir sérieusement puisque par exemple le du logement et seulement pris en compte pour 6 % dans l’indice total alors qu’il représente réellement de l’ordre de 20 %. En outre d’une manière générale sont sous-estimés l’évolution des prix des services.

Les  prix sur les produits alimentaires – en demande accrue avec la fermeture des restaurants – ne se sont, eux, pas relâchés. Bien au contraire. Le poids de l’alimentation dans la consommation a ainsi atteint 33% en avril, selon la Banque centrale. Or, selon l’Insee, cette part était de 18% dans son indice des prix en France.

 « L’Insee a fait comme si le confinement n’avait pas existé, c’est complètement aberrant. Le panier de référence de la ménagère est changé annuellement, alors qu’il est évident que la structure de consommation des Français a changé radicalement pendant les confinements. Le budget alimentaire a explosé et en plus avec des prix à la hausse, l’inflation a été bien supérieure », commente à La Tribune l’économiste Philippe Herlin, auteur de « Pouvoir d’achat : le grand mensonge » (2018, Eyrolles), dans lequel il pointe les défauts des méthodes de calcul de l’Institut national des statistiques. Et d’ajouter : « L’Insee aurait du faire un correctif ».

Aide d’urgence internationale : « un modèle obsolète »

Aide d’urgence internationale : « un modèle obsolète »

 

Pour Pierre Micheletti, le président d’Action contre la faim, l’échec partiel de la conférence des donateurs pour le Yémen qui s’est tenue le 1er mars est symptomatique d’un système à bout de souffle. Dans une tribune au « Monde », il défend l’instauration par l’ONU d’un système de contribution obligatoire des pays aux revenus élevés.

Tribune.

Le 1er mars, s’est tenue une nouvelle conférence des donateurs sur le Yémen, coorganisée par la Suède et la Suisse. Comme la précédente, en juin 2020 à Riyad, elle passe largement en deçà de l’objectif de réunir les sommes nécessaires pour faire face à l’une des crises contemporaines majeures (130 000 morts, plus de 3 millions de déplacés forcés).

Cette incurie est d’abord indécente. Après avoir fixé l’un des fronts militaires du conflit entre l’Iran, l’Arabie saoudite et leurs alliés respectifs, après avoir constitué un juteux marché pour la vente d’armement des grandes puissances, le sort des millions de personnes en détresse ne fait plus recette.

Cent pays parmi les plus riches de la planète n’ont pu réunir les 3,2 milliards d’euros nécessaires pour l’année 2021, là où certains auront été capables d’injecter des centaines de milliards pour relancer leurs économies abîmées par le Covid-19. Près de la moitié des fonds jugés nécessaires ne seront pas obtenus.

 « Le résultat de la réunion (…) est décevant », a déclaré le secrétaire général des Nations unies, M. Guterres, dont le long passé comme patron du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) fait de lui un observateur averti et respecté des questions humanitaires.

Le temps est venu de se rendre à l’évidence : le modèle financier en vigueur pour répondre aux besoins des populations en danger partout sur les terrains de crise est obsolète, et désormais inopérant. L’échec partiel de la conférence sur le Yémen en constitue le plus récent symptôme.

Tel qu’il se présente aujourd’hui, le financement de l’aide humanitaire internationale a trois inconvénients majeurs :

– il n’arrive pas à réunir les sommes nécessaires pour couvrir les besoins identifiés chaque année par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) ;

– il expose l’aide humanitaire à différentes formes de limitations, ou de subordination à la volonté politique des quelques pays qui dominent largement, via leurs contributions volontaires, l’enveloppe annuelle ;

– il transfère aux principales ONG internationales la responsabilité de trouver des financements complémentaires à ceux des Etats. Il entraîne, dès lors, ces ONG vers des formes de marchandisation de leur mission, vers une quête incessante de performance pour réduire leurs frais de fonctionnement. Et vers une dépendance à l’égard de la générosité de leurs donateurs individuels, au prix de pratiques marketing qu’on leur reproche parfois, mais qui sont la conséquence, pour essayer de faire plus à moindre coût, de la défaillance des Etats.

style=’box-sizing: inherit;font-size:1.6rem’ v:shapes= »_x0000_i1025″>

La croissance : un indicateur obsolète ?

La croissance : un indicateur obsolète ?

 

Quatre responsables du groupe de réflexion Bridge expliquent, dans une tribune au « Monde », que la croissance et la décroissance sont les deux faces d’une même illusion.

Tribune.

 

 Le paradigme de la « croissance » a été construit au sein de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE), pour administrer le Plan Marshall (1947-1952). La compétition Est/Ouest constitue l’un des éléments-clés de la course à la croissance, par les Etats du bloc de l’Ouest et ceux du bloc de l’Est. La seule différence entre les deux réside dans la manière de mesurer la croissance.

Alors que les pays de l’OECE s’accordent, au début des années 1950, pour faire du produit intérieur brut (PIB) l’indicateur global et potentiellement universel de la croissance, l’URSS ne comptabilise que la production matérielle. De nombreux concepts, de nombreux raisonnements et les institutions qui les ont fait « entrer » dans la réalité ont été forgés à cette époque.

Comme le disait l’économiste Keynes (1883-1946), « la difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, elle est d’échapper aux idées anciennes qui ont poussé leurs ramifications dans tous les recoins de l’esprit des personnes ayant reçu la même formation que la plupart d’entre nous » (La Mystique de la croissance, de Dominique Méda, Flammarion, 2013). Produire plus avec autant ou moins de travail est la définition des gains de productivité.

Pour un redéploiement de l’industrie

Mais produire plus de quoi ? Dans nos pays, les services représentent, en gros, les trois quarts du PIB. Pour ces trois quarts, on ne sait pas toujours définir ce que sont les unités produites, donc les prix unitaires, donc les « volumes », donc les gains de productivité. Dans tous les secteurs, les variations de qualité des biens et services sont très peu et très mal prises en compte dans les indices des prix, donc dans les volumes.

L’intégration des services dans le PIB reconnaît leur « valeur », mais leur monétarisation relève d’un artifice comptable conventionnel. Comment qualifier et quantifier la croissance du service rendu ? Cela suffit à disqualifier le PIB comme indicateur du bien-être et la croissance du PIB comme objectif synthétique de toute politique de « développement ».

La « décroissance » relève plus de la rhétorique que d’une révolution conceptuelle. On ne sort pas de l’univers théorico-pratique institué par le paradigme de la croissance en prenant son contrepied. La transition écologique exige un redéploiement de l’industrie selon l’axe du génie écologique, lequel renvoie à « l’idéal-type » d’une synthèse de l’économie fonctionnelle et de l’économie circulaire, préfigurant la symbiose généralisée du matériel et du relationnel, du produit et du service.

Le budget 2021 déjà obsolète

Le budget 2021 déjà obsolète

Le projet de budget 2021 a été élaboré sans les orientations annoncées par le président de la république et découlant notamment du couvre-feu. Ces orientations seront complétées aujourd’hui par des mesures annoncées par le Premier ministre. Il y aura bien sûr l’aide aux entreprises, le  soutien de ceux qui vont perdre leur emploi aussi des aides aux ménages les plus défavorisés.

Un ensemble de dispositions qui vont se traduire par des milliards de dépenses supplémentaires. Il convient en effet de prendre en compte le secteur hôtellerie restauration mais aussi le secteur culturel, le secteur événementiel sans parler du secteur amont qui compte à peu près autant d’emplois. Du coup, le budget 2021 discuté à l’Assemblée nationale paraît un peu surréaliste.

C’est un «budget mort-né», il y a eu un «défaut d’anticipation»: à coups de suspensions de séance et de rappels au règlement, les députés d’opposition ont critiqué les annonces d’Emmanuel Macron mercredi soir, en plein examen du budget à l’Assemblée. Avec le couvre-feu, les «hypothèses» économiques du budget 2021 ne «sont plus tenables», a dénoncé la députée LR Véronique Louwagie. Le couvre-feu «va affecter économiquement les restaurants et les salles de spectacles», si «on en est là, c’est qu’il y a eu un défaut d’anticipation», a jugé la patronne du groupe socialiste Valérie Rabault.

Le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, a admis que se posera «très certainement la question du financement des mesures annoncées ce soir et qui seront précisées demain» par le Premier ministre. Il a évoqué la possibilité d’amender le budget 2021 pendant la navette parlementaire. Concernant 2020, il a aussi cité la dernière loi de finances rectificative (PLFR4) en fin d’année.

Le PIB est obsolète dans le contexte de la crise

Le PIB est obsolète dans le contexte de la crise

. Expert et consultant en Finance, Marc Verspyck  estime  dans la Tribune PIB n’est pas le bon indicateur pour mesurer la profondeur de la crise : avec des Etats qui mobilisent massivement leur « bilan », lèvent abondement de la dette, subventionnent le chômage partiel,… il nous faut suivre des indicateurs plus « physiques » et réfléchir à ceux qui nous aideraient à appréhender le « new after ». Reste à identifier ceux qui seraient plus pertinents.

 

« De nombreux chiffres circulent sur les effets de la crise sanitaire du Covid 19 en matière économique : on évoque 3% d’impact mensuel sur le PIB, on relativise en évoquant des effets de rattrapage possible, on discute des modifications de comportements qui altéreraient les équilibres (consommation et productions plus locales, télétravail,..) et on s’interroge sur les conséquences indirectes non paramétrées (commerce mondial, prix des matières premières).

Mais une difficulté de taille apparaît : comment appréhender dans les calculs macro-économiques des actions – justifiées – des Etats ? Comment mesurer un PIB « nettoyé » des subventions (chômage partiel, reports de paiement d’impôts) et non corrigé des effets positifs des prêts et garanties étatiques et para-étatiques ? On comprend bien que le PIB se dégraderait bien davantage sans ces mesures : non pas – 8% annuels, mais – 30% ?

Il serait effectivement possible d’évaluer, en parallèle du PIB, les encours de dettes publiques et parapubliques qui se créent – en les imputant uniquement aux mesures conjoncturelles de lutte contre la récession. Mais mesure-t-on réellement les encours de garanties et les mécanismes européens ? Comment intégrer le facteur temps, avec des dettes de maturités différentes ?

Aussi, pour prendre la mesure de la gravité de la crise et pour mieux accompagner sa sortie, des indicateurs plus « physiques » pourraient utilement identifiés et analysés. Et nous ne sommes pas à court de chiffres, grâce aux multiples instituts qui travaillent sur le sujet.

Des « familles » d’indicateurs sont envisageables. La première serait l’emploi (au-delà des chiffres classiques de d’offres d’emploi, de chômeurs et de chômeurs partiels couverts par le dispositif de Mars 2020, le risque porte sur un frein à de l’apprentissage et de l’alternance). La deuxième porterait sur la production (avec un focus spécifique sur les niveaux de consommation d’électricité et de pétrole).  Les investissements des entreprises et la consommation des ménages sont en général bien mesurés par l’INSEE. Enfin l’évolution de l’épargne (risque d’augmentation d’un sur-épargne de prudence au détriment de la consommation). Nul doute que nous aurons besoin de mesures de relance complémentaires ; elles auront besoin d’être ciblées, mesurables et réversibles : pour cela des indicateurs doivent être posés au préalable et nous sortir d’un logique englobante du PIB.

Pour autant, les enjeux vont au-delà des indicateurs traditionnels : « a new after », comme certains libellent nos lendemains incertains, préfigure que les comportements des acteurs économiques évolueront dans des directions inconnues, que des mutations engagées vont s’accélérer alors que des tendances peuvent s’inverser (relocalisations). Il sera donc intéressant de suivre le pourcentage de consommation locale, des indices de déplacement, le taux de télétravail, les décisions d’investissement/relocalisation, le nombre de consultations médicales, nombre de créations d’entreprise,… Chaque entreprise dans son secteur pourrait établir une liste et analyser son éco-système de manière anticipée. Les fédérations professionnelles pourraient prendre le leadership et aider les secteurs à prendre la mesure de ces changements.

Se pose enfin la question de la mesure de la dette. Dette publique, dette garantie, dette d’entreprise. Le bilan de la BPI sera une bonne lecture – mais la transparence et l’exigence d’un bon « pilotage économique » impose que nous disposions de l’encours des prêts garantis par l’Etat, à un rythme mensuel. »

Une politique de défense obsolète (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

Une politique de défense obsolète (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

On se souvient que le Général DE Villiers avait été publiquement remis à sa place par Macon suite à ses propos concernant l’insuffisance des moyens de la défense française. Le général de Villiers avait a d’ailleurs dû démissionner et il a été remplacé comme chef d’état-par. Ce dernier ne dit pas autre chose que son prédécesseur a savoir que les moyens français vêtements sous dimensionné par rapport au engagement et aux objectifs. Ce qui est en cause c’est la multiplicité  des champs d’intervention d’une armée ne disposent ni du matériel ni des hommes pour assurer des missions aussi multiples. Un question urgente va se poser notamment au Sahel où non seulement la présence française est inadaptée à l’ampleur des enjeux mais en plus avec un contestation de cette présence par certaines populations.

 

Le général Lecointre fait observer que « le niveau de sollicitation de certains équipements au cours de ces dernières années s’est avéré supérieur à ce que prévoyaient les contrats opérationnels ». Et selon le chef d’état-major des armées français( CEMA), cette surexploitation a accéléré le vieillissement général et requiert aujourd’hui un surcroît de maintenance pris en compte par la LPM. « Néanmoins, en partant de ce constat et en nous projetant dans l’avenir à la lumière de l’analyse que nous faisons de la situation internationale, nous devons nous demander si le modèle que nous concevons aujourd’hui sera à même de répondre, avec nos alliés, aux sollicitations futures », s’interroge-t-il.

Actuellement, plus de 30.000 militaires sont engagés quotidiennement pour la défense de la France, souligne le général Lecointre. Parmi lesquels, 8.000 sont en opérations extérieures (OPEX), pour l’essentiel en bande sahélo-saharienne, au Levant ou au Liban ; 20.000 sont engagés sur le territoire national, dans le cadre des postures permanentes de sauvegarde maritime ou de sûreté aérienne, dans celui de l’opération Sentinelle, ou au sein de nos forces de souveraineté dans nos collectivités outremer ; 3.700 sont pré-positionnés comme forces de présence à l’étranger. « Rapporté à nos effectifs aujourd’hui, ce niveau d’engagement soutenu depuis de nombreuses années est inédit et il ne devrait pas fléchir dans les années à venir, loin de là. Les foyers de crises sont nombreux, je crains qu’ils ne prolifèrent ou ne s’aggravent », analyse le CEMA.

L’héritage : un concept obsolète

L’héritage : un concept obsolète

 

On sait que les Français sont relativement attachés au principe de transmission des biens familiaux. Le problème c’est que ce concept n’a plus beaucoup de sens au plan social et économique. En effet il, y a une centaine d’années, l’âge  moyen des héritiers tournait autour de 30 ans, c’est-à-dire à un âge où les charges de famille sont les plus importantes et les besoins financiers les plus criants.  Maintenant les héritiers ont en moyenne  60 ans. C’est-à-dire évidemment un âge  où les charges  diminuent, ou le patrimoine a été constitué et les besoins financièrement bien moindres qu’à 30 ans. Pour tout dire, socialement et économiquement les héritages à cet âge sont inutiles ; pire ils sont sources d’inégalités. Certes dans la plupart des cas la transmission concerne essentiellement l’immobilier avec un peu de liquidités.

 

Près d’un ménage sur deux a déjà été bénéficiaire d’une succession ou d’une donation. Selon l’Insee, la proportion est exactement de 45%. Ce chiffre place donc les Français loin devant leurs voisins allemands (27%), italiens (32%) ou espagnols (33%). Si les transmissions sont fréquentes en France, leur montant est en revanche plus limité qu’ailleurs. Le transfert moyen est de 135.400 euros alors qu’il est de 186.300 euros en Allemagne et approche même des 300.000 euros en Allemagne.

Dans le détail, un héritage moyen s’élève à 120.800 euros dans l’Hexagone et une donation moyenne à 118.600 euros.

L’Insee ne donne pas la ventilation de ces transmissions. Néanmoins, un élément permet d’affirmer qu’il y a en la matière de fortes disparités. Alors que la transmission moyenne (héritage et/ou donation) est de 135.400 euros, la médiane n’est que de 41.100 euros. Concrètement, cela signifie que parmi les bénéficiaires, un ménage sur deux a reçu moins de 41.100 euros. La moyenne est quant à elle tirée vers le haut par les grosses transmissions.

 

Recevoir comme un Français sur deux de leurs deux 10 000 à 20 000 € n’a pas beaucoup de sens social à 60 ans. Il en a encore moins lorsqu’il s’agit de grosses fortunes qui sont alors thésaurisées pour préparer l’héritage des enfants lorsqu’ils auront eux-mêmes 60 ou 70 ans. L’héritage constitue une des principales inégalités totalement injustifiées.

On peut comprendre qu’économiquement des héritiers de 25 à 30 ans puissent utiliser à bon escient le patrimoine même si cela constitue un facteur d’inégalité sociale mais à 60 -70 ans, le principe de l’héritage est à la fois obsolète et ridicule.

 

Budget 2019 : déjà obsolète

Budget 2019 : déjà obsolète

 

Autant dire que l’équation budgétaire pour 2019 sera particulièrement complexe voire impossible à résoudre. En effet, il s’agit de courir après un impossible équilibre budgétaire en même temps de consentir d’importantes réductions fiscales aux entreprises et de donner l’impression aux ménages qu’on leur accorde une augmentation de pouvoir d’achat. Première observation les perspectives de réduction de déficit ne seront certainement pas atteintes. Il est même probable qu’on se rapproche des 3 %. En cause, d’une part des dépenses qui pourraient dériver en raison de la dégradation du climat économique et social aussi de rentées fiscales plus réduites que prévu ; cela en raison du tassement de la croissance. La première difficulté pour le gouvernement c’est d’afficher un équilibre entre les réductions fiscales accordées aux entreprises et celle accordée aux ménages. Le déséquilibre est pourtant flagrant puisque le CICE désormais pérennisé représente de l’ordre d’environ 20 milliards. À comparer aux 6 milliards très contestés destinés aux ménages. En fait, c’est loin de 6 milliards.il faudrait intégrer le fait que la certaines prestations comme les allocations logement, les allocations familiales ou encore les pensions ne seront pas revalorisées à hauteur de l’inflation.  On prévoit seulement 0,3 % pour les pensions alors que l’inflation est sur un rythme annuel de 2,3 %. La différence est évidemment considérable. La compensation par la suppression de la taxe d’habitation est relative dans la mesure il y aura augmentation de l’impôt foncier par les collectivités locales. Conclusion, en dépit des efforts de communication déployée par le gouvernement le budget 2019 aura du mal à être crédible auprès notamment des ménages et il sera difficilement soutenable.

Le codage informatique déjà obsolète ? (Emmanuel Straschnov)

Le codage informatique déjà obsolète ? (Emmanuel Straschnov)

On s’apprête à peine à favoriser apprentissage large du codage y compris à l’école primaire que déjà il se trouve mis en question. Simplement parce qu’on peut utiliser la programmation sans nécessairement la connaitre. Un peu ce que sont les progiciels par rapport aux logiciels, adaptables et paramétrables en fonction de besoins.  Dans un article de la Tribune, on apprend qu’in ingénieur français veut rendre le codage obsolète en proposant  un moyen de rendre accessible la programmation à tous. Le concept : créer logiciels et applications à l’aide d’une interface visuelle. « L’analogie que j’utilise, c’est le saut entre MS-DOS et Windows et MacIntosh, qui ont remplacé la ligne de commande par des icônes. N’importe qui pouvait désormais utiliser des ordinateurs sans être des spécialistes. Nous proposons la même chose pour programmer les machines », décrypte le polytechnicien aussi  diplômé d’Harvard. Les équipes de Bubble ont déjà précodés les briques élémentaires. « Ça fait cinq ans qu’on travaille dessus. On a commencé à gagner de l’argent en 2014. Nous n’avons pas levé de fonds car je préfère utiliser mon énergie à créer quelque chose plutôt que d’essayer de séduire des investisseurs », précise Emmanuel Straschnov. Les clients sont principalement des startups, comme la marketplace française Comet, qui, grâce à Bubble, a pu éviter d’embaucher des ingénieurs très coûteux. Le business model est celui du Saas (logiciel en tant que service) : l’accès au logiciel est gratuit mais pour en utiliser toutes les fonctions, il faut payer un abonnement (14 à 445 dollars par mois). Bubble recense sur sa plateforme 120 000 utilisateurs, dont 1 500 entreprises payantes. « De nos jours, n’importe quelle société qui se crée doit être en ligne. Or, la plupart sont devenues de fait des entreprises de logiciels, avec des ingénieurs. Le prochain Airbnb n’aura pas besoin de programmeurs car Bubble n’est pas plus compliqué à utiliser que Microsoft Office. Je veux redéfinir la façon dont les gens programment les ordinateurs », proclame Emmanuel Straschnov. S’il respecte sa promesse, l’univers informatique s’en trouvera radicalement changé.

 

 

COP21 : déjà obsolète avec l’augmentation du CO2

COP21 : déjà obsolète avec l’augmentation du CO2

Cop 21, Cop 22 hier Cop 23, de grandes promesses mais peu de résultats. Certes ces grandes réunions internationales ne sont sans doute pas inutiles pour la prise de conscience des conséquences du réchauffement climatique mais force est de constater que les décisions constituent souvent uniquement des déclarations d’intention sans réel effet concret. Ainsi par exemple en dépit de toutes les promesses, les émissions de CO2,  un des principaux responsables du réchauffement climatique,  n’ont cessé de progresser depuis la Cop 21. Autant dire que les objectifs de Paris de la COP 21 vont donc demeurer théoriques puisqu’au contraire les émissions de CO2 progressent ; En cause, la croissance de la pollution des pays en développement et une  réduction très faible dans les pays développés. Les énergies renouvelables ne sont pas à la hauteur du défi d’autant que certaines comme les éoliennes relèvent du gadget coûteux.  En fait il faudra attendre notamment l’interdiction du moteur thermique des  automobiles pour constater uen réduction significative de la pollution, c’est à dire pas avant 20 ou 30 ans ! Les émissions de CO2 sont en effet restées globalement stables pendant trois ans, de 2014 à 2016, mais elles vont repartir à la hausse cette année, essentiellement à cause d’une augmentation en Chine après deux années de recul, disent les scientifiques. « Avec 41 milliards de tonnes de CO2 émis estimés pour 2017 (si l’on ajoute la déforestation, ndlr), on risque de manquer de temps pour garder la température sous 2°C, et a fortiori 1,5°C », objectif fixé par l’accord de Paris adopté fin 2015 contre le réchauffement climatique. a déclaré la chercheuse Corinne Le Quere, directrice du centre Tyndall pour les recherches sur le changement climatique à l’Université d’East Anglia, au Royaume-Uni. Les émissions de la Chine devraient augmenter de 3,5%, La Chine est le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre, devant les Etats-Unis, et représente 28% des émissions. Les émissions de CO2 des Etats-Unis – devraient quant à elles diminuer de 0,4% en 2017, une baisse plus faible que ces dernières l. L’Inde voit quant à elle ses émissions croître un peu moins (+2%) mais ce devrait être temporaire, préviennent les chercheurs. Quant à l’UE, ses émissions reculent moins vite que la décennie précédente (-0,2%). Et si les énergies renouvelables se développent de manière (+14% par an ces 5 dernières années), mais il faudra  quelques années ou plutôt quelques décennies.  Pour qu’elles aient un impact significatif sur les émissions mondiales de CO2″.

 

Morale politique : un concept devenu obsolète

Morale politique : un concept devenu obsolète

 

 

Si l’on en juge par les atermoiements (voire les trahisons) de certains responsables vis-à-vis du vote républicain, on peut légitimement se demander si la morale politique n’est pas en voie d’obsolescence. Certes, on peut être en désaccord avec des orientations de Macron  mais refuser de soutenir sa candidature signifie en fait qu’on place sur le même pied d’égalité le parti d’extrême droite (raciste et fascisant)  et celui d’en marche. De ce point de vue,  la France connaît une double dérive une dérive droitière mais aussi une dérive gauchiste : ce  qui idéologiquement peut parfois se comprendre car sur certains aspects les extrême parviennent parfois à se rejoindre (exemple sur le souverainisme parfois teintée de nationalisme ou sur l’attitude vis-à-vis de Poutine et d’Assad). À droite il y a déjà longtemps que certains sont tentés par le rapprochement avec le Front national. Dupont Aignan  pour sauver son micro parti et surtout sa carrière vient de franchir le pas. C’est le cas aussi de Christine Boutin qui politiquement ne représente strictement rien mais espère en votant pour Marine Le Pen un rôle comme secrétaire d’État aux anciens combattants.  D’autres chez les Républicains refusent aussi de se prononcer clairement pour Macron, certains par conviction, d’autres par calcul politique. Chez les gauchistes aussi la morale politique fout le camp  notamment chez Mélenchon quand  les convictions anticapitalistes, anti impérialistes l’emportent  sur les préoccupations démocratiques. Même chez les intellectuels et les artistes par exemple on n’est pas parvenu à lancer une vraie dynamique pour le vote républicain. Bref la France se résout à la démocratie molle (comme la croissance !).

Management français : obsolète pour les étrangers

Management français :  obsolète pour les étrangers

 

La plupart des grands dirigeants français sont diplômés d’HEC ou de l’ENA, cette forme de méritocratie mène «à la mort de la France, toutes les décisions étant prises par une poignée de personnes» selon le pape du management américain, professeur de Science politique à l’Université de Princeton.   Dans le livre «La Prouesse française: Le management du CAC 40 vu d’ailleurs» (éditions Odile Jacob),économistes réputés, Ezra Suleiman, Franck Bournois et Yasmina Jjaïdi, donnent la parole à 2500 managers et expliquent leur ressenti et leurs observations du «management à la française». Poussiéreux, usé, archaïque… Ce sont les termes qui font quasiment office de sparadrap tant ils collent au management français. Dans une interview au Financial Times, une des auteursEzra Suleiman explique les tensions qui peuvent survenir lorsque des cultures étrangères se mélangent au management français.  Deuxième critique formulée dans ce livre, le syndrome du «petit chef». L’un des cadres interrogés explique que, bien souvent, c’est le chef qui a le dernier mot. Une observation que les auteurs souhaitent nuancer, en soulignant là aussi des «progrès» dans le management. Pour un autre, c’est l’absence de bienveillance et de reconnaissance qui mine le moral des collaborateurs… Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron en a même fait une priorité, en promettant que son programme répondrait «à la problématique du très mauvais management en France.

 

Électeurs de droite, électeurs de gauche : un concept obsolète

 

Électeurs de droite, électeurs de gauche : un concept obsolète

Les analystes politiques parlent souvent d’électeurs de gauche et électeurs de droite, les politiques aussi. Ainsi Sarkozy a-t-il reproché à Juppé de faire la course aux électeurs de gauche. Un concept de classification aujourd’hui complètement obsolète sous réserve qu’il ait d’ailleurs existé dans le passé. En effet la base électorale de chacun des camps ne dépasse guère 10 à 15 %, ce qui signifie que 70 à 80 % sont des électeurs nomades. Exemple sur les 30 dernières années : des électeurs  de droite ont voté Mitterrand pour ne pas avoir à élire Giscard. Des électeurs de gauche ont voté Chirac des électeurs dits de gauche voteront encore nécessairement pour le candidat de droite à fin d’empêcher Marine peinent d’être élue. Un nomadisme d’ailleurs pas très convaincu puisque surtout pour s’opposer à ce qui est considéré comme le pire. Pas vraiment un vote d’adhésion. En outre sur le fond encore faudrait-il être capable de théoriser les vrais différences entre la gauche et la droite, la question se pose même pour les différences entre l’extrême gauche et l’extrême droite. Du coup la querelle de Sarkozy concernant le racolage des voies de gauche paraît un peu surréaliste. S’il devait être qualifié pour le second tour des élections présidentielles Sarkozy auraient un grand besoin de ces voix dit de gauche et inversement si par miracle un candidat de gauche se qualifiait,  il aurait encore davantage besoin des voix dites  droites. Alain Juppé appelle donc dimanche dans Le Journal du dimanche à s’élever au-dessus des clivages droite-gauche et met en garde Nicolas Sarkozy contre le risque de mener une politique inspirée par les thèses du Front national à trop chercher à se faire élire par ses électeurs. L’enjeu de la participation à la primaire de la droite et du centre aiguise la rivalité entre les deux favoris du scrutin, l’ex-chef de l’Etat accusant son principal adversaire de préparer une « alternance molle » pour avoir invité les « déçus du hollandisme » et les centristes à voter en novembre prochain. « Ce genre d’argument est très politicien. Je suis gaulliste: ma France, ce n’est pas la droite, ce n’est pas la gauche, c’est tous les Français. Si, en 2017, on n’est pas capable de s’élever un peu au-dessus de ces clivages, on n’arrivera pas à redresser ce pays », déclare donc Juppé

(Avec Reuters.

Accord climat : déjà obsolète

Accord climat : déjà obsolète

Selon une étude scientifique, en l’état actuel des choses, les projets des Etats pour réduire les émissions de GES sont nettement trop timorés pour atteindre les objectifs fixés dans l’accord de Paris signé lors de la COP21 en décembre dernier. L’accord de Paris assigne l’objectif de limiter la hausse des températures moyennes mondiales « bien en dessous » de 2° Celsius au-delà du niveau de l’ère préindustrielle, et de se rapprocher de l’objectif de 1,5°. « Nous avons vraiment un problème », a dit à Reuters Robert Watson, scientifique américano-britannique qui compte parmi les sept auteurs de l’étude. « Si les Etats veulent vraiment chercher à ne pas dépasser la barre des 2°, ils doivent doubler, voire tripler leurs efforts par rapport aux engagements pris à Paris », estime-t-il.Selon l’étude menée par Watson et les autres scientifiques, la barre des 2° « pourrait être atteinte d’ici 2050, même si les objectifs de Paris sont pleinement mis en oeuvre ».

(Avec Reuters)

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol