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Age de la retraite : La question française

 

« Beaucoup reste à faire pour nous rapprocher de nos voisins : nous passons cinq années de plus qu’eux à la retraite et avons l’un des taux d’activité des 60-64 ans les plus faibles de l’OCDE : 31 % à comparer à 51,4 % pour la moyenne en 2018 »

Un papier de Denis Kleiber et Régis de Laroullière (co-animateurs des Forums Mac Mahon.)  dans l’Opinion (extrait)

 

 

Depuis le livre blanc sur les retraites préfacé par Michel Rocard, alors Premier ministre (1991), le « problème » du déséquilibre des régimes de retraite est sur la table. A une époque où l’espérance de vie s’allonge continûment, beaucoup proposent de reculer l’âge de la retraite pour régler le problème. C’est ce qui a été fait à plusieurs reprises déjà, mais insuffisamment, car c’est toujours un choix politique difficile. Le problème demeure : il s’invite à nouveau dans le débat des prochaines élections présidentielles.

En abordant le sujet de l’âge de la retraite dans ce sens, c’est à cause du déficit qu’il faut travailler plus longtemps. La perspective est désagréable car chacun pense qu’il va travailler plus pour réduire la dette ou pour payer la retraite des autres. L’adhésion n’est pas au rendez-vous, et il faut recourir à la contrainte : retarder l’âge du départ en retraite par la loi, sans bénéfice individuel ressenti.

Pourtant, ce sujet de l’âge du départ en retraite a un autre aspect : tous les travailleurs qui travailleront plus longtemps viendront augmenter la production de biens et services en France. Avec deux conséquences immédiates positives dans le contexte actuel :

– d’une part l’augmentation de la production viendra augmenter le PIB et le niveau de vie des Français. On sait combien ce dernier est largement ressenti comme insuffisant ;

– d’autre part, dans le contexte de la relance, ce travail additionnel contribuera à desserrer les goulots d’étranglement liés à l’insuffisance de main-d’œuvre dès à présent constatés dans de nombreux secteurs. Il augmentera la quantité de biens et services mis à la disposition de nos concitoyens. Ceci permettra de répondre rapidement à leur demande, qui sera elle-même amplifiée par le déstockage à venir de l’épargne forcée Covid.

Au lieu de relever d’abord l’âge de départ en retraite puis de voir comment rendre concrètement supportable la montée en puissance de cette réforme, rendons le travail des seniors plus attractif et incitons fortement les travailleurs à travailler plus longtemps

Encore faut-il que les travailleurs en aient envie si ce n’est pas obligatoire. Deux leviers peuvent être rapidement actionnés :

– d’une part, rendre le marché du travail plus inclusif pour les seniors. Il y a là un vaste espace pour les entreprises et les partenaires sociaux, portant notamment sur la formation, les conditions de travail, et la retraite progressive. Et pour l’ensemble de notre société un véritable enjeu culturel pour ce qui concerne le respect et la considération, si ce n’est la reconnaissance, à accorder aux travailleurs seniors. Beaucoup reste à faire pour nous rapprocher de nos voisins : nous passons cinq années de plus qu’eux à la retraite et avons l’un des taux d’activité des 60-64 ans les plus faibles de l’OCDE : 31 % à comparer à 51,4 % pour la moyenne en 2018.

– d’autre part et comme les Forums Mac Mahon l’ont déjà proposé par ailleurs, leur donner le plein retour de leur travail supplémentaire au-delà du seuil légal de la retraite. En travaillant jusqu’au seuil légal, ils ont acquitté leur juste part de contribution aux transferts sociaux et aux charges publiques. La rémunération de leur travail supplémentaire pourrait être intégralement exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu.

Une telle approche permet de plus de contourner l’échéance électorale en inversant l’ordre des facteurs : au lieu de relever d’abord l’âge de départ en retraite puis de voir comment rendre concrètement supportable la montée en puissance de cette réforme, rendons le travail des seniors plus attractif et incitons fortement les travailleurs à travailler plus longtemps.

Nous ne relèverions l’âge légal que dans un deuxième temps et si nécessaire, après l’échéance électorale. Cette approche permet également de répondre rapidement aux ouvertures faites par certaines organisations syndicales sur le thème du travail.

En abordant l’âge de la retraite dans ce sens, c’est-à-dire en partant de son impact sur la production, il est urgent et devient possible d’engager sans délai une réforme privilégiant les incitations et la pédagogie sur la contrainte. Ceci permettra de contribuer rapidement à desserrer les goulots d’étranglement sur le marché du travail en période de relance, et d’améliorer durablement notre niveau de vie. Le rétablissement des équilibres financiers en sera une heureuse conséquence.

Denis Kleiber et Régis de Laroullière sont co-animateurs des Forums Mac Mahon.

TALIBANS: LE RETOUR AU MOYEN ÂGE

 TALIBANS: LE RETOUR AU MOYEN ÂGE

(Par Xavier BROUET dans le Républicain lorrain )

Dans quelques semaines, le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aura un goût amer. D’ici-là, les derniers boys US auront sans doute plié bagage, laissant l’Afghanistan aux mains des talibans. Cruelle désillusion qu’un tel épilogue au fol espoir soulevé par la tentative d’importer la démocratie jusque dans les montagnes pachtounes. Gageons que le départ des derniers Américains ne nous donnera pas à revivre les scènes analogues à la fuite de l’ambassade de Saïgon en 1975. L’échec patent de la stratégie occidentale n’a nul besoin d’un supplément d’humiliation. Déjà les colonnes de réfugiés fuyant vers l’Iran, la Turquie ou le Turkménistan disent le tribut que la communauté internationale va devoir payer pour prix de sa coupable naïveté.

Carrefour d’Asie centrale, l’Afghanistan suscite toutes les convoitises. Face à la crédulité de Washington, le cynisme de Pékin, à la solde de son ambitieuse route de la soie, ne s’encombre pas de considérations émancipatrices. Le marchandage avec les dépositaires de feu le mollah Omar n’y aura pas attendu leur prise de Kaboul. Et qu’importe le rétablissement de la charia, de la burqa ou de l’interdiction des écoles de filles. Business as usual. Quant aux promesses de conciliation des talibans, ceux-là ne feront même pas semblant, abandonnant la jeunesse de Kaboul à son sort. Après avoir goûté aux libertés, va-t-elle devoir se résigner à une telle débâcle, synonyme d’un retour vers le Moyen-Âge ? Mais plombé par un régime corrompu, comment résister à des insurgés constituant la seule armée organisée du pays ? Comble de l’ironie, les talibans font main basse sur le matériel militaire américain à mesure que se couchent les seigneurs de guerre. Réduite pour l’heure à faire des moulinets, l’UE n’avait vraiment pas besoin d’ajouter un tel scénario à la menace terroriste. Fut-elle, pour l’heure, éclipsée par la pandémie.

RETOUR DES TALIBANS OU LE RETOUR AU MOYEN ÂGE

RETOUR DES TALIBANS OU LE RETOUR AU MOYEN ÂGE

(Par Xavier BROUET dans le Républicain lorrain )

Dans quelques semaines, le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aura un goût amer. D’ici-là, les derniers boys US auront sans doute plié bagage, laissant l’Afghanistan aux mains des talibans. Cruelle désillusion qu’un tel épilogue au fol espoir soulevé par la tentative d’importer la démocratie jusque dans les montagnes pachtounes. Gageons que le départ des derniers Américains ne nous donnera pas à revivre les scènes analogues à la fuite de l’ambassade de Saïgon en 1975. L’échec patent de la stratégie occidentale n’a nul besoin d’un supplément d’humiliation. Déjà les colonnes de réfugiés fuyant vers l’Iran, la Turquie ou le Turkménistan disent le tribut que la communauté internationale va devoir payer pour prix de sa coupable naïveté.

Carrefour d’Asie centrale, l’Afghanistan suscite toutes les convoitises. Face à la crédulité de Washington, le cynisme de Pékin, à la solde de son ambitieuse route de la soie, ne s’encombre pas de considérations émancipatrices. Le marchandage avec les dépositaires de feu le mollah Omar n’y aura pas attendu leur prise de Kaboul. Et qu’importe le rétablissement de la charia, de la burqa ou de l’interdiction des écoles de filles. Business as usual. Quant aux promesses de conciliation des talibans, ceux-là ne feront même pas semblant, abandonnant la jeunesse de Kaboul à son sort. Après avoir goûté aux libertés, va-t-elle devoir se résigner à une telle débâcle, synonyme d’un retour vers le Moyen-Âge ? Mais plombé par un régime corrompu, comment résister à des insurgés constituant la seule armée organisée du pays ? Comble de l’ironie, les talibans font main basse sur le matériel militaire américain à mesure que se couchent les seigneurs de guerre. Réduite pour l’heure à faire des moulinets, l’UE n’avait vraiment pas besoin d’ajouter un tel scénario à la menace terroriste. Fut-elle, pour l’heure, éclipsée par la pandémie.

Age Retraite : les Français veulent partir à 58 ans

Age Retraite : les Français veulent partir à 58 ans

Le dossier retraite risque d’être explosif aussi bien avant les présidentielles après. En effet une majorité de Français ne souhaite pas un allongement de l’âge de départ. Au contraire en moyenne il souhaite partir à 58 ans. Un souhait évidemment complètement contradictoire avec l’équilibre financier du système de retraite.

. Selon une étude Happydemics pour Aviva , 11 % de la population seulement croit qu’elle pourrait « améliorer le niveau des pensions du régime général ». Menacés de devoir travailler jusqu’à 64 ans, les Français voudraient au contraire, en moyenne, partir à 58 ans.

Les 25-34 ans espèrent effectivement partir encore plus tôt, dès 56 ans, alors que les 55-64 ans réclament un départ à 60 ans. Du temps gagné pour « profiter de la vie » et se consacrer à leur famille après être débarrassés de leurs contraintes professionnelles.

Société-Âge de la retraite: une moyenne de 65 ans en Europe

Âge de la retraite: une moyenne de 65 ans en Europe

L’âge de la retraite est évidemment à prendre en considération pour des comparaisons. Ceci étant , la durée nécessaire de cotisation pour une retraite satisfaisante modifie de façon assez substantielle l’âge réel de départ à la tête. Ainsi en France l’âge réel dans le secteur privé est déjà supérieur à 63 ans.La France figure avec la Norvège, la Suède et la Grèce parmi les rares pays qui appliquent un âge légal de la retraite inférieur à 63 ans.

Par ailleurs le critère le plus pertinent pour mesurer la productivité et la compétitivité est celui de l’ensemble du temps consacré tout au long de la vie. De ce point de vue, la France cumule deux  handicaps: une faible durée du travail et un départ en retraite assez tôt comparée à d’autres pays.

À l’extrême opposé, l’Islande et l’Italie sont ceux qui prennent leur retraite le plus tard avec un âge légal fixé à 67 ans. Mais dans de nombreux pays européens, tels que la Belgique ou l’Espagne, des réformes sont en cours pour reculer l’âge légal de départ à la retraite. Au Danemark, l’âge permettant de percevoir une pension est augmenté de manière progressive pour atteindre 68 ans en 2030. Aux Pays-Bas, à partir de 2025, l’âge légal de la retraite sera augmenté de 8 mois pour chaque année d’allongement de l’espérance de vie.

Mais derrière ces écarts d’âge se cachent des systèmes de calcul de droits différents et des durées de cotisations différentes. L’Allemagne arrive notamment en tête demandant 45 années de cotisation alors que seulement 40 ans sont nécessaires en Grèce et au Portugal. En France, cette durée varie entre 41 ans et 3 mois et 43 ans, en fonction de l’année de naissance.

Âge moyen des héritiers : 55 ans !

 

Âge moyen des héritiers : 55 ans !

Un graphique révélateur qui montre qu’en fait il n’y a guère de justification économique et sociale à la tradition des héritages sinon la logique de l’ancien régime. En moyenne, les héritiers ont en effet 55 ans. Une moyenne évidemment avec des écarts car certains héritent malheureusement plus jeunes et beaucoup ont entre 60 et 70 ans quand ils recueillent  le patrimoine de leurs aînés.

 

Âge moyen des héritiers : 55 ans ! dans société

Âge de la retraite: une moyenne de 65 ans en Europe

Âge de la retraite: une moyenne de 65 ans en Europe

L’âge de la retraite est évidemment à prendre en considération pour des comparaisons. Ceci étant , la durée nécessaire de cotisation pour une retraite satisfaisante modifie de façon assez substantielle l’âge réel de départ à la tête. Ainsi en France l’âge réel dans le secteur privé est déjà supérieur à 63 ans.La France figure avec la Norvège, la Suède et la Grèce parmi les rares pays qui appliquent un âge légal de la retraite inférieur à 63 ans.

À l’extrême opposé, l’Islande et l’Italie sont ceux qui prennent leur retraite le plus tard avec un âge légal fixé à 67 ans. Mais dans de nombreux pays européens, tels que la Belgique ou l’Espagne, des réformes sont en cours pour reculer l’âge légal de départ à la retraite. Au Danemark, l’âge permettant de percevoir une pension est augmenté de manière progressive pour atteindre 68 ans en 2030. Aux Pays-Bas, à partir de 2025, l’âge légal de la retraite sera augmenté de 8 mois pour chaque année d’allongement de l’espérance de vie.

Mais derrière ces écarts d’âge se cachent des systèmes de calcul de droits différents et des durées de cotisations différentes. L’Allemagne arrive notamment en tête demandant 45 années de cotisation alors que seulement 40 ans sont nécessaires en Grèce et au Portugal. En France, cette durée varie entre 41 ans et 3 mois et 43 ans, en fonction de l’année de naissance.

La bombe démographique avec le grand âge

La bombe démographique avec le grand âge

 

 

Quelque 2,6 millions de personnes ont 85 ans et plus en France en 2020, et ce nombre va croître de 70 % d’ici à 2040. Dans une tribune pour « Le Monde », des juristes, des responsables de fédérations, des médecins et des élus rappellent qu’il est « urgent d’agir » pour répondre au défi.

 

Tribune.

 

 Les relations avec ceux qui ont beaucoup vécu nous ramènent à l’essentiel, aux liens personnels, profonds. Elles permettent aussi de créer un lien entre les différentes époques et conditions sociales. Elles questionnent les urgences, rappellent des fondamentaux. Chez les personnes atteintes d’une altération des capacités physiques ou cognitives, l’objectif est de garder le plus vivant et authentique possible le dialogue avec la personne. Même si la parole est moins claire, même si l’expression ne se fait plus que par gestes et expressions, elle doit toujours être écoutée et reçue avec attention.

Le cri d’alarme lancé par des professionnels qui accompagnent les personnes très âgées n’a pourtant pas été entendu en 2018. Et la pandémie de Covid-19 a jeté une lumière crue sur leur difficulté de vivre, à domicile comme en établissement.

Face à des enjeux qui ne vont cesser de croître avec les évolutions démographiques, il est urgent d’agir : 2,6 millions de personnes ont 85 ans et plus en France en 2020. Ce nombre va croître de 70 % d’ici à 2040, en raison de l’augmentation de la durée de vie et de l’arrivée au grand âge des baby-boomeurs. Une bonne nouvelle. A condition qu’on ne refuse pas d’accorder les moyens nécessaires pour prendre en charge ceux qui ont le plus besoin de soins, d’attention ou de plaisirs : leur désir de vie est toujours là ; il doit être pris en compte.

Largement en retard dans ce domaine, la France ne fait pas assez pour le rattraper. Dans les années où Nicolas Sarkozy fit réaliser des études sérieuses et bien informées, le dossier fut refermé sans un mot. Le quinquennat de François Hollande a vu l’adoption de dispositions législatives intéressantes mais sans les moyens financiers à la hauteur des enjeux. Le gouvernement d’Edouard Philippe a permis une concertation approfondie et consensuelle portée par Dominique Libault ; puis un rapport de Myriam El Khomri sur la revalorisation des conditions d’exercice des professionnels ; enfin une réflexion de Denis Piveteau et de Jacques Wolfrom sur l’habitat partagé, permettant d’éviter l’isolement au domicile tout en demeurant « chez soi » avec des services communs. En fin de compte, 500 propositions émanant de nombreux rapports se sont empilées au fil des ans.

La pandémie de Covid-19 a mis en évidence les conditions souvent difficiles, voire inacceptables, dans lesquelles exercent les professionnels qui interviennent auprès des personnes âgées, en même temps que la souffrance de ceux dont ils prennent soin.

Age de la retraite : près de 63 ans dans le privé (et 1100 € en moyenne)

Age de la retraite : près de 63 ans dans le privé (et 1100 € en moyenne)

Selon Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), l’âge moyen de départ en retraite continue à augmenter: il était de 62,8 ans en 2020, contre 62,7 ans un an plus tôt. Mais un peu plus de 21 % des nouveaux retraités (soit 143.418) ont pu partir avant l’âge légal, dans le cadre du dispositif «carrière longue», qui permet aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir plus tôt. C’est un peu plus qu’en 2019 où ils étaient 142.777.

 

Le montant moyen de la pension de base est de 1.126 euros par mois, soit 1.252 euros pour les hommes et 997 euros pour les femmes. Pourtant nombreux d’institutions indique un salaire net moyen autour de 1400 €. Il s’agit évidemment d’un salaire théorique pour ce ayant une carrière complète. Or ce qui compte réellement c’est le niveau moyen réel versé. complète. En effet moins de la moitié (49 %) des retraités affichent une carrière complète au régime général.

Au total, la Cnav verse 14,7 millions de retraites personnelles et 2,8 millions de retraites de réversion sont en paiement. Parmi les retraités, 86 % ont une pension liée à une carrière salariée, 13 % à une carrière salariée et indépendante et seulement 1 % à une carrière uniquement indépendante. L’âge moyen du retraité du régime général augmente légèrement, à 74,5 ans, contre 74,4 ans en 2019. Presque 91 % d’entre eux résident en France métropolitaine, avec une prédilection pour l’Île-de-France (13 %), la région Rhône-Alpes (9 %) et le Sud-Est (8,2 %).

Âge de la retraite : repoussé aussi en Chine !

Âge de la retraite : repoussé aussi en Chine !

 

Le socialisme a des limites mêmes en Chine. En fait,  une sorte de régime totalitaire qui pratique le capitalisme d’État, s’assoit sur des libertés et n’a pas conservé grand chose des principes égalitaires du communisme. Alors que le nombre de millionnaires et de milliardaires ne cesse de croître, la situation est différente pour le bas peuple. Compte tenu de l’évolution démographique du pays qui se caractérise par un vieillissement de la population comme dans nombre de pays développés. Le parti communiste envisage en effet de repousser l’âge de la retraite.

En 2018, près de 250 millions des 1,4 milliard de Chinois étaient âgés de 60 ans ou plus. Cela représente 17,8% de la population et pourrait dépasser 33% d’ici 2053, selon les estimations d’un groupe de réflexion.

Les autorités vont « mettre en œuvre le report progressif de l’âge de départ à la retraite », a déclaré l’agence de presse officielle Xinhua ce mois-ci, citant les objectifs du gouvernement d’ici 2035.

Depuis plus de quarante ans, l’âge de la retraite en Chine est resté inchangé, à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes salariées de la fonction publique et entreprises d’État.

La Chine est confrontée à ce que les experts appellent une  »bombe à retardement démographique », car la proportion de personnes âgées dans la population augmente alors que sa main-d’œuvre diminue, en partie en raison de la politique de l’enfant unique mise en place en 1979 et abandonnée en 2016.

 

Finalement un phénomène que connaissent les pays développés à la démographie vieillissante. Un phénomène aussi mondial. Entre 2000 et 2050, la proportion de la population mondiale de plus de 60 ans doublera pour passer d’environ 11% à 22%. Le nombre absolu de personnes âgées de 60 ans et plus devrait augmenter pour passer de 605 millions à deux milliards au cours de la même période.

En France en 20 50, un Français sur trois aura plus de 60 ans.

 

Intégrer la société du grand âge

 Intégrer la société du grand âge

 

Tribune d’un collectif de spécialistes du grand âge dans le Monde

 (extraits )

 

 » Il est désormais temps que la société française prenne à bras-le-corps, avec détermination et lucidité, le défi de la longévité.

Professionnels du secteur de l’aide aux personnes âgées, syndicalistes, acteurs économiques et sociaux, associatifs ou politiques, intellectuels ou experts, citoyens engagés, nous avons comme tout le monde constaté cette implacable statistique : 92 % des victimes du coronavirus en France sont âgées de 65 ans ou plus. En braquant depuis deux mois la lumière sur le grand âge, la crise sanitaire a mis en évidence, et même accentué, nos failles collectives comme nos indéniables atouts.

Parce que nous sommes tous des vieux en devenir, il nous semble essentiel qu’aux côtés des transitions écologique et numérique, nous reconnaissions désormais la transition démographique comme un des grands défis du XXIsiècle. Cette exigence est d’autant plus urgente que la société française va être confrontée à un double défi. Le défi démographique, c’est, à partir de 2025-2030, cette triple massification du vieillissement (plus de retraités, plus de fragiles, plus de dépendants) due à l’arrivée à l’âge de 80-85 ans des « boomeurs » nés à partir de 1945. Le défi sociologique, ce sont ces « nouveaux vieux » qui, au cœur de la crise sanitaire, ont eu raison de rappeler que l’âge n’est pas une identité. En exprimant leur colère quand la barrière d’âge fut un temps envisagée (et heureusement abandonnée) pour les contraindre au confinement au-delà du 11 mai, cette génération, qui avait 18 ans en mai 1968, a crié en 2020 à l’âge de 70 ans : « Vous ne ferez plus contre nous. » Mieux : « Vous ne ferez plus sans nous. »

Ce moment nous oblige donc à repenser le lien entre les générations. Durant cette crise, c’est le virus qui a été « âgiste », pas les Français qui ont fait montre d’une immense solidarité en acceptant ce confinement drastique pour protéger les plus fragiles. Dans une société où un quart de la population est à la retraite et où, en 2050, les plus de 85 ans constitueront 7 % de la population française, nous pensons indispensable un pacte social qui lie les générations entre elles et où soit reconnue l’exigence de citoyenneté et de participation des âgés et de leurs proches. Des retraités qui sont à la fois des garants de la solidarité, en assumant la garde des petits-enfants autant que le soutien aux parents âgés, des précieux passeurs d’histoire, d’éducation et de mémoire et enfin des piliers de la citoyenneté – combien de mairies et d’associations ne tiennent aujourd’hui que par l’investissement des retraités ? »

Rapport métiers grand âge: la situation scandaleuse des auxiliaires de vie

Rapport métiers grand âge: la situation scandaleuse des auxiliaires de vie

 

Le rapport El Khomri remis à la ministre de la santé ce focalise surtout sur la mesure phare des aide-soignants. Le rapport propose d’ailleurs la suppression du concours d’aides-soignants pour l’intégrer dans parcours-sup ou des acquisitions par VAE. La plupart des grands médias ont repris cette information. Une mesure toutefois partielle car ce dont souffre surtout le secteur c’est la situation sociale scandaleuse des assistantes de vie notamment qui interviennent  à domicile. Ces ‘auxiliaires pour beaucoup rémunérés en dessous du SMIC, pire qui  n’effectue souvent que les temps partiels. En outre , leur temps d’attente et leur temps de transport sont rarement pris en considération. 17% des intervenants à domicile vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, contre 6% pour la population française en général. D’après le rapport, 220 millions d’euros seraient nécessaire pour hisser l’ensemble des aide-soignants au niveau du Smic. Dans les établissements aussi on manque d’auxiliaires de vie (ADVF ou équivalent), d’aide-soignants et d’infirmières. Dans 70 % des cas le travail d’infirmière est aussi effectué par des aides-soignants ( ce qui est interdit). La crise aidant, on a raccourci le temps consacré d’intervention des auxiliaires aussi bien dans des établissements qu’à domicile. En plus d’être mal rémunérés, les assistantes de vie connaissent des conditions de travail de plus en plus insupportables chez des personnes de plus en plus dépendantes . Pas étonnant qu’on rencontre des difficultés pour recruter des personnels surtout pour l’assistance à domicile . Pour toute réponse la ministre de la santé a proposé pour l’instant

l’idée d’organiser une conférence rassemblant tous les partenaires sociaux et toutes les fédérations ou associations gestionnaires, tous secteurs confondus.

 

extraits du rapports El Khomri

 

Principaux constats

 

 De forts besoins en recrutement dans les métiers du grand âge • Les personnes en perte d’autonomie (au sens des bénéficiaires de l’APA) passeront de 1,387 million en 2020 à 1,479 million en 2025. • Pour répondre au vieillissement démographique et améliorer les conditions de prise en charge de ces personnes, près de 93 000 postes supplémentaires devront être créés dans les 5 prochaines années (2020-2024). • Pour pourvoir les postes vacants, 260 000 professionnels devront être formés sur la même période • Les métiers du grand âge sont des métiers d’avenir, porteurs de sens, pour lesquels des perspectives d’évolution doivent être renforcées dans les EHPAD et créées pour le domicile. Des métiers du grand âge peu attractif et à revaloriser • Or, les professions d’aide-soignant et accompagnant éducatif et social qui sont les deux grands métiers du grand âge sont des métiers dont l’attractivité est aujourd’hui très dégradée. La baisse de 25% en six ans des candidatures aux concours d’accès à ces deux métiers est très révélatrice à cet égard. • En effet, ces métiers peuvent être mal rémunérés, en particulier au domicile, avec un démarrage au SMIC, voire en-dessous, des progressions salariales et de façon générale des perspectives d’évolution qui sont très faibles. En conséquence, un taux de pauvreté élevé parmi ces métiers, par exemple 17,5% de ménages pauvres parmi les intervenants à domicile contre 6,5% en moyenne pour l’ensemble des salariés. • De plus, les conditions d’exercice de ces métiers sont très difficiles notamment par manque d’effectif. Les postures, les rythmes de travail sont marqués par une forte pénibilité et se traduisent par un nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles (« sinistralité ») trois fois supérieur à la moyenne nationale. • Enfin, ces métiers sont mal connus et peu considérés, en particulier parmi les jeunes générations. Du reste, cette dévalorisation est le reflet du regard contemporain porté sur nos aînés et, de manière générale, sur les plus fragiles dans notre société. Des efforts indéniables des autorités publiques pour restaurer l’attractivité de ces métiers mais aux effets insuffisants • Les pouvoirs publics (Etat, conseils départementaux et régionaux) ont déployé d’indéniables efforts pour tenter de restaurer l’attractivité des métiers du grand âge, en agissant sur deux composantes majeurs que sont les formations et la qualité de vie au travail, grâce à la mise en place de réformes, à la mobilisation de financements et à un soutien résolu aux démarches d’innovations technologiques et organisationnelles. • Toutefois, ces efforts ont eu des effets limités, en raison de leur caractère dispersé et de l’incomplétude de certaines mesures. Ainsi la réforme générale de l’apprentissage, destinée à libérer l’offre, n’a-t-elle eu qu’un effet limité sur les formations d’aides-soignants et 12 d’accompagnants éducatifs spécialisés qui sont par ailleurs soumises à des formes de quotas (limitations de capacité imposées dans les agréments et autorisations des structures de formation). • Par ailleurs, les organisations professionnelles des métiers du grand âge restent extrêmement cloisonnées et foisonnantes (conventions collectives, opérateurs de compétences). Dans le secteur privé, les métiers du grand âge relèvent par exemple toujours de 7 conventions collectives à l’heure actuelle.

 

 

 

Réforme des Retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant

 

 

Réforme des Retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant 

On a promis un régime universel pour des motifs louables d’égalité, un régime à point où chaque euro aura la même valeur. Le problème justement, c’est la valeur de cette retraite au delà des slogans de marketing politique. De toute manière,  ce régime ne pourra être totalement universel et le plus grand doute plane sur l’âge de départ. Le premier enfumage concerne en effet l’âge de départ à la retraite. Certes l’âge légal à 62 ans n’est pas modifié  mais on baisse en fait le montant pour inciter à partir à 64 ans et plus. Un malus de 5 % par année d’écart sera instauré, par contre un bonus de 5 % par rapport à cet âge pivot devrait être aussi décidé. Le problème c’est que par définition l’âge d’équilibre devrait évoluer avec le temps en fonction des évolutions démographiques, du rapport actif retraité et du montant des retraites. Aujourd’hui l’âge pivot est fixé à 64 ans mais il pourrait rapidement être fixé à 65 ans et l’avantage en fonction des paramètres évoqués ci-dessus. Conclusion,  il n’y a plus d’âge de départ à la retraite assuré. Parmi les autres préconisations, le rapport Delevoye propose de garantir dans le futur « système universel » un minimum de retraite égal à 85% du Smic net, contre 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs actuellement. Il envisage que les pensions de réversion versées aux conjoints survivants, le plus souvent des femmes, leur assurent 70% du total des retraites perçues par le couple. Il suggère en outre de majorer les droits à la retraite de 5% par enfant dès la première naissance, contre 10% actuellement pour les parents de trois enfants et plus, afin d’adapter les droits familiaux « aux évolutions de la société » et de favoriser les femmes, dont la pension moyenne est aujourd’hui « inférieure de 42% » à celle des hommes. Ces préconisations devraient servir de base à un projet de loi maintes fois repoussé et attendu en Conseil des ministres à l’automne, avant un examen au Parlement probablement après les municipales de mars. L’autre grande interrogation concerne ce concept de retraite à points. Jusque-là on parlait en euros et en pourcentage par rapport aux six derniers mois pour la fonction publique et aux 25 meilleures années pour le privé. Maintenant on parle en points. Une référence qui n’a pas beaucoup de sens sans rapport à la valeur du point. Justement le gouvernement pourrait bien se servir de ce nouveau concept pour peser sur cette valeur, par exemple pour geler voir diminuer les retraites. A la CFDT, Laurent Berger souligne que  « Ce rapport est un point d’étape, il y a encore des dizaines et des dizaines de questions à se poser (…) la CFDT se prononcera sur ce projet de loi lorsqu’il y aura un projet de loi (…) nous jugerons sur pièces à l’issue du processus. » « Si nous notons positivement dans ce rapport un certain nombre d’avancées – je pense notamment au fait que ce soit un système plus redistributif qui privilégiera d’abord ceux qui ont des carrières hachées ou encore à l’extension des droits familiaux dès le premier enfant -, il y a aussi des mesures qu’il faudra continuer à pousser, comme la question de la pénibilité, l’extension aux agents du public. » Du côté de la CGT, le secrétaire général Philippe Martinez a déclaré que  ce système, c’est d’abord beaucoup d’enfumage avec des titres pompeux – système universel des retraites – qui ne règle en rien un certain nombre de problèmes qui sont liés au manque d’emploi, à la précarité, etc. »

« Qui va définir la valeur du point? M. Delevoye est très optimiste, il nous assure qu’il ne baissera jamais, mais quand on entend le discours ambiant où il faut réduire les dépenses publiques, on peut tout à fait imaginer que la valeur du point sera définie par le ministère de l’Economie et, quand on se fera tirer les oreilles par Bruxelles, c’est vers ce genre de choses qu’on fera des économies. »

 

Les propositions de Jean-Paul Delevoye visent à guider la future réforme des retraites promise par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, en 2017. Rien ne dit toutefois que le gouvernement ne reprendra toutes les pistes proposées par le haut-commissaire. Une concertation avec les partenaires sociaux s’ouvre afin de définir le projet de loi à proprement parler. Le projet final devrait être présenté en conseil des ministres d’ici la fin de l’année, pour un examen au Parlement après les élections municipales de mars 2020.

Sondage âge de la retraite : 80 % des Français pour le maintien à 62 ans

Sondage âge de la retraite : 80 % des Français pour le maintien à 62 ans

Un sondage très ambigu d’Elabe puisqu’une majorité soutient la réforme d’un régime de retraite par points mais qu’en même temps 80 % refusent l’allongement de la durée du travail au-delà de 62 ans. Notons qu’il y a toujours cette hypocrite confusion entre l’âge légal fixé aujourd’hui à 62 ans et le départ effectif. Un départ effectif qui aujourd’hui se situe autour de 65 ans et qui pourrait progressivement aller jusqu’à 65 ans. Quant au système par points, ou encore au slogan « un euro versé égal un euro », tout cela ne signifie pas grand-chose car ce qui compte ce ne sont pas tellement les modalités de calcul de la retraite mais leur niveau et leur indexation. En réalité, pour éviter des remous sociaux, le gouvernement risque de maintenir l’âge légal à 62 ans mais incités à aller progressivement jusqu’à 65 ans pour toucher une retraite pleine étant entendu que ceux qui ont connu des conditions de travail pénible pourraient eux être exemptés de cet incitation à travailler plus longtemps.

Age de la retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

Age de la retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

 

 

Ce n’est pas la déclaration d’hier de la nouvelle ministre porte-parole du gouvernement qui va beaucoup éclairer la question. Celle-ci en effet indiqué qu’on pouvait se poser des questions sur le financement des retraites et de la dépendance et que rien n’était tranché. Pourtant au sein même du gouvernement des voies discordantes se font entendre. Si on comprend bien la position du gouvernement : l’interrogation sur le financement est incontournable, mais rien ne changera sur l’âge légal. Une position qui évidemment ne répond pas à la question qui est celle de l’âge effectif de départ en retraite. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans mais en réalité les retraités partent déjà à près de 63 ans. Pour l’avenir compte tenu de l’allongement de la vie, il sera forcément nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour assurer l’équilibre financier. Sauf évidemment pour ceux  qui ont été soumis à des conditions de travail difficiles (notons que l’espérance de vie entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins est de l’ordre  de 10 ans !). Pour assurer l’équilibre financier des retraites différentes solutions sont envisagées : en augmentant les cotisations, en diminuant le montant des pensions comme en ce moment avec la désindexation et la CSG et où en décalant dans le temps la réelle date  de départ en retraite (ou la combinaison des trois). Dans les faits,  il paraît vraisemblable qu’on ne fera pas à l’âge légal mais celui qui partira en retraite à 62 ans ne touchera qu’une retraite partielle. Cette question des retraites s’inscrit donc dans un véritable débat de faux-culs avec des arguments type éléments de langage politique pour masquer le flou des mesures qui vont forcément affecter le pouvoir d’achat des retraités . Pour Sibeth Ndiaye : «Rien n’est arbitré» sur les retraites ». Compte tenu des divergences aussi des maladresses de certains membres du gouvernement, la porte-parole du gouvernement s’est réfugié dans la langue de bois. Le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a réalisé «un travail considérable» a déclaré la porte-parole du gouvernement, mais «ce travail doit encore se poursuivre», a-t-elle ajouté. «On n’est pas au bout de la discussion sur le contenu de cette réforme. La cohérence de cette réforme veut qu’il n’y ait pas forcément de nécessité à allonger la durée de cotisation. «C’est une chose», a-t-elle dit, mais, a-t-elle nuancé, il faut aussi se poser la question du financement des conditions de vie des personnes âgées dépendantes dont le nombre devrait augmenter. Notons que les questions peuvent être liées mais qu’il s’agit quand même de deux aspects différents. En effet il y a la retraite en tant que tel qui n’est pas toujours liée à des questions de dépendance, d’autre part la dépendance qui peut affecter une partie des retraités. Le mélange des genres ne clarifie pas l’analyse et les solutions d’autant que les sources de financement peuvent être différentes. Par exemple la dépendance pourrait être financée par la CRDS dont le rendement fiscal est de l’ordre de 10 milliards par an et qui théoriquement devrait être supprimé en 2024. Ces recettes de la  CRDS étaient destinées à la caisse d’amortissement de la dette sociale qui devrait être apurée en 2024.

Des neurones toujours fabriqués à l’âge adulte

Des neurones toujours fabriqués  à l’âge adulte

De quoi rassurer même certains politiques ! France info nous apprend que les adultes  produisent des neurones une fois l’adolescence terminée. C’est ce qu’affirment des chercheurs spécialisés en neuropathologie et en biologie moléculaire de l’université de Madrid (Espagne) dans une étude publiée le 25 mars 2019 dans la revue Nature Medicine. Selon ces scientifiques, la fabrication des neurones, un processus appelé la neurogénèse et qui a lieu dans le cerveau persiste tout au long de la vie. Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont travaillé sur des tissus cérébraux de 13 donneurs décédés, en bonne santé neurologique et âgés de 43 à 87 ans au moment du décès. Ils ont mis ces échantillons au contact d’une molécule fluorescente capable de se fixer spécifiquement aux neurones immatures. Résultat : des dizaines de milliers de cellules ont fixé cette molécule dans l’hippocampe, une région du cerveau impliquée notamment dans la mémorisation. Des observations de ces cellules au microscope ont permis aux chercheurs de vérifier qu’il s’agissait bien de jeunes neurones, et ce même dans les échantillons issus des donneurs les plus âgés.

Plus précisément, l’échantillon du plus jeune donneur décédé à 43 ans contenait environ 42.000 neurones immatures par millimètre carré de tissu cérébral. Ce chiffre diminuait de 30% pour le donneur le plus âgé décédé à 87 ans, soit près de 30.000 neurones par millimètre carré. Qu’en concluent les chercheurs madrilènes ? Que leurs travaux soutiennent bien l’hypothèse selon laquelle la neurogénèse décline avec l’âge mais ne s’arrête jamais complètement… au moins jusqu’à l’aube des 90 ans. Un second résultat dévoilé par cette étude concerne la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont en effet réalisé les mêmes expériences sur des tissus cérébraux de 45 personnes atteintes de cette maladie neurodégénérative et décédées entre 52 et 97 ans. Ils ont alors observé que plus la maladie est avancée, moins le cerveau compte de neurones immatures : les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer auraient ainsi 30% de jeunes neurones en moins que les personnes du même âge et en bonne santé neurologique. Si cette observation ne peut être interprétée comme un lien de cause à effet entre le déclin de la neurogénèse et la maladie d’Alzheimer, elle ouvre tout de même de nouvelles pistes de recherche pour combattre cette pathologie.

« Reculer l’âge de la retraite » (Xavier Bertrand)

  »Reculer l’âge de la retraite » (Xavier Bertrand)

Xavier Bertrand, qui avait conduit la réforme des régimes spéciaux de 2008, propose son projet et considère que les orientations du pouvoir visent à réduire le montant de toutes les retraites.  Pour l’ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy, une évidence s’impose : « Reculer l’âge de départ [à la retraite] est la seule voie. Dire autre chose, c’est mentir aux Français. » Et pour l’actuel président de la région Hauts-de-France, il faut fixer cet âge de départ à 65 ans. Selon lui, cela représenterait « 15 à 18 milliards d’euros en plus ».

En échange d’un départ à la retraite plus tardif, Xavier Bertrand souhaite en garantie une hausse de la minimum vieillesse, aujourd’hui fixé à 868,20 euros. « Je propose que, à terme, aucune pension ne puisse être inférieure à 1.000 euros », estime-t-il ainsi, avant de souhaiter que « quelqu’un qui a fait toute sa carrière au smic ne touche pas moins en retraite ».

Alignement des régimes du public et du privé, réforme de la dépendance, pénibilité… celui qui a mis en œuvre la réforme des régimes spéciaux en 2008 détaille ainsi son contre-projet, tout en critiquant les propositions avancées par l’exécutif. Et notamment l’idée d’un système unique par points qu’il qualifie de « piège » et de « vaste opération hypocrite de baisse généralisée des retraites ». Il revient également sur la méthode du gouvernement et réclame le maintien du dialogue entre l’Etat et les partenaires sociaux. « Il y a toujours plus d’idées dans deux têtes que dans une, et même si le dialogue ne permet pas d’aller au bout, il faut le tenter, plaide-t-il. Des syndicats (comme la CFDT) peuvent être plutôt favorables à l’allongement de la durée de cotisation. Mais il faut arrêter de les prendre de haut, travailler avec eux et les respecter. »

Âge retraite : rétropédalage

Âge retraite : rétropédalage

 

Après le rétro pédalage de la ministre de la santé sur la question, c’est maintenant celui du premier ministre toujours avec la même hypocrisie : à savoir on maintient l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans mais en fait on incite à partir à 65 ans pour obtenir une retraite pleine. Et le premier ministre de déclarer devant l’assemblée nationale “Dans le cadre de cette réforme, il n’est pas question de modifier l’âge de départ à la retraite”, a déclaré Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l’Assemblée. Pour autant, dans le contexte de vieillissement de la population française et “d’un besoin de financement considérable, se poser la question de savoir s’il faut travailler plus longtemps pour que le fruit de ce travail plus long finance ces besoins considérables d’investissement et de prise en charge de la limitation du reste à charge est une question parfaitement valide”, a-t-il ajouté. “Ce qui m’inquiéterait, ça serait qu’on ne se la pose pas”. Un rétro pédalage particulièrement hypocrite  puisqu’on peut très bien maintenir l’âge légal de départ  en retraite mais reculer en même temps l’âge de départ effectif, ce qui se produit d’ailleurs en ce moment avec en moyenne des départs autour de 63 ans. L’âge de la retraite est évidemment un tabou (comme les 35 heures). Pour le contourner on va donc agir le taux de cotisation en fonction des années d’activité, sur le niveau des pensions voir sur le taux de cotisation (régime général et régime complémentaire compris). Ajoutons que le report de l’âge de la retraite génère des effets à moyen et long terme et que l’autre manière d’obtenir rapidement des économies est passée par la désindexation. Une autre manière de diminuer la retraite. La ministre de la santé avait  précisé qu’elle s’exprimait à titre personnel et que de toute manière un jour ou l’autre il faudrait bien se poser la question. Cette manière très allusive d’aborder une question centrale ne caractérise pas un grand courage. Il y a en effet longtemps que le problème de l’âge de la retraite comme celui des 35 heures devrait être sur la table des négociations. Ces deux mesures de la gauche ont largement concouru à tuer  la compétitivité de l’économie. Sans parler du fait que cela a porté un coup fatidique à la valeur du travail. Cette réduction du temps de travail peut et même doit se comprendre et même s’imposer  pour les salariés aux conditions de travail difficiles mais pas pour l’ensemble. C’est cette généralisation idiote et aveugle qui est condamnable. Quand on écoute les propos de la ministre de la santé, on peut être inquiet du courage et de la lucidité du pouvoir sur cette question  «La question de l’âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite», avait  déclaré  la ministre lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI. «Moi j’entends ces débats. Le président de la République avait pris lors de sa campagne (présidentielle) l’engagement devant les Français de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Après, nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale», a-t-elle indiqué. «Je n’y suis pas hostile», a poursuivi la ministre, interrogée sur l’enjeu de retarder l’âge de départ à la retraite. «Je suis médecin, je vois que la durée de vie augmente d’année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté», a-t-elle fait valoir. «Est-ce que, alors que le nombre d’actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir», a-t-elle estimé.  Comme on lui rapportait, en fin d’émission, les réactions de surprise suscitées sur les réseaux sociaux par ses déclarations, la ministre a souligné qu’elle s’exprimait «à titre personnel». «Je pense que un jour, un jour, nous serons obligés de travailler plus longtemps sinon notre système de retraite ne pourra pas tenir», a-t-elle précisé. «Ce que j’ai dit, c’est que j’ai vu ces propositions remonter du grand débat. À partir du moment où les Français l’évoquent, c’est sur la table. À partir du moment où toutes les propositions qui sont amenées par le grand débat vont être étudiées, nous étudierons celle-là comme les autres. Elle n’est pas (mise) sur la table aujourd’hui par le gouvernement», a-t-elle rappelé. Contrairement à ce que raconte la ministre cette question n’est pas non plus mise sur la table de façon significative dans le cas du grand débat.

Âge de départ à la retraite : 62 ou 65 ans ?

Âge de départ à la retraite : 62 ou 65 ans ?

 

Après le rétro pédalage de la ministre de la santé sur la question, c’est maintenant celui du premier ministre toujours avec la même hypocrisie : à savoir on maintient l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans mais en fait on incite à partir à 65 ans pour obtenir une retraite pleine. Et le premier ministre de déclarer devant l’assemblée nationale “Dans le cadre de cette réforme, il n’est pas question de modifier l’âge de départ à la retraite”, a déclaré Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l’Assemblée. Pour autant, dans le contexte de vieillissement de la population française et “d’un besoin de financement considérable, se poser la question de savoir s’il faut travailler plus longtemps pour que le fruit de ce travail plus long finance ces besoins considérables d’investissement et de prise en charge de la limitation du reste à charge est une question parfaitement valide”, a-t-il ajouté. “Ce qui m’inquiéterait, ça serait qu’on ne se la pose pas”. Un rétro pédalage particulièrement hypocrite  puisqu’on peut très bien maintenir l’âge légal de départ  en retraite mais reculer en même temps l’âge de départ effectif, ce qui se produit d’ailleurs en ce moment avec en moyenne des départs autour de 63 ans. L’âge de la retraite est évidemment un tabou (comme les 35 heures). Pour le contourner on va donc agir le taux de cotisation en fonction des années d’activité, sur le niveau des pensions voir sur le taux de cotisation (régime général et régime complémentaire compris). Ajoutons que le report de l’âge de la retraite génère des effets à moyen et long terme et que l’autre manière d’obtenir rapidement des économies est passée par la désindexation. Une autre manière de diminuer la retraite. La ministre de la santé avait  précisé qu’elle s’exprimait à titre personnel et que de toute manière un jour ou l’autre il faudrait bien se poser la question. Cette manière très allusive d’aborder une question centrale ne caractérise pas un grand courage. Il y a en effet longtemps que le problème de l’âge de la retraite comme celui des 35 heures devrait être sur la table des négociations. Ces deux mesures de la gauche ont largement concouru à tuer  la compétitivité de l’économie. Sans parler du fait que cela a porté un coup fatidique à la valeur du travail. Cette réduction du temps de travail peut et même doit se comprendre et même s’imposer  pour les salariés aux conditions de travail difficiles mais pas pour l’ensemble. C’est cette généralisation idiote et aveugle qui est condamnable. Quand on écoute les propos de la ministre de la santé, on peut être inquiet du courage et de la lucidité du pouvoir sur cette question  «La question de l’âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite», avait  déclaré  la ministre lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI. «Moi j’entends ces débats. Le président de la République avait pris lors de sa campagne (présidentielle) l’engagement devant les Français de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Après, nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale», a-t-elle indiqué. «Je n’y suis pas hostile», a poursuivi la ministre, interrogée sur l’enjeu de retarder l’âge de départ à la retraite. «Je suis médecin, je vois que la durée de vie augmente d’année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté», a-t-elle fait valoir. «Est-ce que, alors que le nombre d’actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir», a-t-elle estimé.  Comme on lui rapportait, en fin d’émission, les réactions de surprise suscitées sur les réseaux sociaux par ses déclarations, la ministre a souligné qu’elle s’exprimait «à titre personnel». «Je pense que un jour, un jour, nous serons obligés de travailler plus longtemps sinon notre système de retraite ne pourra pas tenir», a-t-elle précisé. «Ce que j’ai dit, c’est que j’ai vu ces propositions remonter du grand débat. À partir du moment où les Français l’évoquent, c’est sur la table. À partir du moment où toutes les propositions qui sont amenées par le grand débat vont être étudiées, nous étudierons celle-là comme les autres. Elle n’est pas (mise) sur la table aujourd’hui par le gouvernement», a-t-elle rappelé. Contrairement à ce que raconte la ministre cette question n’est pas non plus mise sur la table de façon significative dans le cas du grand débat.

Âge de la retraite : Buzyn rétropédale !

Âge de la retraite : Buzyn rétropédale !

 

Un rétro pédalage particulièrement hypocrite de la part de la ministre de la santé après qu’elle ait  indiqué qu’elle n’était pas hostile au report de l’âge de la retraite «  à titre personnel ». Et de se justifier en précisant qu’elle n’était pas favorable au report de l’âge légal de départ en retraite. Une précision tout aussi hypocrite puisqu’on peut très bien maintenir l’âge légal de en retraite mais reculer en même temps l’âge de départ effectif, ce qui se produit d’ailleurs en ce moment avec en moyenne des départs autour de 62 63 ans. L’âge de la retraite est évidemment un tabou (comme les 35 heures). Pour le contourner on va donc agir le taux de cotisation en fonction des années d’activité, sur le niveau des pensions voir sur le taux de cotisation (régime général et régime complémentaire compris). Ajoutons que le report de l’âge de la retraite génère des effets à moyen et long terme et que l’autre manière d’obtenir rapidement des économies est passée par la désindexation. Une autre manière de diminuer la retraite. la ministre de la santé avait  précisé qu’elle s’exprimait à titre personnel et que de toute manière un jour ou l’autre il faudrait bien se poser la question. Cette manière très allusive d’aborder une question centrale ne caractérise pas un grand courage. Il y a en effet longtemps que le problème de l’âge de la retraite comme celui des 35 heures devrait être sur la table des négociations. Ces deux mesures de la gauche ont largement concouru à tuer  la compétitivité de l’économie. Sans parler du fait que cela a porté un coup fatidique à la valeur du travail. Cette réduction du temps de travail peut et même doit se comprendre et même s’imposer  pour les salariés aux conditions de travail difficiles mais pas pour l’ensemble. C’est cette généralisation idiote et aveugle qui est condamnable. Quand on écoute les propos de la ministre de la santé, on peut être inquiet du courage et de la lucidité du pouvoir sur cette question  «La question de l’âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite», avait  déclaré  la ministre lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI. «Moi j’entends ces débats. Le président de la République avait pris lors de sa campagne (présidentielle) l’engagement devant les Français de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Après, nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale», a-t-elle indiqué. «Je n’y suis pas hostile», a poursuivi la ministre, interrogée sur l’enjeu de retarder l’âge de départ à la retraite. «Je suis médecin, je vois que la durée de vie augmente d’année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté», a-t-elle fait valoir. «Est-ce que, alors que le nombre d’actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir», a-t-elle estimé.  Comme on lui rapportait, en fin d’émission, les réactions de surprise suscitées sur les réseaux sociaux par ses déclarations, la ministre a souligné qu’elle s’exprimait «à titre personnel». «Je pense que un jour, un jour, nous serons obligés de travailler plus longtemps sinon notre système de retraite ne pourra pas tenir», a-t-elle précisé. «Ce que j’ai dit, c’est que j’ai vu ces propositions remonter du grand débat. À partir du moment où les Français l’évoquent, c’est sur la table. À partir du moment où toutes les propositions qui sont amenées par le grand débat vont être étudiées, nous étudierons celle-là comme les autres. Elle n’est pas (mise) sur la table aujourd’hui par le gouvernement», a-t-elle rappelé. Contrairement à ce que raconte la ministre cette question n’est pas non plus mise sur la table de façon significative dans le cas du grand débat.

 

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