Archive pour le Tag 'Retraite'

Séniors : la contradiction entre l’âge de la retraite et l’emploi

Séniors : la contradiction entre l’âge de la retraite et l’emploi

 

Théoriquement la retraite peut être prise à partir de 62 ans. Dans les faits,  l’âge moyen de départ et de 62 ans et demi. On s’apprête à repousser la à 64 ans pour une retraite pleine or le problème est qu’une partie non négligeable des salariés âgés sont déjà au chômage avant. Les seniors sont en effet particulièrement frappés par le chômage de longue durée (au delà d’un an). En 2018, 37,8% des demandeurs d’emploi ayant plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans contre 22,3% pour l’ensemble des inscrits. Plus l’âge avance et plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés pour sortir du chômage.

Ainsi, 60,2% des plus de 55 ans étaient au chômage depuis plus d’un an en 2018 contre 41,8% pour l’ensemble des chômeurs de 15 à 64 ans.

Comment dès lors  envisager d’un point de vue social la compatibilité avec un report de l’âge de la retraite. Il est vraisemblable qu’en attendant la fatidique date, nombre d’intéressés iront rejoindre le halo du chômage, c’est-à-dire ce qui n’ont plus droit à rien en matière d’indemnités et qui ne recherchent plus de travail à Pôle emploi. Un report éventuel de l’âge  de la retraite (qui devrait être ciblé en fonction de la nature des métiers et de leur pénibilité) n’est donc socialement acceptable que s’il est accompagné d’une politique de réinsertion professionnelle de ces salariés âgés en utilisant d’une part les moyens de la formation, d’autre part en créant des dispositions légales contractuelles pour aménager leur temps et autres conditions de travail

SNCF : droits de retrait…. ou de retraite

SNCF : droits de retrait…. ou de retraite

 

Les  cheminots s’appuient sur le droit de retrait pour justifier le mouvement en cours. Indéniablement, on ne peut négliger la question de la sécurité notamment des usagers. Or c’est cette sécurité qui est discutée puisque le train ne comporte qu’un agent. Cela étant dit, c’est un peu la même problématique pour un conducteur de car, seul lui aussi le plus souvent, qui doit gérer la sécurité de ses passagers et des autres usagers de la route. La fréquentation des cars ( qui risquent de se substituer aux trains pour des motifs économiques)  est assez proche de celle des trains régionaux, en moyenne une cinquantaine de voyageurs. Une différence sur route, les conducteurs sont en « marche à vue » permanente, ils assurent seuls les risques de la conduite et la régulation. Les distances de freinage ne sont pas non plus les mêmes ;  Les modalités notamment les distance de protection (avis aux autres circulations)  non plus. A la SNCF, des dispositifs de sécurité supplémentaires pour signaler plus vite les incidents et accidents ferroviaires doivent pouvoir être utilisés. Mais le mouvement n’aurait pas une telle ampleur si en toile de fond ne se posait pas  la question du statut remis en cause et la question particulièrement de la retraite. Car non seulement ce statut progressivement ne sera plus appliqué mais maintenant il faut avaler la réforme des retraites. La goutte qui fait déborder le vase du mécontentement. En fait c’est un sérieux avertissement au gouvernement pour l’informer des résistances qu’il va rencontre lors de la réforme des retraites qui déjà a enregistré certaines reculades et quelques contradictions. Cela d’autant plus que la fameuse réforme SNCF de 2018 n’a pas réglé totalement la question cruciale de la dette qui, avec le manque de compétitivité, plombe l’avenir de l’entreprise.  

Contradiction entre le chômage des séniors et le report de l’âge de la retraite

Contradiction entre le chômage des séniors et le report de l’âge de la retraite

 

Cette contradiction est la conséquence du traitement des problématiques économiques et sociales par tranches de saucisson ; Or ces questions s’insèrent le plus souvent dans des processus systémiques interdépendants ; Pour parler simple, on veut repousser l’âge de la retraite (théoriquement applicable à 62 ans mais la moyenne des départ réels est de 62.5 ans) ; dans la reforme en cours, la date de départ serait repoussée à 64 ans. Le problème c’est qu’actuellement un retraité sur deux part en retraite en situation de quasi chômage. (Certains sont à pole emploi d’autres alimentent  le halo du chômage (sécu, invalidité, allocations sociales, etc.). Se pose donc avec l’allongement de l’âge effectif du départ en retraite le problème crucial de l’emploi des séniors. Et de ce point de vue tout est à revoir dans les conditions d’utilisation de cette catégories (temps de travail, formation, responsabilités, transition  etc.). Les avertissements sur l’emploi des seniors se multiplient donc. Après le rapport du Sénat présenté le 8 octobre dernier, c’est autour de la Cour des comptes de tirer la sonnette d’alarme. Dans un référé rendu public ce jeudi 10 octobre, le président de la juridiction financière, Didier Migaud, met en garde le Premier ministre, Edouard Philippe, sur les risques de précarisation des seniors exclus du marché du travail. Alors que le gouvernement s’est lancé dans une réforme des retraites très sensible politiquement, la question de l’emploi des salariés les plus âgés revient au centre des débats. Le recul de l’âge légal à la retraite lié aux différentes réformes menées depuis une quinzaine d’années n’a pas amélioré forcément sur tous les plans le sort des seniors sur le marché du travail.

Le nombre de chômeurs de longue durée âgés de plus de 50 ans, inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, a explosé après la crise de 2008. D’après les données de l’Insee communiqués dans le document de la Cour des comptes, les chômeurs de plus de 50 ans ont doublé (554.000 au premier trimestre 2019), « soit une hausse beaucoup plus importante que celle du nombre de chômeurs âgés de 15 à 24 ans (+ 11 %) et de 25 à 49 ans (+ 26 %) ».

Rien que pour la catégorie A, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans a triplé depuis 2008 (916.400) en raison également de la fin de dispense de recherche d’emploi pour les plus de 57 ans depuis 2012. Le premier magistrat de la rue Cambon est particulièrement critique à l’égard des politiques de ressources humaines dans les entreprises.

« .

Du côté du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation pour adulte handicapé (AAH), la proportion des allocataires âgés de 60 à 64 ans dans leur classe d’âge  »a ainsi augmenté de 111 % en dix ans depuis 2009 pour le RSA socle, et de 192 % depuis 2010 pour l’AAH ».

Les différents mécanismes de protection sociale ne suffisent pas à limiter ce risque de précarisation pour les seniors situés dans une zone grise. « Ces revenus de transfert parviennent à réduire partiellement le taux de pauvreté des ménages de seniors qui ne sont ni en emploi, ni en retraite. Ce taux passe de plus de 72 % avant redistribution à 54 % après. Cette part reste toutefois très élevée, à un niveau supérieur à celui constaté pour les personnes sans emploi âgés de 25 à 52 ans (47 % après redistribution) »explique la Cour des comptes. Elle évalue le niveau de vie mensuel de ces personnes à 882 euros alors que le seuil de pauvreté s’élève à environ 1.015 euros par mois selon de récents chiffres de l’Insee.

Le magistrat Didier Migaud pointe en particulier l’absence d’évaluation des politiques publiques relatives aux retraites. Il relève par exemple que la loi de 2010 portée par le gouvernement de François Fillon n’a donné lieu « à aucune étude d’impact solide sur les effets potentiels des mesures de report d’âge en termes de basculement dans l’inactivité et les minima sociaux ».

Il souligne que les premières études documentées sur cette réforme ont été publiées en 2016 par le ministère de la Santé. Le service de statistiques du ministère a ainsi montré que le report de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans allait entraîner « un surplus d’environ 80.000 allocataires âgés de 60 et 61 ans au titre du RSA socle, de l’AAH et de l’ASS, pour un surcoût estimé à environ 600 millions d’euros par an ».

A cela s’ajoute, un « bilan décevant » des politiques de l’emploi à l’égard des seniors depuis le début des années 2000 qui contribue à leur mise à l’écart du marché du travail. Face à la possible aggravation des risques de paupérisation, l’organisme public recommande de mieux chiffrer les phénomènes de basculement dans l’inactivité de cette population dans le cadre de la future réforme.

 

Emploi des seniors : la contradiction avec l’âge de la retraite

Emploi des seniors : la contradiction avec l’âge de la retraite

 

Théoriquement la retraite peut être prise à partir de 62 ans. Dans les faits,  l’âge moyen de départ et de 62 ans et demi. On s’apprête à repousser la à 64 ans pour une retraite pleine or le problème est qu’une partie non négligeable des salariés âgés sont déjà au chômage avant. Les seniors sont en effet particulièrement frappés par le chômage de longue durée (au delà d’un an). En 2018, 37,8% des demandeurs d’emploi ayant plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans contre 22,3% pour l’ensemble des inscrits. Plus l’âge avance et plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés pour sortir du chômage.

Ainsi, 60,2% des plus de 55 ans étaient au chômage depuis plus d’un an en 2018 contre 41,8% pour l’ensemble des chômeurs de 15 à 64 ans.

Comment dès lors  envisager d’un point de vue social la compatibilité avec un report de l’âge de la retraite. Il est vraisemblable qu’en attendant la fatidique date, nombre d’intéressés iront rejoindre le halo du chômage, c’est-à-dire ce qui n’ont plus droit à rien en matière d’indemnités et qui ne recherchent plus de travail à Pôle emploi. Un report éventuel de l’âge  de la retraite (qui devrait être ciblé en fonction de la nature des métiers et de leur pénibilité) n’est donc socialement acceptable que s’il est accompagné d’une politique de réinsertion professionnelle de ces salariés âgés en utilisant d’une part les moyens de la formation, d’autre part en créant des dispositions légales contractuelles pour aménager leur temps et autres conditions de travail

Retraites- RATP : grève illimitée à partir du 5 décembre

Retraite RATP : grève illimitée à partir du 5 décembre

 

Une grève de cinq syndicats de la RATP de nature illimitée est envisagée par cinq syndicats pour  protester  contre la remise en cause du statut notamment en matière de retraite.  Les syndicats Unsa, CFE-CGC, SUD, FO et Solidaires de la RATP s’opposent  la réforme des retraites, qui prévoit la disparition du régime spécial des agents de la RATP. Le mouvement précédent très suivi  lancé par ces cinq syndicats avec la CGT et RS, avait très fortement perturbé en Ile-de-France le trafic des métros, RER, bus et tramways. Dix lignes de métro avaient été totalement fermées, d’autres n’étaient que partiellement ouvertes.

Dans leur communiqué, les cinq syndicats estiment que «la très forte mobilisation du 13 septembre confirme l’attachement de tous les salariés de l’exploitation, de la maintenance, du tertiaire, à leur régime de retraite et au contrat social passé avec l’État lors de leur embauche».

 

 

Grève RATP: un avertissement pour les régimes spéciaux de retraite

Grève RATP: un avertissement pour les régimes spéciaux de retraite

 Le réseau RATP sera pratiquement à l’arrêt vendredi du fait de la protestation des agents contre la perspective de suppression du régime spécifique de retraite. Il est probable qu’il s’agit là d’un avertissement et que ce type d’action risque de se multiplier dans les différents secteurs bénéficiant d’un régime particulier de retraite. L’ensemble des syndicats  ( à remarquer toutefois l’absence de la CFDT) de la Régie Autonome des Transports Parisiens, UNSA, CGT, FO, CFE-CGC et SUD, ont appelé les agents à rejoindre le mouvement qui s’annonce déjà très suivi, avec en ligne de mire le rapport Delevoye, qui prévoit notamment la suppression des régimes spéciaux, dont celui de la RATP.

«L’intérêt d’avoir un régime spécial est d’abord la prise en compte de la pénibilité au travail. Les agents sont confrontés à des horaires de nuit et au travail dans les souterrains», explique Bertrand Hammache, secrétaire général de la CGT RATP, à France 3. Selon lui, le système de retraite par points «mettra à mal non seulement l’allongement de la durée du travail mais aussi le montant de la cotisation».

 

Depuis quelques jours déjà, les usagers des transports en commun d’île de France ont été prévenus des perturbations à venir. «En raison d’un mouvement social, le trafic sera très fortement perturbé sur les réseaux RATP le vendredi 13 septembre. La RATP vous invite à limiter au maximum vos déplacements», indiquent des messages écrits et sonores. Les voyageurs doivent s’attendre à des perturbations importantes dès ce jeudi 12 septembre à 18h dans les métros, bus et tramways, ainsi que sur le RER A et RER B, tous deux coexploités par la RATP et la SNCF. La grève devrait s’achever le samedi à 7 heures du matin.

SNCF, RATP, EDF : mesures contre les régimes spéciaux de retraite

SNCF, RATP, EDF : mesures contre  les régimes spéciaux de retraite……. et les fonctionnaire de la cour des comptes ?

 

La Cour des Comptes qui le plus souvent procède à des évaluations économiques et financières très pertinentes. Cette foi, elle s’attaque de front aux régimes spéciaux de retraite de la SNCF, de la RATP, et d’EDF. La Cour des Comptes propose simplement la suppression. Certes on conviendra qu’une réforme du régime des retraites est nécessaire pour des motifs d’équité et des raisons démographiques. Par contre, on aurait aimé que la Cour des Comptes, composée  de fonctionnaires propose aussi la suppression de leur régime de retraite. D’après la Cour des Comptes, les régimes de retraite des cheminots et des industries électriques et gazières doivent être absorbés par le futur régime universel. Mais leurs avantages, s’ils subsistent, ne doivent pas être financés par l’ensemble des assurés, estime la Cour des comptes dans un rapport publié ce mardi. Les magistrats financiers proposent de créer des régimes supplémentaires par capitalisation et de ne pas garantir l’ensemble des droits acquis. Les régimes spéciaux de retraites sont appelés à disparaître. Ou du moins à devenir invisibles, en 2025, lorsque le nouveau régime universel de retraite par points verra le jour. En réalité, il y a fort à parier que les avantages spécifiques dont bénéficient leurs assurés survivent, au moins en partie, à la « réforme systémique » portée par le haut-commissaire  Jean-Paul Delevoye – qui doit présenter ses préconisations ce jeudi .

Retraite, nouveaux concepts l’âge d’équilibre et l’âge pivot !

 Retraite, nouveaux concepts   l’âge d’équilibre et l’âge pivot !

 

Un nouveau concept a été évoqué, en tout cas repris par le premier ministre : l’âge d’équilibre pour le départ en retraite ou âge pivot ;  en fait en lieu et place d’un âge légal qui deviendra de plus en plus théorique. En outre cet  équilibre qui s’opère sur le rapport recettes et dépenses des retraites pourrait varier dans le temps. Pour l’immédiat en fonction des scénarios financiers l’équilibre se situerait autour de 64 ans pour les départs réels (l’âge de 62 ans constituant la norme théorique). En  fait,  cet âge d’équilibre (ou âge pivot) à 64 ans pourrait bien n’être  en vigueur que pour quelques années. En effet tout dépendra pour l’avenir du rapport en actifs et retraités, donc aussi de la croissance. Alors de ce point de vue avec des hypothèses de croissance ne dépassant pas 1 à  2 % ( en tenant compte des gains de productivité) le régime de retraite risque de s’installer dans une situation de déséquilibre pour longtemps Avant même de connaître les conclusions de ce travail, Emmanuel Macron avait prévenu qu’il faudrait « travailler plus longtemps », lors de son intervention post-grand débat. Édouard Philippe a confirmé cet objectif devant les députés ce mercredi lors de son discours de politique générale. Le Premier ministre a cependant pointé les « incertitudes » sur l’avenir et le financement des retraites. La veille, le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites, qui a fuité dans la presse, révélait que le déficit du système serait deux fois plus élevé que prévu d’ici à 2022, atteignant 10 milliards d’euros. Le gouvernement va modifier les règles de départ pour assurer sa pérennité financière:

Retraite: un nouveau concept « l’âge d’équilibre » !

Retraite: un nouveau concept   »l’âge d’équilibre » !

 

Un nouveau concept a été évoqué en tout cas repris par le premier ministre : l’âge d’équilibre pour le départ en retraite ;  en faite en lieu et place d’un âge légal qui deviendra de plus en plus accessoirs. En outre cet  équilibre qui s’opére sur le rpport recettes et dépenses des retraites pourrait varier dans le temps. Pour l’immédiat en fonction des scénarios financiers l’équilibre se situerait autour de 64 ans pour les départs réels (l’âge de 62 ans constituant la norme théorique) . En  fait,  cet âge d’équilibre à 64 ans pourrait bien naître en vigueur que pour quelques années. En effet tout dépendra pour l’avenir du rapport en actif et retraité, donc aussi de la croissance. Alors de ce point de vue avec des hypothèses de croissance ne dépassant pas 2 % entre parenthèse et en tenant compte des gains de productivité) le régime de retraite risque de s’installer dans une situation de déséquilibre pour longtemps Avant même de connaître les conclusions de ce travail, Emmanuel Macron avait prévenu qu’il faudrait « travailler plus longtemps », lors de son intervention post-grand débat. Édouard Philippe a confirmé cet objectif devant les députés ce mercredi lors de son discours de politique générale. Le Premier ministre a cependant pointé les « incertitudes » sur l’avenir et le financement des retraites. La veille, le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites, qui a fuité dans la presse, révélait que le déficit du système serait deux fois plus élevé que prévu d’ici à 2022, atteignant 10 milliards d’euros. Le gouvernement va modifier les règles de départ pour assurer sa pérennité financière:

Décaler surtout l’âge réel de départ en retraite (Macron)

Décaler surtout l’âge réel de départ en retraite (Macron)

 

Comme il fallait s’y attendre macro, a réaffirmé qu’on ne toucherait pas à l’âge légal de départ à la retraite mais par contre que les mesures d’incitation seraient prises pour que l’âge réel  soit retardé. Pour prétendre à une retraite pleine, les salariés devront donc partir plus tard. En fait progressivement on s’oriente vers une nage de départ réel autour de 65 66 ans. Aujourd’hui, un salarié doit avoir cotisé selon son année de naissance entre 161 et 172 trimestres pour pouvoir partir à 62 ans avec une pension complète. Ainsi, un travailleur né après 1973 devra travailler 43 ans pour toucher sa retraite à taux plein. Il devra donc avoir commencé à travailler à 19 ans pour partir à 62 ans. Ce qui est rarement le cas avec un âge moyen d’entrée dans la vie active qui ne cesse de progresser. Si ce travailleur a fait des études et a commencé à travailler à 23 ans par exemple, c’est à 66 ans qu’il pourra dans les faits toucher sa retraite à taux plein.   La future réforme des retraites annoncée pour l’été va transformer le système des trimestres cotisés en points accumulés. Mais la philosophie d’incitation financière devrait rester la même. Dans un document de travail du haut-commissaire des retraites Jean-Paul Delevoye, la réforme prévoirait un « coefficient majorant » leur pension de 3% à 5% par année de travail supplémentaire. Une sorte de bonus pour travailler plus longtemps. Mais le gouvernement pourrait mettre en place un système de malus pour dissuader les salariés de partir trop tôt.  C’est déjà le cas pour les retraites complémentaires depuis le 1er janvier. L’Argic-Arrco verse 10% de moins durant trois ans aux personnes qui ont choisi de partir à l’âge légal, soit 62 ans.

Allongement durée du travail : plutôt les 35 heures que le départ en retraite

Allongement durée du travail : plutôt les 35 heures que le départ en retraite

 

Globalement 54 % des Français sont opposés à l’allongement de la durée du travail qu’il s’agisse des 35 heures ou du en retraite. Selon un sondage Ifop* pour le JDD

Si cet allongement de la durée du travail devait s’imposer alors la préférence irait à l’allongement de la durée hebdomadaire de travail :

  • 41% des personnes interrogées ont une préférence pour l’abandon des 35h ;
  • 25% sont pour l’augmentation du nombre d’années de cotisation pour percevoir une retraite à taux plein ;
  • 14% sont pour la suppression d’un ou plusieurs jours fériés ;
  • les 20% restants refusent de choisir l’une de ces trois propositions.

Dans le détail, la fin des 35h clive là encore la population : 56% des sympathisants de droite la souhaite, contre 37% pour ceux de la gauche ; et les catégories supérieures (49%), en particulier les artisans et commerçants, plutôt que les catégories populaires (38%) ou les salariés (38%). La suppression d’au moins un jour férié trouve au contraire plutôt un écho à gauche, même s’il reste très minoritaire (17%, contre 9% à droite). Quant au décalage du départ à la retraite, il est accueillit de façon assez homogène auprès des sondés, et n’est donc poussé par personne en particulier.

* Enquête Ifop pour le JDD réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 17 au 19 avril 2019, menée auprès d’un échantillon de 1.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour ce sondage est +/- 1,4 point pour un résultat de 5 ou 95% ; +/- 1,8 point pour un résultat de 10 ou 90% ; +/- 2,5 points pour un résultat de 20 ou 80% ; +/- 2,8 points pour un résultat de 30 ou 70% ; +/- 3 points pour un résultat de 40 ou 60% ; +/- 3,1 points pour un résultat de 50%.

 

Le Medef pour un report l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans

Le Medef pour un report  l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans

 

On peut évidemment comprendre au vu des chiffres que le départ à la retraite soit décalé dans le temps, surtout pour l’âge réel. Reste que la question est de savoir si les entreprises accepteront de garder en leur sein des travailleurs âgés de 63 et 64 ans (moins de 30 % des 60-64 ans sont aujourd’hui en emploi et une personne sur deux qui liquide sa retraite n’est plus en activité). Par ailleurs l’équité serait de faire un net distinguo entre les retraites des salariés aux conditions de travail très difficile et celle des autres.( La différence de l’espérance de vie pouvant atteindre 10 ans. Il y avait Deux cotisants pour un retraité au début des années 2000, ce ratio s’effondrera à 1,3 cotisant pour un retraité à horizon 2060 ; le niveau de dépenses actuellement consacré aux retraites s’élève à 14 % du PIB, soit 4 points de plus que l’Allemagne et 6 que dans les pays de l’OCDE ; et le temps passé à la retraite atteint 27,2 ans dans l’Hexagone, contre 22,8 ans outre-Rhin, 20,7 ans aux États-Unis ou 16,6 ans en Corée du Sud. Le Medef propose donc progressivement de décaler l’âge légal du départ en retraite à 64 ans. Le Medef propose une solution radicale: «indexer mécaniquement l’âge légal sur l’évolution de l’espérance de vie» à partir de 2028, une fois atteint la borne des 64 ans. Et pour lever les hypothèques qui pèsent toujours sur la réforme du gouvernement (notamment sur le rythme et les règles de convergence des régimes), il fait deux préconisations inédites. Primo, que le régime universel promis par Emmanuel Macron soit à deux étages: avec un socle commun de solidarité (minimum vieillesse…) piloté par l’État et financé par l’impôt ; et un régime par répartition intégralement abondé par les cotisations des actifs. Secundo, de basculer tous les régimes dans un système par points avant d’organiser leur convergence effective (en termes d’âge, de droits familiaux…) et ce, «au même rythme entre le public et le privé».

 

Age de la retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

Age de la retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

 

 

Ce n’est pas la déclaration d’hier de la nouvelle ministre porte-parole du gouvernement qui va beaucoup éclairer la question. Celle-ci en effet indiqué qu’on pouvait se poser des questions sur le financement des retraites et de la dépendance et que rien n’était tranché. Pourtant au sein même du gouvernement des voies discordantes se font entendre. Si on comprend bien la position du gouvernement : l’interrogation sur le financement est incontournable, mais rien ne changera sur l’âge légal. Une position qui évidemment ne répond pas à la question qui est celle de l’âge effectif de départ en retraite. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans mais en réalité les retraités partent déjà à près de 63 ans. Pour l’avenir compte tenu de l’allongement de la vie, il sera forcément nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour assurer l’équilibre financier. Sauf évidemment pour ceux  qui ont été soumis à des conditions de travail difficiles (notons que l’espérance de vie entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins est de l’ordre  de 10 ans !). Pour assurer l’équilibre financier des retraites différentes solutions sont envisagées : en augmentant les cotisations, en diminuant le montant des pensions comme en ce moment avec la désindexation et la CSG et où en décalant dans le temps la réelle date  de départ en retraite (ou la combinaison des trois). Dans les faits,  il paraît vraisemblable qu’on ne fera pas à l’âge légal mais celui qui partira en retraite à 62 ans ne touchera qu’une retraite partielle. Cette question des retraites s’inscrit donc dans un véritable débat de faux-culs avec des arguments type éléments de langage politique pour masquer le flou des mesures qui vont forcément affecter le pouvoir d’achat des retraités . Pour Sibeth Ndiaye : «Rien n’est arbitré» sur les retraites ». Compte tenu des divergences aussi des maladresses de certains membres du gouvernement, la porte-parole du gouvernement s’est réfugié dans la langue de bois. Le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a réalisé «un travail considérable» a déclaré la porte-parole du gouvernement, mais «ce travail doit encore se poursuivre», a-t-elle ajouté. «On n’est pas au bout de la discussion sur le contenu de cette réforme. La cohérence de cette réforme veut qu’il n’y ait pas forcément de nécessité à allonger la durée de cotisation. «C’est une chose», a-t-elle dit, mais, a-t-elle nuancé, il faut aussi se poser la question du financement des conditions de vie des personnes âgées dépendantes dont le nombre devrait augmenter. Notons que les questions peuvent être liées mais qu’il s’agit quand même de deux aspects différents. En effet il y a la retraite en tant que tel qui n’est pas toujours liée à des questions de dépendance, d’autre part la dépendance qui peut affecter une partie des retraités. Le mélange des genres ne clarifie pas l’analyse et les solutions d’autant que les sources de financement peuvent être différentes. Par exemple la dépendance pourrait être financée par la CRDS dont le rendement fiscal est de l’ordre de 10 milliards par an et qui théoriquement devrait être supprimé en 2024. Ces recettes de la  CRDS étaient destinées à la caisse d’amortissement de la dette sociale qui devrait être apurée en 2024.

Retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

Retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

 

 

Ce n’est pas la déclaration d’hier de la nouvelle ministre porte-parole du gouvernement qui va beaucoup éclairer la question. Celle-ci en effet indiqué qu’on pouvait se poser des questions sur le financement des retraites et de la dépendance et que rien n’était tranché. Pourtant tau sein  même du gouvernement des voies discordantes se font entendre. Si on comprend bien la position du gouvernement : l’interrogation sur le financement est incontournable, mais rien ne changera sur l’âge légal. Une position qui évidemment ne répond pas à la question qui est celle de l’âge effectif de départ en retraite. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans mais en réalité les retraités partent déjà à près de 63 ans. Pour l’avenir compte tenu de l’allongement de la vie, il sera forcément nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour assurer l’équilibre financier. Sauf évidemment pour ceux  qui ont été soumis à des conditions de travail difficiles (notons que l’espérance de vie entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins est de l’ordre  de 10 ans !). Pour assurer l’équilibre financier des retraites différentes solutions sont envisagées : en augmentant les cotisations, en diminuant le montant des pensions comme en ce moment avec la désindexation et la CSG et où en décalant dans le temps la réelle date  de départ en retraite (ou la combinaison des trois). Dans les faits il paraît vraisemblable qu’on ne fera pas à l’âge légal mais celui qui partira en retraite à 62 ans ne touchera qu’une retraite partielle. Cette question des retraites s’inscrit donc dans un véritable débat de faux-culs avec des arguments type éléments de langage politique pour masquer le flou des mesures qui vont forcément affecter le pouvoir d’achat des retraités . Pour Sibeth Ndiaye : «Rien n’est arbitré» sur les retraites ». Compte tenu des divergences aussi des maladresses de certains membres du gouvernement, la porte-parole du gouvernement s’est réfugié dans la langue de bois. Le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a réalisé «un travail considérable» a déclaré la porte-parole du gouvernement, mais «ce travail doit encore se poursuivre», a-t-elle ajouté. «On n’est pas au bout de la discussion sur le contenu de cette réforme. La cohérence de cette réforme veut qu’il n’y ait pas forcément de nécessité à allonger la durée de cotisation. «C’est une chose», a-t-elle dit, mais, a-t-elle nuancé, il faut aussi se poser la question du financement des conditions de vie des personnes âgées dépendantes dont le nombre devrait augmenter. Notons que les questions peuvent être liées mais qu’il s’agit quand même de deux aspects différents. En effet il y a la retraite en tant que tel qui n’est pas toujours liée à des questions de dépendance, d’autre part la dépendance qui peut affecter une partie des retraités. Le mélange des genres ne clarifie pas l’analyse et les solutions d’autant que les sources de financement peuvent être différentes. Par exemple la dépendance pourrait être financée par la CRDS dont le rendement fiscal est de l’ordre de 10 milliards par an et qui théoriquement devrait être supprimé en 2024. Ces recettes de la  CRDS étaient destinées à la caisse d’amortissement de la dette sociale qui devrait être apurée en 2024.

La retraite chapeau limitée à 30% ?

La retraite chapeau limitée à 30% ?

 

Face au scandale des retraites chapeaux, le pouvoir se devait de réagir. Ce qu’il a fait bien tardivement à travers la voix du ministre de l’économie Bruno Lemaire ce dernier proposerait de limiter la retraite des dirigeants des grandes entreprises à 30 % de leurs revenus. On sait par exemple que Tom Henderson le patron d’Airbus va partir avec une retraite de 1,3 millions parents alors qu’il n’a effectués que c’est en de présence dans la société. Par ailleurs son salaire était d’environ 3 millions mais son revenu de 5 millions. Du coup le plafond fixé par le ministre de l’économie ne change strictement rien puisque ce plafond pour Tom Henderson se situerait à 1,5 millions. La vérité c’est que le pouvoir ne veut pas s’attaquer ni à la structure de rémunération, ni au niveau des salaires et pas davantage aux retraites. Dans le même temps le gouvernement pour l’ensemble des salariés veut là des réformes profondes dont certaines sont sans doute justifié mais particulièrement injuste par rapport aux patrons de grandes entreprises il y a la évidemment une forme inadmissible de justice sociale. Visiblement le ministre de l’économie Bruno Lemaire a réagi de manière un peu rapide en effectuant un calcul de coin de table. Notons qu’il parle de 30 % des revenus et non de 30 % du salaire. Or on sait que les grands patrons dépriment de performance sans parler des stock-options attribués bien sûrs gratuitement et qui ont pour objet de faire en sorte que les dirigeants soient plus proches des actionnaires que des salariés voir de l’intérêt de leur entreprise

“Je suis opposé aux rémunérations excessives, en particulier en matière de retraite chapeaux, qui décrédibilisent le capitalisme et rendent ces équilibres incompréhensibles et injustes”, a dit Bruno Le Maire dans une interview accordée aux Echos de mercredi. En vue de limiter les montants perçus, le ministère de la Santé souhaite ou bien plafonner ces montants à 30% des revenus du dirigeant ou imposer un plafond en valeur absolue.

Bruno Le Maire a prévenu que le plafond, quelle que soit l’option envisagée, serait “très inférieur au 1,3 million d’euros par an prévus pour Tom Enders”. Un mensonge évidemment car tout dépend du montant de la rémunération.

Tom Enders-Airbus : nouveau scandale de retraite chapeau

Tom Enders-Airbus : nouveau scandale de retraite chapeau

Après avoir passé seulement sept ans chez Airbus, le patron Tom Ender pourrait partir en retraite avec une petite enveloppe d’une quarantaine de millions. Curieux qu’aucune déclaration du gouvernement ne soit intervenue sur les conditions particulièrement favorables au patron d’Airbus. Cela précisément au moment en plus où se discute l’avenir des retraites où  il s’agira de renier sur la date de départ et le montant des pensions. Au moment où le gouvernement maintient la désindexation des retraites par rapport à l’inflation et la CSG pour le plus grand nombre. Bref il y a de toute évidence 2 mondes. Certains objecteront qu’un grand patron mérite d’être payé. Sans doute mais on ne fera croire à personne qu’il n’existe pas parmi les managers français ou européens des candidats qui auraient géré Airbus avec efficacité en se contentant de la seule retraite prévue. En la circonstance, il ne s’agit plus d’inégalités mais de régime monarchique qui légalement accorde des privilèges à l’élite

Tom Enders pourrait notamment toucher 26,3 millions d’euros, somme provisionnée par Airbus pour ses années de retraite, des actions gratuites de performances évaluées à 7,3 millions d’euros et 3,2 millions pour une indemnité de non-concurrence d’un an. Airbus a confirmé à l’AFP la « cohérence » des « calculs théoriques » concernant la retraite, calculée sur 20 ans. Cela correspond à une rente annuelle de 1,31 million d’euros, selon des calculs du cabinet qu’avait dévoilés Le Monde ce mardi. Plusieurs éléments de ce scandale méritent d’être dénoncés. Il y a peut-être d’abord les stock-options qui sont attribués gratuitement au patron afin de faire en sorte qu’il soit plus près des intérêts des actionnaires que celui des salariés voire de l’entreprise. Ensuite ce concept de retraite chapeau qui vient s’ajouter au régime de retraite classique. Le pire c’est que dans certains cas ce principe de retraite chapeau vaut aussi pour des chefs d’entreprise qui ont échoué dans leur gestion.

« Reculer l’âge de la retraite » (Xavier Bertrand)

  »Reculer l’âge de la retraite » (Xavier Bertrand)

Xavier Bertrand, qui avait conduit la réforme des régimes spéciaux de 2008, propose son projet et considère que les orientations du pouvoir visent à réduire le montant de toutes les retraites.  Pour l’ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy, une évidence s’impose : « Reculer l’âge de départ [à la retraite] est la seule voie. Dire autre chose, c’est mentir aux Français. » Et pour l’actuel président de la région Hauts-de-France, il faut fixer cet âge de départ à 65 ans. Selon lui, cela représenterait « 15 à 18 milliards d’euros en plus ».

En échange d’un départ à la retraite plus tardif, Xavier Bertrand souhaite en garantie une hausse de la minimum vieillesse, aujourd’hui fixé à 868,20 euros. « Je propose que, à terme, aucune pension ne puisse être inférieure à 1.000 euros », estime-t-il ainsi, avant de souhaiter que « quelqu’un qui a fait toute sa carrière au smic ne touche pas moins en retraite ».

Alignement des régimes du public et du privé, réforme de la dépendance, pénibilité… celui qui a mis en œuvre la réforme des régimes spéciaux en 2008 détaille ainsi son contre-projet, tout en critiquant les propositions avancées par l’exécutif. Et notamment l’idée d’un système unique par points qu’il qualifie de « piège » et de « vaste opération hypocrite de baisse généralisée des retraites ». Il revient également sur la méthode du gouvernement et réclame le maintien du dialogue entre l’Etat et les partenaires sociaux. « Il y a toujours plus d’idées dans deux têtes que dans une, et même si le dialogue ne permet pas d’aller au bout, il faut le tenter, plaide-t-il. Des syndicats (comme la CFDT) peuvent être plutôt favorables à l’allongement de la durée de cotisation. Mais il faut arrêter de les prendre de haut, travailler avec eux et les respecter. »

Retraite : un tout petit geste de Macron ?

Retraite : un tout petit geste de Macron ?

 

Le pouvoir prépare l’opinion à des mesures cosmétiques suite au grand débat. Ainsi plusieurs responsables ont-ils évoqué la possibilité d’une petite mesure en faveur des petites retraites. En gros ce qui est visé, c’est une vraie indexation peut-être de ses retraites sur le coût de la vie. Visiblement le pouvoir n’a pas compris que cette question des retraites est centrale dans le mouvement des gilets jaunes et le mécontentement social en général. En effet en aucune circonstance Macron dans son programme électoral n’avait indiqué qu’il s’en prendrait aux retraités. Il avait même affirmé exactement le contraire. En outre le fait de s’attaquer aux pouvoir d’achat des retraités constitue un déni de démocratie tant que la réforme des retraites n’a pas été complètement élaborée et adoptée. Cette mesure est à mettre en parallèle avec les 40 milliards accordés sans aucune contrainte aux grandes entreprises et aux cadeaux fiscaux aux plus aisés. Certes on comprendra qu’il faille sans doute améliorer la compétitivité des entreprises, pour cela alléger la fiscalité encore faudrait-il assigner des objectifs, mettre en place des mesures d’évaluation et cibler les secteurs qui sont effectivement menacés par la compétitivité internationale. Or dans l’opération des secteurs comme la poste ont bénéficié de l’allégement fiscal !  Cette injustice fiscale est au cœur de la crise sociale mais Macron veut s’en sortir avec des mesurettes. Emmanuel Macron a en effet estimé vendredi que le “grand débat” lancé pour désamorcer la crise des “Gilets jaunes” devait déboucher sur un geste en direction des petites retraites. “Je ne vois pas comment on sort de ce ‘grand débat’ sans apporter une réponse à ces retraites contributives modestes, parce que ça nourrit le ressentiment des classes moyennes dans notre pays”, a dit le président français devant des élus des Hauts-de-France, à l’Elysée. “Il faut qu’on trouve la ressource pour pouvoir contribuer à cela, moi j’y suis favorable, je veux apporter une réponse à ce sujet. Je pense que ça doit faire partie de nos réponses de sortie de crise”, a-t-il ajouté. “On ne peut pas se dérober devant cela.” Des mots, des mots, des mots. Comme d’habitude

 

Sondage report de l’âge légal de la retraite : 61 % contre

Sondage report de l’âge légal de la retraite : 61 % contre

 

Selon un sondage Harris Interactive publié ce dimanche pour Le Figaro, RTL et TF1-LCI, les Français sont 61% à s’opposer à un report de l’âge légal de la retraite pour financer des dispositifs liés au grand âge. Ils sont encore plus nombreux (62%) à ne pas vouloir cotiser d’avantage de trimestres.

 

Dans le détail, les personnes âgées de plus de 65 ans sont logiquement moins réticentes à revoir les règles de départ à la retraite. Elles sont même 55% à soutenir un report de l’âge légal de départ, et 57% à envisager un allongement de la durée de cotisation. Les Français qui se revendiquent proches de LREM se montrent quant à eux très majoritairement favorables à de telles mesures (67% d’opinion positive) tout comme les sympathisants des Républicains (58%). Des chiffres qui tombent à 31% pour les proches de la gauche et à 22% pour ceux du Rassemblement National. Dans l’idéal, les Français se verraient partir à la retraite à 60 ans. Ils sont 68% à l’indiquer, et 21% d’entre eux souhaiteraient même quitter la vie active avant. Réalistes, ils sont pourtant 81% à penser qu’ils partiront à la retraite après 61 ans, 45% imaginent même qu’ils auront plus de 65 ans.

 

 

(Enquête réalisée en ligne les 22 et 23 mars 2019 sur un échantillon de 1200 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus)

 

Retraite :  » 62 ans, pas le sujet », (Jean-Paul Delevoye )

Retraite :  » 62 ans, pas le sujet », (Jean-Paul Delevoye )

Ex-médiateur de la République et proche d’Emmanuel Macron, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, revient sur l’âge légal de départ à la retraite dans le JDD en réaffirmant que ce principe ne sera pas remis en cause en dépit des couacs de membres du gouvernement et notamment de la ministre de la santé. Ce rappel à la légalité n’éclaire pas pour autant l’avenir des retraites vis-à-vis du départ réel, aussi vis-à-vis des régimes spéciaux. De toute évidence les salariés seront invités par différents moyens à prendre un départ effectif autour de 65 ans (au lieu de 63 ans en moyenne aujourd’hui. Extrait de l’interview du JDD : Pourquoi ce couac du gouvernement sur l’âge de départ à la retraite?
Les propos de Mme Buzyn, avec qui j’échange régulièrement, ont été mal interprétés. Le rapport de Dominique Libault [président du Haut conseil du financement de la sécurité sociale] sur la dépendance sera rendu jeudi et c’est au financement de ce défi sociétal que la ministre de la Santé faisait référence, tout comme le Premier ministre et Gérald ­Darmanin. Le grand débat est un moment où toutes les questions doivent pouvoir être posées sans tabou. Je suis peu sensible aux orages médiatiques. À partir du moment où j’ai un chemin, j’attends que la poussière retombe et je reste fixé sur les engagements pris. Et ils sont très clairs! Nous n’avançons pas masqués, il n’y a pas de loup.

Vous ne reviendrez donc pas sur ce curseur des 62 ans?
Les 62 ans, ce n’est pas le sujet, c’est un débat trop restreint. Dans un régime par points, on passe de droits dépendant en grande partie d’une durée d’assurance à des points accumulés à chaque période travaillée. Plus on souhaite en avoir, plus on poursuit sa carrière. C’est ça, le libre choix. Et c’est une aspiration forte de nos concitoyens. (Pas sûr cependant qu’il s’agisse vraiment d’un libre choix !  NDLR)

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol