Archive pour le Tag 'écologie'

Ecologie: Prolonger la durée de vie des véhicule

Ecologie: Prolonger la durée de vie des véhicules

Crise énergétique et reprise de l’inflation confrontent à la réalité les meilleures volontés d’un renouvellement forcé du parc automobile thermique vers l’électrique. Et si la véritable réponse aux enjeux écologiques de la mobilité individuelle était la prolongation de la durée de vie des véhicules déjà en circulation, toutes motorisations confondues ? Par Karim Benabdallah, co-fondateur de Minautor

Malgré les ruades qui lui sont régulièrement infligées, la mobilité individuelle a encore de beaux jours devant elle. Car derrière les projecteurs médiatiques pointés sur les grands centres urbains et la qualité de leur air, la réalité du quotidien de nombreuses familles est tout autre : la voiture demeure le seul moyen de transport accessible, en mesure de leur assurer le lien social.
Pour se rendre au travail, pour conduire les enfants à l’école, pour un accès aux soins (de ville ou hospitaliers) ou aux loisirs, et plus globalement pour la gestion du quotidien du ménage, il est impératif de compter sur la mobilité individuelle : en milieu rural (88 % des communes françaises, représentant 33% de la population), comme en zone péri-urbaine, dont l’offre de transports en commun reste en retrait, en particulier le soir, la nuit ou le week-end.

Or, avec un âge moyen des véhicules personnels de 12,2 ans en 2021 (proche de la moyenne européenne de 11,8 ans), il semble évident que les Français ont à cœur d’entretenir leurs autos et de prolonger leur durée de vie au maximum. En cause bien souvent, le pouvoir d’achat : avec des voitures toujours mieux équipées, les tarifs des véhicules leur semblent toujours plus élevés, en neuf comme en occasion.

C’est le principal reproche adressé à la mobilité individuelle thermique : les rejets, notamment de CO2, à l’utilisation. Pour remédier à ce problème, la voiture à moteur électrique (ou au moins hybride) soulève l’enthousiasme des pouvoirs publics. Lesquels imposent une cadence de remplacement du parc à un rythme effréné, avec une progression frénétique des interdictions de circuler dans les zones à faibles émissions (ZFE) et même l’interdiction de commercialisation des véhicules thermiques dès 2035 en Europe.

L’innovation en matière de motorisation est évidemment on ne peut plus souhaitable. C’est d’ailleurs par l’innovation que les moteurs thermiques d’aujourd’hui en offrent plus que leurs ancêtres, pour des consommations très inférieures. Quant aux nouvelles motorisations, qu’elles soient hybrides, électriques à batterie ou encore électriques à pile à combustible, et même aux nouveaux carburants (éthanol ou biodiesel par exemple), ils répondent à une demande en croissance et pourront s’imposer progressivement, avec le temps.

Mais forcer l’accélération d’un calendrier de remplacement du parc thermique existant s’assimile, ni plus ni moins, à imposer une obsolescence programmée, non pas technique, mais purement réglementaire. Allant de fait à l’encontre des objectifs poursuivis : la fabrication et le transport des véhicules neufs constituent en effet une empreinte environnementale importante.

Qu’ils soient thermiques, hybrides ou électriques, prolonger la durée de vie des véhicules reste la meilleure option quant à la consommation des ressources naturelles ou aux rejets néfastes à l’environnement d’un point de vue planétaire, en tenant compte de l’ensemble du cycle de vie des véhicules. À cette fin, la priorité consiste évidemment en un entretien drastique des véhicules pour leur garantir la durée de vie la plus longue possible : entretien mécanique, mais aussi esthétique, à l’intérieur comme à l’extérieur. Ce qui passe, dans un objectif prioritaire de combat contre la surproduction industrielle, par le marché de la seconde main. Un marché qui se développe considérablement, porté également par des acteurs de l’assurance.

En dehors de certaines pièces d’usure ou organes de sécurité, dont le remplacement est préférable par du neuf, nombreux sont les éléments des véhicules devenus inutilisables, qui peuvent trouver une seconde vie : éléments de carrosserie ou d’accastillage, organes mécaniques tels que des trains roulants, des éléments de suspension, des accessoires (climatisation, chauffage, etc.), et bien sûr des moteurs entiers.

Si la filière de la pièce de seconde main pour les véhicules existe depuis de nombreuses années, force est cependant de constater qu’elle manque d’organisation. Et qu’il n’est pas toujours simple de trouver facilement les pièces correspondant précisément au véhicule à réparer ou à entretenir. C’est clairement, pour le secteur, l’un des défis à relever dans les prochaines années pour valoriser le parc existant, quel que soit son mode de propulsion, et limiter l’impact de la production automobile sur l’environnement.

Publié dans the Conversation

Congrès Europe écologie les Verts : tout sauf Sandrine Rousseau !

Congrès Europe écologie les Verts : tout sauf Sandrine Rousseau !

Les écolos d’Europe écologie les Verts prennent enfin conscience que la radicalité ridicule de certains de leurs membres condamne le parti à la marginalité.

Melissa Camara, la candidate de Sandrine Rousseau qui défend « une forme de radicalité, de rupture » obtient 13,54%, un score « décevant ».Selon des résultats partiels communiqués par la direction, l’élue d’opposition d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), qui était considérée comme la favorite et était notamment soutenue par l’ex secrétaire national Julien Bayou, a obtenu 46,97% des voix des adhérents recueillies sur sa motion « La Suite ». Le résultat définitif et le nombre de votants parmi les 11 000 adhérents du parti seront connus dimanche.

Ce choix de mettre en tête deux candidates plus pragmatiques que radicales, marque en effet un échec pour la députée Sandrine Rousseau, qui avait encore récemment accusé l’ex-candidat à la présidentielle Yannick Jadot de ne plus défendre « l’écologie de combat ».

Marine Tondelier a dénoncé à plusieurs reprises « le buzz » et « la twitterisation » de la vie politique, dans un tacle à peine voilée à Sandrine Rousseau. Ce qui faisait dire à Melissa Camara, que « chez les copains, j’ai l’impression que c’est ‘tout sauf Rousseau’ »

L’arriviste ultra gauchiste Sandrine Rousseau risquait de faire éclater EELV

Ce qui se passe chez EELV recouvre une évolution plus générale à gauche. La conquête du pouvoir ne se conçoit plus au centre mais aux extrêmes.

Le problème de l’extrémisme et de l’ultra gauchisme, c’est qu’il risque de faire éclater un parti écolo livré aussi aux ambitions personnelles ; cela d’autant plus que ce parti n’a pas de véritable colonne , ce qui autorise tous les excès . Notamment les excès de Sandrine Rousseau qui a fait de l’exhibitionnisme, de la provocation et du buzz permanent sa ligne politique. L’essentiel étend qu’on parle d’elle. Visiblement le congrès est en train de rectifier la fuite en avant gauchiste.

Ecologie:De l’essence à partir des végétaux, une incohérence totale

Ecologie:De l’essence à partir des végétaux, une incohérence totale

Un groupe pétrolier envisage de fabriquer de l’essence avec des végétaux afin de la qualifier sans carbone ou presque. Une incohérence totale de consacrer une partie des terres pour produire cette énergie. En effet, l’utilisation de déchets végétaux déjà critiquables ne suffira pas et il faudra consacrer de larges espaces à des cultures qui viendront ensuite transformées en carburant.

Mais ces cultures ne pousseront pas toutes seules, il faudra bien entendu utiliser des engins pour travailler la terre, des engrais pour la faire pousser et les produits chimiques pour les protéger. Bref ,On va utiliser du pétrole pour faire pousser des végétaux qui eux-mêmes produiront de l’essence

Une start-up française et le géant des hydrocarbures anglo-néerlandais s’allient donc pour mettre au point un carburant routier « bas carbone », grâce à la fermentation de ressources végétales. L’objectif : parvenir à fabriquer 30.000 tonnes de cet hydrocarbure renouvelable d’ici à 2030, afin d’alimenter les voitures et autres camions.

Reste à voir si les intrants utilisés seront eux aussi vertueux, alors que l’utilisation de cultures agricoles dédiées à la production de biocarburant est très critiquée et pour cause surtout contre-productive d’un point de vue environnemental.

Écologie et violence : une stratégie contre-productive de bobos

Écologie et violence : une stratégie contre-productive de bobos

Il est évident que la problématique de la transition énergétique est particulièrement complexe car elle articule des préoccupations bien sûr environnementales mais aussi économiques, sociales voire sociétales. Il faudra d’un côté engager des mesures structurelles concernant les modes de production et de distribution, ce qui demandera du temps et de la détermination; Parallèlement, engager des sensibilisations des citoyens et des consommateurs sur la nécessité du changement d’un modèle de développement et de consommation. Là encore du temps devra être accordé au yemps. Il faudra beaucoup de pédagogie et surtout ne pas recourir à la violence qui aurait l’effet inverse du but recherché. En effet consommateurs et ménages ne sont pas idiots et savent distinguer dans les actions radicales ce qui relève réellement de la lutte environnementale et ce qui relève au fond de la lutte pseudo révolutionnaire.

La stratégie de la violence et de la provocation choisie par les écolos ultra constitue donc une erreur stratégique et d’une certaine manière, elle est contre-productive. En effet, l’ objectif de ces écolos bobos serait de faire prendre conscience à la population de l’urgence environnementale. Or la population n’a nullement besoin de ces coups d’éclat pour comprendre quels sont les enjeux du moment. Il vérifient chaque jour les dérèglements climatiques et les dégâts parfois dramatiques.

La question n’est pas celle de la prise de conscience car la population a bien pris la mesure des dérèglements. La question est essentiellement politique et économique.

Sur le plan politique on assiste encore à deux nombreuses contradictions en dépit des discours. Pour parler clair en France en particulier, il manque une stratégie cohérente permettant de gérer la transition écologique. Exemple sur le concept de la voiture, sur la date de la transition en 2035 dans le ministre des transports vient de demander le report ! Rien d’étonnant à cela; Macron lui-même reconnaît que la voiture électrique atteindra une production de 2 millions en 2030 alors que le parc comprend 40 à 50 millions de véhicules. L’échéance de 2035 est une illusion.

En outre, pratiquement rien n’a été fait pour engager une profonde évolution du concept de l’automobile beaucoup trop lourde, beaucoup trop grande, beaucoup trop consommatrice d’énergie. Enfin et peut-être surtout , la véritable évolution dans ce domaine dépendra d’une politique des transport globale rééquilibrant la part des modes. Cette problématique exige une réflexion autrement plus profonde que celle des écolos exhibitionnistes. Sa prise en compte réelle demandera du temps compte tenu de l’ampleur des mutations évoquées.

En vérité, les provocations politiques des écolos ultra- qui cachent mal d’ailleurs une stratégie gauchiste plus globale- ne font qu’irriter la population et renforcent même les convictions anti environnementales de certains.

Le pire , c’est qu’on retrouvera sans doute d’ici une dizaine d’années les jeunes radicaux bobos comme cadres dans de grandes sociétés qui oublieront leurs convictions de jeunesse et exploiteront sans état d’âme salariés et environnement. Comme ceux de 1968 qui sont passés de la révolution à la bourgeoisie bien traditionnelle.

Écologie radicale : une stratégie de bobos contre-productive

Écologie radicale : une stratégie de bobos contre-productive

Il est évident que la problématique de la transition énergétique est particulièrement complexe car elle articule des préoccupations bien sûr environnementales mais aussi économiques, sociales voire sociétales. Il faudra d’un côté engager des mesures structurelles concernant les modes de production et de distribution, ce qui demandera du temps et de la détermination; Parallèlement, engager des sensibilisations des citoyens et des consommateurs sur la nécessité du changement d’un modèle de développement et de consommation. Là encore du temps devra être accordé au yemps. Il faudra beaucoup de pédagogie et surtout ne pas recourir à la violence qui aurait l’effet inverse du but recherché. En effet consommateurs et ménages ne sont pas idiots et savent distinguer dans les actions radicales ce qui relève réellement de la lutte environnementale et ce qui relève au fond de la lutte pseudo révolutionnaire.

La stratégie de la violence et de la provocation choisie par les écolos ultra constitue donc une erreur stratégique et d’une certaine manière, elle est contre-productive. En effet, l’ objectif de ces écolos bobos serait de faire prendre conscience à la population de l’urgence environnementale. Or la population n’a nullement besoin de ces coups d’éclat pour comprendre quels sont les enjeux du moment. Il vérifient chaque jour les dérèglements climatiques et les dégâts parfois dramatiques.

La question n’est pas celle de la prise de conscience car la population a bien pris la mesure des dérèglements. La question est essentiellement politique et économique.

Sur le plan politique on assiste encore à deux nombreuses contradictions en dépit des discours. Pour parler clair en France en particulier, il manque une stratégie cohérente permettant de gérer la transition écologique. Exemple sur le concept de la voiture, sur la date de la transition en 2035 dans le ministre des transports vient de demander le report ! Rien d’étonnant à cela; Macron lui-même reconnaît que la voiture électrique atteindra une production de 2 millions en 2030 alors que le parc comprend 40 à 50 millions de véhicules. L’échéance de 2035 est une illusion.

En outre, pratiquement rien n’a été fait pour engager une profonde évolution du concept de l’automobile beaucoup trop lourde, beaucoup trop grande, beaucoup trop consommatrice d’énergie. Enfin et peut-être surtout , la véritable évolution dans ce domaine dépendra d’une politique des transport globale rééquilibrant la part des modes. Cette problématique exige une réflexion autrement plus profonde que celle des écolos exhibitionnistes. Sa prise en compte réelle demandera du temps compte tenu de l’ampleur des mutations évoquées.

En vérité, les provocations politiques des écolos ultra- qui cachent mal d’ailleurs une stratégie gauchiste plus globale- ne font qu’irriter la population et renforcent même les convictions anti environnementales de certains.

Le pire , c’est qu’on retrouvera sans doute d’ici une dizaine d’années les jeunes radicaux bobos comme cadres dans de grandes sociétés qui oublieront leurs convictions de jeunesse et exploiteront sans état d’âme salariés et environnement. Comme ceux de 1968 qui sont passés de la révolution à la bourgeoisie bien traditionnelle.

Écologie : les mensonges de Macron sur sa politique

Écologie : les mensonges de Macron sur sa politique

Emmanuel Macron défend dans une interview sur les réseaux sociaux défend de manière très hypocrite son bilan sur l’écologie. Emmanuel Macron rejette une part des reproches qui lui sont faits, notamment concernant la condamnation symbolique de l’État français en 2021 pour « inaction climatique ».

« Nous nous sommes fait condamner pour inaction climatique sur la période 2015-2018″, indique-t-il, tout en rappelant qu’il a été élu pour la première fois en 2018. « C’est plutôt pour la période d’avant, pas pour la pomme », estime-t-il, visant sans le nommer son prédécesseur François Hollande.

Le problème c’est que Emmanuel Macron était déjà aux affaires d’abord comme principal conseiller de Hollande ensuite comme ministre de l’économie. Ces lui qui avec Hollande a décidé de changer complètement les orientations de la politique énergétique avec la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, le projet de fermeture de 14 réacteurs nucléaires et la dégradation de l’ensemble du parc.

De telle sorte qu’aujourd’hui la moitié des réacteurs sont fermés du fait de retards d’entretien. Les conséquences sont cruelles la France n’a pas respecté ses objectifs d’émissions polluantes, elle importe maintenant de l’électricité d’Allemagne produite avec du charbon alors que précédemment elle exportait de l’électricité venant du nucléaire. Une véritable politique de gribouille

Face aux inquiétudes et reproches de certains internautes, Emmanuel Macron bataille et assure être pleinement conscient des enjeux en cours, s’amusant dans le même temps d’un montage photo qui le grime en Greta Thunberg. « On est tous inquiets, on voit les conséquences du dérèglement (climatique) », affirme-t-il.

« On n’en fait pas encore assez, mais on avance », promet-il encore.

Emmanuel Macron met en avant les mesures prises pendant ses années à la tête du pays, évoquant pêle-mêle la création de 20.000 km² de pistes cyclables, la fin des bouteilles d’eau en plastique à l’Élysée ou encore la rénovation de plus d’un million de logements pour économiser de l’énergie. Bref beaucoup de gadgets pour masquer le caractère dramatique de la politique énergétique et de leurs conséquences néfastes en termes d’émissions polluantes.

Ecologie radicale: Des bobos conformistes

Ecologie radicale: Des bobos conformistes

Face aux annonces apocalyptiques, le porte-parole de l’association Action Écologie, Bertrand Alliot dénonce la radicalité,prône la tempérance et en appelle à la science dans le Figaro.

L’orange, le jaune et le rouge sont à la mode. Orange sur fond de Vermeer, rouge sur fond de Van Gogh, jaune sur fond de Monnet. Un siècle après Carré blanc sur fond blanc de Malevitch et une semaine après la mort de Soulages, le père du noir sur fond noir, la folie continue. De jeunes écologistes encollent aujourd’hui leurs mains sur le bitume comme hier Piotr Pavlenski se clouait les testicules sur la chaussée de la Place Rouge. C’est tout le génie de l’art contemporain qu’on ne peut ni apprécier ni comprendre si l’on reste ignorant des « intentions » de l’artiste. Le scrotum fixé sur le pavé, c’était pour dénoncer « l’apathie, l’indifférence et le fatalisme politique de la société russe ». Les soupes versées sur les chefs-d’œuvre des musées c’est pour dénoncer la destruction de la planète.

Les activistes climatiques, eux, n’ont pourtant pas posé leurs parties intimes sur la table : les tableaux de maîtres étaient protégés par des vitres. Indignes descendants de Pinoncelly qui pissait pour de vrai dans l’urinoir de Duchamp et lui assénait un coup de marteau. Il voulait « achever l’œuvre » : « un urinoir dans un musée doit forcément s’attendre à ce que quelqu’un urine dedans un jour, en réponse à la provocation inhérente à la présentation de ce genre d’objet trivial dans un musée (…). On devrait pouvoir se servir d’un Rembrandt comme planche à repasser ». Être à la hauteur de la cause que l’on défend, détruire la beauté de l’œuvre pour dénoncer la destruction de la beauté du monde, autrement dit, souiller vraiment ou prendre la sage décision de rester dans sa chambre d’adolescent.

Ces révoltés de carton-pâte, ces Jean Moulin de carnaval, nous les avons bien mérités. Pas un jour sans que le diagnostic de l’apocalypse écologique ne soit repris par l’ensemble des gens de bien : dans les écoles, les entreprises, les universités, les grandes écoles, les ONG et bien sûr par le gouvernement… Par peur, conviction, opportunisme, mimétisme, ils ont fait inscrire partout en lettres d’or l’arrivée imminente de la catastrophe : dans les manuels scolaires, les journaux télévisés, en première page des magazines. La ministre Panier Runacher, en charge de la « Transition Énergétique », déclarait avec l’art et la manière contemporaine : « notre objectif est de sauver les humains sur la planète ». Une mèche de cheveux bleue et elle n’aura plus qu’à se revendiquer de la tribu des jeunes artistes écologistes.
Personne ne semble vouloir écouter ces spécialistes qui prônent la tempérance et il est maintenant beaucoup plus probable que l’effondrement soit provoqué par une peur panique de la catastrophe plutôt que par la catastrophe elle-même.

Ces révoltés conformistes et proprets sont donc d’excellents élèves. S’ils ne comprennent pas l’inaction, c’est qu’ils ont bien retenu la leçon. Ils feraient maintenant bien de faire l’école buissonnière. La catastrophe est loin d’être certaine et les spécialistes sont de plus en plus nombreux chaque jour à contester l’hypothèse de l’apocalypse climatique. Björn Lomborg, Michael Shellenberger, Steven E. Koonin font partis de ces écologistes « rassuristes » dont les gens de bien ne parlent pas. Ils soulignent le plus souvent l’absurdité et l’inutilité des politiques menées au nom du climat et leurs innombrables effets pervers. Ils démontrent en même temps les ressources d’adaptation dont sont dotées les sociétés humaines. Olivier Postel-Vinay, digne descendant d’Emmanuel Leroy Ladurie, le rappelle aussi dans son dernier livre Sapiens et le Climat. Loin de toute polémique, il raconte les péripéties de l’homme en proie à des changements climatiques perpétuels… En d’autres termes, l’espèce humaine en a vu d’autres.

Question d’époque, personne ne semble vouloir écouter ces spécialistes qui prônent la tempérance et il est maintenant beaucoup plus probable que l’effondrement soit provoqué par une peur panique de la catastrophe plutôt que par la catastrophe elle-même. Il faut croire que nous avons trop bien vécu pendant bien trop longtemps pour avoir envie de la faire advenir. Sans doute pour voir ce que ça fait le malheur. Nous sommes tellement gâtés que la machine à perception s’est déréglée et a besoin d’être étalonnée. Il nous faut des topinambours à tous les repas et des hivers sans chauffage pour comprendre ce que le sage sait déjà : que le bonheur, c’est la vie normale, la vie normale après l’épreuve, la vie normale après l’enfer…

En attendant que le monde retrouve ses esprits, il est recommandé d’en appeler au calme, inlassablement et de se méfier des profiteurs : des vendeurs de bilans carbones, des marchands d’éoliennes et de panneaux solaires et des ONG qui, bien loin de vouloir calmer le jeu, ne pensent qu’à détrôner l’Église catholique… comme plus gros collecteur de dons et de legs. Notre époque est devenue un drôle de cabinet de curiosités, un machin contemporain, un vestiaire plein d’urinoirs. Alors, frappez, pissez, « si m’en croyez, n’attendez à demain ! ».

Ecologie: Réduire la population, la solution miracle !

Ecologie: Réduire la population, la solution miracle !

Une curieuse contribution pour réduire la pollution et le réchauffement climatique, celle de « l’association Démographie responsable » publiée dans le « Monde ».Il s’agit de diminuer la population pour réduire les besoins de ressources. Une proposition qui d’une certaine manière rejoint les solutions des partisans de la décroissance forte.

On peut se demander comment un journal comme « le Monde » laisse passer de telles propositions qui en fait s’adressent directement aux pays en développement. Cette orientation ne saurait en effet concerner les pays développés où au contraire la démographie en nette baisse ne permet plus de remplacer les populations existantes ( même en Chine).

Il est clair qu’en supprimant la vie sur Terre, on supprimerait aussi les besoins en ressources des populations !

Ce que ne dit pas cet article ,c’est que l’essentiel des ressources n’est pas consommé par les pays pauvres mais au contraire par les pays développés. De la même manière, les pays occidentaux sont globalement les plus responsables des émissions polluantes et du réchauffement climatique.

Une exception toutefois avec la Chine dont les industries sont particulièrement polluantes mais qui pour la plupart sont la résultante de la délocalisation d’unités de production occidentale.

À noter aussi que dans les pays en développement pour précisément des inquiétudes économiques et sociétales, la tendance est nettement orientée vers une baisse de la natalité.

Ecologie et violence : une stratégie de bobos contre-productive

Ecologie et violence : une stratégie de bobos contre-productive

La stratégie de la violence et de la provocation choisie par les écolos ultra constitue une erreur stratégique et d’une certaine manière, elle est contre-productive. En effet, l’ objectif de ces écolos bobos serait de faire prendre conscience à la population de l’urgence environnementale. Or la population n’a nullement besoin de ces coups d’éclat pour comprendre quels sont les enjeux du moment. Il vérifient chaque jour les dérèglements climatiques et les dégâts parfois dramatiques.

La question n’est pas celle de la prise de conscience car la population a bien pris la mesure des dérèglements. La question est essentiellement politique et économique.

Sur le plan politique on assiste encore à deux nombreuses contradictions en dépit des discours. Pour parler clair en France en particulier, il manque une stratégie cohérente permettant de gérer la transition écologique. Exemple sur le concept de la voiture, sur la date de la transition en 2035 dans le ministre des transports vient de demander le report ! Rien d’étonnant à cela; Macron lui-même reconnaît que la voiture électrique atteindra une production de 2 millions en 2030 alors que le parc comprend 40 à 50 millions de véhicules. L’échéance de 2035 est une illusion.

En outre, pratiquement rien n’a été fait pour engager une profonde évolution du concept de l’automobile beaucoup trop lourde, beaucoup trop grande, beaucoup trop consommatrice d’énergie. Enfin et peut-être surtout , la véritable évolution dans ce domaine dépendra d’une politique des transport globale rééquilibrant la part des modes. Cette problématique exige une réflexion autrement plus profonde que celle des écolos exhibitionnistes. Sa prise en compte réelle demandera du temps compte tenu de l’ampleur des mutations évoquées.

En vérité, les provocations politiques des écolos ultra- qui cachent mal d’ailleurs une stratégie gauchiste plus globale- ne font qu’irriter la population et renforcent même les convictions anti environnementales de certains.

Le pire , c’est qu’on retrouvera sans doute d’ici une dizaine d’années les jeunes radicaux bobos comme cadres dans de grandes sociétés qui oublieront leurs convictions de jeunesse et exploiteront sans état d’âme salariés et environnement. Comme ceux de 1968 qui sont passés de la révolution à la bourgeoisie bien traditionnelle.

Écologie et violence : une stratégie de bobos contre-productive

Écologie et violence : une stratégie de bobos contre-productive

La stratégie de la violence et de la provocation choisie par les écolos ultra constitue une erreur stratégique et d’une certaine manière, elle est contre-productive. En effet, l’ objectif de ces écolos bobos serait de faire prendre conscience à la population de l’urgence environnementale. Or la population n’a nullement besoin de ces coups d’éclat pour comprendre quels sont les enjeux du moment. Il vérifient chaque jour les dérèglements climatiques et les dégâts parfois dramatiques.

La question n’est pas celle de la prise de conscience car la population a bien pris la mesure des dérèglements. La question est essentiellement politique et économique.

Sur le plan politique on assiste encore à deux nombreuses contradictions en dépit des discours. Pour parler clair en France en particulier, il manque une stratégie cohérente permettant de gérer la transition écologique. Exemple sur le concept de la voiture, sur la date de la transition en 2035 dans le ministre des transports vient de demander le report ! Rien d’étonnant à cela; Macron lui-même reconnaît que la voiture électrique atteindra une production de 2 millions en 2030 alors que le parc comprend 40 à 50 millions de véhicules. L’échéance de 2035 est une illusion.

En outre, pratiquement rien n’a été fait pour engager une profonde évolution du concept de l’automobile beaucoup trop lourde, beaucoup trop grande, beaucoup trop consommatrice d’énergie. Enfin et peut-être surtout , la véritable évolution dans ce domaine dépendra d’une politique des transport globale rééquilibrant la part des modes. Cette problématique exige une réflexion autrement plus profonde que celle des écolos exhibitionnistes. Sa prise en compte réelle demandera du temps compte tenu de l’ampleur des mutations évoquées.

En vérité, les provocations politiques des écolos ultra- qui cachent mal d’ailleurs une stratégie gauchiste plus globale- ne font qu’irriter la population et renforcent même les convictions anti environnementales de certains.

Le pire , c’est qu’on retrouvera sans doute d’ici une dizaine d’années les jeunes radicaux bobos comme cadres dans de grandes sociétés qui oublieront leurs convictions de jeunesse et exploiteront sans état d’âme salariés et environnement. Comme ceux de 1968 qui sont passés de la révolution à la bourgeoisie bien traditionnelle.

Écologie : la stratégie de la violence est contre-productive

Écologie : la stratégie de la violence est contre-productive

La stratégie de la violence et de la provocation choisie par les écolos ultra constitue une erreur stratégique et d’une certaine manière, elle est contre-productive. En effet, l’ objectif de ces écolos serait de faire prendre conscience à la population de l’urgence environnementale. Or la population n’a nullement besoin de ces coups d’éclat pour comprendre quels sont les enjeux du moment. Il vérifient chaque jour les dérèglements climatiques et les dégâts parfois dramatiques.

La question n’est pas celle de la prise de conscience car la population a bien pris la mesure des dérèglements. La question est essentiellement politique et économique.

Sur le plan politique on assiste encore à deux nombreuses contradictions en dépit des discours. Pour parler clair en France en particulier, il manque une stratégie cohérente permettant de gérer la transition écologique. Exemple sur le concept de la voiture, sur la date de la transition en 2035 dans le ministre des transports vient de demander le report ! Rien d’étonnant à cela; Macron lui-même reconnaît que la voiture électrique atteindra une production de 2 millions en 2030 alors que le parc comprend 40 à 50 millions de véhicules. L’échéance de 2035 est une illusion.

En outre, pratiquement rien n’a été fait pour engager une profonde évolution du concept de l’automobile beaucoup trop lourde, beaucoup trop grande, beaucoup trop consommatrice d’énergie. Enfin et peut-être surtout , la véritable évolution dans ce domaine dépendra d’une politique des transport globale rééquilibrant la part des modes. Cette problématique exige une réflexion autrement plus profonde que celle des écolos exhibitionnistes. Sa prise en compte réelle demandera du temps compte tenu de l’ampleur des mutations évoquées.

En vérité, les provocations politiques des écolos ultra- qui cachent mal d’ailleurs une stratégie gauchiste plus globale- ne font qu’irriter la population et renforcent même les convictions anti environnementales de certains.

Ecologie-Bassines dans les Deux-Sèvres: Delphine Batho , pour avec les écolos, contre comme députée

Ecologie-Bassines dans les Deux-Sèvres: Delphine Batho , pour avec les écolos, contre comme députée

Delphine Batho, Ne fait pas dans la dentelle en même temps qu’elle s’est se mettre dans le sens du courant. Comme disait Edgard Faure ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent !Elle est en effet une spécialiste du slalom politique pour avoir navigué entre les différents courants socialistes et écologistes.

L’ancienne écolo n’a cessé de changer de positions sur nombre de sujets . Le problème par rapport aux Bassines dans les Deux-Sèvres c’est qu’en tant qu’écolos elle était fondamentalement pour, se félicitant même du projet et de la concertation. Depuis devenue députée, elle devient fondamentalement contre.

« Les Deux-Sèvriens peuvent être fiers d’être les premiers en France à conditionner l’accès à l’eau, qui est un bien commun, à des pratiques agricoles vertueuses. » Voilà ce qu’écrivait Delphine Batho, le 20 novembre 2018 dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui députée Nupes, Delphine Batho le critique vertement ! « La situation critique de la ressource en eau dans notre territoire comme partout en France exige l’arrêt immédiat des travaux des réserves d’irrigation agricoledans le bassin de la Sèvre Niortaise », a-t-elle expliqué dans un communiqué daté du 31 octobre.

Politique-Pour une écologie sans idéologie

Politique-Pour une écologie sans idéologie

par d’Emmanuel Blézès, Charles Mazé et Alexandre Simon

Emmanuel Blézès et Charles Mazé sont diplômés de HEC, Alexandre Simon est diplômé de l’Ecole Centrale Paris. Charles Mazé est l’auteur de La force de l’Union : ces raisons d’aimer l’Europe (2019).( dans l’Opinion)

La conscience environnementale progresse. Selon un sondage BVA d’août 2022, 87 % des Français se disent concernés par la crise climatique et reconnaissent la responsabilité de l’homme dans ce changement. Les vagues de chaleur, la sécheresse et les incendies de l’été dernier lui ont donné un caractère charnel, immédiat, faisant de la crise climatique l’une des premières préoccupations des Français, en particulier chez les jeunes, qui en vivront toutes les conséquences, et chez qui le sentiment d’urgence tourne parfois à l’angoisse.
De ce réveil collectif découlent deux enseignements sur le plan politique. Le premier est qu’il ne peut y avoir de projet politique crédible dont l’écologie ne soit pas un élément central. Les implications du dérèglement climatique affectent l’économie, nos façons de vivre, de consommer, de nous déplacer, de penser. C’est à ce titre un fait social total, au sens donné par Marcel Mauss. Le second enseignement, qui procède du premier, est que tout projet politique superficiel sur ce sujet sera d’office disqualifié par les citoyens, même s’il est abouti sur les autres aspects. Parler immigration ou chômage sans réflexion sérieuse sur la question climatique, ce sera assurément prêcher dans le désert.

Pourtant, l’essentiel des partis qui structurent la vie politique française sont disqualifiés, soit par la versatilité de leurs opinions sur le sujet – pour ou contre le nucléaire au gré des événements par exemple – soit par la légèreté de leur offre écologiste. Il y a une distorsion entre, d’une part, le caractère vital de l’enjeu et la prise de conscience collective et, d’autre part, la mue trop lente des partis politiques, qui peinent à mettre à jour leurs référentiels.

Tant et si bien que le parti écologiste ainsi quelesdits « Insoumis » peuvent se prévaloir du monopole de l’offre écologique totale, laissant orpheline une large frange de la population, tout aussi convaincue de la nécessité d’agir résolument, mais ne se reconnaissant ni dans leur postulat décroissantiste, ni dans leurs accommodements avec les valeurs de la République.
En refusant d’avoir recours au nucléaire, une énergie abondante, contrôlable et décarbonée, EELV et les Insoumis réduisent la quantité d’énergie disponible à l’avenir. Ce faisant, ils limitent notre capacité future à créer des richesses (ce qui conduirait à un affaissement majeur de notre niveau de vie), sans proposer de modèle économique et social adapté. Ce changement radical, l’essentiel des Français n’en veulent pas.

Le développement des énergies renouvelables est nécessaire, mais il ne suffira pas, ne serait-ce que pour des raisons techniques. L’accroissement de notre capacité de production d’électricité nucléaire est donc incontournable

Pour engager enfin, dans un cadre démocratique, tous les citoyens autour de la transition écologique, une offre politique alternative doit émerger : pragmatique, fondée sur la science, résolument tournée vers l’efficacité de la lutte contre le dérèglement climatique, sans sacrifier la prospérité, la stabilité sociale et le progrès. Elle pourrait reposer sur quelques grands principes.
D’abord, réaffirmer que l’objectif premier de la politique environnementale est la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et donc la baisse drastique de l’usage des énergies carbonées (pétrole, gaz et charbon). Cet objectif ne pourra être atteint sans l’électrification de nos modes de production et de consommation, et donc sans l’accroissement de notre capacité de production d’électricité. Se pose la question du mix énergétique : le développement des énergies renouvelables est nécessaire, mais il ne suffira pas, ne serait-ce que pour des raisons techniques. L’accroissement de notre capacité de production d’électricité nucléaire est donc incontournable.

Ensuite, rappeler que l’Etat a un rôle central à jouer, compte tenu de l’ampleur des changements nécessaires, mais qu’il n’est pas omnipotent. L’action de l’Etat doit prendre au moins trois formes : intégrer l’impératif climatique dans les mécanismes de marché par la régulation, financer les grandes infrastructures et assurer le caractère socialement soutenable de cette transition. Mais gardons-nous de la tentation très française de confier à l’Etat, dont on connaît les inefficiences et les rigidités, l’entièreté de la transition. Aucune transition n’est possible sans la mobilisation active des acteurs privés, individus et entreprises.

Les sénateurs pulvérisent le projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables
Enfin, reposer la question du financement de la transition. Etant donné le niveau des prélèvements obligatoires en France, il n’est pas raisonnable de financer la transition écologique par une nouvelle augmentation de la pression fiscale, qui appauvrirait le pays. Un effort sur l’efficacité de la dépense publique est donc requis. Se pose aussi la question du partage du financement entre les générations : les jeunes sont au cœur de la transition, car ils en sont les acteurs et sont les premiers concernés par les effets du changement climatique. Mais il n’est pas juste qu’ils supportent seuls le coût de cette transition.

Au-delà de ces considérations nationales, la France et l’Europe doivent utiliser le levier de la diplomatie écologique pour promouvoir la lutte contre le changement climatique auprès des principaux émetteurs et pour accompagner les pays moins développés sur le chemin d’une croissance verte.

Emmanuel Blézès et Charles Mazé sont diplômés de HEC, Alexandre Simon est diplômé de l’Ecole Centrale Paris. Charles Mazé est l’auteur de La force de l’Union : ces raisons d’aimer l’Europe (2019).

Sociétal-Pour une écologie sans idéologie

Sociétal-Pour une écologie sans idéologie

par d’Emmanuel Blézès, Charles Mazé et Alexandre Simon

Emmanuel Blézès et Charles Mazé sont diplômés de HEC, Alexandre Simon est diplômé de l’Ecole Centrale Paris. Charles Mazé est l’auteur de La force de l’Union : ces raisons d’aimer l’Europe (2019).( dans l’Opinion)

La conscience environnementale progresse. Selon un sondage BVA d’août 2022, 87 % des Français se disent concernés par la crise climatique et reconnaissent la responsabilité de l’homme dans ce changement. Les vagues de chaleur, la sécheresse et les incendies de l’été dernier lui ont donné un caractère charnel, immédiat, faisant de la crise climatique l’une des premières préoccupations des Français, en particulier chez les jeunes, qui en vivront toutes les conséquences, et chez qui le sentiment d’urgence tourne parfois à l’angoisse.
De ce réveil collectif découlent deux enseignements sur le plan politique. Le premier est qu’il ne peut y avoir de projet politique crédible dont l’écologie ne soit pas un élément central. Les implications du dérèglement climatique affectent l’économie, nos façons de vivre, de consommer, de nous déplacer, de penser. C’est à ce titre un fait social total, au sens donné par Marcel Mauss. Le second enseignement, qui procède du premier, est que tout projet politique superficiel sur ce sujet sera d’office disqualifié par les citoyens, même s’il est abouti sur les autres aspects. Parler immigration ou chômage sans réflexion sérieuse sur la question climatique, ce sera assurément prêcher dans le désert.

Pourtant, l’essentiel des partis qui structurent la vie politique française sont disqualifiés, soit par la versatilité de leurs opinions sur le sujet – pour ou contre le nucléaire au gré des événements par exemple – soit par la légèreté de leur offre écologiste. Il y a une distorsion entre, d’une part, le caractère vital de l’enjeu et la prise de conscience collective et, d’autre part, la mue trop lente des partis politiques, qui peinent à mettre à jour leurs référentiels.

Tant et si bien que le parti écologiste ainsi quelesdits « Insoumis » peuvent se prévaloir du monopole de l’offre écologique totale, laissant orpheline une large frange de la population, tout aussi convaincue de la nécessité d’agir résolument, mais ne se reconnaissant ni dans leur postulat décroissantiste, ni dans leurs accommodements avec les valeurs de la République.
En refusant d’avoir recours au nucléaire, une énergie abondante, contrôlable et décarbonée, EELV et les Insoumis réduisent la quantité d’énergie disponible à l’avenir. Ce faisant, ils limitent notre capacité future à créer des richesses (ce qui conduirait à un affaissement majeur de notre niveau de vie), sans proposer de modèle économique et social adapté. Ce changement radical, l’essentiel des Français n’en veulent pas.

Le développement des énergies renouvelables est nécessaire, mais il ne suffira pas, ne serait-ce que pour des raisons techniques. L’accroissement de notre capacité de production d’électricité nucléaire est donc incontournable

Pour engager enfin, dans un cadre démocratique, tous les citoyens autour de la transition écologique, une offre politique alternative doit émerger : pragmatique, fondée sur la science, résolument tournée vers l’efficacité de la lutte contre le dérèglement climatique, sans sacrifier la prospérité, la stabilité sociale et le progrès. Elle pourrait reposer sur quelques grands principes.
D’abord, réaffirmer que l’objectif premier de la politique environnementale est la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et donc la baisse drastique de l’usage des énergies carbonées (pétrole, gaz et charbon). Cet objectif ne pourra être atteint sans l’électrification de nos modes de production et de consommation, et donc sans l’accroissement de notre capacité de production d’électricité. Se pose la question du mix énergétique : le développement des énergies renouvelables est nécessaire, mais il ne suffira pas, ne serait-ce que pour des raisons techniques. L’accroissement de notre capacité de production d’électricité nucléaire est donc incontournable.

Ensuite, rappeler que l’Etat a un rôle central à jouer, compte tenu de l’ampleur des changements nécessaires, mais qu’il n’est pas omnipotent. L’action de l’Etat doit prendre au moins trois formes : intégrer l’impératif climatique dans les mécanismes de marché par la régulation, financer les grandes infrastructures et assurer le caractère socialement soutenable de cette transition. Mais gardons-nous de la tentation très française de confier à l’Etat, dont on connaît les inefficiences et les rigidités, l’entièreté de la transition. Aucune transition n’est possible sans la mobilisation active des acteurs privés, individus et entreprises.

Les sénateurs pulvérisent le projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables
Enfin, reposer la question du financement de la transition. Etant donné le niveau des prélèvements obligatoires en France, il n’est pas raisonnable de financer la transition écologique par une nouvelle augmentation de la pression fiscale, qui appauvrirait le pays. Un effort sur l’efficacité de la dépense publique est donc requis. Se pose aussi la question du partage du financement entre les générations : les jeunes sont au cœur de la transition, car ils en sont les acteurs et sont les premiers concernés par les effets du changement climatique. Mais il n’est pas juste qu’ils supportent seuls le coût de cette transition.

Au-delà de ces considérations nationales, la France et l’Europe doivent utiliser le levier de la diplomatie écologique pour promouvoir la lutte contre le changement climatique auprès des principaux émetteurs et pour accompagner les pays moins développés sur le chemin d’une croissance verte.

Emmanuel Blézès et Charles Mazé sont diplômés de HEC, Alexandre Simon est diplômé de l’Ecole Centrale Paris. Charles Mazé est l’auteur de La force de l’Union : ces raisons d’aimer l’Europe (2019).

Société–Pour une écologie sans idéologie

Société–Pour une écologie sans idéologie

par d’Emmanuel Blézès, Charles Mazé et Alexandre Simon

Emmanuel Blézès et Charles Mazé sont diplômés de HEC, Alexandre Simon est diplômé de l’Ecole Centrale Paris. Charles Mazé est l’auteur de La force de l’Union : ces raisons d’aimer l’Europe (2019).( dans l’Opinion)

La conscience environnementale progresse. Selon un sondage BVA d’août 2022, 87 % des Français se disent concernés par la crise climatique et reconnaissent la responsabilité de l’homme dans ce changement. Les vagues de chaleur, la sécheresse et les incendies de l’été dernier lui ont donné un caractère charnel, immédiat, faisant de la crise climatique l’une des premières préoccupations des Français, en particulier chez les jeunes, qui en vivront toutes les conséquences, et chez qui le sentiment d’urgence tourne parfois à l’angoisse.
De ce réveil collectif découlent deux enseignements sur le plan politique. Le premier est qu’il ne peut y avoir de projet politique crédible dont l’écologie ne soit pas un élément central. Les implications du dérèglement climatique affectent l’économie, nos façons de vivre, de consommer, de nous déplacer, de penser. C’est à ce titre un fait social total, au sens donné par Marcel Mauss. Le second enseignement, qui procède du premier, est que tout projet politique superficiel sur ce sujet sera d’office disqualifié par les citoyens, même s’il est abouti sur les autres aspects. Parler immigration ou chômage sans réflexion sérieuse sur la question climatique, ce sera assurément prêcher dans le désert.

Pourtant, l’essentiel des partis qui structurent la vie politique française sont disqualifiés, soit par la versatilité de leurs opinions sur le sujet – pour ou contre le nucléaire au gré des événements par exemple – soit par la légèreté de leur offre écologiste. Il y a une distorsion entre, d’une part, le caractère vital de l’enjeu et la prise de conscience collective et, d’autre part, la mue trop lente des partis politiques, qui peinent à mettre à jour leurs référentiels.

Tant et si bien que le parti écologiste ainsi quelesdits « Insoumis » peuvent se prévaloir du monopole de l’offre écologique totale, laissant orpheline une large frange de la population, tout aussi convaincue de la nécessité d’agir résolument, mais ne se reconnaissant ni dans leur postulat décroissantiste, ni dans leurs accommodements avec les valeurs de la République.
En refusant d’avoir recours au nucléaire, une énergie abondante, contrôlable et décarbonée, EELV et les Insoumis réduisent la quantité d’énergie disponible à l’avenir. Ce faisant, ils limitent notre capacité future à créer des richesses (ce qui conduirait à un affaissement majeur de notre niveau de vie), sans proposer de modèle économique et social adapté. Ce changement radical, l’essentiel des Français n’en veulent pas.

Le développement des énergies renouvelables est nécessaire, mais il ne suffira pas, ne serait-ce que pour des raisons techniques. L’accroissement de notre capacité de production d’électricité nucléaire est donc incontournable

Pour engager enfin, dans un cadre démocratique, tous les citoyens autour de la transition écologique, une offre politique alternative doit émerger : pragmatique, fondée sur la science, résolument tournée vers l’efficacité de la lutte contre le dérèglement climatique, sans sacrifier la prospérité, la stabilité sociale et le progrès. Elle pourrait reposer sur quelques grands principes.
D’abord, réaffirmer que l’objectif premier de la politique environnementale est la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et donc la baisse drastique de l’usage des énergies carbonées (pétrole, gaz et charbon). Cet objectif ne pourra être atteint sans l’électrification de nos modes de production et de consommation, et donc sans l’accroissement de notre capacité de production d’électricité. Se pose la question du mix énergétique : le développement des énergies renouvelables est nécessaire, mais il ne suffira pas, ne serait-ce que pour des raisons techniques. L’accroissement de notre capacité de production d’électricité nucléaire est donc incontournable.

Ensuite, rappeler que l’Etat a un rôle central à jouer, compte tenu de l’ampleur des changements nécessaires, mais qu’il n’est pas omnipotent. L’action de l’Etat doit prendre au moins trois formes : intégrer l’impératif climatique dans les mécanismes de marché par la régulation, financer les grandes infrastructures et assurer le caractère socialement soutenable de cette transition. Mais gardons-nous de la tentation très française de confier à l’Etat, dont on connaît les inefficiences et les rigidités, l’entièreté de la transition. Aucune transition n’est possible sans la mobilisation active des acteurs privés, individus et entreprises.

Les sénateurs pulvérisent le projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables
Enfin, reposer la question du financement de la transition. Etant donné le niveau des prélèvements obligatoires en France, il n’est pas raisonnable de financer la transition écologique par une nouvelle augmentation de la pression fiscale, qui appauvrirait le pays. Un effort sur l’efficacité de la dépense publique est donc requis. Se pose aussi la question du partage du financement entre les générations : les jeunes sont au cœur de la transition, car ils en sont les acteurs et sont les premiers concernés par les effets du changement climatique. Mais il n’est pas juste qu’ils supportent seuls le coût de cette transition.

Au-delà de ces considérations nationales, la France et l’Europe doivent utiliser le levier de la diplomatie écologique pour promouvoir la lutte contre le changement climatique auprès des principaux émetteurs et pour accompagner les pays moins développés sur le chemin d’une croissance verte.

Emmanuel Blézès et Charles Mazé sont diplômés de HEC, Alexandre Simon est diplômé de l’Ecole Centrale Paris. Charles Mazé est l’auteur de La force de l’Union : ces raisons d’aimer l’Europe (2019).

Écologie–Sandrine Rousseau du côté des Black blocs

Écologie–Sandrine Rousseau. du côté des Black blocs.

Il est clair que Sandrine Rousseau se situe désormais dans le camp des extrémistes provocateurs et violents. Elle affiche en effet clairement son combat anticapitaliste devant le combat environnemental. Pour preuve, elle a même pratiquement apporté sa caution à l’agression dont a été victime Yanick Jadot lors de la manifestation concernant les piscines dans les Deux-Sèvres.

Il est temps de passer à une écologie combative, sous-entendu violente a déclaré Sandrine Rousseau en critiquant Yanick Jadot. Sandrine Rousseau s’affiche de plus en plus comme une révolutionnaire bien davantage que comme une écologie avec en plus une adhésion à la philosophie américaine woke.

Il y a actuellement véritable clivage au sein d’Europe écologie les Verts avec d’un côté un courant réformiste qui fait de la lutte pour l’environnement l’objectif premier et de l’autre un autre courant représenté notamment par Sandrine Rousseau qui fait de la lutte anti capitaliste et révolutionnaire un objectif prioritaire par rapport à la problématique environnementale.

Il y a aussi des divergences d’intérêts nourris par des ambitions personnelles et de ce point de vue Sandrine Rousseau recherche en permanence la lumière à chaque occasion y compris à travers l’outrance de ses propos.

On ne peut s’empêcher de considérer la posture révolutionnaire de Sandrine Rousseau comme vraiment surréaliste. L’intéressée est en effet une fonctionnaire ( actuellemenet députée mais qui retrouvera son poste) qui ne prend guère de risque personnel quand son discours va jeter en prison de pauvres types marginaux qui se sont laissés aller à des actes anti républicains et violents.

Sandrine Rousseau sert surtout sa carrière, professionnelle ou politique. Vaguement diplômée en économie environnementale, elle ne cesse de courir après les postes. Elle a visé sans succès plusieurs postes prestigieux notamment la direction de l’Institut d’études politiques de Lille en janvier 201929 . Chez les écologistes d’Europe écologie les Verts et la visée sans succès aussi une candidature aux élections présidentielles et maintenant vise directement ou indirectement la direction d’EELV .

Pour une écologie sans idéologie

Pour une écologie sans idéologie

par d’Emmanuel Blézès, Charles Mazé et Alexandre Simon

Emmanuel Blézès et Charles Mazé sont diplômés de HEC, Alexandre Simon est diplômé de l’Ecole Centrale Paris. Charles Mazé est l’auteur de La force de l’Union : ces raisons d’aimer l’Europe (2019).( dans l’Opinion)

La conscience environnementale progresse. Selon un sondage BVA d’août 2022, 87 % des Français se disent concernés par la crise climatique et reconnaissent la responsabilité de l’homme dans ce changement. Les vagues de chaleur, la sécheresse et les incendies de l’été dernier lui ont donné un caractère charnel, immédiat, faisant de la crise climatique l’une des premières préoccupations des Français, en particulier chez les jeunes, qui en vivront toutes les conséquences, et chez qui le sentiment d’urgence tourne parfois à l’angoisse.
De ce réveil collectif découlent deux enseignements sur le plan politique. Le premier est qu’il ne peut y avoir de projet politique crédible dont l’écologie ne soit pas un élément central. Les implications du dérèglement climatique affectent l’économie, nos façons de vivre, de consommer, de nous déplacer, de penser. C’est à ce titre un fait social total, au sens donné par Marcel Mauss. Le second enseignement, qui procède du premier, est que tout projet politique superficiel sur ce sujet sera d’office disqualifié par les citoyens, même s’il est abouti sur les autres aspects. Parler immigration ou chômage sans réflexion sérieuse sur la question climatique, ce sera assurément prêcher dans le désert.

Pourtant, l’essentiel des partis qui structurent la vie politique française sont disqualifiés, soit par la versatilité de leurs opinions sur le sujet – pour ou contre le nucléaire au gré des événements par exemple – soit par la légèreté de leur offre écologiste. Il y a une distorsion entre, d’une part, le caractère vital de l’enjeu et la prise de conscience collective et, d’autre part, la mue trop lente des partis politiques, qui peinent à mettre à jour leurs référentiels.

Tant et si bien que le parti écologiste ainsi quelesdits « Insoumis » peuvent se prévaloir du monopole de l’offre écologique totale, laissant orpheline une large frange de la population, tout aussi convaincue de la nécessité d’agir résolument, mais ne se reconnaissant ni dans leur postulat décroissantiste, ni dans leurs accommodements avec les valeurs de la République.
En refusant d’avoir recours au nucléaire, une énergie abondante, contrôlable et décarbonée, EELV et les Insoumis réduisent la quantité d’énergie disponible à l’avenir. Ce faisant, ils limitent notre capacité future à créer des richesses (ce qui conduirait à un affaissement majeur de notre niveau de vie), sans proposer de modèle économique et social adapté. Ce changement radical, l’essentiel des Français n’en veulent pas.

Le développement des énergies renouvelables est nécessaire, mais il ne suffira pas, ne serait-ce que pour des raisons techniques. L’accroissement de notre capacité de production d’électricité nucléaire est donc incontournable

Pour engager enfin, dans un cadre démocratique, tous les citoyens autour de la transition écologique, une offre politique alternative doit émerger : pragmatique, fondée sur la science, résolument tournée vers l’efficacité de la lutte contre le dérèglement climatique, sans sacrifier la prospérité, la stabilité sociale et le progrès. Elle pourrait reposer sur quelques grands principes.
D’abord, réaffirmer que l’objectif premier de la politique environnementale est la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et donc la baisse drastique de l’usage des énergies carbonées (pétrole, gaz et charbon). Cet objectif ne pourra être atteint sans l’électrification de nos modes de production et de consommation, et donc sans l’accroissement de notre capacité de production d’électricité. Se pose la question du mix énergétique : le développement des énergies renouvelables est nécessaire, mais il ne suffira pas, ne serait-ce que pour des raisons techniques. L’accroissement de notre capacité de production d’électricité nucléaire est donc incontournable.

Ensuite, rappeler que l’Etat a un rôle central à jouer, compte tenu de l’ampleur des changements nécessaires, mais qu’il n’est pas omnipotent. L’action de l’Etat doit prendre au moins trois formes : intégrer l’impératif climatique dans les mécanismes de marché par la régulation, financer les grandes infrastructures et assurer le caractère socialement soutenable de cette transition. Mais gardons-nous de la tentation très française de confier à l’Etat, dont on connaît les inefficiences et les rigidités, l’entièreté de la transition. Aucune transition n’est possible sans la mobilisation active des acteurs privés, individus et entreprises.

Les sénateurs pulvérisent le projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables
Enfin, reposer la question du financement de la transition. Etant donné le niveau des prélèvements obligatoires en France, il n’est pas raisonnable de financer la transition écologique par une nouvelle augmentation de la pression fiscale, qui appauvrirait le pays. Un effort sur l’efficacité de la dépense publique est donc requis. Se pose aussi la question du partage du financement entre les générations : les jeunes sont au cœur de la transition, car ils en sont les acteurs et sont les premiers concernés par les effets du changement climatique. Mais il n’est pas juste qu’ils supportent seuls le coût de cette transition.

Au-delà de ces considérations nationales, la France et l’Europe doivent utiliser le levier de la diplomatie écologique pour promouvoir la lutte contre le changement climatique auprès des principaux émetteurs et pour accompagner les pays moins développés sur le chemin d’une croissance verte.

Emmanuel Blézès et Charles Mazé sont diplômés de HEC, Alexandre Simon est diplômé de l’Ecole Centrale Paris. Charles Mazé est l’auteur de La force de l’Union : ces raisons d’aimer l’Europe (2019).

Ecologie et société- Les automobilistes pauvres interdits dans les villes ?

Ecologie et société- Les automobilistes pauvres interdits dans les villes ?

Il est clair que les pauvres sont déjà interdits dans les métropoles pour se loger. Comment en effet il trouverait-il les 400 000 € nécessaires dans la plupart des grandes villes ou 1 million à Paris ? logiquement il réside donc dans les zones périphériques voire rurales. Et pour cela, ils doivent utiliser leur voiture fautent de transports collectifs performants et réguliers dans les plages horaires de leur travail. Néanmoins dans les zones à faible émission (ZFE), les automobilistes pauvres qui disposent évidemment de voitures les plus anciennes seront interdits. Le résultat d’une politique inspirée par les écolos bobos qui peuvent se permettre d’embaucher à 9 heures voir plus tard grâce aux transports collectifs quand les automobilistes pour ne pas bénéficier de ses services à l’heure où ils embauchent. Des automobilistes qui conservent leur véhicule faute de pouvoir investir 20 000 € dans une nouvelle voiture ou 40 000 au moins dans une électrique.

Le gouvernement a annoncé la mise en place d’un système de contrôle sanction automatisé contre les véhicules trop polluants interdits pour le second semestre 2024.

« Les ZFE sont une nécessité pour des raisons écologiques et de santé publique. […] Notre obsession, c’est qu’elles ne soient pas des zones à fortes explosions sociales, financières, industrielles », a insisté Clément Beaune, le ministre délégué chargé des Transports, à l’issue de cette rencontre, qui aura duré deux heures et demie. Pour l’heure, 11 agglomérations ont déjà mis en place une ZFE dont Paris, Lyon et Grenoble.

Christophe Béchu a aussi annoncé qu’un système de « contrôle sanction automatisé » serait effectif au second semestre 2024. Attendu de longue date, ce dispositif, qui s’appuiera sur la lecture automatisée des plaques d’immatriculation, est une nécessité, selon les collectivités locales, pour que les ZFE soient pleinement efficaces.

Les contrevenants aux restrictions de circulation s’exposeront à des amendes – de catégorie 3 pour les véhicules légers et de catégorie 4 pour les véhicules lourds – et celles-ci « seront intégralement conservées par les territoires », a souligné le ministre, répondant ainsi à une demande exprimée par les élus locaux.
« Zone à faibles émissions » de la métropole du Grand Paris. Et ce qui vaut pour la capitale s’appliquera très probablement dans les autres métropoles françaises – toutes les villes de plus de 150 000 habitants y sont théoriquement soumises. L’hypocrisie commence donc à se fissurer : les zones à faibles émissions à faible mobilité, ou ZFE-m, sont en fait une mystification. Elles sont présentées comme l’outil principal de la lutte contre la pollution de l’air. Mais dans Paris et les 78 autres villes concernées en Ile-de-France, ce n’est qu’une fiction.
La ZFE parisienne devait interdire en 2022 les véhicules Crit’Air 3, soit 23,3% du parc et 587 000 véhicules. En janvier 2024, elle devait interdire les Crit’Air 2, soit 35,8% du parc et 901 000 véhicules. En moins de deux ans, ce seraient donc presque 60 % du parc automobile qui n’aurait plus le droit de circuler. C’est évidemment impossible.

Sciences-L’écologie aussi pour la prévention de la santé

Sciences-L’écologie aussi pour la prévention de la santé

A l’occasion de la Journée mondiale du cœur, jeudi 29 septembre, le cardiologue Pierre-Vladimir Ennezat appelle, dans une tribune au « Monde », à jouer sur la fibre écologique pour lutter contre ces maladies chroniques.

l y a près de trois ans, une épidémie d’infections respiratoires causée par un virus, le SARS-CoV-2, émergeait dans la province du Hubei, en Chine, avant de se propager rapidement pour provoquer une pandémie ou plus précisément une syndémie, entrelacement aggravant de maladies et de facteurs biologiques et environnementaux : grand âge et perte d’autonomie, maladies chroniques, obésité, défaillances des systèmes de soins et inégalités sociales et raciales déterminaient une large proportion de la mortalité et des formes graves liées à cette infection Covid-19.

D’immenses progrès médicaux diagnostiques et thérapeutiques ont pourtant été réalisés depuis l’après-guerre. A contrario, notre mode de vie semble avoir fait le lit des maladies chroniques, qui submergent littéralement notre système de santé et le mettent en faillite financière. Inactivité physique, pollution, anxiété et dépression, addictions au tabac, à l’alcool, au sucre, aux aliments ultra-transformés et désormais aux écrans sont clairement à l’origine de nos maladies cardio- et cérébro-vasculaires, de l’obésité, du diabète, mais aussi des maladies respiratoires et des cancers.

Sensibiliser et convaincre nos citoyens d’abandonner ce mode de vie délétère est une tâche immense voire impossible pour le corps médical dans un environnement si toxique et pourtant permis, voire autorisé, par nos gouvernements successifs, perméables aux lobbys de la grande distribution et des industries agroalimentaires, automobiles et pétrochimiques. A l’aune de la sobriété, la fibre écologique pourrait être un fil conducteur pour prévenir et réduire l’incidence de ces innombrables maladies. Quelques exemples pourraient être proposés pour célébrer, jeudi 29 septembre, la journée mondiale d’action contre les maladies cardio-vasculaires.

L’utilisation au maximum des escaliers et non des Escalator ou des ascenseurs, la marche ou la bicyclette de préférence au recours à des voitures, trottinettes ou bicyclettes à assistance électrique de plus en plus lourdes et puissantes sont des activités par essence écoresponsables et bénéfiques pour le système cardio-vasculaire d’Homo sapiens. Lorsque la distance entre le domicile et le lieu de travail est inférieure à 1 km, 42 % des personnes prennent hélas leur voiture pour s’y rendre ; 56 % lorsque la distance est comprise entre 1 et 2 km ; 63 % entre 2 et 3 km.

Ces proportions témoignent de la très faible motivation pour l’effort, permise par une énergie abondante et pas assez coûteuse. La réduction du temps affalé (« sitting disease ») dans un canapé, très souvent devant des écrans et, pis, en grignotant, est un objectif primordial pour lutter contre la pandémie d’obésité et de diabète qui sévit depuis plusieurs décennies et provoque plusieurs millions de décès chaque année.

L’absence en France d’une écologie politique libre et indépendante

L’absence en France d’une écologie politique libre et indépendante

 

L’écologie politique, telle qu’elle est représentée en France, se réduit à un mouvement ancré à l’extrême gauche, regrettent des militants de l’environnement, dont Corinne Lepage, qui appellent, dans une tribune au « Monde », à faire émerger une écologie politique innovante.

 

Une réflexion pertinente dans la mesure où progressivement Europe écologie les Verts (EELV)  a été complètement noyautés par les gauchistes d’ailleurs plus préoccupés par les questions sociétales que par l’environnement NDLR

 

 

Le dépassement de toutes les limites de la Terre est désormais avéré. Notre pays n’est pas épargné par les effets du changement climatique, suscitant une angoisse légitime face à des phénomènes non maîtrisés.

La sous-estimation des risques et des pénuries généralisées dans les services publics nous oblige à faire émerger une écologie politique innovante ; une écologie qui dépasse les contradictions de ce monde, assume sobriété et partage plus équitable des richesses et conjure dans le même temps les tentations de « démocratures » et dictatures.

 

Le moment est venu de construire une véritable offre de l’écologie politique en France, car elle n’existe pas. Cela peut paraître paradoxal, mais c’est une réalité.

L’écologie politique, telle qu’elle est représentée aujourd’hui dans notre pays, est réduite à l’émergence d’un mouvement politique désormais clairement ancré à l’extrême gauche, une prétendue Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) qui ne répond ni aux besoins de l’écologie ni aux souhaits d’une majorité de Français, en dépit de l’angoisse écologique qu’ils expriment au regard des bouleversements que connaît notre monde. D’où l’incapacité à convaincre nos concitoyens et la sphère politique de l’urgence écologique.

Contrairement à ce qu’aurait pu laisser espérer la constitution d’un groupe écolo à l’Assemblée nationale, l’écologie politique a en fait complètement disparu des radars pour se fondre dans les obsessions exprimées de manière violente par La France insoumise (LFI), formation majoritaire au sein de la Nupes. Avec des membres qui, pour l’essentiel, n’ont rien à voir avec l’écologie voire pire, déconsidèrent les propositions écologistes aux yeux de beaucoup de nos concitoyens.

La disparition d’une écologie politique libre et indépendante, tant pour des raisons idéologiques – le triomphe d’une écologie clivante –, que financières – le besoin de se renflouer avec le financement public après l’échec de la présidentielle –, crée à l’évidence un grand vide qu’il est urgent de combler, tant les attentes et les enjeux pour notre planète et ses habitants sont importants.

 

Quant aux écologistes qui n’appartenaient pas cette mouvance, ils ne sont pas parvenus à créer au cœur de l’échiquier politique français un pôle attractif. Cette cartographie a explosé sous le double coup de boutoir de l’absorption d’Europe Ecologie-

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