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Qui doit travailler ? Mettre fin au grand flou (Charles-René Tandé)

Qui doit travailler ? Mettre fin au grand flou (Charles-René Tandé)

 

 

Charles-René Tandé ,président du conseil de l’Ordre des experts-comptables, met les pieds dans le plat à propos du flou et des contradictions du pouvoir qui d’un côté préconise le confinement  le plus général possible et en même temps souhaite que le maximum d’entreprises continue de travailler. ( Interview dans l’Opinion)

Face à l’effondrement de l’activité dû à la pandémie de Covid-19, les modalités de report des charges fiscales et sociales du mois de mars ont été précisées 72 heures avant la date limite de paiement. Comment les entreprises ont-elles réagi ?

Je tiens d’abord à saluer l’engagement des 21 000 experts-comptables et de leurs 130 000 collaborateurs qui se sont mobilisés pour répondre aux demandes des chefs d’entreprise et reporter les échéances le plus vite possible. Cela n’a pas été simple car il y a eu beaucoup de confusion entre les messages politiques et ceux de l’administration. Beaucoup ont compris que la TVA ferait aussi l’objet d’un report. Ce n’est pas le cas, les échéances devront être honorées. Nous peinons toutefois à bien évaluer le montant de TVA à déclarer pour mars. Il y a tout simplement parfois des difficultés pratiques d’accès aux documents des entreprises, qui ne sont pas toutes passées au 100 % dématérialisé.

Quelles sont les principales interrogations des patrons ?

Le sujet essentiel, c’est de savoir si les salariés peuvent travailler ou pas. La situation est claire pour les entreprises faisant l’objet de l’arrêté de fermeture gouvernemental comme les bars ou les restaurants. Mais pour les autres ? Après les appels du gouvernement au confinement, beaucoup de chefs d’entreprise ont compris qu’ils devaient arrêter. Mais il semble que l’on soit allé un peu trop vite dans le « restez chez vous ». Le message est différent aujourd’hui : les entreprises doivent continuer à travailler en favorisant au maximum le télétravail et en mettant en place, pour les autres, des mesures de distanciation sociale.

La mesure exceptionnelle de chômage partiel a-t-elle été bien comprise ?

Pas vraiment. Beaucoup de chefs d’entreprise se sont interrogés sur la possibilité d’avoir recours au chômage partiel en cas de baisse de leur activité. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a depuis confirmé que ces entreprises sont éligibles à la condition de pouvoir démontrer cette baisse. Nous avons mis une cellule de crise en place avec, pour les professionnels du chiffre, une base d’informations actualisée en temps réel sur les directives gouvernementales.

Comment voyez-vous la suite ?

De gros problèmes vont rapidement apparaître sur la trésorerie des entreprises les plus fragiles. La TVA doit être payée avant mardi et les salaires versés avant le 31 mars. Or, les indemnités d’activité partielle ne tomberont que le 15 avril. Entre deux, la situation va être compliquée.

Pour éviter ces problèmes de trésorerie, 300 milliards d’euros de garanties bancaires ont été promis par l’exécutif…

L’Etat a mis beaucoup sur la table, c’est vrai. Reste à voir comment va être mise en œuvre cette garantie, et notamment comment les banques vont monter les dossiers et dans quel délai. Nous travaillons en plus avec Bpifrance à la mise en place d’un préfinancement de l’activité partielle. Mais si le confinement dure plus d’un mois, nous allons observer de nombreuses faillites. Les entreprises solides, avec des réserves et de la trésorerie, pourront tenir deux mois. Les plus fragiles non. Il est impératif de travailler au cas par cas et de tout mettre en œuvre pour éviter ces faillites et sauver les emplois.

KLM en grand danger

KLM en grand danger

C’est sans doute le paradoxe, il y a encore quelques semaines les Pays-Bas revendiquaient  une plus grande indépendance de KLM vis-à-vis d’Air France voire même une séparation . En gros, on assistait au même phénomène qu’entre Nissan et Renault. Air France avait sauvé KLM mais la bonne santé économique retrouvée l’entreprise appuyée par son gouvernement souhaitait en quelque sorte se détachait  de cette alliance Air France KLM. Aujourd’hui le discours est très différent puisque ce qui est en question c’est l’existence même de KLM et même de l’aéroport Schiphol d’Amsterdam .

Dans la crise globale du transport aérien à dimension mondiale, les plus petites compagnies n’ont pas forcément la surface financière visant pour résister au choc. Preuve,KLM, branche néerlandaise d’Air France-KLM, a dévoilé vendredi un ensemble de mesures censé lui permettre de passer la crise sanitaire avec jusqu’à 2.000 suppressions d’emploi et l’annulation d’au moins 40% de ses vols dans les mois à venir.

La compagnie veut réduire ses dépenses d’un montant susceptible d’atteindre les 400 millions d’euros.

Wobke Hoekstra n’a pas détaillé les conditions d’un possible renflouement mais a souligné qu’Air France-KLM était “vitale pour l’économe néerlandaise.

Il a ajouté qu’il était en contact étroit avec ses collègues en France et avec la direction de la compagnie aérienne.

Une source au ministère français des Finances a déclaré samedi qu’une montée de l’Etat français au capital d’Air France-KLM “n’est pas d’actualité aujourd’hui”.

Selon l’Association internationale du transport aérien (Iata), les compagnies aériennes mondiales pourraient enregistrer cette année jusqu’à 113 milliards de dollars de pertes de revenus en raison de cette épidémie.

Coronavirus: l’environnement, grand bénéficiaire

Coronavirus:  l’environnement, grand bénéficiaire

Carole Deniel, Responsable des programmes de composition atmosphérique et Climat, Centre national d’études spatiales (CNES) souligne que la crise du Corona virus avait chuté de manière spectaculaire les émissions polluantes notamment en Chine ( papier de la Tribune)

Les images de la diminution de la pollution atmosphérique suite à la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus en Chine sont frappantes car elles illustrent à quel point les activités humaines ont un impact sur la qualité de l’air que nous respirons.

Sur les cartographies produites par la NASA, issues des données de satellites européens et américains, que voit-on ? Un « nuage » orange représente la quantité en dioxyde d’azote (NO2) contenu dans l’air au-dessus de la Chine en janvier 2020. Le dioxyde d’azote est relâché dans l’air principalement par les véhicules et les installations industrielles, et peut causer des problèmes respiratoires. Un mois plus tard, le « nuage » a quasiment disparu de la même zone… En cause ? Une forte baisse de l’activité du pays, liée à l’épidémie de Covid-19 et au confinement d’une partie de la population chinoise.

 

Des équipes du CNRS ont également mis évidence la diminution de la quantité de monoxyde de carbone (CO) dans l’air au-dessus de la Chine et du nord de l’Italie en février 2020 comparé aux années précédentes, grâce aux données d’un autre satellite : IASI.

Monoxyde de carbone mesuré par la mission satellite IASI en Chine (à gauche) et en Italie (à droite). Comme ce gaz persiste plusieurs semaines dans l’atmosphère, l’impact ne se limite pas aux zones confinées mais s’étend aussi aux alentours. Maya George (LATMOS/CNRS), Author provided

Les satellites sont régulièrement témoins d’évènements soudains ou extrêmes : ce fut le cas récemment avec le suivi des panaches atmosphériques émis par les feux intenses d’Australie. Ce peut-être également le cas lors de fortes éruptions volcaniques (on se souvient l’éruption de l’Eyjafjöll en 2010 qui avait paralysé une partie du trafic aérien) ou de pics de pollution (ozone, méthane, ammoniac) au-dessus de mégapoles ou de sites industriels.

Acquises grâce à des instruments placés en orbite autour de la Terre à plus de 800 kilomètres au-dessus de nos têtes, ces observations sont précieuses pour surveiller l’équilibre physico-chimique de notre atmosphère sur chaque point du globe et en quasi temps réel.

Toutes les altérations de l’équilibre atmosphérique ont des impacts majeurs sur notre environnement et bien sûr, notre santé et nos modes de vie. Dès les années 1980, les observations ont permis de détecter et comprendre la détérioration de la couche d’ozone, cette partie de la stratosphère qui nous protège des ultraviolets du Soleil. Les pratiques industrielles responsables de ce phénomène ont pu être modifiées pour que l’anomalie – qui aurait pu être fatale à terme à toute vie sur Terre – soit « corrigée ». La tendance a été inversée et on attend un retour à la normale sur la couche d’ozone d’ici 2050.

Aujourd’hui, les émissions dans l’atmosphère de gaz à effets de serre additionnels (principalement le dioxyde de carbone et le méthane), liées notamment aux industries utilisant les énergies fossiles et à la déforestation, provoquent l’augmentation de la température, bouleversant ainsi l’équilibre fragile de notre système Terre tout entier. Également, les émissions de polluants ou de particules plus ou moins fines sont responsables de la dégradation de la qualité de l’air dont les conséquences sur la santé humaine (ou plus généralement animale) et les écosystèmes sont avérées.

Pourtant, les solutions pour inverser ces tendances néfastes n’ont pas encore été mises en œuvre et l’apport d’observations pour comprendre toujours plus et quantifier précisément doit servir nos décideurs à trouver les bons compromis entre les mesures environnementales, économiques et politiques.

L’Union européenne a mis en place un vaste programme de surveillance de l’environnement baptisé Copernicus. Celui-ci comprend une forte composante spatiale pilotée par l’Agence spatiale européenne (ESA), « les sentinelles » chargées d’observer en continu les variables climatiques essentielles de notre planète. Pour l’atmosphère, il s’agit notamment d’une série de spectromètres embarqués soit en orbite basse (autour de 800 km d’altitude) ce qui permet une observation de tous les points du globe au moins 2 fois par jour, soit en orbite géostationnaire (à 36 000 km d’altitude) pour un suivi en continu d’une zone fixée, en l’occurrence l’Europe. Un spectromètre permet de mesurer différents éléments dans l’atmosphère.

Les mesures obtenues depuis l’espace viennent ainsi compléter les mesures faites au sol qui présentent l’avantage de fournir des données souvent plus précises de manière très locale, tandis que les mesures satellites apportent une meilleure couverture spatiale temporelle, utiles par exemple pour suivre le transport des panaches de pollution. L’autre avantage des observations satellitaires est leur capacité à nous renseigner sur la composition atmosphérique dans des régions isolées et très peu couvertes par des réseaux de mesures sol.

Ces observations satellitaires sont donc importantes et servent notamment à contraindre les inventaires d’émissions, valider nos connaissances sur les processus physico-chimiques de l’atmosphère en étant comparées aux simulations des modèles, et à améliorer la prévision et le suivi des pics de pollution en étant assimilées dans les modèles dédiés.

Pour observer les constituants atmosphériques, les instruments spatiaux passifs mesurent les spectres atmosphériques. Ces spectres résultent de l’interaction entre le rayonnement (solaire ou émis par la Terre ou l’atmosphère) et les molécules contenues dans l’air qui possèdent chacune leur propre « signature ».

L’exploitation de ces signaux permet de restituer les concentrations de gaz en fonction de l’altitude. En effet, l’ensemble des raies d’absorption moléculaires qui constituent un spectre, sont autant d’empreintes digitales caractéristiques de chaque molécule : la position dans le spectre indique l’identité de la molécule, et la longueur renseigne sur la concentration de ce gaz dans l’atmosphère. En couvrant le spectre depuis l’ultra-violet à l’infrarouge lointain, on s’assure ainsi d’obtenir les signatures d’un maximum de composés chimiques mais également de couvrir différentes couches de l’atmosphère depuis le sol.

Le spectre de l’hélium est caractéristique de cet élément chimique. NASACC BY

Par exemple, l’instrument européen TROPOMI est un spectromètre qui couvre une large bande de spectres dans le domaine de l’ultraviolet et de l’infrarouge. Cela permet d’acquérir un large éventail de polluants tels que le dioxyde d’azote, l’ozone, le formaldéhyde, le dioxyde de soufre, le méthane et le monoxyde de carbone avec une précision et une résolution spatiale jamais égalée depuis l’espace. Cet instrument délivre donc une cartographie journalière de l a plupart des polluants atmosphériques.

Également dans le proche infrarouge, la mesure du projet MICROCARB, dont le lancement est prévu pour 2021, est pour sa part dédiée à la mesure du principal gaz à effet de serre : le dioxyde de carbone. Le spectromètre analyse le rayonnement solaire réfléchi par la Terre et qui, en traversant l’atmosphère deux fois, est partiellement absorbé par les molécules présentes dans l’atmosphère. Le spectre solaire est ainsi modifié et des raies d’absorption apparaissent à des longueurs d’onde spécifiques aux molécules rencontrées. Grâce à la technologie, ces raies d’absorption gazeuse très fines peuvent être identifiées permettant ainsi la restitution de la teneur en dioxyde de carbone à très grande précision.

Avec l’avancée des technologies spatiales et du numérique, il est désormais possible de se doter de système précis de surveillance globale de l’atmosphère pour ainsi mieux comprendre et prévoir les phénomènes de pollution. Avec l’arrivée des services Copernicus en Europe, l’utilisation des données spatiales en synergie avec des données sol et des modèles, ne sera plus limitée à la recherche scientifique et va permettre des applications opérationnelles dédiées au suivi de la composition atmosphérique sur l’ensemble du globe. C’est l’objectif du service CAMS (Copernicus Atmospheric Monitoring Service) piloté par le centre européen de prévision du temps (ECMWF).

Avec le lancement des satellites MERLIN et Microcarb puis d’une sentinelle européenne dédié au CO2, la quantification précise de la concentration des deux principaux gaz à effet de serre permettra de contribuer à une meilleure estimation du bilan carbone sur Terre et de son évolution pour les prochaines années, avec espérons-le, des mesures politiques à la hauteur des enjeux écologiques de notre planète.

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Par Carole Deniel, Responsable des programmes de composition atmosphérique et Climat, Centre national d’études spatiales (CNES)

Charcutage administratif et intercommunalité: le grand gâchis

 Charcutage administratif et intercommunalité: le grand gâchis  

 

Sous l’impulsion de la gauche, on a procédé un nouveau charcutage des zones administratives et politiques. Cette réforme a consisté d’un côté à regrouper dans la même commune nombre d’agglomérations. Du coup, on se retrouve avec des villes à dominante rurale de 20 km de large. Parallèlement on a mis en place ce qu’on appelle l’intercommunalité, c’est-à-dire la coopération entre les villes y compris regroupées: les fameuses communautés d’agglomération qui en fait  ont rajouté une strate administrative et politique à un dispositif déjà excessif. Dans les faits,  les grandes communes ont conservé presque les mêmes prérogatives et surtout les mêmes moyens. Par contre pour ces nouvelles communautés interurbaines, on a forcément créé des superstructures, des budgets et des effectifs qui font doublon. Du coup ,on se retrouve avec cinq étages:  la commune proprement dite (éventuellement regroupée) ensuite l’intercommunalité, puis le département enfin la région sans oublier l’État ,toujours omnipotent avec ses préfets et ses administrations. Bien entendu on serait bien incapable de dire quel est le lien entre cette réforme administrative  et le développement économique. Ce n’était d’ailleurs pas l’objet. Théoriquement,  l’objectif était de réaliser des économies. Au lieu de cela, on a réalisé surtout des dépenses comme l’a souligné la Cour des Comptes. Notons que ces fameuse intercommunalité peuvent parfois se déployer sur 40 ou 50 km sans aucune affinité réelle sur le plan économique, social ou encore culturel.

Bref au total un joli gâchis financier et une étagère supplémentaire pour freiner l’innovation et le dynamisme.  Aux élections municipales, les électeurs ne glisseront qu’un bulletin dans l’urne. Mais, dans les 6442 communes de plus de 1000 habitants, le bulletin comportera donc  deux listes: une pour désigner les conseillers municipaux, l’autre pour désigner les conseillers communautaires – choisis parmi les membres de la première liste. Dans les communes de moins de 1000 h., le maire et certains de ses adjoints seront en même temps conseillers communautaires.

La quasi-totalité des villes françaises est en effet regroupée en intercommunalités, c’est-à-dire en regroupement de communes – 42 en moyenne nationale – exerçant en commun un certain nombre de compétences (voirie, eau, déchets, développement économique, plans d’urbanisme, logement,…).

Au fil des décennies et des lois, ces compétences se sont élargies, et le budget de ces structures est également devenu significatif. Le budget total des 1255 intercommunalités est en effet d’environ 50 milliards d’euros, soit la moitié du budget total des près de 34.968.

intercommunalité: le grand gâchis financier

intercommunalité: le grand gâchis financier

 

Sous l’impulsion de la gauche, on a procédé un nouveau charcutage des zones administratives et politiques. Cette réforme a consisté d’un côté à regrouper dans la même commune nombre d’agglomérations. Du coup, on se retrouve avec des villes à dominante rurale de 20 km de large. Parallèlement on a mis en place ce qu’on appelle l’intercommunalité, c’est-à-dire la coopération entre les villes y compris regroupées: les fameuses communautés d’agglomération qui en fait  ont rajouté une strate administrative et politique à un dispositif déjà excessif. Dans les faits,  les grandes communes ont conservé presque les mêmes prérogatives et surtout les mêmes moyens. Par contre pour ces nouvelles communautés interurbaines, on a forcément créé des superstructures, des budgets et des effectifs qui font doublon. Du coup ,on se retrouve avec cinq étages:  la commune proprement dite (éventuellement regroupée) ensuite l’intercommunalité, puis le département enfin la région sans oublier l’État ,toujours omnipotent avec ses préfets et ses administrations. Bien entendu on serait bien incapable de dire quel est le lien entre cette réforme administrative  et le développement économique. Ce n’était d’ailleurs pas l’objet. Théoriquement,  l’objectif était de réaliser des économies. Au lieu de cela, on a réalisé surtout des dépenses comme l’a souligné la Cour des Comptes. Notons que ces fameuse intercommunalité peuvent parfois se déployer sur 40 ou 50 km sans aucune affinité réelle sur le plan économique, social ou encore culturel.

Bref au total un joli gâchis financier et une étagère supplémentaire pour freiner l’innovation et le dynamisme.  Aux élections municipales, les électeurs ne glisseront qu’un bulletin dans l’urne. Mais, dans les 6442 communes de plus de 1000 habitants, le bulletin comportera donc  deux listes: une pour désigner les conseillers municipaux, l’autre pour désigner les conseillers communautaires – choisis parmi les membres de la première liste. Dans les communes de moins de 1000 h., le maire et certains de ses adjoints seront en même temps conseillers communautaires.

La quasi-totalité des villes françaises est en effet regroupée en intercommunalités, c’est-à-dire en regroupement de communes – 42 en moyenne nationale – exerçant en commun un certain nombre de compétences (voirie, eau, déchets, développement économique, plans d’urbanisme, logement,…).

Au fil des décennies et des lois, ces compétences se sont élargies, et le budget de ces structures est également devenu significatif. Le budget total des 1255 intercommunalités est en effet d’environ 50 milliards d’euros, soit la moitié du budget total des près de 34.968.

Municipales: voter pour qui ? 65 % pour un grand remaniement

Municipales: voter pour qui ? 65 % pour un grand remaniement

 

Le vote aux municipales prend de plus en plus une dimension très politique au sens noble du terme. En gros, une majorité de Français ne sont pas satisfaits du type de démocratie locale comme d’ailleurs de celui du niveau national. Contrairement à ce qui se raconte dans les médias, les maires  ne sont pas tous à l’abri des reproches. Certes ils, sont moins détestés que le reste de la classe politique nationale mais de là à dire qu’ils sont particulièrement appréciés, il y a un pas. La vérité sans doute c’est que les élus locaux sont des sortes de barons de la république qui reproduisent  plus ou moins l’état du  système démocratique de la représentation nationale. En clair,  on confond souvent intérêt général et intérêt particulier, on manque sérieusement de compétence et d’éthique. Et dans de nombreux cas,  on a transformé la fonction élective en métier. De sorte que d’innombrables oligarques locaux vivent de la politique comme au plan national pendant toute leur carrière. Il est donc pas étonnant que les Français soient très interrogatifs vis-à-vis des choix qui vont se traduire dans les urnes. À dix-sept jours du premier tour des municipales, les Français ne savent toujours pas quel bulletin ils mettront le 15 mars dans les urnes. Une incertitude qui pèse sur les résultats. Selon notre sondage Odoxa pour Le Figaro, Franceinfo et Dentsu, ils ne sont que 45 % à être sûrs d’aller voter et pour quelle liste. À l’inverse, ils sont 30 % qui, même sûrs d’aller voter, ne savent pas encore pour qui, tandis que 11 % ne savent pas encore s’ils effectueront leur devoir électoral, soit encore 41 % d’indécis.

Quelles thématiques jugent-ils prioritaires pour le maire qui sortira des urnes le 22 mars? Sans surprise, c’est la sécurité des biens et des personnes qui occupe la première place (49 %), loin devant le développement économique local (35 %), l’environnement (35 %), la propreté (32 %), la circulation (21 %).

Si les enjeux sont avant tout locaux dans ces élections, l’après-municipales est bien plus national. La possibilité d’un remaniement ministériel, parfois évoqué dans les allées du pouvoir, semble être une évidence pour les Français. Ils ne sont pas moins de 65 % à estimer que le chef de l’État devrait y recourir, dont 47 % réclament même un changement de premier ministre.

Municipales et Intercommunalité: le grand gâchis financier et administratif

Municipales et Intercommunalité: le grand gâchis financier et administratif

 

On parle évidemment surtout des grandes villes à propos des municipales. Mais ce scrutin concerne aussi d’autres enjeux géographiques en particulier l’intercommunalité. Il y a bien sûr le statut des métropoles mais aussi celui des plus petites communes regroupées dans les communautés de communes (ou agglos). Des intercommunalité qui le plus souvent se sont installées comme une superstructure supplémentaires entre une ville et les communes regroupées. Finalement, en général on trouve deux  étages de gestion. La commune qui a conservé évidemment sa superstructure et l’organisation communautaire.

 

Comme lors  des phases de décentralisation depuis les fameuses réformes Defferre, la première initiative des intercommunalités a été de s’équiper en locaux, en personnel et en capacité financière. Dans le même temps, rien n’a changé ou presque dans chacune des communes regroupées. Un véritable gâchis financier avec en plus en général n’ont pas une rationalisation des services mais plutôt une dégradation avec une augmentation des coûts et des tarifs. Il est clair qu’il aurait fallu en installant l’intercommunalité faire sauter une strate. Le plus souvent on a maintenant la commune, ensuite l’intercommunalité, ensuite le département puis la région et évidemment l’État. C’est-à-dire 5 couches administratives, le moyen le plus efficace pour  stériliser toute initiative et pour accroître les prélèvements obligatoires. Le pire c’est que comme pour les phases de décentralisation précédente, les superstructures se focalisent sur tout sauf sur l’essentiel à savoir le développement et l’emploi. Bien sûr elle font semblant mais le pouvoir est encore dans le main du préfet, c’est-à-dire de l’État.

Dans les 6442 communes de plus de 1000 habitants, le vote concernera deux listes: une pour désigner les conseillers municipaux, l’autre pour désigner les conseillers communautaires – choisis parmi les membres de la première liste. Dans les communes de moins de 1000 h., le maire et certains de ses adjoints seront en même temps conseillers communautaires.

La quasi-totalité des villes françaises est en effet regroupée en intercommunalités, c’est-à-dire en regroupement de communes – 42 en moyenne nationale – exerçant en commun un certain nombre de compétences (voirie, eau, déchets, développement économique, plans d’urbanisme, logement,…).

Au fil des décennies et des lois, ces compétences se sont élargies, et le budget de ces structures est également devenu significatif. Le budget total des 1255 intercommunalités est en effet d’environ 50 milliards d’euros, soit la moitié du budget total des près de 34.968. Des sommes faramineuses gérées de manière souvent irresponsable en tout cas non pertinente et en plus dans l’intérêt des petites baronnies qui se partagent le gâteau: » tu me laisses lancer mon grand projet de stade  et en échange je t’accorderai une subvention pour ta salle des sports ou la réfection de tes trottoirs. » Avec souvent des collusions entre intérêts publics et intérêts privés.

L’armée chinoise responsable du plus grand piratage informatique ( Washington)

L’armée chinoise responsable du plus grand piratage informatique ( Washington)

Il s’agit de « l’un des plus gros piratages de données de l’histoire », avec environ 145 millions de victimes aux Etats-Unis, a rappelé le ministre de la Justice Bill Barr lors d’une conférence de presse. Des clients d’Equifax, dont le rôle est de collecter des données personnelles de consommateurs sollicitant un crédit, avaient également été affectés au Canada et au Royaume-Uni.

Après deux ans d’enquête, Wu Zhiyong, Wang Qian, Xu Ke et Liu Lei ont été inculpés la semaine dernière à Atlanta pour association de malfaiteurs en vue de commettre une fraude informatique, de l’espionnage économique et une fraude aux communications.

Membres d’une unité de recherche de l’armée chinoise, ils se trouvent en Chine et ne peuvent être arrêtés. « Mais un jour, ils commettront une erreur et nous serons là », a assuré le directeur adjoint de la police fédérale, David Bowdich.

Ils sont accusés d’avoir exploité une faille dans un logiciel utilisé par Equifax sur son site de résolution des litiges. Une fois introduits dans le système informatique de l’agence, ils sont soupçonnés d’avoir obtenu les noms, dates de naissance et numéros de sécurité sociale de 147 millions de personnes, et les numéros de permis d’au moins dix millions d’Américains.

Les Etats-Unis ont déjà attribué plusieurs attaques informatiques de grande ampleur au gouvernement chinois, notamment le piratage d’une base de données du géant de l’hôtellerie Marriott en 2018.

En parallèle, « des intrusions informatiques soutenues par l’Etat ont visé des secrets industriels et des informations économiques confidentielles », a ajouté Bill Barr, en mentionnant des enquêtes ouvertes dans les secteurs de l’industrie nucléaire, aéronautique ou métallurgique.

Selon lui, environ 80% des poursuites ouvertes ces dernières années pour espionnage économique impliquent le gouvernement chinois et 60% des dossiers de vols de secrets commerciaux ont un lien avec la Chine.

 

Environnement – Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

Environnement – Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport de  l’ONG Circle Economy.  En 2017, les ressources consommées par l’économie mondiale ont encore grimpé, dénonce cette ONG dans un rapport présenté à Davos. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

 

Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

 

Environnement et économie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

Environnement et économie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

Finalement, il y a les discours sur l’économie circulaire qui invitent  à la consommation locale , au recyclage des ressources et les tendances économiques qui confirment l’accélération du gaspillages des ressources mondiales. La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

 

Economie circulaire-Le grand gaspillage des ressources continue

Economie circulaire-Le grand gaspillage des ressources continue

finalement, il y a les discours sur l’économie circulaire qui invite à la consommation locale et au recyclage des ressources et les tendances économiques qui confirment l’accélération du gaspillages des ressources mondiales. La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

Le grand gaspillage des ressources continue

Le grand gaspillage des ressources continue

La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

Renault: une entreprise en grand danger

Renault: une entreprise en grand danger

 

Il est clair que les grands médias en pleine déconfiture économique se contentent d’aborder la plupart des questions de manière très superficielle, c’est le cas pour cette affaire Renault Nissan et la fuite de Carlos Ghosn du Japon. La plupart de ces grands médias veulent savoir Carlos Ghosn s’est enfui dans une malle ou autrement. Ce qui est certain, c’est qu’effectivement il s’est fait la malle et peu importe la manière. Là n’est pas le sujet. L’affaire est celle d’un pays le Japon qui a voulu empêcher un rapprochement plus significatif avec Renault et même qui a tenté de ce réapproprier Nissan après le redressement spectaculaire opéré par Carlos Ghosn.

Carlos Ghosn comme nombre  d’autres patrons a pioché dans la caisse de l’entreprise ( rémunérations excessives, des stock-options et des retraites chapeaux avec des montages juridiques ad hoc en plus pour éviter la fiscalité).

Reste que Carlos Ghosn a démontré qu’il était un exceptionnel patron, qu’on lui doit le redressement de Renault en quasi faillite, le redressement de Nissan et la constitution d’un des premiers groupes automobiles mondiales. Aujourd’hui, le groupe Renault est particulièrement fragilisé notamment du fait de latitude nationaliste et même confiscatoire. Curieux pour un pays dont l’économie a surtout reposé longtemps sur sa capacité d’exportation mais qui refuse les règles juridiques et financières internationales. Le bilan de cette affaire Carlos Ghosn sur le plan économique est catastrophique. Ce qu’a indiqué Carlos Ghosn dans sa récente confession en conférence de presse : La valorisation de Nissan depuis mon arrestation a baissé de plus de 10 milliards de dollars. Ils ont perdu plus de 40 millions de dollars par jour pendant cette période », a-t-il dit aux journalistes.

« C’est pas mieux pour Renault, parce que la valorisation de Renault a baissé, depuis mon arrestation, de plus de 5 milliards d’euros, ce qui signifie 20 millions d’euros par jour », a-t-il ajouté.Au sujet de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn a affirmé qu’elle n’existait plus.

« Il n’y a plus d’alliance. L’alliance a raté l’immanquable avec Fiat Chrysler. C’est incroyable, ils se sont alliés à PSA. Comment peut-on rater une occasion énorme de devenir un acteur dominant de son secteur ? »

Politique industrielle : le grand vide

Politique industrielle : le grand vide

Il est symptomatique que l’industrie soit régulièrement absente des discours du gouvernement. Au mieux, on regrette la fermeture d’usines ou de sites. Pour combler le vide le gouvernement a attribué  100 millions par an aux 124 territoires industriels, une goutte d’eau !  Pourtant depuis des années, notre secteur industriel ne cesse de se déliter et la balance commerciale témoigne de cet affaiblissement progressif. Alors que l’Allemagne, pays fortement industrialisés, enregistre chaque année un excédent de l’ordre de 250 milliards, la France, elle, connaît un déficit annuel de leur de 60 milliards. La situation pourrait être encore plus dramatique s’il n’y avait pas la vente de matériel de transport et en particulier des Airbus pour limiter la casse. Dans les discours officiels et chez Macron en particulier, la priorité est donnée aux services, au développement du numérique et aux startups. Évidemment un vue un peu restreinte du panorama économique.  Depuis des années, les pouvoirs publics ont abandonné toute stratégie de redynamisation du secteur industriel et même consenti parfois à brader notre potentiel à des entreprises étrangères.  Dernière catastrophe en date, celle de l’usine de Ford Aquitaine qui  a concerné près de 800 salariés et de l’ordre de 2000 personnes avec la sous-traitance. Une usine que Ford veut fermer et dont elle a empêché même la reprise par un éventuel successeur. La seule réaction de Macron a été d’indiquer qu’il demanderait le remboursement de fonds publics. Un peu court comme politique industrielle  Ce n’est pas ce qui donnera de l’emploi aux chômeurs potentiels. Autre catastrophe celle d’Ascoval, l’une des dernières aciéries françaises dans le nord qui concerne près de 300 salariés. Il faut dire que depuis déjà longtemps le mot stratégie, filière et ou encore davantage plan est tabou en France. La régulation est laissée aux seuls marchés. Avec un tel raisonnement on n’aurait jamais pu développer et réussir Airbus par exemple. Enfin Alstom dont on a bradé la branche énergie à General Electrique voit son  alliance -pourtant plus pertinente avec Siemens-refusée par la commission européenne.    Comme on ne peut pas raisonner globalement, de manière trop générale et trop verticale, il conviendrait bien sûr de reprendre une réflexion sur les forces et les faiblesses de notre industrie par secteur et de conclure cette réflexion par la définition d’axes stratégiques encourageant la recherche, le développement et notamment l’exportation. Certes les données macro-économiques ne peuvent être négligées mais d’autres facteurs doivent être pris en compte pour comprendre et au-delà soutenir l’industrie. On notera que le mot industrie est absent du discours de Macron. Par ailleurs qu’aucun ministre n’est spécifiquement responsable de ce champ d’activité placé  en seconde priorité chez le ministre de l’économie.

Edouard Philippe : de la gauche au parti républicain, l’évolution d’un technocrate

 

Edouard Philippe : de la gauche au parti républicain, l’évolution d’un technocrate

 

 

Comme la plupart des technocrates Édouard Philippe aborde les enjeux majeurs de manière superficielle, globale et théorique. Certes comme Macron, il donne l’impression d’être intelligent et de posséder ses dossiers. La vérité c’est qu’il a complètement sous-estimé les conséquences de sa réforme et son entêtement correspond surtout à la posture politique qui pourrait lui donner un jour l’occasion de prétendre à la responsabilité de président de la république. De ce point de vue, avant toute décision gouvernementale, avant toute orientation législative il serait urgent de faire évaluer la fameuse réforme avec toutes ses exceptions et ses modifications par la Cour des Comptes. Il se pourrait en effet que la fameuse retraite à point soit plus coûteuse que l’ancienne même si cette dernière mérite d’être progressivement ajustée pour des raisons d’équité et d’équilibre financier. Édouard Philippe illustre parfaitement la dérive droitière d’une partie de la technocratie française. Certes, Édouard Philippe aime à rappeler que son grand-père était communiste mais rapidement E.  Philippe  a sans doute senti qu’une carrière politique n’était pas assurée  à  gauche. Alors qu’il était encore étudiant à l’institut d’études politiques de Paris et à l’ENA, il a  milité dans les années 90 au  parti socialiste, un passage au demeurant rapide avant de rejoindre les thèses de plus en plus libérales à de la droite. Un libéralisme d’autant plus dogmatique qu’il n’a pratiquement jamais travaillé dans le privé sinon comme lobbyiste. Il doit surtout sa carrière politique pour avoir été choisi par Alain Juppé comme membre du cabinet de ce dernier au ministère de l’écologie à partir de 2007. On pourrait citer nombre d’exemples de ces politiciens de carrière qui commencent  à gauche voire  à l’extrême gauche , qui flirtent ensuite avec la social-démocratie pour virer carrément à droite. Cohn-Bendit par exemple l’ancien révolutionnaire de 68,  devenu adepte de l’ultra libéralisme de Macron en est sans doute l’exemple le plus significatif. Même chose pour Romain Goupil,  le leader lycéen de 68. Avec l’âge, les bons dîners en ville, le patrimoine qui s’arrondit comme le ventre, les convictions s’amollissent !  Mais on pourrait citer nombre d’anciens responsables  du parti socialiste , anciens trotskistes ou maoïstes,  révolutionnaires de papier dans leur jeunesse qui ont ensuite nagé dans les eaux troubles du parti socialiste avant de rejoindre la droite puis  Macron. La vérité, c’est que le Premier ministre- comme nombre des professionnels de la politique -n’entretient qu’un rapport très approximatif avec les réalités économiques et sociales. En outre, il ne peut justifier d’aucun  passé professionnel qui légitime ses connaissances et ses orientations. Ce type de personnalité a besoin de se relégitimer en permanence en rajoutant du libéralisme au libéralisme. Un exercice d’autant plus facile qu’il n’en  mesure pas les conséquences. Dernier exemple en date, évidemment le report idiot et général de la retraite à 64 ans. Une réforme bête et inefficace. Si effectivement les Français doivent travailler davantage pour retrouver la compétitivité qui manque cruellement à l’économie ce n’est pas en retardant l’âge de la retraite 62 à 64 ans mais en augmentant la durée de travail annuelle des actifs puisque la France a la durée la plus faible de l’Europe ( ne parlons pas du monde). Aussi en  améliorant le rapport entre actifs et inactifs. La France est encore là le pays qui détient le record de personnes inactives comparées à ceux qui travaillent. Bref, Édouard Philippe est bien le fils spirituel de Juppé, un exemple de cette élite qui a transformé le mandat politique en métier, qui ne connaît rien aux réalités pour n’avoir pratiquement jamais travaillé dans le monde de la production et qui sans doute comme son mentor finira vraisemblablement au conseil constitutionnel et dans les pages oubliées de l’histoire .

 

Retraites: retour de la clause du grand père pour Edouard Philippe

Retraites: retour de la clause du grand père pour Edouard Philippe

 

Le Premier ministre a bien réaffirmé le principe de la retraite . Mais il se dit désormais favorable à une longue transition sur les régimes spéciaux notamment de la RATP et de la SNCF. En fait, il se pourrait bien se rallier à la clause du grand-père qui ne remet pas en cause les conditions de retraite pour les employés actuels des entreprises concernées. Cela signifie que la réforme ne s’appliquerait qu’aux nouveaux embauchés et que pour eux, la réforme n’aurait d’effet qu’ autour des années 2070. Une modification sensible de la position du gouvernement mais peut-être la seule manière de se sortir de l’enlisement actuel qui résulte de l’opposition entre deux postures totalement inconciliables . Pour les durs du gouvernement ( dont le Premier ministre était pendant un moment), la réforme doit être immédiate et appliquée de manière uniforme à toutes les catégories. Pour les organisations les plus radicales,  la réforme doit être totalement abandonnée. La position des syndicats réformistes dont la CFDT est différente. Ces syndicats adhèrent au principe dune réforme systémique mais qui ne remettent pas en cause les droits des salariés actuels des entreprises concernées. Le Premier ministre semble donc rejoindre  la position des syndicats réformistes.  Dans cette optique, il s’est adressé aux employés de la RATP et de la SNCF en leur promettant de ne pas changer les règles de leur régime spécial “en cours de partie”. Le trafic ferroviaire était encore très perturbé vendredi avec 87,2% des conducteurs en grève contre 85,7% jeudi, selon la direction.

“Sur ce week-end on est à peu près dans les mêmes niveaux de perturbations que les deux jours précédents, c’est-à-dire à peu près 10 à 15% du trafic habituel, et on peut déjà dire au vu des remontées, bien que nous n’ayons pas les détails, qu’au-delà de ce week-end, lundi, la journée sera encore très difficile”, a dit à la presse Agnès Ogier, porte-parole du groupe SNCF.

La RATP prévoit un trafic toujours “extrêmement perturbé” ce week-end et lundi avec toujours des lignes de métro fermées.

La Direction générale de l’aviation civile (DGAC), en revanche, n’a pas demandé aux compagnies de réduire leur programme de vols en France contrairement à jeudi et vendredi. “Des perturbations et des retards sont néanmoins possibles”, a-t-elle prévenu.

Au sein de l’Education nationale, le taux de grévistes communiqué par le ministère atteignait 4,55% dans le primaire et 5,42% dans le secondaire (collèges et lycées). Ces taux atteignaient respectivement jeudi 51,15% et 42,32%.

Le ministre Jean-Michel Blanquer, puis Edouard Philippe, se sont de nouveau engagés vendredi à une revalorisation des salaires des enseignants pour qu’ils ne soient pas les perdants de la réforme.

“Il est vrai, il est exact, que l’application absurde des nouvelles règles les pénaliserait”, a dit le Premier ministre. Il est clair que ce recul du premier ministre concernera bien d’autres régimes spéciaux que ce de la RATP et de la SNCF. Du coup les effets de la réforme universelle risquent d’être décalés d’une cinquantaine d’années !

L’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, Unef, MNL et UNL), qui s’était réunie vendredi matin, a annoncé “un nouveau temps fort interprofessionnel” mardi, avec un défilé parisien entre Invalides et Denfert-Rochereau.

“Il faut que le gouvernement entende que nous sommes déterminés et prêts à ancrer ce mouvement dans la durée”, a  dit Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, première fédération chez les enseignants.

Pour Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, “on est encore loin d’être sur le haut de la mobilisation, on est vraiment au début”.

“J’entends bien entendu tous ceux qui exercent leur droit parfaitement légitime de faire grève et de manifester, mais j’entends aussi ceux qui souffrent d’une certaine façon, en tout cas qui subissent les désagréments liés à l’exercice de ce droit”, a dit Edouard Philippe.

Confronté à la menace d’une grève dure comme en 1995 à la SNCF et à la RATP, des entreprises emblématiques des régimes spéciaux appelés à disparaître, le Premier ministre a fait un geste d’ouverture envers les grévistes.

“Il ne serait pas raisonnable, pas acceptable, pas juste, de changer les règles en cours de partie”, a-t-il dit. “Des femmes et des hommes, de bonne foi, parce que c’est leur droit, ont fait des choix de vie, des choix d’investissements, des choix d’organisation familiale sur le fondement d’un régime auquel ils pouvaient légitimement aspirer.”

“Je suis persuadé qu’avec les organisations syndicales nous trouverons le bon point d’équilibre”, a-t-il estimé.

Autre marge de négociation possible : le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, a confirmé que l’idée d’un report de la mise en oeuvre de la réforme – fixée dans le rapport du haut-commissaire au 1er janvier 2025 pour la génération née en 1963 – était “en discussion”.

Gilets jaunes: le grand gâchis social et démocratique

Gilets jaunes: le grand gâchis social et démocratique

 

Rarement la France aura connu une protestation d’une telle ampleur notamment quant à sa durée mais rarement un mouvement se sera terminé dans une telle confusion au point qu’on peut parler de gâchis social et surtout démocratique. De ce point de vue, le refus des pouvoirs publics d’envisager une médiation sociale tout autant que l’aversion des gilets jaunes à désigner une représentation officielle auront contribué à faire durer la chienlit. Le mouvement des gilets jaunes restera forcément dans l’histoire compte tenu de l’ampleur et de sa durée. À l’échelle du temps cependant, il se réduira à une sorte de jacquerie qui s’est auto détruite elle-même. La responsabilité en incombe sans doute à des leaders gauchistes, anarchistes et populistes incapables de structurer  un mouvement national et donc aussi de surmonter les contradictions des revendications qui ont glissé sur le terrain politique. Des contradictions idéologiques de  leaders transformés du jour au lendemain en dirigeant d’un grand mouvement national et qui derrière leur radicalité tenaient des propos du café du commerce. Des leaders autoproclamés qui ont rapidement montré leurs limites, leurs connaissances et leurs compétences sociales. De leur côté, les pouvoirs publics n’ont rien fait à temps pour tenir compte à temps  des mécontentements incontestables. Au contraire, ils ont refusé en permanence la médiation par les corps intermédiaires et ne s’en sont tirés car que par la pirouette du grand débat dont on serait bien en peine de tirer des conclusions puisque la synthèse n’a même jamais été réalisée. La décomposition du mouvement  a grandement été facilitée par l’intrusion de casseurs qui ont répandu la peur chez les manifestants comme dans l’opinion publique. Cela a abouti à un grand gâchis et la plupart des participants de départ se sont retirés de l’action. Pour l’anniversaire moins de 30 000 personnes ont été  mobilisés et la scène a surtout été occupé par  de jeunes casseurs qui ont porté sans doute le coup définitif et fatal aux gilets jaunes.   Même si le mouvement des gilets jaunes est pratiquement mort, le mécontentement demeure y compris avec ses contradictions et les pouvoirs publics n’ont pas manifesté de réelle volonté d’ouvrir le dialogue  sur les grands enjeux du moment. Le moment est peut-être venu d’organiser ce Grenelle social car le mécontentement pourrait se réveiller sous d’autres formes plus ou moins contrôlables.

 

Gilets jaunes: le grand gâchis

Gilets jaunes: le grand gâchis

 

Le mouvement des gilets jaunes restera forcément dans l’histoire compte tenu de l’ampleur de son début de sa durée. À l’échelle du temps cependant, il se réduira à une sorte de jacquerie qui s’est auto détruite elle-même. La responsabilité en incombe sans doute à des leaders gauchistes, anarchistes et populistes incapables de structurer  un mouvement national et donc aussi de surmonter les contradictions des revendications qui ont glissé sur le terrain politique. Des contradictions idéologiques de  leaders transformés du jour au lendemain en dirigeant d’un grand mouvement national et qui derrière leur radicalité tenaient des propos du café du commerce. Des leaders autoproclamés qui ont rapidement montré leurs limites, leurs connaissances et leurs compétences sociales. De leur côté, les pouvoirs publics n’ont rien fait à temps pour tenir compte à temps  des mécontentements incontestables. Au contraire, ils ont refusé en permanence la médiation par les corps intermédiaires et ne s’en sont tirés car que par la pirouette du grand débat dont on serait bien en peine de tirer des conclusions puisque la synthèse n’a même jamais été réalisée. La décomposition du mouvement  a grandement été facilitée par l’intrusion de casseurs qui ont répandu la peur chez les manifestants comme dans l’opinion publique. Cela a abouti à un grand gâchis et la plupart des participants de départ se sont retirés de l’action. Pour l’anniversaire moins de 30 000 personnes ont été  mobilisés et la scène a surtout été occupé par  de jeunes casseurs qui ont porté sans doute le coup définitif et fatal aux gilets jaunes.   Même si le mouvement des gilets jaunes est pratiquement mort, le mécontentement demeure y compris avec ses contradictions et les pouvoirs publics n’ont pas manifesté de réelle volonté d’ouvrir le dialogue  sur les grands enjeux du moment.

Rapport métiers grand âge: la situation scandaleuse des auxiliaires de vie

Rapport métiers grand âge: la situation scandaleuse des auxiliaires de vie

 

Le rapport El Khomri remis à la ministre de la santé ce focalise surtout sur la mesure phare des aide-soignants. Le rapport propose d’ailleurs la suppression du concours d’aides-soignants pour l’intégrer dans parcours-sup ou des acquisitions par VAE. La plupart des grands médias ont repris cette information. Une mesure toutefois partielle car ce dont souffre surtout le secteur c’est la situation sociale scandaleuse des assistantes de vie notamment qui interviennent  à domicile. Ces ‘auxiliaires pour beaucoup rémunérés en dessous du SMIC, pire qui  n’effectue souvent que les temps partiels. En outre , leur temps d’attente et leur temps de transport sont rarement pris en considération. 17% des intervenants à domicile vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, contre 6% pour la population française en général. D’après le rapport, 220 millions d’euros seraient nécessaire pour hisser l’ensemble des aide-soignants au niveau du Smic. Dans les établissements aussi on manque d’auxiliaires de vie (ADVF ou équivalent), d’aide-soignants et d’infirmières. Dans 70 % des cas le travail d’infirmière est aussi effectué par des aides-soignants ( ce qui est interdit). La crise aidant, on a raccourci le temps consacré d’intervention des auxiliaires aussi bien dans des établissements qu’à domicile. En plus d’être mal rémunérés, les assistantes de vie connaissent des conditions de travail de plus en plus insupportables chez des personnes de plus en plus dépendantes . Pas étonnant qu’on rencontre des difficultés pour recruter des personnels surtout pour l’assistance à domicile . Pour toute réponse la ministre de la santé a proposé pour l’instant

l’idée d’organiser une conférence rassemblant tous les partenaires sociaux et toutes les fédérations ou associations gestionnaires, tous secteurs confondus.

 

extraits du rapports El Khomri

 

Principaux constats

 

 De forts besoins en recrutement dans les métiers du grand âge • Les personnes en perte d’autonomie (au sens des bénéficiaires de l’APA) passeront de 1,387 million en 2020 à 1,479 million en 2025. • Pour répondre au vieillissement démographique et améliorer les conditions de prise en charge de ces personnes, près de 93 000 postes supplémentaires devront être créés dans les 5 prochaines années (2020-2024). • Pour pourvoir les postes vacants, 260 000 professionnels devront être formés sur la même période • Les métiers du grand âge sont des métiers d’avenir, porteurs de sens, pour lesquels des perspectives d’évolution doivent être renforcées dans les EHPAD et créées pour le domicile. Des métiers du grand âge peu attractif et à revaloriser • Or, les professions d’aide-soignant et accompagnant éducatif et social qui sont les deux grands métiers du grand âge sont des métiers dont l’attractivité est aujourd’hui très dégradée. La baisse de 25% en six ans des candidatures aux concours d’accès à ces deux métiers est très révélatrice à cet égard. • En effet, ces métiers peuvent être mal rémunérés, en particulier au domicile, avec un démarrage au SMIC, voire en-dessous, des progressions salariales et de façon générale des perspectives d’évolution qui sont très faibles. En conséquence, un taux de pauvreté élevé parmi ces métiers, par exemple 17,5% de ménages pauvres parmi les intervenants à domicile contre 6,5% en moyenne pour l’ensemble des salariés. • De plus, les conditions d’exercice de ces métiers sont très difficiles notamment par manque d’effectif. Les postures, les rythmes de travail sont marqués par une forte pénibilité et se traduisent par un nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles (« sinistralité ») trois fois supérieur à la moyenne nationale. • Enfin, ces métiers sont mal connus et peu considérés, en particulier parmi les jeunes générations. Du reste, cette dévalorisation est le reflet du regard contemporain porté sur nos aînés et, de manière générale, sur les plus fragiles dans notre société. Des efforts indéniables des autorités publiques pour restaurer l’attractivité de ces métiers mais aux effets insuffisants • Les pouvoirs publics (Etat, conseils départementaux et régionaux) ont déployé d’indéniables efforts pour tenter de restaurer l’attractivité des métiers du grand âge, en agissant sur deux composantes majeurs que sont les formations et la qualité de vie au travail, grâce à la mise en place de réformes, à la mobilisation de financements et à un soutien résolu aux démarches d’innovations technologiques et organisationnelles. • Toutefois, ces efforts ont eu des effets limités, en raison de leur caractère dispersé et de l’incomplétude de certaines mesures. Ainsi la réforme générale de l’apprentissage, destinée à libérer l’offre, n’a-t-elle eu qu’un effet limité sur les formations d’aides-soignants et 12 d’accompagnants éducatifs spécialisés qui sont par ailleurs soumises à des formes de quotas (limitations de capacité imposées dans les agréments et autorisations des structures de formation). • Par ailleurs, les organisations professionnelles des métiers du grand âge restent extrêmement cloisonnées et foisonnantes (conventions collectives, opérateurs de compétences). Dans le secteur privé, les métiers du grand âge relèvent par exemple toujours de 7 conventions collectives à l’heure actuelle.

 

 

 

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