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Apprendre à penser global (Edgar Morin)

Apprendre à penser global (Edgar Morin)

 

Edgar Morin est sans doute l’un des rares intellectuels qui invite à comprendre la complexité de ce monde au lieu de se renfermer dans des analyses sectorielles ou simplistes. Comme l’indique Edgar Morin cette pensée globale reste construire. L’exercice est en effet difficile et plusieurs approximations de Morin dans plusieurs domaines le démontrent.  Il faut prendre en compte les effets systémiques des différentes interactions qui affectent les domaines économiques, sociaux, environnementaux, culturels et sociétaux. Mais  la science ne cesse de se parcelliser y compris les sciences sociales du coup l’analyse père en cohérence globale. Un reproche toutefois, la critique qu’il fait aux économistes trop technocratiques à son goût pourrait se retourner contre les sociologues (et autres philosophes) qui de leur côté ignare après pourrait tout de la problématique économique (que Morin réduit à l’intérêt, ce qui est un peu court). L’analyse du monde  est forcément plus complexe. Edgar Morin Entend par là non pas une pensée compliquée, mais plutôt une méthode pour se guérir de la tendance à la simplification que nous avons dans notre rapport au monde. « Pour pouvoir créer une voie nouvelle, il faut abandonner totalement la pensée binaire qui règne plus que jamais (…) Celle qui pense ou bien ou bien et non pas et et. », affirme-t-il. Surtout, il faut penser « global », c’est-à-dire articuler le tout et la partie, que nous avons tendance à fréquemment confondre. Au contraire, Edgar Morin veut relier  – c’est l’étymologie de « complexus » – les éléments entre eux en les contextualisant, en les distinguant, pour non pas « détruire l’incertitude, mais la repérer » afin « d’éviter la croyance en une vérité totale. » Une telle « pensée complexe » reste encore largement à développer. Réinscrivant le devenir de l’homme dans l’univers (physico-cosmologique), dans la nature et l’espèce (évolution biologique), et dans son humanité (histoire), l’auteur de cette cathédrale qu’est « La méthode » (6 tomes) souligne l’effet mutilant de l’organisation même du savoir dans nos sociétés modernes : « En règle générale, les sciences humaines sont compartimentées, (…) entraînant de fait une dissolution totale de l’idée d’homme ». Il va jusqu’à critiquer la rationalisation – expression qui peut donner lieu à une confusion, il vise plutôt la pensée statistique – qui, selon lui, peut être source de dogmatisation. A rebours, cette pensée se veut ouverte – elle devrait inspirer les entrepreneurs des startups -, permettant d’accueillir des déviances dans l’histoire des hommes et de la nature. « Il y a dans l’histoire humaine un processus qui est à peu près le même que dans l’histoire biologique. Une déviance apparaît qui, si elle se consolide et se développe, devient une tendance, et cette tendance devient une force historique, une force créative, une force décisive dans le processus évolutif. » Ainsi, le capitalisme se développe initialement en parasite de la société féodale. De même, la machine à vapeur, invention inattendue en 1784 par James Watt, va changer radicalement le sens de l’histoire. Le monde industriel va détruire la paysannerie traditionnelle aux XVIe et XVIIe siècles. L’histoire « avance de travers comme un crabe », procède par destruction. Selon Morin, « la formule de Schumpeter, la « destruction créatrice », est fausse : c’est la création qui est destructrice. » Tout ce travail d’érudition pluridisciplinaire permet au sociologue de pouvoir repenser le système social, notamment en évitant le débat créé par l’opposition individu/collectif. « Le développement personnel sans la communauté et sans l’amour est le développement de l’égocentrisme et de l’égoïsme. Si on a uniquement la communauté, on a l’étouffement de l’épanouissement personnel », rappelle-t-il. Pour autant la société n’est pas une entité fixe mais une création permanente. « A travers les interactions entre individus s’est constitué un tout social, lequel a produit un langage, formé une culture, puis après les premières sociétés archaïques qui avaient une organisation mais pas d’Etat, sont apparus des Etats, des lois, etc. » Cette dynamique produit en retour ses effets : « Ces qualités émergentes rétroagissent sur les individus parce qu’elles donnent la capacité de lire, d’écrire, de compter grâce à la lecture, au langage ; elles donnent par l’éducation l’ensemble des connaissances minimales nécessaires pour se mouvoir dans la société. »Cette histoire des sociétés a établi solidement le modèle des d’Etats-nations. Ce qui peut s’articuler sans problème avec le phénomène de la mondialisation, qui amplifie le processus d’intercommunications, d’interdépendances qui crée « une réalité de nature globale ». Par exemple, le global modifie le local mais un événement local, comme l’attaque terroriste des deux tours de Manhattan, se répercute sur la réalité globale. Tout ce long détour historique qui a visé, au sens propre, à remettre l’homme à sa place débouche sur une nécessaire interrogation sur l’avenir. Edgar Morin envisage une métamorphose, « pleine de dangers, qui est biologique, informatique et technique », notamment, celle de « transhumanité » que l’auteur ne voit d’ailleurs pas comme « une idéologie, une illusion » mais davantage comme « une possibilité concrète ». Mais à condition, rappelle-t-il, avec des accents d’un moderne Montaigne, de l’encadrer : « La connaissance sans régulation éthique peut conduire à des utilisations terrifiantes. » Ainsi, l’auteur s’invite dans le débat sur l’immortalité, ou, à tout le moins, d’une longue vie. Comme il le rappelle Morin, et l’interrogation est vieille comme l’humanité, nous ne sommes pas des Dieux : « On peut créer des êtres démortalisés mais non immortalisés par ces processus de rajeunissement. La mort ne cessera de menacer les démortalisés », soulignant que, sur le plan anthropologique, « nous savons que nous sommes mortels, qu’on ne peut pas y échapper, mais quand nous penserons que la mort, indéfiniment retardée, peut être toujours menaçante, la vie sera extrêmement angoissante. » Autre métamorphose qu’Edgar Morin anticipe, la montée de la robotique : « Sa contribution au confort humain, avec des appartements intelligents, des villes intelligentes permettent de transférer sur les robots beaucoup de tâches fastidieuses, pénibles, de contrôle, de surveillance que nous subissons. » Mais ces métamorphoses ont un envers : « Il est tragique que la métamorphose transhumaine ait commencé sous la poussée du triple moteur scientifique/technique/économique alors que la métamorphose éthique/culturelle/sociale, de plus en plus indispensable, soit encore dans les limbes. »Si l’on ne peut qu’être stimulé par la réflexion de l’auteur qui prône « une nouvelle politique civilisationnelle », on terminera sur une note critique. La « pensée complexe » réduit l’économie à un excès de rationalisme déshumanisant, et une hubris simplificatrice, là où on aurait pu attendre une réflexion plus profonde sur la signification des échanges, sur l’émergence historique du marché – le commerce -, qui est aussi une création humaine ayant été gage de progrès dans l’histoire. Edgar Morin réduit en effet la sphère économique à la pure expression de l’intérêt. :« Nous sommes actuellement dans une civilisation où l’intérêt privé, personnel, est devenu de plus en plus important avec notamment une politique entièrement dévorée par l’économie, inféodée à l’économie, et pas n’importe quelle économie : l’économie qui parle uniquement des intérêts ».Pourtant, le sociologue souligne dans son livre combien l’homme ne se réduit pas uniquement à cet aspect, il est aussi un homo ludens, un être qui aime le jeu. Mais il est vrai que l’économie mondiale semble aujourd’hui hors de contrôle. « Contrairement à ce que prédisait la majorité des économistes officiels avant 2008, l’économie peut être sujette à des crises graves dont on ne sait pas quelles suites elles pourront avoir. Une sorte de tumeur s’est développée sur cette économie : la domination du capital financier spéculatif, qui utilise les traders, qui utilise les informations sur les Bourses nationales pour pouvoir spéculer sur l’argent ou sur les matières premières », critique-t-il. Le terme de « tumeur » est hautement polémique pour une organisation, les marchés à terme, qui sont critiqués pour leurs effets, Edgar Morin oubliant que ces marchés qui existent depuis le Moyen Age sont également un outil de couverture pour réduire les risques liés aux incertitudes. Un sujet qu’avait bien analysé l’un des pères de la sociologie, Max Weber, au début du siècle dernier dans son ouvrage « la Bourse ». Au delà, cette crise économique inquiète Edgar Morin. Elle peut certes se terminer avec des politiques visant à rééquilibrer les budgets avec des politiques de rigueur, mais c’est peut-être aussi « une crise qui vient des profondeurs de l’évolution historique, pas seulement en Europe et en Occident, mais dans le monde entier. »  Plus que jamais, il faut penser global.

 

Valls doit encore apprendre ( Hollande)

Valls  doit encore apprendre ( Hollande) 

C’est en substance ce que déclare Hollande à propos de Valls dans un documentaire qui sera diffusé lundi 13 avril sur France 3. Hollande qui sans doute commence à percevoir le danger Valls pour 2017. Hollande lui cherche à ressembler à gauche pour rendre crédible sa candidature et met la pédale douce sur le réformes tandis que Valls veut marquer son passage de réformateur et d’homme d’autorité ( le contraire de Hollande en faiat). Manuel Valls va-t-il se présenter à la présidentielle pour 2017? Interrogé sur ce point par Franz-Olivier Giesbert, François Hollande botte en touche :  »Il a une vie longue. Il est plus jeune que moi. Il est plus jeune que beaucoup d’autres. Il a le temps devant lui », estime le chef de l’Etat. « Vous le voyez Président? », relance le journaliste. « Quelquefois il faut apprendre à faire très bien ce pour quoi on a été nommé. Si on pense toujours à faire ce que le destin ne vous a pas encore permis d’accomplir, on ne fait pas ce que le président de la République vous a demandé de faire, être Premier ministre », grince François Hollande. Autre anecdote,  lors du premier été du retour de la gauche au pouvoir, Manuel Valls multiplie les déplacements en province sur les questions de sécurité. L’ex-ministre écologiste Cécile Duflot ironise sur cette attitude « caricaturale » :  »On a beaucoup parlé de l’été de François Hollande qui était en maillot de bain sur la plage. Je pense qu’il y avait un effet de contraste. Est-ce qu’il était voulu (par Manuel Valls, Ndlr)? Est-ce qu’il était mis en scène en disant ‘Voilà il y a le président en maillot de bain qui se baigne et moi pendant ce temps, sanglé dans mon costume, je suis sur tout les fronts’? Au bout d’un moment, j’ai blagué en disant qu’il y avait un petit chat qui était dans mon platane et qui n’arrivait pas à descendre. J’ai demandé si je pouvais appeler le ministre de l’Intérieur pour m’aider. Le président de la République m’a dit que oui je pouvais », lâche-t-elle dans un sourire.

 

Montebourg à l’école…pour apprendre l’économie !

Montebourg  à l’école…pour apprendre l’économie !

Curieux le parcours de Montebourg, il est sans doute incompétent en management d’entreprise puisqu’il retourne à l’école précisément pour apprendre la gestion ; ce qui ne l’a pas empêché d’être ministre de l’économie ! Incompétent donc pour diriger une entreprise mais qualifié pour diriger l’économie d’un pays ! A sa décharge, il n’est pas plus incompétent que les autres dans ce domaine puisque la plupart n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et encore moins dirigé l’une d’entre elles. Il faut dire que la plupart mettraient en faillite une petiite épicerie en moins de 6 mois  si on leur en confiait la gestion. Nos responsables sont surtout experts en bureaucratie, fiscalité et en pitrerie médiatique. Arnaud Montebourg va donc  reprendre les études. L’ex-ministre de l’Economie, évincé du gouvernement le 25 août, s’est inscrit à l’Insead, une prestigieuse école de commerce de Fontainebleau, pour y suivre le temps d’un mois une formation en management. « J’ai décidé de reprendre des cours parce que diriger une boîte est un vrai métier, je m’en suis rendu compte ces deux dernières années », explique-t-il dans les colonnes du Monde. Une formation qui a obligé Arnaud Montebourg à bousculer un peu ses habitudes, rapporte le quotidien du soir. Pour pouvoir suivre les cours, dispensés exclusivement en anglais, il révise ses langues étrangères deux heures par jour avec un prof particulier. Il a également dû accepter de dormir sur place, car la formation impose aux élèves de nombreux travaux de groupe, à préparer à la fin de la journée de classe. Pour assurer le financement de l’école, de l’ordre de 34.500 euros, il aurait sollicité une bourse. L’intéressé a toutefois tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas de fonds publics : « C’est une école qui est financée par les entreprises. Il n’y a pas de demande de fonds publics. Par ailleurs je finance une partie (de la formation) sur mes économies personnelles », a-t-il déclaré au Journal de Saône-et-Loire. Sorti du gouvernement le 25 août, Arnaud Montebourg n’avait pas caché son intention de se retirer de la politique et de reprendre une vie de Français « ordinaire » : « Je vais prendre exemple sur Cincinnatus, qui préféra quitter le pouvoir pour retourner à ses champs et à ses charrues », avait-il expliqué lors d’une conférence de presse, se comparant à l’homme d’Etat romain du Ve siècle avant J.C. Son objectif? Créer sa propre entreprise, spécialisée dans le domaine médical, comme il le révélait début octobre. Un projet en bonne marche, comme le confie l’un de ses proches : « Il a déjà trouvé des associés et réuni l’argent, il devrait se lancer en janvier prochain ».

 

Valérie Trierweiler:  » un an d’apprentissage » ? Pour apprendre à se taire !

Valérie Trierweiler:  » un an d’apprentissage » ? Pour apprendre à se taire !

Une interview de Trierweiler pour ne rien dire. C’est justement ce qu’on attend d’elle et Il lui aura fallu « un an d’apprentissage » ; sans doute pour apprendre qu’il n’existe aucun statut officiel pour la compagne du président. La première dame de France, Valérie Trierweiler, a accordé une interview radio à Europe 1, ce vendredi matin, avant de présider le colloque national sur les violences faites aux enfants qui se tient au Sénat dans la journée. L’occasion de revenir sur sa première année aux côtés du président François Hollande, à l’Elysée.  « Un an d’apprentissage », donc. Valérie Trierweiler assume le terme. « Je l’avais dit au départ: je voulais qu’on me laisse le temps, on ne me l’a pas laissé, mais, bon, bah voilà je l’ai pris. (…) Il m’a fallu le temps de prendre mes marques. (…) Je ne dis pas que c’est difficile. Il y a de très belles surprises dans cette vie donc, non, non, je me réjouis d’être là où je suis aujourd’hui », a ajouté Valérie Trierweiler.   La compagne de François Hollande en a profité pour clarifier sa position et sa fonction. « Je suis journaliste. (…) Je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas… Je ne suis pas une femme politique, pas médecin. J’aide peut-être à faire venir quelques médias… » Par exemple au colloque qu’elle préside ce vendredi au Sénat.   Valérie Trierweiler a bien sûr évoqué le sujet des violences faites aux enfants à l’antenne d’Europe 1. « Très sensible à cette question », elle s’est engagée dans cette cause après la lecture du livre de Céline Raphaël, ancienne enfant battue, auteur de La démesure aux Editions Max Milo, interviewée à ses côtés ce vendredi matin.  Je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas…  « Il faut commencer par briser le silence. (…) Bien sûr, à chaque fois qu’on lit dans les journaux ces faits divers, ces prénoms d’enfants qui finissent par mourir sous les coups de ceux qui leur ont donné la vie, on se révolte, on s’insurge, on dit que c’est terrible. Mais après ça? Qu’est-ce qu’il se passe? Il ne se passe rien de plus! Donc ce colloque doit permettre déjà ça », a-t-elle estimé, annonçant la présence de quatre ministres.  Peut-elle aller plus loin sur ce sujet? Certaines propositions faites lors de ce colloque « peuvent passer par des lois, mais là ce n’est plus moi que ça concerne », a répondu Valérie Trierweiler, renvoyant la balle au sénateur André Vallini et à son « idée d’en faire une grande cause nationale ». « C’est un combat qu’il ne faudra jamais lâcher. On ne peut pas accepter qu’il y a deux enfants morts par jour sous les coups des adultes en France. »  Il s’agissait de la première interview radio en studio de Valérie Trierweiler depuis l’élection de François Hollande à l’Elysée. Sa présence est annoncée dans l’émission de C à vous, sur France 5, le 27 juin prochain. 

 

Manif anti homo : 50 manifestants ou 300 000 ? Il va falloir apprendre à compter !

Manif anti homo : 50 manifestants ou 300 000 ? Il va falloir apprendre à compter !

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La France a décidemment des problèmes avec les chiffres aussi bien ceux du chômage, de inflation, des déficits ou des manifestants. Lors de la dernière manif des antis homos, la police a compté 45.000 personnes. Or Les manifestants étaient 270.000 selon les organisateurs. Un léger écart ! Cela prouve à l’évidence que le calcul a forcément une dimension politique. D’ordinaire lors des manifs, la différence entre les chiffres de la police varie au maximum du simple au double, cette fois, c’est le pompon. Pour la prochaine manif du 26 mai on peut donc affirmer avec une certaine certitude statistique que la participation va se situer entre 50 manifestants et un million. De Toute manière au gouvernement on prévoit une inversion de la courbe des protestataires vers fin 2013 (comme pour le chômage), ce qui est vraisemblable et encore ! Pour sortir de l’impasse comptable, Hollande envisagerait la création une haute autorité d’évaluation des mouvements protestataires. Parmi les personnalités pressentis pour en faire partie, un proche du gouvernement qui a voulu gardé l’anonymat affirme que certains savent faire des additions ; de quoi rassurer sur la dérive de nos comptes.




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