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Nucléaire- Bure : le site évacué par la force

Nucléaire- Bure : le site évacué par la force

 

Une décision préventive pour éviter sans doute le recul de Notre Dame des Landes avec cette opération de police sur le site de Bure. L’occasion pour le gouvernement de montrer ses muscles.  Un site où on doit enfouir les déchets nucléaires sur une  période 100 00 ans à 500m sous terre. Les occupants protestent contre les risques de contamination, les risques systémiques et autres dégâts collatéraux pratiquement imprévisibles sur une aussi longue période. Autre point sensible, les risques d’incendie de fûts de déchets placés dans le passé dans un enrobage de bitume qui seront stockés à Bure. Une opération de gendarmerie destinée à évacuer les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse) est donc actuellement en cours. La gendarmerie nationale a débuté jeudi 22 février une opération  »visant à mettre fin à l’occupation illégale » du Bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. « Sous l’autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h15″, déclare sur son compte Twitter le ministre. Ses services mettent ainsi à exécution une décision de justice prise en avril par le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc.

Nucléaire: autorisation du site de Bure

Nucléaire: autorisation du site de Bure

 

L’autorisation concernant le site d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure repoussé pour des raisons financières mais aussi techniques et sécuritaires.- L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a ainsi décidé de repousser d’un an, à la mi-2019, la demande officielle d’autorisation de création de son site de stockage de Bure, dans la Meuse, a déclaré son directeur général. Une manière aussi pour l’agence nationale d’exister  exister car elle fait un peu double emploi avec l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire qui lui aussi rend son avis sur le futur site Dans une interview publiée lundi sur le site internet du Monde, Pierre-Marie Abadie assure que ce report du projet Cigéo n’a rien à avoir avec un avis récent de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) qui a soulevé quatre points « susceptibles d’entraîner des modifications de conception du stockage des déchets » sur le futur site. »Nous prévoyons désormais de déposer la demande d’autorisation de création de Cigéo mi-2019″, dit-il. « Nous nous donnons douze mois de plus car, à mi-chemin de l’avant-projet détaillé, nous demandons à nos ingénieurs et aux bureaux d’ingénierie d’intégrer les variantes étudiées et les améliorations réalisées au cours des derniers mois. Il ne s’agit pas d’un report lié à l’avis de l’IRSN, mais d’un choix d’approfondissement du projet, permettant des économies substantielles avec la même exigence de sûreté ».D’un coût de l’ordre de 25 milliards d’euros, selon les dernières estimations, le projet Cigéo est destiné à l’enfouissement par 500 m de profondeur de déchets hautement radioactifs provenant pour l’essentiel de centrales nucléaires. Le « point le plus sensible » soulevé par l’IRSN concerne les risques d’incendie de fûts de déchets placés dans le passé dans un enrobage de bitume qui seront stockés à Bure. Selon Pierre-Marie Abadie, il reviendra soit à l’Andra d’ »optimiser » le stockage de ces déchets particuliers pour prévenir les risques d’incendie, soit aux producteurs de « définir un procédé permettant de neutraliser la réactivité thermique des enrobés, par vitrification par exemple ».

Le site de France info va fusionner avec Paris Match ?

Le site de France info va fusionner avec Paris Match ?

 

À la lecture du site de France Info, on se demande sérieusement si ce site du service public ne va pas fusionner avec celui de Paris-Match. Depuis la création de la chaîne France télévision, le site de France info s’est en effet totalement aligné sur des grands médias comme Paris-Match : de moins en moins d’articles mais de plus en plus de photos, des vidéos et des titres énormes. Bref le poids des mots écrits en gros et le choc des photos. On attend évidemment autre chose d’un site du service public de l’info. À juste titre, les journalistes de la radio France info ont protesté contre l’évolution de la ligne éditoriale qui se banalise en s’alignant sur le Parisien, Paris-Match ou 20 minutes. Dès lors, on  peut s’interroger sur la nécessité de l’existence d’un tel service public. La quête de l’audience à tout prix guide sans doute ceux qui gèrent  la ligne éditoriale de France info. Sur la lancée,  on pourrait conseiller à la direction d’embaucher aussi Cyrille Hanouna qui plaît tellement aux beaufs d’autant que le conseil supérieur de l’audiovisuel menace de l’interdire de chaînes sur C8. Un exemple sur la une  du site de ce samedi 24 décembre : en gros évidemment,  la liste des personnalités préférées des Français. Une information évidemment fondamentale qui se comprend pour le JDD mais qui surprend sur France Info. À quand  comme sur BFM : les plus belles femmes des footballeurs, aussi les plus belles femmes des rugbymans, les  plus belles femmes des golfeurs ou encore les plus belles femmes des politiques. Un sujet qu’on peut développer pendant des jours et des semaines. Il serait temps que la direction de France info se ressaisisse car la fast- info type McDo ne relève pas vraiment du cahier des charges d’une chaîne d’information publique. Un peu court, un peu léger mais quand même trop gras voire indigeste. Bref quand les titres énormes, les images et le bruit constituent  aussi une belle excuse pour la paresse.

 

Le site Alstom de Belfort sauvé mardi par le contribuable

Le site Alstom de Belfort sauvé mardi par le contribuable

Le gagnant de l’affaire Alstom Belfort risque d’être surtout le patron de cet entreprise qui a profité de l’environnement électoral pour contraindre l’État a décidé de commandes en particulier à l’usine de Belfort. Les salariés concernés seront également bénéficiaires du petit chantage exercé par la direction d’Alstom. En fait qui va payer la facture ? Le contribuable inévitablement. En effet grâce à quelque artifice juridique, l’État va contraindre la SNCF à acheter des machines et des rames dont  elle n’a nullement besoin. Et pour cause les parts de marché de la SNCF ne cessent de reculer, elle perd même du trafic sur nombre de créneaux. Ce qui manque à la SNCF ce ne sont pas des machines ou des rames mais des clients. Le rail n’est pas assez compétitif et en matière de transport de personnes ;  surtout pour le TGV le train est beaucoup trop cher. En cause,  la politique des transports qui depuis plus de 30 ans maintenant n’a pas été réactualisée de manière cohérente et encore moins articulée  avec la politique industrielle. En cause, une réforme SNCF avortée qui a oublié de traiter la question essentielle de l’endettement et du financement aussi bien des infrastructures que du matériel. En cause, le fonctionnement d’une entreprise à la gestion bureaucratique. La facture sera payée par le contribuable car la SNCF n’a pas le premier sou pour financer  le matériel qui sera commandé en particulier à Belfort. L’entreprise traîne une dette de plus de 40 milliards, une dette qui un jour ou l’autre sera apurée par l’État. Et pour ne pas aggraver encore une situation dramatique il faudra maintenir et accroître les soutiens financiers publics. Bref le contribuable, mais sans assurance d’obtenir en échange une gestion plus rigoureuse de la SNCF et un train moins cher. Conclusion l’annonce de Valls s’inscrit dans une politique de gribouille Le Premier ministre Manuel Valls a déclaré dimanche que l’activité ferroviaire serait maintenue sur le site de Belfort, qui sera « sauvé » mardi. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, doit rencontrer mardi matin à Belfort les syndicats et la direction d’Alstom pour leur présenter ses propositions pour le sauvetage du site lors d’une réunion de travail. « Mardi nous sauverons le site d’Alstom à Belfort », a déclaré dimanche le chef du gouvernement lors du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, en ajoutant que « l’activité ferroviaire à Belfort sera[it] maintenue ». « Le secrétaire d’Etat à l’Industrie proposera un certain nombre des pistes concrètes », a poursuivi Manuel Valls en évoquant à la fois le rôle de la commande publique et celui des investissements consentis par l’entreprise.

 

Présidentielle 2017 : le lancement du site pour François Hollande « moi, ancien président, je »

Présidentielle 2017 : le lancement du site pour François Hollande « moi, ancien président, je »

 

Pas de bol comme dit Hollande à propos du cômage et pas de bol pour le lancement de son site « NotreidéedelaFrance.fr ». qui aurait pu s’appeler : « moi, ancien président, je… »  Le président de la République doit regretter d’avoir indexé sa candidaturesur la baisse du chômage. Si Najat-Vallaud Belkacem a tenté de noyer le poisson en parlant de « soubresauts » lors d’un meeting de « Eh oh la gauche » à Grenoble lundi 26 septembre, l’annonce d’une nouvelle de hausse du chômage - 1,4%, soit la pire augmentation depuis septembre 2013 – a plongé les soutiens de François Hollande dans l’embarras. Preuve en est, le lancement du site « NotreidéedelaFrance.fr », prévu pour ce même lundi 26 septembre à 18h, a été décalé de quelques jours à la dernière minute. Les partisans de François Hollande pouvaient difficilement trouver un timing moins approprié quand « NotreidéedelaFrance.fr » a pour objet de vanter le bilan du président sortant. Le site internet censé marquer la seconde étape de l’entrée en campagne n’est toujours pas accessible au public. Officiellement, du côté de « Répondre à Gauche », l’association à l’origine de ce site après avoir soutenu la candidature de François Hollande lors de la primaire socialiste de 2011, on invoque « des problèmes techniques » selon BFM-TV. La concomitance avec l’annonce des mauvais chiffres du chômage apparaît cependant comme l’explication la plus logique. D’autant que, selon certains élus derrière « NotreidéedelaFrance.fr », l’objectif était de surfer sur une nouvelle baisse du chômage au mois d’août. Hollande a raison il n’a vraiment pas de bol avec le chômage

EDF et Areva augmentent : des provisions très aléatoires pour le site de Bure

EDF et Areva augmentent : des provisions très aléatoires pour le site de Bure

 

Ensemble EDF et Areva ont prévu de provisionner 1 milliards en 2015 pour le financement du centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure dans la Moselle. Il s’agit d’amortir le coût de ce centre, un coup évalué à 25 milliards. D’autres avancent un coû de 50 milliards Une évaluation en réalité tout à fait approximative puisque datant de 2011 et surtout devant prendre en compte des conséquences de la charge financière pendant au moins 150 ans voire davantage. Ce qui est certain c’est que la filière du nucléaire va droit dans le mur du point de vue financier en l’état actuel des modalités de son financement. Il faut aussi prendre en compte une cinquantaine de milliards seront aussi nécessaires pour prolonger la vie du parc nucléaire actuel et prévoir 200 milliards pour son remplacement à terme. Bien entendu aucune méthodologie sérieuse ne peut calculer les coûts du site d’enfouissement sur une telle période.. EDF a donc annoncé vendredi qu’il allait passer une charge d’environ 800 millions d’euros dans ses comptes 2015, qui réduira de l’ordre de 500 millions d’euros son bénéfice net annuel, suite à la décision de la ministre de l’Energie Ségolène Royal fixant à 25 milliards d’euros le coût du centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo. Le groupe a ajouté que son conseil d’administration déterminera les conséquences de cette provision sur le dividende.     »Ce coût est fixé à 25 milliards d’euros aux conditions économiques du 31 décembre 2011, année de démarrage de l’évaluation des coûts », indique un arrêté signé vendredi par Ségolène Royal, et consulté par l’AFP. « Le coût afférent à la mise en œuvre des solutions de gestion à long terme des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue est évalué sur une période de 140 ans à partir de 2016″, précise le texte

Bygmalion chez Balkany: 200 000 euros pour un site internet… bidon

Bygmalion chez Balkany:  200 000 euros pour un site internet… bidon

Encore une nouvelle affaire Pygmalion, encore uen nouvelle affaire Balkany. En effet Une enquête est en cours  pour « détournement de fonds publics » pour un contrat  de 192.000 euros signé en février 2012 pour deux ans entre Pygmalion et la municipalité, au terme d’un appel d’offres lancé fin 2011 par cette riche commune des Hauts-de-Seine.  Il s’agissait pour Bygmalion de conseiller Levallois notamment sur la refonte de son site internet et sur la maquette de son magazine municipal. En découvrant l’an dernier les détails de l’affaire de fausses factures établies par Bygmalion à l’UMP, qui auraient permis de dissimuler des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2012, certains élus de Levallois ont cherché à clarifier les prestations fournies par la société.  Dans son courrier du 12 juin, consulté par l’AFP, Arnaud de Courson demande au procureur de « vérifier si le contrat cité repose sur une réalité de travail », ajoutant que depuis 2012, « aucune modification de la maquette du journal ou du site internet n’est intervenue ». Une plainte contre X déposée en février par l’Association des contribuables de Levallois-Perret et portant sur les mêmes faits devrait être jointe à cette procédure, selon le parquet.  Dans une note distribuée lors du conseil municipal du 23 juin, également consultée par l’AFP, la municipalité détaille les différentes études et missions d’accompagnement réalisées par Bygmalion pour attester de la réalité du travail fourni.  Elle y précise notamment que la société présentait le « meilleur rapport qualité/prix » et que ses prestations ont atteint 182.298 euros hors taxes, soit « seulement 2,6% du budget annuel de la communication de la ville » en coût annuel.   »Les relations entre Levallois-Perret et Bygmalion sont archi-transparentes et ne posent pas la moindre difficulté », a réagi Me Grégoire Lafarge, avocat de la ville, « pas informé de l’existence d’une enquête préliminaire ». En fait le site internet n’a jamais été modifié, quant au reste !

 

Salafisme, jihadisme : histoire ( site d’ Antoine Sfeir)

Salafisme, jihadisme : histoire ( site d’ Antoine Sfeir)

 

Le salafisme prône :

  • le retour à l’islam des origines par l’imitation de la vie du Prophète, de ses compagnons et des deux générations suivantes ;
  • le respect aveugle de la sunna (tradition islamique, comprenant le Coran, les hadiths et la sira).

Il condamne :

  • toute interprétation théologique, en particulier par l’usage de la raison humaine, accusée d’éloigner le fidèle du message divin ;
  • toute piété populaire ou superstition, comme le culte des saints, jugé contraire à l’unicité de Dieu (tawhîd) ;
  • toute influence occidentale, comme le mode de vie et la société de consommation, mais également la démocratie et la laïcité.

Histoire

La filiation du salafisme débute, après les « pieux ancêtres », par l’école hanbalite, la plus rigoureuse des quatre écoles juridiques islamiques, qui ne reconnaît que le Coran et la sunna comme sources du droit musulman et inspire plus tard le wahhabisme, qui règne encore en Arabie séoudite, au Qatar, dans les Émirats et au Koweït.

Il faut distinguer deux notions de salafisme : celle des réformistes du début du XIXe siècle (Jamal ed-Dine al-Afghani et Mohammed Abduh), qui veulent alors imposer une réforme au sens quasi luthérien du terme (c’est-à-dire une lecture épurée des textes) ; et celle des salafistes actuels, davantage un littéralisme aveugle qui rejette toute innovation (bida’a).

Le salafisme s’impose progressivement dans tout le monde musulman, des pondoks (écoles coraniques) indonésiennes aux jeunes musulmans d’Europe. Il suit les préceptes de la finance islamique conceptualisés par les théologiens séoudiens. Ce néo-fondamentalisme traditionnaliste se révèle parfois une passerelle intellectuelle vers l’extrémisme et le jihad planétaire.

En France, dans les années 1980, les salafistes ont d’abord été assimilés à des fondamentalistes ou des traditionnalistes. Les années 1990 et la guerre civile algérienne ont donné une tribune aux prédicateurs salafistes dans les banlieues françaises, qui acquièrent une nouvelle visibilité grâce à l’Internet. Plus récemment, de jeunes convertis et d’autres issus de l’immigration ayant tenté la hijra (l’installation en Arabie séoudite) en sont revenus déçus. Se concevant comme une groupe social communautaire « puriste », confortés par l’émergence des salafistes tunisiens et égyptiens lors des « printemps arabes », ils contestent davantage l’influence des Frères musulmans.

Aujourd’hui, le salafisme se décline en trois courants principaux :

  • Le salafisme « cheikhite » ou quiétiste, inspiré par le wahhabisme et les cheikhs implantés en Arabie séoudite, en Jordanie ou au Yémen, peut être considéré comme le plus littéraliste et le plus largement majoritaire à travers le monde. Uniquement préoccupé de vivre en symbiose avec les prescriptions coraniques, celui qui adopte cette forme de salafisme « de prédication » professe un certain mépris pour la vie sociale et politique et les courants engagés en politique, tels les Frères musulmans. Sous l’égide du cheikh Mohammad Nasser Al Dîn Al Albani (mort en 1999), du Yéménite Moukbil ou de l’imam algérien de Marseille, Abdelhadi Doudi, cette stratégie s’appuie sur une prédication non violente et non directement politique. La foi « revivifiée » doit naturellement transformer la société et, par-delà, le monde entier.
  • Al Sahwa al Islamiya (« le Réveil islamique »), une tendance directement inspirée d’un courant plus politique, conduite en 1991 par les deux cheikhs wahhabites Salman Al Awda et Safar Al Hawali contre feu le roi Fahd après la première guerre du Golfe. Il trouve son origine dans la vive protestation d’une partie des oulémas contre l’entrée de l’armee américaine en Arabie séoudite. En Algerie, Ali Belhadj se réclamait d’Al Albani mais le FIS recevait Al Awda avec tous les honneurs dans de son plus grand meeting en 1991 dans un stade d’Alger. L’influence des deux personnages a diminué en raison de la montée du salafisme radical et autres tendances réformistes. Hawali fut atteint, en 2005, d’une forte hémorragie cérébrale ; quant à Awda, qui ne se situe plus sur le terrain de la contestation, ses relations avec le royaume séoudien sont désormais au beau fixe. La référence la plus citée de ce courant reste le Syrien Mohammad Sourour, qui veut rétablir le pouvoir des religieux face aux politiques. Ayant vécu longtemps à Birmingham, en Grande-Bretagne, il y a créé le Centre islamique, toujours en activité. Ce courant minoritaire accepte de se lancer dans la politique quand ils estiment que l’identité islamique est remise en cause en Occident. Nés et ayant grandi en Occident, ces salafistes sont prêts à négocier leurs votes auprès des élus. Dans ces cas, ils deviennent des concurrents directs des Frères musulmans, avec lesquels ils partagent alors une stratégie d’entrisme dans la vie politique et se disputent la même clientèle.
  • Le salafisme « jihadiste » suit, lui, une ligne révolutionnaire : il constitue la base intellectuelle du terrorisme et des opérations suicide, encourageant des actions violentes contre les Occidentaux. Inspiré par l’expérience du Frère musulman égyptien Sayyed Qotb ou du Jordanien Abou Mohamed Al Maqdissi, il statue que tout musulman a l’obligation, où qu’il soit, de porter le fer contre ceux, musulmans ou non, qui oppriment les « musulmans pieux ».

Né au cours de la guerre contre les Soviétiques en Afghanistan durant les années 1980, ce courant est le fruit de la rencontre entre la doctrine traditionnaliste séoudienne et la stratégie de prise de pouvoir des Frères musulmans. C’est sur ce terrain mythique témoin de la victoire des moudjahidin contre la puissante URSS, que la plupart des liens se sont créés entre les futurs terroristes islamistes de la planète, depuis la Jamaah islamiya indonésienne jusqu’au GICM (Groupe islamiste combattant marocain). Dès lors, les salafistes jihadistes se prononcent pour le combat armé destiné à libérer les pays musulmans des occupations étrangères et des régimes jugés impies. Ils fustigent à la fois les islamistes pour leur manque de piété et les autres courants salafistes pour leur « hypocrisie » face aux États occidentaux.

Ce jihadisme est celui mené par Al Qaïda et développé par Al Zawahiri et Abou Mossab, qui portent la lutte à l’échelle mondiale tandis que d’autres privilégient d’abord le combat dans un cadre national (Tchétchénie, Irak, Palestine, Algérie). La dimension meurtrière de ce jihad est favorisée par la diffusion d’images sur vidéocassettes, CD-Rom et sur l’Internet, et culmine dans la seconde moitié des années 1990 jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001, de Bali (2002), de Madrid (2004) et de Londres (2005). Son action est néanmoins battue en brèche dès le lendemain des attentats de New York. L’intervention de l’OTAN en Afghanistan, l’interdiction progressive de toutes les cellules de soutien telles celles de certaines ONG et le volontarisme de tous les États auparavant rétifs à s’attaquer aux bases arrières du terrorisme (Royaume-Uni, Malaisie, Afrique de l’Est) ont considérablement limité le champ d’action du terrorisme jihadiste, même si le Pakistan et l’Afghanistan restent les maillons faibles du dispositif en offrant l’asile aux derniers combattants.

Les États musulmans eux-mêmes alternent les politiques de répression avec celles du « rachat », permettant aux anciens jihadistes de s’amender. Ainsi l’amnistie des repentis en Algérie a-t-elle peut-être permis l’arrêt de la guerre civile en 1997. La politique plus subtile des autorités égyptiennes qui ont négocié dès 1997, avec les membres de la Gamaa islamiyya  le repentir dans leur prison, en est un autre exemple. Toutefois, les flux continus des jihadistes en Irak et la permanence des bases salafistes, bien que majoritairement quiétistes, prouvent que le terreau du jihadisme demeure vivace.

On assiste depuis 2011 à l’effacement spectaculaire d’Al Qaïda, dont la mort du chef Ossama Ben Laden, en mai 2011, a constitué le point d’orgue. Les mouvements religieux, tant islamistes que salafistes, n’ont pas participé au déclenchement des soulèvements populaires dans le monde arabe et les tentatives de récupération ont plutôt consacré la montée des islamistes « politiques », tels Annahda en Tunisie et les Frères musulmans en Égypte.

Il n’en reste pas moins que cette petite minorité de salafistes fait une lecture « révolutionnaire » de l’islam, qui rendrait légitime l’usage de la violence. Ils se voient comme des combattants pour une cause « juste »: l’instauration d’un État islamique qui préfigurera l’avènement de la justice de Dieu sur terre.

En France et en Europe :

La France constitue un véritable pôle de l’organisation en Europe. Les salafistes européens, âgés de 18 à 35 ans environ, sont un phénomène nouveau. Les salafistes sont estimés entre 20.000 et 30.000, dont un quart à un tiers de convertis issus de milieux catholiques ou protestants (Français « de souche métropolitaine », Antillais, Congolais, Zaïrois…). Ces derniers, désirant « compenser » une vie jusque lors éloignée de l’islam, sont souvent les plus radicaux.

Les salafistes « quiétistes » sont légalistes et se soumettent au système législatif européen, meme si une loi contrevient à un principe religieux ; c’est le cas pour le voile des femmes, que les « quiétistes » ont appelé à ne pas porter si la loi l’exigeait. De la même façon, ils ont condamné toute forme de violence politique et d’actions terroristes après les attentats du 11 septembre, certains conseillant même aux musulmans occidentaux à collaborer avec les services de sécurité pour dénoncer une personne ou une organisation prônant la violence terroriste.

Source : Antoine Sfeir (dir.), Dictionnaire du Moyen-Orient, Bayard Éditions, 2011, 964 p

Caterpillar ferme un site dans l’Oise, 244 emplois menacés

Caterpillar ferme un  site dans l’Oise, 244 emplois menacés

Et encore coup dur pour 244 personnes. Le constructeur américain d’engins mécaniques Caterpillar a annoncé, ce vendredi 18 avril, qu’il allait se retirer d’ici août 2015 de son site de Rantigny (Oise). Caterpillar, qui subit des pertes importantes depuis 2008 sur l’activité des engins de construction de route, « n’est plus en mesure d’assurer son activité à Rantigny à des coûts compétitifs », a expliqué un porte-parole du groupe, confirmant une information du Courrier Picard. La direction a informé les salariés jeudi lors du comité d’entreprise du projet de mettre un terme à la production des compacteurs sur le site, et de concentrer la production sur d’autres usines.  Le départ de Caterpillar se ferait en deux étapes à partir de 2015: la fermeture d’une première ligne de production en janvier puis une deuxième en août. Caterpillar, qui souhaite permettre au site de maintenir une activité industrielle et de maintenir des emplois, va chercher un repreneur pour la troisième ligne de production. « Il est envisageable de lui confier en sous-traitance la production des rouleaux compacteurs polyvalents sur la troisième ligne pendant trois ans, afin de lui donner le temps nécessaire pour développer sa propre activité pour des clients tiers », a expliqué le groupe. Les effectifs des trois lignes de production sont répartis de manière quasi égale. Le site possède deux solides atouts selon Caterpillar: un outil industriel de pointe après l’investissement de 13 millions d’euros sur les cinq dernières années, et un effectif très bien formé. L’Américain a prévu de ne procéder à aucun départ contraint en 2014 et de proposer un plan de départs volontaires. Une procédure d’information-consultation doit être ouverte dans une semaine, a précisé le porte-parole. « La direction entend mener ce projet en privilégiant la voie du dialogue avec les représentants du personnel et la négociation avec les organisations syndicales d’un accord sur les mesures sociales d’accompagnement », a précisé Caterpillar.

 

Aéroport de Nantes :évacuation du site ?

Aéroport de Nantes : ‘évacuation du site ?

A défaut de pouvoir gagner  la guerre en Syrie, en Iran voire en Centrafrique, nos troupes pourraient prochainement se déployer sur le site de Notre Dame des Landes. C’est en tout cas le vœu du président de région qui de toute évidence sait hiérarchiser les priorités du pays !  . Dans une lettre à Hollande, Auxiette demande   » que soient exécutées sans délai toutes les décisions de justice qui permettent l’évacuation de la ‘Zad’« , la zone d’aménagement différé dédiée au projet.  Jacques Auxiette justifie cette demande en expliquant que « plus de 50 procédures contentieuses ont été intentées par les opposants. Toutes ont été gagnées par l’Etat, les collectivités ou le concessionnaire » de l’aéroport, le groupe Vinci. La semaine dernière, des groupes radicaux, les Black Blocs, avaient infiltré les manifestations contre le projet d’aéroport. Des affrontements avaient eu lieu avec les forces de l’ordre et de nombreuses dégradations ont été commises dans le centre-ville de Nantes. Cinq personnes ont été condamnées. Le maire de Nantes a porté plainte dans la foulée. Jacques Auxiette affirme quant à lui que « les événements de Nantes ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont pour une large part le fait de groupes organisés qui vivent sur la Zad et qui vivent avec le soutien effectif d’une partie des opposants traditionnels facilitant et organisant la logistique de leur installation et leur ravitaillement« . En fait ça urge car Auxiette sait bien que ce projet sera enterré dès que Ayrault sera viré du gouvernemenet , ce qui ne saurait tarder avec les fessées aux elections prochaines.

 

Site de Carla Bruni-Sarkozy: « Où sont les factures de 400 000 euros »

 

 

Site de Carla Bruni-Sarkozy: « Où sont  les factures de 400 000 euros »

Un site à 400 000 euros qui n’en vaut sans doute pas plus de 10 000 ( il suffit de le consulter)

 

 Nicolas Bousquet  qui a receuilli 100 000 sigantures répond aux questions de L’Express. 

 

Carla-Bruni Sarkozy dément que son site ait été financé par le budget de l’Elysée.

Comment vous est venue l’idée de lancer une pétition à l’encontre du site Internet de Carla Bruni-Sarkozy?

D’abord, remettre en cause le coût du site Internet de Carla Bruni-Sarkozy ne représente en rien une attaque personnelle contre l’ex-première dame de France.  Dans un premier temps, je n’ai fait que lire le rapport rendu par la Cour des comptes ainsi que les faits exposés par Olivier Laurelli dans Rue 89, à savoir que le site Internet avait probablement été financé aux frais du contribuable et qu’il ne nécessitait en aucun cas une dépense de 410 000 euros.  

Etant un professionnel du web, j’ai constaté que le graphisme du site Internet était en effet simple et donc peu coûteux. A partir de ce moment là, j’ai seulement voulu la transparence. J’ai souhaité informer nos concitoyens sur ce qui s’est tramé pendant plusieurs années, alors qu’on leur demande constamment de faire des efforts pour le bien du pays. Là, j’ai décidé d’utiliser Change.org pour faire circuler ma pétition.  

Certains vous accusent d’alimenter une polémique infondée. Sur le site du Nouvel Observateur, par exemple, un autre professionnel du web, Thomas Gasc, affirme qu’au contraire, 410 000 euros pour un tel site n’est pas une somme astronomique.

J’attends d’autres arguments de la part de Thomas Gasc ou de quiconque démentirait mes propos. Mieux, je suis impatient d’obtenir des preuves de la fondation Carla Bruni-Sarkozy qui démontreraient mon erreur.  

Votre pétition compte plus de 100 000 signatures pour la pétition. Comment allez-vous poursuivre votre combat? Dans l’idéal, je souhaiterais entrer en contact avec des proches de Carla Bruni-Sarkozy, par exemple ses avocats, afin qu’ils me fournissent les factures relatives au financement de ce site. J’aimerais que d’autres interlocuteurs prennent le relais, même si je compte bien aller au bout de ce combat.   Je compte notamment sur une nouvelle mobilisation citoyenne mais aussi sur les journaux qui sont les plus à même de dénoncer ce qui mérite de l’être. Enfin, si cette somme devait être remboursée, j’insiste sur ma volonté de la voir reversée à des associations caritatives

 

Le site de Carla Bruni-Sarkozy a coûté 400 000 euros

Le  site de Carla Bruni-Sarkozy a  coûté 400 000 euros

Evidemment quand on visite ce site on peut s’étonner de son coût ; rien vraiment d’extraordinaire, ce que font des millions de blogueurs pour presque rien. Tout est parti d’un rapport de la Cour des comptes sur la gestion de l’Elysée, en date du 15 juillet, qui mentionne au chapitre des dépenses de communication celles concernant le « site Internet spécifique dédié à la conjointe du président, financé par le budget de la présidence », pour un coût de 330.000 euros en 2011, puis 80.000 euros en 2012, soit un total de 410.000 euros.   »Le financement évoqué par la cour des comptes porte sur le site de Madame Carla Bruni-Sarkozy consacré à ses activités officielles en tant qu’épouse du chef de l’Etat, site ayant d’ailleurs cessé d’exister en mai 2012, et non sur le site de sa Fondation », a affirmé dimanche dans un communiqué l’avocat de l’ex-première dame, Me Richard Malka.  Selon l’avocat, il y a donc « confusion entre ces deux sites Internet et leur financement ». « Il s’agit pourtant bien du même site web, et je pense que l’avocat confond allègrement site web et rubrique d’un site web », affirme lundi à l’AFP le bloggeur Olivier Laurelli, alias Bluetouff, un des tout premiers à avoir réagi sur l’affaire.   »La cour des comptes a réaffirmé que dans son rapport, il s’agit bien du site carlabrunisarkozy.org, qui a été financé sur une période allant de 16 à 17 mois pour deux rubriques du site qui n’existent plus aujourd’hui -soit la rubrique agenda et une autre consacrée aux enfants et mères atteints du sida- et qui étaient donc afférentes aux activités de la première dame de l’époque », souligne-t-il.   »Un site web est un nom de domaine, en l’occurence carlabrunisarkozy.org: les deux rubriques en question ont disparu mais quand on regarde aujourd’hui on voit par exemple que le registrant (soit le titulaire du nom de domaine) est toujours domicilé à l’Elysée », affirme Olivier Laurelli. Affirmant se fonder « sur un point de vue technique », il déplore « la somme énorme » consacrée à un site aujourd’hui « en état de décrépitude technique ».  René Dosière, député PS connu comme scrutateur des dépenses de l’Etat, a regretté auprès de l’AFP qu’aucune loi ou règlement n’impose à l’Elysée une mise en concurrence pour attribuer un marché tel que la réalisation d’un site Internet. « Depuis que la Cour des comptes contrôle les budgets de l’Elysée, elle n’arrête pas de dire +pour les prestations, il faut utiliser les procédures publiques normales d’appel d’offres+ », a-t-il rappelé   »410.000 euros c’est une somme astronomique pour une simple réalisation de site, et pour le moment on n’a aucune trace de qui l’a réalisé et de comment il a été réalisé. Si des éléments jusitifient une telle dépense, dans ce cas très bien », déclare pour sa part Nicolas Bousquet, développeur de sites web qui a initié une pétition en ligne exigeant que Carla Bruni-Sarkozy « rende cet argent aux Français ».  La pétition comptabilisait plus de 81.000 signatures lundi après-midi.   »Moi dans mon secteur, avec une telle somme, j’engage 10 personnes que je paie pendant 18 mois quasiment » pour bâtir un site. A travers cette pétition, « ce qui m’intéresse c’est de savoir pourquoi la Cour des comptes relève ces dépenses-là. Je n’attaque ni Mme Carla Bruni-Sarkozy ni sa fondation », résume-t-il.  410.000 euros me paraît une somme difficile à atteindre », résume pour sa part un développeur de site d’une grande agence parisienne, qui souhaite garder l’anonymat.   »En passant par une agence dite chère, un tel site aurait coûté au grand maximum 20.000 euros, mais ensuite peuvent s’ajouter d’autres frais, comme l’embauche d’un webmaster pour faire des mises à jour régulières du site, et le tournage-montage de vidéos (…), chaque vidéo pouvant ainsi coûter 10.000 euros. Ce sont les contenus qui peuvent faire grimper les prix », dit-il.  Interrogée par l’AFP lundi en début d’après-midi sur la dénomination ou l  périmètre exact du « site Internet spécifique » qu’elle mentionne dans son rapport, la Cour des comptes n’avait pas réagi en fin de journée.

 

ArcelorMittal : va recevoir 19 millions pour fermer le site Florange ; motif : non pollution !

ArcelorMittal : va recevoir 19 millions pour fermer le site Florange ; motif : non pollution !

 

 

On monétarisé la pollution, du coup ArcelorMittal va recevoir 19 millions pour non pollution du site de Florange. Une aberration évidemment car l’acier sera fabriqué ailleurs en Asie par exemple où on est moins regardant sur les atteintes à l’environnement.Le site Notre planète.info révèle que le géant franco-indien pourrait continuer à engranger des millions d’euros grâce à la fermeture définitive des hauts-fourneaux lorrains. Pendant que les métallos de Florange remuent ciel et terre pour sauver leur emploi et que l’Etat indemnise leurs périodes de chômage partiel, ArcelorMittal, qui a prévu de fermer les hauts-fourneaux du site en mars 2013, devrait tout de même percevoir ses quotas de permis à polluer. « Lorsqu’une installation a cessé ses activités, l’État membre concerné ne lui délivre plus de quotas d’émission à compter de l’année suivant la cessation des activités », précise en effet la Commission européenne, citée par le site d’informations. Le nouveau plan d’allocation français, pour la période 2013-2020, prévoit ainsi, selon Notre planète.info, un quota gratuit de 3,8 millions de tonnes de CO2 de permis à polluer pour le site de Florange. A environ 5 euros la tonne sur le marché des droits à polluer, cela représente un joli pactole de 19 millions d’euros ! Florange fait en effet partie, explique le site, des quelque 10.000 sites industriels européens qui ont été intégrés au système d’échange de quotas d’émissions de CO2 mis en place en 2005. En fin d’année, si le site industriel dépasse son quota, il doit acheter des « droits à polluer » sur le marché carbone pour compenser ses émissions. Si, à l’inverse, il n’utilise pas tout son quota, il peut engranger et accumuler ses permis d’émissions pour ensuite les revendre à des entreprises qui ont dépassé leurs propres quotas. D’après Notre planète.info, ArcelorMittal n’a pas dépassé son quota annuel en 2009, 2010 et 2011, économisant plusieurs millions de tonnes de CO2. Et ce, en partie grâce à la mise en sommeil de ses hauts-fourneaux de Florange ! Au niveau mondial, ArcelorMittal serait même la compagnie qui a accumulé le plus grand excédent de quotas.

 

 

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