Archive pour le Tag 'François'

Une cagnotte pour François de Rugy ?

Une cagnotte pour François de Rugy ?  

De Rugy  n’en finit pas de s’épancher sur son funeste sort depuis son éviction du gouvernement. Partout où il passe dans les grands médias, il ne cesse de pleurnicher considérant comme particulièrement injuste sa mise à l’écart. Il se dit même être une victime. Dès lors se pose la question de savoir s’il ne serait pas opportun de lancer l’idée d’une cagnotte pour réparer l’injustice sociale dont a été victime de Rugy. Une véritable injustice car cette charge de ministre, il l’avait bien mérité après avoir slalomé dans les différents courants politiques. Il était même parvenu au sommet en particulier à l’assemblée nationale. Pourtant politiquement de Rugy  ne représente pas grand-chose mais grâce à son habileté politique, un peu grâce  au hasard, il s’est  cru l’égal des grands lesquels n’ont pas hésité à le lâcher compte-tenu de l’insignifiance de son poids politique et aussi faut bien le dire de la fadeur de sa personnalité.

Pour l’ancien ministre de la Transition écologique, ce qui lui est arrivé est l’exemple d’un phénomène plus large de  »défiance » envers la classe politique. Selon lui, le mouvement des « gilets jaunes » est une vague qui a failli emporter les institutions démocratiques de notre pays. Et je pense avoir été « d’ailleurs un peu la victime expiatoire des gilets-jaunes. » Anne-Elisabeth Lemoine lui a alors demandé d’expliquer plus en détails cette analyse, qu’il justifie comme  »une pulsion de rejet de la politique, de ceux qui gouvernent, et parfois même de haine », a-t-il précisé.  »Quand vous êtes dans ce régime où on est là à relativiser le fait que la violence soit utilisée dans la vie politique, que la haine soit le moteur, c’est assez grave ». Dès lors on pourrait même s’interroger s’il ne faut pas rétablir officiellement la monarchie !

 

« Le macronisme est l’emblème des éditorialistes » (François Bégaudeau)

« Le macronisme est l’emblème des éditorialistes » (François Bégaudeau)

On peut discuter des convictions de l’écrivain François Bégaudeau, on ne peut conter son constat sur la sociologie bourgeoise des éditorialistes et des grands journalistes qui se situent toujours politiquement près du manche et forcément actuellement plutôt macroniens. Cela d’autant plus que 80% des grands médias appartiennent aux financiers. L’écrivain revient dans le JDD sur l’importance de l’engagement pour lui et sur les accusations et critiques qui lui ont été adressées après la parution d’Histoire de ta bêtise.

« Histoire de ta bêtise » cible la bourgeoisie macronienne. Pourquoi tant de polémiques autour du livre?
Les éditorialistes sont, dans leur ­immense majorité, de centre droit. Le macronisme est leur emblème. Ils sont tous passionnés par l’élection. Ils m’ont donc tous posé des questions autour d’un sujet qui les passionne eux : vous ne votez pas, vous ne faites pas barrage à l’extrême droite. Mais je suis serein par rapport à la réception d’un livre. Il y a toujours une perte entre le sens du livre et son existence publique.

 

Comment en est-on venu à vous accuser de complaisance avec l’antisémitisme, alors que cela va à l’encontre de tout ce que vous dites et écrivez?
Sans vouloir être dans la polémique, car les faits sont de mon côté, comment en sont-ils, eux, arrivés là? Il faudrait refaire la généalogie d’une panique. La peur fait perdre tout discernement aux soi-disant intellectuels. Je trouve légitime l’angoisse des Juifs de France car elle ne repose pas sur rien. C’est un fait : il y a une remontée de l’antisémitisme et je comprends intimement leur angoisse. Mais les intellectuels devraient être dans la clairvoyance. Depuis longtemps, ils ne sont plus dans le discernement mais dans l’affolement.

Qu’est-ce qui fait de vous un écrivain engagé, appartenant à la gauche radicale?
De Sartre à Lagasnerie, la ­réponse est la même : tous les écrivains sont engagés, mais certains le savent plus que d’autres. Jean d’Ormesson était un écrivain engagé. La littérature féminine de bas étage est engagée. Elle propose une découpe du réel qui absorbe la question sociale pour se recentrer sur la question sentimentale. C’est un engagement de considérer que notre existence sociale est secondaire dans notre aventure humaine. C’est une conviction libérale. Tout le monde est engagé. Il faut simplement être conscient de sa propre situation. Quand on parle, on se situe. Je ne suis ­cependant pas un écrivain engagé, au sens classique du terme, car lorsque j’écris, je mets la littérature au-dessus de la cause. Il n’y aurait rien de pire qu’un livre qui s’assujettirait à la cause. Je suis davantage un littéraire qu’un politique.

 

 

 

François de Rugy : encore un mensonge de plus

François de Rugy : encore un mensonge de plus

 

 

De Rugy a été interviewé très longuement sur BFM à propos de ses frasques.  Bref Rugy ne reconnaît rien. Même pas la violence avec la quelle il a viré sa directrice de cabinet (en 5 minutes) pour sauver sa peau.  Il se présente en victime. Incapable d’élever le débat, il ne parle que de lui, de sa carrière rompue, du choc reçu. Il ment évidemment quand il affirme avoir décidé seul de sa démission. C’était ça ou le limogeage ! Il ment quand il s’embrouille dans une sombre histoire d’une journaliste ancienne amie de son épouse qui aurait été à l’origine de toutes les affaires alors qu’en fait  ce n’était qu’une des sources. Le pire c’est quand de Rugy le repas de la ST Valentin   par le fait qu’en même temps il présidait les séances de l’assemblée nationale. Mais vérification faite l’intéressé ne présidait rien du tout ! Il n’aurait pas eu le temps de se rendre par exemple dans un restaurant à ses frais. « Comme d’habitude, j’étais entre deux séances hein, l’après-midi et le soir. C’est pour ça qu’il y a des appartements de fonction d’ailleurs », affirme-t-il. Pourtant, François de Rugy n’a présidé qu’une seule séance durant l’après-midi du 14 février 2018. Il l’a démarré à 15h02 pour un départ à 16h10, comme l’attestent les images retransmises par la chaine LCP. L’ultime séance parlementaire allant de 16h10 à 19h20 n’était d’ailleurs pas dirigée par l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire. Il était donc libre d’aller où il le souhaitait lors de sa soirée romantique avec sa compagne.
Au vu de son alibi erroné, François de Rugy a tenté d’expliquer qu’il évoquait une pratique générale avant tout. « Je ne parlais pas de cette séance en particulier – cela date d’un an et demi – mais du fait que je dînais souvent à l’appartement de fonction avant, après ou entre deux séances », déclare-t-il au HuffPost. De Rugy a aussi démontré dans son exercice de défense sa grande nullité et sons décalage totale avec l’opinion. . Il ya aussi cette obsession à envisager quand m^me un retour au gouvernemenet ! Mais ou au ministère de la gastronomie ?

 

François de Rugy : bientôt ministre de l’énergie ?

François de Rugy : bientôt ministre de l’énergie ?

 

 De Rugy peut « continuer à apporter la lumière » sur ses affaires, selon Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement. Sibeth Ndiaye, experte en délire verbal  n’en loupe pas une. De là à conclure que de Rugy pourrait retrouver un poste de ministre, par exemple ministre de l’énergie il n’y a qu’un pas qu’on  pourrait franchir. Dans son propos, Sibeth Ndiaye  dit comme d’habitude tout et son contraire. Par exemple que de Rugy doit continuer d’apporter des preuves mais en même temps que l’ancien ministre de l’écologie n’a pas transgressé la règle établie. Quant à la réinsertion possible de de Rugy  évidemment la porte-parole du gouvernement se réfugie derrière l’orthodoxie en n’indiquant que cela relève de la responsabilité du président  de la république. Bien difficile de saisir quelle est la position exacte du gouvernement à travers cette espèce de diarrhée verbale de Sibeth Ndiaye qui délaye  tellement son propos qu’on en oublie même son objet et surtout son sens. La vérité sans doute ce que François de Rugy est assez peu soutenu. Juste ce qu’il faut pour dédouaner le gouvernement lequel en toute vitesse via une directive du Premier ministre a rappelé certains principes de sobriété. Nombre de responsables de la majorité y compris du gouvernement ont pris leurs distances avec de Rugy qui il est vrai politiquement ne représente pas grand-chose. La très médiatique ministre Marlène Schiappa continue d’enfoncer de Rugy en assistant sur les principes de rigueur que doivent observer les ministres. Et pour en penser le clou et l’indique que ses diners ministériels  étaient souvent constituée de nouilles chinoises à 1, 73  la portion. On voit donc que les avis sont partagés quant au retour de Rugy. Mais  Pourquoi pas de Rugy comme  ministre des lumières ou de l’énergie. Des lumières qui seraient bien utiles gouvernement qui pour l’instant slalome sérieusement entre ses promesses et ses annonces concrètes. Un ministre des lumières comme de Rugy serait donc bien utile pour éclairer un avenir caractérisé aujourd’hui par beaucoup d’incertitudes notamment sur le plan économique.  

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François de Rugy : l’auto blanchiment

François de Rugy : l’auto blanchiment  

 

 

En matière de lessive, la publicité avait fait preuve de la plus grande créativité, il y avait notamment la lessive qui lave plus blanc que blanc. Mais De Rugy invente un nouveau concept l’auto blanchiment. Plus besoin d’artifice, de poudre de perlin pinpin, la déclaration de l’intéressé suffit. De Rugy oublie juste de préciser que les rapports rendus sont loin de l’innocenter. Pour les repas, trois d’entre eux étaient de nature privée et il devra les rembourser. Par ailleurs Mediapart qui a interrogé les invités pour d’autres repas considère que le nombre de dîner privés  était bien supérieur. Notons aussi que le rapport a été rendu par un ancien subordonné de de Rugy, le secrétaire général de l’assemblée nationale (qui bénéficie par ailleurs d’un salaire de 17 000 €, d’un appartement de fonction de 170 m² et d’un majordome !). De Russie fait aussi référence à la déontologie de l’assemblée, une personnalité qui a été nommée sur sa proposition. Reste aussi d’autres affaires à éclaircir comme l’absence d’imposition sur le revenu en 2015, l’attribution d’un appartement à Nantes (à loyer aidé) ou encore l’utilisation frauduleuses de l’indemnité parlementaire pour payer la cotisation partie écolo. (Pour des motifs de trésorerie !)  Tout cela n’a pas empêché de Rugy de déclarer

“Je me présente devant vous ce soir en homme blanchi, (…) en honnête homme”, dans le cadre du journal de 20 heures de France 2.François de Rugy, qui fut président de l’Assemblée de juin 2017 à septembre 2018, a fustigé “un journalisme de démolition” de la part du site d’informations Mediapart, à l’origine de la polémique, qu’il a attaqué en diffamation.

“Il n’y aurait jamais dû y avoir d’affaire De Rugy, en revanche aujourd’hui, c’est sûr, il y a une affaire Mediapart. Cette affaire se réglera au tribunal”, a-t-il dit alors qu’au même moment, le site diffusait de “nouveaux éléments” attestant selon lui d’un mélange des genres. En réalité de Russie n’a pas déposé une vraie plainte mais une plainte très ordinaire demandera des années avant d’être instruite. Pas un mot évidemment de de  Rugy sur les homards et les bouteilles à 500 €. Concernant le second rappeur relatif aux travaux, lui aussi émanant du se targue secrétariat général du gouvernement, donc pas très indépendant, on reproche à deux rugit des dépenses, dont 17.000 euros dédiés à un dressing. “Il apparaît que François de Rugy n’a enfreint, directement ou indirectement aucune règle et n’a commis aucune irrégularité”, peut-on lire dans les conclusions.  Le problème c’est qu’il n’existe aucune règle et que justement le premier ministre a sorti en vitesse une note sur ces questions. L’exécutif a adressé mardi aux ministres et aux secrétaires d’Etat une circulaire sur “l’exemplarité des membres du gouvernement”. “S’agissant des frais de représentation, ils ne peuvent financer que des dépenses directement liées à l’exercice des fonctions ministérielles”, rappelle Edouard Philippe dans cette circulaire, et “tous travaux dont le montant dépasse 20.000 euros HT devront être soumis à l’approbation du secrétariat général du gouvernement”.

Griveaux lâche François de Rugy

Griveaux lâche  François de Rugy

 

Plus faux-cul que Griveaux  tu meurs. En effet, celui qui vient d’être désigné comme candidat de la république en marche à Paris a clairement enfoncé François de Rugy dont il dit que ça donne une image terrible de la politique. Comme avocat, on  fait mieux ! En même temps (on est à la République en marche) Benjamin Griveaux  indique qu’il est persuadé que de Rugy fournira les explications utiles. Une  manière d’enfoncer de Rugy pour flatter l’opinion publique tout en ménageant l’avenir. Observons cependant la grande hypocrisie de Griveaux  qui suggère que de Rugy rembourse les frais de ses activités privées, si elles existent. Le remboursement éventuel par de Rugy  ne serait en effet le dédouaner de responsabilité. « Ce double langage de Griveaux  est finalement représentatif de la posture du gouvernement et de Macron. « Que les Français soient choqués par les images qui ont été diffusées par Mediapart, je le comprends. Le Premier ministre a demandé hier des explications à François de Rugy et je n’ai pas de doutes qu’il les donnera », a par ailleurs rappelé Griveaux. Comme l’a déjà demandé le patron de La République en marche, Benjamin Griveaux souhaite que la commission de déontologie de l’Assemblée nationale tranche entre « ce qui relève de ses activités de représentation et de ses activités privées et qu’il rembourse (des) activités privées si elles le sont ».

 

Canicule: François de Rugy sans cravate… et sans idées !

Canicule: François de Rugy sans cravate… et sans idées !

Pour donner l’exemple de la lutte contre la canicule, l’inénarrable ministre de la transition écologique, François de Rugy est venu bavasser sans cravate sur BFM télé. Et de justifier ce geste révolutionnaire :

« Au Japon, il y a déjà de nombreuses années, il y avait des instructions données, les ministres, les dirigeants d’administrations ne devaient pas mettre de cravate pour montrer l’exemple, au travail, d’alléger la tenue vestimentaire pour s’adapter à ces canicules« . Quand on n’a pas d’idées comme de Rugy,  il faut bien chercher quelque chose pour marquer son originalité. On a les originalités qu’on peut. De Rugy,  c’est l’archétype de la voix de son maître qui peut inlassablement répéter ce que dit Macron. Jamais la moindre aspérité, ni la moindre créativité et encore moins de dynamisme. De Rugy c’est le ministre du gouvernement le plus discret, le plus flexible  Aussi flexible que les couleuvres qu’il avale. L’aristo de Rugy n’est pas vraiment coutumier des révolutions, ils préfèrent avancer discrètement à travers les tendances et les partis. Pourtant s’il veut un jour devenir Premier ministre il faudra qu’il en fasse quand même un peu plus. Par exemple venir sans-culotte à la télévision un jour de canicule mais peut-être le symbole porterait-t-il ses convictions démocratiques ?

 

Gilets jaunes : «Ils me font chier ! » le philosophe de bistrot François Berléand (comédien)

Gilets jaunes : «Ils me font chier ! » le philosophe de bistrot François Berléand (comédien)

 

 

De toute évidence le comédien François Berléand n’aura jamais le prix Goncourt. Disons clairement qu’on a rarement décelé la moindre parcelle d’intelligence chez l’intéressé dont ne on ne comprend pas très bien la prise de position. Évidemment comme les comédiens connus, François Berléand est pourri par l’argent et sans doute a-t-il un peu de mal à comprendre ce qu’est par exemple la vie quand on gagne seulement le SMIC. Une attitude qu’on rencontre parfois chez les parvenus comme lui et qui oublient même leurs origines. Sans doute grâce à l’argent François Berléand a-t-il l’impression d’appartenir à l’élite alors qu’en fait, c’est un abruti notoire qui n’a jamais fait la preuve de la moindre intelligence dans ses propos même concernant le cinéma. Même son regard témoigne de son manque de finesse et son jeu stéréotypé se répète à l’envi. Encore une fois on se demande à partir de quelle légitimité certains acteurs connus peuvent s’en prendre aussi bêtement aux plus défavorisés que sont en général les gilets jaunes. On souhaiterait que ces stars scandaleusement bien payées et dont le salaire tue le cinéma aient au moins la pudeur de ne pas s’exprimer sur des aspects socioéconomiques voir sociétaux dont ils ignorent tout ;  pour preuve des propos complètement idiots et édifiants quant à la culture de l’intéressé. «C’est du grand n’importe quoi, on ne s’écoute plus», a-t-il déclaré à propos des revendications des gilets jaunes. «Le gouvernement donne 10 milliards d’euros, ce qui n’est pas rien. Et ce n’est pas assez. On fait des états généraux en France – c’est la première fois que ça arrive depuis 1789 – où on donne la parole à tout le monde, et on dit “ça ne va pas marcher”. Attendons au moins», précise l’acteur en référence au Grand débat national proposé par Emmanuel Macron depuis mi-janvier en réponse au mouvement.  «Vous vous rendez compte que vous êtes l’une des rares personnalités à oser tenir ce genre de discours au micro, face à une caméra?», l’interroge alors le journaliste Éric Dussart. La réponse de Berléand fuse: «Tout le monde est lâche. On voit qu’il y a 90% des Français qui soutiennent les gilets jaunes et puis deux semaines après il n’y en a plus que 80, puis 70… Moi, depuis le début, ils me font chier les gilets jaunes», assène-t-il.

 

Gilets jaunes : mea culpa de François Hollande !

Gilets jaunes : mea culpa de François Hollande !

 

Peut-être pour se réinsérer dans l’actualité des gilets jaunes, François Hollande reconnaît une part de responsabilité vis-à-vis du mécontentement qu’exprime le mouvement. Comme d’habitude, le propos de François Hollande ressemble à de l’eau tiède. Ce n’est pas vraiment un propos de socialistes, pas vraiment non plus un propos de droite mais une espèce de discours radical socialiste sans véritable ossature idéologique. Bref le discours d’un techno qui a adhéré et fait carrière politique à gauche et finalement qui pourrait lui aussi figurer dans le gouvernement de Macron. Ce qui explique sans doute le processus en cours pour l’extinction totale du parti socialiste que Hollande a contribué assez largement à discréditer. En se reconnaissant une responsabilité, Hollande en profite surtout pour égratigner Macron et dire des banalités. Tout le monde sait bien que Macron n’est pas le seul responsable qu’il y a déjà une vingtaine d’années au moins sinon 30 que le processus de révolte se nourrit de l’injustice et de l’inefficacité des différents gouvernements. Finalement François Hollande est un peu comme Emmanuelle Macon, il est assez pertinent comme commentateur encore qu’il ne répète que ce qui se dit dans les bistrots (les salons de thé mondains pour Macron).  Par contre,  il est moins efficace en situation de gestion Dans une interview au quotidien belge Le Soir, l’ancien président de la République critique également l’action de son successeur. L’ancien président  François Hollande a donc reconnu avoir « forcément » une part de responsabilité dans la colère exprimée par le mouvement des « gilets jaunes », dans un entretien avec le quotidien belge Le Soir. »Comme acteur politique qui a exercé le pouvoir, j’ai ma part de responsabilité », a déclaré l’ex-chef de l’État dans une interview parue samedi. Il critique cependant la gestion de la crise par son successeur Emmanuel Macron, estimant que « si cette protestation largement soutenue par l’opinion publique avait obtenu une réponse plus tôt, les débordements auraient pu être évités, tout comme la répétition des manifestations ». »Rien ne justifie la violence (…). Ce mouvement a traduit une volonté de prise de parole et des revendications, dont beaucoup traduisent un besoin de reconnaissance et de dignité pour lesquelles il faut maintenant trouver un débouché », souhaite François Hollande.

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François de Rugy enfonce Gérard Collomb

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Après sa collègue de la justice, Nicole Belloubet, François de Rugy se lance à son tour dans un concours de courtisanerie vis-à-vis de Macron. Lui aussi enfonce désormais Gérard Collomb. Et de reprendre tous les arguments véhiculés parmi les conseillers de l’Élysée en oubliant évidemment de parler du fond. Car la divergence entre Gérard Collomb et Macon portent d’abord sur la question de la prise en charge des quartiers difficiles et les risques que cela fait courir à la société. Une problématique qui a toujours été considérée comme secondaire par Macron qui publiquement a condamné le rapport de Borloo, pire en humiliant l’intéressé. La seconde divergence porte sur la manière et le comportement de Macron jugé trop hors sol par Gérard Collomb, trop arrogant aussi et manquant sérieusement d’humilité. Des reproches publics en plus qui n’ont guère été appréciés chez le monarque républicain. Le dernier point de rupture a concerné l’affaire Benalla. Gérard Collomb a refusé de porter le chapeau et renvoyer la responsabilité à l’Élysée.  Pour faire plaisir à Macron, François de Rugy a donc enfoncé Gérard Collomb «Si, quand il a accepté d’être ministre de l’Intérieur et numéro deux du gouvernement, en mai 2017, il avait l’idée de partir au bout d’un peu plus d’un an, ça aurait été bien qu’il le dise à ce moment-là… Parce que c’est un peu gênant quand même», a-t-il regretté. Dénonçant une «démarche» égoïste qui répond à des «préoccupations personnelles» – la candidature à la mairie de Lyon -, l’écologiste a estimé qu’il était «dommage» de venir «perturber la démarche globale du gouvernement». «Il ne faut pas commencer à être obsédé par les élections municipales qui auront lieu en mars 2020», a-t-il exhorté. «On pourra peut-être penser à qui se présente où dans un peu plus d’un an», a-t-il ensuite tranché.

 

Formation des élites en France : les réalités (François Lévêque)

Formation des élites en France : les réalités (François Lévêque)  

Professeur d’économie,   MINES ParisTech jette un regard critique sur la formation de nos élites.

 

«  Les étudiants choisissent leurs universités et les universités choisissent leurs étudiants. Les classements et palmarès aident les premiers à formuler leurs préférences tandis que concours, dossiers de candidature ou tests d’aptitude président au choix des secondes. Pour les meilleurs des deux, comment se fait l’appariement et quel est son résultat ?

L’analyse économique de la formation élitaire est pour moi un exercice délicat. Le lecteur pourra légitimement se demander si l’auteur, professeur d’une grande école parisienne prestigieuse, ne porte pas un regard biaisé et partial, en particulier s’il parle de l’Université française. Que son établissement, l’École des Mines ParisTech, ait récemment rejoint une université nouvelle, celle de Paris-Sciences-Lettres, n’arrangera rien. Bien logiquement, sa visée d’occuper les premiers rangs n’est pas perçue avec bienveillance par ses consœurs.

De plus, l’enseignement supérieur est une activité économique très éloignée de la place de marché et du monde de l’entreprise. Le prix ne règle en rien les admissions. Contrairement aux maisons d’opéra, il n’est pas le moyen utilisé pour attribuer les meilleures places. Ce serait les plus offrants et non les plus méritants et motivés qui rejoindraient alors les meilleurs rangs universitaires ! Même aux États-Unis où des entrées en premier cycle de grands établissements peuvent « s’acheter » via des dons de parents riches ou célèbres (les deux, c’est mieux), la chose n’est pas essentielle.

Même si cela leur est parfois reproché, les étudiants ne sont pas non plus des consommateurs. Ils doivent travailler, souvent d’arrache-pied, réussir examens et projets. Les universités ne sont pas non plus des entreprises. Il en existe bien de privées, à l’exemple des universités de Stanford aux États-Unis ou de Waseda au Japon, mais elles n’ont pas de but lucratif. De plus, les universités d’élite ne peuvent pas se développer en produisant toujours plus pour satisfaire la demande et grandir en taille à l’instar de n’importe quel constructeur automobile, fabricant d’ordinateurs ou chaîne de restauration rapide qui connaîtrait le succès.

Les écoles de commerce et d’administration des affaires sont celles qui se rapprochent le plus des modèles économiques du marché et de l’entreprise. Elles en restent encore cependant bien éloignées : il faut payer cher pour suivre leurs enseignements mais il ne suffit pas de payer pour y entrer ; les plus coûteuses ne sont pas forcément les plus cotées ; leurs administrateurs, souvent des anciens élèves, veillent à l’équilibre des comptes non au maintien d’une marge positive et ils sont attentifs à ce que la croissance n’entame pas le caractère très sélectif et prestigieux de leur établissement.

Mais n’oubliez pas que l’économie est une discipline qui s’intéresse à l’allocation des ressources rares et qui cherche à quantifier des effets et leurs déterminants, ce qui donne tout de même quelques clefs pour observer de près les sommets de l’enseignement supérieur.

Les biens et services rares ne sont pas uniquement alloués à travers le mécanisme des prix. Pensez à l’échange d’organes entre donneurs et receveurs, par exemple. Ils ne sont pas attribués à ceux qui sont prêts et capables de proposer le plus d’argent. Les consentements à payer et recevoir ne jouent aucun rôle dans la répartition. En revanche, ils peuvent être attribués en recourant à un système de règles qui tient compte des préférences et des caractéristiques des offreurs et demandeurs et qui impose des contraintes et des critères de choix.

Ces systèmes d’appariement ont justement fait l’objet de nombreux travaux théoriques et pratiques de la part des économistes, notamment des meilleurs d’entre eux tant le problème est ardu (voir appendice). Il ne s’agit pas moins de concilier des principes d’efficacité et d’équité.

Plus près de vous que l’échange de rein ou de foie, je l’espère, vous pouvez aussi penser à Parcoursup. Vous-même ou votre fille ou votre fils y étiez peut-être inscrits cette année. Souhaitons alors que les affres de l’attente des résultats n’aient pas été trop aiguës et que le candidat ait été admis dans son établissement préféré, ou pas loin.

Plus précisément, la formation supérieure élitaire s’apparente aux concepts économiques de bien de club et de bien de position.

Au bien de club car, à l’image des salles de sport, la satisfaction retirée des membres dépend de leur nombre, nombre qui ne doit être ni trop petit ni trop grand. S’il est trop petit, les effets positifs de réseau sont insuffisants : manque de pairs à qui se confronter et auprès de qui apprendre ; association d’anciens clairsemée qui ne facilite ni le placement à la sortie ni l’entretien de la renommée.

S’il est trop grand, le prestige associé à l’appartenance au club devient moindre car partagé entre un plus grand nombre et dégradé par un taux de sélection à l’entrée moins drastique. Ce taux sera inévitablement interprété comme une baisse de qualité, ce qui entraînera une diminution de la demande auprès de ceux, sûrs de leur capacité, de leur mérite ou encore de leur statut, qui auraient autrement candidatés et dont le choix se portera désormais ailleurs.

La notion de bien de position, ou bien positionnel (positionnal goods) complète cette idée. La formule est laide mais elle est parlante : la valeur d’un tel bien dépend en effet de son rang dans un classement ou une échelle reconnus par les personnes auxquelles l’on prête attention, voire par l’ensemble de la société.

En d’autres termes, la satisfaction n’est pas retirée du bien lui-même mais de sa position relative. Si la formation de haut niveau était un pur bien de position, cela voudrait dire, par exemple, que les élèves de l’École polytechnique ne retireraient leur satisfaction d’en être diplômés pour aucune part de l’enseignement reçu mais seulement de sa place au-dessus des écoles des mines, des ponts, des télécoms et d’autres encore moins cotées.

Les positions étant chacune uniques, la concurrence pour l’accès à ces biens se caractérise par un jeu à somme nulle comme dans les compétitions sportives : si l’un gagne, l’autre perd ; si je suis admis à l’Université Paris Dauphine, une autre ou un autre ne l’est pas ; si le MIT est le cinquième du classement de Shanghai, la place est prise et Princeton sixième ne l’a pas.

La concurrence entre les fournisseurs de ces biens prend dès lors souvent la forme d’une course à des investissements de prestige coûteux. Au cours de ma carrière, j’ai pu assister à une impressionnante escalade dans le luxe des cafétérias des law schools américaines. Si vous avez l’occasion de visiter Cambridge (Massachusetts) faites un tour à celle de Harvard. On se croirait dans le salon d’un grand hôtel. Vous ne pourrez pas cependant visiter la cafétéria de la school of law de Princeton.

Dans une enquête, les étudiants américains classent cette faculté de droit parmi les dix meilleures des États-Unis. Sa cafétéria doit donc être chouette. Le problème c’est qu’il n’y a pas de school of law à Princeton !

Ces dépenses de prestige contribuent à signaler la qualité des établissements. Mais elles ne sont pas les seules, ni même les principales. Le recrutement de chercheurs de haut niveau est par exemple devenu clef à cause de l’importance des publications dans les classements nationaux et mondiaux des universités. Idem pour les efforts d’internationalisation des cursus. Bref, des dépenses multiples car ce qui fait la qualité d’une université ou d’une école d’élite repose sur de multiples critères.

Un des plus intéressants à discuter est la qualité des étudiants eux-mêmes. Elle est l’input principal du processus de production, dirait l’ingénieur qui observerait aussi que c’est en se frottant à leurs pairs qu’elle s’améliore. Elle détermine la qualité du service produit tout en étant apporté par les clients eux-mêmes, ajouterait l’économiste. Et certains d’entre eux d’en déduire qu’il convient de rétribuer les meilleurs étudiants pour faire la course en tête.

Cette caractéristique très particulière de la technologie de la formation supérieure permet d’expliquer qu’il arrive que les grandes universités coûtent moins cher à leurs élèves que les autres. Citons le cas des universités américaines dans les années 1990. Les frais de scolarité étaient en moyenne par étudiant de 3.800 dollars pour un coût total de 12.000 dollars, la différence étant comblée par des subventions (donations, aides publiques, etc.). Ces frais et ce coût étaient respectivement de 5.700 et 28.500 dollars pour les universités les plus riches et cotées et de 6.100 et 7.900 dollars pour les universités en bas de tableau.

Observons également qu’en France, certains des établissements parmi les plus prestigieux tels l’X et les Écoles normales payent leurs étudiants en leur octroyant une solde ou un salaire. Vous pourriez objecter que ces émoluments sont la contrepartie d’un engagement de l’étudiant une fois diplômé de servir l’État. Mais jusque vers les années 2000, ils ont été rarement remboursés en cas de passage dans le privé. Passage d’ailleurs souvent mal vu, d’où le terme péjoratif de pantoufle pour désigner cette somme à rembourser par opposition à la botte des premiers classés. De façon générale, le coût de la formation par étudiant, c’est-à-dire les dépenses totales de l’établissement divisées par la taille de ses promotions est un signal de qualité.

Le salaire moyen à la sortie naturellement aussi. Sans surprise, il augmente avec le caractère sélectif de la formation. Ce phénomène a bien été démontré pour le premier cycle aux États-Unis : plus le collège est sélectif, que ceci soit mesuré par le score moyen obtenu au test d’admission standard ou par un ensemble d’autres critères, plus les étudiants qui en sont issus percevront un salaire élevé au cours de leur carrière. Ce résultat intuitif tient compte du poids que jouent également d’autres variables observables et renseignées sur les salaires comme le genre, l’origine ethnique ou encore le niveau d’étude des parents.

Mais n’est-il pas biaisé par des variables cachées ? Si cela se trouve, l’écart de salaires ne reflète pas tant les différences des collèges que le talent et l’ambition des étudiants qui y entrent. Et bien, c’est grosso modo le cas, le recrutement prévaut sur les années de formation.

Un mathématicien, Stacy Berg Dale, et un économiste, Alan B. Krueger, ont les premiers mis en évidence ce biais de capacité. Ils ont recouru à une bien jolie astuce : les candidats postulent en général à plusieurs collèges et certains ne choisissent pas toujours l’établissement le mieux classé (c.-à-d., le plus sélectif) prêt à les accueillir. Or, toutes choses égales par ailleurs, ces originaux seront une vingtaine d’années plus tard autant payés que leurs camarades conformistes qui ont eux choisi le collège qu’ils n’ont pas retenu (ils, c’est-à-dire les originaux).

Dit de façon journalistique et moins alambiquée, si l’étudiant est bon il réussira (financièrement s’entend) même s’il ne sort pas du meilleur collège. Et d’ajouter que Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a quitté Harvard en deuxième année ; Bill Gates de Microsoft aussi. Dans un autre registre, l’acteur Matt Damon n’y est resté que six mois.

En creux, l’étude de Dale et Krueger montre donc que les différences dans la qualité de l’enseignement entre établissements n’influent pas à long terme sur les niveaux de salaire et les carrières. Mais que les dirigeants d’universités et d’écoles d’élite et leur corps d’enseignants-chercheurs se rassurent. Les mêmes auteurs montrent également que le choix du collège importe pour les étudiants afro-américains et pour ceux dont les parents n’ont pas fait d’étude. Ces étudiants gagneront plus s’ils choisissent le plus sélectif de ceux auxquels ils sont admissibles et non un qui l’est moins. Par ailleurs, d’autres travaux fondés sur des données et des méthodes différentes présentent des résultats sur le biais de capacité moins tranchés. Caroline M. Hoxby, économiste renommée de l’éducation, avance que le collège pèse pour un quart dans la différence de salaire, les trois quarts s’expliquant par l’aptitude des élèves.

Enfin, il s’agit de résultats qui portent sur le premier cycle. La formation en master et doctorat étant moins standardisée, se déroulant en plus petite classe et étant dispensée par des enseignants praticiens ou chercheurs plus chevronnés, le poids joué par l’établissement est sans doute plus important. En tout cas, c’est rassurant de le croire quand on enseigne à des étudiants gradués comme c’est mon cas… »

François Lévêque vient de publier « Les habits neufs de la concurrence : ces entreprises qui innovent et raflent tout » aux éditions Odile Jacob.

 

 

François de Rugy, l’anti-Hulot : l’archétype du carriériste

François de Rugy, l’anti-Hulot : l’archétype du carriériste

 

 

Avec François de Rugy comme nouveau ministre de l’environnement Macron peut-être tranquille. En effet, François Ide Rugy, c’est  Hulot, le champion de la langue de bois et dont l’essentiel des convictions se résume à son plan de carrière. Comme beaucoup de politiques de Rugy  et vaguement diplômé d’un institut d’études politiques. Ensuite on a des difficultés à lui trouver un métier et une expérience professionnelle. En fait il a navigué toute sa vie dans la sphère politique qu’il l’a nourri. Il a su traverser de nouveaux nombreux courants écologiques avant de soutenir les socialistes, y compris Hamon avant  de se renier et de rejoindre Macron. Un peu comme avec Griveaux,  l’autre champion de la langue de bois en « chaîne », de Rugy  se caractérise par une dialectique modérée type radicale socialiste de la IVe République qui enfume tous les sujets qu’ils traitent. Bref c’est surtout un fidèle parmi les fidèles sauf quand le vent tourne ; mais avec de Rugy Macron n’a pas à craindre une remise en cause de sa politique nucléaire pourtant condamnée par de Rugy  lorsqu’il était en campagne électorale. On aura très vite la confirmation que de Rugy est  bien un oligarque carriériste quand il va se prononcer sur la programmation de l’énergie. La politique nucléaire sera bien entende confirmée voire développer avec de possibles nouveaux EPR et pour faire passer la pilule on va toujours soutenir les coûteuses éoliennes qui permettent de juteux retours financiers pour des élus locaux et des propriétaires terriens amis. Pas grand-chose non plus attendre pour la protection de la diversité et la limitation des substances chimiques dans l’alimentation. En résumé, compte tenu ce parcours très sinueux, il n’y a rien à attendre de l’intéressé qui sera par ailleurs très vite discrédité notamment lors des prochaines décisions concernant la programmation de l’énergie.

François Baroin : « Avec Macron, c’est l’administration qui commande »

François Baroin : « Avec Macron, c’est l’administration qui commande »

Dans une interview au JDD, dénonce le renoncement de Macron face à l’administration. . Extraits.

 

«  Pour  François Baroin, « il y a un vrai problème de méthode et d’écoute » au plus haut niveau de l’Etat. Dans une interview au JDD, le président de l’Association des maires de France – qui n’avait plus accordé de grand entretien depuis la fin 2017 – dénonce en premier lieu les seules « préoccupations comptables » qui « animent la technostructure » actuelle. « Ce qu’Emmanuel Macron fait, « c’est donner les pleins pouvoirs à la haute administration, notamment des finances, sans filtre politique », affirme le maire de Troyes (Les Républicains). L’ancien ministre de l’Economie revient aussi sur le prélèvement à la source : « Cela donne un sentiment d’impréparation très préoccupant. »

Réduction des APL, augmentation de la CSG – « qui n’est pas une mesure de droite » -, désindexation des pensions… François Baroin passe aussi en revue les dernières annonces de l’exécutif. Mais il y a un autre sujet qui le touche tout particulièrement : la place des maires de France. « Ce qu’Emmanuel Macron nous propose, c’est une recentralisation accélérée. Mais les communes ne sont pas des filiales de l’Etat. Les élus ne sont pas des fonctionnaires d’Etat », plaide François Baroin, qui estime qu’il « ne se passe plus rien » en termes de politique de la ville. « Etre parvenu en un an à une telle impasse, c’est aussi surprenant que décevant », analyse-t-il.

Celui qui est membre des Républicains en profite aussi pour passer un message à sa famille politique, et à son chef Laurent Wauquiez, en vue de 2022 : « Il n’y a aucun avenir à droite si on se contente d’un discours contre le pouvoir en place. La division et l’antimacronisme ne feront pas un cocktail gagnant pour la présidentielle. »

Les difficultés de la SNCF « ne relèvent pas du statut des cheminots mais de l’État » (François Lenglet)

 Les difficultés de la SNCF « ne relèvent pas du statut des cheminots mais de l’État » (François Lenglet)

Sur BFM, François Lenglet estime que l’exécutif a commis « une erreur » en ciblant le statut des cheminots dans son projet de réforme ferroviaire. 

« Le coût du statut, il est là. Mais il est évident qu’il fallait le conserver pour les personnes qui sont déjà dans l’entreprise car on ne rompt pas un contrat comme celui-là. Mais le statut n’est qu’un des sujets dans une vaste multitude de sujets » concernant la SNCF, a-t-il rappelé.  L’éditorialiste économique a notamment pointé du doigt « l’extraordinaire désordre des investissements en matière ferroviaire ». Selon lui, ces erreurs sont largement imputables à l’État.  « Il n’y a pas si longtemps, pour sauver Alstom, on a commandé des TGV fantômes. Ce qui a eu pour effet de creuser davantage la dette de la SNCF », a-t-il critiqué.  Alors que la huitième séquence de grève des agents de la SNCF contre la réforme ferroviaire s’est achevée mercredi, l’intersyndicale souhaite faire voter les cheminots sur le projet de réforme.   François Lenglet estime qu’il est trop tard pour mettre en oeuvre un tel dispositif. « L’Assemblée nationale a voté pour cette réforme ferroviaire avec une écrasante majorité. On peut le regretter, mais c’est la démocratie », a-t-il déclaré. François Lenglet concède cependant que les cheminots « peuvent maintenant négocier les modalités de cette réforme. »

 

Une justice plus rapide, moins coûteuse et plus professionnelle (François Saint-Pierre, avocat)

Une justice plus rapide, moins coûteuse et plus professionnelle (François Saint-Pierre, avocat)

 

(François Saint-Pierre, avocat spécialiste du droit pénal explique en quoi la justice sera plus professionnelle notamment  avec la réduction des tribunaux d’assises, la simplification des procédures. (Interview Le Monde)

 

L’idée selon laquelle les magistrats professionnels jugeraient plus sévèrement que le jury d’assises vous semble-t-elle réaliste ? La création de cette nouvelle juridiction paraît être justifiée par cette hypothèse et par la volonté d’alléger la charge de travail des cours d’assises, qu’en pensez-vous ?

L’expérience des cours d’assises montre que les verdicts des jurés sont très variables d’un procès à l’autre, d’une ville à l’autre,  sévères ou cléments. Et ceux des magistrats professionnels, dont c’est le métier, plus constants. Mais pas nécessairement plus durs. Les cours d’assises chargées de juger les affaires de terrorisme, sans jurés populaires, depuis 1986, ont montré à plusieurs reprises que, au contraire, elles pouvaient acquitter les accusés ou les condamnés plus modérément que des cours d’assises avec jurés populaires.

On ne peut donc pas soupçonner Nicole Belloubet, ministre de la justice, d’un tel but inavoué. D’ailleurs, souvenez-vous qu’en 2011, sous la présidence de M. Sarkozy, l’introduction de jurés devant les tribunaux correctionnels avait été envisagée justement pour plus de sévérité… Un projet vite abandonné.

 

 Ne plus faire juger certains crimes par les citoyens, c’est remettre fondamentalement en cause un principe essentiel de la justice, non ? Considérez-vous que c’est un tournant ?

Le jury est une création révolutionnaire, c’est vrai, qui date de 1791. Mais depuis, que de changements. Sous le Ier Empire, les jurys étaient composés de bourgeois, seulement des hommes. Sous Vichy, en 1941, leur nombre a été réduit de douze à six, et les jurés délibèrent depuis avec les magistrats professionnels. Il y a longtemps en France que l’on a abandonné un système de jurés populaires vraiment souverain.

 

Cette dénomination qui est « tribunal criminel » n’est-elle pas une violation du droit fondamental de la présomption d’innocence ?

Ce terme désigne clairement le tribunal chargé de juger les crimes. Je ne pense pas qu’il induise un préjugement de culpabilité de l’accusé. En revanche, il sera essentiel que la procédure qui y sera suivie permette à l’accusé de se défendre de manière effective, avec une garantie forte de sa présomption d’innocence.

 

Ne pensez-vous pas qu’au regard du projet présenté actuellement et des nombreuses réformes retirant toute spécificité aux cours d’assises (je pense notamment au récent arrêt du Conseil constitutionnel instituant une obligation de motivation de la peine), cette juridiction telle qu’on la connaît soit finalement vouée à disparaître ? Ne sommes-nous pas simplement face à une première étape dans la suppression totale des jurés ?

Vous avez raison, la question se pose sérieusement. Mais ce n’est pas nouveau. En 1995, Jacques Toubon, qui était garde des sceaux, avait proposé un système similaire à celui que propose aujourd’hui Mme Belloubet, un peu différent : en première instance, des juges professionnels avec deux jurés, et en appel une cour d’assises complète. Les avocats s’y étaient farouchement opposés. Le projet avait été abandonné. Mais depuis, en 2000, la loi a permis de faire appel des verdicts, ce qui a entraîné en 2011 la réforme nécessaire de la motivation des verdicts.

 

La motivation principale de cette réforme est-elle la réduction des coûts du procès ?

C’est exact, le souci d’économie est toujours présent dans ces réformes. Mais pas seulement. Madame Belloubet a aussi avancé la durée des procédures qui est trop longue. La transformation de la procédure criminelle répond aussi à ce souci. Actuellement, la procédure devant le juge d’instruction dure en moyenne trois ans, puis il faut attendre un an pour le procès de cour d’assises de première instance, et encore douze à dix-huit mois pour passer en appel, où se tient un nouveau procès à l’identique du premier. C’est un système globalement très lourd, pas seulement économiquement, mais aussi moralement pour les victimes et leurs familles, pour les accusés et leur famille.

 

En cherchant à délester les cours d’appel « régionales » d’un certain nombre de contentieux spécialisés au profit des cours « territoriales », le ministère de la justice ne procède-t-il pas à une réforme au contraire massive de la carte judiciaire ?

C’est une question que nous pouvons légitimement nous poser. Ce n’est pas nous qui parlons de « réforme mineure de la carte judiciaire », mais la ministre ! Les avocats de tous les barreaux de France sont très attachés à leurs tribunaux, pas seulement pour eux-mêmes, mais surtout parce qu’ils savent par expérience professionnelle que les gens, les justiciables, ont besoin de tribunaux près de chez eux, comme d’hôpitaux et de médecins.

Soyons attentifs, sans préjuger du développement de la réforme en cours, car d’un autre côté, comment nier que l’organisation judiciaire a vraiment besoin d’être modernisée ?

 

 « Aujourd’hui, des affaires sont requalifiées de crime en délit et passent en correctionnelle plutôt qu’en cour d’assises parce que les parties préfèrent avoir un jugement plus rapide. »  Rencontre-t-on vraiment des parties défendant les intérêts de la victime (Parquet ou constitution de partie civile) qui préfèrent que le procès soit correctionnalisé ?

Oui, je vous le certifie. Les avocats conseillent leurs clients et clientes en leur expliquant comment se déroule un procès de cour d’assises, et nombreux préfèrent un procès correctionnel où ils ou elles n’auront pas à exhiber leur vie privée, leur souffrance, leur intimité, dans des délais de jugement beaucoup plus courts. C’est une réalité.

 

En tant qu’avocat, que pensez-vous de la mise en place d’un dossier numérique unique ? Quelles conséquences dans l’exercice de votre métier ?

La numérisation de la justice est en marche (sans jeu de mots) et c’est inéluctable. J’en suis personnellement un partisan convaincu. Les avocats travaillent beaucoup plus efficacement ainsi. Et il en est de même des magistrats, des greffiers, des policiers et des gendarmes, qui le confirmeront je pense. Bien sûr cela implique de nouvelles méthodes de travail auxquelles chacun doit s’accoutumer. Mais n’est-ce pas ainsi dans tous les domaines ?

La fusion des tribunaux d’instance et tribunaux de grande instance ne risque-t-elle pas de restreindre l’accès à la justice des justiciables vivant en zone rurale ?

C’est un risque, nous devons être vigilants sur les propositions concrètes qui seront faites. Je pense que les magistrats et les avocats qui exercent leurs fonctions dans les régions rurales défendent bien leur point de vue et seront entendus.

Quel est le calendrier de cette réforme ?

Nous sommes en mars, souhaitons que les projets importants soient discutés au Parlement dans le courant de cette année 2018.

:P ouvez-vous expliquer à des non initiés ce que signifie rendre les mesures exécutoires en première instance au civil ? Ce n’était pas le cas ?

Il y a un grand principe : c’est celui du droit de toute personne qui a perdu son procès de faire appel, et tant que cet appel n’est pas jugé, le jugement de première instance est suspendu, il n’est pas « exécutoire ». C’est cela qui semble devoir être remis en cause. Distinguons bien la justice pénale et la justice civile.

 

  • En matière de justice pénale, le caractère suspensif de l’appel est un droit constitutionnel et il est hors de question de le remettre en cause.
  • En matière civile c’est différent, mais si l’appel ne devait plus être suspensif par principe, il faudrait prévoir une procédure très rapide permettant de demander à ce qu’il le soit, car, sans être vexant pour les magistrats, il arrive que de mauvais jugements soient rendus, dont l’exécution immédiate pourrait provoquer des conséquences très graves.

Je ne suis donc pas moi-même favorable à cette réforme.

 

Pour l’inscription des régions dans la constitution y compris la Corse (François de Rugy)

Pour l’inscription des régions dans la constitution y compris la Corse (François de Rugy)

 

Selon lui, cette reconnaissance devrait passer par des « autonomies plus fortes » pour les régions y compris pour la Corse. Le président de l’Assemblée nationale est ainsi l’ouverture très intéressant qui ouvre des perspectives nouvelles pour la décentralisation et au passage évite l’écueil de l’exception corse.  On se demande bien pourquoi il faudrait faire seulement une référence à la Corse dans la constitution d’autant que précisément l’objectif de certains indépendantistes comme Talamoni est  de quitter la France et sa constitution. Si l’on devait modifier la constitution, on voit mal pourquoi il ne serait pas fait allusion aux autres régions. En effet ce qui ce pose en Corse, c’est-à-dire une plus grande autonomie, que pose tout autant sinon davantage les autres régions françaises. La France est un des rares pays hyper centralisé ;  tout dépend de l’Etat même si une certaine décentralisation s’est réalisée mais une décentralisation qui n’a fait que rajouter des couches au millefeuille administratif et politique sans donner de vrais pouvoirs territoriaux. D’une certaine manière en France,  la totalité des collectivités locales sont sous tutelle des préfets et de leurs services même la plus petite des communes. Les administrations centrales présentes localement font d’ailleurs double emploi avec les administrations territoriales qui ont augmenté leurs effectifs d’environ 50 % en une vingtaine d’années. Il n’y a toujours pas de véritable politique économique régionale. Le poids de l’État est encore essentiel dans nombre de champs économiques et sociaux. Ce pose la problématique d’un État fédéral en France comme il en existe ailleurs notamment en Allemagne ou en Espagne. C’est le rapport de l’État aux régions, la reconnaissance des régions qui peuvent figurer dans la constitution et non seulement la Corse.  En charge du dossier Corse, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, avait indiqué : « Ce que l’on veut, le droit à la différenciation, c’est, au fond, reconnaître la spécificité des territoires et être capables d’admettre que l’on applique de façon différente les règlements d’une loi qui a été votée » pour tous, a précisé la ministre auprès de Gérard Collomb. La France « reste une et indivisible, mais sa richesse c’est sa diversité », a martelé cette proche de François Bayrou.

François Ruffin (député Insoumis) : ne pas se contenter d’une posture d’opposant

François Ruffin (Insoumis) :  ne pas se contenter d’une posture d’opposant 

Ruffin député insoumis remet d’une  certaine manière en cause la posture systématique d’opposant de Mélenchon dans une  interview au JDD. Il veut un parti de propositions.

Les Budgets 2018 ont été adoptés, les ordonnances de réforme du Code du travail ont été approuvées cette semaine sans que la contestation ne prenne dans la rue… Est-ce difficile d’être un opposant en ce début de quinquennat Macron?
Ce n’est pas comme si j’avais été surpris. J’étais sceptique sur cette capacité de mobilisation. Il y avait deux obstacles à une forte mobilisation sociale. Quand un Président et une Assemblée viennent d’être élus, ils ont une légitimité qui empêche les gens de descendre dans la rue tout de suite après. Le second point, c’est qu’il y a eu une bataille l’an dernier sur la loi Travail. Elle s’est terminée par une défaite et elle pèse forcément dans les têtes…

Donc dès le départ, vous saviez qu’il n’y aurait pas de mouvement social d’ampleur cet automne?
Non, je mène un tas de batailles sur lesquelles je suis sceptique au départ et qu’il m’arrive de gagner. Quand je fais Merci Patron!, par exemple, je ne me dis pas que je vais duper Bernard Arnault. Je ne me dis pas que je ferai 500.000 entrées en salles, ni que je vais me choper un César et que je deviendrais député tout de suite après… A chaque mobilisation, je vois les obstacles et je les énonce.

 Si vous avez échoué sur les ordonnances, que vous faudra-t-il faire pour mobiliser sur les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance chômage?
Je me refuse de me situer dans ce temps-là. Bien sûr qu’à l’Assemblée, on mènera les bagarres, on déposera les amendements. Mais notre défi aujourd’hui est autre : on incarne une force d’opposition, il faut que l’on incarne désormais une force de proposition. On ne peut pas se situer uniquement dans l’opposition aux prochaines réformes, il faut qu’on dise ce qu’on est capables de mettre en œuvre. J’ai 18 ans d’opposition derrière moi. La contestation, l’animation dans la rue : tout ça, je sais faire. Mais il y a maintenant pour moi une mue à faire.

Vous disiez il y a quelques jours que vous ne sentiez pas les Insoumis « prêts à gouverner ». A vous entendre ici, on a l’impression que vous parlez d’abord de vous…
La lecture qu’il y a eu au sujet de ces propos ne me paraît pas juste. Certains ont compris que je n’avais pas le moral. Au contraire! C’est parce que j’ai changé, justement, que je dis cela. C’est parce que la question du pouvoir ne s’était jamais posée à moi. C’était de la fiction. Aujourd’hui, ce n’est pas une réalité mais c’est en tout cas une possibilité. J’ai envie d’apparaître comme quelqu’un de crédible sur différentes thématiques.

Mais vous ne sentez pas votre camp prêt…
Aujourd’hui, moi, non, je ne me sens pas prêt à gouverner. Mais je m’y prépare tous les jours. Déposer une proposition de loi, pour moi, c’est nouveau. Tous les jours, j’ai le sentiment d’essayer d’élever mon niveau de responsabilité. Mais aujourd’hui, ne me filez pas de ministère! Je ne suis pas sûr de le vouloir d’ailleurs…

Se préparer à gouverner, n’est-ce pas accepter les compromis et laisser tomber certains de vos combats?
Les compromis, je n’ai jamais cessé d’en faire. A chaque moment, dans la lutte sociale, tu te demandes ce que tu dois faire pour faire converger les forces. Quand je m’allie à l’UDI pour proposer une taxation fiscale sur les grands transferts de football, je n’ai aucun problème.

Donc s’allier avec d’autres forces politiques, c’est possible?
A gauche, ça ne me dérange pas, au contraire. Mais il faut savoir qui a l’hégémonie. Tant que cette question n’est pas tranchée par tout le monde – à savoir que la force hégémonique, c’est nous -, il n’y aura pas d’alliance. Et donc aujourd’hui, il faut constater que le centre de gravité n’est plus au Parti socialiste, c’est tout. Après, ce n’est pas trop ma tasse de thé tous ces trucs partisans…

Avez-vous l’impression d’être au bon endroit pour faire progresser vos combats?
Oui, je suis en adéquation avec moi-même. Pendant 18 ans, j’ai crié dans le désert. Quand vous faites un petit journal comme Fakir, vous y mettez toutes vos convictions, mais vous avez au final quelques milliers de lecteurs clairsemés dans la France… Aujourd’hui, mon désert est un peu plus peuplé. Quand je porte une parole à l’Assemblée sur l’agriculture, il y a des paysans qui m’écoutent. Quand je parle des médias sur Facebook, je fais un million de vues…

Vous assumez le fait de faire de l’Assemblée une tribune?
C’est ce que j’ai dit à mes électeurs lors de la campagne : « Vous savez, il n’y aura aucune de mes propositions qui passera, mais je me tiendrai droit pour vous. » On a une tribune à utiliser pour porter la voix des gens.

L’Assemblée ne sert pas qu’à ça normalement…
Je souhaiterais que l’Assemblée soit autre chose mais ce n’est pas moi qui l’ai décidé. C’est bien ma frustration : la loi ne se fait pas à l’Assemblée. Elle se fait dans les cabinets ministériels avec des orientations fixées par l’Elysée. Et nous on vient à l’Assemblée chipoter pour des virgules sur des textes qui seront de toute façon votés. Nous sommes donc une chambre d’enregistrement des désirs du Président. Quand Les Républicains ont porté une proposition de loi sur la compétitivité de l’agriculture, les députés En marche ont demandé une motion de rejet, sans débat. Même si le texte est bon, ils votent contre, parce qu’il ne vient pas d’eux. Dans ce cadre, ce qui reste d’utile est cette fonction tribunitienne.

Vous dites que votre rhétorique n’est pas celle d’un parlementaire « classique », la manière dont vous vous habillez est souvent scrutée… Est-ce compliqué pour vous d’entrer dans le costume de député?
Je n’ai jamais fait de mon attitude un vecteur de communication : je voulais juste ne pas porter de cravate, je n’en ai jamais portée de ma vie. Si vous deviez mettre un costume et une cravate, vous auriez l’impression de devenir un pingouin, non? C’est comme ça que je le vis. Si je commence à me déguiser, comment je vais devoir déguiser mon discours ensuite?

Vous publiez votre « première enquête de député-reporter », Un député à l’hôpital psychiatrique. Le manque de moyens pour la psychiatrie en France, c’est votre nouvelle obsession?
A l’Assemblée, on est condamné à avoir plusieurs obsessions : j’ai aussi beaucoup travaillé sur Sanofi ces derniers temps, sur l’agriculture énormément… C’est la démarche qui m’intéressait : celle de continuer à être reporter. Ma mission est d’aller chercher ce qui se passe dans le pays et de le faire remonter à la tribune de l’Assemblée. Pour ce travail, j’ai passé plusieurs jours en hôpital psychiatrique, puis je suis allé voir la direction de l’hôpital, l’Agence régionale de santé, j’ai interpellé la ministre de la Santé et je vais déposer une proposition de loi [pour aligner le financement de l'hôpital psychiatrique sur l'hôpital public]. Je sais bien qu’elle ne sera pas adoptée, mais je veux servir de mouche du coche : le ministère sera obligé de se préoccuper de cette question, la députée En marche de la Somme va visiter à son tour l’hôpital… Je veux produire un effet d’entraînement.

Pourquoi, comme d’autres députés, ne pas avoir écrit un rapport parlementaire?
Je ne sais même pas aujourd’hui comment on fait une mission [parlementaire] ou comment être rapporteur d’une mission en étant dans l’opposition – apparemment, c’est à peu près impossible. Je souhaite faire des rapports parlementaires pendant mon mandat, mais c’est une démarche beaucoup plus lourde, de 6 mois ou un an. Mais ce n’est non plus pas mon livre qui va faire monter le sujet de la psychiatrie : vous croyez que ça intéresse l’opinion publique, mon bouquin? Mon objectif n’est pas qu’il se vende! Tous mes droits d’auteur sont reversés au Collectif pour une psychiatrie citoyenne, dans la Somme.

Vous vous considérez aujourd’hui comme un homme politique?
Quand on me dit « homme politique », je regarde derrière moi et je me demande de qui on parle. Peut-être que je vais m’y habituer… Et puis dire « homme politique », ça donne l’impression que c’est un métier. Je me considère toujours comme journaliste.

Vous le journaliste, qu’allez-vous faire de cette expérience parlementaire? Un nouveau livre? Un film?
Je n’en sais rien. Le champ des possibles est ouvert, j’aimerais bien faire un film… Mais ce qui me manque, c’est du temps.

Vous êtes donc en reportage pendant cinq ans?
Oui, bien sûr! J’aime ce métier de journaliste, discuter avec les gens, essayer de comprendre comment ils pensent, ce qu’ils ressentent… Qu’ils soient député, ministre, éleveur ou plombier.

Vous êtes toujours rédacteur en chef de Fakir. Pas de problème avec votre fonction de député?
Ça ne me pose aucun souci. Jean Jaurès était responsable de L’Humanité! Je ne me compare pas à lui, mais je m’inscris dans une tradition, celle de Camille Desmoulins, de Marat ou de Vallès, qui avaient leur journal et en même temps faisaient de la politique… Ça ne veut pas dire que je me reconnais dans ces gens-là.

 

Si le maire d’Amiens était Insoumis, par exemple, est-ce que Fakir enquêterait sur lui?
Je ne crois pas à l’objectivité. Tout individu appartient à une classe sociale, il est d’un genre… On porte tous ça en nous. Je considère que mon journal, parmi d’autres supports, est un moyen d’en appeler à l’intelligence des gens. Et Fakir me force aussi à ne pas devenir con : en une journée à l’Assemblée, tu abordes sept sujets différents. Tu risques d’être superficiel sur tout. Là, par exemple, je me force à lire Histoire des agricultures du monde, de 500 pages, je bosse vraiment sur le sujet. Je me prétends intellectuel et je n’ai pas l’intention d’arrêter d’en être un.

Vous dénoncez souvent les médias qui appartiennent à de grands groupes industriels. Etait-ce si pénible d’accorder une interview au groupe Lagardère?
Non, pas du tout. Vous savez, mercredi j’étais chez LCI, un média du groupe Bouygues… Je souhaite d’abord que vous puissiez être, avec vos lecteurs, les responsables de votre publication. Mais de toute façon, on est condamnés à être en contradiction : ma pomme a été élevée aux pesticides, je vais quand même la manger ; la lumière est allumée, d’où vient l’uranium? Tout objet ici [Il englobe d'un geste du bras son bureau] est fabriqué par une multinationale. Malheureusement, c’est un système dont on ne peut pas entièrement s’extraire d’un seul coup, on peut seulement faire au mieux.

François Baroin, un des rares responsables LR unanimement respecté met fin à sa carrière politique

François Baroin, un des rares responsables LR unanimement  respecté met fin à sa carrière politique

 

Pour le parti des républicains le départ de François Baroin constitue sans doute une perte considérable. François Baroin était en effet l’un des rares responsables qui faisait l’unanimité et qui ne s’est  pas laissé entraîner dans des querelles de personnes mortelles. Baroin a toujours montré une retenue est une bienveillance à l’égard des différents courants de pensée de son organisation. Il a su toujours se montrer au-dessus de la mêlée adoptant toujours eu nos postures modérée et responsable. François Baroin à l’intérieur de son parti politique comme à l’extérieur a toujours bénéficié d’un grand respect de la part de ses amis comme de ses concurrents politiques. Un départ qui peut s’expliquer par la dérive droitière en cours chez les  républicains. Une lourde perte en tout cas car François Baroin était encore jeune, il n’a en effet que 52 ans, il pouvait encore espérer un destin national utile à sa famille politique.  « Je tourne la page de 25 ans d’engagement politique. Je suis rentré très jeune, j’étais député j’avais 27 ans, au gouvernement de Jacques Chirac j’en avais 29 » a expliqué l’ex-futur Premier ministre de Nicolas Sarkozy puis de François Fillon, âgé aujourd’hui de 52 ans.  Très discret depuis la présidentielle, le leader de l’Association des maires de France (AMF) avait déjà évoqué sa lassitude : « J’ai été très en avant, en première ligne dans cette campagne présidentielle » a-t-il raconté. Après les nombreux échecs - la défaite de Nicolas Sarkozy à la primaire de droitela dégringolade de François Fillon et l’échec des Républicains aux législatives - l’homme semble maintenant désabusé : « J’ai fait ce que j’ai pu », explique-t-il, avant d’évoquer Emmanuel Macron : « On a un très jeune Président, qui a déplacé les lignes, et moi, je souhaite le succès de mon pays et de cette action, au fond. » Un président qui, selon lui, « prend des mesures et porte des discours que, même à droite, on n’osait plus porter ». L’élection du chef de file des Républicains ? François Baroin n’a pas souhaité dire s’il se déplacerait pour voter. Mais ce qui semble sûr, c’est que son futur retrait sera total : « Je ne veux plus d’engagement militant, passer mon temps matin, midi et soir à commenter les positions des uns et des autres.

 

François Baroin se met en recul des Républicains

François Baroin se met en recul des Républicains

 

 L’animateur de la  campagne LR a décidé de prendre du recul. : « Aujourd’hui, je n’aspire à aucune responsabilité partisane et je ne veux plus participer aux  débats internes », a déclaré François Baroin qui ne soutient aucun candidat à la présidence de son parti et qui veut prendre du champ par rapport aux nous affrontements internes. Autre délicate question que le sénateur-maire évite, l’exclusion possible du Premier ministre Edouard Philippe, des membres du gouvernement Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, et des députés Constructifs Thierry Solère et Franck Riester. « Ces débats sont à mille lieues de mes préoccupations et de mon engagement au service des territoires », assure François Baroin. 

Monument historique : François Hollande veut « reconstruire » le PS

Monument historique : François Hollande veut « reconstruire » le PS

 

Ce n’est évidemment pas un hasard si très récemment Hollande est sortie de sa réserve d’une part pour réhabiliter son bilan, d’autre part pour attaquer Macron en lui conseillant surtout l’immobilisme. La stratégie est surtout politicienne. François Hollande qui ne sait pas faire autre chose que de la politique et de retour. En fait,  il veut reconstruire l’PS, sorte de monument historique très délabré. On voit mal comment un architecte de la vieille école pourrait rebâtir une bâtisse un peu solide à moins d’utiliser les vieilles recettes qui consistent à obtenir le soutien de courants contradictoires grâce à des synthèses molles. Des synthèses qui permettent d’unifier les gauchistes, les sociaux démocrates et les libéraux. Une stratégie qui ne tient que dans l’opposition car sitôt confrontée aux réalités pouvoir ces contradictions explosent. Mais pour Hollande comme pour de nombreux autres caciques de la politique, peu importe ;  il sera toujours temps d’essayer de dépasser ces contradictions l’objectif premier et la conquête du pouvoir et même l’unique objet du projet. . Martine Pinville, ancienne secrétaire d’Etat au Commerce hollandaise convaincue, fait d’ailleurs peu de mystère des intentions de l’ancien chef de l’Etat: « Il prépare. Il veut reconstruire le parti pour qu’il puisse mieux répondre aux attentes des Français. » Quels Français ?

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