Archive pour le Tag 'François'

Le pape François : des orientations contestées

Le pape François : des orientations contestées

Giovanni Maria Vian, vaticaniste : « Les choix du pape François se sont heurtés à de fortes résistances et ont été affaiblis par les limites de sa personnalité ». Giovanni Maria Vian dresse un constat mitigé des douze années de pontificat du pape François, dans une tribune au « Monde », marquées par des décisions autoritaires et inopérantes qui n’ont pas su faire l’unanimité.

Innovant et prometteur dans les premières années, le pontificat de François s’est révélé au fil du temps décevant et pétri de contradictions. Sa gouvernance a laissé à désirer, tout comme celles de ses prédécesseurs, Benoît XVI et Jean Paul II, mais pour des raisons opposées. Les papes allemand et polonais avaient délégué leur pouvoir à des collaborateurs, en majorité des Italiens préoccupés par leurs intérêts propres. En revanche, François, ce jésuite argentin séduit par le péronisme, a gouverné seul, dans un style autocratique.

Hostile à la curie romaine, le souverain pontife a par exemple vidé de son pouvoir et privé de son autonomie financière la secrétairerie d’Etat, pourtant très haut placée dans la hiérarchie vaticane : elle était un élément central de la réforme voulue par Paul VI peu après le concile Vatican II, au début des années 1960.

L’élection de Jorge Mario Bergoglio se prépare dès 2001, lorsque Jean Paul II le crée cardinal. A Buenos Aires, les journalistes lui ont alors demandé « quel devait être, à [son] avis, le profil du nouveau pape », comme l’a raconté le pape François dans le livre-entretien El Pastor [non-traduit, 2023] d’Angela Ambrogetti et Sergio Rubin, confirmant que sa campagne avait commencé à ce moment-là. Et de poursuivre : « Je leur ai répondu avec assurance : un pasteur. A ce moment-là, il était difficile d’imaginer que, douze ans plus tard, ce serait moi ce pasteur. »

Lors du très bref conclave de 2005, le cardinal Bergoglio avait déjà recueilli plusieurs voix malgré l’opposition de son influent confrère jésuite Carlo Maria Martini qui, probablement, a voté pour Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, et l’a fait élire. Le conclave de 2013 fut tout aussi court. Les Italiens s’attendaient à voir élire Angelo Scola, archevêque de Milan. La renonciation de Benoît XVI dévoilait au grand jour la situation de crise dans laquelle se trouvait le gouvernement central de l’Eglise.

Sondage François Bayrou: Près de 80 % des Français mécontents

Sondage François Bayrou: Près de 80 % des Français mécontents


Près de 80 % des Français sont mécontents du premier ministre. Il est clair que François Bayrou n’a pas accédé à la responsabilité de premier ministre dans les meilleures conditions faute de majorité à l’Assemblée nationale. Mais force est de constater qu’après trois mois de pouvoir il n’a guère donné des raisons d’espérer à l’opinion publique du fait de ses différentes contradictions, de ses hésitations voire de son immobilisme.

Tout semble indiquer maintenant que le sort de François Bayrou pourrait être scellé par une prochaine motion de censure au plus tard au moment de la dissolution de l’assemblée. Sans doute même avant si François Bayrou se montre toujours aussi ambigu et inefficace. Voir notamment à cet égard l’affaire de la réforme des retraites qui mécontente une large majorité de Français

Selon la dernière enquête Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, 81% des Français expriment leur déception face au bilan du premier ministre et 57% se disent favorables à une censure.

«Jamais un chef de gouvernement n’aura été aussi fragilisé aussi rapidement», avance Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa. Laquelle pointe un premier ministre à la fois «majoritairement rejeté dans l’opinion» et «marginalisé au sein même de la majorité présidentielle», où…

Censure : François Bayrou de plus en plus menacé

Censure : François Bayrou de plus en plus menacé

À la suite de plusieurs contradictions, d’hésitationw et de gaffes le premier ministre trouve de plus en plus menacé par une motion de censure non seulement de la gauche mais aussi en provenance du Rassemblement national. Après les retraites, le motif de mécontentement concerne cette fois la programmation annuelle de l’énergie enjeu centrale sur le plan de l’indépendance du pays mais déterminé non pas dans la loi mais dans un décret (PPE, ou programmation pluriannuelle de l’énergie).

Une programmation relativement floue par ailleurs qui certes envisage une augmentation de la part de l’électricité nucléaire mais prévoit aussi une croissance des énergies renouvelables à la fois fantaisiste et coûteuse.

. Alors que le gouvernement doit présenter en avril sa feuille de route pour dix ans, la présidente des députés du Rassemblement national (RN) multiplie les avertissements à ce sujet. « Je vais me fâcher », a-t-elle récemment prévenu dans Le Figaro Magazine.

Notons dans la consommation finale énergétique, une baisse de la part des énergies fossiles de type gaz ou pétrole (de 58 % en 2023 à 30 % dans dix ans). En contrepartie, la part de l’électricité doit augmenter, grâce à une hausse de la production nucléaire et des énergies renouvelables.

« Littérature »-Sandrine Rousseau, Borne, François Hollande, Hidalgo les plus nuls !

« Littérature »-Sandrine Rousseau, Borne,  François Hollande, Hidalgo les plus nuls !

 Une manière générale les livres politiques connaissent peu de succès auprès du public. Des tirages papier assez marginaux qui n’ont rien à voir évidemment avec le taux de lecture sur d’autres médias. En cause,  le fait que certains n’ont pas grand-chose à dire ou qu’ils feraient mieux de s’abstenir. À noter toutefois des tirages satisfaisants à droite avec Jordan Bardella ( avec une grosse campagne de pub) ,139.071 exemplaires vendus pour « Ce que je cherche ». Juste derrière, Philippe de Villiers avec «Mémoricide » 136.529 ventes. Enfin, le troisième, c’est Nicolas Sarkozy avec 84.000 exemplaires du Temps des combats, Un des rares hommes politiques à vendre régulièrement sa prose. À gauche visiblement la littérature politique ne séduit pas pour preuve:

L’ex-Première ministre Élisabeth Borne fait un bide avec ses Vingt mois à Matignon (Flammarion) qui n’ont intéressé que 4.700 acheteurs. Même François Hollande, président redevenu simple député, ne s’est vendu qu’à 6.700 exemplaires.

1.700 pour Boris Vallaud et En PermanenceCe qui nous porte (Seuil), de Sandrine Rousseau, n’atteint même pas la barre des 1.000. Mais la palme des flops revient à Anne Hidalgo avec Le lieu des possibles et ses 227 exemplaires écoulés.
Notons que nombre de ces derniers livres ont été achetés par les auteurs eux-mêmes être distribués aux amis!

 

Procès du MoDem, François Bayrou pas complètement tranquille

Procès du MoDem,  François Bayrou pas complètement tranquille

D’une certaine manière François Bayrou-comme Marine Le Pen -est toujours menacée- par cette affaire des attachés parlementaires européens supposés avoir été utilisée illégalement. François Bayrou a été blanchi pour l’instant à titre personnel mais pas ses collaborateurs. Quant à Marine le Pen , elle  attend avec impatience la décision des juges pour savoir si l’éventuelle peine la privera ou non de sa candidature aux présidentielles.

Ces deux affaires vont remonter dans les priorités médiatiques en raison évidemment de la candidature de Marine Le Pen aux présidentielles mais aussi en raison la nomination de François Bayrou comme premier ministre. On ne pourra éviter de faire des comparaisons de jugement pour des faits finalement assez similaires par ailleurs assez ténébreux et discutables. Il ne s’agit en effet pas de questions d’enrichissement personnel, ni de détournement de fonds mais de la nature des activités des attachés parlementaires.

Blanchi en première instance, le nouveau premier ministre attend toujours son audience en appel. Mais à ce jour, compte tenu de l’engorgement de la justice, aucune date n’a encore été retenue.

Près de dix ans que la justice gâche les joies et les succès politiques de François Bayrou. À peine nommé premier ministre, acmé d’une longue carrière politique, le voilà rattrapé par son agenda judiciaire. En février 2024, le verdict du procès en première instance de l’affaire des attachés parlementaires du MoDem tombait.

Malgré la condamnation d’une majorité de cadres, le président du MoDem était blanchi, le tribunal n’ayant pas suivi les réquisitions du ministère public. Mais la décision, favorable au Béarnais, avait fait l’objet d’un appel du parquet.

Ce dernier, qui considérait François Bayrou comme l’instigateur d’un système frauduleux en vigueur entre 2005 et 2017, avait requis à son encontre 30 mois de prison avec sursis, 70.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité, également assortis du sursis. « Il est très probable » que les délits commis par certains prévenus l’aient été avec « l’autorisation de François Bayrou », avaient affirmé l’accusation.…

 

François Bayrou : un premier ministre aux forceps

François Bayrou s’est imposé y compris à Macron comme Premier ministre mais pas sans douleur, presque au forceps. Le différend est d’ordre idéologique entre les deux hommes. Il y a une différence de connaissance du terrain, de vision mais surtout comportement : d’un côté le provincial érudit et besogneux et de l’autre le président Jupitérien qui craint surtout l’ombre des fortes personnalités. On aura l’occasion de voir lors de la formation du gouvernement que François Bayrou l’a  emporté sur Macron avec une exception peut-être celle de Retailleau. Les personnages les plus clivants risquent d’être mis de côté. Et on peut penser que François Bayrou ne sera pas simplement un collaborateur du président mais en situation de cohabitation. Le problème évidemment est de savoir quel temps François Bayrou car les marges de manœuvre sont particulièrement étroites et tordues.

Social : François Hommeril, leader syndical national et nouveau chômeur !

Social :  François Hommeril, leader syndical national  et nouveau chômeur

 Il a été l’une des chevilles ouvrières de la bataille pour la sauvegarde des emplois de l’usine savoyarde de Niche Fused Alumina. A 63 ans, le patron de la CFE-CGC, François Hommeril, ingénieur de formation, fait partie des 51 salariés dont se sépare Alteo. Mandat syndical ou non, il fait l’objet d’une procédure de licenciement dont il dénonce la brutalité dans La Tribune.  »Etre délégué syndical n’empêche pas d’être licencié économique, mais rend la procédure un peu plus longue », affirme le président national de la CFE-CGC, François Hommeril, qui s’apprête désormais à s’inscrire comme demandeur d’emploi. 

Ce mardi, vous annonciez faire partie des 51 salariés dont se sépare le groupe Alteo, suite à la reprise du fabricant de corindon Niche Fused Alumina. Comment est-ce possible ?

François Hommeril – Je n’ai pas signé pour un départ volontaire. Mais à partir du moment où j’étais le seul représentant de ma catégorie professionnelle (ingénieur procédé, ndlr), ce n’était pas vraiment une surprise de constater que je ne faisais pas partie des 119 salariés conservés par Alteo. Dès l’instant où nous n’avons plus eu, autour de la table, qu’un seul repreneur, et que l’option de Concord qui songeait à reprendre l’ensemble des effectifs a été écartée, nous avons engagé deux cycles de discussions avec Alteo pour essayer de discuter sur les effectifs qui pourraient être repris.

La Tribune – Même après avoir été élu en 2016 à la tête de la CFE-CGC, vous aviez continué à faire partie des équipes de l’usine de La Bâthie (Savoie) et vous aviez été à ce titre, l’un des chefs de file des négociations du côté des syndicats, lors de la reprise d’Alteo : votre intervention a-t-elle permis de faire monter le dossier sur la scène nationale ?

François Hommeril – Je me suis beaucoup impliqué, à titre personnel, sur les emplois liés à la fabrication. Il est toujours compliqué de parler pour soi quand on est représentant syndical. Mais au final, il était clair que si le tribunal accordait le dossier à Alteo, je ne serai pas repris. Pour moi, ils ne se sont pas posé de questions. J’avais déjà un mandat syndical, et je faisais partie d’une catégorie dont j’étais le représentant unique. D’ailleurs, la plupart des cadres ont été débarqués par la direction, ils n’ont gardé qu’un seul ingénieur.

Vous étiez pourtant l’un des représentants syndicaux de l’usine : cette décision est-elle légale?

François Hommeril – Dans le Code du travail, il s’agit surtout d’une question de procédure. Etre délégué syndical n’empêche pas d’être licencié économique, mais rend la procédure un peu plus longue. Mes responsabilités syndicales leur auront d’ailleurs été très utiles, car je suis beaucoup intervenu pour appuyer le dossier lorsqu’on m’a demandé d’activer certains leviers, jusqu’aux plus hauts échelons de l’Etat, pour permettre au dossier d’Alteo d’aboutir.

Ma priorité était bien entendu de soutenir le dossier : cependant, jamais les représentants d’Alteo, avec lesquels j’étais en contact, n’en ont profité pour m’informer sur ce qu’ils comptaient faire de mon poste. Un SMS ou un message oral, ça n’aurait pas été compliqué.

Comment l’avez-vous appris ? Songez-vous à contester cette procédure ?

François Hommeril – J’ai simplement vu que j’étais sur la liste des postes qui n’étaient pas repris. Pour la suite, je ne sais pas. J’ai déjà bien du travail avec mon mandat confédéral qui doit durer encore 20 mois (jusqu’en 2026, ndlr).

Pour le moment, je suis donc allé chercher mon recommandé comme tout le monde, et nous avons une réunion prévue avec le CSE le 20 novembre prochain. Nous avons également reçu une proposition de rendez-vous avec l’inspecteur du travail pour un échange préalable.

Je pense que cet échange devrait être proposé aux deux autres élus concernés, qui ont exprimé leur volonté de quitter l’entreprise. Même si je suis habitué à ce type de dossier, quand il arrive ce moment où l’on te dit : « maintenant, tu n’es plus chez toi, vas t’en», ça reste difficile.

 Le repreneur aurait déjà dénoncé l’ensemble des accords syndicaux et levé le CSE de ses fonctions, en l’attente de nouvelles élections du personnel.  Que pensez-vous de la situation ?

François Hommeril – Il est clair que le groupe Alteo n’a absolument pas l’attitude sociale qu’il prétendait avoir. Ils ne développent aucune intelligence sociale. La situation mérite d’être éclaircie.

Politique-Le retour de François Hollande en 2027 ! ! !

Politique-Le retour de François Hollande en 2027 ! ! !

 

Visiblement François Hollande remet les deux pieds dans  la politique et fait le pari que l’union de la gauche future à l’occasion des élections présidentielles fera le choix d’un social-démocrate comme lui ; c’est en tout cas ce que laisse entendre  l’ancien président socialiste (2012-2017), qui publie aux Éditions Perrin Le Défi de gouverner. François Hollande laisse entendre qu’il serait préférable que la gauche présente plusieurs candidats ( dont lui sans doute) au plus premier tour des présidentielles. Vraisemblablement pour contourner l’épouvantail Mélenchon.

Le problème évidemment c’est que François Hollande a surtout développé une politique déjà largement inspirée par Macron. Dans les campagnes électorales , Hollande gauchit effectivement son discours « la finance, c’est l’ennemi » ! Ensuite finalement il poursuit la politique conduite précédemment. En outre l’homme est largement usé dans l’opinion publique. Le problème c’est que le parti socialiste n’a encore pas réussi à imposer un leader suffisamment charismatique pour créer une dynamique propre et préfère encore l’ambiguïté dans le cadre du nouveau front populaire à une ligne politique claire.

Le retour de François Hollande en 2027 ! ! !

Le retour de François Hollande en 2027 ! ! !

 

Visiblement François Hollande remet les deux pieds dans  la politique et fait le pari que l’union de la gauche future à l’occasion des élections présidentielles fera le choix d’un social-démocrate comme lui ; c’est en tout cas ce que laisse entendre  l’ancien président socialiste (2012-2017), qui publie aux Éditions Perrin Le Défi de gouverner. 

Le problème évidemment c’est que François Hollande a surtout développé une politique déjà largement inspirée par Macron. Dans les campagnes électorales , Hollande gauchit effectivement son discours « la finance, c’est l’ennemi » ! Ensuite finalement il poursuit la politique conduite précédemment. En outre l’homme est largement usé dans l’opinion publique. Le problème c’est que le parti socialiste n’a encore pas réussi à imposer un leader suffisamment charismatique pour créer une dynamique propre et préfère encore l’ambiguïté dans le cadre du nouveau front populaire à une ligne politique claire.

 

Législatives : François Hollande a besoin des voix des » Républicains »

Législatives : François Hollande a besoin des voix des » Républicains »

L’ex-président François Hollande,  en tête du premier tour des législatives dans son fief de Corrèze avec 37,65% des voix, selon des résultats quasi définitifs avec 99% des bulletins dépouillés.

Le candidat du Nouveau Front populaire a devancé la candidate Rassemblement national Maïtey Pougey, deuxième avec 30,86% des voix. Il toutefois pourrait faire face à une triangulaire en cas de maintien du député sortant Francis Dubois (Les Républicains), arrivé troisième avec 28,63% des voix.

Législatives: François Ruffin a besoin de la macronie pour l’emporter

Législatives:  François Ruffin  a besoin de la macronie pour l’emporter

 Avec 33,92% des voix, l’ancien réalisateur, relégué en deuxième position, est distancé par la candidate RN, Nathalie Ribeiro-Billet, qui obtient 40,69%. François Ruffin compte sur les voies de la macronie  pour l’emporter au second tour.
Albane Branlant, candidate Ensemble arrivée troisième avec 24% des suffrages, a annoncé dans la soirée se désister « face au risque du Rassemblement national ».« Face au risque du Rassemblement national, qui pourrait avoir une majorité absolue, je retire ma candidature ce (dimanche) soir. Je fais une différence entre des adversaires politiques et les ennemis de la République », a-t-elle déclaré.

Politique: l’héritage de François Hollande : son scooter !

Politique: l’héritage de François Hollande : son scooter !

 

 

On aurait bien du mal à évoquer ce qui caractérise l’héritage politique de François Hollande dont le pouvoir a fini en eau de  boudin à tel point qu’il n’a même pas pu se représenter.

On apprend cependant que l’ancien scooter de François Hollande sera mis en vente au château Darty ni en Touraine lors d’une vente aux enchères

 

Le 1er janvier 2014, l’ancien président de la République a été photographié en scooter par la presse people devant l’immeuble de l’actrice Julie Gayet alors qu’il était officiellement en couple avec la journaliste Valérie Trierweiler. Le scoop, révélé par le magazine Closer, a déclenché un vaudeville médiatique dont l’épilogue fut la séparation du chef de l’État avec sa compagne. Dix ans après, la monture reste ancrée dans l’histoire du quinquennat de François Hollande.

Le pire c’est que François Hollande a dédicacé son scooter !

L’héritage politique de François Hollande : son scooter !

L’héritage politique de François Hollande : son scooter !

 

 

On aurait bien du mal à évoquer ce qui caractérise l’héritage politique de François Hollande dont le pouvoir a fini en eau de  boudin à tel point qu’il n’a même pas pu se représenter.

On apprend cependant que l’ancien scooter de François Hollande sera mis en vente au château Darty ni en Touraine lors d’une vente aux enchères

 

Le 1er janvier 2014, l’ancien président de la République a été photographié en scooter par la presse people devant l’immeuble de l’actrice Julie Gayet alors qu’il était officiellement en couple avec la journaliste Valérie Trierweiler. Le scoop, révélé par le magazine Closer, a déclenché un vaudeville médiatique dont l’épilogue fut la séparation du chef de l’État avec sa compagne. Dix ans après, la monture reste ancrée dans l’histoire du quinquennat de François Hollande.

Le pire c’est que François Hollande a dédicacé son scooter !

Composition du gouvernement : François Bayrou entre en résistance… molle

Composition du gouvernement : François Bayrou entre en résistance… molle

Du côté des centristes, c’est le mécontentement qui s’exprime à propos de la composition du nouveau gouvernement avec la présence de huit ministres de droite sur 14 et seulement un centriste. Du coup, François Bayrou va jusqu’à menacer d’une liste autonome aux élections européennes.

Il est vrai que le breuvage est difficile à avaler pour Bayrou; lui dont le soutien à Macron a sans doute été le plus décisif pour permettre l’élection de ce président. Un président qui désormais non seulement abandonne la gauche mais aussi et surtout le centre. Mais de ce point de vue, Macon naguère la reconnaissance du ventre et rejoint sans doute l’opinion de François Mitterrand à propos du centre qui disait « : où se situe le centre ? Réponse: au fond du couloir à droite ! »

Le centre a toujours été considéré comme une force d’appoint par Macron donc seulement utile au moment des élections. Pour preuve Bayrou n’a jamais pu accéder à une fonction stratégique dans les gouvernements de Macon qu’il a pourtant favorisé. Pas étonnant pour ce président Jupitérien qui ne veut surtout pas de concurrence. Même Édouard Philippe qui n’est pas particulièrement rebelle en a fait les frais.

Il est peu vraisemblable que les centristes iront jusqu’à déposer une liste autonome aux européennes car même sur ce terrain qui leur est cher ils ont fait preuve d’une grande timidité et d’une grande prudence. Même au « Plan » dont Bayrou est supposé être responsable on a laissé l’institution figé dans l’immobilisme. Pendant que des institutions bidon de Macon étaient supposées remplacer !

L’alliance au pouvoir n’obtiendra sans doute même pas 18 % en cas de liste unique aux européennes et les centristes seuls ne dépasseraient peut-être pas 5 %. Bref, la confirmation de leur utilité électorale mais de leur marginalité politique après les échéances.

Société- Un désordre mondial appelé à durer (François Lenglet)

Société- Un désordre mondial appelé à durer (François Lenglet)

Dans un entretien à La Tribune Dimanche, François Lenglet explique les raisons pour lesquelles le désordre mondial est amené à durer dans La Tribune.

Dans votre dernier ouvrage*, vous décrivez les désordres du monde, en expliquant que cela devrait durer longtemps. Pourquoi ?

FRANÇOIS LENGLET- Les crises politique, géopolitique et inflationniste actuelles ont une seule et même cause. Nous vivons la fin de l’ordre planétaire hérité de la Seconde Guerre mondiale, et plus encore de la Chute du Mur, dominé par les États-Unis. C’est une période de transition, un phénomène récurrent dans l’histoire. Depuis la fin du XVe siècle, les maîtres du monde se succèdent sur des périodes d’environ 80 ans : France, Royaume-Uni… Ils régulent les relations entre pays, structurent la diplomatie et l’économie. Les transitions durent une vingtaine d’années, l’équivalent d’une génération. C’est le temps nécessaire au renouvellement des élites. L’autre scénario, c’est une guerre qui rebat les cartes du pouvoir. On l’a vu en France en 1815, quand la classe dirigeante issue de la Révolution et de l’Empire fut balayée par la défaite, ou en 1945, quand les leaders de la IIIe République ont quitté le champ politique après la Libération.

Les États-Unis et l’Allemagne sont-ils toujours nos meilleurs alliés ? L’un semble obnubilé par la Chine, l’autre par sa démographie…

Le cycle qui s’achève fut celui de l’hyperpuissance américaine, qui a donné lieu à la mondialisation. Celle-ci n’aurait pas pu se produire sans un maître du monde qui a fait disparaître le risque géopolitique, imposé ses normes et sa monnaie. La guerre d’Ukraine sonne la fin de ce cycle. Les opposants comme la Russie se dressent, le commerce devient difficile. La Chine va se fermer et les multinationales vont partir. On en voit chaque jour des signaux. La plupart des entreprises, lucides, s’y préparent. Les États-Unis demeurent toutefois le leader du camp occidental. Sans eux, l’Ukraine serait russe. Contrairement à ce qu’en pense Emmanuel Macron, il n’y a pas de voie indépendante pour l’Europe sans l’Amérique. Nous devons donc mutualiser nos forces avec eux. Constatons que la Pologne, qui aura un jour la première armée du continent, achète du matériel militaire américain. Pour sa part, l’Allemagne est un pays durablement affaibli, qui vit mal cette situation. Elle est pénalisée par sa dépendance au gaz russe et par son choix de sortir du nucléaire, qui l’éloignent de la France.

Selon vous, la Chine ne prendra pas le leadership de la planète car elle n’est pas désirable. Que voulez-vous dire ?

Plusieurs raisons à cela. Le maître du monde s’impose d’autant mieux qu’il fait envie. L’ Amérique a suscité admiration et soumission. C’est le monde libre par excellence, qui fait rêver par sa musique, son entreprenariat, ses champions de l’informatique, etc.

Son soft power est d’une efficacité redoutable. La génération du baby-boom fut américanisée avec l’influence de la culture, de la musique, du mode de vie. Et quand on est persécuté dans un pays, on se dit toujours qu’il sera possible de refaire sa vie aux Etats-Unis. Cette croyance ne fonctionne pas avec la Chine. Ce pays est au bout de sa croissance, il perd 7 millions d’actifs par an à cause de sa démographie déclinante. Et puis, qui veut aller vivre dans une dictature ? La plupart des Chinois riches ont un passeport américain. La réciproque n’est pas vraie. En conséquence, nous entrons dans une période sans maître du monde. Les anciens empires se reconstituent autour d’un leader régional fort. Les confrontations s’aiguisent.

Nous avons appris, avec Montesquieu ou Kant, que le commerce était le meilleur antidote à la guerre. Mais la guerre est revenue. Avons-nous mal commercé ?

Le « doux commerce » est une illusion fréquente. Le commerce crée des dépendances, par exemple pour l’approvisionnement en métaux rares, en médicaments, en biens de consommation courants… Lorsque vous êtes du bon côté, comme la France avec les États-Unis, vous n’en prenez pas conscience tout de suite. Les Américains s’en sont rendu compte et ils ont voté Trump. Le commerce n’altère pas les passions humaines. Il est secondaire par rapport au besoin d’identité, qui s’exacerbe lorsque les frontières sont ouvertes.

Le protectionnisme n’est-il pas toujours nationaliste, donc guerrier ?

Non, je ne le crois pas. Le nationalisme, c’est la guerre, comme le disait François Mitterrand. Pas le protectionnisme. La Suisse vit paisiblement derrière des frontières peu perméables. Le commerce international a certes atténué les inégalités entre pays mais il a accru les inégalités à l’intérieur des pays. Le protectionnisme consiste à prendre soin de sa communauté nationale, y compris des étrangers en situation régulière. Sinon, c’est l’essor du populisme et du nationalisme, qui profitent de la peur. La demande de protection est saine et légitime mais les partis socio-démocrates et libéraux ne s’en sont pas occupé. Roosevelt arrive au pouvoir en 1933 avec un discours social et protectionniste que l’on qualifierait aujourd’hui de populiste. Mais il ramène le pays dans le chemin de la démocratie et il devient le leader du monde libre. Il faut aller chercher les gens là où ils sont.

Les populistes en Europe sont peu « rooseveltiens ». Sont-ils voués à l’emporter, comme au Royaume-Uni ?

Le Brexit était une demande forte or elle a été exécutée par des incompétents, des aventuriers. Richi Sunak est plus malin que ses prédécesseurs. Il va tempérer le Brexit. Au regard de la classe politique anglaise qui s’était engouffrée dans le mensonge, je doute que le populisme ait un avenir. On le voit aussi en Pologne, où la droite radicale a perdu ou en Italie, où Giorgia Meloni a adapté son programme à la réalité. L’avenir, c’est que les partis humanistes traitent le désir de protection des gens. Les Anglais voulaient reprendre leur destin en mains, quoi de plus légitime ? La situation finira par se normaliser car la maison du Royaume-Uni, c’est l’Occident. Et sa place sur la scène internationale est celle d’une grande diplomatie.

Attendez-vous un nouvel ordre mondial ? Ou bien la crise est-elle, comme dit Edgar Morin, un état permanent de nos sociétés ?

Nous sommes dans un monde où chacun entend jouer sa partie. Cela va rester turbulent. Un nouvel ordre verra le jour. Le « Sud Global », autour des puissances chinoise ou indienne, dispose d’un avantage démographique majeur, principal déterminant des forces diplomatiques et militaires. L’Occident devra sans doute changer de stratégie, en forgeant des alliances au gré de ses intérêts plutôt que de s’imposer unilatéralement par la puissance, la domination ou la prédation. Un moment décisif aura lieu à Taïwan où la confrontation entre la Chine et les États-Unis va se dénouer. Les premiers font du retour de l’île dans leur giron un cas ontologique. Les seconds peuvent y perdre leur influence mondiale en matière de sécurité.

Malgré ces constats, vous entrevoyez une vie plus sereine, plus libre et plus épanouie dans le futur. Notamment par la semaine de quatre jours ou les nouvelles technologies.

Oui ! Pendant que les équilibres géopolitiques changent dans la tension, l’innovation schumpétérienne se poursuit, notamment avec l’IA. C’est un réservoir formidable de productivité. Donc de baisse du temps de travail – un processus multiséculaire – ou d’accroissement des richesses. L’innovation nous aidera aussi pour la décarbonation. Je suis donc optimiste. La technologie n’est jamais bonne ou mauvaise en soi, tout dépend de ce que nous en faisons.

* Combien de temps ça va durer, Plon, 2023
Propos recueillis par Nicolas Prissette

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