Archive pour le Tag 'SNCF'

SNCF : la réforme à l’envers de Pepy avec son pacte social

SNCF : la réforme à l’envers de Pepy avec son pacte social

La rhétorique bavarde de Guillaume pépin, PDG de la SNCF n’est  pas un phénomène nouveau dans les médias ; cette fois il agite  sa proposition de pacte social, un nouveau coup de com. du PDG qui s’est davantage signalé par son verbiage que par sa politique de gestion. Une curieuse manière de négocier en effet. Il aurait sans doute été plus souhaitable de discuter d’abord de futures conditions sociales des cheminots avant de supprimer brutalement et sans concertation l’ancien statut. Notons que pendant les moments chauds des décisions gouvernementales relatives à la suppression du statut Guillaume Pepy s’est montré particulièrement discret sinon absent. Maintenant Guillaume Pepy propose une sorte d’ersatz de statut sans doute pour tenter de réduire la fracture sociale interne qui risque de laisser des traces dans l’entreprise. Guillaume Pepy est loin d’être le seul responsable car Macron a voulu faire de la SNCF son terrain de jeu favori pour montrer sa puissance, sa détermination et la dynamique de sa politique. La réalité, c’est que cette réforme SNCF dont certains aspects étaient nécessaires n’a eu aucun effet sur l’ensemble de la politique économique et sociale du pays. Macron a tenté un coup politique et il a perdu.  Guillaume Pepy tente maintenant de se rattraper aux branches et d’une certaine façon conteste l’orientation gouvernementale qui consistait à supprimer purement et simplement le statut pour les nouveaux embauchés. Le patron de la SNCF essaye  de faire passer un accord social qui couvrirait ancien et nouveau cheminot ; tout  dépendra en fait du contenu a. La justification de la digitalisation  par Le PDG de la SNCF  parait un peu surannée. Il y a longtemps que les nouvelles technologies ont pénétré l’entreprise. C’est tellement vrai que les effectifs sont passés de 500 000 dans les années 50 à peine 160 000 aujourd’hui. Pour le moins le discours de Guillaume Pepy parait  assez flou :

. «Le futur dispositif sera motivant et attractif pour tous. Et les garanties fondamentales du statut, sur l’emploi, le droit syndical ou encore le régime de retraite, seront préservées, même si la véritable garantie de l’emploi des cheminots repose sur les compétences»,

«Et nous allons favoriser la mobilité, géographique et professionnelle ». La mobilité géographique, elle a toujours existé à telle enseigne que la plupart des cheminots parisiens sondés provinciaux. Quant à la mobilité professionnelle elle constitue une des contraintes du système d’avancement. Rien de vraiment nouveau sinon l’habillage d’un pacte social qui par ailleurs devra recevoir l’accord des pouvoirs publics, ce qui est loin d’être acquis.

 

Grèves SNCF : + 43% pour les cars

Grèves SNCF : + 43% pour les cars

Conséquence peut-être inattendue du conflit SNCF : l’emballement de la fréquentation des cars Macron. Des cars dont le succès économique tardait à venir en raison d’une part faible niveau tarifaire mais aussi d’une fréquentation insuffisante Un total de 2,4 millions de voyageurs ont emprunté ces lignes entre les mois d’avril et de juin, soit 43% de plus que sur la même période un an plus tôt. Le chiffre d’affaires des acteurs du secteur, qui a été libéralisé à l’été 2015, a progressé dans le même temps de 40%, à 36,2 millions d’euros, le taux d’occupation des autocars atteignant le niveau historiquement élevé de 61%. Selon l’Arafer, le conflit social à la SNCF a favorisé l’entrée de quatre nouveaux opérateurs, qui se sont appuyés sur la plateforme BlaBlaCar pour la commercialisation de leur offre. Le nombre d’opérateurs est désormais de 13 en comptabilisant les huit déjà existants ainsi que l’opérateur saisonnier Migratour.

Le nombre de liaisons commercialisées a quant à lui augmenté de 26% au deuxième trimestre pour s’établir à 1.811. L’Arafer souligne que le secteur continue de créer des emplois et comptait 2.542 équivalents temps plein à fin juin, soit 134 de plus sur le trimestre et 364 de plus en un an.

SNCF : encore de grosses pannes

SNCF : encore de grosses pannes

Encore une énorme panne en région parisienne qui paralyse une bonne partie du trafic. Des pannes qui  se multiplient ces dernières années à Paris comme en province et qui  pose la question de la fiabilité de l’organisation et du fonctionnement de certaines installations. Certains affirmeront qu’il s’agit du hasard. Peut-être s’agit-il aussi d’une certaine incompétence ( m^me si là en l’occurence c’est la responsabilité de RTE qui est surtout impliquée). On se souvient qu’il y a quelques dizaines d’années la SNCF était surtout dirigée au plus haut niveau par des polytechniciens, ingénieur des mines. Des responsables qui n’étaient pas sans défauts qui  privilégiaient souvent la technique au détriment du commercial. Ils avaient au moins le mérite d’être des techniciens. Mais pour diversifier ses sources de recrutement la SNCF a largement ouvert ses portes aux énarques et autres universitaires. Pas vraiment des profils pour mettre les mains dans le cambouis ou la  gestion commerciale, financière et  sociale. La multiplication des incidents justifierait sans doute une enquête des pouvoirs publics quant à la responsabilité du management et de ses compétences – La circulation des trains au niveau de la gare Montparnasse, à Paris, complètement interrompue pendant quelques heures vendredi en raison d’un incendie sur un poste électrique à Issy-Les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), restera fortement perturbée samedi.

SNCF: une grève à 800 millions d’euros

SNCF une grève à 800 millions d’euros

 

Une grève énorme de 800 millions d’euros aurait pu en grande partie être limitée voire même évitée si les parties en cause avaient montré un peu plus de responsabilité et  de compétences. La faute à la radicalisation d’organisations syndicales qui ont un peu de mal à prendre en compte les changements de l’environnement économique notamment en matière de transport et dont la philosophie date des années 50. Finalement dans l’imaginaire cheminot, la SNCF et toujours cette entreprise qui a compté jusqu’à 500 000 salariés et qui était en situation de totale monopole sur le marché des transports. Une mentalité de fonctionnaire, pas  celle d’une entreprise prenant en compte d’une part la problématique de gestion, d’autre part dimension commerciale. On objectera sans doute que des progrès ont été réalisés. Ceci étant l’entreprise traîne toujours en dépit de ces progrès une vingtaine d’années de retard en matière de modernisation économique, financière mais aussi sociale.  la responsabilité en incombe aussi gouvernement. Au lieu de marcher sur le ventre de manière délibérée des organisations syndicales, il aurait dû ouvrir le dialogue sans préjugés et sans diktats d’entrée. On aurait alors abouti sans doute au même résultat à savoir au nouveau  statut pour les cheminots comme pour l’entreprise avec maintien des avantages acquis pour le personnel actuel. Dans le domaine financier on ne pouvait aboutir à une autre solution que la prise en compte par l’État d’une partie d’un endettement dont il est aussi grandement responsable. Ce conflit mal géré  va laisser des rancœurs et prépare mal surtout à un changement de culture indispensable. À moins qu’on accepte l’hypothèse de la disparition un jour de cette entreprise Solution que la prise en compte par l’État d’une partie d’un endettement dont il est aussi grandement responsable. Reste vraiment Le coût s’explique par une perte de chiffre d’affaires, à hauteur de 770 millions d’euros, à laquelle s’ajoutent 160 millions d’euros de mesures commerciales destinées aux clients de la compagnie et aux autres entreprises ferroviaires. A ces pertes, la SNCF soustrait 140 millions d’euros engendrés par les retenues sur salaire et par les économies d’énergie réalisées pendant les 37 jours de grève. Pour l’Unsa, les coûts engendrés sont de la responsabilité de la direction et du gouvernement, et non des syndicats. “C’est un aveu d’échec cuisant du dialogue social”, selon Florent Monteilhet, joint par Reuters. En 2017, le résultat net du groupe s’est élevé à 679 millions d’euros. Pour 2018 le résultat pourraiat être proche de zéro.

Grève SNCF: Jusqu’à l’épuisement total des troupes ?

Grève SNCF: Jusqu’à l’épuisement total des troupes ?

On peut se demander si la CGT et Sud n’ont pas décidé la mobilisation à la SNCF jusqu’à l’épuisement des troupes. En effet avec l’intersyndicale, le mouvement sollicitait encore près de 50% des conducteurs (mais déjà seulement 36% lors de la dernière grève commune). . Depuis que Sud et la CGT sont seuls, la mobilisation est tombée à 20%. Pourtant il y aura d’autres arrêts pendant les vacances et même à la rentrée d’après la CGT. Le taux global de grévistes à la SNCF s’élevait à 6,5% vendredi matin, avec 22,4% des conducteurs en grève lors de cette journée de mobilisation contre la réforme ferroviaire à l’appel de la CGT et SUD, a annoncé la direction. Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, 22,3% des contrôleurs et 10,2% des aiguilleurs étaient en grève en milieu de matinée. Lors de la dernière journée de mobilisation à quatre syndicats – avec l’Unsa et la CFDT -, le 28 juin, le taux global de grévistes avait atteint 10,26%, avec 36,2% des conducteurs en grève. Avec 20% chez les conducteurs, 6 à 7% dans l’ensemble du personnel, la grève ressemble de plus en plus à une opération suicide.

Grève SNCF : unité syndicale….. Jusqu’au 28 juin

Grève SNCF : unité syndicale….. Jusqu’au 28 juin

 

 

Il est vraisemblable que l’unit syndicale ne tiendra pas au-delà du 28 juin dernier jour d’action  prévu pas intersyndicale ; de toute manière la mobilisation va s’éteindre progressivement d’autant que les divergences  sont nettement apparues entre les différents syndicats. Le début du conflit le 3 avril. La CGT, CFDT, l’UNSA et Sud Rail se rencontraient pour une nouvelle réunion sur l’avenir de la grève intermittente annoncée initialement pour durer jusqu’au 28 juin. Le climat est toutefois particulièrement tendu entre les quatre organisations. Sud Rail, la CGT et l’UNSA reprochent à la CFDT d’avoir annoncé sans concertation qu’elle souhaitait une trêve de la grève pendant la semaine du baccalauréat afin d’acheminer les jeunes vers les épreuves. Pour le secrétaire fédéral de Sud Rail, Bruno Poncet, il faut “mettre la pression sur le gouvernement” pour “gagner le retrait de cette réforme” plutôt que de parler de suspension. Il a fait savoir pendant la réunion qu’il “ne voyait pas l’intérêt d’une interfédérale” si la CFDT maintenait son appel. L’UNSA, pour sa part, lui reproche sa volte-face sur le sujet, alors qu’elle avait elle-même fait cette proposition lors de la dernière rencontre intersyndicale. Elle estime que la CFDT met “en porte-à-faux” l’union syndicale. “Nous, on a toujours eu cette volonté de travailler jusqu’au bout du conflit en intersyndicale. Aujourd’hui, force est de constater que certains ont pris un autre chemin”, a déclaré le secrétaire général de la fédération, Roger Dillenseger. Plusieurs dizaines de cheminots grévistes se sont retrouvés devant les locaux de la SNCF où se tient cette rencontre, dans le dixième arrondissement de Paris, pour manifester leurs craintes face à un arrêt possible du mouvement. Certains ont tenté de forcer l’entrée du bâtiment. A l’issue de la rencontre, la CGT-Cheminots a voulu se montrer rassurante quant à la force du mouvement. “Les organisations syndicales, CGT, UNSA, Sud Rail et CFDT ont analysé l’état du rapport de force qui démontre que les cheminots sont toujours hostiles à la réforme”, a déclaré son secrétaire général, Laurent Brun. Il a appelé les cheminots à “se mobiliser massivement” sur la journée du 28 juin, dernière date prévue de la grève, pour montrer qu’ils restaient “déterminés” et a prévenu que si la tripartite du 15 juin était “improductive”, de nouvelles mobilisations seraient programmées. Les députés français ont adopté mercredi, à une large majorité de 452 voix contre 80, la réforme de la SNCF appelée à entrer en vigueur le 1er janvier 2020. Issu de l’accord trouvé lundi en commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat, le texte doit être définitivement entériné jeudi par un vote en séance à la chambre haute.

Grève SNCF : la CFDT décide une trêve pendant le bac

Grève SNCF : la CFDT décide une trêve pendant le bac  

La CFDT Cheminots (4e syndicat mais premier syndicat des roulants), a appelé mardi à suspendre le conflit pendant les épreuves du bac, les 18 et 22 juin, dans les TER et RER. Le bac étant source « de stress », le syndicat a souhaité « faciliter les déplacements » des candidats. Cette suspension partielle est aussi pour lui « un signe de bonne volonté » avant la réunion tripartite. Mais l’Unsa ferroviaire (2e syndicat), qui avait proposé en vain la semaine dernière à l’intersyndicale de « mettre la grève entre parenthèses » pendant le bac, a déploré cette décision unilatérale de la CFDT, hors concertation avec ses partenaires. « Une méthode » susceptible de « faire éclater l’unité syndicale », a déploré auprès de l’AFP Roger Dillenseger, son secrétaire général. Dans un communiqué, SUD-Rail assure que « la sortie de la CFDT de l’interfédérale ne sonne pas la fin du mouvement » et propose « aux cheminots d’agir cet été, en ciblant des périodes ».

Réforme de la SNCF : texte définitif

Le texte adopté par la Commission mixte paritaire (CMP) entre l’Assemblée et le Sénat définit les orientations définitives. Il ne remet pas en cause le principe de la concurrence, l’évolution juridique de la société ou la suppression du statut des cheminots. Cependant un certain nombre d’amendements déposés par la CFDT-cheminots et Unsa ont en effet été retenus dans le texte final. Des amendements qui précisent certaines conditions de la future convention collective qui ce substituera au statut. précisé.

Voici les principaux points du texte final :

* CHANGEMENT DE STATUT DE LA SNCF

Le texte autorise le gouvernement à transformer l’entreprise ferroviaire en société nationale à capitaux publics, détenue à 100% par l’Etat, à partir du 1er janvier 2020.

* OUVERTURE PROGRESSIVE À LA CONCURRENCE

Elle est possible à partir de décembre 2019 pour les régions qui le souhaitent et après avoir organisé des appels d’offres, avec la possibilité laissée aux régions de continuer d’attribuer des contrats à la SNCF jusqu’à fin 2023, pour une durée maximale de 10 ans. Tout contrat signé après décembre 2023 devra être mis en concurrence. L’ouverture sera étendue aux TGV à partir de décembre 2020. La transition sera progressive, jusqu’en décembre 2023.

* DISPARITION DU STATUT DE CHEMINOTS POUR LES NOUVEAUX EMBAUCHÉS

Le projet de loi garantit le maintien des avantages pour les cheminots (une Sécurité sociale et d’une retraite plus avantageuses, ainsi que de la gratuité sur le train pour eux-mêmes et de tarifs préférentiels pour certains membres de leur famille) même s’ils changent d’opérateur au moment de l’ouverture à la concurrence, selon le principe du “sac à dos social”.

Afin de sécuriser le transfert des cheminots vers un opérateur étranger, une disposition permet de garantir l’application de la convention collective de la branche pour les cheminots transférés.

En revanche, la loi met fin au statut pour les nouveaux embauchés, qui seront soumis aux conventions collectives et accords d’entreprise. En 2016, un quart des effectifs de la SNCF ont été embauchés au statut, tandis que près de 11% étaient des “contractuels “ ou sous contrat privé. La SNCF emploie environ 146.000 cheminots.

* INSTAURATION DE LA NOTION “D’INCESSIBILITÉ”

Les sénateurs avaient à leur tour approuvé une version remaniée du texte le 5 juin, précisant avec l’aval du gouvernement et sur proposition des syndicats réformistes, le volet social de la réforme.

L’ultime version du texte fait passer de six à huit ans la durée pendant laquelle les salariés transférés pourront demander à réintégrer le statut en cas de réembauche au sein du groupe SNCF. Les sénateurs ont aussi adopté des amendements visant à maintenir une desserte fine de tous les territoires.

En réponse aux inquiétudes quant à une future privatisation de l’entreprise, le Sénat a introduit dans le texte la notion d’”incessibilité” des titres de la société ferroviaire et de ses filiales SNCF Réseau et SNCF Mobilité.

La grève SNCF : ça continue

La grève SNCF : ça continue

 

  • Il y a affectivement une  baisse de fréquentation mais pour autant la grève continue et sans doute au moins jusqu’en fin juin comme annoncé par les syndicats.  Chez les  agents soumis à une déclaration individuelle d’intention 48 heures à l’avance, il était de 43,7% chez les conducteurs, 38,9% chez les contrôleurs et 18,6% chez les aiguilleurs. La SNCF prévoit que plus de 650 TGV circuleront vendredi, soit quatre TGV sur cinq, ainsi que trois Transiliens sur cinq, un TER sur deux, un intercités sur deux et sept trains sur dix sur les lignes internationales.

Réforme SNCF : votée par le sénat

 Réforme SNCF : votée par le sénat

 

Une réforme qui ne remet pas en cause la suppression du statut et la concurrence mais qui modifie les intentions initiales. les sénateurs ont modifié la réforme avec quatre objectifs assumés: préserver les dessertes TGV jugées indispensables, renforcer les garanties offertes aux salariés, poser les conditions d’une ouverture réussie à la concurrence et maintenir un haut niveau de sécurité et de sûreté au sein du système ferroviaire., ils ont confirmé l’ensemble de ces dispositions, notamment la conclusion par l’État de contrats de services publics pour répondre aux objectifs d’aménagement du territoire, le dispositif favorisant le volontariat des salariés transférés, et l’incessibilité du capital de SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités. Ils ont aussi adopté un amendement de la commission qui allonge de deux ans, de 6 à 8 ans, la durée pendant laquelle les salariés transférés pourront demander à réintégrer le statut SNCF en cas de réembauche dans ce groupe. Les sénateurs ont aussi adopté des amendements visant à maintenir une desserte fine de tous les territoires. En réponse aux inquiétudes quant à une future privatisation de l’entreprise, le Sénat a introduit dans le texte la notion d’”incessibilité” des titres de la société ferroviaire et de ses filiales SNCF Réseau et SNCF Mobilité. Selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, les Français continuent de juger majoritairement que la grève des cheminots n’est pas justifiée. Par rapport aux précédentes éditions de cette enquête publiée chaque semaine, l’opposition au mouvement reste stable à 56%, de même que la proportion de 64% des Français déclarant souhaiter que l’exécutif ne cède pas face à la mobilisation.

Sondage Conflit SNCF : poursuite en juillet pour 73%

Sondage Conflit SNCF : poursuite en juillet pour 73%

Selon un sondage IFOP, les français sont assez pessimistes sur l’évolution du conflit dont ils pensent qu’il se prolongera en juillet pour 73% des sondés. Cependant ils sont 80% à estimer que le gouvernement ira jusqu’au bout de sa réforme. Une majorité se dégage aussi pour appuyer cette volonté de réforme gouvernementale pour 64% ; Tout parait réuni pour que le conflit s’enlise m^me si la participation diminue de manière sensible.Sur le fond de la mobilisation, les positions de l’opinion semblent s’être cristallisées. 42% des Français disent trouver la contestation des cheminots justifiée, soit autant que la semaine dernière. Atteignant 47% le 11 avril, le soutien à la grève s’était légèrement effrité avant de se stabiliser depuis le début du mois de mai.  Le nombre de Français qui souhaitent que le gouvernement aille au bout de la réforme est également stable par rapport à la semaine dernière à 64%. Un chiffre qui est toutefois nettement plus élevé que fin mars où le soutien à la réforme atteignait à peine la majorité (51%). Enfin, 80% des Français affirment penser que le gouvernement ira au bout du projet de loi. C’est deux points de moins que la semaine dernière.

 

 

Le patron de la SNCF spectateur du conflit

 Le patron de la SNCF spectateur du conflit

 

Pepy tente d’exister dans le conflit en cours mais force est de constater qu’il ne joue qu’un rôle de spectateur. On objectera que les décisions visant l’entreprise nationale concernent la collectivité. Il n’empêche que le patron de la SNCF ne peut se limiter à un rôle de spectateur ou de commentateur. Ce qu’il lui a réussi dans le passé. Grand communiquant, le patron de la SNCF jusque là surtout compté sur cette qualité pour éviter d’engager des réformes trop significatives. En gros, il a avalé toutes les couleuvres du pouvoir considérant que toutes les orientations passées ou présentes allaient dans le bon sens. La dernière mascarade est sans doute celle de la fausse réforme de 2015 qui voulait faire croire qu’on avait séparé les différentes activités de la SNCF alors qu’elles dépendaient toutes du même holding toujours dirigé par…. Pepy. Impuissant face au confit qui se déroule, Pepy, comme madame soleil, fait des pronostics et pense qu’il n’y aura pas de grève durant l’été. On attendrait de lui autre chose, un plan d’entreprise par exemple pour prévoir les efforts de compétitivité, l’amélioration de la qualité et le redressement des comptes. Si la SNCF veut vraiment se reformer, il lui faudra un vrai patron, pas un énarque qui a fait toute sa carrière dans les cabinets. Pour l’instant, il se contente d’être la voix de son maitre du gouvernement :   « Parmi les Français, personne ne supporterait que la grève morde sur les grandes vacances, et je pense que les cheminots eux-mêmes n’ont pas envie de gâcher les vacances des Français », a déclaré Guillaume Pepy« Ça n’est pas imaginable », a même appuyé le patron, qui n’a pourtant pas le pouvoir de mettre un terme ou empêcher le mouvement social des cheminots en réaction à la réforme de la SNCF. En fait, comme souvent Pepy parle pour ne rien dire et surtout ne rien faire.

Grève SNCF : deux semaines importantes (Laurent Berger, CFDT)

Grève SNCF : deux semaines importantes (Laurent Berger, CFDT)

Associée dans la grève SNCF, la CFDT entend cependant se distinguer des syndicats d’extrême gauche. Son objectif est d’aboutir à un compromis qui sauvegarde l’avenir et non la fuite en avant de la radicalité pour la radicalité. Laurent Berger avait déjà prévenu, il fauta avancer sur la dette, le financement des investissements, la non privatisation de la SNCF  et les conditions sociales de ceux qui seront privés du statut. Sur ces 4 points la discussion avance d’autant plus qu’elle est boycottée par Sud et la CGT lors des rencontres au ministère des transports. Pour autant, la CFDT ne veut pas « relâcher la pression » avant la fin du débat parlementaire et juge les deux prochaines semaines « décisives ». « Nous sommes dans les 10 derniers kilomètres » du « marathon » de la réforme de la SNCF, estime son secrétaire général Laurent Berger, « et ce ne sont pas les plus simples à courir ». Dans une interview au JDD, il note les « avancées » dans les discussions avec le gouvernement évoquant notamment la reprise d’une partie de la dette par l’Etat ou « l’incessibilité du capital des trois entités composant la SNCF ». Laurent Berger se dit « très fier du travail accompli par la CFDT cheminots pour porter des amendements permettant d’équilibrer la réforme » même si selon lui « il reste des points à éclaircir ». Il fustige également la participation de la CGT à la manifestation du 26 mai en compagnie notamment de la France insoumise. « Est-ce le rôle d’une organisation syndicale d’aller se perdre dans ces combats-là, au nom d’une soi-disant convergence des luttes qui remet en cause l’indépendance syndicale? » Selon Laurent Berger cette décision « peut engendrer une grosse source de confusion pour le syndicalisme ».

 

SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 

On voit mal comment le reprise de la dette SNCF ne pourrait affecter ni l’équilibre du budget, ni l’endettement de la France. De toute manière, sauf impôt nouveau, la France n’a pas les moyens d’amortir cette dette. Elle le sera par l’emprunt qui va générer des frais financiers et donc peser à la fois sur la dette et sur le budget.  La reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF « ne pèsera pas sur le déficit public », a  pourtant déclaré samedi le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire, en marge du salon des startups VivaTech à Paris. « Notre évaluation c’est que cette reprise de la dette ne pèsera pas sur le déficit public », a assuré Bruno Le Maire. « Elle aura évidemment un impact sur la dette publique, puisque ça accroit la dette publique française (…) mais elle n’aura pas d’impact sur le déficit », a-t-il souligné.

Le ministre contredit ainsi le rapporteur général du budget Joël Giraud, qui avait estimé vendredi que la reprise de la dette de la SNCF allait provoquer une hausse du déficit par rapport aux prévisions actuelles du gouvernement, et retarderait le retour à l’équilibre des finances publiques prévu jusqu’à maintenant pour 2022. Selon les projections du rapporteur, le déficit public remonterait à 1,9% du PIB en 2020 avec la reprise d’une première tranche de 20 milliards de dette SNCF, au lieu de 0,9% prévu jusqu’à maintenant. Et il serait de 0,1% de PIB en 2022, alors que le gouvernement escomptait jusqu’alors un excédent de 0,3% du PIB à cette échéance.

Bercy avait publié après la déclaration de M. Giraud un communiqué courroucé, indiquant qu’il « n’est pas possible de se prononcer sur l’impact sur la trajectoire des finances publiques » de cette reprise de dette. L’impact dépendra du traitement comptable de l’opération par l’Insee, « qui a engagé des discussions avec Eurostat sur ce sujet et devrait se prononcer avant la fin de l’année », avait indiqué le ministère de l’Economie et des finances. Bruno Le Maire a admis samedi que la reprise de la dette de la SNCF « accroit la nécessité de réduire cette dette progressivement et donc de réduire la dépense publique ».

Le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé vendredi que l’État allait reprendre 35 milliards d’euros de dette de la SNCF, tout en promettant de ne pas créer d’impôt pour compenser cette charge.

SNCF: grève sans doute jusqu’à fin juin

SNCF: grève sans doute jusqu’à fin juin

 

  • Il est clair  que l’annonce d’une prise en charge par l’Etat de 35 milliards sur 57 de dettes constitue uen avancée importante. Une avancée cependant appréciée de façon différente par les syndicats d’extrême gauche et les syndicats réformistes. En attendant, il semble que la grève devrait se poursuivre jusqu’à fin, fin du débat parlementaire. Reste encore à négocier le financement des investissements, le maintien des petites lignes, les conditions sociales après la suppression du statut aussi les conditions ouverture à la concurrence. Pour la dette,  l’opération de délestage se fera en deux temps, à raison de 25 milliards d’euros en 2020 et de 10 milliards d’euros en 2022, a précisé Edouard Philippe. “Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la Nation et donc du contribuable en faveur de la SNCF”, a-t-il dit à la presse. Ces 35 milliards d’euros, qui représentent environ 1,5% du PIB de la France, viendront s’ajouter à la dette de l’Etat et ne seront pas financés par un “impôt SNCF”, a-t-il promis. Autrement dit, cette nouvelle charge risque d’avoir en 2020 et 2022 un impact sur la trajectoire des comptes publics telle que présentée dans le dernier pacte de stabilité, selon le rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, Joël Giraud.  Pour se prémunir contre tout nouveau gonflement de la dette, l’exécutif compte introduire dans la réforme une “règle d’or” visant à interdire de nouveaux déséquilibres comptables. Edouard Philippe a en outre annoncé 200 millions d’investissements supplémentaires par an sur le réseau ferroviaire à partir de 2022, pour un total de 3,8 milliards d’euros annuels. La hausse des péages imposés au TGV et au fret sera par ailleurs limitée au niveau de l’inflation. “On a un gouvernement qui semble plus ouvert mais qui a du mal à s’engager”, a jugé le secrétaire général de la CGT cheminots, Laurent Brun, tout en appelant à la poursuite de la grève. La première force syndicale de la SNCF réclame la tenue d’une table ronde tripartite, en présence de responsables patronaux, “pour que le gouvernement fixe ses engagements par écrit vis-à-vis des grévistes”, ce à quoi Edouard Philippe “n’a pas dit non”, selon Laurent Brun. Sud-Rail n’a pas dévié de sa ligne dure consistant à demander une suspension de la réforme et la démission de Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF. Unsa et CFDT maintiennent aussi la pression en attendant le résultat de la commission mixte paritaire (CMP), à la mi-juin, qui doit servir à mettre en commun le texte voté par l’Assemblée nationale et la version révisée par le Sénat. “Notre perception, c’est qu’on sort aujourd’hui de cette réunion avec une vision plus favorable que jamais”, a salué le secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, Roger Dillenseger. Pour la CFDT, il y a des “éléments de satisfaction” mais le syndicat réformiste garde “le sentiment qu’il faut peser jusqu’au bout du processus parce que rien n’est jamais acquis”, a déclaré son secrétaire général Laurent Berger. Aux engagements financiers s’ajoutent des infléchissements sur le volet social, en premier lieu sur les conditions dans lesquelles les cheminots pourront être transférés, à partir de 2020, de la SNCF vers la concurrence – un point important pour l’ensemble des syndicats.

Référendum SNCF : 94,97% contre la réforme

Référendum  SNCF : 94,97% contre la réforme

Un résultat attendu  et qui servira surtout à resserrer les rangs au sein des cheminots en grève. La direction estime que ce referendum n’est pas légal. Sans doute mais une consultation pour avis n’a nullement besoin d’une légalité, cela relève de la démocratie ordinaire.  Même si cette consultation avait été organisée dans d’autres conditions, le résultat aurait été très proche. Dernier élément,  si la SNCF conteste l’organisation du référendum, elle peut en organiser un elle-même. Ce qu’elle ne fera pas par peur du résultat. 94,97% des votants se disent contre la réforme, selon les syndicats, cités par l’AFP. La participation à cette consultation interne, lancée le 14 mai, a atteint 61,15%, a-t-il ajouté. Maintenant il faudra attende les orientations du Premier Ministre sur la reprise de la dette (35 sur 47) pour avoir si se dessine une possibilité de sortie de crise. D’autres éléments sont à prendre en compte dans les amendements proposés par le Sénat.  L’un des points les plus sensibles demeure les conditions de transfert des cheminots lorsque, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, la SNCF perd l’exploitation d’une ligne au profit d’un opérateur privéLa Commission a prévu de favoriser le volontariat des salariés transférés à de nouveaux opérateurs, sans pour autant revenir complètement sur « le caractère obligatoire » de ces transferts comme le réclamaient les syndicats. D’ailleurs, la ministre des Transports Elisabeth Borne avait déjà laissé entendre lors de son audition devant la commission mi-mai que le seul volontariat serait impossible à appliquer. « Il y aura nécessairement des transferts obligatoires » pour assurer la continuité du service public, avait-elle averti. De plus, la commission des lois a également permis, « pendant une période déterminée, aux salariés réembauchés au sein du groupe public ferroviaire de bénéficier à nouveau du statut« , d’après le rapporteur du projet de loi Gérard Cornu (LR). Ce n’est ni plus ni moins qu’un droit de retour dans la compagnie nationale. La commission a également réintroduit le dispositif de la proposition de loi sénatoriale, adoptée par la Haute Assemblée le 29 mars, qui prévoit la conclusion par l’État de contrats de service public pour répondre aux besoins d’aménagement du territoire et préserver des dessertes directes sans correspondance. « La responsabilité du maintien des dessertes directes des villes moyennes ne saurait peser sur les seules régions, en l’absence de financements spécifiques. Or rien ne garantit que l’État compte s’engager dans cette voie, alors qu’il vient tout juste de transférer une grande partie des services Intercités aux régions », a déclaré Hervé Maurey, le président du la commission. Citant le gouvernement, ce dernier et Gérard Cornu ont relevé qu’une desserte TGV sur six serait menacée de disparition après la mise en œuvre du dispositif de modulation des péages prévu par le texte.la commission a aussi souhaité transformer Gares et Connexions en filiale de SNCF Réseau tout en assurant son autonomie financière, « afin de garantir le maintien de l’investissement dans la modernisation des gares« . Elle a également sécurisé la mise en œuvre de certaines dérogations à la concurrence en prévoyant un avis conforme de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). Par ailleurs, la commission a adopté un dispositif favorisant la création d’un groupement d’intérêt public visant à coordonner les actions pour renforcer la sécurité du système de transport ferroviaire. Restera aussi à définir les conditions sociales des cheminots n’ayant plus le statut. Bref, l’affaire SNCF est encore loin d’être terminée d’autant qu’elle pas bénéficié d’une préparation très élaborée au départ.

SNCF : la vraie réforme, c’est changer les dirigeants

SNCF : la vraie réforme,  c’est  changer les dirigeants

 

 

 

La  SNCF a certes besoin de réformes car sa gestion n’est pas réellement un modèle d’efficacité. Le problème n’est pas nouveau. Nombre d’éléments de la problématique méritent d’être examinés (dette, financement des investissements, conditions de concurrence, effet aménagement du territoire, organisation et conditions sociales notamment). Pour autant, on néglige sans doute l’élément essentiel à savoir le management. Le problème c’est que la SNCF s’inscrit dans un environnement de plus en plus concurrentiel (surtout de nature intermodale) et qu’elle est dirigée par des fonctionnaires. Plus exactement par des ingénieurs des ponts sortant de l’école sans aucune expérience et de plus en plus maintenant aussi par des énarques. De ce point de vue la SNCF n’a gère gagné au change. La SNCF n’a pratiquement jamais eu de dirigeants à la hauteur des enjeux de l’entreprise. Son conseil administration est un organe d’enregistrement de la direction et rares sont ceux qui osent contester une orientation. L’incurie de ces dirigeants est patente en termes d’efficacité, concernant la gestion économique, financière et commerciale. Certes,  certains parviennent à faire un peu de com. mais c’est un vernis qui cache mal les défaillances de gestion. Une telle entreprise a besoin de vrais patrons, de responsables d’expérience, de gestionnaires pas de fonctionnaires ou assimilés. Les grands corps trustent littéralement tous les postes ; leur inefficacité vient surtout du fait qu’ils entrent très tôt dans l’entreprise et se fondent dans la culture molle ambiante. Les cheminots de base  ont sans doute des responsabilités mais ce ne sont pas eux qui dirigent l’entreprise, loin s’en faut car les innombrables structures de concertation sont surtout de pure forme et traitent souvent des questions très secondaires. Les cheminots appliquent les directives de leur direction (exemple la fuite en avant du financement des TGV principale responsable de la situation financière catastrophique, la réduction de l’entretien du réseau, une politique commerciale en perpétuel changement et contradictoire). L’urgence pour la SNCF c’est de trouver un vrai patron, pas un commis de l’Etat qui ne connait rien à la gestion d’une entreprise bousculée par son environnement concurrentiel. L’urgence c’est que ce patron s’entoure lui-même de dirigeants  ayant une  expérience économique et sociale au profil de gestionnaire. On ne change pas une  entreprise par les textes uniquement, loin s’en faut. L’entreprise en général ne  vaut que par la valeur de ses  dirigeants et leur capacité à mobiliser les ressources humaines  de leur société.

Réforme SNCF : le soutien à la réforme progresse

Réforme  SNCF : le soutien à la réforme progresse

Selon l’étude Ifop que publie le JDD.  58% des sondés considèrent que ce mouvement n’est « pas justifié ». C’est 2% de plus qu’il y a quinze jours. C’est aussi le même niveau qu’au début de la grève. En deux mois, les syndicats ne sont donc pas parvenus à convaincre les Français. Ceux qui considèrent qu’elle n’est « pas du tout justifiée » atteignent même les 31%, un record. L’exécutif, qui misait sur une usure de l’opinion face à la grève, semble donc avoir fait le bon pari stratégique. « Dans d’autres conflits, le ­pourrissement avait mis une pression insupportable sur le ­gouvernement. Mais là, à la différence du mouvement contre le CPE en 2006, l’opinion ­soutient très majoritairement l’exécutif », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Sans doute aussi la démonstration que la SNCF n’est plus aussi indispensable qu’elle l’était il y a quelques dizaines d’années.

Grève SNCF : la dixième séance

Grève SNCF : la dixième séance

 

Il est clair que d’une certaine façon, on choisit le pourrissement du mouvement en comptant sur l’épuisement des troupes. Cependant si le taux global des grévistes diminue de manière sensible il demeure majoritaire chez les conducteurs. Cette stratégie du pourrissement aura évidemment des conséquences sur le climat social, il fabriquera surtout des mécontents. Pas vraiment une stratégie gagnant-gagnant. Mais cette grève aura des conséquences aussi sur le plan économiques du fait des restrictions mises à la mobilité de personnes mais aussi des biens transportés par rail. De ce point de vue la croissance du second trimestre pourrait être très affectée (par d’autres facteurs aussi) et elle pourrait être aussi décevante que celle du premier trimestre.  Les prévisions sont certes meilleures que lors du dernier épisode de grève, lundi, déclaré “journée sans cheminots” par les syndicats opposés aux projets du gouvernement. Après cette “parenthèse”, les chiffres de vendredi “correspondent plutôt à la tendance à la baisse observée depuis le 3 avril, à la fois au niveau de mobilisation, et à l’amélioration continue du plan de transport et des trafics organisés par la SNCF”, a déclaré à la presse Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la compagnie. La mobilisation organisée à l’appel de la CGT, de l’Unsa, de Sud et de la CFDT, court normalement jusqu’au 28 juin.

SNCF: des promesses à la CFDT et à l’UNSA

SNCF: des promesses à la CFDT et à l’UNSA

Elisabeth Borne a rendu publiques des avancées avec la CFDT et l’UNSA ; Sans doute parce que des négociations avancent sur certains sujets aussi parce que comme la CGT et Sud refusent de participer aux réunions, c’est l’occasion accentuer la division entre les organisations. Les avancées concernent les verrous pour empêcher la privatisation, le statut social de la future SNCF ((même régime, représentations syndicales et convention collective à l’échelle du groupe).) et les conditions de transfert de certains cheminots à la concurrence. Reste ensuite aussi à préciser l’importante question de la reprise de la dette par l’Etat. Ces modifications doivent être intégrées sous la forme d’amendements au texte initial de l’exécutif, dont l’examen doit débuter le 29 mai en séance publique au Sénat. Elles portent sur deux volets : l’unité sociale de la future SNCF et les conditions dans lesquelles certains cheminots seront transférés à la concurrence, une fois le marché ouvert, a précisé la ministre lors d’une audition au Sénat. Devant la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, elle a également confirmé l’inscription de l’incessibilité des titres de la SNCF, comme le réclamait notamment la CFDT. Au passage, elle a adressé un satisfecit à “deux organisations syndicales qui ont accepté de s’inscrire dans une démarche constructive” par opposition à la CGT et SUD, absentes des dernières réunions de négociations. La CFDT a proposé 42 amendements, l’Unsa une trentaine. “Il y a des avancées”, selon Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT-cheminots, joint par Reuters. “Des avancées notables”, aux yeux de Florent Monteilhet, de l’Unsa-ferroviaire, deuxième force syndicale de la SNCF. Elisabeth Borne a annoncé entre autres “l’ouverture, pour une période transitoire, d’un droit d’option individuel permettant à un cheminot revenant à la SNCF de choisir soit le nouveau cadre contractuel soit le statut”. Les deux organisations réformistes déplorent cependant que soit maintenue la possibilité d’obliger certains cheminots à passer à la concurrence, alors même qu’elles plaident pour un “droit de refus”. “C’est un point important pour nous”, a dit Sébastien Mariani.

 

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