Archive pour le Tag 'Je'

«Je ne livre pas les Juifs» : le livreur sera renvoyé en Algérie après quatre mois de prison

«Je ne livre pas les Juifs» : le livreur sera renvoyé en Algérie après quatre mois de prison

 

Le livreur qui avait déclaré ne pas vouloir assurer de prestation de livraison chez les juifs aura l’occasion de faire un voyage retour en Algérie après quatre mois de prison en France. Notons par ailleurs que l’intéressé était en situation illégale en France. Il pourra ainsi comparer les différences et les avantages réciproques de la France et de l’Algérie en matière de développement économique et de laïcité.

 

Que s’était-il passé précisément ? Les faits ont eu lieu jeudi dernier dans deux restaurants casher de Strasbourg. «À peu près à la même heure, à quelques minutes intervalles, un livreur Deliveroo s’est présenté pour prendre des commandes. Il a ensuite demandé aux restaurateurs quelles étaient leurs spécialités. Les restaurateurs lui ont répondu :  »ce sont des spécialités israéliennes »», expliquait Me Nisand. «Le livreur a ensuite dit : ‘Non, je ne prends pas la commande, je ne livre pas les Juifs’. Il a ensuite pianoté sur son téléphone et montré aux restaurateurs le message  »commande annulée », avant de partir», détaillait l’avocat.

 

Convention Climat : «Je n’ai de leçons à recevoir de personne» ( Macron)

Convention Climat : «Je n’ai de leçons à recevoir de personne» ( Macron)

La fameuse convention citoyenne composée au hasard  n’a guère apprécié que le chef de l’État n’ait retenu que deux ou trois propositions sur la centaine proposée. Des membres de cette convention se sont même érigés en structure d’opposition pour contester les choix du président de la république. Rappelons qu’avant même le début des travaux de cette commission, le président avait dit qu’ il prendrait en compte la totalité des propositions et sans filtre! À l’occasion de sa dernière intervention Macron a mis les choses au point « J’ai 150 citoyens, je les respecte, mais je vais pas dire, ce qu’ils proposent, c’est la Bible ou le Coran« , s’énerve le président quand on lui explique que la convention sur le climat n’a pas été respectée.

« Je vais lui couper la tête»: un lycéen à un professeur d’un lycée près de Lyon

« Je vais lui couper la tête»: un lycéen à un professeur d’un lycée près de Lyon

Encore une menace, une décision de justice, finalement un jugement complètement insignifiant. En effet, l’auteur est seulement mis en liberté surveillée. Pas vraiment de quoi décourager les candidats à l’insulte voire pire.

Lundi vers 17h30, cet élève de seconde au lycée professionnel André Cuzin avait été placé en garde à vue après avoir lancé devant un professeur: «Je vais lui couper la tête», selon une source policière. Face au proviseur, il avait tenté de minimiser ses propos en assurant qu’il avait simplement dit: «Il veut se faire couper la tête». Mais le lycéen a ensuite reconnu les faits en garde à vue avant d’être présenté devant le juge des enfants, a ajouté la même source.

Mis en examen pour «menace de mort à l’encontre d’une personne chargée d’une mission de service public», le jeune garçon a été placé sous «liberté surveillée», une mesure pénale à visée éducative et préventive, a précisé le parquet.

Macron « Je suis à l’hémistiche » ou la prétention littéraire pour politique

Macron « Je suis à l’hémistiche » ou la prétention littéraire pour politique

Il fallait oser et Macon l’a fait: employer une formule complètement ésotérique pour impressionner sans doute quelque téléspectateurs connaisseurs et ou amoureux de la poésie. Or Macron sait qu’un  une intervention télévisée d’un chef de l’État peut être suivi par 10 ou 20 millions de personnes, que cette intervention est ensuite reprise dans de nouveaux médias. Que l’objectif est surtout de tenter de se faire comprendre pour mieux persuader, pour unifier et pour mobiliser.

Pourquoi utiliser une formule aussi alambiquée que « je suis à l’hémistiche » ( notion qui sépare les deux parties d’un ver en alexandrin) quand il s’agit de dire qu’il est à mi-chemin, pire qu’il a même le cul entre deux chaises. D’une part parce que il a échoué sur la moitié du chemin à peu près sur tout ( dernièrement sur la crise sanitaire) et qu’il ne sait pas précisément où il va pour la deuxième partie du mandat ( en particulier concernant l’exercice particulièrement périlleux entre la recherche d’une certaine souveraineté dans certains domaines et le repli mortifère économique, social et même sociétal). L’époque n’est plus au « en même temps », c’est-à-dire un peu à gauche, un peu à droite ;maintenant pour Macron,  c’est à droite toute. L’époque n’est plus non plus aux demi mesures voire à la seule gesticulation médiatique.

La crise est systémique avec des interactions dans les champs économiques, sociaux, environnementaux, technologiques et sociétaux. Encore plus qu’avant, cette crise exige lucidité, courage et vision. Ce qui manque à macron qui rappelons-le n’a jamais eu la moindre formation économique. C’est un pur littéraire et son dérapage sémantique le prouve. Et ce n’est pas son passage de quelques mois chez Rothschild qui peut conférer  la moindre consistance à sa connaissance économique et sociale. L’insuffisance est à la fois théorique et pratique. D’où le refuge permanent de l’intéressé dans des espèces d’intervention à caractère pseudo doctorale et pédante. Macron l’a constaté lui-même, les Français ne l’apprécient pas :  le résultat sans doute d’une attitude, d’un discours plus généralement d’une posture maniérée plus proche de l’ancien régime que d’une république moderne.

 

Premier ministre : « je ne suis pas un simple « collaborateur’ » (Jean Castex au JDD)

Premier ministre : « je ne suis pas un simple « collaborateur’ » (Jean Castex au JDD)

Dans une interview au JDD, le nouveau premier ministre s’est efforcé de montrer qu’il n’était pas un simple technocrate voire -même un simple collaborateur du président de la république. Davantage des explications sur sa posture que sur le fond à propos duquel il ne dit pas grand-chose . Il parle surtout de méthodes et de changements sans autre précision. (Interview JDD)

 

Emmanuel Macron a annoncé un « nouveau chemin  ». À quoi doit-il ressembler?
C’est d’abord notre capacité collective à nous adapter à une situation radicalement nouvelle. Il ne s’agit pas de revenir sur les engagements pris par le président de la République et la promesse d’une société du travail, d’un projet d’émancipation, d’une volonté de retrouver notre souveraineté. Mais le fait est que l’épidémie a changé la donne. La France se retrouve face à deux défis : la crise sanitaire, dont je souligne qu’elle n’est pas terminée et qu’elle nous oblige à rester très vigilants ; la reconstruction de notre économie et la protection des Français, en amortissant les impacts immédiats sur leur quotidien et en aidant à la survie des entreprises. Au-delà, nous devrons tirer des enseignements de cette crise et en faire une forme d’opportunité pour rendre notre pays plus fort qu’avant et engager une relance économique, écologique et sociale.

 

Vous voulez dire qu’il faut mener de front la réparation d’urgence et les réformes structurelles?
Depuis le début du quinquennat, d’importantes transformations ont été engagées pour rendre la France plus forte, plus unie, et lui permettre de mieux tenir son rang dans le monde. Avant l’épidémie, nos résultats sur la croissance et contre le chômage étaient très encourageants, parmi les meilleurs d’Europe. L’écologie reste au cœur de nos préoccupations. La préservation de l’ordre républicain et la sécurité du quotidien ne sont pas négociables. L’épidémie a mis en évidence le besoin impérieux de retrouver une souveraineté économique et d’aller vers une société moins inégalitaire. Il faut maintenant aller plus loin. Nous ne sommes donc pas dans une logique de rupture politique par rapport à ce qui a été fait, mais nous devons démontrer que nous savons faire face. Et ça suppose évidemment une évolution de la méthode.

 

Précisément, quelle sera votre méthode?
Elle passera par le dialogue, la mobilisation de tous, l’obsession de la mise en œuvre concrète de ce sur quoi nous nous engageons, la conviction que plus on agit près du terrain, plus on est efficace. Nos concitoyens n’apprécient guère les postures politiciennes, moi non plus – a fortiori dans les difficultés que nous traversons. Ils veulent surtout des résultats, moi aussi.

Est-ce une façon de dire que vous ne vous considérez pas comme un Premier ministre politique?
Certainement pas. Je crois avoir une aptitude à négocier, à fédérer, à agir par les territoires. En cela, je fais de la politique. Et c’est ainsi que j’agis depuis plus de dix ans au niveau local, à la tête d’une petite ville. En quoi serait-ce moins respectable que d’en faire à l’Assemblée nationale ou au Sénat? Ce sont deux visions et deux approches différentes, toutes deux nécessaires. Il faut réhabiliter l’engagement politique et le sens de l’intérêt général, la France en a besoin.

Essayons de préciser les contours de votre mission à Matignon : Vous voyez-vous comme un « collaborateur  » du Président? Comme le chef de la majorité? Les deux?
Dans nos institutions, le chef de l’État fixe le cap, le Premier ministre assure sa mise en œuvre, en accord avec la majorité parlementaire. Pour ce qui concerne la relation avec le Président, il ne vous échappe pas qu’un seul de nous deux est élu au suffrage universel direct, et que ce n’est pas le Premier ministre… Le mot de « collaborateur  » est un peu péjoratif, vous en conviendrez. Il n’entre pas dans les intentions du chef de l’État de faire de moi un subordonné voué aux tâches secondaires. Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de « collaborateur  ».

Dans votre première intervention, vendredi soir sur TF1, vous vous êtes défini comme un « gaulliste social  ». Est-ce que c’est l’orientation que vous voulez donner à votre gouvernement?
C’est ce que je suis, ça correspond aux valeurs que j’ai toujours défendues dans mon action quotidienne, tout au long de mon parcours au service de l’État et comme élu local. Ce n’est pas une nostalgie, c’est la vision d’une France où la justice et la responsabilité sont au cœur du pacte républicain, une vision au contraire très moderne.

Toujours pour mieux vous définir, vous définiriez-vous, à la façon d’Édouard Philippe, comme un homme de droite?
J’ai toujours pensé que le gaullisme dépasse les clivages traditionnels et je m’inscris donc pleinement dans la logique de dépassement politique engagé par le président de la République au service des Français. Les notions de droite et de gauche ont toujours une signification, mais dans la situation de notre pays il faut savoir aller au-delà. Je ne renie rien de mes engagements, mais ils ne m’ont jamais empêché de rassembler : je suis un maire élu et réélu dans une ville qui a toujours voté à gauche, et dans ma communauté de communes je travaillais avec une cinquantaine de maires de toutes sensibilités. Pourquoi? Parce que je m’intéresse à ce qui rassemble. Pas simplement pour créer du consensus, mais parce que c’est un gage d’efficacité. Dans la fonction qui est désormais la mienne, je considère qu’il est de mon devoir, avec le président de la République, de mobiliser et fédérer.

 

Vous venez de quitter Les Républicains. Envisagez-vous, contrairement à Édouard Philippe, d’adhérer à La République en marche?
Je suis peu attaché aux affaires des partis, mais il me semble naturel de m’inscrire sans ambiguïté dans le mouvement majoritaire qui soutient l’action du Président. Le plus important, c’est ma relation avec la majorité parlementaire. Celui qui accepte de devenir Premier ministre est, par vocation, le chef de la majorité : c’est son devoir de l’animer et de l’associer, dans l’écoute et la pédagogie.

 

Pour afficher votre volonté de fédérer, votre gouvernement comptera-t il des personnalités de droite et de gauche?
La composition de mon équipe correspondra aux priorités que nous nous fixons ; ce n’est pas d’abord un casting, c’est un choix politique et cela doit répondre à une exigence de compétence. Ce qui m’importe, c’est l’opérationnalité des ministres : être capable, d’où qu’on vienne, d’entrer en action tout de suite. Parce que la crise est là : sanitaire, économique, sociale, et qu’elle peut encore s’aggraver. Nous avons besoin de personnalités fortes pour agir vite et être à la hauteur. On ne peut pas perdre du temps à choisir des personnes, et je ne tarderai pas non plus à clarifier mes intentions, en prononçant mon discours de politique générale avant la mi-juillet. Et, je peux aussi vous l’annoncer, l’été sera studieux!

 

La formation du gouvernement peut-elle être terminée lundi?
Le plus vite sera le mieux. Nous mettons les bouchées doubles.

On parle d’un gouvernement resserré, concentré autour de quelques pôles principaux. Vous confirmez?
Ne nous perdons pas dans les questions de structure. Je le répète, le gouvernement doit être efficace. Pour m’être souvent intéressé aux questions d’organisation et de management, je ne suis pas sûr que des périmètres trop étendus soient forcément la garantie d’une plus grande efficacité.

Vous prônez un « nouveau pacte social  ». Qu’entendez-vous par là?
Des décisions essentielles sont sur la table. L’emploi, évidemment, qui dans le contexte actuel requiert une mobilisation de tous dans le cadre de la nouvelle donne sociale lancée par le président de la République. Le soutien aux soignants et la transformation de notre système de santé dans le cadre du Ségur que je conclurai la semaine prochaine. Le plan de relance doit être finalisé. À quoi s’ajoutent les réformes qui étaient dans les tuyaux sur les retraites et l’assurance chômage. Et celle de la dépendance qui devra venir ensuite et correspond à une nécessité. Tous ces sujets sont directement impactés par la crise, ce qui nécessite de les reprendre dans un cadre concerté et avec une cohérence d’ensemble.

 

Pour changer de ligne, ou au contraire pour la réaffirmer? Les syndicats s’inquiètent de vos intentions sur les retraites…
Dire qu’on va réexaminer un sujet, ce n’est pas se renier. C’est montrer notre capacité d’adaptation aux nouvelles circonstances, qui sont douloureuses. Par exemple, la crise a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite. Je souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux, c’est indispensable. Arriverons-nous à régler ces dossiers à court terme? C’est mon souhait. A minima, nous devrons nous fixer un nouvel agenda social. Je tends la main aux organisations syndicales et patronales pour que nous avancions ensemble. J’espère qu’ils la saisiront. Dans le dialogue social, il y a le respect des uns et des autres qui doit aboutir au compromis – qui n’est pas la compromission. Pour y parvenir, il faut que chacun fasse un pas vers l’autre.

 

Votre prédécesseur affirmait que sans retarder l’âge de départ à la retraite, le système n’était plus viable. Avec les conséquences de la crise que vous évoquez, cette mesure d’âge n’est-elle pas encore plus nécessaire?
Laissez-moi ouvrir la concertation. Le dialogue est indispensable – même si ensuite les gouvernements prennent les responsabilités que les circonstances exigent. Ce qui doit nous animer tous, c’est la volonté farouche de sauvegarder nos régimes de protection sociale, auxquels les Français sont légitimement attachés. Les partenaires sociaux le comprendront, j’en suis sûr.

Comptez-vous organiser une conférence sociale à la rentrée, comme le suggère le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger?
Vous donner ma réponse avant d’en avoir parlé avec les intéressés, ce serait déjà leur manquer de respect. Je ne fonctionne pas comme ça.

Emmanuel Macron a appelé à une « réconciliation  » avec les organisations syndicales. Est-ce votre feuille de route?
C’est mon tempérament. Mon passé en témoigne, je suis porté au dialogue. J’espère que tout le monde se mettra autour de la table. J’ajoute que cette « réconciliation  » doit aussi concerner les territoires et tout ce qu’on appelle les « corps intermédiaires  ». Faisons évoluer nos méthodes descendantes – celles de l’Administration comme celles des politiques – pour aller vers d’autres façons de décider et d’agir. Je ne parle pas de changer de priorités, mais d’avancer différemment. En France, nous adorons le débat d’idées, mais nous sommes moins forts pour les solutions pratiques. C’est pour ça qu’on finit par penser que les politiques ne servent à rien, qu’ils ne disent pas la vérité, qu’ils sont éloignés des réalités – et ce n’est pas toujours faux. En vous parlant aujourd’hui, je mesure que j’ai peu de chances d’être cru spontanément. Vous me jugerez sur pièces.

Faut-il décentraliser davantage?
L’État peut aussi exister sur les territoires. Durant la crise du Covid, j’ai beaucoup plaidé pour l’efficacité du couple « maire-préfet  ». C’est l’union du terrain et de l’État. Certes, l’État ne peut pas tout faire. Mais il peut faire mieux en faisant autrement.

Y aura-t il un tournant écologique avec votre gouvernement?
Agir pour l’environnement n’est pas une option, c’est une obligation. Des objectifs ambitieux, la France en a déjà. S’il y a un tournant, je le voudrais dans l’exécution et la réalisation. Les Français savent l’urgence du sujet, mais ils ont le sentiment que nous sommes à la traîne. Ne serait-ce pas encore une question de méthode? Aujourd’hui, tout le monde s’est approprié le sujet, et c’est même à qui prétend en faire le plus. Or, plus vous donnez à l’écologie un caractère idéologique, plus elle est clivante. Le précédent gouvernement avait initié une méthode qui me paraît bonne, mais qu’il faut accélérer à partir des territoires et des expériences qui marchent. Nous allons lister avec les acteurs locaux tout ce que l’on peut faire immédiatement : lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau, contre l’artificialisation des terres, pour l’isolement thermique, les toitures photovoltaïques, le nettoyage des rivières, les pistes cyclables, la lutte contre le gaspillage, les circuits courts, le bien-être animal… Il faut croiser le fond, c’est à-dire l’ambition écologique du président de la République, une ambition forte et non décliniste, et la méthode qui permettra d’impliquer le plus possible les citoyens dans l’action publique.

Y a-t il un style Castex?
Je ne suis pas le mieux placé pour en juger. Disons que c’est un mélange de volontarisme et d’expérience, avec le souci de rassembler. Mais attention, je ne crois pas au consensus mou. Le temps est à l’action.

On vous dit passionné par la musique et le rugby. Qu’est-ce que ces passions disent de vous?
J’ai la chance de présider le festival de musique classique Pablo Casals à Prades, ma ville. Casals était un musicien qui s’est réfugié ici pour fuir le franquisme – il y a toujours un rapport entre la culture et la politique. Quant au rugby, ne pas l’aimer quand on est un homme du Gers serait une anomalie! C’est un sport de combat et de convivialité. Sur le terrain, on ne peut pas « s’échapper  ». Et si le collectif ne fonctionne pas, l’équipe perd.

Le livre préféré de votre prédécesseur était Cyrano de Bergerac. Et le vôtre?
Qu’Édouard Philippe aime Cyrano va droit au cœur du Gascon que je suis. J’adore cette œuvre moi aussi, même si je suis davantage porté sur les ouvrages historiques, les grandes biographies. En littérature, je suis un grand lecteur de Patrick Modiano. Et maintenant que je suis Premier ministre, je ne peux pas ne pas citer Albert Camus, dont la pensée se distinguait de l’ensemble de l’intelligentsia de son époque. Il écrivait : « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme.  » C’est une invitation à la détermination et à l’humilité.

 

Ferrand : « je reste » ….comme de Rugy

Ferrand : «  je reste » ….comme de Rugy

 

 

 

En se s’asseyant  sur le protocole, Ferrand  à utilisé le papier officiel de l’assemblée nationale pour justifier sa position dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne. La moindre des choses aurait voulu qu’il manifeste sa position sous son seul nom. En effet à l’époque des faits reprochés, Richard Ferrand n’était ni ministre, ni président de l’assemblée.  En plus Richard Ferrand a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de démissionner. Or évidemment la décision ne lui appartient pas. Certes comme il y a séparation des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif, le gouvernement ne peut décider de sa mise à l’écart.

Pour autant Ferrand doit rendre des comptes à ceux qui l’ont élu, c’est-à-dire d’une part les députes, d’autre part les électeurs. En outre aujourd’hui, l’opinion publique peut largement s’exprimer à travers les médias notamment les réseaux sociaux. La pression médiatique n’est pas prête de diminuer. Il se pourrait bien que Richard Ferrand connaisse le sort de Rugy. D

e toute façon,  il le mérite encore davantage que l’ancien ministre de l’écologie On sait en général comment ces affaires évoluent. Plus le temps passe et plus les gouvernements s’enfoncent  dans la boue politique et le moment venu il faut lâcher l’intéressé. Le gouvernement aura  perdu plusieurs semaines voire plusieurs mois avec une nouvelle atteinte à sa crédibilité. Notons d’ailleurs que les éléments de langage de l’ensemble du gouvernement pour défendre Richard Ferrand sont assez pauvres. Les macronistes  en effet se rangent derrière le paravent de la séparation des pouvoirs comme si Richard Ferrand n’était pas un proche de Macron. Paradoxe, lors  de la formation du premier gouvernement de Macron, Richard Ferrand avait été écarté d’un poste ministériel pour les mêmes motifs que lui reprochent aujourd’hui la justice avec en plus une mise en examen officiel

L’Elysée, le Premier ministre, Edouard Philippe, et plusieurs hauts responsables de la majorité sont venus au secours de ce proche d’Emmanuel Macron en invoquant aussi la présomption d’innocence.

Richard Ferrand a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi, à l’issue d’un interrogatoire de plusieurs heures dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en janvier 2018 à la demande du Parquet national financier (PNF).

Sa compagne, Sandrine Doucen, a quant à elle été placée sous le statut de témoin assisté au terme de son audition, jeudi, selon une source judiciaire.

Dans un communiqué publié dans la nuit, les services de la présidence de l’Assemblée nationale ont indiqué que Richard Ferrand prenait “acte” de sa mise en examen “qui va lui permettre de pouvoir se défendre dans ce dossier en bénéficiant de tous les droits attachés” au statut de mis en examen.

“Serein” sur l’issue de la procédure, “le président de l’Assemblée nationale est déterminé à poursuivre la mission que lui ont confiée ses pairs et ses électeurs au service de la représentation nationale et de son pays”, peut-on lire.

Contacté par Reuters, l’Elysée a fait savoir qu’Emmanuel Macron “conservait tout son soutien et toute sa confiance” à Richard Ferrand. Exactement ce qu’avait déjà déclaré effet le pouvoir vis-à-vis de de Rugy !

Affaire Rugy : « moi, je mange des nouilles » (Marlène Schiappa)

Affaire Rugy :  « moi, je mange des nouilles »  (Marlène Schiappa)

 

 

On ne peut pas dire que de Rugy bénéficie réellement d’un grand soutien dans la majorité et au gouvernement. Nombre de responsables ont en effet enfoncé le ministre de l’écologie et continuent  même de le faire. Griveaux  par exemple, déjà e, campagne électorale à Paris, avait déclaré que de Rugy donnait  une terrible image de la politique. Il y en a certains plus ambigus qui condamnent et soutiennent en même temps. C’est le cas de Barbara Pompili qui a d’abord nettement critiqué l’utilisation de l’indemnisation parlementaire pour payer le parti puis qui s’est ravisée quand elle a appris que les sommes avaient été remboursées. Ce serait une affaire de trésorerie d’après de Rugy. En fait, c’est un peu comme si un voleur avait piqué dans la caisse d’un magasin et était revenu quelques semaines ou quelques mois plus tard pour rembourser en pensant effacer complètement le délit. Dans une entreprise, cela s’appelle un abus de biens sociaux ; c’est tout simplement du vol. Il y a les réalités  qui justifient les condamnations de de Russie mais aussi le fait que de Russie politiquement ne représente strictement rien pour la majorité. C’est un oligarque qui  fait de la politique depuis 25 ans mais ne doit sa carrière qu’à ses retournements de veste. D’où la distance et les condamnations de membres de la majorité C’est le cas, notamment, de Marlène Schiappa. Ce mercredi, au micro de RTL, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes s’est pour le moins désolidarisée de l’ex-ministre. «Je comprends très bien que François de Rugy se sente harcelé et dénonce, de son point de vue, une tentative de démolition», a-t-elle affirmé. «Mais je pense qu’il faut prendre de la hauteur, et prendre le point de vue du journaliste d’enquête qui fait son travail. Je crois qu’on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre», a-t-elle ajouté. Poursuivant sur la question de la transparence, la secrétaire d’État a regretté que la vie des membres du gouvernement «fasse l’objet de beaucoup de mythes», et a tenu à mettre en avant son propre mode de vie, qu’elle veut éloigner des clichés véhiculés par ces affaires. «La vérité, c’est que lorsque nous faisons un dîner de travail, le soir, nous buvons des carafes d’eau et mangeons des nouilles chinoises instantanées, qui coûtent 1,73€ en supermarché. Dans mon appartement de fonction, j’ai un portant à vêtement Ikea à 9€, que j’ai payé moi-même», a soutenu Marlène Schiappa. Affirmant qu’elle ne portait «aucun jugement» sur les travaux réalisés par François de Rugy, elle a ajouté: «Il ne faut pas s’imaginer qu’on a un compte ouvert avec lequel on peut réaliser toutes les dépenses qu’on souhaite réaliser».

Fonctionnaire : je t’aime moi non plus !

Fonctionnaire : je t’aime moi non plus !

 

Une bonne opinion des fonctionnaires dans une enquête du Figaro pour 65% de l’opinion mais des fonctionnaires, toutefois qui ne travaillent pas assez pour 59 % des Français.  85% estiment qu’il serait judicieux d’aligner à la hausse la durée de travail des fonctionnaires territoriaux sur les 35 heures par semaine. Sans doute aussi les fonctionnaires d’État. Selon l’Inspection générale des finances, sur un effectif audité de 1,1 million d’agents publics d’État, 310.000 travaillent moins que le seuil légal des 35 heures. . Près de 6 Français sur 10 ne demandent  pas une réduction du nombre de fonctionnaires. 37% privilégient un statuquo et 21% préconisent même une augmentation de leur nombre.

Toutefois, on retrouve sur cette question un net clivage entre les sympathisants politiques de gauche et ceux de droite. Si 62% des Français soutenant Les Républicains et 56% des sympathisants LaREM appellent à baisser leur nombre, près de deux tiers des soutiens de la gauche souhaitent leur maintien. 44% des Insoumis estiment d’ailleurs qu’il faudrait augmenter leur nombre. Véronique Reille-Soult, qui analyse les réseaux sociaux pour Dentsu Consulting, souligne une «contradiction entre la baisse des dépenses publiques et le maintien du nombre de postes», et dépeint une opinion contrastée entre les différentes catégories de fonctionnaires. Le personnel hospitalier et soignant étant la catégorie la plus plébiscitée et soutenue par les Français.

«Moi je fais très attention à la façon dont je m’exprime» (le Premier ministre)

«Moi je fais  très attention à la façon dont je m’exprime» (le Premier ministre)

 

 

 

Il se pourrait bien que le premier ministre Édouard Philippe commence à prendre ses distances vis-à-vis de Macron. En cause sans doute, le fait qu’il n’exclut plus l’hypothèse d’être remercié après le grand débat national et après les élections européennes. Édouard Philippe Marque  en quelque sorte sa différence. Interrogé à propos d’expressions particulièrement malheureuses et même méprisantes de Macon, le premier ministre leur de l’émission  «La Grand explication» sur RTL, Le Figaro et LCI n’a pas tellement défendu les écarts de langage de Macron. Il s’est même démarqué en indiquant clairement que lui essayer d’éviter ces dérives provocatrices.

«Je comprends très bien que cette expression vous ait choquée», a d’abord répondu le premier ministre. Avant de se désolidariser du président. «Vous avez peut-être remarqué que moi j’essaie toujours de faire très attention à la façon dont je m’exprime parce que je sais qu’une phrase prononcée dans un endroit à quelqu’un, qui n’est pas forcément scandaleuse dans le contexte, peut ensuite donner quelque chose d’évidemment choquant, parce qu’on va dire “Mais il a dit ça de tout le monde pour tous les problèmes”». Il y a évidemment un monde entre la posture de Macon et celle du Premier ministre. Une différence provenant bien sûr de la personnalité des intéressés mais aussi du manque d’expérience politique du président de la république qui se laisse un peu enivré par le parfum du pouvoir et dérape assez régulièrement. Le Premier ministre de son côté adopte une posture assez classique du politicien mesuré aux propos souvent alambiqués mais qui évite de choquer. Ainsi au cours de l’émission évoquée, il n’aura pas apporté grand chose de nouveau, se contentant de répéter ce qu’il avait déjà déclaré. Un premier ministre au profil assez classique de technocrate mais pas forcément de technicien, survolant plutôt les dossiers, affichant une certaine détermination verbale mais dans la pratique capable d’évoluer voir de faire le contraire. Une sorte de d mélanges de Chirac, de Balladur et de Juppé. Moins démonstratif, moins extraverti voire moins hystérique que Macron mais pas forcément moins efficace ou plus exactement aussi peu efficace.

Arrogance : « Je vais faire beaucoup plus attention » (Macron)

Arrogance : « Je vais faire beaucoup plus attention »  (Macron)

 

 

Devant des journalistes de BFM, Macron a fait son mea culpa et promet à l’avenir d’être moins arrogant. Pas étonnant puisqu’ un récent sondage montré que ce défaut lui était reproché par près de 80 % de l’opinion publique. Pas sûr cependant qu’il tienne sa promesse déjà faite  lorsqu’il avait été interrogé sur le sujet à Grand Bourgtheroulde, dans l’Eure, le 15 janvier. « Dans le système où nous vivons, cette franchise n’est peut-être plus possible », constate Emmanuel Macron. Il y a encore quelques jours dans le cadre du grand débat Macon s’est permis de dire : « Il faut être sérieux mes enfants !» il s’adressait pourtant un public d’adultes ;  c’est dire le rapport qu’il entretient avec ses interlocuteurs, un rapport professoral et de domination. De toute manière, Macron ne sait pas faire autre chose que de donner des leçons dans tous les domaines alors que lui-même n’a pratiquement aucun vécu social, aucune vraie formation économique et aucune expérience politique. Macron se comporte comme un enfant gâté et mal élevé qui n’a même pas conscience de la posture ridiculement jupitérienne qu’il occupe en permanence. Il suffit de l’observer lors de ses apparitions dans les grands débats. Macron n’échange pas, il se sert d’une question posée en 30 secondes pour délirer pendant 10 minutes sur les vertus de l’ultra libéralisme et sur ses mérites personnels. Le nombre de « je » de « moi » dans ses allocutions est significatif de sa posture de monarque républicain qui considère les citoyens comme des sujets.

Débat national  » je vous écrirai » ! (Macron)

Débat national  » je vous écrirai » !  (Macron)

 

 

  • Grand débat national : le grand bazar précisé dans une lettre de Macron
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  • Décidément le grand débat national a du mal à démarrer. Macron devait en  définir les conditions  le 26 décembre  mais l’échéance en a été reportée. On attendait des précisions lors de son allocution de fin d’année mais le chef de l’État reporte encore les modalités en promettant une lettre adressée à tous les Français ;  un débat qui devrait être le plus décentralisé possible et jusqu’au niveau des mairies. Une manière en même temps de shunter les corps intermédiaires qui seront sans doute inclus dans le processus mais pour la forme.  Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux, en plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement,  le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les thèmes retenus :
  • - « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«
  • - « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.
  • - « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? «
  • - « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?
  • «
  • La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.
  • Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi,  peut être aussi le parlement quand même !

 

Vœux Macron 2018 : trop de « je », 2019 : trop de nous et d’actes de contrition ?

Vœux  Macron 2018 : trop de « je »,  2019 : trop de nous et d’actes de  contrition ?

 

Si on se  souvient bien de l’allocution des vœux 2018, Macron avait déclaré que l’année serait consacrée à la solidarité et à l’unité. Une petite erreur de diagnostic évidemment. On avait  remarqué la longueur de la prestation de Macron lors de ces vœux 2018. Une longueur excessive à telle enseigne que Macron avait  été contraint de faire une deuxième version limitée à deux minutes sur Internet ;  une version par ailleurs nettement plus réussie et plus naturelle. Ce qui avait également caractérisé cette allocution, c’est son manque de chaleur. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer avec ce discours relativement froid. Un discours à la mode des responsables de la république en marche souvent  manquant sérieusement d’humanité, de simplicité et de vraie compassion. Bref des discours technos. Dernier élément assez insupportables : l’emploi du  je à presque toutes les phrases. Une soixantaine de fois lors de ce discours. Cette année le discours risque d’être plus modeste. Sur le mode » je vous ai compris », vous avez raison, une sorte d’acte de contrition et d’excessive empathie pour compenser l’égotisme précédant. Macron sera quand même contraint de réaffirmer l’autorité de l’État bien mis à mal après la démission de plusieurs ministres, les gilets jaunes et le deuxième épisode Benalla. Ce qui devrait marquer cette allocution sera son invitation renouvelée à un grand débat et surtout vite fait et dont on voit mal ce qui pourrait en sortir compte tenu des modalités d’organisation et la volonté réaffirmée de ne pas changer de cap.

 

Gilets jaunes: « je l’avais prévu »( Hulot)

Gilets jaunes: « je l’avais prévu »( Hulot)

C’est en substance ce que dit Hulot qui en même temps règle ses comptes avec Macron. Hulot qui ne soutiendra pas la liste de Macron aux européennes, pas plus d’ailleurs qu’une autre liste.

“La France se serait bien passée de cette confrontation qui effectivement oppose l’écologie au social alors que ma volonté à moi c’était de réconcilier l’écologie et le social”, a déclaré Nicolas Hulot, interpellé sur le mouvement des “Gilets jaunes” au sixième jour de protestation contre la hausse des taxes sur les carburants. “Je me suis battu et notamment dans les semaines qui ont précédé mon départ pour qu’on change complètement d’échelle dans l’accompagnement social de la transition énergétique et écologique”, a-t-il dit. “J’aurais préféré ne pas avoir eu raison sur le risque d’emballement que l’on connaît”, a-t-il ajouté, déplorant notamment le refus du gouvernement d’allouer 10% des crédits générés par l’augmentation de la taxe carbone à cet accompagnement, et une baisse des aides pour rénover les bâtiments et les passoires thermiques. Assurant avoir une “cruelle conscience” des “problèmes de fin de mois” de certains Français, il a appelé l’exécutif à saisir la proposition de la CFDT d’organiser des Etats généraux de la transition écologique. “Je pense qu’il est très important de saisir la proposition de la CFDT d’organiser rapidement dans un format rapide la réunion de tous les partenaires sociaux”, a-t-il dit.

« Je ne veux pas qu’on m’étouffe »: Edouard Philippe

« Je ne veux pas qu’on m’étouffe »: Edouard Philippe

Devant des chefs d’entreprise Édouard Philippe a sollicité un roman de Jack London dire et conclure : ‘Je sais ce que j’ai en moi. Je sais que je réussirai et je ne veux pas qu’on m’étouffe’. Pour se rattraper et relativiser son propos, il indique que la France ne veut pas être étouffée. Sans doute la France mais lui aussi qui commence à exprimer des exigences vis-à-vis de Macron afin de respirer plus librement. Une phrase qui prend un certain sens quand on connaît les oppositions entre le président de la république et le Premier ministre concernant la composition du nouveau gouvernement et en particulier le remplacement du ministre de l’intérieur.  une citation sans doute mûrement réfléchi car le premier ministre n’est pas comme Macron un habitué des propos verbaux incontrôlés et des dérapages. Une déclaration qui vient au moment où un sondage montre que les Français feraient davantage confiance au premier ministre qu’au président de la république. D’après un sondage  d’Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et franceinfo publié ce jeudi une  large majorité des Français déclare avoir davantage confiance en Edouard Philippe, le Premier ministre, qu’en lui. Priés de dire qui, entre le Premier ministre et le président de la République, « vous donne le plus confiance », 55% des sondés répondent le premier, 29% le second et 16% ne se prononcent pas. Edouard Philippe arrive également en tête sur sa proximité avec les gens (51% contre 34%) et la compétence (49% contre 36%).Petite phrase calculée de la part du chef du gouvernement? Ou allusion inconsciente? Pour Sophie Coignard, éditorialiste politique au Point, Edouard Philippe se sait scruté en ces temps politiquement troublés, et il « ne fait pas de citations littéraires à la légère ». Une manière sans doute d’affirmer le Premier ministre son droit à exister en tant que tel à fin de n’être pas seulement considéré comme un collaborateur de Macon et de ses conseillers de l’Élysée. C’est ce genre de petites phrases qui avaient fait émerger publiquement le différend entre Macron et le ministre de l’intérieur quand ce dernier avait souhaité que le pouvoir fasse preuve de davantage d’humilité. Une critique directe vis-à-vis du chef de l’État.

« Je ne changerai pas de politique »(Macron)

 

C’est ce qu’a affirmé Macron dans une interview au JDD. Une nouvelle preuve d’orgueil,  d’hypocrisie aussi. En effet,  Macon a déjà modéré sa politique et même renoncé à des aspects essentiels comme la réforme de l’État. Par ailleurs,  il ne pourra plus comme par le passé imposé ses orientations à la hussarde via des ordonnances. En l’état de son rapport avec l’opinion publique, Macron est contraint de mettre de l’eau dans son vin. Surtout après les défections de ses plus proches collaborateurs comme Hulot, Colomb ou encore Édouard Philippe qui menace de se présenter aux municipales. Macron veut aussi changer de méthode en étant davantage à l’écoute des Français et en renonçant aux provocations. Il aura bien du mal car l’arrogance est inscrite dans ses gènes. Aux Antilles interpellées par un jeune sur la question du chômage il ne lui a pas recommandé de traverser la rue mais tout de même de changer de métier comme si la chose -parfois nécessaire-  était aussi simple. « En cette rentrée, précise-t‑il, j’ai une volonté de ­retourner à un terrain qui peut être difficile, mais qui ne tolère aucune dérobade. Il faut aller au contact des gens. Cela veut aussi dire accepter leur colère, leur impatience, leur détresse. » S’il est prêt à renforcer son écoute, Macron n’entend pas modifier son cap. « En aucun cas, je ne changerai de politique, martèle-t‑il. Je me suis engagé à procéder aux transformations que notre pays, depuis des décennies, avait évité par le petit jeu du tic-tac de droite et de gauche ou par les lâchetés, petites ou grandes. […] Notre priorité n’est pas de durer, mais de faire. » Il ajoute, se disant impavide face à la dégradation des sondages : « Le chantier des réformes à venir ne sera pas moins ambitieux que l’an passé. » Le problème le problème c’est que macro n’est plus en situation politique d’imposer aux pays des réformes qu’on ne comprend pas et qui par ailleurs ont donné peu de résultats

ONU, Trump « : je suis le meilleur »

ONU, Trump « : je suis le meilleur »

 

 

Comme Trump ne s’attendait sans doute pas à un soutien massif de sa politique, il n’a pas hésité à se dresser lui-même des lauriers. En toute modestie, il a déclaré qu’il avait engagé davantage de réformes que pendant toute l’histoire du pays. Un beau moment de rigolade dans l’assistance de l’ONU. Probablement moins habitués que les Américains aux satisfécits et superlatifs que s’octroie à longueur d’interventions publiques le milliardaire républicain, plusieurs membres de l’assistance – chefs d’État et de gouvernement, ministres, ambassadeurs des 193 pays membres de l’organisation mondiale – ont alors souri.

Pause de Donald Trump. «C’est tellement vrai», a-t-il insisté, provoquant à ce moment-là l’hilarité générale. «Je ne m’attendais pas à cette réaction, mais ça va», a-t-il ajouté, fair-play, en souriant lui-même. Avant d’enchaîner avec la longue liste de ce qu’il considère être ses succès.

 

La solution de Macron au chômage : « traverser la rue, je vous trouve » du travail

La solution de Macron au chômage :  « traverser la rue, je vous trouve » du travail

 

Encore une énorme bavure de Macon en matière de communication qui témoigne à la fois de son ignorance des réalités mais aussi d’un certain mépris pour les plus défavorisés.  Ce n’est pas la première fois que Macron dérape. Sans doute enivré par les parfums pouvoir, il traite de manière monarchique et méprisante ses sujets. Comment peut-on se permettre de dire un jeune chômeur horticulteur qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi dans l’hôtellerie ou la restauration voire le bâtiment. Comme si du jour au lendemain un horticulteur pouvait se transformer en maçon, en cuisinier ou en garçon de restaurant. En fait, Macon qui ne possède qu’une culture de salon dans à peu près tous les domaines y compris économique (par parenthèse il n’a aucune formation économique mais seulement une formation littéraire), il se borne donc à répéter bêtement ce qui se dit dans les milieux mondains : les Français sont des paresseux et il y a des milliers et des milliers d’emplois vacants. La vérité est différente car officiellement il y a plus de 5 millions de chômeurs pour autour de 200 à 300 000  vacants. Le compte n’est pas équilibré. Ensuite il y a les facteurs explicatifs plus qualitatifs, on ne passe pas d’une formation d’horticulteur à une formation à un emploi de restauration sans une formation. Il convient aussi de prendre en compte les conditions de travail qui expliquent largement les difficultés de recrutement. Parfois les conditions salariales également insuffisamment incitatives pour une réinsertion. Exemple quand on propose des CDD de 25 heures à des mères de famille seule pour des salaires de 700 à 800 € et qu’on doit forcément amputer des frais de déplacement et d la réduction des autres prestations familiales. Autant dans ces conditions rester au RSA et bénéficier de toutes les prestations sociales.  Malheureusement Macron est coutumier de ces sortes de sorties condescendantes. Pas étonnant dans son entourage de bourgeois, on doit compter peu de personnes qui gagnent autour de 1000 € nets même après formation et reconversion

Sarkozy : « Je briserai la machination »

Sarkozy : « Je briserai la machination »

Dans une interview au JDD Sarkozy affirme qu’il brisera ce qu’il considère comme une machination.   »Quel que soit le temps que ça prendra, je briserai les auteurs de la machination honteuse qui porte atteinte, au-delà de moi-même, à la fonction que j’ai exercée et à notre pays », déclare Nicolas Sarkozy, dénonçant une « manipulation d’une ampleur inédite ». L’ancien chef de l’Etat vise « trois groupes d’individus qui, pour des raisons différentes, ont intérêt à [le] salir » : « une bande d’assassins [...] qui entouraient Kadhafi », « les gens de Mediapart et leurs comparses » qui se « comportent [...] en militants politiques » et « les affidés du régime déchu de Kadhafi, dont le plus visible est Ziad Takieddine. » Pourquoi ces trois groupes auraient intérêt à lui nuire? « Le clan Kadhafi veut se venger d’avoir été délogé [du] pouvoir », indique Nicolas Sarkozy, « Mediapart relaie leurs accusations parce que leur objectif était de me faire perdre [...] la présidentielle de 2012 puis la primaire de la droite en 2016″, et Ziad Takieddine pour des mobiles « financiers ». « Il fait partie de ceux qui ont pillé la Libye. En suscitant la coalition internationale contre Kadhafi, je les ai privés de leur ‘poule aux œufs d’or’ », assure l’ancien président. « Dire que j’ai favorisé l’Etat libyen est une monstruosité », déclare Nicolas Sarkozy, qui entend faire « usage de toutes les voies de recours qui [lui] sont ouvertes ». « Chaque fois que j’ai été injustement mis en cause, la justice a fini par m’innocenter. Mais quels dégâts pour mon honneur, ma famille, mes amis. »

Mayotte- LR au FN : je t’aime, moi non plus !

Mayotte- LR au FN : je t’aime, moi non plus !

 

 La question n’est pas réellement du domaine du sentiment  mais de celui des cannibales. Car il s’agit de savoir qui des deux malades, le FN et LR, vont manger l’autre. Les deux partis sont en effet très mal en point. Moins d’ailleurs leurs électoratsque leur leaders  qui ne cessent de s’écrouler dans les sondages. Vauquiez sentant la perte de confiance vis-à-vis du FN laboure les terres du pari extrémiste pour le manger, parallèlement le FN  dit être proche de LR pour mieux le croquer. Un vrai duel de cannibales, l’enjeu c’est le leadership sur la droite dure. Aussi un changement de cap de Marine Le Pen qui ne voulait pas entendre parler d’alliance avec LR.  Officiellement, la députée du Pas-de-Calais avance une explication : dans la 1ère circonscription de Mayotte, « nous n’avons pas réussi à trouver de candidat », a-t-elle indiqué sur CNews. En juin 2017, elle en avait pourtant investi un : Ali-Mansoib Soihibou, qui n’est autre que le secrétaire départemental du FN sur place. A l’époque, il avait recueilli 3,08% des suffrages, soit 438 voix à peine. Cette fois, Marine Le Pen a préféré faire confiance à une autre personnalité de l’île : Mansour Kamardine, l’autre député de Mayotte, élu dans la seconde des deux circonscriptions qui correspond à la partie sud du département. Et malgré son appartenance au groupe LR à l’Assemblée, « Mansour Kamardine est un collègue courageux et lucide sur la situation dramatique de son île, liée à la submersion migratoire et à l’insécurité endémique. C’est pourquoi j’ai choisi d’appeler à voter pour le candidat qu’il soutient », a fait savoir Marine Le Pen sur Twitter, en évoquant donc Elad Chakrina. Le parti frontiste aime lui-même prendre à son propre jeu Laurent Wauquiez, qui est régulièrement accusé de reprendre ses thèmes de prédilection. « Il braconne nos idées, veut récupérer nos électeurs, mais continue à dire qu’on est des affreux. Ce n’est pas très clair et le cas de Mayotte le montre bien en renvoyant M. Wauquiez à ses contradictions », déclare Wallerand de Saint-Just au Parisien. Autre élément à noter : dans un scrutin où il n’avait sur le papier aucune chance de peser, le FN pourra toujours crier victoire en cas d’élection du LR Elad Chakrina… surtout si cela s’avère serré. Marine Le Pen aura alors beau jeu de dire que les voix frontistes ont été décisives.

« Méthode Macron » : vous discutez mais je décide !

« Méthode Macron » : vous discutez mais je décide !

 

Voilà comment en substance Laurent Berger, secrétaire de la CFDT,  résume la conception de Macron sur la question sociale que par ailleurs le président de la république considère comme secondaire. Laurent Berger a le sentiment que dans le dispositif de l’Etat, Macron décide seul et de tout. Que la négociation n’est qu’un alibi ; Pourtant la CFDT s’est montrée très ouverte ces dernières années aux différentes réformes mais là la posture quasi napoléonienne de Macron ne passe plus. Ni sur l’assurance chômage, ni sir la formation permanente et ni sur la SNCF dont Laurent Berger conteste la nécessité d’ordonnance. « Je ne laisserai pas cracher à la figure des cheminots » a même déclaré le patron de la CFDT. Pour Laurent Berger,  l‘exécutif “fait comme si la question sociale avait disparu avec l’amélioration de la conjoncture, comme si c’était devenu une question subalterne. Je dis au gouvernement : attention, danger ! Il commet une grave erreur, car les grands enjeux sociaux sont devant nous”, dit Laurent Berger, décrivant en la matière “un moment clef du quinquennat” d‘Emmanuel Macron, au pouvoir depuis neuf mois. “Les facteurs d’inquiétude d’avant l’élection présidentielle sont toujours présents. Le pays ne s’en sortira pas sans une politique sociale ambitieuse et assumée”, ajoute le dirigeant syndical. Il évoque des “tensions” sociales qui “s’accumulent dans les Ephad, les hôpitaux, chez Carrefour, dans les prisons, la police, l’éducation, les collectivités territoriales”. A ses yeux, la “méthode Macron” revient à donner trop de pouvoir au chef de l‘Etat, au détriment de la négociation. “La méthode Macron, c’est : ‘Vous discutez et je tranche’, et personne ne sait de quel côté ça va tomber. On a des interlocuteurs suspendus à la décision du président de la République. Cela pose un problème de fonctionnement démocratique et d’efficacité”, prévient-il.

“Je ne suis pas anti-Macron ou pro-Macron, je suis attaché à la justice sociale et à la démocratie. Autrement, on fait progresser toutes les forces conservatrices”, dit le leader de la CFDT, premier syndicat du secteur privé en France. Sur la formation professionnelle et l’assurance chômage, deux dossiers majeurs actuellement en discussion, “on a été confrontés à des lettres de cadrage pas forcément très débattues et au contenu très aléatoire”. “Les négociations se sont déroulées sans que l’on sache vraiment ce que voulait le gouvernement”, déplore-t-il encore. La direction de la CFDT a annoncé lundi son intention de signer l‘accord sur la formation professionnelle conclu la semaine dernière avec le patronat. “On le signe en demandant au gouvernement que l‘ensemble des droits soient effectifs et garantis dans le projet de loi. Si on passe d’une organisation à l’autre brutalement, alors cela ne fonctionnera pas”, explique Laurent Berger dans Les Echos. Concernant l‘accord sur l‘assurance chômage conclu jeudi, la centrale a conditionné sa signature à l‘engagement de l‘Etat “d‘en respecter l‘engagement”. Laurent Berger déplore en outre le choix gouvernemental d‘avoir recours aux ordonnances, comme il le fit l‘an dernier pour la réforme du travail, pour réformer la SNCF d‘ici l’été, au grand dam des syndicats qui prévoient une série de mobilisations. “Le gouvernement pouvait se permettre de procéder par ordonnance sur la réforme du marché du travail, car il l’avait clairement dit pendant la campagne et parce que la réforme est intervenue juste après l’élection. Ce n’est pas le cas pour la SNCF. Si le gouvernement donne le sentiment qu’il se précipite, ça se passera mal”, prévient-il.

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