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Macron- GM&S : « je ne suis pas le père Noël »

Macron- GM&S : « je ne suis pas le père Noël »

Premier teste pour Macron avec ce dossier de l’équipementier automobile GM&S. Un dossier forcément complexe car l’Etat ne peut imposer aux constructeurs automobiles de passer commande à GM&S  en tout cas sauver la totalité de l’emploi. Bercy a forcé la main de Renault et PSA pour soutenir  GM&S afin d’apporter une aide temporaire à une société qui de toute façon devra se restructurere.et perdre au final près de 100 emplois.  Les constructeurs automobiles français PSA et Renault se sont engagés, sous la pression du ministère de l’Economie, à augmenter leurs commandes auprès de l’équipementier GM&S Industry de la Souterraine (Creuse), menacé de liquidation judiciaire. Le nouveau ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’était entretenu durant le week-end avec le PDG de Renault, Carlos Ghosn, et le président du directoire de PSA, Carlos Tavares. « Il leur a demandé de s’engager sur un montant de commandes supplémentaires permettant la continuité de l’exploitation de l’entreprise et la poursuite des discussions avec les repreneurs », avait précisé dimanche dernier dimanche les services de Bercy dans un communiqué. « Le groupe PSA s’est engagé à augmenter ses commandes de 10 à 12 millions d’euros. Le groupe Renault s’est engagé pour sa part à doubler ses commandes pour les porter de 5 à 10 millions d’euros », indiquent-ils. »Ces engagements permettront d’atteindre un niveau de chiffre d’affaires sur 2017 proche de 25 millions d’euros, et rendent possible la continuité de l’exploitation et la poursuite des discussions sur la reprise de l’entreprise », ajoutent-ils. Bruno Le Maire, aux représentants syndicaux du site de la Souterraine, reçus à Bercy, de « déployer tous les efforts nécessaires » auprès des deux groupes, qui représentent 65% du carnet de commandes de GM&S Industry, d’ici au 23 mai. Le comité d’entreprise a demandé à la justice de repousser la date d’audience pour analyser les offres de reprise du 23 au 30 juin. « L’Elysée va créer une cellule de crise et des rencontres sont programmées la semaine prochaine entre GM&S et les constructeurs automobiles », a déclaré à Reuters Jean-Louis Borie, avocat du comité d’entreprise de GM&S. « On a senti que le président de la République était ouvert, on a eu un échange d’arguments point par point », a-t-il raconté à propos de l’entretien de vendredi soir. « Le président a pris l’engagement de revoir avec les constructeurs automobiles le niveau de commande. » Un dernier point essentiel pour Jean-Louis Borie, dans la mesure où « on ne peut envisager de solution tant que les constructeurs n’ont pas pris d’engagements fermes d’un autre niveau que maintenant». Conclusion l’entreprise pourra sans doute être sauvée mais pas la totalité de l’emploi

« Je ne vais pas donner de conseils à Macron » (Hollande) OUF !

« Je ne vais pas donner de conseils à Macron » (Hollande) OUF !

Une bonne nouvelle : Hollande n’envisage pas de donner des conseils à Macron, ouf !  Il est évidemment prématuré de savoir quelle est l’efficacité de la politique qu’entend conduire Macron mais une chose est sûre il ne faudra surtout pas qu’il renouvelle les atermoiements et les contradictions qui ont caractérisé le mandat de François Hollande. « Je ne vais pas lui donner de conseils, mais lui parler des sujets majeurs. De ce qui ne peut pas attendre. De manière à ce que soit la continuité de l’Etat l’emporte », confie Hollande au JDD. François Hollande qui a multiplié les gestes de connivence voire de familiarité avec Macon mettant d’ailleurs ce dernier dans l’embarras. À cet égard le paternalisme dans témoigne Hollande paraît à la fois outrancier et relativement déplacé. Ainsi dernièrement lors d’une cérémonie officielle, il a demandé à Macon sous l’œil des caméras : « alors ça se prépare pour l’Élysée ? » Gêné mais avec une grande malice Macron a répondu : «  et de votre côté, ça se prépare aussi » ? On comprend que Hollande ait intérêt à montrer qu’il existe une grande filiation entre lui et Macron afin de laisser une image positive dans l’histoire. En effet Hollande aura été l’un des présidents de la république les plus impopulaires de la cinquième. En cause évidemment des résultats catastrophiques tant sur le terrain économique que dans le champ social. Pas étonnant si le parti socialiste n’a recueilli que 6 % des voix lors du premier tour des présidentielles même si Benoît Hamon a apporté sa patte personnelle pour affaiblir encore un peu plus le parti de François Hollande.

 

Macron -Valls : je t’aime moi non plus !

Macron -Valls : je t’aime moi non plus !

Valls qui considère que le parti socialiste actuel est mort fait une déclaration d’amour à Macron et veut s’inscrire dans la nouvelle majorité présidentielle. Une décision évidemment condamnée par les caciques du parti socialiste mais qui crée peu enthousiasme chez Macron. Entre les deux hommes politiques, c’est un peu je t’aime moi non plus ;  en cause,  surtout le fait que Valls n’a cessé de torpiller Macron  lorsqu’il était au gouvernement l’ayant même privé de présenter sa seconde loi sur l’économie. Une décision qui avait largement encouragé Macron à démissionner de ce gouvernement. Valls rejoint Macron,  en tout cas en émet le souhait car les différences idéologiques entre les deux hommes sont faibles. En outre sans l’appui d’ en marche Valls aurait sans doute des difficultés à être réélu député. Du côté d’en marche,  ce ralliement de Valls est plus embarrassant qu’autre chose et on l’accueille avec un enthousiasme pour le moins mesuré  L’annonce de Manuel Valls a été en effet reçue avec une certaine tiédeur du côté du camp Macron. Le porte-parole de La République En Marche, Benjamin Griveaux, a précisé sur Europe 1 que « la bannière sur laquelle les candidats aux législatives iront s’appelle La République En Marche (…) la procédure est la même pour tout le monde, il lui reste 24 heures », a-t-il ajouté. L’accueil n’est guère meilleur du côté du Parti socialiste. Jean-Christophe Cambadélis a déclaré : « Ça, c’est impossible ». Le premier secrétaire du Parti socialiste estime que l’ancien premier ministre doit agir « très gentiment et très calmement ».

Emmanuel Macron: «je suis l’ennemi du nationalisme «

Emmanuel Macron: «je suis l’ennemi du nationalisme « 

Dans une  interview à 20 minutes Emmanuel Macon s’explique notamment sur le clivage patriote nationaliste.

 

Marine Le Pen préférerait vous affronter, car vous seriez « un mondialiste décomplexé ». Êtes-vous le candidat de la mondialisation ?

Je suis le candidat d’une France ouverte, ce qui me paraît être la définition même du patriotisme. Je suis l’ennemi du nationalisme, dont Madame Le Pen est la candidate. Monsieur Fillon la poursuit dans ses dérives. Je suis le candidat d’une France qui a des intérêts – sa sécurité, ses intérêts économiques et sociaux –, qui veut les protéger et les défendre, mais qui opère dans un monde ouvert. Parce que nous avons aujourd’hui 2 millions de concitoyens qui travaillent dans des entreprises étrangères opérant en France et que plusieurs millions de Français vivent de nos exportations. Parce que nous sommes une culture qui a toujours rayonné dans le monde et que nous avons une langue qui a plus de locuteurs en dehors de ses frontières que sur notre sol. Avoir peur de l’avenir, c’est trahir notre histoire. Je défends une France forte dans un monde ouvert où les valeurs de la démocratie l’emportent. Pour autant, je ne suis pas le candidat de la mondialisation heureuse.

Vous estimez que le clivage « patriotes-nationalistes » a remplacé l’ancien clivage gauche-droite. Qu’entendez-vous par là ?

Sur de nombreux sujets, – la laïcité, l’Europe, le rapport au monde, la réforme économique et sociale –, le clivage n’est plus entre la droite et la gauche, car chacun de ces camps est divisé en son sein. Aujourd’hui, les candidats de la droite et de la gauche traditionnelles ne pourraient gouverner sérieusement s’ils étaient élus, car ils n’auraient pas la majorité en leur sein. Alain Juppé a dit ce matin [selon le Canard enchaîné] : « Si Sens commun est au gouvernement, je serai dans l’opposition. » C’est la démonstration que, si François Fillon est élu, ce sera la chienlit. Quant à Benoît Hamon, trois quarts des gens investis par le PS pour les législatives déclarent ne pas ou ne plus le soutenir. Ces divisions révèlent de vraies fractures. La recomposition profonde de notre vie politique est en cours, sinon je ne serais pas là. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et moi-même sommes des expressions de ces dysfonctionnements. Aujourd’hui, la vraie tension est entre la volonté de rétrécissement du pays, représentée par Madame Le Pen, et l’ouverture au monde et à l’Europe, que je représente. Le patriote, c’est celui qui défend les siens dans un monde ouvert. Le nationaliste, c’est celui qui défend les siens en combattant l’autre, ce qui conduit au protectionnisme au niveau économique, et à la guerre.

Dans une interview au Point, le géographe Christophe Guilluy reconnaît que votre modèle économique « crée de la richesse ». Mais, selon lui, hors des grandes métropoles mondialisées, une partie de la classe moyenne et les catégories populaires ne sont plus intégrées au modèle économique. Comment faites-vous pour intégrer cette France périphérique ?

Je suis favorable à ce que la France des métropoles, des gens bien formés, des entrepreneurs, puisse réussir et aller plus vite car elle tire tout le pays. Mais ça ne peut pas être un projet de société. On a besoin que toute la France soit embarquée dans un projet de réussite et d’émancipation économique et sociale. Sinon, on a une fracture comme en Grande-Bretagne. Je veux permettre à chacun de réussir, par l’éducation, en ramenant à 12 élèves les classes de CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaire et en donnant plus d’autonomie pédagogique aux écoles. Par le rattrapage économique avec les emplois francs : 15 000 euros pour les entreprises embauchant en CDI un habitant issu des quartiers prioritaires de la politique de la ville. J’investirai également 15 milliards d’euros dans la formation continue. J’ai aussi un projet de lutte contre l’isolement de l’hyper-ruralité, à travers le doublement des maisons de santé pour faire reculer les déserts médicaux et le développement de l’Internet haut débit. Enfin, pour cette France périphérique, ma principale mesure est la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de nos concitoyens. Cet impôt est injuste car il est plus élevé dans les villes de province ou les petites villes que dans les métropoles.

Votre projet économique vise à réduire le coût du travail et donner plus de marge de manœuvre aux entreprises. Il s’agit donc d’approfondir ce qui a été fait pendant ce quinquennat ?

Une politique en faveur de la compétitivité a été commencée dans ce quinquennat mais trop tardivement et trop modestement. Il faut aller plus loin, plus clair, plus fort. Donc en 2018, non seulement je verserai le CICE au titre de l’année 2017, mais je ferai un allégement de charge de six points, qui remplacera le CICE. Ce sera un vrai choc de compétitivité pour les entreprises. Il faut aussi aller plus loin en termes de simplification du droit du travail, en ne gardant que les principes et les règles fondamentales dans la loi et en donnant beaucoup plus de possibilités de changer les choses par l’accord majoritaire des salariés au sein des entreprises ou des branches. Dans le même temps, j’ai une politique pour le pouvoir d’achat des travailleurs. S’il y a un accord dans l’entreprise, il faut qu’on puisse travailler plus et gagner vraiment plus. C’est pourquoi je baisserai les cotisations sociales et salariales et j’exonérerai les heures supplémentaires de charges patronales et salariales.

Si l’Etat baisse les charges salariales et patronales, quelle est la responsabilité des entreprises ? Est-ce que les créations d’emplois ont été à la hauteur de ce qui était espéré avec le pacte de responsabilité ?

Les créations d’emploi, ce n’est pas la physique du piston. Aller vers une politique de compétitivité, continuer à améliorer la marge des entreprises, c’est améliorer leur capacité à investir et embaucher. Ensuite, vous avez toujours des gens qui se comportent mal, il faut les contrôler, les sanctionner, et essayer de les poursuivre. Certaines entreprises, qui ont bénéficié d’aides et n’allaient peut-être pas licencier, ont pu investir sur d’autres projets et mieux se porter. Je ne suis pas pour une économie administrée, je suis pour une économie qui permet d’encourager ceux qui se comportent bien, qui investissent et qui embauchent.

Vous avez déclaré : « la vie économique est faite de créations et de destructions. » On ne peut donc rien faire contre les délocalisations ?

Dans la vie économique, il y a des cycles où des entreprises naissent et disparaissent. Quand une entreprise n’est plus rentable, parce qu’elle n’a plus de marché ou qu’elle n’a pas pris un virage technologique, il ne faut pas chercher à la maintenir artificiellement. On ne rend pas service aux salariés. Pendant des décennies, on a voulu protéger les emplois en prétendant protéger les gens : on a vu le résultat. Moi je ne veux pas protéger les emplois qui ne sont plus d’aujourd’hui, ni de demain. Je préfère protéger vraiment les gens, en donnant plus de souplesse aux entreprises et en formant les chômeurs aux emplois d’avenir, dans la silver economy, la domotique, la chaudronnerie, les énergies nouvelles… Vous protégez beaucoup plus un travailleur en faisant ça qu’en biberonnant une entreprise pour qu’elle maintienne des emplois voués à disparaître.

Vous dites que l’auto-entrepreneuriat ouvre des « perspectives de mobilité ». Cette opportunité doit-elle l’emporter sur la protection du travailleur « ubérisé » ?

Je ne suis pas pour l’hyper précarité mais je suis contre cette volonté de bloquer la création d’emplois pour protéger de manière indue des secteurs. J’étais pour le développement de la plateforme Uber, je l’ai aidée parce qu’elle a permis de créer des dizaines de milliers d’emplois en France et en particulier en banlieue. Mais je suis défavorable à ce qu’elle use aujourd’hui de sa position dominante pour baisser les prix. Donc je soutiens les chauffeurs d’Uber dans leur combat pour une négociation avec la plateforme. Il faut imposer un tarif minimum à ces plateformes et protéger les droits de celles et ceux qu’elles emploient.

Question qui fâche, d’un internaute : @Tanatiel « Dans votre programme vous évoquez le fait de supprimer les allocations-chômage à tout demandeur d’emploi qui refuse deux offres “décentes”. Pourriez-vous préciser ? »

Je veux réformer l’assurance chômage pour que tout le monde y ait droit : les démissionnaires une fois tous les cinq ans, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les entrepreneurs et les salariés. Mais personne n’aura sans contrepartie un droit durable au chômage. Après un bilan de compétences, vous ne pourrez pas refuser plus de deux offres décentes, c’est-à-dire des offres qui correspondent à vos qualifications et payées jusqu’à moins 20 à 25 % de votre dernière rémunération, ce sera à définir dans la négociation. Et si vous ne voulez pas être formé, mais que vous préférez répondre à une offre à 300 km de chez vous, on vous aidera à la mobilité.

Vous avez évoqué en février « une culture diverse et multiple » en France. En avril, vous avez déclaré à Causeur que la France « n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle ». Distinguez-vous le projet politique du brassage culturel ?

Je crois dans la diversité, mais pas dans le multiculturalisme. Le multiculturalisme, ce n’est pas la France. La France est avant tout un peuple indivisible, par ses valeurs, par son histoire. Nous avons une culture faite de multiples autres cultures. La langue française est la seule officielle mais je suis pour qu’on puisse enseigner les langues régionales dans les écoles de la République, c’est notre richesse. Je crois à l’indivisibilité du peuple français, mais dans sa diversité. Cette diversité n’est pas la haine de ce que nous sommes. L’identité, ce n’est pas la réduction au même. C’est un projet.

Vous souhaitez réformer le Code du travail dès l’été par ordonnances. Vous ne rejetez pas le 49.3. Assumez-vous une verticalité du pouvoir présidentiel ?

J’assume de l’efficacité et des débats bien proportionnés. La réforme du droit du travail que je propose a été préparée, il y a eu plusieurs rapports et je m’en suis expliqué pendant la campagne, dès le mois de décembre, donc il faut aller vite. Je suis pragmatique. La Ve République offre les instruments du parlementarisme rationalisé, il faut les utiliser, l’ordonnance comme le 49.3. Mais pas à tout bout de champ. Sur d’autres sujets plus complexes, l’assurance chômage, la formation continue, les retraites, il faut prendre le temps du débat.

Alain Juppé : « démerdez-vous; Je ne serai pas candidat »

Alain Juppé : « démerdez-vous;  Je ne serai pas candidat »

 

C’est en substance ce qu’a presque déclaré Alain Juppé suite aux nombreuses sollicitations dont il était l’objet pour remplacer François Fillon. Une déclaration claire, cohérente et digne mais pleine d’amertume. Alain Juppé a fait clairement allusion à l’irresponsabilité de l’appareil qui a démoli sa candidature. Il a aussi critiqué nettement la ligne radicale choisie par le vainqueur de la primaire. Il s’est aussi étonné du soutien assez soudain de certains sarkozystes notamment qui se sont dernièrement ralliés à lui pour enfoncer François Fillon. Une manière aussi de renvoyer dans leurs baskets le comité politique des républicains dont les revirements et l’irresponsabilité caractérisent la posture. Alain Juppé voulait sans doute anticiper la décision du comité politique qui s’est une nouvelle fois couché devant François Fillon lundi soir. Les appels reçus par Alain Juppé « tout au long de la semaine » n’auront servi à rien. S’exprimant depuis Bordeaux, ville dont il est maire depuis 2006, l’ancien Premier ministre a « confirmé, une bonne fois pour toutes, qu’[il] ne [sera] pas candidat à la présidence de la République »« Pour moi, il est trop tard, je n’incarne pas le renouveau souhaité par les Français. » « Je n’ai pas l’intention de m’engager dans des tractations partisanes ni marchandage de postes. Je ne suis donc pas en mesure aujourd’hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d’un projet fédérateur (…). Je le répète pour moi il est trop tard, mais il n’est pas trop tard pour la France, il n’est jamais trop tard pour la France. » Au cours d’une allocution sobre, teintée d’amertume et de gravité face à la situation dans laquelle se trouve la candidature de la droite et du centre, le prétendant malheureux de la primaire de novembre dernier a déploré le retrait du soutien d’une partie du centre et regretté la « radicalisation » d’un noyau de militants LR, présent dimanche après-midi au Trocadéro pour soutenir François Fillon. Admettant qu’il ne répondait pas « pleinement à l’exigence d’exemplarité », Alain Juppé a cependant insisté sur le fait qu’il n’avait pas été inquiété pour « enrichissement personnel » et que sa famille n’avait jamais été exposée. Manière de viser (indirectement) François Fillon et sa gestion de la crise dans laquelle son entourage et lui-même sont plongés depuis plus d’un mois, ajoutant que « l’obstination » de l’ancien Premier ministre conduisait à une « impasse ». Assurant qu’il se tenait prêt à dialoguer avec Nicolas Sarkozy et François Fillon, Alain Juppé a déploré un « gâchis » pour sa famille politique, alors que Fillon « avait un boulevard devant lui ». Et de rappeler, avec insistance, qu’il avait à l’époque été « fair-play » en lui apportant, à plusieurs reprises, son soutien.

 

Hamon- Mélenchon : je t’aime….. Moi non plus !

Hamon- Mélenchon : je t’aime….. Moi non plus !

 

C’est déjà le divorce entre Hamon  et Mélenchon alors qu’ils n’étaient même pas mariés, ni pacsés ! L’hypothèse de leur union reposait en effet sur de fausses déclarations d’amour pour sauver la gauche. Une gauche dont ils n’ont d’ailleurs que faire puisque l’essentiel est de servir leur ego et leur carrière politique. Hamon  et Mélenchon ne se situent nullement dans une problématique de gouvernance mais dans une stratégie classique de gauchisme d’opposition. Pour preuve en avançant des propositions complètement utopiques, ils sont assurés de n’être jamais élus à la magistrature suprême et évitent ainsi le péché de gouvernance reprochée aux réformistes du parti socialiste. D’une certaine manière, ils voudraient faire élire Marine L Pen qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Le spectacle de cette division est assez pathétique et montre à l’évidence que les egos dominent et de très loin l’intérêt général. On objectera qu’il en est à peu près le même chez la plupart des leaders politiques. Pour les deux, on a eu recours à la fallacieuse rhétorique de l’union de la gauche uniquement pour attirer les gogos qui se faisaient encore une illusion sur la possibilité d’un accord. La perspective d’une « alliance des gauches » entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle est donc morte à l’issue d’un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file de « La France insoumise ». Les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif vendredi au téléphone avec la promesse d’une rencontre prochaine, mais les prémices d’une rupture sont vite apparues. Dès vendredi soir, Jean-Luc Mélenchon avait provoqué le vainqueur de la primaire de « La Belle alliance » en prévenant sur BFM TV qu’il n’entendait pas s’ »accrocher à un corbillard », en l’occurrence le Parti socialiste. Puis samedi, dans un billet diffusé sur Facebook, l’ancien ministre de Lionel Jospin s’insurgeait contre le projet confié par Benoît Hamon à l’économiste Thomas Piketty d’un « Parlement de la zone euro ». « La monnaie unique comme identité et projet européen? Étrange invention technocratique! Ce projet ressort tout droit des vieux cartons du PS. On le croyait abandonner dans le siècle dernier », écrit-il notamment. « Est-ce une façon de créer un problème insurmontable entre nous en 2017? Alors autant s’épargner les simagrées unitaires actuelles! », ajoute-t-il. En déplacement samedi à Lisbonne, où le gouvernement socialiste d’Antonio Costa est soutenu par la gauche radicale et les communistes, Benoît Hamon a répliqué aux déclarations « assez brutales » du candidat d’extrême gauche. « Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n’oblige personne », a-t-il lancé devant la presse, s’estimant « le mieux placé » pour faire gagner la gauche à la présidentielle. Dimanche, au « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, l’ancien ministre de l’Education s’est efforcé d’apaiser le climat tout en marquant sa détermination, « tenace » et « têtu ». « Nous ne pouvons pas nous permettre aujourd’hui d’assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l’extrême droite. (…) Je respecte les egos, ils existent, j’en ai moi-même un. Ce que je veux, c’est rassembler les électeurs, les hommes, les femmes. Et si la dynamique se confirme, vous verrez, elle parviendra à vaincre bien des réticences », a-t-il estimé. Jean-Luc Mélenchon, a-t-il poursuivi, pose des « conditions fortes ». « C’est vrai que si on fait du covoiturage et qu’on décide que l’on conduit, la couleur des sièges, et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement le covoiturage dans ces conditions-là. Je dois me placer au-dessus de cela. » Il avait même ajouté qu’il n’était pas prêt à monter dans un corbillard

« Je m’excuse mais merde » (Fillon parodiant Coluche)

« Je m’excuse mais merde » (Fillon parodiant Coluche)

 

 

 

C’est en substance ce qu’a dit François Fillon pour tenter d’expliquer le contexte de ces malversations financières. L’excuse mise en dérision par Coluche avec sa célèbre phrase : « je m’excuse mais merde » convient parfaitement à l’ancien premier ministre. Un Premier ministre bien contraint de faire semblant de s’amender mais qui a tout de suite réaffirmée que les détournements d’argent public étaient légaux ce qui évidemment est faux  puisque le salaire de Pénélope Fillon concernait un emploi fictif. D’ailleurs Fillon n’a apporté aucune autre preuve matérielle du travail réel de son épouse sinon qu’elle le soutenait, qu’elle lisait ses discours ou encore qu’elle lui transmettait les doléances des « sujets » sarthois. Pas vraiment de quoi convaincre qu’elle avait un rôle d’assistante parlementaire, aucune trace écrite ne le prouve, il ne reste rien de l’activité de Pénélope Fillon. Au-delà de l’aspect juridique reste la dimension morale. François Fillon a donc présenté lundi ses « excuses » aux Français pour avoir salarié des membres de sa famille  mais en ajoutant immédiatement « Tout cela était légal », et en accusant la presse, toute la presse, d’être responsable du scandale diffusé. Dans sa conférence de presse, l’ancien Premier ministre a reconnu avoir donné des réponses « imprécises » lorsqu’il a été interrogé ces derniers jours sur les détails des travaux effectués et a mis ces erreurs sur le compte de l’émotion. Hélas les réponses restent encore bien imprécises voir complètement absente. D’abord il n’a pas apporté de preuve convaincante de la réalité du travail de collaboratrice de son épouse. Il n’a pas non plus expliqué pourquoi il avait payé autant ses enfants bien plus que la moyenne d’un véritable assistant parlementaire. Il n’a pas dit un mot du salaire fictif par son épouse dans la revue « des deux mondes » dirigée par son ami milliardaire. Il n’a pas dit un mot convaincant concernant la récupération de sommes normalement destinées aux assistants parlementaires et qu’il a mis directement dans sa poche. Il n’a pas parlé non plus du dernier scandale celui concernant les conditions d’attribution du grade suprême de la Légion d’honneur : la grand-croix, attribuée au même ami milliardaire. Il n’a pas évoqué la sous-estimation ridicule de son patrimoine. Il n’a pas dit un mot de la récupération du bénéfice réalisé lors des primaires de la droite. Des primaires qui ont rapporté 10 millions de bénéfices et qui sont allés tout droit dans son micro parti au lieu de rejoindre la caisse des Républicains. Il n’a pas évoqué bien sûr son train de vie lorsqu’il était premier ministre. Il a aussi fait complètement l’impasse sur l’activité sulfureuse de sa société de conseil, une société qui aurait été en partie financée par le milliardaire propriétaire de la revue « des deux mondes ». Bref il a survolé ses affaires, en a ignoré une grande partie. Il a surtout eu le culot de mettre en accusation la presse. Bref la formule de Coluche : « je m’excuse mais merde » résume bien la tentative pathétique d’explications de François Fillon.

Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari», (Penelope Fillon en 2007)

Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari», (Penelope Fillon en 2007)

Une déclaration Penelope Fillon au Sunday Telegraph en 2007. Une interview dans laquelle,  elle affirme n’avoir «jamais été l’assistante» de son mari, avant d’ajouter: «Je ne me suis pas occupée de sa communication non plus». Ce soir, la diffusion d’extraits inédits de cet entretien par le magazine d’Elise Lucet, Envoyé Spécial, risque d’embarrasser un peu plus la défense du candidat de la droite à la présidentielle. Ce document vidéo de 45 minutes, qui n’est plus consultable sur internet et que Le Figaro n’a pas pu visionner, rapporte que Penelope Fillon se dit «peu à l’aise dans les allées du pouvoir» et précise qu’elle n’a aucun rôle aux côtés de son mari, alors qu’elle est censée avoir été son assistante parlementaire, puis celle de Marc Joulaud, depuis une dizaine d’années. Mercredi soir, L’Obs publiait sur son site un contrat de travail de Penelope Fillon sur la période 1998 à 2002, montrant qu’elle était embauchée comme assistante parlementaire de François Fillon à la permanence parlementaire de la droite au Mans. Mis en cause la semaine dernière par le Canard Enchaîné qui suspecte Penelope Fillon d’occuper un emploi fictif, François Fillon était venu expliquer jeudi dernier sur le plateau de TF1 que sa «femme travaille pour [lui] depuis toujours, depuis 1981, depuis [sa] première élection» et s’estime victime d’une véritable «tentative de coup d’État institutionnel».

(Le figaro)

 

Crise humanitaire : « Je suis ruiné » (Tapie )

Crise humanitaire : « Je suis ruiné » Tapie   »

 

Une nouvelle fois Tapie crie sa détresse et affirme qu’il est ruiné dans une interview au JDD. Celui qui ne peut s’empêcher d’ouvrir sa grande bouche a en plus l’outrecuidance de demander à être présent lors du procès de Christine Lagarde, ancienne ministre des finances largement impliquée dans cette affaire. Tapie l’affirme  « il est ruiné, ruiné de chez ruiné » bref une vraie crise humanitaire. 

Interview :

 

Christine Lagarde comparaît devant la Cour de justice de la République dans un dossier qu’on a coutume d’appeler l’affaire Tapie. Vous allez suivre les débats?
J’aurais bien aimé être appelé à témoigner mais personne – ni l’accusation ni la défense – ne m’a fait citer. Je suis frustré… Peut-être que personne n’a envie d’entendre ce que j’ai à dire. Tant pis, je trouverai d’autres occasions. Il y en aura!

[…]

« Je veux qu’on arrête de dire que j’ai floué le contribuable »

Vous vous posez en victime?
Je veux qu’on arrête de dire que j’ai floué le contribuable. Ce que j’ai perçu par cet arbitrage a servi, pour la plus grande partie, à rembourser mes créanciers (notamment le fisc). Et le Crédit lyonnais a fait une plus-value fantastique sur la revente d’Adidas – pas loin d’un milliard d’euros au bas mot. Cet argent a atterri dans les caisses de l’État.

[…]

Vous aviez déclaré : « Je suis ruiné de chez ruiné. » Vous l’êtes vraiment?
On a ordonné des saisies sur tous mes biens. On me réclame plus d’argent que je n’en ai reçu de l’arbitrage. Mon groupe est sous procédure de sauvegarde, sous le contrôle du tribunal de commerce. Le parquet général a fait appel une dixième fois cette semaine pour obtenir ma mise en liquidation. S’il l’avait obtenu, 1.500 salariés auraient été au chômage, on aurait revendu mes biens à la moitié de leur valeur, ce qui n’est pas l’intérêt du contribuable… Heureusement, la cour d’appel a refusé. Ça prouve qu’il y a encore des magistrats pour considérer que l’État n’a pas tous les droits. Vous voyez, j’y crois encore!

Manuel Valls : je suis prêt », à quoi ?

Manuel Valls : je suis prêt »,  à quoi ?

 

Je suis prêt déclare Manuel Valls au JDD. Prêt a la  primaire mais surtout à démolir Hollande dans le cadre de cette consultation. Un exercice inédit sous la Ve République qui verra s’affronter le président et le Premier ministre en exercice. De quoi se régaler par avance de ce cirque médiatique mais qui ne grandira pas forcément la démocratie. On voit mal en effet comment Valls pourrait ce démarquer de Hollande et réciproquement puisqu’ils sont coresponsables de la politique menée par la gauche. Du coup on va se rabattre sur des questions de personnalité, une sorte de concours Miss France., Manuel Valls met une nouvelle fois la pression à François Hollande et n’exclue donc pas de se présenter face à lui. « Je demande à tous les progressistes, à la gauche réformiste et à toute la gauche, de se ressaisir. C’est pour cela que notre primaire ne doit pas se résumer à de petits calculs d’appareils. Elle doit donner un élan, de l’espoir. Il faut se préparer au face à face. Je m’y prépare, j’y suis prêt ». Dans une interview au Journal du DimancheManuel Valls met une nouvelle fois la pression à François Hollande. Le Premier ministre, qui souhaite que la gauche mette « le FN sur la touche dès le premier tour de la présidentielle », en appelle à ce qu’ »une dynamique » soit créée autour de la primaire du PS. François Hollande peut-il le faire ?   ».  »J’ai des rapports de respect, d’amitié, et de loyauté avec le président. Mais la loyauté n’exclut pas la franchise. Force est de constater qu’au cours de ces dernières semaines, le contexte a changé. La parution du livre de confidences a créé un profond désarroi à gauche », répond le chef du gouvernement, dont la candidature semble se profiler de jour en jour. S’il n’a pas encore fait part de ses intentions précises, il assure en tout cas qu’il est prêt. Et il laisse entendre que François Hollande l’est beaucoup moins. « Comme chef de la majorité, ma responsabilité est de tenir compte de ce climat. Face au désarroi, au doute, à la déception, à l’idée que la gauche n’a aucune chance, je veux casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite. Je n’oublie pas que le Président a été élu par les Français en 2012. Mais toute candidature doit intégrer le rapport avec les Français, avec la gauche, avec notre famille politique. Toute décision qui ferait fi de ces trois dimensions apparaîtrait comme bancale ou fragile. Me concernant, j’intègre en permanence ces trois éléments », avance Manuel Valls.

(Avec le JDD et Europe 1)

Sarkozy « je n’ai pas la même moralité que Bayrou » !

Sarkozy «  je n’ai pas la même moralité que Bayrou » !

 

Compétition de moralité entre Sarkozy et Bayrou. On s’en doutait évidemment mais sur ce terrain pas sûr que Sarkozy sorte de vraiment vainqueur égard notamment aux casseroles qu’il trimbale « Décidément… on n’a pas la même moralité, lui et moi. » Cette semaine sur BFMTV, François Bayrou était interrogé sur un duel Sarkozy-Le Pen : « C’est un des cas de figure, en raison de la violence que Nicolas Sarkozy exprime, où l’issue du scrutin ne serait pas joué » d’avance, a-t-il dit. « Je souhaite de toute mes forces que cette hypothèse désastreuse ne se présente pas », a-t-il ajouté, affirmant néanmoins qu’il « ne votera pas Marine Le Pen » et « prendrait (ses) responsabilités ». Samedi sur Twitter, François Bayrou a rendu la pareille à Nicolas Sarkozy : « Je n’ai aucun problème personnel avec lui, j’ai un problème politique », explique pour sa part Nicolas Sarkozy dans Le Parisien, répétant ses nombreuses critiques formulées au cours de cette campagne pour la primaire de la droite. « Il a voté avec la gauche, son projet n’a rien à voir avec le nôtre. Donc, que les choses soient claires, si je suis élu président de la République, je ne me mettrai pas otage de François Bayrou », ajoute l’ex-Président. Soutien d’Alain Juppé, François Bayrou envisage de se présenter à la présidentielle dans le cas où Nicolas Sarkozy l’emporterait.

Présidentielle 2017 : le lancement du site pour François Hollande « moi, ancien président, je »

Présidentielle 2017 : le lancement du site pour François Hollande « moi, ancien président, je »

 

Pas de bol comme dit Hollande à propos du cômage et pas de bol pour le lancement de son site « NotreidéedelaFrance.fr ». qui aurait pu s’appeler : « moi, ancien président, je… »  Le président de la République doit regretter d’avoir indexé sa candidaturesur la baisse du chômage. Si Najat-Vallaud Belkacem a tenté de noyer le poisson en parlant de « soubresauts » lors d’un meeting de « Eh oh la gauche » à Grenoble lundi 26 septembre, l’annonce d’une nouvelle de hausse du chômage - 1,4%, soit la pire augmentation depuis septembre 2013 – a plongé les soutiens de François Hollande dans l’embarras. Preuve en est, le lancement du site « NotreidéedelaFrance.fr », prévu pour ce même lundi 26 septembre à 18h, a été décalé de quelques jours à la dernière minute. Les partisans de François Hollande pouvaient difficilement trouver un timing moins approprié quand « NotreidéedelaFrance.fr » a pour objet de vanter le bilan du président sortant. Le site internet censé marquer la seconde étape de l’entrée en campagne n’est toujours pas accessible au public. Officiellement, du côté de « Répondre à Gauche », l’association à l’origine de ce site après avoir soutenu la candidature de François Hollande lors de la primaire socialiste de 2011, on invoque « des problèmes techniques » selon BFM-TV. La concomitance avec l’annonce des mauvais chiffres du chômage apparaît cependant comme l’explication la plus logique. D’autant que, selon certains élus derrière « NotreidéedelaFrance.fr », l’objectif était de surfer sur une nouvelle baisse du chômage au mois d’août. Hollande a raison il n’a vraiment pas de bol avec le chômage

Barroso : « moi aussi je veux gagner des sous » !

Barroso : «  moi aussi je veux gagner des sous » !

C’est en substance ce que dit Barroso ancien préside de la commission européenne, ancien premier ministre portugais et ancien gauchiste Mao. Comme dessous beaucoup d’anciens responsables politiques de haut niveau Barroso veut gagner des sous. Pour cela il entend monnayer son carnet d’adresses européennes auprès de la sulfureuse banque Goldman Sachs. Notons que Sarkozy en France ne fait pas autre chose quand il fait payer ses conférences autour de 100 000 €. Mais juridiquement L’embauche de Barroso par Goldman Sachs n’a a priori violé aucune règle : certains responsables politiques veulent donc modifier celle-ci. ) L’ancien président de la Commission européenne embauché par Goldman Sachs n’a pas apprécié les nouvelles mesures prises à son égard. Dans un courrier daté de mardi obtenu par l’AFP, José Manuel Barroso, ex-président de la Commission européenne (2004- 2014), et tout nouvel employé de Goldman Sachs, se plaint à Jean-Claude Juncker de la façon donc l’exécutif européen le traite. A l’en croire, les actions prises à son encontre seraient « discriminatoires » et « incompatibles avec des décisions prises concernant d’autres anciens membres de la Commission« . L’ancien membre de la Commission n’a sûrement pas apprécié la lettre qu’a envoyé son successeur à la médiatrice de l’UE le 9 septembre, et qui a été rendue publique lundi. Jean-Claude Juncker confirmait avoir demandé à José Manuel Barroso des « clarifications » sur son nouvel emploi, ajoutant que le comité d’éthique de Bruxelles se prononcerait sur son cas. Pire, il indiquait que ce dernier serait désormais « reçu à la Commission non pas comme ancien président, mais comme un représentant d’intérêts (privés) », autrement dit comme un lobbyiste. Une « dégradation » sûrement très mal vécue par l’intéressé.

Car l’embauche de Barroso par Goldman Sachs n’a a priori violé aucune règle. Il a en effet respecté le « délai de carence » ou « période de refroidissement » de 18 mois entre ses fonctions de président et son nouvel emploi, ce qui l’exonérait de demander une autorisation. Mais pour la médiatrice, Emilie O’Reilly, « Il n’est pas suffisant de dire qu’aucune règle n’a été enfreinte, il faut considérer l’esprit et l’intention que sous-entend l’article en question du traité et modifier le code pour refléter cela précisément » a-t-elle expliqué dans sa lettre à Jean-Claude Juncker. La France, par la voix de son secrétaire d’Etat aux affaires européennes, s’était déjà exprimée en ce sens mi-juillet. Harlem Désir expliquait alors que l’embauche était « particulièrement scandaleuse, compte tenu notamment du rôle joué par cette banque dans la crise financière de 2008 mais aussi du trucage des comptes publics de la Grèce (…) Moralement, politiquement, déontologiquement, c’est une faute de la part de M. Barroso ».

(Avec AFP)

Martin Bouygues : «Pourquoi je n’ai pas vendu à Orange»

Martin Bouygues : «Pourquoi je n’ai pas vendu à Orange»

 

 

Dans le Figaro le patron du groupe Bouygues explique pourquoi il n’a pas vendu sa filiale télécom à Orange.

 

 

 

 

 

«Certains ont cru que je bluffais et que je négociais dos au mur. C’était stupide et même puéril de le penser». Comme à son habitude, Martin Bouygues ne mâche pas ses mots. Dans un entretien au Figaro, le PDG du groupe Bouygues s’explique sur les raisons de l’échec des négociations qui avaient été entamées trois mois plus tôt avec Orange, et qui auraient abouti à un partage des actifs de Bouygues Telecom entre Orange, SFR, et Free.

 

«Ma première préoccupation, essentielle, était le maintien des emplois et du statut des salariés de Bouygues Telecom. La deuxième, c’était que je crois dans l’avenir du secteur des télécoms et que je souhaitais que le groupe Bouygues demeure un acteur dans ce secteur, et donc qu’il trouve sa place d’actionnaire chez Orange. Ensuite, je demandais que le montant de l’opération soit proche de l’offre que nous avait faite Patrick Drahi il y a un an. Enfin, Bouygues ne devait pas assumer seul le risque d’exécution. Toutes ces conditions, je les ai exposées, très clairement, dès le départ. Il n’y avait aucun malentendu possible», explique Martin Bouygues. «Si nous étions quatre à la table des négociations, nous n’étions que trois à vouloir aboutir. Manifestement, l’un des protagonistes nourrissait l’ambition d’avoir le maximum en payant le minimum, tout en gardant la possibilité de se retirer». Martin Bouygues refuse d’en dire plus. Cependant, l’histoire de la négociation (dans Le Figaro du 2 avril) atteste du fait que Free, détenu par Xavier Niel, aurait cherché à obtenir un maximum de garanties en cas de réalisation de l’opération.

Les exigences «très étranges» de Bercy

Pour Martin Bouygues, en tout cas, l’absence d’accord entre les quatre opérateurs a pesé plus lourd dans la balance que les exigences de l’État. «Si nous étions parvenus à un accord entre les quatre opérateurs, ce sujet-là aurait fini, je l’imagine, par trouver sa solution», dit-il, tout en convenant avoir «trouvé très étranges» les exigences de Bercy.

Pour l’avenir, le PDG du groupe Bouygues s’affiche serein. «La consolidation du marché français avait du sens. Mais puisqu’elle n’a pas lieu, nous allons continuer d’évoluer dans un marché à quatre opérateurs. (…) S’agissant de Bouygues Telecom, je ne suis pas inquiet. L’entreprise est parfaitement viable dans un marché à quatre. Elle est la première à avoir fait des efforts de rationalisation, considérables. Sa structure de coûts est une des plus basses du marché, et elle a l’un des meilleurs réseaux mobiles. Le premier trimestre témoignera de notre croissance à la fois dans le fixe et dans le mobile. Nous avons, avec les cash-flows et la puissance du groupe Bouygues, les moyens nécessaires pour investir et continuer de développer Bouygues Telecom.»

 

Loi Travail : « Je suis fière de cette loi » (Myriam El Khomri)…..pas nous !

Loi Travail : « Je suis fière de cette loi » (Myriam El Khomri)…..pas nous !

 

Personne n’a sans doute encore osé dire à comme El Khomri qu’elle ne servait à rien-vis d’une loi dont elle n’est pas à l’origine et qu’elle ne gère pas. En effet cette loi est le fruit de la réflexion conjointe de Valls et de Macron. Suite aux différentes oppositions et manifestations la loi a été amendée directement par Hollande et Val lors la présence de Myriam. El Khomri dans cette affaire le jeune oligarque ne joue strictement aucun rôle, elle avoue que le texte est le produit des idées d’autres ministres et s’excuse même de la disposition relative aux licenciements économiques. Une disposition rajoutée au dernier moment sur l’insistance de Macron. La loi Travail va être présentée ce jeudi matin en Conseil des Ministres. Une version remaniée du texte que Myriam El Khomri se dit « fière de porter », au micro de France Info. « C’est dur d’entendre des caricatures qui disent qu’avec ma loi on va travailler 60 heures par semaine, a souligné la ministre du Travail. L’enjeu n’est pas de brader le code du travail. » Mais la benjamine du gouvernement en est consciente les deux semaines de répit que s’est donné le gouvernement n’ont pas suffi à apaiser les tensions. « Je savais que ça allait être dur parce que je ne méconnais pas les débats idéologiques que nous devons avoir sur ces questions-là ». « Je suis convaincue qu’il faut qu’on fasse bouger les choses et qu’on s’adapte mieux au monde tel qu’il est », a-t-elle estimée. D’ailleurs Myriam El Khomri assume l’ensemble de son texte, même si elle porte aussi les idées d’autres ministres. « Vous le savez ce n’est pas moi qui ai porté la mesure sur le licenciement économique, mais cet article vise juste à donner de la clarté ». Un article voulu par Emmanuel Macron.

Loi Travail : «Je n’ai de leçon à recevoir de personne» (El Khomri) ….Bah si !

Loi Travail : «Je n’ai de leçon à recevoir de personne» (El Khomri) ….Bah si !  

Sur RTL , la ministre du travail affirme n’avoir DE LEÇON À RECEVOIR DE PERSONNE CONSIDÉRANT QU’ELLE PEUT S’APPUYER SUR LA VISION QU’ELLE A DE LA SOCIÉTÉ. UNE DÉCLARATION SANS DOUTE UN PEU PRÉTENTIEUSE CAR QUELLE PEUT-ÊTRE LA PERTINENCE DE CETTE VISION QUAND ON A FAIT SA CARRIÈRE UNIQUEMENT DANS DES ORGANISMES ADMINISTRATIFS PROCHES DES MILIEUX POLITIQUES ? QUELLE CONNAISSANCE PEUT-ELLE AVOIR DE LA PRODUCTION ? QUELLE CONNAISSANCE DU PRIVÉ QU’Elle  ENTEND RÉGuler ? QUELLE CONNAISSANCE DES RÉALITÉS SOCIAUX ÉCONOMIQUES QUAND ON EST ASSURÉ DE RECEVOIR SON SALAIRE MENSUEL DE LA PART DE L’ÉTAT ? IL N’A ÉCHAPPÉ À PERSONNE QUE LA MINISTRE DU TRAVAIL ÉTAIT BIEN NE INEXPÉRIMENTÉE POUR GÉRER UN TEL DOSSIER, RIEN DANS SON PASSÉ NE LA PRÉDESTINAIT À GÉRER UN PORTEFEUILLE MINISTÉRIEL AUSSI DÉLICAT ;  DU COUP SA DÉCLARATION PARAÎT UN PEU PÉREMPTOIRE SANS DOUTE POUR TENTER D’EXISTER DANS UNE AFFAIRE OÙ ELLE FAIT ESSENTIELLEMENT DE LA FIGURATION PUISQUE LA NÉGOCIATION EST ENTIÈREMENT GÉRÉE PAR MANUEL VALLS.

 

À tout le moins on aurait espéré que la ministre du travail fasse le travail de concertation sur un dossier complexe qui doit évoluer, ce qui au passage lui aurait aussi permis DE FAIRE SA FORMATION. Faut-il rappeler que la même ministre du travail ne savait pas encore il y a QUELQUES SEMAINES COMBIEN DE FOIS ON POUVAIT RENOUVELER UN CDD ! A la veille d’une première mobilisation contre la loi Travail, Myriam El Khomri a soutenu, comme Manuel Valls la semaine dernière, qu’elle « irait jusqu’au bout ». « Mon projet n’est pas mort-né, assure la ministre du Travail ce matin sur RTL. Mon pays a besoin de cette réforme. Le chômage n’a pas bougé depuis vingt ans. Il nous faut désormais trouver un point d’équilibre ».  Quant à la confrontation avec Martine Aubry hier au bureau national du PS, la ministre décrit « trois heures de débats constructifs. Ce n’était pas intimidant. Je n’ai de leçon à recevoir de personne. J’arrive avec ma vision de la société ».  Enfin, Myriam El Khomri a reconnu que les discussions avec les syndicats portent sur deux mesures autour du licenciement. « Les artisans et les commerçants sont réticents à embaucher des CDI parce que les procédures sont trop lourdes et incertaines ».

Platini : «ça fait quarante ans qu’on dit que je suis un gros con»

Platini :   «ça fait quarante ans qu’on dit que je suis un gros con»

 
Platini dans une interview à lEquipe Platini fait preuve d’une lucidité naïve tout autant que touchante quand il tente de  s’expliquer à propos du piège dans lequel il est tombé à la FIFA. Implicitement, il reconnaît il n’avait peut-être pas les qualités intellectuelles et où les capacités manœuvrière d’un Blatter pour accéder à la présidence de l’organisation internationale de football. Force est de constater que la très grande majorité des grands professionnels du foot ne sont pas vraiment des intellos mêmes  s’il y a quelques brillantes exceptions notamment chez les consultants. Un très bon joueur de football ne fait pas forcément un bon dirigeant ou-même un bon entraîneur. Il faut en effet d’autres compétences notamment en matière de relations humaines et de gestion. De toute évidence la défense de Platini présente de graves lacunes comme en témoigne d’ailleurs encore cette interview. Même s’il est clair que le machiavélique Blatter  l’a complètement piégé. Considérer  que Platini est un qu’on est à la fois sans doute injuste et bien sûr injurieux mais ses dernières déclarations ne peuvent le dédouaner de la légèreté coupable dont il a fait preuve dans cette affaire. Bref une interview pleine de lucidité mais aussi de naïveté

On dit que je suis un gros con

«Les  choses ont été  dures pour mes proches, qui ont été perturbés par l’injustice que je vis. Dans le dossier, il n’y a clairement rien, mais la médiatisation qui en a été faite, la communication autour de ce dossier, toutes les supputations ont fini par me retomber dessus. Mais je les ai encaissées. Ca fait quarante ans qu’on dit que je suis un gros con.»

L’affaire vécue par ses proches : «C’est moi qui leur remontais le moral»
«(Le plus dur pour sa famille) Les ragots, les supputations, ça les a fait souffrir. J’ai la chance que mon papa ne s’en soit pas rendu compte, ma maman, elle, a disparu … Pour ma femme et mes enfants, c’est plus compliqué, ils n’ont pas ma dureté. Ces dernières semaines, c’est moi qui leur remontais le moral alors que ça aurait pu être le contraire (sourire). J’irais au bout du monde s’il fallait faire la guerre.»

Sa candidature à la présidence de la Fifa : «Ce n’était pas mon destin»
«Le retrait de Blatter m’a poussé à y aller. Mais le vrai plaisir, c’était d’être à l’UEFA. Ce n’était pas mon destin d’aller à la Fifa. C’était plus une nécessité. Il fallait que je ramène le football à la Fifa. Aujourd’hui, aucun des candidats ne parle de football. De toute façon, ils ne connaissent pas.»

Sa descente aux enfers : «Blatter disait souvent que je serais son dernier scalp»
«Tout est parti de Blatter, qui voulait ma peau, qui ne voulait pas que j’aille à la Fifa. Il disait souvent que je serais son dernier scalp, mais il est tombé en même temps que moi. De toute façon, ils cherchaient absolument quelque chose contre moi.»

Son renoncement à sa candidature : «Je n’ai plus le temps de me battre avec les autres»
«Je ne me présenterai pas à la présidence de la Fifa. Je retire ma candidature. Je ne peux plus, je n’ai plus le temps ni les moyens d’aller voir les électeurs, de rencontrer les gens, de me battre avec les autres. En me retirant, je fais le choix de me consacrer à ma défense par rapport à un dossier où on ne parle plus de corruption, de falsification, où il n’y a plus rien.»

Le paiement neuf ans après, raison de sa suspension : «J’ai fait confiance à la Fifa, à son président»
«Attendez. D’abord, je parle au président de la Fifa qui me donne cet argent pour un travail effectué. S’il y avait le moindre problème avec ce paiement, pourquoi m’avoir versé cet argent, alors ? Pourquoi la Fifa, avec tous ses juristes et financiers, m’aurait payé si je n’avais pas travaillé, sachant qu’au bout de cinq ans il y avait prescription ? Ils auraient pu ne pas me verser cet argent. (…) S’ils ne l’avaient pas fait, je n’aurais pu m’en prendre qu’à moi-même pour ne pas l’avoir réclamé plus tôt. J’ai fait confiance à la Fifa, à son président. (…) On juge trente, quarante ans de nos carrières sur le paiement administratif de 2 millions de francs suisses d’une mission entamée en 1998. On est en 2015.»

Son rapport à l’argent : «Je suis plutôt dilettante»
«J’ai un rapport à l’argent qui est néant. Peut-être parce que j’en ai depuis que j’ai 17 ans et que ça ne m’a jamais intéressé. (…) Je n’ai jamais connu le salaire d’un coéquipier. Jamais. Ça ne m’intéresse pas. Avec mon argent, je suis plutôt dilettante.»

Son regard sur Joseph Blatter : «Quelqu’un d’atypique, tu n’en croises pas tous les jours au coin de la rue des gens comme lui»
«Quand on se promenait ensemble, c’est vrai que les gens me regardaient et pas lui. Il a toujours eu un problème avec Platini, Beckenbauer. Il aime les joueurs mais il ne faut pas qu’ils lui fassent de l’ombre. (…) C’est quelqu’un d’atypique, tu n’en croises pas tous les jours au coin de la rue des gens comme lui. Il a quelque chose de spécial dans le bien, le mal, la méchanceté, tout ce que tu veux, la gentillesse, le charme, il est intelligent, malin, machiavélique, il a quatre-vingts ans (79) mais il a eu une vie exceptionnelle. Ça se termine mal. Je n’ai plus la compassion que j’avais pour lui mais je reconnais qu’il a fait beaucoup pour le football.»

Son avenir : «Il n’y a pas que le foot dans la vie»
«Je crois à ma famille, à la santé de mes proches, à plein de belles choses. Il n’y a pas que le foot dans la vie. Même si je pense qu’il y aura du foot dans ma vie plus tard. Si j’écope au final d’une suspension de quelques mois, je serai toujours président de l’UEFA. Et sinon, je prendrai un club… Je ne suis pas préoccupé. Pour l’instant, je suis suspendu huit ans. Mais je ne comprends pas qu’une commission d’éthique puisse te suspendre avant que tu ne sois jugé. Quand on te suspend trois mois, on te tue médiatiquement.»

Voeux Hollande : « je suis fier de vous » ou… « Vous pouvez être fiers de moi » !

Voeux Hollande : « je suis fier de vous » ou… « Vous pouvez être fiers de moi » !

Une curieuse phrase de Hollande pour qualifier les réactions des Français suite aux actes de terrorisme : « je suis fier de vous » qui en creux ne signifie rien d’autre que « vous pouvez être fier de moi ». Pas étonnant car c’est sur le terrain de chef de guerre qu’Hollande a réussi à remonter la pente de la popularité. Deux états d’urgence Hollande lors de ses vœux,  celui concernant la lutte contre le terrorisme qu’il a longuement évoqué tentant ainsi de prolonger la vague d’union nationale qui lui a permis de remonter dans les sondages. Un autre état d’urgence, celui-là concernant l’économie mais qui manque malheureusement de contenu. Autant sur le premier thème il s’est longuement attardé autant sur le second ces propos étaient relativement allusifs. Tout au plus a-t-il évoqué la perspective de mettre 500 000 chômeurs en formation, une bonne mesure à condition de ne pas parquer les chômeurs dans des formations bidons uniquement pour faire baisser les statistiques de pôle emploi. Des aides à l’embauche seront aussi prévues ainsi qu’un plan de rénovation des bâtiments. Bref un discours surtout centré sur la problématique du terrorisme avec un zeste d’économie puisque la lutte contre le chômage représente la première priorité des Français dans tous les sondages.  Le locataire de l’Elysée, a déclaré à propos du terrorisme : » je suis fié de vous ». Pas sûr cependant que la réciproque soit vraie tellement il est évident que les mesures prises depuis les attentats de novembre auraient dû être engagées dès le début d’année après les attaques contre Charlie hebdo. Hollande a d’ailleurs convenu que la lutte était loin d’être terminée. « Je vous dois la vérité : nous n’en avons pas terminé avec le terrorisme. La menace reste là. Mon premier devoir est de vous protéger, (…) agir à la racine du mal, en Irak et en Syrie. Nous avons redoublé nos frappes. En 2016, nous lutterons contre le terrorisme ». De ce point de vue Hollande a aussi parlé des modifications constitutionnelles relatives à l’état d’urgence et à la déchéance de nationalité. Mais sur ce dernier thème sans trop en rajouter sans doute pour éviter d’accentuer les divergences dans son propre camp. François Hollande n’a pour autant pas négligé la nécessaire lutte contre le chômage, qui reste, affirme-t-il, sa « première priorité »: « La lutte contre le chômage reste ma première priorité« , a ensuite déclaré le président, estimant qu’un « état d’urgence économique et social » existait aussi parallèlement à l’ »état d’urgence sécuritaire« . « Un plan massif de formation des demandeurs d’emploi sera lancé : 500 000 personnes de plus seront accompagnées vers les métiers de demain ».  Le président, qui a rappelé la nécessité d’une généralisation du service civique, a insisté sur le fait que tout jeune devrait désormais absolument être soit en emploi, soit en formation, « quelle qu’en soit la forme« . Une formule très vague en fait qui n’y signifie pas grand-chose sinon peut-être de gommer le maximum de jeunes chômeurs des listes de pôle emploi. Il restera aussi à préciser ce qu’entend Hollande avec un dispositif « zéro charge » pour les PME qui vont embaucher. « Chacun sait que c’est dans les PME que les emplois se créent. Aussi, de nouvelles aides à l’embauche seront introduites, dès le début de la nouvelle année« . Par ailleurs, le président a évoqué la récente conférence pour le climat (Cop21) qui s’est tenue à Paris, assurant que « cet accord scellé entre 195 pays pour la diminution du réchauffement climatique«  avait été « un motif de fierté pour la France« . Le président François Hollande a aussi annoncé le lancement d’ »un programme de grands travaux » pour faire de « la cause du climat un grand chantier pour l’emploi et pour la qualité de la vie »: « Nous lancerons un programme de grands travaux pour la rénovation de nos bâtiments, pour le développement des énergies renouvelables et pour la croissance verte ». Une petite touche finale de peinture verte pour redonner un peu d’espérance à des Français toujours bien désabusés quant à la capacité de Hollande  à redresser l’économie du pays.

Manuel Valls « je suis toujours zen ». !!

Manuel Valls  « je suis  toujours zen ». !!

 

Une déclaration surprenante de la part de Manuel Valls en tout cas en forte contradiction avec son tempérament et ses attitudes. S’il y a bien quelque chose qui le caractérise c’est son aspect tumultueux et colérique ;  du coup son affirmation contredit largement son incapacité à se maîtriser. Témoin lorsque ses mains se mettent à trembler lors de ses déclarations enflammées au Parlement ou que sa chemise est trempée de sueur après avoir vociféré devant les militants socialistes. Le Premier ministre a en visite au Japon a curieusement déclaré « Je suis  zen au Japon, zen en France, il faut être zen pour affronter les défis de la France et du monde ». Après une visite d’entreprise (Horiba, une grande société japonaise d’instruments de mesure), le Premier ministre, qui a dit souhaiter renforcer la « relation d’exception » franco-japonaise, doit visiter le musée du manga de Kyoto, puis lancer la « Nuit blanche » de Kyoto, inspirée de celle de Paris. Même si le programme de la journée est plutôt léger, les sujets de fond ne devraient pas manquer lors du dîner avec Shinzo Abe: morosité économique en Europe ainsi qu’au Japon malgré les tentatives de relance des « Abenomics », tensions avec la Chine ou la Russie, nucléaire (décontamination de Fukushima, relance des centrales japonaises, difficultés d’Areva…) discussions en vue d’un accord de libre-échange euro-japonais…

La ministre du travail, El Khomri: «Je ne suis pas une magicienne»

La ministre du travail, El Khomri: «Je ne suis pas une magicienne»

La nouvelle Ministre prend des précautions oratoires inquiétantes pour définir sa mission. Sans doute se rend –elle compte qu’en fait le ministre du travail finalement ne peut pas grand-chose en matière de chômage ; D’autant lorsque, comme elle, on n’y connait rien. Témoin lorsqu’elle ne parle même pas de la croissance comme élément moteur pour réduire le chômage. Elle s’en tient aux vielles recettes d’aides de l’Etat. A son crédit quand même intérêt qu’elle semble porter à la formation. Pour pourvoir dit-elle les 150 000 à 400 000emplois vacants. Pas sûr que  la formation suffise et cette vacance est bien insuffisante pour répondre aux demandes des 3.5 millions de chômeurs.  Bref beaucoup de banalités en même temps de prudence chez la nouvelle ministre qui prend sans doute la mesure de la vacuité de son portefeuille. La nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri, a reconnu ce soir qu’elle n’était « pas une magicienne » pour faire baisser le chômage mais a affiché à nouveau sa confiance dans les « bons outils » déjà en place pour y parvenir.  »Je veux réussir » sur le chômage, a affirmé la ministre, invitée de l’émission C Politique sur France 5, en répétant que c’était son « cap ». Comme elle l’avait déjà fait auparavant, elle a à nouveau exprimé sa confiance dans les « bons outils sur la table », auxquels il faut donner du temps pour produire leurs effets, a-t-elle ajouté, en se refusant toutefois à donner une date pour l’inversion de la courbe du chômage. Les dispositifs, comme la formation des personnes peu ou pas qualifiées, la garantie jeunes ou le contrat de génération pour les plus de 50 ans, auront un « effet boule de neige », a-t-elle assuré.  Regrettant que dans certains secteurs les artisans ne trouvent « pas de remplaçants », elle a affiché sa volonté de jouer sur la formation et l’apprentissage pour pourvoir les « 150.000 à 400.000″ emplois vacants. C’est un « enjeu fort de former les personnes qui sont peu qualifiées », a-t-elle dit, en évoquant des améliorations à apporter à Pôle emploi sur « l’accès aux formations ».

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