Archive pour le Tag 'fermeture'

Hamon : dernier appel avant fermeture de la boutique du PS

Hamon : dernier appel avant fermeture de la boutique du PS

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C’est sans doute le dernier grand appel de Benoît Hamon avant fermeture de la boutique socialiste. D’après les sondages,  le candidat officiel du PRS ne recueillerait même pas 10 % des voix ce qui annonce une véritable catastrophe pour les législatives et sans doute les soldes du parti avant éclatement et fermeture totale. Même lors  de son dernier meeting à Paris place de la république Hamon n’a pas fait recette. Quelques milliers de partisans seulement soit 10 fois moins que Jean-Luc Mélenchon le 18 mars.  Du coup Benoît amont a lancé un appel un peu désespéré.  « Citoyennes, citoyens, réveillez-vous, parce que vous seuls pouvez éviter un cauchemar pour la France ! » a lancé Benoît Hamon à des milliers de sympathisants agitant des drapeaux aux couleurs du PS sous le soleil. Le candidat socialiste, qui semble faire les frais d’un « vote utile » en faveur du candidat d’En Marche ! Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon pour contrer le Front national, a plaidé pour « un vote de raison, de conviction, un vote sur l’avenir » et non un vote guidé par « des sondages qui limitent (le) choix souverain » des électeurs. Si le PS continue officiellement de défendre son candidat, les débats vont bon train en coulisses pour préparer ce que sera sa position pour le second tour et surtout les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PS, pratiquement assuré de ne pas avoir de candidat au second tour de la présidentielle, a aussi beaucoup à perdre lors des législatives, au sortir d’une législature pendant laquelle il a bénéficié avec ses alliés, radicaux de gauche notamment, de la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Fessenheim: la fermeture de Ségolène Royal : du pipeau

Fessenheim: la fermeture de Ségolène Royal : du pipeau

 

Alors que le conseil d’administration d’EDF s’est prononcé contre la fermeture de Fessenheim tant que le père de Flamanville ne sera pas opérationnel (pas avant 2020 au moins, Ségolène Royal persiste et signe pour faire croire que ça te fermeture est d’ores et déjà décidés. Elle a d’ailleurs annoncé qu’elle sortirait un décret signifiant la fin de Fessenheim de la centrale visée. En réalité, la ministre de l’Ecologie sait qu’elle ne pourra pas acter l’arrêt de la centrale avant le 7 mai. La loi impose que ce soit EDF qui en fasse la demande officielle. Or, cette option n’a pas été retenue jeudi. Lors du conseil d’administration, « le gouvernement a tenté d’imposer à l’entreprise de faire cette demande sans délai », explique un administrateur d’EDF. Même si le décret était signé, nul doute qu’il serait attaqué au conseil d’Etat par les syndicats. « On saisira toutes les voies et moyens pour poursuivre l’exploitation de Fessenheim». « Et nul doute qu’il sera cassé par le conseil d’Etat puisque la loi est très clair » ajoute un autre administrateur d’EDF. Mais entre le recours et la décision administrative, il s’écoulera plusieurs mois… Ségolène Royal a déjà eu recours à cette technique qui permet de gagner du temps pour sauver la face politiquement. En juillet 2014, quelques semaines après sa nomination au ministère de l’Ecologie, elle avait gelé les tarifs de l’électricité alors qu’une hausse de 5% avait été programmée par son prédécesseur Delphine Batho. Avant que le Premier ministre ne décide de les augmenter de seulement 2,5%. Deux décisions que le conseil d’Etat avait cassées.

BNP : fermeture d’encore 200 agences

BNP : fermeture d’encore 200 agences

 

Selon Le Monde, la BNP envisage de fermer 50 agences par an, soit 200 agences en tout sur les 1.964 points de vente qu’elle compte dans l’Hexagone à fin 2016, de l’ordre de 10% de son parc. Cela s’accompagnerait d’une baisse de 2% à 4% des effectifs du réseau, sans licenciements, grâce aux départs naturels. BNP Paribas ne confirme pas ce chiffre, qui serait issu d’une source syndicale. Ce serait pourtant conforme à l’évolution des dernières années et non une accélération de la réorganisation du réseau de détail. La banque avait déjà fermé 236 agences en France, entre 2012 et 2016, et au total près de 500 sur ses quatre marchés européens.une tendance générale dans le secteur bancaire. En effet plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

 

Fermeture de Fessenheim : l’arlésienne

Fermeture de Fessenheim : l’arlésienne

La perspective de fermer la centrale de Fessenheim est évidemment une fumisterie. Cette question revient à chaque élection présidentielle. Hollande l’avait promis pour satisfaire les écolos et récupérer leurs voix en 2012. . Pendant tout le mandat il a oublié sa promesse. Promesse qu’il réitère pourtant dans le cadre de la campagne de 2017 ;  pourtant pour des raisons techniques la centrale de Fessenheim ne pourra pas être fermée avant 2019 ou 2020. D’ici là la droite sera revenue au pouvoir et annulera l’éventuelle suppression de Fessenheim. L’annonce de François alors constitue donc une imposture. C’était une promesse du candidat Hollande : le sort de la centrale nucléaire de Fessenheim devrait être fixé d’ici la fin de l’année. Sa fermeture ne fait pas l’unanimité dans la classe politique ceci étend si cette promesse de François Hollande devait ce réaliser, les Français n’auront pas besoin de sortir les bougies. « Il n’y a pas de coupures d’électricité en raison de la fermeture d’une centrale », insiste RTE. Comme tout site nucléaire, Fessenheim n’a pas vocation à fonctionner éternellement, leur durée de vie étant comprise entre 40 ans et 60 ans. Le scénario a déjà été anticipé par RTE qui assure qu’un « dispositif est déjà en place en prévision de la fermeture de la centrale ». Bien que la France soit en retard sur les énergies renouvelables, son mix énergétique reste varié. Alors que le parc nucléaire stagne, les éoliennes et autres productions d’énergie verte ne cessent de croître. Depuis 2015, l’Aquitaine détient d’ailleurs la plus grande centrale solaire d’Europe. Toutes ces installations permettent de produire plus d’électricité, alors que la consommation a baissé de 8% entre 2002 et 2012 en France, selon le Commissariat général au développement durable. Enfin, les fournisseurs d’électricité n’utilisent pas nécessairement les sites de production français. Ils se servent sur le marché européen pour proposer aux consommateurs une énergie au meilleur prix. Résultat, 20% de l’électricité consommée en France provient de ses plus proches voisins.

Fermeture Alstom à Belfort : le résultat d’une politique de transport

Fermeture Alstom à Belfort : le résultat d’une politique de transport

A lire le communiqué du gouvernement on ne peut rester que pantois car la fermeture D’Alstom à Belfort est la conséquence directe d’une politique de transport Il y a en effet des années que le rail y compris le TGV perd des parts de marché. En outre on a figé les projets de nouvelles lignes. Comment dès lors espérer une meilleure dynamique pour les carnets de commandes industrielles quand la vitrine que constitue le rail en France n’est pas renouvelée ? La faute évidemment à l’absence d’une politique des transports. Depuis la loi d’orientation des transports intérieurs de 1982, la réflexion s’est presque arrêtée et les orientations ont été de plus en plus contradictoires. En fait on a repris les méthodes néandertaliennes qui consistent à traiter chaque mode et chaque secteur de manière isolée, souvent de manière antagoniste.  Exemple quand on traite de la réforme manquée de la SNCF sans tenir compte du contexte et en oubliant son environnement financier. Exemple quand on développe les fameux cars Macron  et qu’on s’étonne ensuite du dépérissement des lignes Inter cités. Exemple quand les pavillons étrangers routiers dévorent progressivement les marchés en transport de marchandises et que du coup la part fret SNCF devient encore plus insignifiante. Si quelques progrès ont effectivement été enregistrés en matière de politique des transports, cela concerne essentiellement le champ urbain mais avec encore des contradictions. On Comprend mieux le caractère insipide de la réaction du gouvernement face à l’annonce de la fermeture d’Alstom à Belfort concernant la construction ferroviaire en lisant  la réaction du  ministre de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, et du  secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue qui  ont demandé jeudi à Alstom « d’engager une phase de discussion et de négociation avant toute décision définitive sur l’avenir du site de Belfort. Les ministres seront particulièrement attentifs à l’évolution globale de l’emploi industriel à Belfort et au maintien de la capacité de la France à concevoir et fabriquer des locomotives« , Michel Sapin et Christophe Sirugue avaient convoqué Henri Poupart-Lafarge après l’annonce de l’arrêt de la production de trains sur le site historique de Belfort pour tenir compte de baisses de commandes en France. Dernier élément d’analyse qui explique aussi le dépérissement du transport ferroviaire : le prix. Ce transport n’est pas assez compétitif en raison de ses conditions d’exploitation tout autant en raison de son environnement concurrentiel. Bref le train est trop cher et pas seulement en France.  Pas étonnant qu’il ne cesse de perdre des parts de  marché au profit notamment de l’autocar et surtout de l’automobile. Le comparateur de prix et site de vente en ligne de billets de transports GoEuro a publié, le 5 septembre 2016, son indice du prix des transports 2016 en Europe – avion, train et autocar. La France se classe au 11e rang tous modes de transport confondus sur 40 pays. . Le comparateur de prix et site de vente en ligne de billets de transports, GoEuro a publié, le 5 septembre 2016, son indice du prix des transports 2016 en Europe calculé à partir du prix moyen des trajets nationaux.  Concrètement, parcourir 100 kilomètres en train en France reviendrait plus cher qu’en avion, 17,59 euros contre 14,74, selon les calculs de GoEuro. Le même trajet en autocar revient à 4,78 euros. La France se classe au cinquième rang des pays où la place de train est la plus élevée, après la Suisse (47,44 euros), le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique (20,54 euros). Parmi les pays les moins chers que la France, figurent l’Espagne à 13,74 pour 100 kilomètres, l’Allemagne à 12,59 euros et l’Italie à 12,28 euros.  Bien évidemment, ces tarifs ne prennent pas en compte la politique de billets à petits prix et les cartes de réduction. Or, selon la SNCF, 75% de clients TGV profitent de tarifs réduits. Mais, c’est bien parce que le TGV est considéré comme cher par les Français et que la compagnie est concurrencée par d’autres modes de transport. On objectera que la SNCF et les constructeurs ont récemment décidé d’étudier le tgv  futur caractérisé par une baisse des coûts de production de 20 %. La question est de savoir si cette baisse se répercutera sur les coûts d’exploitation et surtout sur le prix du billet et quand ? Sans doute pas avant une dizaine d’années. Trop peu, trop tard, trop partiel. Question : quand va-t-on articuler la politique industrielle, la régulation du transport, les investissements,  les problématiques socio-économiques et financières ? Réponse de l’énarque Sapin et de l’apparatchik Sirigue (entré au séminaire du PS à 22 ans), respectivement ministre des finances et ministre de l’industrie : «nous sommes attentifs à la situation» !

Toute l’incompétence et l’immobilisme résumés en une phrase. !

 

 

Pas de fermeture de Fessenheim (Sarkozy)….comme Hollande !

Pas de fermeture de Fessenheim (Sarkozy)….comme Hollande !

 

Dans une interview au JDD Sarkozy affirme que s’il était élu en 2017 il ne fermera pas la centrale nucléaire de Fessenheim comme le prévoit la loi de transition énergie qui vise à ramener la part de 75 % à 50 % pour la production d’électricité en 2025. De son côté François Hollande a déclaré que « certaines centrales nucléaires seront fermées ». Une divergence de fond qui n’est en réalité qu’apparente. Pendant sa campagne électorale François Hollande avait promis de fermer Fessenheim mais il est vraisemblable que cette centrale ne sera pas fermée avant la fin du mandat de l’actuel président de la république. En effet d’après Ségolène Royal elle-même la fermeture de Fessenheim ne sera possible après la mise en service de la nouvelle centrale de Flamanville. Or cette centrale enregistre retard sur retard et son ouverture est prévue avant fin 2018 voire en 2020. Du coup l’orientation de François Hollande concernant la fin de certaines centrales paraît relativement virtuelle. Il est en effet vraisemblable que la prochaine majorité vraisemblablement de droite  ne fermera aucune centrale. Une annonce de Hollande un peu contradictoire avec la décision d’autoriser le prolongement de 10 ans de la  vie des centrales décidé par Ségolène Royal. Du coup Hollande sort  avec une pirouette pour équilibrer ce propos en indiquant que certaines seront maintenues, d’autres prolongées. On voit mal comment la loi sur la transition énergétique qui prévoit de ramener la part du nucléaire à 50 % pour la production d’électricité en 2025 (75 % aujourd’hui).Au mieux les parts cumulées de l’éolien et du solaire atteindraient 10% en 2025, il y aurait donc autour de 65% d’origine nucléaire. « La transition énergétique, c’est un changement de modèle. »François Hollande avait prononcé cette phrase il y a quatre ans, il l’a répété lundi à l’ouverture de la quatrième conférence environnementale.  »Tous les textes d’application (de la loi sur la transition énergétique promulguée en août 2015) seront pris d’ici l’été », a-t-il assuré au premier jour de ce rendez-vous annuel qu’il a institué entre ONG, élus, patronat, syndicats et le gouvernement. Mais près des trois quarts des décrets d’application sont encore en attente. « La politique énergétique de la France a été fixée par cette loi », a rappelé le président, alors que la publication d’un document détaillant l’évolution des différentes énergies, notamment nucléaire, jusqu’en 2023 a été plusieurs fois reportée. Plusieurs objectifs ont été inscrits dans cette loi : réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre, baisse de la part des énergies fossiles et nucléaire. « Pour atteindre à l’horizon 2025 les 50% (d’électricité d’origine nucléaire, contre 75% aujourd’hui), ce que nous devons faire en termes de renouvelables puis de nucléaire sera présenté », a-t-il assuré, en confirmant la date butoir du 1er juillet pour la publication de la très attendue « programmation pluriannuelle de l’énergie ».  »Cela suppose de faire d’abord monter les renouvelables encore plus rapidement », a-t-il ajouté. Auparavant, Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement et de l’Energie, avait, elle aussi,  mis l’accent sur les énergies renouvelables. Les objectifs de la France pour 2023 feront l’objet d’un arrêté mercredi qui « va donner de la visibilité aux investisseurs », a-t-elle déclaré. Pour la production d’électricité, le parc éolien terrestre doit doubler et le parc solaire photovoltaïque tripler. Quant à la production de chaleur, la part des renouvelables (bois, biomasse, géothermie, etc.) devra augmenter de plus de 50%. Ceci étend la part du nucléaire dans la production d’électricité passante demeurée autour de 60 % d’ici 2025

Fermeture de « certaines » centrales » nucléaires (Hollande)

Fermeture de « certaines » centrales » nucléaires (Hollande)

Une nouvelle annonce de François Hollande à destination des écolos : certaines centrales nucléaires seront fermées. La question est de savoir lesquelles. Pendant sa campagne électorale François Hollande avait promis de fermer Fessenheim mais il est vraisemblable que cette centrale ne sera pas fermée avant la fin du mandat de l’actuel président de la république. En effet d’après Ségolène Royal elle-même la fermeture de Fessenheim ne sera possible après la mise en service de la nouvelle centrale de Flamanville. Or cette centrale enregistre retard sur retard et son ouverture est prévue avant fin 2018 voire en 2020. Du coup l’orientation de François Hollande concernant la fin de certaines centrales paraît relativement virtuelle. Il est en effet vraisemblable que la prochaine majorité vraisemblablement de droite  ne fermera aucune centrale. Une annonce de Hollande un peu contradictoire avec la décision d’autoriser le prolongement de la  vie des centrales décidé par Ségolène Royal. Du coup Hollande sort  avec une pirouette pour équilibrer ce propos en indiquant que certaines seront maintenues, d’autres prolongées. On voit mal comment la loi sur la transition énergétique qui prévoit de ramener la part du nucléaire à 50 % pour la production d’électricité en 2025 (75 % aujourd’hui).Au mieux les parts cumulées de l’éolien et du solaire atteindraient 10% en 2025, il y aurait donc autour de 65% d’origine nucléaire. « La transition énergétique, c’est un changement de modèle. »François Hollande avait prononcé cette phrase il y a quatre ans, il l’a répété lundi à l’ouverture de la quatrième conférence environnementale.  »Tous les textes d’application (de la loi sur la transition énergétique promulguée en août 2015) seront pris d’ici l’été », a-t-il assuré au premier jour de ce rendez-vous annuel qu’il a institué entre ONG, élus, patronat, syndicats et le gouvernement. Mais près des trois quarts des décrets d’application sont encore en attente. « La politique énergétique de la France a été fixée par cette loi », a rappelé le président, alors que la publication d’un document détaillant l’évolution des différentes énergies, notamment nucléaire, jusqu’en 2023 a été plusieurs fois reportée. Plusieurs objectifs ont été inscrits dans cette loi : réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre, baisse de la part des énergies fossiles et nucléaire. « Pour atteindre à l’horizon 2025 les 50% (d’électricité d’origine nucléaire, contre 75% aujourd’hui), ce que nous devons faire en termes de renouvelables puis de nucléaire sera présenté », a-t-il assuré, en confirmant la date butoir du 1er juillet pour la publication de la très attendue « programmation pluriannuelle de l’énergie ».  »Cela suppose de faire d’abord monter les renouvelables encore plus rapidement », a-t-il ajouté. Auparavant, Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement et de l’Energie, avait elle aussi mis l’accent sur les énergies renouvelables. Les objectifs de la France pour 2023 feront l’objet d’un arrêté mercredi qui « va donner de la visibilité aux investisseurs », a-t-elle déclaré. Pour la production d’électricité, le parc éolien terrestre doit doubler et le parc solaire photovoltaïque tripler. Quant à la production de chaleur, la part des renouvelables (bois, biomasse, géothermie, etc.) devra augmenter de plus de 50%.

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Emmanuelle Cosse, nouvelle ministre du logement, lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI a prédit  la fermeture de la centrale de Fessenheim pour cette année. « Le président de la République s’est engagé à fermer Fessenheim d’ici la fin 2016. C’est ça, la date », a martelé Emmanuelle Cosse. « Le plus judicieux est de fermer cette centrale cette année », a estimé la ministre du Logement en évoquant notamment l’ancienneté de cette centrale, sa position non loin des frontières avec l’Allemagne et la Suisse, ainsi que les « pannes à répétition, quasiment chaque semaine » qui y surviennent. Une prise de position qui traduit les contradictions du gouvernement sur ce sujet. De son côté,  l’inénarrable Ségolène n’en finit pas de se contredire sur le dossier de la centrale de Fessenheim. D’abord, comme Hollande, pour la fermeture avant 207, elle a ensuite affirmé que le délai était reporté en 2018 et maintenant met en demeure EDF de déposer le dossier de fermeture avant fin juin 2016. Ce qui de toute manière ne changera rien, la fermeture éventuelle ne pourra pas être effective avant 2018 ; Plus exactement avant avril 2020 suite à la demande d’EDF de repousser l’ouverture de la centrale de Flamanville qui doit remplacer Fessenheim. De toute manière comme la droite sera revenue au pouvoir, il y a de grandes chances que Fessenheim ne soit pas fermée ! Pour respecter le plafond de capacité de production nucléaire fixé dans la loi sur la transition énergétique, EDF s’engage «à étudier l’unique hypothèse de la fermeture des deux réacteurs 900 MW (mégawatts) de Fessenheim» (Haut-Rhin), excluant d’examiner d’autres éventuelles fermetures. «Il conviendra que le dépôt effectif de cette demande ne dépasse pas l’échéance de la fin du mois de juin 2016», répond Ségolène Royal, confirmant ainsi sa volonté de voir le processus de fermeture engagé l’an prochain pour une fermeture «effective en 2018». La fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire française est un engagement du président de la République. La prise de position des manuels cosses intervient précisément au moment où Ségolène Royal vient de décider d’autoriser la prolongation des centrales pour 10 ans au moins. Ce qui de fait remet en cause l’engagement de campagne du chef de l’Etat.  Avec la décision de Ségolène Royal d’autoriser la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires de 10 ans, de fait la loi de transition énergétique est déjà morte. Une loi pourtant votée en août 2015 ! Cette loi prévoyait de faire tomber à 50 % en 2025 la part de l’énergie tirée du nucléaire et à 30 % en 2030 celle tirée des énergies fossiles ou encore augmenter à 32 % à horizon 2030 la part des énergies renouvelables.  : Le parc existant en France a 30 ans d’âge moyen et la durée de fonctionnement de ce parc jusqu’à 50 ans, (voire jusqu’à 60 ans. Comme le propose le PDG d’EDF).  26 des 58 réacteurs français atteindront 40 ans d’ici à 2025. En réalité pratiquement aucun réacteur français ne sera arrêté en 2025. Au contraire leur durée de vie sera prolongée de 10 à 20 ans reportant encore beaucoup plus loin la réduction de la part de l’énergie tirée du nucléaire. De toute manière les objectifs fixés dans la loi de transition énergétique étaient déjà assez illusoires et  désormais deviennent complètement utopiques d’autant que la France n’a pas mis en place une véritable stratégie de développement des énergies renouvelables à la hauteur des enjeux.

 

Fermeture de trois mosquées radicalisées

Fermeture de trois mosquées radicalisées

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve  a annoncé que trois mosquées avaient été fermées depuis la semaine dernière, en particulier celle de Lagny-Sur-Marne (Seine-et-Marne) visée mercredi par une vaste opération de police et connue pour accueillir des prêches radicaux. Il a ajouté plus tard, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, qu’une quatrième mosquée avait été fermée, à Nice. « De telles mesures de fermeture de mosquées pour motifs de radicalisation (…) n’avaient jamais été prises auparavant par aucun gouvernement, y compris en 2005 pendant l’état d’urgence » instauré lors d’émeutes, a souligné Bernard Cazeneuve devant la presse. Le ministre a  défendu mercredi l’état d’urgence que des responsables politiques et syndicaux commencent à critiquer, s’inquiétant de possibles dérives sans lien avec la lutte contre le terrorisme.   »C’est le terrorisme qui menace les libertés aujourd’hui, ce n’est pas l’état d’urgence », a-t-il dit dans une déclaration à la presse, affirmant que l’état d’urgence « ne signifie en rien l’abandon de l’état de droit ».  Pour souligner l’efficacité de ce dispositif d’exception, Bernard Cazeneuve a annoncé que 2.235 perquisitions administratives avaient été effectuées depuis le début de l’application de l’état d’urgence renouvelé pour trois mois. A la suite et lors de ces opérations policières, 232 personnes ont été placées en garde à vue, 334 armes ont été saisies, dont 34 de guerre, et 330 personnes assignées à résidence.

Une vraie réforme de l’ENA : sa fermeture (Bertrand Venard)

Une vraie réforme de l’ENA : sa fermeture (Bertrand Venard)

Bertrand Venard, professeur de management,  a raison, la seule réforme pertinente pour l’ENA, c’est sa fermeture. Pourquoi ? Parce que l’ENA est un outil de reproduction de l’élite en place qui noyaute l’administration, l’économie, les partis politiques mais surtout parce que l’ENA ne forme en réalité qu’à la maîtrise d’une dialectique bureaucratique pseudo scientifique, bref à la langue de bois politico- administrative qui tue la pensée comme l’action. Or  le pays  a besoin de  rebelles  et de créatifs, de courageux qui ne peuvent être formés par une institution comme l’ENA qui ne produit que des élites  dociles et stéréotypés.  Interview de Bertrand Venard dans la Tribune :

 

« Quelles sont les compétences et les qualités des candidats que l’on veut recruter à l’ENA? Cette question est fondamentale quand il s’agit de recruter des futurs fonctionnaires qui ont vocation à rester dans la fonction publique pendant 30 ou 40 ans. Il vaut mieux ne pas se tromper. Or, j’ai été surprise de ne pas trouver de réponse à cette question dans les documents dont dispose le jury, ni dans ceux remis aux candidats ». Cet extrait du rapport de l’ENA fut écrit en 2010 par la Présidente du jury du concours et suffit à montrer les lacunes importantes dans le fonctionnement de l’ENA. Pendant longtemps, l’école a considéré que le jury était souverain dans ses critères de décision. Sans consigne, sans grille d’évaluation, l’objectif était pour certains uniquement de sélectionner sans se soucier du savoir prodigué. En effet, une des attaques les plus acerbes a été portée par des énarques eux-mêmes comme Adeline Baldacchino, soulignant que « l’ENA exclut complètement le volet théorique et universitaire, elle se conçoit comme une école dépendante de la fonction publique, complètement coupée du monde universitaire et intellectuel au sens large ». Cette situation de désert intellectuel à l’ENA avait poussé les étudiants désespérés de la promotion 2001 à signer une pétition en dénonçant une scolarité aussi « médiocre que conformiste ». Ce désert provient peut-être de l’absence de corps professoral permanent à l’ENA, mise à part les deux enseignants esseulés de français et de sport. Mettre en avant ses 1000 vacataires comme le fait l’ENA dans sa communication, c’est totalement méconnaître ce qui fait l’enseignement supérieur : une masse critique d’enseignants-chercheurs, de doctorants et d’étudiants dont l’aboutissement est une combinaison de création de connaissance, de débats scientifiques, d’innovation pédagogique et d’initiatives intellectuelles. A l’inverse, la Kennedy School of Government, créée aux Etats-Unis seulement 5 ans avant l’ENA, affiche 275 professeurs, qui se confondent avec leurs 2400 enseignants chercheurs de Harvard. Cette faiblesse de la faculté ne peut pas être le fruit d’un manque de moyens. Joyau de la République, l’ENA bénéficie d’un budget de 42 millions d’euros en 2014, en très grande partie financé par l’État. Comme la vocation essentielle de l’ENA est de former des hauts fonctionnaires pour l’État français, on peut considérer que l’ENA coûte 262.500 euros par an par étudiant permanent français. Habilement, l’école a multiplié les formations continues courtes, les cycles de spécialisation, les préparations aux concours, faisant grimper le nombre d’étudiants de passage, certains pour une semaine. Le coût réel de la scolarité d’un énarque est donc au minimum de 100 000 euros et certainement plus proche des 160 000 euros. Dans une période économique difficile, cette dépense peut apparaître superflue d’autant qu’un autre dénigrement porte sur l’échec patent de démocratisation du recrutement. En 1979, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron avaient dénoncé la mainmise des héritiers, bénéficiant d’un instrument idéal de reproduction de l’élite avec l’ENA. Plus récemment, en septembre 2015, Luc Rouban a publié une étude sur le devenir des énarques de différentes promotions qui montre que les enfants d’énarques avaient 8 fois plus de chance que les autres de sortir dans les meilleurs, de monopoliser les grands corps de l’Etat et donc les meilleures carrières. Par ailleurs, les étudiants ayant un père exerçant une profession supérieure représentent 70%, des promotions de l’ENA, un pourcentage 5 fois supérieur à celui de la population active. La forte concentration des enfants de l’élite dans les « meilleurs » établissements est une constante. Il est illusoire d’accuser ici l’ENA car le système de reproduction élitiste ne trouve pas sa source dans l’enseignement supérieur mais bien en amont dès le primaire et le secondaire. De plus, on ne pourra jamais empêcher les parents des classes supérieures de contribuer plus fortement par leurs capacités cognitives, des incitations intellectuelles répétées et leurs réseaux sociaux à la réussite de leur progéniture. Cependant, cette faiblesse démocratique de l’ENA pose la question plus fondamentale d’une hypothèse qui constitue la raison d’être de cette école : est-il nécessaire de repérer vers 25 ans moins d’une vingtaine de personnes dans une génération qui, rentrant dans cet établissement, vont accéder aux grands corps de l’Etat et régner sur la fonction publique? La réponse est négative. D’une part car les effectifs de l’enseignement supérieur sont passés de 97 000 en 1945 (année de création de l’ENA) à 2 430 000 en 2015, soit 25 fois plus. L’État peut largement puiser dans ce vivier de jeunes en mal d’emplois. D’autre part, les hauts fonctionnaires devraient être uniquement recrutés sur la base des résultats obtenus durant leurs carrières et non à cause d’un passe-droit (un concours) leur accordant un statut quasi aristocratique. Enfin, si le bénéfice de l’accélération de carrière est patent pour attirer certains talents avides et ambitieux vers l’Etat, on ne considère jamais l’effet de cet élitisme sur les millions de fonctionnaires démotivés qui savent par principe que le sommet de leur hiérarchie n’est pas pour eux. En soufflant ses 70 bougies, les supporteurs de l’ENA ont l’âme chagrinée par ses critiques récurrentes à l’encontre de leur établissement. Les réponses aux légions de réquisitoires féroces sont depuis des années des colmatages précaires comme la refonte du recrutement et de la scolarité. La seule réforme nécessaire ne devrait-elle pas être sa fermeture ?

Fermeture de Fessenheim : nouvel enfumage de Ségolène Royal

Fermeture de Fessenheim : nouvel enfumage de Ségolène Royal

 

L’inénarrable Ségolène n’en finit pas de se contredire sur le dossier de la centrale de Fessenheim. D’abord, comme Hollande, pour la fermeture avant 207, elle a ensuite affirmé que le délai était reporté en 2018 et maintenant met en demeure EDF de déposer le dossier de fermeture avant fin juin 2016. Ce qui de toute manière ne changera rien, la fermeture éventuelle ne pourra pas être effective avant 2018 ; Plus exactement avant avril 2020 suite à la demande d’EDF de repousser l’ouverture de la centrale de Flamanville qui doit remplacer Fessenheim. De toute manière comme la droite sera revenue au pouvoir, il y a de grandes chances que Fessenheim ne soit pas fermée ! pour respecter le plafond de capacité de production nucléaire fixé dans la loi sur la transition énergétique, EDF s’engage «à étudier l’unique hypothèse de la fermeture des deux réacteurs 900 MW (mégawatts) de Fessenheim» (Haut-Rhin), excluant d’examiner d’autres éventuelles fermetures. «Il conviendra que le dépôt effectif de cette demande ne dépasse pas l’échéance de la fin du mois de juin 2016», répond Ségolène Royal, confirmant ainsi sa volonté de voir le processus de fermeture engagé l’an prochain pour une fermeture «effective en 2018». La fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire française est un engagement du président de la République.

SocGen : fermeture de 400 agences , avant suppression totale ?

SocGen : fermeture de 400 agences , avant suppression totale ?

 

 

Nouveau plan de dégraissage à la Société générale avec la perspective de fermetures de 400 agences. Plusieurs facteurs explicatifs, d’abord il faut s’adapter aux nouvelles pratiques des clients qui se rendent de moins en moins dans les agences et utilisent  de plus en plus Internet. Sans parler de la concurrence des banques en ligne qui n’ont aucune agence. La société générale comme la plupart des l autres banques doit aussi dégager une rentabilité encore supérieure pour renforcer ses fonds propres,  répondre ainsi aux normes dans ce domaine et mieux faire face aux risques. Dernier élément compte tenu de la concurrence actuelle, il convient aussi de récompenser les investisseurs. Ceci étend en dépit de tous les plans de dégraissage des différentes banques la révolution est encore loin d’être terminée puisque on risque de voir apparaître de nouveaux opérateurs sur le marché en particulier des opérateurs téléphoniques mais aussi les grands de l’Internet. À terme on peut même envisager la disparition quasi totale des banques traditionnelles de détail. Société Générale envisagerait de fermer d’ici à 2020 jusqu’à 20% de ses agences sur les 2.221 que la banque compte en France, écrit lundi Les Echos en citant plusieurs sources syndicales. Au total, 400 agences de la banque pourraient baisser le rideau, peut-on lire sur le site internet du quotidien. Celui-ci précise que la décision n’est pas prise mais que le groupe a engagé des négociations avec les représentants de ses salariés. Dans une réponse écrite adressée à Reuters, Société Générale mentionne son intention d’ »accélérer la transformation du modèle relationnel de la banque de détail en France (ce qui) va passer par l’accélération du rythme d’optimisation du réseau d’agences pour s’adapter à l’évolution rapide des comportements des clients ». La banque ne confirme pas pour autant les chiffres publiés par Les Echos mais indique que « la présentation du plan détaillé (…) à horizon 2020, avec les informations sur l’adaptation de notre dispositif d’agences, est prévue avant la fin de l’année ». « Nous avons déjà commencé progressivement à optimiser le maillage de notre réseau d’agences avec quelques dizaines de fermetures d’agences par an (environ 40 prévues en 2015) », rappelle la banque.  La semaine dernière, Société Générale a confirmé son projet de supprimer 420 postes en France d’ici 2017 dans le cadre du nouveau plan d’économies de 850 millions d’euros annoncé en août.

 

Hôpitaux: fermeture de certains services d’urgence ?

Hôpitaux:  fermeture de certains  services d’urgence ?

 

 

C’est ce que propose un rapport qui a été remis au ministère de la santé. Il s’agit de services d’urgence dont on estime que la fréquentation est insuffisante. Cela affectera surtout des zones à dominante rurale. Précisément des zones qui se caractérisent déjà par un certain désert médical dans beaucoup de cas il faudra se résoudre à appeler le SAMU et à rapatrier les malades sur le chef-lieu de département. Les services d’urgence supprimaient seraient transformés en centres de soins non programmés, en clair pratiquement en maison de santé classique sans rendez-vous mais sans urgentiste. Pour la plupart des patients, le service des urgences rime avec saturation. Pourtant, certains d’entre eux sont en sous-activité. Sur 650 services d’urgences en France, 67 reçoivent moins de 10.000 personnes par an, soit 1,1 patient par heure révèle Le Figaro ce lundi 31 août. Une situation telle, qu’un rapport remis à la ministre de la Santé préconise de les transformer en « centre de soins non programmés » indique le quotidien. Le docteur Jean-Yves Grall, directeur de l’agence régionale de santé (ARS) du Nord Pas-de-Calais et auteur du rapport estime qu’il faut « éviter la présence inutile de médecins (urgentistes) lors de période de faible activité ou sur des structures à faible activité globale ». Un comble, alors que cet été, une demi-douzaine de services d’urgence ou de Smur (service mobile d’urgences et de réanimation), parmi lesquels celui de Valognes dans la Manche, de Firminy dans la Loire ou encore de Mantes-la Jolie dans les Yvelines, ont du fermer temporairement pour cause de manque de personnel. « Selon les cas, certains petits services d’urgence à faible activité (inférieur à 8.000 ou 10.000 passages par an) pourraient évoluer et être transformés en centres de soins non programmés « , autrement dit des centres de « consultations médicales sans urgentiste et sans rendez-vous »,  détaille le journal.

Seita : fermeture de l’usine de cigarettes nantaise, 327 emplois concernés

Seita : fermeture de l’usine de cigarettes nantaise, 327 emplois concernés

La Seita ancienne entreprise publique privatisée en 1993 ferme ses dernières usines en France. Les Gauloises Blondes ne seront plus produites en France. En effet La fermeture de l’usine nantaise où les cigarettes étaient produites a été confirmée lors d’un comité central d’entreprise de la Seita, a annoncé Imperial Tobacco, ce mardi 15 avril.  L’usine de cigarettes, située à Carquefou, emploie 327 salariés et a produit 12,2 milliards de cigarettes en 2013. La fermeture s’inscrit dans le cadre d’un plan d’économies de 385 millions d’euros d’ici à 2018 du groupe anglais Imperial Tobacco, dont la Seita est une filiale. La restructuration annoncée mardi devrait comprendre également la cession du centre de R&D de Bergerac (30 salariés) et une réorganisation de la force de vente, qui elle sera sans impact sur l’emploi.  En tout, 366 postes seront fermés en France. La Seita a annoncé que des « solutions d’accompagnement » seraient trouvées pour les salariés, en « concertation avec les partenaires sociaux ».  La Seita, dont le siège est à Paris, emploie environ 1.150 salariés sur cinq sites en province: deux usines de production de cigarettes, à Nantes et Riom (Puy-de-Dôme), une usine de traitement du tabac au Havre (Seine-Maritime), deux centres de recherche à Bergerac (Dordogne) et Fleury-les-Aubrais (Loiret), selon les données communiquées par l’entreprise. La direction n’a pas précisé la date de la fermeture du site nantais. Outre-manche, l’usine de Nottingham, qui emploie 570 personnes fermera également. En revanche, 130 postes seront créés en Pologne, où les cigarettes seront désormais produites.

 

La Redoute menacée de fermeture

La Redoute menacée de fermeture

Les trois principaux syndicats du groupe, la CGT, la CFDT et SUD, ont en effet annoncé le rejet du protocole d’accord que leur avaient demandé de signer les futurs repreneurs de la Redoute. Ces derniers avaient d’abord fixé un ultimatum à jeudi soir, puis à vendredi 14 heures. En dépit de cette mise en demeure, les syndicats sont restés sur leurs positions et ont refusé de signer. « SUD, CGT et CFDT se sont prononcés contre la signature et les salariés sont prêts à aller jusqu’au bout », a indiqué à la presse Fabrice Peeters, délégué CGT, alors que l’actionnaire Kering avait conditionné la cession de l’entreprise à deux de ses cadres à un accord sur les mesures sociales d’accompagnement. Mercredi, Kering, qui appartient à François-Henri Pinault, avait annoncé que faute d’accord majoritaire des syndicats sur le plan de modernisation des futurs repreneurs, il ne « continuerait pas à financer les pertes de La Redoute ». Kering a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier dernier la suppression de 1.178 des 3.437 postes. Les salariés sont prêts, selon Fabrice Peeters, à « continuer à faire pression sur le groupe Kering et la famille Pinault (comme l’a fait Martine Aubry dans le JDD,) pour qu’ils rajoutent quelques millions pour arriver à la hauteur des revendications ». « On ne cède pas à la pression, on ne cède pas au chantage, tout ce qui va arriver dans les jours, dans les semaines qui viennent, il n’y aura qu’un seul responsable, c’est François-Henri Pinault et personne d’autre », a-t-il ajouté. Face à l’obstination des syndicats, le tribunal de commerce a été saisi par les repreneurs. « Une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire » devant le tribunal de commerce fait « partie des scénarios possibles », selon Me Mario Califano, avocat des salariés. Ces derniers sont toutefois divisés. Certains d’entre eux ont en effet montés un collectif nommé « Signez pour La Redoute » et favorable à la dernière version du protocole d’accord. La CFE-CGC, syndicat minoritaire, soutient l’initiative.

Papeterie Stora Enso de Corbehem : fermeture en juin (350 emplois)

Papeterie Stora Enso de Corbehem : fermeture en juin (350 emplois)

 

« Ca va fermer en juin », a indiqué à l’AFP Jacques Olzowski (FO), à la sortie d’un comité d’entreprise extraordinaire. « On ne sait pas si c’est fin juin, ou début juin, que ce sera fermé, le 21 janvier il y a aura un CE (comité d’entreprise) pour ouvrir des négociations sur le plan social. C’est tout ce qu’ils nous ont dit », a-t-il ajouté.   »C’est toutes les communes environnantes qui vont déguster, il ne reste plus que Renault, maintenant il n’y a plus rien », a réagi un salarié, qui n’a pas souhaité donner son nom.   »C’est triste pour les plus jeunes, ça ne va pas être facile. Dans le Nord/Pas-de-Calais, on n’est pas gâté », a réagi un autre.  A la sortie du CE, les salariés de l’usine ont jonché de papiers ronds-points et rues à proximité du site, a constaté une correspondante de l’AFP.  Jointe par l’AFP, la direction a acté le « retrait du dernier candidat à la reprise », selon un porte-parole.   »Ce candidat a reconnu la qualité des installations et du personnel mais a été considérablement freiné par le contexte de marché du papier couché, notamment en raison de la forte chute de la demande, en raison de la montée en puissance de tout ce qui est technologies numériques », a indiqué ce porte-parole.  La papeterie de Corbehem est spécialisée dans la fabrication de papier couché ou papier glacé, utilisé pour la fabrication de catalogues et dans la publicité.  Dès février 2012, Stora Enso avait annoncé la suppression de 600 emplois. Un an après, le papetier finlandais annonçait une perte nette de 17 millions d’euros ainsi que la mise en place d’un plan de restructuration.  Entre temps, le groupe avait annoncé en octobre 2012 son intention de vendre son usine de Corbehem.   »On mettra des bonnets rouges »  En juin 2013, le papetier indiquait qu’il allait supprimer 2.500 emplois, principalement en Finlande (650 postes) et en Suède (750 postes) afin de répondre à la « faiblesse de l’économie européenne » et à « la mauvaise rentabilité » de la compagnie. Dans le reste de l’Europe, Stora Enso avait annoncé la suppression de 850 emplois au total et de 250 emplois, hors d’Europe.  L’industrie papetière française connaît une période de sérieuses difficultés dans un marché fortement dégradé, accumulant plusieurs années de recul des ventes, notamment dans les secteurs de la presse écrite et de l’emballage  De la production de pâte à papier à la transformation et distribution de papiers et cartons, en passant par le recyclage, la filière papier carton en France représente 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 136.000 salariés.

 

Fermeture d’une usine de tuiles à Blajan

Fermeture d’une usine de tuilerie  à Blajan  

La tuilerie de Blajan, en Haute-Garonne, qui emploie 27 salariés et qui appartient au groupe français Imerys est à nouveau menacée de disparition, presqu’un an après le retrait d’un premier projet de fermeture, a-t-on appris vendredi de sources syndicales. Un comité central d’entreprise extraordinaire s’est tenu jeudi au siège du groupe, près de Lyon, pendant lequel la direction a présenté aux représentants du personnel son plan social destiné à accompagner son nouveau projet de fermeture. Ce plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoit des reclassements au sein du groupe, des départs en pré-retraite ainsi que des reclassements externes dans le cadre d’une revitalisation du site, a déclaré Jean-François Fourcade (CFDT). Il a jugé que ce document constituait une « bonne base de travail » pour des négociations. Mais les élus se réservent le « droit de poursuivre le groupe » si le plan n’était pas amélioré, a-t-il ajouté. Contactée, la direction n’a pas donné suite. Un premier projet de fermeture avait été annoncé le 26 janvier 2012 par la direction qui invoquait alors une « surcapacité de production » de tuiles canal, des tuiles de forme arrondie très courantes dans le sud de la France et qui constituent l’unique production du site, « dans un marché en déclin ». Les salariés avaient reçu le soutien des élus locaux et du ministère du Redressement productif et le projet avait été retiré en juillet. Mais le groupe avait dit que l’interruption de la procédure était « extrêmement dommageable aux intérêts de l’entreprise et de ses salariés ». « Les raisons qui avaient poussé Imerys à annoncer le premier projet sont les mêmes aujourd’hui », a dit pour sa part le maire de cette commune de 520 habitants, Jean-Bernard Castex. « Selon eux, le groupe est en surproduction, et le site de Blajan ne serait pas rentable ».

 

PSA Meudon : fermeture de site

PSA Meudon : fermeture de site

 

PSA Peugeot Citroën va fermer d’ici un an le site tertiaire de Meudon-la-Forêt, dans les Hauts-de-Seine, dans le cadre de la restructuration de ses activités françaises et transférer ses 660 salariés sur d’autres sites, peut-on lire dans un document officiel que Reuters s’est procuré. « Dans le contexte économique difficile traversé par le groupe, la rationalisation du taux d’occupation des sites et l’adaptation de l’aménagement des implantations actuelles des postes de travail (…) s’imposent », écrit PSA dans ce document, qui sera présenté mercredi matin aux syndicats lors d’un comité central d’entreprise (CCE) ordinaire. Le constructeur automobile prévoit également la mise en vente rapide de l’immeuble de Meudon. Pour redresser sa situation financière, PSA avait indiqué au début de l’année qu’il envisageait 200 millions d’euros de cessions d’actifs immobiliers supplémentaires, après deux milliards d’euros en 2012.

 

Pôle emploi : fermeture surprise vendredi

Pôle emploi : fermeture surprise vendredi

Pole emploi fermé par surprise vendredi ; pas étonnant pole emploi ne sert rien ; sauf à rayer injustement un chômeur pour non actualisation ou pour avoir manqué un rendez-vous (dont il n’a d’ailleurs pas été informé); Ils auront été nombreux à manquer ce rendez vous et à ne pas pouvoir s’actualiser ce vendredi (tout le monde n’a pas internet). . Des chômeurs ont donc trouvé porte close hier à leur agence Pôle emploi, faute d’avoir été prévenus de cette fermeture exceptionnelle. Exemple dans le Val-d’Oise. Vendredi matin, 9 heures, devant l’agence Pôle emploi de Sarcelles (Val-d’Oise). Les usagers arrivent les uns après les autres. A chaque fois, c’est la même réaction. « Ah bon ? C’est fermé ? » S’étonnent-ils à la vue du rideau de fer baissé. En moins d’une heure, ils seront une trentaine à trouver porte close devant cette agence qui gère environ 10 000 dossiers de demandeurs d’emploi et qui a fait le pont hier, comme la plupart des 900 antennes de Pôle emploi sur le reste du territoire. Cette fermeture surprise n’aura pas beaucoup d’incidence sur l’emploi puisque pole emploi n’en propose pas. Une bonne idée consisterait non pas à fermer pole emploi seulement pendant les ponts mais définitivement. A pôle emploi on gère le chômage, pas l’emploi. 55 000 salariés pour cette tâche couteuse et inutile !

 

Petroplus : fermeture définitive

Petroplus : fermeture définitive

Le rejet des offres entraîne la cessation définitive d’activité de la raffinerie, liquidée en octobre mais autorisée à fonctionner jusqu’à ce jour. La procédure de licenciement collectif des salariés sera déclenchée « dans les jours prochains », précise le groupe dans un communiqué.   »Malheureusement, les repreneurs n’ont pas été en mesure de lever l’ensemble des ambiguïtés, l’ensemble des doutes qui résidaient dans leurs offres: en conséquence, le tribunal n’a pu que rejeter les offres qui nous étaient présentées aujourd’hui », a indiqué à la presse Me Jean-Pierre Valentin, l’avocat du comité d’entreprise.  Le gouvernement « prend acte » de cette décision, ont indiqué dans un communiqué les ministres du Redressement productif Arnaud Montebourg et de l’Emploi Michel Sapin, en promettant d’oeuvrer au reclassement des salariés. Assurant avoir mobilisé « tous les moyens possibles » pour trouver un repreneur potentiel, ils estiment que « rien n’aurait été pire qu’une solution précaire qui aurait finalement nui aux salariés et à leurs familles ».  L’annonce du rejet des offres été accueillie dans le silence par les quelque 300 personnes réunies devant le tribunal, comme frappées de stupeur, avant que ne fusent quelques cris de « nationalisation! », a constaté l’AFP. Plusieurs leaders syndicaux ont ensuite pris la parole pour assurer que le combat continue, mais le coeur n’y est plus, et la petite rue s’est rapidement vidée.  Yvan Deconihout, 46 ans, salarié à la raffinerie depuis 12 ans, dit ressentir « une déception phénoménale » à l’égard du gouvernement. « On peut dire qu’on a été trahis par le gouvernement parce que le président Hollande qui était venu nous voir nous avait promis qu’avec la politique socialiste on arriverait à s’en sortir (…) Là on se rend compte qu’on n’a pas avancé ».  Le directeur de la raffinerie Philippe Billant a indiqué qu’un « liquidateur a été nommé. Il vendra les actifs isolés ». Selon lui, il est encore trop tôt pour déterminer l’avenir du site qui pourrait être déconstruit ou transformé.  M. Billant a précisé que des mesures de reclassement et de formation ont été prises.  Le tribunal, qui a repoussé à huit reprises la date limite de dépôt des offres de repreneurs depuis le dépôt de bilan de la raffinerie en janvier 2012, examinait mardi les deux dernières offres de reprise, celle du Panaméen NetOil, sur les rangs depuis juillet 2012, et celle de Murzuq Oil, apparu ces dernières semaines.   »Je rentre chez moi en Libye, je suis déçu », a affirmé le président de Murzuk Oil, Mabrouck Jomode Elie Getty. « On a respecté les choses de A à Z, on nous demandait d’avoir de l’argent, du pétrole et l’avenir pour les salariés, je ne peux pas faire plus », a-t-il souligné.  Les juges consulaires attendaient des candidats qu’ils apportent des garanties sur leur capacité à approvisionner le site en pétrole brut mais aussi à le moderniser.  Mais de son côté, Nicolas Vincent, porte-parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, avait assuré qu’il ne baisserait pas les bras quelle que soit la décision du tribunal. Selon Jean-Luc Broutet de la CGT « la responsabilité aujourd’hui est du côté du gouvernement ». « Si on veut assurer l’avenir du raffinage dans notre pays, assurer l’indépendance énergétique, on demande au gouvernement de nationaliser le raffinage en France », a-t-il dit après l’annonce de la décision.  Au total, plusieurs dizaines de candidats se sont manifestés pour reprendre la raffinerie depuis son dépôt de bilan mais aucun n’a été en mesure de déposer un dossier satisfaisant.  Lorsque la raffinerie fermera, une centaine de salariés de Petroplus pourraient être reclassés dans l’industrie pétrolière, principalement dans la vallée de la Seine où fonctionnent deux autres raffineries, l’une exploitée par Total et l’autre parExxonMobil.  Ouverte en 1929, la raffinerie avait déposé son bilan le 24 janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse. Sa liquidation avait été prononcée en octobre par le tribunal de commerce de Rouen qui avait toutefois autorisé la poursuite de l’activité jusqu’au 16 avril.   »On a été exemplaires et responsables pendant ces 18 mois de lutte, il n’y a pas eu de violences et il n’y en aura pas, parce les mecs sont usés », avait indiqué un militant CGT, Denis Collange, 57 ans, dont 35 à la raffinerie, interrogé avant le jugement sur les conséquences d’une décision négative du tribunal.

 




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