Archive pour le Tag 'fermeture'

PSA et Fiat-Chrysler : le risque de fermeture d’usines

PSA et Fiat-Chrysler : le risque de fermeture d’usines

 

 

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Beaucoup se félicitent  du regroupement entre PSA et Fiat Chrysler. Théoriquement un groupe qui pourrait rivaliser avec plus les plus grands constructeurs automobile. Il s’agit d’une question de taille critique pour mieux couvrir les marchés internationaux mais aussi pour adapter les conditions de production aux nouvelles contraintes environnementales et technologiques. Une des questions qui se pose en France comme en Italie d’ailleurs est de savoir si ce regroupement ne va pas favoriser des délocalisations. À l’inverse de Renault, PSA avait fait le pari d’une grande partie de sa production en France, de même que Fiat en Italie. On peut en effet s’interroger notamment en raison du fait que le siège  de la nouvelle société sera situé aux Pays-Bas. Un pays à la fiscalité très tolérante de ne pas dire davantage et qui a sans doute pour objet de tenter d’échapper aux pressions gouvernementales tant françaises qu’italiennes dans la perspective d’éventuels délocalisations de la production Au micro d’Europe 1, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher a affirmé que l’État allait être vigilant sur l’impact de la fusion sur l’emploi. 

C’est un des points sensibles du mariage annoncé entre PSA et le groupe italo-américain Fiat-Chrysler. Quelles vont être les conséquences sociales de l’union qui doit accoucher du quatrième acteur mondial du secteur automobile, notamment sur l’emploi et la sous-traitance en France ? « Nous ne voulons pas de fermetures d’usines », a rappelé au micro d’Europe 1 la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher.

Invitée de la matinale jeudi, elle s’est inscrite dans la ligne de « vigilance » déjà annoncée mercredi par le ministère. « Dans ces négociations, nous allons jouer notre rôle d’actionnaire », a-t-elle affirmé, alors que l’État détient environ 12% de PSA. « Ce qui est important, c’est l’empreinte industrielle en France, l’impact sur la chaîne des sous-traitants, et la gouvernance. Il faut que ces négociations soient menées à bien, mais on voit que les constructeurs français ont sorti leur épingle du jeu, à un moment de transformation majeure du marché ». Avant de rappeler que « pour mener ces combats et faire de gros investissements, il faut être gros ». La ministre de l’économie a souligné que les entreprises concernées avaient déclaré que cette fusion s’opérerait sans fermeture d’usine. On sait cependant ce que vaut  ce genre de promesse, c’est-à-dire pas grand-chose. Voir l’exemple de General Electric qui avait promit la création de 1000 emplois lors du rachat d’Alstom entre parenthèses avec le soutien de Macon) et qui en définitive a  supprimé près de 700 emplois. Juridiquement, ce type de promesse ne repose sur rien et économiquement les moyens proposés demeurent très faibles même lorsque l’État participe au capital. En outre, avec cette fusion la participation de l’État peut se trouver diluée dans le nouveau groupe automobile.

Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

Michelin : nouvelle  fermeture à  La Roche-sur-Yon 

Après Joué les Tours, après d’autres, ce sera au tour de la  Roche-sur-Yon de fermer sa production d’ici 2020  de pneus surtout destines au PL.

 

Si Michelin demeure un leader mondial incontesté, on note que les effectifs en France ne cessent de se réduire au profit des implantations à étranger.

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Depuis la fin des Trente Glorieuses, plus de 15.000 emplois ont été supprimés en trente ans chez Michelin, les cadres remplaçant peu à peu les ouvriers. Si le groupe est présent dans 170 pays, le nombre d’agents de production dans les différents sites de production de l’agglomération clermontoise est en baisse constante. En 1992, il y avait 8.000 agents. Vingt ans plus tard, fin 2012, il n’y en avait plus que 4.000 dans la capitale auvergnate. Au total, entre ces deux dates, les effectifs clermontois sont passés de 16.500 à 12.500 ; et sou la barre des 10 000 en 2018.  On est loin du pic des 28.000 salariés, atteint en 1982.

A la Roche-sur-Yon, 619 salariés sont concernés par la fermeture du site. Cette fermeture constitue un véritable drame économique et social pour cette région. Le problème des grosses implantations industrielles dans les régions, c’est souvent qu’elle constitue l’unique poumon économique. Un atout évidemment quand l’usine est en pleine production mais une catastrophe quand la production diminue voire s’arrête totalement surtout sans prévis suffisant comme à la Roche-sur -Yon. La date de 2020 est en effet toute proche. Il n’y aura pas de possibilités de reprise du site avec l’emploi correspondant d’ici là.

 

 

 

 

 

Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

Michelin : nouvelle  fermeture à  La Roche-sur-Yon 

 

Après Joué les Tours, après d’autres, ce sera au tour de la  Roche-sur-Yon de fermer sa production d’ici 2020  de pneus surtout destines au PL.

 

Si Michelin demeure un leader mondial incontesté, on note que les effectifs en France ne cessent de se réduire au profit des implantations à étranger.

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Depuis la fin des Trente Glorieuses, plus de 15.000 emplois ont été supprimés en trente ans chez Michelin, les cadres remplaçant peu à peu les ouvriers. Si le groupe est présent dans 170 pays, le nombre d’agents de production dans les différents sites de production de l’agglomération clermontoise est en baisse constante. En 1992, il y avait 8.000 agents. Vingt ans plus tard, fin 2012, il n’y en avait plus que 4.000 dans la capitale auvergnate. Au total, entre ces deux dates, les effectifs clermontois sont passés de 16.500 à 12.500 ; et sou la barre des 10 000 en 2018.  On est loin du pic des 28.000 salariés, atteint en 1982.

A la Roche-sur-Yon, 619 salariés sont concernés par la fermeture du site. Cette fermeture constitue un véritable drame économique et social pour cette région. Le problème des grosses implantations industrielles dans les régions, c’est souvent qu’elle constitue l’unique poumon économique. Un atout évidemment quand l’usine est en pleine production mais une catastrophe quand la production diminue voire s’arrête totalement surtout sans prévis suffisant comme à la Roche-sur -Yon. La date de 2020 est en effet toute proche. Il n’y aura pas de possibilités de reprise du site avec l’emploi correspondant d’ici là.

 

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Fermeture de magasins Auchan : la crise de la grande distribution

Fermeture de magasins Auchan : la crise de la grande distribution

 

Nombre de grands distributeurs sont affectés par la crise qui concerne le secteur. Dernière en date Auchan qui va vendre 21 magasins et/ou 700 emplois sont concernés. Récemment, on a enregistré le même phénomène chez  Carrefour et Casino. La philosophie et les pratiques des consommateurs semblent à l’origine de cette crise. Avant on entrait dans l’hyper pour acheter une baguette et on en ressort avec un salon de jardin. Les marchands du temple savaient utilement solliciter le porte-monnaie des consommateurs. Plusieurs facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Il y a peut-être un phénomène d’abord de déconsommation. Les consommateurs sont davantage attentifs à la nature et au volume de leurs achats pour des questions sanitaires et d’environnement. Pour preuve, ces derniers mois les achats se tassent. Il faut aussi prendre en compte la situation économique et sociale avec un pouvoir d’achat qui contrairement aux calculs de l’INSEE a plutôt tendance à stagner en raison notamment de l’envol des dépenses contraintes (logement, assurance, abonnement, transport etc.). Il y a aussi d’autres circuits alternatifs. Notamment la vente via Internet, aussi le développement de circuits courts. Enfin le consommateur prend de plus en plus en compte la dimension santé. De ce point de vue nombre de produits industriels suscite le doute voir l’inquiétude. Enfin la promenade dans les supermarchés qui était considérée, il y a 40 ou 50 ans, comme un divertissement est devenue une corvée pour une majorité de consommateurs.

 

Hollande contre la fermeture de l’ENA

Hollande contre la fermeture de l’ENA

On comprend évidemment que François Hollande se déclare contre la suppression de l’école nationale d’administration dont il est un produit. En effet, cette posture lui permet d’abord de s’opposer une nouvelle fois à l’orientation de Macron avec lequel il ne cesse de régler des comptes. Ensuite, François Hollande se fait le porte-voix des corpos de l’ENA qui veulent protéger cette élite. François Hollande a été grandement bénéficiaire des avantages de cette école. Grâce à l’ENA François Hollande a pu faire de la politique toute sa vie sans pratiquement jamais travailler et pratiquement sans mettre les pieds à la Cour des Comptes où il avait été affecté ;  ce qui ne l’empêchera pas de toucher une retraite en tant qu’ancien haut fonctionnaire. Une retraite qui s’ajoutera bien sûr aux autres, celles de parlementaire ou encore d’ancien président de la république. Pour se justifier François Hollande développe l’argument social avec le manque d’ouverture de l’école vis-à-vis des couches défavorisées. Interrogé sur la défiance croissante envers les élites et les « grandes écoles », il a estimé que « ce qui est critiquable dans la fabrication des élites, c’est l’étroitesse sociale ».

« Ce sont toujours les mêmes catégories qui se retrouvent, générations après générations, dans ces écoles », a-t-il déploré, même si des « progrès » ont été effectués par certaines d’entre elles, comme Science Po « qui s’est ouvert aux quartiers populaires ».

« On en est loin pour l’ENA », a concédé l’ancien chef d’Etat. « Ce qui est le plus troublant en France, c’est ce qu’on appelle les réseaux, ceux qui se partagent les responsabilités, les postes (…) C’est ça qu’il faut essayer de briser mais ça suppose qu’on démocratise les recrutements dans ces écoles, pas qu’on les supprime », a-t-il poursuivi.

 

Si le problème est effectivement aussi social Hollande omet la question centrale qui est l’objet même de l’ENA ; s’agit-il de former de hauts fonctionnaires, des businessmen ou des oligarques comme lui. Rappelons que quatre  présidents de la Ve République -Emmanuel Macron, François Hollande, Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing sont diplômés de l’ENA et que c’est précisément à partir du septennat de Giscard d’Estaing que la France a commencé à s’engager dans une crise financière qui ne fait que s’amplifier depuis presque  50 ans.

Fermeture de l’usine Ford Blanquefort : l’impuissance pathétique du gouvernement

 

 

  Fermeture de l’usine  Ford Blanquefort : l’impuissance pathétique du gouvernement

En déplacement en Gironde, Macron a confirmé la pathétique impuissance des pouvoirs publics vis-à-vis de la fermeture de l’usine Ford de Blanquefort. Pour résumer ce que propose essentiellement Macron c’est  transformer les salariés en chômeurs. Sa promesse de suivi individualisé de chaque chômeur est bien entendu une illusion car c’est déjà théoriquement le travail de Pôle emploi. En outre surtout Macron s’est refusé à l’hypothèse d’une reprise des installations par les pouvoirs publics en vue de revitaliser la zone sinistrée.  Les propos de Macron sont significatifs de son impuissance totale. En effet Emmanuel Macron a surtout insisté sur la nécessité d’accompagner les employés. « Ceux qui sont aujourd’hui licenciés vont toucher l’indemnisation, de l’argent en plus qu’on impose à l’entreprise Ford, en particulier en raison de l’ancienneté », a-t-il déclaré jeudi. « Ce qu’on va mettre en place, j’en prends l’engagement, c’est un dispositif de suivi et d’accompagnement (…) : on va mettre en place un système pour qu’il y ait un accompagnement individualisé de tous les anciens salariés Ford », a encore précisé le président de la République, en évoquant « une lutte terrible » et des « organisations syndicales (qui) ont fait un énorme travail ». « C’est du pipeau, cela s’appelle Pôle Emploi », a réagi dans un communiqué la CGT Ford Blanquefort. Pour le syndicat et son représentant Philippe Poutou, qui dénoncent « le bricolage » de l’Etat, « les pouvoirs publics doivent élaborer une stratégie industrielle : cela passe par reprendre le contrôle de l’usine, de son parc machine, et de surtout ne pas le laisser à Ford ». Une idée que n’a pas reprise Emmanuel Macron. Mais vendredi le président a détaillé sa pensée. « La loi nous permet d’obliger l’entreprise de payer pour la revitalisation » du site, a-t-il martelé, répondant à une élue qui proposait qu’un amendement à la loi Florange permette aux collectivités locales de récupérer le foncier des sites industriels en cas de fermeture. Mais « méfiez-vous » d’une telle loi qui délivrerait l’entreprise de toute obligation de « revitalisation », a averti le président. « Rappelez-vous les grandes transitions industrielles : on a laissé le foncier aux collectivités et elles se retrouvent aujourd’hui avec des friches industrielles qui sont les situations les plus complexes ». Traduction de cette phrase : circulez y’a rien à voir, c’est foutu pour l’avenir de la zone sinistrée.

Fessenheim : fermeture annulée !!! (Conseil d’Etat)

Fessenheim : fermeture annulée !!! (Conseil d’Etat)

 

Une fermeture par le Conseil d’État pour vice de procédure. Le gouvernement précédent ayant tout simplement oublié de joindre la demande d’EDF (on se demande à quoi servent ces énarques dont le cœur du métier est la gestion administrative). Un nouveau décret, cette  fois conforme, sera pris par le gouvernement très prochainement. Cette promesse de fermeture de Fessenheim constitue uen belle escroquerie. . On se souvient que François Hollande avait promis cette fermeture pour la fin du quinquennat précédent en 2017 et que Ségolène Royal avait évoqué l’échéance de 2018. François de Rugy, le nouveau ministre de l’environnement a repris  à son compte les promesses de coiffeur. Fait nouveau, il considère qu’il faut maintenant déconnecter la mise en service de Flamanville de la fermeture de Fessenheim. Edf annonce de son coté qu’elle ne prolongera pas Fessenheim au-delà de 2022. Dès lors pourquoi ne ferme-t-il pas plutôt que prévu la centrale de Fessenheim sachant qu’on ne sait plus très bien quand sera mise en service Flamanville vers 2020, 2021ou  plus tard. On pourra toujours justifier d’éléments techniques au dernier moment pour reporter la fin de Fessenheim., Cette annonce est évidemment une pure fumisterie dans la mesure il s’agit de sacrifier une centrale sur l’autel de l’écologie afin de justifier le maintien,  la prolongation de 20 ans de toutes les autres et même le développement de trois à six centrales EPR dans les 10 ans à venir. Tout cela relève de la même arnaque que celle aussi de Mitterrand qui avait renoncé au projet d’une seule centrale à Plogoff pour mieux justifiait le développement des autres. L’EPR de Flamanville, dont la facture initiale a déjà triplé, à plus de 10 milliards d’euros, accuse aujourd’hui six ans de retard. Il aurait dû entrer en production en 2012 avant qu’une série d’incidents, liés notamment à la qualité des soudures, entravent sa progression. Cette semaine, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASM) a pointé «une défaillance de la surveillance» de l’électricien sur son chantier. Interrogée par Le Figaro, l’entreprise répond qu’elle a engagé «une surveillance encore plus accrue à Flamanville dès la détection des écarts de qualité sur certaines soudures et qu’elle va travailler avec l’ASN pour étendre la revue de la qualité de certains matériels». À défaut de connaître le calendrier de Flamanville, le gouvernement tente d’établir celui de Fessenheim: l’État va débloquer 10 millions d’euros dès le 1er janvier 2019 pour aider à la reconversion économique de la zone autour de la centrale actuelle, a dit de son côté Sébastien Lecornu, le secrétaire d’État à la Transition écologique. 10 millions jetés par les fenêtres comme les autres centaines de millions qu’on consacre  aux inutiles éoliennes qui font croire à l’opinion que les moulins à vent peuvent remplacer le nucléaire. Une autre politique énergétique sur le long terme est sans doute possible mais encore faudrait-il tenir compte des réalités et arrêter les promesses de coiffeur des gouvernements successifs.

Fermeture de Fessenheim : une escroquerie

Fermeture de Fessenheim : une escroquerie

 

Lecornu, le sous ministre de l’environnement sait y faire en matière de vieilles politiques. Pour faire passer les orientations délicates : il suffit d’acheter les élus locaux. Ce qu’il va faire pour Fessenheim. : Compensation financière de 30 millions en 10 ans,  aide de 10 millions pour les projets économiques et promesse de  création d’un centre technique. On se souvient que François Hollande avait promis cette fermeture pour la fin du quinquennat précédent en 2017 et que Ségolène Royal avait évoqué l’échéance de 2018. Cette fois François de Rugy, le nouveau ministre de l’environnement reprend à son compte les promesses de coiffeur. Fait nouveau, il considère qu’il faut maintenant déconnecter la mise en service de Flamanville de la fermeture de Fessenheim. Dès lors pourquoi ne ferme-t-il pas plutôt que prévu la centrale de Fessenheim sachant qu’on ne sait plus très bien quand sera mise en service Flamanville vers 2020, 2021 ou  plus tard. Bizarre car son secrétaire d’Etat, Lecornu, lui, n’évoque pas la dissociation entre la fermeture de Fessenheim et la mise en service de Flamanville. On pourra toujours justifier d’éléments techniques au dernier moment pour reporter la fin de Fessenheim., Cette annonce de De Rugy  est évidemment une pure fumisterie dans la mesure il s’agit de sacrifier une centrale sur l’autel de l’écologie afin de justifier le maintien,  la prolongation de 20 ans de toutes les autres et même le développement de trois à six centrales EPR dans les 10 ans à venir. Tout cela relève de la même arnaque que celle aussi de Mitterrand qui avait renoncé au projet d’une seule centrale à Plogoff pour mieux justifiert le développement des autres. L’EPR de Flamanville, dont la facture initiale a déjà triplé, à plus de 10 milliards d’euros, accuse aujourd’hui six ans de retard. Il aurait dû entrer en production en 2012 avant qu’une série d’incidents, liés notamment à la qualité des soudures, entravent sa progression. Cette semaine, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASM) a pointé «une défaillance de la surveillance» de l’électricien sur son chantier. Interrogée par Le Figaro, l’entreprise répond qu’elle a engagé «une surveillance encore plus accrue à Flamanville dès la détection des écarts de qualité sur certaines soudures et qu’elle va travailler avec l’ASN pour étendre la revue de la qualité de certains matériels». En attandant Lecornu promet des millions aux collectivés locales. . 10 millions jetés par les fenêtres comme les autres centaines de millions qu’on consacre  aux inutiles éoliennes qui font croire à l’opinion que les moulins à vent peuvent remplacer le nucléaire. Une autre politique énergétique sur le long terme est sans doute possible mais encore faudrait-il tenir compte des réalités et arrêter les promesses de coiffeur des gouvernements successifs.

 

Le Retard de l’EPR de Flamanville va décaler la fermeture de Fessenheim

Le Retard de l’EPR de Flamanville va décaler la fermeture de Fessenheim  

 

Un report de mise en service en 2020 au lieu de 2018 et l’objectif de coût de construction est porté de 10,5 à 10,9 milliards d’euros (soit une hausse de la facture de 400 millions d’euros). Ces nouveaux retards de Flamanville repoussent, de facto, la fermeture programmée de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin. En effet, l’accord trouvé au moment de la loi de transition énergétique de 2015 prévoit que le chargement du combustible de l’EPR de Flamanville coïncide avec la fermeture de la centrale haut-rhinoise. Cette fermeture « est liée au démarrage de l’EPR de Flamanville. Le retard d’un an du chargement du combustible de l’EPR de Flamanville, au quatrième trimestre 2019, décale donc l’arrêt de la centrale de Fessenheim », a déclaré un porte-parole du ministère de la Transition écologique. Et de poursuivre : »Il revient à l’exploitant d’en détailler les échéances précises » et « ce délai d’un an sera mis à profit pour mettre en œuvre le projet de territoire. »

Nucléaire : remise en service à Fessenheim …avant fermeture ?

Nucléaire : remise en service à  Fessenheim …avant fermeture ?

 

Un réacteur  arrêté depuis un an redémarre avant peut-être à nouveau d’ être arrêté avec la mise en service de Flamanville prévu à la fin de l’année ; les deux réacteurs de la centrale doivent normalement fermer à la fin de l’année, lorsque le combustible sera chargé dans le nouvel EPR de Flamanville. Située tout près de la frontière avec la Suisse et avec l’Allemagne, la centrale de Fessenheim a été mise en service en 1977. Elle comporte deux réacteurs à eau pressurisée d’une puissance de près de 900 MW chacun qui produisent l’équivalent de 65% de l’électricité consommée en Alsace. Le réacteur devrait retrouver sa pleine puissance de 880 mégawatts (MW) dans les prochains jours, selon le site de RTE. La remise en service de ce réacteur était initialement prévue à partir du printemps 2017, mais elle a été reportée à plusieurs reprises.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait donné son feu vert au redémarrage le 12 mars dernier. « Cette levée de suspension était la dernière condition permettant de procéder au redémarrage du réacteur n°2″, a rappelé EDF dans une note.

 

Whirlpool : un sèche linge comme dernière prime aux salariés avant fermeture !

 

 

Whirpool, société américaine, présente deux particularités d’abord de n’être pas particulièrement fiable par rapport au prix (enquête de Que choisir qui le place en 10ème position) ensuite de supprimer les usines (en Allemagne, en Italie et en France) au profit d’une  main d’œuvre sous payée comme en Pologne. Cerise sur le gâteau la marque est un champion de l’optimisation fiscale.   Sa stratégie d’optimisation fiscale lui a ainsi permis de ne payer que 209 millions de dollars d’impôts sur plus d’un milliard de dollars de bénéfices en 2015, alors que le taux d’imposition pour les sociétés aux États-Unis est normalement de 35 %22. En guise de cadeau avant la fermeture de l’usine d’Amiens le 31 mai, Whirpool voilait offrir un sèche linge au lieu d’une prime.  . Alors que les syndicats demandaient une forte augmentation pour les derniers mois d’activité, la direction du site amiénois a proposé un sèche-linge afin d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés.  Cette attitude avait outré les salariés et les représentants syndicaux, dont certains ont été interrogés par Le Courrier Picard. «Ils ont pété des records au niveau des dividendes des actions cette année et on nous propose un sèche-linge», déplorait ainsi Frédéric Chantrelle, délégué CFDT du site amiénois Whirlpool. Avant de poursuivre: «C’est du foutage de gueule, après des années de bénéfices record. C’est indécent». Le syndicaliste détaillait: «Nous demandons 700 euros mensuels avant que l’usine ne ferme. L’an dernier, on avait obtenu 4%. Pour le collège des ouvriers, cela représente 80 euros pour un salaire de 2000 euros brut». Même son de cloche pour un représentant de la CGT: «On demandait 10% d’augmentation avec rétroactivité à partir de janvier, avant que le site ne ferme. On se fout des gens jusqu’au bout». «Mais comment peut-on faire une proposition aussi indécente?!», s’était aussi interrogé mercredi sur Twitter Xavier Bertrand (ex-LR), président de la région des Hauts-de-France.

Face à la bronca des partenaires sociaux, la direction a cependant abandonné son projet,  Le groupe américain n’est pas le seul à s’être montré indélicat envers ses salariés licenciés. Au début du mois, le groupe Kingfisher (maison mère de Castorama et Brico Dépôt) – qui avait annoncé le 13 février la suppression de 446 emplois en France liée à la délocalisation de services administratifs en Pologne – avait ainsi incité les salariés licenciés à former leurs remplaçants polonais…. Face au tollé suscité, le groupe avait finalement plaidé une «maladresse de formulation». Derrière ces polémiques se pose la question cruciale des délocalisations d’activités implantées en France vers des pays à bas coûts, comme la Pologne, où le travail est «bon marché». Eté qui pour récompenser les américains de ces implantations achètent des matériels de défense outre atlantique en partie grâce aux nombreuses subventions reçus de l’Europe !

Wauquiez : « une ligne de fermeture » (Valérie Pécresse)

Wauquiez : « une ligne de fermeture » (Valérie Pécresse)

Valérie Pécresse qui n’a pas voulu se faire piéger et a refusé le poste de présidente du Conseil national des Républicains considère que les orientations de Wauquiez constituent une ligne politique de fermeture dans une interview au JDD.

 

 

Que pensez-vous de la nouvelle direction de LR, dévoilée mercredi?
Le bon point, c’est qu’elle est paritaire. Le mauvais point, c’est sa fermeture : à une exception près, tous ont soutenu Laurent ­Wauquiez dans l’élection interne. Ce n’est donc pas dans l’exécutif que sera représentée la diversité du mouvement. Le rassemblement des sensibilités, ce sont des actes : nous en jugerons avec la composition du futur bureau politique et de la commission d’investiture dès la semaine prochaine.

 

Allez-vous structurer davantage Libres, votre mouvement?
J’ai proposé à Laurent Wauquiez que Libres devienne un mouvement associé au sein des Républicains. Nous voulons ainsi nous ancrer dans notre famille politique, tout en ayant la possibilité d’avoir des adhérents qui ne soient pas forcément membres de LR. Avec son élection, nous assistons au départ de militants et d’élus, et je leur dis : « Restez. Restez avec nous dans Libres. » Le défi qui est devant nous, c’est de rénover le logiciel politique de la droite. Le débat sur notre ligne politique n’a pas eu lieu lors de la campagne interne. Nous devons le mener. Ma ligne n’est pas la sienne.

Qu’est-ce qui vous différencie?
J’ai choisi au deuxième tour de la présidentielle de voter Macron et pas Le Pen, quand Laurent Wauquiez n’a pas appelé à voter Macron. La non-porosité avec le FN et ses affidés est pour moi un marqueur fort de l’identité de la droite et une ligne rouge à ne pas franchir. De ce point de vue, il y a encore des ambiguïtés qui méritent d’être levées. Et si la ligne que défend Libres! est forte sur le régalien, elle n’est pas populiste. Ma droite dénonce toutes les provocations contre la République, comme les prières de rue à Clichy, mais elle veut un concordat avec l’islam. Pour moi, c’est simple : la loi de la République doit primer sur la loi religieuse.

 

Et votre droite ne veut pas non plus installer une crèche dans l’hôtel de Région, comme a tenté de le faire Wauquiez?
Non. Dans ma Région, je n’ai pas mis de crèche, mais j’ai fait une charte de la laïcité contraignante qui s’impose à toute association sollicitant des subventions régionales. Nous sommes précurseurs dans la prévention de la radicalisation dans les clubs sportifs : nous formons des animateurs sportifs comme lanceurs d’alerte, car il y a eu des tentatives d’infiltration de l’islamisme radical. Une centaine de personnes fichées S radicalisées dans l’entourage immédiat de clubs sportifs ont été signalées.

 

Que pensez-vous de l’interdiction par le Conseil d’État d’une croix construite sur le domaine public en Bretagne?
Il faut trouver un moyen de rendre conforme à la loi cette construction à laquelle les Bretons sont attachés.

 

Qu’est-ce qui vous sépare de Laurent Wauquiez sur l’Europe?
Je suis eurolucide, mais je ne suis pas eurosceptique. Je ne suis pas d’accord pour un grand chamboule-tout européen qui casserait la source de notre prospérité et notre meilleure protection, même si, évidemment, il faut que ­l’Europe fonctionne mieux.

 

Que pensez-vous de la « clause Molière », que Wauquiez a voulu instituer, en vain, dans sa Région?
Nous avons voté une « clause ­Molière » en Île-de-France. La nôtre a été validée par le préfet, malgré un recours de l’opposition, et, aujourd’hui, elle s’applique. C’est une mesure de sécurité pour les ouvriers, pas une mesure de ­discrimination envers telle ou telle ­nationalité. Ne pas avoir de traducteur sur des chantiers où les ouvriers ne comprennent pas le français, c’est les mettre en danger. Évidemment, la présence d’interprètes renchérit le coût des travailleurs détachés, et cela incitera les entreprises qui veulent décrocher des marchés publics à recourir à des ouvriers vivant en France.

 

Laurent Wauquiez se présente comme le tenant d’une « droite sociale »…
Mon engagement politique date de 1995 : j’ai suivi le Chirac de la « fracture sociale ». Je pense donc profondément que la droite doit être sociale. Et cela ne se résume pas à dénoncer le « cancer de l’assistanat ». Si la droite doit, bien sûr, s’adresser aux classes moyennes, elle doit aussi parler aux plus fragiles. Ma droite, c’est une droite d’ordre mais aussi d’espoir : comment faire fonctionner l’ascenseur social? Comment parler à ceux qui n’ont plus de raison de se lever le matin? La réponse aux problèmes de la France ne peut pas se limiter à la question de notre identité. Il faudra apporter une réponse économique et sociale, qui passe évidemment par la création d’emplois et la libre entreprise. De ce point de vue, je suis un peu inquiète du discours économique du vice-président de LR Guillaume Peltier, dont les intonations se rapprochent de celui de Jean-Luc Mélenchon.

Êtes-vous favorable à l’élargissement de la PMA à toutes les femmes?
Sur les sujets de société aussi, les Républicains doivent faire leur mue. La droite doit accepter qu’on ne reviendra pas sur la loi Taubira. Je défends le droit à l’indifférence quant à la vie privée des Français dès lors qu’elle s’inscrit dans les lois de la République. C’est cela, l’ADN de ma droite. Ma droite à moi, elle reconnaît la liberté de chacun de choisir sa vie : les femmes doivent avoir la liberté de choix, garder leur enfant ou avoir recours à l’IVG, et elles doivent être accompagnées dans les deux cas. Chacun doit pouvoir aimer qui il veut, s’habiller comme il veut, du moment qu’il respecte la loi. Concernant la PMA pour toutes les femmes, elle soulève de vrais problèmes éthiques qui ne peuvent pas être balayés d’un revers de main, mais doivent être débattus de manière sereine. Quand j’entends dire que les enfants de la PMA devraient ne pas exister, cette phrase me glace.

Est-ce que…
[Elle interrompt] J’ai une autre différence : j’ai décidé de porter une parole radicalement féministe en politique. Le mouvement #balancetonporc est révélateur d’une réalité : l’émancipation des femmes régresse. D’ailleurs, nous lancerons en mars une grande campagne contre le harcèlement des femmes dans les transports en commun.

Elle défend des primaires « inéluctables »

Votre famille politique a-t-elle pris la mesure de ce sujet?
La stratégie des partis politiques sur ces sujets, c’est un grand vide… Or, l’égalité femmes-hommes conditionne l’évolution de la société tout entière. Il faut prendre ce sujet à bras-le-corps. Et non, je ne crois pas que ma famille politique soit exemplaire. Les autres non plus, d’ailleurs.

Vous défendez le principe des primaires…
[Elle interrompt encore] Il ne s’agit pas de défendre un principe : les primaires sont inéluctables. Compte tenu de la fragmentation de la droite et du centre, il n’est pas envisageable d’avoir un candidat unique en 2022 s’il n’y a pas une sélection organisée d’une manière ou d’une autre. Sinon, il y aura plusieurs candidats… et nous ne serons pas au second tour.

Serez-vous candidate à ces primaires?
Je me consacre à 100 % à ma Région et au travail sur les idées. C’est ce à quoi je m’attellerai dans les quatre prochaines années.

Excluez-vous d’être candidate, alors?
[Elle rit] C’est indécent d’en parler aujourd’hui. Avez-vous vu l’état de la droite ?

Que dites-vous à Alain Juppé, qu’on dit tenté de quitter LR?
Que je ne renonce pas à peser et à convaincre. Je ne veux pas quitter ma famille politique, et j’espère qu’on ne m’y acculera pas un jour en franchissant des lignes rouges. Je souhaite qu’un maximum de grandes figures de la droite et du centre restent dans LR, parce que je crois encore au pacte fondateur de l’UMP, à ce grand parti qui saurait inclure toutes les sensibilités de la droite et du centre.

 

Fermeture de Fessenheim fin 2018 ….ou plus tard

Fermeture de  Fessenheim fin 2018 ….ou plus tard

 

 

EDF réaffirme que la fermeture de la centrale de Fessenheim aura lieu en 2018 mais l’assortit de deux conditions qui pourraient reporter cette échéance a beaucoup plus loin. D’abord il faudra que la centrale l’EPR de Flamanville soit opérationnelle. Or compte tenu des incidents techniques à répétition dans cette dernière centrale, il est probable que la mise en service n’interviendra pas avant 2019-2020. Second élément,  le fait  que l’autorité de sûreté nucléaire impose désormais des contrôles encore plus sévères dans toutes les centrales. Il y a toujours au moins une dizaine de réacteurs en moyenne qui sont arrêtées pour vérification et travaux de sorte qu’il pourrait être nécessaire de conserver encore Fessenheim pour assurer l’objectif de production électrique par le nucléaire. Après la découverte, au printemps 2015, d’un défaut dans la cuve du futur réacteur EPR de Flamanville, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclenché une campagne de contrôle sans précédent. Elle est loin d’être terminée. Théoriquement Fessenheim devrait bien s’arrêter définitivement à la toute fin 2018, selon des données publiées, vendredi 8 décembre, par l’électricien. Cela confirme ce qu’envisageait déjà le groupe, qui rappelle que cet arrêt reste notamment conditionné au démarrage de l’EPR de Flamanville. EDF envisage l’arrêt les deux réacteurs de la doyenne des centrales françaises le 31 décembre 2018 à minuit, selon ces données publiées sur le site du gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE afin de respecter les règles d’information des acteurs du marché. L’électricien rappelle d’ailleurs que cette fermeture est sujette à deux conditions, comme convenu avec l’Etat en début d’année. Il faudra qu’elle coïncide avec le démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche) dont la capacité est la même que celle des deux réacteurs de Fessenheim (environ 1 600 mégawatts). Il faudra également qu’elle soit nécessaire pour limiter le parc nucléaire français à son niveau actuel, soit 63,2 gigawatts. Début octobre, EDF avait indiqué que l’EPR de Flamanville serait démarré fin 2018, pour une mise en service commerciale en 2019. L’obligation de respecter le plafond actuel du parc nucléaire est une exigence de la loi sur la transition énergétique votée en 2015. Pour lancer le processus d’arrêt de Fessenheim, EDF doit envoyer six mois avant la date prévue une demande d’abrogation de l’autorisation d’exploiter les deux réacteurs du site. Actuellement un seul des deux réacteurs est en fonctionnement. Le réacteur numéro 2 est à l’arrêt depuis juin 2016 pour des vérifications dans le cadre des irrégularités détectées à l’usine Creusot Forge d’Areva. EDF prévoit de le redémarrer le 15 mars 2018.

L’un des derniers sidérurgistes français Ascometal menacé de fermeture

L’un des derniers sidérurgistes français Ascometal menacé de fermeture

1500 emplois sont menacés chez Ascometal. Le groupe sidérurgique français devrait déposer son bilan en début de semaine prochaine, en vue de son placement en redressement judiciaire, ont indiqué samedi des sources concordantes, confirmant une information du Figaro. Le fabricant d’aciers spéciaux (pour la mécanique, l’automobile, l’industrie des hydrocarbures) qui emploie près de 1.550 salariés, devrait « se déclarer en cessation de paiement dans les prochains jours » auprès du tribunal de grande instance de Strasbourg, a déclaré à l’AFP Cyril Brand, élu CFDT de l’entreprise qui possède des sites sidérurgiques à Hagondange (Moselle), Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) Selon le responsable syndical, cette procédure judiciaire, synonyme d’un dépôt de bilan, pourrait être engagée dès lundi prochain 20 novembre. Ascometal devrait être placée dans la foulée en redressement judiciaire, l’objectif étant de trouver « un repreneur sérieux » pour l’entreprise, a-t-il ajouté. Cette ancienne filiale d’Usinor avait déjà été placée en redressement judiciaire en mars 2014, avant d’être reprise en mai 2014 par Frank Supplisson, associé à des investisseurs français et européens, sous la houlette du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.  Lors d’une interview en octobre 2017, l’actuel ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait évoqué la fragilité financière du groupe, critiquant les choix effectués en 2014 sous l’égide d’Arnaud Montebourg. « Il y avait une proposition d’achat par des investisseurs étrangers solides ». Le ministre fait ici notamment allusion à la proposition de rachat d’un industriel brésilien, retoqué au nom du patriotisme économique. Mais il « a préféré bâtir de bric et de broc une solution franco-française qui est tombée quelques années plus tard » et « qui menace désormais les salariés », avait-il dénoncé.

 

Fermeture de 17 réacteurs nucléaires : Rétropédalage de Hulot

Fermeture de 17 réacteurs nucléaires : Rétropédalage e de Hulot

 

 

 

Rétropédalage du ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, qui affirme maintenant n’avoir pas dit qu’il fallait fermer 17 réacteurs nucléaires mais que ce n’était qu’une hypothèse pour respecter la loi de transition énergétique qui prévoit de ramener la part de l’énergie nucléaire de 75 % à 50 %. La vérité est sans doute ailleurs car Nicolas Hulot dont les activités ont été largement financées par EDF n’est pas défavorable, loin s’en faut, nucléaire. Pour preuve, il regrette le retard pris dans la construction de l’EPR et ne prend pas position sur Fessenheim. S’il rappelle la nécessité des énergies alternatives c’est à titre de gadgets pour mieux faire oublier qu’il ne sera pas possible de respecter la réduction de production électrique par le nucléaire. Le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, affirme en effet dans un entretien de  dimanche dans Ouest-France sa « foi absolue » dans les énergies renouvelables et son désir de « remettre les choses à plat » pour ramener la part du nucléaire de 75% à 50% en France. Dans cette longue interview, l’ancien animateur de télévision en appelle à EDF pour accompagner la révolution énergétique en cours. « Il faut absolument qu’elle accélère son évolution, et qu’elle prenne en compte le fait que le modèle énergétique de demain sera beaucoup plus diversifié », dit-il, déplorant notamment le retard pris dans la construction de l’EPR de Flamanville (Seine-Maritime). « Il faut avoir une foi absolue dans les énergies renouvelables. » Pour développer ces dernières, le ministre évoque les « leviers fiscaux ». « Il faut par exemple introduire des avantages compétitifs à l’économie décarbonée. Il faut aussi simplifier les procédures d’appels d’offres et raccourcir les durées des contentieux. » Interrogé sur l’objectif, inscrit dans la loi, de faire passer la part de l’énergie nucléaire de 75% à 50% dans le bouquet énergétique français, Nicolas Hulot évoque « un véritable défi, qui peut sembler insurmontable ». « Il va falloir définir des scénarios réalistes et possibles, sinon ce sera brutal. Mais je ne veux rien cacher », dit-il. Il précise n’avoir « pas dit qu’il fallait fermer 17 réacteurs » sur la cinquantaine actuellement en service mais « rappelé que, pour appliquer la loi, certains scénarios prévoient qu’on en ferme 17, voire plus. Or jusque-là tout le monde a fermé les yeux là-dessus ». « J’ai bien récupéré une loi mais aussi un manque de stratégie. Il faut remettre les choses à plat, pour ramener réellement la part du nucléaire à 50% », ajoute-t-il, soucieux d’ »engager des trajectoires planifiées et notamment sur un plan social et économique ». « On ne peut fermer des centrales sans prendre en compte la réalité des emplois. Nous devons modéliser les scénarios et construire ces trajectoires de transition. » Modéliser ?  Une expression bien théorique  pour cacher des contradictions bien réelles.

Fermeture de 17 réacteurs nucléaires : les enjeux

Fermeture de 17 réacteurs nucléaires : les enjeux 

 

 

Après les déclarations un peu hâtives de Nicolas Hulot concernant peut-être la fermeture de 17 réacteurs Nicolas Goldberg, manager au sein du cabinet Colombus Consulting et spécialiste des questions de politiques énergétiques, analyse l’impact social, économique et écologique de cette décision dans une interview au Figaro. Notons par ailleurs que cette déclaration du ministre de l’écologie à aussitôt été contesté par le premier ministre sans doute plus réaliste vis à  vis des enjeux énergétiques

 

 

Quelles seraient les centrales concernées par les déclarations de Nicolas Hulot?

Nicolas Goldberg - Logiquement, ce sont les centrales les plus anciennes qui seront les premières concernées: Fessenheim, bien entendu, mais aussi Dampierre en Burly, Bugey … Car fermer 17 réacteurs nucléaires, cela veut dire qu’une grande partie des 23 réacteurs arrivant à l’âge de 40 ans ne sera pas prolongée. Deux options s’offrent donc à EDF: soit elle fait le choix de prolonger leur durée d’activité de 10, voire 20 ans, ce qui implique de déclencher des travaux de rénovation des cuves rapidement, soit elle fait le choix de la fermeture. Sachant que, bien évidemment, EDF a tout à gagner à porter à 50, voire 60 ans les centrales les plus anciennes: d’un point de vue économique d’abord, mais aussi d’un point de vue social. Pour rappel, la filière nucléaire en France emploie directement et indirectement plus de 450.000 personnes. Mettons que dix-sept des cinquante-huit réacteurs ferment d’ici la fin du quinquennat, soit l’équivalent d’environ un quart de la totalité de la puissance nucléaire installée en France, cela signifie en première approximation automatiquement 100.000 emplois menacés.

 

Mais selon de nombreuses études, la filière des énergies renouvelables est prête à prendre le relais. Elle possède notamment un très fort potentiel d’emplois susceptible de compenser les effets du démantèlement de la filière…

Fermer les 17 réacteurs les plus vieux équivaut également à se priver de 15 GW de puissance, soit l’équivalent de la totalité des puissances éoliennes et solaires actuellement installées en France. Sachant que l’éolien et le solaire sont intermittents, il faudrait donc parvenir à tripler, voire quadrupler, les productions éoliennes et solaires existantes d’ici la fin du quinquennat, ce qui paraît très ambitieux.

Concernant la création d’emplois à long terme, même chose: j’attends que les faits valident la théorie. Pour rappel, Nicolas Sarkozy a lancé, en 2011, un vaste plan pour soutenir le développement d’une filière française de l’énergie solaire. Sauf que les effets sur l’emploi français tardent toujours à se faire sentir: malgré tous les dispositifs de soutien, l’éolien et le solaire n’emploient chacun que 20.000 personnes en France, ce qui est toujours peu. Et pour cause! Sur le solaire par exemple, les opportunités offertes par le développement de la filière ont finalement profité à la filière solaire chinoise, sans parvenir à créer autant d’emplois locaux qu’escompté.  Pour l’éolien terrestre, c’est le même constat: il nous manque un champion national pour pouvoir affirmer que la création d’emplois profite bien à la France, et non aux leaders danois ou allemands. Sur l’éolien offshore, nous pourrons faire le bilan des emplois créés par les premiers appels d’offres une fois que les éoliennes seront mises en service, ce qui est pour le moment prévu en 2021. La question n’est donc pas de savoir si les énergies renouvelables sont capables de créer des emplois, elles en créeront certainement, mais en créeront-elles autant que le nucléaire et de manière aussi locale?   Si nous prenons la direction du remplacement du parc nucléaire par des énergies renouvelables, il y aura peut-être des créations d’emplois mais aussi beaucoup de destructions dans le nucléaire: il y aura donc des gagnants et des perdants et il sera du rôle de notre politique industrielle de s’assurer que le solde soit positif. Ainsi, il faudrait que le gouvernement soit en mesure de mettre au point une vraie planification décennale qui fasse la démonstration de la capacité de la filière française à affronter ces différents enjeux. Pour le moment, cette démonstration n’a toujours pas été faite et nous avons plus que jamais besoin d’un débat public sur le sujet pour construire l’avenir de notre production d’électricité, qu’elle soit nucléaire ou renouvelable sur le long terme.

 

Fermer des réacteurs nucléaires, est-ce compatible avec les engagements de diminution de CO2 de l’Accord de Paris?

C’est un autre vrai problème car le gouvernement semble décidé à défendre deux objectifs absolument contradictoires. D’un côté, il y a cette volonté d’accélérer la fermeture du nucléaire. De l’autre, le désir de s’orienter vers la fin des véhicules diesel et essence à horizon 2040, ce qui veut dire qu’il va falloir les remplacer principalement par des véhicules électriques. Ainsi, nous aurions un objectif visant à nous priver d’une partie de notre production d’électricité sans CO2 et de l’autre, une volonté d’accroître notre besoin en électricité pour prendre le relais des véhicules thermiques: ce sont deux positions a priori irréconciliables. Il faut rappeler que le nucléaire n’émet pas CO2 et est donc conforme aux objectifs fixés par la COP21. Si nous fermons les centrales pour les remplacer par autre chose, nous n’avançons pas dans la lutte contre le réchauffement climatique. En revanche, garder une production d’électricité sans CO2 et électrifier le parc de véhicules électriques, c’est un moyen d’être moins dépendant des hydrocarbures et de lutter efficacement contre le réchauffement climatique.

 

Fermeture « peut-être » de 17 réacteurs d’ici 2025 (Hulot)

Fermeture « peut-être »  de 17 réacteurs d’ici 2025 (Hulot)

 

Très critiqué après la présentation de son plan climat Nicolas Hulot, le ministre de l’écologie tente de se rattraper en indiquant qu’il pourrait peut-être fermer jusqu’à directeur 17 réacteurs nucléaire. En fait, il s’agit d’un calcul de coin de table car c’est le nombre nécessaire pour atteindre une réduction de la production d’électricité par voie nucléaire à 50 % alors qu’aujourd’hui les centrales en produisent  75 %. Sans doute s’agit-il davantage d’un vœu, voir d’une posture politique car on voit mal comment la France pourrait se passer d’ici seulement huit ans de 17 réacteurs. 17 réacteurs dont par ailleurs le coup de démantèlement est considérable. On parle de 500 millions par réacteurs mais le montant pourrait atteindre 1 milliard. Il faudrait investir par ailleurs des sommes considérables dans les énergies alternatives pas moins par exemple de 40 à 50 milliards dans les seules éoliennes pourront doubler la capacité alors qu’aujourd’hui leur production n’atteint que 3,9 % du total. Notons aussi que la production de certaines énergies est aléatoire comme celle dépendant du vent et du soleil et qu’il faudra donc pour lisser la production d’électricité  construire des centrales thermiques ou hydrauliques. Parallèlement il faudra engager le grand carénage permettant de prolonger d’une vingtaine d’années une grande partie du parc nucléaire soit une somme minimum de 50 milliards (100 milliards pour la Cour des Comptes). On se demande évidemment où la France trouvera les moyens financiers pour réaliser de telles mutations sachant que la situation d’EDF est catastrophique sur le plan financier avec en particulier un endettement de plus de 40 milliards, le coût de l’enfouissement des déchets nucléaires (25 à 50 milliards), et la remise à niveau d’Areva. Au total EDF aura besoin d’une cinquantaine de milliards dans les 10 ans et Hulot propose d’investir autant dans les énergies renouvelables. Même avec une augmentation du prix de l’électricité le pari est intenable surtout avec la situation catastrophique des comptes publics qui se traduisent notamment par une dette d’environ 2000 milliards 33 000euros par Français), d’un coût de plus de 40 milliards par an en remboursement des intérêts et alors que le gouvernement s’est engagé à ne pas augmenter la fiscalité et même globalement à la réduire. Dernière hypothèque sur les intentions de Nicolas Hulot : ce n’est pas le ministre de l’écologie qui décide même s’il est amené à donner son avis. En dernier ressort le décideur c’est Bercy. On peut supposer aussi que Nicolas Hulot bousculé par les réseaux sociaux non seulement sur ses orientations climat très théoriques mais aussi sur les sulfureux bénéfices qu’il tire  de son action de militant écologiste non seulement pour sa fondation mais aussi pour lui-même tente ainsi de rétablir sa crédibilité par une opération de communication.  Certes d’ici 2021, la consommation électrique française va baisser de 8 térawatts-heure (8.000.000 KWh). , Mais cela ne suffira pas. En plus que le développement d’énergies alternatives. D’après François-Marie Bréon, chercheur au laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement interrogé par l’AFP. L’éolien et le solaire « sont des énergies fatales – qui arrivent quand les conditions météorologiques sont favorables – donc on est obligé d’avoir autre chose » en complément, pour prendre le relais, détaille-t-il. Face aux risques d’approvisionnement énergétique, la France serait amenée, selon cet expert, à utiliser des centrales thermiques au gaz, émettrices de CO2.

Nucléaire : la fermeture de Fessenheim et la transition énergétique progressive

Nucléaire : la fermeture de Fessenheim et la transition énergétique progressive

 

Pour résumer Hulot se résout à respecter  la loi de transition énergétique pour la croissance verte, adoptée en août 2015. Elle prévoit notamment la réduction, pour 2025, de la part de l’électricité d’origine nucléaire de 75% à 50% en France. En compensation en quelque sorte, il obtiendra la fermeture de Fessenheim. Mais  Nicolas Hulot s’est voulu rassurant jeudi soir, tout en ouvrant des pistes en faveur des énergies renouvelables. Avec Emmanuel Macron, a-t-il expliqué, « on a probablement sur la vision, peut-être une divergence, mais il y a un chemin commun et je pense que ce qui est très important – et c’est ce qui a été acté dans la loi de transition énergétique – c’est déjà de rééquilibrer les choses. » « La démonstration se fera peut-être chemin faisant qu’on peut aller plus loin que 50% ou au contraire la démonstration se fera peut-être que pour finir, le développement des énergies renouvelables est plus lent que prévu », a avancé le ministre de la Transition écologique. « Ce qui est très important, c’est de faire baisser cette part, pas pour des raisons dogmatiques. Parce qu’il en est de l’énergie comme de beaucoup de domaines, mettre tous ses œufs dans le même panier, ce n’est pas une bonne chose », a-t-il plaidé. « Le nucléaire, qu’on soit pour ou contre, de toute façon on ne peut pas s’en passer demain matin, et moi je pars du principe que dans la transition énergétique, il faut planifier la transition », a dit Nicolas Hulot, soulignant sa préoccupation pour le sort des salariés du nucléaire. « Derrière le nucléaire, il y a des hommes et des femmes, et donc les choses ne vont pas se dicter comme ça ». La filière industrielle nucléaire française compte 2.500 entreprises et emploie près de 220.000 salariés (emplois directs et indirects). « En 2025, la part du nucléaire, par rapport à ce qu’elle était hier, et pas par rapport à ce qu’elle sera demain, elle doit être de 50%. » a-t-il rappelé S’agissant de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), Nicolas Hulot a confirmé sa fermeture, au terme du décret pris en avril par Ségolène Royal, qui

 

Pour résumer Hulot se résout à respecter  la loi de transition énergétique pour la croissance verte, adoptée en août 2015. Elle prévoit notamment la réduction, pour 2025, de la part de l’électricité d’origine nucléaire de 75% à 50% en France. En compensation en quelque sorte, il obtiendra la fermeture de Fessenheim. Mais  Nicolas Hulot s’est voulu rassurant jeudi soir, tout en ouvrant des pistes en faveur des énergies renouvelables. Avec Emmanuel Macron, a-t-il expliqué, « on a probablement sur la vision, peut-être une divergence, mais il y a un chemin commun et je pense que ce qui est très important – et c’est ce qui a été acté dans la loi de transition énergétique – c’est déjà de rééquilibrer les choses. » « La démonstration se fera peut-être chemin faisant qu’on peut aller plus loin que 50% ou au contraire la démonstration se fera peut-être que pour finir, le développement des énergies renouvelables est plus lent que prévu », a avancé le ministre de la Transition écologique. « Ce qui est très important, c’est de faire baisser cette part, pas pour des raisons dogmatiques. Parce qu’il en est de l’énergie comme de beaucoup de domaines, mettre tous ses œufs dans le même panier, ce n’est pas une bonne chose », a-t-il plaidé. « Le nucléaire, qu’on soit pour ou contre, de toute façon on ne peut pas s’en passer demain matin, et moi je pars du principe que dans la transition énergétique, il faut planifier la transition », a dit Nicolas Hulot, soulignant sa préoccupation pour le sort des salariés du nucléaire. « Derrière le nucléaire, il y a des hommes et des femmes, et donc les choses ne vont pas se dicter comme ça ». La filière industrielle nucléaire française compte 2.500 entreprises et emploie près de 220.000 salariés (emplois directs et indirects). « En 2025, la part du nucléaire, par rapport à ce qu’elle était hier, et pas par rapport à ce qu’elle sera demain, elle doit être de 50%. » a-t-il rappelé S’agissant de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), Nicolas Hulot a confirmé sa fermeture, au terme du décret pris en avril par Ségolène Royal, qui

Hamon : dernier appel avant fermeture de la boutique du PS

Hamon : dernier appel avant fermeture de la boutique du PS

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C’est sans doute le dernier grand appel de Benoît Hamon avant fermeture de la boutique socialiste. D’après les sondages,  le candidat officiel du PRS ne recueillerait même pas 10 % des voix ce qui annonce une véritable catastrophe pour les législatives et sans doute les soldes du parti avant éclatement et fermeture totale. Même lors  de son dernier meeting à Paris place de la république Hamon n’a pas fait recette. Quelques milliers de partisans seulement soit 10 fois moins que Jean-Luc Mélenchon le 18 mars.  Du coup Benoît amont a lancé un appel un peu désespéré.  « Citoyennes, citoyens, réveillez-vous, parce que vous seuls pouvez éviter un cauchemar pour la France ! » a lancé Benoît Hamon à des milliers de sympathisants agitant des drapeaux aux couleurs du PS sous le soleil. Le candidat socialiste, qui semble faire les frais d’un « vote utile » en faveur du candidat d’En Marche ! Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon pour contrer le Front national, a plaidé pour « un vote de raison, de conviction, un vote sur l’avenir » et non un vote guidé par « des sondages qui limitent (le) choix souverain » des électeurs. Si le PS continue officiellement de défendre son candidat, les débats vont bon train en coulisses pour préparer ce que sera sa position pour le second tour et surtout les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PS, pratiquement assuré de ne pas avoir de candidat au second tour de la présidentielle, a aussi beaucoup à perdre lors des législatives, au sortir d’une législature pendant laquelle il a bénéficié avec ses alliés, radicaux de gauche notamment, de la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Fessenheim: la fermeture de Ségolène Royal : du pipeau

Fessenheim: la fermeture de Ségolène Royal : du pipeau

 

Alors que le conseil d’administration d’EDF s’est prononcé contre la fermeture de Fessenheim tant que le père de Flamanville ne sera pas opérationnel (pas avant 2020 au moins, Ségolène Royal persiste et signe pour faire croire que ça te fermeture est d’ores et déjà décidés. Elle a d’ailleurs annoncé qu’elle sortirait un décret signifiant la fin de Fessenheim de la centrale visée. En réalité, la ministre de l’Ecologie sait qu’elle ne pourra pas acter l’arrêt de la centrale avant le 7 mai. La loi impose que ce soit EDF qui en fasse la demande officielle. Or, cette option n’a pas été retenue jeudi. Lors du conseil d’administration, « le gouvernement a tenté d’imposer à l’entreprise de faire cette demande sans délai », explique un administrateur d’EDF. Même si le décret était signé, nul doute qu’il serait attaqué au conseil d’Etat par les syndicats. « On saisira toutes les voies et moyens pour poursuivre l’exploitation de Fessenheim». « Et nul doute qu’il sera cassé par le conseil d’Etat puisque la loi est très clair » ajoute un autre administrateur d’EDF. Mais entre le recours et la décision administrative, il s’écoulera plusieurs mois… Ségolène Royal a déjà eu recours à cette technique qui permet de gagner du temps pour sauver la face politiquement. En juillet 2014, quelques semaines après sa nomination au ministère de l’Ecologie, elle avait gelé les tarifs de l’électricité alors qu’une hausse de 5% avait été programmée par son prédécesseur Delphine Batho. Avant que le Premier ministre ne décide de les augmenter de seulement 2,5%. Deux décisions que le conseil d’Etat avait cassées.

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