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2017 sondages du 22 avril : Macron toujours en tête

2017 sondages du 22 avril : Macron toujours en tête

 

Dernier sondage du premier tour, selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié vendredi,   Emmanuel Macron accroît très légèrement son avance dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, avec 24,5% (+0,5), devant Marine Le Pen (22,5%, stable), selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié vendredi, à deux jours du scrutin. François Fillon (19,5%, stable) et Jean-Luc Mélenchon (18,5%, stable) sont donnés en troisième et en quatrième positions, selon cette étude réalisée en partie après l’attaque commise jeudi contre des policiers sur les Champs-Elysées.  Le socialiste Benoît Hamon, cinquième, est crédité de 7% des intentions de vote, un résultat stable. Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen avec 60,5% des voix, contre 39,5% à la présidente du Front national. La publication de nouvelles enquêtes sera interdite samedi et dimanche jusqu’à la fermeture des derniers bureaux de vote, à 20h00 (18h00 GMT). Cette étude a été menée en ligne, du 18 au 21 avril, auprès d’un échantillon de 2.823 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 3.000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Présidentielle 2017 : Cheminade, Lassalle et Asselineau : des vieux qui s’ennuient !

Présidentielle 2017 : Cheminade, Lassalle et Asselineau : des vieux qui s’ennuient !

 

On se demande si ce n’est pas par ennui que certains candidats âgés ont présenté leur candidature pour l’élection présidentielle. Le plus caricatural et le plus lunaire aussi, c’est sans doute Cheminade cet  ENA qui déjà s’ennuyait au ministère des affaires étrangères et qui débite un discours surréaliste et incompréhensible proposant notamment de coloniser Mars.  C’est sa troisième candidature à l’élection présidentielle. Jacques Cheminade est le fondateur du parti Solidarité et Progrès et candidat au scrutin. En 1995, il avait récolté 0,28% des voix et en 2012, 0,25%. Il veut notamment   »Lancer des programmes pour la construction de transporteurs spatiaux de troisième génération et l’industrialisation de la lune, plateforme future vers mars et le reste du système solaire et pour raccourcir la durée future des trajets Terre-Mars et au-delà, développer la propulsion nucléaire », peut-on lire dans son programme. Autre personnage extra terrestre François Asselineau qui veut transformer la France en village gaulois et dont le propos est difficilement compréhensible tellement il son discours de référence juridique et administratif. Comme ancien énarque lui aussi il entretient avec les réalités socio-économiques des liens assez approximatifs. Comme tout énarque bien constitué, Asselineau peut débiter son discours avec force précisions juridiques ou administratives. Par contre, il est incapable de connaître le prix d’un porte-avions. Dommage car dans son programme il demande que la France commande un second porte-avions. Sur CNews il est tombé dans le piège de l’incompétence car il était incapable d’indiquer le prix d’un porte-avions dont pourtant il demande l’achat. Du coup il s’est fortement énervé et a reproché au journaliste de lui poser des questions trop pointues.  Il est ensuite parti dans une colère froide. «Est-ce que vous avez demandé comment MM. Macron et Fillon sont en train de préparer, eux, le programme des Français? Arrêtez de poser ce genre de questions pointues!», s’est-il emporté. Alors que le journaliste s’étonnait de constater que le candidat ne maîtrisait pas son propre programme, il s’est à nouveau énervé. «Non, c’est pas vrai, ça coûte pas 3 à 4 milliards», a-t-il affirmé, à tort – un porte-avion coût bien 4 à 7 milliards. «Vous voulez que je fasse du Macron?», a-t-il enfin interrogé. Le dernier extraterrestre est Lasalle, au demeurant sympathique et sans doute honnête, mais qui ne parvient pas à construire une seule phrase et qui inlassablement répond à n’importe quelle question posée « je reconstruirai un état et j’ai un budget » ! On se demande bien ce que ce candidat lunaire vient faire dans une telle élection. Peut-être ces trois candidats âgés veulent-ils combler l’ennui pour apparaître le temps d’une campagne sur les écrans télévisés. La vieillesse est parfois un naufrage avait dit Malraux.

2017 : des sondages douteux, pourquoi ?

2017 : des sondages douteux,  pourquoi ?

 

Certains derniers sondages paraissent assez discutables ; en effet ; soit ils annoncent que les quatre principaux candidats se tiennent tous à environ 20 %, soit que l’écart est de cinq points entre Macron  et Fillon. Plus le vote se rapproche et plus et plus les tentations de manipulation sont grandes. En cause, plusieurs facteurs explicatifs : la taille de l’échantillon, la méthodologie, la marge d’erreur, le redressement et l’interprétation politique. Un sondage fournit  une photo à un moment donné de l’état de l’opinion et ne peut constituer une prévision des résultats d’une élection. Pour autant, l’addition de plusieurs sondages permet de dégager des tendances lourdes. Deux instituts ont poussé cette logique jusqu’à l’extrême : Ifop-Fiducial (pour Paris Match, iTélé et Sud Radio) et OpinionWay-Orpi (pour Les Echos et Radio Classique), qui publient un sondage quotidien, selon la méthode du « rolling ». Ces organismes interrogent tous les jours environ 500 personnes environ et calculent leur résultat sur trois jours pour obtenir un échantillon de près de 1.500 personnes. Parmi les insuffisances, il faut relever la faiblesse des échantillons construits sur la base de quotas supposés représenter les catégories socioprofessionnelles telles que l’INSEE les identifie. En général,  environ 1000 personnes participent à ce sondage, en tout cas répondent  aux questions mais quelquefois 500 ou 700 réponses sont réellement exploitables. Du coup, les marges d’erreur sont importantes. D’une façon générale plus l’échantillon est restreint et plus les marges d’erreur sont grandes. Des marges d’erreur pratiquement impossibles à calculer de manière précise. En général on retient une marge de 2,5 à 3 % mais compte tenu des indécis, aujourd’hui de la proportion importante cette marge est souvent plus proche de 5 %. Du coup, tous les sondages actuels peuvent être remis en cause car il donne des résultats précisément dans cette marge d’erreur.  Prendre pour argent comptant un écart de 2 points, c’est presque de la naïveté », explique Emmanuel Rivière, de la Sofres. Or ces l’écart qu’on constaterait aujourd’hui entre les premiers et les derniers des quatre principaux prétendants. Dernière observation, celle concernant les sondages bidons qui s’affranchissent des méthodologies scientifiques et qui s’appuient  par exemple sur le volume d’informations d’Internet voire sur des panels de leaders d’opinion. Du bricolage méthodologique ;  les expressions sur Internet relève de l’auberge Espagnole ; on n’y trouve le meilleur le pire et même des manipulations dans certaines proviennent de l’étranger en particulier de sites d’origine russe.  Exemple, Asselineau serait en tête danser classement avec Le Pen et Mélenchon. En conclusion, on ne peut condamner ces sondages mais leur résultat et surtout leur interprétation doivent  susciter la plus grande prudence.

2017 : « Fillon au second tour et pas Le Pen » !!!

2017 : « Fillon au  second tour et pas Le Pen » !!!

Fillon pourrait être au second tour est pas Le Pen d’après des instituts qui se fondent surtout sur des les informations des réseaux sociaux. Rien n’est impossible évidemment dans cette campagne largement perturbée. Pour autant, l’analyse des réseaux sociaux sur Internet constitue une méthodologie très discutable qui peut être utile pour des enquêtes qualitatives mais pas pour quantifier des intentions de vote. En cause,  le fait que les réseaux sociaux constituent une sorte d’auberge espagnole où on trouve le pire et le meilleur, que le volume de citations d’un candidat ne constitue pas un indicateur très pertinent sans parler de ceux  qui inondent  Internet à des fins électoralistes. Avec de telles méthodes,  le candidat Asselineau pourrait se qualifier pour le second tour !  Des informations puevent sont sans doute êter tirées  d’Internet mais les méthodologies pour les analyser aller pour les analyser sont parfois assez sulfureuses. À quelques jours du premier tour, Leendert de Voogd, ancien directeur mondial de l’institut TNS et Pdg de Vigiglobe, fait le point sur la dynamique actuelle sur les réseaux sociaux. Une dynamique qui, encore une fois, dénote par rapport aux sondages… et pourrait réserver quelques surprises. Interview dans la Tribune.

 

Vous aviez perçu la montée de François Fillon et la possibilité qu’il gagne la primaire bien avant les sondages. Idem pour la victoire de Benoît Hamon aux primaires. Quels enseignements tirez-vous des réseaux sociaux Facebook et Twitter ?

LEENDERT DE VOOGD - Depuis le 1er février, 35 millions de tweets concernant la campagne électorale ont été publiés et diffusés sur Twitter. Les réseaux sociaux sont une formidable expression de l’opinion publique, que nos outils algorithmiques permettent d’analyser finement et que les sondages ne prennent pas en compte. Or, l’expérience nous montre que les dynamiques présentes sur les réseaux sociaux sont en avance sur les sondages et se retrouvent souvent dans le vote, comme cela a été le cas pour la victoire de François Fillon aux primaires. Nous l’avions perçue plus d’un mois à l’avance alors que les derniers sondages le donnaient au mieux deuxième derrière Alain Juppé.

Les derniers sondages publiés le 19 avril indiquent la même hiérarchie : Emmanuel Macron en première position suivi de très près par Marine Le Pen, puis François Fillon et Jean-Luc Mélenchon un peu plus loin, mais dans la marge d’erreur avec un écart entre le premier et le dernier inférieur à 7 points. Retrouvez-vous cette hiérarchie sur les réseaux sociaux à quelques jours du premier tour ?

Non. Pas dans cet ordre. Aujourd’hui, et depuis une bonne semaine, la dynamique sur les réseaux sociaux révèle plutôt un trio de tête composé de François Fillon, d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen, bonne quatrième, est très largement distancée, signe que sa campagne ne prend pas. Du mercredi 12 au mercredi 19 avril, 1,26 million de tweets ont concerné Emmanuel Macron, 1,25 million ont concerné François Fillon et 1,22 million ont concerné Jean-Luc Mélenchon, contre seulement 589.600 pour Marine Le Pen, qui suscite presque deux fois moins d’intérêt malgré le soutien de la très active « fachosphère », un relais très puissant sur internet. Les trois premiers sont donc dans un mouchoir de poche. Si on regarde le nombre de personnes qui tweetent à leur sujet, on remarque un avantage à Jean-Luc Mélenchon et à François Fillon. 172.600 personnes ont tweeté sur Jean-Luc Mélenchon, contre 167.100 sur François Fillon, 137.400 sur Emmanuel Macron et 122.700 sur Marine Le Pen.

Au-delà de ces chiffres, qui révèlent une certaine dynamique, c’est le contenu des messages qui importe. Nos algorithmes indiquent que c’est François Fillon qui déclenche le plus de contenus positifs, donc d’engagement, de la part des internautes. C’est surprenant, mais cela a été le cas, malgré les affaires, depuis le début de la campagne. À l’inverse, Marine Le Pen ne semble pas avoir su profiter de son avance, qui s’érode sur les réseaux sociaux plus vite que dans les sondages. De leur côté, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon connaissent une dynamique réelle et solide. Le meeting de Bercy du 17 avril a encore renforcé Emmanuel Macron, tandis que Jean-Luc Mélenchon surfe sur une vague forte depuis le débat du 4 avril sur BFM TV et CNews.

La dynamique sur les réseaux sociaux -car nous analysons Facebook aussi- indique donc que François Fillon est sous-estimé dans les sondages et qu’il a de grandes chances de se qualifier pour le second tour. À l’inverse, Marine Le Pen paraît surestimée. Cela ne veut pas dire qu’elle ne se qualifiera pas, car elle dispose d’un socle électoral important, mais le temps joue contre elle. Marine Le Pen est clairement dans une dynamique descendante qui ne se traduit pas encore dans les sondages.

Quelle est précisément votre méthode ?

Tout d’abord, Vigiglobe se défend bien de pronostiquer quoi que ce soit. Nous faisons du big data à partir des données des réseaux sociaux pour révéler des dynamiques sous-jacentes, sachant qu’un français sur deux dispose d’un compte sur Facebook et que Twitter revendique environ 15 millions de comptes ouverts en France. Cette communauté est très importante et riche d’enseignements à l’heure où les sondages traditionnels n’arrivent plus forcément à saisir les dynamiques, ce qui entraîne de grosses surprises comme le Brexit, Fillon aux primaires ou l’élection de Donald Trump.

Nous avons développé des algorithmes basés sur des notions d’intelligence artificielle, qui codent automatiquement le sens et la tonalité de chacun des messages postés sur Facebook et Twitter. Vigiglobe a signé des partenariats avec eux, nous avons donc accès à l’ensemble des messages publics. Cela nous permet d’analyser toutes les données disponibles et de connaître le profil des internautes qui postent (sexe, âge, etc.).

Quant à la tonalité, elle est déterminée par l’apprentissage machine (machine learning). Cela veut dire que nous avons appris à l’ordinateur à discerner s’il s’agit d’un message positif, neutre, ou négatif, par l’analyse sémantique. Un corpus de langage spécialement dédié aux élections a été développé en interne. Nos annotateurs ont codé manuellement des dizaines de milliers de messages pour que l’ordinateur s’en nourrisse et compare chaque nouveau message à ce qu’il connaît. Cela nous permet de déceler aussi l’ironie et l’humour, très répandus sur les réseaux sociaux. La tonalité est très importante pour mesurer les dynamiques autour de chaque candidat, même si la plupart des messages sur les réseaux sociaux sont négatifs. L’analyse du contenu nous permet de délimiter les thèmes qui portent et ceux qui en tirent profit.

Quel crédit apporter à votre méthode ? La sociologie des utilisateurs de Twitter -jeunes, urbains, plus diplômés- ne correspond pas à une photographie exacte des électeurs. De plus, les affaires de François Fillon ont rythmé la campagne, il est donc normal qu’il suscite davantage de réactions sur les réseaux sociaux. Ces éléments ne peuvent-ils pas fausser votre analyse ?

Vous avez raison, Twitter et Facebook ne sont pas la France et il faut rester prudent. Nicolas Sarkozy suscitait énormément de réactions et il ne s’est pas qualifié pour le second tour des primaires. Mais le big data électoral vise plutôt à pondérer les sondages en comprenant mieux les dynamiques et en repérant les thèmes, les arguments qui impriment sur l’opinion, en positif ou en négatif. Il ne faut pas oublier que le vote n’est pas rationnel. Le candidat qui marque le plus la campagne par les thèmes qu’il soulève est souvent celui qui gagne. De plus, 5 millions de messages sont publiés chaque semaine à propos des candidats. Ce chiffre double lorsqu’il y a une actualité forte, un débat télévisé par exemple. La population sur les réseaux sociaux représente un tiers des électeurs potentiels, et pas uniquement des jeunes urbains diplômés, surtout sur Facebook. Notre méthode a prouvé sa pertinence pour les marques qui nous utilisent pour déceler les tendances sur lesquelles communiquer, et aussi dans le cas d’élections passées.

Les candidats peuvent-ils « fausser » leur impact sur Facebook et Twitter grâce à leurs armées de militants ?

Les réseaux sociaux sont un relais d’opinion très important pour les candidats, à condition de bien les utiliser. Mélenchon et Fillon ont mis en place une véritable stratégie de communication dans ce domaine, qui fonctionne bien. Mais les équipes d’Emmanuel Macron ne sont pas aussi performantes, or c’est lui qui totalise le plus d’intérêt depuis un mois. Marine Le Pen peut aussi s’appuyer sur la « fachosphère », très forte, mais elle se situe loin derrière les trois autres. Elle dispose pourtant de la communauté la plus importante : 1,3 million de « likes » sur Facebook, 1,4 million d’abonnés sur Twitter, contre respectivement 350.000 et 500.000 pour Fillon, 280.000 et 650.000 pour Macron, 900.000 et 1 million pour Mélenchon. Donc l’impact de la puissance des candidats sur la Toile est à relativiser.

Qu’est-ce qui retient l’attention des internautes, en positif et en négatif, au sujet de ce quatuor ?

Emmanuel Macron pâtit de l’affaire Mohamed Saou et du fait qu’il soit assimilé à François Hollande. En revanche, il est celui dont les propositions sont les mieux perçues et les plus commentées.

François Fillon est fortement attaqué sur ses affaires et, récemment, à cause de son soutien à Sens Commun. Mais sa stature présidentielle ressort positivement et ses soutiens sont vocaux sur son projet.

Jean-Luc Mélenchon bénéficie de la force de sa communauté, très mobilisée pour mettre en avant l’ambition de son programme. Les critiques à son encontre concernent surtout ses propositions, moins sa personne.

Marine Le Pen dispose du ratio soutiens/critiques le plus déséquilibré, elle est beaucoup plus attaquée qu’encensée. Ce qui ressort de positif est sa mise en avant de la France et sa lutte contre l’islamisme radical. Mais elle est très fortement critiquée sur son racisme et ses déclarations sur le Vel d’Hiv.

Quelles tendances avez-vous décelées avant les sondages depuis que la campagne a commencé ?

En janvier, Mélenchon était 4e ou 5e dans les sondages, alors qu’il a très vite été dans le top 3 sur les réseaux sociaux, ce qui a été confirmé ensuite par les sondages. À l’inverse, Benoît Hamon a toujours été loin derrière, même quand il était crédité de plus de 16% d’intentions de vote. Nous avons également observé la baisse de Marine Le Pen avant qu’elle commence à reculer dans les enquêtes d’opinion. Ni ses idées ni ses prises de position ne semblent impacter durablement. Quant à François Fillon, l’argument de « l’élection volée » par les médias et la justice fonctionne très bien. Ses soutiens, souvent des personnes de plus de 50 ans, s’expriment très librement à ce sujet, notamment sur Facebook. Cela paraît fou, mais après trois mois de campagne, nous ne serions pas surpris de voir Fillon qualifié et pas Le Pen.

Que pouvez-vous dire sur les six « petits » candidats ?

François Asselineau dispose d’une communauté assez mobilisée. Cela reste marginal, car il représente environ 3% de l’électorat, mais il est au-dessus de Nicolas Dupont-Aignan sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas le cas dans les sondages. Quant à Philippe Poutou, le buzz après sa prestation du 4 avril est retombé, mais il reste largement au-dessus de Nathalie Artaud.

Un algorithme, Predict my President, qui mouline des données socio-économiques et issues des réseaux sociaux, pronostique un second tour Le Pen-Fillon. Le site Filteris, lui aussi spécialisé dans le big data, estime que Fillon arrivera en tête, devant Le Pen. Votre analyse est encore différente. Comment l’expliquer ?

L’arrivée du big data est la principale nouveauté de cette campagne. Je ne peux pas juger des résultats de ces initiatives, car je ne connais pas leur méthodologie. Mais nous avons l’exclusivité des messages sur Facebook et Twitter et un algorithme d’analyse du sentiment qui a prouvé sa pertinence. Encore une fois, il ne s’agit pas de dire que François Fillon sera à coup sûr au second tour et que Marine Le Pen n’y sera pas, mais qu’actuellement, c’est la dynamique qui se dégage, et que celle-ci n’est pas encore traduite dans les sondages. En aura-t-elle même le temps d’ici à dimanche ?

Pensez-vous qu’il faudrait intégrer le big data aux enquêtes qualitatives d’opinion ?

Absolument. Cumuler notre expertise avec celles que vous mentionnez permettrait de mieux saisir l’opinion et d’affiner les études. Il manque un acteur qui synthétiserait tout cela et l’analyserait. Notre approche, celles de nos concurrents dans le big data et celle des sondages sont complémentaires et devraient être fusionnées. Si tel était le cas, le défi serait alors de déterminer le poids que l’on attribue à chacun de ces facteurs.

 

Sondage 2017-20 avril : Macron 24 %, Le Pen 21,5 %

Sondage 2017-20 avril : Macron 24 %, Le Pen 21,5 %

 

Emmanuel Macron, à 24%, devant Marine Le Pen, 21,5%, François Fillon, 20%, et Jean-Luc Mélenchon, 19,5%, selon un sondage Elabe pour L’Express et BFMTV publié vendredi. Dans cette enquête réalisée avant l’attaque survenue jeudi soir sur les Champs-Elysées, à Paris, la candidate du Front national perd 1,5 point quand ses concurrents Les Républicains et de La France insoumise gagnent respectivement 0,5% et 1,5% d’intentions de vote. L’institut précise que par rapport à la taille de l’échantillon interrogé, les quatre candidats de tête se tiennent dans la marge d’erreur. Derrière eux, Benoît Hamon est crédité de 7% des intentions de vote, en baisse d’1 point, son plus bas score depuis le début de cette enquête fin janvier. Au second tour, Emmanuel Macron gagnerait, quel que soit son opposant. Face à Marine Le Pen et François Fillon, le leader d’En Marche ! l’emporterait avec 65%, contre 35% pour concurrent. Avec 59% des voix, il gagnerait aussi contre Jean-Luc Mélenchon, crédité de 41% des votes. L’homme fort de La France insoumise l’emporterait face à François Fillon avec 56% des voix, contre 44%. Jean-Luc Mélenchon battrait aussi la présidente du Front national sur le score de 60%-40%. Dans le dernier duel, Marine Le Pen s’inclinerait contre François Fillon, 59% pour le député de Paris contre 41% pour la candidate d’extrême droite.

L’enquête a été réalisée en ligne les 19 et 20 avril auprès d’un échantillon représentatif de 1500 personnes.

2017 sondages du 19 avril : Macron devant Le Pen, Fillon et Mélenchon en recul (BVA)

2017 sondages du 19 avril : Macron devant  Le Pen, Fillon et Mélenchon en recul  (BVA)

Bien qu’il faille prendre les sondages avec une certaine prudence,  il semble que Macron et Le Pen soient toujours en tête avec léger avantage pour Macron. Fillon et Mélenchon paraissent distancés. Selon un sondage BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange publié mercredi, à quatre jours du scrutin. Emmanuel Macron et Marine Le Pen restent au coude à coude et sont respectivement crédités de 24% et 23% des intentions de vote. Ils voient tous les deux leur score progresser d’un point par rapport à la précédente édition de cette enquête, publiée vendredi dernier, tandis que François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, à égalité avec 19%, perdent chacun un point. Le candidat du mouvement En Marche ! « Semble profiter de la tentation du vote utile », observe BVA en précisant que son socle électoral se solidifie: 74% de ses électeurs potentiels se disant sûrs de leur choix, contre 67% la semaine dernière. La présidente du Front national, dont le score s’érodait régulièrement depuis la mi-mars, regagne un point et voit sa base se remobiliser. Au total, 89% des sympathisants FN se déclarent certains d’aller voter, soit une hausse de neuf points par rapport à la semaine dernière. Largement distancé, le candidat socialiste Benoît Hamon gagne un point, à 8,5%, interrompant le mouvement d’érosion des intentions de vote en sa faveur entamé fin février. Dans les configurations testées pour le second tour, Emmanuel Macron s’imposerait face à Marine Le Pen (avec 65% des suffrages), face à François Fillon (67%) et Jean-Luc Mélenchon (60%). Marine Le Pen est également donnée perdante face à François Fillon (qui réunirait 57% des voix) et face à Jean-Luc Mélenchon (60%). En cas de duel de second tour opposant Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, le candidat de La France insoumise l’emporterait avec 58% des suffrages. Ce sondage, effectué par internet les 18 et 19 avril, porte sur 1.427 inscrits sur les listes électorales issus d’un échantillon de 1.502 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les chiffres évoqués dans cette enquête reposent sur la base des sondés certains d’aller voter et ayant exprimé une intention de vote, soit 1.098 personnes, précise BVA, en soulignant que cela se traduit par une marge d’erreur de plus ou moins 2,5 points

2017 – sondage du 20 avril : Macron en tête (Harris)

2017 – sondage du 20 avril : Macron en tête (Harris)

 

Selon un sondage Harris Interactive*pour France Télévisions publié jeudi 20 avril  le candidat d’En marche ! Recueille 25% des intentions de vote, juste devant la candidate du Front national (22%).  Derrière ces deux favoris, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon sont en embuscade (19%). Et compte-tenu des marges d’erreur, comme le montre notre infographie ci-dessous, le candidat de la droite et celui de la France insoumise sont toujours en mesure de décrocher une place pour le second tour.  Loin derrière, Benoît Hamon recule encore. Le candidat socialiste ne recueille plus que 7,5% des intentions de vote. Loin, bien loin des 14% qu’il obtenait début février. Aucun autre des candidats ne dépasserait la barre symbolique des 5%. Signe que les opinions se figent : les Français sûrs de leur choix sont de plus en plus nombreux. 85% des sondés ayant l’intention de voter François Fillon ne comptent plus changer leur vote (+6 en deux semaines). Ils sont 84% parmi les électeurs de Marine Le Pen (+4), 79% parmi ceux d’Emmanuel Macron (+15) et 73% parmi ceux de Jean-Luc Mélenchon (+12). Seuls les électeurs de Benoît Hamon sont toujours aussi incertains : seuls 62% des sondés comptant voter pour le candidat socialiste sont sûrs de leur choix (-1).  Pour le second tour, dans l’hypothèse — la plus probable au regard des intentions de vote du premier tour — d’un duel Macron-Le Pen, l’ancien ministre de l’Economie l’emporterait largement, avec 66% des voix. Face à François Fillon, son score serait encore plus élevé : il atteindrait 68%. Face à Jean-Luc Mélenchon en revanche, le candidat d’En marche ! recueillerait 60% des voix. *Enquête Harris Interactive pour France Télévisions, réalisée en ligne les 18 et 19 avril 2017. Échantillon de 3 064 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus comprenant un échantillon de 2 812 inscrits sur les listes électorales. Méthode des quotas.

2017- 25 prix Nobel d’économie contre Marine Le Pen

 

Dans une  tribune du Monde , Vingt-cinq lauréats du prix Nobel d’économie, parmi lesquels le français Jean Tirole et l’américain Joseph Stiglitz, fustigent le programme anti-européen, anti-immigration et protectionniste de Marine Le Pen « Les problèmes sont trop sérieux pour être confiés à des politiciens clivants », dénoncent-il dans ce texte dévoilé à cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle française. Les signataires, dont l’indien Amartya Sen et l’américain Robert Solow, ne citent pas directement le programme de la présidente du Front national mais la liste des risques qu’ils énumèrent ne laisse guère de doute sur leur principale cible. Ils jugent notamment que « la construction européenne est capitale, non seulement pour maintenir la paix sur le continent mais également pour le progrès économique des Etats membres » Ils estiment que « les politiques isolationnistes et protectionnistes et les dévaluations compétitives (…) sont de dangereux moyens d’essayer de générer de la croissance ». « Quand ils sont bien intégrés au marché du travail, les migrants peuvent être une opportunité économique pour le pays d’accueil », déclarent-ils encore. « Il y a une grande différence entre choisir de ne pas rejoindre l’euro en premier lieu et en sortir après l’avoir adopté », font-ils enfin valoir dans cette tribune. Pourfendeuse de l’Union européenne et de la monnaie unique, Marine Le Pen propose notamment des mesures de « protectionnisme intelligent » et un moratoire immédiat sur l’immigration légale. D’autres candidats expriment leur méfiance vis-à-vis de l’UE, à l’image de Jean-Luc Mélenchon qui appelle de ses voeux une sortie concertée des traités européens et la renégociation de nouvelles règles. En quête de crédibilité, les cadres du FN national citent parfois des économistes de renom, comme Joseph Stiglitz, pour justifier le bien-fondé de leurs propositions. « Certains d’entre nous, lauréats du prix Nobel d’économie, ont été cités par des candidats à l’élection présidentielle française, notamment par Marine Le Pen et ses équipes, pour justifier un programme politique sur la question de l’Europe », écrivent les signataires de la tribune.

 

Sondage 2017 : Fillon devant Mélenchon ?

Sondage 2017 : Fillon devant Mélenchon ?

Les différents sondages semblent confirmer que Le Pen et Macron occupent  la tête des intentions de vote avec un léger avantage pour Macron. Pour la troisième et quatrième place le classement est encore plus incertain puisque maintenant Fillon dépasserait Mélenchon de 0,5 %. Des sondages à relativiser car leurs résultats sont  dans la marge d’erreur. L’étude de Kantar Sofres OnePoint réalisée pour LCI, RTL et Le Figaro, l’écart entre le premier et le dernier des quatre candidats de tête est passé de 7 points à 6 points. Selon cette enquête réalisée pendant le week-end pascal, Emmanuel Macron reste le favori avec 24 % des intentions de vote. Marine Le Pen, qui faisait jeu égal avec le leader d’En marche! début avril, recule d’un point, à 23 %. François Fillon, en revanche, progresse de 1,5 point et recueille 18,5 % des intentions de vote. L’ancien premier ministre récupère ainsi la troisième place qu’il avait cédée à Jean-Luc Mélenchon, lors de notre précédente enquête. Après sa spectaculaire percée de la fin mars, le candidat de La France insoumise semble avoir atteint un palier et se stabiliser à 18 % des intentions de vote.«Jean-Luc Mélenchon semble avoir atteint un plafond. Son potentiel électoral recule même de trois points, à 36 % – ce qui reste un niveau très élevé» Emmanuel Rivière, directeur général France chez Kantar Sofres

Enquête Kantar Sofres Onepoint pour LCI-RTL et Le Figaro. Réalisée en ligne du 14 au 17 avril 2017. Échantillon de 1530 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

2017 – France 2 : drôle de débat final de premier tour

2017 France 2 : drôle de débat final de premier tour

 

 

Finalement France 2 aura son grand débat présidentiel avec l’audience et la recette de la publicité qui va avec. De quoi redorer un peu le blason de la chaîne publique après les succès enregistrés par des chaînes privées lors  des précédentes confrontations. Mais il ne s’agira pas d’un véritable débat mais d’une succession d’interventions de chacun des candidats, ce qui promet une émission particulièrement fastidieuse. En cause, évidemment le nombre de candidats qui rend l’exercice classique de confrontation particulièrement lourd. Il y a aussi la crainte chez les favoris d’offrir un espace d’expression à des prétendants qui ne représentent pas grand-chose mais qui peuvent jouer leur va-tout et déstabiliser les favoris. Mélenchon, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, François Asselineau, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou, Emmanuel Macron, Jacques Cheminade, Jean Lassalle et François Fillon se succéderont dans cet ordre – tiré au sort – pour répondre aux questions de David Pujadas et Léa Salamé. Ils disposeront ensuite d’une « carte blanche » lors de laquelle ils pourront aborder le sujet de leur choix, précise France Télévisions dans un communiqué publié mardi. A la fin de la soirée, les candidats auront 2 minutes trente pour un éventuel droit de réponse et pour conclure dans cet ordre : Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, François Fillon, Philippe Poutou, Jean Lassalle, Jacques Cheminade, François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. « Le déroulé de l’émission a été acté par les représentants des 11 candidats en présence des responsables de France Télévisions et de Radio France », co-partenaire de l’émission avec Facebook, indique France 2. Plusieurs prétendants à l’Elysée, à l’image de Jean-Luc Mélenchon, avaient jugé trop « tardive » la tenue d’un débat, à trois jours du premier tour de l’élection. Un premier débat a réuni le 20 mars sur TF1 cinq des onze candidats à l’élection présidentielle, un exercice inédit dans l’histoire politique française qui a été suivi par 9,8 millions de téléspectateurs. Un deuxième débat en présence des onze candidats s’est tenu le 4 avril sur CNEWS et BFM TV et a été regardé par 6,3 millions de personnes.

2017 sondage 18 avril : Macron en tête

2017 sondage 18 avril : Macron en tête

Score serré entre Le Pen et Macron ;  cependant ce dernier semble en tête. Des sondages cependant à prendre avec prudence en raison notamment de la marge d’erreur. Emmanuel Macron reste en tête des intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle avec 23,5% (+0,5) devant Marine Le Pen (22,5%,=) et François Fillon (19,5%,=), selon le « rolling » quotidien d’Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié mardi. Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, continue de talonner le candidat de la droite et du centre mais perd un demi-point à 19% d’intentions de vote, devant le candidat socialiste Benoît Hamon dont le score reste inchangé à 7,5%. Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste de Debout la France, reste à 4% devant Philippe Poutou (NPA, 1,5%), François Asselineau et Jean Lassalle (1%), et Nathalie Arthaud (0,5%). L’indice de participation pour le premier tour est de 71%. L’enquête a été réalisée en ligne du 14 au 18 avril auprès de 2.804 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 3.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

2017 – 1er tour : record d’abstention.

2017 – 1er tour : record  d’abstention.

 

L’abstention pourrait en quelque sorte être considérée comme le premier parti de France avec près de 35 % .dépassant le record de 2002. Elle avait alors culminé à 28,4 %. Les anti-isoloirs ne sont pas exclusivement des adeptes du « tous pourris », dégoûtés par les affaires.  En cause évidemment le discrédit qui pèse sur les organisations politiques et d’une façon plus générale sur le système politique. En outre,  les affaires n’ont guère encouragé les citoyens déjà sceptiques à se déterminer à voter. En cause surtout et sans doute la complexité des enjeux actuels qui interagissent de façon systémique et dont l’appréhension est difficile notamment chez les moins diplômés. « Il existe une sociologie de l’abstention. Plus vous montez dans l’échelle sociale, moins vous vous abstenez. Les jeunes, les moins diplômés, les plus fragiles vont avoir tendance à s’abstenir plus que les autres », explique Bruno Cautrès, politologue au Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences-po. Cet électorat de précaires correspond justement à celui de la candidate FN. « Avec 30 % à 35 % des intentions de vote chez les moins de 35 ans. Ces jeunes non diplômés, surreprésentés dans l’électorat du FN, sont aussi les électeurs qui s’abstiennent le plus. Une faible participation le 23 avril peut donc nuire au FN », analyse Céline Braconnier, directrice de Sciences-po Saint-Germain-en-Laye et coauteure de « la Démocratie de l’abstention ». On peut regretter de ce point de vue que la plupart des candidats n’ont  pas consacré l’essentiel de leur réflexion aux grands enjeux du pays en se concentrant trop sur les promesses de court terme ;  des promesses de court terme qui faute de croissance seront récupérées par l’inflation et la fiscalité. L’abstention  se nourrit donc aussi de la médiocre qualité de la campagne considérée comme telle par 80 % des Français. Pour résumer,  là  ou on attendait une analyse et une vision, on doit se contenter d’une promesse d’augmentation des revenus de 80 à 100 euros.

 

2017 sondages du 17 avril : Macron en tête au premier tour

2017 sondages du 17 avril : Macron en tête au premier tour

 

Avec 24%, son meilleur score depuis fin mars, le chef de file d’En Marche regagne un demi-point par rapport à une enquête du même institut publiée le 13 avril. La présidente du Front national, créditée de 23% des voix (+0,5 point) a elle aussi enrayé l’effritement récent de son score potentiel. Derrière, François Fillon (Les Républicains) perd un demi-point à 19,5% et Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise) cède aussi une demi-longueur à 18%. Le socialiste Benoît Hamon tombe à 8% (-1 point). Sous la barre des 5%, Nicolas Dupont-Aignan atteint 4% et gagne un point. Il est suivi de Philippe Poutou (2%, stable). Viennent ensuite Jean Lassalle (0,5%), Nathalie Arthaud (0,5%) et François Asselineau (0,5%). Jacques Cheminade ferme la marche, crédité d’un score inférieur à 0,5%. Bien entendu des incertitudes demeure concernant ces sondages compte tenu notamment de la faiblesse des écarts. Cependant La sûreté des choix exprimés atteint désormais un niveau assez élevé : 73% (+3) des personnes interrogées exprimant une intention de vote dans la perspective du premier tour se disent désormais sûres de leur choix, 27% pouvant encore changer d’avis. C’est parmi les électeurs de Benoît Hamon que la sûreté du choix atteint son plus bas niveau : 53%, en baisse de 3 points par rapport à la semaine dernière. Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon se situent désormais au niveau de la moyenne avec respectivement 72% (+4) et 74% (+11) de sûreté du choix parmi leurs électeurs potentiels respectifs. Notons enfin que la proportion d’inscrits se disant désormais « tout à fait certain d’aller voter » (note 10 sur une échelle de probabilité allant de 0 à 10) bondit de 5 points par rapport à la semaine dernière et atteint son plus haut niveau depuis le début de la campagne électorale (68%). Sachant que 14% des répondants se placent sur la note 9, et sont par conséquent quasi-certains d‘aller voter, la participation au premier tour de l’élection présidentielle pourrait désormais s’approcher de celle enregistrée en 2012 (79,5%).

(*) Evolutions par rapport à l’enquête Elabe pour Les Echos et Radio Classique réalisée le 11 et 12 avril 2017.

Au second tour, six hypothèses testées : Emmanuel Macron en tête s’il atteint le second tour quel que soit son adversaire.

Sur la base du rapport de forces enregistré dans la perspective du premier tour et compte-tenu des marges d’erreur qui affectent tout sondage, l’incertitude quant au nom des deux qualifiés demeure significative. Les hypothèses de second tour sont donc au nombre de six.

Si l’incertitude est très forte quant à l’offre de second tour, quelques enseignements peuvent être tirés de ces multiples hypothèses :

-Le taux de personnes ne souhaitant pas exprimer d’intentions de vote est très élevé dans chacune des hypothèses (22% à 36% selon la configuration), ce qui doit inviter à la prudence dans l’interprétation des résultats.

-Quel que soit son adversaire, si Emmanuel Macron atteint le second tour, il serait en tête des intentions de vote exprimées.

-Quel que soit son adversaire, si Marine Le Pen atteint le second tour, elle serait systématiquement battue.

-S’il atteint le second tour, François Fillon est en tête des intentions de vote exprimées de second tour uniquement en cas de confrontation avec Marine Le Pen (57% contre 43%).

-S’il est présent au second tour, Jean-Luc Mélenchon est en tête des intentions de vote exprimées face à Marine Le Pen et François Fillon mais il serait battu par Emmanuel Macron

2017 : des électeurs complices de la médiocrité des débats

2017 : des électeurs complices de la médiocrité des débats

La mise en cause du système politique est légitime, de même que la critique de ses responsables. Une crise dont les facteurs explicatifs sont conjoncturels mais aussi structurels. Au plan conjoncturel, la nature et l’ampleur de la crise économique interrogent  évidemment sur la capacité des candidats à engager des réformes à la hauteur des enjeux. Des candidats dont l’origine sociologique est mal préparée pour traiter de telles questions. Parmi ces candidats, la quasi-totalité n’a jamais été voir mis les pieds dans une entreprise. Il faut aussi prendre en compte des facteurs plus structurels liés aux modalités actuelles de la démocratie qui font émerger le plus souvent des apparatchiks, des bavards et des marchands d’illusions. En l’état actuel des sondages, une majorité des électeurs se dégage en faveur de candidats complètement irresponsables et farfelus. Cela en raison des critiques- souvent justifiées-  qu’ils émettent à l’égard  des gestions précédentes depuis une trentaine d’années mais tout autant en raison des promesses faites à toutes les catégories socioprofessionnelles. C’est en cela que les électeurs eux-mêmes portent aussi une responsabilité vie vis-à-vis des risques que font courir ces candidats incompétents et dangereux. On peut évidemment justifier la critique des gestions antérieures tellement les résultats sont déficients tant en matière de croissance d’emploi ou  d’équilibre financier. Mais par désir de changement, vouloir s’en remettre à des programmes illusoires voire dangereux  relève de l’immaturité politique et économique. Une spécificité un peu trop française.

2017 : des sondages approximatifs, pourquoi ?

2017 : des sondages approximatifs,  pourquoi ?

 

 

Certains derniers sondages paraissent assez discutables ; en effet ; soit ils annoncent que les quatre principaux candidats se tiennent tous à environ 20 %, soit que l’écart est de cinq points entre Macron  et Fillon. Plus le vote se rapproche et plus et plus les tentations de manipulation sont grandes. En cause, plusieurs facteurs explicatifs : la taille de l’échantillon, la méthodologie, la marge d’erreur, le redressement et l’interprétation politique. Un sondage fournit  une photo à un moment donné de l’état de l’opinion et ne peut constituer une prévision des résultats d’une élection. Pour autant, l’addition de plusieurs sondages permet de dégager des tendances lourdes. Deux instituts ont poussé cette logique jusqu’à l’extrême : Ifop-Fiducial (pour Paris Match, iTélé et Sud Radio) et OpinionWay-Orpi (pour Les Echos et Radio Classique), qui publient un sondage quotidien, selon la méthode du « rolling ». Ces organismes interrogent tous les jours environ 500 personnes environ et calculent leur résultat sur trois jours pour obtenir un échantillon de près de 1.500 personnes. Parmi les insuffisances, il faut relever la faiblesse des échantillons construits sur la base de quotas supposés représenter les catégories socioprofessionnelles telles que l’INSEE les identifie. En général,  environ 1000 personnes participent à ce sondage, en tout cas répondent  aux questions mais quelquefois 500 ou 700 réponses sont réellement exploitables. Du coup, les marges d’erreur sont importantes. D’une façon générale plus l’échantillon est restreint et plus les marges d’erreur sont grandes. Des marges d’erreur pratiquement impossibles à calculer de manière précise. En général on retient une marge de 2,5 à 3 % mais compte tenu des indécis, aujourd’hui de la proportion importante cette marge est souvent plus proche de 5 %. Du coup, tous les sondages actuels peuvent être remis en cause car il donne des résultats précisément dans cette marge d’erreur.  Prendre pour argent comptant un écart de 2 points, c’est presque de la naïveté », explique Emmanuel Rivière, de la Sofres. Or ces l’écart qu’on constaterait aujourd’hui entre les premiers et les derniers des quatre principaux prétendants. Dernière observation, celle concernant les sondages bidons qui s’affranchissent des méthodologies scientifiques et qui s’appuient  par exemple sur le volume d’informations d’Internet voire sur des panels de leaders d’opinion. Du bricolage méthodologique ;  les expressions sur Internet relève de l’auberge Espagnole ; on n’y trouve le meilleur le pire et même des manipulations dans certaines proviennent de l’étranger en particulier de sites d’origine russe.  Exemple, Asselineau serait en tête danser classement avec Le Pen et Mélenchon. En conclusion, on ne peut condamner ces sondages mais leur résultat et surtout leur interprétation doivent  susciter la plus grande prudence.

2017 ! 11 candidats qui ne renforcent pas la démocratie

2017 ! 11 candidats qui ne renforcent pas la démocratie

 

Il y a bien quatre ou cinq candidats dont on peut se demander ce qu’ils font dans une campagne présidentielle électorale. Pour certains,  il s’agit surtout d’une campagne de témoignage puisqu’ils ne dépasseront pas environ 1 %. Une occasion rare de s’exprimer à la télé devant des millions et des millions de Français. Mais sur cette base,  non nombre d’autres courants de pensée plus élaborés  et plus représentatifs mériteraient aussi d’être présents dans cette confrontation télévisuelle. Des courants politiques, socioéconomiques ou encore culturels.  De ce point de vue,  une réflexion approfondie serait nécessaire sur le mode de sélection des candidats autorisés à participer à l’élection présidentielle car les 500 signatures des maires  ne paraissent pas suffisamment sérieuses pour conférer un minimum de légitimité  à un prétendant présidentiel. D’autres candidats très marginaux ne représentent strictement rien comme courant de pensée c’est le cas notamment de Cheminade (celui qui voulait coloniser Mars)  et Lasalle,  sympathique député bien  incapable de prononcer une phrase complète. Asselineau  n’est guère mieux avec son argutie juridique pour expliquer sa politique internationale. Bref trois candidats dont l’expression laisse également pour le moins pantois. Chacun connaît au moins un voisin qui aurait mieux fait que ces candidats très confus.  La preuve sans doute qu’il faudra un jour vraiment sortir de la démocratie néandertalienne et pas seulement pour les présidentielles. Ce n’est- pas celui qui se déclare candidat qui est le plus souvent le plus qualifié, loin s’en faut. En général,  c’est la plus gueulard.

2017 : Pourquoi la campagne est décevante

2017 : Pourquoi la campagne est décevante

 

Comme le montre une étude d’Harris Interactive, 80 % des Français considèrent que la campagne électorale n’est pas satisfaisante. En cause, évidemment plusieurs facteurs expliquent qui d’ailleurs interagissent entre eux. Il y a d’abord la complexité de la période caractérisée notamment par une crise économique, sociale et sociétale. Concernant l’environnement économique, jamais sans doute les mutations ont été aussi importantes  et rapides depuis des dizaines d’années voir des siècles. La transformation de la nature des productions, de leur mode de production et de commercialisation, les élargissements du champ spatial des échanges bouleversent la donne économique, les qualifications et les emplois. Or c’est phénomène sont insuffisamment expliqués quand ils ne sont pas ignorés par certains candidats. La campagne électorale est évidemment trop franco française. On ne peut raisonner économiquement dans le seul espace national. La complexification des modes de production et d’échange rend d’ailleurs impossible à déterminer la nationalité d’un produit ou d’un service puisque nombreux acteurs nationaux et internationaux interviennent dans le processus de production. La France a évidemment des atouts mais  aussi de nombreuses faiblesses, l’analyse par les candidats reste à faire. Une problématique vient sans doute du mal à entrer dans les programmes électoraux sur des promesses. Des promesses d’ailleurs illusoires car faute notamment de croissance, les petits cadeaux seront récupérés via l’inflation, la fiscalité et la baisse de l’euro. Notons que la thématique européenne a été peu  traitée sauf de manière négative de la même manière que les grands équilibres financiers. La responsabilité de ses insuffisances incombe aux candidats aussi aux Français eux-mêmes. Des candidats trop nombreux et qui  n’ont pas de légitimité suffisante,  sans parler de leur manque de compétence sur le terrain socioéconomique voire sociétale. On se demande en particulier ce que viennent faire au moins la moitié des candidats pour cette échéance électorale. Nombre de petits prétendants à la magistrature suprême ne dépasseront pas 1 % des votes. Des candidatures marginales voire farfelues ou des candidatures de témoignage. Parmi les quatre principaux candidats, 2 sont issus de primaires mais  n’ont jamais réussi à rassembler leur propre camp du fait de leur positionnement extrême. Il y a aussi deux candidats attrape tout surtout là pour récupérer les mécontentements de tous ordres et dont les programmes ne peuvent conduire qu’à la ruine du pays. Dernière responsabilité, celle des Français eux-mêmes qui du fait de leurs contradictions frein  toute évolution structurelle pourtant indispensable à la fois pour moderniser l’économie mais aussi réduire les vraies inégalités. D’une certaine manière,  si les Français en dés raisons de n’être pas satisfaits, ils favorisent  aussi l’émergence de candidats incompétents. Dans une certaine mesure,  la France a les candidats qu’elle mérite sinon comment pourrait-on expliquer que les présidents de la république soient aussi inconséquents depuis De Gaulle et Pompidou.

 

2017 : La campagne électorale décevante pour 80%

2017 : La campagne électorale décevante pour 80%  

.Selon  une étude  d’Harris Interactive, 81% les Français jugent  «pas satisfaisante» la campagne (7 points de moins qu’il y a un mois).  70 % des sondés jugent que le débat électoral n’aborde pas «les solutions aux problèmes rencontrés par la France», 75%, qu’il ne permet pas aux candidats «de bien savoir ce qu’attendent les Français». En cause la thématique des affaires qui a phagocyté la campagne et els candidats. . 49 % jugent que si la présidentielle n’est «pas intéressante, c’est surtout à cause des candidats». Les électeurs potentiels de François Fillon se distinguent de cette opinion générale, puisque 71% d’entre eux, soit une écrasante majorité, rendent les médias responsables du manque d’intérêt de la campagne. 70% les accusent même de maltraiter leur candidat. Ce chiffre explique le climat agressif vis-à-vis des journalistes qui règne dans les meetings de François Fillon. Son discours antimédias rencontre une large adhésion chez  ses fidèles. En revanche, alors que Marine Le Pen accuse encore volontiers la presse de la «diaboliser», ses électeurs potentiels sont beaucoup plus partagés : 45 % lui donnent raison, mais 43 % estiment qu’elle est plutôt «bien traitée».

Sondage 2017 : À prendre avec des pincettes !

Sondage 2017 :  À prendre avec des pincettes !

 

D’après certains  sondages, les quatre candidats seraient dans un mouchoir de poche puisque Le Pen et Macon se tasseraient t tandis que Mélenchon et Fillon se renforceraient. En réalité, les différences affichées se situent toutes dans la marge d’erreur surtout compte tenu des incertitudes concernant les  indécis. Les sondages de ses derniers jours et encore davantage ceux à venir  sont donc sans doute à prendre avec des pincettes car ils sont marqués par deux biais essentiels. D’une part par la sensibilité politique de ceux qui commandent ces sondages d’autre part et surtout par le fait que 40 % des électeurs sont encore indécis. Ajoutons enfin que la marge d’erreur par ailleurs impossible à calculer de manière très scientifique se situe au moins à 3 % voire 5 %. Il est clair que certains vont tenter d’influencer l’électorat en « redressant » de manière excessive certaine enquêtes au profit de leurs candidats préférés. Le dernier sondage Ipsos-Sopra Steria du vendredi 14 avril donne Marine Le Pen et Emmanuel Macron à égalité à 22%, suivis de près par Jean-Luc Mélenchon, crédité de 20%, puis de François Fillon, avec 19%. Trois points séparent donc les favoris du quatrième. Et en comptant la marge d’erreur, les résultats apparaissent encore plus serrés.   D’après l’IFOP, il  y aurait il y aurait un léger tassement de Le Pen et Macon dans les intentions de vote pour 2017. Le Pen et Macron passerait de 25 %- à 22-23% A une semaine et demie du scrutin, la présidente du Front national est créditée de 23,5% et le candidat d’En marche ! de 22,5%, selon cette enquête réalisée pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio. François Fillon et Jean-Luc Mélenchon restent stables, à respectivement 19% et 18,5% des intentions de vote.

 

Sondage 2017 du 14 avril : Macron devant Le Pen (Harris Interactive)

Sondage 2017 du 14 avril : Macron devant  Le Pen (Harris Interactive

Macron à 24% des suffrages, un score inchangé par rapport à une enquête similaire menée il y a une semaine, alors que la présidente du Front national perd un point à 22%. Selon un sondage Harris Interactive pour LCP Suivent François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, qui gagnent tous les deux un point, à 20% pour le premier et 19% pour le second. Le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon, en perd un à 8% des intentions de vote. Au deuxième tour, Emmanuel Macron l’emporterait par 67% contre 33% des voix face à Marine Le Pen. L’enquête a été réalisée en ligne du 11 au 13 avril auprès d’un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus comprenant un échantillon de 904 inscrits sur les listes électorales.

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