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Présidentielle : Valérie Pécresse veut payer les jours de RTT

Présidentielle : Valérie Pécresse veut payer les jours de RTT

 

Valérie Pécresse veut donner la possibilité de recourir largement au paiement des jours de RTT pour améliorer le pouvoir d’achat, peut-être pour pallier aussi le désordre instauré par les 35 heures.

 

Ceci vaut dans les entreprises qui ont été très peu pénalisées  par la mise en place des 35 heures. Mais ceci vaut aussi dans le public ou dans certains secteurs on accumule des semaines et des mois de RTT en retard (dans l’hôpital en particulier).

Actuellement, il est déjà possible pour un employeur de racheter des jours à un salarié, mais dans des conditions financières peu incitatrices, estime-t-on chez la candidate. D’une part, en cas de rachat, doit être appliquée une majoration de 10 % minimum (quand pour les heures supplémentaires c’est 25 % pouvant être ramenés à 10 % par accord collectif). D’autre part, s’appliquent des cotisations patronales.

Election présidentielle 2022 : mort de la gauche

Election présidentielle 2022 : mort de la gauche

En théorie, une candidature unique aurait pu ouvrir la porte du second tour à la gauche. Mais c’est une mission impossible constate un papier du Monde

Analyse.

 

 A moins de trois mois de l’élection présidentielle, François Hollande, Bernard Cazeneuve et Ségolène Royal ne seront pas candidats. Au point où en est arrivée la gauche, certaines figures socialistes ont refusé de se joindre à la désespérante farandole de ses prétendants à l’Elysée qui se dirigent droit dans le mur en klaxonnant. Christiane Taubira ayant déclaré sa candidature, et si Arnaud Montebourg ne rallie pas l’ancienne garde des sceaux, ils seront neuf, sous réserve d’avoir les parrainages, à se présenter au premier tour le 10 avril : Anne Hidalgo (Parti socialiste – PS), Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts EELV), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise – LFI), Fabien Roussel (Parti communiste), et à l’extrême gauche Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) et Anasse Kazib (Courant communiste révolutionnaire).

Depuis plusieurs semaines, la gauche, en berne dans les sondages, offre un désolant spectacle entre le mauvais vaudeville et le Grand-Guignol, comme si elle n’avait tiré aucune leçon de son effondrement à la présidentielle de 2017 et avait, de facto, renoncé à revenir au pouvoir. Les principaux postulants multiplient les contradictions, les promesses reniées et les incohérences.

Prenons Christiane Taubira. Elle est perçue comme une icône de la gauche, auréolée des lois auxquelles elle a donné son nom : celle de 2001 sur la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité et celle de 2013 sur le mariage pour tous.

Christiane Taubira, un ovni politique

Mais celle qui se présente en femme providentielle, en sauveteuse de la gauche, est un ovni politique. De centre gauche ? En 1993, députée de la Guyane, Mme Taubira vote l’investiture du gouvernement d’Edouard Balladur. En 1994, aux élections européennes, elle figure sur la liste Energie radicale menée par Bernard Tapie qui, avec 12,03 %, talonne celle de Michel Rocard (14,49 %), contribuant à barrer la route de l’Elysée à l’ancien premier ministre. En 2002, elle est candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle, obtenant un petit 2,32 % qui jouera dans l’élimination de Lionel Jospin, ce que nombre de socialistes, à commencer par le candidat privé de second tour, lui reprochent encore.

En septembre 2021, l’ancienne garde des sceaux de M. Hollande avait déploré, sur France Inter, « l’éparpillement » de la gauche, refusant sagement de rejoindre la cohorte de candidats. « L’enjeu est colossal, avait-elle assuré, c’est pour cela que la gauche ne peut pas se permettre de perdre cette élection. » Le 17 décembre 2021, virage à 180 degrés : Mme Taubira « envisage » de se présenter, à condition de ne pas être « une candidate de plus ». Malgré les nombreux appels à l’union, rien ne bouge. Douze militants, sous la houlette de l’eurodéputé (Nouvelle Donne) Pierre Larrouturou, ont même fait une grève de la faim pour exhorter la gauche, au nom de l’urgence climatique, à « désigner un candidat commun ».

 

Politique-Election présidentielle : Des sondages faussés

Politique-Election présidentielle  : Des sondages faussés

 

Charlotte Taupin, directrice d’une société d’études d’opinion, estime, dans une tribune au « Monde », que les méthodes employées par les principaux sondeurs en vue de la présidentielle sont dépassées, les sondés étant de moins en moins nombreux, avec des pans de la population mal représentés.

 

A trois mois de l’élection présidentielle, les sondages inondent la sphère publique, les médias s’emparent du sujet, et les instituts d’études sont invités sur les plateaux à révéler au monde quel sera le candidat le plus probablement présent au second tour, et peut-être même élu. 

Au centre du débat se place un seul (ou presque) indicateur : l’intention de vote. Cette question fermée, posée à partir d’une liste de candidats à l’élection à un échantillon de Français, est formulée à quelques variantes près de la façon suivante : « Si l’élection avait lieu aujourd’hui, pour quel candidat voteriez-vous ? »

Pourtant, l’histoire des élections présidentielles passées a montré le manque de fiabilité de cet indicateur. Personne n’aurait raisonnablement, à plusieurs mois des échéances électorales, pu prévoir la victoire de François Hollande, l’effondrement des partis traditionnels ou encore l’irruption du candidat Emmanuel Macron, pour lequel aucun sondage n’avait prédit la réussite.

De plus, la mesure de l’intention de vote était jadis plus simple : moins de candidats, des Français davantage encartés politiquement, et par conséquent des choix plus tranchés permettant de définir des intentions de vote claires et stables, même plusieurs mois avant l’élection.

Aujourd’hui, face à des électeurs qui se montrent incertains jusqu’au terme de la campagne et une liste des candidats non arrêtée, se prononcer sur une personnalité précise, et ce parfois avant même que ledit candidat se soit déclaré, n’est-il pas un exercice risqué, voire hasardeux ?

L’intention de vote est un outil de mesure non exhaustif, à la fiabilité modérée, d’autant plus en étant calibré prématurément plusieurs mois avant le scrutin. En 2022, annoncer tout et son contraire à partir de l’indicateur erroné des intentions de vote revient à tromper les Français, en leur prêtant des choix qui ne sont pas les leurs.

Ainsi, dans de nombreux sondages publiés ces derniers jours, le seul indicateur d’intention de vote donne Macron-Pécresse au second tour, sans tenir compte de potentiels rebondissements, qui peuvent cependant être déjà devinés dans les données d’enquête, ni de l’incertitude qui plane sur les candidats et, de façon inégale, entre eux.

L’une des principales raisons qui permettent de remettre en cause ces résultats repose sur les limites des fameux panels, appelés parfois « access panels », utilisés par la plupart des instituts traditionnels et régulièrement pointés du doigt pour leur manque de fiabilité.

 

Présidentielle 2022 : encore un sondage contradictoire

Présidentielle 2022 : encore un sondage contradictoire

Les sondages multiplient et les contradictions aussi. Ainsi par exemple dans certains sondages Valérie Pécresse serait à égalité avec Macron au second toujours et pourrait même l’emporter. Dans d’autres au contraire Macron  domine assez largement. De toute manière il y a de vrais problèmes méthodologiques relatifs aux   » intentions de vote »  surtout quand 50 % ne sont pas certains d’aller voter. Sans parler des manipulations en fonction des intérêts des arts et des autres.

 

Concernant le match entre Marine Payne et Zemmour seuls 40% des Français considèrent désormais la candidate du Rassemblement national comme étant la «représentante d’une extrême droite nationaliste et xénophobe» (soit 9 points de moins qu’en février 2019), contre 64% pour Éric Zemmour. C’est ce que révèle le baromètre annuel de l’image du Rassemblement national, réalisé par Kantar Public pour Franceinfo et Le Monde , publié ce lundi 17 janvier.

Inspirant moins de rejet que son concurrent, la candidate du RN est également vue comme plus à même d’accéder à l’Élysée en avril. 29% des personnes interrogées jugent en effet probable que Marine Le Pen soit élue présidente de la République, alors que seules 10% croient pour l’instant en la victoire d’Éric Zemmour.

Election présidentielle 2022 : Des sondages faussés

Election présidentielle 2022 : Des sondages faussés

 

Charlotte Taupin, directrice d’une société d’études d’opinion, estime, dans une tribune au « Monde », que les méthodes employées par les principaux sondeurs en vue de la présidentielle sont dépassées, les sondés étant de moins en moins nombreux, avec des pans de la population mal représentés.

 

A trois mois de l’élection présidentielle, les sondages inondent la sphère publique, les médias s’emparent du sujet, et les instituts d’études sont invités sur les plateaux à révéler au monde quel sera le candidat le plus probablement présent au second tour, et peut-être même élu.

Au centre du débat se place un seul (ou presque) indicateur : l’intention de vote. Cette question fermée, posée à partir d’une liste de candidats à l’élection à un échantillon de Français, est formulée à quelques variantes près de la façon suivante : « Si l’élection avait lieu aujourd’hui, pour quel candidat voteriez-vous ? »

Pourtant, l’histoire des élections présidentielles passées a montré le manque de fiabilité de cet indicateur. Personne n’aurait raisonnablement, à plusieurs mois des échéances électorales, pu prévoir la victoire de François Hollande, l’effondrement des partis traditionnels ou encore l’irruption du candidat Emmanuel Macron, pour lequel aucun sondage n’avait prédit la réussite.

De plus, la mesure de l’intention de vote était jadis plus simple : moins de candidats, des Français davantage encartés politiquement, et par conséquent des choix plus tranchés permettant de définir des intentions de vote claires et stables, même plusieurs mois avant l’élection.

Aujourd’hui, face à des électeurs qui se montrent incertains jusqu’au terme de la campagne et une liste des candidats non arrêtée, se prononcer sur une personnalité précise, et ce parfois avant même que ledit candidat se soit déclaré, n’est-il pas un exercice risqué, voire hasardeux ?

L’intention de vote est un outil de mesure non exhaustif, à la fiabilité modérée, d’autant plus en étant calibré prématurément plusieurs mois avant le scrutin. En 2022, annoncer tout et son contraire à partir de l’indicateur erroné des intentions de vote revient à tromper les Français, en leur prêtant des choix qui ne sont pas les leurs.

Ainsi, dans de nombreux sondages publiés ces derniers jours, le seul indicateur d’intention de vote donne Macron-Pécresse au second tour, sans tenir compte de potentiels rebondissements, qui peuvent cependant être déjà devinés dans les données d’enquête, ni de l’incertitude qui plane sur les candidats et, de façon inégale, entre eux.

L’une des principales raisons qui permettent de remettre en cause ces résultats repose sur les limites des fameux panels, appelés parfois « access panels », utilisés par la plupart des instituts traditionnels et régulièrement pointés du doigt pour leur manque de fiabilité.

 

Sondage Présidentielle : 21 % souhaitent la victoire de Le Pen, 8 % celle de Zemmour

 

Sondage Présidentielle : 21 % souhaitent la victoire de Le Pen, 8 % celle de Zemmour

D’après le sondage Kantar Public pour franceinfo et « Le Monde », la candidate du RN est donc perçue comme moins extrême que l’ancien journaliste. Le nombre de Français qui souhaitent la victoire de Marine Le Pen à la présidentielle est limité (21 %) mais nettement supérieur à la proportion qui exprime le même souhait s’agissant du polémiste (8 %). Par ailleurs, 29 % des Français jugent probable que Marine Le Pen soit élue présidente de la République, alors que 10 % font le même pronostic pour Éric Zemmour.

La moitié des Français (50 %) considèrent la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen comme « un danger pour la démocratie », contre 62 % pour le candidat de « Reconquête! » Éric Zemmour, selon le baromètre annuel de l’image du Rassemblement national réalisé par Kantar Public pour franceinfo et Le Monde, publié lundi 17 janvier.

À moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, 40 % des Français, soit 9 points de moins qu’en février 2019, considèrent Marine Le Pen comme la représentante d’une « extrême droite nationaliste et xénophobe », alors qu’ils sont 64 % des Français à considérer Éric Zemmour comme tel.

Sur  les idées politiques, la part de Français qui estiment qu’il y a « trop d’immigrés en France » (47 %, +1 point depuis mai 2021) ou « qu’on ne se sent plus vraiment chez soi en France » (39 %, -1 point depuis mai 2021) restent stables et inférieurs aux niveaux observés dans le passé. La présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, défendue par Marine Le Pen dans cette campagne, suscite un certain intérêt (53 % sont d’accord), mais la suppression de l’aide médicale d’Etat (32 %) ou la suppression du droit du sol (30 %) convainquent beaucoup moins.

 

Ce sondage a été réalisé en face-à-face, entre le 5 et le 11 janvier, au domicile de 1 016 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. La marge d’erreur est de 3,1 %.

Election Présidentielle –Taubira, pour tuer définitivement la gauche?

Election Présidentielle –Taubira,  pour tuer définitivement la gauche?

 

Taubira, une des plus grandes fortunes de Guyanne*,  est sans doute l’archétype de cette gauche intellectuelle, très bourgeoise dans sa posture et son comportement mais révolutionnaire dans le propos. Christiane Taubira  est une sorte de caricature de cette gauche culturelle  qui parle si bien des masses populaires, des opprimés et des inégalité tout en se situant de l’autre côté du mur, du côté de celui des nantis.

Bref , le gauchisme confortable qui permet de radicaliser le propos  et de faire croire à l’illusion du grand jour. Un discours évidemment inaudible par ceux qui vivent les vraies conditions inégalitaires tant sur le plan social que sociétal. La contradiction fondamentale qui a tué petit à petit la gauche réduite à un petit cercle de notables, de bobos et d’arrivistes (Notamment ceux qui ont tourné casaque pour rejoindre Sarkozy puis Macron, De façon plus générale ceux qui font de la politique un métier).

Le discours pseudo révolutionnaire des élites de gauche à tué tout projet social démocrate crédible sapant les bases mêmes des partis supposés représenter les couches populaires. Résultat les couches populaires se sont tournées vers les partis d’extrême droite !Une défaite politique mais surtout culturelle

La gauche actuelle est en pleine décomposition puisque notamment Anne Hidalgo et Montebourg en pleine dégringolade dans les sondages se proposent de se retirer au nom de cette illusoire union de la gauche. Une union de la gauche dont  Mélenchon ne veut surtout pas car il veut vivre son dernier chant du cygne politique. L’ancien communiste, devenu socialiste puis écolo, redevenu communiste et maintenant gauchiste wokiste veut faire un dernier tour de piste. Les écolos de leur côté parviennent difficilement à convaincre travaillés  qu’ils sont eux aussi par ce gauchisme wokiste  incarné jusqu’au ridicule notamment par Sandrine Rousseau et des élus écolos des grandes villes .

Le pire c’est sans doute, c’est qu’il faudra encore se confronter aux minauderies ridicules de Taubira jouant l’éternelle amoureuse auprès de vieux oligarques décatis. Il serait temps de rappeler à l’intéressé qu’elle a 70 ans et que son seul choix politique aura été t de faire perdre la gauche en 2002 en maintenant sa candidature.

Certains pensent que Taubira pourrait être le recours pour l’union de la gauche. Elle devrait d’ailleurs s’exprimer aujourd’hui vendredi 17 décembre.

Taubira, une spécialiste de l’union en effet qui du fait du maintien de sa candidature a fait perdre Jospin en 2002 aux présidentielles ! Comme égérie de l’union ont fait mieux !

*D’après le site mediamass, , la femme politique-entrepreneuse pèserait près de 185 millions d’euros. Outre ses gains professionnels elle devrait son immense fortune à de judicieux placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiques CoverGirl. Elle possèderait également plusieurs restaurants à Paris (dont la chaîne « Chez la grosse Christiane »), un club de Football à Cayenne, et serait également impliquée dans la mode adolescente avec une ligne de vêtements « Taubira Séduction » ainsi qu’un parfum « L’eau de Christiane », autant de succès financiers.

Présidentielle : Taubira, la candidature de division et de confusion (Hidalgo)

Présidentielle : Taubira, la candidature de division et de confusion

C’est   l’avis d’Anne Hidalgo qui évidemment voit cette candidature diviser encore davantage une gauche déjà éclatée. Dans le JDD elle condamne cette confusion. 

interview

 

Christiane Taubira a annoncé samedi sa candidature à la présidentielle dans le cadre de la primaire populaire. Est-ce la candidature de trop à gauche?
Comme son nom ne l’indique pas, la primaire populaire n’est plus une primaire, mais une consultation. Des citoyens vont noter tous les candidats, que ces derniers soient d’accord ou non avec ce processus. Et après? Aucun candidat ne se retirera parce qu’il aura été mal classé! Moi pas plus que les autres. Si ce processus aboutit à une candidature supplémentaire, ce n’était ni le but du jeu, ni le besoin de la gauche. Plutôt que d’unir, la candidature de Christiane Taubira va encore séparer, diviser et créer de la confusion. A la fin, chacun sera comptable de ses actes et de ses paroles.

Quel message, justement, adressez-vous à Christiane Taubira?
J’ai beaucoup de respect pour elle. Mais pourquoi est-elle candidate, elle qui en décembre affirmait ne pas vouloir être une candidate de plus? Les hommes et les femmes providentiels, je n’y crois pas! Sauf dans des circonstances exceptionnelles, comme de Gaulle le 17 juin 1940. Mais dans le monde actuel ça n’existe pas. La politique, c’est de la construction, du travail d’équipe, moi, je suis une bâtisseuse.

 

Vous sentez-vous soutenue par le PS, qui semble manifester de plus en plus de doutes?
Je me sens entièrement soutenue par mon parti et ses militants, qui m’ont investie et font campagne tous les jours sur le terrain. La gauche doit pouvoir offrir aux Français une autre vision de la société dans une confrontation politique pacifique. Cinq ans de plus avec Macron, ce serait très périlleux. Il divise le pays et le dirige avec une forme de brutalité sociale et d’aveuglement sur l’écologie. Après 2030, nous basculerons dans l’irréversibilité des dégâts environnementaux. Si on n’a pas conscience de ça, alors il vaut mieux faire autre chose que candidat à la présidentielle. Emmanuel Macron et Valérie Pécresse, eux, sont là pour que rien ne vienne bousculer les intérêts de ceux qui n’ont pas intérêt à ce que ça change.

 

Vous avez initialement refusé la primaire, puis soutenu le processus avant d’annoncer que vous n’y participeriez pas. N’est-ce pas compliqué à suivre?
Vous ne pouvez pas présenter les choses ainsi! J’ai essayé de rassembler plutôt que de créer de la confusion. J’ai proposé une primaire arbitrée par un vote, après des débats, pour une candidature commune ; Yannick Jadot l’a refusée. Donc il n’y aura pas de primaire. J’étais prête à me mettre en danger : je voulais gagner cette primaire, mais j’aurais aussi pu la perdre. Si ça avait été le cas, j’aurais soutenu le ou la gagnante. Si Yannick Jadot avait joué le jeu, il aurait pu y avoir 1 million d’inscrits à cette primaire. Il a fermé la porte. Ce n’est pas responsable.

 

Que doivent faire les militants socialistes qui se sont inscrits pour voter à la primaire populaire?
C’est très bien de s’être inscrits. Chacun est libre bien sûr.

 

Que diriez-vous à un électeur hésitant entre vous et Jadot pour le convaincre?
Que l’écologie est avant tout sociale. En Allemagne, on nous disait que c’était la fin de la social-démocratie et que c’était autour de l’écologie que le projet allait se reconstruire : finalement, les Allemands ont compris que c’était Olaf Scholz qui apportait des solutions, car il n’opposait pas l’écologie à l’économie, ni l’écologie au social. Il se passera la même chose en France. Et puis, je suis solide, j’ai l’expérience de l’exercice du pouvoir. Je sais ce que c’est que de conduire une coalition.

Vous déclarez : « Je ne veux pas juste l’écologie, je veux l’écologie juste. » Qu’entendez-vous par-là?
Pour moi, l’écologie doit irriguer l’ensemble des politiques publiques. L’écologie politique autonome est un courant de pensée mais, aujourd’hui, l’urgence écologique est d’abord une urgence sociale. Les plus riches, ceux qui ont le bilan carbone et l’impact environnemental le plus fort car ils consomment beaucoup, ne sont pas ceux qui paient les conséquences de l’urgence climatique. Or qui paie ? Les populations les plus pauvres, les plus vulnérables, ou encore les classes moyennes. Pour qu’ils ne subissent plus, il faut que le projet écologique soit d’abord un projet social.

Que proposez-vous en ce sens?
Je veux rétablir un ISF climatique et social, dont le produit – chiffré à 5 milliards d’euros par an – sera utilisé pour mettre en œuvre des mesures sociales, telles que la prise en charge intégrale des dépenses de rénovation énergétique des logements. L’Etat sera remboursé au moment de la vente du bien ou de la succession. Je créerai aussi un système de leasing social : des véhicules électriques seront accessibles aux particuliers, pour un coût mensuel inférieur aux frais d’un véhicule thermique. L’écologie est notre horizon. Toutes les mesures pour l’atteindre doivent être pensées pour être justes socialement.

Votre programme met l’accent sur la « revalorisation du travail » avec une mesure phare : une augmentation du smic de 15%. Pourquoi ce choix?
En France, les salaires de ceux qui sont en première ligne, comme les classes moyennes et les classes populaires, sont extrêmement faibles. Augmenter le smic de 15% est une mesure de rattrapage des inégalités salariales. Durant le quinquennat d’Emmanuel Macron, la répartition de la valeur a été dramatiquement inégalitaire. C’est aussi pour ça que je veux limiter les écarts de salaires de 1 à 20 dans une entreprise : les rémunérations qui dépasseront cette limite ne seront plus déductibles de l’impôt sur les sociétés. Ce problème de salaire se combine avec celui des logements, devenus très chers. Aujourd’hui, le budget logement peut représenter jusqu’à 50% des revenus des ménages. Nous mettrons en place une allocation logement pour qu’aucun ménage n’y consacre plus d’un tiers de ses revenus.

Y aura-t-il d’autres mesures de rattrapage?
Nous devons atteindre une égalité effective entre les salaires des hommes et des femmes, avec plus de contrôle et des pénalités pour les entreprises. Au titre de l’égalité professionnelle, le congé paternité sera allongé à 16 semaines dont 6 obligatoires. Dans le creusement des inégalités entre les hommes et les femmes, la question de la maternité joue un rôle central. La réussite professionnelle de l’un des deux parents ne doit pas reposer sur le sacrifice de l’autre.

Votre proposition de doubler les salaires des professeurs a disparu de votre programme. Pourquoi?
Quand j’écrivais dans mon livre qu’il était possible d’aller vers un doublement de leur salaire, je donnais un cap, qui est traduit dans mon programme. Je disais aussi que l’on doit commencer par la rémunération des jeunes enseignants : ils démarrent leur carrière à un niveau de salaire qui n’a rien à voir avec celui des jeunes diplômés entrant sur le marché du travail. Les professeurs des écoles doivent pouvoir entamer leur carrière à 2.300 euros, au lieu de 1.770 euros aujourd’hui, et la terminer à 4.000 euros au lieu de 2.500 aujourd’hui.

Vous parlez d’un régime à « bout de souffle ». Pourquoi ne pas opter pour une VIe République et une constituante, comme Jean-Luc Mélenchon?
Vouloir mettre sur pied une VIe République, c’est se lancer dans une aventure qui occupera tout le quinquennat et divisera encore notre pays. Nous devons consacrer toute notre énergie à relever les défis écologique, social et démocratique. Une partie des solutions réside dans l’interprétation de la Ve. Emmanuel Macron a abîmé la fonction présidentielle et le débat démocratique. Je veux introduire une dose de proportionnelle et renforcer les prérogatives du Parlement en supprimant notamment les limites au droit d’amendement. L’utilisation du 49.3, qui permet de faire adopter une loi sans vote, ne sera plus possible sauf pour la loi de finance. Il y aura aussi des évolutions de la Constitution pour donner plus de pouvoir direct aux citoyens. Je mettrai en place un référendum d’initiative citoyenne (RIC), une revendication portée par les Gilets Jaunes. Pour le déclencher, il faudra récolter, par exemple, 1 million de signatures. Comme pour le référendum d’initiative partagée (RIP), dont le seuil est actuellement à 4,7 millions.

Vichy et les juifs : rétablir la vérité

Vichy et les juifs : rétablir la vérité

 

L’historien ,Jacques Semelin  revient, à la première personne, sur les faits et comment ils ont été établis. « Une énigme française », un livre contre Eric Zemmour.

Par André Loez ( Historien et collaborateur du « Monde des livres »)

« Une énigme française. Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés », de Jacques Semelin, avec Laurent Larcher, Albin Michel, 224 p., 19 €, numérique 13 €.

Qu’une connaissance historique soit exacte ne suffit pas pour qu’elle soit connue, reconnue, ni surtout correctement interprétée dans l’espace public. Tel est l’inconfortable constat qui traverse le nouveau livre de Jacques Semelin, directeur de recherche émérite au CNRS. Une énigme française tient à la fois du carnet de recherche et du plaidoyer pour la compréhension du fait remarquable qui en forme le sous-titre : Pourquoi les trois quarts des juifs en France n’ont pas été déportés. Il y récapitule les résultats des ouvrages qu’il a déjà consacrés à la question, dont le récent et fouillé La Survie des juifs en France. 1940-1944 (CNRS Editions, 2018).

Une utile synthèse des acquis

Ce rappel vient évidemment s’inscrire en opposition aux assertions d’Eric Zemmour qui, en partant des mêmes chiffres – sur près de 320 000 juifs établis en France avant 1940, environ 74 150 furent déportés, soit un taux de survie de 75 % –, attribue faussement la responsabilité de ce bilan (moins lourd que dans la plupart des pays soumis aux nazis, des Pays-Bas à la Pologne) au régime de Vichy dirigé par le maréchal Pétain. Un des derniers chapitres de l’ouvrage, sobrement intitulé « Déjouer les pièges de M. Zemmour », redit avec clarté pourquoi ces vues sont intenables.

Lire aussi cette tribune de Jacques Semelin (2021) : Article réservé à nos abonnés « M. Zemmour, votre rhétorique est celle de “l’entrepreneur identitaire” qui peut entraîner un pays au massacre »

Sur le plan factuel, en effet, le livre constitue une utile synthèse des acquis permettant de comprendre cette proportion apparemment étonnante, déjà soulignée dans les travaux de Serge Klarsfeld (Vichy-Auschwitz, Fayard, 1983) et dans le fameux discours de Jacques Chirac commémorant la rafle du Vél’d’hiv,’ en 1995. Si les trois quarts des juifs ont, en France, échappé à la déportation, ce n’est pas dû à une quelconque protection de Vichy, qui entreprit au contraire de les discriminer et prêta le concours de sa police à l’occupant pour les traquer, mais à l’entrecroisement de plusieurs facteurs : leurs propres stratégies de survie ; les priorités stratégiques du IIIe Reich, initialement moins brutal dans l’ouest de l’Europe ; des réseaux d’entraide ou d’évasion relevant notamment des Eglises ; la complicité ordinaire d’une population prompte à les cacher ou du moins à ne pas les dénoncer ; ainsi que les protestations publiques de plusieurs prélats catholiques, dont l’archevêque de Toulouse, Mgr Jules Saliège (1870-1956), en 1942, aboutissant à infléchir les politiques de persécution. De l’« énigme » du titre, il ne reste rien, en réalité.

 

Présidentielle : la guerre Macron- Édouard Philippe continue

Présidentielle : la guerre Macron- Édouard Philippe continue

 

Ce n’est évidemment un secret pour personne que les relations entre Macron et l’ancien Premier ministre Édouard Philippe continuent d’être détestables. La fin du mandat d’Édouard Philippe s’est d’ailleurs déroulée dans des conditions particulièrement tendues. En cause évidemment, la concurrence entre deux hommes candidats aux plus hautes fonctions. Édouard Philippe est sans doute l’un des rares personnages un peu crédible qui aura émergé au cours du premier mandat présidentiel de Macron. Et Macon déteste par-dessus tout la concurrence.

L’objectif Édouard Philippe qui a créé son parti horizons était en fait  de prendre la main sur la majorité en fusionnant avec le parti de centre-droit agir. Macron s’est opposé en à cette fusion comme il s’est opposé à la création d’un parti encore plus vaste regroupant y compris le MoDem.

 

On sait que Macron se méfie particulièrement d’une organisation qui restreindrait sa liberté de penser et d’agir. Du coup Édouard Philippe tout en assurant qu’il voterait pour Macron continue son propre chemin en développant et en implantant son parti horizons. Son objectif est d’implanter une centaine de comités municipaux «philippistes».

 

L’objectif est aussi de peser le plus possible leurs des législatives et de disposer d’une force de frappe à l’Assemblée nationale afin d’influencer les orientations du futur président de la république fut-il Macron.

 

Ce qui est certain c’est que Édouard Philippe se prépare être l’héritier de la majorité actuelle. Pour 2022 ,sa candidature est assez hypothétique, il faudrait que Macon s’écroule dans les sondages mais ce n’est pas impossible en fonction d’événements politiques aujourd’hui imprévus. Pour 2027pour lui ,la cause est entendue il devra être le prétendant reconnu à la magistrature suprême pour la majorité actuelle. Les discussions risquent d’être relativement tendues lorsqu’il sera question d’accorder les parrainages de la majorité aux législatives.

Présidentielle : pour une transparence totale des comptes de campagne

Présidentielle : pour une transparence totale des comptes de campagne

 

Dans une tribune au « Monde », les deux responsables d’associations anticorruption, Patrick Lefas et Elise Van Beneden, estiment que l’élection est fragilisée par les menaces qui pèsent sur sa sincérité.

 

Tribune.

 

Alors que la plupart des candidats à la présidentielle sont désormais déclarés, à l’exception d’Emmanuel Macron, président en exercice dont la candidature ne fait cependant guère de doute, ce scrutin majeur de la Ve République est fragilisé par les menaces qui pèsent sur sa sincérité, c’est-à-dire sur l’égalité des conditions de la compétition, tant pour le financement des campagnes électorales que pour l’accès aux médias audiovisuels.

L’affaire Bygmalion est un symbole criant de cette vulnérabilité. Comment parler de confiance citoyenne quand il est encore si facile de contourner les règles du jeu, la Constitution interdisant par exemple à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) de contrôler les dépenses des partis politiques alors qu’eux-mêmes sont autorisés à financer les campagnes de leurs candidats ?

Comment ne pas s’inquiéter pour notre démocratie si un candidat élu et, dès lors, protégé par son immunité présidentielle devait voir ses comptes de campagne invalidés ?

Comment accepter qu’un petit nombre de donateurs finance une grande part des dépenses d’un candidat en bénéficiant d’une réduction fiscale de 66 % dans la limite de 20 % de leur revenu imposable ? [Les dons consentis par chaque personne à un ou plusieurs partis ne peuvent pas excéder 7500 euros.]

Comment ne pas s’interroger sur la manière dont les médias interprètent l’équité des temps de parole pendant les campagnes électorales, dans le respect du pluralisme des courants d’idées et d’opinions ?

Nous, associations agréées contre la corruption et les atteintes à la probité, avons formulé des propositions pour supprimer les angles morts du financement des campagnes présidentielles :

  • Renforcement des pouvoirs d’investigation, des moyens et de l’indépendance de la CNCCFP ;
  • Mise en place d’un contrôle en temps réel, pendant la campagne, des comptes de campagne des candidats et extension de ce contrôle aux comptes des partis politiques qui les soutiennent ;
  • Accès public aux comptes de campagne sans limite de durée ;
  • Extension des droits de partie civile des associations anticorruption dans les procès liés au financement de la vie politique.

Nous n’avons pas été entendues. Les mesures adoptées par les lois du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique ont posé d’utiles garde-fous, mais n’ont pas traité l’essentiel.

Il est crucial d’ouvrir une réflexion sur les pouvoirs à conférer au Conseil constitutionnel de manière à prononcer l’inéligibilité du candidat élu en cas de manquement d’une particulière gravité aux règles de financement des campagnes électorales, comme c’est le cas pour les élections législatives.

 

Covid: Djokovic a menti

Covid: Djokovic  a menti

 

 

La lamentable pantomime autour de la pseudo vaccination de Djokovic continue et les autorités ne se grandissent pas en tergiversant  sur le sujet. L’association professionnelle des joueurs de tennis a cru mettre utilement son grain de sel dans cette affaire en soutenant le numéro un mondial. Une association qui confond sans doute corporatisme et sciences médicales. Quant aux autres joueurs professionnels,  ils ne s’en en connaissent pas plus que le commun des mortels et devraient se taire.

D’après les dernières informations Le test positif au Covid-19 de Novak Djokovic, qu’il présente comme datant du 16 décembre, pourrait avoir été falsifié.

Une affaire assez lamentable pour un champion mondial incontestable qui par sa position influence l’opinion et en particulier la jeunesse quand au respect des mesures de protection covid.

Rapportés ce mardi dans une enquête du média allemand Der Spiegel rapportés par BFM  plusieurs éléments informatiques supposent qu’une manipulation a pu avoir lieu. Le n°1 du tennis mondial pourrait avoir été testé positif le 26 décembre, et non pas le 16 décembre.

Dans le cadre de sa demande d’exemption pour entrer en Australie sans vaccination contre le Covid-19, Novak Djokovic a fourni un dossier avec un test positif datant du 16 décembre et un test négatif du 22 décembre. Ces deux résultats constituent un argument de poids: ils prouvent une immunité au coronavirus pour plusieurs semaines. De quoi convaincre les autorités sanitaires australiennes de le laisser entrer sur l’île pour disputer le tournoi du Grand Chelem.

Mais le document faisant état du test positif – accessible publiquement sur les serveurs du gouvernement australien – suscite de nombreux soupçons. Car en scannant le QR code fourni par les autorités serbes, plusieurs anomalies apparaissent: l’horodatage lié au QR code positif correspond au 26 décembre; ce même QR code a brièvement affiché « résultat négatif » sur un site officiel serbe; le numéro d’identification du test positif (7371999) est supérieur à celui du test négatif datant du 22 décembre (7320919).

En outre, l’écart entre ces deux numéros d’identification (environ 50.000) ne correspond pas aux 75.000 tests annoncés en Serbie entre le 16 et le 22 décembre. Or, sur la période 22-26 décembre, environ 50.000 tests ont été recensés. Contactés par Der Spiegel, les autorités serbes n’ont pas apporté de réponses aux questions soulevées par ces éléments.

À l’entraînement mardi sur le site de l’Open d’Australie, Novak Djokovic demeure toujours dans l’incertitude malgré sa première victoire judiciaire. Son visa peut être encore une fois annulé par les autorités australiennes.

D’autant qu’un nouvel élément à charge est apparu: le joueur a omis de déclarer un voyage fin décembre en Espagne. Du côté de la Serbie, la Première ministre Ana Brnabic a déclaré être « ni optimiste ni pessimiste » sur l’issue finale de cette bataille judiciaire. Une affaire sans doute judiciaire mais aussi sportive et surtout de portée pédagogique et éthique

Sondage Présidentielle 2022 : duel serré entre Le Pen et Pécresse

Sondage Présidentielle 2022 : duel serré entre Le Pen et Pécresse

 

Selon le sondage Ipsos – Sopra Steria pour franceinfo et Le Parisien/Aujourd’hui en France publié vendredi 7 janvier ,  le chef de l’État recueille près de 26% des intentions de vote, contre 17% pour Marine Le Pen, placée en deuxième position. Ces valeurs sont quasiment identiques au dernier il y a un mois.

Marine Le Pen gagne un point en un mois (17%) alors qu’Eric Zemmour en perd deux (12%). La candidate du Rassemblement national devance d’ailleurs légèrement la candidate Les Républicains, Valérie Pécresse (16%), qui reste stable. La deuxième place pour accéder au second tour de la présidentielle reste ainsi très disputée et très incertaine.

Un peu moins de la majorité de l’électorat de la candidate du RN (47%) croit en son élection au second tour. C’est un peu plus (54%) pour l’électorat de Valérie Pécresse alors que 88% de l’électorat d’Emmanuel Macron croit en sa réélection. 

 À gauche, Christiane Taubira ne perce pas dans les sondages, avec 3% d’intentions de vote au premier tour. Même score de 3 % pour Anne Hidalgo. Yannick Jadot est à 8 %.

Jean-Luc Mélenchon reste  stable dans les deux cas (9%). Le leader de La France insoumise gagne d’ailleurs un point par rapport à la dernière enquête il y a un mois. La même stabilité est retrouvée pour le communiste Fabien Roussel (2%), Arnaud Montebourg (1%), Nathalie Arthaud soutenue par Lutte Ouvrière (1%) et Philippe Poutou Nouveau parti anticapitaliste (1.%)

Présidentielle 2022 : l’union de la gauche de Taubira à 2,5 % !

Présidentielle 2022 :  l’union de la gauche de Taubira à 2,5 % ! 

 

 

Christiane Taubira vient de déclarer qu’elle réfléchit sérieusement au maintien de sa candidature comme candidat de l’union de la gauche. Il y a effectivement matière à réflexion car le dernier sondage  Ifop-Fiducial pour Le Figaro et LCI place Christiane Taubira en queue de peloton avec 2,5 %.

 

De quoi évidemment discréditer définitivement le concept d’union de la gauche qui déjà n’avait pas beaucoup de sens avant l’intervention de Taubira et qui se trouve complètement démonétisé avec son incarnation par une personnalité qui réunit sur elle toutes les contradictions de la gauche notamment l’élitisme coupé des réalités socio-économiques et cependant la radicalité notamment sociétale dans le discours.

 

Dans le sondage évoqué, le président de la République devance très largement Marine Le Pen (16%) et Valérie Pécresse (16%). Toutes deux en recul de -1 point, la candidate LR et son adversaire RN se disputent virtuellement la place qualificative pour le second tour.

Jean-Luc Mélenchon est à à 8,5%. , l’écologiste Yannick Jadot est donné à 7%, contre 3,5% seulement pour la socialiste Anne Hidalgo, et à peine 2,5% pour Christiane Taubira lorsqu’elle est testée. Le souverainiste Arnaud Montebourg s’effondre enfin à 1%, soit autant que Jean Lassalle et Philippe Poutou.

Sondage présidentielle 2022 premier tour : Pécresse et Le Pen à 16%

Sondage présidentielle 2022 premier tour : Pécresse et Le Pen à 16%

D’après le  baromètre OpinionWay-Kéa Partners pour « Les Echos » et Radio classique Pécresse et Le Pen seraient à 16 % au premier tour. Eric Zemmour reste en embuscade à 13 %. Emmanuel macro est  lui  crédité de 26 % au premier tour

Le président l’emporterait assez aisément au second tour avec 54 % des voix face à Valérie Pécresse et 58 % face à Marine Le Pen.

« Emmanuel Macron bénéficie toujours de sa fonction présidentielle et de ne pas être encore un candidat dans l’arène, ce qui est pour lui un atout non négligeable », analyse Bruno Jeanbart, vice-président d’OpinionWay. Son allocution pour les voeux de Nouvel An très suivie avec plus de 12 millions de téléspectateurs et le regain de l’épidémie de Covid lui ont peut-être profité pour cette première vague du Baromètre. D’autant que Valérie Pécresse et Marine Le Pen étaient moins visibles médiatiquement ces deux dernières semaines.

Tous les résultats du baromètre quotidien OpinionWay – Kéa Partners

. Le total des voix de gauche atteint seulement 26 %. Un capital reparti entre sept candidats, dont deux d’extrême gauche. Aucun candidat n’émerge et aucun d’entre eux n’a de dynamique. Dans ce paysage, Jean-Luc Mélenchon arrive en tête (9 %) devant Yannick Jadot (7 %) et Anne Hidalgo (4 %). « Anne Hidalgo est en difficulté très nette et sa candidature n’atteint même pas le niveau de Benoît Hamon au premier tour de 2017 [6,3 %, NDLR] », note Bruno Jeanbart.

L’irruption possible de Christiane Taubira dans le paysage pourrait rebattre quelques cartes, sans aucune certitude de déclencher une dynamique.

Sondage élection présidentielle : 51 % pour Macon, 49 % pour Pécresse au second tour

Sondage élection présidentielle :  51 % pour Macon,  49 % pour Pécresse au second tour

 

Selon une étude Elabe pour BFMTV et L’Express publié ce mardi, le président de la République enregistre une hausse de +3 points, et obtient 26% d’intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2022. Derrière lui, la percée de Valérie Pécresse, qui avait bénéficié d’un très fort «effet Congrès» début décembre, semble quant à elle marquer le pas.

Donnée à 20% au lendemain de sa désignation comme candidate de la droite, la francilienne plafonne désormais à 17% (-3), dépassant seulement d’un point la prétendante du Rassemblement national, Marine Le Pen (16%), et reléguant le nationaliste Éric Zemmour à 13%.

Même scénario pour le second tour, puisque le chef de l’État est là encore donné gagnant dans tous les cas de figure. Y compris dans l’hypothèse d’un duel face à Valérie Pécresse, où il l’emporterait d’une courte tête, avec 51% des voix contre 49%. Lors de la précédente vague de l’étude, cette dernière apparaissait pourtant en capacité de l’emporter, avec 52% contre 48% au président sortant.

Des sondages toutefois à prendre avec des pincettes dans la mesure où il y a à peine 40 % des Français qui sont décidés à aller voter. En outre la grande presse comme d’habitude va pousser ses candidats témoin d’ailleurs le sondage évoqué par BFM qui indique que ma combattrait nettement Pécresse au second tour alors que le résultat serait de 51 contre 49 ! Des commentaires qui ne sont pas neutres.

Après une semaine mouvementée à gauche, où l’appel d’Anne Hidalgo et d’Arnaud Montebourg à une primaire entre les principaux candidats est resté lettre morte, c’est le chef de file des Insoumis qui semble tirer le plus parti de cette confusion. Il gagne trois points, et se hisse à 11% d’intentions de vote, loin devant l’écologiste Yannick Jadot (5%) et la socialiste Anne Hidalgo (3%).

Alors qu’une très large majorité des sympathisants de gauche souhaite une candidature unique à gauche (85%), quelque 33% d’entre eux estiment que Jean-Luc Mélenchon serait la personnalité la plus à même de l’incarner, contre 21% pour l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, et seulement 11% pour Yannick Jadot.

 

Election présidentielle 2022 : Comme un feuilleton quotidien

Election présidentielle 2022 : Comme un feuilleton quotidien

 

Les modes de désignation des candidats, la volatilité de l’électorat et la multiplication des sondages, avec des percées ou des décrochages dans l’opinion, renforcent le phénomène de feuilletonnage, observe dans sa chronique Solenn de Royer, journaliste au « Monde ».

 

Le coup d’éclat permanent. Après la droite, qui s’est enfin choisi une candidate, au terme d’un congrès à l’issue totalement incertaine, c’est au tour de la gauche de créer le suspense. L’irruption soudaine de Christiane Taubira, qui a dit « envisager » vendredi 17 décembre de se porter candidate à la présidentielle, alimente le feuilleton d’une campagne happening où un coup de théâtre chasse l’autre.

 

Avant l’ex-garde des sceaux, Anne Hidalgo et Arnaud Montebourg, qui voient leurs deux campagnes ensablées, avaient, eux aussi, tenté de marquer les esprits. Le 8 décembre, la maire de la capitale, en route pour La Rochelle, était descendue du train à Poitiers pour rentrer à Paris et s’inviter sur TF1, où elle avait lancé l’idée d’une primaire. De son côté, l’ancien ministre du redressement productif avait voulu attirer l’attention en se filmant en train d’appeler les autres candidats de gauche pour évoquer une improbable union.

La tentation de la mise en scène et du mouvement permanent pour compenser la faiblesse de certaines candidatures et cacher qu’il n’y a pas d’idées nouvelles, ou alors des mots qui ne parlent plus à personne, sur fond de fatigue démocratique. Mais aussi la confirmation d’un puissant processus à l’œuvre, celui d’une « netflixisation » de la vie politique, sous la pression des réseaux sociaux, des chaînes d’info et d’une folle accélération du temps médiatique. Les modes de désignation des candidats (primaire écologiste, congrès Les Républicains, Primaire populaire de la gauche fin janvier), la volatilité de l’électorat et la multiplication des sondages renforcent ce phénomène de feuilletonnage, avec des percées ou des décrochages dans l’opinion, aussi rapides que brutaux.

Selon l’expert associé à la Fondation Jean Jaurès Raphaël Llorca, la série télévisée est, de fait, devenue une référence, consciente ou non, chez la plupart des acteurs et des observateurs de la vie politique. La domination culturelle de Netflix, qui imprègne nos imaginaires, aurait ainsi des incidences sur l’écriture des récits politiques.

M. Llorca recense trois ingrédients d’une campagne efficace : le personnage, le rythme et l’effet de surprise (le fameux cliffhanger). Dans un paysage médiatique fragmenté, où les contenus mais aussi les émetteurs se sont démultipliés, il devient très difficile de capter l’attention. Et alors que le communicant Jaques Pilhan assurait, sous l’ère Mitterrand, que la cohérence était la clé de voûte de tout dispositif de communication, la capacité de créer la surprise compterait aujourd’hui bien davantage.

Présidentielle 2022 : Taubira refuse l’union !

 Présidentielle 2022 : Taubira refuse l’union !

 

 

Comme c’était prévisible, Christiane Taubira ajoute de la confusion à la confusion et de la désunion à la désunion. Ainsi a-t-elle refusé hier l’appel à l’unité lancée par Jadot. Bref sa présence dans la campagne électorale se révèle de plus en plus tout autant inutile que ridicule. D’autant plus que l’intéressée ne s’est jamais caractérisée par une grande clarté sur les problèmes économiques, sociaux et même sanitaires. Elle a même refusé de faire campagne pour la vaccination en Guyane ! Elle tente de se rattraper aujourd’hui mais c’est évidemment trop tard. Christiane Taubira est l’exemple même de cet gauche bobo qualifié de morale du fait de sa radicalité sur certaines questions sociétales.

Sans parler du parcours assez tortueux politique de l’intéressée qui a flirté avec à peu près toutes les tendances des indépendantistes en passant par les radicaux de gauche, le parti socialiste et les écolos. Bref une oligarque classique qui en outre n’a pas oublié de faire fortune au passage avec un patrimoine de l’heure de de 200 millions.

Ce sont ces bobos qui ont tué la gauche du fait de leur personnel très bourgeoise en décalage complet avec leurs discours radical et surtout dans l’ignorance totale des vraies inégalités.

Historiquement l’union de la gauche a toujours signifié la plus grande confusion. Pour preuve avec Mitterrand où les communistes sont rapidement retirées de l’alliance après le virage politique de 1983. Aujourd’hui, la division est encore pire que jamais avec d’un côté les marxistes purs et durs de Mélenchon vrai successeur du parti communiste, les gauchistes wokistes d’Europe écologie les Verts et les paumés du parti socialiste, les uns ralliés à Marcon, les autres orphelins de parti, d’idéologie et de stratégie. Anne Hidalgo hérite de l’effondrement politique et éthique du parti socialiste. Son score probable sera encore pire que celui de Benoît Hamon, une défaite qui risque d’hypothéquer sérieusement sa candidature aux prochaines municipales.

Présidentielle 2022 –Taubira, Une candidature ridicule pour tuer définitivement la gauche?

Présidentielle 2022  –Taubira ! 

 

Taubira, une des plus grandes fortunes de Guyanne*,  est sans doute l’archétype de cette gauche intellectuelle, très bourgeoise dans sa posture et son comportement mais révolutionnaire dans le propos. Christiane Taubira  est une sorte de caricature de cette gauche culturelle  qui parle si bien des masses populaires, des opprimés et des inégalité tout en se situant de l’autre côté du mur, du côté de celui des nantis.

Bref , le gauchisme confortable qui permet de radicaliser le propos  et de faire croire à l’illusion du grand jour. Un discours évidemment inaudible par ceux qui vivent les vraies conditions inégalitaires tant sur le plan social que sociétal. La contradiction fondamentale qui a tué petit à petit la gauche réduite à un petit cercle de notables, de bobos et d’arrivistes (Notamment ceux qui ont tourné casaque pour rejoindre Sarkozy puis Macron, De façon plus générale ceux qui font de la politique un métier).

Le discours pseudo révolutionnaire des élites de gauche à tué tout projet social démocrate crédible sapant les bases mêmes des partis supposés représenter les couches populaires. Résultat les couches populaires se sont tournées vers les partis d’extrême droite !Une défaite politique mais surtout culturelle

La gauche actuelle est en pleine décomposition puisque notamment Anne Hidalgo et Montebourg en pleine dégringolade dans les sondages se proposent de se retirer au nom de cette illusoire union de la gauche. Une union de la gauche dont  Mélenchon ne veut surtout pas car il veut vivre son dernier chant du cygne politique. L’ancien communiste, devenu socialiste puis écolo, redevenu communiste et maintenant gauchiste wokiste veut faire un dernier tour de piste. Les écolos de leur côté parviennent difficilement à convaincre travaillés  qu’ils sont eux aussi par ce gauchisme wokiste  incarné jusqu’au ridicule notamment par Sandrine Rousseau et des élus écolos des grandes villes .

Le pire c’est sans doute, c’est qu’il faudra encore se confronter aux minauderies ridicules de Taubira jouant l’éternelle amoureuse auprès de vieux oligarques décatis. Il serait temps de rappeler à l’intéressée qu’elle a 70 ans et que son seul choix politique aura été de faire perdre la gauche en 2002 en maintenant sa candidature.

Certains pensent que Taubira pourrait être le recours pour l’union de la gauche. Elle devrait d’ailleurs s’exprimer aujourd’hui vendredi 17 décembre.

Taubira, une spécialiste de l’union en effet qui du fait du maintien de sa candidature a fait perdre Jospin en 2002 aux présidentielles ! Comme égérie de l’union ont fait mieux !

*D’après le site mediamass, , la femme politique-entrepreneuse pèserait près de 185 millions d’euros. Outre ses gains professionnels elle devrait son immense fortune à de judicieux placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiques CoverGirl. Elle possèderait également plusieurs restaurants à Paris (dont la chaîne « Chez la grosse Christiane »), un club de Football à Cayenne, et serait également impliquée dans la mode adolescente avec une ligne de vêtements « Taubira Séduction » ainsi qu’un parfum « L’eau de Christiane », autant de succès financiers.

Présidentielle 2022: L’ignorance de la problématique économique !

Présidentielle 2022: L’ignorance de la problématique économique !

 

Les économistes Hippolyte d’Albis, Françoise Benhamou et André Cartapanis expliquent, dans une tribune au « Monde », pourquoi les propositions des candidats à l’Elysée négligent la substance économique.

 

Tribune.  

 

La campagne électorale pour la présidentielle de 2022, à peine amorcée, devrait aborder les nombreux défis qui attendent l’économie française, avec des propositions alternatives, de droite, du centre ou de gauche, soumises au jeu démocratique. Les premières mesures annoncées ne sont pas toutes dénuées de sens économique, mais leur efficacité éventuelle n’est guère argumentée ou se trouve simplement sous-entendue.

Surtout, on ne saurait voir dans ces premières propositions l’amorce de véritables stratégies de transition et d’adaptation de l’économie française, tout à la fois hiérarchisées sous l’angle des cibles visées, affichant clairement les critères normatifs qui les fondent, déclinant les politiques publiques de nature à assurer leur réussite, et précisant leur calendrier de mise en œuvre, leur efficacité escomptée, les obstacles à surmonter… Non, ce sont le plus souvent des marqueurs politiques faciles à mémoriser pour les électeurs. Ce sont des mesures hétéroclites de nature à séduire les pans les plus hésitants de l’électorat, mais dont la cohérence d’ensemble est douteuse, faisant assez peu appel aux raisonnements économiques, aux enseignements des expériences passées ou observées à l’étranger. D’où le risque d’un nouveau rendez-vous manqué entre les économistes et les politiques.

Cette préoccupation ne concerne pas seulement la France. Tout récemment, Alan Blinder, professeur d’économie à Princeton et ancien conseiller économique du président Bill Clinton, proposait à ce sujet sa « théorie du réverbère » de la politique économique : les professionnels de la politique utiliseraient les économistes comme un homme aviné face à un réverbère ; pour disposer d’un soutien ou d’un appui, et non pas pour bénéficier de l’éclairage et pour se diriger (« The Lamppost Theory of Economic Policy », Alan Blinder, Proceedings of the American Philosophical Society, vol. 163, n° 3, septembre 2019). Et Dani Rodrik a démontré empiriquement, en s’appuyant sur le cas américain, que les idéologies, les discours identitaires et l’affirmation d’une vision du monde se substituent aux promesses économiques dans l’offre politique (« Economic Interests, Worldviews, and Identities : Theory and Evidence on Ideational Politics »Elliott Ash, Sharun Mukand, Dani Rodrik, NBER Working Papers Series, n° 29474, novembre 2021). La France n’y échappe pas.

Court et long terme

Les limites des programmes économiques des politiques au regard de l’expertise des économistes s’expliquent aisément. Les économistes et les politiques ne raisonnent pas de la même manière. Au calcul abstrait, déductif, innervé de données statistiques, de l’économiste, sous des formes complexes et souvent ennuyeuses, se substitue chez le politique un discours qui doit emporter l’adhésion, souvent en s’éloignant de la rigueur formelle ou en jouant avec les faits. Les économistes s’intéressent aux effets d’une mesure fiscale, d’un accord commercial, d’une hausse du salaire minimal sur la croissance et le bien-être collectif, certes en négligeant les inégalités induites. Les politiques privilégient leurs clientèles électorales et les intérêts particuliers qui en découlent. C’est un lieu commun que d’affirmer que les politiques ont un horizon temporel court, jusqu’à la prochaine élection.

 

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