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Présidentielle 2022 – à droite, un candidat LR pour Noël ?

Présidentielle 2022 – à droite, un candidat  LR pour Noël ?

 

 

Le sondage Elabe diffusé le 1er juillet sur BFMTV, qui crédite François Baroin de 11 à 12% des voix à la présidentielle, loin derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen,  n’est pas très rassurant quant aux chances de succès d’un candidat du parti des républicains aux présidentielles. Du coup l’appareil veut accélérer le rythme. Beaucoup craignent en effet que faute de dynamique et de clarification le candidat naturel du parti républicain s’appelle Édouard Philippe.

L’hypothèse a été mise sur la table par Jean-François Copé. « J’ai dit ce que tout le monde ressent, explique-t-il. Nos électeurs, ce qui les intéresse, c’est d’avoir un nouveau leader et si nous ne sommes pas capables de créer une dynamique d’incarnation politique, ils se tourneront naturellement vers Édouard Philippe. Si Baroin y va, il occupera sans doute l’espace, mais s’il n’y va pas… » Si Jacob l’exclut, cette hypothèse séduit certains. Un responsable LR le rappelle : « 70 % des électeurs de Fillon voulaient que Philippe reste à Matignon. On ne peut pas raisonner uniquement en termes de trahison. »

 

Présidentielle 2022 : un sondage donne à Macron 55 % contre 45 % à Le Pen

Présidentielle 2022 : un sondage donne à Macron 55 % contre 45 % à Le Pen

Un  sondage Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio montre qu’ Emmanuel Macron et Marine Le Pen seraient au coude-à-coude au premier tour, avec respectivement 26% à 28% et 27% à 28% des voix, en fonction des scénarios testés.

Quel que soit le candidat de la droite, le chef de l’État et la présidente du Rassemblement national le distanceraient très largement : François Baroin et Xavier Bertrand plafonneraient tous les deux à seulement 12% des suffrages. Ce qui les placerait dans un mouchoir avec Jean-Luc Mélenchon, donné à 11% face au président de la région des Hauts-de-France, et 12% face au président de l’Association des maires de France.

Derrière, aucun autre candidat n’atteindrait la barre des 10%. Si Yannick Jadot se présente pour Europe Écologie-Les Verts, le troisième homme des européennes plafonnerait à 8%. Quant au souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), il oscillerait entre 5% et 5,5%. Enfin, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, diviserait par deux le score de son camp par rapport à 2017, puisqu’il s’effondrerait à 3% des voix.

 

Pause

Présidentielle : François Baroin se décidera peut-être à l’automne !

Présidentielle :. François Baroin se décidera peut-être à l’automne  !

Président de l’ Association des maires de France (AMF), François Baroin ne s’est pas encore prononcé sur sa candidature éventuelle présidentielle de 2022. Il le fera peut-être à l’automne ( interview APF)

 

Craignez-vous une forte abstention au second tour des municipales, comme ce fut le cas au premier tour en raison du coronavirus?
Si le gouvernement confirme la possible tenue du scrutin, il faut tout faire pour que la participation soit la plus élevée possible. Les propositions du Sénat visant à faciliter les procurations vont dans la bonne direction. Le risque épidémique sera bien sûr une clé de la mobilisation le 28 juin.

 

L’enjeu du scrutin est-il local ou national?
Il serait paradoxal de faire appel aux maires à chaque fois que le Président est en délicatesse avec le pays et d’expliquer ensuite que ce scrutin est purement local! Les scores des candidats d’Emmanuel Macron au premier tour ont souvent été très décevants pour eux, pour ne pas dire humiliants. Ils ont été punis par les électeurs, qui sanctionnent leur incompréhension complète du besoin de proximité. C’est un échec sévère pour le parti du Président, qui avait abordé cette échéance avec beaucoup de certitudes : il mesure désormais le peu d’intérêt que les électeurs lui portent. Le premier tour a en revanche été un succès pour Les Républicains, qui restent la première force politique municipale. La droite en termine avec un long cycle de défaites. Cette dynamique va conforter la reconstruction de notre parti engagée par Christian Jacob, qui a su rassembler nos alliés naturels.

 

Le macronisme n’est-il, selon vous, qu’une parenthèse?
L’histoire le dira. Mais je suis frappé du traitement fait à Gérard Collomb : son rôle a été décisif en 2017 pour donner un peu de crédibilité à Macron aux yeux des élus locaux. Le voir se faire traiter de traître par ceux qui ont eux-mêmes quitté leur parti à l’époque pour le suivre dans cette démarche… c’est un peu l’histoire des arroseurs arrosés pour LREM!

 

Est-ce le retour du clivage gauche-droite?
Jamais, depuis 1958, un parti présidentiel n’avait eu un aussi faible enracinement local, c’est-à-dire avec le pays tel qu’il est. Au même moment, l’unité du groupe parlementaire LREM à l’Assemblée se dissout. Ils n’ont pas su trouver ce qui les rassemblait et cette lente dérive des continents va conduire à retrouver un paysage politique traditionnel : une droite populaire, forte d’une nouvelle génération qui a obtenu des scores spectaculaires aux municipales, comme à Reims, à Cannes ou à Chalon-sur-Saône, et une gauche qui reconstitue un arc assez large. La préoccupation environnementale est incontestable, mais elle n’est pas l’apanage d’un seul parti. Elle est portée par toutes les équipes municipales. Ce qui transcende aussi tous les clivages, c’est la demande d’efficacité locale. C’est pourquoi nous allons prendre une initiative très forte début juillet avec le Sénat et Territoires unis, qui rassemble régions, départements et communes.

 

Laquelle?
Le Président semble encore à la recherche d’idées. Puisqu’il écrit au Parlement et au Conseil économique et social pour savoir ce qu’il faut faire, je lui dis qu’il y a une chose à faire d’urgence : un grand texte de libertés locales. Nous demanderons des transferts de compétences, de moyens et d’effectifs aux collectivités locales, et une modification de la Constitution, notamment de son article 72, pour consacrer leur autonomie fiscale et financière et leur libre administration. Emmanuel Macron doit acter la fin d’un schéma ultra-centralisé qui a montré son impuissance lors de cette crise. Il a l’opportunité de se saisir de ce grand chantier, peut-être le seul de son mandat utile pour le pays.
Est-ce une révolution girondine que vous demandez?
Je souhaite une révolution de liberté et d’efficacité. Le statu quo n’est plus possible. La crise a mis en lumière, de façon douloureuse pour les Français, ce que nous disons depuis des années.

 

Faut-il sanctionner, lors de ce scrutin, la gestion de la crise du Covid-19 par le gouvernement?
Les électeurs le diront. Mais de nombreux maires en place ont montré leur réactivité, leur vélocité, leur volonté d’être utiles et de régler les problèmes quand l’État a montré des défaillances criantes. Je pense notamment à la distribution de masques chirurgicaux. La médecine de ville, le médico-social, les aides à domicile en ont manqué, le gouvernement ayant accordé la priorité à l’hôpital. C’est quand même une très grande partie du secteur de la santé qui a été ainsi mis de côté par ce gouvernement. Quant aux promesses sur les masques grand public, elles n’ont été tenues que grâce à l’action de nombreux maires. Ce sont eux qui ont fait le travail.

Comment jugez-vous la gestion de la crise par le gouvernement?
Ce qui est certain, c’est qu’il n’a pas tranché en début de crise qui devait être le pilote. Pour les élus, ce devait être le ministère de l’Intérieur. Il aurait fallu reconstituer le Conseil national de la sécurité civile abandonné par François Hollande. Il fallait aussi s’appuyer sur les militaires et les zones de défense pour combler le vide sidéral en matière de logistique, ce qui n’était pas dans les compétences du ministère de la Santé. La gestion de la proximité par ce pouvoir a été un échec incontestable.

 

LR a conclu des accords avec LREM dans cinq des dix grandes villes françaises. Vous n’êtes donc pas si opposés que cela au macronisme…
Les candidats d’En Marche, pour essayer d’exister, sont contraints de s’allier à ceux qui les ont battus. Aux échecs, c’est ce qu’on appelle un coup forcé : soit ils disparaissent du paysage, soit ils intègrent une majorité plus large sous l’autorité de maires républicains.

 

Vous gardez le mystère sur vos intentions pour la présidentielle. Vos amis espèrent un signe de votre part. Le ferez-vous cette année?
Le temps n’est pas à la présidentielle. Les leçons de la crise doivent être tirées, c’est la priorité pour les Français. Quelle que soit ma décision, je clarifierai mes intentions à l’automne.

Présidentielle: Macron ou Bigard ?

Présidentielle: Macron ou  Bigard ?

Il faut vraiment que le climat médiatique politique français se situe dans une conjoncture particulièrement délétère que des grands médias se posent  la question de savoir si Jean Marie Bigard  sera opposé notamment à Macron lors des prochaines élections présidentielles. On aurait alors une confrontation entre un mondain  et un saltimbanque qui ne fait pas dans la dentelle. Pas sûr que la compétition électorale y gagne en qualité et la compétition risque de tourner à la farce. Le rejet des élites est telle qu’elle pourrait favoriser une candidature insolite de nature populiste. L’opposition aux orientations officielles rencontre de plus en plus de succès, c’est l’opposition des bistrots contre les cercles très fermés qui décident de manière souvent technocratiques . Depuis peu ,on a quand même choisi de sortir les parapluies en multipliant les comités d’experts hier de médecins aujourd’hui d’économiste, demain peut-être en démocratie. Il est clair que certaines remarques, certaines critiques  à l’égard du pouvoir sont  fondée mais elles sont aussi en général schématiques voire caricaturales L’addition de critiques  même justifiées ne constitue pas pour autant une analyse pertinente des facteurs explicatifs et encore moins une orientation voire un  programme. Il est vrai que face au désarroi de l’opinion publique , cela a permis  à n’importe quel aventurier de s’approcher du pouvoir voir se l’approprier. Certains même ont même réussi l’exploit de le confisquer ou envisagent de faire. La déliquescence de la démocratie dans les pays modernes est largement responsable de cette situation quand les partis sont essentiellement devenus des sortes de clubs d’élus, se reproduisant eux-mêmes. L’exemple le plus caricatural est sans doute celui du parti en marche qui n’a jamais été capable de s’implanter sur le terrain, n’autorise aucune critique et se trouve en fait, dirigé  par une poignée de courtisans de Macron. D’où  la catastrophe monumentale aux élections municipales et une autre qui va sans doute se profiler aux élections départementales et régionales. Cela n’hypothèque pas pour autant les chances de Macron d’être réélu en 2022 tant que dés orientation crédibles n’apparaîtront pas et qu’elles ne seront pas incarnées par des personnages – un peu- responsables.

Présidentielle: Macron ou Bigard ?

Présidentielle: Macron ou  Bigard ?

Il faut vraiment que le climat médiatique politique français se situe dans une conjoncture particulièrement délétère que des grands médias se posent  la question de savoir si Jean Marie Bigard  sera opposé notamment à Macron lors des prochaines élections présidentielles. On aurait alors une confrontation entre un mondain  et un saltimbanque qui ne fait pas dans la dentelle. Pas sûr que la compétition électorale y gagne en qualité et la compétition risque de tourner à la farce. Le rejet des élites est telle qu’elle pourrait favoriser une candidature insolite de nature populiste. L’opposition aux orientations officielles rencontre de plus en plus de succès, c’est l’opposition des bistrots contre les cercles très fermés qui décident de manière souvent technocratiques . Depuis peu ,on a quand même choisi de sortir les parapluies en multipliant les comités d’experts hier de médecins aujourd’hui d’économiste, demain peut-être en démocratie. Il est clair que certaines remarques, certaines critiques  à l’égard du pouvoir sont  fondée mais elles sont aussi en général schématiques voire caricaturales L’addition de critiques  même justifiées ne constitue pas pour autant une analyse pertinente des facteurs explicatifs et encore moins une orientation voire un  programme. Il est vrai que face au désarroi de l’opinion publique , cela a permis  à n’importe quel aventurier de s’approcher du pouvoir voir se l’approprier. Certains même ont même réussi l’exploit de le confisquer ou envisagent de faire. La déliquescence de la démocratie dans les pays modernes est largement responsable de cette situation quand les partis sont essentiellement devenus des sortes de clubs d’élus, se reproduisant eux-mêmes. L’exemple le plus caricatural est sans doute celui du parti en marche qui n’a jamais été capable de s’implanter sur le terrain, n’autorise aucune critique et se trouve en fait, dirigé  par une poignée de courtisans de Macron. D’où  catastrophe monumentale aux élections municipales et une autre qui va sans doute se profiler aux élections départementales et régionales. Cela n’hypothèque pas pour autant les chances de Macron d’être réélu en 2022 tant que dés orientation crédibles n’apparaîtront pas et qu’elles ne seront pas incarnées par des personnages – un peu- responsables.

En Pologne: une élection présidentielle sans vote

En Pologne:  une élection présidentielle sans vote

Décidément la Pologne fait exception en matière de démocratie et de cohérence avec l’union européenne. Pour résumer, dimanche les Polonais devaient élire leur président, pratiquement personne ne  s’est déplacée et les bureaux sont restés fermés. Cependant juridiquement l’invalidité de la procédure ne sera pas officiellement reconnue. Toutefois Commission électorale nationale a rendu publique une résolution déclarant qu’il «na pas été possible de voter pour les candidats» à la magistrature suprême et que par conséquent la présidente de la chambre basse aurait 14 jours pour fixer une nouvelle date du scrutin. L’élection devra se tenir dans un délai maximal de 60 jours à partir de sa décision. Cette solution, a expliqué aux journalistes le président de la Commission Sylwester Marciniak, permet de ne pas demander à la Cour Suprême de constater l’invalidité de l’élection. Bref une curieuse tambouille démocratique.

. Ce qui a fait dire au politologue Stanislaw Mocek que la Pologne «plongeait dans les vapeurs de l’absurde»,. Pour Sylwester Marciniak, la situation découlant de l’absence du vote dimanche «ressemble à celle de l’absence de candidats ou de la présence d’un seul candidat, qui entraîne la non tenue de l’élection».

La confusion entourant l’élection présidentielle résulte d’un faisceau d’intérêts opposés et de décisions controversées. Face au risque élevé de contamination au nouveau coronavirus dans les bureaux de vote, le PiS a voté une loi imposant l’élection par correspondance. Mais ce texte, critiqué par le constitutionnalistes et rejeté par l’opposition au Sénat, est arrivé trop tard pour permettre d’organiser le scrutin.

Pour  l’opposition et de nombreux commentateurs, il y avait une autre raison: le parti conservateur voulait assurer sans attendre la victoire du président sortant Andrzej Duda, issu de ses rangs. Andrzej Duda, en tête des sondages, aurait pu être réélu dès le premier tour. Mais ses chances de l’emporter risquent de faiblir à terme, lorsque l’incidence économique de la pandémie se fera sentir dans les entreprises et les ménages, et que le chômage montera.

Le bavardage permanent de Macron discrédite la parole présidentielle

 

 

 

Il y a quelques mois Macron avait promis de prendre du champ et de la hauteur après avoir fatigué l’opinion publique  par des interventions répétitives notamment lors des manifestations des gilets jaunes.  La promesse n’aura pas duré longtemps. Sans doute du fait de sa perte de popularité , Macron s’est transformé à nouveau en chroniqueur journalier de la situation à l’occasion du Coronavirus. Pire, il a suspendu la plupart de ses réformes pour se transformer en sorte de d’infirmier en chef.

 

La communication est désormais permanente et forcément faute de renouvellement recommence sérieusement à fatiguer. Pourtant Macron pensait se recentrer sur la pandémie pour regagner en crédibilité auprès de l’opinion. Sans doute pourquoi il a mis sous le boisseau la plupart de ses réformes : la réforme des retraites, la réforme de l’Unedic et la réforme de l’APL notamment.

Macron pensait  qu’en prenant un thème fédérateur il parviendrait à remonter dans l’estime des Français. Le problème c’est qu’il n’a pas du tout été à la hauteur de l’enjeu. Que son gouvernement a multiplié les hésitations et les contradictions. Lui-même est porteur d’une parole caractérisée par l’enflure sémantique. Il a parlé d’état de guerre contre le Coronavirus mais est incapable par exemple de fournir des masques aux salariés en contact avec le public y compris au personnel médical. Dans une période qui pourrait justifier une certaine unité nationale, Macron divise encore et s’enfonce à nouveau dans les sondages.

Il faut dire qu’il n’est guère servi par un gouvernement qui lui aussi multiplie les déclarations controversées. Il y a eu aussi le lamentable épisode de l’ancienne ministre de la santé, sacrifiée sur l’autel des élections de la mairie de Paris et dont l’amertume a permis de découvrir que le gouvernement était au courant des risques dés  janvier. Bref Macon et son gouvernement ont menti d’ailleurs ils ne sont pas crus par l’opinion publique.

D’après sondage IFOP pour le JDD ,  les ­Français portent désormais un regard ­critique sur la gestion de la ­crise, reflet des polémiques sur le manque de masques ou la stratégie de dépistage. Pour 64% d’entre eux, « le ­gouvernement a caché ­certaines informations ». Seuls 39% jugent qu’il « donne tous les moyens aux professionnels de santé » pour faire face. Un chiffre qui s’est effondré de 15 points en quatre jours. Ils sont presque un sur deux, 48%, à estimer que le gouvernement « a communiqué de manière claire » et seulement 29% à juger qu’il a « réagi rapidement ». Là aussi, les jugements ­positifs se sont écroulés, de 30 points, depuis fin.

Vers une monarchie présidentielle ?

Vers une monarchie présidentielle ?

 

Après le congrès de Versailles, l’opposition notamment le président du Sénat Gérard Larcher, proteste contre la dérive du régime présidentiel. Cette protestation intervient notamment dans le cadre de la proposition de Macron visant à répondre directement aux députés lors du congrès. Ce qui ne lui est pas permit actuellement par la constitution. Du coup, le congrès serait non seulement l’occasion pour le président de dégager les grandes orientations de sa politique mais aussi de répondre point par point et aux critiques sur les modalités de mise en œuvre de cette politique. Bref d’endosser le rôle de premier ministre. Ce que lui reproche précisément Gérard Larcher et bien d’autres. Or la dérive constatée n’est pas nouvelle, elle est née dans la constitution qui donne la suprématie des pouvoirs au président. Le président décide et le premier ministre et son gouvernement exécutent.  Depuis 1958 les institutions fonctionnent de cette manière. Avec Macron toutefois la concentration des pouvoirs à l’Élysée s’est encore renforcée et cette centralisation extrême a aussi en quelque sorte été sacralisée par un rituel quasi monarchique voulu par Macon qui veut non seulement restituer sa dignité à sa fonction mais aussi faire accepter le concept de monarque républicain. Sans doute pourquoi aussi il ne tolère aucune opposition, aucune concurrence, aucune contestation et qu’il se permet même de mépriser toutes négociations avec les corps intermédiaires en négligeant y compris le Parlement quand il décide par (équivalent des anciens édits royaux). Il est clair que Macron cumule les fonctions de président et de Premier ministre et que ce dernier est renvoyé à un rôle de directeur d’administration. Les mises en garde d’ordre politique et constitutionnel se multiplient donc après la proposition du chef de l’Etat, formulée lundi à Versailles, d’introduire dans la loi fondamentale la possibilité de répondre l’an prochain aux questions des élus après son adresse annuelle aux députés et sénateurs. Cette idée “bouleverserait tout l’équilibre de la Ve République”, a prévenu le président du Sénat Gérard Larcher, mercredi dans le Parisien. “Elle reviendrait à reconnaître le cumul entre les fonctions du président de la République et du Premier ministre. Et je suis contre un tel cumul.” “On ne joue pas avec la Constitution”, a lancé pour sa part sur franceinfo Jean-Louis Debré, ex-président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel. L’idée d’Emmanuel Macron “signe la rupture d’une tradition ancienne” de séparation des pouvoirs, a estimé dans l’Opinion le constitutionnaliste Didier Maus. “C’est incontestablement un renforcement de la présidentialisation du système”, a-t-il ajouté, rejoignant des critiques en ce sens de l’opposition dans l’actuel débat sur la réforme des institutions.

Campagne électorale présidentielle : curieuse tambouille financière

Campagne électorale présidentielle : curieuse tambouille financière 

Un drôle de tambouille d’une  part pour la vérification des comptes de campagne des présidentielles, d’autre part pour le remboursement. la Commission nationale des comptes de campagne a rendu son verdict avec des différences notables selon les candidats. En vérité uen drôle de tambouille, d’une  part parce que la commission n’a pas vraiment de vérifier les comptes de campagne (voir par exemple la polémique à propos de la campagne de Sarkozy aussi Balladur et de Le Pen dont pourtant les comptes avaient été certifiés). C’est le grand brouillard non seulement sur les ressources mais aussi sur les dépenses et par conséquent sur les remboursements par l’État. Si l’on voulait réellement contrôler les ressources et les dépenses il faudrait nommer un commissaire aux comptes désigné par l’État dans chaque parti et  non se fier sur des documents illusoires.  Les frais de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle ne doivent pas dépasser un certain plafond, fixé et actualisé par décret, Tout dépassement est sanctionné par le versement au Trésor public du montant de ce dépassement. Quel que soit leur mode de financement, les frais de campagne tels qu’ils sont communiqués sont intégralement remboursés par l’Etat, mais dans la limite d’un plafond qui dépend du score obtenu (en pourcentage) :

  • 47 % des plafonds ci-dessus pour les candidats ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés (soit environ 8 millions d’euros) ;
  • 4,7 % des plafonds ci-dessus pour les candidats ayant obtenu moins de 5% des suffrages exprimés (soit environ 800 000 euros).

 

Pour les deux candidats qui parviennent au second tour, le plafond est d’environ 10,7 millions d’euros (soit 47,5 % du plafond des dépenses pour les candidats du second tour).  En dehors des aides publiques, un candidat aux présidentielles peut naturellement se financer sur les cotisations et les dons. Mais la loi encadre également cette pratique.  Les montants des dons aux candidats sont plafonnés. La limite est fixée à 4600 euros par donateur.

Les dons aux partis politiques sont également plafonnés. Le montant limite est fixé à 7500 euros.  Selon les décisions publiées mardi 13 février, les commissaires ont validé les comptes des onze candidats qui briguaient l’Elysée. Dans certains cas, toutefois, l’écart sera conséquent entre les dépenses engagées et les sommes remboursées. Surtout dans le camp de François Fillon. Si le montant total de dépenses déclaré par le candidat des Républicains avoisine les 13,7 millions d’euros, le remboursement n’atteindra que 2,07 millions d’euros. En effet, 10 millions de recettes provenaient de la Haute autorité chargée d’organiser la primaire de la droite, remportée par François Fillon. Ce « don » n’a pas vocation à être remboursé, selon la Commission.

Les sommes qui vont être remboursées à chaque candidat :

• Marine Le Pen :  10,7 millions (sur un total de 11,5 millions d’euros dépensés)

• Emmanuel Macron : 10,6 millions (sur 16,6 millions)

• Benoît Hamon : 8 millions (sur 15 millions)

• Jean-Luc Mélenchon : 6 millions (sur 10,2 millions)

• François Fillon : 2,1 million (sur 13,8 millions)

• Nathalie Arthaud : 800 000 euros (sur 960 000 euros)

• Nicolas Dupont-Aignan : 800 000 euros (sur 1,8 million)

• François Asselineau : 760 000 euros (sur 1,2 million)

• Philippe Poutou : 770 000 euros (sur 770 000 euros)

• Jacques Cheminade : 340 000 euros (sur 410 000 euros)

• Jean Lassalle : 230 000 euros (sur 240 000 euros)

 

Affaire Richard Ferrand : l’enfumage du chef de la majorité présidentielle

Affaire Richard Ferrand : l’enfumage du chef de la majorité présidentielle

Pour résumer, la compagne de Richard Ferrand a vendu un bien immobilier qu’elle ne possédait pas à la mutuelle dont Ferrand était directeur général qui a été financé (via un loyer) et rénové (250 000euros) par la dite mutuelle et a permis à la compagne de Ferrand de faire uen énorme plus value et sans risque financier. S’y ajoute des contrats douteux passée avec des proches, aussi un petit salaire de 1250 euros perçus par Ferrand pendant 5 ans alors qu’il était député.Résumé de laffaire par France info, dans sa première communication, le procureur de la République ne trouvait rien, dans les révélations du Canard enchaîné, qui justifiait l’ouverture d’une enquête. Alors que l’actuel ministre était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d’une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d’administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l’unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n’existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n’a acheté les locaux qu’ensuite, alors qu’elle avait déjà la certitude de les louer.  Mais l’avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un « enfumage » de la part du ministre : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d’un bien largement fructifié. Là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. »  C’est Libération qui s’interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres :  »16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu ». Mais Libération note que ces prix n’intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l’intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse. Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n’a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d’acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même « au tournant des années 2000″. Quant à l’ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l’aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d’Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a « conçu des installations sonores et visuelles », entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d’illégal, souligne Le Monde, d’autant que le couple a divorcé en 1994. Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l’attention du Monde : jusqu’en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n’est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d’elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017.

 

 

Présidentielle 2022 : Marine Le Pen pas candidate ?

Présidentielle 2022 : Marine Le Pen pas candidate ?

Marine Le Pen laisse maintenant entendre qu’elle pourrait ne pas être candidate en 2022 si un responsable du Front national apparaît mieux placé. Une éventualité qui découle du plafond de verre du Front national dont les propositions notamment économiques constituent un véritable boulet. En cause, aussi la personnalité de Marine Le Pen dont  la radicalité et la grossièreté ont du mal à convaincre de son éventuel statut présidentiable. Pour autant compte tenu du fonctionnement du Front national il apparaît peu probable que la présidente du Front national ne soit pas candidate. Une perspective éventuellement possible seulement en 2027 en cas de nouvel échec et qui expliquerait en particulier le retrait de Marion Maréchal Le Pen de la vie politique.  Marine Le Pen s’est cependant dite prête à « céder la place » si un ou une meilleure candidate faisait son apparition d’ici 5 ans, sur l’antenne de France info.  Jean-Michel Aphatie, qui l’interrogeait sur son débat « manqué » face à Emmanuel Macron durant l’entre-deux tours, lui demande alors si après ce rendez-vous qu’elle-même a jugé raté, elle « s’imaginait encore pouvoir être un jour élue présidente de la République ». Après un fort éclat de rire, Marine Le Pen explique : « Ça me fait rire pourquoi ? Parce que je suis une responsable politique qui oeuvre et me bats, je crois sans compter ni mon temps ni mon énergie, pour défendre les Français depuis de nombreuses années. Par conséquent, si je suis la mieux placée dans 5 ans pour porter les idées qui sont les nôtres, je serai à nouveau candidate. S’il y a quelqu’un qui est mieux placé que moi, je céderai la place à celui ou celle qui est le mieux placé pour défendre les idées  Il est cependant difficile d’imaginer une autre candidature que la sienne, si la fille de Jean-Marie Le Pen garde la présidence du parti pendant les cinq prochaines années.

Présidentielle: grosse manif A Yerres, contre Dupont-Aignan

Présidentielle: grosse manif A Yerres, contre Dupont-Aignan

 

Si Dupont régnant a été élu député, il le dit notamment à l’appui  de la droite républicaine. Du coup son ralliement surprise à Marine Le Pen a choqué ses  anciens soutiens et au-delà une grande partie de la population.  Chaque jour depuis son ralliement au Front national  se déroulent  des manifestations devant la mairie de Hyères dont il est le maire. Vendredi encore 500 personnes ont défilé pour protester contre le revirement de Dupont Aignan.  Munis de pancartes « Stop au F. Haine », « Quelle honte ! » ou « Yerrois trahis, Yerrois insultés », les manifestants ont crié « Dupont démission » sous les fenêtres de la mairie. « Se vendre pour un poste de Premier ministre, c’est lamentable », peste Marie-Rose Mingotaud, 75 ans. « S’il l’avait dit au premier tour, il n’aurait pas été suivi ». Yerroise depuis 52 ans, cette retraitée fait partie des anciens électeurs de M. Dupont-Aignan. L’édile a toujours été plébiscité dans cette ville de 29.000 habitants où il a été élu dès le premier tour lors des trois dernières municipales.  Face à la fronde dans sa ville, M. Dupont-Aignan, candidat à sa propre succession comme député de l’Essonne et qui quittera son fauteuil de maire s’il est réélu, a estimé mardi que les manifestants sont les « idiots utiles du système ».

Jusqu’à présent, le petit groupe de manifestants  avait toujours voté pour M. Dupont-Aignan. Mais « pour les prochaines législatives, il s’est grillé. On va s’occuper de lui. Sa carrière locale est terminée », lance ses anciens soutiens. Nicolas Dupont-Aignan a qualifié les manifestants de « gauchistes qui viennent en bus » et a signalé au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) des interviews télévisuelles de manifestants extérieurs à la ville, qu’il qualifie de « manipulation ».

 

Présidentielle 2017 : après le débat, Macron au-dessus des 60%

Présidentielle 2017 : après le débat, Macron au-dessus des 60%

Le candidat d’En Marche ! serait élu président de la République dimanche avec 62% des voix, selon deux sondages publiés vendredi, l’un, Harris Interactive-Indeed pour LCP Assemblée nationale, le voyant progresser d’un point, et l’autre, Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point, le voyant progresser de trois points. Ces variations sont calculées par rapport à des sondages publiés par ces deux instituts à la fin de la semaine dernière. Un troisième sondage également publié vendredi (Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France), crédite pour sa part Emmanuel Macron de 61,5% d’intentions de vote, contre 38,5% pour Marine Le Pen. Lors du débat, Emmanuel Macron a « rassuré », « inquiété » ou « ni l’un ni l’autre » de manière quasiment égales les téléspectateurs (respectivement 31%, 33% et 36%), précise le sondage. Au contraire, Marine Le Pen a inquiété plus d’un Français sur deux (54%) et n’en a rassuré que 15%. Elle inquiète surtout les personnes qui n’ont pas voté pour elle au premier tour. C’est le cas de 62% des électeurs de François Fillon et Jean-Luc Mélenchon comme pour 79% de ceux de Benoît Hamon.

*Le sondage Harris Interactive a été réalisé en ligne du 2 au 5 mai auprès d’un échantillon de 4.991 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus comprenant un échantillon de 940 inscrits sur les listes électorales.

*Le sondage Odoxa a été réalisé par Internet le 4 mai auprès d’un échantillon de 998 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 959 personnes inscrites sur les listes électorales. L’intention de vote est établie sur la base de 809 personnes sûres d’aller voter.

Présidentielle 2017 : les Français dubitatifs sur les programmes économiques des candidats

Présidentielle 2017 : les Français dubitatifs sur les programmes économiques des candidats

La seule conviction réellement partagée par les français c’est la nécessité de maintenir l’euro pour 75 %. Pour le reste les Français demeurent relativement dubitatifs sur l’efficacité des programmes économiques des candidats. Selon un sondage réalisé par l’institut BVA* pour La Tribune 57 % des Français estiment que le programme économique du candidat En Marche ! ne permettrait pas d’améliorer la situation économique de la France. Concernant la candidate d’extrême droite, c’est encore pire : 66 % des Français n’ont pas confiance dans ses propositions économiques. Le programme d’Emmanuel Macron est donc relativement mieux évalué que celui de Marine Le Pen : 57 % des Français considèrent que Macron fait les meilleures propositions en économie, contre 33 % pour Le Pen, 10 % des personnes interrogées ne se prononçant pas, indique BVA. Au-delà de cette réserve manifeste des Français vis à vis des programmes économiques, BVA souligne un basculement de l’opinion: en mars, environ 54 % des Français jugeaient que le programme d’Emmanuel Macron permettrait d’améliorer la situation économique de la France, contre 41 % désormais. Un recul principalement alimenté par celui de 26 points de pourcentage auprès des sympathisants FN « dans un contexte de compétition électorale plus élevée », estime BVA. A l’inverse, la crédibilité du programme de Marine Le Pen progresse légèrement (+8 points en comparaison à février), « en raison notamment d’une hausse de 5 points auprès des sympathisants de la droite et d’un soutien quasi-unanime des sympathisants FN », note BVA. Dans le détail, les réserves des français vis à vis des programmes des deux candidats ressortent particulièrement sur leurs principales propositions. Ainsi, 48 % des Français  se déclarent opposés à la réforme du droit du travail souhaitée par Emmanuel Macron ; alors qu’à l’inverse, seulement 38 % y sont favorables. La défiance des Français est encore plus forte face à la proposition de Marine Le Pen de faire « cohabiter une monnaie nationale française et une monnaie commune européenne ». Seuls 25 % s’y déclarent favorables. Surtout, 74 % y sont opposés !

Présidentielle: Pécresse pour l’exclusion de Boutin

Présidentielle: Pécresse pour l’exclusion de Boutin

 

Après Christian Estrosi, mardi, qui, dans une « lettre ouverte à Laurent Wauquiez, François Baroin et Christian Jacob » réclamait l’exclusion de tous ceux qui appelleraient à voter pour Marine Le Pen, c’est au tour de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, de condamner publiquement la prise de position de Christine Boutin en faveur de Marine Le Pen  dans un entretien donné au Figaro vendredi. « Les Républicains doivent exclure tous ceux qui comme Christine Boutin appellent à voter pour le FN. C’est le pacte fondateur du parti. C’est une ligne rouge que l’on ne peut pas franchir », explique-t-elle. Valérie Pécresse réaffirme également son intention de voter Macron au second tour. « Au second tour, on ne choisit pas, on élimine ! » a-t-elle conclu. C’est sur Twitter que l’ex-présidente du Parti Chrétien-démocrate (PCD), formation associée aux Républicains, avait commencé à prôner un « vote révolutionnaire » lundi soir. Puis, Christine Boutin avait réitéré ses propos dans le Figaro en affirmant vouloir « faire comprendre aux Français de droite que voter Le Pen, ce n’est pas adhérer au Front national », parti qu’elle assure avoir « combattu toute (s) a vie », « c’est simplement un vote contre Emmanuel Macron », a-t-elle argumenté.  Des arguments, loin de convaincre les ténors du parti LR.

Sondage Présidentielle: 59% des Français «pas satisfaits»

Sondage Présidentielle: 59% des Français «pas satisfaits»

Pas étonnant que les Français soient peu satisfaits car la campagne électorale aura été relativement médiocre. En cause surtout,  la surenchère de promesses, le caractère surréaliste de certaines propositions comme le revenu universel ou le retour au franc. Sans parler des affaires aussi bien de Fillon  que de Le Pen qui ont détournés l’objet de la campagne. Aujourd’hui aucun responsable ne s’impose de manière majoritaire sur le plan de la popularité. Macro figure toujours en tête en queue selon un sondage Odoxa diffusé jeudi. Avec 41 % d’opinions favorables, Emmanuel Macron devance Jean-Luc Mélenchon (38 %) en baisse de 2 points, Alain Juppé (37 %, +1) et Marine Le Pen (33 %, +4). Du côté de l’exécutif, François Hollande gagne un point de popularité à un niveau toujours très bas, 22 %, et le Premier ministre Bernard Cazeneuve en perd 3 à 39 %, selon cette enquête pour L’Express, la presse régionale et France Inter. Enquête réalisée en ligne les 19 et 20 avril auprès de 1.503 personnes de 18 ans et plus, et du 24 au 25 avril, après le premier tour de la présidentielle, auprès de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

 

Présidentielle : Estrosi et Le Maire dans le gouvernement Macron ?

 Présidentielle : Estrosi et Le Maire dans le gouvernement  Macron ?

 

 

 

 

 

Macron  pourrait bien créer la surprise en composant un gouvernement d’union des républicains intégrant des responsables comme Estrosi ou Lemaire. De personnalités qui comme d’autres à droite (notamment des proches de Juppé)  pourraient accepter de constituer un gouvernement d’union nationale après les législatives. Il se pourrait même que le gouvernement nommé sitôt après le premier le second tour des présidentielles intègre des responsables de droite et d’autres du parti socialiste autour des membres d’en marche afin de bien manifester  la volonté d’union de macro.  Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a déjà fait savoir avant le premier tour qu’il ne l’excluait pas, mais il affirme n’avoir eu «aucun contact» avec le candidat d’En marche! depuis qu’il l’a reçu à Marseille, le 1er avril. . Selon lui, «ce n’est pas parce qu’on n’est pas présent au second tour qu’on va se dire “on attend cinq ans pour que la France se réforme”». Mais «tout dépend d’Emmanuel Macron et de sa capacité à intégrer dans son projet des propositions des réformistes de droite», précise-t-il, tout en se projetant plutôt dans l’après-législatives, et plus précisément dans le scénario où Macron, élu, ne disposerait pas d’une majorité à l’Assemblée. Estrosi refuserait alors un quinquennat «de chamailleries». «Nous n’avons pas le droit de rendre la France ingouvernable», estime-t-il. Dans ce cas de figure, Bruno Le Maire lui non plus n’aurait «aucune hésitation» à agir pour «l’intérêt de la France» au côté d’Emmanuel Macron. L’ancien ministre confie subir des «pressions» pour rejoindre le leader d’En marche! avant le second tour. Il ne dit pas si le candidat l’a lui-même approché, mais il affirme qu’il est «absolument hostile à tout débauchage individuel». . Si Le Maire revient à l’Assemblée et que, comme il le «redoute», la droite n’y est pas majoritaire, il faudra selon lui «regarder comment on travaille utilement avec le prochain président pour que la France ne perde pas cinq ans». L’ex-ministre des Affaires européennes ne repousse pas l’idée d’une coalition à l’allemande, fondée sur un projet. L’ex-juppéiste Pierre-Yves Bournazel, conseiller régional d’Île-de-France, de faire les choses dans l’ordre. «Bien évidemment nous allons nous battre pour notre projet pour la France aux législatives en espérant l’emporter, précise-t-il. Mais si ce n’est pas le cas, il faudra voir si ces majorités de projet sont possibles, si Emmanuel Macron est capable de définir un certain nombre de points précis auxquels nous pourrions nous rallier.»

 

Présidentielle 2017 : Cheminade, Lassalle et Asselineau : des vieux qui s’ennuient !

Présidentielle 2017 : Cheminade, Lassalle et Asselineau : des vieux qui s’ennuient !

 

On se demande si ce n’est pas par ennui que certains candidats âgés ont présenté leur candidature pour l’élection présidentielle. Le plus caricatural et le plus lunaire aussi, c’est sans doute Cheminade cet  ENA qui déjà s’ennuyait au ministère des affaires étrangères et qui débite un discours surréaliste et incompréhensible proposant notamment de coloniser Mars.  C’est sa troisième candidature à l’élection présidentielle. Jacques Cheminade est le fondateur du parti Solidarité et Progrès et candidat au scrutin. En 1995, il avait récolté 0,28% des voix et en 2012, 0,25%. Il veut notamment   »Lancer des programmes pour la construction de transporteurs spatiaux de troisième génération et l’industrialisation de la lune, plateforme future vers mars et le reste du système solaire et pour raccourcir la durée future des trajets Terre-Mars et au-delà, développer la propulsion nucléaire », peut-on lire dans son programme. Autre personnage extra terrestre François Asselineau qui veut transformer la France en village gaulois et dont le propos est difficilement compréhensible tellement il son discours de référence juridique et administratif. Comme ancien énarque lui aussi il entretient avec les réalités socio-économiques des liens assez approximatifs. Comme tout énarque bien constitué, Asselineau peut débiter son discours avec force précisions juridiques ou administratives. Par contre, il est incapable de connaître le prix d’un porte-avions. Dommage car dans son programme il demande que la France commande un second porte-avions. Sur CNews il est tombé dans le piège de l’incompétence car il était incapable d’indiquer le prix d’un porte-avions dont pourtant il demande l’achat. Du coup il s’est fortement énervé et a reproché au journaliste de lui poser des questions trop pointues.  Il est ensuite parti dans une colère froide. «Est-ce que vous avez demandé comment MM. Macron et Fillon sont en train de préparer, eux, le programme des Français? Arrêtez de poser ce genre de questions pointues!», s’est-il emporté. Alors que le journaliste s’étonnait de constater que le candidat ne maîtrisait pas son propre programme, il s’est à nouveau énervé. «Non, c’est pas vrai, ça coûte pas 3 à 4 milliards», a-t-il affirmé, à tort – un porte-avion coût bien 4 à 7 milliards. «Vous voulez que je fasse du Macron?», a-t-il enfin interrogé. Le dernier extraterrestre est Lasalle, au demeurant sympathique et sans doute honnête, mais qui ne parvient pas à construire une seule phrase et qui inlassablement répond à n’importe quelle question posée « je reconstruirai un état et j’ai un budget » ! On se demande bien ce que ce candidat lunaire vient faire dans une telle élection. Peut-être ces trois candidats âgés veulent-ils combler l’ennui pour apparaître le temps d’une campagne sur les écrans télévisés. La vieillesse est parfois un naufrage avait dit Malraux.

Présidentielle : les banques Morgan et HSBC attentistes

Présidentielle : les  banques Morgan et  HSBC attentistes

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Même si les banques et autres institutions financières retiennent le scénario d’une qualification de Le Pen et de Macron pour le premier tour des présidentielles, elles restent cependant prudentes à l’égard des résultats finaux. Par exemple. HSBC fait valoir toutefois que de nombreux électeurs demeurent indécis et que les sondages n’ont pas été très fiables lors de scrutins récents ailleurs dans le monde.  »Selon les hypothèses plausibles, n’importe lequel des quatre principaux candidats peut atteindre le second tour », écrit HSBC.  »Une performance meilleure que prévu pour Marine Le Pen et/ou Jean-Luc Mélenchon pourrait ébranler sérieusement les marchés étant donné que les deux sont en faveur d’un référendum sur l’appartenance française à l’euro », lit-on dans la note. Le risque d’un deuxième tour entre la candidate du Front national et le candidat de la France insoumise a déjà eu un impact sur les marchés, écrit HSBC, qui estime qu’un tel scénario est improbable mais ne peut être totalement écarté. Les responsables de la stratégie actions de JPMorgan disent pour leur part privilégier toujours le scénario d’une victoire finale d’Emmanuel Macron mais notent que la course est devenue plus serrée avec la percée dans les sondages de Jean-Luc Mélenchon, donné à hauteur de François Fillon juste derrière le duo de tête. Toutes les institutions financières observent toutefois qu’un éventuel duel entre Mélenchon et Le Pen conduirait le pays vers la ruine.

 

Présidentielle : remise en cause du concept de déficit public ?

 

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, le déficit public atteint 3,4% du Produit intérieur brut (PIB) en 2016, en légère baisse, tandis que la dette s’élève de son côté à 96% du PIB. Des données statistiques encore éloignées des critères de Maastricht établis en 1992. Les gouvernements européens s’engageaient alors à ne pas dépasser un déficit public de plus de 3% pour maintenir la dette publique en deçà de 60%. Dettes et déficits ont en réalité largement dérapé depuis vingt-cinq ans.  Nombre de candidat à l’extrême gauche  Hamon, Mélenchon y compris et de l’extrême droite contestent  l’objectif des 3 % de déficit maximal pour le public défini par Bruxelles. Par parenthèse,  il faut signaler que cet objectif était inventé par un Français et avait été  proposé par la France ! Au-delà c’est  la mise en cause du  concept de déficit évidemment pour mieux s’affranchir des contraintes d’équilibre et financer  toutes les promesses faites sans tenir compte la croissance et des recettes fiscales encore moins de l’accumulation des déficits. Certes une gestion rigoureuse des équilibres financiers ne constitue pas l’objet premier d’une politique économique mais c’est une voie de passage obligé car de toute façon un jour ou l’autre il faut bien rembourser les dérives financières. Ce que fait déjà la France puisque le remboursement de la dette constitue le premier poste budgétaire, environ 125 milliards en 2016. Comme en 2015. Autant de moyens financiers qui ne peuvent être utilisé par exemple pour l’investissement destiné à la modernisation économique du pays. Une somme importante pourtant insuffisante pour réduire la dette  qui représente 100 % de la richesse annuelle soit environ 30 000 € par habitant ! En clair il s’agit de distribuer la richesse nationale alors qu’elle n’a pas encore été produite Selon les derniers chiffres de l’INSEE, le déficit public atteint 3,4% du Produit intérieur brut (PIB) en 2016, en légère baisse, tandis que la dette s’élève de son côté à 96% du PIB. Des données statistiques encore éloignées des critères de Maastricht établis en 1992.  La présidente du FN règle la question en quittant l’Union européenne et l’euro pour que la France retrouve sa souveraineté. Elle rejette à ce titre la règle européenne des 3%. Bien entendu elle fait l’impasse sur les conséquences catastrophiques d’un retour au franc qui se caractériserait par la ruine des épargnants et la baisse des salaires réels et des pensions content tenu de la dérive de l’inflation et de l’envol des taux. Une baisse immédiate de l’ordre de  20 %. Ce qui n’empêche pas la candidate du Front National de prévoir en plus un grand nombre de dépenses supplémentaires, en matière régalienne, fiscale, sociale et économique. Elle entend ainsi «rendre 40 milliards d’euros aux Français». Mais elle entend combattre les «mauvaises dépenses publiques» sur l’immigration, l’UE et la fraude. «60 milliards d’euros d’économies en cinq ans» selon le programme frontiste, sans tellement plus de précisions. Le FN partage avec Jean-Luc Mélenchon le principe d’augmenter le déficit public pour mieux le réduire ensuite. Benoît Hamon souhaite «imposer un moratoire sur le pacte budgétaire européen». «L’austérité est inefficace et contribue à augmenter la dette», se justifie le candidat socialiste qui précise que «ce moratoire durera jusqu’à l’approbation d’un pacte de stabilité réformé». Néanmoins, le député des Yvelines est de plus en plus mesuré sur la remise en cause des 3%.  Le candidat de la France insoumise estime que «la dette n’est pas le problème». A un moment il a même proposé de ne plus la rembourser avant de se raviser en proposant «une conférence européenne sur les dettes souveraines débouchant sur des moratoires, une baisse des taux d’intérêt, des rééchelonnements et annulations partielles» et «faire racheter la dette publique par la Banque centrale».

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