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Campagne présidentielle : l’école instrumentalisée ?

Un édito du Monde explique que l’école actuellement en grande souffrance est instrumentalisée pour servir les batailles idéologiques des candidats aux présidentielles.

Un papier intéressant mais cependant qui ne saurait faire l’impasse sur le rôle des pédagogies fumeuses qui ont permis de tirer le niveau faire le bas. Une approche systémique de la crise de l’école doit aussi prendre en compte cet aspect-là.

 

Tout se passe comme si l’école servait de prétexte pour aborder des thèmes comme le « déclin de la France ». Or les maux dont elle souffre ne sont pas solubles dans des batailles idéologiques.

 

Dans un pays où la République s’est construite par et autour de l’école, il n’est guère étonnant que la campagne pour l’élection présidentielle de 2022 hisse l’institution scolaire parmi ses principaux thèmes de débat. Après tout, l’école est à la fois une des premières préoccupations quotidiennes des Français et le creuset où se jouent l’avenir économique et intellectuel du pays ainsi que la capacité de ses citoyens à vivre ensemble. L’école est aussi l’une des premières cibles des attaques qui visent la République, dont elle est le cœur battant, comme l’anniversaire de l’assassinat de Samuel Paty l’a tragiquement rappelé.

On pourrait se réjouir de voir un sujet crucial s’inviter si précocement dans l’élection qui mobilise le plus les Français. Logiquement, la gauche insiste sur la nécessité de revaloriser les salaires et, dans le sillage de syndicats d’enseignants, critique la réforme du lycée et du baccalauréat. De son côté, la droite défend le rétablissement de l’autorité, le retour aux « savoirs fondamentaux ». A l’extrême droite, on cultive la caricature présentant des enseignants abandonnés par l’institution et livrés à des élèves hostiles.

 

Mais les candidats parlent-ils de la réalité vécue dans les établissements scolaires ? Ont-ils en tête la complexité de ce qui se passe dans chaque classe, entre professeur et élèves ? De ce qui se joue entre les établissements scolaires et un monde aux prises avec le clanisme et les manipulations des réseaux sociaux ? S’intéressent-ils au casse-tête des parents en matière d’orientation ? S’agit-il pour eux de s’attaquer aux faiblesses de notre système scolaire qui, dans les classements internationaux, est l’un des moins efficaces des grands pays développés pour compenser l’origine sociale dans les performances et les trajectoires ?

En réalité, tout se passe comme si l’école servait de prétexte pour aborder des thèmes comme le « déclin de la France », la remise en cause de son identité ou le recul de l’autorité. Comme si l’institution scolaire était prise en otage par la surenchère identitaire qui alimente une féroce bataille de personnes à droite et que la gauche, elle aussi en pleine querelle d’ego, peine à dépasser.

Or les maux dont souffre l’école ne sont pas solubles dans des batailles idéologiques. Ils sont réels, systémiques. Ils se nomment inégalité entre établissements, affectation des professeurs les moins expérimentés dans les établissements les plus difficiles, salaires trop bas, priorités budgétaires favorisant les formations d’élite, mécanisme de répartition des élèves qui contourne l’exigence de mixité.

 

Pour lutter contre le « darwinisme social » dénoncé par le sociologue François Dubet, il faut réformer la carte scolaire afin de limiter l’« entre-soi », changer le mécanisme d’affectation des enseignants, faciliter le dialogue entre établissements et familles, démocratiser l’information des parents sur l’orientation et l’accès aux meilleures filières.

Pour changer l’école, des points d’appui existent : le rapprochement parents-professeurs consécutif à la pandémie de Covid-19, le consensus sur l’indigence des salaires des enseignants, les comparaisons internationales inquiétantes.

Il reste aux candidats à la présidentielle à cesser d’instrumentaliser l’institution scolaire et à mettre élèves, familles et enseignants, et non leur stratégie présidentielle, au centre de leurs discours. Eux qui promettent d’« élever le niveau scolaire » devraient commencer par donner l’exemple en élevant le niveau de la campagne.

Présidentielle 2022 : Pécresse va reprendre sa carte chez LR… comme Bertrand !!!

Présidentielle 2022 : Pécresse  va reprendre sa carte chez LR… comme Bertrand !!!

 

Retour au bercail des autonomes Valerie Pécresse et Xavier Bertrand qui annonce qu’ils vont reprendre leur carte chez les républicains. De quoi sourire évidemment s’il n’y avait pas lieu aussi de pleurer. Tout ce cirque pour pas grand-chose. L’un comme l’autre avait pourtant crié sur les toits des écrans télévisés qu’il ne reviendrait jamais dans la maison-mère.

 

Le problème aujourd’hui c’est qu’il y a le feu dans le vieux parti « héritier » du gaullisme. Si les prochaines élections devaient écarter une nouvelle fois du pouvoir le candidat des républicains, celui-ci pourrait être condamné à la disparition sur le mode du parti socialiste avec une plus ou moins longue agonie

 

 Valérie Pécresse qui ne parvient pas réellement refaire son retard sur Xavier Bertrand ne manque pas de culot à défaut de compétences en déclarant : «Aujourd’hui, je demande à tous les membres de Libres ! (son mouvement, ndlr), qui partagent comme moi les valeurs de la droite, d’adhérer à LR pour construire ensemble le parti de la reconquête et de l’alternance. Et cette ligne, je me l’applique à moi-même. Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron », lance-t-elle.

Valérie Pécresse avait quitté Les Républicains le 5 juin 2019, après le mauvais score lors des élections européennes (8,5% des suffrages). À l’époque, elle justifie ce choix par une volonté de «refonder la droite, menacée d’extinction». Elle juge LR «cadenassé, verrouillé et vidé de ses adhérents». «Soyons très clairs: moi je quitte LR mais je reste de droite et je reste dans l’opposition à Emmanuel Macron», expliquait-elle à l’époque.

Présidentielle : Anne Hidalgo investie dans une cabine téléphonique

Présidentielle : Anne Hidalgo investie dans une cabine téléphonique

 

Anne Hidalgo a fêté sa désignation dans une brasserie parisienne. Un lieu plus adapté pour un nombre de plus en plus réduits de militants. En 2008 par exemple le parti socialiste compté plus de 230 000 adhérents, aujourd’hui il n’en compte même pas 20 000.

Et encore on intègre des les adhérents dont on n’est pas certain qu’ils aient payé leur cotisation ( mais au PS, c’est  la mode depuis toujours). La vérité c’est qu’on ne sait pas exactement qui est adhérent ou non au parti socialiste. Il ne reste plus qu’une sorte de club d’élus ou de candidats à l’élection et les fédérations bidouillent le nom réel d’adhérents (là encore c’est une mode depuis longtemps).

Si on fait l’hypothèse que le nombre réel d’adhérents au parti socialiste est d’environ de 10 000 avec 72 % des voix Anne Hidalgo aura été élu avec autour de 7000 militants. L’autre candidat Stéphane le Foll, combattu par la direction du parti socialiste a bien raison de contester les résultats de ce vote interne largement bidouillé (là aussi c’est une tradition au parti socialiste).

Résultat on a certainement choisi la plus mauvaise candidate et les résultats des présidentielles de 2022 seront très proches voire inférieurs à ceux de 2017 ou la lamentables candidatures de Benoît hamon  atteint le chiffre de 6 % !

Présidentielle : Xavier Bertrand se soumet au congrès des « Républicains »

Présidentielle : Xavier Bertrand se soumet  au congrès des  « Républicains »

 

 

Xavier Bertrand et les républicains ont choisi d’éviter le désastre complet qui aurait consisté pour le parti à présenter de candidats de la même famille. Par contre les républicains n’ont pas forcément évité une nouvelle défaite. Ils sont désormais affrontés non seulement à une concurrence avec Emmanuel macro mais aussi avec Zemmour qui influence certains républicains (30 % des électeurs de Fillon seraient prêts à voter pour Zemmour).

 

Contrairement à tout ce qu’il avait dit jusqu’à leur Xavier Bertrand se soumettra bien à la décision du parti politique qui était le sien. Paradoxe de candidats de ce parti à savoir Xavier Bertrand et Valérie Pécresse seront candidats à la candidature dans un parti qu’ils ont quitté.

« Oui je participerai à ce congrès », a indiqué Xavier Bertrand sur le plateau de TF1, remerciant les Républicains « d’avoir écarté la primaire ». « Ce congrès, c’est la seule façon d’avoir le plus vite possible un seul candidat de la droite et du centre. J’ai deux certitudes : divisés, on est sûrs de perdre, rassemblés on peut gagner. Et je veux gagner. Je veux gagner pour le peuple de la droite et du centre, mais aussi pour l’ensemble des Français », a développé le président des Hauts-de-France. Le candidat s’est défendu d’avoir changé d’avis indiquant « le choix de la facilité (aurait été de) faire cavalier seul ». Un changement toutefois de posture indiscutable, Xavier Bertrand qui voulait se mettre en dehors des parties est bien contraint de réintégrer les Républicains.

 

 

À LIRE AUSSIPrésidentielle: à droite, la proposition de Xavier Bertrand fait flop

Ces dernières semaines, le candidat qui prônait « un congrès de rassemblement plutôt que d’affrontement » a senti monter la pression des élus, des électeurs comme des militants lui intimant de ne pas faire cavalier seul. Au risque d’annihiler toute chance de victoire de la droite en avril prochain. « S’il ne décidait pas de participer au congrès, il ne pourrait pas être le candidat de notre formation politique », avait clairement prévenu Gérard Larcher, le président du Sénat, le 11 octobre sur Europe 1. De quoi annoncer la couleur : sans participation au congrès du 4 décembre, le parti ne pouvait pas le suivre.

Présidentielle : l’overdose des sondages

Présidentielle : l’overdose des sondages

 

Chaque semaine livre en France sa ration de sondages concernant des présidentielles qui n’auront pas lieu avant six mois. À ce rythme d’ici le premier tour il faudra avaler environ une centaine de sondages.

Des sondages qui peuvent être intéressants pour prendre la température socio-politique un moment donné mais qui ne sont nullement prédictifs. Par contre,  ils peuvent influencer l’opinion publique.

Ce n’est sans doute pas un hasard si nombre de sondages sont commandés par des médias proches de grands groupes financiers et du pouvoir actuel.

Il convient de relativiser les chiffres des sondages concernant le premier tour d’élection présidentielle qui n’auront lieu qu’en avril 2022. L’une des premières raisons es t que nous ne connaissons pas encore les quatre à cinq candidats sérieux, c’est-à-dire ceux qui peuvent avoir une chance d’obtenir un soutien significatif.

La seconde raison tient au  faite que nous ne sommes pas à l’abri d’un événement conjoncturel social, économique ou géopolitique qui viendrait modifier l’environnement politique.
La troisième raison, c’est que ces sondages sont assez approximatifs et qu’ils évitent d’indiquer que la marge d’erreur est d’environde 4 points; de quoi changer évidemment l’hypothèse de la qualification au second tour.
Enfin les hypothèses de second tour sont encore plus discutables que celles concernant le premier tour.

Les sondages ne sont sans doute pas à condamner totalement mais ils ont tendance à ce substituer aux analyses médiatiques et aux partis politiques. Bref le quantitatif approximatif se substitue au qualitatif.

 

Le journaliste Guillaume Daret explique, sur le plateau du 20 Heures, que « 193 sondages ont été commandés en 2002. Dès 2012, ça va bondir, 409 sondages, puis 560 en 2017, quasiment trois fois plus en quinze ans. Le record sera probablement battu cette année. » Ces sondages doivent-ils faire la légitimité d’une candidature ?

Présidentielle : la gauche marginalisée

Présidentielle : la gauche marginalisée

Selon un sondage Odoxa Backbone-Consulting pour Le Figaro. 66% des Français jugent Impossible une victoire de la gauche

 

59% des Français ne se disent proches d’aucun des cinq candidats de gauche. Du côté des sympathisants de gauche, 25% affirment avoir une plus grande proximité avec l’écologiste Yannick Jadot devant l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon (24%). La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, arrive troisième avec seulement 15%, et est suivie de près par l’ancien ministre socialiste de François Hollande, Arnaud Montebourg (13%). Le communiste Fabien Roussel arrive cinquième avec 6%.

38% des sympathisants de gauche estiment qu’il faudrait «qu’Anne Hidalgo se désiste en faveur de Yannick Jadot» pour permettre une victoire de la gauche. Ils ne sont que… 23% à penser l’inverse.

Dans le détail, 30% des sympathisants de gauche estiment que Jean-Luc Mélenchon est «le plus capable de se qualifier au second tour». Le candidat de LFI devance sur ce point ses adversaires : 19% le pensent pour Yannick Jadot, 14% pour Anne Hidalgo et 10% pour Arnaud Montebourg. L’Insoumis est également perçu comme celui qui est « le plus proche des préoccupations des Français » (31%), bien devant ses concurrents (Yannick Jadot : 16%, Arnaud Montebourg : 13%, Anne Hidalgo : 12%). Enfin, 26% jugent Jean-Luc Mélenchon comme le candidat de gauche «le plus capable de gouverner le pays». Il distance là aussi ses adversaires (Anne Hidalgo : 16%, Yannick Jadot : 15%, Arnaud Montebourg : 15%).

On observe cependant un décalage avec le regard des Français. En effet, 63% d’entre eux estiment qu’aucun des candidats de gauche n’est en mesure «de gouverner le pays». 56% jugent également qu’aucun des candidats de gauche n’est «proche des préoccupations des Français», et 59% qu’aucun n’a même une «stature présidentielle».

 

Présidentielle 2022 : Zemmour à 18 % en deuxième position

Présidentielle 2022 : Zemmour à 18 % en deuxième position

 

De toute évidence médias et experts politiques sont déboussolés par la montée de Zemmour qui selon la dernière enquête serait maintenant deuxième position et atteindrait entre 17 et 18 pour cent.

 

Les experts, les médias et les partis politiques sont complètement désarçonnées par ce phénomène. Pour se rassurer, il ne cesse d’accumuler les faux arguments. Ainsi au début on a considéré que le phénomène Zemmour constituait une bulle médiatique qui allait rapidement éclater. Ensuite que la montée dans les sondages serait contredite dès que Zemmour passerait à autre chose que son obsession sur les questions migratoires. Enfin que Zemmour était incapable de faire la moindre proposition dans d’autres champs que l’immigration notamment en matière économique.

Le problème c’est que Zemmour n’est pas plus mauvais que d’autres dans ce domaine. Par exemple concernant la politique énergétique,  il a plutôt remis les pendules à l’heure face aux  élucubrations de certains écolos bobos. Dans beaucoup d’autres domaines économiques notamment en matière de réindustrialisation, il propose de développer des politiques garantissant une meilleure souveraineté et soutenant l’emploi.

 

Certes certaines propositions peuvent paraître encore floues voire contradictoires  ( quelles conséquences par exemple sur la quasi sortie de l’Europe en matière de monnaie, de pouvoir d’achat et de dette).  Le problèm, e c’est que les adversaires de Zemmour ne sont guère plus clairs sur ces questions et pour l’instant aucun des candidats n’a été capable de faire une analyse à la hauteur des faiblesses structurelles de la France et encore moins de dégager une vision pour le redressement du pays dans les domaines économiques.

 

Pour l’essentiel, les candidats se limitent à faire des promesses à toutes les catégories sociales se comportant ainsi davantage ensyndicaliste qu’en gérant des intérêts supérieurs de la nation. C’est sur la grande nullité des candidats à la présidentielle que prospère Zemmour. En outre et peut-être surtout Zemmour rompt avec le discours stéréotypé de type ENA adopté par toute la classe politique. Un discours abscons, scientiste qui masque une double incompétence technique et culturelle.

 

Zemmour n’obtiendra peut-être pas le Nobel de l’économie mais ses concurrents sont d’une nullité crasse qui offre  un chemin royal au polémiste. Zemmour n’est sans doute pas un canon de beauté politique, loin s’en faut, mais il soutient la comparaison dans ce domaine avec les autres leaders politiques tellement peu sexy.

 

Harris Interactive, dans une enquête exclusive pour le magazine Challenges*, estime qu’il arriverait deuxième du premier tour. Éric Zemmour obtiendrait en effet 17% des suffrages (18 si le candidat de la droite est Michel Barnier), derrière Emmanuel Macron (entre 24 et 27% selon le candidat de droite) mais devant Marine Le Pen (entre 15 et 16%).

Vient ensuite Marine Le Pen, puis Xavier Bertrand, dans l’hypothèse où il serait le candidat de la droite (là aussi, LR n’ayant pas encore désigné son candidat officiel, il ne s’agit que de suppositions).

Jean-Luc Mélenchon recueillerait 11% des voix, contre 6% pour Anne Hidalgo (PS) et Yannick Jadot (EELV). Dans l’hypothèse où le candidat de la droite serait Valérie Pécresse ou Michel Barnier, il ou elle arriverait au même niveau ou derrière Jean-Luc Mélenchon. Dans l’hypothèse où Eric Zemmour se hisserait au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait à 55% des suffrages.

Si on s’intéresse au profil des sondés qui répondent voter pour Éric Zemmour, 30% d’entre eux avaient voté Marine Le Pen au premier tour en 2017, 31% François Fillon, 6% Emmanuel Macron et 3% Jean-Luc Mélenchon. Les hommes sont sur-représentés dans l’électorat potentiel du polémiste à la droite de la droite (21%), tout comme les plus de 50 ans (20%), les catégories aisées (18%) et les inactifs (18%). Par ailleurs, les sondés qui penchent pour Éric Zemmour sont 75% à se dire « sûrs » de leur choix.

*Enquête réalisée en ligne du 1er au 4 octobre 2021, sur un échantillon de 1.310 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1.062 personnes inscrites sur les listes électorales. La méthode des quotas et le redressement ont été appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et comportement électoral antérieur

Présidentielle 2022 : 30 à 50 candidats, la soupe est bonne !

Présidentielle 2022 : 30 à 50 candidats, la soupe est bonne !

Une trentaine de candidats ont déjà fait part de leur intention de se présenter en 2022. Une vingtaine d’autres pourrait le faire d’ici avril de l’année prochaine. Évidemment tous ne seront pas retenus. En 2017, 11 seulement, si l’on peut dire, avaient réussi à obtenir le nombre de signatures suffisantes. La particularité en France ,c’est que beaucoup de candidats déjà perdants se représentent encore, certains pour la deuxième ou la troisième fois. Certains très marginaux n’obtiendront que de 1 à 2 % mais c’est évidemment le moment de leur vie : apparaître sur le petit écran pour satisfaire leur ego. Pour d’autres, un peu plus sérieux , il s’agit de conquérir le pouvoir avec quelques chances de succès. Dans ce cas là, il ne sont que trois ou quatre.

Cet engouement démocratique pour la fonction présidentielle est aussi significatif du fait que la politique nourrit son homme. Certes tous ne visent pas la magistrature suprême et des milliers et des milliers de la superstructure politique (élus locaux, conseillers départementaux, conseillers de communauté, conseillers régionaux, députés, sénateurs etc.) vivent de cette activité pendant des années voire des dizaines d’années.

Certains candidats n’ont strictement aucune chance et sont là pour témoigner de leurs idées plus ou moins farfelues et ou de leur idéologie ( les trotskistes, le parti Animaliste, un maire transgenre et les inoxydable Jean Lassalle ou Asselineau.

Cette espèce de foire aux candidats ne grandit pas la France. Cela démontre au contraire l’affaiblissement des organisations qui normalement doivent assurer la médiation entre le pouvoir et les citoyens. Beaucoup de ces candidats sérieux vont même cacher leur organisation d’origine avec des slogans aussi médiocres que  : « ensemble, l’avenir c’est demain ». Bref le dégré zéro de la politique . Et pour se faire élire ou tenter, en multiplie évidemment les promesses de réévaluation notamment des salaires de chaque catégorie sociale. Un vrai concours Lépine de la démagogie qui démontre  qu’à défaut d’idées certains candidats ne manquent pas d’appétit pour la soupe du pouvoir. Pas étonnant si un personnage comme Zemmour émerge dans un environnement politique d’une telle médiocrité. De ce point de vue Macron avait montré le chemin en 2017.

Présidentielle: visite des candidats chez les « indigènes des territoires »

Présidentielle: visite des candidats chez les « indigènes des territoires »

 

Ce n’est sans doute pas un hasard si la plupart ont choisi la province pour annoncer leur participation à la présidentielle de 2022. En réalité, il y a un grand changement ; il ne s’agit plus de province, mot tombé dans la désuétude mais de territoires mots plus nobles que campagne, province ou terre éloignée.

 

D’une manière générale et pas seulement en politique, le terme territoire a effacé le mot province. Pour quelle raison scientifique ? Sans doute aucune mais pour des raisons de mode sémantique.

 

En politique, les gilets jaunes sont aussi passés par la et il est de bon ton de marquer la sensibilité provinciale de l’élite politique. Dans les faits malheureusement, la France est caractérisée par une hyper centralisation dans tous les domaines autour de Paris. C’est toujours là que tout se discute, tout se négocie, tout se décide.

 

La province a perdu de son attrait et de sa vigueur avec la désindustrialisation de la France. Elle ne pesait déjà pas lourd par rapport à Paris avant la mondialisation et la décrépitude industrielle française. Le mot territoire n’a guère de sens car il recouvre des réalités très diverses. Il y a une quinzaine de villes françaises de grande dimension.

Une  sorte de super agglo qui regroupe souvent la plus grande partie des habitants de la région et de l’activité économique. Quelques villes moyennes qui survivent avec difficulté grâce à quelques emplois tertiaires, beaucoup de retraités et des activités touristiques. Des petites villes souvent au bord de l’agonie qui progressivement sont privées de tout service public ou presque. Enfin le monde rural complètement désertique et dont l’avenir sera assuré par les résidents secondaires le temps des beaux jours. Seuls quelques vieux indigènes s’entête  à y rester.

 

Mais pour les élites parisiennes qui briguent les voix de tous les Français, hors  le périphérique parisien,  tout est territoire et tout est peuplé d’ indigène qu’il faut bien accepter de visiter pour recueillir leurs suffrages. La visite sera d’ailleurs largement commentée dans la presse locale qui se borne à traiter les faits divers comme les chiens écrasés. Une presse d’ailleurs en voie de disparition tellement le contenu est indigent.

 

Le président de la république lui-même a entamé un immense tour de France qui va durer des mois pour visiter ces indigènes, sorte de gaulois velléitaires qui s’entêtent  à refuser de rejoindre la région parisienne. Pas d’autres solutions donc que de faire une excursion en zone inconnue des territoires pour marquer sa relation féodale aux peuplades provinciales éloignées.

Présidentielle 2022 : Zemmour à 13 % bientôt devant Le Pen ?

Présidentielle 2022 : Zemmour à 13 % bientôt devant Le Pen ?

 

 

Inutile de le cacher le paysage politique est complètement bousculée par Zemmour qu’on partage ou pas les convictions du polémiste. En effet avec 15 % d’intentions de vote et surtout la dynamique qui le soutient Zemmour pourrait bien être en capacité de dépasser Marine Le Pen et même de se qualifier au second tour.

Une dynamique qui déstabilise complètement le front national où MarineLe Pen  est complètement engluée dans son immobilisme autant que dans son incompétence notoire. La droite républicaine est également profondément secouée car Zemmour va sans doute dépasser le candidat le mieux placé à savoir Xavier Bertrand dont la légitimité par ailleurs est contesté au sein même des républicains. De ce point de vue, la concurrence installée entre les candidats républicains potentiels constitue une sorte de suicide politique.

Du côté de Macron, on semble se réjouir de voir Marine Le Pen très affaiblie par Zemmour. Le problème c’est que Zemmour constitue un autre adversaire que Marine Le Pen qui a atteint depuis longtemps le seuil de sa compétence. Autant il est facile pour macron d’écraser Marine Le pendans un débat public autant il aurait du mal à nier l’existence des problématiques qui évoque Zemmour. Ces problématiques existent ( émigration incontrôlée, insécurité, laxisme et immobilisme de l’État, déclin économique) , elles sont partagées par un grand nombre de Français, m^meême si les solutions radicales proposées par Zemmour recueillent beaucoup moins d’adhésion tellement elle demeure théoriques et irréalistse.

Présidentielle : La grande absence du financement des mesures de campagne

Présidentielle : La grande absence du financement des mesures de campagne

 

 

Aucun des postulants à l’élection d’avril 2022 ne semble prêt à évaluer le coût des promesses qu’il fait, note Audrey Tonnelier, journaliste au « Monde », dans sa chronique. (Extrait)

 

Chronique.

 

 « Aujourd’hui, les équipes de campagne sont très faibles sur cette thématique » de financement des mesures de campagne juge Xavier Ragot, le président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). « En comparaison, il y a cinq ans, l’économie était plus présente : le sujet de l’austérité agitait les débats, François Hollande faisait de la courbe du chômage un argument politique et la position du Front national nourrissait les polémiques sur une sortie ou non de la zone euro », rappelle celui qui fut conseiller au cabinet d’Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif.

 

Rien de tel aujourd’hui. Le « quoi qu’il en coûte » du gouvernement, permis par une politique monétaire très accommodante et par la volonté farouche de ne pas reproduire les erreurs de 2008, a évité qu’une crise économique ne succède à la pandémie. Mais il a aussi rebattu les cartes du « budgétairement correct ». Comment expliquer qu’il n’y a plus d’« argent magique » alors que la dette est passée, de manière quasi indolore pour les Français, de moins de 100 % à près de 120 % du PIB ?

La surenchère est partout

Résultat : le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a beau avoir sifflé la fin de partie, en août, en appelant à refermer le « quoi qu’il en coûte », le président multiplie les annonces sonnantes et trébuchantes depuis la rentrée. Au gré de ses déplacements, il annonce des rallonges pour les policiers, les agriculteurs, les indépendants, la ville de Marseille ou encore la formation des salariés et des chômeurs de longue durée. Et qu’importe que les crédits utilisés soient souvent des réallocations de sommes non dépensées en mesures d’urgence, ou que les budgets soient étalés sur plusieurs années. Ses opposants de droite ne se privent pas de l’épingler sur le sujet : Valérie Pécresse l’accuse de « cramer la caisse » et Xavier Bertrand lui reproche de « faire campagne avec le chéquier de la France ».

Présidentielle 2022 : les « Républicains » à la vitesse de la tortue

Présidentielle 2022 : les « Républicains » à la vitesse de la tortue

 

Les républicains ont donc finalement choisi ce qui était prévisible à savoir le choix du candidat dans le cadre d’un congrès et non d’une primaire ouverte. On se souvient des dégâts produits par la dernière consultation ouverte des républicains. Samedi, 58 % des adhérents LR à jour de cotisation (soit 23 095 votants sur 79 181 inscrits) ont choisi l’option d’un congrès à deux tours pour choisir le candidat de la droite à la présidentielle. Seuls les militants LR pourront donc participer à ce vote le 4 décembre. 

Plusieurs candidats à la candidature devraient se manifester mais pour l’instant c’est Xavier Bertrand qui va se soumettre à cette formalité qui fait figure de favori face à Michel Barnier, Valérie Pécresse, Éric Ciotti et Philippe Juvin . On notera toutefois une particularité dans ce congrès à savoir que les deux principaux candidats à savoir Xavier Bertrand et Valérie Pécresse sont aujourd’hui en dehors du parti. La vérité sans doute c’est que beaucoup de candidats ont un peu honte d’afficher le parti qui les désigne et pour élargir leur lectorat se présente Intuitu personæ. Il est même assez probable que sur les documents de propagande le candidat cachera autant qu’il le peut son organisation d’origine. Unmute

Sondage Présidentielle 2022 : la politique du chéquier de Macron paye, plus 6 % !

Sondage Présidentielle 2022 : la politique du chéquier de Macron paye, plus 6 % !

 

Le président de la république distribue un peu prés chaque jour un chèque pour telle ou telle catégorie sociale et apparemment cela influence de manière favorable les sondages.

Il aurait ainsi gagné 6 % de code de confiance Le chef de l’État progresse dans toutes les catégories de la population, même dans celles qui lui sont traditionnellement plus défavorables comme les employés et les ouvriers (40%, +7 points). Il reste également très bien positionné dans les catégories sociales aisées : 52% de ces Français ont une bonne opinion de lui.

Politique- Présidentielle 2022 : Le mythe de l’homme providentiel

Politique- Présidentielle 2022 : Le mythe de l’homme providentiel

Pour l’historien Jean Garrigues, à chaque fois qu’elle a été confrontée à une situation de crise, la République a eu la tentation de se trouver un sauveur, notion pourtant bien éloignée de nos aspirations à la démocratie participative et à l’horizontalité.( Le Monde, extrait)

Tribune.

 

A proximité d’une nouvelle élection présidentielle, voilà que réapparaît le syndrome du sauveur, notre fascination séculaire pour l’homme providentiel. A sept mois du scrutin, ils sont déjà trois à s’inscrire dans cette mythologie récurrente, qui nous hante depuis Napoléon Bonaparte. Le premier en lice a été Xavier Bertrand, se présentant comme le candidat à l’écoute des régions, refusant de se plier aux règles de son parti, défiant le président des élites au nom du peuple des terroirs. Puis est apparu Arnaud Montebourg, qui, lui aussi, a choisi de contourner les règles de sa famille politique pour se forger une image de sauveur, porte-parole des mécontents, des insatisfaits, chevalier du « made in France » face aux technocrates européanisés.

L’un et l’autre essaient de faire oublier qu’ils ont été au pouvoir, partie intégrante de ce « système » qu’ils prétendent aujourd’hui combattre, et profondément associés aux errements politiques qui ont conduit à la crise actuelle de la démocratie. C’est ainsi que deux chevaux de retour de l’establishment politique se refont une virginité hors du circuit traditionnel de la candidature, misant, non sans pertinence, sur le rejet des partis et sur la personnalisation du rendez-vous présidentiel.

Mais ils seront peut-être bientôt rejoints par une autre figure d’extériorité, plus proche encore de l’archétype de l’homme providentiel : Eric Zemmour. Ce dernier aura en effet beau jeu de se revendiquer comme le seul candidat antisystème, n’ayant jamais été associé au pouvoir politique. Par ailleurs, ses thématiques ultranationalistes, notamment son anti-européisme viscéral et sa thèse du « grand remplacement », l’inscrivent dans la lignée du sauveur populiste que fut, à la fin du XIXsiècle, le général Boulanger.

Surnommé le « général Revanche », il apparut aux Français comme le seul capable de redonner à la nation l’honneur qu’elle avait perdu lors de la défaite de 1871. Cela dit, et à l’instar de Boulanger, qui était un familier du pouvoir, il est évident qu’Eric Zemmour fait lui aussi partie, depuis des années, des élites médiatico-politiques qui se partagent l’espace public. C’est une sorte de mirage que de le faire apparaître comme le chevalier immaculé de la régénération, lui qui est en réalité un pur produit du système. Mais la politique se nourrit justement de mirages.

Et si l’on peut avoir des doutes sur la légitimité, l’authenticité et l’éthique de leurs personnalités et de leurs programmes, ces trois candidats potentiels peuvent prétendre ranimer la flamme toujours vive de l’homme providentiel. Comme l’écrit François Mitterrand dans Le Coup d’Etat permanent (Plon, 1964), « les temps du malheur sécrètent une race d’hommes singulière qui ne s’épanouit que dans l’orage et la tourmente ». A chaque fois qu’elle a été confrontée à une situation de crise, la République a eu la tentation d’un homme providentiel, d’un héros, d’un sauveur capable de nous délivrer de nos malheurs et de nos incertitudes.

Présidentielle 2022 : Le mythe de l’homme providentiel

Présidentielle 2022 : Le mythe de l’homme providentiel

Pour l’historien Jean Garrigues, à chaque fois qu’elle a été confrontée à une situation de crise, la République a eu la tentation de se trouver un sauveur, notion pourtant bien éloignée de nos aspirations à la démocratie participative et à l’horizontalité.( Le Monde, extrait)

Tribune.

 

A proximité d’une nouvelle élection présidentielle, voilà que réapparaît le syndrome du sauveur, notre fascination séculaire pour l’homme providentiel. A sept mois du scrutin, ils sont déjà trois à s’inscrire dans cette mythologie récurrente, qui nous hante depuis Napoléon Bonaparte. Le premier en lice a été Xavier Bertrand, se présentant comme le candidat à l’écoute des régions, refusant de se plier aux règles de son parti, défiant le président des élites au nom du peuple des terroirs. Puis est apparu Arnaud Montebourg, qui, lui aussi, a choisi de contourner les règles de sa famille politique pour se forger une image de sauveur, porte-parole des mécontents, des insatisfaits, chevalier du « made in France » face aux technocrates européanisés.

L’un et l’autre essaient de faire oublier qu’ils ont été au pouvoir, partie intégrante de ce « système » qu’ils prétendent aujourd’hui combattre, et profondément associés aux errements politiques qui ont conduit à la crise actuelle de la démocratie. C’est ainsi que deux chevaux de retour de l’establishment politique se refont une virginité hors du circuit traditionnel de la candidature, misant, non sans pertinence, sur le rejet des partis et sur la personnalisation du rendez-vous présidentiel.

Mais ils seront peut-être bientôt rejoints par une autre figure d’extériorité, plus proche encore de l’archétype de l’homme providentiel : Eric Zemmour. Ce dernier aura en effet beau jeu de se revendiquer comme le seul candidat antisystème, n’ayant jamais été associé au pouvoir politique. Par ailleurs, ses thématiques ultranationalistes, notamment son anti-européisme viscéral et sa thèse du « grand remplacement », l’inscrivent dans la lignée du sauveur populiste que fut, à la fin du XIXsiècle, le général Boulanger.

Surnommé le « général Revanche », il apparut aux Français comme le seul capable de redonner à la nation l’honneur qu’elle avait perdu lors de la défaite de 1871. Cela dit, et à l’instar de Boulanger, qui était un familier du pouvoir, il est évident qu’Eric Zemmour fait lui aussi partie, depuis des années, des élites médiatico-politiques qui se partagent l’espace public. C’est une sorte de mirage que de le faire apparaître comme le chevalier immaculé de la régénération, lui qui est en réalité un pur produit du système. Mais la politique se nourrit justement de mirages.

Et si l’on peut avoir des doutes sur la légitimité, l’authenticité et l’éthique de leurs personnalités et de leurs programmes, ces trois candidats potentiels peuvent prétendre ranimer la flamme toujours vive de l’homme providentiel. Comme l’écrit François Mitterrand dans Le Coup d’Etat permanent (Plon, 1964), « les temps du malheur sécrètent une race d’hommes singulière qui ne s’épanouit que dans l’orage et la tourmente ». A chaque fois qu’elle a été confrontée à une situation de crise, la République a eu la tentation d’un homme providentiel, d’un héros, d’un sauveur capable de nous délivrer de nos malheurs et de nos incertitudes.

Présidentielle : Hidalgo propose une baisse de la vitesse sur les autoroutes

Présidentielle : Hidalgo propose une baisse de la vitesse sur les autoroutes

 

Après sa proposition de doublement des salaires des enseignants qui a été largement critiquée., Anne Hidalgo, la maire  de Paris sort du chapeau une proposition de réduction de la vitesse sur autoroute  à 110 km/h au lieu de 130.

 

On se souvient que Anne Hidalgo a déjà imposé une vitesse de 30 km/h à Paris. Visiblement la vitesse automobile maximale semble un dada de la candidate aux présidentielles. Certes il y a une corrélation indiscutable entre vitesse et accident. Ceci étant,  il faut prendre en compte la réalité des risques selon les champs géographiques des infrastructures.

 

De ce point de vue, les autoroutes sont beaucoup plus sur que n’importe quel autre infrastructure en matière de sécurité. Pas étonnant les voitures y circulent pratiquement en site propre ( elles sont interdites aux autres usagers autres que les véhicules routiers.)

 

De toute évidence, Anne Hidalgo qui plafonne dans les sondages autour de 7à 8 % seulement cherche à se distinguer avec des propositions aussi fantaisistes que surréalistes.

Évidemment sa proposition ne s’appuie sur aucune analyse sérieuse de la sécurité routière. Une analyse un peu pertinente des risques montrerait que des mesures de limitation générale ne sont pas forcément adaptées. La vitesse devrait en effet être déterminée sur chaque tronçon en fonction des risques potentiels. Ceci vaut pour l’ensemble du réseau routier . Le pire c’est qu’en même temps Anne Hidalgo affirme: Le “jupiterisme” nous a conduits à dire il faut régler chaque détail de la vie des Français depuis très haut. Je pense que ce sont des décisions qui doivent se prendre en concertation et en discussion avec le gouvernement, avec les autorités nationales mais que ce sont aussi des discussions qui doivent se faire localement».

 

Tout en ajoutant : «Je suis favorable, d’une façon générale, à ce qu’on baisse la vitesse puisque vitesse égale accidents». Elle s’est prononcée pour une limitation à 110 km/h sur les autoroutes sans autre explication indiquant seulement que vitesse et accident était lié, ce qui est exact mais un peu court comme argumentaire.

 

Concernant les 110 km/h, plus de 70 % des Français seraient opposés à une telle mesure, selon un sondage publié en juin 2020 par Odoxa pour Le Figaro et France Info.

Sondage Présidentielle: Zemmour à 11%, Le Pen à 18 %

Sondage Présidentielle: Zemmour à 11%, Le Pen à 18 %

Emmanuel Macron et Marine Le Pen arriveraient en tête au premier tour de la présidentielle, le président sortant (23%) devançant la présidente du RN (18%), tandis que le polémiste Eric Zemmour recueillerait 11%, selon un sondage Harris Interactive pour Challenges publié mardi.

Les chiffres pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen, stables sur une semaine, sont les mêmes quel que soit le candidat de droite (Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse) ou écologiste (Yannick Jadot ou Sandrine Rousseau) testés, hormis dans une configuration Jadot/Pécresse où Marine Le Pen monterait à 19%, selon la 14e vague de ce sondage. Eric Zemmour – testé dans tous les cas de figure, alors qu’il n’a pas encore annoncé sa candidature – gagne de son côté un point sur une semaine, à 11%. À droite, Xavier Bertrand recueillerait 14% (stable par rapport à la semaine précédente) si Yannick Jadot est le candidat des Verts (15% si c’est Sandrine Rousseau).

Yannick Jadot serait à 6% et Sandrine Rousseau à 2%. Valérie Pécresse obtiendrait, elle, 12% (-1 point). Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) recueillerait 2% quel que soit le scénario. À gauche, Jean-Luc Mélenchon est donné à 11% dans tous les scénarios, Anne Hidalgo à 7% (si Jadot est candidat) ou 8% (si c’est Sandrine Rousseau qui est candidate), Arnaud Montebourg à 2% (si Jadot candidat) ou 4% (si Rousseau candidate), Fabien Roussel (PCF) à 3%. Au second tour, 55% des personnes interrogées voteraient pour Emmanuel Macron, 45% pour Marine Le Pen. Concernant les reports de voix, 39% des électeurs ayant voté pour Xavier Bertrand voteraient pour Emmanuel Macron au second tour, 28% pour Marine Le Pen, et 33% voteraient blanc, nul, ou s’abstiendraient.

Ceux d’Eric Zemmour au premier tour se reporteraient à 62% sur Marine Le Pen tandis que 29% ne s’exprimeraient pas. À gauche et chez les écologistes, les électeurs du premier tour hésiteraient fortement entre voter Emmanuel Macron et s’abstenir: ceux de Yannick Jadot se reporteraient à 37% vers Emmanuel Macron mais 61% s’abstiendraient ou voteraient nul, ceux de Jean-Luc Mélenchon choisiraient Emmanuel Macron à 32% mais s’abstiendraient à 48%, et ceux d’Anne Hidalgo voteraient à 48% pour le président sortant mais 42% s’abstiendraient. Des sondages qui sont cependant à prendre avec une grande prudence car l’échéance électorale présidentielle est encore loin. Les résultats des sondages risquent encore d’évoluer quand les candidats seront effectivement déclarés sans parler d’événements conjoncturels difficilement prévisibles qui pourraient peser sur la campagne.

Covid-France : toujours le reflux

L’épidémie continue de refluer en France, où 8594 malades sont toujours hospitalisés ce mardi – contre 8845 lundi – dont 503 arrivés depuis la veille. 1744 patients sont également traités en soins intensifs, contre 1805 la veille. La mortalité était toutefois en hausse ce mardi puisque 152 patients sont morts du Covid-19 ce mardi, contre 91 lundi, portant le bilan à 89.407 morts depuis le début de la pandémie dans les hôpitaux français. 7851 nouveaux cas ont également été détectés ce mardi, contre 1515 la veille et 10.327 mardi dernier.

Sur le front des vaccinations, 50.151.392 personnes ont reçu au moins une injection (soit 74,4%% de la population totale) et 47.752.252 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 70,8% de la population totale), depuis le début de la campagne vaccinale en France.

Présidentielle 2022: un concours de promesses et de dépenses

Présidentielle 2022: un concours de promesses et de dépenses

Face au vide intellectuel de la plupart des candidats concernant l’avenir du pays, le  vide est comblé par un concours de promesses et de dépenses où le chef de l’État  mène la danse. Chaque jour ou presque le président de la république distribue les engagements de dépenses et cela risque de durer jusqu’en avril 2022.

Les autres candidats participent pour la plupart à ce concours Lépine de la dépense publique pour chaque catégorie professionnelle. Le plus cas caricatural et sans doute cette promesse d’Anne Hidalgo de doubler le salaire des enseignants. Le Figaro note que « Ce n’est plus une offensive, c’est un déferlement. Depuis le déplacement d’Emmanuel Macron à Marseille au début du mois - entre quartiers Nord, calanques, école, hôpital et Sommet sur l’environnement -, pas un jour ou presque ne passe sans une intervention plus ou moins officielle du président de la République sur à peu près tous les sujets. »

Présidentielle 2022 : Christiane Taubira qui avait fait perdre Jospin cette fois ne sera pas candidate

Présidentielle 2022 : Christiane Taubira qui avait fait perdre Jospin cette fois ne sera pas candidate

 

Cette fois Christiane Taubira qui avait fait perdre Jospin ne veut pas être accusée de la même erreur «Je ne peux pas venir contribuer à l’éparpillement.» Sur France Inter, ce matin, Christiane Taubira a annoncé qu’elle ne serait pas candidate pour l’élection présidentielle de 2022. «Je ne peux pas venir m’aligner. Je ne peux pas dire que notre chance, c’est de sortir de la confusion, d’éviter la dispersion, de voir comment nous additionnons nos forces et les faisons converger, et en même temps dire que je viens apporter mon obole», a-t-elle expliqué.

Présidentielle 2022 : le plan sécurité de Xavier Bertrand

Présidentielle 2022 : le plan sécurité de Xavier Bertrand 

 

En matière de sécurité, Demain, si on ne fait rien, certains feront justice eux-mêmes. Et après-demain, ce sera la guerre civile», a déclaré Xavier Bertrand qui a présenté ses propres mesures en indiquant que : «Toute personne qui commet un délit ou un crime doit avoir la certitude qu’elle sera sanctionnée».

- Donner la possibilité aux procureurs de prononcer «sans passer par un juge du siège, des peines d’amende ou des travaux de réinsertion pour tout délit dont la peine d’encourue est de moins de cinq ans.»

  • Rétablir les courtes peines de prison, «même inférieures à un mois».
  • Acter le «rajeunissement de la délinquance», en ramenant la majorité pénale à 15 ans. «.
  • Appliquer la comparution immédiate aux «mineurs récidivistes de plus de 15 ans» pour permettre à la justice de «passer plus rapidement».
  • Mettre en place des «peines minimales obligatoires pour les récidivistes et pour les crimes et délits les plus graves» : «Tous ceux qui seront reconnus coupables d’agression sur les forces de l’ordre, les pompiers, les magistrats, les maires, seront passibles d’une peine minimale d’un an de prison ferme avec comparution immédiate et mandat de dépôt». Ce point fera l’objet d’une «modification constitutionnelle nécessaire» à laquelle Xavier Bertrand se dit «prêt».
  • Passer de 60.000 à 80.000 places de prison «au minimum» en reconvertissant des «sites désaffectées en centres de détention pour les délinquants les moins dangereux». «Les communes qui accepteront d’en accueillir verront leur dotation globale de fonctionnement fortement augmenter».
  • Mettre un terme «définitif» aux aménagements de peine «quasi automatiques». Ils ne seront accordés «qu’à ceux qui présenteront un comportement irréprochable et toutes les garanties de réinsertion et de non-récidive».
  • Instaurer l’expulsion automatique pour «tout détenu étranger à l’issue de sa peine de prison».
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