Archive pour le Tag 'pub'

Notre-Dame: de promesses de dons ou des annonces pour se faire de la pub ?

Notre-Dame: de promesses de dons ou des annonces pour se faire de la pub ?

 

 

On peut légitimement se demander si les annonces fracassantes de dons pour Notre-Dame constituaient  des actes de générosité ou des opérations de communication de la part de certains groupes et ou personnalités. En effet Sur les 850 millions d’euros promis pour les travaux de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, 82 millions leur ont effectivement été versés pour le moment, soit 9% environ des promesses.  Dans le détail, selon les éléments recueillis par notre antenne, sur les 29 millions d’euros promis à la Fondation de France, neuf millions d’euros ont été confirmés ; sur les 221 millions d’euros promis à la Fondation pour le patrimoine, 54,5 millions ont bien été versés, tandis que la Fondation Notre-Dame récoltait 15 millions d’euros sur les 377 millions initialement tendus. Enfin, le Centre des monuments nationaux a reçu 4,5 millions de promesses de dons dont 3,5 millions confirmés.   Les dons des milliardaires, dont les impressionnants 200 millions d’euros promis par la famille Arnault et son groupe LVMH, attendront apparemment !

Facebook siphonne les infos pour la pub ciblée

Facebook siphonne les infos pour la pub ciblée

On le savait depuis longtemps, Facebook est un réseau au demeurant assez indigent (sauf exception) qui n’a d’autre but que de faire étalage de données privées de 2 milliards de personnes.  Des données récupérées pour Facebook pour faire de la pub ; le plus souvent pour vendre à prix d’or les fichiers de consommateurs ainsi constitués. Des informations qui valent des dizaines millions pour les annonceurs.  En outre pour la première fois, Facebook a admis jeudi utiliser le numéro de téléphone fourni par ses utilisateurs afin de sécuriser leur compte – et pour lequel ils ne consentent pas à une utilisation publicitaire. Le fleuron de Silicon Valley a ainsi confirmé les résultats d’une étude réalisée par des chercheurs des universités américaines de Northeastern et de Princeton, et révélée par le site spécialisé Guizmodo. Autrement dit : les utilisateurs qui souhaitent avoir un compte plus sécurisé doivent, paradoxalement, consentir à un compromis en matière de confidentialité pour que les annonceurs les identifient plus facilement. En effet, Facebook permet aux utilisateurs qui le souhaitent de fournir un numéro de téléphone. En cas d’activité suspecte repérée, comme un piratage de compte par exemple, le réseau social peut ainsi alerter rapidement l’utilisateur par SMS. Le hic : Facebook n’indique pas explicitement à l’utilisateur que son numéro peut être récupéré par des annonceurs, selon sa politique de gestion des données. Tout cela, à l’insu des intéressés. Il leur est donc impossible de faire supprimer les données personnelles pillées ou d’empêcher les annonceurs de les utiliser. Ce profil, réalisé à partir d’un faisceau d’informations récoltées par des moyens indirects, est surnommé le shadow profile (profil fantôme).

L’Allemagne ouvre une enquête sur la pub de Google et Facebook

L’Allemagne ouvre une enquête sur la pub de Google et Facebook

 

Google, filiale d‘Alphabet, et Facebook auraient engrangé la moitié des recettes publicitaires en ligne dans le monde en 2017 et plus de 60% aux Etats-Unis, selon le cabinet eMarketer. Une situation qui inquiète l’Allemagne dont le marché publicité des deux sociétés citées représenterait entre 5 et 10 milliards. Comme d’habitude et contrairement à la France, l’Allemagne ne fait pas de grandes déclarations mais s’attaque concrètement à ce phénomène d’oligopole qui à terme pourrait maîtriser 80 % de la publicité mondiale. Une publicité qui par ailleurs ne sera pas forcément mise prioritairement au service des produits et services européens. Trois problèmes vis-à-vis de Google et de Facebook et plus généralement vis-à-vis des GAFA. D’abord cette position dominante sur le plan commercial mais aussi culturel. Ensuite cette mainmise sur les ressources publicitaires qui pourraient par ailleurs couler bon nombre de médias nationaux. Enfin la question de la fiscalité puisque  jusque-là on a considéré que les GAFA  n’étaient pas imposables faute d’établissement fixe en France et en Europe. Cet évitement fiscal aurait coûté la a environ i milliards à la France. L’Allemagne  ouvre ainsi un nouveau  front après avoir accusé Facebook en décembre d‘abuser de sa position dominante pour collecter les données personnelles des deux milliards d‘utilisateurs de son réseau social. ”Un petit nombre de grandes sociétés comme Google et Facebook sont arrivées et ont pris une position importante sur le marché, dit le président de l‘office Andreas Mundt dans un communiqué. Certains acteurs du marché jugent que ces deux groupes ont mis en place des systèmes fermés, également connus sous le nom de “walled gardens” (jardin clos), soulevant des inquiétudes concernant l‘accès aux données des consommateurs et leur utilisation.

 

Journaliste français détenu en Turquie : Hollande fait sa pub

Journaliste français détenu en Turquie : Hollande fait sa pub

 

Décidément Hollande fait tout pour préparer son retour politique et éventuellement reprendre en main un mouvement socialiste complètement désemparé. Récemment il a joué au fondeur en attaquant macro déclarant en substance que les sacrifices des Français, ça suffit. Une sorte de coup de pied de l’âne de celui qui a du mal à accepter d’avoir été écarté par un de ses disciples. Une déclaration  assez iconoclaste de la part de celui qui joue maintenant au frondeur et précisément sur un terrain qui avait fait émerger le mécontentement des insoumis du parti socialiste. Maintenant ce qui compte pour Hollande, c’est de parler, n’importe quel bavardage. Un bavardage d’ailleurs dangereux pour la libération d’un otage politique. Il s’agit bien en effet d’un problème mythique car Erdogan agacés par les remontrances européennes en matière de liberté veut se servir du journaliste emprisonné pour peser sur les rapports Turquie-UE. Il est  surprenant que François Hollande déclare qu’il est en train d’intervenir pour faire libérer le journaliste emprisonné en Turquie par Erdogan. Dans ce genre d’opération, on  doit en effet respecter la plus grande discrétion pour être efficace. Ce n’est qu’à l’issue d’une éventuelle libération qu’on peut éventuellement s’en attribuer les mérites. De toute évidence Hollande manifeste un vide existentiel « Je fais passer des messages aux autorités turques pour appuyer la libération de ce journaliste indépendant » emprisonné depuis le 26 juillet, a déclaré François Hollande à l’AFP, mercredi 30 août, confirmant une information du Journal du dimanche.  Dans un entretien au JDD, mercredi, l’ancien chef de l’Etat a expliqué avoir activé « tous ses réseaux en Turquie » pour aider Loup Bureau. Il a « mobilisé l’ambassade française et ses contacts auprès des autorités turques », précise le JDD« Il faut dire aux Turcs que Loup Bureau est seulement un journaliste qui faisait son métier », a martelé l’ancien président de la République.

François Hollande explique également avoir eu « une conversation avec le père de Loup Bureau« , et se dit disposé à rencontrer les proches du journaliste détenu. « Il ne s’agit pas de négociations parallèles, assure-t-il. « Il faut laisser travailler le gouvernement et la diplomatie française. » Le mieux pour cela serait que François Hollande se taise.

Internet : pub intrusive, ras-le-bol

Internet : pub intrusive ras-le-bol

 

Ras le bol de la pub intrusive qui bloque l’accès des informations sur Internet, ras-le-bol des critères de sélection de Google qui fait passer en tête les sites de pub avant les sites recherchés et déréférence sans raison Pas étonnant que se développe de plus en plus l’utilisation de logiciels qui bloquent la pub. Trop de pub tue la pub. Certes le modèle économique sur Internet repose essentiellement sur les recettes de la pub ce qui permet un très large accès, le plus souvent gratuit, à l’information. Pour autant dans ce domaine comme dans d’autres, les excès  se payent. En effet de nombreux internautes ne supportent plus cette pub Intrusive  qui envahit les écrans avant l’accès aux contenus recherchés. Parmi les formats irritants identifiés par ce groupe de pression figurent les fenêtres surgissantes, les vidéos avec du son qui se déclenchent toutes seules, les messages animés clignotants et les annonces en plein écran qui masquent le contenu que l’internaute souhaite lire ou visualiser. L’explosion de l’usage des outils de blocage publicitaire a relancé le débat au sein même du secteur de la pub quant à savoir s’il faut freiner les pratiques abusives d’annonces ou simplement empêcher les consommateurs d’utiliser un bloqueur publicitaire. « Coalition for Better Ads » (Coalition pour de meilleures publicités) a annoncé mercredi son intention de mettre en place des normes, non contraignantes, s’appuyant sur une étude dans laquelle plus de 25.000 internautes sur les réseaux fixe et mobile ont évalué différentes formats d’annonces. Elle a identifié six formats de publicités sur le web et 12 autres pour le mobile jugés inacceptables par le consommateur et a invité les annonceurs à ne pas les utiliser. Les formats publicitaires identifiés par la coalition « ont déjà été déconseillés pendant des années par ces organismes et pourtant ils sont encore fréquents », fait toutefois remarquer Matti Littunen, analyste au cabinet d’études Enders Analysis spécialisé dans les médias numériques. La coalition est composée de grandes fédérations de l’industrie de la publicité en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, de géants de la publicité en ligne comme Google et Facebook, d’annonceurs tels que Procter & Gamble et Unilever, et groupes d’informations, dont News Corp, le Washington Post et Thomson Reuters, maison mère de Reuters News. « C’est une occasion, vu l’ampleur de notre participation, non seulement de noter ce dont le consommateur ne veut pas mais aussi d’éduquer et prendre des mesures pour en faire une réalité de l’expérience en ligne », a dit Chuck Curran, un avocat de la coalition, lors d’une conférence de presse téléphonique. « Il s’agit de repérer le moment où le consommateur n’est pas juste mécontent de l’expérience publicitaire mais où il est plus disposé à utiliser des bloqueurs de publicité (…). » Le blocage des publicités, un phénomène en constante progression depuis 2013, a concerné 615 millions d’ordinateurs ou de terminaux mobiles en 2016, soit 30% de plus qu’il y a un an, selon des estimations de PageFair, une société irlandaise qui propose des outils visant à lutter contre le développement des bloqueurs de publicité. Rapporté au nombre d’internautes dans le monde, cela représente 11% de la population. En 2015, Facebook, la deuxième plus importante plate-forme de publicité au monde derrière Google, avait averti que les logiciels anti-publicité affectaient son chiffre d’affaires. Depuis, le groupe a réagi en réduisant sévèrement les formats publicitaires impopulaires tout en déployant sur son site une technologie pour contrer le blocage publicitaire. Matti Littunen du cabinet Enders Analysis s’interroge cependant sur la portée de ces mesures. Pour lui, certaines des raisons qui poussent à l’utilisation d’un bloqueur de publicité ne sont pas abordées. Il cite en exemple le temps trop long de chargement des pages (souvent lié à un contenu publicitaire mal optimisé ou aux requêtes excessives d’un logiciel tiers) et l’absence d’outils simples permettant aux consommateurs de contrôler la manière dont leurs données sont collectées et utilisées pour le ciblage publicitaire en ligne.

2017 : France 2 veut maintenir son débat pour le fric de la pub

2017 : France 2 veut maintenir son débat pour le fric de la  pub

Un débat à 11 candidats  le 4 avril sur BFM et CNews, un autre le 21 avril  sur France 2. Pourquoi d’un coup une telle frénésie de démocratie ? Tout simplement pour engranger d’é normes recettes de pub. En effet, l’audience de la dernière confrontation sur TF1 (11 millions de téléspectateurs) a fait bien des jaloux aussi sur les chaînes privées comme sur les chaînes publiques. Avec une telle participation,  le prix des pages publicitaires s’envole et les chaînes peuvent récupérer sur une seule émission ce qu’elles perçoivent habituellement sur un mois. La motivation démocratique devient donc secondaire. Ici ou là sur d’autres télés et d’autres médias, chacun a organisé sa petite confrontation. Mais sur France 2 c’est le grand cirque assuré. L’audience sera forcément importante car il y aura du spectacle, des coups de gueule, des interpellations, de pseudos colères, des injures aussi. Bref un cocktail susceptible d’attirer un grand nom de téléspectateurs. Un spectacle plus proche du cirque que de la confrontation démocratique. Pour un peu on aurait confié l’animation de l’émission à Michel Drucker ou Patrick Sébastien ! Le premier débat à cinq avait déjà été d’une grande confusion en raison sans doute de la personnalité de candidats plus attachés à débiter leurs pages de pub électorale qu’à éclairer les grands aux enjeux mais surtout en raison de la forme même de la discussion qui contraint chacun à tenter d’exprimer en une minute maxi un thème complexe. D’où la simplification voir la caricature. Exemple quand on a demandé aux candidats de s’exprimer en quelques secondes sur le pouvoir d’achat. Du coup,  chacun y est allé de sa promesse d’augmentation. Il y en avait pour tout le monde : les salariés, les retraités, les indépendants, les chômeurs et les handicapés. Tout cela évidemment sans lien avec l’environnement économique et financier. Pour le dernier débat du 21 avril, le contenu risque d’être encore plus caricatural. Il est déjà difficile d’organiser un débat à 2 d’une bonne tenue. À 5, c’était déjà  un exercice presque impossible et à 11 on va tomber dans le comique pathétique. Peu importe d’ailleurs pour les chaînes ; elles pourront toujours se prévaloir d’une audience exceptionnelle qui va redorer leur blason et surtout encaisser des recettes de pub record. Par contre,  il y aura bien du spectacle car certains petits candidats dont on se demande ce qu’ils font dans une élection présidentielle vont vouloir se singulariser en voulant faire entendre très fort leurs voix. Bref une émission plus proche de the Voice que d’un débat politique. De ce point de vue Macron, Fillon et Mélenchon ont fortement critiqué l’organisation de cette confrontation prévue sur France 2 le 21 avril après celle sur BFM et CNews. Il se pourrait même que les trois intéressés n’y participent pas. Ils auraient raison. On aura déjà un aperçu de cette mascarade démocratique le 4 avril  comment  candidats marginaux comme Cheminade et autres ne pouvant prétendre qu’à recueillir 1 % des voix vont débiter leurs  élucubrations (il fallait entendre Lassalle hier sur France Info : en dessous du niveau de bistrot, même s’il est plutôt sympa !). Des candidats qui veulent devenir présidents de la république mais déjà bien incapables de se faire élire député ou même maire d’une ville d’une certaine importance.

2017 : des débats télé surtout pour le fric de la pub

2017 : des débats télé surtout pour le fric de la  pub

Un débat à 11 candidats  le 4 avril sur BFM et CNews, un autre le 21 avril  sur France 2. Pourquoi d’un coup une telle frénésie de démocratie ? Tout simplement pour engranger d’é normes recettes de pub. En effet, l’audience de la dernière confrontation sur TF1 (11 millions de téléspectateurs) a fait bien des jaloux aussi sur les chaînes privées comme sur les chaînes publiques. Avec une telle participation,  le prix des pages publicitaires s’envole et les chaînes peuvent récupérer sur une seule émission ce qu’elles perçoivent habituellement sur un mois. La motivation démocratique devient donc secondaire. Ici ou là sur d’autres télés et d’autres médias, chacun a organisé sa petite confrontation. Mais sur France 2 c’est le grand cirque assuré. L’audience sera forcément importante car il y aura du spectacle, des coups de gueule, des interpellations, de pseudos colères, des injures aussi. Bref un cocktail susceptible d’attirer un grand nom de téléspectateurs. Un spectacle plus proche du cirque que de la confrontation démocratique. Pour un peu on aurait confié l’animation de l’émission à Michel Drucker ou Patrick Sébastien ! Le premier débat à cinq avait déjà été d’une grande confusion en raison sans doute de la personnalité de candidats plus attachés à débiter leurs pages de pub électorale qu’à éclairer les grands aux enjeux mais surtout en raison de la forme même de la discussion qui contraint chacun à tenter d’exprimer en une minute maxi un thème complexe. D’où la simplification voir la caricature. Exemple quand on a demandé aux candidats de s’exprimer en quelques secondes sur le pouvoir d’achat. Du coup,  chacun y est allé de sa promesse d’augmentation. Il y en avait pour tout le monde : les salariés, les retraités, les indépendants, les chômeurs et les handicapés. Tout cela évidemment sans lien avec l’environnement économique et financier. Pour le dernier débat du 21 avril, le contenu risque d’être encore plus caricatural. Il est déjà difficile d’organiser un débat à 2 d’une bonne tenue. À 5, c’était déjà  un exercice presque impossible et à 11 on va tomber dans le comique pathétique. Peu importe d’ailleurs pour les chaînes ; elles pourront toujours se prévaloir d’une audience exceptionnelle qui va redorer leur blason et surtout encaisser des recettes de pub record. Par contre,  il y aura bien du spectacle car certains petits candidats dont on se demande ce qu’ils font dans une élection présidentielle vont vouloir se singulariser en voulant faire entendre très fort leurs voix. Bref une émission plus proche de the Voice que d’un débat politique. De ce point de vue Macron, Fillon et Mélenchon ont fortement critiqué l’organisation de cette confrontation prévue sur France 2 le 21 avril après celle sur BFM et CNews. Il se pourrait même que les trois intéressés n’y participent pas. Ils auraient raison. On aura déjà un aperçu de cette mascarade démocratique le 4 avril  comment  candidats marginaux comme Cheminade et autres ne pouvant prétendre qu’à recueillir 1 % des voix vont débiter leur élucubrations. Des candidats qui veulent devenir présidents de la république mais déjà bien incapables de se faire élire député ou même maire d’une ville d’une certaine importance.

Alep : Trois députés français en route pour se faire de la pub

Alep : Trois députés français en route pour se faire de la pub

 

Il était évident  dès le départ que la démarche de trois députés français se rendant à Alep était vouée à l’échec. C’était le pronostic de la plupart des chancelleries et de l’union européenne. Comment la Russie et Bachar El-Assad aurait-il pu autoriser trois seconds couteaux de la politique française alors qu’ils  n’écoutent  aucunement la communauté internationale y compris les protestations des États-Unis. Dès lors  on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une démarche de pieds nickelés surtout quand on connaît la composition de cette délégation : trois députés en mal existentiel et toujours à l’affût d’une opportunité médiatique. Le résultat était connu d’avance. Cécile Duflot (EELV), Hervé Mariton (LR), Patrick Mennucci (PS) « n’ont pas pu pénétrer en territoire syrien, ils n’ont pas reçu les autorisations », a indiqué  à Reuters. Les députés, qui ont été refoulés au poste-frontière de la province de Kilis, dans le sud-est de la Turquie, « vont revenir à Gaziantep et après ils rentreront en France », précise encore Reuters. On comprend évidemment que la communauté internationale proteste avec la plus grande vigueur pour dénoncer les massacres à la mais les petites initiatives de parlementaires français marginaux ne renforcent pas la crédibilité de la France dont la diplomatie est bien incapable déjà de peser auprès de la Syrie et de la Russie.

 

La pub sur internet enfin régulée ?

La pub sur internet enfin régulée ?

 

.83% des Français sont agacés par la pub en ligne, surtout les pubs très intrusives. Le régulateur veut s’intéresser à cette pub de plus en plus envahissante surtout de la part des géants d’internet  en position de quasi monopole. Le marché de la pub sur internet est en pleine expansion, il représenterait actuellement autour de 3 milliards en France avec des taux de progression de l’ordre de 20% par an. Certes le modèle économique de nombre de site repose sur la pub lorsque l’accès est gratuit pour autant la pub est notamment  insupportable quand elle est imposée avant l’accès à l’info proprement dite. Ce lundi, le régulateur a annoncé l’ouverture d’une enquête qui débouchera d’ici un an sur des recommandations voire sur l’ouverture d’enquêtes antitrust. Bruno Lasserre, le président de l’autorité explique qu’il s’agira de « savoir si la concurrence s’exerce de façon satisfaisante sur ce marché. [...] On veut garder un écosystème qui présente une chance pour l’innovation, qui donne un avenir au startups« . Le régulateur va s’intéresser tout particulièrement au degré d’intégration verticale de la publicité en ligne, l’exemple le plus criant étant celui de Google. En effet, le géant américain possède DFP, une plateforme pour optimiser l’inventaire publicitaire d’un éditeur, mais aussi Adexchanges, une place de marché. Il a aussi lancé un service de DMP (data management platform) pour permettre aux clients de gérer leurs données et de les enrichir. L’Autorité de la concurrence étudiera également la publicité sur les réseaux sociaux pour déterminer s’il s’agit d’un marché distinct des autres formes de pub. Et elle cherchera à vérifier des informations ayant filtrées dans la presse sur des restrictions de collecte de données imposées par Google, Yahoo!, ou encore Facebook vis-à-vis des DMP.  Pour Bruno Lasserre, cette enquête, « c’est un travail de très grande ampleur. » A ce stade, a-t-il poursuivi, cela reste « une enquête dans un cadre coopératif« . Autant dire que l’autorité ne pourra pas procéder à des perquisitions. D’après le syndicat des régies de l’Internet (SRI), le chiffre d’affaires de la publicité en ligne en France a atteint 3,216 milliards en 2015, un chiffre en progression constante. Depuis 2012, le CA a grimpé de plus de 500 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 19%.

(Avec Reuters et AFP)

 

Résultats financier Google : en hausse grâce à la pub

Résultats financier Google :  en hausse  grâce à la pub

 

Finalemenet c’est surtout la pub qui permet à Google près de 4 milliards de bénéfice net. Plus évidemment l’optimisation fiscale qui progresse avec le chiffre d’affaires.  Le chiffre d’affaires du troisième trimestre a atteint 18,68 milliards de dollars, contre 16,52 milliards un an plus tôt, alors que les analystes prévoyaient en moyenne 18,53 milliards selon le consensus établi par Thomson Reuters I/B/E/S. Le bénéfice net a progressé à 3,98 milliards de dollars, soit 5,73 dollars par action de classes A et B, contre 2,74 milliards (3,98 dollars) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 7,35 dollars, à comparer à un consensus de 7,21 dollars.

Intrenet: nouvelle défense anti pub

Nouvelle défense anti pub

Il est clair que devant le développement de la pub intrusive et agressive des programmes  se développent  pour lutter contre l’envahissement des écrans. Certes l’équilibre financier de site Internet ne peut reposer aujourd’hui que sur la publicité. Pour autant cette publicité sature souvent l’information au point de l’étouffer. Dernier exemple de la lutte contre la pub excessive l’initiative d’Apple avec la A version iOS9 qui sort ce mercredi 16 septembre, et qui rend possible le blocage de publicité sur le navigateur Internet d’Apple pour mobile. Les pubs insérées dans les applications mobiles ne sont pas concernées. Les utilisateurs d’iPhone et d’iPad allergiques à publicité vont être contents. La version du logiciel qui est téléchargée par Apple (iOS9) sur presque tous ses iPhone (à partir du 4S) et iPad (à partir du 2), rend possible le filtrage de contenus publicitaires web dans la version mobile du navigateur web Safari.  Cette possibilité de filtrage vaut pour les publicités et les programmes qui traquent la navigation sur le web de l’internaute. Elle existait déjà pour la version de Safari pour les Mac. Apple ne fait qu’en étendre le fonctionnement dans son navigateur mobile.  Pour bloquer la publicité et le traçage de la navigation web à des fins publicitaire (au travers des cookies), les possesseurs d’iPhone et d’iPad doivent eux-mêmes télécharger et installer un logiciel bloqueur. Tout en satisfaisant ses clients lassés par les publicités intrusives, Apple a dans le collimateur Google qui fait son miel de la publicité sur mobile, y compris sur iPhone. Mais Apple risque aussi de mécontenter les éditeurs de sites web qui vivent des revenus tirés de la publicité sur Internet.  Jusqu’à présent, les adeptes du blocage publicitaire se trouvent essentiellement parmi les internautes équipés d’ordinateurs fixes. Compte tenu des centaines de millions de possesseurs d’iPhone et d’iPad, la donne pourrait changer et étendre le filtrage de la publicité au monde du mobile. Toutefois, les fans des mobiles Apple ne pourront pas s’affranchir complètement de la publicité. Seule la navigation sur le Web mobile est potentiellement concernée. Les publicités contenues dans les applications mobiles, sur lesquelles Apple perçoit une commission de 30%, continueront de s’afficher sur les écrans. 

 

 

 

 

Made in France : Carla Bruni fait de la pub pour l’américain … Ford !

Made in France : Carla Bruni fait de la pub  pour l’américain … Ford

C’est la crise pour de nombreux Français, sans doute aussi pour les Sarkozy puisque Carla, faute de succès dans la chanson, s’essaye maintenant dans la pub pour arrondir les fins de mois. Pour cela elle se met au service non pas de Renault ou de Peugeot mais du constructeur automobile américain Ford qui tente de renforcer son implantation en France. Certains grincheux ne manqueront pas de souligner  les contradictions de l’investissement de l’ancienne première dame de France (et peut-être future). Pourtant nous devons admettre la mondialisation de l’économie. D’ailleurs il se murmure que Michel Obama pourrait prochainement se faire l’égérie du camembert français États-Unis afin de contribuer à gérer la crise de production du lait en France. Par ailleurs la prestation de Carla Bruni pourrait contribuer à mettre un peu de beurre (français évidemment) dans les épinards du couple Sarkozy. Au chômage depuis 2012 Nicolas Sarkozy est en effet réduit à faire la manche dans des conférences internationales à raison d’environ 100 000 € la prestation, une misère !  Pour assurer sa promotion en France, Ford  a donc choisi une égérie au parcours bien rempli : la chanteuse et ex-première Dame de France Carla Bruni. Elle est l’héroïne d’un spot de pub qui est diffusé à partir de ce jeudi uniquement sur les réseaux sociaux. Dans cette vidéo, tournée par l’ancien « Nul » de Canal+ Dominique Farrugia, l’épouse de Nicolas Sarkozy harangue une équipe de foot dans un vestiaire. « Moi j’ai tout plaqué pour faire de vous une équipe de « winners » et vous, qu’est-ce que vous me donnez en échange? Rien, que dalle », s’écrit-elle. Pendant ce temps, un sosie de Carla Bruni, « Monique », peine à séduire le public sur scène. La vidéo se conclut sur le slogan « Et vous, quel virage allez-vous prendre dans votre vie? » Les internautes sont alors invités à se rendre sur une plate-forme participative et à prendre un virage dans leur vie. Ils doivent répondre à six questions : « Etes-vous plutôt mer ou montagne », « quelle est votre réaction face à un cadeau inutile », à chaque fois 4 réponses possibles. A l’issue du test, on leur propose une nouvelle orientation professionnelle et le modèle Ford qui va avec.  C’est donc seulement à la fin de l’exercice que le lien avec le constructeur est franchement établi. Le message: changer de voiture pour changer de vie. Carla Bruni, passée du mannequinat à la chanson tout en remplissant les obligations d’une première Dame de France, était visiblement faite pour l’incarner.

PUB : inquiétudes sur la croissance

PUB : inquiétudes sur la croissance

 

D’une  manière générale on est un peu moins optimiste sur la croissance mondiale du second semestre. La pub constitue souvenet un indicateur avancé de la conjoncture et cela confirme les doutes sur l’activité internationale. Ce que révèle les résultats de Publicis l’un des grands mondiaux de la PUB.  Publicis a annoncé mercredi une légère accélération de sa croissance organique au deuxième trimestre, mais s’est montré un peu moins optimiste qu’auparavant sur les perspectives du marché pour la fin de l’année. Le numéro trois mondial de la publicité confirme dans un communiqué anticiper une accélération de sa croissance organique au second semestre après 1,2% sur les six premiers mois de l’année. Son chiffre d’affaires a progressé de 35,3% au premier semestre à 4,54 milliards d’euros, avec une croissance organique de 1,4% sur le seul deuxième trimestre. « Nous sommes conformes à nos promesses de légère amélioration et nous savons que le troisième trimestre sera meilleur, que le quatrième trimestre sera meilleur », a dit à des journalistes Maurice Lévy, président du directoire de Publicis. Il a réaffirmé viser une croissance sur l’année dans la moyenne du marché, mais le cabinet d’études ZenithOptimedia, filiale de Publicis, a abaissé sa prévision de croissance du marché des agences pour 2015 à environ 2,5% au lieu d’environ 3% auparavant.  Pour expliquer ce recul, Maurice Lévy a mis en avant « la situation économique mondiale un peu incertaine ».  Sur la zone Amérique Latine et Caraïbes, Publicis accuse ainsi une baisse 5,3% sur le semestre en données organiques. Publicis est en outre particulièrement affecté par la remise en jeu de nombreux contrats de grands groupes industriels cette année.

La PUB élargie dans tous stades ( Touret, fils de pub)

La PUB élargie dans tous stades ( Touret, fils de pub)

Alain Touret a réussi à étendre le champ de la PUB dans tous les stades. Une vraie victoire idéologique de gauche à défaut  de victoire sur le chômage. Amendement voté à l’unanimité de l’assemblée ! il a raison Touret il faut de la PUB et partout, même contraindre les spectateurs à offrir leur corps aux dieus de la PUB  pour vanter les mérites des marques. Partout où c’este’ possible il faut de la pub, sur les maillots bien sû,r mais sur toute la pelouse, dans les gradins, dans le ciel même . et pourquoi pas des spots comme à la télé à chaque interruption de l’arbitre avec annonce  «  le coup franc vous est offert par le crédit Lyonnais » , «  le penalty par le yaourt allégé Yoplait ». Pour permettre aux stades en question de bénéficier au moment de l’Euro 2016 -une compétition dont les Allemands et les Bleus seront, au départ, les favoris- de ressources supplémentaires, le gouvernement, avec l’aval de Ségolène Royal  et dans le cadre du débat sur la loi Macron, avait accepté l’idée que les publicités supérieures à 12m2 n’y seraient plus interdites. Pour l’Euro et, précision importante, pour la suite. Alain Tourret, menant une active campagne auprès de ses collègues élus des grosses villes de province (y compris celles où ce n’est pas le football qui est roi mais le rugby), s’est alors insurgé contre un privilège qui serait octroyé, dit-il, à ceux des clubs qui occupent déjà le dessus du panier, aux dépens des… petits. Aux dépens aussi des clubs de rugby. Argument de gauche, c’est pour les petits clubs aussi. Dans mon village de 500 habitants, l’épicerie a aussitôt réservé un emplacement sur la porte des WC du stade, c’est 20 euros dans la caisse du club. C’est pas uen réforme économique structurelle ça ?

Valls à Marseille : accueil à la kalachnikov, coup de Pub raté

Valls à Marseille : accueil à la kalachnikov, coup de Pub raté

 

Coup de pub raté pour Valls qui avait prévu de faire un show sur la sécurité retrouvée à Marseille. Certes quelques résultats ont été obtenus dans cette ville gangrénée par la drogue et le banditisme mais delà à venir se faire de la pub sur le dos des marseillais, il y a un pas que Valls a franchi, bien maladroitement. Le Clémenceau d’opérette était très en colère, ce coup de com. raté porte un sérieux  coup à son image. Une image pourtant déjà bien écorné depuis le 11 janvier puisque les Français se rendent bien comte que derrière les discours à la tonalité martiale, il n’y a pas grand-chose. Témoin les meurettes pour lutter contre le terrorisme, restaurer l’autorité dans l’école, réduire les gaspillages,  ne parlons pas du chômage. Du coup dans les sondages Vals perd d’un coup 8 points. Il s’était pourtant donné du mal pour se forger une stature d’homme d ’Etat qui dit les choses, qui décide, qui n’a pas peur ! Pourtant là il lui a fallu  presque une armée pour pénétrer dans ce quartier de la Castillane, super marché de la drogue. D’après lui il n’y a pas de zones de non-droit, alors c’est quoi un quartier qui n’est accessible qu’avec toutes les forces de police et  le GIGN ? Un vaste  jardin d’enfants ? Cette visite aura au moins servi à une chose à renforcer encore la présence des forces de police dans ce quartier mais évidemment le trafic de drogue risque de se déplacer ailleurs. En attendant que Valls «  ces casse ces ghettos » ou les nettoie au Karcher ?

 

 

 

Sondage suppression pub en ligne: les Français ne veulent pas payer

Sondage suppression pub en ligne: les Français ne veulent pas payer

 

 

Une curieuse idée de Google : payer pour ne  pas avoir de pub sur les écrans. En cause surtout la pub agressive qui masque l’info avant l’accès aux infos. La pub est sans doute nécessaire pour financer le net mais son caractère agressif, lui, est de moins en moins toléré.    78% des Français se disent agacés  par la réclame (publicité qui masque l’écran, son plus fort sur les vidéos…), ils ne sont que 13% à être prêts à payer le juste prix pour y échapper, selon un sondage OpinionWay pour Mozoo, groupe spécialisé dans le marketing et la publicité mobile, publié ce 3 décembre. Cette intolérance à la publicité en ligne varie selon l’âge: 84% des 65 ans et plus la jugent dérangeante, contre 71% des 18-24 ans.  Pour échapper à la réclame, et alors que l’utilisation de logiciels anti-publicité gratuits se répand, 50% des sondés se disent prêts à payer. Mais ceux-ci ne seraient disposés qu’à débourser 27 euros par an en moyenne (en plus du coût du fournisseur d’accès internet) pour bénéficier d’un internet sans publicité.  Seuls 13% sont prêts à payer le « juste prix » qui permettrait de compenser le manque à gagner des sites qui se priveraient de revenus publicitaires. « Vierge de toute publicité, Internet coûterait 65 euros par an en plus du prix exigé par le fournisseur d’accès », explique le groupe Mozoo, qui a obtenu ce chiffre en divisant le montant total des investissements publicitaires en ligne (2,791 milliards d’euros en 2013) par le nombre d’internautes en France (43,2 millions). Par ailleurs, pour 70% des personnes incommodées par la publicité en ligne, c’est sur les écrans d’ordinateur qu’elle est la plus gênante. Viennent ensuite la publicité sur Smartphones (20%) et celle sur tablettes (7%).  Mais ces chiffres s’expliquent aussi par un plus faible équipement des Français en Smartphones et tablettes : en 2013, quand 83% des 12 ans et plus possédaient un ordinateur, seuls 39% détenaient un Smartphone et 17% une tablette, selon une étude du Crédoc.

 

Internet : payer pour supprimer la pub sur Google

Internet : payer pour supprimer la pub sur Google

 

Il faudra peut-être payer pour supprimer la pub sur Google. L’expérimentation est en cours chez Google ‘Google Contributor). Plutôt que de financer les sites grâce aux publicités proposées via AdSense, Google teste comme alternative  de supprimer  les annonceurs. «Aujourd’hui, Internet est surtout financé grâce à la publicité en ligne», peut-on lire sur la page dédiée à Google Contributor. «Mais que feriez-vous s’il existait un moyen de soutenir directement les créateurs des sites que vous visitez tous les jours?» Si un internaute choisit de participer au programme, des messages de remerciement s’affichent à la place des publicités. À chaque visite sur un site partenaire, un peu de l’argent issu de cet abonnement est versé à l’éditeur du contenu consulté. Les transactions se font via leur compte AdSense, reçues au même titre que les revenus publicitaires. Google perçoit par ailleurs un petit pourcentage sur la somme versée chaque mois par les internautes. Avec ce projet, Google espère surtout séduire les internautes récalcitrants de la publicité en ligne. Il répond aussi aux inquiétudes des sites Internet qui doivent faire face à la popularité croissante des logiciels permettant de bloquer la réclame, les privant d’une source importante de revenus. Certains testent différentes options pour endiguer le phénomène: des formules d’abonnement ou des messages de remontrance affichés à la place des publicités bloquées. Sans grand succès. Or, le rejet de la publicité en ligne pose aussi problème à Google, qui vit largement de la vente d’espaces publicitaires et de mots clés. Avec Contributor, Google tente de responsabiliser les internautes et joue la carte de la simplicité: il propose un abonnement valable pour une dizaine de sites à la fois, plutôt que pour un seul. Google Contributor est aussi symptomatique de la progression de la culture du don sur Internet. Outre le succès des plateformes de financement participatif, comme Kickstarter ou Ulule, d’autres projets pour récompenser les créateurs en ligne ont vu le jour ces dernières années. YouTube, propriété de Google, a annoncé au début de l’année une option permettant aux internautes de faire des dons financiers à des auteurs de vidéos. Un principe similaire à celui du site français Tipeee, qui récompense les créateurs sous forme de pourboires numériques.

 

La pub sur Internet désactivée

La pub sur Internet désactivée

. Mercredi, une large coalition d’acteurs d’Internet, dont Google, Microsoft et Yahoo, a annoncé l’adoption d’un code de conduite encadrant la publicité ciblée (voir le pdf). Cette pratique, contestée mais largement répandue sur Internet, consiste à suivre la navigation des visiteurs d’un site et à adapter les publicités en fonctions de leurs habitudes.  D’ici à la fin de l’année, les 400 membres de la Digital Advertising Alliance, qui représentent 90% des annonces ciblées diffusées sur Internet, s’engagent donc à ne plus cibler, dans un but publicitaire, les internautes qui en font la demande depuis leur navigateur. Une option existe déjà pour signifier ce refus dans Firefox, Opera, Internet Explorer et Safari. Il s’agit du réglage dit «Do Not Track». Mais seules quelques régies de second plan se conformaient pour l’instant à cette instruction. Le numéro un de la publicité en ligne, Google, s’y opposait fermement, et refusait même d’inclure le réglage dans Chrome. Pour échapper au ciblage, il fallait installer des extensions tierces, comme «Do Not Track Plus» Confronté à de récentes polémiques sur son ciblage publicitaire et sur sa nouvelle politique de confidentialité qui entrera en vigueur le 1er mars, Google a profondément assoupli son discours. Dans le Wall Street Journal, une responsable de la publicité chez Google promet désormais que le réglage «Do Not Track» sera ajouté à Chrome dans les prochains mois et se dit «ravie» de rejoindre cette initiative, «largement» soutenue par le secteur. «C’est indéniablement un grand pas en avant», se réjouit Tristan Nitot, le président de Mozilla Europe, dont le navigateur Firefox a été le premier à adopter ce réglage, et qui avait déjà été l’un des premiers à bloquer les pop-up, il y a dix ans. La situation a en fait brusquement évolué grâce à des pressions politiques aux États-Unis. Jeudi, l’administration Obama a dévoilé un projet de «charte pour la protection des données des consommateurs». Ce texte, prélude au vote d’une loi au Congrès, veut garantir le droit des consommateurs à exercer un contrôle sur les données personnelles qui sont collectées puis utilisées sur Internet. Il n’a pas encore de valeur contraignante, et n’oblige pas à respecter le «Do Not Track». Mais les acteurs de la publicité sur Internet ont préféré montrer dès à présent leur bonne volonté, pour ne pas risquer le vote d’une législation trop dure. Le «Do Not Track» n’empêchera toutefois pas le recueil des données à des fins de recherche. En France, la transposition des directives européennes du «paquet télécom», fin 2011, a déjà fortement renforcé les obligations en matière de ciblage publicitaire. Les régies publicitaires et les sites Internet visités doivent théoriquement informer les internautes avant de placer dans leur navigateur des petits fichiers, les «cookies», qui assurent le suivi publicitaire. Cette obligation reste néanmoins rarement respectée. Dans une note de synthèse publiée sur le sujet, la Cnil expliquait que le système «Do Not Track», en cours de déploiement, pouvait justement permettre «de répondre à la loi, à condition d’être activé par défaut sur les navigateurs».




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