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Crise sanitaire Covid: révélateur de crise mondiale ( Adam Tooze)

 Crise sanitaire Covid: révélateur de  crise mondiale ( Adam Tooze)

Dans son nouveau livre, « L’Arrêt » (1) (éd. Les Belles Lettres), l’historien de l’université de Columbia (Etats-Unis) signe la suite de son best-seller « Crashed », qui analysait les conséquences de la crise de 2008. Il n’aura fallu qu’une mutation marginale d’un virus dans une ville du centre de la Chine pour achever de remettre en cause un système économique basé sur le néolibéralisme, considère l’historien. ( le « Monde »)

 

Son nouvel ouvrage, « L’Arrêt. Comment le Covid a ébranlé l’économie mondiale » (1), dont la traduction paraît aux éditions Les Belles Lettres, apparaît comme la suite logique de « Crashed », avec toujours la capacité de cet historien – ce qui fait l’attrait de sa recherche – à identifier et synthétiser à travers le flux massif d’informations quotidiennes les tendances lourdes de la marche du monde qu’il reconstitue en un récit vivant et captivant, fourmillant de détails.

Entre 2014 et 2018, l’accumulation de crises avait ébranlé le monde: l’Ukraine, déjà là avec l’annexion de la Crimée par la Russie, la plongée du prix des matières premières, notamment celui du pétrole, la crise des réfugiés syriens, la crise de la dette de la Grèce, celle de la finance en Chine, le Brexit, la victoire de Trump ou encore le surgissement des Gilets jaunes en France. Or, même si, rétrospectivement, certains spécialistes avaient bien alerté sur le risque potentiel d’une pandémie, la propagation du Covid-19 en 2020 a plongé l’auteur comme la majorité de la population mondiale dans « l’incrédulité ».

Qui aurait pu imaginer que durant ces quelques semaines de mars l’économie mondiale allait se retrouver quasiment à l’arrêt, le PIB mondial se contractant de 20%, avec la mise hors service dans la plupart des pays de l’appareil productif et des services, notamment le transport, et le confinement de la majorité de la population mondiale. Outre ses conséquences économiques, le bilan de cette pandémie est lourd. Quelque 6,27 millions de personnes sont mortes, selon le décompte du site Our World in Data.

L’un des premiers enseignements de cette pandémie pour Adam Tooze est que « l’année 2020 a mis en lumière l’extrême dépendance de l’activité économique à la stabilité de son environnement naturel », autrement dit l’anthropocène, cette « transformation de la planète due à la croissance économique capitaliste et qui met en question la séparation de la nature et l’histoire de l’humanité », qui n’est pas seulement un concept mais bien une réalité à prendre en compte. Il a suffi d’une mutation virale marginale dans un microbe à Wuhan, une ville située dans le centre de la Chine, pour stopper net la « mondialisation ». Une perspective qui paraissait proprement inconcevable, tant elle s’était imposée comme un horizon indépassable. Désormais, pour Adam Tooze, cette mondialisation façonnée par « des cadres de pensée de l’âge du néolibéralisme » a vécu, marquant la fin d’une trajectoire dont l’origine remonte aux années 1970. »

Car ce que nous a appris cette pandémie, remarque-t-il, est « que le système monétaire et financier pouvait être réorienté, in extremis, vers le soutien aux marchés et aux ménages, ce qui imposait de poser la question de qui était aidé et comment ». Tout à coup, l’argent n’était plus un problème, « quoi qu’il en coûte », selon la formule d’Emmanuel Macron, car cette crise aura exhibé aux yeux de tous « l’impréparation institutionnelle et l’irresponsabilité organisée des élites économiques et politiques des pays riches », découlant, selon l’auteur, des « interactions entre l’organisation sociale, les intérêts politiques, les lobbies d’affaires et la politique économique (qui) peuvent avoir des conséquences humaines dévastatrices, des services d’urgence aux travailleurs migrants sans droits ».

Si l’impéritie politique est montrée du doigt, Adam Tooze pointe également une sous-estimation quant aux solutions à envisager : « En raison même des limites de nos capacités d’adaptation politiques, sociales et culturelles, nous dépendons en définitive de solutions techno-scientifiques. » Aussi, contrairement au concert de louanges qui a entouré l’apparition de vaccins contre le Covid-19 en à peine un an, il estime que les sommes investies dans la recherche, la production et la distribution – notamment vers les pays qui n’en disposaient pas – des vaccins n’ont représenté qu’une part infime du total que les Etats ont consacré à la lutte contre la crise, alors que c’était pourtant la réponse appropriée et urgente qu’il fallait massivement financer.

Pour l’avenir, il plaide d’ailleurs en faveur de l’augmentation de l’investissement dans la recherche et le développement dans des technologies dans le but de bâtir des économies et des sociétés plus durables et plus résilientes, de façon à pouvoir faire face à des « crises imprévisibles et mobiles » ou alors « nous prendrons de plein fouet le retour de bâton de notre milieu naturel ». Autrement dit, il s’agit « de faire précisément ce qui est habituellement qualifié d’irréaliste et balayé avec mépris d’un revers de la main » par les décideurs politiques.

Car au delà des perturbations des chaînes logistiques, qui ont focalisé l’attention lors de la la reprise économique de 2021, l’historien montre que cette crise a révélé les conséquences des « politiques de démolition des services publics menées depuis des dizaines d’années au nom de la performance et de l’efficacité, qu’il s’agisse des systèmes de santé, de l’école et des services sociaux ». Ces politiques qui étaient créatrices d’inégalités, déjà mises en évidence en 2008 et qui n’avaient toujours pas été réglées en 2021, malgré « les efforts faits par les élites mondiales pour contenir la crise », ironise l’auteur.

Pourtant l’élection aux Etats-Unis de Joe Biden qui disait vouloir « unir et mobiliser le pays pour répondre aux grands défis de notre temps: la crise climatique et les ambitions d’une Chine autocratique » en promettant des plans de relance keynésiens de centaines de milliards de dollars d’argent public ciblant les infrastructures et le soutien des ménages modestes et à la classe moyenne américaine lui semblaient aller dans le bon sens. Mais ils arrivent trop tard, juge Adam Tooze. « Le Green New Deal était brillamment d’actualité. Mais il partait de l’idée que la menace la plus urgente de l’anthropocène était le climat. Et il a été, lui aussi, dépassé, débordé par la pandémie. Ces révisions n’impliquent pas l’absence de tout principe directeur intellectuel ou politique. Elles sont seulement une ouverture à la mesure des temps dans lesquels nous vivions », écrit-il.

Non pas que la pandémie ait favorisé un repli sur le cadre national, comme on a pu le penser avec le retour sur le devant de la scène d’un besoin de souveraineté, en réalité du protectionnisme et de la fermeture des frontières pour certains politiques. L’auteur montre au contraire combien la crise sanitaire et sa gestion ont mis en évidence l’imbrication de chaque pays dans le système des relations internationales et de la circulation des biens et des individus. En revanche, ce qui n’existe plus, c’est un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis auquel l’ascension de la Chine avait déjà mis un terme. « Le nouvel âge de la globalisation produit une multipolarité centrifuge », avec une prolifération de grandes puissances régionales qui multiplient les alliances ou les oppositions de façon mouvante. A l’exemple du Moyen-Orient, où s’affrontent deux camps, l’un soutenu par l’Arabie Saoudite et l’autre par l’Iran, où la Turquie joue sa propre partition. Ou bien encore dans la remise en cause par Pékin de l’accord global sur les investissements (AGI) signé au bout de 7 ans de négociations entre la Chine et l’Union européenne, en raison de la critique par des eurodéputés du traitement à l’égard de la minorité des Ouïghours. Toutefois, l’imbrication entre l’UE et la Chine est trop avancée, selon l’historien, pour en rester là, d’autant que la Chine « joue un rôle central dans les nouvelles technologies de la transition énergétique ». En 2020, la Chine était la première destination des investissements internationaux, rappelle-t-il.

Quant aux Etats-Unis, même si leur rôle dominant a été remis en cause, ils occupent une place centrale dans l’économie de la planète. « L’équilibre de l’économie mondiale dépend du quadrilatère qui relie le marché du travail américain, le marché obligataire américain, la politique budgétaire du gouvernement américain et les interventions de la Fed », souligne Adam Tooze. La banque centrale est d’ailleurs l’institution qui prend de plus en plus de poids dans nos économies modernes. « Ces interventions massives ont été motivées par la fragilité et les inégalités d’une dynamique de croissance alimentée par la dette. Ce qui a donné une place centrale aux banquiers centraux dans le combat contre la crise, c’est le vide créé par la démolition des syndicats, par l’absence de pression inflationniste et, plus généralement, par l’absence de tout défi anti-systématique. »

Toutefois, les banquiers centraux du XXIe siècle ne sont pas comme des keynésiens de l’après-guerre mais plutôt comme des conservateurs bismarckiens du XIXe siècle pour qui « tout doit changer pour que rien ne change », ironise l’auteur qui rappelle que « le 27 janvier 2021, quand on lui demanda, dans une conférence de presse, s’il pensait qu’il y avait un risque d’inflation, Jay Powell (président de la Fed) eut cette réponse remarquable : »Franchement, nous aimerions une inflation légèrement supérieure (…) L’inflation problématique avec laquelle des gens comme moi ont grandi ensemble semble loin de nous et assez improbable dans le contexte extérieur et extérieur dans lequel nous sommes depuis déjà longtemps. » »

A peine un an plus tard, cette prophétie a été démentie rappelant à Jay Powell ses années de jeunesse. Le taux d’inflation qui est au plus haut depuis 40 ans, obligeant la Fed à remonter ses taux ce qui ne va pas être sans conséquence pour « les marchés émergents (qui) sont devenus des noyaux centraux du système globalisé de la finance dollarisée », et pour l’économie mondiale plus largement.

Cette montée inflationniste qui se répand à travers la planète à laquelle s’ajoute la guerre en Ukraine et la transformation de la Russie en État paria, au moins aux yeux des Occidentaux, représente des risques que Tooze ne traite pas dans son ouvrage, achevé avant. Mais la leçon de « L’Arrêt » reste d’actualité : « Que nous le fassions ou non, pour le meilleur et pour le pire, il ne nous sera pas possible d’échapper au fait que « des choses énormes » vont arriver. La continuation du statu quo est la seule option que nous n’ayons pas », alerte-t-il.

L’auteur suggère pour s’y préparer de se mettre à l’écoute d’autres voix pour comprendre ces crises qui arrivent. Par exemple, celle de Chen Yixin, proche conseiller de Xi Jinping, dont la théorie des « six effets » sur les convergences des crises est bien plus pertinente et plus éclairante selon lui que « le concept de polycrise de l’Union européenne ou l’obsession solipsiste des Etats-Unis pour leur propre de récit national ».

Dans un texte de 2019, Chen Yixin proposait en effet une approche dite des « six effets » pour répondre aux questions suivantes : « comment les risques se conjuguent-ils? Comment les risques économiques et financiers se transforment-ils en risques politiques et sociaux? Comment les « risques du cyber-espace » finissent-ils par se traduire par des « risques sociaux réels »? Comment des risques intérieurs deviennent-ils intérieurs? »

On ignore si la gestion des futures crises pourra trouver une solution dans cette théorie de ces « six effets ». Pour le moment, le conseiller de Xi Jinping, secrétaire général de la Commission des Affaires politiques et légales, s’est surtout fait remarquer par sa « campagne de rectification » visant à purger l’appareil du parti communiste chinois des éléments qui mettent en doute la ligne du président à vie.

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(1) Adam Tooze « L’Arrêt. Comment le Covid a ébranlé l’économie mondiale », éditions Les Belles Lettres, 2022 (2021), traduit de l’anglais par Christophe Jacquet, 410 pages.

(2) Adam Tooze « Crashed. Comment une décennie de crise financière a changé le monde », éditions Les Belles Lettres, 2018, traduit de l’anglais par Leslie Talaga et Raymond Clarinard, 766 pages, 25,90 euros.

Le scandale de l’insuffisance de sécurité sanitaire

Le scandale de l’insuffisance de sécurité sanitaire

Les récents scandales sanitaires qui touchent le géant laitier ou les groupes Nestlé et Ferrero sont dus à des maux similaires. L’autocontrôle n’est pas suffisant pour les prévenir et des inspections non programmées doivent être réalisées par les pouvoirs publics estime  Mathilde Gérard du « Monde »

 

Analyse.

 

Il y a cinq ans, la contamination à la salmonelle de lait infantile produit dans une usine Lactalis à Craon (Mayenne) avait secoué l’opinion publique. Lacunes des autocontrôles de l’entreprise, informations non transmises aux autorités sanitaires, produits rappelés toujours présents dans certains rayons… L’affaire Lactalis avait mis en évidence une série de dysfonctionnements relevés dans un rapport d’enquête parlementaire rendu en juillet 2018, alors que des dizaines de bébés avaient été contaminés et 300 plaintes déposées. Les responsables politiques s’en étaient émus, condamnant l’attitude de l’entreprise, et assuraient que des moyens supplémentaires seraient alloués aux organes de contrôle.

En 2022, autres scandales, mêmes maux : les contaminations à l’Escherichia coli de pizzas de la marque Buitoni et à la salmonelle de chocolats Kinder comportent des éléments similaires à ceux qui ont conduit à la présence de bactéries dans des boîtes de lait infantile. Comme pour Lactalis, ces contaminations surviennent au sein d’usines de deux géants et multinationales de l’agroalimentaire, respectivement Nestlé et Ferrero, dont les produits sont vendus dans des dizaines de pays.

Comme pour Lactalis, les entreprises livrent leurs informations au compte-gouttes : des témoignages et images de l’usine Nestlé qui fabrique les pizzas Buitoni ont montré des conditions d’hygiène déplorables, tandis que Ferrero a admis, le 7 avril, que des salmonelles ont été détectées mi-décembre 2021 dans son usine belge d’Arlon. Comme pour Lactalis, se pose aussi la question de la bonne information des consommateurs, alors que les rappels concernent un nombre grandissant de pays.

Par leur gravité, les syndromes hémolytiques et urémiques survenus ces dernières semaines chez des enfants ayant consommé des pizzas Buitoni concentrent les principales préoccupations. Deux enfants sont décédés sur cinquante-trois cas confirmés. Plusieurs sont passés en service de réanimation pédiatrique, risquant de lourdes séquelles rénales, voire cérébrales. L’enquête ouverte par le pôle santé publique du parquet de Paris devra éclairer les responsabilités qui ont conduit à ces intoxications et les familles attendent l’ouverture d’une instruction.

Pour les chocolats Kinder, 150 cas d’intoxications aux salmonelles ont été recensés dans l’Union européenne et au Royaume-Uni. Si les symptômes se rapprochent dans la majorité des cas de ceux de la gastro-entérite, ils ont nécessité pour certains des hospitalisations, parfois longues. Le volume très important des rappels, qui inclut jusqu’aux chocolats de Noël, fait craindre une augmentation du nombre de contaminations. Les autorités sanitaires belges, elles, s’agacent du manque de transparence de Ferrero : « Les informations fournies par Ferrero sont incomplètes », ont-elles jugé dans un communiqué de presse le 8 avril, en ordonnant la fermeture de l’usine de production d’Arlon.

L’image des services publics renforcés par la crise sanitaire ( sondage)

L’image des services publics renforcés par la crise sanitaire ( sondage)

 

D’après lebaromètre annuel réalisé par Kantar pour l’Institut Delouvrier, publié en exclusivité par « Les Echos  75 % des sondés estiment que les services publics ont fait le nécessaire pour « assurer la continuité du service » (+13 points). Pour 69 %, ils ont su « répondre aux besoins nouveaux générés par l’épidémie et ses conséquences », contre une sur deux en 2020. Tous les services publics ont vu leur score progresser, la palme revenant aux impôts, en hausse de 11 points à 74 %, la santé publique ne progressant a contrario que d’un petit point, mais avec 75 % d’opinions positives.

A noter la montée d’une « inquiétude par rapport à la proximité et l’accessibilité », ajoute Guillaume Caline, directeur Enjeux publics et opinion chez Kantar Public, qui résonne avec l’alerte de la Défenseuse des droits sur les risques d’inégalités d’accès aux services publics avec la dématérialisation.

Attentes fortes
La hiérarchie des priorités de l’action publique pour les Français est quant à elle restée très marquée par le Covid en 2021, avec toujours la santé publique en tête de liste, citée par 48 % des personnes interrogées mais en baisse. La police et la gendarmerie ainsi que l’éducation nationale, sur laquelle l’opinion s’est dégradée en 2021 après plusieurs années d’amélioration, viennent ensuite, évoquées par 35 % des répondants.

L’emploi, lui, est relégué en cinquième place, derrière la justice, le service public qui pâtit de la plus mauvaise opinion (exprimée par près de deux tiers des Français). « Il y a un problème avec la justice », souligne Matthieu Delouvrier, qui rappelle qu’auparavant c’est la politique de l’emploi qui arrivait bonne dernière.

Si l’attachement des Français à leurs services publics et leurs attentes fortes que montre le baromètre pèseront à n’en pas douter sur le scrutin présidentiel , les Français apparaissent plus que jamais partagés sur leur avenir. 46 % des répondants au sondage Kantar pour l’Institut Paul Delouvrier se déclarent partisans de « diminuer le niveau des impôts et des prélèvements, quitte à réduire les prestations fournies par les services publics » et 49 % souhaitent « améliorer les prestations fournies par les services publics quitte à augmenter [leur] niveau ».

 

Covid: Macron politise dangereusement la crise sanitaire

Covid: Macron politise dangereusement la crise sanitaire

Le président de la République n’appréhende plus seulement le Covid-19 comme un fléau à combattre. Plus l’élection présidentielle approche, plus il l’utilise comme une arme à fragmentation, au risque d’essuyer un puissant tir de riposte estime Françoise Fressoz dans le Monde.

 

Chronique.

La fulgurante propagation du variant Omicron du SARS-CoV-2 a rallumé le spectre d’une élection présidentielle sous Covid-19. Il faut donc saluer l’initiative du premier ministre, Jean Castex, de réunir, mardi 11 janvier, les chefs des partis politiques ainsi que les candidats déclarés à la présidentielle pour tenter de définir des règles communes susceptibles de sauver la campagne.

Alors que le droit constitutionnel protège la liberté de réunion, certains candidats ont choisi d’annuler ou de reporter leurs meetings de janvier. D’autres préfèrent, au contraire, les maintenir en imposant des jauges, en distribuant des masques FFP2 ou en demandant à l’entrée le passe sanitaire. Une harmonisation est souhaitable, de même qu’un minimum d’entente autour de la façon dont va se dérouler l’élection des 10 et 24 avril sur laquelle plane le spectre de l’abstention après les records enregistrés aux élections municipales de 2020 et régionales de 2021.

Cette quête de rassemblement dans un nouveau moment difficile pour le pays ne doit cependant pas faire illusion. A quatre-vingt-dix jours du scrutin présidentiel, le verni de l’unité a définitivement volé en éclats et l’exécutif n’y est pas pour rien. Il agit désormais comme si le virus était devenu un objet politique à part entière. Il ne l’appréhende plus seulement comme le fléau à combattre en unissant les forces. Il l’utilise au contraire comme une arme à fragmentation, un levier pour refaçonner l’imaginaire politique et structurer un nouveau clivage susceptible de piéger ses adversaires.

Les déclarations fracassantes du président de la République, qui a assuré, mardi 4 janvier dans un entretien au Parisien, vouloir « emmerder » les non-vaccinés, ont fait entrer la lutte contre le Covid-19 dans une nouvelle dimension, beaucoup plus politique et polémique. C’est pourquoi il ne faut plus seulement évoquer les risques d’une campagne présidentielle sous Covid-19. Il faut aussi s’interroger sur les problèmes que soulève la gestion d’une épidémie sous emprise électorale.

Un gros danger menaçait l’exécutif en ce début d’année : que le quinquennat finissant devienne le symbole de l’impuissance à cause des facéties d’un virus qui ne cesse depuis deux ans de surgir, de disparaître puis de resurgir sous des formes toujours différentes et plus ou moins résistantes aux vaccins. Pour peu que l’accusation soit formulée, relayée puis ancrée dans les esprits, l’enlisement menaçait et, avec lui, le risque du coup de balai, sur fond de déprime collective.

Faux passe sanitaire: 5% des hospitalisés…Qui vont risquer 5 ans de prison

Faux passe sanitaire: 5% des hospitalisés…Qui vont risquer 5 ans de prison

 

Parmi les hospitalisés on dénombre environ 75 % de personnes non vaccinées et même 5 % qui disposent d’un faux passeport «Le faux passe tue, c’est la réalité», a-t-il lancé aux députés LFI qui rejetaient un renforcement des sanctions en cas de fraude, dans le cadre de l’examen du projet de loi instituant le passe vaccinal.

. La détention d’un faux passe doit être désormais punie de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. Présenter un passe appartenant à autrui ou transmettre à autrui un passe en vue de son utilisation frauduleuse sera puni d’une amende forfaitaire de 1.000 euros, contre 135 euros aujourd’hui. On se demande légitimement pourquoi un tel écart entre ces deux infractions de même nature ?

Crise sanitaire: Pour une priorité à l’enfant

Crise sanitaire: Pour une priorité à l’enfant

 

Les cinq organisations représentatives nationales des infirmières puéricultrices, soutenues par la Société française de pédiatrie, réclament, dans une tribune au « Monde », des mesures d’urgence du président de la République, face au mépris du gouvernement en pleine crise sanitaire, et dénoncent une opportunité gâchée pour la santé de l’enfant.

 

Tribune.

L’épidémie de bronchiolite est cette année en France précoce et intense. Cette pathologie, qui entraîne une détresse respiratoire aiguë en particulier chez les plus petits (moins de 6 mois), fait peser une charge importante sur les services d’urgences, de réanimation pédiatrique et de pédiatrie générale, pourtant déjà fortement mobilisés par la crise sanitaire que nous vivons actuellement. Chez les moins de 10 ans, le taux d’incidence des contaminations au coronavirus explose, même si le nombre d’hospitalisations reste contenu.

Dans le même temps, les alertes se multiplient : fermetures de services d’urgences pédiatriquespénurie de soignants formés en pédiatrie… La situation s’avère catastrophique. Progressivement, ce sont les professions expertes dans la santé de l’enfant qui disparaissent, y compris les médecins pédiatres, dans une triste indifférence. Emmanuel Macron, à travers sa politique des « 1 000 premiers jours », avait fait de l’enfance une priorité de son quinquennat.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés Avec le retour de la bronchiolite, les hôpitaux de nouveau sous tension

Force est de constater que la réponse du gouvernement à la situation actuelle est aujourd’hui incohérente, voire défaillante. Que dire du mépris affiché envers les infirmières puéricultrices, représentant plus de 22 000 professionnels aujourd’hui en France, qui ne cessent d’alerter le gouvernement depuis des mois ?

Leur demande : reconnaître enfin une profession créée il y a plus de soixante-dix ans, œuvrant chaque jour dans les services hospitaliers (maternité, néonatalogie, pédiatrie…) et extrahospitaliers (protection maternelle et infantile, modes d’accueil…) pour accompagner les familles et la santé de l’enfant.

Cette crise ne touche pas que l’hôpital. Un rapport de mai 2021 de l’inspection générale des affaires sociales relevait déjà le manque criant de suivi de la santé des enfants en ville, la pénurie de pédiatres, et la nécessité de valoriser les acteurs de la santé de l’enfant. Le déploiement des compétences des infirmières puéricultrices était alors pointé comme une des solutions à mettre en œuvre, d’autant plus depuis 2009 alors que la formation initiale d’infirmier ne comporte plus d’enseignements pédiatriques.

Une politique sanitaire risquée et peu courageuse

Une politique sanitaire risquée et peu courageuse

 

 

 

Clairement , le gouvernement a décidé de laisser se propager le virus en espérant le moment venu atteindre une immunité collective susceptible d’éteindre la pandémie. Le gouvernement s’est en effet refusé à prendre des mesures radicales aussi bien concernant la vaccination obligatoire que la régulation stricte de la mobilité

 

Même si la vaccination ne serait en elle-même être discutée reste qu’on peut s’interroger sur les niveaux de propagation exceptionnelle en France comparés à la plupart des pays étrangers alors qu’on a déjà atteint un très haut niveau de personnes vaccinées. Cela signifie sans doute clairement comme le pense nombre d’experts médicaux que la vaccination ne suffit pas même si elle est indispensable.

Le problème en effet c’est que le virus reviendra régulièrement en boomerang via des variants tant  que la population mondiale ne sera pas totalement vaccinée notamment les populations les plus fragiles. C’est-à-dire les populations susceptibles d’être touchées et de transmettre la maladie. On note que les pays à démographie vieillissante sont davantage victimes de la pandémie que des pays où les populations sont beaucoup plus jeunes.

On comprend évidemment que le gouvernement n’ait  pas voulu choisir une stratégie susceptible de bloquer encore une nouvelle fois l’économie avec par exemple des mesures de confinement généraliséées.

Le problème, c’est qu’on risque la même paralysie en laissant circuler relativement librement le virus. Le risque en effet c’est que ce multiplient des arrêts maladie dans le secteur de la production y compris pour les activités essentielles. Déjà avant l’apparition du virus de fortes tensions s’étaient manifestés en matière de recrutement dans les entreprises.

La France doit nécessairement s’interroger sur la pertinence de sa stratégie sanitaire qui n’a pas donné les résultats attendus puisque le pays figure parmi les plus atteints au monde proportionnellement à sa population.

Le contexte électoral n’est sans doute pas étranger aux atermoiements et au manque de fermeté et de clarté des pouvoirs publics. Il s’agit surtout moins de gérer la pandémie que de contrarier d’une population déjà difficilement gérable compte tenu de toutes les contradictions internes.

En fait,  ce sont peut-être les statistiques qui vont finalement définir les orientations sanitaires. En effet si les hôpitaux sont à nouveau pratiquement bloqués, si les activités de leur côté sont grandement asphyxiées par le nombre de malades ou de contacts Covid , il faudra  alors prendre des mesures beaucoup plus radicales et nettes comme l’obligation vaccinale et le confinement dans certains cas.

Covid: une politique sanitaire risquée et peu courageuse

Covid: une politique sanitaire risquée et peu courageuse

 

 

 

Clairement , le gouvernement a décidé de laisser se propager le virus en espérant le moment venu atteindre une immunité collective susceptible d’éteindre la pandémie. Le gouvernement s’est en effet refusé à prendre des mesures radicales aussi bien concernant la vaccination obligatoire que la régulation stricte de la mobilité

 

Même si la vaccination ne serait en elle-même être discutée reste qu’on peut s’interroger sur les niveaux de propagation exceptionnelle en France comparés à la plupart des pays étrangers alors qu’on a déjà atteint un très haut niveau de personnes vaccinées. Cela signifie sans doute clairement comme le pense nombre d’experts médicaux que la vaccination ne suffit pas même si elle est indispensable.

Le problème en effet c’est que le virus reviendra régulièrement en boomerang via des variants tant  que la population mondiale ne sera pas totalement vaccinée notamment les populations les plus fragiles. C’est-à-dire les populations susceptibles d’être touchées et de transmettre la maladie. On note que les pays à démographie vieillissante sont davantage victimes de la pandémie que des pays où les populations sont beaucoup plus jeunes.

On comprend évidemment que le gouvernement n’ait  pas voulu choisir une stratégie susceptible de bloquer encore une nouvelle fois l’économie avec par exemple des mesures de confinement généraliséées.

Le problème, c’est qu’on risque la même paralysie en laissant circuler relativement librement le virus. Le risque en effet c’est que ce multiplient des arrêts maladie dans le secteur de la production y compris pour les activités essentielles. Déjà avant l’apparition du virus de fortes tensions s’étaient manifestés en matière de recrutement dans les entreprises.

La France doit nécessairement s’interroger sur la pertinence de sa stratégie sanitaire qui n’a pas donné les résultats attendus puisque le pays figure parmi les plus atteints au monde proportionnellement à sa population.

Le contexte électoral n’est sans doute pas étranger aux atermoiements et au manque de fermeté et de clarté des pouvoirs publics. Il s’agit surtout moins de gérer la pandémie que de contrarier d’une population déjà difficilement gérable compte tenu de toutes les contradictions internes.

En fait,  ce sont peut-être les statistiques qui vont finalement définir les orientations sanitaires. En effet si les hôpitaux sont à nouveau pratiquement bloqués, si les activités de leur côté sont grandement asphyxiées par le nombre de malades ou de contacts Covid , il faudra  alors prendre des mesures beaucoup plus radicales et nettes comme l’obligation vaccinale et le confinement dans certains cas.

Crise sanitaire covid: : un gouvernement surtout commentateur

Crise sanitaire covid: : un gouvernement surtout commentateur

 

On aura sans doute observé que moins  le gouvernement agit et plus il parle .  Pour preuve, les voeux d’Emmanuel Macron . Ce fut aussi  le cas  avec cette intervention du ministre de la santé qui a très longuement commenté les chiffres de la pandémie mais sans réellement annoncer de nouvelles mesures susceptibles  de contrôler la vague en croissance exponentielle.

Le chef de l’État, les responsables du gouvernement et en particulier le ministre de la santé se comportent surtout en commentateurs de l’environnement sanitaire. Finalement , ils s’en inquiètent comme on peut s’en inquiéter dans un bistrot allant jusqu’à se demander si l’envolée des statistiques ne va pas conduire d’une part à la paralysie des hôpitaux, d’autre part au blocage partiel de l’économie.

En cause évidemment, la grande discrétion du chef de l’État  alors que le nombre de contaminés atteint des chiffres record de 230 000 contaminés hier. Un silence évocateur Sur cette envolée exponentielle des statistiques de la crise qui traduit l’obsession du président de ne surtout pas fâcher l’opinion publique quitte à sacrifier la santé.

Pourtant il ne reste sans doute que quelques jours voire au plus quelques semaines tout au plus pour tenter d’empêcher le blocage total du pays.

Hier le ministre de la santé a évoqué des chiffres particulièrement inquiétants concernant le nombre de contaminés susceptibles d’être hospitalisés. En fait on pourrait atteindre des chiffres de 2500 à 5000 hospitalisations par jour. Or on sait qu’à partir de 4000 hospitalisés au total (Le stock pas le flux) les hôpitaux seraient pratiquement submergés et incapables d’assurer leurs missions. L’institut Pasteur évoque d’ailleurs un scénario catastrophe pouvant conduire jusqu’à 5000 contaminés hospitalisés par jour.

Compte tenu de l’immobilisme politique qui caractérise ce gouvernement il faudra sans doute attendre que le pays atteigne 400 ou 500 000 contaminés pour qu’il prenne enfin la mesure de l’enjeu et mette  en place une politique qui ne se réduise pas à la vaccination obligatoire et qui la complète par des décisions autrement plus radicales.

Pass sanitaire en entreprise : FO se réjouit de son absence

Pass sanitaire en entreprise : FO se réjouit de son absence

 

Sur franceinfo mardi, le secrétaire confédéral FO, Michel Beaugas,  ,  chargé de l’emploi et des retraites, se réjouit que le pass sanitaire n’est pas été imposé en entreprise. Une prise de position assez ambiguë concernant l’avenir de la part de Force ouvrière dont le secrétaire général n’a pas voulu pendant longtemps se prononcer à propos de la vaccination considérant que ce n’était pas une problématique syndicale .À noter d’ailleurs que ce n’est pas le secrétaire général de FO qui s’exprime mais un secrétaire confédéral

 

Franceinfo : Le pass sanitaire en entreprise est absent du projet de loi qui sera présenté lundi en Conseil des ministres. Est-ce le signe que vous, les partenaires sociaux, avez été entendus ?

 

Michel Beaugas : Il nous semble qu’effectivement, c’est le signe que nous avons été entendus parce que c’est très complexe à mettre en œuvre. L’ensemble des organisations syndicales, dont Force ouvrière, ont dit à la ministre du Travail que l’on n’était pas favorables à une telle mesure parce que ça viendrait contrarier les mesures qui ont déjà été mises en place, notamment dans les entreprises qui reçoivent du public, puisqu’un certain nombre de salariés sont déjà dans l’obligation d’avoir le pass sanitaire. Et quand ils n’avaient pas le pass sanitaire, quand ils n’étaient pas vaccinés, les entreprises se sont arrangées pour les changer de poste. Et si jamais, demain, le pass sanitaire était obligatoire pour tous, un grand nombre de salariés, deux millions selon la ministre du Travail, qui ne sont pas encore vaccinés, verraient probablement leur contrat de travail suspendu. Et là, ça serait vraiment un problème.

 

D’après les informations de franceinfo, le gouvernement envisage tout de même d’introduire plus tard cette disposition par décret. Mais ça n’est pas ce qui vous a été dit ce lundi ?

 

Non. On nous a bien dit que pour les entreprises, c’était le pass sanitaire et pas un pass vaccinal. Mais je pense que ça deviendra, à terme, pratiquement une obligation, quand le pass vaccinal sera obligatoire en France. Et puis surtout, ce que j’ai entendu dire, c’est qu’à l’Assemblée nationale, le pass sanitaire en entreprise, même s’il n’est pas dans le projet de loi demain, pourrait revenir par voie d’amendement.

 

Face à l’émergence du variant Omicron, quelles mesures à mettre en place dans les entreprises avez-vous pu proposer à la ministre du Travail ?

Dans un premier temps, il faut informer les salariés. Je rappelle que sur 19 millions de salariés dans le privé et six millions de fonctionnaires, deux millions de personnes ne sont pas vaccinées. Donc il faut les convaincre du bienfait de la vaccination. À Force ouvrière, nous ne sommes pas opposés à la vaccination, bien au contraire. Il faut protéger le citoyen. Il faut protéger les salariés. Maintenant, il faut convaincre plutôt que contraindre. Et là, avec les mesures qui sont mises en œuvre, on va plutôt vers la contrainte. Alors nous, on a proposé à la ministre du Travail que le gouvernement écrive à tous les salariés pour mettre en exergue les bienfaits de la vaccination. Ce sont des choses comme ça qui permettent d’informer au mieux. Même si le gouvernement, jusqu’à présent, a fait preuve de pédagogie, je le reconnais. Il faut aller un peu plus loin. Il faut toucher personnellement tous les salariés pour qu’ils prennent conscience de l’importance de se faire vacciner pour se protéger soi-même et sa famille.

 

Covid-19 : la photo sur le pass sanitaire ?

Covid-19 : la photo sur le pass sanitaire ?

Le président des activités de l’hôtellerie propose d’inclure la photo sur le pass sanitaire ( appelé dans le futur passvaccinal). Une bonne idée car les contrôles sont particulièrement difficiles.

Le plus simple serait évidemment d’envisager d’inclure l’état de la vaccination sur la carte vitale. Une proposition réalisable puisque chaque Français adulte possède cette carte. Si par hypothèse la mise en œuvre se révélait techniquement difficile alors il faudrait envisager le renouvellement de toutes les cartes. Une opération qui se justifierait dans la mesure où il va falloir s’habituer à vivre avec le virus Covid pendant des des mois et des mois voire des années.

« Il faut inclure la photo des personnes sur leur pass sanitaire » afin de  »diminuer les fraudes », a proposé mardi 21 décembre sur franceinfo , vice-président de la branche Restauration à l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), alors que le Premier ministre Jean Castex a appelé à plus de contrôle du pass sanitaire dans les lieux recevant du public, notamment les lieux de restauration.

« Comme sur une carte Vitale, inclure une photo sur le pass permettrait de rajouter une difficulté et je pense que les fraudes devraient diminuer », a-t-il ajouté. « Cela nous permettrait de voir le visage de la personne en même temps que le contrôle du QR code. »

 

Tour de passe-passe du gouvernement :Le « passe sanitaire  » transformé en «passe vaccinal»

Tour de  passe-passe du gouvernement :Le « passe sanitaire  » transformé en «passe vaccinal»

Faute de courage politique le gouvernement s’apprête à opérer une manœuvre pour transformer discrètement le passe sanitaire en passe vaccinale. En fait  le pouvoir veut éviter d’avoir à déclarer officiellement l’obligation vaccinale pour tous. Dans ce but, un projet de loi sera déposé au début de l’année. Une procédure qui va demander plusieurs semaines et qui sera encore responsable de centaines de victimes du fait du manque de clarté et de détermination du gouvernement

La  position du gouvernement est particulièrement hypocrite en même temps que dangereuse et ridicule. Comme déjà indiqué, il faudra plusieurs semaines pour faire adopter par le Parlement ce passe vaccinal. À ce moment-là, le pic décontamination pourrait se situer entre 100 000 et 200 000 nouveaux cas par jour. Autant dire que la mesure sera déjà dépassée et que l’obligation vaccinale devra être enfin décidée.

Faute de courage le premier ministre s’est livré un commentaire de journaliste voire de bistrot e n culpabilisant les non vaccinés   : »il faut «faire peser la contrainte sur les non-vaccinés, car les services de soins critiques et de réanimation de nos hôpitaux sont remplis » . 

Covid-19 : encore un Conseil de défense sanitaire

Covid-19 : encore un Conseil de défense sanitaire

Le dernier conseil de défense sanitaire il y a quelques jours n’avait strictement servi à rien. Pas davantage d’ailleurs que l’intervention enregistrée de Macron qui est passé à côté de l’objet essentiel d’inquiétude des Français. Normal cette intervention a été mise en boîte il y a plusieurs jours !
Du coup, on va programmer encore un nouveau conseil de défense vendredi pour faire face à une évolution que le pouvoir avait sous-estimée. On se souvient en effet qu’il y a deux jours le ministre de la santé avait estimé que la France avait atteint un pic en matière de pandémie avec autour de 50 000 contaminations par jour. Malheureusement ce pic a été dépassé mardi et aussi mercredi pour atteindre 65 000 contaminés en 24 heures hier. À ce rythme on atteindra près de 100 000 contaminations d’ici la fin du mois et les capitaux risquent d’être complètement encombrés avec 4000 malades en soins intensifs.

L’exécutif anticipe maintenant  un nombre de patients en réanimation qui «devrait dépasser 3000 très rapidement et atteindre les 4000 autour des fêtes», a affirmé plus tôt dans la journée le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. «Les plans blancs mis en place dans de nombreuses régions vont permettre de s’organiser et d’éviter la congestion de l’hôpital en fin d’année», a-t-il assuré.

Il avait toutefois averti qu’il pourrait y avoir «de nouvelles décisions d’ici la fin de la semaine». «Nous nous réunirons dans les prochains jours (…) pour prendre les mesures qui s’imposent», a-t-il dit, en mentionnant une accélération de la campagne vaccinale et de rappels, le renforcement des contrôles aux frontières, et «adopter les recommandations nécessaires pour les fêtes de famille».«Hier (mardi) encore, il y a eu près de 1700 personnes admises à l’hôpital et près de 400 en réanimation, la pression va continuer à s’accentuer durant les prochaines semaines», a averti Gabriel Attal à la sortie du Conseil des ministres.

Covid Guadeloupe : une crise sanitaire mais surtout sociale

Covid Guadeloupe : une crise sanitaire mais surtout sociale

 

En Guadeloupe la crise sanitaire a sans doute été le révélateur qui a déclenché une crise sociale plus large estime  sur franceinfo Olivier Sudrie, spécialiste des Outre-Mer et maître de conférences à l’université Paris-Saclay.

fLes actes de délinquance en Guadeloupe sont-ils isolés ou reflètent-ils ce que ressentent tous les Guadeloupéens ?

Olivier Sudrie : Il y a des deux. Certes il y a de la délinquance, mais cette crise sporadique pourrait être le détonateur d’une crise sociale beaucoup plus profonde, et qui a, au moins, deux ferments. Le premier qui pourrait expliquer la révolte, c’est l’augmentation des inégalités liée à la crise sanitaire. En particulier en Guadeloupe et en Martinique, certains font partie d’une économie invisible, mais bien réelle. Eux n’ont pas été sous le robinet des aides sociales. Mécaniquement, les inégalités ont augmenté. Le deuxième ferment, peut-être un peu plus irrationnel, c’est que le mouvement anti-vax va rentrer en résonance avec un autre mouvement, beaucoup plus ancien, qui est le scandale du chlordécone. Pour certains, le vaccin fait peser un risque d’empoisonnement au même titre que le chlordécone, ce qui est évidemment faux. Il y a ce discours qui dit que c’est le même combat, un combat contre un extérieur qui est brutal, et représenté en partie par les grands planteurs, à l’origine du problème du chlordécone. L’autre extérieur brutal est celui qui impose le vaccin. Tout ceci renvoie à un autre imaginaire, encore ancré aux Antilles, c’est la révolte contre le maître.

Les jeunes qui pillent et incendient actuellement se sentent-ils concernés par l’histoire de l’esclavage ?

Je n’en suis pas certain, mais tout rentre en résonnance et fait tache d’huile. Comme dans toute mouvance sociale il y a des dérapages. On a connu la même chose à Saint-Martin suite au passage d’Irma, à Mayotte, ou pendant des manifestations nationales avec les black blocs.

La réponse sécuritaire du gouvernement est-elle la bonne ?

A très court terme, très certainement, mais à moyen et long terme probablement pas. Il faut être plutôt dans l’écoute et dans le dialogue. Le vrai problème, ce sont les inégalités. La campagne présidentielle est peut-être un bon moment pour ouvrir ce sujet. Les inégalités trouvent souvent leur source à l’école. Mal formés, une grande partie des jeunes n’arrivent pas à s’intégrer au marché du travail. Or cette non-intégration est la mère des inégalités.

 

Contre la troisième dose dans le passe sanitaire ( Académie de médecine)

Contre la troisième dose dans le passe sanitaire ( Académie de médecine)

un caillou dans la chaussure du moment avec la position de l’académie de médecine qui refuse l’obligation d’intégration de la troisième dose dans le pass sanitaire L’Académie de médecine est opposée à l’idée envisagée par le gouvernement de conditionner le passe sanitaire à une troisième dose de vaccin anti-Covid, qui «outrepasse» selon elle le rôle de ce document. Cette mesure «transgresse le rôle dévolu au passe sanitaire qui était de limiter le risque de transmission du virus et d’inciter la population à se faire vacciner», a estimé l’Académie de médecine dans un communiqué vendredi. «Elle induit quelque incertitude sur l’efficacité de la vaccination et suscite une discrimination injustifiée à l’égard des personnes les plus vulnérables qui ont déjà accepté de recevoir les deux premières doses de vaccin», poursuit l’instance.

État d’urgence sanitaire prolongée : vers une société totalitaire ?

,la crise sanitaire a ouvert la porte un contrôle des comportements. Des mesures d’exception qu’on peut comprendre en cas de crise grave mais plus difficile à admettre quand elles sont longues et prolongées. Ainsi le concept d’état d’urgence sanitaire (vigilance sanitaire) a été prolongé jusqu’en juillet 2022. Une échéance bien trop lointaine. Une prolongation jusqu’à la fin de l’année 2021 aurait été préférable quitte à la réexaminer en cas d’évolution négative de la pandémie.

En outre sur le plan politique, cela ouvre un champ d’intervention et d’expression au gouvernement qui risque d’écraser les autres préoccupations qui doivent se manifester dans le cadre d’un débat présidentiel.

Député La République en marche (LREM) de Paris, Pacôme Rupin estime dans le Figaro que «nous ne devons pas nous habituer à des mesures d’exception».

 « Je crains une société de contrôle sanitaire. Une société où la santé primerait sur les libertés. C’est ce qui est en jeu avec la prolongation du passe. Quand le gouvernement parle de «vigilance sanitaire», ce n’est pas approprié. Jusqu’à quand doit-on rester vigilant? Quand il parle simplement de se doter d’une «boîte à outils», il oublie que ce sont des outils dérogatoires. Nous ne devons pas nous habituer à des mesures d’exception. ».

Le débat sur cette question a été particulièrement houleux au sein de l’assemblée nationale. Le vote a été acquis de justesse.

Le projet de loi dans son intégralité a été adopté dans la nuit de jeudi avec seulement 10 voix d’écart par 135 voix pour et 125. Le texte sera examiné au Sénat dès le 28 octobre.

MANIF ANTI-PASS SANITAIRE: encore en baisse

MANIF ANTI-PASS SANITAIRE: encore en baisse

Les chiffres baissent de manière hebdomadaire. Plus de 40.000 manifestants (40.610) contre le pass sanitaire ont été recensés samedi par le ministère de l’Intérieur, qui a comptabilisé 171 actions pour le quatorzième samedi consécutif de mobilisation.

Samedi dernier, ils était environ 45.000 manifestants dans tout le pays, selon les autorités, et plus de 67.000 selon le collectif militant Le Nombre Jaune, qui publie avec retard son propre décompte.

L’affluence dans ces cortèges et rassemblements est en baisse régulière depuis plusieurs semaines. Le 25 septembre, 60.000 personnes avaient protesté contre le pass sanitaire imposé par le gouvernement pour contrer l’épidémie de Covid-19, selon le bilan des autorités.

Crise sanitaire : échec historique du gouvernement britannique

Crise sanitaire : échec  historique du gouvernement britannique

Un rapport parlementaire publié en date du 12 octobre britannique considère que le gouvernement a commis un échec historique à propos de la crise sanitaire. «un des plus importants échecs en matière de santé publique que le Royaume-Uni ait jamais connu». Le gouvernement de Boris Johnson a «délibérément» adopté une «approche graduelle et progressive» au lieu de mesures plus radicales. Cette «mauvaise» décision, qui a fait du Royaume-Uni l’un des pays les plus touchés d’Europe par le coronavirus avec presque 138.00 morts, est due notamment aux avis des scientifiques ayant conseillé Downing street, affirme le rapport.

 

Il est «étonnant» qu’il leur ait fallu tant de temps pour comprendre qu’un confinement complet était nécessaire, affirment les parlementaires, alors même qu’ils disposaient de preuves accablantes, montrant qu’un confinement était «inévitable». «Les décisions relatives au confinement et à la distanciation sociale prises lors des premières semaines de la pandémie – et les conseils qui y ont conduit – constituent l’un des plus importants échecs en matière de santé publique que le Royaume-Uni ait jamais connu», ont affirmé les députés.

Crise Sanitaire: Bruxelles veut la fin des aides de l’État aux entreprises au 1er juillet 2022

Crise Sanitaire: Bruxelles veut la fin des aides de l’État aux entreprises au 1er juillet 2022

 

 

Encore une orientation européenne qui risque de faire émerger les oppositions entre différents pays de l’UE. Cette décision de mettre fin aux aides aux entreprises des entreprises dès la fin de juin 2022 va susciter nombre de polémiques. Elle va d’abord apparaître comme une orientation très technocratique car s’appliquant à tous les secteurs économiques sans distinction des conséquences concrètes. Or certains secteurs économiques ont été bien plus touchés que d’autres. En outre des aides devront être lissés dans le temps pour ne pas d’un coup peser de manière brutale sur la situation financière des entreprises.

La crise a en outre révélé la nécessité de soutenir durablement des secteurs en voie de disparition du fait d’une mondialisation incontrôlée. Certains produits et services devront être rapatriés pour assurer un minimum de souveraineté européenne ( l’exemple le plus caricatural étend celui des composants électroniques).

La Commission européenne a don annoncé qu’elle souhaitait mettre fin en juin 2022 à l’assouplissement exceptionnel des aides d’État introduit pendant la crise du Covid-19 pour aider les entreprises en difficulté. Prenant acte de la forte reprise économique depuis le printemps, Bruxelles «a envoyé aux États membres, pour consultation, un projet de proposition visant à prolonger jusqu’au 30 juin 2022 l’encadrement temporaire des aides d’État, tout en définissant la voie à suivre en vue de [sa] suppression progressive», précise un communiqué.

Ce régime d’exception, introduit depuis mars 2020, devait expirer fin 2021. Il a permis aux États membres de verser un total de 3 milliards d’euros d’aides pour sauver des entreprises touchées par la crise économique liée à la pandémie de Covid-19.

Passe sanitaire : devient obligatoire pour les 12-17 ans

Passe sanitaire : devient obligatoire pour les 12-17 ans

Le passe devient obligatoire à partir d’aujourd’hui  par les adolescents âgés de 12 ans et 2 mois à 17 ans pour accéder à de nombreux lieux et activités. Pour rappel, le passe est exigé à l’entrée de nombreux lieux, dont les bars, restaurants, discothèques, fêtes foraines, parcs zoologiques, festivals, salles de sport, musées, cinémas, transports de longue distance et piscines.

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